• « Gilets jaunes » : Philippe fait sauter le préfet et réhabilite le lanceur de balles de défense | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180319/gilets-jaunes-philippe-fait-sauter-le-prefet-et-rehabilite-le-lanceur-de-b

    Édouard Philippe a reproché à la hiérarchie policière parisienne d’avoir fléchi face aux demandes d’interdiction ou de suspension de l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD). Du fait « de la polémique sur le LBD », « des consignes inappropriées ont été passées pour réduire son usage », a-t-il soutenu.

    Avant le mouvement des gilets jaunes, le préfet Michel Delpuech n’était pas un chaud partisan de l’usage de LBD. Fin 2017, il avait même annoncé au Défenseur des droits avoir « pris la décision d’interdire » cette arme « dans les opérations de maintien de l’ordre au regard de sa dangerosité et de son caractère inapproprié dans ce contexte ».

    (…) 14 500 balles en caoutchouc ont été tirées du 17 novembre 2018 au 5 février 2019. Les détachements d’action rapide (DAR), unités créées par le ministre de l’intérieur début décembre, ont utilisé à eux seuls près de 80 % de ces munitions.

    On doit déduire des déclarations du premier ministre qu’il encourage désormais les forces de l’ordre à étendre l’usage du #LBD. Édouard Philippe a annoncé, lundi, vouloir « renforcer la fermeté » de la doctrine du maintien de l’ordre.

    • En résumé, le gouvernement est très mécontent parce que la police, en tous cas ses chefs, cherchent à limiter le niveau de violence déployée.
      IL FAUT TAPER ! c’est ça qu’on vous a demandé.

      Ou, comment le gouvernement s’emploie à durcir sa police et à en chasser les " républicains " qui s’y trouveraient encore. Ça commence à ressembler à un appel à la guerre civile…

      « Gilets jaunes » : le préfet de police limogé, des manifestations interdites dans certains quartiers
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/18/gilets-jaunes-les-manifestations-dans-certains-quartiers-interdites-en-cas-d

      https://img.lemde.fr/2019/03/18/408/0/4928/2464/1440/720/60/0/74f9b96_PaUADf7dCQRlyNOk4Obe35vh.jpg

      Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, lundi 18 mars, que le préfet de police de la préfecture de Paris, Michel Delpuech, serait relevé de ses fonctions dès le conseil des ministres de mercredi. Il sera remplacé par l’actuel préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement. Une décision prise deux jours après une manifestation de « gilets jaunes » particulièrement violente, au cours de laquelle de nombreux commerces des Champs-Elysées ont été dégradés. Lundi, M. Philippe a regretté que « des consignes inappropriées aient été passées [samedi] pour réduire l’usage » des lanceurs de balles de défense (LBD).

      Invité du « 20 Heures » de France 2, M. Philippe a insisté, mettant en avant la responsabilité de la préfecture de police de Paris : « La stratégie de maintien de l’ordre que nous avions élaborée après le 1er décembre [manifestation de “gilets jaunes” qui avait été marquée par une éruption de violences] n’a pas été mise en œuvre dans des conditions satisfaisantes. » « Une forme de consigne a été passée pour que ne soient pas utilisés les LBD (…). On a constaté beaucoup moins de tirs [de LBD], beaucoup moins de capacité de projection de nos forces de l’ordre, beaucoup moins de mobilité », a-t-il déploré, précisant que cette consigne ne venait « pas du gouvernement ». Le premier ministre a certifié que la démission du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, n’avait pas été envisagée.

      « Il n’est pas normal qu’une stratégie définie par le ministre au nom du gouvernement puisse être aménagée » à son insu, a déclaré, de son côté, M. Castaner, sur LCI. « Je sais où, je sais qui » a passé des consignes différentes, a-t-il affirmé, jugeant « nécessaire » que des responsables policiers soient démis de leurs fonctions.

      Lors de son point de presse, qui s’est tenu en fin d’après-midi, Edouard Philippe a également annoncé que les manifestations dans les quartiers les plus touchés par les violences seront interdites lorsque l’exécutif aura connaissance de la participation « d’éléments ultras ». Il a cité le secteur des Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse. En cas de manifestation, « nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements », a-t-il prévenu.



  • L’#ONU classe la #France au même rang que le #Soudan et le #Zimbabwe sur les #violences_policières

    Les policiers algériens ont refusé de brutaliser les manifestants qui sont descendus dans les rues pour protester contre le cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika . Aucun tir de flash ball ou de gaz lacrymogène. Au milieu des manifestants, ils ont été applaudis comme des héros.

    Par contre, le Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a demandé mercredi à la France qui se proclame pays des droits de l’homme, de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes.
    « Nous encourageons le gouvernement [français, ndlr] à poursuivre le dialogue […] et l’exhortons à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force », a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l’Homme à Genève.

    Michelle Bachelet est même allée plus loin, comparant la situation en France à celle des répressions violentes au Venezuela, à Haïti et dans les pays africains dont le Soudan, le Zimbabwe où les manifestants « réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes ».

    La France se dit étonnée de l’exigence formulée par l’Onu d’ouvrir une enquête sur « l’usage excessif de la force », de se retrouver sur une liste entre le Venezuela qu’elle critique et Haïti à qui elle donne des leçons de démocratie.

    Sur fond de l’exigence des Nations unies d’ouvrir une enquête sur « l’usage excessif de la force » à l’encontre des manifestants, qui a de nouveau marqué l’acte 16 des Gilets Jaunes , le porte-parole du gouvernement français , Benjamin Griveaux, s’est exprimé sur le sujet à la sortie du conseil des ministres au Palais de l’Élysée.

    « Il faut […] s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts […] des morts nombreux », a-t-il dit.
    Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a réagi lui aussi à la nouvelle.

    Poursuivant son allocution, Benjamin Griveaux a rappelé que des enquêtes avaient été lancées « notamment par l’Inspection générale de la police nationale » et a fait état de 162 enquêtes ouvertes à la date du 1er mars. Il a souligné dans ce contexte que « la moindre des choses » était d’écouter les Nations unies et « de les prendre en considération ». Avant d’ajouter toutefois :
    « Il est bien de voir le verre à moitié vide […], mais il est de mon devoir de rappeler que parfois il peut être vu à moitié plein ».

    Le Conseil d’État français a rejeté début février la demande de suspension de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait été saisi par la CGT, la Ligue des droits de l’Homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, qui jugent leur usage dangereux, ainsi que des personnes blessées par des tirs à Nîmes et Montpellier.

    On comprend donc maintenant pourquoi les dictatateurs d’Afrique francophone continuent à tirer à balles réelles sur des manifestants sans jamais être interpellés par le gouvernement français. L’exemple vient de la France.

    http://courrierdesjournalistes.com/blog/lonu-classe-la-france-au-meme-rang-le-soudan-et-le-zimbabwe
    #ranking #c'est_pas_glorieux #maintien_de_l'ordre #classement
    ping @davduf

    • Les tirs de #LBD face aux #gilets_jaunes ont littéralement explosé

      Un #rapport sénatorial publié ce lundi dévoile des statistiques éloquentes sur l’évolution de l’usage très controversé des lanceurs de balles de défense.

      On savait que le nombre de tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) avait explosé en réponse à la contestation inédite des gilets jaunes. On sait désormais avec précision dans quelles proportions et elles sont éloquentes.

      Le Sénat, qui examinait une proposition de loi communiste réclamant l’interdiction des LBD, a publié le rapport de la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, censé éclairer la commission des Lois de la Chambre haute. Comme l’a repéré le site spécialisé Dalloz Actualité, ce rapport dévoile pour la première fois des statistiques précises, obtenues auprès du ministère de l’Intérieur et de l’IGPN, sur l’évolution de l’usage très controversé des LBD tant par les forces de police (tous services confondus) que par la gendarmerie.

      On y découvre notamment que le LBD, présenté par le gouvernement comme une arme non-létale classique destinée au maintien de l’ordre, n’avait jamais été employé à une telle fréquence par le passé. Déployés à grande échelle dans le cadre des manifestations de 2016 contre la loi Travail de la ministre de l’époque Myriam El Khomri, les tirs de LBD ont connu une accélération impressionnante en 2018, essentiellement lors du dernier trimestre de l’année, marqué par la crise des gilets jaunes.

      Comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessus, le nombre de tirs effectué par les seuls services de police est passé de 3814 en 2014 à 6604 en 2016. Un chiffre multiplié par trois en 2018 avec pas moins de 19.071 tirs effectués par les différents services de police.

      S’appuyant sur des données de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui enquête sur les cas de violences policières liées notamment à l’usage des LBD, la sénatrice pointe que, sur la seule période de crise des gilets jaunes, allant du 17 novembre 2018 au 5 février 2018, la police a effectué 13.460 tirs tandis que la gendarmerie en réalisait près d’un millier. Soit plus des deux tiers du volume constaté pour la seule année 2018 en l’espace de trois mois.

      Jeudi dernier, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez avait évoqué devant le Sénat « 13.095 tirs de LBD depuis le début du mouvement », et 83 enquêtes en cours concernant des tirs de cette arme controversée.
      La police loin devant la gendarmerie

      Autre confirmation apportée par le rapport sénatorial, ce sont bien les services de police et non les gendarmes qui ont eu le plus recours à cette arme non-létale pendant les trois mois de crise. Deux explications sont mises en avant. La première concerne la géolocalisation des manifestations des gilets jaunes, qui ont eu lieu essentiellement en milieu urbain, terrain de prédilection des compagnies républicaines de sécurité.

      PRÉCISION : Ce point soulevé par la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio a fait réagir les forces de gendarmerie. Après publication de cet article, une source officielle a précisé au HuffPost que les gendarmes mobiles interviennent très régulièrement en renfort en zone police, comme ce fut le cas lors de la crise des gilets jaunes, avec un taux de mobilisation qui a parfois atteint les 100% certains samedi.

      Autre facteur décisif aux yeux de la sénatrice, l’immense majorité de ces tirs ont été le fait d’unités de police non spécialisées dans le maintien de l’ordre qui ont été déployées sur le terrain « à des fins judiciaires ou de renseignement ». Selon le rapport, ces unités seraient à l’origine de 85% des tirs effectués sur les trois derniers mois.

      La présence sur le terrain de ces unités avait été pointée du doigt par les détracteurs du LBD pour expliquer le caractère alarmant des blessures graves subies par certains manifestants après des tirs au visage, pourtant expressément bannis par le protocole officiel de la police nationale.

      Le rapport sénatorial n’établit pas toutefois de lien de causalité direct entre la nature des unités de police à l’origine des tirs et les blessures infligées. Il précise en revanche que ce recours « massif » aux LBD s’est accompagné d’une « augmentation du nombre de plaintes pour blessures », affichant le nombre de 56 plaintes déposées contre les seules forces de police, contre une seule pour la gendarmerie. En séance, la présidente du groupe CRCE, Eliane Assassi, avait avancé la semaine dernière les chiffres de « 206 blessures à la tête dont plusieurs dizaines liées à des tirs de LBD », et « 22 personnes éborgnées par ces tirs ».

      Si elle a rejeté la proposition de loi visant à interdire les LBD, la commission des Lois du Sénat a, sur la base de ce rapport, souligné dans la lignée de sa rapporteure la « nécessité de renforcer la formation continue des agents jugée aujourd’hui insatisfaisante pour garantir une parfaite maîtrise de cette arme ».

      https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/11/les-tirs-de-lbd-face-aux-gilets-jaunes-ont-litteralement-explose_a_23689540/?ncid=other_huffpostre_pqylmel2bk8
      #statistiques #chiffres


  • Saint Cacatov C’est Pierre qui s’y colle, avec Flo.

    Aujourd’hui, Mercredi 13 Mars, c’est la Saint Cacatov.
    Saint Cacatov est le saint patron des Gilets Jaunes qui cherchent de nouvelle manières, créatives, d’exprimer aux forces de l’ordre, qu’ils en ont . . . .

    mais alors, un cacatov, qu’est ce que c’est ?

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98495/134597/podcast_134597_y4g5s.mp3


    . . . . . . . .

    Source : https://audioblog.arteradio.com/blog/98495/podcast/134597/saint-cacatov#
    et bien sur : https://www.campuslille.com/index.php/entry/la-rupture-est-consommee-c-est-l-heure-de-l-mettre

    La rupture est consommée / C’est l’heure de l’mettre !

    Ça y est. Le point de non-retour est atteint. La rupture est consommée. Désormais les contradictions du capitalisme, dans notre pays, ont touché au but : le camp de ceux d’en bas n’a plus rien à voir avec celui de ceux d’en haut…

    En haut on continue de plus belle à accélérer le rythme de la casse sociale, du mépris de classe qui va avec, et de la répression, ce qui fait du macronisme un fascisme new look. En bas, on désapprouve, on désobéit, on désapprend. On se situe sur un ailleurs. On ignore le pouvoir. Et ça, c’est ce qui peut lui arriver de pire.

    Ben oui… C’est l’heure de l’mettre !

    (En plus des sonorités venues d’en bas, ce mercredi vous retrouverez notre « ¼ d’heure en Palestine ». Il y sera question de ceci : https://www.lemelies.fr/film/femmes-palestiniennes-en-resistance)

    L’heure de l’mettre

    #Gilets_jaunes #giletsjaunes #résistance #répression #france #maintien_de_l'ordre #violences_policières #police #en_vedette #luttes #caca #audio #radio


  • Press Release on the Protest in #Ellwangen March 14, 2019

    Ellwangen has become a symbol of our protest!

    Picket from 11 a.m. onwards, Am Fuchseck in Ellwangen, rally at 3:30 p.m.

    Refugees take legal action against their sentences.

    Trial dates before the Ellwangen district court on March 14, 2019 cancelled!

    Detained refugees must be released.

    Since May 3, 2018 various groups and trial observers have presented criticism of the brutal police operation carried out by 500 officials at the first reception centre in Ellwangen. The police operation itself triggered more than 25 criminal proceedings. Letters and e-mails to the police headquarters in Aalen, to the democratic factions in the state parliament and to the Ministry of the Interior, Digitisation and Migration were not answered, or only partially or briefly. Evidently there is little interest to question the legality of the police action.

    After the first trials began at the Ellwangen local court in July 2018 and a refugee was sentenced to six months in prison without probation for assaulting the police (tätlicher Angriff), there were already serious doubts about the legality of the police operation. Shortly afterwards, various groups wrote a multi-page inquiry to the Aalen police headquarters. The letter was sent to all democratic factions in the Stuttgart state parliament. It was also brought to the attention of the Ministry of the Interior.

    The letter of 29 August 2018 already pointed out that “there was sufficient time between the protest action on 30 April and the police action on 3 May 2018 to obtain a court order. Since the time span between the two police operations was long, this does not constitute an exigent circumstance (Gefahr im Verzug)”. This point was taken up now by the judge of the Ellwangen local court, because also rooms in a refugee accommodation are protected by the Basic Law article 13 GG “inviolability of the home”.

    After further proceedings at the district court Ellwangen and issuing of orders of punishment (Strafbefehl), numerous further inhabitants have taken legal action. In one case meanwhile the proceedings were terminated (Einstellung). The three scheduled trial dates for March 14, 2019 have been cancelled. The background to this is that the court has given up on the public prosecutor’s office to conduct further investigations. The proceedings are continuing, but hearings will not take place due to this court order for the time being. It is obvious that the police raid had no legal basis. And if a search has not been lawful, defendants did not make themselves punishable. In this context, we demand the immediate termination (Einstellung) of all cases and the annulment of all sentences already imposed on residents of the camp. We also demand the release of the detainees!

    Alassa M. took legal action before the Stuttgart administrative court against the police operation of May 3, 2018. Since his legal re-entry and renewed application for asylum, the public prosecutor’s office has tried to criminalise him in connection with the protest in Ellwangen and to present him as a criminal. Months later, criminal investigations are initiated and orders of punishment (Strafbefehl) issued. The impression of a political guideline by the Green Party – CDU-led state government, in particular by the CDU-led ministry of the interior, is obvious here.

    On Thursday March 14, 2019 we call for a protest to Ellwangen. We would like to commemorate the police operation that took place exactly a year ago in Donauwörth and of the questionable, violent role of the security personnel in the mass camps, especially in Bavaria. Mass camps, ANKER centres or first reception facilities are increasingly revealed as state institutions in which more and more basic and human rights of the residents are latently undermined. These institutions are increasingly developing their own dynamics and questionable power structures, which enable police operations such as those that took place in Ellwangen, Donaueschingen, Donauwörth, Plattling, Bamberg, Fürstenfeldbruck and other camps. We understand the protest in Ellwangen on March 14 also as a protest against these state power centres, which in the end can only be classified as a stage on the way to sealing off refugees and eliminating the right to asylum. Together we must put a stop to this development.

    First signatories

    Stoffwechsel e.V. Karlsruhe

    Aktion Bleiberecht Freiburg

    Freiburger Forum aktiv gegen Ausgrenzung

    Solidarity International

    Julia Scheller Landesvorsitzende MLPD Baden-Württemberg

    Haru Schuh Mannheim

    Justizwatch

    Forim Azilon – Asyl und Menschenrecht Konstanz

    Daniel Tandol

    Komitee für Grundrechte und Demokratie

    KOP – Kampagne für Opfer rassistischer Polizeigewalt

    Freundeskreis Alassa & friends

    Ausbrechen

    Unabhängiger Freundkreis Asyl Murrhardt

    Solinet Hannover

    Karawane Hamburg

    Lili Mirecki

    Antifaschistisches Aktionsbündnis Stuttgart & Region (AABS)

    OTKM Stuttgart

    IL Stuttgart

    http://cultureofdeportation.org/2019/03/13/press-release-for-march-14-2019
    #Allemagne #réfugiés #asile #migrations #violences_policières #manifestation

    In German :
    https://refugees4refugees.wordpress.com/2019/03/13/pressemitteilung-zum-protest-am-14-03-2019-in-ellwangen


  • Sophie Djigo : HELP ! AU SECOURS ! A L’AIDE !
    lettre de sophie djigo , fondatrice de migraction , collectif d’hébergement temporaire des migrants de calais
    https://fr-fr.facebook.com/pages/category/Nonprofit-Organization/Migraction59-371025359972615

    La situation à Calais empire : le campement de nos camarades a été démantelé hier, après une semaine de violences policières intenses. Nos camarades sont très abîmés, affectés, pris au piège de cette frontière bloquée. Ils ont pu sauver quelques tentes et affaires et se sont déplacés, dans un endroit plus inhospitalier encore, dont ils vont encore être chassés. C’est cela, la politique de perdition menée à calais : une violence d’État continue et intense, en toute impunité, la dissuasion par le dénuement, les rafles de tentes et vêtements, la suspension des distributions alimentaires, l’invisibilisation, la violence du mouvement perpétuel sans repos possible. Impossible en effet de prendre un peu de répit, à peine plus d’une ou deux heures, impossible de se laver, de laver ses vêtements...impossible d’exister.

    Et dans ces conditions où tout est fait pour que ces jeunes se perdent et deviennent fous ou disparaissent, comment garder sa dignité ? Comment rester soi-même ?
    C’était aussi cela, l’idée de Migraction : les aider à ne pas basculer, à résister à l’aliénation programmée.Je me souviens de Barack : « Thank you for breaking isolation ». J
    Je me souviens de Mame Nick, les yeux hagards, et qui, après quelques jours dans une famille à Lille, nous confesse : « I was about to become crazy ».

    Oui, bien sûr, il y a plein d’autres causes justes. Et oui, on a tous nos occupations et obligations du week-end. Mais c’est là la force d’un collectif , on doit pouvoir se relayer pour en prendre 50 tous les week-end, pour leur montrer qu’on ne les abandonne pas et les empêcher de basculer.
    Samedi, je voudrais pouvoir aller à Calais. Parce que je veux voir Ibrahim Sudan. je sais qu’il ne viendra pas dans une famille. Cet homme affable, d’une extrême politesse, toujours à nos côtés pendant les dispatchs pour apaiser les tensions et venir converser avec nous. Il y a quelques semaines, Ibrahim, si digne, Ibrahim, la force tranquille, a laissé tomber. Il ne parle plus à personne. Les autres disent qu’il est devenu fou et on pleure, parce qu’on se souvient d’avant. On se souvient d’avant l’instant fatidique où tout a basculé pour lui dans ces ténèbres opaques que sont la « jungle ». La jungle finit par s’immiscer à l’intérieur, cette jungle que le gouvernement a sciemment planté. C’est aussi pour cela qu’ils sont si pressants à vouloir venir dans les familles : pour échapper à la « jungle », à l’enfer, à la folie. Je voudrais y aller samedi pour qu’il n’y ait pas d’autres Ibrahim.

    Aujourd’hui l’Angleterre donne de plus en plus d’argent pour murer la ville : parkings fermés, terrains grillagés, Calais est devenu une ville concentrationnaire. Dans 10 jours, un nouveau système de sécurisation va être mis en place à la douane, rendant le passage encore plus dur, et contraignant nos camarades à prendre encore plus de risques. Cette vie, qu’ils exposent chaque jour, allons-nous les aider à la préserver ?

    Je vous envoie un appel au secours ! Quel est l’avenir de Migraction ?
    Que faisons-nous pour ces personnes exilées ?

    Lorsque j’ai fondé Migraction, j’avais un rêve. Celui de trouver plusieurs centaines de personnes, voire quelques milliers sur notre grande région, pour vider chaque week-end la jungle et offrir ce temps de répit aux exilés. J’espérais même que nous serions suffisamment nombreux pour faire bouger les choses sur la politique menée à Calais. Ca, c’était le rêve. Maintenant, il y a la réalité que nous connaissons tous : c’est difficile , on n’est pas assez nombreux à répondre présents selon les week end et c’est désespérant
    et puis , il y a Hamza, 15 ans, qui a tenu le coup jusqu’en Angleterre en partie grâce à nous. Dalak, qui téléphone tout le temps à ses anciens hôtes, maintenant de l’autre côté. Il y a tous ces noms, toutes ces personnes réelles pour lesquelles on était là au bon moment, et ça, ce n’est pas rien. Alors je vous le demande humblement : aidez-nous à maintenir le collectif, en vous rendant un peu plus disponible pour ces personnes qui sont au bord du gouffre à 100km de chez nous. Essayons de soutenir Migraction. Relayons-nous.

    #Calais #Migrants #violences_policiéres #Migraction


  • #Violences_policières, le bilan qui ternit l’image de la #France

    Le rapport du #défenseur_des_droits publié mardi s’inquiète de l’augmentation de plus de 25% des saisines de l’institution liées à des interventions violentes des #forces_de_l’ordre. Une dérive illustrée par la crise des « #gilets_jaunes » et les appels de l’#ONU pour une « enquête approfondie »

    https://www.letemps.ch/monde/violences-policieres-bilan-ternit-limage-france

    #maintien_de_l'ordre


  • Adama Traoré : un rapport réalisé à la demande de la famille remet en cause l’expertise médicale
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/12/adama-traore-un-rapport-realise-a-la-demande-de-la-famille-remet-en-cause-l-

    Les quatre médecins, dont l’anonymat est protégé par la loi mais qui figurent parmi les principaux spécialistes en France des maladies citées dans le dossier, écartent la théorie d’un décès dû à sa condition médicale. Ils appellent la justice à réexaminer les conditions d’arrestation du jeune homme, dont la mort en 2016 a provoqué un grand mouvement sociétal contre les violences policières.

    #paywall

    • Quatre médecins balayent les conclusions des précédents rapports sur les causes de la mort du jeune homme de 24 ans et mettent en cause ses conditions d’interpellation.

      C’est une course contre la montre autant qu’une bataille de communication. Alors que la justice a fait savoir qu’elle s’apprêtait à clore l’instruction sur « l’affaire Adama Traoré », la famille du défunt joue son va-tout avec une contre-expertise médicale, réalisée à ses frais, qui vient bousculer les certitudes établies sur les causes du décès.

      Les termes médicaux ont beau être complexes, la conclusion de ce travail est limpide. Ce rapport, rédigé par quatre professeurs de médecine interne issus de grands hôpitaux parisiens et que Le Monde a pu consulter, balaye les conclusions des précédents experts, remettant même en cause leur éthique médicale.

      Les quatre médecins, dont l’anonymat est protégé par la loi mais qui figurent parmi les principaux spécialistes en France des maladies citées dans le dossier, écartent la théorie d’un décès dû à sa condition médicale. Ils appellent la justice à réexaminer les conditions d’arrestation du jeune homme, dont la mort en 2016 a provoqué un grand mouvement sociétal [toi même ! ndc] contre les violences policières.

      A quoi est dû le décès d’Adama Traoré, à 24 ans, sur le sol de la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise) en juillet 2016 ? La famille reste persuadée que ce sont les méthodes musclées d’interpellation qui ont causé sa mort, quand les #gendarmes assurent n’être pour rien dans la dégradation subite de son état.

      Le précédent rapport, rendu le 14 septembre 2018 par quatre experts désignés par le juge d’instruction, excluait d’ailleurs de facto l’action des forces de l’ordre, expliquant que le jeune homme qui avait couru pour échapper à un contrôle d’identité était décédé à la suite d’un « syndrome asphyxique » causé par une conjonction des deux maladies qu’il présentait : une sarcoïdose de type 2 et un trait drépanocytaire. « Le décès de M. Adama Traoré résulte de l’évolution naturelle d’un état antérieur au décours d’un effort », concluait l’#expertise_médico-légale.

      Cette conclusion, à propos d’un jeune homme sportif, ne tient pas, selon les quatre médecins sollicités par l’avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou. Ces professeurs ont pour eux d’être des spécialistes des deux maladies mises en cause, la sarcoïdose et la drépanocytose, contrairement à leurs confrères qui ont signé le précédent rapport (deux experts de médecine légale, un cardiologue et un pneumologue).

      « Porteur sain »

      Après examen des différentes expertises réalisées, ils affirment sans détour que la condition médicale préalable d’Adama Traoré ne peut pas être la cause de la mort. Concernant la sarcoïdose, ils commencent par rappeler qu’il n’y a jamais eu de décès lié au stade 2 de la maladie, [avant, ndc] celui dont était affecté le jeune homme. « Aucun argument théorique, aucune donnée de littérature et aucune preuve médico-légale ne permettent de soutenir le contraire », écrivent-ils. Même constat pour le trait drépanocytaire, dont Adama Traoré était un « porteur sain ». « Nous affirmons que le décès de M. Adama Traoré ne peut être imputé ni à la sarcoïdose de stade 2, ni au trait drépanocytaire, ni à la conjonction des deux », assènent-ils.

      Les quatre professeurs ne s’arrêtent pas là. Ils remettent en cause le sérieux du travail des autres #experts : « La drépanocytose et la sarcoïdose sont deux pathologies rares, habituellement prises en charge par des médecins spécialisés, en général spécialistes de la médecine interne. Notons que les deux cliniciens ayant participé à l’expertise médico-légale de synthèse n’ont aucune compétence dans ces domaines. »

      Selon eux, le rapport fourmille de contresens : « Les notions théoriques invoquées au sujet de la sarcoïdose et de la drépanocytose sont improprement et faussement utilisées et leurs conclusions sont contraires aux connaissances et recommandations scientifiquement et internationalement validées. »

      Ils reprochent par exemple aux précédents experts d’appuyer leur raisonnement sur la drépanocytose sur des cas très rares de sept patients âgés de 42 à 67 ans, présentant des conditions physiques très dégradées (obésité, diabète, insuffisance rénale ou cardiaque…). « Ces patients ne peuvent en aucun cas être comparés à un jeune homme de 24 ans sans antécédents médicaux notables », expliquent-ils, rappelant qu’il existe actuellement environ 300 millions de porteurs sains vivants dans le monde, et plusieurs milliards depuis le début des études en 1956. « Il est peu probable que cette complication si elle avait été réelle n’ait pas été plus souvent rapportée dans la littérature. »

      Enchaînement médical improbable

      Dans leurs conclusions, les quatre professeurs s’interrogent sur le plan déontologique : « La tentative de validation ou légitimation de cette conclusion en faisant appel à des notions scientifiques théoriques sur la sarcoïdose et la drépanocytose amène à des conclusions biaisées sur le plan intellectuel, voire de l’éthique médicale. » Une charge virulente, dans un milieu hospitalier habituellement feutré.

      Selon eux, les experts cherchent à expliquer par un enchaînement médical improbable – et à vrai dire impossible – les causes de ce décès, alors qu’il existe des explications plus logiques et plus simples, à commencer par celle d’une « #asphyxie mécanique », due aux méthodes d’interpellation. Reprenant le récit de l’arrestation, ils soulèvent que les différentes auditions permettent de constater que le jeune homme a notamment reçu le poids des trois gendarmes sur son corps.

      « Il est étonnant de constater que cette expertise médico-légale ne s’est pas intéressée avec insistance à ces concepts d’asphyxie positionnelle, qui ont été décrits dans plusieurs études s’intéressant aux décès survenus lors d’#arrestations_policières », notent-ils, rappelant que trois des quatre expertises médicales réalisées jusqu’à présent « concluent en l’existence d’un syndrome asphyxique aigu ».

      Quel regard portera le procureur de Paris sur cette contre-expertise que la famille a versé au dossier ? Depuis le 14 décembre 2018, les juges d’instruction ont clos leur enquête et ont transmis le dossier au parquet, où il est « en cours de règlement », selon une source judiciaire. Toutes les demandes de nouveaux actes formulées par la famille ont été rejetées, notamment celle d’une #contre-expertise mandatée par la justice.
      L’hypothèse du non-lieu tenait jusque-là la corde. Les magistrats ont manifestement été convaincus par les conclusions du précédent rapport rendu en septembre 2018, qui exonérait les gendarmes. En témoigne leur décision de ne pas mettre en examen les trois militaires, à la suite de leur audition, fin novembre 2018. Ces derniers ont simplement été placés sous le statut de témoin assisté, pour « non-assistance à personne en péril ».

      La famille d’Adama Traoré demande qu’ils soient à nouveau entendus, notamment pour répondre plus précisément sur les conditions de l’interpellation. Elle demande également qu’une #reconstitution soit organisée sur les lieux de son arrestation, pour prouver que le jeune homme, qui aurait parcouru 400 mètres en dix-huit minutes, n’a pas produit un effort intense susceptible d’être à l’origine de son décès.
      Nicolas Chapuis

      #violences_policières #violence_d'état #Justice



  • #Zineb_Redouane : sa famille s’étonne du « #silence_politique » après sa mort

    Zineb Redouane est décédée à 80 ans, à la suite d’un arrêt cardiaque au bloc opératoire à #Marseille le 2 décembre 2018, après avoir reçu une #grenade_lacrymogène au visage, en marge d’une #manifestation contre le #mal-logement. Alors qu’une information judiciaire est en cours, sa fille s’étonne du « #silence_médiatique et politique » entourant sa mort.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/090319/zineb-redouane-sa-famille-setonne-du-silence-politique-apres-sa-mort?page_
    #décès #violences_policières #maintien_de_l'ordre


  • http://igorbabou.fr/un-peu-de-reflexivite-a-propos-de-la-crise-des-gilets-jaunes-de-leffondrem

    « Ce qui se passe en France depuis plusieurs années, et qui culmine sous nos yeux avec la crise des Gilets Jaunes, est effrayant. Les témoignages au sujet des violences policières, et de leur caractère illégitime, sont devenus tellement quotidiens en raison des outils de captation et de diffusion des images sur les réseaux sociaux qu’on ne peut plus faire comme si notre pays était encore une démocratie et un Etat de droit. On assiste, sidérés, à la répression de toute forme d’opposition – politique, syndicale, étudiante, écologiste, associative, etc. -, et à une violence d’Etat sans égale depuis des décennies. On assiste dans le même temps à la destruction planifiée de tous les biens communs – des services publics à la biodiversité en passant par le patrimoine culturel - par un capitalisme outrancier et vulgaire qui s’appuie sur un personnel politique devenu si servile qu’il ne cherche même plus à légitimer son action par des arguments. [...] »
    #université #journalisme #préfecture #soumission #veulerie #enseignement #servitude #Gilets_jaunes #médias #violences_policières #maintien_de_l'ordre


  • Le jour des éborgnés, par Tieri Briet
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2273752975979593&set=a.105496942805218&type=3&theater

    Depuis dix-sept semaines, le samedi est devenu le jour des #éborgnés. Un peu partout en France, il y a désormais un jour maudit dans la semaine, celui où dans les rues des plus grandes villes des hommes en armes reviennent pointer leurs fusils sur une foule désarmée. Une foule de manifestants qui n’ont pour seules protections que de pauvres banderoles en tissu, avec des pancartes en carton et des masques en plastique.

    Je suis allé plusieurs fois avec eux, au milieu de cette foule en colère que les forces de l’ordre gazent pendant des heures, l’empêchant d’aller où elle veut, l’acculant pour mieux l’humilier. Dans les rues de Lyon, j’ai vu ces hommes seulement vêtus de noir utiliser ce que nos gouvernants appellent des « armes sublétales ». Et sans aucune raison, j’ai vu l’un de ces hommes me choisir pour cible et viser mon visage. Durant quinze ou vingt secondes, il a suivi ma position, le doigt sur la gâchette. Ses yeux étaient masqués d’épaisses lunettes de protection, il m’était impossible de discerner son regard à travers le plexiglas, mais j’étais suffisamment proche pour discerner l’expression de sa bouche. Il avait fait de moi une cible humaine et il s’appliquait à garder ma tête au centre de son viseur. Je ne portais ni casque, ni masque et mon écharpe ne masquait pas mon visage. Je me tenais à moins de dix mètres de son arme, immobile face au trou noir du canon, quatre centimètres de diamètre, immobile face à un soldat de mon propre pays qui pouvait d’un seul tir m’arracher la moitié du visage et faire de moi une gueule cassée, un blessé de guerre de plus et un handicapé à vie qu’il faudrait opérer et greffer pour espérer lui rendre une existence à peu près supportable. Je regardais la bouche de l’homme qui me visait. C’était la seule partie visible de son visage. Une bouche tendue par la concentration et la panique que générait ce face à face. Il n’avait qu’un seul choix à faire. Tirer ou pas ? Lui pouvait distinguer mon regard, ma #peur et le refus pourtant de baisser le regard. Mon immobilité n’était pas une menace mais peut-être un défi à ses yeux. Je ne sais pas. C’est très long quinze secondes dans la rue, face à un homme qui vous a pris pour cible. Je ne sais pas si je respirais encore, si mes poumons s’étaient bloqués pour éviter les gaz qui nous avaient enveloppés. Je me souviens que j’ai pensé aux blessures de Philippe Lançon, ce journaliste qui a survécu à l’attaque de Charlie-Hebdo. Les tireurs qui n’étaient venus que pour tuer lui avaient explosé la mâchoire d’une rafale de kalachnikov, mais il avait survécu et il avait fallu des mois pour lui reconstruire non seulement l’os de la mâchoire inférieure, mais lui façonner aussi de nouvelles lèvres et un menton de chair. Philippe Lançon en avait fait le récit à l’intérieur d’un livre important, Le Lambeau, dont la lecture m’avait marqué l’hiver passé. Et c’est à ce récit que je pensais face au trou noir du #LBD40 qui me visait.

    Dans la peur d’être blessé la pensée va plus vite. J’attendais que l’inconnu détourne son arme ou m’explose le visage, et je pensais aux vidéos des blessures des manifestants du samedi. Tous ces bandages ensanglantés et après coup, des visages d’hommes défigurés qui faisaient naître, semaine après semaine, une peur inimaginable à l’intérieur de mon pays. La France était encore en paix mais depuis dix-sept semaines, les hommes de sa #police et de son armée provoquaient de nouveaux blessés graves. Des blessés de guerre dans un pays en paix, pour reprendre les mots de la chirurgienne qui avait mis des mois à reconstruire le visage de Philippe Lançon.

    Face à moi, l’homme en noir n’a pas baissé son arme. Non, il a seulement choisi pour cible un autre visage, celui d’un homme en gilet jaune qui est venu pour me tirer vers l’arrière, m’éloigner des tireurs alignés en travers de ce quai. À l’avant de la foule, cet l’inconnu qui s’est soucié de me mettre à l’abri s’est trouvé menacé à son tour. Les lèvres du tireur avaient gardé le même rictus, un mélange de concentration et de panique quand les grenades continuaient d’exploser tout autour.

    Je n’ai jamais pris part à une guerre, jamais porté d’armes mais ce samedi à l’intérieur des rues de Lyon, j’ai appris la terreur d’être visé par un homme qui peut vous éborgner sans raison, puisqu’il obéit aux ordres d’un préfet, dans un pays où le gouvernement préfère mentir que d’avouer tout le mal qu’il peut faire à son peuple, en décidant de l’appauvrir d’abord, puis de le mutiler chaque samedi depuis dix-sept semaines, plutôt que d’écouter pourquoi il n’en peut plus d’une vie devenue peu à peu invivable.

    Difficile de mesurer l’’immense mépris qu’il faut pour ordonner à une police de mettre en joue des milliers de femmes et d’hommes parce qu’ils manifestent leur souffrance. Est-ce l’argent ou le pouvoir qui justifie pareil #mépris ? Je ne sais pas, je n’ai jamais voulu ni l’un ni l’autre mais je devine qu’à l’intérieur de ce mépris, il y a aussi tout simplement de la vengeance. Les gouvernants ont fini par comprendre que face à un peuple en colère et soucieux de justice, face à un peuple conscient et vigilant, leurs privilèges n’étaient pas justifiables. Ils auront besoin d’une police politique, d’une armée fratricide pour maintenir les peuples d’Europe dans une terreur qu’il faudra mettre en scène. Si bien que l’habituelle mascarade des anciennes démocraties parlementaires ne peut plus continuer. Avec l’état d’urgence, les nasses policières et le contrôle des médias, le grand spectacle des #pauvres gens qu’on éborgne au hasard des manifs façonne un autre monde qui n’a plus rien à voir avec celui des altermondialistes. Un monde où les droits humains ne seront plus qu’une fiction, un vieux mensonge encore seulement utile pour justifier des interventions militaires à l’étranger.

    Dans un autre livre, La Castration mentale, Bernard Noël a raconté la scène primitive qui l’a poursuivi pendant plusieurs années. « Cette scène a eu lieu dans les derniers jours de mai 1871, à Paris. Un troupeau de Communards, que l’on vient d’arrêter et qu’encadrent les Versaillais, passe devant la foule ameutée sur les boulevards, dans les parages de l’Opéra : une foule de bourgeois bien mis qu’accompagnent leurs épouses en tournures et voilettes. Tous ces gens, qui ont eu peur, clament un soulagement haineux et victorieux, mais voici que dans l’excitation générale quelques-unes des femmes s’avancent vers les prisonniers, et tout à coup arrachent la longue épingle qui retient ensemble chignon et chapeau, puis la manient à bout de bras pour crever les yeux sous les applaudissements et les rires. »

    Bernard Noël a beaucoup travaillé, beaucoup écrit sur la Commune et il n’a pas choisi cette scène au hasard. Cette scène est exemplaire, dit-il, parce qu’elle met en scène un meurtre du regard que le pouvoir français commet régulièrement. « Ici, le geste final est toujours d’aveugler l’adversaire pour qu’il ne voie pas ce qu’on lui fait, et soit donc incapable d’en témoigner valablement. Il suffit de se rapporter à deux événements récents pour constater combien la scène évoquée semble servir de perpétuel modèle. Ainsi de la rafle dite du Vel d’Hiv et du pogrom que subirent les Algériens, à Paris même, dans la nuit du 17 octobre 1961. »

    « Chaque fois, c’est une cruauté immédiatement couverte, sinon légalisée, par la hiérarchie de l’État : chaque fois le même enterrement d’une prise de conscience salutaire, comme si la lâcheté des exécutants reflétait la réalité fondamentale de nos gouvernements successifs. » La pensée #politique de Bernard Noël a souvent donné la preuve d’une implacable lucidité. Une lucidité nécessaire, difficile à maintenir si on veut ouvrir les yeux sur ce qui se joue, depuis dix-sept semaines, dans la volonté d’éborgner ces nouveaux Communards. En 1871, la sauvagerie sanguinaire des Versaillaises n’était pas moins inhumaine que la cruauté d’aujourd’hui, celle des ministres et des préfets qui, après avoir autorisé l’armée et la police nationale à tirer sur la foule, n’ont pas la moindre parole de compassion au sujet des centaines de blessés amputés.

    Je sais que l’homme qui m’a visé à Lyon se sentait protégé par l’ombre d’un monstre, à l’abri de la #hiérarchie de l’État. Aucun de ces hommes n’a eu la dignité de déserter, de refuser l’ordre de mutiler. Ils savent que dans leur dos se tiennent un préfet, un ministre et un président de la République acculés, qui n’hésitent pas une seule seconde quand il s’agit de tuer Zine Redouane à Marseille, de fracasser la mâchoire de Lola Villabriga à Biarritz ou d’arracher la main d’Antoine Boudinet, avant de crever un œil à Patrice Phillipe ou à Jérôme Rodrigues à Paris. Il leur faut continuer à nourrir la terreur plutôt que la justice. Et dans la logique d’un ministre de l’Intérieur ou d’un préfet de police, mieux vaut éborgner et mutiler chaque semaine des étudiants et des précaires plutôt que d’accepter l’idée que leur autorité est déjà morte, impossible à justifier face à un tribunal. Maintenant, nous savons qu’ils vont continuer à donner l’ordre de tirer, jusqu’à ce jour de joie où nous les aurons chassés du pouvoir. Leur place est en prison, et ils le savent parfaitement : prêts à crever les yeux des révoltés plutôt que d’accepter la justice de leur révolte.


  • Quimper. Une vidéo montre un #Gilet_jaune à terre recevant de multiples coups de matraque
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-une-video-montre-un-gilet-jaune-terre-recevant-de-multiples-cou

    Pour Lionel Botorel, le « street médic » qui a filmé la scène, « ce n’était pas lui (Max, ndlr) qui était visé par la charge des gendarmes, mais des personnes qui se sont enfuies en courant ». « Max s’est fait attraper par la deuxième charge, les gendarmes l’ont matraqué assez violemment, ça a duré au moins 45 secondes », raconte le « street medic » de 37 ans, qui était sur place depuis une vingtaine de minutes avant de filmer la scène.

    La charge a probablement été provoquée, selon lui, par une bouteille jetée sur les forces de l’ordre de ce côté de la rivière « qui ne venait pas de Max ».

    « Je lui ai soigné un énorme hématome au niveau du mollet, du côté droit de la tête, des saignements au nez et au niveau du cuir chevelu. Ils lui ont aussi mis le doigt dans les yeux », poursuit le vidéaste amateur, ajoutant qu’un gendarme avait également « craché dans la chaussure du Gilet jaune avant de la jeter à l’eau ».

    Contactée par l’AFP, la préfecture du Finistère n’a pas souhaité faire de commentaire. Dans un communiqué publié samedi, elle avait fait état de 9 interpellations, et condamné l’action de « nombreux casseurs provenant de départements voisins ».

    #gj #violences_policières et on peut appliquer le hashtag #lâcheté #illégalité


  • 35 ophtalmologues de renom ont écrit à Macron pour réclamer un moratoire
    https://www.lejdd.fr/Societe/info-jdd-lbd-35-ophtalmologistes-de-renom-ont-ecrit-a-macron-pour-reclamer-un-

    Il y a un mois, au nom du principe de prévention, 35 ophtalmologues hospitaliers de renom, professeurs ou maîtres de conférence à l’université, ont écrit à Emmanuel Macron pour réclamer « un moratoire » dans l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l’ordre. Faute de réponse présidentielle, ils rendent aujourd’hui public ce courrier afin d’être certains que leur message d’alerte est parvenu à son destinataire. (...)

    En lien avec la Société française d’#ophtalmologie (SFO), les médecins signataires ont mis en place une cellule de veille, toujours active, afin de recenser précisément les blessures oculaires par #LBD. « On a demandé par mail à tous nos collègues hospitaliers de faire remonter, en prenant 2014 comme année de départ, les cas de lésion, avec le plus de détails possibles, explique Bahram Bodaghi, qui a analysé ces données statistiques. Sans surprise, l’essentiel des accidents concernent la période récente et, dans la majorité des cas, ce sont des lésions irréversibles. » Cette étude rétrospective, qui devrait donner lieu à la publication d’un article scientifique, a recensé une vingtaine de personnes éborgnées.

    La lettre des ophtalmologues
    Paris le 6 février 2019

    Monsieur le Président de la République,

    Le nombre inédit de contusions oculaires graves par lanceurs de balles de défense conduisant à la perte de la vision a légitimement ému un grand nombre de citoyens et d’Associations, et nous concerne particulièrement en tant qu’ophtalmologues. Ces contusions entrainent des lésions souvent au-dessus de toute ressource thérapeutique.

    Les blessures oculaires par balles de golf, une activité récréative bien différente des manifestations publiques, sont rares mais bien connues des ophtalmologues pour leur sévérité , conduisant dans la majorité des cas à la perte de la vision et dans un tiers des cas à l’#énucléation. La raison en est bien connue également : ces balles mesurent 40mm de diamètre et lorsqu’elles arrivent sur le visage avec une grande force de propulsion s’encastrent dans l’orbite, toute l’énergie cinétique étant transmise au globe oculaire. Les balles de LBD mesurent également 40 mm de diamètre, leur énergie cinétique est considérable puisqu’elle est encore de 220 joules à 40 m, bien supérieure à celle d’une balle de golf.

    Les blessures oculaires survenues ces dernières semaines ne sont pas dues au hasard ou à l’inexpérience. Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l’imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entrainer un grand nombre de mutilations. Une telle « épidémie » de blessures oculaires gravissimes ne s’est jamais rencontrée. Nous, ophtalmologues dont la profession est de prévenir et guérir les pathologies oculaires demandons instamment un moratoire dans l’utilisation de ces armes invalidantes au cours des actions de #maintien_de_l'ordre.

    #violence_d'État #Violences_policières


  • Les Coups de leurs Privilèges

    En #France, chaque année, entre 10 et 15 personnes non-armées meurent pendant ou suite à une interpellation par les #forces_de_l’ordre. Dans la majorité des cas, il s’agit de personnes issues de la colonisation ou de l’esclavage, vivant dans les #quartiers_populaires. Les policiers sont rarement jugés, et lorsque c’est le cas, ils écopent d’une peine symbolique ou de quelques mois de sursis, ce qui n’a aucun impact sur leur carrière professionnelle. Ce film traite de deux affaires : celle de #Wissam_El-Yamni, décédé suite à une interpellation le 1er janvier 2012 à Clermont-Ferrand, et celle de #Morad_Touat, décédé le 4 avril 2014 à Marseille.
    Il rend hommage aux luttes de l’immigration qui ont eu lieu depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui sur cette question, et analyse le rôle de la police dans le système de socio-apartheid français.

    http://www.cinemeteque.com/film/les-coups-de-leurs-privileges
    #film #violences_policières #impunité #luttes #résistance #justice
    #Sabrina_Chebbi
    ping @davduf


  • Plus de 13.000 tirs de LBD depuis le début du mouvement AFP - 7 Mars 2019 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/03/07/97001-20190307FILWWW00244-plus-de-13000-tirs-de-lbd-depuis-le-debut-du-mouv

    Plus de 13.000 tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été enregistrés depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » en novembre, et 83 enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, a annoncé aujourd’hui au Sénat Laurent Nuñez.

    « Au total depuis le début du mouvement dit les gilets jaunes, on compte environ 2.200 blessés parmi les manifestants, et 83 enquêtes en cours à l’IGPN et à l’IGGN impliquant des faits concernant des tirs de LBD », a déclaré le secrétaire d’État à l’Intérieur. « Chaque tir étant précisément enregistré, nous savons qu’il y a eu 13.095 tirs de LBD depuis le début du mouvement », a-t-il ajouté.

    Laurent Nuñez s’exprimait devant les sénateurs à l’occasion de l’examen d’une proposition de loi du groupe CRCE (à majorité communiste) demandant l’interdiction de l’usage des LBD dans les manifestations.
    . . . . .
    « Depuis le 17 novembre, il y a eu près de 1.500 blessés parmi les forces de l’ordre, qu’il s’agisse de policiers, de gendarmes et même de pompiers », a précisé Laurent Nuñez. « Depuis le 17 novembre on a compté près de 80 dégradations majeures sur des bâtiments publics ».
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    #guerre_civile #guerre_aux_pauvres #violences_policières #lbd #police #flashball #manifestations #violence #maintien_de_l'ordre #GiletsJaunes #Gilets_Jaunes


  • ’My hand was hanging from my wrist’: gilets jaunes protesters mutilated by police weapons | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/video/2019/mar/07/my-hand-was-hanging-from-my-wrist-gilets-jaunes-protesters-mutilated-by

    ’My hand was hanging from my wrist’: gilets jaunes protesters mutilated by police weapons

    Antoine lost his hand during a gilets ​jaunes (yellow vest) protest in Bordeaux. On the same day Patrice lost the sight in his right eye in Paris. They share their stories as the French police come under scrutiny for using explosive weapons against protesters

    #violences_policières #macron


  • « Gilets jaunes » : un maire interdit le LBD40 Le Figaro.fr avec AFP - 9 Mars 2019
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/03/09/97001-20190309FILWWW00025-gilets-jaunes-un-maire-interdit-le-lbd40.php

    Le maire de Phalsbourg en Moselle Dany Kocher a pris un arrêté interdisant ce samedi 9 mars l’utilisation par les forces de l’ordre du lanceur de balles de défense (LBD40) à l’occasion d’une manifestation annoncée des « gilets jaunes ».

    Selon ce document révélé par Le Républicain lorrain https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarrebourg-chateau-salins/2019/03/09/arrete-antilanceurs-de-balles-de-defense et le journaliste David Dufresne, le maire s’appuie sur la requête de l’ONU « qui sollicite une enquête sur l’usage excessif de la force dans le maintien de l’ordre en France ».

    L’arrêté municipal interdit de fait « les lanceurs de balles de défense sur le ban de Phalsbourg le 9 mars 2019 ». Ce texte est adressé au Commandant de la brigade de gendarmerie de la ville.
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    #Giletsjaunes #violences_policiéres #enMarche #David_Dufresne #LBD40


  • « Gilets jaunes » : l’ONU demande à la France d’enquêter sur « l’usage excessif de la force »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/06/l-onu-demande-a-la-france-une-enquete-sur-l-usage-excessif-de-la-force-penda

    La haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a demandé instamment à la France, mercredi 6 mars, une « enquête approfondie » sur les #violences_policières pendant les #manifestations des « #gilets_jaunes ».

    Mme Bachelet, qui s’exprimait devant le Conseil des droits de l’homme, à Genève (Suisse), a déclaré :

    « Nous encourageons le gouvernement [français] à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force. [...]

    enjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a réagi en début d’après-midi, se disant étonné de voir la France « cité[e] dans une liste entre le Venezuela et Haïti, où il y a eu des morts ». « Est-ce bien raisonnable ? », s’est demandé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, sur Twitter, rappelant qu’il y a eu « 41 morts » en Haïti et que le président vénézuélien « Nicolas Maduro refuse l’aide humanitaire à son peuple ». »


  • Touchez pas à nos enfants !

    Le ministre @CCastaner déclenche une #procédure_pénale contre le #syndicat #Info’Com-CGT. En cause, cette affiche qui relève pourtant de la seule liberté d’expression. Le secrétaire général d’@InfoComCGT se voit convoqué par la PJ le 18 mars prochain.

    Pétition :
    https://libertedexpression.jesigne.org
    #maintien_de_l'ordre #violences_policières #affiche #justice

    ping @reka


  • Victime d’un tir de LBD40 dans le sein, elle suscite l’indignation sur les réseaux sociaux Révolution Permanente
    https://www.revolutionpermanente.fr/Victime-d-un-tir-de-LBD40-dans-le-sein-elle-suscite-l-indignati

    "J’ai été victime d’un tir de #LBD40 dans le sein droit. J’ai eu 10 jours itt. J’étais pas mal traumatisée c’est pour cela que j’ai tardé à envoyer les photos". Montpellier, #ActeX. Le message a été posté par David Dufresne sur son compte Twitter ce lundi.

    La photo et sa courte description parlent d’elle-même. En quelques heures, le témoignage de cette femme, blessée au sein par un tir de LBD40 le 19 janvier lors de l’Acte 10 des Gilets Jaunes à Montpellier, a été partagé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. Les commentaires d’indignation et de solidarité sont tout aussi nombreux, à la hauteur de la rancœur accumulée par plus de 3 mois de violences policières contre les manifestants. Nous en publions quelques uns et transmettons à notre tour de toute notre solidarité à la victime, que nous invitons à nous contacter afin de recueillir son témoignage.

    Les commentaires d’indignation et de solidarité
    « Viser pour éborgner, mutiler, tirer sur des femmes, gazer des personnes handicapées... elle est belle, la police française. Quelle image pour le pays "des Lumières & des droits de l’homme" ! Quelle publicité ! On est finis, grillés, catalogués "shithole country" et c’est mérité. »

    « Bravo à #Macron #Castaner et #Schiappa pour leurs efforts en faveur de l’#EgaliteFemmesHommes ! Les femmes se font tabasser et viser par les #LBD40 comme les hommes. pour tout le reste #onverraplustard ... #ViolencesPolicieres »

    « On sait tous que le tir n’est pas du au hasard ? Les LBD sont équipés de viseurs holographiques, ce qui permet des tirs ultra-précis, pour atteindre à coup ce qui est visé... visage, partie intime, tête... Avant les flashballs étaient conçus pour des tirs au hasard en l’air et les balles n’étaient pas celles qu’elles sont aujourd’hui … Courage à cette fille,.. je compatis. POLICE PARTOUT, JUSTICE NULLE PART »

    « Mais on va où la ? ? Tirer dans les seins d’une femme, ils auront tout fait les testicules les yeux la tête les jambes les mains coupées... j’ai un certain âge je n’aurais jamais penser un jour voir cela en France »

    « Abominafreux !!! J’imagine la douleur... Comme ce jeune qui a pris un tir de LBD dans les parties génitales à Nantes samedi dernier. Il y a une belle bande de fous furieux dans ces FDO !! »

    « Mais que se passe-t-il dans la tête d’un flic pour tirer au #LBD40 en visant le sein d’une femme, quel niveau de ressentiment, de haine... »

    « Courage sincère à cette femme touchée. Pas de commentaire concernant ces barbaries qui sévissent depuis trop longtemps... »

    « Seuls 10% des gens témoignent. Statistiques à la clé. L’horreur est devenue absolue. Les FDO encouragées et dévoyées de leurs missions premières par l’État, semaine après semaine, violent les droits constitutionnels et mondiaux du peuple. Ça n’échappe à aucune des ONG surveillant. Des blessures sans raison. Des mutilations sans légitimité. Du sang versé, des larmes taries, des maux jamais soignés, pas pris en charge par les assurances, car les FDO outrepassent leurs droits pour sanctionner le peuple, et sanctionner, ça veut dire mutiler et traumatiser. On atteint le sommet de l’horreur. Et le peuple reste calme malgré tout. Il reste calme, parce qu’il a un espoir. Ne vous félicitez pas, vous les édiles, car lorsque ces gens auront compris que tout est vain, ce sera vraiment la guerre civile. »

    « C’était ma pire hantise en manifestation de m’en prendre un LBD dans le visage ou la poitrine. Je suis horrifiée de savoir que c’est arrivé. Imaginez celles qui ont des prothèses mammaires ça peut être hyper dangereux. Quelle bande de merdes ceux qui font ça. Tout mon soutien. »

    « Toutes ces violences policières et politiques doivent cesser. J’ai honte de ceux qui représentent la France. Nous ne sommes que des pions qu’ils manipulent comme bon leurs semble. Courage à tous les gilets jaunes, on ne lâchera rien »

    « Plus ils seront odieux. Plus nous serons héroïques. Plus ils seront injustes plus nous serons déterminés ».

    « Il faut que ça cesse d’une façon ou d’une autre ! Le mot inacceptable n’est pas assez fort... j’avoue que je suis à cours de commentaire... »

    « Dégoûté. J’en ai mare de voir ces horreurs que le gouvernement fait subir au peuple, pour moi c’est une dictature et rien d’autre. Que les policiers et les CRS sachent bien que nos enfants ne se déguiseront plus en policiers, il n’y a aucune fierté de le faire. Ils sont la honte de ce pays, exécuter les ordres de politiques véreux qui se moquent d’eux et de nous le peuple, sans nous ils ne sont plus rien que des loques »

    « Cela est bien un acte de guerre et les gilets jaunes sont les résistants et la bac et CRS et tous les autres représentant les forces de milice de Castaner sont des assassins, faudra se défendre un moment donné »

    « C’est une honte de tirer sur les gens, là où ils ne doivent pas tirer, courage à vous, vous êtes méritante pour poster cette photo. Courage ! »

    « Démission de Castaner et de ce gouvernement de dégénérés !!! Vite !! »

    « Quelle honte cette bande de branquignoles...du plus ..haut jusqu’aux bourrins qui exécutent des ordres débiles. »

    « Des ordures, des sous hommes qui blessent, mutilent et éborgnent des parents, des grands parents, des enfants ! La honte de la nation qui n’auront plus et n’ont plus mon respect... »

    « Courage à toi et crois bien que c’est loin d’être terminé ce gouvernement et cette police devra répondre de ses actes un jour ou l’autre »

    « Bon rétablissement et courage surtout j’ai mal pour vous et pour toutes les victimes »

    « J’espère sincèrement que vous avez fait des examens nécessaires pour cette blessure inacceptable....HONTE à cette répression meurtrière...??? courage au vu des dégâts et des douleurs atroces qui en découlent ? »

    « C’est pas possible il faut qu’ils arrêtent de faire autant de mal, je vous apporte tout mon soutien mais que faire de toutes ces violences ? Porter plainte et aller faire des radios et voir un gynécologue pour votre santé, je suis en colère de cette acte de violence »

    « Et puis ça pleure parce qu’ils ont pris une brique sur le pare-brise, défendez-vous les gilets, il n’y a pas de raison de se laisser faire comme ça, quand il y aura des réactions ça les calmera CRS, grosses pourritures »

    « Scandaleux. On se battra jusqu’au bout. Il ne faut pas que cela reste impuni. Non jamais. Grrrr »

    « Bon rétablissement à vous, prenez soin de vous, et surtout faites-vous contrôler régulièrement pfff courage. Et pour ces pourritures capables de tels actes ainsi que les commanditaires d’en haut, votre tour viendra, la vie est un boomerang, pas besoin de frapper pour s’abaisser à votre niveau. VIVE LES GILETS JAUNES »

    « C’est horrible et les conséquences derrière peuvent être très graves, ce que je ne souhaite évidemment pas. J’espère qu’il y a une plainte. Bon courage à vous et gardez bien tous les documents de votre suivi médical c’est important. De tout cœur avec vous. Ils sont à gerber ces grosses merdes qui se prennent pour des supers flics, honte à eux »

    « bon courage et bon rétablissement, j’ai eu là même chose il y a 3 mois à la jambe et je ne suis toujours pas guéri surtout porté plainte saloperie de Macron »

    « Elle dit quoi Schiappa la "féministe" ? »

    « Terrible... affligeant de voir là où l’on en est... toutes ces violences cautionnées... RN / LREM/ LR même combat, dans un silence assourdissant... sans parler de l’attaque d’un député »

    « Énormément de personnes horrifiées par ce qui est arrivé à cette jeune femme. Tous nos soutiens, plusieurs pages Facebook... J’ai publié sur le twitter de Schiappa tellement il est honteux qu’elle ne réagisse jamais. »

    « L’image est insoutenable, je ne peux même pas imaginer la douleur qu’elle a ressentie et les conséquences pour sa santé, c’est honteux une telle violence... Courage à elle ! »

    « Je suis sans mot tellement c’est épouvantable, regardez la TL de David Dufresne il y a la photo entre autre de la personne en fauteuil qui s’est fait gazer dans le visage. Je ne comprends plus ce qui anime les FDO si ce n’est un sentiment de haine envers les manifestants »

    #Giletsjaunes #violences_policiéres #enMarche #David_Dufresne


  • Colère à #Grenoble après le mort d’#Adam et #Fatih, 17 et 19 ans, dans une #course-poursuite avec la #BAC

    Un drame qui évoque ce slogan, tragique, faisant référence à la #mort de Zyed et Bouna en 2005, eux aussi dans une course-poursuite avec la BAC : « Quand on voit Théo et Adama, on sait pourquoi Zyed et Bouna courraient. »


    https://www.revolutionpermanente.fr/Colere-a-Grenoble-apres-le-mort-d-Adam-et-Fatih-17-et-19-ans-da
    #banlieue #Mistral #violence #violences_policières #révolte


    • Grenoble : Le point sur la situation après une troisième nuit d’émeutes
      https://www.20minutes.fr/societe/2464631-20190305-video-violences-urbaines-grenoble-point-situation-apres-t

      Un adolescent de 16 ans grièvement blessé à l’œil
      Au cours des affrontements de samedi soir, un garçon de 16 ans a été blessé à l’œil dans le quartier Mistral dans des circonstances qui restent vagues. Sa mère a porté plainte lundi, selon le parquet de Grenoble. Des voisins auraient indiqué à la Grenobloise que son fils aurait été victime d’un tir de balle en caoutchouc. « A ce stade, nous ne disposons d’aucune autre information », a précisé lundi soir le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant, qui a ouvert une enquête pour « violences volontaires avec arme suivies d’une ITT supérieure à huit jours ». Des faits qui n’ont pas manqué d’ajouter à la suspicion envers les forces de l’ordre d’une partie des habitants, selon plusieurs messages postés sur les réseaux sociaux.

      Des compléments sur les affrontations, des point de vue de proches, etc.
      https://twitter.com/clprtr/status/1102660522481254400

      « On les a envoyés à la mort », accuse un proche. « On était vraiment sur de la chasse... On dirait du du gros gibier (...) on a ôté la vie à deux personnes, on a rendu des gens malheureux, Un scooter à 1000 euros, deux morts, ça se passe de commentaires »

      #Maintien_de_l'ordre #violences_policières #violence_d'État #LBD40 @davduf

    • ⎯ Tu te rappelles que tu ne dois jamais mentionner dans tes titres qu’ils étaient poursuivis par la police ?
      ⎯ T’inquiète.

      via @vivelefeu
      https://twitter.com/vivelefeu

      Après des jours d’émeute, faute de figurer dans le titre, le mot « police » figure dans la première phrase.

      La mort de Fatih et Adam, révélatrice des fractures de Grenoble , Henri Seckel et Maud Obels.

      Depuis la mort dans un accident de deux jeunes poursuivis par la police, les nuits de fièvre se succèdent dans le quartier du Mistral.

      Jusqu’alors, les seuls messages de protestation visibles devant l’école Anatole-France concernaient le trop grand nombre d’élèves en classe de CP et la vitesse trop élevée des automobilistes. Sur la façade de cet établissement du quartier Mistral, dans le sud de Grenoble, sont venues s’ajouter ces jours-ci des inscriptions d’un autre genre : « La police tue la jeunesse de demain », « Vous allez payer », « Aucune pitié pour les porcs », « 500 euros pour chaque policier au sol ». Et aussi « F & A, on vous aime pour toujours ».

      Environ 1 500 personnes se sont rassemblées, mercredi 6 mars, devant ces tags hostiles aux forces de l’ordre, pour une marche silencieuse à la mémoire de Fatih et Adam, 19 et 17 ans, que tous présentent comme de bons garçons, et qui ont trouvé la mort samedi à quelques hectomètres de là. Ils circulaient, sans casque et sans permis, sur un scooter volé à bord duquel ils auraient grillé des feux rouges et brisé des rétroviseurs, et ont été pris en chasse par deux voitures de police. La course-poursuite a emprunté un petit bout de l’A480, qui longe le quartier Mistral. L’accident s’est produit sur une bretelle de sortie. Le parallèle avec Zyed et Bouna, deux jeunes de 17 et 15 ans morts électrocutés en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) dans un poste électrique en tentant d’échapper à un contrôle policier, a vite surgi.
      Lire aussi A Grenoble, une nouvelle nuit tendue après la « marche blanche » en hommage à Adam et Fatih

      « Question d’orgueil »

      Au lendemain du drame, le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, s’est voulu aussi précis que possible sur le déroulement des faits, en s’appuyant sur une caméra de vidéosurveillance et le témoignage d’un chauffeur de car : « Il a vu dans son rétroviseur un scooter et un véhicule de police. Il a décidé de se serrer sur la droite pour leur laisser le passage, sauf que le scooter a décidé de doubler le car par la droite et s’est retrouvé coincé entre le car et le parapet. En l’état, il n’y a eu, selon nous, aucun choc entre le véhicule de police et le scooter. »

      La démonstration n’a pas convaincu la totalité des 3 000 « Mistraliens ». Une photo d’une éraflure sur le pare-chocs avant de la voiture de police a atterri sur tous les téléphones, aussitôt interprétée comme la preuve d’une collision avec le scooter. « On les a envoyés à la mort, affirme Karim, l’oncle maternel d’Adam. On dirait que venir ici, pour les forces de l’ordre, c’est comme faire un safari, chasser du gros gibier. » « Les policiers ont de la rancœur parce qu’ils n’arrivent pas à agir sur ce quartier, c’était une question d’orgueil, il fallait absolument les attraper, explique un jeune homme souhaitant rester anonyme, comme les amis qui l’entourent, à la terrasse du snack La Cantine. C’est dommage qu’une simple question d’orgueil aboutisse à deux morts. »

      « Si on commence à ne plus contrôler ce genre de personnes et à ne plus faire de flagrants délits, on reste au commissariat et on ne fait plus rien, répond Philippe Lepagnol, secrétaire départemental en Isère du syndicat de police Alliance, qui dit avoir vu les images de vidéosurveillance. Les jeunes ont pris des risques énormes, c’est ça qui les mène à l’accident, pas la police. On est des pères de famille, on sait faire preuve de discernement. On déplore ce drame, mais on est sereins sur les circonstances. »

      L’épisode ne risque pas de réparer la fracture, qui semblait déjà définitive, entre policiers et jeunes du quartier. Les seconds dénoncent les « abus de pouvoir permanents » des premiers, les premiers le « sentiment d’impunité » des seconds. Lesquels n’ont pas plus confiance en la justice ni en l’enquête qui débute à peine : « Qu’est-ce que c’est que ce silence général sur les circonstances de l’accident ? Quelqu’un a quelque chose à se reprocher ? » Le temps – long – de la justice n’est pas celui – immédiat – de l’émotion.

      La marche silencieuse s’est élancée à 16 h 30, et le cortège a fait ses premiers pas dans un paysage urbain défiguré, entre Abribus aux vitres émiettées et squelettes de voitures. La plupart des carcasses calcinées ont été enlevées, ne reste alors plus que le goudron qui s’est gondolé sous l’effet de la chaleur, et que parsèment des dizaines de douilles de grenades lacrymogènes usagées. Les enfants ramassent ces curieux jouets, et se font gronder par leurs parents.

      Les stigmates des dernières nuits agitées dans le quartier sont partout. Depuis samedi, les lacrymos des CRS ont affronté les cailloux, boules de pétanque et cocktails Molotov parfois jetés directement depuis les étages des immeubles. D’autres secteurs de Grenoble (Villeneuve, Teisseire, Village olympique) et d’autres communes de l’agglomération (Echirolles, Fontaine, Saint-Martin-le-Vinoux) se sont embrasés également.

      Soixante-cinq voitures ont flambé dans la seule nuit de lundi à mardi. L’épisode rappelle 2010, et les émeutes qui avaient suivi la mort d’un braqueur, tué par les policiers, dans le quartier de la Villeneuve.

      Chantier permanent

      Ces nuits de fièvre ont fait un seul blessé grave (une enquête a été ouverte sur le cas de ce jeune homme de 16 ans qui a perdu un œil) et entraîné une seule interpellation : un homme de 25 ans, condamné mercredi à huit mois de prison ferme pour avoir jeté une barre de fer et des parpaings sur des policiers. « S’il faut aller en prison, on ira en prison », explique un jeune du quartier ayant participé aux échauffourées, pour qui la violence est légitime : « L’imam nous a dit de ne pas être violents, et de monter une association. Mais est-ce que vous seriez venus si on avait monté une association ? »

      Avant de se diriger vers le pont de Catane, à l’entrée duquel Adam et Fatih sont morts, les manifestants ont serpenté dans le quartier Mistral, bâti dans les années 1960, dont on se demande aujourd’hui comment ses concepteurs ont pu s’enthousiasmer pour ses hautes barres de 150 mètres de long sur 10 de large aux façades totalement planes, même si les premiers sommets du Vercors, en arrière-plan, agrémentent l’ensemble. Le quartier, chantier permanent, s’oriente vers quelque chose de plus aéré, de moins haut.

      Pendant que les arbres attendent le printemps, la vaste esplanade centrale jonchée de détritus attend les éboueurs et les dealers attendent les clients. « Je n’ai jamais vu une ville de cette taille aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue », avait dit de Grenoble le précédent procureur, Jean-Yves Coquillat. « Ce quartier est sans doute l’endroit où il s’était le plus structuré, mais ça a bougé », assure Eric Piolle, lointain successeur à la mairie de Paul Mistral (1919-1932), qui a donné son nom au quartier.

      Appels à la haine

      L’actuel édile écologiste ne nie pas les difficultés mais loue le travail de « couture urbaine » en cours, symbolisé entre autres par Le Plateau, centre socioculturel de grande qualité. Son directeur, Hassen Bouzeghoub, attaché à ce quartier qui l’a vu naître il y a cinquante-trois ans, n’en cache pas les défauts : « C’est une enclave urbaine, un quartier “du bout”, qui vient s’écraser contre un mur d’autoroute. Il concentre tous les problèmes – paupérisation, absence de mixité, échec scolaire, délinquance, chômage. Il y a un nouveau projet urbain depuis une dizaine d’années, mais on paie aujourd’hui vingt ans d’errance entre 1980 et 2000, qui ont abouti à un entre-soi, et généré des fonctionnements sociaux particuliers. La fracture sociale est intense. »

      Plus encore lorsqu’un drame survient, parce qu’alors, « tout ressort de façon épidermique, analyse Eric Piolle. Certains se sentent désaffiliés, et cette désaffiliation peut se transformer en colère ». Les appels à la haine ont fleuri sur les réseaux sociaux depuis samedi. « Nous devons nous garder de nous laisser entraîner dans cette boue, dont nous sortirions tous salis », a dénoncé le maire mardi, à la veille de l’enterrement des deux garçons – en périphérie de Grenoble pour l’un, en Turquie pour l’autre. Avant et après la marche, les appels à cesser les violences se sont multipliés. « Ça ne sert à rien, ça ne fera pas revenir Adam », avait dit sa mère, Jamila, au Dauphiné libéré le matin. Appel à moitié entendu : la nuit de mercredi à jeudi a encore vu quelques voitures brûler et des cocktails Molotov tomber des fenêtres.

      #Bac


  • Comment les violences policières ont (difficilement) percé le mur médiatique - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Comment-les-violences-policieres-ont

    Nous évoquions fin décembre, plus d’un mois après le début de la mobilisation des gilets jaunes, le « voile médiatique » sur les violences policières – pourtant largement documentées par ailleurs. À partir de la mi-janvier, on assiste cependant à un revirement subit : en quelques jours, cette question s’impose dans les grands médias, à travers des interviews, des débats, ou des émissions spéciales. Un réveil tardif qui révèle, par contraste, le désintérêt dont ces violences avaient fait l’objet dans les premières semaines du mouvement. Et qui pose question : comment et pourquoi les violences policières sont-elles (difficilement) passées de l’ombre à la lumière médiatique ?

    cet article est le premier d’une série consacrée au traitement médiatique des violences policières.

    #maintien_de_l'ordre #medias