• La Roumanie s’ouvre aux ouvriers asiatiques pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/17/la-roumanie-s-ouvre-aux-ouvriers-asiatiques-pour-faire-face-a-la-penurie-de-

    La Roumanie s’ouvre aux ouvriers asiatiques pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Bucarest a quadruplé le nombre de visas de travail en un an, alors que quatre millions de Roumains sont partis en Europe de l’Ouest en quête de meilleurs salaires.
    Il vient de terminer la dernière armature en fer, il ne reste plus qu’à tourner le béton. Aganad (qui n’a pas donné son nom) jette un dernier coup d’œil, puis balaie du regard la vue sur Bucarest depuis son chantier, situé au huitième étage du futur immeuble de bureaux, à l’ouest de la capitale roumaine. « Je travaille sur ce chantier depuis six mois et je m’y suis habitué, explique-t-il. Le plus dur, c’est le froid. Aujourd’hui il fait − 3 oC, chez moi on doit être à 30 oC et quelques. » Il aura parcouru plus de 9 000 kilomètres depuis Marawi, capitale de la province de Lanao del Sur, aux Philippines, jusqu’en Roumanie. Un voyage motivé par un emploi sur ce chantier où il touche 600 euros, soit cinq fois plus que le salaire qu’il aurait obtenu dans son pays.Son nom, Aganad, « celui qui protège », semble avoir scellé son destin. Ce jeune homme de 29 ans vient en aide à ses parents, à ses grands-parents, à ses deux sœurs et à son frère restés au pays. Et, depuis qu’il vit en Roumanie, la vie des siens s’est améliorée grâce aux 200 euros qu’il parvient à leur envoyer chaque mois. « Peut-être qu’un jour je partirai travailler en Europe de l’Ouest, où les salaires sont plus élevés, mais, pour l’instant, je me débrouille bien en Roumanie, où le coût de la vie est plus bas et où on nous assure le logement, explique-t-il. J’ai un contrat de deux ans à Bucarest et je me suis habitué à cette ville. »
    Les Roumains se sont habitués eux aussi au nombre croissant d’Asiatiques arrivés dans leur pays à la recherche d’un emploi bien rémunéré. « Au début, on les regardait un peu de travers, avoue Alin Chiriac, le collègue d’équipe d’Aganad. Ils ne parlaient pas le roumain et avaient d’autres habitudes que les nôtres. Mais maintenant ça va, ils se sont adaptés et ont appris à parler un peu le roumain. Et je dois reconnaître qu’ils travaillent plus que nous. Ils sont là pour gagner de l’argent, ils ne savent pas ce que c’est, les loisirs. »Selon le ministère roumain du travail, 480 000 emplois sont vacants pour 200 000 demandeurs d’emploi. La pénurie de main-d’œuvre s’aggrave d’une année à l’autre depuis 2007, année où la Roumanie a intégré l’Union européenne (UE). Environ quatre millions de Roumains sont partis travailler à l’Ouest à la recherche d’un meilleur salaire. Leur origine latine les a surtout poussés vers l’Italie et l’Espagne, deux pays qui comptent chacun un million d’ouvriers roumains, les autres ayant rejoint principalement l’Allemagne, la France et la Belgique.
    Cette hémorragie de main-d’œuvre a provoqué une forte pénurie sur le marché du travail, où les employeurs font désormais appel à la main-d’œuvre asiatique en provenance des Philippines, du Vietnam, du Sri Lanka, du Pakistan, de l’Inde et du Bangladesh. Le bâtiment reste le secteur le plus touché, et la pandémie de Covid-19 a provoqué une autre crise dans la restauration et l’hôtellerie.Au début de l’année 2021, les autorités roumaines avaient fixé un quota de 25 000 ouvriers venant de pays non européens, mais, au mois d’août, ce quota a été doublé pour faire face à la demande. En 2022, l’objectif a de nouveau doublé, soit 100 000 nouvelles autorisations d’entrées délivrées par le gouvernement.Pourtant, l’obtention d’un visa pour pouvoir travailler en Roumanie n’est pas une mince affaire. En 2021, il fallait compter quatre mois de procédures administratives pour l’obtenir. Les autorités doivent d’abord s’assurer qu’il n’y a pas de candidats des pays de l’UE pour le poste ouvert, les citoyens européens étant prioritaires sur le marché du travail. Si l’emploi n’est pas pourvu, c’est au tour des résidents hors UE de déposer leur candidature. On estime qu’en 2022 six à huit mois seront nécessaires pour obtenir un visa, la capacité administrative de la Roumanie étant limitée par les contraintes liées à la pandémie, qui ralentit toutes les procédures. « Si vous vouliez avoir une chance d’employer des ouvriers venant d’Asie en avril 2022, il fallait contacter les sociétés de recrutement en novembre 2021 », avance Romulus Badea, chargé des expatriés dans la société comptable Soter & Partners.
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    Les sociétés de recrutement ont poussé comme des champignons et le marché est en pleine expansion. Fondée en 2010, Work From Asia, l’une des sociétés les plus actives dans ce domaine, ouvre le marché roumain aux travailleurs d’Asie du Sud. « En 2021, nous avons eu une croissance de 15 %, déclare Yosef Gavriel Peisakh, son PDG. Au début, on avait des demandes pour le bâtiment, l’agriculture et la restauration, mais maintenant on couvre tous les domaines de l’économie. » En 2022, Work From Asia compte sur une croissance de 20 %.Les ouvriers asiatiques ne se trouvent pas qu’à Bucarest. A Oradea, ville en plein essor économique située dans le nord-ouest de la Roumanie, la société Valtryp, spécialisée dans la fabrication d’accessoires pour automobiles, s’enorgueillit d’avoir des employés qui viennent de l’Inde et du Sri Lanka. « C’est grâce aux ouvriers étrangers que nous arrivons à satisfaire les commandes de nos clients, explique Vasile Trip, le patron de Valtryp. Nous n’avons pas d’autre solution pour avancer. » L’activité en Roumanie progresse grâce à cette perfusion de main-d’œuvre venue de l’Est, tandis que les nationaux continuent d’émigrer à l’Ouest. Les Roumains partent, les Asiatiques arrivent.

    #Covid-19#migrant#migration#roumanie#asie#immigration#travailleurmigrant#sante#economie#visa

  • Novak Djokovic leaves Australia after court upholds visa cancellation | Novak Djokovic | The Guardian
    https://www.theguardian.com/sport/2022/jan/16/novak-djokovic-to-be-deported-from-australia-after-losing-appeal-agains
    https://i.guim.co.uk/img/media/446870c29389b02d19ef003378a05bebd8a4f326/0_159_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Novak Djokovic leaves Australia after court upholds visa cancellation
    Serbian tennis player seen boarding plane to Dubai hours after decision left him ‘extremely disappointed’. Novak Djokovic has been deported from Australia ahead of the Australian Open after the full federal court dismissed the world No 1’s bid to restore his visa.The Serbian tennis player was seen boarding an Emirates flight from Melbourne to Dubai hours after the court rejected his challenge to the decision of Australian immigration minister, Alex Hawke, to cancel the visa. The flight left shortly after 10.30pm local time (11.30am GMT).Hawke had cancelled the visa on Friday on the basis Djokovic’s presence in Australia might risk “civil unrest” as he is a “talisman of anti-vaccination sentiment”. And on Sunday, Chief Justice James Allsop announced the court unanimously dismissed Djokovic’s application, with costs to be paid by the tennis star.Allsop explained the decision of the court did not reflect on “the merits or wisdom of the decision” but rather whether it was so irrational as to be unlawful. Full reasons will follow at a later date.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#serbie#sante#sport#elite#vaccination#test#visa#frontiere#circulation

  • Novak Djokovic a quitté l’Australie, dont il a été expulsé à la suite de sa défaite devant les tribunaux
    https://www.lemonde.fr/tennis/article/2022/01/16/tennis-novak-djokovic-bientot-fixe-sur-son-sort-en-australie_6109663_1616659

    Novak Djokovic a quitté l’Australie, dont il a été expulsé à la suite de sa défaite devant les tribunaux. C’est la fin d’un long feuilleton. Le recours de Novak Djokovic contre son expulsion d’Australie a été rejeté par la cour fédérale, dimanche 16 janvier, sans possibilité d’appel. Les trois juges de la cour ont confirmé à l’unanimité la décision prise vendredi par le ministre de l’immigration d’annuler le visa du Serbe de 34 ans pour des raisons d’intérêt public. Il a décollé de Melbourne dimanche à midi (heure de Paris) et devait rejoindre Dubaï dans un premier temps.« Je suis extrêmement déçu de la décision de la cour de rejeter mon appel de la décision du ministre d’annuler mon visa », avait, plus tôt, fait savoir le joueur dans un communiqué, annonçant qu’il allait « coopérer avec les autorités compétentes en ce qui concern[ait] [s]on départ du pays ». « Je vais maintenant prendre du temps pour me reposer et récupérer », a ajouté le joueur, dont la carrière pourrait pâtir de ce revers.« Cela me met mal à l’aise que l’attention ait autant été portée sur moi ces dernières semaines et j’espère que nous pouvons désormais tous nous focaliser sur le jeu et sur le tournoi que j’aime », a confié « Djoko ».
    Le gouvernement australien s’est, quant à lui, félicité de sa victoire. « La politique ferme de protection des frontières de l’Australie nous a maintenus en sécurité pendant la pandémie », a affirmé le ministre de l’immigration, Alex Hawke, dans un communiqué. « Les Australiens ont fait de grands sacrifices pour en arriver là et le gouvernement [de Scott] Morrison est fermement décidé à protéger cette position », a-t-il ajouté.Dans ses conclusions déposées samedi devant la cour, M. Hawke avait soutenu que la présence de Djokovic, non vacciné contre le Covid-19 et ayant menti sur ses documents d’entrée sur le territoire australien, était « susceptible de représenter un risque sanitaire pour la communauté australienne ». Selon lui, dans le contexte de propagation à grande vitesse du variant Omicron, elle encourageait « le sentiment antivaccination » et pouvait dissuader les Australiens de se faire injecter leur dose de rappel. La présence, en Australie, du champion pourrait même « entraîner une recrudescence des troubles civils », a ajouté le ministre. Même s’il a qualifié le risque que Djokovic contamine lui-même des Australiens de « négligeable », le ministre a estimé que son « mépris » passé des règles sanitaires contre le Covid-19 constituait un mauvais exemple.Le gouvernement australien avait dans un premier temps subi un humiliant revers le 10 janvier quand un juge avait bloqué l’expulsion de Djokovic, rétabli son visa et ordonné sa libération immédiate. En vertu de ses pouvoirs discrétionnaires, le ministre de l’immigration a à nouveau annulé le visa du joueur vendredi et le Serbe est retourné samedi matin au Park Hotel, l’austère centre de rétention pour étrangers en situation irrégulière, désormais mondialement célèbre.
    Dans un communiqué publié mercredi, Djokovic avait admis avoir rempli de manière incorrecte sa déclaration d’entrée en Australie. Le joueur aux 86 titres ATP, vu en Serbie et en Espagne dans les deux semaines précédant son arrivée, contrairement à ce qu’il a déclaré dans le formulaire d’immigration à son arrivée, a plaidé « l’erreur humaine ».Ce feuilleton à rebondissements se déroule dans un pays où les habitants ont enduré, pendant près de deux ans, des restrictions destinées à enrayer la propagation du SARS-CoV-2 parmi les plus strictes du monde, et où des élections sont prévues d’ici au mois de mai. La pression s’est intensifiée autour du premier ministre conservateur, M. Morrison, taxé d’« incompétence » par l’opposition travailliste.
    L’ATP, qui gère le circuit professionnel masculin de tennis, a pour sa part déclaré que l’expulsion de Novak Djokovic « met[tait] un terme à une série d’événements profondément regrettables ». « Les décisions de justice concernant des questions de santé publique doivent être respectées », a ajouté l’organisation dans un communiqué, estimant cependant que l’« absence [du joueur] à l’Open d’Australie [était] une perte pour le tennis ».

    #Covid-19#migrant#migration#australie#serbie#sante#sport#elite#vaccination#test#visa#frontière#circulation

  • Fin de partie pour Novak Djokovic en Australie ?
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2022/01/14/tennis-fin-de-partie-pour-novak-djokovic-en-australie_6109434_3242.html

    Fin de partie pour Novak Djokovic en Australie ?Le numéro un mondial du tennis a finalement vu son visa annulé une deuxième fois, « sur des bases sanitaires et d’ordre public ».Retour à la case zéro pour Novak Djokovic. Pour la seconde fois en neuf jours, le numéro un mondial du tennis, non vacciné, devrait être placé en rétention migratoire par les autorités australiennes. Le gouvernement conservateur, victime d’un camouflet en mondovision, lundi 10 janvier, quand le tribunal fédéral de Melbourne avait donné raison au Serbe en rendant caduque l’annulation de son visa, a lancé une nouvelle procédure d’expulsion vendredi 14 janvier.Mais, cette fois-ci, c’est le ministre de l’immigration, Alex Hawke, qui est passé à l’offensive en usant de son pouvoir discrétionnaire d’annuler un visa : « Aujourd’hui, j’ai exercé mon pouvoir (…) sur des bases sanitaires et de respect de l’ordre, au motif qu’il était dans l’intérêt général de le faire », a expliqué Alex Hawke dans un communiqué. Novak Djokovic devrait faire appel. Le temps presse pour le nonuple vainqueur de l’Open d’Australie : le premier Grand Chelem de l’année débute lundi à Melbourne. S’il ne dépose pas de recours, il pourrait être expulsé rapidement.Ces derniers jours, des révélations embarrassantes sont venues fragiliser sa défense. Avant d’embarquer pour Melbourne, le no 1 mondial a fêté Noël à Belgrade puis fait un crochet par Marbella (Espagne) pour s’entraîner – comme en attestent des images publiées sur les réseaux sociaux –, un détour qu’il n’a pas précisé dans le formulaire d’entrée sur le territoire australien, rendu public mardi. Mercredi, dans un communiqué publié sur Instagram, le Serbe a expliqué que son agent avait rempli le document en commettant une « erreur humaine, certainement pas délibérée ».Autre élément dérangeant : une enquête de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel publiée mardi est venue jeter le doute sur la date du test positif de Djokovic, émettant l’hypothèse qu’il n’aurait pas eu lieu le 16 décembre mais le 26 décembre.Les autorités australiennes ont pris le temps de creuser ces deux pistes auxquelles s’en est ajoutée une troisième : le non-respect des règles d’isolement, en Serbie, dans la foulée de son test PCR du 16 décembre. Car le numéro un mondial a agi au mépris des règles sanitaires. Ce jour-là, Djokovic s’est affiché sans masque lors de la présentation d’un timbre à son effigie par la poste serbe. Le lendemain, il a remis des trophées à des jeunes dans son académie à Belgrade, posant au milieu d’eux une fois encore non masqué. « J’étais asymptomatique (…) et n’ai reçu l’information de mon test PCR positif qu’une fois cet événement terminé », s’est justifié mercredi le joueur, qui a admis une « erreur de jugement » en recevant un journaliste et un photographe du quotidien L’Equipe le 18 décembre.Lundi 10 janvier, estimant que le tennisman avait manqué d’équité dans la procédure, le juge chargé d’étudier l’affaire avait ouvert la porte à sa participation à l’Open d’Australie. La police des frontières lui avait refusé son entrée sur le territoire national au motif qu’il n’avait pas présenté les documents requis pour justifier d’une exemption médicale à la vaccination contre le Covid-19, obligatoire pour être autorisé dans le pays. La justice avait donné raison au Serbe et lui avait rendu sa liberté de mouvement, estimant que cette décision était « déraisonnable » et qu’il n’avait pas eu assez de temps pour « consulter d’autres personnes » et l’aider à défendre sa cause.Mais les avocats du gouvernement avaient immédiatement fait état de la possibilité d’une nouvelle procédure d’expulsion. Plusieurs personnalités avaient mis en garde le gouvernement contre l’utilisation de ce pouvoir discrétionnaire. A commencer par le juge Anthony Kelly, qui avait estimé, lundi, qu’une telle procédure risquait d’attiser les tensions et de priver le patron du circuit du droit d’entrée sur le territoire australien pendant trois ans.Depuis le début du « Djokogate » et à moins de cinq mois des élections législatives, l’exécutif est accusé d’avoir politisé l’affaire en jouant sur le sentiment d’injustice des Australiens qui ont dénoncé une politique de deux poids, deux mesures lorsqu’ils ont appris la venue du joueur notoirement hostile à la vaccination. « Il ne doit y avoir aucune règle d’exception pour Novak Djokovic. Aucune, d’aucune sorte », avait insisté Scott Morrison alors que le tennisman était déjà dans l’avion, mercredi 5 janvier, muni d’une exemption délivrée par la Fédération australienne de tennis et l’Etat du Victoria pour pouvoir participer au tournoi. Novak Djokovic avait obtenu ce laissez-passer en justifiant d’une infection au SARS-CoV-2 dans les six mois précédant la compétition sans savoir que ce motif ne lui permettrait pas de recevoir une dérogation aux frontières qui, elles, sont gérées par l’Etat fédéral. Pour le gouvernement, l’occasion était trop belle. Scott Morrison ne s’attendait peut-être pas à ce que l’athlète riposte, en déposant un recours, et encore moins à ce qu’une erreur de procédure lui offre une improbable victoire judiciaire. Le retour de boomerang a été immédiat pour le premier ministre, accusé d’avoir ridiculisé l’Australie sur la scène internationale. Une mauvaise opération alors qu’il était déjà très critiqué pour sa gestion de l’épidémie de Covid-19. Mais la multiplication des révélations pouvait difficilement rester sans conséquences. « Les Australiens ont fait de nombreux sacrifices pendant cette pandémie, et souhaitent à juste titre que le résultat de ces sacrifices soit protégé », a déclaré M. Morrisson vendredi dans un communiqué. « La grande majorité des Australiens (…) n’aiment pas l’idée qu’un autre individu, qu’il soit joueur de tennis, roi d’Espagne ou reine d’Angleterre, puisse venir ici et bénéficier d’un ensemble de règles différents de celui auquel tous les autres doivent se plier », a de son côté résumé, jeudi, le vice-premier ministre, Barnaby Joyce.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#vaccination#elite#visa#circulation#frontiere#sportimmigration

  • Djokovic in Australian Open draw as visa saga continues | AP News
    https://apnews.com/article/immigration-coronavirus-pandemic-novak-djokovic-sports-health-ac1a61d6f4908c

    Djokovic in Australian Open draw as visa saga continues
    By JOHN PYE and ROD McGUIRKyesterday
    MELBOURNE, Australia (AP) — Novak Djokovic remained in limbo even after he was included in the draw for the Australian Open on Thursday, with the tennis star still awaiting a government decision on whether to deport him for not being vaccinated for COVID-19.Despite the cloud hanging over Djokovic’s ability to compete, Australian Open organizers included the top seed in the draw. He is slated to play fellow Serb Miomir Kecmanovic, who is ranked world No. 78., in the opening round next week. No. 1-ranked Djokovic had his visa canceled on arrival in Melbourne last week when his vaccination exemption was rejected, but he won a legal battle on procedural grounds that allowed him to stay in the country.Immigration Minister Alex Hawke has been considering the question since a judge reinstated Djokovic’s visa on Monday. Expectations of a pending decision were raised when Prime Minister Scott Morrison called an afternoon news conference after a national Cabinet meeting. Speculation heightened when the tournament draw was postponed by 75 minutes to a time after Morrison’s news conference.The wait continued after both events concluded, with Morrison referring questions on Djokovic to his immigration minister.“These are personal ministerial powers able to be exercised by Minister Hawke and I don’t propose to make any further comment at this time,” Morrison said.
    Australian Open tournament director Craig Tiley also declined comment after the draw ceremony for the tournament that starts Monday.The 34-year-old Djokovic has been trying to focus his attention on the playing court in the four days since he was released from immigration detention. He held a practice session at Rod Laver Arena, his fourth this week, in mid-afternoon.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#omicron#visa#sport#elite#immigration#vaccination#politique#restrictionsanitaire

  • Mary Beth Meehan’s photos dissolve distances between people - CSMonitor.com
    https://www.csmonitor.com/Books/Book-Reviews/2021/1006/Mary-Beth-Meehan-s-photos-dissolve-distances-between-people
    https://images.csmonitor.com/csm/2021/09/1011+BOOKS%20meehan%20pool.jpg?alias=standard_900x600

    Silicon Valley exerts a magnetism like a tractor beam on people from around the world. They come to the San Francisco Bay Area seeking riches, or at least the trickle down from the booming high-tech economy led by Apple, Alphabet (owner of Google), and Facebook.

    The reality, as photographer Mary Beth Meehan depicts in the book “Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America,” is strikingly different. Yes, tech companies have created thousands of jobs, she says in an interview, “but the dominant narrative about a ‘utopia’ obscures how life is actually lived, and what it means to be a human being there.” The gap between the ultra-wealthy and ordinary workers – who cannot afford housing and basic necessities even with decent-paying jobs – is widening.

    Silicon Valley is a microcosm of the broader inequality that divides the nation, according to Meehan. The effects are felt not just economically but socially. “People are living right next to each other and they don’t interact,” she says. To counter this sense of separation, the photographer created portraits that encourage readers to go beyond stereotypes to see the people who make up this amorphous place known as Silicon Valley. The result is a book of images that speaks to the human toll exacted by the relentless economy.

    When she makes portraits, Meehan collaborates with individuals to decide where and how they will be photographed, and what they’ll be wearing. Her skill is seen in the deliberateness with which she frames and edits the picture.

    By highlighting the humanity of each person, Meehan hopes to bring out the viewer’s humanity. This is especially important in a place like Silicon Valley, she says, where the wealthy may not really see the people who clean, cook, and care for them and their families. It’s a place where immigrants arrive seeking the American dream, only to end up struggling to find a foothold.

    “Each project is pushing against a big system,” she says. “In Silicon Valley, it’s the myth that the economy there is floating all boats.” Why, she argues, can’t some of that enormous wealth go into creating healthy lives for the people there? “That’s the question we’re really asking, and what does that say about the American economy?”

    #Mary_Beth_Meehan #Visages

  • L’inceste – série de podcasts à écouter – France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/serie/l-inceste

    La perception sociale et culturelle de l’inceste a évolué au fil des siècles. « Au Moyen Âge, l’inceste était considéré comme un acte consenti et non comme une violence sexuelle imposée à l’enfant. Dans la société patriarcale du XIXe siècle, on faisait peu de cas des atteintes à l’intégrité morale des enfants violentés. Le déni et la loi du silence dominaient. »

    Mais comment la société n’a-t-elle pas saisi plus tôt l’impact de cette monstruosité ? Comment a-t-elle laissé faire l’inceste ?

    On sait désormais qu’entre 5 et 10% des Français ont été victimes de violences sexuelles dans l’enfance, le plus souvent dans la sphère familiale. Pourtant, le système juridique est gravement défaillant. 70% des affaires d’inceste sont classées sans suite. De nombreuses autres aboutissent à un non-lieu. 1% seulement des auteurs d’inceste sont sanctionnés pénalement. Première cause, la lenteur des enquêtes, mais aussi la non-reconnaissance de la parole des victimes. Pourtant, il s’agit bien d’un crime. La caution du déni, l’aliénation parentale, sont des concepts qui marchent et des mécanismes qui disent aussi quelque chose de la société que l’on fait.

    Aujourd’hui, la reconnaissance de cette violence incestueuse et l’affirmation de l’enfant comme sujet de droits nous feraient-elles espérer la fin de la domination et de la toute-puissance ? Va-t-on enfin être capable d’être dans la culture de la protection, d’anticiper les faits par le repérage systématique et de pouvoir recueillir la parole des victimes ? En immersion à la brigade de la famille, en pleine audition de victimes de la CIIVISE, au CHU de Montpellier, en prison ou autour d’une table familiale, les mots sont dits. Vont-ils enfin être entendus ?

    Une série documentaire de Johanna Bedeau et Marie-Laure Ciboulet.

    photo stupide, pas encore écouté.

    • Outre les nombreux témoignages de victime, d’autre aspects sont abordés comme la prise en charge psychiatrique des agresseurs ou la réponse judiciaire défaillante et le déni sociétal.
      Cette série d’émissions très éclairante révèle qu’il y a encore du chemin à faire, notamment (c’est paradoxal) pour les institutions en charge de la protection de l’enfance.
      cf le dernier épisode où il est rappelé le délire Sarkoziste de la « détection » de la délinquance chez les enfants...de 3 ans ! Les enfants tous coupables plutôt que victimes :-(

      #inceste #pédocriminalité #psychiatrie #justice

    • Merci je viens de commencer. Je ne devrais pas dire « photo stupide », c’est... stupide. Mais il y a un vrai problème avec ce genre de dramatisation, qui ne me semble pas vraiment nécessaire. C’est déjà assez dramatique comme ça, et surtout, ça ne permettra pas, à mon avis, à une jeune victime, en plein dans le merdier, de s’y reconnaître. C’est peut-être aberrant, mais pour moi, et pour donner un exemple de #visualisation, Nabokov a visé très juste en donnant à l’inceste le chatoiement de l’arc en ciel, la polymorphie des contes fées, en un mot, en donnant à l’inceste les couleurs de l’enfance.

      Cette campagne visuelle était excellente, dans le genre :

      Je trouve que ça apporte vraiment quelque chose.

    • Épisode 1 : La loi du silence
      https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/la-loi-du-silence

      La perception sociale et culturelle de l’inceste a évolué au fil des siècles. “ Au Moyen Âge, l’inceste était considéré comme un acte consenti et non comme une violence sexuelle imposée à l’enfant “. “ Dans la société patriarcale du XIXe siècle, on faisait peu de cas des atteintes à l’intégrité morale des enfants violentés. Le déni et la loi du silence dominaient “.

      Mais comment la société n’a-t-elle pas saisi plus tôt l’impact de cette #monstruosité ? Comment a-t-elle laissé faire ? Le philosophe Marc Crépon, explique que “notre imaginaire collectif, toutes nos institutions et depuis très, très longtemps reposent sur la croyance que la famille est un espace de protection“ et poursuit-il “c’est pour ça, que dans le cas de l’inceste, le poids du silence est plus terrible que nulle part ailleurs. Il y a un redoublement du silence parce que le piège est le suivant : non seulement la famille, cet espace-là, nous détruit, mais on se sent pris en otage de cette destruction elle-même en ne voulant pas du même coup détruire la famille“.

      Aujourd’hui la reconnaissance de cette violence incestueuse et l’affirmation de l’enfant comme sujet de droits nous feraient-elles espérer la fin de la domination et de la toute-puissance ? Une toute-puissance dont témoignent les victimes : “ ce qui m’écrabouillait, c’était son pouvoir et son abus de pouvoir sur nous. Ça veut dire que lorsqu’il dépassait les bornes sexuellement, c’était de la même manière qu’il dépassait les bornes dans toutes les situations de la vie, “ et qu’analyse l’anthropologue #Dorothée_Dussy, “ l’inceste sert à inculquer de façon violente, mais massive et radicale les rapports de domination. “

      Une plongée dans l’histoire de ce crime généalogique sous le poids du secret pour interroger la manière dont il prospère dans les silences familiaux, les peurs des enfants et les sentiments destructeurs de culpabilité.

    • Barbara a chanté L’aigle Noir, est-ce cette chanson qui imprègne encore l’imaginaire des iconographes ?
      Le thème « pattern » de la campagne que tu cites est très pertinent mais pour ma part j’ai l’impression que rendre trop « chatoyant » ce problème pourrait être contre-productif.
      Tu dis « c’est déjà assez dramatique comme ça » c’est la preuve d’une prise de conscience qui, selon moi, est loin (très loin) d’être partagée par l’ensemble de la société ... malheureusement.
      Alors oui la dramatisation c’est relou mais sans doute encore nécessaire.

  • Tennis : Novak Djokovic annonce avoir obtenu une « dérogation » pour se rendre en Australie jouer l’Open
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2022/01/04/tennis-novak-djokovic-annonce-avoir-obtenu-une-derogation-pour-se-rendre-en-

    Tennis : Novak Djokovic annonce avoir obtenu une « dérogation » pour se rendre en Australie jouer l’Open. Cette « dérogation médicale » a été accordée au tennisman serbe, qui n’a jamais dit s’il était vacciné ou non, « après un examen rigoureux » de la demande, a confirmé l’organisation du tournoi. Les derniers doutes viennent de s’envoler : le numéro un mondial Novak Djokovic, qui n’a jamais communiqué son statut vaccinal, a annoncé, mardi 4 janvier, sur les réseaux sociaux, qu’il partait pour l’Australie grâce à une « dérogation », deux semaines avant le début de l’Open d’Australie de tennis, qui se tiendra du 17 au 30 janvier. La Fédération australienne de tennis, organisatrice de l’Open d’Australie, a confirmé ensuite dans un communiqué : « Djokovic a demandé une dérogation médicale qui lui a été octroyée après un examen rigoureux [de sa demande] impliquant deux groupes différents et indépendants d’experts médicaux. Novak Djokovic participera à l’Open d’Australie et il est en route. »Depuis des mois, le tennisman serbe laissait planer le doute – en raison de l’obligation faite aux joueurs de se vacciner pour entrer en Australie – sur sa participation au premier des tournois du Grand Chelem 2022, où il visera un vingt et unième titre majeur (...).Or l’Open d’Australie, qu’il a remporté neuf fois, est son tournoi fétiche : c’est à Melbourne, en 2008, que le joueur de 35 ans a remporté son premier titre du Grand Chelem, et personne ne s’y est imposé autant que lui. « Je ne sais pas si je vais aller en Australie, je ne sais pas ce qui se passe. La situation actuellement n’est pas bonne », avait-il ainsi déclaré au quotidien serbe Blic en octobre 2021. Après de nouvelles déclarations évasives sur sa venue en Australie, son forfait sans justification pour l’ATP Cup, quelques jours avant ce tournoi par équipes organisé à Sydney du 1er au 9 janvier, avait encore épaissi le doute quant à sa participation à l’Open d’Australie.Il s’était exprimé, dès avril 2020, contre la vaccination obligatoire, alors envisagée pour permettre la reprise des tournois. Le Serbe avait, en juin de la même année, été critiqué pour avoir organisé, au mépris de toute précaution sanitaire, l’Adria Tour, un tournoi caritatif itinérant dans les Balkans.A l’issue de ce tournoi, Djokovic avait été testé positif au Covid-19, tout comme son compatriote Viktor Troicki, le Croate Borna Coric et le Bulgare Grigor Dimitrov. « Je suis profondément désolé que notre tournoi ait pu causer de tels dommages », s’était excusé Djokovic à l’époque. « Nous avons eu tort, c’était trop tôt » pour organiser un tel tournoi, avait-il reconnu.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#sport#circulation#frontiere#visa#vaccination

  • River Runner Global
    https://river-runner-global.samlearner.com

    The Global River Runner is a vizualization simulating the path a raindrop would take, assuming it runs off into a stream and from then on to a terminating location, likely an inland water body or the ocean. A running list of interesting flow paths can be found here.
    DISCLAIMER

    The Global River Runner is an open source Work In Progress, based on open data and open source software components, some of which themselves are in early or alpha development stages (all described in detail below). The vast majority of river paths calculated are based on topographic data collected and processed automatically, and may not reflect true river paths that may be affected by engineered features such as dams, canals, and conduits. Many names of rivers and inland water features such as lakes may be inaccurate as they are based on only on easily available datasets with global coverage. At times, the UI may exhibit slow or otherwise poor performance or encounter other errors. If you find issues regarding any of the above, please submit an issue through Github if you have an account, or fill out an issue survey form, to help us improve the application and underlying data!

  • #Jeunes de quartier. Le pouvoir des #mots

    Qu’est-ce qu’être jeune dans un #quartier_populaire ? À quelle #expérience sociale, urbaine, familiale, à quelles #visions de sa place dans la société et dans le territoire cela renvoie-t-il ? Telles sont les questions qui ont guidé la #recherche_participative conduite dans dix villes ou quartiers de l’#Île-de-France. Avec un objectif : ne pas laisser les autres parler, mais choisir nos mots, les mots pour en débattre.



    À chacun·e maintenant de piocher, de sauter d’un mot ou d’un texte à l’autre, en s’inspirant ou non des connexions proposées entre les différentes notices, et de visionner les capsules vidéos.

    Nous vous souhaitons bon voyage.

    https://jeunesdequartier.fr

    Et un #livre :

    Jeunes de quartier. Le pouvoir des mots

    Qu’est-ce qu’être « jeune de quartier » ? À quelle expérience sociale, urbaine, familiale, à quelles visions de sa place dans la société et dans le territoire cela renvoie-t-il ?

    Ces questions sont au centre de cet ouvrage, fruit d’une recherche participative conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France et associant 120 jeunes, une quinzaine de professionnels de la jeunesse et une quinzaine de chercheurs appartenant à différentes disciplines.

    La forme de l’#abécédaire, dans lequel les voix, diverses, de chacun.e entrent en discussion, permet de naviguer, à partir des mots, entre des territoires, des regards, des expériences, des points de vue. Les analyses proposées, en partant des acteurs concernés, contredisent souvent les #représentations de sens commun et en tout cas les complexifient.

    https://cfeditions.com/jdq

    #villes #RAP #quartiers #géographie_urbaine #études_urbaines #France #Paris #jeunesse

    ping @karine4 @cede

  • Etudiants et travailleurs étrangers sont désespérés par la fermeture des frontières du Japon
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/15/etudiants-et-travailleurs-etrangers-sont-desesperes-par-la-fermeture-des-fro

    Etudiants et travailleurs étrangers sont désespérés par la fermeture des frontières du Japon
    Depuis le 30 novembre et la découverte du variant Omicron, les conditions d’entrée sur le territoire nippon se sont de nouveau durcies.
    La nouvelle fermeture des frontières du Japon, fin novembre, après la découverte du variant Omicron – dont 17 cas étaient recensés lundi 13 décembre –, a désespéré les étudiants et travailleurs étrangers, les familles séparées et les voyageurs internationaux.« Je suis déçu du Japon. L’Omicron est arrivé, il a appuyé sur le bouton panique », déplore un étudiant français désireux de conserver l’anonymat. Inscrit depuis septembre en master d’informatique dans une université publique nippone, il n’a toujours pas pu entrer au Japon. « Je dois suivre les cours en ligne. A cause du décalage horaire, je dois me connecter à 0 h 50 tous les jours. » Il ne sait pas s’il tiendra deux ans comme ça. « J’espère pouvoir partir pour le semestre d’avril. Sinon, j’aviserai », précise-t-il.
    Le Japon avait fermé ses frontières dès le printemps 2020 et avait plus ou moins maintenu cette politique jusqu’en octobre 2021, avec une exception pour les 80 000 personnes venues pour les Jeux olympiques et paralympiques de l’été 2021. Résultat : plus de 200 000 étudiants et travailleurs attendent actuellement leur visa pour venir au Japon. Les brèves périodes d’assouplissement n’ont pas permis de résorber les demandes.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Entre performances et crise sanitaire, un bilan des Jeux paralympiques contrasté pour le Japon. C’est le cas pour l’assouplissement de novembre, brutalement interrompu le 30 novembre par une limitation des entrées sur le territoire aux Japonais et aux résidents permanents – un drame pour certaines familles. Melek Ortabasi, professeure de littérature japonaise à l’université canadienne Simon Fraser, a pu entrer sur le territoire nippon en octobre pour dix mois de recherche parrainés par la Japan Foundation, mais sans ses enfants. Ces derniers devaient la rejoindre le 23 décembre, ce qui semble impossible au vu des nouvelles mesures.« On me dit qu’ils pourraient me rejoindre en février », explique la chercheuse, qui juge « cruel et décourageant le manque de considération d’un pays auquel [elle a] consacré [sa]carrière ». Très mobilisée sur Twitter, Mme Ortabasi soutient la pétition pour la fin des mesures empêchant les familles de se retrouver, signée près de 9 500 personnes sur Change.org au 15 décembre.
    Quatorzaines ubuesquesAux strictes conditions d’entrée s’ajoutent des règles complexes à l’arrivée dans l’Archipel. Tous les voyageurs doivent avoir un test PCR négatif signé d’un médecin, repasser un test à l’aéroport, puis effectuer une période d’isolement, allant de trois à quatorze jours selon la provenance (trois jours pour la France), dans une chambre d’hôtel – généralement petite, parfois sans fenêtre – réquisitionnée par le gouvernement.Quand les hôtels de Tokyo sont pleins, la situation devient ubuesque. Le 7 décembre, une quarantaine de personnes arrivées de Californie ont ainsi été expédiées à Fukuoka, à deux heures d’avion de la capitale, pour trois jours d’isolement.Ceux qui échappent à cet isolement ou qui ne font que trois jours doivent compléter chez eux leur quatorzaine. Pour regagner leur domicile, comme il est interdit d’emprunter les transports en commun, ils doivent recourir à des taxis spéciaux. Mais « selon l’heure, il est difficile d’en trouver », explique une Japonaise, elle aussi désireuse de conserver l’anonymat. Revenue début décembre des Etats-Unis, elle a dû débourser 25 000 yens (195 euros) pour rentrer chez elle, soit plus de deux fois le prix normal. Ceux qui habitent loin de Tokyo, ne pouvant prendre le train, doivent passer leur quatorzaine à l’hôtel, à leurs frais.Une fois dans la chambre d’hôtel ou à la maison, pas question de resquiller. Chaque voyageur doit avoir téléchargé une application, MySOS, qui passe des appels automatiques de vérification plusieurs fois par jour, à des heures changeantes. « Il faut se filmer trente secondes pour que l’appli vérifie l’identité de la personne. L’usage de la géolocalisation permet de contrôler que l’on n’est pas sorti », ajoute la Japonaise. En cas de manquement, les Japonais voient leur nom et adresse exposés publiquement, selon la technique du « name ans shame ». Pour les étrangers, le risque est la perte du visa et l’expulsion.Ces mesures ne sont pas près d’être levées dans un pays qui ne déplore « que » 1,73 million de cas et 18 400 décès depuis le début de la pandémie. Mais elles interrogent au moment où Tokyo annonce un allégement des procédures d’immigration pour les très riches arrivants en avion privé ou en yacht de luxe.
    La remise en place de ces mesures restrictives est soutenue par 89 % des Japonais, selon un sondage du 5 décembre du quotidien Yomiuri. Le premier ministre, Fumio Kishida, n’oublie pas non plus que les errements de la gestion de la pandémie par ses prédécesseurs, Shinzo Abe (2012-2020) et Yoshihide Suga (2020-2021) sont à l’origine d’une saturation du système hospitalier et ont fait plonger leur taux de soutien, provoquant leur chute.

    #Covid-19#migrant#migrant#japon#pandemie#frontiere#circulation#etudiant#tracking#depistage#etranger#visa#expulsion#famille#travailleuretranger

  • Ce que la géographie de la rougeole révèle de la résistance aux vaccins en France

    Lucie Guimier, docteure en géographie et analyste en géopolitique de la santé publique, a travaillé sur la territorialisation de l’épidémie de rougeole en France. Sa thèse, soutenue en 2016 sous la direction de Beatrice Giblin et de Jeanne-Marie Amat-Roze, a obtenu le prix 2017 de l’innovation de thèse de la Société de Géographie. Cette thèse porte sur l’inscription géographique de la résistance et de l’hésitation face à la vaccination. Revenant sur l’épidémie de rougeole de 2008 à 2011, elle analyse les pratiques vaccinales et les contextes socio-territoriaux dans lesquels elles prennent place. L’étude des représentations des différents acteurs (patients-citoyens, professionnels de santé, médias, experts et décideurs politiques) montre que la vaccination est devenue un enjeu de société.

    Comparant deux départements l’Ain et l’Ardèche, elle montre que la différence de couverture vaccinale repose sur différents éléments en interaction :
    – le rapport au pouvoir central qui apparaît dans le temps long de l’histoire ;
    – le profil démographique, en particulier la répartition des citadins et des ruraux ;
    – le choix des familles qui est déterminé par des croyances ou des sensibilités ;
    – le rapport au corps et à la santé également très liés aux appartenances et aux idéologies.

    En matière d’éducation comme dans le domaine de la santé et des vaccinations, les individus reproduisent les comportements du milieu auquel ils s’identifient. C’est ce que montre bien le travail de cartographie de Lucie Guimier. Dans une étude intitulée « La résistance aux vaccinations : d’un défi de santé publique à un enjeu de société », parue le 22 mars 2018 dans le Rapport 2016-2017 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Lucie Guimier montre, carte à l’appui, la corrélation forte entre l’apparition de foyers de rougeole et l’implantation de pratiques identitaires, notamment le mouvement traditionnaliste catholique de la Fraternité Saint-Pie-X :

    Simple corrélation ou véritable lien de causalité ? C’est l’occasion de s’interroger sur ce qui distingue en cartographie la corrélation de l’association spatiale et de la causalité (voir sur ce point le cours de Claude Grasland). Le sérieux de cette étude ne fait ici aucun doute : il s’agit bien de causalité et non de corrélation fortuite. L’auteure s’est appuyée sur les Bulletins épidémiologiques hebdomadaires (BEH) et sur les informations des Cellules d’intervention en région (Cire). Elle a ainsi pu démontrer que l’épidémie s’est vraiment propagée à partir des écoles et des camps de vacances de la Fraternité Saint-Pie-X. Les sources sont donc bien identifiées. La carte en revanche laisse quelques imprécisions dans sa construction.

    Construite à l’échelle nationale, cette carte thématique superpose deux variables, l’une quantifiée avec précision, l’autre beaucoup moins. La première concerne le nombre de cas de rougeole (de 1 à 100) par zone postale en figurés proportionnels (en rouge). La deuxième se rapporte à la pénétration du mouvement Saint-Pie X par départements, représenté en aplats de couleur (en dégradé de bleu), sans indicateur statistique autre que « plusieurs lieux de culte ». On note que c’est la présence d’au moins un établissement scolaire appartenant à la congrégation qui permet de graduer le degré de pénétration (moyen ou fort), à l’exclusion de toute autre précision statistique. Le fait d’ouvrir des écoles confessionnelles peut constituer un révélateur de l’impact de cette congrégation dans la société. Mais ce choix n’est-il pas lié au fait que l’épidémie s’est répandue à partir de ces écoles ? La légende reste quelque peu imprécise sur ce point. Le titre, relativement neutre, invite à faire le lien entre les deux phénomènes étudiés. La preuve est surtout administrée par le fait qu’on n’observe pratiquement aucun cas de rougeole dans les départements où la présence du mouvement traditionnaliste est moyen ou absent.

    Pour information, le secteur de la santé publie énormément de statistiques en France, ce qui permet d’établir des cartes à partir de nombreux indicateurs :
    – la cartographie des pathologies et des dépenses sur le site Ameli (Assurance maladie en ligne)
    – la cartographie de l’offre de soin sur le site e-Santé
    – la cartographie des établissements de santé sur le site Data.gouv.fr
    – la cartographie de la santé sur le site de la DREES à compléter par la cartographie des déserts médicaux.

    Les acteurs intervenant dans le domaine de la santé étant nombreux, il peut être utile d’en avoir une cartographie : vous pouvez consulter la Cartographie des bases de données publiques en santé également sur le site de Data.gouv.fr

    https://cartonumerique.blogspot.com/2018/05/ce-que-la-geographie-de-la-rougeole.html

    #rougeole #vaccins #cartographie #visualisation #France #résistance_aux_vaccins #Lucie_Guimier #épidémie #couverture_vaccinale #géographie #géographie_de_la_santé

    • Approche géopolitique de la résistance aux vaccinations en France : le cas de l’épidémie de rougeole de 2008-2011

      Entre 2008 et 2011, plus de 22 000 cas de rougeole ont été signalés en France. Comment la résurgence de cette « maladie du passé » peut-elle s’expliquer ? Un vaccin efficace existe pour s’en prémunir, mais il apparaît que de plus en plus de Français se méfient de cette méthode jugée dangereuse, inutile et/ou contre-nature. La résistance et l’hésitation face aux vaccinations ont gagné de nombreux pays occidentaux. La territorialisation de récentes épidémies de rougeole en Europe et en France donne à voir les espaces de sous-vaccination, corrélés à l’implantation de populations réfractaires aux vaccins. Comprendre l’inscription géographique du vaccino-scepticisme implique donc de relier les pratiques vaccinales aux contextes socio-territoriaux dans lesquels elles prennent place. L’analyse multiscalaire proposée dans ce travail permet ainsi d’articuler les modalités locales du refus vaccinal avec une approche plus globale du système de santé. Enfin, l’étude des représentations des différents acteurs (patients-citoyens, professionnels de santé, médias, experts et décideurs politiques) montre que la politique vaccinale est devenue plus qu’un investissement de santé publique, un enjeu de société.

      http://www.theses.fr/2016PA080143

  • Omicron Covid variant discovered in west Africa and the Gulf | Coronavirus | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/dec/01/omicron-covid-variant-discovered-in-west-africa-and-the-gulf
    https://i.guim.co.uk/img/media/56b84c9ef8ce79954fdca128fff8ce4e565a7f17/0_192_5760_3456/master/5760.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Omicron Covid variant discovered in west Africa and the Gulf

    US tightens border controls as more countries report first cases of coronavirus variant
    The Omicron variant of Covid-19 has been identified in west Africa and the Gulf, as the US said it was further tightening its border controls. Washington’s announcement was made as more countries reported their first cases of the variant, suggesting it is spreading around the globe.
    With Ghana, Nigeria, Norway, Saudi Arabia and South Korea among the latest states to record cases, Omicron has been identified in 24 countries.
    Dozens of countries have imposed stricter travel rules, and the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) said on Wednesday it was requiring all air travellers entering the country to show a negative Covid-19 test performed within one day of departure.Fifty-six countries were reportedly implementing travel measures to guard against Omicron despite warnings by the World Health Organization that “introducing blunt, blanket measures … will only worsen inequities”.However, a report on Wednesday suggesting that retrospective analysis in Nigeria had found evidence of Omicron as early as October – raising fears it had been circulating weeks earlier than first thought – proved to be incorrect.In fact, the genetic sequence identified in October was for the prevalent Delta variant of the virus, Nigerian health authorities said.Saudi Arabia became the first Gulf state to identify an Omicron case on Wednesday. Authorities in Riyadh said the variant had been identified in a traveller arriving from a north African country, without naming it.
    In Asia, South Korea confirmed its first cases, and Japan asked international airlines to stop taking new reservations for all flights arriving in the country until the end of December in a further tightening of already strict border controls. The transportation ministry said the request was an emergency precaution.The move by the world’s third-largest economy, coupled with its recent return to a ban on foreign visitors, is among the most stringent anywhere, and more in line with its cloistered neighbour China than with some other democracies in the region.This week the World Health Organization urged countries to avoid blanket travel bans.Japan has confirmed a second case of the Omicron variant in a person who arrived from Peru, one day after it reported its first case in a Namibian diplomat.
    Scientists are working frantically to determine how threatening Omicron is. Much remains unknown about the new variant, which has been identified in more than 20 countries, including whether it is more contagious, whether it makes people more seriously ill, and whether it can thwart the vaccine.
    Dr Anthony Fauci, the top US infectious disease expert, said more would be known about the variant in two to four weeks as scientists grow and test lab samples of the virus.

    #Covid-19#migrant#migration#monde#sante#variant#omicron#frontiere#circulation#economie#visiteur#oms#etranger


  • L’économiste politique et journaliste Sonja Lerch (1883-1918) est une socialiste révolutionnaire oubliée de la Grande Guerre en Allemagne. Elle s’était engagée dans la révolution russe de 1905, était membre du Bund, puis, en Allemagne, l’une des fondatrices de l’USPD (la branche dissidente de la SPD) et avait participé à l’organisation des grèves de janvier 1918. Ses prises de paroles lors des réunions n’ont pas été conservées… parce qu’elle était une femme. « Si, par exemple, un informateur de la police participait à la sténographie d’une réunion politique, il sténographiait bien entendu le discours de Kurt Eisner ou de Felix Fechenbach ou d’Ernst Toller. Si une femme prenait la parole, il cessait de sténographier et écrivait tout au plus : et puis une femme s’est manifestée, elle a dit quelque chose sur un ton hystérique. » (Günther Gerstenberg). Son mari universitaire divorça car l’engagement politique de son épouse aurait nuit à sa carrière. Celle qui a contribué à l’avènement de la révolution allemande fut retrouvée pendue dans sa cellule. Son personnage inspira la pièce {Masse Mensch. Ein Stück aus der sozialen Revolution des 20. Jahrhunderts} (1920) au dramaturge Ernst Toller, lui-même engagé dans la brève République des Conseils de Munich.
    https://www.br.de/radio/bayern2/die-vergessene-heldin-der-novemberrevolution-100.html

    Sur la révolution de 1918/1919 à Munich : http://raete-muenchen.de/start
    Sur Masse Mensch : https://www.historisches-lexikon-bayerns.de/Lexikon/Masse_Mensch_(Ernst_Toller,_1919/20)

    #Sonja_Lerch #révolution #socialisme #pacifisme #révolution_allemande #Ernst_Toller #histoire #visibilisation_des_femmes

  • Le parcours de la combattante. Trajectoire migratoire d’une femme hondurienne

    Dans les dernières décennies, entre 150 000 et 400 000 migrants originaires d’#Amérique_centrale, principalement du « #triangle_nord » (Honduras, El Salvador et Guatemala), essayent de traverser le Mexique par la voie terrestre afin d’entrer aux États-Unis de façon irrégulière. La plupart de ces migrants décident de quitter leur pays pour plusieurs raisons  : insécurité, violence, difficultés économiques et désir d’améliorer leur vie et celle de leur famille. Cependant, ces dernières années, beaucoup de ces migrants ont été victimes, lors de leur passage au Mexique, de violences, de vols, d’enlèvements, d’arrestations et d’expulsions. Le territoire mexicain est ainsi devenu une immense frontière «  verticale  », où se dressent quantité d’obstacles que doivent surmonter les migrants avant d’arriver à la frontière nord. Dans ce contexte, les femmes sont particulièrement vulnérables. Selon Amnesty International, six femmes migrantes sur dix sont victimes de violences sexuelles pendant leur traversée du Mexique.

    Une de ces migrantes est Alma, une jeune Hondurienne de 24 ans qui a quitté San Pedro Sula, sa ville natale, craignant les représailles des délinquants qu’elle avait dénoncés après le vol de sa voiture. La trajectoire migratoire d’Alma est représentative de celle de plusieurs femmes centraméricaines. Nous l’avons rencontrée dans la ville de Mexico et voici son histoire.

    https://ulaval.maps.arcgis.com/apps/Cascade/index.html?appid=5fc33394b6fd4673aaaa2c7452072715
    #femmes_migrantes #femmes #migrations #asile #réfugiés #Honduras #USA #Etats-Unis #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire
    #cartographie_narrative #cartographie #visualisation

    • Hypermarchés, la chute de l’empire

      Menacés par les géants du numérique et de nouveaux usages, les acteurs historiques de la grande distribution luttent sans merci pour assurer la pérennité de leur modèle. Une enquête fouillée, menée par le journaliste d’investigation Rémi Delescluse.

      Le modèle de l’hypermarché a-t-il fait son temps ? Ce concept révolutionnaire du « tout sous le même toit », popularisé en 1963 par Carrefour, a conquis le monde entier. Aujourd’hui pourtant, le pionnier français, comme ses concurrents, a un genou à terre. En cause notamment, la crise du gigantisme, associé à une déshumanisation du commerce et à la surconsommation, pointée du doigt à l’heure des grands défis écologiques. Selon les experts, la toute-puissance de certains groupes serait menacée d’ici dix ans. Désormais, tout le secteur cherche à sauver ce qui peut l’être, quitte à verser dans des pratiques à la limite de la légalité. Pour obtenir des prix toujours plus bas, sans lesquels elles seraient désertées, les grandes enseignes mettent les fournisseurs sous pression au cours de renégociations annuelles réputées difficiles : entretiens dans des box minuscules à la température trafiquée, chaises bancales sabotées pour l’inconfort, discriminations sexistes, violence verbale... Comme le formule le directeur d’un grand groupe, dont les propos sont rapportés dans le documentaire, « ce qui est important, c’est de briser les jambes des fournisseurs. Une fois au sol, on commence à négocier ». Sans compter les contrats qui gardent captifs les franchisés ou les nouvelles alliances européennes de centrales d’achats, particulièrement opaques, qui facturent aux fournisseurs des services qualifiés par certains de « fictifs ».

      La loi du plus fort
      La peur de disparaître pousse les grandes enseignes à toujours plus d’agressivité. Dans leur ligne de mire, les plates-formes d’e-commerce, qui pourraient bientôt précipiter leur ruine. Trois ans à peine après avoir racheté pour 13 milliards de dollars Whole Foods, Amazon a déjà lancé sa propre enseigne, Amazon Fresh : des magasins dans lesquels les Caddies connectés améliorent l’expérience de clients fidélisés par abonnement et dont les moindres données sont collectées. Plongeant au cœur des sombres pratiques de la grande distribution, le documentaire de Rémi Delescluse propose un état des lieux mondial du secteur, soumis à la loi du plus fort, et s’interroge sur son futur. Certains prédisent la domination prochaine des nouveaux venus, de l’approvisionnement à la distribution, comme c’est le cas en Chine. En France, Amazon détient déjà 10 % du marché des produits de grande consommation…

      https://www.arte.tv/fr/videos/095178-000-A/hypermarches-la-chute-de-l-empire
      signalé ici aussi:
      https://seenthis.net/messages/933247

    • À Verrières-en-Anjou, juste à la sortie d’Angers, les plateformes logistiques poussent comme des champignons en automne. Et ce n’est pas fini. Après la plateforme géante d’Action et celle d’InVivo (Jardiland, Gamm Vert, Delbard…), à qui le tour ?

      Afin de répondre aux demandes des entreprises, et pas seulement celles de logistique, Angers Loire Métropole a besoin de très grands terrains. Pour créer un nouveau parc d’activités, l’Agglomération a jeté son dévolu sur ceux qui se trouvent au sud de Saint-Sylvain-d’Anjou, dans un triangle dessiné par l’autoroute A 11 et les départementales 323 et 115. Son nom : « Nouvelle Océane ».

      Le périmètre d’étude porte sur 125 ha, mais le chiffre définitif, qui sera connu l’an prochain, devrait passer sous la barre des 100 ha.

      Ça fait encore beaucoup. Plusieurs agriculteurs et habitants qui travaillent et vivent dans ce périmètre sont très directement concernés par la concertation préalable qui a débuté, et au terme de laquelle sera défini le périmètre précis de la zone d’aménagement concerté. Des terres agricoles et des maisons sont en effet condamnées à disparaître.
      Plusieurs projets « sous compromis »

      Une première permanence est prévue le mardi 23 novembre de 15 heures à 18 heures à la mairie de Verrières. Des techniciens d’Alter Public, l’entreprise publique locale chargée de mener à bien le projet, seront présents...
      Près d’Angers. Près de 100 hectares pris à l’agriculture pour accueillir des entreprises

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/pres-d-angers-pres-de-100-ha-pris-a-l-agriculture-pour-accueillir-des-e #paywall

  • Se questa è l’Europa. Una cortina di ferro per i migranti

    La Polonia costruirà da dicembre una barriera per fermare il flusso di profughi spinti verso il confine dal governo della Bielorussia. Negli ultimi 50 anni costruiti 65 muri di confine

    Non sarà facile, quando toccherà agli storici, spiegare che l’epoca dei muri non è più solo quella del Vallo di Adriano o il tempo del cinese Qin Shi Huang, l’imperatore padre della Grande Muraglia. Epoche in cui le fortificazioni servivano a proteggersi dalle incursioni armate. Non nel 2021, quando miliardi di euro vengono investiti per respingere nient’altro che persone disarmate.

    Il 60% delle nuove barriere è stato voluto per ostacolare le migrazioni forzate. Negli ultimi 50 anni (1968-2018) sono stati costruiti oltre 65 muri di confine. L’Europa (26%) è seconda solo all’Asia (56%). A oltre trent’anni dalla caduta del muro di Berlino, il 60% della popolazione mondiale (circa 4,7 miliardi di persone) vive in Paesi che hanno costruito un qualche argine contro i flussi di persone.

    Il centro studi ’Transnational Institute’ ha calcolato che solo dal 1990 al 2019 i Paesi Ue dell’area Schengen si sono dotati di oltre mille chilometri di recinzioni. E presto saranno più del doppio. La spesa totale ha sfiorato il miliardo di euro. A cui andranno aggiunti gli stanziamenti per i 508 chilometri di frontiera che la Lituania ha deciso di puntellare con pali d’acciaio e filo spinato. Come la Polonia, del resto, che con i lituani condivide l’affaccio sulla Bielorussia. Ieri la conferma: da dicembre il governo polacco costruirà una nuova barriera al confine. «È sconcertante quanto avviene in più luoghi ai confini dell’Unione. È sorprendente – ha detto ieri il presidente Sergio Mattarella – il divario tra i grandi principi proclamati e il non tener conto della fame e del freddo cui sono esposti esseri umani ai confini dell’Unione» .

    Per venirne a capo bisogna seguire i soldi. Tanti soldi. Si scopre così che il filo spinato e le armi per ricacciare indietro i poveri sono prima di tutto un colossale giro d’affari. A poco servono le inchieste amministrative e quelle penali sulle operazioni condotte da agenzie come Frontex, nata per supportare la sorveglianza dei confini esterni e finita accusata di malversazioni e di aver cooperato nelle operazioni più cruente nei Balcani, nel Canale di Sicilia e nell’Egeo. Entro il 2027 si passerà dagli attuali 1.500 a 10mila effettivi, di cui 7 mila distaccati dalle forze dell’ordine nazionali, e avrà nel bilancio un budget superiore alla maggior parte delle agenzie dell’Unione Europea: circa 5,6 miliardi di euro fino al 2027.

    Direttamente o attraverso consociate, beneficiano dei cospicui investimenti europei le più importanti aziende del comparto difesa: tra cui #Airbus, #Thales, #Leonardo, #Lockheed_Martin, #General_Dynamics, #Northrop_Grumman, #L3_Technologies, #Elbit, #Indra, #Dat-Con, #Csra, #Leidos e #Raytheon. Tra i principali beneficiari degli appalti per i muri le grandi firme dell’industria bellica. C’è #European_Security_Fencing, produttore spagnolo di filo spinato, utilizzato nelle recinzioni al confine con Spagna/Marocco, Ungheria/Serbia, Bulgaria/Turchia, Auanche stria/Slovenia, Regno Unito/ Francia. Poi la società slovena “#Dat-Con” incaricata di costruire barriere in Croazia, a Cipro, in Macedonia, Moldavia, Slovenia e Ucraina.

    E ancora il costruttore navale olandese #Damen, le cui navi sono state utilizzate in operazioni di frontiera da Albania, Belgio, Bulgaria, Portogallo, Paesi Bassi, Romania, Svezia e Regno Unito, oltre che Libia, Marocco, Tunisia e Turchia. I francesi siedono al tavolo dei grandi appalti con “#Sopra_Steria”, il principale contraente per lo sviluppo e la manutenzione del Sistema d’informazione visti ( #Vis), il Sistema d’informazione Schengen (#Sis_II) e Dattiloscopia europea (#Eurodac). Poi di nuovo una compagnia spagnola, la #Gmv incaricata di implementare #Eurosur, il sistema europeo di sorveglianza delle frontiere esterne.

    Prima di oggi le imprese hanno beneficiato del budget di 1,7 miliardi di euro del Fondo per le frontiere esterne della Commissione europea (2007-2013) e del Fondo per la sicurezza interna – frontiere (2014-2020) di 2,76 miliardi di euro. Per il nuovo bilancio Ue (20212027), la Commissione europea ha stanziato 8,02 miliardi di euro al Fondo per la gestione integrata delle frontiere; 11,27 miliardi di euro a Frontex (di cui 2,2 miliardi di euro saranno utilizzati per acquisire e gestire mezzi aerei, marittimi e terrestri) e almeno 1,9 miliardi di euro di spesa totale (20002027) per le sue banche dati di identità e Eurosur (il sistema europeo di sorveglianza delle frontiere).

    Commentando le ultime notizie dalla frontiera orientale, il presidente della commissione Cei per i migranti, il vescovo Giancarlo Perego, ha usato parole che ben riassumono la deriva del continente dei muri: «Una sconfitta dell’umanesimo su cui si fonda l’Europa, una sconfitta della democrazia. L’Europa dei muri è un’Europa che dimostra di cedere alla paura, un’Europa in difesa da un mondo che cammina». Oppure, per dirla con Papa Francesco, le moderne muraglie sono «una cosa insensata, che separa e contrappone i popoli».

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/una-cortina-di-ferro-per-i-migranti

    #murs #barrières_frontalières #migrations #asile #réfugiés #frontières #complexe_militaro-industriel #business

  • Drôle de news | Bébés de réfugiées… En vol direct vers la Suisse ?

    On s’est pincées pour y croire ! Difficile de faire plus explicite en termes d’image faussée de la réalité que la carte présentant les demandes d’asile du mois d’août 2021 publiée par le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) sur son compte Twitter (https://twitter.com/SEMIGRATION/status/1438424510324150272) et affichée en accueil de son site web. La carte figure par de grosses flèches rouges les arrivées en Suisse en provenance de cinq pays : Afghanistan, Turquie, Érythrée, Syrie et Algérie. Et chiffre le nombre de demandes d’asile.

    Or, celles et ceux qui lisent Vivre Ensemble savent désormais que parmi ces demandes sont incluses les naissances d’enfants de réfugiées ou demandeuses d’asile déjà en Suisse, certaines depuis des années… Dès lors, les représenter par une flèche laisse plus que perplexe ! D’autant plus si l’on se décide à consulter les données en question : au lieu des 227 « arrivées » d’Érythrée, il n’y en a que 38, et les 100 « arrivées » de Syrie se réduisent à… 41. Même en ajoutant les regroupements familiaux (resp. 14 et 4), on est très, très loin du compte.

    Bref, nous avons fait part de notre étonnement au SEM. Qui a reconnu l’inadéquation de l’illustration et promis dès le mois prochain « une carte faisant la distinction entre les demandes primaires et les demandes secondaires [#naissances, #regroupements_familiaux et #demandes_multiples] ». Réaction plutôt bienvenue. De là à supprimer ses tweets litigieux… Au moment où nous publions ce billet, le SEM n’avait pas franchi le pas.

    https://asile.ch/2021/11/08/drole-de-news-bebes-de-refugiees-vol-direct

    #enfants #naissances #asile #migrations #réfugiés #Suisse #statistiques #chiffres #visualisation #cartographie #manipulation

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    voir aussi :
    Décryptage | Les bébés de réfugié-e-s gonflent les statistiques des demandes d’asile
    https://asile.ch/2020/06/29/decryptage-les-bebes-de-refugie-e-s-gonflent-les-statistiques-des-demandes-das

  • A conversation with Fred Turner and photographer Mary Beth Meehan | USC Annenberg School for Communication and Journalism
    https://annenberg.usc.edu/events/annenberg-research-seminar/conversation-silicon-valley-culture-expert-fred-turner-and

    Annenberg Research Seminar
    A conversation with Silicon Valley culture expert Fred Turner and photographer Mary Beth Meehan
    Monday, November 8, 2021 12 p.m. – 1 p.m. PT Online

    Acclaimed photographer Mary Beth Meehan and Silicon Valley culture expert Fred Turner join forces to give us an unseen view of the heart of the tech world.

    Photo of Mary Beth Meehan Mary Beth Meehan
    It’s hard to imagine a place more central to American mythology today than Silicon Valley. To outsiders, the region glitters with the promise of extraordinary wealth and innovation. But behind this image lies another Silicon Valley, one segregated by race, class and nationality in complex and contradictory ways.

    Photo of Fred Turner Fred Turner
    With arresting photographs and intimate stories, Seeing Silicon Valley makes this hidden world visible. Join Fred Turner and Mary Beth Meehan as they discuss the making of the book, the role of photography in scholarship, activism and public life, and what it might mean for the technology industry to help us make a truly humane society.

    Speakers:

    Mary Beth Meehan is a photographer known for her large-scale, community-based portraiture centered around questions of representation, visibility, and social equity in the United States
    Fred Turner is Harry and Norman Chandler Professor of Communication at Stanford University

    #Mary_Beth_Meehan #Fred_Turner #Visages_Silicon_Valley

  • Mark Zuckerberg, Meta promise a metaverse that video game companies are already building - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2021/10/29/facebook-meta-rebrand-metaverse-video-games
    https://www.washingtonpost.com/wp-apps/imrs.php?src=https://arc-anglerfish-washpost-prod-washpost.s3.amazonaws.com/public/UWUSBAZF5BHKBBDNFWOTHAJW3A.jpg&w=1440

    In addition to announcing Facebook’s rebranding to Meta on Thursday, Mark Zuckerberg delivered a number of lofty promises about the metaverse and its features. It was billed as the company’s vision for the “future.” But much of what Zuckerberg promised about the metaverse exists today in video games.

    Sur les métavers existants que Meta/Facebook souhaite rattraper et dépasser.

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