• UVP, Une application mobile pour filmer les violences policières
    https://reporterre.net/Une-application-mobile-pour-filmer-les-violences-policieres

    Le collectif Urgence notre police assassine lance une application pour filmer les interventions des forces de l’ordre sans que celles-ci puissent effacer les images. Un outil précieux pour documenter des violences policières en pleine recrudescence depuis le début du confinement.
    « Nous ne pouvons plus accepter l’impunité policière. Il nous faut la documenter, nous entraider, agir et nous organiser. »
    Depuis le début du confinement, une recrudescence des cas de violences policières est observée dans les quartiers populaires. [...]
    Tous les jours, des vidéos dénonçant les agissements des forces de l’ordre sont diffusées sur les réseaux sociaux. Dimanche 26 avril, les journalistes Taha Bouhafs et Nadir Dendoune ont publié des images montrant un groupe de policiers tenant des propos racistes pendant une interpellation au bord de la Seine, dans la nuit de samedi à dimanche, à L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
    « Un bicot comme ça, ça ne nage pas », a notamment dit l’un des policiers à propos d’un homme qui aurait plongé dans l’eau pour échapper à la police. Cette vidéo s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux et la police des polices, l’IGPN, a été saisie. Avec l’accord du ministre de l’Intérieur, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé au directeur général de la police nationale la suspension de deux policiers mis en cause. « Morale de l’histoire : filmez, filmez, y’a que ça de vrai » , a réagi Taha Bouhafs sur Twitter.

    En ce sens, une application gratuite baptisée UVP (Urgence violences policières) a été lancée par le collectif Urgence notre police assassine, réunissant des familles de victimes. Celle-ci permet de filmer les interventions des forces de l’ordre sans qu’elles ne puissent effacer les images ou les conserver en saisissant les téléphones, puisqu’elles sont envoyées instantanément sur les serveurs du collectif, avec une géolocalisation très précise de l’endroit où a lieu la scène.

    Présentation de l’application par le collectif Urgence notre police assassine :
    L’application Urgence violences policières a pour but la surveillance citoyenne de la police. Elle est le résultat de nombreuses années de réflexion et d’observation du comportement de la police française. Dans la majorité des affaires de violences policières, rares sont les poursuites à l’encontre des fonctionnaires puisque les témoignages ne suffisent plus et les nombreuses vidéos sont effacées. On s’est demandé comment s’organiser pour arrêter ce fléau et l’impunité policière qui l’alimente ? L’une de nos armes privilégiées, c’est la vidéo. Cette application va servir à filmer et stocker les images sur nos serveurs. Les images nous seront envoyées en instantané. Elles nous serviront à documenter ces violences et accompagner les victimes. Elles pourront donc évidemment être utilisées à des fins juridiques. Notre association n’hésitera pas à se porter partie civile à chaque fois que nécessaire. »
    [erreur de ma part : applications à déconseiller, voir ci-dessous, ndc]

    Filme un flic, sauve une vie ! Petit guide juridique pour filmer la police
    https://paris-luttes.info/filme-un-flic-sauve-une-vie-petit-5966

    Une réserve, et pas de recette pour parer au grain : filmer c’est aussi fabriquer ce qui pourra servir à blâmer ou incriminer des personnes aux prises avec la police. Je ne trouve pas dans l’instant d’autre texte à ce sujet que celui qui suit, mais il en existe de nombreux : Nous ne voulons plus de vos images
    https://paris-luttes.info/nous-ne-voulons-plus-de-vos-images-13868
    Lettre ouverte à ceux qui capturent. Sur la nécessité de filmer et de diffuser un feu d’artifice. Sur la nécessité de filmer et diffuser un feu d’artifice quand celui-ci est tiré sur la police. Sur la nécessité de soutenir les insurgés sans les mettre en difficulté.

    #capture
    #surveillons_la_police #police #copwatching #violence_policière #Urgence_notre_police_assassine (ce « notre »,une appellation initiale qui n’a jamais pu bouger, le coup était parti, tristesse).

  • [Le Mans] La police se livre à une expédition punitive, suite à la manifestation des 24h Gilets jaunes. - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/la-police-se-livre-a-une-11710

    Plusieurs véhicules de police arrivent à toute vitesse, risquant même la vie des personnes présentes sur la voirie. Ils coincent les manifestants, leur disent texto « On en a marre de vos gueules » les frappent, les gazent et les interpellent sans sommation ni motif.

    Ils frappent une manifestante à la tête contre le mur deux fois, deux coups de matraque en pleine figure. Avant de la gazer à bout portant. Elle est victime d’un traumatisme crânien.

    Une Medic et un de ses collègues essayent de porter assistance à cette dame, les flics leurs disent « Ferme ta gueule ! » avant de les gazer et matraquer à leur tour.

    Les keufs ont attaqué sans sommation, sans respecter les lois. Ce qui s’est passé samedi soir est très grave, la répression est de plus en plus violente, les flics attaquent en toute impunité.

    https://www.youtube.com/watch?v=EboZbzgJlxs&feature=youtu.be

    #répression #violences_policères

  • Sois sage et tais-toi ! | Quartiers libres
    https://quartierslibres.wordpress.com/2018/12/11/sois-sage-et-tais-toi

    Les mères avec les lycéens réprimés par la police : ne touchez pas à nos enfants !
     
    C’est en tant que mamans unies et déterminées que nous nous adressons à l’État : ça suffit, nous vous interdisons d’humilier, de mutiler et de détruire nos mômes ! Nous ne laisserons pas faire ! Nous protégerons nos enfants par tous les moyens nécessaires, parce que nous les aimons, que c’est notre avenir, et parce que c’est notre devoir de parents !

    Depuis plusieurs jours, nos enfants lycéens et lycéennes subissent une infâme répression policière digne d’une dictature.

    La guerre est déclarée à nos enfants à Ivry, Mantes-la-jolie, Garges, Paris, Orléans, Toulouse, Bordeaux, Grenoble, Marseille et partout en France.

    Nos assistons à des scènes où nos enfants sont humiliés, placés dans des positions dégradantes, rappelant les pratiques coloniales.

    Nous entendons la police les menacer avec des insultes racistes et homophobes. Nos enfants sont illégalement placés et maintenus en garde à vue. Nous voyons, horrifiées, la police les mutiler à coups de flashballs, plusieurs d’entre eux ont perdu une main, ont le visage cassé, la mâchoire détruite. Quelle hypocrisie de la part d’un gouvernement qui dans le même temps veut interdire aux parents la fessée !

    Nous ne sommes pas dupes concernant les objectifs de cette répression féroce : nous savons qu’il s’agit de défigurer la jeunesse de ce pays et de la terroriser pour éviter qu’elle vienne donner de la force au mouvement massif de contestation sociale, notamment autour des gilets jaunes. Nous savons que la garde à vue est utilisée comme arme de dissuasion pour empêcher les jeunes d’utiliser leurs droits les plus fondamentaux de s’exprimer et de manifester.

    Nous ne sommes pas dupes, nous savons que cette répression s’inscrit dans le prolongement de l’Etat Macron qui veut expérimenter la présence policière au sein des établissements, qui nomme des gendarmes comme proviseurs adjoints, qui forme les chefs d’établissement aux techniques militaires.

    Nous ne sommes pas dupes également du fait que le système d’oppression raciste ne traite pas nos enfants de la même manière selon leur classe et leur couleur de peau. Si tous les lycéen.nes qui manifestent aujourd’hui sont ciblés, nous savons que le pouvoir traite différemment les jeunes noirs et arabes, et les jeunes blancs des classes moyennes. Aux jeunes noirs et arabes habitant les quartiers populaires, et depuis des décennies, on dénie jusqu’à leur humanité. Ils ne sont même pas considérés comme des enfants, mais comme des délinquants. Nous savons aussi que ce système cherche par là à nous diviser. Mais aujourd’hui, nous ne sommes pas divisées ! Aujourd’hui, nous sommes solidaires. Car liées par le même sentiment d’amour pour nos enfants, liées également par le même sentiment d’inquiétude et d’angoisse pour eux.

    Et c’est en tant que mamans unies et déterminées que nous nous adressons à l’État : ça suffit, nous vous interdisons d’humilier, de mutiler et de détruire nos mômes ! Arrêtez de maltraiter et de sexualiser le corps de nos enfants !

    Nous ne laisserons pas faire !

    Nous protégerons nos enfants par tous les moyens nécessaires, parce que nous les aimons, que c’est notre avenir, et parce que c’est notre devoir de parents !

    Nous sommes solidaires des revendications légitimes de nos enfants, qui refusent qu’on restreigne « réforme » après « réforme » leurs champs des possibles et leurs perspectives d’avenir. Nous sommes solidaires de leurs revendications contre Parcoursup, la « réforme » du bac, la suppression de 2600 postes depuis septembre, et les discriminations dans le système scolaire le plus inégalitaire d’Europe.

    Quant à notre revendication principale, elle concerne la police, qui n’a rien à faire dans l’école. Ni autour ! Nous exigeons une distance de sécurité entre nos enfants et la police. Et que les chefs d’établissement ne soient pas des relais de la police au sein de l’école. Car l’institution scolaire est aujourd’hui complice de la répression à l’égard des lycéen.nes et de l’atteinte à leurs droits fondamentaux en excluant les lycéen.nes qui bloquent les établissements, en leur refusant des salles de réunions, et en collaborant étroitement avec les services de police contre leurs élèves. Nous exigeons de l’institution scolaire qu’elle défende avant tout l’intérêt des élèves !

    Dans ce sens, nous exigeons que soit respecté le droit de nos enfants à manifester et à s’exprimer. Nous refusons la criminalisation de leur engagement, cette forme de punition collective parce qu’ils osent se lever. Car notre rôle éducatif de parents c’est d’apprendre à nos enfants à refuser l’injustice et la violence.

    Notre démarche est de long terme, mais nous prévoyons plusieurs actions concrètes dès les prochains jours :

    Nous sommes en train d’organiser une riposte juridique pour faire condamner l’État français. En ce sens, nous soutenons les plaintes déposées par les avocats de lycéen.nes victimes de violences policières Arié Alimi, Hosni Maati, Yassine Bouzrou, etc.
    Nous allons organiser des cellules de soutien pour les lycéen.nes victimes et leurs familles
    Nous sommes en train de rédiger une plaquette à destination de tous les lycéen.nes, avec leurs droits, les démarches à suivre, les contacts à appeler, etc
    Mais surtout nous allons protéger nos mômes, nous allons être des mères boucliers !!
    Nous nous rendrons dès ce lundi 10 décembre dans les lieux d’extrême répression, à Ivry, Mantes la Jolie, Garges, Villemonble, etc pour y faire bouclier face à la police et protéger nos enfants !

    Car un pays où l’on détruit les enfants est un pays sans avenir,

    Un pays où l’on terrorise les enfants se dirige vers la dictature et le fascisme.

    Nos enfants, c’est notre vie, notre espoir ! Protégeons-les contre les violences d’État !

    A toutes les mamans de France, rejoignez-nous !

    Front de mères
    Mères solidaires
    Collectif des mères de Bergson
    Collectif des mères d’Arago

    #quartier #répression #violences_policères

  • Lycéen éborgné par un tir de #Flash-ball : la Cour de cassation relance l’affaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230217/lyceen-eborgne-par-un-tir-de-flash-ball-la-cour-de-cassation-relance-l-aff

    Le 7 février 2011, un Montbéliardais de 17 ans était grièvement blessé au visage par un tir de Flash-Ball en marge d’une rixe. Six ans plus tard, le 21 février 2017, la Cour de cassation casse un arrêt qui confirmait le non-lieu dont avait bénéficié le policier auteur du tir. L’affaire est renvoyée devant la cour d’appel de Lyon.

    #France #armes #LBD #maintien_de_l'ordre #Police #violences_policères

  • Un policier municipal jugé pour violences volontaires avec arme
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/17/un-policier-municipal-juge-pour-violences-volontaires-avec-arme_5063898_1653

    Est-ce par l’opération du Saint-Esprit que M. Alexandre T. s’est retrouvé avec une « plaie ouverte profonde de 1,5 centimètre » au niveau de l’anus ? C’est la question que s’est posée son avocate et c’est celle qui a semblé occuper les débats pendant trois heures, lundi 16 janvier, au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

    Un policier municipal de Drancy, Arnaud P., comparaissait à l’audience pour violences volontaires avec arme. Mais il s’est évertué à dire qu’il « n’y avait pas eu d’incident ». Ce 29 octobre 2015, pourtant, du sang a été retrouvé dans la Peugeot 307 de l’équipage de police, ainsi que sur le caleçon d’Alexandre T.. Vers 4 heures du matin, un médecin a constaté la blessure du jeune homme de 28 ans et lui a délivré dix jours d’interruption totale de travail. Son ADN a même été retrouvé à l’extrémité du bâton télescopique de défense utilisé par le policier.

    Pourtant, l’agent « ne [se] l’explique pas ». A la barre, il dit des « peut-être » et des « je ne sais pas » quand le procureur adjoint, puis la présidente du tribunal, puis l’avocate de la victime essayent de reconstituer le cours de la soirée.

    #violences_policères #viol #culture_du_viol #déni_de_viol #police

    L’article n’utilise même pas le mot viol. Pourtant « Son ADN a même été retrouvé à l’extrémité du bâton télescopique de défense utilisé par le policier. »