• L’Afrique en première ligne du durcissement de la politique migratoire de Donald Trump
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/07/l-afrique-en-premiere-ligne-du-durcissement-de-la-politique-migratoire-de-do

    L’Afrique en première ligne du durcissement de la politique migratoire de Donald Trump
    Par Morgane Le Cam
    Pour les Africains, voyager aux Etats-Unis tient de plus en plus du parcours du combattant. Après l’ajout, en janvier et en avril, de 23 nouveaux pays du continent sur la liste des Etats dont les ressortissants doivent désormais verser une caution au moment de déposer leur demande de visa, l’administration américaine a augmenté, lundi 3 août, le montant de cette garantie.
    La mesure, qui doit entrer en vigueur le 20 août, concerne les demandeurs de visa touriste ou affaires, ressortissants de 50 Etats à travers le monde, dont 30 en Afrique. Auparavant établie entre 5 000 et 15 000 dollars (entre 4 340 et 13 000 euros), cette caution s’élève désormais à 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars « en fonction de la situation du demandeur telle qu’évaluée par le fonctionnaire consulaire », précise le règlement publié par le département d’Etat.
    Washington généralise ainsi son programme de demande de caution pour obtenir un visa, lancé en août 2025 pour un an, après avoir constaté le succès de ce dernier « pour réduire les abus en matière de visas et les séjours illégaux » sur le sol américain, précise le même document. Avec ce nouveau durcissement des conditions d’accès au territoire américain, Washington renforce sa lutte contre l’immigration irrégulière – l’une des priorités de l’administration de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, en 2025. Et, une nouvelle fois, l’Afrique figure parmi les principales cibles.
    Un durcissement de la politique migratoire de Donald Trump, notamment en Afrique
    D’après un rapport adressé au Congrès par le département de la sécurité intérieure en juillet 2025, les Africains ne représentaient que 4,8 % des voyageurs étrangers aux Etats-Unis en 2024, soit 584 000 personnes sur les 12,1 millions de titulaires de visa touriste ou affaires cette année-là. Mais ils sont plus nombreux que la moyenne à dépasser la durée de séjour autorisée sur le sol américain. Selon le même document, 5,6 % des voyageurs africains aux Etats-Unis en 2024 se sont maintenus illégalement sur le territoire à l’issue de la date d’expiration de leur visa (33 000 personnes), tandis que le taux moyen de dépassement de séjour était de 2,3 % cette même année.
    Parmi les pays sujets à des restrictions de visa, vingt-six sont africains
    Les expulser coûte cher à l’administration américaine : 18 042 dollars en moyenne par étranger, selon le règlement du département d’Etat cité plus haut. D’où l’augmentation du montant de la caution qui, en cas de dépassement de la durée de séjour autorisée, n’est pas restituée au ressortissant. Washington s’assure ainsi de pouvoir compenser l’ensemble des coûts liés à l’expulsion de ces migrants.
    Selon une estimation du centre d’études Migration Policy Institute, 15 000 des voyageurs restés illégalement sur le territoire américain ont été expulsés en 2025 vers des pays tiers, c’est-à-dire vers des Etats dont ils ne sont pas originaires, mais dont Washington se sert comme sous-traitants. Là encore, l’administration Trump a ciblé les Etats africains : 14 d’entre eux ont conclu des accords avec Washington en 2025 et 2026 – sur 35 pays au total –, acceptant d’accueillir des ressortissants issus de pays tiers en échange d’argent, d’aide au développement ou de facilités de visas pour leurs propres ressortissants.
    Les 30 et 31 juillet, des dizaines de migrants, bénéficiant pourtant pour la plupart de mesures de protection de la part de la justice américaine pour empêcher leur expulsion, ont ainsi été envoyés vers la Guinée équatoriale, la Sierra Leone, le Ghana et la République centrafricaine. Trente-six autres migrants, expulsés contre leur gré des Etats-Unis vers le Cameroun, entre janvier et mai, ont saisi la justice camerounaise pour demander la protection juridique dans le pays et la suspension de l’accord migratoire conclu entre Washington et Yaoundé, a annoncé leur avocat, mercredi 5 août. Ils espèrent bloquer leur expulsion vers leur pays d’origine.
    Alors que de plus en plus d’Etats africains acceptent d’accueillir les migrants expulsés par l’administration Trump, Washington a restreint ou interdit de voyage sur le sol américain les ressortissants de certains de ses sous-traitants. En décembre 2025, la Maison Blanche a publié une liste de 24 nouveaux pays – parmi lesquels 17 pays africains –, dont les citoyens sont tantôt interdits, tantôt soumis à des restrictions de visa aux Etats-Unis. Sur celle-ci figure la Sierra Leone et le Soudan du Sud, pourtant signataires d’accords migratoires avec Washington. Au total, 26 Etats du continent sont soumis à des restrictions ou à une interdiction de voyage outre-Atlantique.
    Quant aux citoyens africains qui, eux, conservent sur le papier la possibilité de demander un visa, ils ne sont pas au bout de leurs peines. Outre la caution dont la plupart doivent désormais s’acquitter – d’un montant exorbitant au regard du niveau de vie moyen dans les pays concernés –, certains doivent aussi voyager… pour déposer leur demande de visa.Le 15 juillet, le département d’Etat a annoncé dans un communiqué la suppression de ses services consulaires dans 25 capitales et grandes villes africaines dans le cadre d’une « réorganisation des services de visas en Afrique autour de pôles régionaux ». Les ressortissants de ces 25 pays devront désormais se rendre dans l’un des 20 Etats ayant conservé leur capacité à délivrer le précieux sésame.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#afrique#politiquemigratoire#visas#paystiers#expulsion#droit#sante

  • Comment la #privatisation de la gestion des #visas a profité à la société #VFS_Global, entre « services optionnels facturés » et soupçons de #corruption

    Pour désengorger les consulats, les démarches pour les visas ont été partiellement déléguées à quelques multinationales, dont le leader VFS Global. Une enquête internationale, à laquelle « Le Monde » a participé, montre que ce marché est devenu une #zone_grise hautement lucrative, au détriment des demandeurs.
    Depuis plus de dix ans, Joséphine (son prénom a été changé) s’occupe des démarches nécessaires pour obtenir un visa français pour sa mère, de nationalité sénégalaise. Elle sait bien que cette procédure relève du parcours du combattant. Au Sénégal, depuis 2014, les demandeurs ne se rendent même plus au consulat, mais dans les bureaux de VFS Global, une #multinationale chargée par les autorités françaises de réceptionner et de transmettre les demandes de visa. Y obtenir un rendez-vous est une véritable gageure et pour espérer en obtenir un, affirme la jeune femme, il faut souvent sortir le portefeuille. « C’était plus simple quand c’était le consulat qui gérait ça, c’était réglementé. Là, c’est celui qui paye le plus qui part », souffle Joséphine par téléphone.

    Depuis plus de vingt ans, la France – comme de nombreux autres pays – a choisi, dans un contexte budgétaire contraint, de sous-traiter la gestion des dossiers de visa et l’accueil des demandeurs. La société #VFS, basée aux #Emirats_arabes_unis et en #Suisse, s’est taillé la part du lion de ce nouveau #marché. Elle revendique des « pratiques éthiques et le développement durable » pour servir 71 gouvernements sous contrat.
    Une investigation menée par l’organisation à but non lucratif Lighthouse Reports, en collaboration avec 14 partenaires dont Le Monde, explore des recoins moins reluisants de cette industrie. Notre enquête montre comment VFS a profité de l’externalisation d’une fonction essentielle de l’Etat, en transformant des familles, des étudiants, des travailleurs ou de simples voyageurs en un marché captif et financièrement exploitable. Appuyée sur de nombreux rapports et documents obtenus auprès des autorités européennes dans le cadre du droit d’accès aux documents administratifs, ainsi que des dizaines d’entretiens et témoignages, elle souligne également d’importantes #défaillances structurelles ainsi que l’existence de pratiques corruptives au sein du groupe.

    « Salon premium »

    VFS est chargé de réceptionner les demandes de visa et d’acheminer les documents au #consulat ou à l’#ambassade, après avoir encaissé les #frais_de_dossier pour le compte de l’Etat. L’entreprise se targue ainsi d’« avoir traité efficacement » près de 145 millions de demandes entre 2017 et 2024. Si le nombre de demandes a crû de façon modérée, les #bénéfices ont explosé. Les comptes déposés au #Luxembourg par la holding financière du groupe montrent que les profits d’exploitation annuels de VFS ont plus que quadruplé, passant de 31 millions à 172 millions d’euros de bénéfices. Les revenus par demande ont bondi de 83 %.
    Une manne financière portée par les demandeurs de visa eux-mêmes. Le modèle d’#externalisation est en effet pensé par les gouvernements pour faire des économies. Le voyageur finance les frais du sous-traitant en plus du #prix du visa, car l’Etat ne rémunère pas le #prestataire. « Nous sommes conscients que cette externalisation rend les visas plus chers pour les demandeurs. Nous condamnons cette sélection par l’argent », s’agace Valérie Jacq, représentante syndicale au ministère des affaires étrangères français.

    Et pour cause, la croissance financière de VFS ne repose pas sur le volume des dossiers traités, mais bien plus sur la capacité de l’entreprise à facturer des « #services_à_valeur_ajoutée », ou « #VAS » dans le jargon du secteur : service de courrier et de numérisation, suivi de la procédure par SMS, horaires étendus d’ouverture des centres, aide pour remplir les demandes, ou encore « salon premium » d’attente, où des rafraîchissements sont servis « par un personnel dédié ».

    Ces « services optionnels » qui, selon la réclame de VFS, « visent à améliorer l’expérience client », lui permettent en effet de générer une très forte marge. Sur la base de reçus et factures communiqués par les autorités suédoises, issus d’un échantillon de plus de 2 100 demandes de visas pour la Suède déposés dans 16 pays, le géant des visas tire un tiers de ses recettes des services à valeur ajoutée. Parmi les options privilégiées, plus d’un demandeur sur deux opte pour les coûteux suivis par SMS. Un ancien employé nigérian de l’entreprise affirme, quant à lui, que les services de photocopie de VFS sont « très onéreux ». Ces tarifs, validés par l’Etat dans le cadre d’un contrat, sont bien plus élevés que ceux pratiqués sur le marché.

    Accélérer le traitement des dossiers

    Des employés de VFS, actuels et anciens, ont confirmé à Lighthouse Reports avoir subi des pressions pour vendre ces produits, depuis 2022 et l’arrivée au capital du fonds américain #Blackstone, qui a fixé des objectifs exigeants. Il est « infondé d’affirmer que l’accent a été davantage mis sur les ventes de VAS après l’investissement de Blackstone », répond VFS. La pratique n’est, en effet, pas nouvelle. Des anciens employés de VFS ont ainsi fait état de formations, dispensées depuis de nombreuses années, pour mieux « présenter les services haut de gamme », afin d’atteindre les objectifs mensuels fixés par la direction.

    Parmi les astuces utilisées, explique un agent de VFS, il suffit d’annoncer au guichet « le montant total, SMS et frais de livraison inclus, et la plupart des clients s’en contenteront » en payant une option sans s’en rendre compte. Ces services ont pourtant « vocation à répondre à un besoin exprimé par le demandeur », selon une source au ministère français des affaires étrangères, qui ajoute que de telles pratiques pourraient « entraîner des sanctions contractuelles ».

    Selon des rapports d’inspection obtenus par le consortium auprès de la Commission européenne, plusieurs Etats membres ont relevé une « pression excessive pour promouvoir [les] services complémentaires » de VFS et s’alarment que leur caractère optionnel ne soit « pas du tout clair ».

    Un agent du ministère des affaires étrangères français a ainsi confirmé à Lighthouse Reports que des prestataires de services tels que VFS laissent parfois entendre aux demandeurs que « payer plus leur permettra d’obtenir un visa », les amenant à choisir l’option « #salon_premium » pour obtenir un possible coupe-file.

    Ce phénomène a été par ailleurs clairement mis en évidence par la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet (Union des démocrates et indépendants). Lors de l’examen d’un rapport de 2025 sur la délivrance des visas, qu’elle a écrit avec le sénateur de Paris Rémi Féraud (Parti socialiste), elle assure que « le service “premium” sert parfois à déguiser d’une élégante façon un service davantage rémunéré pour accélérer le traitement du dossier ». Une pratique en violation claire avec le code des visas de l’Union européenne, qui interdit le « traitement inégal des demandeurs de visa ». Au Quai d’Orsay, une source diplomatique affirme pourtant que « tout est fait afin de ne pas permettre l’utilisation du service premium comme un #coupe-file ».

    « #Bots » et #fraude

    Si les prestations « premium » continuent pourtant de se vendre, c’est que les services de base ont été rendus impraticables par une pénurie organisée des rendez-vous. Le système de réservation de VFS est assiégé par des « bots », des programmes informatiques automatisés conçus par des officines externes, « déployant tous types de modes opératoires, y compris illégaux, pour capter un maximum de rendez-vous et les revendre », comme le déplore le rapport sénatorial. VFS assure « mettre en œuvre des mesures de sécurité rigoureuses » pour offrir « un accès équitable à tous les demandeurs ». De son côté, une source diplomatique a confirmé au Monde que cette problématique faisait « l’objet d’une priorité d’action », même si la « solution miracle n’existe pas ».

    Cette pénurie engendrée depuis l’extérieur crée, pour certains salariés de VFS, des opportunités d’argent facile. Ainsi, selon des employés actuels et anciens de la société, de l’Inde au Sénégal, certains ont été pris la main dans le sac, à vendre des créneaux de rendez-vous. De même, lors d’inspections, plusieurs Etats membres ont fait état de problèmes corruptifs impliquant le personnel de VFS, selon les rapports obtenus par Lighthouse Reports. « Dans certains centres, le taux de rotation du personnel est élevé, car des employés sont suspectés de #corruption ou de fraude », confirme un ancien agent chargé des visas au Quai d’Orsay. Une situation démentie par l’entreprise, qui assure que « les cas de comportements répréhensibles sont extrêmement rares compte tenu de la taille de l’entreprise ».

    Alors que VFS échoue à bloquer les « bots », la multinationale a lancé sa propre filiale de conciergerie de visas, #OneVasco, qui propose un « processus de demande simple et adapté aux voyageurs ». En clair, une alternative maison aux bots. Ses bureaux sont stratégiquement placés à côté des centres officiels de VFS, créant ainsi une confusion délibérée, dénoncée par plusieurs chancelleries européennes.

    La situation fait sourire Marc Esteve, professeur de science politique à l’University College de Londres : « Lorsqu’une même entreprise est responsable de la qualité d’un service de base et tire profit de la vente d’alternatives haut de gamme à ce service, elle est structurellement incitée à sous-investir dans le service basique », souligne-t-il.

    VFS assure que parmi ses clients « figurent des gouvernements soumis à certaines des exigences les plus strictes au monde en matière de conformité, de réglementation et de sécurité ». Des gouvernements captifs, qui ont acté l’impossible retour en arrière. Le sénateur Rémi Féraud confirme qu’« il ne serait pas possible de réinternaliser ce service, car les demandes de visa sont trop nombreuses, de sorte qu’il faudrait des centaines, voire des milliers, de fonctionnaires et d’agents publics supplémentaires ». Face au recours massif à ces entreprises privées, la Commission européenne va prochainement « lancer une étude approfondie », afin de prévenir les #abus du système.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/05/28/comment-la-privatisation-de-la-gestion-des-visas-a-profite-a-la-societe-vfs-
    #business #migrations #sous-traitance 

    via @freakonometrics
    ping @reka @karine4

    –-
    voir aussi :
    EU cashes in on €130m in rejected visa applications
    https://seenthis.net/messages/1061593

    • En Afrique, un juteux business autour des demandes de visas

      Son nom résonne dans une bonne partie de l’Afrique. VFS Global est une entreprise indienne très connue sur le continent : c’est à elle que de nombreuses ambassades à travers le monde ont confié le traitement de leurs demandes de visas. Pour faire simple, si vous êtes candidat au Sénégal pour un visa pour la France, ou en République démocratique du Congo pour la Chine, c’est #VFS qui traite votre demande de rendez-vous auprès des ambassades concernées. VFS Global a su en faire une affaire très lucrative, au point d’attirer dans son sillage des fraudeurs et de faire l’objet d’incompréhensions chez les demandeurs qui se plaignent de la complexité et du coût des procédures. Une enquête coordonnée par l’organisation de journalisme d’investigation Lighthouse Reports, en collaboration avec 14 médias dont RFI.

      Présente dans 168 pays et en contrat avec 71 gouvernements, VFS Global laisse le même goût d’amertume chez nombre de candidats aux visas dans le monde et en Afrique, pour qui l’accès au précieux sésame est devenu un parcours complexe et coûteux. « Je ne comprends pas tout le système », s’exclame Aliou, artiste-graffeur et entrepreneur sénégalais habitué des demandes de visa pour l’Europe. « Mais ce qui se passe avec les visas en Afrique, excusez le terme, c’est du grand n’importe quoi ! Pour moi, c’est de l’arnaque ! » La même colère et les mêmes mots reviennent chez de nombreux Africains interrogés dans le cadre de cette enquête.

      VFS Global (Visa Facilitation Services Global), majoritairement détenue par le fonds d’investissement américain Blackstone, a vu ses bénéfices opérationnels exploser de 31 à 171 millions d’euros entre 2017 et 2024. Un bond considérable alors que, sur la même période, le volume des demandes n’a augmenté que de 15 %, comme l’indiquent ses états financiers déposés au Luxembourg.

      VFS explique cette croissance fulgurante en partie par la vente de services dits à valeur ajoutée – des VAS –, tous payants, tels que l’envoi d’informations par SMS ou l’accès à un salon premium. C’est justement cette vente de services qui est placée au cœur de la stratégie commerciale de la société.
      Le business rémunérateur des services à valeur ajoutée

      L’enquête a permis de collecter des données à partir de reçus de demandes de visa provenant de plusieurs pays. Cet échantillon montre que les VAS pèsent pour 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au niveau mondial. En Afrique du Sud et au Kenya, indiquent ces données, la vente de ces services englobe plus du tiers des revenus du VFS local, et plus du quart au Nigeria.

      En Afrique, du Sénégal au Nigeria en passant par le Kenya, de nombreux employés et ex-employés de l’entreprise ont indiqué avoir été spécialement formés à la vente de ces services. Contraints par les objectifs commerciaux de leur direction et motivés par des primes alléchantes, les agents ont expliqué qu’ils faisaient payer ces services aux demandeurs, sans toujours préciser qu’ils étaient optionnels et, surtout, qu’ils ne garantissaient pas l’obtention du visa.

      Au Sénégal, par exemple, un ex-salarié a déclaré de manière anonyme que le service de notification par SMS était présenté comme quasi-obligatoire. Il a fait part d’une « pression » subie pour vendre des VAS du type salon premium ou espace VIP. D’anciens employés de VFS au Kenya ont confié de leur côté qu’ils devaient systématiquement ajouter les frais de SMS et de courrier à la facture des demandeurs… qui ignoraient que ces VAS étaient facultatifs. Deux anciens membres du personnel ont précisé qu’ils percevaient également des commissions sur les ventes.

      Des rapports d’inspection issus de 22 pays de la zone Schengen et de la Commission européenne elle-même soulignent également une « pression excessive de VFS Global pour promouvoir ses services » et un flou entretenu par l’entreprise sur le caractère optionnel des VAS, comme l’attestent des rapports transmis par la Suède en 2025 et la République tchèque à la Commission en 2024.
      Agences parallèles illégales

      À ce système sont venus se greffer des réseaux parallèles extérieurs à VFS, organisés notamment par des employés ou d’ex-employés de l’entreprise. Par leur maîtrise du système de prise de rendez-vous chez VFS, ils montent des "agences" extérieures, illégales mais laissant croire qu’elles collaborent avec l’entreprise. Souvent représentées par des personnes postées autour des bureaux de VFS, ces agences frauduleuses promettent plein succès aux candidats au visa, désespérés par les rejets répétitifs de leurs demandes.

      Dakar, à quelques pas du centre de visa de VFS Sénégal. Salimata, en pleine démarches pour un visa pour la France, témoigne : « Tu essaies de trouver un rendez-vous à n’importe quel moment et il n’y en a pas. Donc il y a des agences (terme souvent utilisé par les fraudeurs, NDLR) qui s’en chargent pour toi et tu paies entre 75 000 et 200 000 francs CFA (entre 114 et 300 € environ). Et on n’est même pas sûr d’obtenir le visa, c’est juste pour avoir le rendez-vous. » Ce qui fait dire à Salimata qu’il existe « une complicité » entre gérants d’agences et employés de VFS « pour vendre des rendez-vous ».

      Dans le bureau VFS Global qui délivre des visas pour la Chine à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, l’enquête a pu prouver que cette complicité existe. Un journaliste participant à l’enquête s’est fait passer pour un demandeur de visa auprès d’une agence frauduleuse et a été mis en relation avec un employé du bureau VFS Global, qu’il a rencontré sur place. Ce dernier lui a réclamé 650 euros, soit plus du double du prix affiché pour le même visa.

      En juin 2025 au Kenya, face aux plaintes des usagers, VFS Global s’est inquiétée publiquement de l’augmentation du nombre de personnes se faisant frauduleusement passer pour des agents de l’entreprise. « Tous les créneaux de rendez-vous sont disponibles gratuitement sur notre site web officiel et sont attribués en fonction de nos prévisions des demandes de visa », a déclaré Stephen Kubasu, directeur général des opérations de l’entreprise. « Les demandeurs ne doivent en aucun cas payer des tiers pour obtenir un rendez-vous car ces affirmations sont mensongères. »

      Interrogée par écrit, dans le cadre de cette enquête, sur ces réseaux frauduleux qui opèrent à l’extérieur de l’entreprise, VFS Global a répondu mettre « activement en œuvre des mesures de sécurité robustes », tels que le mot de passe à usage unique et le CAPTCHA, pour protéger ses systèmes de prise de rendez-vous. Elle indique également avoir lancé la campagne #DoNotFallForFraud pour sensibiliser les demandeurs sur les escroqueries.

      Concernant les services optionnels, VFS Global rappelle « qu’ils sont élaborés en concertation avec les gouvernements », que ​​​​« les demandeurs sont clairement informés que ces services ne sont pas obligatoires » et qu’« ils n’influencent ni les décisions relatives aux visas ni les délais de traitement. »

      En somme, VFS ne fait rien d’illégal mais bénéficie d’un système restrictif mis en place par les Etats. C’est ce que résume Paul Hermelin, président du conseil d’administration de l’entreprise française CapGemini, spécialisée dans les services numériques. Dans son rapport Propositions pour une amélioration de la délivrance des visas publié en 2023, il qualifie la politique française des visas de « machine à mécontentement » du fait de l’obsession sécuritaire et migratoire de Paris.

      « Au Sénégal par exemple, sur 12 000 à 15 000 demandes, il y a un peu moins de 3 000 visas prévus pour les étudiants vers la France. Donc on fabrique près de 10 000 déçus, ça ne va pas du tout ! Avec un déficit de communication, on a une machine à mécontentement », analyse Paul Hermelin. « En France, on délivre généralement un visa d’un an. Si ça se passe bien, on passe à deux ans, puis trois… donc il fallait un nombre d’années incroyable pour arriver au visa de cinq ans. Il y a des hommes d’affaires qui vont et viennent entre Casablanca, Dakar et Paris, des professeurs d’université qui se déplacent pour des conférences, etc. Ce ne sont pas des migrants potentiels illégaux, donc pourquoi ne pas passer directement au visa de cinq ans ? »

      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260608-en-afrique-un-juteux-business-autour-des-demandes-de-visas

  • Mondial 2026 : les images des joueurs fouillés et des visas refusés aux Etats-Unis qui entachent le début de la compétition
    https://www.lemonde.fr/sport/video/2026/06/10/mondial-2026-les-images-des-joueurs-fouilles-et-des-visas-refuses-aux-etats-

    Mondial 2026 : les images des joueurs fouillés et des visas refusés aux Etats-Unis qui entachent le début de la compétition
    vidéo A la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2026, les procédures de sécurité draconiennes imposées à certaines équipes par Washington suscitent une vague d’indignation.
    Omar Abdulkadir Artan a été placé dans un avion retour pour Istanbul après avoir subi onze heures d’interrogatoire avant d’être détenu plusieurs heures dans une cellule. Le Somalien, élu meilleur arbitre africain 2025 par la Confédération africaine de football et sélectionné pour la compétition, s’est vu refuser l’accès au territoire américain le 8 juin, malgré un visa en règle. Les autorités américaines ont justifié ce refoulement en invoquant de présumées « relations avec des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes ».
    Il n’est pourtant pas un cas isolé : l’attaquant vedette irakien Aymen Hussein a été retenu près de sept heures à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe de sa sélection a été purement et simplement éconduit. La sélection d’Iran, en raison des vives tensions diplomatiques et militaires actuelles avec Washington, a dû établir son centre d’entraînement à Tijuana, au Mexique – les autorités américaines ne l’autorisant à franchir la frontière que la veille de ses matchs.
    Parallèlement à ces refoulements, le traitement réservé à certaines délégations sur le sol américain a enflammé les réseaux sociaux. De nombreux internautes dénoncent des contrôles discriminatoires et disproportionnés. Les images de l’équipe du Sénégal, soumise à des détecteurs de métaux à même le tarmac de l’aéroport de Raleigh, en Caroline du Nord, ont provoqué une vive polémique. La fédération sénégalaise de football a tenté de temporiser en expliquant qu’il s’agissait d’une procédure visant à « optimiser le temps de déplacement ». A New York, la sélection de l’Ouzbékistan a également subi des fouilles poussées pour accéder à son terrain d’entraînement.
    Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré le 10 juin lors d’une conférence de presse à Genève que ces méthodes sécuritaires intrusives affectaient directement « les droits humains et la dignité humaine ».

    #covid-19#migration#migrant#etatsunis#football#FIFA#politiquemigratoire#visas#refoulement#ouzbekistan#senegal#irak#somalie#droit#sante#discrimination

  • « Le monde du football paie sa lâcheté » : quand un arbitre somalien qui devait participer au Mondial est refoulé des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/09/le-monde-du-football-paie-sa-lachete-quand-un-arbitre-somalien-est-refoule-d

    « Le monde du football paie sa lâcheté » : quand un arbitre somalien qui devait participer au Mondial est refoulé des Etats-Unis
    Désigné meilleur arbitre de l’année 2025 par la Confédération africaine de football, Omar Abdulkadir Artan s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain, samedi 6 juin. Il disposait pourtant d’un visa valide.
    Par Mustapha Kessous
    Il n’y aura finalement pas de rêve américain pour Omar Abdulkadir Artan. L’arbitre international somalien de 34 ans a été refoulé à son arrivée à l’aéroport de Miami (Floride), samedi 6 juin, alors qu’il devait participer à la Coupe du monde 2026, qui démarre jeudi aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Malgré un visa valide, la police aux frontières américaine a expliqué à l’Agence France-Presse que, « au cours des formalités, le voyageur a été soumis à une inspection supplémentaire, une étape de routine ». A l’issue du contrôle, « le voyageur a été jugé inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents », a-t-elle ajouté, sans donner davantage de précisions.
    Omar Abdulkadir Artan a expliqué, dans un article publié mardi par le New York Times, avoir subi onze heures d’interrogatoire avant d’être détenu plusieurs heures dans une cellule, puis placé sur un vol à destination d’Istanbul, en Turquie. « Je suis très, très déçu », a-t-il poursuivi. Il devrait rejoindre Mogadiscio mercredi. Omar Abdulkadir Artan devait être le premier Somalien à arbitrer en Coupe du monde.
    Dans un communiqué, le ministère des sports somalien « déplore profondément les circonstances qui ont conduit au refus d’entrée de l’arbitre international » et précise avoir mené avec le ministère des affaires étrangères et la présidence de la République « des démarches diplomatiques et des négociations approfondies avec le gouvernement américain et la FIFA [Fédération internationale de football association] afin de trouver une solution immédiate ». Sans succès.
    La FIFA a quant à elle indiqué qu’Omar Abdulkadir Artan ne pourra pas officier comme arbitre durant le tournoi et que, plus généralement, elle n’intervenait pas dans les « procédures d’immigration du pays hôte ». L’instance organisatrice du Mondial n’a pas condamné ce refoulement, contraire aux usages selon lesquels un pays hôte d’une compétition internationale facilite l’entrée sur son territoire des arbitres, des joueurs, des équipes techniques et de tous les officiels de la FIFA. La Confédération africaine de football (CAF) est, elle aussi, restée silencieuse sur le sort d’Omar Abdulkadir Artan, qu’elle avait pourtant élu meilleur arbitre en 2025. Un maître du jeu respecté, qui avait officié à la Coupe du monde des moins de 20 ans au Chili, en 2025.
    Il y a quelques semaines encore, la CAF saluait la présence des 19 arbitres du continent retenus pour la Coupe du monde, « reflet d’une progression désormais bien installée ». « Les pays ont leurs propres règles en matière d’immigration. Tant qu’on n’a pas les détails de l’affaire, on ne peut pas se prononcer », souligne au Monde un président de fédération et membre du comité exécutif de la CAF, qui souhaite rester anonyme.
    L’Amérique de Donald Trump n’est décidément pas un pays hôte comme les autres. Sur les réseaux sociaux, fans, athlètes et politiques ont dénoncé cette décision. « Je pense qu’ils ont un problème avec mon pays », a souligné Omar Abdulkadir Artan au New York Times. La Somalie figure parmi les cibles privilégiées de Donald Trump, qui n’a cessé de multiplier les attaques contre cette nation, tour à tour qualifiée de « pays de merde », de « pire pays du monde », de pays « qui pue » et d’où ne viendraient que des « déchets ».
    « C’est une compromission. Le monde du football paie sa lâcheté », estime Joseph-Antoine Bell, ancien gardien des Lions indomptables du Cameroun (1976-1994). Le footballeur, devenu consultant pour les médias, regrette que les Africains aient manqué de lucidité en votant l’attribution du Mondial aux Etats-Unis en 2018, alors que le pays était déjà dirigé par Donald Trump et que « celui-ci était en train de dresser un mur entre son pays et le Mexique », insiste-t-il. « J’étais présent lors du vote et j’étais enragé de voir ça. Aujourd’hui, nous assistons aux conséquences [du scrutin], souligne Joseph-Antoine Bell. Où est la famille du football ? Pourquoi les autres arbitres ne disent pas : “Si vous n’acceptez pas l’un d’entre nous, nous ne venons pas” ? »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#football#FIFA#droit#politiquemigratoire#visas#somalie

  • Avant la Coupe du monde de football, l’ONU appelle Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/10/avant-le-mondial-de-football-l-onu-appelle-washington-a-revoir-en-profondeur

    Avant la Coupe du monde de football, l’ONU appelle Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire
    Le Monde avec AFP
    Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a appelé Washington à revoir « en profondeur » l’application de sa politique migratoire dans le cadre de la Coupe du monde de football, mercredi 10 juin.« J’espère vraiment qu’il y aura une remise en question en profondeur de la manière dont l’application des politiques migratoires affecte les droits humains et la dignité humaine, et que, notamment dans le cadre de la Coupe du monde, on repensera les politiques qui, malheureusement, semblent prévaloir actuellement, en particulier aux Etats-Unis », a dit Volker Türk lors d’une conférence de presse à Genève.
    Alors que la compétition doit débuter jeudi 11 juin, les tensions se sont récemment multipliées autour de la stricte politique migratoire américaine, embarrassant la Fédération internationale de football association (FIFA). Celle-ci, qui ne peut que constater les dégâts, explique dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».
    Le couac le plus retentissant concerne l’arbitre somalien Omar Artan, refoulé par la police des frontières américaine samedi à son arrivée à Miami, en Floride. Ecarté par la FIFA, il a déploré auprès du New York Times que « le plus grand rêve de [s]a vie » ait volé en éclats. La Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l’administration Trump, a défendu « l’intégrité » de son arbitre, assurant que celui-ci disposait d’un visa en règle. Le département d’Etat s’est contenté de répondre que l’arbitre était « lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes ».D’autres pays ont connu des problèmes administratifs à leur arrivée aux Etats-Unis. C’est le cas, selon le quotidien britannique The Guardian, de l’Irak, dont l’attaquant vedette Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago. Le photographe officiel de la sélection irakienne, Talal Salah, s’est par ailleurs vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide. En ce qui concerne l’attaquant suisse Breel Embolo, privé la semaine dernière d’autorisation administrative pour entrer aux Etats-Unis en raison d’une condamnation judiciaire, il a finalement obtenu un visa et rejoindra ses coéquipiers vendredi.
    De même, après une période d’incertitude quant à leur participation, les joueurs et l’encadrement iraniens ont bien reçu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois premiers matchs. Mais plusieurs accompagnateurs ont vu leur demande refusée, parmi lesquels le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj. Ils se rendront bien à Los Angeles le 14 juin, par vol charter, la veille de leur entrée en lice contre la Nouvelle-Zélande, a annoncé mardi le porte-parole de la fédération. Cette dernière a cependant accusé les Etats-Unis de lui avoir retiré le quota de tickets réservés à ses supporteurs.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#football#politiquemigratoire#visas#droit

  • En Europe, la pression monte pour limiter davantage le nombre de visas délivrés à des ressortissants russes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/04/en-europe-la-pression-monte-pour-limiter-davantage-le-nombre-de-visas-delivr

    En Europe, la pression monte pour limiter davantage le nombre de visas délivrés à des ressortissants russes
    Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen)
    Haro sur les visas européens délivrés aux citoyens russes. Alors que la Russie poursuit ses bombardements quotidiens de l’Ukraine, que les Européens ne cessent de répéter qu’il faut durcir les sanctions contre Moscou pour l’obliger à venir à la table des négociations avec Kiev, de plus en plus d’Etats européens réclament une baisse des entrées de touristes russes en Europe, reparties à la hausse depuis 2023.
    Jeudi 4 avril, 11 pays européens, emmenés par la Suède, la Pologne, les pays baltes, la République tchèque et les Pays-Bas, réclament, dans une lettre adressée à la Commission européenne, un frein à la délivrance des droits d’entrée aux Russes. Après la suspension, par l’Union européenne, de son accord de facilitation des visas avec la Russie en 2022, le nombre de visas accordés avait chuté à 462 431, contre une moyenne de 4 millions avant 2020 (avant la pandémie due au Covid-19, puis le début de la guerre).
    Depuis 2023, ce nombre a augmenté pour atteindre 631 960 visas en 2025, en hausse de 36 % en deux ans. Sur ce total, 477 878 visas touristiques ont été délivrés (+ 27 % sur deux ans). En novembre 2025, sensible à cette recrudescence, la Commission européenne, qui coordonne et établit les lignes directrices de la délivrance de visas dans l’espace Schengen, avait banni les visas « multi-entrées » pour les citoyens russes. Une première étape jugée insuffisante par les onze pays signataires de la lettre : « En période de confrontation géopolitique, la force de l’Union européenne réside dans son unité. »
    Or, certains Etats, et trois en particulier, ne jouent pas le jeu. La France, avec plus de 170 000 visas accordés en 2025 (en hausse de près de 20 %), l’Italie (plus de 150 000, en légère baisse) et l’Espagne (près de 100 000, stable) délivrent l’essentiel des droits d’entrée à des Russes. « Les sanctions, ainsi que les mesures relatives aux visas, doivent être appliquées de manière cohérente dans toute l’Union afin d’avoir un impact significatif sur l’Etat et la société russes, écrivent les onze pays. La fragmentation affaiblit notre influence, sape la confiance du public et risque d’envoyer des signaux contradictoires à un moment où clarté et détermination sont nécessaires. »
    Jeudi, à Luxembourg, lors du conseil des ministres de l’intérieur, Johan Forssell, le ministre de l’intégration et des migrations suédois, a enfoncé le clou : « Je veux qu’il n’y ait plus de week-end shopping [pour les citoyens russes en Europe]. Je veux qu’il n’y ait plus de voyage de luxe en Europe alors que des Ukrainiens meurent sur le champ de bataille. Cette situation est complètement insensée, et il faut y mettre un terme. » « D’un côté, nous sommes très stricts en matière de relations avec la Russie, juge Maciej Duszczyk, le sous-secrétaire d’Etat au ministère de l’intérieur polonais. Et de l’autre, nous délivrons des visas touristiques qui ne devraient pas être délivrés. »
    A Paris, comme à Rome et Madrid, le sujet embarrasse. Officiellement, ces pays considèrent que des centaines de Russes sont déjà l’objet de sanctions leur interdisant d’entrer dans le territoire européen et qu’il est inutile de pénaliser les citoyens ordinaires. De plus, assure une source diplomatique, il faut laisser la porte ouverte pour accueillir les opposants. Mais, comme l’avance un responsable d’un pays du nord de l’Europe – qui ne délivre plus un seul visa touristique aux citoyens russes depuis le début de la guerre –, il existe aujourd’hui des visas humanitaires pour ces personnes, si nécessaire.
    « Les pays touristiques du sud de l’Europe, qui accueillent de nombreux vacanciers russes, que reçoivent-ils de leur part en échange ?, demande Johann Forsell, à part des devises. Beaucoup affirment qu’il peut être important de permettre aux Russes de découvrir le fonctionnement de l’Europe dans un contexte où leur propre pays est très fermé. Il s’agit des mêmes qui soutiennent l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie. » Pour restreindre les visas, la Suède et ses cosignataires demandent à la Commission de faire des propositions pour « l’introduction de nouvelles mesures restrictives et contraignantes en matière de visas dans le code des visas (…), car nous devons être en mesure de faire face plus efficacement aux mesures hostiles prises par un pays tiers ». Dans un deuxième temps, les Etats pourraient l’appliquer aux Russes, si une majorité des Etats s’y rallient, ce qui reste pour l’instant peu probable.
    A Paris, le sujet est suivi de près. Selon nos informations, à la fin de 2025, l’Elysée a donné des directives au Quai d’Orsay pour réduire les délivrances de visas aux citoyens russes, alors que les services de renseignement s’inquiétaient de leur hausse. Depuis cette date, le nombre de visas aurait bien été réduit, même si aucun chiffre n’est publié. Néanmoins, les taux de refus resteraient identiques aux années précédentes. En clair, la chute des délivrances de visas serait moins due à une politique plus restrictive qu’à un ralentissement de l’étude des demandes de visas.
    Pour Paris, cette interpellation survient alors que le gouvernement peine toujours à justifier le renouvellement du permis de séjour pour dix ans de Xenia Fedorova, l’ancienne patronne de Russia Today France, la chaîne de propagande financée par le Kremlin, accordé en août 2024. Mercredi, des eurodéputés libéraux, emmenés par Nathalie Loiseau, ont demandé à l’Union européenne de prendre des sanctions contre la chroniqueuse russe, accusée d’être la voix du Kremlin dans les médias contrôlés par le milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré. Ils estiment qu’il est « tout à fait logique que les motifs sur lesquels RT France a été sanctionnée servent également de base pour imposer des sanctions personnelles à Mme Fedorova en tant que personne responsable de la diffusion de récits propagandistes et ouvertement manipulateurs sur la guerre en Ukraine et à l’égard de l’UE ». L’imposition de sanctions doit être décidée par les 27 Etats membres, sur proposition de la Commission européenne.

    #Covid-19#migration#migrant#france#russie#UE#visas#ukraine#sante#politiquemigratoire

  • En Tunisie, la rancœur monte contre le « trafic » des demandes de visa
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/04/en-tunisie-la-ranc-ur-monte-contre-le-trafic-des-demandes-de-visa_6697187_32

    En Tunisie, la rancœur monte contre le « trafic » des demandes de visa
    Par Driss Rejichi (Tunis, correspondance)
    Assis sur le canapé du salon, Lassaad Barhoumi et ses enfants ont les yeux rivés sur l’écran de leur ordinateur. Comme chaque jour, le père de famille tunisien actualise frénétiquement le site de prise de rendez-vous pour déposer une demande de visa touristique pour l’Allemagne. « Pour juin, juillet et août, il n’y a plus aucun créneau. J’ai vu des rendez-vous disponibles une seule fois, en me connectant à 4 heures du matin », explique-t-il. En haut de la page, une bulle « Alerte à la fraude » précise que « les rendez-vous doivent être pris exclusivement via le site web ».
    En Tunisie, les ambassades européennes s’appuient sur deux entreprises spécialisées dans l’externalisation des services administratifs, TLScontact et VFS Global, pour la réception des demandes de visa. Leurs sites sont touchés par des pénuries de créneaux, créant des délais d’attente de plusieurs semaines, voire des mois, pour débuter une procédure.Sur les réseaux sociaux, des centaines d’internautes rapportent des difficultés à obtenir des rendez-vous, et pas seulement pour l’Allemagne : l’Italie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore la France, la destination la plus sollicitée, avec près de 120 000 demandes en 2025. A l’origine de la pénurie, « l’accaparement illégal des rendez-vous et leur revente », selon Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur. Le 29 mai, ce dernier s’est entretenu avec le consul général de France, Dominique Mas, pour renforcer « la lutte contre le trafic des rendez-vous ».
    Sous les publications des internautes tunisiens, des intermédiaires proposent leurs services pour aider à obtenir des rendez-vous. Se présentant souvent comme représentants d’agences de « traitement de visas », ils demandent à être contactés par téléphone. Démarché sous le prétexte d’un voyage touristique vers l’Allemagne, un compte baptisé « Visa Pro Services » promet d’obtenir un rendez-vous « pour juin ou juillet ». Prix de la prestation : 90 euros, dont un tiers payé en avance et le reste après le dépôt de la demande. Ce tarif équivaut au prix d’un visa pour la France, auquel s’ajoutent les frais de service perçus par TLScontact ou VFS Global.« Un véritable marché de l’intermédiation autour de la prise de rendez-vous », déplore Lotfi Riahi. Selon lui, si le phénomène existe « depuis plusieurs années », les intermédiaires ont gagné en « ampleur, en visibilité et en structuration » grâce à la numérisation des procédures. Il souligne que « certains opèrent principalement à travers les réseaux sociaux » et observe même « des individus agissant de manière isolée ».
    Pour l’heure, les autorités françaises sont les seules à avoir déclaré leur intention de lutter contre le phénomène, qui existe aussi dans d’autres pays du Maghreb. Le trafic de rendez-vous augmente les prix d’une procédure déjà très coûteuse pour les Tunisiens. « On y consacre un budget à part, comme pour le billet d’avion ou l’hôtel », explique Lassaad Barhoumi.Le phénomène participe aussi à nourrir les frustrations autour du système d’octroi des visas, décrié par l’opinion publique pour ses taux de refus élevés. En 2025, près de 20 % des demandeurs tunisiens de visas Schengen court séjour ont été déboutés. En septembre 2025, l’ambassadrice de France à Tunis, Anne Guéguen, promettait « de gros efforts » pour faciliter les procédures de demande. La même année, le taux de refus de visas pour la France s’élevait à 18 %.

    #Covid-19#migration#migrant#tunisie#visas

  • Le Royaume-Uni et le Nigeria signent un accord pour faciliter les expulsions de migrants

    Londres et Abuja ont conclu un #accord, jeudi, pour accélérer les #expulsions de migrants en situation irrégulière, de #criminels_étrangers et de demandeurs d’asile #déboutés. Désormais, un simple document d’identité de remplacement, délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide, permettra d’être renvoyé au Nigeria.

    Jeudi 19 mars, le gouvernement britannique a annoncé avoir trouvé un accord avec le Nigeria pour faciliter l’expulsion de migrants en situation irrégulière vers ce pays d’Afrique de l’ouest, à l’occasion de la visite d’État du président nigérian Bola Tinubu au Royaume-Uni, la première pour un dirigeant nigérian en près de quarante ans.

    « Les personnes en situation irrégulière, les criminels étrangers et les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés [du Royaume-Uni] beaucoup plus facilement » grâce à cet accord, a assuré le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), dans un communiqué publié jeudi.

    Désormais, plus besoin d’un #laissez-passer_consulaire pour renvoyer un migrant vers le Nigeria : un simple document d’identité de remplacement délivré aux personnes ne disposant pas d’un passeport valide sera reconnu « pour la première fois » par les autorités nigérianes, explique le Home Office. « L’un des principaux obstacles administratifs au #rapatriement des personnes est levé », s’est félicité le ministère.

    Le Royaume-Uni n’aura en effet plus à attendre que le Nigeria délivre des documents de voyage d’urgence lorsqu’il souhaite expulser une personne vers ce pays, le plus peuplé d’Afrique.

    « Le Nigeria est un partenaire clé dans notre lutte contre l’immigration irrégulière, car il représente le plus grand marché africain en matière de visas pour le Royaume-Uni et abrite des milliers de Nigérians qui ont construit leur vie ici », a souligné le ministre britannique chargé de la Sécurité des frontières et de l’Asile, Alex Norris. Selon les données du Home Office, le nombre annuel de retours vers le Nigeria a presque doublé, pour atteindre 1 150.

    Les « #retours_volontaires » et les expulsions de migrants en situation irrégulière et de criminels étrangers depuis le Royaume-Uni ont, quant à elles, atteint près de 60 000 depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024.

    Le président nigérian #Bola_Tinubu et le Premier ministre britannique #Keir_Starmer « se sont aussi engagés à collaborer plus étroitement afin de renforcer la réponse du Royaume-Uni et du Nigeria face à la criminalité transnationale et au terrorisme », a indiqué Downing Street. Les deux pays vont également lancer des opérations conjointes pour lutter contre les réseaux de #passeurs et « les #gangs_criminels » qui « abusent des voies légales d’obtention de #visas » vers Londres.

    Un nouveau système de vérification des documents sera mis en place pour détecter les fraudes et l’authenticité des demandes de visas, détaille le Home Office. De son côté, le Nigeria s’est également engagé à revoir sa législation concernant les infractions en matière d’immigration.

    Lutte contre l’immigration irrégulière, le cheval de bataille de l’exécutif britannique

    « L’accord conclu aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans notre mission visant à rétablir l’ordre aux frontières en veillant à ce que les personnes qui n’ont pas le droit de se trouver ici soient rapidement expulsées », a affirmé Alex Norris.

    Le gouvernement travailliste a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière sa grande priorité. Pour dissuader les candidats à la traversée de la Manche, l’exécutif britannique a en effet considérablement durci sa politique migratoire.

    Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés de cinq ans à trente mois. Ils seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur #Shabana_Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux #aides_sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au #regroupement_familial.

    Les étrangers devront également justifier de vingt ans de présence au Royaume-Uni - contre cinq actuellement - pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. En mars, les autorités britanniques ont aussi annoncé que l’hébergement et le soutien financier apportés aux demandeurs d’asile seraient retirés à partir du mois de juin pour les demandeurs d’asile qui enfreignent la loi, travaillent illégalement, ou peuvent subvenir eux-mêmes à leurs propres besoins.

    Le gouvernement a également durci les conditions d’obtention de visas et réduit le nombre de pays auxquels il en accorde. Londres avait d’ailleurs menacé, en novembre, de restreindre l’octroi de visas à l’Angola, la Namibie et la République Démocratique du Congo (RDC) - trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.

    À partir du 26 mars, Londres va aussi cesser de délivrer des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Car Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas, mais qui demandent ensuite l’asile.

    Toutefois, cette multiplication de mesures restrictives ne découragent pas les candidats à l’exil à rejoindre les côtes anglaises. La première semaine de mars, un peu plus de 800 migrants ont traversé la Manche jusqu’en Angleterre, à la faveur d’une météo clémente, selon les chiffres du Home Office.

    D’après les données officielles, plus de 3 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni depuis le début de l’année. Ils étaient 41 472 en 2025, un chiffre record depuis 2022.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70476/le-royaumeuni-et-le-nigeria-signent-un-accord-pour-faciliter-les-expul
    #Nigeria #externalisation #migrations #réfugiés #UK #Angleterre

  • Le Royaume-Uni suspend les visas étudiants pour quatre nationalités et les visas de travail pour les Afghans
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/04/le-royaume-uni-suspend-les-visas-etudiants-pour-quatre-nationalites-et-les-v

    Le Royaume-Uni suspend les visas étudiants pour quatre nationalités et les visas de travail pour les Afghans
    Londres affiche ainsi une volonté de durcir sa politique migratoire face à une explosion des demandes d’asile.
    Le Monde avec AFP
    Le gouvernement britannique a annoncé, mardi 3 mars, qu’il allait cesser d’accorder des visas étudiants aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans, en raison d’« abus » de personnes qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas et demandent ensuite l’asile.
    « Notre système de visas ne doit pas faire l’objet d’abus. C’est pourquoi je prends la décision sans précédent de refuser les visas aux ressortissants qui cherchent à exploiter notre générosité », a déclaré la ministre de l’intérieur britannique, Shabana Mahmood, citée dans un communiqué du Home Office. Cette décision entrera en vigueur le 26 mars, précise le ministère.
    Cette annonce intervient alors que le gouvernement travailliste de Keir Starmer a promis de réduire l’immigration légale et illégale au Royaume-Uni, dans un contexte de montée dans les sondages d’intentions de vote du parti anti-immigration Reform UK. Les demandes d’asile ont atteint un niveau record en 2024 (108 138 demandes), avant de légèrement reculer en 2025 (100 625). Londres justifie sa décision par le fait que les demandes d’asile de personnes entrées par des voies légales « ont plus que triplé depuis 2021 ». Les demandes effectuées par des étudiants en provenance d’Afghanistan, du Cameroun, de Birmanie et du Soudan ont bondi de 470 % entre 2021 et 2025, selon le Home Office.
    « Une action drastique est nécessaire » alors que le soutien financier aux demandeurs d’asile, dont 16 000 personnes venues des quatre pays visés, coûte « plus de 4 milliards de livres » par an au contribuable britannique, fait valoir le ministère. Entre septembre 2024 et septembre 2025, 2 900 visas d’étude ont été accordés à des ressortissants des quatre pays ciblés, ainsi que 90 visas de travailleur qualifié à des Afghans, pour 1 210 demandes d’asile déposées par des titulaires de tels visas.
    Le gouvernement précise que, depuis 2021, le Royaume-Uni a accueilli plus de 37 000 Afghans dans le cadre de dispositifs mis en place après le retour des autorités talibanes au pouvoir en 2021, et que 190 000 visas au total ont été accordés pour des raisons « humanitaires » en 2025.
    En novembre, le gouvernement travailliste a annoncé une réforme d’ampleur de la politique d’asile, visant à décourager les arrivées de migrants traversant la Manche sur de petites embarcations.
    La réforme, dont d’autres dispositions devront faire l’objet d’un vote au Parlement, prévoit notamment que les réfugiés devront attendre vingt ans avant de pouvoir bénéficier d’un permis de résidence permanente.Depuis lundi, le statut de réfugié n’est accordé que pour une durée de trente mois renouvelable, au lieu de cinq ans précédemment, pour tous les nouveaux demandeurs. Le gouvernement s’est par ailleurs engagé à ouvrir davantage de voies d’accès légales pour les demandeurs d’asile, sans préciser à ce stade de dispositif.Ce n’est pas la première fois que le pays utilise l’arme des visas dans sa stratégie de durcissement de sa politique migratoire. En novembre 2025, il a menacé de ne plus accorder de visas aux ressortissants d’Angola, de Namibie et de République démocratique du Congo, afin de pousser leurs gouvernements à accepter les expulsions par le Royaume-Uni de migrants illégaux originaires de ces pays. « Quatre mois plus tard, une coopération a été mise en place avec ces trois pays. Des vols décollent et des migrants illégaux, ainsi que des criminels étrangers, sont renvoyés » dans leur pays, se félicite le Home Office.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#afghanistan#visas#etudiant#asile#politiquemogratoire#sante

  • Le Royaume-Uni suspend les visas étudiants pour quatre nationalités et les visas de travail pour les Afghans
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/04/le-royaume-uni-suspend-les-visas-etudiants-pour-quatre-nationalites-et-les-v

    Le Royaume-Uni suspend les visas étudiants pour quatre nationalités et les visas de travail pour les Afghans
    Londres affiche ainsi une volonté de durcir sa politique migratoire face à une explosion des demandes d’asile.
    Le Monde avec AFP
    Le gouvernement britannique a annoncé, mardi 3 mars, qu’il allait cesser d’accorder des visas étudiants aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans, en raison d’« abus » de personnes qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas et demandent ensuite l’asile.
    « Notre système de visas ne doit pas faire l’objet d’abus. C’est pourquoi je prends la décision sans précédent de refuser les visas aux ressortissants qui cherchent à exploiter notre générosité », a déclaré la ministre de l’intérieur britannique, Shabana Mahmood, citée dans un communiqué du Home Office. Cette décision entrera en vigueur le 26 mars, précise le ministère.
    Cette annonce intervient alors que le gouvernement travailliste de Keir Starmer a promis de réduire l’immigration légale et illégale au Royaume-Uni, dans un contexte de montée dans les sondages d’intentions de vote du parti anti-immigration Reform UK. Les demandes d’asile ont atteint un niveau record en 2024 (108 138 demandes), avant de légèrement reculer en 2025 (100 625). Londres justifie sa décision par le fait que les demandes d’asile de personnes entrées par des voies légales « ont plus que triplé depuis 2021 ». Les demandes effectuées par des étudiants en provenance d’Afghanistan, du Cameroun, de Birmanie et du Soudan ont bondi de 470 % entre 2021 et 2025, selon le Home Office.
    « Une action drastique est nécessaire » alors que le soutien financier aux demandeurs d’asile, dont 16 000 personnes venues des quatre pays visés, coûte « plus de 4 milliards de livres » par an au contribuable britannique, fait valoir le ministère. Entre septembre 2024 et septembre 2025, 2 900 visas d’étude ont été accordés à des ressortissants des quatre pays ciblés, ainsi que 90 visas de travailleur qualifié à des Afghans, pour 1 210 demandes d’asile déposées par des titulaires de tels visas.
    Le gouvernement précise que, depuis 2021, le Royaume-Uni a accueilli plus de 37 000 Afghans dans le cadre de dispositifs mis en place après le retour des autorités talibanes au pouvoir en 2021, et que 190 000 visas au total ont été accordés pour des raisons « humanitaires » en 2025.
    En novembre, le gouvernement travailliste a annoncé une réforme d’ampleur de la politique d’asile, visant à décourager les arrivées de migrants traversant la Manche sur de petites embarcations.
    La réforme, dont d’autres dispositions devront faire l’objet d’un vote au Parlement, prévoit notamment que les réfugiés devront attendre vingt ans avant de pouvoir bénéficier d’un permis de résidence permanente.Depuis lundi, le statut de réfugié n’est accordé que pour une durée de trente mois renouvelable, au lieu de cinq ans précédemment, pour tous les nouveaux demandeurs. Le gouvernement s’est par ailleurs engagé à ouvrir davantage de voies d’accès légales pour les demandeurs d’asile, sans préciser à ce stade de dispositif.Ce n’est pas la première fois que le pays utilise l’arme des visas dans sa stratégie de durcissement de sa politique migratoire. En novembre 2025, il a menacé de ne plus accorder de visas aux ressortissants d’Angola, de Namibie et de République démocratique du Congo, afin de pousser leurs gouvernements à accepter les expulsions par le Royaume-Uni de migrants illégaux originaires de ces pays. « Quatre mois plus tard, une coopération a été mise en place avec ces trois pays. Des vols décollent et des migrants illégaux, ainsi que des criminels étrangers, sont renvoyés » dans leur pays, se félicite le Home Office.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#afghanistan#visas#etudiant#asile#politiquemogratoire#sante

  • « Abus » de l’asile : Londres va cesser d’accorder des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70157/abus-de-lasile--londres-va-cesser-daccorder-des-visas-detude-aux-afgha

    « Abus » de l’asile : Londres va cesser d’accorder des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais
    Par La rédaction Publié le : 04/03/2026
    Le gouvernement britannique a annoncé mardi qu’il allait cesser d’accorder des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans. Londres estime que des « abus » sont commis par des personnes originaires de ces pays qui entrent au Royaume-Uni avec ces visas et demandent ensuite l’asile.
    « Notre système de visas ne doit pas faire l’objet d’abus. C’est pourquoi je prends la décision sans précédent de refuser les visas aux ressortissants qui cherchent à exploiter notre générosité ». Mardi 3 mars, la ministre britannique de l’Intérieur Shabana Mahmood, a annoncé dans un communiqué que Londres allait cesser d’accorder des visas d’étude aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais, et des visas de travailleur qualifié aux Afghans (skilled worker visa).
    Le gouvernement déplore que des personnes issues de ces pays entrent au Royaume-Uni avec ces visas et demandent ensuite l’asile.
    Cette décision entrera en vigueur le 26 mars, détaille le ministère.
    Cette annonce intervient alors que le gouvernement travailliste de Keir Starmer a promis de réduire l’immigration légale et illégale au Royaume-Uni, dans un contexte de montée dans les sondages d’intentions de vote du parti anti-immigration Reform UK.
    Les demandes d’asile ont atteint un niveau record en 2024 (108 138 demandes), avant de légèrement reculer en 2025 (100 625).
    Londres justifie sa dernière mesure par le fait que les demandes d’asile de personnes entrées par des voies légales « ont plus que triplé depuis 2021 ».
    Les demandes effectuées par des étudiants en provenance d’Afghanistan, du Cameroun, de Birmanie et du Soudan ont bondi de 470 % entre 2021 et 2025, selon le Home Office."Une action drastique est nécessaire" alors que le soutien financier aux demandeurs d’asile, dont 16 000 personnes venues des quatre pays visés, coûte « plus de 4 milliards de livres » (environ 4,6 milliards d’euros) par an au contribuable britannique, fait valoir le ministère.
    Entre septembre 2024 et septembre 2025, 2 900 visas d’étude ont été accordés à des ressortissants des quatre pays ciblés, ainsi que 90 visas de travailleur qualifié à des Afghans, pour 1 210 demandes d’asile déposées par des titulaires de tels visas.
    Le gouvernement précise que depuis 2021, le Royaume-Uni a accueilli plus de 37 000 Afghans dans le cadre de dispositifs mis en place après le retour des autorités talibanes au pouvoir en 2021, et que 190 000 visas au total ont été accordés pour des raisons « humanitaires » en 2025.En novembre dernier, le gouvernement travailliste a aussi annoncé une réforme d’ampleur de la politique d’asile, visant à décourager les arrivées de migrants traversant la Manche sur de petites embarcations.La réforme, dont d’autres dispositions devront faire l’objet d’un vote au Parlement, prévoit notamment que les réfugiés devront attendre 20 ans avant de pouvoir bénéficier d’un permis de résidence permanente.
    Depuis lundi, le statut de réfugié n’est accordé que pour une durée de 30 mois renouvelable, au lieu de cinq ans précédemment, pour tous les nouveaux demandeurs.Le gouvernement s’est par ailleurs engagé à ouvrir davantage de voies d’accès légales pour les demandeurs d’asile, sans préciser à ce stade de dispositif.
    Et ce n’est pas la première fois qu’il utilise l’arme des visas dans sa stratégie de durcissement de sa politique migratoire. En novembre 2025, Londres a menacé de ne plus accorder de visas aux ressortissants d’Angola, de Namibie et de République démocratique du Congo, afin de pousser leurs gouvernements à accepter les expulsions par le Royaume-Uni de migrants illégaux originaires de ces pays. « Quatre mois plus tard, une coopération a été mise en place avec ces trois pays. Des vols décollent et des migrants illégaux, ainsi que des criminels étrangers sont renvoyés » dans leur pays, se félicite le Home Office.

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  • Comment les Etats-Unis monnaient les expulsions de migrants avec les gouvernements africains
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/22/comment-les-etats-unis-monnaient-les-expulsions-de-migrants-avec-les-gouvern

    Comment les Etats-Unis monnaient les expulsions de migrants avec les gouvernements africains
    Par Morgane Le Cam
    Les autorités camerounaises ont tenté d’étouffer l’affaire, sans succès. « La police nous a interpellés. Je ne peux pas parler », chuchote Joseph Fru Awah, un avocat joint par Le Monde mardi 17 février. Avec lui, quatre journalistes camerounais ont été arrêtés pendant plusieurs heures à Yaoundé, la capitale. Leur matériel a été confisqué. Leur tort, aux yeux des autorités : avoir enquêté sur la détention de 15 migrants africains, expulsés des Etats-Unis par la police de l’immigration américaine (ICE) sur deux vols en direction de Yaoundé, le 15 janvier puis 16 février.
    La présence des premiers arrivés sur le sol camerounais a été révélée par le New York Times dans un article publié le 14 février. Ces neuf migrants (Angolais, Congolais, Ghanéens, Marocains et Zimbabwéens), débarqués à Yaoundé à la mi-janvier, avaient été « menottés et enchaînés dans un avion du département de la sécurité intérieure » américaine depuis Alexandrie, en Virginie, où ils étaient détenus dans un centre migratoire, « sans aucune information sur leur destination », rapporte le quotidien américain.
    Depuis, deux Marocaines ont été rapatriées dans leur pays natal tandis que huit nouveaux migrants, originaires du Sénégal, de Sierra Leone et d’Ethiopie, sont discrètement arrivés à Yaoundé le 16 février. Plusieurs des immigrés, détenus dans un bâtiment officiel de la capitale, ont affirmé à leur conseil, Me Awah, que « les autorités leur avaient signifié qu’ils pourraient sortir d’ici seulement s’ils acceptaient de rentrer dans leur pays d’origine », rapporte l’avocat.
    Bien qu’en situation irrégulière aux Etats-Unis, la quasi-totalité d’entre eux bénéficient pourtant, selon Me Awah, d’une protection de la justice américaine contre leur expulsion, en raison des risques de persécution en cas de renvoi dans leur patrie d’origine. En vertu de quel accord le Cameroun s’est-il mué en nouveau « sous-traitant » migratoire de Washington ? « Le gouvernement fait un black-out sur un possible accord. La consigne est de n’en parler à personne », glisse un diplomate occidental à Yaoundé. Contacté par Le Monde, le ministère des affaires étrangères camerounais affirme ne pas avoir été informé de l’arrivée de ces migrants. La présidence, elle, n’a pas répondu à nos sollicitations, tout comme le département d’Etat américain.
    Des sources officielles au fait de la diplomatie transactionnelle du président Donald Trump relèvent toutefois qu’un protocole d’accord ouvrant la voie à un investissement massif américain de 400 millions de dollars (340 millions d’euros) dans le système de santé camerounais, ces cinq prochaines années, a été signé mi-décembre 2025. Pour accélérer les expulsions de clandestins vers des Etats d’origine où la loi l’interdit, l’administration Trump a accentué son recours aux pays tiers en 2025. Avec l’Amérique latine, l’Afrique est en première ligne. Sur les 24 vols transportant des migrants issus de pays tiers recensés en 2025 par Human Rights First, une organisation de défense des droits humains américaine, 12 ont en effet été opérés sur le continent africain.
    Washington sait se montrer convaincant pour recruter ses « sous-traitants ». Les accords signés la plupart du temps en catimini donnent lieu à des « paiements secrets en espèces », des « concessions discrètes » ou résultent de « menaces de droits de douane, d’interdiction de visa ou de réduction de l’aide », ont dénoncé des sénateurs démocrates dans un rapport publié le 13 février.
    En endossant le rôle de sous-traitant migratoire de Washington, Yaoundé a-t-il aussi tenté de négocier l’extension de la durée des visas accordés aux Camerounais souhaitant voyager aux Etats-Unis ? L’administration américaine l’avait réduite à trois mois avec une entrée simple en juillet 2025. Si aucun changement n’a pour l’heure été annoncé, le succès remporté par le Ghana en la matière permet au Cameroun de garder espoir. Touché par les mêmes restrictions de visas, Accra a obtenu leur levée fin septembre… grâce à un accord migratoire signé avec Washington quelques semaines plus tôt, avait fini par reconnaître le ministre des affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, dans une interview à la télévision ghanéenne, le 4 octobre 2025. Près de 60 migrants non ghanéens, dont les Etats-Unis ne voulaient plus, avaient été expulsés manu militari vers Accra entre septembre et novembre 2025, selon un décompte de Human Rights First et Refugees International, une autre organisation américaine.
    La plupart ont depuis été renvoyés contre leur gré dans leur pays d’origine. Cinq de ces migrants, originaires du Nigeria et de Gambie et bénéficiant d’une protection de la justice américaine contre leur expulsion, ont déposé une plainte contre l’administration américaine le 12 septembre 2025. Au Ghana, 11 autres personnes, originaires d’Afrique de l’Ouest, ont également saisi les tribunaux pour « détention illégale ». Les procédures sont en cours. Les autorités ghanéennes, elles, se gardent bien de divulguer les compensations éventuelles prévues dans cet accord. Ce dernier est contesté par une partie de l’opposition car il n’a pas été discuté au Parlement, contrairement à ce que prévoit la Constitution. Contacté par Le Monde, le gouvernement ghanéen n’a pas donné suite.
    Les dessous financiers des arrangements conclus avec le Rwanda en juin 2025 (7,5 millions de dollars pour au moins sept migrants non rwandais) et l’Eswatini (5,1 millions de dollars pour au moins 15 migrants issus de pays tiers), relevés par les sénateurs démocrates dans leur rapport, éclairent toutefois sur le prix que Washington est prêt à payer pour déléguer aux pays africains l’expulsion des clandestins. Et ce, en dépit des graves atteintes aux droits fondamentaux dont sont accusés ces pays.
    Dans une lettre adressée au secrétaire d’Etat Marco Rubio le 10 novembre 2025, la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen s’était aussi émue des « 7,5 millions de dollars » donnés par l’administration Trump à la Guinée équatoriale, « un des gouvernements les plus corrompus du monde », sans aucun contrôle sur l’usage de ces fonds. Fin novembre, Malabo avait accueilli 29 migrants issus de pays tiers, expulsés par les Etats-Unis.
    L’accord migratoire a été conclu « parallèlement à des négociations… sur les investissements d’entreprises américaines dans le secteur gazier équato-guinéen », relèvent Refugees International et Human Rights First sur leur site. Début février, le géant pétrolier américain Chevron a notamment annoncé le renouvellement de son engagement dans un vaste projet gazier offshore à cheval entre la Guinée équatoriale et le Cameroun.
    Négocié en marge de l’Assemblée générale des Nations unies fin septembre 2025, l’accord migratoire avec Malabo aurait également contribué à la levée définitive des sanctions pour corruption imposées depuis de longues années par Washington à « Teodorin » Obiang, selon un proche de ce dernier. Vice-président de la Guinée équatoriale et fils de l’actuel chef de l’Etat, Teodoro Obiang Nguema, « Teodorin » avait vu ses avoirs gelés et ses visas aux Etats-Unis restreints par l’administration américaine.
    Malgré sa demande, le Soudan du Sud, pays ravagé par la guerre civile et nettement moins riche en hydrocarbures que la Guinée équatoriale, n’a pas obtenu les mêmes faveurs de l’administration Trump. Selon le rapport sénatorial cité plus haut, en échange de huit migrants issus de pays tiers expulsés en juillet 2025, Juba a en effet demandé en vain aux Etats-Unis de « lever les sanctions américaines ciblées contre des responsables gouvernementaux, de soutenir des poursuites judiciaires engagées contre le chef de l’opposition et d’envisager d’investir dans les industries pétrolières, gazières et minières du Soudan du Sud ». Seule avancée obtenue : la levée, fin août, de l’interdiction de visa pour les citoyens sud-soudanais aux Etats-Unis.

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  • Ouakam : faux visa à 25 000 F CFA, faux passeport diplomatiq... | Seneweb -
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    Ouakam : faux visa à 25 000 F CFA, faux passeport diplomatique à 50 000 F CFA ,5 arrestations dont 3 Nigérians
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    La Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants (DNLT) a présenté devant Madame le Juge chargé du 5ème Cabinet d’Instruction du Pool Judiciaire cinq suspects poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants, fraude documentaire, usurpation d’identité et complicité de ces chefs.
    Il s’agit de P. David, 56 ans, enseignant, de nationalité nigériane ; J. K. Akinwoke, 39 ans, businessman, de nationalité nigériane ; O. Ayodeji, 63 ans, commerçant, de nationalité nigériane ; A. B. Diène, alias « Savant », 44 ans, sans profession, de nationalité sénégalaise ; et I. Mbaye, 43 ans, tailleur, de nationalité sénégalaise selon des sources de Seneweb.
    Le 14 février 2026, la DNLT lance l’« Opération Lima-Sierra » avec pour objectif de démanteler l’un des plus grands réseaux de faussaires opérant à Dakar. À la suite de l’exploitation minutieuse d’un renseignement opérationnel, les enquêteurs se transportent à Ouakam, où ils localisent un appartement servant d’officine clandestine pour la fabrication frauduleuse de titres de voyage.
    L’opération permet l’interpellation de quatre individus en possession de documents suspects, notamment des passeports sénégalais et congolais comportant des visas contrefaits. Le cerveau du réseau, A. B. Diene, alias « le Savant », est découvert dans une chambre de l’appartement, assis devant un ordinateur en état de fonctionnement, en train de procéder à la modification de l’image photographique d’une dame, opération manifestement destinée à la confection frauduleuse d’un sticker de visa.
    Une perquisition menée sur les lieux en présence des mis en cause a permis la découverte et la saisie d’un matériel particulièrement important, révélant l’ampleur industrielle du réseau. Les enquêteurs ont notamment mis la main sur des passeports de diverses nationalités : sénégalaise, malienne, congolaise, ivoirienne, malgache et française ainsi que des stickers de visas d’entrée pour le Canada, les États-Unis et l’espace Schengen, certains déjà confectionnés et d’autres en cours de modification.
    Ont également été saisis des ordinateurs portables contenant des maquettes de stickers, des cachets d’entrée et de sortie reproduisant ceux de plusieurs aéroports d’Afrique et d’Europe, des logiciels spécialisés dans la retouche de documents officiels, des stickers vierges, des papiers fiduciaires, des talons vierges de cartes nationales d’identité, deux imprimantes multifonctionnelles, une plastifieuse, du matériel de reliure et de couture de passeports, un cachet sec libellé « République de Guinée-Bissau », un appareil de type « Docu-Box » destiné à la vérification de l’authenticité des documents, ainsi que des clés USB et diverses fournitures de bureau.
    Interpellé au sujet d’un passeport congolais revêtu d’un faux visa Schengen trouvé en sa possession, P. David, 56 ans, enseignant, nigérian, a déclaré que ce document lui avait été remis par un certain « Bilal », de nationalité congolaise, aux fins d’y apposer de faux cachets d’aéroports, moyennant 10 000 francs CFA. Il a précisé avoir sollicité pour ce faire les services de A. B. Diène, qu’il a connu par l’entremise de O. Ayodeji. Il a par ailleurs reconnu être membre du réseau, recevant en moyenne trois dossiers par mois à des fins de falsification.
    O. Ayodeji, 63 ans, commerçant, nigérian, a d’abord tenté de nier toute implication avant de craquer face aux éléments matériels et aux contradictions relevées dans ses déclarations. Il a finalement avoué son rôle dans le réseau, notamment l’approvisionnement en stickers vierges auprès de clients établis en Guinée-Bissau. Il sollicitait les services du « Savant » à 50 000 francs CFA par faux document, qu’il revendait ensuite entre 60 000 et 70 000 francs CFA, réalisant ainsi un bénéfice substantiel.
    Les investigations ont par ailleurs permis d’établir la grille tarifaire du réseau : une carte d’identité sénégalaise vierge était cédée à 45 000 francs CFA, le lavage de visa et la couture d’un passeport à 30 000 francs CFA, la confection d’un passeport diplomatique congolais à 50 000 francs CFA, et le remplissage de stickers de visa pour la France, le Portugal, l’Espagne, le Canada, les États-Unis et le Nigeria à 25 000 francs CFA l’unité selon des sources de Seneweb.
    La poursuite des investigations a conduit à l’interpellation d’un cinquième membre du réseau, I. Mbaye, 43 ans, tailleur, sénégalais, domicilié à Guédiawaye. Les recherches se poursuivent activement en vue d’identifier et d’appréhender les autres membres du réseau encore en fuite.

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  • Royaume-Uni : la RDC se dit prête à reprendre ses ressortissants en situation irrégulière - InfoMigrants
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    Royaume-Uni : la RDC se dit prête à reprendre ses ressortissants en situation irrégulière
    Par La rédaction Publié le : 06/02/2026
    Kinshasa a accepté que Londres puisse renvoyer ses ressortissants en situation irrégulière, a annoncé vendredi le gouvernement britannique. Une accalmie après plusieurs semaines de tensions. Le Royaume-Uni avait accusé le pays africain de ne pas suffisamment coopérer sur le retour des Congolais à expulser et lui avait imposé une série de restrictions sur les visas.
    Le gouvernement britannique a indiqué vendredi 6 février que la République démocratique du Congo (RDC), sous le coup de restrictions de visas pour ses ressortissants, avait accepté que Londres puisse lui renvoyer les migrants en situation irrégulière.
    Londres avait annoncé en décembre imposer des restrictions sur les visas pour les ressortissants de RDC et menaçait même de ne plus en délivrer du tout, au motif que ce pays ne coopérait pas suffisamment pour reprendre ses ressortissants en situation irrégulière - que le Royaume-Uni voulait expulser. Dans un communiqué du 27 décembre, Londres écrivait ainsi que les personnes venant de RDC devaient désormais « demander un visa comme tout le monde » et menaçait Kinshasa d’un « arrêt » de la délivrance des visas, « si la coopération ne s’amélior[ait] pas rapidement ».
    Dans la foulée de cette annonce, Kinshasa avait annoncé l’ouverture de discussions avec Londres. Aujourd’hui, le temps semble à l’accalmie. « Le ministre de l’Intérieur a obtenu la coopération de la République démocratique du Congo (RDC) », s’est félicité le gouvernement britannique dans un communiqué vendredi. C’est le troisième pays africain à accepter cette « coopération ». L’Angola et la Namibie, également menacés de restrictions sur les visas, avaient, eux, déjà accepté en décembre de coopérer avec Londres sur le même sujet. « Les migrants illégaux et les criminels dangereux seront désormais expulsés vers l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo », a déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, citée dans ce même communiqué.
    Au total, plus de 3 000 expulsions de Congolais, Namibiens et Angolais prévues/ « Mon message est clair : si les gouvernements étrangers refusent d’accepter le retour de leurs citoyens, ils en subiront les conséquences », a-t-elle ajouté. Au total, « plus de 3 000 migrants illégaux originaires de Namibie, de RDC et d’Angola pourraient être expulsés » grâce à ces accords de coopération, ajoute le ministère. Les demandeurs d’asile au Royaume-Uni sont principalement des Pakistanais, puis des Afghans, des Iraniens et des Érythréens, selon des chiffres gouvernementaux publiés en août 2025. Les menaces de sanctions en matière de visas à l’encontre des pays d’origine font partie d’un ensemble de mesures annoncées en novembre par Shabana Mahmood visant à durcir les règles britanniques en matière d’asile. Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés statutaires, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr » ou la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité, sous la pression notamment de la montée du parti anti-immigration Reform UK, en tête des sondages. Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024, près de 58 500 personnes ont été expulsées du Royaume-Uni, selon le communiqué.

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  • Grand Dakar : Un escroc au visa Schengen interpellé, deux vi... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/grand-dakar-un-escroc-au-visa-schengen-interpelle-deux-victimes-depouillees

    Grand Dakar : Un escroc au visa Schengen interpellé, deux victimes dépouillées de 5 millions FCFA
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    Les éléments de la brigade de recherches du Commissariat d’arrondissement de Grand Dakar ont interpellé le 29 janvier 2026, aux environs de 16h, un individu soupçonné d’escroquerie au visa. Le suspect, M.D., âgé de 36 ans et exerçant comme commerçant, domicilié à Grand Dakar, fait l’objet de deux plaintes distinctes.
    L’interpellation du suspect fait suite à une première lettre de plainte déposée au siège du service le 23 janvier 2026 pour escroquerie. La victime, C.M.L., a déclaré que le mis en cause lui aurait encaissé la somme de 2.000.000 francs CFA sur les 5.000.000 francs CFA convenus pour l’obtention d’un visa Schengen.Mais à la date échue, le plaignant n’a pas reçu le document promis. Il a constaté que le sieur M.D. s’est versé dans le dilatoire, ce qui l’a poussé à déposer une plainte contre ce dernier. Convoqué et interrogé sur procès-verbal, le suspect a reconnu sans ambages les faits et s’est déclaré disposé à rembourser les fonds selon des sources de Seneweb.
    Le même jour, vers 17h, une deuxième victime s’est présentée au commissariat. A.D. a déposé une lettre de plainte contre le même individu pour une affaire similaire. Selon cette plaignante, le mis en cause lui aurait promis de trouver un visa Schengen pour son frère cadet qui rêvait de se rendre en Italie. Pour ce faire, elle lui aurait remis la somme de 3.000.000 francs CFA.
    Toutefois, après un an et six mois d’attente et ne pouvant plus se fier aux déclarations du suspect, elle a décidé de porter l’affaire devant la justice. Interrogé à nouveau sur la base de cette nouvelle plainte, le nommé M.D. a reconnu les faits. La perquisition de sa chambre sise à Grand Dakar s’est révélée infructueuse. Le mis en cause a été placé en position de garde à vue dans les locaux du commissariat pour escroquerie au visa. Le procureur de la République a été avisé et une enquête a été ouverte.

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  • Etats-Unis : de nouvelles restrictions de visas contre des responsables haïtiens accusés de soutenir des gangs
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/29/etats-unis-de-nouvelles-restrictions-de-visas-contre-des-responsables-haitie

    Etats-Unis : de nouvelles restrictions de visas contre des responsables haïtiens accusés de soutenir des gangs
    Washington cible directement le pouvoir haïtien en annulant les visas de responsables soupçonnés de complicité avec des groupes criminels.
    Le Monde avec AFP
    Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 28 janvier, de nouvelles restrictions de visas visant de hauts responsables haïtiens, y compris des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), accusés de soutenir les gangs qui gangrènent le pays des Caraïbes.
    Le département d’Etat américain a déclaré « imposer une nouvelle série de restrictions en matière de visas à trois responsables haïtiens : deux membres du Conseil présidentiel de transition et un ministre du gouvernement », selon un communiqué qui ne précise toutefois pas leur identité. « Leurs actions ont permis à des gangs haïtiens, dont certains sont désignés comme des organisations terroristes étrangères, de déstabiliser le pays », est-il précisé de même source. Le département d’Etat « révoquera également tous les visas actuellement valides détenus par ces personnes et les membres de leur famille immédiate ».
    Ces sanctions interviennent alors que les Etats-Unis, l’Union européenne et le Canada ont mis en garde le CPT en Haïti contre tout changement politique à la tête du pays, craignant une instabilité accrue en pleine offensive contre les gangs.Dans un appel téléphonique, vendredi 23 janvier, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait assuré le premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, de son plein soutien, soulignant « l’importance de son maintien au poste de premier ministre d’Haïti pour lutter contre les gangs terroristes et stabiliser l’île ». Haïti connaît de fortes turbulences politiques alors que cinq des sept membres du CPT ont exprimé leur volonté de révoquer le premier ministre, à quelques jours de la fin officielle du mandat du Conseil, prévue le 7 février.
    Le pays des Caraïbes subit depuis de nombreuses années la violence des bandes criminelles, qui commettent notamment meurtres, viols, pillages et enlèvements.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#haiti#politiquemigratoire#visas#sante

  • Les Etats-Unis suppriment le statut protégeant les immigrants somaliens ; les personnes concernées sommées de quitter le pays « avant le 17 mars »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/13/les-etats-unis-suppriment-le-statut-protegeant-les-immigrants-somaliens-les-

    Les Etats-Unis suppriment le statut protégeant les immigrants somaliens ; les personnes concernées sommées de quitter le pays « avant le 17 mars »
    Le Monde avec AFP
    Le gouvernement américain a annoncé mardi 13 janvier la suppression du statut protégeant les immigrants somaliens. Cette mesure est prise dans le cadre d’une vaste campagne contre cette communauté au cœur d’un scandale de fraude dans l’Etat du Minnesota, où la police fédérale de l’immigration intensifie ses opérations. « Les ressortissants somaliens bénéficiant d’un statut de protection temporaire sont désormais tenus de quitter les Etats-Unis avant le 17 mars », précisent les services fédéraux de l’immigration sur X. « Notre message est clair. Retournez dans votre pays ou nous vous y renverrons nous-mêmes », ajoute le ministère de la sécurité intérieure (DHS) sur le même réseau social.
    Près de 4 000 personnes sont concernées par la suppression de ce statut, selon les chiffres des services fédéraux de l’immigration. Depuis plusieurs semaines, l’administration Trump s’est saisie d’une vaste affaire de fraude aux aides publiques éclaboussant la communauté somalienne du Minnesota – la plus importante du pays, avec environ 80 000 membres – pour s’en prendre à elle et durcir sa politique migratoire. Des opérations d’envergure de la police fédérale de l’immigration, l’ICE, sont menées dans cet Etat du Nord, particulièrement à Minneapolis, sa plus grande ville. Elles ont donné lieu à quelque 2 000 arrestations.
    Le 7 janvier, une Américaine de 37 ans, Renee Nicole Good, a été abattue par un agent de l’ICE alors qu’elle participait à une action contre une de ces opérations. Donald Trump a immédiatement défendu la thèse de la légitime défense du policier. Une version fermement contestée, en particulier par l’opposition locale démocrate, vidéos à l’appui. Cette mort a déclenché d’importantes manifestations à travers le pays. Plusieurs procureurs fédéraux du Minnesota ont démissionné contre la volonté du ministère de la justice d’enquêter sur la veuve de Mme Good, rapportent plusieurs médias américains, mardi. L’État et la ville de Minneapolis ont, par ailleurs, annoncé, lundi, poursuivre en justice l’administration Trump pour ces opérations anti-immigration. L’Illinois, autre État démocrate ciblé, à Chicago notamment, a lancé une procédure similaire.
    En novembre, Donald Trump avait annoncé sur les réseaux sociaux « mettre fin » au statut de protection temporaire, accordé aux ressortissants de pays touchés par des conflits armés ou des catastrophes naturelles, dont bénéficiaient les Somaliens. « La situation en Somalie s’est améliorée », a argué la ministre de la sécurité intérieure, Kristi Noem, dans un communiqué mardi, pour justifier cette décision. « Permettre aux ressortissants somaliens de rester temporairement aux Etats-Unis est contraire à nos intérêts nationaux », a-t-elle ajouté. Située dans la Corne de l’Afrique, la Somalie, ravagée par la guerre depuis près de trente-cinq ans, est régulièrement classée parmi les pays les moins avancés du monde par les Nations unies. Le département d’Etat américain enjoint de « ne pas voyager » dans ce pays en raison des risques de terrorisme, d’enlèvements et de crimes violents. Mardi, Donald Trump s’en est aussi pris, sur son réseau Truth Social, aux dirigeants démocrates du Minnesota qu’il accuse d’utiliser « les troubles que provoquent les anarchistes et les agitateurs professionnels » dans l’État pour « détourner l’attention » de l’affaire de détournement de fonds publics qui le touche. « N’AIE PAS PEUR, GRAND PEUPLE DU MINNESOTA, LE JOUR DU JUGEMENT ET DE LA VENGEANCE ARRIVE ! », a-t-il écrit.
    Cette affaire aux ramifications multiples, rendue publique dès 2022, a débouché sur l’inculpation de 98 personnes, « dont 85 d’origine somalienne, » a fait savoir la ministre de la justice, Pam Bondi, fin décembre. Dans le dossier principal, plus de 300 millions de dollars ont été détournés par des suspects qui ont obtenu des subventions pour distribuer à des enfants des repas gratuits, jamais servis dans la plupart des cas. A la fin du mois de décembre, plus de 60 personnes avaient été reconnues coupables. Des élus républicains et le procureur fédéral chargé du dossier soupçonnent les autorités locales d’avoir fermé les yeux sur de nombreuses alertes. Le gouverneur Tim Walz, colistier de Kamala Harris lors de l’élection présidentielle de 2024, rejette cette accusation

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#somalie#politiquemigratoire#visas#protection#retour#sante

  • Les Etats-Unis gèlent les procédures de visas d’immigrants pour les ressortissants de 75 pays
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/14/les-etats-unis-gelent-les-procedures-de-visas-pour-les-ressortissants-de-75-

    Les Etats-Unis gèlent les procédures de visas d’immigrants pour les ressortissants de 75 pays
    Le Monde avec AFP
    Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 14 janvier, le gel de toutes les procédures de visas destinés aux personnes qui envisagent d’y résider de manière permanente pour 75 pays, dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump depuis son retour au pouvoir.« L’administration Trump met fin aux abus du système d’immigration américain par ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens du peuple américain », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d’Etat. « Le traitement des visas d’immigrants provenant de ces 75 pays sera suspendu pendant que le département d’Etat réévalue les procédures d’immigration afin d’empêcher l’entrée de ressortissants étrangers qui pourraient bénéficier de l’aide sociale et des prestations publiques », a-t-il ajouté dans un courriel.
    Auparavant, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait repartagé sur le réseau social X un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News. Selon cette dernière, la mesure s’applique aux visas d’immigration et concerne entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d’Afghanistan, du Brésil, d’Iran, d’Irak, d’Egypte, du Nigeria, de Thaïlande et du Yémen. Le département d’Etat n’a pas immédiatement publié la liste complète des pays concernés. Le gel débutera le 21 janvier sans date de fin précise, a précisé un responsable américain sous le couvert de l’anonymat.
    Le président américain ne fait pas mystère de sa volonté de réduire l’immigration des personnes qui ne sont pas d’origine européenne. Il a qualifié les Somaliens de « déchets » qui devraient « retourner d’où ils viennent » et s’est dit ouvert à l’idée que des Scandinaves s’installent aux Etats-Unis. Le département d’Etat a déclaré lundi avoir révoqué plus de 100 000 visas depuis le retour de Donald Trump, un record en un an. Le mois dernier, le ministère de la sécurité intérieure a déclaré que l’administration Trump avait expulsé plus de 605 000 personnes et que 2,5 millions d’autres étaient parties de leur propre chef. Cette dernière mesure n’affecte pas les visas de tourisme ou d’affaires, ni donc les supporteurs désireux de se rendre à la Coupe du monde de football l’été prochain aux Etats-Unis, bien que l’administration Trump se soit engagée à vérifier l’historique des réseaux sociaux de tous les demandeurs.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#somalie#visas#politiquemigratoire#expulsion#immigration#sante

  • Le Royaume-Uni impose des restrictions sur les visas à la RDC - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68941/le-royaumeuni-impose-des-restrictions-sur-les-visas-a-la-rdc

    Le Royaume-Uni impose des restrictions sur les visas à la RDC
    Par La rédaction Publié le : 29/12/2025
    Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa à la République démocratique du Congo, a annoncé le gouvernement britannique dimanche. Il accuse ce pays d’Afrique centrale de ne pas suffisamment coopérer sur le retour des migrants en situation irrégulière. Désormais, les personnalités de République démocratique du Congo (RDC) souhaitant se rendre au Royaume-Uni devront « demander un visa comme tout le monde » et les services de traitement accéléré des visas ont été « supprimés pour tous les ressortissants du pays », a détaillé le Home Office dimanche.
    D’autres mesures, allant jusqu’à « un arrêt complet de la délivrance des visas », seront prises « si la coopération ne s’améliore pas rapidement », menacent encore les autorités britanniques.
    Le gouvernement du Royaume-Uni a pris cette décision car il accuse la RDC de ne pas suffisamment coopérer sur le retour des migrants en situation irrégulière. « Nous attendons des pays qu’ils respectent les règles. Si l’un de leurs citoyens n’a pas le droit d’être ici, ils doivent le reprendre. Il est temps que la République démocratique du Congo fasse ce qu’il faut. Récupérez vos citoyens ou perdez le privilège d’entrer dans notre pays », a déclaré Shabana Mahmood, ministre de l’Intérieur, citée dans le communiqué du Home office.
    En novembre, un avertissement avait été adressé à l’Angola, la Namibie et la RDC. Le Royaume-Uni leur avait donné un mois pour « améliorer leur coopération » dans le retour des migrants expulsés du pays. Selon le Home Office, seuls l’Angola et la Namibie ont accepté « le retour des migrants illégaux et des criminels ». D’où ces mesures à l’encontre de la RDC. Le gouvernement congolais a réagi dimanche, disant être en discussions avec le Royaume-Uni. « Des échanges sont en cours entre les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères et l’ambassade britannique à Kinshasa. Le cadre de la procédure a été clarifié et les points opérationnels identifiés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya.
    Une réunion est prévue le 30 décembre « afin de parvenir à une convergence de vues et trouver un accord », a-t-il ajouté, précisant que « même lorsqu’il s’agit de rapatriement, cela doit se faire dans le respect des normes ».
    Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024, près de 50 000 personnes ont été expulsées du Royaume-Uni et le gouvernement, qui a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité, compte bien accélérer le processus.
    Pour autant, l’Angola, la Namibie et la RDC ne concernent qu’une faible partie des ressortissants étrangers dans le pays. Selon les statistiques officielles britanniques, 834 977 visas ont été délivrés à des ressortissants étrangers au cours de l’année se terminant en juin 2025 pour des raisons d’emploi, d’études, familiales ou humanitaires. Parmi eux, 299 l’ont été à des Congolais, 273 à des Angolais et 140 à des Namibiens, soit respectivement 0,04 %, 0,03 % et 0,02 %. Ces trois nationalités représentent également une infime partie des personnes qui arrivent illégalement dans le pays. Toujours selon le Home Office, seulement 11 ressortissants de la République démocratique du Congo (0,02 %), trois d’Angola (0,01 %) et aucun de Namibie sont arrivés par la Manche et par camion entre juin 2024 et 2025. Concernant les criminels, que Londres veut expulser, sur les 10 737 ressortissants étrangers incarcérés recensés dans le pays, 56 (0,06 %) venaient de RDC, 39 (0,04 %) d’Angola et neuf (0,01 %) de Namibie.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#politiquemigratoire#visas#rdc#expulsion

  • Donald Trump impose des restrictions d’entrée à sept nouveaux pays, ainsi qu’aux Palestiniens
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/16/donald-trump-impose-des-restrictions-d-entree-a-sept-nouveaux-pays-ainsi-qu-

    Donald Trump impose des restrictions d’entrée à sept nouveaux pays, ainsi qu’aux Palestiniens
    Le Monde avec AFP
    Donald Trump a annoncé, mardi 16 décembre, étendre les interdictions d’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept autres pays dont la Syrie, ainsi que les Palestiniens. Le président américain « vient de signer une proclamation restreignant et limitant davantage l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des Etats-Unis », a annoncé la Maison Blanche dans un de ses comptes sur les réseaux sociaux. Les nouveaux pays concernés par cette mesure sont le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie, tandis que deux autres pays, le Laos et la Sierra Leone, se voient passer de restrictions partielles à totales, selon la proclamation du président américain. Les Palestiniens disposant de documents de voyage émis par l’Autorité palestinienne sont également visés.
    L’administration Trump avait déjà imposé des restrictions totales visant une douzaine de pays et des dizaines d’autres pays se sont vus imposer des restrictions partielles. S’agissant de la Syrie, la mesure intervient quelques jours après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le centre du pays.
    L’administration Trump dit avoir identifié des pays où les vérifications sont « tellement insuffisantes qu’elles justifiaient une suspension totale ou partielle de l’admission des ressortissants de ces pays ». La proclamation prévoit cependant des exceptions pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, certaines catégories de visas comme les athlètes et les diplomates, et les personnes dont « l’entrée sert les intérêts nationaux des Etats-Unis ».
    Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump mène une vaste campagne contre l’immigration illégale et a considérablement durci les conditions d’entrée aux Etats-Unis et l’octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale. Ces mesures visent ainsi à interdire l’entrée sur le territoire américain aux étrangers qui « ont l’intention de menacer » les Américains, selon la Maison Blanche. De même, pour les étrangers qui « pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs » des Etats-Unis.
    Le président américain s’en est récemment pris avec virulence aux Somaliens, disant qu’il « ne voulait pas d’eux chez nous ». En juin, il avait annoncé des interdictions d’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (Afghanistan, Birmanie, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Erythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Yémen). En revanche, le Turkménistan, pays qui figure parmi les plus reclus au monde, se voit accorder un satisfecit, la Maison Blanche évoquant mardi des « progrès significatifs » dans cet Etat d’Asie centrale. Les ressortissants de ce pays pourront à nouveau obtenir des visas américains, mais uniquement en tant que non-immigrants.
    Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump s’en était pris de façon similaire à certains pays, ciblant principalement des pays musulmans.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#visas#immigration

  • Après l’attaque de membres de la garde nationale à Washington, les Etats-Unis réduisent la durée des permis de travail pour les immigrés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/05/apres-l-attaque-de-membres-de-la-garde-nationale-a-washington-les-etats-unis

    Après l’attaque de membres de la garde nationale à Washington, les Etats-Unis réduisent la durée des permis de travail pour les immigrés
    Le Monde avec AFP
    L’administration Trump a annoncé, jeudi 4 décembre, réduire la durée des permis de travail de nombreuses catégories d’immigrés, dans le cadre d’une série de restrictions décrétées à la suite de l’attentat mortel du 26 novembre à Washington, imputé à un ressortissant afghan. « La réduction de la durée de validité maximale des permis de travail aboutira à des vérifications plus fréquentes des antécédents des étrangers qui demandent à travailler aux Etats-Unis », expliquent les services de citoyenneté et d’immigration (USCIS) dans un communiqué.
    Cela leur permettra ainsi de s’assurer que ces travailleurs immigrés « ne menacent pas la sûreté publique ou ne font pas la promotion d’idéologies anti-américaines nocives », affirme Joseph Edlow, le directeur de cette agence relevant du ministère de la sécurité intérieure, cité dans le texte. « Après l’attentat contre des militaires de la garde nationale dans notre capitale par un étranger accueilli dans ce pays par la précédente administration, il est devenu encore plus clair que l’USCIS doit fréquemment vérifier les antécédents des étrangers », poursuit-il. En conséquence, la durée maximale des permis de travail est ramenée de cinq ans à dix-huit mois pour toute une série de catégories d’immigrés, dont les réfugiés et les demandeurs d’asile et ceux ayant obtenu la suspension de leur obligation de quitter le territoire.
    L’USCIS avait déjà annoncé, mardi, la suspension de toute demande de « carte verte » de résident permanent ou de naturalisation émanant de ressortissants de 19 pays. Les citoyens de 12 de ces pays, dont l’Afghanistan, étaient déjà interdits d’entrée aux Etats-Unis depuis juin sur décision de Donald Trump au nom de considérations de « sécurité nationale ». Ceux issus des sept autres pays étaient quant à eux visés par des restrictions à la délivrance de visas en vertu de la même décision.
    Depuis l’attaque à Washington, le 26 novembre, imputée à un ressortissant afghan, qui a coûté la vie à une militaire de la garde nationale et grièvement blessé un autre soldat, l’administration Trump a gelé toute décision sur l’octroi de l’asile aux Etats-Unis. Elle a également ordonné le réexamen de toutes les cartes vertes délivrées aux ressortissants des 19 pays ciblés depuis juin.
    Une polémique a éclaté entre républicains et démocrates, l’auteur présumé de l’attentat de Washington ayant été accueilli aux Etats-Unis en septembre 2021, moins d’un mois après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan. Sa demande d’asile, déposée pendant la présidence démocrate de Joe Biden, a été approuvée en avril de cette année sous Donald Trump.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#visas#carteverte#politiquemigratoire#asile#sante#naturalisation

  • Donald Trump s’en prend violemment à la Somalie, un « pays pourri », selon lui, et promet de durcir encore plus sa politique d’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/02/donald-trump-s-en-prend-violemment-a-la-somalie-un-pays-pourri-selon-lui-et-

    Donald Trump s’en prend violemment à la Somalie, un « pays pourri », selon lui, et promet de durcir encore plus sa politique d’immigration
    Le Monde avec AFP
    « Je n’en veux pas dans notre pays » : le président américain, Donald Trump, s’est lancé mardi 2 décembre dans une violente diatribe contre la Somalie, où il a affirmé que les migrants de ce pays d’Afrique ne devraient pas être les bienvenus aux Etats-Unis.Il s’exprimait au sujet d’un scandale dans l’Etat du Minnesota, où, selon la justice locale, plus de 1 milliard de dollars ont été versés à des services sociaux inexistants, principalement par le biais de fausses factures émises par des Américains d’origine somalienne.
    En Somalie, « ils n’ont rien, ils ne font que s’entre-tuer », a déclaré M. Trump lors d’une réunion de son gouvernement. « Leur pays ne vaut rien (…). Leur pays est pourri, et nous ne voulons pas d’eux chez nous », a-t-il ajouté.
    Le président américain dénigre régulièrement les minorités et a fait de la lutte contre l’immigration illégale son sujet de prédilection, en jouant sur les craintes de la majorité, blanche, de perdre son pouvoir politique et culturel. « Nous sommes à un point de bascule », a-t-il encore dit en assurant que les Etats-Unis feraient « le mauvais choix [s’ils] continu[ent] à accueillir des déchets ».Il a déclaré que les Américains d’origine somalienne « ne contribuent en rien », et s’en est pris en particulier à une élue démocrate du Minnesota, Ilhan Omar, originaire de Somalie et très critique du gouvernement américain. « Ilhan Omar est une ordure. Ses amis sont des ordures », a dit M. Trump. « Qu’ils retournent d’où ils viennent et qu’ils règlent leurs problèmes », a-t-il ajouté.
    La démocrate, régulièrement visée par le président américain, a ensuite répliqué sur X : « Son obsession pour moi est effrayante. J’espère qu’il va pouvoir recevoir l’aide [psychologique] dont il a désespérément besoin. » Le président américain a annoncé la semaine dernière son intention de « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde », après l’attaque par un suspect afghan de deux membres de la garde nationale à Washington.
    Le gouvernement américain a déjà imposé en juin dernier des interdictions d’entrée aux Etats-Unis ou des restrictions de visas aux ressortissants de 19 pays, dont la Somalie. La ministre de la sécurité intérieure, Kristi Noem, a dit lundi soir sur X avoir recommandé au président, Donald Trump, « une interdiction d’entrée totale pour les ressortissants de chaque satané pays qui a inondé notre nation de meurtriers, de sangsues et d’accros aux aides sociales ». « Nous ne voulons pas d’eux, pas d’un seul d’entre eux », conclut-elle, sans préciser quels pays elle vise. Pays de la Corne de l’Afrique, dont 70 % de la population vit selon l’ONU dans une « pauvreté multidimensionnelle », la Somalie a sombré dans les années 1990 dans une guerre civile qui a conduit à l’effondrement de l’Etat.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#somalie#politiquemigratoire#visas#expulsion#sante#droit

  • Au Royaume-Uni, l’immigration nette est en baisse de près de 69 % sur un an - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68500/au-royaumeuni-limmigration-nette-est-en-baisse-de-pres-de-69--sur-un-a

    Au Royaume-Uni, l’immigration nette est en baisse de près de 69 % sur un an
    Par La rédaction Publié le : 03/12/2025
    L’Office britannique des statistiques a indiqué, fin novembre, que l’immigration nette au Royaume-Uni avait chuté de près 69 % sur un an, entre juillet 2024 et juin 2025. Ces données sont la conséquence des politiques du précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak, portant sur les restrictions des visas étudiants et des visas de travail. C’est une baisse significative. Jeudi 27 novembre, l’Office national des statistiques (ONS) a indiqué que le Royaume-Uni avait connu une baisse de près de 69 % de son immigration nette sur un an, entre juillet 2024 et juin 2025. Au total, environ 898 000 personnes sont entrées légalement sur le territoire entre juillet 2024 et juin 2025, et 693 000 l’ont quitté sur la même période, ce qui porte à 204 000 le chiffre de l’immigration nette.
    « L’immigration nette est à son plus bas niveau depuis 2021 », a souligné Mary Gregory, directrice des données de population à l’ONS.
    L’organisme a aussi récemment revu à la baisse son estimation pour l’année 2024 : l’immigration nette s’était élevée à 345 000, en recul de plus de moitié par rapport à 2023. Les chiffres pour l’ensemble de l’année 2025 seront, eux, publiés en mai 2026. Ces données confirment la baisse de l’immigration nette depuis le pic atteint en 2023, sous l’effet essentiellement des politiques du précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak, au pouvoir jusqu’en juillet 2024. Il avait notamment durci les conditions d’installation au Royaume-Uni, en interdisant le regroupement familial pour les étudiants et travailleurs étrangers employés dans le secteur de la santé, et en augmentant le salaire minimum exigé dans le cadre d’un visa de travail.
    Arrivé au pouvoir à l’été 2024, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a poursuivi cette politique, en relevant le niveau de ressources exigé pour les visas étudiants ou le niveau de qualification requis pour certains métiers ouverts aux visas de travail. La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood s’est félicitée de cette baisse et a promis « d’aller plus loin parce que le rythme et le niveau d’immigration crée une pression immense sur nos communautés locales ».
    Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a publié jeudi ses propres statistiques migratoires sur la période allant d’octobre 2024 à septembre 2025. Elles indiquent que 51 000 personnes sont arrivées de manière irrégulière dans le pays sur cette période, dont 46 000 sur de petits bateaux venant de France. Les demandes d’asile ont quant à elles progressé de 13 % sur un an, à 110 000. Et 32 % des demandeurs d’asile, soit 36 273 personnes, étaient hébergés dans des hôtels, un nombre en hausse de 2 % sur un an. Ce type d’hébergement est très critiqué, et a été à l’origine d’importantes manifestations dans certaines villes durant l’été. Le gouvernement travailliste a promis de cesser d’y avoir recours d’ici 2029, notamment en logeant les demandeurs d’asile sur des sites militaires. Le gouvernement britannique a aussi annoncé ce mois-ci un durcissement de sa politique d’asile, et accru les expulsions de personnes en situation irrégulière (+22% entre octobre 2024 et septembre 2025), espérant décourager les arrivées.
    Des mesures qui font suite à la signature en juillet de l’accord avec la France, prévoyant des échanges de migrants sur la base du « un pour un ». À ce jour, 153 personnes ont été renvoyées en France, et 134 acceptées au Royaume-Uni, avait indiqué jeudi 27 novembre le Home Office.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#immigration#migrationirreguliere#politiquemigratoire#visas

  • Immigration irrégulière : Londres menace l’#Angola, la #Namibie et la #RDC de « chantage aux #visas »

    Selon Londres, des « milliers » d’Angolais, de Namibiens et de Congolais se trouvent en en situation irrégulière au Royaume-Uni après avoir été #déboutés de leur demande d’asile. Et leur pays d’origine ne coopère pas suffisamment pour les reprendre, accuse le Home office qui menace de réduire les visas d’entrée de ces trois pays sur le sol britannique.

    Londres a menacé, lundi 17 novembre, de restreindre l’octroi de visas à trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Il s’agit de l’Angola, de la Namibie et de la #République_Démocratique_du_Congo (RDC). Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’#expulsions.

    Ces trois pays « ont un mois » pour améliorer les choses, a prévenu le secrétaire d’État à l’Asile et à la sécurité des frontières #Alex_Norris sur la chaîne Sky News lundi.

    Le Home office fait valoir que « des milliers de migrants en situation illégale originaires de ces pays sont actuellement au Royaume-Uni ».

    Les restrictions de visas s’appliqueraient aux visas de tourisme et visas VIP (pour les personnalités de notoriété publique), a détaillé le ministère, qui prévient qu’elles pourraient s’étendre à d’autres pays, notamment ceux qui affichent « des taux élevés de demandes d’asile » de personnes entrées légalement au Royaume-Uni.

    « Mon message pour les gouvernements étrangers aujourd’hui est clair : acceptez le retour de vos ressortissants ou vous perdrez le privilège de pouvoir entrer dans notre pays », a prévenu la ministre de l’Intérieur #Shabana_Mahmood, citée dans le communiqué.

    La ministre doit présenter dans l’après-midi au Parlement une vaste réforme contre l’immigration irrégulière, pour tenter de réduire les arrivées de migrants au Royaume-Uni depuis le nord de la France sur de petits bateaux, des traversées qui alimentent la montée en puissance du parti d’extrême droite Reform UK. Parmi les mesures déjà annoncées, figurent la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr » et la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile.

    Le gouvernement entend également accélérer les expulsions avec le passage d’une loi qui encadrerait les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme.

    Depuis le 1er janvier, 39 292 personnes sont arrivées au Royaume-Uni à bord de petites embarcations, un chiffre qui dépasse celui de l’année 2024 (36 816).

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68174/immigration-irreguliere--londres-menace-langola-la-namibie-et-la-rdc-d
    #UK #Angleterre #chantage #migrations #asile #réfugiés #sans-papiers #réadmission #renvois

  • Immigration irrégulière : Londres menace l’Angola, la Namibie et la RDC de « chantage aux visas » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68174/immigration-irreguliere--londres-menace-langola-la-namibie-et-la-rdc-d

    Immigration irrégulière : Londres menace l’Angola, la Namibie et la RDC de « chantage aux visas »
    Par La rédaction Publié le : 17/11/2025
    Selon Londres, des « milliers » d’Angolais, de Namibiens et de Congolais se trouvent en en situation irrégulière au Royaume-Uni après avoir été déboutés de leur demande d’asile. Et leur pays d’origine ne coopère pas suffisamment pour les reprendre, accuse le Home office qui menace de réduire les visas d’entrée de ces trois pays sur le sol britannique.Londres a menacé, lundi 17 novembre, de restreindre l’octroi de visas à trois pays africains qu’il accuse de ne pas coopérer suffisamment pour réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière après qu’ils ont été déboutés de leur demande d’asile. Il s’agit de l’Angola, de la Namibie et de la République Démocratique du Congo (RDC). Londres juge « inacceptable » leur faible coopération en matière d’expulsions.
    Ces trois pays « ont un mois » pour améliorer les choses, a prévenu le secrétaire d’État à l’Asile et à la sécurité des frontières Alex Norris sur la chaîne Sky News lundi. Le Home office fait valoir que « des milliers de migrants en situation illégale originaires de ces pays sont actuellement au Royaume-Uni ». Les restrictions de visas s’appliqueraient aux visas de tourisme et visas VIP (pour les personnalités de notoriété publique), a détaillé le ministère, qui prévient qu’elles pourraient s’étendre à d’autres pays, notamment ceux qui affichent « des taux élevés de demandes d’asile » de personnes entrées légalement au Royaume-Uni. « Mon message pour les gouvernements étrangers aujourd’hui est clair : acceptez le retour de vos ressortissants ou vous perdrez le privilège de pouvoir entrer dans notre pays », a prévenu la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, citée dans le communiqué.
    La ministre doit présenter dans l’après-midi au Parlement une vaste réforme contre l’immigration irrégulière, pour tenter de réduire les arrivées de migrants au Royaume-Uni depuis le nord de la France sur de petits bateaux, des traversées qui alimentent la montée en puissance du parti d’extrême droite Reform UK. Parmi les mesures déjà annoncées, figurent la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr » et la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile. Le gouvernement entend également accélérer les expulsions avec le passage d’une loi qui encadrerait les recours à la Convention européenne des droits de l’Homme. Depuis le 1er janvier, 39 292 personnes sont arrivées au Royaume-Uni à bord de petites embarcations, un chiffre qui dépasse celui de l’année 2024 (36 816).

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#angola#congo#namibie#sante#droit#visas#politiquemigratoire#migrationirreguliere#expulsion