• mai 2018, Infokiosque sur la #ZaD #NDDL : « Premiers secours émotionnels dans nos luttes »
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/49528343537

    Flickr

    « Premiers secours émotionnels dans nos luttes »
    –> texte complet : https://nantes.indymedia.org/articles/41154
    [archive : http://archive.is/G0Tkc ]

    Lire aussi les témoignages ultérieurs sur les traumatismes post-manif :

    « Des blessures qu’on ne saurait nommer »
    https://paris-luttes.info/des-blessures-qu-on-ne-saurait-13461
    [archive : http://archive.is/9jgan ]

    « Blessures invisibles, les impensées de la répression »
    https://www.lemediatv.fr/articles/enquetes/blessures-invisibles-les-impensees-de-la-repression-1d50ABMoRdSbuJTotFd9Pw
    [archive : http://archive.is/4eqUx ]

    ValK. a posté une photo : « > » />

    Zone a Defendre de Notre-Dame-des-Landes, le 28 mai 2018.
    + plus d’infos : https://zad.nadir.org
    + plus de photos : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/72157632092797423
    .
    #Photo : ValK.
    En voir +> https://frama.link/valk
    Soutenir +> https://liberapay.com/ValK

    #traumatismes #soins #syndromes_post-traumatiques #violences_policieres #maintien_de_l'ordre

  • [Bruxelles nous appartient] La Base, émission n°69
    http://www.radiopanik.org/emissions/bruxelles-nous-appartient/la-base-emission-n69

    émission en direct de l’Athénée #Andrée_Thomas avec les élèves de 5èmes secondaire qui particpent à l’atelier radio #Bruxitizen.

    #Bruxelles #jeunes #BNA-BBOT #violences_policières #Forest #voile #angence_alter #Bruxelles,jeunes,BNA-BBOT,violences_policières,Bruxitizen,Forest,Andrée_Thomas,voile,angence_alter
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/bruxelles-nous-appartient/la-base-emission-n69_08158__1.mp3

  • Zineb Redouane : une femme à sa fenêtre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/zineb-redouane-une-femme-a-sa-fenetre-0

    Le 1er décembre 2018, des rassemblements ont lieu à Marseille pour réclamer des logements dignes. Un tir de grenade lacrymogène lancé en pleine manifestation touche Zineb Redouane, qui fermait la fenêtre de son appartement au quatrième étage de son immeuble. L’octogénaire décède le lendemain.

    #violences_policières #mensonges #impunité

  • Une vidéo montre un #policier mettre un coup de casque de moto lors d’une interpellation | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1580812202-homme-victime-coup-casque-moto-par-police-violences-policier
    #93
    #violences

    Quelques secondes plus tard, un des pandores lui met un violent coup de tête avec son casque. Pourtant, le 7 janvier dernier, au tribunal de Nanterre, c’est bien Kerim qui « Ce n’est pas nouveau les #violences_policières. Si on n’a pas la vidéo, on en conclut que le casque se referme et c’est vraiment pas de chance, car les policiers le disent. »est jugé pour « outrage à agents », « rébellion » et « menace de commettre un crime ». StreetPress rembobine l’histoire.

    Il raconte qu’un des trois motards aurait demandé à leurs collègues du #92 « s’il y avait des caméras ». Suite à la réponse négative, l’un d’eux aurait frappé le jeune homme avec « une série de coups de poings au visage pendant 60 secondes ». Un autre l’aurait ensuite fait tomber au sol et il aurait reçu « des coups de poings et de pieds au visage et au corps, partout sans raison » :

    . « J’ai fait une demande de renvoi à chaque reprise car l’enquête de l’IGPN n’a toujours pas été versée au dossier et j’aimerais bien savoir ce qu’il s’est passé selon eux »

    « Ce n’est pas nouveau les violences policières. Si on n’a pas la vidéo, on en conclut que le casque se referme et c’est vraiment pas de chance, car les policiers le disent. »

  • Manif des ’gilets jaunes’ : « Moi, dircab du Préfet, de leur point de vue, j’ai basculé dans le camp de l’ennemi »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/manifs-changer-de-camp

    Laurent est passé dans « l’autre camp ». Il était directeur de cabinet du Préfet en charge du maintien de l’ordre. Il dit aujourd’hui manifester avec les ’gilets jaunes’ au « nom des mêmes valeurs qui lui ont fait servir l’Etat ». Laurent et Philippe racontent leurs choix et leur changement de camp.

    Beau #témoignage #violences_policières #Gilets_jaunes

  • Recensement de personnes tuées par la police ou à cause de son action : 2005-2015

    VICTIMES DE LA POLICE ( connus ) DEPUIS 2005 ( en France ) :

    2005 : 6 morts, 3 blessés grave ( connus ) :

    Janvier : Abou Bakari Tandia meurt des suites de sa garde-à-vue au commissariat de Courbevoie (92).

    7 Mars : Balé Traoré grièvement blessé à bout pourtant par un policier dans le quartier de la Goutte d’Or ( paris 18) alors qu’il n’avait lui même pas d’arme.

    Avril : Un jeune de 17 ans, tué lors d’une poursuite par des policiers à Aubervilliers (93)

    Octobre : Samir Abbache 26 ans, tué à la prison de Mulhouse (68)

    Octobre : Zied 17 ans et Bouna 15 ans, poursuivis par la police et morts électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois (93).

    Novembre : Eric Blaise retrouvé mort dans des circonstances suspectes au mitard à Fleury-Mérogis (91)

    Juillet 2005 : Aux Mureaux ( 78) un adolescent de 14 ans touché par un tir de flash ball perd un œil.

    2006 : 10 morts, 7 blessés :

    Janvier : Eric Mourier 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph (69).

    Mars 2006 : 2 frères insultés et battus par des policiers chez eux devant leur mère à Cergy (95).

    Mai : Fethi Traoré 31 ans, poursuivit par la police il se noie dans la Marne (94).

    29 Mai : Komotine mère de famille, insultée gazée menottée et traînée par 4 policiers devant ses enfants et ses voisins à Montfermeil ( 93).

    Juin : Vilhelm Covaci 20 ans, noyé dans le canal de Saint Denis (93) lors d’une poursuite

    Daniel Moldovan a également sauté dans l’eau avant d’être interpellé et tabassé jusqu’à en perdre connaissance.

    Deux réfugiés poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais (32). [juin 06]

    Octobre : Clichy-sous-Bois un jeune de 16 ans touché au flash ball perd un œil.

    Novembre : Taoufik El-Amri noyé par hydrocution dans un canal de Nantes (44) après un contrôle de police.

    Décembre :Guillaume Perrot retrouvé noyé à Corbeil-Essonnes après avoir été laissé seul sur la berge de la Seine par des policiers.

    Août : Albertine Sow enceinte au moment des faits a été frappée au ventre et gazée par des policiers alors qu’elle était témoin de violences policières à paris.

    2007 : 19 morts, 2 blessés :

    Janvier : Jonathan 24 ans mort en tombant d’un toit en voulant échapper à la police à Montpellier (34).

    Fevrier : Raouf et Tina 15 et 17 ans, morts lors d’une poursuite par des policiers à Saint-Fons, près de Lyon (69). [fév 07] 1 rescapé de 16 ans, Myriam Bahmed 17 ans tombe dans le coma.

    Louis Mendy 34 ans père de famille, tué d’une balle dans la tête par un policier à Toulon (83).

    Pierre visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne. Pierre a perdu l’œil droit le 27 novembre 2007 à Nantes.

    Mai : 1 jeune de 17 ans blessé par balle par un policier à Grigny (91)

    Juin : Un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux (33).

    Lamine Dieng 25 ans, meurt dans un fourgon de police à Paris (75).

    Nelson 14 ans mort après avoir été fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille (13). [juin 07]

    Elmi Mohammed 23 ans, mort noyé dans la Saône après avoir été poursuivi par la police (69). [juin 07]

    Juillet : 1 homme de 40 ans, tué par balle par des policiers du Service régional des transports de la gare du Nord à Paris. [27 juillet 2007]

    Ait Brahim Moulay Mohamed 27 ans, mort par pendaison dans les douches du centre de rétention administrative de Bordeaux (33).

    Un homme de 37 ans, mort lors de sa garde-à-vue à Rouen (76).

    Septembre : Un homme de 48 ans, mort dans une cellule de dégrisement au commissariat de Dieppe (76).

    Une femme de 51 ans Chulan Liu « sans papiers » morte après un saut par la fenêtre à l’arrivée de la police, Paris (75) ( 25 septembre 07)

    Joseph RANDOLPH 42 ans, mort suite à son interpellation.

    (Paris, 8 septembre )

    Novembre : Larami et Mushin morts suite à une collision avec une voiture de police à Villiers-le-Bel (95).

    2008 : 11 morts et au moins 7 bléssés ( connus)

    Janvier : Lu Semedo Da Veiga 28 ans, mort à la prison de Fresnes (94) suite à un refus de soins.

    Reda Semmoudi defenestré par la police lors d’une perquisition à Noisy-le-Sec (93).

    Avril : Baba Traoré 29 ans mort noyé dans la Marne (94) suite à une poursuite par la police.

    Mai : Abdelakim Ajimi mort étouffé par plusieurs policiers à Grasse (06).

    Joseph Guerdner 27 ans tué de 7 balles dans le dos en fuyant menotté dans le Var (83).

    Lamba Soukouna 28 ans frappé à coup de crosse et de flash ball à la tête par un brigadier en présence de 3 autres « collègues » à Villepinte. [8 mai 2008] Lamba souffre de la drépanocytose, il a porté plainte.

    Juin : Mohamed 39 ans père de famille tué par balles à Corbeil-Essonnes (91). [19 juin08]

    Salem Essouli, mort par manque de soins au centre de rétention administrative de Vincennes (75).

    Août : Fakraddine Zarai Zarai 30 ans, mort par pendaison au radiateur de sa cellule dans la prison de Saint Quentin Fallavier à Lyon (69). [8 août 2008] A 2 semaines de sa libération.

    Septembre :Ilies 16 ans mort lors d’une poursuite par des policiers de la BAC de Romans sur Isére (Drôme). [29 septembre 2008]

    Octobre : Elvis Akpa mort suite à une chute du septième étage en tentant d’échapper à la police à Paris. [1er Octobre 2008]

    1 homme de 22 ans et 1 adolescent de 14 ans matraqué et blessé par un projectile de Taser par deux policiers pendant un contrôle d’identité à Montfermeil (93).[8 octobre 2008] Les deux frères bénéficieront de six jours d’ITT.

    Abdoulaye Fofana 20 ans tabassé dans le hall de son immeuble par 2 policiers à coups de matraque, tonfa et crosse de flash-ball, à Montfermeil(93). [14 octobre 2008]

    Novembre : Naguib Toubache 20 ans tué par la balle d’un gendarme à Montataire dans l’Oise (60). [28 nov 08]

    2009 : 6 morts, et au moins 5 bléssés graves (connus) :

    Septembre 2009 : Hakim Djellassi, âgé de 31 ans, est mort deux jours après son interpellation par la police à Lille à son hôtel.

    Mars : 1 homme de 29 ans tué par un policier au péage de Courtevroult lors d’une course poursuite à Bussy Saint-Georges (Seine-et-Marne).

    [7 mars 2009]

    Mai :Oussama Mouhtarim 21 ans plongé dans le coma après une interpellation en gare de Massy (92). [28 mai 09]

    Juin :ALI ZIRI 69 ans mort à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil (92).[9 juin 2009]

    Arezki K. 61 ans battu par des policiers à Argenteuil (92). [9 juin 2009]

    Un étudiant de 25 ans à été touché par un tir de flash ball et a perdu son œil. (Toulouse, en mars )

    Un jeune à Neuilly-sur-Marne, en mai perd également son œil à la suite d’un tir de flash ball.

    Juillet : Joachim Gatti touché au visage par un tir de flash ball, il perd un œil.( Juillet 2009 à Montreuil )

    Mohammed Bemouna selon la justice mort par pendaison en garde à vue malgré qu’il n’y ai aucune traces de pendaisons sur le corps du jeune homme à Firminy dans la Loire (08/07/2009).

    Août : Yakou SANOGO 18 ans mort lors d’une course poursuite par la police à Bagnolet (93). [9 août 09]

    Mohamed Boukourou 41 ans mort dans un fourgon de police où il avait été conduit de force, à Valentigney (25). [12 nov. 2009]

    2010 : 9 morts et au moins 4 blessés ( connus) :

    Septembre : Lassana DIARRA mort en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne. [2010]

    Avril : Philippe C. 35 ans dans le coma suite à une altercation avec un policier dans le commissariat du 18e arrondissement de Paris. [13 avril 2010]

    Mickaël Verrelle 29 ans Battu à Chambéry par un policier.

    Dans le coma.[23/24 avril 2010]

    Juillet : Karim BOUDOUDA 27 ans tué d’une balle dans la tête par la police à Grenoble. [16/07/2010]

    Luigi Duquenet 22 ans, tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi au cours d’une course-poursuite après avoir forcé un contrôle. En loir et cher. [16-17/07/2010]

    Le 8 Août 2010, a Mantes la jolie ( 78) un jeune de 17 ans se noie en tentant d’échapper à la police.

    Septembre : Anis Feninekh 28 ans tabassé par un policier à Juvisy.

    Octobre : un lycéen de Montreuil est touché par un tir de flash ball au visage, il perd un œil.

    Louis Klinger meurt lors de son interpellation par la police à Dijon.

    Novembre : Mamadou Marega meurt après s’être fait tapé et tazé par la police dans un immeuble à Colombes (92).

    Décembre : Mostefa Ziani résident d’un foyer de Marseille, est décédé lundi matin après avoir été victime d’un arrêt cardiaque dû a un tir de flash-ball d’un policier. (14 Décembre )

    2011 : Au moins 10 morts ( connus ) :

    Le 1er Janvier Steve 25 ans est tué par balle par la police en seine et marne.

    Le 23 Février à Lyon un jeune homme de 20 ans est abattu de 2 balles tirées par la police.

    13 avril 2011 : un homme de 43 ans, connu comme schizophrène, meurt à Angers après son interpellation Le parquet saisit l’IGPN.

    Le 5 juin Une fillette de neuf ans se trouve toujours dans le coma après avoir été grièvement blessée à la tête, lors d’affrontements dans le quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, dans l’Essonne.

    Les circonstances du drame restent pour l’heure contradictoires. Le père de la victime accusait dès lundi la police d’avoir blessé sa fille avec un flash ball.

    Le 25 juin un jeune homme de 25 ans souffrant apparemment de graves troubles psychiatriques, a été tué dans un échange de tirs avec des policiers près de Montfermeil (Seine-Saint-Denis)

    Juillet 2011 : un jeune de Nanterre Mohamed est décédé après une chute de son deux roues alors que les policiers lui auraient tirés dessus au flash-bal. Cette chute a entraîné sa mort.

    Le 29 Août, Un jeune homme est décédé à Neuilly-sur-Seine (92) après une course poursuite en scooter avec la police.

    20 sept 2011 : une personne autiste de 48 ans interpellé en pleine crise à Marseille meurt d’un arrêt cardio-vasculaire. Le parquet saisit l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et ouvre une enquête pour homicide involontaire.

    5 novembre : Paris st Lazare : Un homme meurt d’un infarctus suite à son interpellation violente.

    Le 27 Décembre à Clermont-Ferrand un jeune se tue en voiture parce qu’il est poursuivis par la police.

    2012 : Déjà 14 morts ( connus) et ( au moins ) 4 blessés grave (connus) :

    11 janvier 2012 : Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) :

    Abdel 25 ans meurt « d’une crise cardiaque » lors d’un contrôle.

    10 janvier 2012 : Clermont Ferrand : Wissam El-Yamni 30 ans, battu par la police, il tombe dans le coma et succombera de ses blessures 10 jours plus tard. La famille attend toujours une contre-expertise d’autopsie. Le corps n’a donc toujours pas pu être inhumé.

    11 Mars 2012 : Ivry : Ahamadou Maréga, 17 ans mort à la suite d’une poursuite par la police.

    27 Mars 2012 : Lyon : un homme, âgé de 39 ans, est mort des suites de ses blessures, il serait « tombé » d’une voiture de police.

    21 Avril 2012 : Noisy-le-sec ( 93) : Amine Bentounsi est tué par un policier de plusieurs balles dans le dos.

    14 Mai Nantes : un garçon de 13 ans se noit afin d’échapper à la police.

    22 Mai : Massy Palaiseau : 2 jeunes en scooter sont

    percutés par la police, l’un est grièvement blessé, l’autre meurt.

    17 Mai : Cayenne : Un jeune de 17 ans meurt au commissariat.

    Dans la nuit du 5 au 6 Juin : Melun : Youssef Mahdi 24 ans

    est mort des suites de sa noyade dans la seine, alors qu’il

    voulait échapper à un contrôle de police.

    9 Juin : Villiers-le-Bel : 2 jeunes sont blessés dont l’un

    grièvement : Rodrigue 20 ans actuellement dans le coma. Ils ont été percutés par une voiture de la BAC, 5 ans après la mort de Lakhamy et Moushin percuté dans le même quartier par la police.

    12 Juin : Une femme de 62 ans meurt lors d’une perquisition de police à Bondy ( cité martin luther king) Elle aurait fait un malaise cardiaque.

    23 Juin : Un fillette de 18 mois et son père blessé par des policiers à La Verrière (Yvelines)

    26 Juin : Nabil, un jeune villefranchois de 26 ans a été tué, à Millau, par la balle d’un fonctionnaire de police appartenant à la BAC.

    18 Juillet : Un homme s’est noyé dans la Marne au Perreux-sur-Marne dans la nuit de mardi à mercredi alors qu’il tentait d’échapper à la police avec deux autres personnes soupçonnées d’avoir commis un vol.Le noyé est un homme de 35 ans « aux nombreux antécédents judiciaires », domicilié à Gentilly, également dans le Val-de-Marne, a précisé la même source. Auditionnée, sa mère « ne dépose pas plainte », a-t-elle ajouté.

    9 Juillet : Norredine 28 ans, originaire du Soudan, est mort dans le centre ville

    de Calais. Son corps a été sorti du canal à proximité de la

    sous-préfecture. Comme souvent, la police a refusé catégoriquement à la

    famille et aux proches l’accès au corps, et de rechercher les causes de la

    mort.

    2013 :

    13 Février : Marseille : Yassin Aïbeche Souilah 19 ans a été touché de plusieurs balles d’un policier ( qui n’était pas en service et qui aurait été « ivre ».)

    Yacine est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. Le policier serait en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

    28 Mars : Montigny-en-Gohelle ( 62) : Lahoucine Ait Omghar 26 ans tué par un policier de plusieurs balles dans la poitrine.

    Une instruction a été ouverte. La famille a porté plainte.

    Novembre : Orléans : Loic Louise 21 ans est mort après avoir reçu une décharge de taser.

    Ouverte par le parquet d’Orléans, l’enquête est désormais terminée. Selon l’avocat de la famille Louise la mort du jeune homme résulte d’une utilisation prolongée du Taser. Le procureur souhaite rencontrer la famille pour donner les conclusions.

    2014 :

    20 decembre : Bertrand Nzohabonayo-tué par des policiers à Joué les tours

    1er Avril : Marseille : Morad , 16 ans defenestré par la police à Marseille

    29 juillet : Montgeron( 91 ) : Dorel Iosif Floare a été tué par un policier d’une balle dans le thorax.

    21 août : Abdelhak Gorafia, 51 ans est mort dans des conditions troubles lors de son transfert par la police française vers l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en exécution d’un arrêté ministériel d’expulsion.

    « Il n’est pas mort naturellement mais s’est étouffé devant les policiers ou sous l’effet de leurs contraintes. Ce qui suppose des convulsions et une mort atroce. Comment peut-on ne pas porter secours à quelqu’un qui s’asphyxie ? »

    26 Août : Colmar : Houcine Bouras 23 ans, a été tué par un gendarme alors qu’il était menotté et dans un véhicule de police.

    « Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice.

    5 Septembre : Paris : un homme de 34 ans est mort après que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique. ( pas de nom connu )

    17 Octobre : Toulouse : Timothée Lake 20 ans est abattu d’une balle dans le cœur par un policier de la BAC.

    La police plaide la légitime défense (…) mais l’enquête est loin d’être terminée.

    2 novembre : Tarn ( ZAD du testet ) : Rémy Fraisse, 21 ans mort après avoir reçu une grenade de la gendarmerie.

    16 janvier 2014, Abdoulaye Camara, 30 ans, mourrait dans le quartier de la Mare Rouge touché par plusieurs balles de deux policiers havrais.

    2015 :

    15 Février : Un jeune garçon de 14 ans, qui se trouvait au volant d’une voiture, s’est tué dimanche matin à Romans-sur-Isère (Drôme) en tentant d’échapper à un contrôle de police.

    CETTE « LISTE » n’est PAS « EXHAUSTIVE »

    Ce recensement est fait à partir de ce qui est diffusé dans la presse. Certaines histoires ont été confirmées par des familles de victimes,

    mais si aucuns témoins et proches/familles ne se manifestent ; les mémoires des victimes sont bafouées.

    Presque a chaque meurtre commis par la police, la victime est accablée, la plupart des enquêtes sont bâclées et amènent trop souvent à des conclusions de « légitime défense » pour les fonctionnaires …

    Nous nous devons de rétablir la vérité.

    La peine de mort a été abolie mais certaines vies reste à la merci de mercenaires de l’état.

    PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX !

    N’hésitez pas à nous contacter pour nous signaler un oubli, une erreur (toutes nos excuses si c’est le cas) et/ou pour faire un témoignage.

    Contact mail : lalibrelucha@gmail.com

    VICTIMES DE LA POLICE ( connus ) DEPUIS 2005 ( en France ) :

    2005 : 6 morts, 3 blessés grave ( connus ) :

    Janvier : Abou Bakari Tandia meurt des suites de sa garde-à-vue au commissariat de Courbevoie (92).

    7 Mars : Balé Traoré grièvement blessé à bout pourtant par un policier dans le quartier de la Goutte d’Or ( paris 18) alors qu’il n’avait lui même pas d’arme.

    Avril : Un jeune de 17 ans, tué lors d’une poursuite par des policiers à Aubervilliers (93)

    Octobre : Samir Abbache 26 ans, tué à la prison de Mulhouse (68)

    Octobre : Zied 17 ans et Bouna 15 ans, poursuivis par la police et morts électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois (93).

    Novembre : Eric Blaise retrouvé mort dans des circonstances suspectes au mitard à Fleury-Mérogis (91)

    Juillet 2005 : Aux Mureaux ( 78) un adolescent de 14 ans touché par un tir de flash ball perd un œil.

    2006 : 10 morts, 7 blessés :

    Janvier : Eric Mourier 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph (69).

    Mars 2006 : 2 frères insultés et battus par des policiers chez eux devant leur mère à Cergy (95).

    Mai : Fethi Traoré 31 ans, poursuivit par la police il se noie dans la Marne (94).

    29 Mai : Komotine mère de famille, insultée gazée menottée et traînée par 4 policiers devant ses enfants et ses voisins à Montfermeil ( 93).

    Juin : Vilhelm Covaci 20 ans, noyé dans le canal de Saint Denis (93) lors d’une poursuite

    Daniel Moldovan a également sauté dans l’eau avant d’être interpellé et tabassé jusqu’à en perdre connaissance.

    Deux réfugiés poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais (32). [juin 06]

    Octobre : Clichy-sous-Bois un jeune de 16 ans touché au flash ball perd un œil.

    Novembre : Taoufik El-Amri noyé par hydrocution dans un canal de Nantes (44) après un contrôle de police.

    Décembre :Guillaume Perrot retrouvé noyé à Corbeil-Essonnes après avoir été laissé seul sur la berge de la Seine par des policiers.

    Août : Albertine Sow enceinte au moment des faits a été frappée au ventre et gazée par des policiers alors qu’elle était témoin de violences policières à paris.

    2007 : 19 morts, 2 blessés :

    Janvier : Jonathan 24 ans mort en tombant d’un toit en voulant échapper à la police à Montpellier (34).

    Fevrier : Raouf et Tina 15 et 17 ans, morts lors d’une poursuite par des policiers à Saint-Fons, près de Lyon (69). [fév 07] 1 rescapé de 16 ans, Myriam Bahmed 17 ans tombe dans le coma.

    Louis Mendy 34 ans père de famille, tué d’une balle dans la tête par un policier à Toulon (83).

    Pierre visé à la tête et frappé par un flash-ball dans une manifestation lycéenne. Pierre a perdu l’œil droit le 27 novembre 2007 à Nantes.

    Mai : 1 jeune de 17 ans blessé par balle par un policier à Grigny (91)

    Juin : Un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux (33).

    Lamine Dieng 25 ans, meurt dans un fourgon de police à Paris (75).

    Nelson 14 ans mort après avoir été fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille (13). [juin 07]

    Elmi Mohammed 23 ans, mort noyé dans la Saône après avoir été poursuivi par la police (69). [juin 07]

    Juillet : 1 homme de 40 ans, tué par balle par des policiers du Service régional des transports de la gare du Nord à Paris. [27 juillet 2007]

    Ait Brahim Moulay Mohamed 27 ans, mort par pendaison dans les douches du centre de rétention administrative de Bordeaux (33).

    Un homme de 37 ans, mort lors de sa garde-à-vue à Rouen (76).

    Septembre : Un homme de 48 ans, mort dans une cellule de dégrisement au commissariat de Dieppe (76).

    Une femme de 51 ans Chulan Liu « sans papiers » morte après un saut par la fenêtre à l’arrivée de la police, Paris (75) ( 25 septembre 07)

    Joseph RANDOLPH 42 ans, mort suite à son interpellation.

    (Paris, 8 septembre )

    Novembre : Larami et Mushin morts suite à une collision avec une voiture de police à Villiers-le-Bel (95).

    2008 : 11 morts et au moins 7 bléssés ( connus)

    Janvier : Lu Semedo Da Veiga 28 ans, mort à la prison de Fresnes (94) suite à un refus de soins.

    Reda Semmoudi defenestré par la police lors d’une perquisition à Noisy-le-Sec (93).

    Avril : Baba Traoré 29 ans mort noyé dans la Marne (94) suite à une poursuite par la police.

    Mai : Abdelakim Ajimi mort étouffé par plusieurs policiers à Grasse (06).

    Joseph Guerdner 27 ans tué de 7 balles dans le dos en fuyant menotté dans le Var (83).

    Lamba Soukouna 28 ans frappé à coup de crosse et de flash ball à la tête par un brigadier en présence de 3 autres « collègues » à Villepinte. [8 mai 2008] Lamba souffre de la drépanocytose, il a porté plainte.

    Juin : Mohamed 39 ans père de famille tué par balles à Corbeil-Essonnes (91). [19 juin08]

    Salem Essouli, mort par manque de soins au centre de rétention administrative de Vincennes (75).

    Août : Fakraddine Zarai Zarai 30 ans, mort par pendaison au radiateur de sa cellule dans la prison de Saint Quentin Fallavier à Lyon (69). [8 août 2008] A 2 semaines de sa libération.

    Septembre :Ilies 16 ans mort lors d’une poursuite par des policiers de la BAC de Romans sur Isére (Drôme). [29 septembre 2008]

    Octobre : Elvis Akpa mort suite à une chute du septième étage en tentant d’échapper à la police à Paris. [1er Octobre 2008]

    1 homme de 22 ans et 1 adolescent de 14 ans matraqué et blessé par un projectile de Taser par deux policiers pendant un contrôle d’identité à Montfermeil (93).[8 octobre 2008] Les deux frères bénéficieront de six jours d’ITT.

    Abdoulaye Fofana 20 ans tabassé dans le hall de son immeuble par 2 policiers à coups de matraque, tonfa et crosse de flash-ball, à Montfermeil(93). [14 octobre 2008]

    Novembre : Naguib Toubache 20 ans tué par la balle d’un gendarme à Montataire dans l’Oise (60). [28 nov 08]

    2009 : 6 morts, et au moins 5 bléssés graves (connus) :

    Septembre 2009 : Hakim Djellassi, âgé de 31 ans, est mort deux jours après son interpellation par la police à Lille à son hôtel.

    Mars : 1 homme de 29 ans tué par un policier au péage de Courtevroult lors d’une course poursuite à Bussy Saint-Georges (Seine-et-Marne).

    [7 mars 2009]

    Mai :Oussama Mouhtarim 21 ans plongé dans le coma après une interpellation en gare de Massy (92). [28 mai 09]

    Juin :ALI ZIRI 69 ans mort à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil (92).[9 juin 2009]

    Arezki K. 61 ans battu par des policiers à Argenteuil (92). [9 juin 2009]

    Un étudiant de 25 ans à été touché par un tir de flash ball et a perdu son œil. (Toulouse, en mars )

    Un jeune à Neuilly-sur-Marne, en mai perd également son œil à la suite d’un tir de flash ball.

    Juillet : Joachim Gatti touché au visage par un tir de flash ball, il perd un œil.( Juillet 2009 à Montreuil )

    Mohammed Bemouna selon la justice mort par pendaison en garde à vue malgré qu’il n’y ai aucune traces de pendaisons sur le corps du jeune homme à Firminy dans la Loire (08/07/2009).

    Août : Yakou SANOGO 18 ans mort lors d’une course poursuite par la police à Bagnolet (93). [9 août 09]

    Mohamed Boukourou 41 ans mort dans un fourgon de police où il avait été conduit de force, à Valentigney (25). [12 nov. 2009]

    2010 : 9 morts et au moins 4 blessés ( connus) :

    Septembre : Lassana DIARRA mort en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne. [2010]

    Avril : Philippe C. 35 ans dans le coma suite à une altercation avec un policier dans le commissariat du 18e arrondissement de Paris. [13 avril 2010]

    Mickaël Verrelle 29 ans Battu à Chambéry par un policier.

    Dans le coma.[23/24 avril 2010]

    Juillet : Karim BOUDOUDA 27 ans tué d’une balle dans la tête par la police à Grenoble. [16/07/2010]

    Luigi Duquenet 22 ans, tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi au cours d’une course-poursuite après avoir forcé un contrôle. En loir et cher. [16-17/07/2010]

    Le 8 Août 2010, a Mantes la jolie ( 78) un jeune de 17 ans se noie en tentant d’échapper à la police.

    Septembre : Anis Feninekh 28 ans tabassé par un policier à Juvisy.

    Octobre : un lycéen de Montreuil est touché par un tir de flash ball au visage, il perd un œil.

    Louis Klinger meurt lors de son interpellation par la police à Dijon.

    Novembre : Mamadou Marega meurt après s’être fait tapé et tazé par la police dans un immeuble à Colombes (92).

    Décembre : Mostefa Ziani résident d’un foyer de Marseille, est décédé lundi matin après avoir été victime d’un arrêt cardiaque dû a un tir de flash-ball d’un policier. (14 Décembre )

    2011 : Au moins 10 morts ( connus ) :

    Le 1er Janvier Steve 25 ans est tué par balle par la police en seine et marne.

    Le 23 Février à Lyon un jeune homme de 20 ans est abattu de 2 balles tirées par la police.

    13 avril 2011 : un homme de 43 ans, connu comme schizophrène, meurt à Angers après son interpellation Le parquet saisit l’IGPN.

    Le 5 juin Une fillette de neuf ans se trouve toujours dans le coma après avoir été grièvement blessée à la tête, lors d’affrontements dans le quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, dans l’Essonne.

    Les circonstances du drame restent pour l’heure contradictoires. Le père de la victime accusait dès lundi la police d’avoir blessé sa fille avec un flash ball.

    Le 25 juin un jeune homme de 25 ans souffrant apparemment de graves troubles psychiatriques, a été tué dans un échange de tirs avec des policiers près de Montfermeil (Seine-Saint-Denis)

    Juillet 2011 : un jeune de Nanterre Mohamed est décédé après une chute de son deux roues alors que les policiers lui auraient tirés dessus au flash-bal. Cette chute a entraîné sa mort.

    Le 29 Août, Un jeune homme est décédé à Neuilly-sur-Seine (92) après une course poursuite en scooter avec la police.

    20 sept 2011 : une personne autiste de 48 ans interpellé en pleine crise à Marseille meurt d’un arrêt cardio-vasculaire. Le parquet saisit l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et ouvre une enquête pour homicide involontaire.

    5 novembre : Paris st Lazare : Un homme meurt d’un infarctus suite à son interpellation violente.

    Le 27 Décembre à Clermont-Ferrand un jeune se tue en voiture parce qu’il est poursuivis par la police.

    2012 : Déjà 14 morts ( connus) et ( au moins ) 4 blessés grave (connus) :

    11 janvier 2012 : Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) :

    Abdel 25 ans meurt « d’une crise cardiaque » lors d’un contrôle.

    10 janvier 2012 : Clermont Ferrand : Wissam El-Yamni 30 ans, battu par la police, il tombe dans le coma et succombera de ses blessures 10 jours plus tard. La famille attend toujours une contre-expertise d’autopsie. Le corps n’a donc toujours pas pu être inhumé.

    11 Mars 2012 : Ivry : Ahamadou Maréga, 17 ans mort à la suite d’une poursuite par la police.

    27 Mars 2012 : Lyon : un homme, âgé de 39 ans, est mort des suites de ses blessures, il serait « tombé » d’une voiture de police.

    21 Avril 2012 : Noisy-le-sec ( 93) : Amine Bentounsi est tué par un policier de plusieurs balles dans le dos.

    14 Mai Nantes : un garçon de 13 ans se noit afin d’échapper à la police.

    22 Mai : Massy Palaiseau : 2 jeunes en scooter sont

    percutés par la police, l’un est grièvement blessé, l’autre meurt.

    17 Mai : Cayenne : Un jeune de 17 ans meurt au commissariat.

    Dans la nuit du 5 au 6 Juin : Melun : Youssef Mahdi 24 ans

    est mort des suites de sa noyade dans la seine, alors qu’il

    voulait échapper à un contrôle de police.

    9 Juin : Villiers-le-Bel : 2 jeunes sont blessés dont l’un

    grièvement : Rodrigue 20 ans actuellement dans le coma. Ils ont été percutés par une voiture de la BAC, 5 ans après la mort de Lakhamy et Moushin percuté dans le même quartier par la police.

    12 Juin : Une femme de 62 ans meurt lors d’une perquisition de police à Bondy ( cité martin luther king) Elle aurait fait un malaise cardiaque.

    23 Juin : Un fillette de 18 mois et son père blessé par des policiers à La Verrière (Yvelines)

    26 Juin : Nabil, un jeune villefranchois de 26 ans a été tué, à Millau, par la balle d’un fonctionnaire de police appartenant à la BAC.

    18 Juillet : Un homme s’est noyé dans la Marne au Perreux-sur-Marne dans la nuit de mardi à mercredi alors qu’il tentait d’échapper à la police avec deux autres personnes soupçonnées d’avoir commis un vol.Le noyé est un homme de 35 ans « aux nombreux antécédents judiciaires », domicilié à Gentilly, également dans le Val-de-Marne, a précisé la même source. Auditionnée, sa mère « ne dépose pas plainte », a-t-elle ajouté.

    9 Juillet : Norredine 28 ans, originaire du Soudan, est mort dans le centre ville

    de Calais. Son corps a été sorti du canal à proximité de la

    sous-préfecture. Comme souvent, la police a refusé catégoriquement à la

    famille et aux proches l’accès au corps, et de rechercher les causes de la

    mort.

    2013 :

    13 Février : Marseille : Yassin Aïbeche Souilah 19 ans a été touché de plusieurs balles d’un policier ( qui n’était pas en service et qui aurait été « ivre ».)

    Yacine est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. Le policier serait en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

    28 Mars : Montigny-en-Gohelle ( 62) : Lahoucine Ait Omghar 26 ans tué par un policier de plusieurs balles dans la poitrine.

    Une instruction a été ouverte. La famille a porté plainte.

    Novembre : Orléans : Loic Louise 21 ans est mort après avoir reçu une décharge de taser.

    Ouverte par le parquet d’Orléans, l’enquête est désormais terminée. Selon l’avocat de la famille Louise la mort du jeune homme résulte d’une utilisation prolongée du Taser. Le procureur souhaite rencontrer la famille pour donner les conclusions.

    2014 :

    1er Avril : Marseille : Morad , 16 ans defenestré par la police à Marseille

    29 juillet : Montgeron( 91 ) : Dorel Iosif Floare a été tué par un policier d’une balle dans le thorax.

    21 août : Abdelhak Gorafia, 51 ans est mort dans des conditions troubles lors de son transfert par la police française vers l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en exécution d’un arrêté ministériel d’expulsion.

    « Il n’est pas mort naturellement mais s’est étouffé devant les policiers ou sous l’effet de leurs contraintes. Ce qui suppose des convulsions et une mort atroce. Comment peut-on ne pas porter secours à quelqu’un qui s’asphyxie ? »

    26 Août : Colmar : Houcine Bouras 23 ans, a été tué par un gendarme alors qu’il était menotté et dans un véhicule de police.

    « Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice.

    5 Septembre : Paris : un homme de 34 ans est mort après que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique. ( pas de nom connu )

    17 Octobre : Toulouse : Timothée Lake 20 ans est abattu d’une balle dans le cœur par un policier de la BAC.

    La police plaide la légitime défense (…) mais l’enquête est loin d’être terminée.

    2 novembre : Tarn ( ZAD du testet ) : Rémy Fraisse, 21 ans mort après avoir reçu une grenade de la gendarmerie.

    16 Décembre 2014 : ( le havre ) Abdoulaye Camara, 30 ans, meurt après avoir été touché par plusieurs balles de deux policiers havrais.

    20 decembre : Bertrand Nzohabonayo tué par plusieurs policiers à Joué les tours. Les circonstances de sa mort ne sont pas claire. Différentes versions s’oppose. La famille a porté plainte et lance un appel à témoins parce que « L’enquête menée par le parquet de Tours s’est cantonnée à prendre la version et les dépositions des policiers impliqués dans les évènements », a dénoncé l’avocat en appelant à la désignation rapide d’un juge d’instruction indépendant.

    ( *source : http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/01/07/joue-les-tours-la-famille-de-bertrand-nzohabonayo-lance-un-appel-a-temoi )

    A lire : http://larotative.info/mort-de-bilal-nzohabonayo-a-joue-749.html

    2015 :

    15 Février : Un jeune garçon de 14 ans, qui se trouvait au volant d’une voiture, s’est tué dimanche matin à Romans-sur-Isère (Drôme) en tentant d’échapper à un contrôle de police.

    6 Mars : Un homme d’une trentaine d’année, Amadou Koumé meurt dans des circonstances suspectes au commissariat du 10eme arr. de Paris : “ Amadou Koumé était un père de famille de 33 ans, Saint-Quentinois (Aisne), d’origine sénégalaise. Il est décédé dans la nuit du 5 au 6 mars, dans le commissariat du 10e arrondissement de Paris. Sa soeur explique qu’il s’était installé à Paris en janvier, pour trouver du travail en tant qu’intérimaire.

    Les circonstances du drame sont encore floues. Une source policière indique qu’Amadou Koumé était « assez agité » et « sous l’emprise de l’alcool » au moment de l’arrestation. Il se serait rebellé et, pour le menotter, la police aurait appliquer une technique de strangulation.”

    « On ne sait pas comment il est mort », s’indigne la grande sœur d’Amadou Koumé, jointe par Francetv info. Nos confrères ajoutent : « Lorsqu’ils se sont rendus à l’Institut médico-légal, plusieurs membres de la famille du jeune homme se sont aperçus qu’il présentait une plaie au visage. Les parents d’Amadou ont été reçus trois jours après le drame dans les locaux de l’IGPN. Ils ont chargé leur avocat de déposer une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et abstention de porter assistance à une personne en péril. »

    Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/2015/04/21/police-mort-du-saint-quentinois-amadou-koume-dans-un-co

    22 Avril : » Karim, 26 ans, a été fauché par un train, au Havre (Seine-Maritime), en début de soirée, mercredi 22 avril 2015, alors qu’il fuyait un contrôle d’identité. Karim ne voulait pas retourner en prison. Il a pris la fuite, suivi par les policiers. »

    ( source : http://www.normandie-actu.fr/mort-en-fuyant-la-police-au-havre-une-marche-blanche-pour-karim-26-an )

    28 Avril 2015 : Pierre Cayet, 54 ans meurt après avoir été violenté au commissariat de seine st denis ( 93).

    ( à lire : http://www.leparisien.fr/saint-denis-93200/saint-denis-enquete-apres-la-chute-mortelle-au-commissariat-28-04-2015-47 )

    - Medhi Bouhouta tué de 4 Balles dans la tête par un agent de la la bac à lyon le 3 septembre 2015 http://rebellyon.info/Mehdi-Bouhouta-28-ans-assassine-par-la

    Qui sera le prochain ?

    http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/123663553

    #liste #datasource #assassinats #violences_policières #décès #morts #statistiques #France #police #recensement

    –-> Ces listes ont déjà été signalées à plusieurs reprises sur seenthis, mais je voulais la remettre avec « mes tags » pour partage avec des étudiant·es.

  • Déclaration sur les violences policières illégitimes | Legifrance
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041515066&dateTexte=&categorieLie

    Assemblée plénière - 28 janvier 2020 Adoption 20 voix « pour », 14 voix « contre », 6 abstentions

    La multiplication des violences policières observées depuis plus d’un an non seulement porte atteinte à l’intégrité physique des personnes visées, mais aussi dégrade la crédibilité des forces de l’ordre soumises à un devoir d’exemplarité (4). Elle engendre également des craintes parmi les citoyens, parfois tentés de renoncer à prendre part aux manifestations. La CNCDH est très préoccupée par cet effet dissuasif des violences policières sur l’exercice de la liberté de manifester et s’inquiète des entraves pesant sur la liberté d’informer et le droit de témoigner.

    Commission nationale consultative des droits de l’homme - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Commission_nationale_consultative_des_droits_de_l%27homme

    The Commission nationale consultative des droits de l’homme (National Consultative Commission on Human Rights, CNCDH) is a French governmental organization created in 1947[1] by an arrêté from the Foreign Affairs Ministry to monitor the respect for human rights in the country. It may acts as counsellor for the government and propose laws, and then survey the application of governmental measures and laws voted in Parliament.

    The CNCDH is under the authority of the Prime minister, and presided over by a director, Christine Lazerges, who can be summoned by the office of the P.M., or who can take the initiative in consulting with them.

    #violences_policières #répression

  • (4) Violences conjugales par des policiers et gendarmes : « Il y a une sorte de sacralisation de la parole de ces hommes » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/01/31/violences-conjugales-par-des-policiers-et-gendarmes-il-y-a-une-sorte-de-s

    Silence, on cogne (1) est un cri d’alerte à deux voix. Celle d’Alizé Bernard, 32 ans, battue plusieurs années par son ex-conjoint gendarme. Et celle de Sophie Boutboul, journaliste ayant enquêté durant un an et demi pour recueillir la parole de magistrats, de forces de l’ordre et d’une vingtaine de victimes de violences conjugales d’un (ex-) compagnon policier ou gendarme. S’il n’existe pas de chiffres, la Fédération nationale solidarité femmes a recensé, en 2016, 115 appels au 3919 (numéro national d’écoute), de conjointes de policiers ou militaires violentées, sur les 1 210 fiches pour lesquelles la profession de l’auteur présumé était renseignée.

    Ce qui ressort ici, c’est la peur exacerbée par une emprise rendue particulièrement étouffante de par la fonction de l’auteur, la détention d’une arme de service et la nature des menaces, toujours très semblables : « c’est moi, la loi » ; « ta plainte, elle reviendra sur mon bureau », « je connais la procédure », « je peux te mettre sur écoute ». En gros : « J’ai le pouvoir. » Ces intimidations ne sont pas seulement verbales : cela peut être l’arme posée sur la table de nuit ou du salon. Je pense à un policier qui menaçait sa femme : « Une balle pour toi, une balle pour chaque enfant. »

    #violences_masculines #violences_policières

  • Le policier formateur, vecteur de contagion de la pensée discriminante FN/RN.

    Devoir intervenir pour débunker, tous les jours, inlassablement... Ici l’interview d’un policier, ancien formateur, membre du syndicat UNSA, interrogé sur de récentes "interventions" en maintien de "l’ordre".

    Ces modes d’interpellation sont-ils autorisés ? Trop violents ? J’ai montré des vidéos d’intervention des FDO à un ancien formateur de CRS. #giletsjaunes cc @unsapolice
    #VraiOuFake
    👀 https://twitter.com/JulienPain/status/1223963847071019008

    (en attendant le lien vers l’émission)

    Au début c’est calme. Une vidéo. Explications.
    Une autre. Justifications.
    Et puis “la formation, c’est important”.
    On pourrait presque dire oui (si on ne savait...)
    Dernière vidéo.
    Le sang. Le dégoût méprisant.
    Et toute une construction sadique qui se lâche et qui crache son mensonge sur les "sidaïques", sur nous tou-te-s in fine.
    Violent. Ça, ça l’est, oui.

    Puisqu’il faut le rappeler, l’abject adjectif "sidaïque" est un néologisme de l’extrême-droite qui n’a aucun lieu d’être sauf quand on veut signifier un marqueur politique :
    🗞 FN et lutte contre le sida : reconnais ton ennemi
    https://aides.org/actualite/fn-et-lutte-contre-le-sida-reconnais-ton-ennemi
    (désolée AIDES il va encore falloir mettre votre article à jour...)

    Je ne sais de quand date l’interview de Julien Pain, journaliste de France TV, mais très rapidement après le "buzz" de nombreux médias ont pourtant démenti l’infox, comme ce "Vrai ou Fake" du 21 janvier sur le média qui l’emploi :
    🗞 Manifestant frappé au sol à Paris : non, le sida ne se transmet pas en crachant de la salive et du sang au visage
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/manifestant-frappe-au-sol-a-paris-non-le-sida-ne-se-transmet-pas-en-cra

    #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #dogme #ideologie #extreme_droite #construction #ennemi_intérieur #sida #infection #contagion

  • (13) Nommer la violence d’Etat - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/01/28/nommer-la-violence-d-etat_1775798

    En refusant de reconnaître la banalité et la gravité des violences policières sur l’ensemble de la société, les autorités de l’Etat se rendent de facto complices des exactions des forces de l’ordre.

    Nommer la violence d’Etat

    Tribune. D’aucuns ont cru voir un tournant dans l’attitude des pouvoirs publics à l’égard de l’action des forces de l’ordre tant lors des manifestations qu’à l’occasion de contrôles quand, le 14 janvier, le président de la République a demandé au ministre de l’Intérieur de lui « faire dans les meilleurs délais des propositions claires pour améliorer la déontologie » des policiers et des gendarmes. Il devenait certes difficile de continuer à ignorer les écarts commis par ces derniers alors que le nombre de blessés parmi les gilets jaunes a dépassé les 2 500 en un an, qu’un homme est récemment mort d’asphyxie lors de son interpellation et que les vidéos d’agents frappant des personnes au sol se multiplient depuis des mois.

    Pour autant, ni le chef de l’Etat ni aucun membre du gouvernement n’a jusqu’à présent accepté de nommer les violences policières. On se souvient qu’Emmanuel Macron, le 7 mars 2019, s’indignait : « Ne parlez pas de violences policières ! Ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit », et que Christophe Castaner, le 4 avril, protestait : « Il peut y avoir des blessés, mais attention à l’amalgame : ce ne sont pas des violences policières. » Interrogée deux jours après le supposé tournant dans la rhétorique officielle, la porte-parole du gouvernement s’est une fois encore refusée à utiliser cette expression, affirmant que le faire serait impliquer l’existence d’une violence d’Etat. Or ne pas nommer les violences policières participe précisément de la violence de l’Etat.

    Ce qui caractérise, dans le droit, ces violences, c’est l’usage injustifié ou disproportionné de la force physique. Injustifié, lorsqu’on administre des coups de poing à un manifestant au sol. Disproportionné, lorsqu’on asperge de gaz lacrymogène des militants inoffensifs. Injustifié et disproportionné, quand on tire sur un individu à bout portant avec une arme de type Flash-Ball en le visant à la tête pour l’empêcher de filmer. Cette définition juridique de la violence est déjà très restrictive, puisqu’elle ne prend pas en compte ses formes non physiques, notamment les brimades, humiliations, agressions verbales, insultes racistes, arrestations arbitraires, menottages douloureux, qui constituent l’ordinaire des interactions qu’ont avec les forces de l’ordre certaines catégories de population, notamment les jeunes hommes de milieu populaire appartenant à des minorités ethnoraciales.

    A lire aussi Raphaël Kempf : « On assiste à une militarisation du maintien de l’ordre »

    Néanmoins, même en se limitant à l’usage inapproprié de la force physique, les centaines de traumatisés crâniens et les dizaines de personnes éborgnées au cours des mobilisations sociales depuis la fin de l’année 2017, qui s’ajoutent aux morts survenues lors d’interpellations ou de gardes à vue depuis bien plus longtemps, devraient inciter les autorités de l’Etat à reconnaître l’évidence, la banalité et la gravité des violences policières. Plutôt que de s’y résoudre, elles les contestent pourtant en déclarant que c’est la violence du public qui légitime l’usage de la force par les policiers et les gendarmes. Cependant, outre que, même si tel était le cas, cet usage devrait demeurer justifié et proportionné, les images et les reconstitutions montrent que, le plus souvent, les victimes des balles de défense, des grenades de désencerclement et des coups de tonfas ne sont pas des auteurs de violences, mais des manifestantes et des manifestants pacifiques.

    Dans ces conditions, le déni de réalité des pouvoirs publics révèle leur implication dans les violences policières. En prétendant ne pas voir ce que chacun peut constater, ils signalent à ceux qui les commettent qu’ils n’ont rien à craindre et peuvent donc continuer. Cette implication n’est certainement pas récente puisque, depuis trois décennies, les prérogatives des forces de l’ordre ont été élargies, leurs armements sont devenus plus agressifs, le recours à l’accusation d’outrage et rébellion contre agents dépositaires de l’autorité publique a été favorisé pour contrer les possibles plaintes de citoyens pour violences policières, et la Commission nationale de déontologie de la sécurité, autorité indépendante créée en 2000, a été dissoute huit ans plus tard. Le gouvernement actuel a cependant accéléré cette évolution par un ensemble de mesures législatives visant à renforcer les pouvoirs des forces de l’ordre et à étendre les conditions d’usage de leurs armes au-delà de la légitime défense.

    Surtout, il leur a manifesté son soutien sans faille par une série de gestes forts, que la décision tardive de retirer les grenades GLI-F4, responsables de mains arrachées, que la France était le seul pays européen à conserver dans son arsenal de maintien de l’ordre, ne suffit pas à corriger. Le préfet de police de Paris, auquel il était reproché d’avoir demandé à ses agents de modérer l’usage de leurs armes dites sublétales responsables de mutilations, a été remplacé par un homme à la réputation de dureté auquel le ministre de l’Intérieur a demandé que sa main ne tremble pas. Cinq policiers, qui font l’objet d’enquêtes sur leur rôle dans la mort d’un jeune homme noyé à la suite d’une charge de police à Nantes, dans le décès d’une octogénaire consécutif à un tir de grenade lacrymogène en plein visage à Marseille et dans les blessures occasionnées à une militante âgée bousculée par un gardien de la paix à Nice ont été décorés en grande pompe dans le cadre d’une promotion exceptionnelle. Il est vrai que ces enquêtes, souvent entachées de conflits d’intérêts tant du côté des instances administratives que du côté de l’institution judiciaire, ont peu de chances d’aboutir. En encourageant et en récompensant les usages inappropriés de la force, en évitant de les faire sanctionner en interne ou dans les tribunaux, et finalement en récusant même leur existence, le gouvernement fait ainsi des violences policières une violence d’Etat.

    On ne saurait s’en étonner. La police, en France, n’est pas au service des citoyens. Selon l’European Social Survey, elle est même en Europe celle qui manifeste la plus grande méfiance à leur encontre. Elle se considère comme étant au service de l’Etat, mais cette subordination administrative se transforme de fait en allégeance politique. La police n’a pas de comptes à rendre à la société, dont elle refuse tout regard extérieur, mais au pouvoir en place, quel qu’il soit. Ainsi se développe une relation pernicieuse dans laquelle le gouvernement accorde toujours plus à des forces de l’ordre dont il a besoin pour réprimer ses opposants, tandis que ces dernières se servent de lui pour obtenir des privilèges, comme le maintien de leur régime spécial de retraite, et garantir leur impunité, lorsqu’apparaissent des déviances aussi graves soient-elles. Au lendemain de la demande de déontologie par le président de la République, le principal syndicat des gardiens de la paix menaçait : « Si nos collègues venaient à être injustement condamnés, nous saurons ce qu’il nous reste à faire. » Le gouvernement est ainsi à la fois le bénéficiaire de la répression policière, qui lui permet de restreindre la liberté de manifester, et l’otage du segment le plus radical des forces de l’ordre, qui exige d’être soustrait à la règle démocratique.

    Jusqu’à récemment, on avait pu ignorer cette violence d’Etat car elle frappait essentiellement les quartiers populaires et leurs habitants, pour la plupart d’origine immigrée, auxquels elle imposait un traitement d’exception. Désormais, on ne le peut plus guère, car elle s’abat sur l’ensemble de la société, ou tout au moins sur celles et ceux qui protestent contre la politique conduite par un gouvernement qui, par faiblesse autant que par arrogance, croit que l’autoritarisme peut pallier sa perte d’autorité. Hier atteinte aux droits de certains, elle est aujourd’hui atteinte aux droits de tous.
    Didier Fassin professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton et au Collège de France, auteur de « la Force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers » (Seuil)

    #Violences_policières

  • Nommer la violence d’Etat - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/01/28/nommer-la-violence-d-etat_1775798
    #didier_fassin

    En refusant de reconnaître la #banalité et la #gravité des #violences_policières sur l’ensemble de la société, les #autorités de l’Etat se rendent de facto #complices des #exactions des #forces_de_l’ordre.

    Jusqu’à récemment, on avait pu ignorer cette #violence_d’Etat car elle frappait essentiellement les #quartiers_populaires et leurs habitants, pour la plupart d’origine immigrée, auxquels elle imposait un #traitement_d’exception. Désormais, on ne le peut plus guère, car elle s’abat sur l’ensemble de la société, ou tout au moins sur celles et ceux qui protestent contre la politique conduite par un #gouvernement qui, par faiblesse autant que par arrogance, croit que l’autoritarisme peut pallier sa perte d’#autorité. Hier atteinte aux droits de certains, elle est aujourd’hui atteinte aux droits de tous.

  • Une grenade aussi dangereuse va remplacer celle retirée par le ministère de l’Intérieur
    https://www.bastamag.net/retrait-GLIF4-ministere-interieur-christophe-castaner-remplace-par-GM2L-pl

    « Un faux geste sans changement de stratégie », dénonce la Ligue des droits de l’Homme (LDH). Les raisons de ce scepticisme ? Christophe Castaner a annoncé, le 26 janvier, le retrait immédiat de la GLI-F4, une grenade explosive composée notamment de 26 grammes de TNT. Cette charge explosive a valu à un zadiste et, d’après le décompte du journaliste David Dufresne, à cinq gilets jaunes, de perdre leurs mains, arrachées par l’explosion. La France est le seul pays d’Europe à l’utiliser, selon un rapport (...) En bref

    / #Violences_policières, #Droits_fondamentaux, #Atteintes_aux_libertés

  • L’eccidio di Melissa

    Wikiradio del 29/10/2015 - Rai Radio 3
    https://www.raiplayradio.it/audio/2015/10/Leccidio-di-Melissa---Wikiradio-del-29102015-c3570c08-b9a2-40a9-b3fd-69

    La mattina del 29 ottobre 1949, a Melissa, in Calabria, la polizia spara sui contadini durante una pacifica marcia sulle terre del fondo Fragalà, provocando la morte di 3 persone e il ferimento di altre 15 con Danilo Chirico

    Repertorio

    – interviste a testimoni dell’eccidio tratte da TG2 Dossier, 1977 - Archivi Rai

    – interviste ai protagonisti della marcia sul latifondo Fragalà a Melissa tratte da TG2 Galleria- Persone dentro i fatti. Le ceneri di Melissa, 6/11/1979 - Archivi Rai

    – La Settimana Incom 00080, 24/09/1947 - Problemi del giorno. Occupazione di terre incolte (Archivio Luce)

    – Roma il nuovo ministero (vengono presentati tra gli altri Scelba al Ministero degli Interni e Segni al ministero dell’Agricoltura - La Settimana Incom 00397, 01/02/1950 - Archivio Luce

    – frammento dal documentario Nel Mezzogiorno qualcosa è cambiato, regia di Carlo Lizzani, Casa di produzione: Rinascita, Tecnofilm, 1949

    Brano musicale

    Passato Presente, Lucio Dalla (1973)

    #podcast #wikiradio #RaiRadio3 #melissa #calabre #greve #occupation #eccidioFragalà #1949 #LuigiBerlingeri #occupationdesterres #FrancescoNigro #GiovanniZito #AngelinaMauro #DC #PageNoirItalie

  • Castanerie : néologisme ; utiliser un mensonge par omission ou un arrangement avec la vérité en le faisant passer pour une annonce d’importance et, ce faisant, biaiser pour désamorcer une crise.
    Cela se vérifie encore une fois avec l’annonce du retrait « immédiat » de la #GLIF4, ce dimanche, dans son émission préférée pour ce type de menteries :
    https://www.france.tv/france-3/dimanche-en-politique/1151765-dimanche-en-politique.html
    Sauf que c’est une grenade
    qui n’est plus fabriquée depuis 2014 :

    Elle équipe les forces de l’ordre depuis 2011 et n’est plus produite depuis 2014, elle reste cependant encore utilisée par le gouvernement jusqu’à épuisement des stocks et est remplacée progressivement par la grenade GM2L de Alsetex.
    https://maintiendelordre.fr/grenade-instantanee-gli-f4-sae-810-alsetex

    qui a été officiellement remplacée par la #GL2M après la mutilation de Maxime sur la zad

    Sa remplaçante, la GM2L, déjà en dotation, est par exemple utilisée à Notre-Dame-des-Landes dans les opérations actuelles.
    mai 2018, journal de la gendarmerie nationale : https://lessor.org/a-la-une/la-gli-f4-une-grenade-sur-la-voie-de-garage

    (la ZAD avait d’ailleurs servi de test grandeur nature de pas mal de saloperies : https://desarmons.net/index.php/2019/01/24/sur-les-nouvelles-grenades-lacrymogenes-de-40-mm-cm3-et-mp3 )

    dont les stocks sont réduits à peau de chagrin après plus d’un an de gazage intensif des Gilets Jaunes et autres mouvements sociaux...

    Je ne sais même pas si certains les utilisaient encore.
    Du moment que l’on nous laisse les GMD et CM6, le retrait de la GLI-F4 ne me fait ni chaud ni froid.
    Mais c’est un avis très personnel 😉
    Uniform 17👮 : https://twitter.com/17Uniform/status/1221402966319673344

    et dont la remplaçante et tout aussi, si ce n’est plus, dangereuse

    Contrairement à la GLI-F4, la GM2L ne contient pas de TNT mais des éléments pyrotechniques sans effet de souffle surement 48 g d’Hexocire, un mélange de cire et d’héxogène (un explosif plus puissant que la TNT).
    https://maintiendelordre.fr/grenade-lacrymogene-gm2l-sae-820

    Beaucoup tombent dans le panneau de l’annonce, et même si le #fact_checking autonome a fort heureusement progressé (c’est surement la meilleure nouvelle de 2019) cette annonce convaincra uniquement celleux à qui elle est adressée : les personnes susceptibles de voter pour LREM mais qui doutaient un peu quand même à force d’infos sanguinolentes...
    Mettons en perspective 3 faits récents pour mieux voir ce qu’il y a à gazer sous les fumées lacrymos :
    1/ des candidats #LREM qui n’osent pas s’afficher car ils se font chahuter : carte des LREM sans étiquette https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1jZx-vCMTIvDgvBSV_vwMtYdyUw9ee1xh&ll=46.962141096506784%2C2.43753 (à relativiser un peu mais pas tant que ça : https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/25/cette-carte-participative-des-candidats-lrem-sans-etiquette-est-elle-fiab )
    2/ la modification de la visualisation des résultats des #Municipales2020 : carte des municipales 2020 : un changement de regle qui risque de modifier la geographie electorale
    /.../ le ministère de l’Intérieur en charge de l’organisation des élections et scrutins en France fait le choix de ne plus prendre en compte la couleur politique des candidats dans les villes de moins de 9 000 habitants (1000 habitants auparavant). /.../ : http://www.chroniques-cartographiques.fr/2020/01/carte-des-municipales-2020-un-changement-de-regle-qui-ris
    (voir aussi la discussion avec @odilon ici https://seenthis.net/messages/821675 )
    3/ panique d’un certain « gratin » sur les conséquences d’une débacle : Macron sommé de réagir sur une note très embarrassante du ministère de la Justice : https://www.huffingtonpost.fr/entry/macron-somme-de-reagir-sur-une-note-tres-embarrassante-pour-le-minist

    J’avais prévu un dimanche de calme et de recueillement... Pas merci Castaner. Cet énième mensonge me touche de trop près pour que je me taise mais... j’espère vraiment qu’on va tou-te-s s’engouffrer dans la pseudo brèche de désescalade dans les #Violences_policières pour te faire tomber de ton estrade.

    Bref, rien de nouveau dans la dégueulasserie politicarde du pouvoir

    #armes #armes_non-létales #armement #maintien_de_l'ordre #guerre_aux_pauvres #enfarinage #infox_ministérielle #Castaner_le_menteur

  • Communiqué du 22 janvier 2020 des prisonniers de #Oissel en lutte

    La prison pour étrangèr.e.s de Oissel (près de #Rouen) est connue pour ses keufs violents et raciste, sa direction qui réprime tous les mouvements de lutte. Dans cette taule le mitard est régulièrement utilisé pour tabasser des prisonniers.

    Cette prison a été en partie brulé à la fin du mois d’avril par des prisonniers après une grève de la faim violemment reprimée.

    Samedi dernier des keufs tapent un prisonnier et l’amène au mitard ( il en est ressortit le mercredi 22 janvier) parce qu’il avait voulu se montrer solidaire d’un autre prisonnier. Le soir des policiers cagoulés avec des chiens rentrent dans le centre pour foutre la pression aux prisonniers. Depuis les violences, coups de pressions, insultes racistes ne se sont pas arrêtés.

    Ce mercredi 22 janvier au soir, les 42 prisonniers de la section homme du cra de Oissel se sont mis en grève de la faim. On relaye leurs communiqués :

    Au centre de rétention de Oissel (près de Rouen) la police est violente et nous humilie tous les jours. Toujours ils provoquent, ils disent “Baisse les yeux !”. La nourriture est froide et n’est pas halal, alorsqu’il y a une majorité de prisonniers qui sont musulmans.
    Même la prison c’est mieux qu’ici. Y en a ils ont 10 ou 20 ans ici et onles mets en centre de rétention.
    Depuis samedi c’est encore pire. La police à encore voulu mettre unprisonnier à l’isolement. Son ami s’y est opposéet ils l’ont amené violemment aussi à l’isolement. Le soir y avait la police avec des chiens et des cagoules dans le centre pour nous faire peur.
    Le prisonnier qui était à l’isolement il vient d’en sortir. Ils l’ont
    tabassé, il peut pls parler, il a des bleus partout. Les yeux et les
    oreilles sont gonflées.
    Hier ils ont cassés le pied d’un autre prisonnier.
    Tout ça va pas du tout. Tout le monde se plaint. Nous sommes plus de 42 prisonniers enfermés ici. Donc là on fait la grève commune. Ce soir personne ne mange.
    On va essayer d’occuper le couloir parce que ce qui c’est passé depuis samedi dernier c’est encore pire que d’habitude.
    Ici y a pas d’hygiène. Les chambres sont pas nettoyés tous les jours.

    On revendique
    -La fin des #violences_policières, de la #xénophobie des policiers et de leurs #racisme
    -Un minimum d’#hygiène et de #dignité
    -De la #nourriture correcte
    -Des #soins corrects

    Les prisonniers en grève de la faim de Oissel, le 22 janvier

    https://abaslescra.noblogs.org/communique-des-prisonniers-de-oissel-en-lutte
    #rétention #détention_administrative #asile #migrations #réfugiés #CRA #grève_de_la_faim #résistance

  • La Sorbonne Nouvelle soutient #Gilles_Martinet, doctorant en géographie du CREDA, victime d’un acte de violence policière

    Le mardi 21 janvier 2020, Gilles Martinet, doctorant en géographie du CREDA (Centre de recherche et de documentation des Amériques), a été victime d’un acte de violence policière.
    Il a été frappé au visage alors qu’il manifestait pacifiquement contre le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche, place du Trocadéro à l’occasion de la cérémonie des voeux de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
    L’université Sorbonne Nouvelle condamne avec la plus grande fermeté cette violence inacceptable, et à travers elle, la banalisation inquiétante, dans notre pays, de dérives portant atteinte au droit de manifester et à la liberté d’expression.
    Notre établissement exprime tout son soutien à Gilles Martinet face à cette agression caractérisée, et sa solidarité envers tou.te.s les collègues de l’IHEAL et du CREDA.

    http://www.univ-paris3.fr/la-sorbonne-nouvelle-soutient-gilles-martinet-doctorant-en-geographie-du

    –----

    Communiqué du Centre de Recherche et de Documentation des Amériques(CREDA –UMR 7227)et de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine, 22 janvier 2020


    http://www.iheal.univ-paris3.fr/sites/www.iheal.univ-paris3.fr/files/Communiqu%C3%A9%20CREDA-IHEAL%20janvier%202020_0.pdf
    #violences_policières #police

    ping @davduf @reka

    Sur la cérémonie de « voeux » : https://seenthis.net/messages/821974

    • Gilles Martinet : « Les violences que j’ai subies étaient très clairement volontaires »

      Son visage ensanglanté a fait le tour des réseaux sociaux. Gilles Martinet, doctorant à l’institut des hautes études de l’Amérique latine, a reçu un coup violent des forces de l’ordre alors qu’il prononçait un discours contre la réforme de l’enseignement supérieur. Avec sa collègue Emmanuelle Rio, maitresse de conférences à l’université Paris Saclay, ils sont les invités de #LaMidinale

      https://www.youtube.com/watch?v=8Xw3ZaDagVc&feature=share

  • Annonce de #Frédérique_Vidal, 21.01.2020 (source twitter) :

    Dès 2021, tout chargé de recherche et tout maître de conférence sera recruté à au moins 2 SMIC, contre 1,3 à 1,4 SMIC aujourd’hui. Cela représente, en moyenne, pour les nouveaux maîtres de conférences qui seront recrutés l’année prochaine, un gain de 2 600 à 2 800€ sur un an.

    https://twitter.com/VidalFrederique/status/1219706355252191236

    #ESR #salaire #MCF #maîtres_de_conférences #université #fac #facs #travail

    –------------

    Suite à cela, deux commentaires :

    1. C’est un #mensonge, comme le démontre Julien Gossa en réponse sur twitter :

    SMIC Annuel net : 14224€
    SMIC Annuel net x 1,4 : 19913€
    SMIC Annuel net x 2 : 28448€
    Différence selon l’arithmétique : 8534€


    https://twitter.com/JulienGossa/status/1219712574025015296

    2. C’est pas vraiment d’une augmentation de salaires pour les MCF qu’il y a besoin, mais, comme l’écrit ma collègue Sarah Mekdjian sur FB...

    Hausse du salaire d’entrée pour les enseignant.e.s chercheur.e.s annoncée par Vidal. NUL.
    La question n’est pas le salaire des titulaires, mais la baisse drastique des titularisations et le recours systématique à des contractuel.le.s à l’Université. Pour rappel, 154 891 heures d’enseignement ont été réalisées par des vacataires à l’Université de Strasbourg en 2017-2018, soit l’équivalent de... 790 postes de maître.sse.s de conférences.
    Mme la ministre compte-t-elle favoriser les titularisations ? —> non, la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche projette d’ouvrir de nouveaux cas de recrutement précaire ("contrats de chantier")
    Que compte faire Mme la ministre pour les vacataires qui, elles, eux, sont payé.e.s EN-DESSOUS du SMIC ? —> RIEN

    https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=10221455169833839&id=1388288904

  • Mort de Cédric Chouviat entre les mains de la police : « À croire qu’on a tous un problème de valve cardiaque »
    https://www.bastamag.net/Chouviat-interpellation-plaquage-cle-d-etranglement-violences-policieres

    La mort de Cédric Chouviat met, une nouvelle fois, en lumière la dangerosité de certains « gestes techniques » – clefs d’étranglement, plaquages ventraux, pliage – utilisés par les policiers. La majorité des affaires similaires se sont soldés le plus souvent par un non-lieu. Le 3 janvier, Cédric Chouviat, livreur de 42 ans, fait l’objet d’un contrôle par des agents de la police nationale, tandis qu’il circule à scooter dans le 7ème arrondissement de Paris. Alors qu’il filme le contrôle avec son téléphone, (...) #Décrypter

    / A la une, #Violences_policières, #Justice

  • Réforme des retraites : les risques d’une radicalisation
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/21/retraites-les-risques-d-une-radicalisation_6026684_3232.html


    Manifestation contre la réforme des retraites, à Versailles, le 20 janvier, où Emmanuel Macron recevait par ailleurs de grands patrons.
    PHILIPPE LOPEZ / AFP

    Editorial. De nombreux actes violents ont été commis ces derniers jours en marge de la mobilisation contre la réforme. Pour éviter le point de rupture, Emmanuel Macron doit mieux expliquer sa politique et traiter sans transiger les violences policières.

    Editorial du « Monde ». Journée presque ordinaire en France : lundi 20 janvier, tandis qu’Emmanuel Macron accueille à Versailles deux cents grands patrons étrangers dans le cadre de l’opération « Choose France », de deux cents à trois cents personnes manifestent dans la ville, munies de pancartes : « Macron dégage ». Le conflit autour de la réforme des retraites a beau perdre en puissance, trains et métros ont beau circuler presque normalement, l’atmosphère s’alourdit. Après plusieurs semaines d’un mouvement social qui s’est caractérisé, il faut le saluer, par le nombre réduit d’incidents de la part des grévistes, le risque d’une radicalisation s’accentue.

    La cible, c’est évidemment Emmanuel Macron et son gouvernement, qui veulent présenter la réforme des retraites, vendredi, en conseil des ministres, puis la soumettre au Parlement. En réponse, des petits groupes s’organisent pour perturber leurs sorties publiques et privées : vendredi soir, plusieurs dizaines d’opposants se sont rassemblés devant le Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, où le chef de l’Etat passait la soirée. La veille, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa avait été vivement prise à partie par des militants lors d’une réunion publique à Paris. Lundi, le ministre de la culture, Franck Riester, a renoncé à présenter ses vœux pour éviter de voir la cérémonie perturbée.

    Les crispations s’accentuent
    Des députés de la majorité sont également menacés, mais la cible, c’est aussi la CFDT, qui a accepté, le 11 janvier, avec la CFTC et l’UNSA, de conclure un compromis avec le gouvernement en échange du retrait d’un âge pivot applicable dès 2022, ouvrant la voie à l’instauration d’un système universel par points. Pour la seconde fois en quatre jours, le siège parisien du syndicat a été investi, cette fois-ci par une quinzaine d’hommes cagoulés qui ont brièvement coupé l’électricité, en dénonçant « une collaboration de classe ». Revendiquée par la CGT-Energie, l’action a été condamnée « à titre personnel » par Philippe Martinez, le secrétaire général de la confédération, qui se montre néanmoins impuissant à contenir les débordements d’une fraction de ses militants.

    La multiplication de ces actions est inquiétante, car elle revient à fouler les principes qui fondent la démocratie : discussion, quête du compromis et acceptation de celui-ci. La dérive est suffisamment forte pour que tous ceux qui sont attachés à la démocratie s’en soucient et la dénoncent. S’il est vrai que le gouvernement a mal expliqué sa réforme, on ne peut lui reprocher d’avoir fait la sourde oreille : les syndicats ont été reçus à maintes reprises ; semaine après semaine, ils ont obtenu que la copie soit amendée et améliorée. De plus, le texte n’est pas figé, dans la mesure où les conclusions de la conférence sur le financement à laquelle ils participent ont vocation à être intégrées au projet de loi au printemps.

    Emmanuel Macron n’est pas le premier président exposé à la radicalité. Portraits brûlés, effigies pendues, insultes lors des déplacements, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont, eux aussi, connu leur lot d’épisodes violents. Mais, depuis deux ans et demi, les crispations s’accentuent. La personnalité du chef de l’Etat et le poids des réseaux sociaux ont exacerbé les tensions. Pour éviter le point de rupture, Emmanuel Macron doit redoubler d’efforts pour tenter d’expliquer sa politique, qui reste largement incomprise. Il doit aussi traiter sans transiger les violences policières, qui contribuent elles aussi à cette dangereuse surenchère.

  • Emmanuel Macron a déclaré avoir demandé au ministère de l’Intérieur de lui faire des « propositions » pour améliorer la « déontologie » des forces de l’ordre. « Des comportements qui ne sont pas acceptables ont été vus ou pointés », a-t-il affirmé. Plusieurs syndicats de policiers ont dénoncé les propos du chef de l’État en mettant en avant les violences contre les agents des forces de l’ordre. Ces derniers jours, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert trois enquêtes pour des faits commis lors de la manifestation parisienne de jeudi dernier contre la réforme des retraites. Le procureur de la République de Toulouse a ouvert hier une enquête préliminaire sur le croche-pied d’un policier à une manifestante samedi à Toulouse. Le parquet de Paris a ouvert la semaine dernière une information judiciaire pour « homicide involontaire » au sujet du décès de Cédric Chouviat à la suite d’un plaquage au sol par des policiers à Paris.


    http://www.urtikan.net/author/cambon
    Entre 1999 et 2019, 65 personnes ont perdu un œil du fait de l’usage d’un lanceur de balles de défense (LBD) ou d’une grenade de désencerclement par la police – dont 16 pour la seule année 2019 –, d’après un décompte publié en décembre par le collectif de lutte contre les violences sécuritaires Désarmons-les. Le journaliste David Dufresne, qui recense les violences policières depuis le début du mouvement des « Gilets jaunes », a répertorié plus de 800 signalements entre novembre 2018 et décembre 2019, ayant notamment provoqué deux décès et cinq pertes de main. En juin dernier, dans son rapport annuel, l’IGPN notait que la moitié des 1 180 enquêtes judiciaires ouvertes à l’encontre de policiers en 2018 concernaient des faits de violences volontaires.
    Dessin de Cambon pour #Urtikan.net

  • « Si je suis aux Restos du coeur, c’est parce que j’ai été mutilé par la police » | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1579018259-restos-coeur-mutile-par-police-violences-blesses-gilets-jaun

    Mutilés par la police, ces Gilets jaunes ont perdu un oeil, une main ou des dents. S’ajoute le traumatisme psychologique mais aussi souvent l’extrême précarité financière. Ils racontent leur quotidien entre arrêt-maladie, chômage et restos du coeur.

  • « On ne fait pas de croche-pied à l’éthique », demande Castaner aux policiers
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/13/violences-policieres-on-ne-fait-pas-de-croche-pied-a-l-ethique-demande-casta

    L’exécutif réfute toujours le terme de « violences policières » mais a infléchi, ces derniers jours, son discours alors que les accusations visant les forces de l’ordre se multiplient.

    Les accusations de violences policières sont devenues habituelles en France mais, fait nouveau, le gouvernement tend, ces derniers jours, à infléchir son discours sur la question.

    L’exécutif réfute toujours le terme de violences policières. Mais, lundi 13 janvier, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a consacré une bonne partie de ses vœux à la police nationale au devoir « d’exemplarité » et à « l’éthique ».

    « L’usage juste et proportionné de la force est ce qui sépare la démocratie de l’arbitraire, ce qui distingue l’ordre et la brutalité, c’est le fondement, aussi, de notre confiance avec les Français », a-t-il souligné, à l’école nationale supérieure des officiers de police (Ensep) de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne).

    S’il a célébré l’engagement quotidien des policiers, il a également fait une référence explicite à une vidéo montrant un policier faisant un croche-pied à une manifestante à Toulouse :
    « C’est l’honneur de la police qui est en jeu, on ne fait pas de croche-pied à l’éthique, sauf à s’abaisser, à abaisser la police. »

    Christophe Castaner a également souligné l’obligation du port du numéro d’identification, dit RIO.

    « Le ministre a toujours tenu un discours équilibré sur la question de l’usage de la force, même si son propos a parfois été caricaturé. (…) Ce matin encore, il a voulu mettre l’accent sur l’exigence d’exemplarité après plusieurs interventions litigieuses », a assuré son entourage.

    « Indispensable de ne jamais trahir la doctrine »
    Dimanche soir, le premier ministre, Edouard Philippe, tout en affichant sa « solidarité » et sa « confiance » aux forces de l’ordre, a lui aussi rappelé que lorsqu’il est « fait un usage disproportionné [de la force], alors il doit y avoir enquête, et sanction le cas échéant. »

    En août, Emmanuel Macron avait déjà évoqué les « blessures inacceptables » de certains manifestants.

    Alors qu’il doit prochainement passer la main, le directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, s’est lui aussi fendu d’un avertissement à ses troupes lors des vœux de ce lundi.

    « Je suis inquiet de l’affaiblissement de l’image de la police nationale qui s’installe à la faveur des opérations de maintien de l’ordre », a-t-il déclaré.

    « Le maintien de l’ordre ne produit jamais de belles images même quand il est conduit avec une extrême rigueur mais (…) il est plus que jamais indispensable de ne jamais trahir la doctrine », a-t-il souligné, au risque selon lui, d’être « entraîné dans un cercle vicieux ».

    « La lettre de Maurice Grimaud n’a jamais été aussi actuelle », a-t-il averti en référence à la missive envoyée par l’ex-préfet de police de Paris aux policiers en 1968, restée célèbre par la phrase : « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même. »

    Enquête ouverte après des coups de matraque
    Des images de violences, captées lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites, ont provoqué une nouvelle vague d’accusations contre les violences policières, plus d’un an après le début de la contestation des « gilets jaunes ». Lundi, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête sur les coups de matraque portés par un policier contre une syndicaliste de la RATP, frappée alors qu’elle souhaitait ramasser son téléphone, lors de la manifestation du 9 janvier.

    A cela s’ajoute la mort d’un père de famille de 42 ans, victime d’un malaise cardiaque le 3 janvier aux abords de la tour Eiffel après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par plusieurs policiers lors d’un contrôle routier houleux.

    Ces nouveaux cas viennent renforcer l’argumentaire de manifestants, militants, partis politiques d’opposition et défenseurs des libertés publiques qui, dans le sillage du mouvement « gilets jaunes », dénoncent l’omerta et l’inaction du gouvernement sur les violences policières.

    Outre le décompte réalisé par le journaliste David Dufresne depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » de 24 personnes éborgnées, deux personnes sont mortes en marge d’épisodes de maintien de l’ordre controversés ces derniers mois : Zineb Redouane à Marseille, le 1er décembre 2018, et Steve Caniço, lors de la Fête de la musique à Nantes.

  • A quoi sert la gréve ?
    [part2] A se rassembler, échanger, ne plus être seul-e-s, apprendre beaucoup, s’entraider mieux : Collecte de Désarmons-les ! pour les blessé-es par des armes de police

    présentation : https://desarmons.net/index.php/2019/01/13/collecte-de-desarmons-les-pour-les-blesse-es-par-des-armes-de-police
    lien direct : https://www.helloasso.com/associations/on-n-a-qu-un-visage/collectes/soutien-aux-personnes-blessees-par-des-armes-de-police

    Le collectif « Désarmons-les ! » lutte depuis 2014 avec d’autres collectifs comme « Face aux armes de la police » et l’Assemblée des blessé-es auprès de personnes gravement blessées par des tirs de police, et notamment par des balles de Flash ball, de Lanceurs de balles de défense (LBD 40), ainsi que des grenades de désencerclement (DMP) et des grenades explosives GLI F4.

    34 personnes ont été éborgnées par ces armes entre 1999 et 2018, tandis que 3 ont perdu une main et des centaines d’autres ont été blessées de façon irréversible. Au total, nous comptabilisions 53 blessé-es graves en moins de 20 ans.

    Notre recensement des blessé-es avant le mouvement des gilets jaunes : https://desarmons.net/index.php/liste-chronologique-et-revue-de-presse

    Le mouvement des gilets jaunes a vu ce chiffre exploser : en un mois, 15 personnes ont été éborgnées et 4 ont eu la main arrachée, tandis que plusieurs centaines d’autres présentent des blessures diverses, dont de nombreuses fractures ouvertes au visage, traumatismes crâniens et incrustations d’éclats de grenades dans les autres parties du corps.

    Notre recensement des blessé-es au cours du mouvement des gilets jaunes et lycéen : https://desarmons.net/index.php/2019/01/04/recensement-provisoire-des-blesses-graves-des-manifestations-du-mois-de-d

    Des cagnottes individuelles ont été lancées, plus ou moins alimentées en fonction de la médiatisation de la personne qui en est à l’origine ou de ses soutiens. D’autres cagnottes sont initiées par des personnes qui n’ont pas ou peu de contacts avec les blessé-es, leurs familles et leurs avocat-es.

    Nos collectifs organisent la défense de blessé-es depuis de nombreuses années, avec l’aide d’avocat-es présent-es dans plusieurs villes françaises, engagé-es et respectueux/ses de la sensibilité et de la situation sociale des personnes blessé-es. Nous échangeons sur les dossiers judiciaires afin de bénéficier des jurisprudences favorables obtenues par les unes et les autres devant les juridictions pénales et administratives. L’Assemblée des blessé-es est aussi un moyen pour les blessé-es de se rencontrer, de sortir de l’isolement et de lutter ensemble contre les violences policières, de bénéficier d’un soutien psychologique et matériel de personnes ayant vécu la même chose.

    Notre collecte ira à la rencontre des personnes qui en ont le plus besoin, y compris en alimentant les cagnottes individuelles les moins fournies ou en donnant directement l’argent récolté aux blessé-es avec lesquels nous sommes en contact, pour les aider à payer les frais médicaux et les frais de justice, les aider à relever la tête après le traumatisme vécu.

    L’argent récolté ira en priorité aux personnes blessées et à leurs proches, mais permettra également de financer les moyens logistiques et matériels déployés pour la sensibilisation du public sur les violences policières : impression de brochures, autocollants et affiches, organisation de conférences/tables rondes à votre demande...

    L’utilisation de l’argent récolté fera l’objet de comptes-rendus transparents et accessibles sur demande à tout moment, pour garantir la transparence de nos démarches.

    Nous appelons à votre solidarité, pour les blessé-es, pour qu’ils et elles puissent se reconstruire dignement, mais aussi pour qu’on obtienne l’interdiction de ces armes.

    Merci par avance.

    Le collectif Désarmons-les !

    #maintien_de_l'ordre #armes #armes_non_letales #armement #police #CRS #repression #violences_policieres #mutilations #blessures

  • A quoi sert la gréve ?
    [part1] A faire un boulot de dingue que nos « patrons » ne nous demandent pas ;) Voir par exemple la base de données caféïnée par Maxime Reynié : MAINTIEN DE L’ORDRE

    Doctrine | Grenades | Lanceurs | Effectifs
    Tout comprendre sur le maintien de l’ordre
    http://maintiendelordre.fr

    Ce site a pour objectif d’apporter le plus d’informations possible sur le maintien de l’ordre français pour que tout le monde puisse s’y documenter et le comprendre facilement. Il sera régulièrement mis à jour pour apporter les dernières informations et modifications sur les éléments du maintien de l’ordre.

    Précisions de @Maxime_Reynie sur twitter :

    Ce n’est pas entièrement fini, il doit rester plusieurs coquilles me connaissant mais voilà, c’est un début ❤️
    On va dire que c’est une béta.
    Je compte aussi rajouter l’armement des polices municipales avec les lanceurs 44mm. Comment s’organise le maintien de l’ordre à Paris avec toutes les unités qu’on y retrouve. etc etc etc etc
    Pour ce qui est des coquilles je vous invite à me DM si vous en trouvez. <3 [ou mail sur le site, note]
    Dernière chose. Le site est lent, même très lent. J’ai pris l’hébergement le moins cher par défauts donc ça risque de ramer si vous êtes plus de 2.
    Pour le COUGAR, un équivalent plus petit existe me rappelle @akraland, ça sera corrigé asap
    /.../ Pour « sources et documents » c’est pas complet encore, je dois m’y retrouver dans les 9798678 pdf que j’ai stocké /.../

    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1216355277416620037

    Bon par contre, contrairement à ce qu’il dit sur twitter, ça n’est pas un wikipedia, sa mise à jour dépend donc uniquement de lui et sa disponibilité !
    Un gros boulot donc qui vient esthétiquement compléter celui du collectif Desarmons-les https://desarmons.net qui est sans surprise sa première source ! Desarmons-les qui lance une initiative essentielle : une collecte transparente pour les mutilé-e-s : https://desarmons.net/index.php/2019/01/13/collecte-de-desarmons-les-pour-les-blesse-es-par-des-armes-de-police (je vais faire un billet à part pour plus de visibilité)

    #maintien_de_l'ordre #armes #armes_non_letales #armement #police #CRS #repression #violences_policieres #flashball #LBD #grenades #lacrymo #Maxime_Reynié