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Restriction des visas pour les ressortissants russes : de nouvelles mesures en discussion au sein de l’UE
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/12/les-europeens-discutent-d-une-nouvelle-restriction-des-visas-pour-les-ressor
Restriction des visas pour les ressortissants russes : de nouvelles mesures en discussion au sein de l’UE
De plus en plus d’Etats membres de l’Union appellent à limiter la liberté d’entrer et de circuler des citoyens russes sur le territoire européen. Parmi eux, la France, jusque-là plutôt réticente à une restriction de l’accès à l’espace Schengen.
Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen) et Benjamin Quénelle
« Nous allons acter aujourd’hui le principe d’une restriction de l’accès des anciens combattants sur le front ukrainien au territoire de l’Union européenne. » Lundi 12 octobre, à son arrivée au conseil des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, a fait une ouverture auprès de ses alliés européens. La France, particulièrement attachée à la délivrance de visas aux ressortissants russes, est désormais prête à évoluer sur cette question.
De nombreux Etats membres, dont l’Allemagne, le Danemark ou les pays baltes, appellent à une limitation de la liberté des Russes d’entrer et de circuler au sein de l’UE. La multiplication des tentatives de sabotages ou d’attentats sur le territoire européen ces derniers mois les force à réagir. Trois types de restrictions sont en discussion : encadrer plus drastiquement la délivrance des visas touristiques, empêcher l’entrée des vétérans russes de la guerre en Ukraine sur le territoire européen et limiter la circulation des diplomates russes envoyés dans des Etats membres hors de leur pays d’affectation.
« Tant que la Russie poursuivra son invasion, aucun visa touristique ne devrait être délivré aux citoyens russes, juge Elina Valtonen, la ministre des affaires étrangères finlandaise. Il n’est pas normal que des Russes puissent se rendre en Europe pour profiter du mode de vie et des libertés qui y règnent alors que leur pays bombarde les foyers des Ukrainiens. La délivrance de visas aux Russes pour des voyages non essentiels a déjà été interdite par une résolution gouvernementale en Finlande dès 2022. La même mesure doit enfin être prise au niveau de l’UE. » Une position soutenue par son homologue lituanien, Kestutis Budrys : « Nous ne pouvons plus l’autoriser. »
Après avoir suspendu l’accord de facilitation des visas dès 2022, l’Union européenne a progressivement resserré les conditions d’accès des Russes à l’espace Schengen. Néanmoins, 623 000 ont encore pu bénéficier de visas d’entrée en 2025, en progression de 10 % par rapport à l’année précédente. Sur ce chiffre, près de 480 000 avaient obtenu un visa touristique. Parmi les premiers pourvoyeurs de visas, on compte la France (avec plus de 170 000 en 2025), l’Italie (environ 150 000), l’Espagne (environ 100 000) et la Grèce (59 000).
En novembre 2025, les Européens s’étaient entendus pour mettre un terme à l’octroi de visas « multi-entrées ». Depuis, selon le ministère des affaires étrangères français, « le volume de visas délivrés par la France à des ressortissants russes en 2025 ne représente que 35 % du volume de visas délivrés en 2019, avant la pandémie de Covid-19 et le déclenchement de la guerre d’agression de la Russie en Ukraine. »
Alors que la Commission doit proposer, début 2027, des critères plus stricts pour la délivrance de visas aux Russes, le gouvernement français ouvre la porte à une telle évolution. Jusqu’à présent, avec l’Italie notamment, il s’opposait systématiquement à une restriction des visas pour les ressortissants russes, avec toujours le même argument : il faut conserver le lien avec les citoyens russes, éviter de les mettre sous cloche et ne pas les pénaliser pour la politique de leur gouvernement. En particulier, pour les opposants à la guerre. Cependant, l’argument ne tient plus. En août, la tentative d’attentat contre l’aéroport de Leipzig (Allemagne) a produit un basculement.
Selon l’Allemagne, l’un des suspects de cette opération, de nationalité biélorusse et russe, est entré dans l’espace Schengen grâce à un visa touristique délivré par l’Italie. Si, en France, le ministère de l’intérieur était déjà favorable à davantage de restriction de visas pour les Russes afin de préserver la sécurité du territoire, le ministère des affaires étrangères se montrait plus réservé. « Depuis Leipzig, les discussions entre Européens évoluent, mais ce n’est pas encore totalement mûr », précise un diplomate européen.
Au-delà de l’attentat de Leipzig, il y a eu d’autres cas problématiques, à l’image du visa européen délivré à Mikhaïl Zvintchouk, 35 ans, une figure de la blogosphère « Z », du nom des internautes proguerre qui relaient depuis le début de l’invasion de l’Ukraine la propagande ultranationaliste russe. Le fondateur de Rybar, une chaîne Telegram qui réunit 1,5 million d’abonnés, a été interpellé par la police du Monténégro le 7 octobre pour suspicion de tentative de déstabilisation du pays.
Avec quatre autres citoyens russes, dont son épouse, il a été expulsé deux jours plus tard vers Moscou pour des questions de « sécurité nationale et intérieure ». Mikhaïl Zvintchouk, également ancien officier russe figurant sur la liste des sanctions européennes depuis août 2023, était arrivé à Sarajevo le 2 octobre, en provenance de Memmingen (Bavière), en Allemagne, selon le média bosnien Detektor.« Il est tout à fait incompréhensible qu’il ait pu obtenir un visa, alors qu’il est visé par des sanctions de la part de l’UE, des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Qui plus est, il a transité par l’Allemagne pour se rendre au Monténégro, ce qui soulève également des questions », s’étonne Ivan Philippov, journaliste russe en exil, spécialiste de la blogosphère Z.
Au-delà, les Européens veulent également durcir le régime de circulation des diplomates affectés par Moscou dans les pays européens, de nombreux titulaires russes de passeport diplomatique étant soupçonnés d’être des officiers de renseignement. Ils doivent aujourd’hui notifier tout déplacement hors de leur pays d’affectation. Les partisans d’un durcissement veulent les soumettre à une double autorisation : celle du pays d’accréditation et celle du pays de destination
#Covid-19#migrant#migration#russie#UE#visas#guerre#ukraine#politiquemigratoire#asile#sante
The Elimination Project. Israel’s Systematic Dismantling of Palestinian Collective Life in the West Bank
Since the current Israeli government took office at the end of 2022, and even more so since October 2023, Israel has dramatically escalated its assault on all aspects of Palestinian life in the West Bank. At any moment, Palestinians may be exposed to #violence by soldiers or armed settler militias, arrested and imprisoned, subjected to abuse and humiliation, and sometimes even killed.
The Elimination Project draws on more than 2,000 testimonies B’Tselem collected from Palestinians since October 2023 and over three decades of documenting the Israeli apartheid regime’s human rights abuses in the West Bank. The report looks at the current reality not as a collection of isolated incidents or specific harms, but as part of a comprehensive mechanism of elimination that works to dismantle the conditions for continued Palestinian existence in the West Bank, while deepening Jewish control and supremacy in an irreversible manner. An examination of the current reality in the West Bank reveals that the project of elimination is now being implemented more openly, directly and violently than before, and increasingly relies on cooperation between official state authorities and settler militias operating in the West Bank with state backing and support.
▻https://www.youtube.com/watch?v=mOsxHzBCll8
La logica di eliminazione di Israele che sta distruggendo le condizioni della vita palestinese
Il rapporto “The elimination project” della Ong #B’Tselem ricostruisce la progressiva distruzione della vita palestinese in Cisgiordania sin dalle origini del progetto sionista. Un sistema di violenze strutturali iniziato con la Nakba e che risulta perfettamente integrato nel sistema di colonialismo di insediamento israeliano. Che si è intensificato dopo il 7 ottobre 2023 attraverso cinque meccanismi strettamente interconnessi
“Da quasi tre anni Israele sta sistematicamente smantellando le condizioni per l’esistenza collettiva palestinese in Cisgiordania. Questo è ‛il progetto di eliminazione’”. Yuli Novak, direttrice esecutiva di B’Tselem, ha presentato così “The elimination project”, il rapporto pubblicato a metà settembre dall’organizzazione per i diritti umani israeliana. Il documento, basato su oltre duemila testimonianze e su decenni di documentazione, analizza quanto compiuto da Israele in Cisgiordania come parte di un sistema in cui pratiche diverse agiscono contemporaneamente e si rafforzano a vicenda.
“Si tratta di un piano strettamente legato alle scelte politiche dei governi che si sono succeduti negli ultimi decenni -spiega ad Altreconomia Yair Dvir, portavoce di B’Tselem-. Se però in passato i politici israeliani hanno sempre cercato di presentare l’occupazione come qualcosa di temporaneo, ora non si preoccupano nemmeno più di nascondere la logica alla base di questo disegno”. Dvir fa riferimento alla “logica di eliminazione” coniata dallo storico australiano Patrick Wolfe, che nel saggio “Settler colonialism and the elimination of the native” descrive il colonialismo di insediamento come un processo che, utilizzando strumenti diversi, -dall’uccisione all’espulsione, dall’espropriazione all’assimilazione- ha come obiettivo la dissoluzione delle comunità e la costruzione di una nuova società sul territorio sottratto.
B’Tselem individua la “logica di eliminazione” già negli albori del progetto sionista. “Per trovare le prime tracce del piano di eliminazione siamo tornati alle origini del movimento sionista e alla nascita dello Stato di Israele”, prosegue il portavoce della Ong. Il rapporto, infatti, colloca la prima evidente manifestazione di questo sistema nella Nakba, quando “tra il 1947 e il 1949 centinaia di migliaia di palestinesi furono espulsi o fuggirono, centinaia di comunità furono distrutte o spopolate e le loro terre rese disponibili all’insediamento israeliano”.
Nel 1967, con la Naksa e l’occupazione della Cisgiordania e della Striscia di Gaza, il controllo israeliano si estese ulteriormente a milioni di palestinesi attraverso nuove espropriazioni, la costruzione di insediamenti, restrizioni alla pianificazione territoriale e la frammentazione dello spazio. Come precisa Dvir, “nemmeno gli Accordi di Oslo, negli anni Novanta, interruppero questo processo, lasciando a Israele il controllo di aspetti fondamentali della vita palestinese, tra cui la sicurezza e la pianificazione urbanistica”. In questo quadro, la fase attuale rappresenta quindi un’accelerazione di un processo consolidato, intensificatosi ulteriormente dopo il 7 ottobre 2023.
La Ong riporta che in questi tre anni “sono aumentati i finanziamenti destinati agli insediamenti, comprese fattorie e avamposti, mentre si è fatto più stretto ed esplicito il coordinamento tra istituzioni statali, esercito, movimento e milizie dei coloni”. B’Tselem richiama a questo proposito il “Decisive plan”, elaborato nel 2017 da Bezalel Smotrich, attuale ministro delle Finanze del Governo Netanyahu. Il piano prospettava tre possibilità per i palestinesi: rinunciare alle proprie rivendicazioni politiche e vivere sotto la supremazia ebraica, lasciare il territorio o affrontare la repressione violenta in caso di resistenza. “Pur non essendo stato adottato formalmente nella sua interezza -si legge nel report-, alcuni suoi elementi sono oggi rintracciabili in politiche, stanziamenti, trasferimenti di competenze e pratiche attuate sul campo”.
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https://i0.wp.com/altreconomia.it/app/uploads/2026/09/GraficiBtsalem7.jpg È su questo sfondo che B’Tselem individua cinque meccanismi attraverso cui in Cisgiordania tale logica si traduce concretamente nella vita dei palestinesi. Il primo è costituito dalla violenza e dall’intimidazione. Il report rivela che tra il 7 ottobre 2023 e il 30 giugno 2026, in Cisgiordania, inclusa Gerusalemme Est, sono stati uccisi 1.087 palestinesi, tra cui 242 minori e 21 donne. Nello stesso periodo, inoltre, almeno 32 detenuti e prigionieri provenienti dalla Cisgiordania sono deceduti nelle carceri israeliane. E si tratta di una violenza che agisce impunemente. Come sottolinea l’organizzazione, “tra il 2005 e il 2025 il 93% delle indagini aperte per le violenze dei coloni contro palestinesi si è concluso senza incriminazioni e solo il 3% con una condanna”.
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https://i0.wp.com/altreconomia.it/app/uploads/2026/09/GraficiBtsalem3.jpg La pressione di Israele sulla popolazione palestinese, però, non passa soltanto dalla violenza diretta. Il rapporto mette in luce un secondo meccanismo nel controllo della mobilità. “Checkpoint, cancelli, blocchi stradali, permessi e barriere di separazione frammentano il territorio e rendono imprevedibili gli spostamenti delle persone”, riprende Dvir. Ricordando che “Dall’ottobre 2023 Israele ha introdotto oltre 200 nuovi checkpoint, per un totale di più di 920 ostacoli alla libertà di movimento dei palestinesi”.
Le conseguenze di questo sistema si misurano anche nella vita quotidiana di chi deve attraversare la Cisgiordania per lavorare, curarsi o raggiungere i servizi essenziali. È quello che racconta in una delle testimonianze raccolte dalla Ong Isma’il Odeh, residente a Deir ‘Ammar, e socio di un negozio di materiali edili a Bitunya, a Ovest di Ramallah. “Prima del 7 ottobre raggiungevo il lavoro in circa 20 minuti con un taxi collettivo, pagando 7 shekel -ha dichiarato-. Dopo la chiusura della strada diretta da parte dell’esercito, sono costretto a utilizzare un percorso alternativo e in condizioni normali -senza traffico né checkpoint– il tragitto richiede circa 40 minuti e costa 10 shekel”. Tra l’aumento del costo del carburante e la durata degli spostamenti, oggi Odeh riesce a recarsi al lavoro solo a giorni alterni.
Il terzo meccanismo riguarda invece l’economia. La restrizione degli spostamenti, infatti, finisce per avere conseguenze sul reddito delle famiglie palestinesi e, più in generale, sulle loro condizioni di vita. Come puntualizza Dvir, “nel tempo Israele ha costruito una forte dipendenza dell’economia palestinese dalle proprie decisioni, controllando valichi, risorse e sviluppo del territorio”. Per decenni la forza lavoro palestinese è stata impiegata nel mercato israeliano legando una parte dei redditi all’accesso ai permessi di lavoro oltre la Linea Verde.
Inoltre, dopo il 7 ottobre 2023, si legge nel report, la revoca della maggior parte di questi permessi “ha aggravato una situazione già fragile: il tasso di disoccupazione in Cisgiordania, pari al 13,1% nel 2022, nel 2025 ha superato il 31%”. A questo si aggiunge il trattenimento da parte di Israele delle entrate fiscali destinate all’Autorità palestinese, che -precisa il portavoce della Ong- “ammontano a oltre 14 miliardi di shekel (quattro miliardi di euro, ndr)”. Gli effetti di queste pratiche si riflettono direttamente sui servizi pubblici, che operano con risorse ridotte. “L’Autorità palestinese fatica a pagare gli stipendi, gli ospedali sono al collasso e le scuole hanno ridotto l’orario delle lezioni perché non ci sono fondi sufficienti”, afferma Dvir.
Il controllo, però, non condiziona solo la possibilità di spostarsi e di lavorare: Israele colpisce anche la capacità della società palestinese di organizzarsi ed esprimere forme di opposizione. Arresti, sorveglianza e sanzioni nei confronti di organizzazioni, attivisti, giornalisti e studenti comportano la progressiva distruzione del tessuto politico e sociale. È il quarto meccanismo evidenziato da B’Tselem, che a questo proposito ricorda come, tra il 1967 e il 2019, “Israele ha messo fuori legge oltre 400 organizzazioni politiche palestinesi”.
E alla repressione del dissenso si accompagna la riduzione dello spazio fisico in cui le comunità possono continuare a vivere. Il quinto meccanismo -“pulizia etnica e controllo territoriale”- passa attraverso restrizioni edilizie, demolizioni, la sottrazione di territorio e l’espansione degli avamposti e degli insediamenti dei coloni. “Dal 1967, Israele ha assunto il controllo di oltre due milioni di dunam, più di un terzo della Cisgiordania. A luglio 2026, inoltre, 1,07 milioni di dunam -pari al 18% del territorio- erano sotto il controllo delle milizie dei coloni”, precisa Dvir. E ancora, secondo i dati riportati dalla Ong, tra il 2023 e il 2025 sono stati istituiti 185 nuovi avamposti, mentre a giugno 2026 è stata documentata l’espulsione di 64 comunità palestinesi e l’espulsione parziale di altre 18.
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https://i0.wp.com/altreconomia.it/app/uploads/2026/09/GraficiBtsalem13.jpg La logica descritta da B’Tselem non si ferma ai confini della Cisgiordania. La sua forma più estrema è riscontrabile a Gaza, dove la distruzione della società palestinese ha assunto una dimensione genocidaria. “È importante capire che la logica di eliminazione è figlia di un’unica struttura, che comprende il sistema politico suprematista, l’esercito e, purtroppo, gran parte della società israeliana”. Per questo è necessaria una maggiore pressione su Tel Aviv da parte dei governi e della comunità internazionale. “Negli ultimi mesi ci sono state alcune sanzioni legate agli insediamenti e a pochi coloni e di recente alcuni Paesi hanno annunciato misure per interrompere il commercio con le colonie ma si tratta di provvedimenti molto parziali -conclude Dvir-. Israele, però, deve rendere conto di tutti i crimini commessi e questo è il momento in cui continuare ad aumentare la pressione”.
▻https://altreconomia.it/la-logica-di-eliminazione-di-israele-che-sta-distruggendo-le-condizioni
#chiffres #statistiques #visualisation #cartographie #infographie
Mapping #violence in detention
An evidence-based platform that documents human rights violations inside immigration detention facilities.
The map shows the locations of facilities where third country nationals may be detained in each country. Hover over a location to see the name of the centre and basic info; click on it and you will be directed to the centre’s page where an array of information will be provided including a summary of testimonies collected from this centre, the number of incidents of human rights violations reported in testimonies, images, video and audio (where applicable), academic work, human rights organisations’ reports, policy briefs and other published material.
▻https://detentionlandscapes.uwazi.io
#rétention #détention_administrative #Grèce #migrations #réfugiés #sans-papiers #cartographie #visualisation #cartographie_interactive #carte_interactive #detention_landscape
The Arrogance of Space Mapping Tool #ArroganceOfSpace
▻https://cyklokoalicia.sk/arrogance
Find an intersection or neighbourhood on the map - or upload your own aerial photo - and start mapping how much space is allocated to cars, pedestrians and bikes.
Outil pour visualiser et quantifier l’espace occupé par la #bagnole sur une carte.
The #Decolonial_Atlas
The Decolonial Atlas is a growing collection of maps which, in some way, help us to challenge our relationships with the land, people, and state. It’s based on the premise that cartography is not as objective as we’re made to believe. The orientation of a map, its projection, the presence of political borders, which features are included or excluded, and the language used to label a map are all subject to the map-maker’s bias – whether deliberate or not. Because decolonization is a process of unlearning and rediscovering, we’re especially committed to Indigenous language revitalization through toponymy – the use of place names.
▻https://decolonialatlas.wordpress.com
#décolonial #atlas #cartographie #visualisation #subjectivité #toponymie #atlas
ping @reka
Etats-Unis : un juge bloque temporairement les restrictions sur les visas pour étudiants et journalistes étrangers décidées par l’administration Trump
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/15/etats-unis-un-juge-bloque-temporairement-les-restrictions-sur-les-visas-pour
Etats-Unis : un juge bloque temporairement les restrictions sur les visas pour étudiants et journalistes étrangers décidées par l’administration Trump
La décision du juge survient après que de nombreuses organisations ont dénoncé l’impact de ces restrictions sur la liberté de la presse et l’attractivité universitaire des Etats-Unis.
Le Monde avec AFP
Un juge fédéral américain a reporté sine die, lundi 14 septembre, l’entrée en vigueur des nouvelles limites de séjour aux Etats-Unis des étudiants et journalistes étrangers, annoncées par l’administration Trump en juillet.Sans se prononcer sur le fond, ce juge fédéral de Boston (Massachusetts) reporte jusqu’à nouvel ordre l’entrée en vigueur de cette réglementation, prévue le 15 septembre. Une nouvelle audience est prévue le 2 octobre. Il fait ainsi droit à la demande d’organisations représentant des établissements de l’enseignement supérieur, des professeurs et des syndicats, dont un représentant les journalistes et d’autres métiers de la communication.
Selon cette réglementation publiée en juillet au Federal Register, l’équivalent américain du Journal officiel, les ressortissants étrangers détenteurs d’un visa étudiant ne seront plus autorisés à rester plus de quatre ans sur le territoire américain. Les journalistes étrangers seront, pour leur part, limités à des séjours de 240 jours, soit environ huit mois, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques. Les journalistes chinois seront soumis à un cadre particulièrement restrictif, avec des visas limités à 90 jours. Jusqu’à présent, les Etats-Unis octroyaient des visas pour la durée du programme d’un étudiant et jusqu’à cinq ans pour un journaliste étranger.
Le juge se montre particulièrement sceptique face aux arguments avancés par le ministère de la sécurité intérieure, chargé des entrées et sorties d’étrangers, qu’il estime « particulièrement faibles » au regard des conséquences potentiellement « catastrophiques » pour l’enseignement supérieur et l’économie des Etats-Unis.Ces justifications, par « la protection de la sécurité nationale et la prévention de la fraude et du détournement du programme de visas », reposent essentiellement sur des « anecdotes » peu représentatives, affirme le magistrat, reprochant au gouvernement de ne pas démontrer en quoi la nouvelle réglementation remédierait aux quelques incidents qu’il cite.
Les Etats-Unis accueillent annuellement plus de 1,1 million d’étudiants étrangers. Quant aux journalistes, plus de 1 500 sont accrédités auprès des centres de presse américains, selon le département d’Etat. Au total, quelque 37 000 visas de ce type ont été délivrés en 2024, selon des statistiques du ministère de la sécurité intérieure citées par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Cette réglementation avait été proposée dès 2025 par le gouvernement, ce qui avait ouvert une phase de consultations. Une centaine de médias et organisations de presse internationaux avaient alors estimé dans une lettre ouverte que la nouvelle réglementation « amoindrirait la quantité et la qualité de la couverture » de l’actualité américaine. Depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, son administration a expulsé massivement des immigrés en situation irrégulière et imposé une série de restrictions parfois draconiennes à l’entrée légale aux Etats-Unis des ressortissants étrangers, limitant l’entrée aux citoyens de certains pays en développement. Donald Trump s’en prend par ailleurs régulièrement aux journalistes et à la couverture de certains médias, qu’il accuse de propager de fausses informations.
#Covid-19#migrant#migration#etatsunis#visas#politiquemigratoire#droit#sante
Excess mortality attributed to heat and cold: a health impact assessment study in 854 cities in #Europe
Heat and cold are established environmental risk factors for human health. However, mapping the related health burden is a difficult task due to the complexity of the associations and the differences in vulnerability and demographic distributions. In this study, we did a comprehensive mortality impact assessment due to heat and cold in European urban areas, considering geographical differences and age-specific risks.
▻https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(23)00023-2/fulltext
#villes #surmortalité #chaleur #statistiques #chiffres #urban_matter #santé #mortalité #canicule #santé_publique #cartographie #visualisation
ping @reka
The Death Zone – The Making of a Lethal Pushback Regime Across the Polish–Belarusian Borderlands
In the summer of 2021, amid rising geopolitical tensions, the government of Belarus facilitated the crossing of its borders with neighbouring European Union (EU) countries by illegalised migrants from the Global South. Considering the way EU countries have framed migrants as threats and criminalised their mobility, the Belarus government aimed for these crossings to have a destabilising effect on the EU. In response, Poland, Latvia, and Lithuania denounced this practice as a form of “hybrid warfare” enacted through the “instrumentalisation” of migrants. In the aim of preventing migrants from arriving on their territories and seeking protection, the governments of these countries swiftly instituted exceptional legislation, erected exclusionary border infrastructure, and deployed large numbers of law enforcement agents to their borders. Their policies, which received the full backing of the EU, have constituted a pushback regime that has been consolidated over the last five years. As a result, migrants seeking to cross the borders between Belarus and EU countries have been subjected to widespread violations of their rights and recurring acts of violence by law enforcement agents. This investigation focuses on the vast space of the Polish–Belarusian borderlands which has seen the starkest developments. In particular 102 migrant deaths have been documented since 2021 and many more disappearances reported.
This investigation mobilises a broad range of methods and fact-based analysis to answer the following key questions: How has this lethal pushback regime emerged? How has it been consolidated over the last five years? How have border policies, practices, infrastructure, and the environment converged to structurally generate violence, deaths, and disappearances? Who should be held accountable for the different forms of harm experienced by migrants?
To answer these questions, we have led an investigation over two years. The research has been led by the researchers and fellows of the Circumference of Violence and Infrastructuring Nature research projects and the investigative agency Border Forensics. We have further collaborated with a number of Polish researchers and civil society actors, in particular We Are Monitoring, Podlasie Volunteer Humanitarian Emergency Service, Egala Association, Médecins Sans Frontières, Helsinki Foundation for Human Rights, Border Deaths Monitoring Group and Piotr Czaban — investigative journalist and creator of the Czaban Robi Raban channel.
Our research has combined the analysis of a broad range of data types—that have been generated by civil society actors over the last five years or specifically for this investigation—with an equally wide range of methods—from ethnographic research to discourse analysis, from forensic reconstruction to geostatistical analysis. We offer a unique evidence-based account of the emergence and functioning of this lethal pushback regime, with a focus on the combined and cumulative forms of violence that structurally culminate in migrants’ deaths and disappearances. By analysing the specific causal chains and recurring mechanisms leading to these human tragedies, and confronting these findings with geostatistical analysis, we demonstrate that the Polish and Belarusian state policies, infrastructure, and law enforcement practices have knowingly exposed migrants to environmental conditions—forests, rivers, and the cold in particular—that have proven lethal. The report further accounts for the discursive, legal, and political processes, both at the national and European levels, that have allowed this lethal pushback regime to be consolidated over the last five years. This consolidation has occurred despite the 2023 change in government from the right-wing PiS government to the centrist coalition government led by Donald Tusk —who had included in his campaign the aim of ending violations of migrants rights and deaths. In fact, over time the pushback regime has become more entrenched at the national level—as exemplified by the 2025 law suspending asylum—and become a model for the Crisis Regulation included in the EU’s new Pact on Migration.
The main outcomes of this investigation are an extensive report in which we account for the emergence, functioning, harmful effects, and consolidation of the lethal pushback regime across the Polish–Belarusian borderlands over the last five years, as well as an interactive online mapping platform which brings together the multiple sources of data we relied on for our analysis. By drawing on the data and knowledge gathered by Polish civil society actors and researchers over the years, and supplementing them with new data and methods, our aim is for this report and platform to offer a comprehensive account of the dynamics generating border violence across the Polish–Belarusian borderlands and to constitute a robust evidentiary base that may support demands for accountability and advocacy.
▻https://www.borderforensics.org/investigations/poland-investigation
#pologne #forensic_architecture #architecture_forensique #Pologne #frontières #Biélorussie #migrations #réfugiés #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #border_deaths #violence #border_violence
PlotLine
The short version: PlotLines plays classic books as journeys, on maps of their own era - and this page explains how that works, and how far to trust it.
PlotLines takes out-of-copyright classics and draws their characters’ journeys on a period map. Pick a book, press play, and the whole cast moves at once - or follow one person and let the map travel with them. Hover any stop and you get the place as the text itself names it, with the line that puts them there.
It began with Dracula, because Stoker wrote what is probably the best travel itinerary in Victorian fiction - a clerk crossing Europe by train, a ghost ship rounding Gibraltar with her captain lashed to the wheel, a three-pronged chase up a Romanian river at the end.
There are forty-three books now, and they are no longer all novels, or all set in Europe. A walk at Hardy’s pace across Wessex; a single London day of near-misses; a raft the length of the Mississippi; a stolen dog’s road from a Californian orchard to the Klondike ice; a two-town comedy running between Tokyo and Shikoku; a 120-chapter Chinese epic that needs five threads moving at once before it makes any sense at all; and a family driven out of a Southern town that is never once named. The shelf has turned out wider than I expected when I started, and more will follow.
▻https://peter-guillam123.github.io/plotlines/atlas.html
#cartographie #visualisation #cartographie_littéraire #littérature
Cartographier les interactions. Comment l’espace façonne les comportements
#Margaux_Alamartine, consultante/coach auprès de dirigeants et managers d’organisations, désireuse de comprendre les mécanismes à l’œuvre qui participent d’une transformation, est partie s’immerger en #Chine pour faire exploser son cadre de pensée. Entre 2015 et 2021, ce territoire chinois l’a amenée à cheminer, à croiser des lignes, à prendre des bifurcations. Des bifurcations qui l’ont menée jusqu’au village de #Heqiao (河桥), situé dans la province de #Zhejiang (浙江) où s’enclenchait un projet de #développement_touristique afin de retrouver un dynamisme socio-économique. Pendant six ans, dont une année sur place pendant la période du Covid, Margaux a pu observer et étudier le processus de #transformation et comment les différents éléments de cet écosystème ont évolué.
À travers le #récit de son expérience et de ses travaux de recherche, Margaux décrypte les mécanismes de mobilité et la manière dont les éléments d’un écosystème interagissent. Elle en dégage une grille de lecture originale faisant écho aux dynamiques de changements dans les organisations, qu’ils soient individuels ou collectifs.
Récit de vie, enquête terrain, dynamique de recherche, documentaire, cet ouvrage est tout cela à la fois, une quintessence poétique de la complexité qui régit nos vies pour toutes celles et ceux qui s’interrogent et cherchent de nouvelles perspectives pour appréhender la transformation.
▻https://www.editions-libel.fr/maison-edition/boutique/cartographier-les-interactions
#livre #cartographie #visualisation
ping @reka
Mappe di Palestina. Una controgeografia per la pace
Palestina. Una regione che è ponte tra continenti, corridoio per chi si muove, passaggio obbligato da sempre, dalla preistoria ai giorni nostri. Una terra che nella storia ha visto più guerre di qualunque altra, da cui emana un senso del sacro più forte che altrove. Un luogo in direzione del quale ci si gira per pregare, verso il quale si puntano armi, dal quale decollano aerei carichi di bombe, per il quale si lotta da decenni, secoli, millenni.
Una terra così è stata disegnata migliaia e migliaia di volte, e ognuno ci ha visto qualcosa di diverso, ci ha aggiunto del suo, speranze, desideri, tradizioni, un credo, persino l’arroganza e la crudeltà.
Matteo Meschiari usa lo sguardo dell’antropologo e del geografo per decostruire quaranta mappe di questa terra, senza mai dimenticare la gente che quei luoghi li abita. Perché la Palestina, come ogni terra reale, è fatta di persone, prima che di segni e convenzioni, e chi vuole la pace, dietro le linee di un trattato, vede sempre i volti, le singole storie.
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La declassificazione delle “industrie insalubri” minaccia i centri abitati
La legge 50 del 2026 ha tolto ai sindaci il potere di controllo sulla localizzazione degli impianti potenzialmente pericolosi per la salute pubblica. Sarà quindi più facile che sorgano o rimangano in contesti urbani. Con rischi molto elevati
Sono state classificate per decenni dalla legge “industrie insalubri di prima classe” e la loro collocazione avrebbe dovuto essere lontana dai centri abitati. Con l’articolo 14 della legge 50 dell’aprile 2026 cambia però il quadro normativo: viene modificata una disciplina in vigore dal 1934, che individuava le attività potenzialmente più pericolose per la salute pubblica e attribuiva ai sindaci specifici poteri di programmazione e controllo sulla loro localizzazione. La novità è stata introdotta dal Governo Meloni con il decreto legge approvato dal Consiglio dei ministri il 29 gennaio 2026.
Il provvedimento è stato presentato su proposta del ministro per gli Affari europei, il Pnrr e le Politiche di coesione Tommaso Foti, di concerto con i ministri della Salute Orazio Schillaci, dell’Ambiente Gilberto Pichetto Fratin e delle Imprese e del Made in Italy Adolfo Urso. Il cambiamento è passato quasi sotto silenzio ma potrebbe avere conseguenze importanti nei centri abitati dove da anni cittadini e comitati chiedono la delocalizzazione di attività, di fatto, incompatibili con il contesto urbano. La nuova norma stabilisce che le imprese in possesso di Autorizzazione integrata ambientale (Aia) non siano più classificate come “industrie insalubri”. In apparenza una questione tecnica. Nella sostanza un cambio di paradigma che ridisegna i rapporti di forza tra cittadini, amministrazioni comunali e grandi impianti industriali.
Per capire che cosa si perde bisogna partire da lontano. Gli articoli 216 e 217 del Testo unico delle leggi sanitarie sono norme di epoca fascista, mai abrogate e considerate pienamente legittime dalla giurisprudenza amministrativa più recente. “Sono norme vecchissime ma potentissime -spiega Marco Grondacci, giurista ambientale con oltre trent’anni di esperienza in vertenze territoriali in tutta Italia-. I sindaci raramente le hanno usate fino in fondo ma quando lo facevano cambiavano davvero le cose”.
L’articolo 216 infatti attribuiva al Comune il potere di regolamentare la localizzazione degli impianti classificati appunto come “industrie insalubri”. L’ente locale poteva stabilire, attraverso una variante al piano urbanistico o una norma del regolamento edilizio, che un certo impianto fosse incompatibile con il contesto in cui si trovava. Poteva chiederne la delocalizzazione e farlo anche se l’impianto rispettava formalmente tutte le autorizzazioni ambientali vigenti. La presenza di scuole, ospedali, asili nido, una densità residenziale elevata erano elementi sufficienti per avviare un percorso che portasse all’allontanamento dell’impianto. “Erano strumenti che distinguevano nettamente tra il rispetto dei limiti di legge e la compatibilità con il territorio -sottolinea Grondacci-. E la Cassazione lo ha ribadito in più sentenze: un impianto che rispetta la normativa può comunque produrre disagi alla popolazione e può essere sanzionato”.
L’articolo 14 della legge 50 del 2026 ha cambiato la norma sulle “industrie insalubri”
Con la modifica introdotta dalla recente legge tutte le industrie soggette ad Aia escono dalla classificazione di “industrie insalubri di prima classe” non perché siano diventate meno pericolose, ma perché la norma ha deciso che le autorizzazioni ambientali già esistenti siano sufficienti, automaticamente, a garantire la loro compatibilità con la vicinanza a un centro abitato. Il problema è che molte di queste localizzazioni sono l’eredità di un modello di industrializzazione novecentesco oggi non più proponibile.
“Sembra che le istituzioni invece di valutare con attenzione i potenziali danni e gli innumerevoli disagi causati da questa situazione, abbiano preso la strada di depotenziare gli antichi vincoli che consentivano alle amministrazioni comunali di prendere iniziative atte a favorire una ordinata riconversione dei siti industriali”, spiega Stefano Luciani, consulente tecnico in contenziosi ambientali tra industrie insalubri e cittadini che da anni si battono per la loro ricollocazione in aree industriali distanti dai centri abitati. Il nodo centrale è il valore amministrativo delle autorizzazioni. L’Aia valuta il modello di esercizio di un impianto, verifica se le tecnologie utilizzate sono le migliori disponibili, se i limiti di emissione vengono rispettati. “Molto difficilmente in un processo di rinnovo di una Aia si è messo in discussione il fatto che una cementeria o un inceneritore si trovino a duecento metri da una scuola”, sottolinea Luciani.
“L’Aia regolamenta prevalentemente gli aspetti ambientali dell’impianto, non gli effetti sanitari della sua localizzazione. È così che molti centri abitati potrebbero essere condannati a convivere con la presenza di emissioni nocive per i prossimi decenni, subendone l’impatto sanitario, mai misurato né valutato”. A rendere ancora più evidente la frattura tra tutela ambientale e tutela sanitaria è la distinzione tra Via e Vis: la Valutazione di impatto ambientale e la Valutazione di impatto sanitario. Mentre il primo procedimento, propedeutico al rilascio dell’Aia, si occupa di tutela ambientale, la Vis è indirizzata a tutelare gli aspetti sanitari ma per gli impianti esistenti non è obbligatoria e, tranne rarissimi casi, non viene effettuata.
Con la nuova legge questa contraddizione appare rafforzata: se c’è l’Aia si presume che la salute sia automaticamente tutelata. Di ben altro avviso è il Sistema nazionale di protezione dell’ambiente (Snpa), secondo il quale l’introduzione della Vis evidenzia proprio la necessità di non limitarsi a valutare solo gli aspetti ambientali: “L’analisi degli studi di Valutazione di impatto ambientale condotti negli anni ha permesso di evidenziare -si legge- la scarsa considerazione che è stata data a una corretta valutazione dell’impatto sulla salute determinato da fattori di rischio associati a opere/impianti/progetti per le popolazioni esposte residenti nei territori limitrofi”.
Secondo il consulente tecnico Luciani “i grandi stabilimenti soggetti all’Aia, quelli potenzialmente più impattanti per la salute pubblica, saranno meno vincolati dalla giurisdizione comunale. Il sindaco, che in linea generale assume responsabilità sanitarie nei confronti della cittadinanza, si ritrova con poteri sempre più limitati proprio dove questi servirebbero”.
Basta dare uno sguardo a Google Maps, anche per un non esperto, per rendersi conto di quante industrie regolarizzate con Aia si trovino in aree completamente decontestualizzate. Gli esempi non mancano. Gubbio (PG), una delle città medievali più belle del mondo, è racchiusa tra due ciminiere. A Isola delle Femmine (PA), il forno di un impianto è a quattrocento metri da una spiaggia turistica, in un’area di alto valore ambientale. A Barletta una cementeria si trova nel centro abitato, a poche centinaia di metri da uno straordinario castello normanno.
A Monselice, in provincia di Padova, un cementificio sorge dentro un parco regionale, a ridosso di case e scuole. Negli anni sono state numerose le iniziative messe in atto dai comitati civici per richiamare a un maggiore impegno per risolvere le contraddizioni, come il convegno della scorsa primavera “L’Europa verso l’economia circolare-Il caso Gubbio”, al quale hanno partecipato sia tecnici sia rappresentanti delle istituzioni.
Nel corso dei lavori, oltre a essere stato evidenziato come il co-incenerimento dei rifiuti sia un processo contrario alle politiche europee di promozione dell’economia circolare, è stata discussa la necessità di disporre di studi epidemiologici aggiornati sulle ricadute sanitarie degli impianti collocati vicino ai centri abitati. Nel caso di Barletta, invece, in merito alle evidenze scientifiche sull’impatto sanitario delle industrie insalubri, ha creato scalpore la pubblicazione nel 2021 sulla rivista scientifica Exposure and Health: un’indagine su 366 bambini residenti in città ha dimostrato per la prima volta il fenomeno di bioaccumulo nel corpo di metalli tossici di origine antropica (nickel, cadmio, mercurio e arsenico). Lo studio inoltre accerta come coloro che vivono e frequentano la scuola nell’area in maggiore prossimità dello stabilimento siano più affetti dal bioaccumulo di metalli rispetto ai soggetti prevalentemente esposti al solo inquinamento da traffico veicolare.
“I responsabili delle industrie potranno continuare ad affermare che il loro impianto funziona regolarmente secondo l’Aia. Ma la storia insegna che il solo rispetto di queste, fissate in modo indipendente dalla localizzazione dell’impianto, può non essere una condizione sufficiente a garantire la salute dei cittadini -conclude Luciani-. Un conto è rispettare asettici limiti normativi delle emissioni in una zona industriale, un altro è far convivere le ciminiere con luoghi stabilmente abitati. La grande proliferazione normativa italiana potrebbe così favorire il mantenimento dello status quo, rendendo compatibile amministrativamente quello che nella realtà delle cose non sarà mai conciliabile”.
“Un conto è rispettare asettici limiti normativi delle emissioni in una zona industriale, un altro è far convivere le ciminiere con luoghi stabilmente abitati” – Stefano Luciani
Resta così aperta una questione che la nuova norma non affronta: se il rispetto dei limiti emissivi, stabiliti quasi sempre in base a norme tecniche generali, possa essere considerato sufficiente anche quando un impianto industriale continua a operare a poche decine o centinaia di metri da case, scuole e ospedali. È su questo terreno che, secondo giuristi, tecnici e comitati, si sposteranno i contenziosi.
▻https://altreconomia.it/la-declassificazione-delle-industrie-insalubri-minaccia-i-centri-abitat
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A new online tool maps border wall projects, using photos from the people who live nearby
Tucson-based news outlet #The_Border_Chronicle hopes its ‘#Wall_Watch’ map can provide ‘continuous, realtime’ #documentation of border #infrastructure projects.
A new online mapping tool aims to document wall construction and other federal projects along the nearly 2,000-mile U.S.-Mexico border — using help from the people who live there.
The Border Chronicle, a Tucson-based independent news outlet, launched the initiative — called “Wall Watch” — last week. It arrives as the Trump administration continues to ramp up border barrier construction, ranging from a floating buoy wall in Eagle Pass, Texas, to a double bollard fence that would cut through the Tohono O’odham Nation.
“We thought of this idea, Wall Watch, as a way for communities up and down the border to have more of a real-time look at what is actually happening,” said Border Chronicle co-founder Melissa del Bosque.
How it works
While browsing through the interactive Wall Watch map, users can explore the various layers of border infrastructure that already exist, like surveillance towers, land ports of entry, and vehicle barriers.
But the map also depends on crowdsourced reports from border-area residents who observe new construction. Following the website’s directions — written in English and Spanish — users can submit up to five images, along with other basic details, like GPS coordinates and the date of the observation.
The submissions go to an administrator, Tucson-based geographer Dugan Meyer, who verifies the reports.
“Then if it’s good to go, he’ll post it on the Wall Watch map,” del Bosque explained.
The federal government already documents border barrier construction on its interactive Smart Wall Map. There, users can browse through a wide assortment of ongoing projects, ranging from a double wall that would stretch through the San Rafael Valley to new technology for the existing barrier south of San Diego.
But del Bosque says the government’s tool doesn’t give the full picture.
“You can see where the awarded contracts are and contracts in process, but it lacks in detail … It’s not entirely clear by looking at (the Smart Wall) map as to what exactly is happening,” del Bosque said.
Wall Watch, she added, is aiming for a more “continuous, real-time picture” of the border.
‘A lot of anxiety, a lot of concern’
In recent months, del Bosque said, Border Chronicle staff began getting calls from border-area residents — from Texans to Californians — seeking answers about new construction projects in their own neighborhoods.
“What residents were telling us is that they were getting no information from the federal government about what their plans were … So there was a lot of anxiety, a lot of concern,” she said.
Del Bosque said she began reporting on border walls in 2008 — but back then, there was “more of a process” in terms of how the federal government communicated with local residents about border-related construction projects.
“So, there would be these community meetings. There were community liaisons. There was an opportunity for residents to be able to voice their concerns and the impacts,” she said.
Del Bosque is not alone in wanting better communication.
This spring, a coalition of 14 judges in Texas’ border counties penned a letter to the Department of Homeland Security, asking the agency to coordinate with landowners and local officials before finalizing infrastructure projects.
On Aug. 7, Republican Texas Sen. John Cornyn made a similar request in a letter to DHS about the agency’s controversial plans to install new border technology and infrastructure in Big Bend National Park.
“In the past, such communications between DHS and state and local leaders have occurred,” he wrote.
Cornyn continued: “But it appears the level of coordination and communication related to proposed construction in the Big Bend region has not been as fulsome as in prior years.”
Reached for comment, a Customs and Border Protection spokesperson told AZPM the federal agency regularly “engages with stakeholders,” including residents and landowners and local government officials. CBP did not respond to specific questions about how often federal officials hold meetings with local residents in the event of border-barrier construction.
Buoy walls and bollard fences
So far, Wall Watch has garnered 22 community-sourced reports of new construction across the border — mostly in Texas. In a corner of Zapata County about 30 miles south of Laredo, for example, a report from a resident describes newly observed bollard wall construction just east of the Rio Bravo. Farther north, in Eagle Pass, another submission features a slightly grainy cellphone photo. In the distance, a yellow excavator digs into a river.
“Barge with heavy equipment preparing for river buoy installation,” the report notes.
Eagle Pass, del Bosque pointed out, has presented something of a test case for the Trump administration in its efforts to bolster border infrastructure. Earlier this year, contractors installed miles of floating buoys along the Rio Grande to create a floating border barrier. But in June, possibly hundreds of buoys broke free from the barrier — prompting the shutdown of two international bridges in the Texan border town.
“Once you see (the Wall Watch map) from a region-wide perspective, you see just how massively the landscape is being transformed under the name of national security, or border security,” del Bosque said.
So far, the map only features two submissions along Arizona’s border — photographs of a large construction staging area on the southwestern edge of Cochise County.
But the project’s creators hope for more community engagement as time passes.
“So much of the border narrative is dictated by people who don’t live at the border,” del Bosque said.
She added: “This is an opportunity for border residents to build that reality on the ground and to show the rest of the country, ‘Look, this is what’s happening in my backyard.’”
▻https://news.azpm.org/p/news-topical-border/2026/8/21/230923-a-new-online-tool-maps-border-wall-projects-using-photos-from-the-
#cartographie #visualisation #murs #barrière_frontalières #infrastructure_frontalière #migrations #réfugiés #USA #Etats-Unis #Mexique
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Wall watch
Wall Watch is a community-powered mapping project launched by The Border Chronicle to document wall construction, buoy barrier installation, and other infrastructure at the U.S.-Mexico border. Wall Watch combines geospatial mapping and community reporting to provide the public with an accurate, continuously updated record of changes occurring along the nearly 2,000 miles of international border. The project will allow residents, journalists, researchers, policymakers, and environmental advocates to monitor where new barriers are being built and understand their impacts on border communities, public lands, wildlife habitat, and migration.
▻https://wallwatch.theborderchronicle.com
#cartographie_participative
Chi gestisce Airbnb in città?
Il progetto Airmap fornisce dati sull’utilizzo della piattaforma di affitti brevi Airbnb nelle principali città italiane.
AirMAP nasce dall’esigenza di colmare una lacuna informativa sull’espansione e l’evoluzione diacronica delle locazioni brevi mediate da Airbnb nel contesto italiano.
Il centro di ricerca FULL ha strutturato un database ad hoc per sedici contesti urbani, con l’obiettivo di produrre una mappatura sistematica e comparativa del fenomeno. Per la prima volta, sedici realtà urbane eterogenee vengono analizzate con la medesima lente metodologica, consentendo una comparazione scientifica tra contesti diversi.
►https://full.polito.it/airmap
#air_bnb #airbnb #tourisme #logement #hébergement #cartographie #visualisation #villes #Italie #statistiques #chiffres
En Allemagne, un designer crée une chemise hawaïenne qui brouille les systèmes de détection de personnes pilotés par l’IA — RT en français
▻https://francais.rt.com/news/137514-allemagne-designer-cree-chemise-hawaienne-qui-brouille-systemes-
Le designer Simon Weckert a conçu « Digital Camouflage », une chemise dont les motifs colorés perturbent les systèmes de surveillance. Testé face à des détecteurs, l’imprimé brouille les indices visuels associés à la silhouette humaine. Le projet, conçu en réaction au déploiement de caméras à Berlin, entend illustrer les limites de ces technologies.
SIMON WECKERT — Digital Camouflage
▻https://simonweckert.com/digitalcamouflage.html
#Digital_Camouflage is a garment designed to “trick” the computer-vision systems that increasingly watch public space. At first glance it reads as clothing with an abstract, almost hypnotic pattern. In fact, the textile is engineered to confuse the #object-recognition algorithms used in surveillance—the class of technology now switching on at Berlin’s Kottbusser Tor, and already humming on streets from London to Los Angeles.
In Berlin, what is being switched on is more than a camera. It is a behaviour scanner: software that sorts what every passer-by does into “normal” and “suspicious”—the first camera legally allowed to film the city’s public space without any specific cause. To isolate a punch, sister systems have to classify dancing, hugging and countless other harmless gestures too; everyone is read, all the time, under a quiet reversal of the presumption of innocence. And Kottbusser Tor is only the template: three more locations across the city are next.
Berlin is the beginning of a curve whose end is already visible elsewhere. In the United States, automated surveillance arrived years ago: well over a hundred thousand networked cameras log vehicles and movements across thousands of towns, their data flowing into databases that police—and federal agencies—can search without a warrant. And 2026 has become the year of the pushback: dozens of communities have voted to cancel their camera contracts, civil-rights organizations are campaigning to take the networks down, and the question of who is allowed to read the public street has entered the mainstream. This work stands in that moment, on both sides of the Atlantic.
The pattern of Digital Camouflage is built on what is known as an #adversarial_attack: a way of manipulating the #visual_data a machine receives so that it fails to interpret what is in front of it. Worn on the body, it targets exactly the features these systems look for when searching for a human figure. The #algorithm no longer registers a person. The wearer becomes, in effect, invisible to the machine—present to every human eye, absent to the model. Whether any specific government system reacts the same way, no one outside can verify—and that opacity is precisely part of what the work makes visible: cities are deploying systems that cannot be independently tested, while the same class of technology is undone by a piece of fabric. The work was documented on site at Kottbusser Tor, in photo and video.
What does a city get in return? Decades of research suggest that cameras rarely prevent crime—they displace it into the next street, or produce a feeling of safety rather than safety itself. A camera cannot step in when something happens; worse, it teaches bystanders not to step in either—someone official is watching, so no one has to. Meanwhile, the manufacturer of Berlin’s system is being kept secret.
Digital Camouflage is not a tool for evading the police, and it is not a promise of anonymity. No pattern can promise to defeat every system under every condition—but worn in public, it is a visible signal that being read by machines is not something everyone consents to. A watched square changes people before any alarm ever fires. When systems that cannot be publicly tested can be undone by a piece of fabric, how much trust should we place in them before we hand them the public square—in Berlin, or anywhere else?
A share of the proceeds from every shirt goes to organizations defending digital civil rights and fighting the expansion of #surveillance.
#video_surveillance #surveillance_algorithmique #surveillance_de_masse
#vêtement #motif #camouflage
Simon Weckert aussi signalé ici par @b_b pour sa performance Google Maps Hacks en 2020
►https://seenthis.net/messages/823794
Lecture d’un extrait du roman « La vie brute » de Joy Sorman, publié aux éditions Flammarion, en 2026.
▻https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/la-vie-brute-de-joy-sorman
Irène Gérard naît avec un handicap, une déficience mentale, modérée. Jusqu’à son entrée, en 2007, aux ateliers de la S, centre d’art brut et contemporain qui rassemble en Belgique des artistes porteurs de déficience mentale, « cette anomalie, cette dérogation à la norme psychique vont en effet être un handicap, une malédiction, avant de dévenir le moyen d’une révélation. » Joy Sorman évoque sa rencontre avec cette artiste qui « a inventé un style, à rebours des pratiques figuratives communes, pour représenter autrement les visages. » Pendant un an, elle tente de percer le mystère de cette femme dont l’art, à la fois brut et poétique, fascine et intrigue. Un livre qui interroge la marginalité, la création artistique, et la quête de sens à travers la rencontre avec l’autre.
(...)
#Radio_Marelle, , #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Artbrut, #Art, #Peinture, #Handicap, #Visage (...)
▻https://liminaire.fr/IMG/mp4/la_vie_brute_joy_sorman.mp4
▻https://editions.flammarion.com/index.php/Actualites/La-vie-brute-Joy-Sorman
Les États-Unis observent une pause mondiale des visas d’immigrants
▻https://www.dakaractu.com/Les-Etats-Unis-observent-une-pause-mondiale-des-visas-d-immigrants_a27539
Les États-Unis observent une pause mondiale des visas d’immigrants
Le gouvernement américain observe une pause temporaire à travers le monde dans les rendez-vous en vue d’obtenir un visa pour émigrer aux États-Unis, le temps d’une formation des agents consulaires, a annoncé mercredi le département d’État.
Ces rendez-vous, qui consistent essentiellement en un entretien entre un ressortissant étranger demandeur de visa et un agent consulaire, seront “ajustés” afin de permettre cette formation, a indiqué dans un courriel à l’AFP un porte-parole du département d’État, confirmant des informations de la presse américaine.
Cette mesure exceptionnelle s’applique à toutes les ambassades et consulats américains à travers le monde. Elle ne concerne pas les visas de tourisme, étudiants, d’affaires ou pour travailler temporairement aux États-Unis. Il n’a pas été précisé quand ces rendez-vous pourraient reprendre, mais un responsable du département d’État s’exprimant sous couvert d’anonymat a évoqué une pause de “plusieurs semaines” selon les ambassades.
La formation, initiée au début du mois mais qui a commencé cette semaine, vise notamment à s’assurer que “les demandeurs de visa ne risquent pas de devenir une charge pour l’État”, selon le département d’État. Celui-ci s’emploie ainsi depuis le début de l’année à mettre à jour les directives et les formations relatives à la notion de “charge publique”. Les ressortissants étrangers demandeurs de visas doivent être avisés des changements dans les rendez-vous avec les agents consulaires qui pourront être reprogrammés, a-t-on ajouté de même source.
Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité, expulsant massivement des immigrés en situation irrégulière, mais restreignant aussi largement, parfois de façon draconienne, l’entrée légale des ressortissants étrangers, et réprimant sévèrement les étrangers qui outrepassent la durée de leur séjour. Mardi, le gouvernement américain avait indiqué être prêt à révoquer les visas d’affaires et de tourisme de jusqu’à 200.000 étrangers ayant fait une demande d’asile aux États-Unis.
#Covid-19#migrant#migration#etatsunis#visas#politiquemigratoire#sante
Aux Etats-Unis, une juge fédérale annule le gel des visas permanents imposé par Donald Trump à 75 pays
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/22/aux-etats-unis-une-juge-federale-annule-le-gel-des-visas-permanents-impose-p
Aux Etats-Unis, une juge fédérale annule le gel des visas permanents imposé par Donald Trump à 75 pays
Après plusieurs revers judiciaires, la politique migratoire de Donald Trump subit un nouveau coup d’arrêt. La mesure, qui s’appliquait depuis le 21 janvier, concernait, parmi d’autres ressortissants, ceux de la Somalie, de la Russie et de l’Iran.
Le Monde avec AFP
C’est un nouveau revers à la lutte contre l’immigration voulue par Donald Trump. Une juge fédérale américaine a déclaré, vendredi 21 août, illégal le gel, décrété en janvier pour les ressortissants de 75 pays, des procédures des visas permettant de résider de manière permanente aux Etats-Unis. Dans sa décision, Jeannette Vargas, du tribunal de New York, a statué que la mesure était « contraire à la loi » et qu’elle avait « été prise au-delà des pouvoirs légaux conférés au secrétaire d’Etat », Marco Rubio. La mesure s’appliquait depuis le 21 janvier aux visas d’immigrants, par opposition aux visas des non-immigrants qui permettent d’entrer temporairement aux Etats-Unis, et concernait, entre autres demandes, celles de ressortissants de la Somalie, de la Russie, de l’Afghanistan, du Brésil, de l’Iran, de l’Irak, de l’Egypte, du Nigeria, de la Thaïlande et du Yémen. Selon la décision de justice, le département d’Etat considérait que les immigrants originaires de ces pays présentaient « un risque élevé de recourir aux prestations sociales ou de devenir une charge pour les finances publiques ».
Les agents consulaires avaient reçu l’ordre de refuser les visas d’immigration, même lorsqu’ils avaient déterminé que le demandeur n’était probablement pas susceptible de devenir une charge pour les finances publiques et qu’il remplissait par ailleurs les conditions requises pour obtenir un visa, précise encore la décision. Celle-ci annule tout refus de visa fondé uniquement sur cette politique.
Depuis son retour au pouvoir, le président américain a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité, par l’expulsion massive des immigrés en situation irrégulière et une large restriction de l’entrée légale des ressortissants étrangers. Plusieurs de ses mesures phares ont cependant été retoquées par la justice. Au début de juin, un juge fédéral avait annulé lundi les frais de 100 000 dollars (soit 85 600 euros) pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique. A la fin de juin, la Cour suprême a annulé un décret pris par Donald Trump supprimant le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière, dans le but de mettre fin à ce qu’il considère comme une incitation à l’immigration clandestine.
#Covid-19#migration#migrant#etatsunis#politiquemigratoire#immigration#visas#droit#sante
Cartographie : le durcissement de la politique migratoire de Donald Trump en Afrique
▻https://www.lemonde.fr/videos/video/2026/08/15/cartographie-le-durcissement-de-la-politique-migratoire-de-donald-trump-en-a
Cartographie : le durcissement de la politique migratoire de Donald Trump en Afrique
vidéo A partir du 20 août, le montant de la caution exigée des demandeurs de visa originaires de 50 pays, dont 30 en Afrique, sera augmenté.
Par Allison Zarouri, Adrien Vande Casteele et Olivier Escher (Motion design)
Des cautions de 10 000 voire 20 000 dollars seront demandées, à partir du 20 août, à de nombreux demandeurs de visa tourisme ou affaires africains, s’ils souhaitent voyager aux Etats-Unis. Poursuivant l’objectif de dissuader les dépassements de séjour, l’administration Trump a mis en place un système d’obtention de visa très onéreux, qui repose notamment sur une caution bancaire.
Dans cette vidéo, nous expliquons comment l’administration Trump a durci sa politique migratoire à l’égard de certains pays d’Afrique mais aussi comment certains Etats africains jouent un rôle de sous-traitant de la politique d’expulsion des Etats-Unis. Pour en savoir plus sur le sujet, nous vous invitons à lire l’article ci-dessous.
#Covid-19#migration#migrant#etatsunis#afrique#politiquemigratoire#sante#visas#expulsion
L’abitare sospeso a dieci anni dal terremoto nell’Appennino Centrale
Nelle #Marche circa tremila persone vivono ancora nelle Soluzioni abitative d’emergenza, i nuovi quartieri nati dopo le terribili scosse di agosto e ottobre 2016: spazi dove sono nate nuove relazioni, nuove comunità, che permettono di affrontare lo spaesamento di centri che hanno perso l’identità, dove la ricostruzione pubblica è ancora indietro. Intervista al ricercatore Enrico Mariani.
Intorno al 20 luglio di quest’anno una violenta grandinata si è abbattuta su Ussita (Macerata), danneggiando i tetti di circa 70 Sae, che sta per Soluzioni abitative d’emergenza, strutture che dopo il terremoto dell’ottobre 2016 hanno ospitato i residenti. Alcune fotografie pubblicate sui media locali hanno reso evidente una verità taciuta, a dieci anni dal terremoto: tante famiglie nell’Alta Valle del Nera e non solo vivono ancora nei quartieri provvisori.
La ricostruzione nei paesi distrutti dalle scosse del 24 agosto 2016, del 26 e del 30 ottobre 2016 e del 18 gennaio 2017 -Ussita, Visso e Castelsantangelo sul Nera in provincia di Macerata, Arquata del Tronto nel piceno, Accumoli e Amatrice nel reatino, Castelluccio di Norcia in Umbria- arranca. Giuseppe Santarelli, segretario regionale della Cgil, in un report diffuso proprio il 20 luglio evidenzia i numeri relativi al territorio marchigiano: “A oggi sono rientrati a casa ben 5.452 nuclei familiari e quelli ancora fuori casa che sono nelle Sae (2.267) o che usufruiscono il contributo per disagio abitativo (5.796) sono in totale 8.759”.
Dieci anni dopo, il ricercatore Enrico Mariani ha raccolto nel libro “Abitare sospeso” (Rosenberg & Sellier) il risultato del suo lavoro di dottorato presso il Dipartimento di Scienze della comunicazione, studi umanistici e internazionali dell’Università di Urbino Carlo Bo, un’etnografia nel post-terremoto nell’Appennino Centrale.
“Per me era fondamentale osservare nel quotidiano che cosa succedeva di fronte alla ‘normalizzazione dell’emergenza’ -spiega Mariani ad Altreconomia-. Esiste una letteratura che parla di come si vive nel post-disastro, dei processi di adattamento, dell’importanza del capitale sociale, delle reti. Per me, però, stare nei luoghi aveva un significato più profondo, di condivisione dell’esperienza, per cercare di capire i processi di adattamento degli abitanti, ascoltare dalla loro voce come immaginavano il territorio in futuro”. Mariani nel libro racconta il suo trasferimento a Ussita, per una ricerca che ha coinvolto appunto i tre Comuni dell’Alta Valle del Nera, letteralmente sgretolati dalla scossa del 30 ottobre 2016, di magnitudo 6.5, la più forte in Italia degli ultimi trent’anni: al contrario di quella di fine agosto, che fece circa 300 vittime, il terremoto di ottobre non fece morti, perché la popolazione era in allerta, ma le conseguenze sugli edifici restano vive ancora oggi, nelle macerie per strada, negli edifici pubblici diroccati e abbandonati, mentre i cantieri di edilizia privata aperti non rispondono al disagio abitativo.
Mariani, partiamo dalle Sae. Dalla lettura del libro emergono prospettive interessanti, che non ne evidenziano solo le criticità?
EM Mi sono accorto che bisognava mettere in discussione il fatto che le Sae, di per sé brutte e malfunzionanti, piene di problemi, arrivate in ritardo, fossero connotate solo in modo negativo: condividendo questa esperienza abitativa, per un anno, mi sono reso conto che effettivamente le persone riuscivano a trovare modi, anche creativi, di renderle accoglienti, incentrati sulla messa in comune delle pratiche, delle risorse: un motore collettivo che ha reso alcune aree Sae spazi vivibili. Penso a Forepezza, ad Ussita, ma ci sono anche altri casi, in tutto l’Alto Nera, dove si è sperimentata una certa felicità abitativa, nonostante questa situazione.
I dati del recente rapporto del segretario della Cgil, Santarelli, evidenziano come la ricostruzione delle case abbia visto avanzare per prime molte “seconde case”, di cui il territorio è pieno, avendo sviluppato negli anni Settanta una vocazione turistica. Queste dinamiche come sono vissute?
EM Il fatto che continuiamo a vedere un Appennino pensato e progettato per l’accoglienza turistica, seguendo politiche e modelli di sviluppo incentrato sul turismo, non significa che gli abitanti lo accettino senza una prospettiva critica. Dalle interviste che ho condotto emerge una visione del territorio e nonostante il turismo sia un’attività importante percepiscono un insieme di questioni legate all’abitare in montagna, che non sono affrontate. C’è consapevolezza interna alta in merito all’accesso ai servizi, a una diversa condizione di abitabilità, per quanto magari facciano fatica a farsi sentire. Presentando il libro in giro, molti domandano: “Quindi perché le persone non protestano, perché questa ricostruzione è così infinita, perché non c’è un dibattito mentre vanno avanti mega progetti turistici la ricostruzione è ferma?”. L’idea che la gente non protesti, non si faccia sentire, oggi è utile in particolare a chi osserva da fuori: durante il terremoto ci aveva fatto piacere vederli eroici, resilienti, inarrestabili, adesso ci fa comodo vederli rassegnati. La mia esperienza lì dice altro, racconta di un corpo a corpo quotidiano con gli effetti del terremoto, prima, e oggi con le politiche pubbliche con cui si sta gestendo la catastrofe. La maggior parte degli abitanti ormai situa la ricostruzione nel futuro, lo fa anche per la sopravvivenza, perché è qualcosa che non dipende da loro, gestito dai tecnici, e nel frattempo bisogna fare i conti con il quotidiano. Come la maggior parte delle persone, semplicemente non hanno accesso al piano di decisione al dibattito pubblico: lo stesso accade in città, come a Roma dopo lo sgombero di Spin Time. È un problema cronico di “voice”, tutt’altro che mancanza di consapevolezza o legame con il territorio.
La lentezza della ricostruzione riguarda in particolare il patrimonio pubblico, gli edifici che ospitavano servizi collettivi, i centri storici, come quelli di Visso o Camerino.
EM Sono in particolare le testimonianze raccolte a Visso a far emergere questo aspetto, perché lì ad essere preclusa è la piazza, che è ancora “zona rossa”. A un certo punto, la ricerca prende due direzioni diverse per Visso e Ussita: per la seconda c’è la discussione sul modello di sviluppo turistico, con la stazione sciistica di Frontignano, mentre nel primo il centro storico come spazio che serve per ripristinare un’identità. “Io non mi riconosco più in Visso, né ci riconosco più come vissani, ci manca il luogo simbolico” mi dice qualcuno. È un’immagine molto forte, quella di un malato terminale a cui ogni sera, passando lì vicino, si tende la mano. Ad Ussita inizialmente c’era un po’ l’idea che il Monte Bove, con la sua forza, evocativa ma anche energetica, riuscisse a tenere insieme i pezzi della ricostruzione, delle temporaneità permanente, il problema grande degli spazi: il palaghiaccio, ad esempio, che per generazioni è stato un punto d’incontro, non solo per chi praticava sport. Credo che sia assolutamente urgente andare ad intervenire, perché questi spazi non sono solo belli ma anche importanti per le relazioni che vanno a ripristinare. Penso a Croc una specie di cinema (cinema all’aperto, Mariani è stato ospite dell’associazione C.A.S.A. che organizza la manifestazione a metà luglio, ndr) che è uno spazio di socialità. Quello degli spazi è un problema cronico, che incontri ovunque, anche in città. Nel post-terremoto, invece, ci si poteva incontrare solo nei luoghi di consumo.
▻https://altreconomia.it/labitare-sospeso-a-dieci-anni-dal-terremoto-nellappennino-centrale
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Abitare sospeso. Etnografia nel post-terremoto del 2016-17 in Appennino Centrale
A distanza di ormai nove anni, nell’Appennino centrale colpito dai terremoti del 2016/17 si continua a fare esperienza di profondi cambiamenti socio-territoriali. Nel quadro di un’emergenza permanente mai davvero conclusa, il paesaggio quotidiano è de-strutturato e in continua trasformazione, composto da Zone Rosse ancora inaccessibili e strutture emergenziali, più o meno temporanee. Mentre l’incertezza sui tempi della ricostruzione mina la stessa possibilità di pensare un dopo-terremoto, nel quotidiano gli abitanti articolano nuove e originali forme di appropriazione dell’urbanistica emergenziale. Questa ricerca etnografica adotta una prospettiva specifica sulle complesse questioni suscitate dalla scelta di continuare ad abitare in un’area interna già marginale e spopolata, dopo un terremoto di questa portata. Da un lato tramite l’etnografia è possibile approssimarsi ai processi di adattamento originale e discontinuo legati ai cambiamenti degli ambienti di vita quotidiana, dall’altro l’abitare costituisce un concetto chiave nel campo discorsivo del post-disastro, sovraccarico di problemi e questioni intrecciate che riguardano il presente e il futuro dei territori. Lo studio si concentra sui tre Comuni dell’Alto Nera, Visso, Ussita e Castelsantangelo sul Nera, situati al confine tra Umbria e Marche ed epicentro della sequenza sismica di ottobre 2016.
▻https://www.rosenbergesellier.it/ita/titolo?ref=1793
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33 candidats floués et des millions envolés : Le faux projet d’immigration vers l’Italie tourne au cauchemar | Seneweb
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33 candidats floués et des millions envolés : Le faux projet d’immigration vers l’Italie tourne au cauchemar
Auteur : Mactar NDIAYE
Un homme poursuivi pour une escroquerie présumée de visa s’élevant à 54,6 millions de francs CFA a été présenté lundi devant le procureur de Saint-Louis par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques similaires (DNLT). Cet individu est accusé d’« association de malfaiteurs, escroquerie au visa et complicité ».Selon la police, les événements ont débuté avec une plainte déposée le 12 juin 2026 par une femme qui affirme qu’un homme, désigné par les initiales A.K.M., et une femme, K.T., lui ont extorqué une importante somme d’argent sous prétexte d’un projet d’immigration vers l’Italie. La plaignante avait été mise en relation avec A.K.M. par sa sœur, et il lui avait promis un « Nulla Osta », équivalent à un contrat de travail, et un visa pour l’Italie moyennant 3 millions de francs CFA par candidat. Sur cette base, elle a rassemblé 33 dossiers et versé progressivement 54 640 000 francs CFA.
Malheureusement, toutes les demandes de visa soumises à l’ambassade d’Italie ont été refusées en raison du non-paiement des frais nécessaires pour valider les contrats auprès des préfectures italiennes. Lors de l’interrogatoire, renseigne-t-on, A.K.M. a admis avoir reçu de l’argent, mais conteste le montant total. Il prétend avoir transféré les fonds à sa belle-sœur en Italie. Cependant, confronté aux preuves des virements, il n’a pas pu fournir de justificatifs, arguant que sa belle-sœur aurait également été trompée par des escrocs italiens. À l’issue de ces investigations, il a été déféré devant le parquet de Saint-Louis, et l’enquête se poursuit afin d’identifier d’autres éventuels complices
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Europe’s free satellite service just made it easier to track wildfires
Copernicus Browser adds wildfire visualization amid record wildfire season.
The wildfires afflicting communities across the world can now be tracked more easily by anyone using Europe’s free and open satellite imagery service—all thanks to a wildfire visualization script originating from nearly a decade ago.
The #Copernicus_Browser provides free access to the latest satellite imagery taken by the European Space Agency’s Sentinel satellites for the European Union’s Earth observation program. The three satellites of the Sentinel-2 mission have proven especially useful for wildfire monitoring by providing multi-spectral imaging at resolutions as granular as 10 meters in visible light and near-infrared bands—and the Copernicus Browser previously offered 10 default visualization layers using different combinations of spectral bands.
Now Copernicus Browser has also added a straightforward “wildfires” visualization layer for Sentinel-2 imagery that went live on August 4. Anyone clicking on this layer while looking at a wildfire location can see active fires in white or yellow, burning vegetation in red, and burned landscapes in dark brown or black.
That helpful wildfire visualization enhancement comes from a script written in JavaScript by remote sensing expert Pierre Markuse. As explained by Geovisualization, Markuse’s script combines the red visible light band, the narrow near-infrared band to highlight the differences between healthy and burned vegetation, and the short-wave infrared 2 band to reveal burned landscape by revealing moisture levels in the soil.
Users could previously add this script manually to Copernicus Browser sessions by copying and pasting it using the custom visualization option under the default layers.
But Simon Proud, mission scientist for Sentinel-2 at the European Space Agency, pushed to get the script integrated into Copernicus Browser as a default option. He announced that the integration had finally happened in a Discord channel on a server run by the investigative journalism group Bellingcat.
There are other existing and emerging satellite constellations capable of detecting and monitoring wildfires and wildfire smoke. NASA’s FIRMS tool provides free access to a global map of fires detected by NASA satellite sensors and is rapidly updated within several hours—although such NASA satellite imagery is only available in coarser resolutions down to 250 meters.
By comparison, the Sentinel 2 satellite imagery is updated every few days but provides much higher resolution imagery in certain bands down to a 10-meter spatial resolution. That makes it arguably the best free and publicly available tool for delivering higher-resolution satellite imagery of everything from wildfires to war zones.
Unfortunately, there is no shortage of wildfires to keep an eye on across the world as climate change exacerbates traditional wildfire seasons. Much of Washington and Oregon is experiencing wildfires and smoke, Canada’s wildfire season is on track to be one of the country’s worst, and firefighters continue to battle blazes in France and Spain, where hundreds of thousands of people have evacuated during a record-breaking wildfire season.
▻https://arstechnica.com/gadgets/2026/08/europes-free-satellite-service-just-made-it-easier-to-track-wildfires
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L’Afrique en première ligne du durcissement de la politique migratoire de Donald Trump
▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/07/l-afrique-en-premiere-ligne-du-durcissement-de-la-politique-migratoire-de-do
L’Afrique en première ligne du durcissement de la politique migratoire de Donald Trump
Par Morgane Le Cam
Pour les Africains, voyager aux Etats-Unis tient de plus en plus du parcours du combattant. Après l’ajout, en janvier et en avril, de 23 nouveaux pays du continent sur la liste des Etats dont les ressortissants doivent désormais verser une caution au moment de déposer leur demande de visa, l’administration américaine a augmenté, lundi 3 août, le montant de cette garantie.
La mesure, qui doit entrer en vigueur le 20 août, concerne les demandeurs de visa touriste ou affaires, ressortissants de 50 Etats à travers le monde, dont 30 en Afrique. Auparavant établie entre 5 000 et 15 000 dollars (entre 4 340 et 13 000 euros), cette caution s’élève désormais à 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars « en fonction de la situation du demandeur telle qu’évaluée par le fonctionnaire consulaire », précise le règlement publié par le département d’Etat.
Washington généralise ainsi son programme de demande de caution pour obtenir un visa, lancé en août 2025 pour un an, après avoir constaté le succès de ce dernier « pour réduire les abus en matière de visas et les séjours illégaux » sur le sol américain, précise le même document. Avec ce nouveau durcissement des conditions d’accès au territoire américain, Washington renforce sa lutte contre l’immigration irrégulière – l’une des priorités de l’administration de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, en 2025. Et, une nouvelle fois, l’Afrique figure parmi les principales cibles.
Un durcissement de la politique migratoire de Donald Trump, notamment en Afrique
D’après un rapport adressé au Congrès par le département de la sécurité intérieure en juillet 2025, les Africains ne représentaient que 4,8 % des voyageurs étrangers aux Etats-Unis en 2024, soit 584 000 personnes sur les 12,1 millions de titulaires de visa touriste ou affaires cette année-là. Mais ils sont plus nombreux que la moyenne à dépasser la durée de séjour autorisée sur le sol américain. Selon le même document, 5,6 % des voyageurs africains aux Etats-Unis en 2024 se sont maintenus illégalement sur le territoire à l’issue de la date d’expiration de leur visa (33 000 personnes), tandis que le taux moyen de dépassement de séjour était de 2,3 % cette même année.
Parmi les pays sujets à des restrictions de visa, vingt-six sont africains
Les expulser coûte cher à l’administration américaine : 18 042 dollars en moyenne par étranger, selon le règlement du département d’Etat cité plus haut. D’où l’augmentation du montant de la caution qui, en cas de dépassement de la durée de séjour autorisée, n’est pas restituée au ressortissant. Washington s’assure ainsi de pouvoir compenser l’ensemble des coûts liés à l’expulsion de ces migrants.
Selon une estimation du centre d’études Migration Policy Institute, 15 000 des voyageurs restés illégalement sur le territoire américain ont été expulsés en 2025 vers des pays tiers, c’est-à-dire vers des Etats dont ils ne sont pas originaires, mais dont Washington se sert comme sous-traitants. Là encore, l’administration Trump a ciblé les Etats africains : 14 d’entre eux ont conclu des accords avec Washington en 2025 et 2026 – sur 35 pays au total –, acceptant d’accueillir des ressortissants issus de pays tiers en échange d’argent, d’aide au développement ou de facilités de visas pour leurs propres ressortissants.
Les 30 et 31 juillet, des dizaines de migrants, bénéficiant pourtant pour la plupart de mesures de protection de la part de la justice américaine pour empêcher leur expulsion, ont ainsi été envoyés vers la Guinée équatoriale, la Sierra Leone, le Ghana et la République centrafricaine. Trente-six autres migrants, expulsés contre leur gré des Etats-Unis vers le Cameroun, entre janvier et mai, ont saisi la justice camerounaise pour demander la protection juridique dans le pays et la suspension de l’accord migratoire conclu entre Washington et Yaoundé, a annoncé leur avocat, mercredi 5 août. Ils espèrent bloquer leur expulsion vers leur pays d’origine.
Alors que de plus en plus d’Etats africains acceptent d’accueillir les migrants expulsés par l’administration Trump, Washington a restreint ou interdit de voyage sur le sol américain les ressortissants de certains de ses sous-traitants. En décembre 2025, la Maison Blanche a publié une liste de 24 nouveaux pays – parmi lesquels 17 pays africains –, dont les citoyens sont tantôt interdits, tantôt soumis à des restrictions de visa aux Etats-Unis. Sur celle-ci figure la Sierra Leone et le Soudan du Sud, pourtant signataires d’accords migratoires avec Washington. Au total, 26 Etats du continent sont soumis à des restrictions ou à une interdiction de voyage outre-Atlantique.
Quant aux citoyens africains qui, eux, conservent sur le papier la possibilité de demander un visa, ils ne sont pas au bout de leurs peines. Outre la caution dont la plupart doivent désormais s’acquitter – d’un montant exorbitant au regard du niveau de vie moyen dans les pays concernés –, certains doivent aussi voyager… pour déposer leur demande de visa.Le 15 juillet, le département d’Etat a annoncé dans un communiqué la suppression de ses services consulaires dans 25 capitales et grandes villes africaines dans le cadre d’une « réorganisation des services de visas en Afrique autour de pôles régionaux ». Les ressortissants de ces 25 pays devront désormais se rendre dans l’un des 20 Etats ayant conservé leur capacité à délivrer le précieux sésame.
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