• Bien joué l’#Unef : maintenant, #Marine_Le_Pen donne des leçons d’#antiracisme

    Invitée de France Inter ce mardi 23 mars, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est payé le luxe de rappeler à l’Unef les grands principes de l’universalisme républicain.

    Du pain béni. Invitée de France Inter ce mardi 23 mars, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a atteint le Saint-Graal de la dédiabolisation : donner une leçon d’antiracisme à un syndicat de gauche.

    Le syndicat en question, c’est bien sûr l’Unef, au cœur d’une polémique depuis que sa présidente, Mélanie Luce, a reconnu mercredi 17 mars, au micro d’Europe 1, l’existence de réunions en #non-mixité_raciale - entendue au sens « social », et non biologique - « pour permettre aux personnes touchées par le #racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent ». Répondre au racisme par la #ségrégation, quelle bonne idée ! Sans s’engager plus avant sur le fond, force est de constater que l’Unef ne pouvait pas faire de plus beau cadeau à un parti qui, sans avoir renié sa dimension identitaire, a fait de la récupération du combat républicain l’un des gages de sa nouvelle respectabilité.

    « C’est du racisme. On nous a expliqué pendant des années que le racisme est un délit, et heureusement d’ailleurs, s’indigne ainsi Marine Le Pen. C’est profondément immoral ce qu’ils font. » Moins regardante lorsqu’il s’agit d’investir un ancien cadre de Génération identitaire, en la personne de Damien Rieu, comme candidat pour les élections départementales, la présidente du RN se paie le luxe de rappeler les principes fondamentaux de l’universalisme à l’Unef : « Ils rompent avec toute la tradition républicaine, qui consiste dans leur esprit à séparer les gens en fonction de leurs races. Je les appelle à la lecture de la Constitution française : chacun est égal devant la loi quelle que soit sa race, son origine ou sa religion. »

    « On parle ici d’organisation d’ateliers réservés aux noirs ou interdits aux blancs. Je pense que cette #pensée_racialiste est une #pensée_séparatiste, qui devrait d’ailleurs peut-être tomber sous le coup de la loi contre le #séparatisme », martèle Marine Le Pen. Rappelons que, contrairement aux réunions non mixtes réservées aux femmes pour des raisons évidentes, aucune exception légale n’autorise qu’une différence de traitement soit opérée en fonction de la « #race » sans que celle-ci ne soit considérée comme discriminatoire.

    « Il faut les poursuivre »

    La présidente du Rassemblement national a donc beau jeu d’enfoncer le clou : « C’est un syndicat qui commet des #actes_racistes, incontestablement. Alors il faut les poursuivre de ce fait, et s’ils persistent avec ce fonctionnement raciste - soutenu d’ailleurs par monsieur Hamon et par monsieur Mélenchon, ça en dit long sur la dérive de monsieur Mélenchon notamment de soutenir ces actes racistes. »

    Sur son blog, le chef de file insoumis a affirmé voir dans l’attaque contre l’UNEF « une impressionnante démonstration de l’efficacité de la nouvelle tactique de combat de l’#extrême_droite en France », évacuant la question de la non mixité raciale en quelques lignes : « Le mode d’#inclusion par une #exclusion provisoire est encore et toujours un mode ordinaire de travail. Il fonctionne comme un espace d’écoute et de réflexion dans un cadre rassurant pour ceux qui y participent. C’est le ressort simple du principe de #reconnaissance_mutuelle et d’#entraide. »

    Notons au passage que plusieurs cadres du Rassemblement national, par ailleurs grands pourfendeurs de la « #cancel_culture », ont immédiatement réclamé la dissolution de l’Unef. Marine Le Pen s’en tient, elle, à une position plus modérée, en affirmant : « Je suis plutôt contre les dissolutions de manière générale, je suis plutôt pour la préservation de la liberté d’association, sauf quand il y a des appels ou des actes de violence, comme c’est le cas pour les black blocs. » La présidente du Rassemblement national ne peut pas être sur tous les fronts...

    https://www.marianne.net/politique/le-pen/bien-joue-lunef-maintenant-marine-le-pen-donne-des-lecons-dantiracisme
    #non-mixité

    ping @isskein @cede

    • Mélanie Luce (Unef) : « Une polémique infâme et calomnieuse »

      Dans « À l’air libre » mardi, la présidente de l’Unef revient sur les accusations portées contre son syndicat. « Toute cette polémique sur les réunions en non-mixité, ça nous empêche de parler des vrais sujets », dénonce-t-elle.

      https://www.youtube.com/watch?v=etQFmZaDHTA&feature=emb_logo

      https://www.mediapart.fr/journal/france/230321/melanie-luce-unef-une-polemique-infame-et-calomnieuse

    • Quand un syndicat d’étudiants exclut les blancs de ses réunions

      Ciblage de professeurs pour « islamophobie », organisation de réunions où les blancs sont exclus, le syndicat d’étudiants UNEF subit une étrange dérive.

      C’est une interview (http://ais.cloud-services.paris/europe1/prod/audio/emissions/linterview-politique-de-8h20-1861043/IEP-de-Grenoble-C-etait-une-erreur-de-relayer-ces-photos-confe) menée comme un brutal réquisitoire, la semaine dernière sur Europe 1, qui a laissé la présidente de l’UNEF, #Mélanie_Luce, sur le flanc. Depuis ce matin-là, mercredi 17 mars, son organisation, le deuxième syndicat d’étudiants du pays, autrefois tout-puissant et pépinière à talents du PS – Jack Lang ou Lionel Jospin y ont fait leurs armes – est la cible d’attaques féroces. Certains demandent son interdiction ou le retrait de ses subventions, tandis que d’autres volent à son secours. Son crime ? Mélanie Luce a reconnu qu’il arrivait à l’UNEF d’organiser des réunions en non-mixité raciale. En clair : avec uniquement des participants « racisés », donc pas de blancs…

      Mélanie Luce a beau se débattre et multiplier les explications : « Ces groupes non mixtes, nous ne les avons pas inventés, se justifie-t-elle dans « Le Figaro » : ils sont pratiqués depuis des dizaines d’années dans les associations féministes. » De plus, ces réunions sont rares, « deux ou trois fois par an, au maximum », sans rôle décisionnel, juste pour permettre aux participants « d’exprimer les discriminations qu’ils peuvent subir ». Ce qu’on accepte chez les féministes, pourquoi le refuse-t-on aux Noirs et aux « racisés », demande-t-elle ?

      Mais exclure les Blancs, se revendiquer comme « racisée » (Mélanie Luce est née à Toulouse de mère guadeloupéenne), n’est-ce pas accréditer l’idée de race et en définitive sombrer dans une forme nouvelle de racisme ? « Dire que je suis racisée, cela signifie simplement que je ne suis pas blanche, explique-t-elle. La société me fait comprendre au quotidien que, à ma couleur de peau, on me rattache à des stéréotypes. […] S’il n’existe pas de races biologiques, il existe des races sociales. »
      Blanquer indigné

      Ces explications n’ont fait qu’attiser la polémique. « Ceux qui se prétendent progressistes et qui distinguent les gens en fonction de leur peau nous mènent vers des choses qui ressemblent au fascisme, c’est extrêmement grave », a réagi le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer sur BFM TV. « L’UNEF a fait un choix d’un clientélisme indigéniste exacerbé totalement scandaleux », ajoute pour sa part le chef du groupe parlementaire LREM, Christophe Castaner, tandis que le porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, ou le député républicain Éric Ciotti demandent la dissolution de l’UNEF.

      Le problème, c’est que le syndicat étudiant n’en est pas à sa première dérive. Il y a trois semaines, à l’école Sciences Po de Grenoble, des affiches dénonçant deux professeurs avec les mots « l’islamophobie tue » étaient relayées sur les comptes sociaux de l’organisation. Quelques mois après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, de tels propos frôlent l’incitation au meurtre. Si Mélanie Luce a dénoncé ces affiches, elle reste confuse sur le sujet. Dans l’interview d’Europe 1, à la question « En France, est-ce l’islamophobie qui tue, ou l’islamisme ? » elle a répondu : « Les deux », invoquant le cas de « Biarritz récemment ». En réalité, c’était à Bayonne, en 2019, une attaque contre une mosquée qui avait fait deux blessés. Mais pas de morts…

      https://www.tdg.ch/quand-un-syndicat-detudiants-exclut-les-blancs-de-ses-reunions-881553498749

    • Les réunions non mixtes par #Laure_Adler...

      https://twitter.com/Ccesoir/status/1375204092008620036

      Transcription :

      "Je peux vous raconter qu’effectivement le #Mouvement_de_libération_des_femmes, quand il s’est constitué, il est né sur le principe que quand on se retrouvait entre femmes uniquement quelque chose allait se produire. Une autre parole surgissait, on ne parlait pas du tout de la même manière. Moi-même j’étais très jeune et j’étais la première étonnée. Moi j’aimais bien être avec des garçons et avec tout le plaisir qui s’en suit, mais quand je me suis retrouvée avec des filles, et uniquement avec des filles, je me suis aperçue que ce qui surgissait comme type de parole étaient des paroles totalement inattendues, à la fois des camarades filles qui étaient dans les mêmes groupes de parole, mais de moi aussi. Et qu’il y avait une écoute, une bienveillance, qui n’existait pas dans les réunions festives. Quelque chose se produisait, mais nous rapportions tous les ans à la mutualité, ça se passait à Paris, devant des assemblées mixtes, le fruit de notre travail dans les groupes de parole. Je crois que c’est encore un outil de libération que de se retrouver, quand on subit une discrimination, et on subissait une discrimination sexuelle même si on est une majorité de femmes, on subit toujours une discrimination sexuelle et on est considérées comme une minorité... C’est une étape assez révolutionnaire pour se comprendre soi-même et pour pouvoir articuler des principes de combat et peut-être de compréhension avec les garçons. En fait, ils nous ont beaucoup respectées pour avoir tenu ces groupes de parole. Ils nous ont écoutées et d’autre part, conclusion, ils nous ont laissées parler plus qu’avant. Parce que le nombre de fois où quand des garçons et des filles sont ensemble et on ferme la gueule des filles parce que ce sont des filles, y compris dans les réunions de travail, là on a été considérées autrement.

      #MLF #parole #libération #considération #respect

    • Et en #Allemagne, pendant ce temps...
      Der Staat gegen junge Welt
      https://www.jungewelt.de/artikel/402007.in-eigener-sache-der-staat-gegen-junge-welt.html

      –-> « D’après le gouvernement allemand l’idée de l’existence de classes sociales constitue une violation des droits de l’homme », nous apprend @klaus :
      https://seenthis.net/messages/914586

      –—

      L’article paru dans Junge Welt dans son intégralité :
      Der Staat gegen junge Welt

      Fensterreden von Regierungspolitikern für die Pressefreiheit. Unterdessen versucht die Regierung dieser Zeitung den Garaus zu machen.

      Großer Bahnhof im Parlament: Mehr als eine Stunde widmete der Bundestag am Freitag der Debatte um die Lage der Medien und der freien Berichterstattung. Einen äußeren Anlass dafür bot der Welttag der Pressefreiheit am 3. Mai. Geht es um Beschränkungen journalistischer Arbeit in Ländern wie China, Russland oder Kuba, lässt die Regierung sich nicht lumpen, verteilt großzügig Kritik und gute Ratschläge. »Menschen brauchen freie und unabhängige Informationen – ohne sie kann Demokratie nicht funktionieren«, hatte Außenminister Heiko Maas (SPD) am Montag erklärt und mit dem Finger in andere Weltgegenden gewiesen.

      Doch standen am Freitag im Plenum beim Thema Pressefreiheit und Medien ausnahmsweise die hiesigen Zustände auf der Tagesordnung, mit Anträgen der Fraktionen unter den Überschriften »Journalisten schützen – Pressefreiheit gewährleisten«, »Für einen freien und fairen Medienmarkt – Desinformation mit Qualität begegnen« (beide FDP) oder »Pressefreiheit und Journalistinnen und Journalisten besser schützen« (Die Linke). Für die SPD ergriff Martin Rabanus am Pult das Wort, verwies mit geschwellter Brust auf das von seiner Partei beschlossene »Aktionsprogramm freie und unabhängige Medien« und betonte: »Die SPD hat stets und wird stets die Presse- und Meinungsfreiheit gegen ihre Gegner verteidigen.«

      Kleiner Schönheitsfehler: Die an der Bundesregierung beteiligten Sozialdemokraten haben die Reaktion auf eine kleine Anfrage der Linksfraktion mitzuverantworten, die Rabanus’ Worte ad absurdum führt. Die betreffende BT-Drucksache 19/28956 trägt die Überschrift »Presse- und wettbewerbsrechtliche Behinderung durch Nennung der Tageszeitung junge Welt im Verfassungsschutzbericht« – und die Antworten haben es in sich. So bekennt sich die Regierung freimütig zur geheimdienstlichen Überwachung dieses unabhängigen Mediums und rechtfertigt entsprechende Schritte staatlicher Cancel Culture offensiv. Der jungen Welt wird generell Verfassungsfeindlichkeit unterstellt, und mit Blick auf den von ihr vertretenen »revolutionären Marxis­mus« konstatiert, dieser richte sich »gegen Grundprinzipien der freiheitlichen demokratischen Grundordnung«: »Beispielsweise widerspricht die Aufteilung einer Gesellschaft nach dem Merkmal der produktionsorientierten Klassenzugehörigkeit der Garantie der Menschenwürde«, so die Bundesregierung unter anderem in ihrer Stellungnahme. Offen wird ausgesprochen, dass es darum geht, der jW auch ökonomisch zu schaden.

      Nicht ohne Witz: Ausgerechnet am 5. Mai, dem 203. Geburtstag von Karl Marx, war das regierungsamtliche Papier der Linksfraktion zugestellt worden. In Reaktion auf Rabanus’ Fensterrede ergriff die Linke-Abgeordnete Gesine Lötzsch im Bundestag das Wort: »Ich sage ganz deutlich: Ich bin der Auffassung, die Beobachtung einer Tageszeitung durch den Verfassungsschutz ist nicht hinnehmbar. Wir als Linke können das nicht akzeptieren. Ich hoffe, dass das andere Fraktionen in diesem Bundestag auch nicht akzeptieren können.« Bislang hat man diesbezüglich leider wenig gehört.

      In der Kriminalisierung einer wissenschaftlichen Weltanschauung sieht junge Welt einen handfesten politischen Skandal, der nicht nur diese Zeitung betrifft, sondern progressive Menschen als solche. Redaktion, Verlag und Genossenschaft haben sich daher mit einem dringenden Appell gegen diesen staatlichen Angriff auf die Pressefreiheit an die Öffentlichkeit gewandt und werden sich mit allen verfügbaren rechtlichen Mitteln dagegen zur Wehr setzen.

      Wer hat Angst vor wem?

      Diejenigen, die sich nicht scheuen, gegen Faschismus, Rassismus, Krieg und Ausbeutung einzutreten? Die dafür mit Verfolgung und Repression rechnen müssen? Oder diejenigen, die Verfassung und die herrschenden Verhältnisse »schützen«?

      Für alle, die es wissen wollen: Die junge Welt drei Wochen lang (im europäischen Ausland zwei Wochen) gratis kennenlernen. Danach ist Schluss, das Probeabo endet automatisch.

      https://www.jungewelt.de/artikel/402007.in-eigener-sache-der-staat-gegen-junge-welt.html

  • #Richard_Gere à Lampedusa « keeps saying that he is ’not interested in politics - basta’ and that rescue is not political but spiritual. Sigh... »

    Source : Maurice Stierl, présent à la conférence de presse :


    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10158192322562079&set=a.10154070612182079&type=3&theater

    Richard Gere qui, comme vous le savez probablement a fait ces jours son cirque sur un bateau humanitaire #Open_Arms...

    Richard Gere embarque à bord de l’Open Arms

    L’acteur Richard Gere est monté à bord de l’Open Arms ce vendredi. L’acteur et activiste est venu apporter son aide et son soutien au navire humanitaire, bloqué depuis 8 jours, alors que les pas européens lui refusent d’accoster. 121 personnes se trouvent à bord.


    https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/richard-gere-embarque-a-bord-de-l-open-arms-1179825.html

    #ONG #sauvetage #migrations #Méditerranée #asile #acteurs #VIP #VIPs #politique #spiritualité

  • Viper, la contre-utopie utopique qui aura tiré les poils du cul de l’Hexagone France emporte avec lui son amour de l’illégalité mais les ruines de cette odyssée vivotent encore sur Internet ou dans la cave de certains collectionneurs, preuves que même éteintes, elles ne sont pas complètement parties en fumée.
    https://gonzai.com/lhistoire-fumeuse-de-viper-premier-fanzine-francais-dedie-a-la-defonce


    http://www.asud.org/category/dossiers/bloodi-nous

    #gonzaï #viper #contre_culture #bd #Gérard_Santi #pierre_ouin #bloodi

  • China Now Has the Most Valuable AI Startup in the World
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-04-09/sensetime-snags-alibaba-funding-at-a-record-3-billion-valuation

    SenseTime Group Ltd. has raised $600 million from Alibaba Group Holding Ltd. and other investors at a valuation of more than $3 billion, becoming the world’s most valuable artificial intelligence startup. The company, which specializes in systems that analyze faces and images on an enormous scale, said it closed a Series C round in recent months in which Singaporean state investment firm Temasek Holdings Pte and retailer Suning.com Co. also participated. SenseTime didn’t outline individual (...)

    #Alibaba #Nvidia #Qualcomm #Xiaomi #algorithme #CCTV #biométrie #sécuritaire #géolocalisation #facial #surveillance #web #vidéo-surveillance #SenseTime #Viper (...)

    ##Honda

  • Un médecin humaniste au grand cœur. Ainsi était Jean-Pierre Lhomme, vice-président de Médecins du monde. Agé de 68 ans, ce médecin généraliste, spécialiste des addictions, père de la première #salle_de_shoot et pionnier de la lutte contre le sida, est mort le 15 août 2017 à Paris. Il avait récemment décidé de se consacrer pleinement à son travail associatif, mais le cancer l’a emporté en quelques mois.

    La réduction des risques a été l’un de ses combats. Sa vocation était d’aider les toxicomanes, à une époque où l’épidémie de sida commençait à décimer les utilisateurs de la voie intraveineuse. Avec Médecins du monde, où il entre en 1986, Jean-Pierre Lhomme met en place le premier programme d’échange de seringues mobile en France. C’était à l’époque illégal. Il a aussi participé en 1994 au lancement du premier « bus méthadone » français, qui propose un accès aux traitements de #substitution à l’héroïne et des consultations anonymes et gratuites.

    « Dealers en blouse blanche »
    A l’époque, le débat est vif. Certains dénoncent dans ces médecins « des dealers en blouse blanche ». Jean-Pierre Lhomme assume d’en faire partie. Il crée avec d’autres un collectif, Limiter la casse, en 1993, qui publie un appel dans Le Monde et Libération. « Des toxicomanes meurent chaque jour du sida, d’hépatite (…) ces morts peuvent être évitées, c’est ce qu’on appelle la réduction des risques… », affirme cette tribune dès ses premières lignes.

    Le docteur Bertrand Lebeau, addictologue, qui était lui aussi membre de ce collectif, au côté, parmi d’autres, des associations Aides et ASUD (Autosupport des usagers de drogues), parle de Jean-Pierre Lhomme comme d’un « homme intègre et généreux ». Leur but était d’inciter les héroïnomanes, souvent marginalisés, à entrer dans un parcours de soins. En 1993, Lhomme rencontre Simone Veil, alors ministre de la santé et des affaires sociales, pour vanter les bienfaits de la #méthadone...

    #héroïne #addiction

    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/08/23/mort-de-jean-pierre-lhomme-pere-des-salles-de-shoot_5175626_3382.html
    http://www.asud.org

    Et merde ! Pierre Ouin aussi est mort, en 2015. J’savais pas, j’ai jamais été fan de la piquouze par contre accro de #Bloodi et de viper ( 11 N° entre octobre 1981 et juillet 1984 )

    Il y a de cela bien longtemps, dans une galaxie lointaine… Le Peuple, voguant sur une vague d’espoir, venait d’élire un Tonton… Nous étions une bande de pirates, de tous poils et de tout acabit, melting potes de marins d’eau douce et de vieux loups de mer lancés dans une croisade hallucinée aux portes d’une perception brouillée depuis des décennies par un obscurantisme de mauvais aloi. Viper était notre vaisseau, construit de bric et de broc, mais dont la voilure pur chanvre semblait pouvoir résister à d’innombrables tempêtes. Drapeau noir hissé haut et fier, ne manquait qu’une figure de proue. Et, hé hé, Pierre est arrivé, sans s’presser, avec sous la manche un punk crêté aux bras troués, galérien évadé d’un univers souterrain… « Ouin », hurla Bloodi naissant, antihéros sous dépendance, surfeur fauché sur shooteuse électrique, dégaine déglingue dans les bas-fonds d’une mer hypocrite… C’est ainsi que, d’aiguille en fil, Bloodi traça son chemin à la pointe de son ironie, à travers des territoires jusqu’alors inexplorés. Aujourd’hui, Viper repose au fond des océans de l’Histoire, Pierre vient de partir vers des mondes improbables, et Bloodi… pleure… « Ouin… ».

    http://www.asud.org/category/dossiers/bloodi-nous
    https://www.emmanuelmoynot.com
    #BD


  • Luchino Visconti, Les Amants diaboliques, 1943
    C’est vachement dur de se rappeler ce qu’est exactement le néo réalisme italien. Je veux dire, en dehors de certains films connus pour être des films qualifiés de néo réaliste italien.
    Parce que il est toujours trop facile de cantonner un courant à des thèmes : la misère, le chômage, la guerre. Non, ça ça ne définit pas un cinéma.
    Et aujourd’hui c’est très difficile de savoir pourquoi on a qualifié ces films de néo réalistes italiens. C’est que on a tellement vu plein de choses, qu’un cinéma bien défini ne peut se contenir que dans une époque donnée.
    Je crois que pour bien comprendre il faut absolument relire l’article « Evolution du langage cinématographique » de André Bazin.
    Alors moi comme je ne l’ai pas relu, je vais raconter un petit peu de la merde. Mais je vous assure que l’intention sera la meilleure.
    Jusqu’à présent, on pensait le cinéma comme quelque chose qui fonctionne comme la langue. C’est à dire à un plan correspond un sens. Chaque plan était une pièce de plus dans la narration d’une histoire. En théorie on pouvait substituer à chaque plan une phrase du genre « Jean-Michel ouvre une porte » et là on voyait la porte s’ouvrir. Ou encore une suite de plans cinéphiles immédiatement une phrase en particulier. Par exemple : une assiette de soupe et juste après un visage marqué par la fatigue et la faim voulait dire « il a vu de la soupe et il a grave la dalle donc il va la manger ».
    A partir d’une certaine époque on s’est mis à considérer l’image cinématographique comme un fragment de réalité. Et la réalité ne pourra jamais se réduire à une phrase. Du coup on a fait beaucoup plus de plans larges dans lesquels se déroulait une action. On a arrêté de découper chaque scène en axiomes dialectiques. On a laissé vivre les choses.
    On pouvait dire aussi que chaque axiome dialectique qui servait à construire une fiction était comme un moment particulier, un point essentiel, un climax précis. On divisait un film en ensemble de climax et ça racontait une histoire. A partir de vers 1950 en Italie, la caméra qui absorbe des moments de réalité s’intéresse beaucoup plus aux instants quelconques. Ca c’est Deleuze qui dit ça, je crois.
    Cette #critique_a_2_balles vous était proposé sans aucune référence et juste avant mon goûter.

    #Les_amants_diaboliques ne sont pas franchement connus pour être du néo réalisme italien, mais franchement tapez vous ces 2h10 et vous verrez bien que si.
    #Luchino_Visconti #1943 #néo_réalisme_italien #Vipère_au_poing #Andre_Bazin #Evolution_du_langage_cinematographique
    https://www.youtube.com/watch?v=SAaKn_EH9ZM

  • Bernadette Chirac, le fils de Claude Guéant... Les drôles de subventions de la réserve ministérielle 2011
    http://www.francetvinfo.fr/politique/reserve-parlementaire/bernadette-chirac-le-fils-de-claude-gueant-les-droles-de-subventions-de

    Bernadette Chirac, François Guéant, Frédéric Nihous... Les nouvelles données sur la réserve ministérielle, sorte de réserve parlementaire VIP, procurent bien des surprises. En 2013, le ministère de l’Intérieur avait préféré masquer les noms des élus - selon l’usage, des parlementaires - qui avaient distribué cette cagnotte contrôlée par les ministres.

    Grâce à l’obstination de l’Association pour une démocratie directe et de son président, Hervé Lebreton, ces noms ont été révélés mercredi 9 juillet, en partenariat avec Regards citoyens. « L’an dernier, nous avions ouvert la boîte de Pandore. Il en est sorti une chimère à laquelle il faut s’attaquer maintenant », justifie le président de l’Association pour une démocratie directe, qui poursuit toujours l’Etat en justice pour obtenir les documents manquants.

    Francetv info a épluché les 1 250 subventions de cette réserve ministérielle, qui s’élevait en 2011 à 32,9 millions d’euros sur les 150 millions de la réserve parlementaire. Son principe est le même que pour la réserve parlementaire : les collectivités locales font des demandes de subvention au ministère de l’Intérieur, avec le soutien d’un ministre (parfois obtenu par l’entremise d’un parlementaire). Ce soutien permet de faire passer le dossier sur le haut de la pile et de bénéficier de l’enveloppe accordée chaque année à la réserve ministérielle. S’il n’y a rien d’illégal - la réserve ministérielle n’est régie par aucun texte -, certaines subventions posent question, d’autant que des personnalités n’ayant aucun mandat de député ou de sénateur en ont fait profiter leur fief électoral......

    >>>

    Francetv info a épluché les 1 250 subventions de cette réserve ministérielle, qui s’élevait en 2011 à 32,9 millions d’euros sur les 150 millions de la réserve parlementaire.

    <<<

    <> et pendant ce temps ......
    Le budget rectificatif de la Sécu adopté, malgré les frondeurs -> http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/l-assemblee-adopte-le-budget-rectificatif-de-la-secu-par-272-voix-pour-23

    #Bernadette_Chirac
    #Claude Guéant ( l e fils )
    #subventions_2011
    #réserve_ministérielle
    #VIP ( de la réserve parlementaire )

  • Das Lächeln der Könige / Eine Erwiderung. Teil 1
    http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-125443767.html


    Im Spiegel 11/2014 schreibt Jochen-Martin Gutsch über Berliner Taxifahrer. Der Artikel versucht positiv bis neutral zu sein. Irgenwie ist er fair, dann aber doch ganz falsch. Das gehört kommentiert.

    ORTSTERMIN: In Seminaren sollen Berliner Taxifahrer zu höflichen Dienstleistern gemacht werden.

    Was heißt hier Ortstermin ? Hat ein Verbrechen stattgefunden, das Staatsanwalt und Richter mit anderen Verfahrensbeteiligten vor Ort untersuchen muß ? Und warum sollen Taxifahrer zu höflichen Dienstleistern gemacht werden ? Das sind wir doch bereits, seit Jahrzehnten und mit nicht nachlassender Begeisterung. Also was soll das ?

    Erzählen wir die Geschichte doch mal richtig, so wie sie beim Ortstermin, hätte der denn stattgefunden, sichtbar geworden wäre.

    Der Ort
    Ein Schulungsraum bei Taxi Berlin, der größten Taxivermittlung in Berlin und ganz Deutschland. Die TZB GmbH von Hermann Waldner hat vier unabhängige Taxivermittlungen aufgekauft. Nur der schwer angeschlagene „Innungsfunk“ und das kleine türkische „Speedcab“ machen dem Berliner Vermittlungs-Monopolisten noch symbolische Konkurrenz.

    Etwas mehr Ortsbestimmung wäre gut gewesen. Sie fehlt ganz, und der Leser muß dem Autor nun wohl oder übel durch seine Dramaturgie folgen.

    Beim Thema „Berufsbild: Personenbeförderer“ angekommen, Unterpunkt „Kontaktaufnahme“, fragt Detlev Freutel: „So, und was heißt das nun, Kontaktaufnahme?“

    Freutel schaut in den engen Schulungsraum. Schaut auf die 19 Berliner Taxifahrer. Seine Schüler. Niemand hebt den Finger. „Erst mal Blickkontakt mit den Fahrgast herstellen!“, sagt Freutel. „Das ist weltweit so üblich.“

    „Und Lächeln?“, fragt jemand unsicher.
    „Kann nicht schaden“, sagt Freutel. „Aber vor allem immer: Begrüßung! Guten Morgen, Guten Tag, Guten Abend.“

    Das ist journalistisch professionell geschrieben und bleibt an der Oberfläche. Wer die Schulungsteilnehmer sind, welche Haltung und Erwartung sie haben, erfährt der Leser nicht.

    19 gestandene Männer und Frauen, echte Individualisten, setzen sich einer Schulung aus, von der sie, durch lange Jahre auf Berliner Straßen skeptisch geworden, wenig erwarten. Zwei halbe Tage lang hält der Kurs sie vom Arbeiten und Geldverdienen ab. So eine Unterbrechung kann sich eigentlich kein Berliner Kutscher leisten. Bei einem Stundenverdienst von fünf Euro ist das schon fast existenzbedrohend. Trotzdem gelingt es dem Dozenten, ihre Aufmerksamkeit zu gewinnen, auch wenn sie zunächst durch den Vortrag von Selbstverständlichkeiten genervt bis verunsichert sind. Aber eine Einleitung muß sein, der Dozent macht seinen Job gut.

    Einige der Taxifahrer nicken stumm. Einige machen sich Notizen. Sie sind alle freiwillig hier, sie haben 40 Euro bezahlt für den zweitägigen Fortbildungskurs „VIP Quality Taxi Service“. Sie sind gekommen, um zu lernen: bargeldlose Zahlung, Verkehrsrecht, Fahrstil, Kundenservice. Unter anderem.

    Klar sind die Kutscher stumm. Reden soll der Dozent, er soll erzählen, ob sie jetzt etwas anders oder besser machen können als bisher, ob sie womöglich die Einführung neuer Verkehrsregeln verpaßt haben, oder was sonst noch so sein kann. Taxi Berlin hat ein neues Projekt, und sie wollen es verwirklichen. Irgendetwas muß man ja tun, um von den fünf Euro pro Stunde wegzukommen.

    Der Dozent versteht sich mit seinen Teilnehmern. Taxifahrerhumor ist schwarzer Humor, im besten Fall so schwarz und böse wie britischer. Jedes Mal, wenn in den letzten 25 Jahren am Halteplatz geunkt wurde, daß das Geschäft nicht mehr schlimmer werden könnte, wurde es schlimmer. Das prägt den Humor unter Kollegen. So ist dem Journalisten die Pointe entgangen, als ein Kollege fragte, ob man Fahrgäste mit einem Lächeln willkommen heißen soll.

    Teil zwei der Besprechung folgt.

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