• Gérald Darmanin traité de « violeur » : un homme condamné à 140 heures de travaux
    https://www.sudouest.fr/2020/11/23/gerald-darmanin-traite-de-violeur-un-homme-condamne-a-140-heures-de-travaux

    « Dire à une personne qu’elle est un violeur est un outrage. Il y a une certaine agressivité dans les termes employés », a estimé la substitut du procureur Aurélie Viguier.

  • Si Julie était votre fille… – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2020/11/17/si-julie-etait-votre-fille

    Sauf qu’un jour, la justice aurait tranché. Non, Julie n’a pas subi de viols. Seuls trois de ses agresseurs seront jugés et uniquement pour atteintes sexuelles. Vous auriez ressenti comme un coup de poignard dans le cœur l’idée inaudible et abominable que votre fille, votre enfant, aurait consenti de l’âge de 13 à 15 ans à être violée, c’est-à-dire torturée par des agresseurs adultes. Qu’en d’autres termes, elle aurait une part de responsabilité dans les crimes qu’elle a subis et qui l’ont détruite…

    Pompiers de Paris accusés de viol : la cour d’appel des Yvelines rejette la demande de Julie
    https://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-pour-la-cour-d-appel-julie-n-a-pas-ete-violee-12-11-2020-8407986

    La famille de la jeune femme avait demandé que le viol soit reconnu afin que trois pompiers, qui avaient abusé de l’adolescente en 2009, soient jugés aux assises. Ils le seront en correctionnelle pour « atteinte sexuelle ».

    https://seenthis.net/messages/721963

    #viol #violeurs

  • Le bon violeur et la mauvaise victime - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2020/10/13/bon-violeur-mauvaise-victime

    En 2003, sortait Lucky de Alice Sebold. Elle y racontait le #viol qu’elle avait subi et ce qui en avait découlé. « Lucky » parce que lorsqu’elle avait porté plainte, les flics lui avaient dit qu’elle avait au fond de la chance car la dernière à avoir été violée à cet endroit-là avait aussi été coupée en morceaux.
    Je me souviens, lorsque je lisais le récit du viol, que je la trouvais chanceuse moi aussi. Je me disais qu’avec un viol pareil (elle était vierge, c’était un inconnu, il avait un couteau, il l’a massacrée de coups des poings et le viol en lui-même était physiquement très brutal), elle serait soutenue. Quelle naïveté ; son père s’est indigné qu’elle ne se soit pas davantage débattue lorsque le #violeur a lâché son couteau et sa mère lui a dit qu’il valait mieux que cela arrive à elle, qu’à sa sœur, qui ne l’aurait pas supporté.

    Mais je me disais qu’Alice Sebold était la bonne victime, celle qu’on croit et qu’on plaint.
    Dans un viol il faut deux partenaires ; un bon violeur, qui correspond à tous les #stéréotypes sur le sujet et une bonne #victime. C’est un jeu où il faut cocher toutes les cases pour espérer un peu de soutien. J’avais tort, il n’existe aucune bonne victime, sauf si elle a eu le bon goût de mourir pendant l’agression. On adore les victimes mortes, on peut les parer de toutes les vertus et surtout elles sont silencieuses, elles n’emmerdent personne avec leurs traumas, leur féminisme.

  • A Lorient, le premier adjoint écroué pour viols, le maire « abasourdi »
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/lorient-premier-adjoint-ecroue-viols-maire-abasourdi-18
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/_7woA1na32i1d0TBbB_izbbeJGk/930x620/regions/2020/10/10/5f816c9d666f5_lefur-lorient-5035830.jpg

    Stupeur et tremblement à Lorient ! Le premier adjoint, par ailleurs chargé… de l’Education, a été écroué ce vendredi 9 octobre. L’homme de 35 ans est également enseignant dans un collège du Morbihan.

    Le fief de Le Drian a basculé à droite aux dernières municipales, Lorient avait un maire socialiste depuis 1965. Fabrice Loher né en 1966, le nouveau maire UDI, était un opposant historique de droite à Lorient. Il est abasourdi, moi aussi en lisant ce titre du télégramme :
    Gaël Le Fur, premier adjoint lorientais ancré dans la jeunesse
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/gael-le-fur-premier-adjoint-lorientais-ancre-dans-la-jeunesse-06-07-202
    autant pour moi, l’article date du 9 juillet dernier.
    #viol #violeur #pédophilie #Lorient

  • La curée – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/8251

    Hier, dans un numéro de son émission Répliques consacré à l’affaire Matzneff, Alain Finkielkraut fustigeait « la curée » autour de l’écrivain. De Polanski à Matzneff, le radiosophe a toujours préféré défendre les pédophiles, membres de l’élite, que ceux qui les condamnent. Il s’avère que j’ai moi aussi participé à la « curée », en dénonçant les agissements ou les protections du pédocriminel.

  • DSK l’économiste qui ne s’intéressait pas aux chiffres
    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-22-fevrier-2020
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/02/c1aa6d3a-817e-4be5-9612-9c14fe797476/640_210945682-0115.webp

    Dominique Strauss-Kahn tente d’échapper à l’affaire LSK qui le menace depuis cinq ans. L’ancien ministre affirme qu’il ignorait la réalité financière de cette société créée avec l’homme d’affaires Thierry Leyne. Quitte à minimiser son rôle dans certains dossiers. Révélations de la cellule investigation de Radio France

    #économie #banques #pègre

  • Affaire Matzneff, par Marc Esposito
    30 janvier, 18:05

    On parle d’un mec qui a violé des centaines d’enfants.

    J’avais l’intention de lire ‘’Le consentement’’ de Vanessa Springora, à propos de sa relation avec Gabriel Matzneff quand elle avait 14 ans et lui 50, mais je ne sais finalement pas si je le lirai, car je crains trop de me mettre en colère à chaque page.
    J’ai beau être à Bali, j’ai vu et revu, grâce à facebook, l’émission d’Apostrophes de 1990 où Denise Bombardier est la seule à attaquer Gabriel Matzneff, celle, très récente, où François Morel défend Bernard Pivot tout en avouant n’avoir jamais lu Matzneff, celle où Georges-Marc Benamou confond Frédéric Beigbeder, tout péteux d’avoir soutenu Matzneff, et aussi celle de Yann Barthès où Springora parle de son livre.
    A chaque fois, j’ai été choqué par certains propos, et j’ai envie d’ajouter mon grain de sel, parce que moi j’ai lu Matzneff, et parce que j’ai entendu trop de conneries insupportables.
    D’abord, Vanessa Springora. Dans l’émission de Barthès, elle traite Gabriel Matzneff de ‘’malade’’. Utiliser ce mot est pour moi une façon de l’excuser. Matzneff n’est pas un ‘’malade’’, c’est une ordure malfaisante, un serial violeur, ce qui est très différent. Je n’aime pas le mot ‘’pédophile’’, qui signifie, stricto sensu, ‘’qui aime les enfants’’. Matzneff n’aime pas les enfants, il aime sodomiser des enfants, ce qui est très différent. C’est un #pédocriminel.
    J’ai également été très choqué par cet extrait de la 4ème de couve du livre de Springora, que j’ai vue sur le site de Grasset : ‘’…elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.’’ Lire de telles conneries au dos d’un livre qui prétend dénoncer Matzneff, donner ainsi du crédit aux clichés mensongers qui ont permis à ce mec de commettre ses méfaits pendant un demi-siècle, je trouve ça ahurissant.
    Car, non, cent fois non, l’époque n’a rien à voir là-dedans, ma colère n’est pas révélatrice d’une montée de puritanisme propre à cette décennie, les premières lois punissant la pédocriminalité datent de 1791 ! Les comportements pédocriminels ont toujours été inadmissibles, ils n’étaient pas plus tolérés par la quasi-totalité des Français dans les années 1970 ou 1990 qu’aujourd’hui.
    ‘’La complaisance d’un milieu’’, oui, évidemment, mais ‘’aveuglé par le talent et la célébrité’’, non, mille fois non. Matzneff a dû avoir une érection en lisant ces deux mots associés à son nom : talent et célébrité. J’ai lu Matzneff, et je trouve, et je ne suis pas le seul, qu’il n’a aucun talent, il n’écrit pas ‘’bien’’ comme je l’ai beaucoup lu partout, pas du tout, il écrit propret, son ‘’style’’ n’a aucune personnalité, ce n’est pas pour rien s’il n’a jamais séduit les lecteurs de son époque, même avec ses quelques livres qui ne parlaient pas de ses pratiques sexuelles. Et il n’est donc pas du tout ‘’célèbre’’ - sauf peut-être depuis que Springora a écrit ce livre et que son visage est apparu partout sur les réseaux sociaux. Au moment où Springora a vécu son histoire avec lui, il n’était connu que du micro-milieu germanopratin des éditeurs et des écrivains, ses livres se sont toujours très mal vendus - son Prix Renaudot de l’essai, attribué en 2013, s’est vendu à 3 600 exemplaires. Ça veut dire que, malgré les éloges de Jean d’Ormesson, BHL ou Mitterrand, malgré ses invitations chez Pivot, le grand public n’a jamais eu envie de lire ce mec. On ne peut que lui dire bravo et merci.

    Contrairement à beaucoup de gens qui s’expriment sur ce sujet, j’ai lu, une fois dans ma vie, 40 pages d’un ‘’Journal’’ de Gabriel Matzneff, et ça explique pourquoi je n’ai aucune indulgence vis-à-vis de lui.
    C’était lors de mon premier séjour à Bali, en 1994, j’étais dans un hôtel de Candi Dasa, je n’avais plus rien à lire, je suis allé jeter un œil à la bibliothèque de l’hôtel, il n’y avait que 3 ou 4 livres français, dont un ‘’Journal’’ de Matzneff, je ne sais plus lequel (il en existe 15 tomes, publiés chez trois éditeurs différents, pendant 30 ans !), je me souvenais des polémiques au sujet de ses pratiques sexuelles, j’ai voulu voir de quoi il retournait, et j’ai vu. Et j’ai été scandalisé. Que ce mec ne soit pas en prison, et qu’il y ait des éditeurs, et non des moindres, Gallimard en tête, pour publier ces horreurs. A l’époque, internet et facebook n’existaient pas, je n’avais aucun moyen de crier ma colère.
    Ce livre est un journal intime très classique, avec des dates précises, parfois 10 lignes sur une date, parfois quelques pages, et il montre que Matzneff ne pense absolument qu’à ça : se taper des enfants et des ados, garçons ou filles. Et il n’aime que les deux choses que l’on peut faire indifféremment avec des enfants des deux sexes : enculer et se faire sucer. Il ne se fait jamais enculer et il ne suce jamais – vu que ses proies sont toujours ou des gamines ou des gamins pré-pubères, c’est tout simplement impossible. Il est toujours le seul qui jouit.
    Je ne me souviens pas d’un seul portrait d’un ami ou d’un parent, ou d’une note de lecture un peu consistante sur un livre qu’il a aimé, non, les pages que j’ai lues ne parlaient que de ses relations sexuelles avec des enfants et des ados.
    Dans tous les extraits d’émissions que j’ai vus depuis avec lui, il parle d’’’amour’’, il n’a que ce mot à la bouche, et d’après ce que j’ai lu du livre de Springora, il utilisait ce mot à propos de leur relation, mais dans les 40 pages que j’ai lues, il n’en était jamais question. Il ne parlait que de ses actes sexuels, de sa satisfaction sexuelle, et de sa jouissance à avoir ajouté une nouvelle proie à son tableau de chasse. C’était tellement dégueulasse que j’ai arrêté de le lire au bout de 40 pages, quand j’ai compris que ça ne parlerait que de ça jusqu’au bout, j’ai déchiré le livre et je l’ai jeté à la poubelle, pour que personne d’autre ne le lise.
    Si les 40 pages que j’ai lues sont révélatrices de la consommation sexuelle habituelle de Matzneff, et pourquoi ne le seraient-elles pas, ce mec se tapait des dizaines d’enfants par an, répartis en deux catégories : des collégiennes parisiennes et des jeunes prostitués asiatiques. Ce rythme frénétique, sur 50 ans de parcours, permet d’estimer, sans risque de se tromper, le nombre de ses victimes à plusieurs centaines, peut-être plusieurs milliers. Depuis, j’ai lu, par exemple, cet extrait qui confirme cette estimation : ‘’Il m’arrive d’avoir jusqu’à quatre gamins – âgés de 8 à 14 ans – dans mon lit en même temps, et de me livrer avec eux aux ébats les plus exquis.’’ (in Un galop d’enfer, 1985).

    Matzneff n’est donc pas un pédocriminel parmi tant d’autres, c’est un pédocriminel hors normes, un serial #violeur de grande envergure. Et les détails de ses modes opératoires montrent qu’il serait un être humain haïssable, même si ses victimes étaient majeures. Il y a deux passages du livre que je n’ai jamais oubliés, et qui expliquent pourquoi j’écris ça.
    1. Matzneff est à Manille ou Bangkok, il vient de sodomiser un petit prostitué de 10 ou 12 ans, et le gosse a le malheur de lui réclamer le double du prix ‘’normal’’ de la passe, un prix dont je me souviens qu’il était ridiculement bas, le gosse avait dû réclamer l’équivalent de 10 dollars au lieu de 5, ou 20 au lieu de 10, pas plus. Et Matzneff raconte tout fiérot qu’il a refusé de payer ce prix démesuré, qu’il a jeté sans ménagement le gosse hors de sa chambre, et il se vante de ne pas avoir été un pigeon victime de cette petite salope.
    2. Matzneff est invité à un dîner chez des ‘’amis’’ qui veulent lui montrer leur ouverture d’esprit et leur tolérance en l’invitant à leur table malgré sa réputation sulfureuse. C’est Matzneff qui l’écrit et décrypte ainsi cette invitation. Et pour montrer à quel point ils lui font confiance, leur fille de 14 ans participe au dîner. Le paragraphe d’après, Matzneff se vante d’avoir sodomisé la gamine les jours qui ont suivi et rigole du bon tour qu’il a joué à ces intellos de gauche stupides qui lui ont fait confiance.

    Donc, quand j’entends des François Morel ou des Frédéric Beigbeder, dire avec un petit sourire : ‘’eh oui, il y a des gens qui ont du talent et qui sont des salauds…’’, ça me met très en colère. Parce que Matzneff n’a aucun talent, je l’ai déjà dit, et parce qu’il n’est pas juste un ‘’salaud’’, il est l’un des pédocriminels les plus malfaisants de tous les temps, et il est toujours en liberté. Je répète : on parle d’un mec qui a violé des centaines d’#enfants.
    Si tous ceux qui lui ont serré la main, lui ont donné des prix, l’ont invité à leurs émissions, lui ont filé des subventions, ou un appartement de la ville de Paris à loyer ultra modique, ont lu ce que j’ai lu, ce sont des ordures aussi.
    Je suis peut-être naïf, mais je préfère penser que leur seule ‘’excuse’’ est de n’avoir jamais lu ces journaux intimes.

    Ceux qui sont impardonnables, ce sont ses éditeurs. Eux, c’est sûr, ont lu ces horreurs, et ils lui ont même donné des sous en échange !
    Antoine Gallimard en tête, qui a eu le culot, récemment, de retirer les livres de Matzneff de la vente, façon vierge outragée, comme si c’était le livre de Springora qui lui avait révélé l’ignominie du personnage, après l’avoir accueilli dans sa grande maison en 1990 alors qu’il avait déjà publié une dizaine de ses journaux intimes, pour lui permettre de continuer ce magnifique travail, et qui l’a mensualisé jusqu’en 2004 !
    Et son ‘’éditeur’’ personnel, Philippe Sollers, que je m’honore de n’avoir jamais lu, parce que je l’ai toujours trouvé débectant dans toutes ses interventions à la télé, bien avant de savoir qu’il éditait Matzneff. Rappelons que ce Philippe Sollers, qui est une icône de l’intelligentsia parisienne – forcément, éditeur chez Gallimard, c’est un pouvoir énorme – est aussi celui qui a élégamment traité Denise Bombardier de ‘’mal baisée’’ quand elle a osé attaquer Matzneff chez Pivot en 1990.
    L’’’éditeur’’, le grand public ne le sait pas forcément, c’est celui qui aide l’auteur à améliorer son texte. Ça signifie que Sollers a eu avec Matzneff des conversations du genre :
    – Dis-moi, dans ta phrase : ‘’je suis rentré dans son petit trou comme dans du beurre’’, tu préfères pas ‘’entré’’ plutôt que ‘’rentré’’ ?
    – Non je préfère ‘’rentré’’, c’est plus explicite.
    – Oui, tu as raison, c’est mieux.

    Ces gens me dégoûtent. Il y a beaucoup d’hommes enfermés dans les prisons françaises qui ont commis des actes bien moins répugnants.

    https://www.facebook.com/marc.zaffran/posts/10157848653093150?notif_id=1581079808340952&notif_t=feedback_reaction_gene

    • Qu’il ait été protégé, édité, félicité et qu’il n’ait jamais été inquiété restera une des plus grandes énigmes judiciaires de la fin du siècle dernier. Quand on sait que le parquet est capable de poursuivre et potentiellement de faire incarcérer une citoyenne qui vient en aide à un migrant, il y a de quoi légèrement douter de notre démocratie humaine.

    • euh juste : springora utilise le mot #pédocriminel dans son livre et ça arrive de mal s’exprimer en direct live à la télé quand tu raconte ton viol. Visiblement, le mec qui écrit ce texte ne pense pas à ça. Sinon, c’est les éditeurs qui écrivent le quatrième de couv’. Donc je vois pas trop l’intérêt de « commencer » ses griefs par springora, qui a écrit un très bon livre, mais surtout qui joue gros, et pour nous tous, en s’exposant comme ça... Juste un peu de respect quoi.

    • ça doit être pour poser une sorte de gage d’objectivité que le mec commence par s’attaquer à Springora. Eh bien c’est naze. Et le mystère qu’il expose n’en pas un, les violeurs à répétition, ça fucking court les rues.

    • Je rejoins @reka
      Ce qu’il faut mettre à jour dans cette histoire, ce sont les raisons du succès médiatique de Matzneff.
      Parce que oui il a eu un succès médiatique. Je me souviens l’avoir vu dans beaucoup d’émissions de télévision avec son physique si particulier, et le vertige que ses paroles provoquaient : « C’est réel ce qu’il raconte ? On dirait. Mais alors si c’est réel, pourquoi a-t-il le droit de parler à la télé ? »

      Est-ce seulement la curiosité pour la monstruosité qui ont fait son succès, ou y a-t-il eu des complicités plus profondes ?

      On aimerait une vraie enquête sur Pivot, les producteurs de Pivots, etc...

    • Je rejoins @reka pour dire qu’on ne peut vraiment que douter de nos « démocraties » devenues des coquilles vides de la gouvernance de nos sociétés.
      J’ai suivi le « 28 minutes » sur ARTE du 6 février dernier. Pardon s’il y en a parmi vous que cette « chaîne franco- allemande » saoule grave mais il m’arrive fréquemment de suivre cette chronique assez inégale suivant sûrement les thèmes qui y sont abordés et aussi surtout à cause des intervenant·es qui y sont invité·es.

      Dans l’émission de ce mercredi, le débat portait sur l’opportunité ou non de rendre les crimes à caractère sexuel imprescriptibles. La séquence commence par rappeler les faits concernant Sarah Abitbol qui dut subir les agressions répétées de son entraîneur pendant toutes ses années d’entraînement en tant que patineuse.

      Participaient au débat :
      – Muriel Salmona : psychiatre spécialiste des violences sexuelles, présidente de l’association Mémoires Traumatiques et Victimologie
      - Carole Ardouin-Legoff : maître de conférence en droit privé et science criminelle à l’université Panthéon Assas
      – Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire au Figaro.

      Voici un court extrait du débat où intervient Carole Ardouin-Legoff en réponse à une question de Renaud Dély :

      Renaud Dély :
      -- Ça signifie, quand on écoute Muriel Salmona, que le droit à l’oubli n’existe pas pour les victimes de crimes sexuels. Or, ce droit à l’oubli c’est une justification de la prescription pour les auteurs de crimes sexuels. Pourquoi est-ce que ça fonctionnerait pour les auteurs et pas pour les victimes ?

      Carole Ardouin Legoff :
      -- La prescription de l’action publique a effectivement pour fondement l’oubli, de l’infraction, l’oubli du crime, mais pas pour l’auteur ni pour la victime, mais pour la société tout entière. Lorsqu’une action publique est intentée, un procès pénal est conduit et la société est représentée par le Ministère Public. Le ministère public agit au nom de tout un chacun, pour la simple et bonne raison que lorsqu’une infraction est commise, en particulier lorsqu’il s’agit d’un crime, ce crime trouble l’ordre public. La société tout entière est troublée par l’existence de cette infraction et donc, l’action publique a vocation de réparer ce trouble à l’ordre public. Autrement dit, en raison de l’écoulement du temps, si beaucoup d’années se sont passées depuis la commission du crime, et bien le trouble à l’ordre public a pu se réparer tout seul, du fait de cet évènement naturel qu’est le cours du temps. Et donc un droit pénal moderne n’a alors aucune raison d’entrer en jeu. On ne sanctionne pas pour sanctionner. On punit simplement quand il y a un intérêt à punir, à répare un trouble à l’ordre public. Ce qui n’est plus le cas lorsque c’est prescrit. Donc certes, la mémoire de la victime peut demeurer, la mémoire du criminel aussi. L’action publique n’est pas là pour protéger un criminel mais une victime.

      Et là je dois bien avouer que je suis resté interloqué. La mission du Ministère Public n’est donc pas de dire le droit, de reconnaître des droits à réparation aux victimes et de punir d’éventuels coupables mais de protéger la société tout entière contre de possibles « troubles à l’ordre public ». C’est compliqué la « Justice » non ?

      Le lien vers l’émission (à partir de la 14e minute)

      https://www.arte.tv/fr/videos/088472-117-A/28-minutes

    • Et personne ne se questionne sur le pourquoi et comment Matzneff a pu être interviewé (par l’extrême droite) dans le quartier latin fin 2019 et puis mystérieusement s’évaporer et quitter la france, sans qu’aucune police ne le retrouve ?
      Pas plus que tu n’as à te demander pourquoi Epstein a pu sortir librement de france où il y violait régulièrement des enfants et des femmes avec ses amis dans ses nombreux appartements proches des champs élysées.
      Comme tu es prié d’oublier que David Hamilton a vécu jusqu’à sa mort à Paris sans être inquiété, et que le gouvernement actuel comme les instances tel le CNC ont soutenu et financé Polanski pour son dernier film alors qu’il n’a pas purgé sa peine aux USA.

      Nan, nan, tu retiendras seulement que c’était une autre époque.

      Merde, c’est juste aujourd’hui.

    • @sombre il y a une #aporie ici. Ce qui a été pris ne sera jamais rendu. Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup ». Il n’y a donc pas, d’un point de vue radical, de #justice possible. C’est toujours trop tard. Comme un assassinat. Effectivement la société s’achète une conscience, avec des punitions. Les punitions sont de la #vengeance. Et les #interdits n’empêchent rien. Il faut donc inventer autre chose, et je n’ai pas la moindre idée de quoi. La seule chose qu’on peut se dire, dans l’état actuel des choses, et c’est ce qui motive toutes ces anciennes victimes à agir, qu’au moins, certains s’arrêtent. Parce que mtnzf, même à 80 ans, est toujours actif et dangereux. Les autres aussi.

      On peut imaginer changer la société, radicalement, notamment en transformant la sexualité masculine, qui me semble moteur dans toutes ces histoires. Imaginer une autre sexualité où l’érotisation des rapports de domination euh... disparaitrait. C’est tellement énorme que presqu’ inimaginable.

    • Punir les agresseurs ne pourra jamais « rattraper le coup »

      @tintin Bien sûr, je comprends ta position, mais ce n’est pas seulement punir dont il est question, c’est dénoncer cet aveuglement pour protéger d’autres enfants en arrêtant les violeurs récidivistes et leurs soutiens. Pour Hennion, pote de Mtzneff, entre autres de ses amis violeurs, c’est plus de 200 enfants en Thaïlande dont la justice l’a accusé.
      Il faudrait déjà, (à commencer par qui ? qui accepte de voir ses horreurs ?) qu’une partie de la société accepte de voir en face que le combat contre les violences sexuelles est face à la force des réseaux de soutien de la pédophilie du proxénétisme et de la pornographie, qu’ils soient médiatiques, juridiques, philosophiques, littéraires, politiques ou policiers. Aujourd’hui. Maintenant.

      Sauf que soit culturellement soit face à l’ampleur du désastre, soit par lâcheté, personne ne veut entendre parler de ces collusions.

    • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés :

      Il a été invité à déjeuner à l’Élysée par François Mitterrand et a fréquenté Jean-Marie Le Pen , le dirigeant d’extrême-droite.

      Il a bénéficié des largesses du couturier Yves Saint Laurent et du compagnon de ce dernier, le puissant homme d’affaires Pierre Bergé .

      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est . Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, un privilège rarement attribué, comme l’a révélé son directeur actuel, Vincent Monadé, au quotidien L’Opinion.
      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

    • Ce n’est pas la première fois que je vois le nom de #Harlem_Désir (en photo avec matzf)

      #Christophe_Girard, socialiste, actuellement chargé de la culture à Paris (si si) est cité dans l’article pour avoir fait l’entremetteur pour #Yves_Saint_Laurent et #Pierre_Bergé.

      WP :

      En 1998, [C.Girard] devient membre des Verts. Il est présent en 1999 en position non éligible sur la liste de Daniel #Cohn-Bendit aux élections européennes. En 2001, après l’élection de Bertrand Delanoë, il est nommé adjoint au maire de Paris chargé de la culture3. Il occupe son poste tout en restant chez LVMH

      En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est. Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre

    • Pour éviter l’accusation de délire ou de complotisme concernant des réseaux qui n’existent évidemment pas … je recopie seulement cette page Wikipédia, encyclopédie en ligne qui a pourtant une facheuse tendance à empêcher toute participation des lanceurs d’alerte dénonçant les pédocriminels et leurs soutiens.
      Faites en ce que bon vous semble mais arrêtons de fermer les yeux svp.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_pédophilie

      En 2013, la remise d’un prix à Daniel Cohn-Bendit suscite une nouvelle polémique en Allemagne ; le Parti vert allemand, auquel appartient Daniel Cohn-Bendit, décide alors de se pencher sur son propre passé et de commander au politologue Franz Walter une étude sur l’influence qu’ont pu avoir les militants pédophiles sur le mouvement écologiste allemand. Les travaux de Franz Walter mettent au jour d’anciennes positions pro-pédophiles des Verts allemands, poussant notamment l’ancien ministre Jürgen Trittin - responsable en 1981 d’une plate-forme électorale qui prônait la dépénalisation des actes sexuels entre enfants et adultes - à s’expliquer et à reconnaître ses erreurs. Un article du Frankfurter Allgemeine Zeitung accuse les Verts allemands d’avoir, dans le passé, « créé une idéologie qui favorisait l’abus d’enfants », Daniel Cohn-Bendit étant notamment dénoncé comme « le porte-drapeau le plus éminent des pédophiles ». Franz Walter souligne par ailleurs que les pédophiles ont, dans le passé, également influencé le Parti libéral-démocrate.

    • Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés, par Norimitsu Onishi (The New York Times), 11 février 2020
      https://www.nytimes.com/fr/2020/02/11/world/europe/france-gabriel-matzneff-pedophilie.html

      Outre François Mitterrand, M. Matzneff bénéficiait d’appuis plus directs.

      D’abord, celui de son ami Christian Giudicelli, un écrivain maintes fois primé qui avait accepté de cacher chez lui des lettres et les photos de Mme. Springora qui étaient compromettantes pour M. Matzneff, relate-t-il.

      Puis, cherchant un abri plus sûr, M. Matzneff et l’adolescente s’installèrent à l’hôtel. M. Matzneff explique que les factures de ce dernier étaient réglées par Yves Saint Laurent, le couturier décédé en 2008, par l’entremise d’un de ses collaborateurs proches, Christophe Girard. L’arrangement lui avait permis de se remettre d’une opération de l’œil, et d’ « échapper aux visites de la Brigades des mineurs (qu’il appelle des “persécutions”), » écrit Mme. Springora.

      M. Matzneff se rappelle de M. Girard lui disant, « Nous nous occupons de tout, les repas, tout. » Il précise : « et ça a duré je crois, deux ans, à peu près. »

      « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup, » lui avait dit M. Girard, toujours d’après M. Matzneff. M. Girard a refusé de nous accorder un entretien pour cet article.

      Le bateau coule

      M. Matzneff avait beau publier des livres à la chaîne, il avait du mal à joindre les deux bouts, si bien qu’il se tourna vers ses amis haut placés.

      En 2002, M. Girard, l’ancien collaborateur d’Yves Saint Laurent, était devenu adjoint à la culture du maire de Paris, un poste qu’il occupe de nouveau à l’heure qu’il est. Il fit pression pour que M. Matzneff obtienne une allocation annuelle à vie du Centre National du Livre, un privilège rarement attribué, comme l’a révélé son directeur actuel, Vincent Monadé, au quotidien L’Opinion.

    • Un soutien de Gabriel Matzneff affirme n’avoir rien su de ses activités pédophiles By Norimitsu Onishi

      March 7, 2020
      https://www.nytimes.com/fr/2020/03/07/world/europe/christophe-girard-gabriel-matzneff-pedophile.html

      M. Girard a tenté de minimiser la nature de ses relations avec M. Matzneff, affirmant n’avoir jamais lu le moindre ouvrage de l’écrivain et n’avoir jamais suspecté que l’écrivain était pédophile.

      « Je suis peut-être un naïf, je suis peut-être autre chose pour vous », dit-il.

      Mais s’il a affirmé dans un premier temps n’avoir découvert la pédophilie de M. Matzneff qu’à la lecture du Consentement, il a ensuite indiqué en avoir entendu parler en 2013, quand M. Matzneff s’était vu décerner le prestigieux prix Renaudot et que des groupes anti-pédophilie avaient protesté.

      M. Girard était alors maire du 4e arrondissement de Paris. Il dit aujourd’hui regretter ne pas avoir pris position contre l’écrivain, tout en soulignant que d’autres représentants ministériels, notamment des ministres de la Culture, étaient également restés muets.

      « Est-ce que moi je dois être le chevalier blanc de la morale française ? » demande-t-il.

      Dans un entretien accordé récemment au Times, M. Matzneff a affirmé avoir pu, grâce à M. Girard, occuper gratuitement sa chambre d’hôtel pendant deux ans avec Mme Springora, pendant qu’il se remettait d’une opération des yeux.

      Dans Le Consentement, Mme Springora écrit que c’est grâce à ce séjour à l’hôtel que l’écrivain avait pu échapper à la police, qui avait entamé des perquisitions de son appartement.

      M. Girard a déclaré n’avoir été qu’un intermédiaire agissant sur les ordres de M. Bergé. M. Matzneff, cependant, l’a qualifié de mécène, et lui a dédié son journal de l’époque, La Prunelle de mes yeux.

      Ce journal décrit en détail la relation que M. Matzneff entretenait avec Mme Springora, alors âgée de 14 ans.

      « Je n’ai pas le souvenir de l’avoir lu », nous a affirmé M. Girard au sujet du journal en question. Il n’a pas su nous expliquer pourquoi il avait déclaré le mois dernier au Parisien, l’avoir, au contraire, « partiellement » lu.

      Si M. Girard admet avoir dîné avec M. Matzneff il y a quelques mois, il dit ne pas le compter au nombre de ses amis. Il reconnaît qu’aux cours de ces dernières années lui et l’auteur étaient passés du vouvoiement à un tutoiement moins formel.

      « Moi, je ne tutoie pas beaucoup en général », a déclaré M. Girard, sans qu’il puisse expliquer pourquoi il avait choisi cette forme avec M. Matzneff.

      Ces dernières semaines, la police, longtemps fustigée pour ne pas avoir enquêté sur M. Matzneff, a perquisitionné les bureaux de son éditeur, l’appartement de l’écrivain à Paris et la chambre d’hôtel sur la Riviera italienne où il vit caché . En plus de M. Girard, la police a interrogé d’autres personnalités.

      Nombre de ses anciens soutiens ont pris leurs distances avec M. Matzneff — voire, pour certains, l’ont attaqué publiquement, depuis que l’opinion publique s’est retournée contre cette élite française qui a longtemps cautionné et même défendu les activités et les textes de l’écrivain.

      « Franchement, je ne prendrais pas son appel », confie M. Girard. « D’abord, je pense qu’il aura la décence de ne pas m’appeler. Je pense qu’il est quand même un peu au courant du mal qu’il me fait ».

  • « J’en veux plus à la police qu’à mon #violeur » (Camille Wernaers, RTBF, 05.02.20)
    https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_j-en-veux-plus-a-la-police-qu-a-mon-violeur?id=10425176

    En mars 2018, le Comité P la convoque pour une réunion bilan avec le chef de la #police. « C’est le rendez-vous le plus surréaliste de ma vie. J’y suis allée avec mon colocataire. On a été reçu.e.s dans une immense salle, il y avait même des gâteaux. Ils se sont congratulés, ils m’ont annoncé un bilan très positif et le fait que ma plainte avait été prise fort au sérieux », raconte Alice. Aucune sanction n’est prise contre Mme S., la policière qui a reçu Alice après son #agression. Des mesures sont prises pour que les jeunes policiers et policières apprennent l’existence du service d’aide aux victimes et des procédures sont rajoutées à la formation initiale pour s’assurer que les victimes reçoivent tous les documents dont elles ont besoin après avoir porté plainte, ce qui n’a pas été le cas d’Alice : « Je suis tombée de haut parce qu’ils n’ont tiré que des conclusions administratives de ce qu’il m’est arrivé. Quand j’ai demandé ce qu’ils avaient fait au sujet des mensonges de la policière, ils ne semblaient même pas au courant, et j’ai dû leur reparler de notre entretien où elle avait nié m’avoir déjà vue. Je comprends qu’elle se protège, mais je ne pourrai jamais la pardonner si elle ne reconnaît pas les faits. C’est le plus grave pour moi. Je ne crois plus en aucune affirmation de la police ».

    #viol #violence_policière

  • Condamnée pour avoir protégé des salariées victimes de harcèlement sexuel
    http://www.ugict.cgt.fr/ugict/presse/condamnee-pour-avoir-protege-des-salariees-victimes-de-harcelement-sexuel

    Par une décision en date du 4 mai 2018, la médecin du travail Karine Djemil vient d’être condamnée par l’ordre des médecins à 6 mois d’interdiction d’exercice dont trois fermes, pour avoir donné des soins médicaux à plusieurs femmes harcelées sexuellement dans le cadre de leur travail. Source : UGICT CGT

  • TRIBUNE. « Les #violeurs ne sont pas les autres »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20180302.OBS2990/tribune-les-violeurs-ne-sont-pas-les-autres.html

    Moi aussi je pensais que les violeurs étaient des malades mentaux, de pauvres types qui se jettent sur les femmes la nuit pour leur arracher leurs vêtements et les laisser pour mortes. Ou des désœuvrés de tours de banlieues, ceux qui disent « les meufs c’est comme les chaussettes, on les troue et on les jette ». Qui dealent du shit dans les halls d’immeuble. Qui sont au chômage et font des séjours en prison.

    Dans « Je connais un violeur », j’ai laissé les victimes décrire leur agresseur. Je voulais montrer qui ils sont. Pas ceux qui ont été condamnés, mais les 98% restant qui ne passeront pas la moindre journée en prison. Pas les inconnus qui surgissent dans les bois, mais les 83% de violeurs que la victime connaissait avant l’agression. Les bons copains, les « trop sympas pour faire un truc pareil ». Qui sont-ils, que font-ils dans la vie, est-ce qu’ils ont des enfants, est-ce qu’ils donnent de l’argent à des associations humanitaires, est-ce qu’ils ont des diplômes ? Un violeur, ça fait quoi dans la vie, quand ça ne viole pas ? Où est-ce qu’on a le plus de chances de les croiser ? En boîte, dans la rue, à la fac, au musée, à l’opéra ? dans des clubs de sport et des chorales d’amateurs ? Le meilleur moyen de savoir qui sont les violeurs est encore de le demander à leurs victimes. J’ai reçu plus de 1.000 témoignages en deux mois, et autant de portraits de violeurs lisses et insoupçonnables.

  • Chère Catherine Millet, on peut être une victime et être une battante - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/chere-catherine-millet-on-peut-2142.html

    Chère #CatherineMillet, la vérité, c’est que face à un #violeur tu risques de ne pas t’en sortir en vie, quoi que tu fasses, que tu choisisses de résister physiquement ou non.

    #viol #agression #victime #violenceauxfemmes #femme

  • Chère Catherine Millet, on peut être une victime et être une battante - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/chere-catherine-millet-on-peut-2142.html

    Chère #CatherineMillet, la vérité, c’est que face à un #violeur tu risques de ne pas t’en sortir en vie, quoi que tu fasses, que tu choisisses de résister physiquement ou non.

    #viol #agression #femme #victime

  • Sanction pour le juge invoquant le “devoir conjugal” d’une victime de #violences ? | Les Nouvelles NEWS
    http://www.lesnouvellesnews.fr/juge-invoque-devoir-conjugal-victime-de-violences

    C’était mercredi 31 mai, devant la 16ème chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre. L’avocate Migueline Rosset plaidait pour une femme victime de violences « depuis des années » de la part de son mari. À la barre, le prévenu expliquait ses gestes par ces mots : « Elle ne voulait plus coucher avec moi ». Selon l’avocate, le juge a alors réagi ainsi : « Ah, effectivement, Madame, si vous refusez votre devoir conjugal, on peut comprendre… ». Et « droit dans ses bottes, le Président a répété, par trois fois, l’importance de ne pas se soustraite au devoir conjugal », rapporte Migueline Rosset.

    #devoir_conjugal #patriarcat

  • Turkey’s ruling AKP proposes rapists be released from prison if they marry victims

    Turkey’s ruling Justice and Development Party (AKP) has brought a motion to Parliament that proposes rapists in Turkish jails be released if they marry their victims, a way out of prison for more than 4,000 inmates convicted of rape.

    https://www.turkishminute.com/2016/11/18/turkeys-ruling-akp-proposes-rapists-released-prison-marry-victims
    #Turquie #viol #violeurs #mariage
    (mais où va-t-on?)

  • Un hôtel de luxe condamné pour avoir aidé un agresseur sexuel à s’enfuir
    http://www.bastamag.net/Un-hotel-de-luxe-condamne-pour-avoir-aide-un-agresseur-sexuel-a-s-enfuir

    Mariama Diallo, femme de chambre dans le prestigieux hôtel Park Hyatt Vendôme, a bien a été agressée sexuellement par un client en juillet 2010. C’est parce qu’elle a dénoncé cette agression qu’elle a ensuite été mutée, puis licenciée. Le conseil des prud’hommes de Paris l’affirme dans un jugement rendu en août. L’hôtel, et la société sous-traitante employeur direct de Mariama Diallo, sont condamnés à lui verser 20 000 euros de dommages et intérêt. Donneur d’ordre et sous-traitant ont par ailleurs été condamnés (...)

    En bref

    / #Transformer_le_travail, #Inégalités, #Justice, #Conditions_de_travail

  • Les scandales de #pédophilie continuent de secouer l’#Église

    Une nouvelle affaire de pédophilie secoue le monde catholique. Elle a cette fois pour cadre le diocèse de Lyon en France et son cardinal, Mgr Philippe Barbarin, accusé d’avoir couvert deux prêtres. Au-delà de cette affaire se pose à nouveau la question de la responsabilité des autorités ecclésiastiques en particulier, mais de l’Eglise catholique dans son ensemble.

    http://ht.ly/ZxipK
    #religion #catholicisme

  • Un viol ordinaire
    http://trolldejardin.canalblog.com/archives/2015/10/25/32827030.html

    cet article m’est inspiré par l’article suivant
    https://mavieestpolitique.wordpress.com/2013/03/20/comment-jai-pris-conscience-de-la-culture-du-viol/#comments
    et un commentaire qui qualifie les violeurs de « sociopathes » décidant sciemment de détruire une vie pour leur plaisir.

    Moi j’ai été violé à 17 ans, par un mec qui m’a dragué dans la rue, attiré dans un guet-apens (me faisant croire qu’on allait dans un bar rempli de monde) et ensuite empêché (en « douceur » mais en me tenant fermement le bras) de repartir tout en insistant lourdement pour coucher. J’ai cédé parce que je voulais pouvoir partir et flippais qu’il finisse par s’impatienter et rentrer de force.

    Par contre je suis pas d’accord que tous les violeurs sont sociopathes il est tout à fait possible de violer sans penser à mal, et sans s’en rendre compte.
    Il suffit de ne pas être très conscient de la notion de consentement.

    Et donc d’insister quand l’autre dit « non », ou de ne pas se retirer quand le ou la pénétrée le demande et de « finir » parce qu’on prend son « stop » à la légère (et qu’on pense même pas que ça puisse être grave, comme on refuserait de faire le ménage ou aller acheter du pain), ou de présumer que l’autre a forcément envie et lui sauter dessus dans son sommeil, ou faire un jeu SM/hard en n’ayant pas clairement conçu de bouton « stop » sans équivoque et déraper.

    Mention spéciale aux pratiquants du BDSM qui font ça sous hypnose. Parce que c’est bien connu le meilleur moment pour exprimer son consentement c’est quand nos facultés sont modifiées.

    Bien sûr les violeurs qui savent ce qu’ils font et que la personne en face ne consent pas existent et sont nombreux, mais à côté de ça n’importe qui, mec meuf non-binaire pédé hétéro bi gouine*, peut violer de manière ordinaire (même en étant gentil et tout), croire que l’autre a consenti alors que non. Il suffit de ne pas écouter ou être attentif un moment, de minimiser l’importance du geste comme un simple truc désagréable, de croire inconsciemment qu’en flirtant ou se mariant ou acceptant un plan la personne a face a « déjà consenti », de considérer l’autre un peu comme un bout de viande (le porno et le contexte des plans cul y aide énormément), de penser qu’un « non » peut vouloir dire « oui » parfois et que le consentement peut prêterà interprétation des fois. C’est terriblement ordinaire en fait. Oui ça peut nous arriver à toustes non seulement d’être violé mais de violer.

    #viol #culture_du_viol #consentement #violeur

  • The truth about TV’s rape obsession: How we struggle with the broken myths of masculinity, on screen and off - Salon.com
    http://www.salon.com/2015/06/25/the_truth_about_tvs_rape_obsession_how_we_struggle_with_the_broken_myths_of_m

    attention l’article spoile de nombreuses séries, GOT, MadMen, Downton Abbey...

    “The Sopranos” did it in 2001, when Lorraine Bracco’s Jennifer Melfi was suddenly and violently raped in a parking garage. “Veronica Mars” made it part of the titular protagonist’s backstory, in the 2004 pilot. In 2006, “The Wire” introduced and then never confirmed it, when it showed us the story of Randy (Maestro Harrell) keeping watch as a girl named Tiff “fooled around” with two boys in the bathroom. “Mad Men” did it in 2008, when Joan Holloway (Christina Hendricks) was raped by her fiancé, Greg (Sam Page) on the floor of Don’s office.

    A few shows were practically founded on it—“Law And Order: SVU,” which premiered in 1999, has dealt with rape in nearly every episode of its 16-season and counting run. “Oz,” the 1997 HBO show set in a prison, regularly featured male-on-male rape.

    But starting around the turn of the decade, rape on television morphed from a delicate topic to practically de rigueur. In the last two years alone, shows as vastly different as “Downton Abbey” and “Game Of Thrones” have graphically portrayed violent rape—typically, but not always, perpetrated by men onto women—to the point that depictions of sexual assault on television have become a regular part of the national discourse. “SVU,” “Outlander,” “Broad City,” “Inside Amy Schumer,” “Orange Is The New Black,” “Tyrant,” “Stalker,” “Shameless,” “Scandal,” and “House Of Cards” have all handled sexual assault, in their own way—either by depicting rape, exploring whether or not a sexual encounter is rape, or making jokes about how often rape happens. For a crime that has a dismal 2 percent conviction rate, it certainly is getting talked about an awful lot.

    I can identify that this is a phenomenon that is happening. It’s a little harder to explain why. Some of it is purely a numbers game: There’s more television than ever—and more and more of that television is not on broadcast networks, with their stricter censorship rules and mandates for reaching a mainstream audience. It’s certainly easier to depict and discuss sexual assault on television now than it ever was before.

    But that’s not the whole story. I joke, morbidly, that my job title has changed from television critic to “senior rape correspondent” because I cover televisual sexual assault with alarming frequency. The cases, on TV, run the gamut from 14-year-old girls drugging 18-year-old boys into having sex with them and plots attempting to reconstruct hazy memories of late-night drinking to men raping other men as an act of war and husbands raping wives in the bedroom. It’s a topic that engages, uncompromisingly, with our notions of gender, sexuality, power, and equality. And despite the barrage of sexual assaults on television, it’s a crime that occurs far, far more often in real life.

    #culture_du_viol #séries #virilité #masculinité #viol

    • Partie sur l’histoire du viol :

      What we call rape is an entirely new phenomenon—barely 50 years old. For most of human existence, rape was not a crime committed against women but instead against the men who supervised them—husbands, fathers, brothers, lords, kings. The word “rape” likely comes from the Latin “rapere,” meaning to seize or abduct—to kidnap, to rob, to deprive another of property. Rape sullied a bloodline and damaged goods and/or services; it was a crime against private property. The implication of that language is also that rape happens to women, not men. Men might be violated, abused, tortured, yes, but not seized; they were typically not someone else’s property.

      And though the Romans had their own word for sexual violation, “stuprare,” it was not necessarily immoral, criminal, or otherwise repugnant. Women were by and large not empowered enough to grant consent over their bodies, so the question of nonconsensual sex was rendered moot. Greek and Roman mythology is rife with gods raping maidens; in those stories, treated almost casually—an irritating fact of life, kind of like chicken pox.

      The language of this era is extremely familiar, even today: Women invite sexual assault through their behavior; men have carnal urges they can’t control; people have to continue the species somehow. It’s reasoning that all hinges on the same logic—female desire is necessarily subordinate to male desire.

      In 1975 Susan Brownmiller published her landmark work “Against Our Will,” which provided the foundation for the language of consent as a bulwark against the prevalence of rape. We rely on terms like “consent,” but consent can be silently or unconsciously given, and hard to prove after the fact. Intent is hard to prove in any context; the upside of a crime like murder is that at least there’s a dead body to point to. With sexual assault, it’s much harder to point to the aftereffects of trauma—either because the rape kit was mishandled or lost, as happens an awful lot, or because the aftereffects are more psychological than physical.

      But primarily, what Brownmiller’s work did was center rape as a crime committed against women, not against property. “Against Our Will” fit into the feminist movement’s aims to recognize sexual violence and redefine it—both socially and legally. Before rape reform legislation of the 1970s, marital rape was an oxymoron, rape against men wasn’t illegal (or even acknowledged), and a woman’s reputation could be used as evidence against her accusation of rape in court.

      It was a victory, but one with an upsetting aftertaste. A change in legislation cannot change social attitudes to sex and gender overnight. A prudent study of history asks us to not impose our own perspective of what people are like onto peoples throughout history, which could lead to the argument that because it so radically redefined the concept, before Brownmiller’s seminal work, rape as we know it didn’t exist. But that part of us that does identify with people from the past—that part of humanity that both spins tales and listens to them, rapt—is forced to acknowledge something much more upsetting: Perhaps, instead of there being no rape, there was only rape. Perhaps human existence is built entirely on intimate violence.

      #histoire

    • Dans les programmes à destination des hommes voici comment se présente le viol :

      Rapists are depicted as identifiably outside the mainstream through their language, clothing, habits, or attitudes. Each of these plot elements works to rein force sensitivity and desire for justice on the part of the male protagonist. In most episodes it is the male detective/ main character who provides the primary comfort and support for the victim. The stories end when the detective protagonist has completed his work, that is, when the rapist is caught or killed. The detective’s sense of morality, and often his need for revenge on the criminal, thus culminate in a successful triumph of the “good guy,” which is often accomplished through violence against the rapist. However, the further plight of the victim through the course of counseling or a trial are not included… In short, these plots are about the male avengers of rape rather than about the problem or crime of rape or the experiences and feelings of the victim.

      #violeur #sauveur #nice_guy #chevalier_servant #victimes

    • Dans les programmes à déstination des femmes voila comment se présente le viol :

      Daytime TV and made-for-TV movies such as those on Lifetime, in their low-budget, melodramatic glory, was far more likely to offer a woman-centric narrative of rape. Where mainstream TV ran away from topics like domestic violence, prostitution, abortion, and of course rape, soap operas and Lifetime films almost reveled in it; presumably there was some cathartic release in watching crimes suffered mostly by women in the real world play out in exaggerated glory on television. Lifetime’s films, then and now, were characterized by lurid titles and grim scenarios: “The Burning Bed” (1984), “She Fought Alone” (1995), “She Cried No” (1996), “She Woke Up Pregnant” (1996). On the abuse and rape survivor advocacy site The Road To Anaphe, the site’s creator includes an exhaustive list of Lifetime films, adding: “Lifetime Television may be a ‘women’s network,’ but it is one that shows a lot of good, informative movies on the subjects of child abuse, domestic violence, and missing children.” You could count on violence and exploitation in these films. The crucial difference is that you could also typically count on the point of view of the victim being central to the story.
      Soap operas, unlike TV movies or even primetime TV shows, are not just serialized but heavily serialized. The short production time for soap episodes means that the shows can respond on the fly to audience interests, making the medium a fascinating one for measuring audience sentiment. And, uncomfortably, when rape shows up on soap operas, often those stories end up redeeming the rapist—indeed, in response to popular affection for those characters.

      The best example of that might be the iconic Luke (Anthony Geary) and Laura (Genie Francis) on “General Hospital,” who have been one of that show’s foundational relationships. But their first sexual encounter, in 1979, was rape, when Luke drunkenly forced himself on Laura. She eventually fell in love with him and they were together for 37 years. Their wedding episode in 1981 remains to this day the highest rated soap opera episode in history. It was only in 1998, when their son learned of the rape, that the show really confronted the myth of “forced seduction” they had established nearly 20 years earlier, and reframed it as the assault it really was.

      “One Live To Live,” in 1993-1994, focused much of its storytelling on the gang rape and subsequent aftermath of a college student named Marty Saybrooke (Susan Haskell). The football jock who instigated the rape—a tall, handsome guy named Todd Manning (Roger Howarth)—was originally intended to be a serial rapist. The brutal honesty of the scene inspired both audience and critical praise; the series won Daytime Emmys for the plot arc, which unapologetically framed Todd as a sadistic villain.

      But then the story took a turn: Audiences loved Todd. Their enthusiasm spurred the writers to instead build a redemption arc for the character, even as Marty struggled to rebuild her life. Todd lingered as a flawed character on the margins as the writers of the show tried to reconcile their desire to maintain that the rape was reprehensible with audience enthusiasm for the character. The situation was settled (sort of) in 1998, when actor Howarth decided to walk away from the show. Unfortunately, I can only find this quote from Soap Opera Digest in Wikipedia, but it’s so compelling, I’m reproducing it:

      If the rape had been an unrealistic, soapy thing, then it wouldn’t matter. But because it was so in-depth and so brutal, to show Todd and Marty having drinks together in Rodi’s — to show Marty feeling safe and comfortable with Todd — is bizarre… People have come up to me and said, ‘My 7-year-old loves you.’ What do I say to that? I’m not going to tell them, ‘Don’t let your 7-year-old watch TV.’ But I have to say, it’s disturbing.

      Howarth’s departure from the show effectively scuttled any possibility of redeeming the character (though he did return for guest-stints on the show). Of course, this being soap operas, Todd was recast with Trevor St. John, who believed himself to be Todd but then turned out to be Todd’s twin brother, and in the meantime, Marty returned to the show with amnesia, and they had sex, which ended up getting dubbed “re-rape.” But it’s a plotline notable for never losing sight of the fact that what Todd did to Marty was unforgivable, in a landscape where, to quote the writer and unofficial soap expert Joe Reid, “The laundry list of incredibly popular soap characters who started off as rapists — or even just terrorizers of women — is uncomfortably long.”

      Interestingly, by 2003, when the rape of Bianca Montgomery on “All My Children” dominated national conversation, the audience’s desire to see the rapists forgiven seems to have fallen off. Bianca herself, as the first openly lesbian lead on a daytime drama, became the subject of redemption; where some audiences had hated her for coming out of the closet, her rape—a “punishment” or “corrective” for her sexuality—and her subsequent struggle to keep her baby became objects of such audience fervor that the New York Times covered it in 2004.

    • Pourquoi la TV aime le viol :

      The book “Prime Time: How TV Portrays American Culture” makes a stark observation that Cuklanz, includes in her own book I quote above. The authors state that rape is “a crime ideally suited to television. It is violent and therefore action packed. The sexual nature of the crime can easily be presented as the act of a violent, mentally unbalanced madman.” And after noting both a study on sexual assault finds rape to be “the only violent crime to be a matter of universal concern among women of all class and ethnic backgrounds” and the role that detective procedurals in primetime played in shaping socially acceptable performances of masculinity, Cuklanz comes to a conclusion that is, in its way, astounding: Rape on television is used to, more often than not, to redeem masculinity,

      by offering a subtle redefinition that frames masculinity as the means through which women are protected and avenged rather than brutalized and demeaned. At the same time, protagonist males can engage in violence within certain parameters, such as when they become so morally outraged at criminals that they can no longer contain their anger. Masculine volatility is harnessed for acceptable purposes and never used against women. … Rape provides a subject matter for which these stereotypes are easy to maintain. Not only are victims clearly deserving of protection and care, but the extreme evil and brutality of rape also serve as a clear contrast to the detective’s behavior and legitimize his use of force.

      Rape on television is the theater through which both men and women grapple with masculinity—with the fact that in its most corrosive form, masculinity is a quality that wreaks violence on those closest to it. Destruction and power are built into our concept of maleness; rape plots on TV work desperately to allow men that access to power while also codifying when it’s acceptable to use.

      I’m reminded of one of the most shocking and iconic rape episodes on primetime television—“Sylvia,” a two-parter on the family-oriented “Little House On The Prairie,” in 1980. The episode is horrifying, drawing on slasher-film imagery to tell a story of a girl whose “bosoms” came in “too soon,” resulting in horrific violence at the hand of a man in town. Sylvia herself is a one-off character who is introduced at the beginning of the two episodes and dies by the end. The episode is not about her; it’s about the men around her—her father, her rapist, her boyfriend, and most importantly, Pa Ingalls (Michael Landon), the show’s continued figure of masculine righteousness. What would have happened if Pa hadn’t been around is a chilling possibility left unrealized.

      Underneath the archetype of the righteous man, the myth of the redeemed rapist, and the specter of the girl who was “asking for it,” in “Little House On The Prairie” or elsewhere, is a far greater fear, a far bigger problem. If good men don’t exist, if rapists can’t reform, if it’s not ultimately the woman’s fault, then something much scarier bubbles to the surface: This world, and masculinity in it, is very, very broken.

      cc @supergeante
      cc @mona

    • Cette partie spoile la saison 2 de « True Detective »

      In this long examination of rape on television, it is hard not to think of HBO’s “True Detective,” which both consciously borrows the bones of the detective procedural and its unsubtle discourse on righteous masculinity. In the first episode of the second season, we learn Ray Velcoro (Colin Farrell) is a man tortured by the fact that his wife was raped; it is almost farcical, given the work we have done to center women in their own victimization. (I remain convinced, perhaps naively, that it is farcical, but that’s another story.) “True Detective” is a show with many faults, but it does attempt rather dramatically to tell a big story about masculinity in this world. And what it seems to tell is that the myth of masculinity we currently are all invested in is purely unsustainable. The men of “True Detective,” the ones consumed by the warring ideas of both destruction and violence but also righteous, proper violence, are erratic, addicted, and tortured; they fixate on violence done to the innocent because they know that on some level, they are responsible for that violence. The men of the first season of “True Detective” both have to confront their own monstrosity in order to come out the other side of a case that they could not solve; the confrontation leaves them both desolate and broken. If the mythos of masculinity is a beautiful, irresistible supernova, “True Detective” offers a vision of the collapsed, soul-sucking black hole it really is.

      And if men struggle with it, women struggle with it, too; the story of soap operas and Lifetime movies is overall the story of women attempting to come to terms with the fact that that which they love is always capable of violating them. Women’s television offers either redemption for the abuser or an open-and-shut justice, via Olivia Benson (Mariska Hartigay) in “SVU”; neither happens with any notable frequency in real life. Rapists keep raping, with premeditation and without recourse, and we can barely admit it to ourselves.

      There’s a point in Cuklanz’s work, which focuses on TV between 1976 and 1990, where she argues that as television is a more formulaic medium, it’s unsurprising how this standard detective-rape plot is produced and reproduced. It’s 2015 now, though, and we don’t live in a world of formulaic television. The past few years have yielded an incredible number of rape plots that often push the envelope in ways we’ve never seen before—exploring their violence, their frequency, the insidiousness of acquaintance rape, and the less-discussed phenomenon of male-on-male rape.

      My complaint with these plots, over and over, is that the stories—usually written and directed by men, despite progress in gender equity—is that so often they focus on the feelings of the men in the story, at the expense of the victims’. But I can see why they focus on the men; the men, as the overwhelmingly more likely perpetrators, present a greater puzzle for us. It would be simpler to dismiss all rapists as monsters, but when so many are fathers, brothers, friends, boyfriends, it becomes harder and harder to do. Sexual assault has only existed the way we think about it for a few decades, and we are still trying to figure out how to address it—how to change the way this world functioned for millennia, and still functions in pockets of untouched refuge all over the world. I don’t particularly have a solution for how to “fix” rape on television; it’s graphic, brutal, violent, and horrible, to the point that it is very difficult to watch, hard to explain, confusing to discuss.

      But one thing is clear: I’d rather we dealt with this than we didn’t. I’d rather discuss rape on every TV show than not discuss it all. I’d rather see the world convulsing with outrage over Sansa or Anna or Mellie or Claire or Pennsatucky— who are all, by the way, white women, suggesting an erasure of experience for women of color that has yet to be addressed —than pretend that this isn’t a crippling social problem, an epidemic that we appear to lack the political will or interest to fight. This is what we do with stories; we imagine not just what happened then, and what happened now—but what happens next.

      et pour la saison 2 de true detective, je suis d’accord avec le fait qu’elle soit ridicule aussi bien le perso de Colin Farrell que l’autre gangster est aussi incroyablement cliché. Il n’y a que le générique qui vaille la peine pour cette saison à mon avis.
      https://www.youtube.com/watch?v=GJJfe1k9CeE

  • Paraguayan 11-year-old gives birth after pregnancy sparked abortion debate | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2015/aug/13/paraguay-11-year-old-gives-birth-abortion

    An 11-year old girl who became pregnant after being raped by her stepfather and was denied an abortion by Paraguayan authorities has given birth, in the culmination of a case which put renewed focus on Latin America’s strict anti-abortion laws.

    The girl, known by the legal pseudonym “Mainumby”, gave birth to a girl weighing 3.55kg (7.8lbs) at the Reina Sofia maternity hospital, a facility run by the Red Cross in Asunción, Paraguay’s capital. The baby was delivered by Caesarean section as a natural birth was judged to be too dangerous.

    suite à http://seenthis.net/messages/398303

    Et donc voilà, un article de plus qui se concentre uniquement sur le sort des #filles des #femmes que la #culture_du_viol, partout, meurtrit. L’#enfant a subi un #viol, l’#ivg lui est interdit. RIEN, absolument rien sur le #violeur, la volonté de prendre le mal à racine, le #sexisme, le #patriarcat, les #violences_masculines à l’égard des femmes. #as_usual

  • Quand la violence se dit ouvertement | A dire d’elles
    http://sandrine70.wordpress.com/2013/09/10/quand-la-violence-se-dit-ouvertement

    Alors ce que nous montre cette étude, ce n’est donc pas que les hommes d’Asie sont violents (ils le sont, mais à eux on leur a demandé contrairement aux autres), mais que lorsque les masques tombent, la réalité des violences est effarante. Et vient confirmer ce que disent les féministes radicales.

    Quand on se donne les moyens de poser les questions aux agresseurs, selon une méthodologie* destinée à éviter le déni, la réalité des violences sexuelles apparaît au grand jour (tout comme quand, dans la prostitution, on veut bien regarder la réalité et pas rester dans le fantasme) et les chiffres sont effrayants.

    Et en particulier ces derniers, qui sont la réponse des hommes à qui on a posé la question : pourquoi ? (ont-ils violé)

    59% pour s’amuser ("entertainment") ! 75% pour des visions sexuelles objectifiées ("je la voulais ou j’avais envie de faire l’amour" -l’autre n’est donc qu’un instrument/objet). Et 38% de réponses, les plus parlantes : pour la punir. (et donc la maintenir dans l’état d’opprimée).

    Je propose donc que l’ONU ne se contente pas de choisir un continent « plus facile » à faire passer pour « culturellement rétrograde » et fasse pareil avec le reste du monde et l’Europe par exemple. En se donnant les moyens de poser et d’avoir des réponses à ces questions. Même si les réponses doivent faire peur.

    #culture_du_viol #viol #feminisme

    • Merci @fil pour le détail de cette étude.
      @odilon, j’ai pas eu l’impression d’un procès à l’ONU mais plutot d’un appel a généralisé cette étude à tous les continents. Comme c’est une étude pour l’Asie du Sud, il y a le risque qu’on pense que c’est spécifique a ces cultures/régions et que l’Europe est à l’abris de la culture du viol (on parle de 150000 viols par an en France). L’"argument" habituel « le sexiste c’est l’autre » peut être ressorti, avec une étude Europeenne ca n’est plus possible (encore que certainEs accuserons les immigrès ou les musulmans ou les Roms ou je ne sais qui). L’ONU manque certainement de moyens mais l’Europe par exemple ou la France ont tout a fait les ressources pour faire une étude sur ce sujet en s’inspirant de celle de l’ONU.

    • j’entends l’argument @mad_meg, mais je trouve un peu désobligeante et inappropriée cette phrase

      Je propose donc que l’ONU ne se contente pas de choisir un continent « plus facile » à faire passer pour « culturellement rétrograde »

      C’est aller un peu vite. Je ne pense pas que l’ONU (193 états) se « contente » de quoi que ce soit et en plus on ne sait même pas si d’autres études ne sont pas en cours actuellement sur d’autres continents. L’institution est loin d’être irréprochable et il y a pleins de trucs qui vont de travers mais sauf erreur, à suivre un petit peu les news sur son site, je n’ai pas le sentiment qu’elle cherche à discréditer un pays ou une région plus qu’une autre. On peut quand même pas lui reprocher, à posteriori, une interprétation mal intentionnée des résultats d’une enquête. Ou alors il ne faut pas en faire du tout ? Encore une fois, je crois que sa bonne volonté n’est pas en cause mais plutôt celle des pays qui s’y refuse. Oui, l’Europe a les moyens de mener une telle étude, oui la France a les moyens de mener, alors réclamons qu’elle soit menée et prenons exemple sur les pays qui l’ont fait en les félicitant.

  • La femen tunisienne demeure détenue
    http://m.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/05/30/014-tunisie-amina-sboui-femen-proces-amende.shtml

    Un tribunal tunisien a condamné, jeudi, une membre tunisienne du mouvement féministe Femen à une amende équivalant à 182 $ pour avoir été trouvée en possession d’un « objet incendiaire ». Elle reste détenue en attendant que des accusations plus graves soient portées contre elle.

    La charia interdit que les femmes se défendent contre les violeurs...

    #charia #Tunisie #femen #violeurs