• Coronavirus chronique d’un désastre annoncée

    https://www.youtube.com/watch?v=9qu2_d10pmE

    Quand vous en aurez plein votre besace des reporters et des journalistes limaces, des ministres et des experts stipendiés, à la solde des médias propriétés du grand capital mondial, je vous recommande d’écouter les praticiens du quotidien.
    Ceux qui n’ont aucun intérêt financier dans l’affaire et qui ne cherche qu’à accomplir leur métier. 
    Jean-Marc Rehby, médecin généraliste depuis 47 ans dans la région de Lille en France fait état de ses constats et de ses interrogations de bon sens pratique.
    La lumière sur un désastre en France qui s’est étendu à l’ensemble de la planète.

    #coronavirus #covid-19 #virus #confinement #désastre #médecine #enfumage #propagande #médias #SRAS #Lille #médicaments #incompétence #corruption #big_pharma #litanie des #morts #volontaire #sidération #pandémie

    • Covid-19 : au cœur du drame français, l’exclusion des médecins généralistes
      https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/240620/covid-19-au-coeur-du-drame-francais-l-exclusion-des-medecins-general
      Par Dominique ANDOLFATTO (professeur de science politique, Credespo, Université de Bourgogne Franche-Comté) et Dominique LABBÉ (chercheur associé en science politique, Pacte-CNRS, Université de Grenoble-Alpes).

      Le Covid-19 a tué à ce jour entre 30 000 et 40 000 Français (suivant que l’on compte ou non le nombre probable de morts à domicile). Avec le manque de matériel de protection et de tests, les principales causes de l’hécatombe française résident dans la démobilisation des généralistes et dans le refus de les laisser libres d’exercer leur métier de médecin.
      . . . . . .
      Alors que la France consacre 12 % de son revenu national à la santé, pour la première fois de l’histoire contemporaine, des centaines de milliers de personnes, assurées sociales, se sont vues refuser une rencontre avec un médecin, l’écoute et les soins auxquels ils avaient droit.

      Outre le drame psychologique ressenti par ces personnes abandonnées à leur sort, les conséquences en termes de santé publique sont évidentes et dramatiques.

      Le malade est resté « en circulation » au lieu d’être mis à l’écart, contrairement à toutes les recommandations et à la pratique médicale face aux épidémies. William Dab, ancien directeur général de la santé, le rappelait cruellement aux autorités sanitaires dans une interview au journal Le Monde malheureusement parue deux mois après le pic épidémique : « L’on sait depuis Robert Koch [découvreur de la bactérie responsable de la tuberculose] que la séquence surveiller-tester-tracer-isoler est la base de la maîtrise des épidémies de maladie transmissible ». Le même enfonçait le clou en déclarant que, depuis début juin, cette séquence « est désormais mieux mise en œuvre ».

      Pendant la période la plus intense de l’épidémie, le malade – dont l’état n’était pas jugé suffisamment grave pour être envoyé aux urgences par les services de secours –, a été livré à lui-même. Il a contaminé ses proches, les commerçants et leurs clients, lorsqu’il allait faire ses courses. S’il faisait partie des travailleurs « réquisitionnés », faute d’un arrêt de travail, il a répandu le virus dans le métro, le bus, parmi ses collègues de travail, etc. S’il était soignant ou personnel de service dans un hôpital ou un EPHAD, il a diffusé la maladie parmi les personnes à risque qu’il aurait fallu protéger. Ainsi, ce sont développées des « situations de superpropagation », selon une autre formule de William Dab.

      Cette perspective n’a rien de théorique. Après avoir longuement refusé de tester systématiquement les personnels soignants, il a bien fallu reconnaître que beaucoup avaient contracté la maladie : au 14 mai, un recensement partiel indiquait que plus de 65 800 professionnels de la santé et du secteur « médico-social » ont eu une forme symptomatique de la maladie qui a conduit à les tester positifs. 75 % d’entre eux travaillaient en EHPAD. Les infirmier(ères) étaient les plus touché(es). Ces personnels n’ayant pas été mis à l’écart avant de présenter des symptômes sérieux (puisqu’ils ne pouvaient pas voir leurs généralistes pour un arrêt de travail), ils ont chacun contaminé plusieurs « personnes à risque ». Ainsi s’explique l’effroyable mortalité dans les EPHAD.

      Dans le cas italien, une équipe de médecins lombards analysait clairement cette situation dès le 21 mars 2020 : « Les hôpitaux pourraient être les principaux vecteurs du covid-19, car ils ont été rapidement peuplés de patients infectés, ce qui facilite la transmission aux patients non infectés. Les patients sont transportés par notre système régional, qui contribue également à la propagation de la maladie car ses ambulances et son personnel deviennent rapidement des vecteurs. Les agents de santé sont des porteurs asymptomatiques ou malades sans surveillance ».

      Conclusion : l’étrange défaite
      Le confinement très dur et indifférencié de toute la population a été inutile et toute la société a été touchée. Avec le manque de matériel de protection et de tests, les principales causes de l’hécatombe française résident dans la démobilisation des généralistes et dans le refus de les laisser libres d’exercer leur métier de médecin.

      Cette débâcle interroge une organisation sanitaire très centralisée, le mépris des autorités publiques pour les médecins généralistes, le manque de confiance de l’Etat dans la société civile mais aussi le modèle économique de l’industrie pharmaceutique, dont l’existence dépend du remplacement rapide des médicaments existants par de nouveaux produits à l’efficacité pourtant souvent discutable.

      Enfin et surtout, cette politique, outre qu’elle n’a pas évité une surmortalité importante, a engendré une régression démocratique – privilégiant pendant plusieurs semaines une société de surveillance et de punition – puis la crise économique la plus grave depuis les années 1930 et la Seconde guerre mondiale. Le nombre de chômeurs est en train d’augmenter dramatiquement tandis que le déficit de la Sécurité sociale – et plus largement de l’Etat social – est devenu abyssal, comme jamais auparavant.

    • Bilan comparé de l’épidémie de covid-19 dans 21 pays

      Sources : John Hopkins University et nos calculs. Données au 20 juin 2020. Pour la France, le syndicat de médecins MG France a évalué https://www.mgfrance.org/publication/infoexpress/2543-enquete-mg-france-covid-en-ville-encore-des-infos le nombre de morts à domicile (dont ne tient pas compte la statistique officielle) à 9 000. Le deuxième chiffre (entre parenthèses) prend en compte cette évaluation.

  • Vosges : plainte contre Nestlé Waters qui exploite illégalement 9 forages d’eau | France Nature Environnement
    https://www.fne.asso.fr/communiques/vosges-plainte-contre-nestl%C3%A9-waters-qui-exploite-ill%C3%A9galement-9-f

    L’administration et la société Nestlé Waters reconnaissent clairement l’absence d’autorisations administratives pour les prélèvements d’eau sur 9 forages, parmi les 28 exploités par la multinationale. Depuis 2016, la société continue pourtant de pomper l’#eau et de profiter de ce bien commun menacé sans aucune contrainte malgré les problèmes d’épuisement de la nappe, sous le regard bienveillant de l’administration. Comment se fait-il que cette dernière ait laissé Nestlé Waters pomper sans autorisation administrative, tout en permettant la commercialisation de ces eaux minérales ?

    #vol

  • La député LREM #Frédérique_Meunier a déposé une proposition de #loi le 19 MAI 2020...

    "PROPOSITION DE LOI VISANT À INSTAURER L’ENSEIGNEMENT NUMÉRIQUE DISTANCIEL DANS LES LYCÉES, COLLÈGES ET ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES".

    Cette proposition de loi a un seul article qui introduit le mot
    « obligatoirement » au deuxième alinéa de l’article L 131-2 du code de
    l’éducation."

    Et regardez ce deuxième alinéa de l’article L 131-2 :

    Article L131-2 (Modifié par Loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 11
    JORF 24 avril 2005) - voir : https://www.ac-amiens.fr/dsden02/sites/dsden02/IMG/pdf/code_de_l_education_1_.pdf
    – L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les
    établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par
    les parents, ou l’un d’entre eux, ou toute personne de leur choix.
    – Un service public de l’enseignement à
    distance est « OBLIGATOIREMENT » organisé notamment pour assurer
    l’instruction des enfants qui ne peuvent être scolarisés dans une
    école ou dans un établissement scolaire.

    Ce qui était concevable uniquement en volontariat deviendra probablement obligatoire pour les enseignants...

    Or, avant cette loi :

    le décret portant sur le télétravail dans la fonction publique a été modifié le 5 mai 2020. Comme le souligne l’analyse d’Académia, il faudrait une loi pour changer la nécessité du #volontariat pour mettre les #personnels de la #fonction_publique en #télétravail. Cela n’a donc pas été modifié dans le décret du 5 mai 2020 amendant celui du 11 février 2016. Mais ledit décret prévoit désormais que lorsque le travailleur demande à télétravailler, « l’administration peut autoriser l’utilisation de l’équipement informatique personnel de l’agent ». Et soudain, tout s’éclaire. Nous rendre la vie impossible sur note lieu de travail à l’aide de mesures sanitaires si drastique qu’elles sont intenables en présentiel, c’est nous pousser à demander à télétravailler et à faire du distanciel, sans que les universités n’aient à débourser le moindre rond pour les coûts (matériel, communication, etc.) découlant de l’exercice de nos fonctions…

    #le_monde_d'après #ESR #école #enseignement #enseignement_à_distance #distanciel #France #obligatoire #travail

    Copié-collé de messages reçus via la mailing-list Facs et Labos en lutte.

    • Faudra-t-il transformer les universités en supermarchés pour y revoir les étudiants ?

      Alors que se prépare déjà une rentrée de septembre où l’enseignement à distance risque d’avoir une grande part, il est important d’exprimer que le tout-numérique est inacceptable.

      La scène est devenue banale : un appel est lancé, une tête apparaît dans une fenêtre, puis d’autres suivent. Soudain, un enseignant, fébrile, dans une pièce tant bien que mal isolée des autres occupants du domicile, s’essaie à dispenser ce que l’on appelait autrefois un cours. C’est ainsi que, dans un silence d’outre-tombe numérique, ce personnage malhabile s’emploie à singer quelques-uns des artifices pédagogiques d’antan : humour, interpellations ou art de la rhétorique. Sauf que cette fois-ci, rien. Le silence et l’écho de sa seule voix résonnent en guise de réponse à ce qui permettait jadis de capter l’attention et de partager des idées. Désormais, l’enseignant numérique fait cours, mais sans vraiment savoir à qui il s’adresse. Cet enseignant se rassure toutefois en se disant qu’en ces temps de crise, lui aussi est au « front » et qu’il n’est pas question d’abandonner ses étudiants. Pourtant il ressent une grande frustration et un sentiment de faire autre chose que ce pour quoi il avait choisi d’embrasser ce métier.

      La crise sanitaire que nous traversons a surpris par sa soudaineté en bouleversant profondément nos quotidiens. L’enseignement supérieur n’est pas en reste de ce choc. Face à la crise, l’injonction à la continuité pédagogique fut immédiate, et bon nombre de collègues se sont employés avec zèle à maintenir un semblant de normalité. Les outils d’enseignement à distance ont alors déferlé, chacun y allant de son nouveau logiciel à installer, si bien que les PC sont rapidement devenus de véritables démonstrateurs pour enseignants virtuels. Pourtant, alors que la crise se tasse, et que nous commençons à disposer de données sur l’incidence mineure de ce virus sur les moins de 50 ans, nous observons que certains semblent prendre goût à ce climat de crise.
      Deux métiers différents

      Tandis que nous ignorons beaucoup de choses sur le devenir de cette épidémie, nous voyons un nombre conséquent de responsables de l’enseignement supérieur pratiquer le zèle dans leurs anticipations, prévoyant dès le mois de mai la dégradation sine die de nos conditions d’enseignement. C’est ainsi que, sous ces injonctions anxiogènes, nous sommes priés d’imaginer une rentrée de septembre autour de scénarios invraisemblables : des étudiants ayant cours une semaine sur deux, des cours en ligne (sans consentement des enseignants, donc ?) ou encore de réduire la vie étudiante à néant.

      S’il est compréhensible de parer à tous les scénarios, pérorer ex cathedra sur ce que « sera » la rentrée de septembre dès mai trahit l’inavouable : certains profitent de cette crise pour avancer leur propre agenda. Ne nous y trompons pas : l’expérience de l’enseignement à distance pour tous est globalement un fiasco. S’il est d’ordinaire un complément utile de l’enseignement en présentiel, sa substitution intégrale en montre toutes ses limites.

      D’abord, nous constatons qu’enseigner à distance n’est pas qu’une transposition de l’enseignement physique face caméra. Il s’agit de compétences tout à fait différentes et donc de deux métiers différents. Transmettre est un acte complexe, dans lequel l’enseignant fait appel aux sens, à l’émotion et à différentes techniques pédagogiques. De plus, les étudiants ne sont pas tous égaux face au numérique et à l’apprentissage !

      La difficulté majeure de cette forme d’enseignement reste l’absence d’implication émotionnelle entre l’étudiant et l’enseignant. C’est une des raisons pour lesquelles l’apprentissage par Mooc [« Massive Open Online Course », cours en ligne ouverts à tous, ndlr] est un échec à former en masse : au mieux, seuls 10% des Mooc sont terminés par les personnes inscrites, alors même qu’elles sont volontaires !
      Injonctions pressantes

      Ensuite, nous pouvons questionner ce que cette évolution, que certains voudraient voir durable, dit de la vision divergente autour de notre profession. Pour ceux qui, ayant adopté goulûment la novlangue pédagogique et ses approches « par compétence », considèrent que l’enseignement à l’université doit être exclusivement une formation opérationnelle utilitariste, le cours en ligne est une aubaine pour alléger la charge (budgétaire ?) de l’enseignement présentiel. Mais cette fascination pour le virtuel conduit aussi à une négation de ce qu’est la vie étudiante, faite d’interaction en cours, certes, mais aussi d’amitiés et d’expériences structurantes à un âge où se bâtit la vie d’adulte. Là encore, le numérique n’est qu’un pis-aller.

      Certains collègues se veulent rassurants et expliquent que tout ceci n’est que passager. On voudrait les croire et imaginer qu’après avoir investi des millions d’euros dans des logiciels, des plateformes et des équipements numériques, les universités les remisent ensuite aux côtés des stocks de masques d’Etat pour la prochaine crise. Pourtant, un doute peut nous saisir en lisant certaines injonctions pressantes à nous « transformer ». N’oublions pas qu’en France, le temporaire en temps de crise a souvent des airs de pérennité. Qui se rappelle encore que l’impôt sur le revenu a été créé initialement pour financer la Première Guerre mondiale ? Cent ans après, l’impôt persiste. Faut-il en déduire que la guerre a été plus longue que prévu ?

      Cette tribune n’aura probablement aucune incidence sur le cours des choses, et chaque collègue prend place dans le camp des fatalistes ou des optimistes. Néanmoins, il est important d’exprimer que le tout-numérique est inacceptable. Faudra-t-il que nous déguisions nos universités en églises pour pouvoir y bénéficier de la liberté de culte et ainsi les rouvrir ? Ou bien faudra-t-il y installer des supermarchés pour que les étudiants puissent y reprendre leur place ? L’absurdité et l’asymétrie des règles de reprise d’activité masquent mal le sacrifice générationnel qui est programmé contre la jeunesse qui va affronter le chômage, après avoir été privée de ses études.

      Nos étudiants méritent notre indignation publique. Si elle ne suffit pas et que nous refusons d’être complices du naufrage numérique, il faudra alors songer à quitter le navire pour aider cette génération sacrifiée autrement.

      https://www.liberation.fr/debats/2020/05/29/faudra-t-il-transformer-les-universites-en-supermarches-pour-y-revoir-les
      #temporaire #pérennité #tout-numérique #émotions #enseignement #MOOC #métier #normalité #transmission_du_savoir #implication_émotionnelle #vie_étudiante #indignation #génération_sacrifiée

    • Le gouvernement reporte la responsabilité politique de l’abandon du présentiel sur les universités, à grands coups de circulaires particulièrement suggestives mais qui n’imposent rien, voir

      https://services.dgesip.fr/T712/S780/fiches_pratiques_et_informations

      Voir en particulier fiche 10 :
      https://services.dgesip.fr/fichiers/Fiche_10_-_Hybrider_la_formation_dans_un_contexte_restreint.pdf
      et fiche 6 :
      https://services.dgesip.fr/fichiers/Fiche_6_-_Evaluer_et_surveiller_a_distance.pdf

      Message reçu via la mailing-list Facs et Labos en lutte, le 02.06.2020.

      Avec ce commentaire supplémentaire :

      Pour Rennes 1, nous avons reçu le document en pj, qui nous réclame aussi comme en Franche Comté du 20% de présentiel 80% de distanciel, pour pouvoir tout désinfecter, ce qui n’est écrit nulle part dans les fiches de la DGESIP.

      Dans mon UFR, je me retrouve à réclamer d’enseigner le samedi pour pouvoir ne pas enseigner à distance.

      La question des horaires est délicate. Si les conditions politico-sanitaires imposent des salles peu remplies, les amphis vont être une denrée rare, et je préfèrerais, je dois dire, faire cours le samedi (en me libérant un autre jour) plutôt que de reprendre le cirque du téléenseignement.

      Et ce qui est dingue, c’est la sidération collective qui est la nôtre, là où il faudrait, partout, réclamer des moyens humains pour dédoubler les groupes.

      –-> La pièce-jointe dont elle parle est la « PROPOSITION DE LOI VISANT À INSTAURER L’ENSEIGNEMENT NUMÉRIQUE DISTANCIEL DANS LES LYCÉES, COLLÈGES ET ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES » (voir ci-dessus) où elle a surligné ce passage :

  • Télétravail, #travail_à_distance dans l’#ESR : l’entourloupe

    Depuis le #confinement, en pratique, les agents de l’#enseignement_supérieur et de la recherche font du télétravail, mais les administrations préfèrent dire que l’on fait du travail à distance, pour une bête raison juridique. Le télétravail dans la #fonction_publique est normalement une pratique encadrée – par le décret du 11 février 2016 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032036983), dont l’une des premières conditions réglementaires est le #volontariat. Il n’existe pas de télétravail imposé dans la fonction publique.

    Le télétravail qui s’est accompli de facto1 ces dernières semaines n’avait, de ce point de vue, pas de #base_juridique formellement identifiable. Nous en avions déjà parlé au moment de la discussion de la continuité académique sur Academia. Pour la fonction publique, il n’existe pas l’équivalent de l’article L. 1222-11 du #code_du_travail (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000035643952&cidTexte=LEGITEX) :

    « En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la #continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés ».

    Ce qui ne signifie pas, pour autant, que cette mise au télétravail sans base légale ou réglementaire était illégale : il ne fait aucun doute qu’en cas de contentieux, le juge administratif soutiendra qu’en période d’épidémie, la mise en œuvre du télétravail doit être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité du service public et garantir la protection des agents.

    Mais cette absence de base légale ou réglementaire ne peut pas durer éternellement. Et c’est pourquoi le #décret du 11 février 2016 a été modifié il y a une semaine (décret du 5 mai 2020 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849917&categorieLien=id), pour prévoir en particulier qu’il est possible, désormais, de déroger à la règle selon laquelle « La #quotité des fonctions pouvant être exercées sous la forme du télétravail ne peut être supérieure à trois jours par semaine » et selon laquelle « Le temps de #présence sur le lieu d’affectation ne peut être inférieur à deux jours par semaine ». Désormais, cette règle ne s’applique pas « Lorsqu’une #autorisation_temporaire de télétravail a été demandée et accordée en raison d’une #situation_exceptionnelle perturbant l’accès au service ou le #travail_sur_site », modification introduite dans le décret du 5 mai 2020 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849917&categorieLien=id) pour tirer les conséquences de l’#épidémie. Mais on n’a pas modifié un point, et c’est important : le télétravail doit dans tous les cas être demandé par l’agent. La nécessité du volontariat est maintenue : il faudrait une loi, et non un simple décret, pour revenir sur cette disposition.

    En toute logique (sic), les administrations – les administrations universitaires, entre autres – devraient donc être en train d’engager les procédures pour régulariser le télétravail en cours, pour revenir dans les clous du droit tel qu’il a été modifié par le décret du 5 mai. On peut douter que beaucoup d’administrations soient en train de le faire de manière active, mais on peut toujours se tromper. Elles savent, en particulier, que si l’on revient dans le droit « normal » du télétravail dans la fonction publique, il va falloir respecter l’ensemble des règles du télétravail. Ce qui signifie en particulier respecter l’article 6 du décret de 2016 :

    « Les agents exerçant leurs fonctions en télétravail bénéficient des mêmes droits et obligations que les agents exerçant sur leur lieu d’affectation. L’employeur prend en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci ».

    En fait, c’est plus subtil que cela. Les lectrices et lecteurs d’Academia vont admirer le choix fourbe qui a été fait : le décret du 5 mai 2020 n’a pas exactement mis entre parenthèses cette obligation de prendre en charge les #coûts_de_l’exercice des fonctions en télétravail. Il a précisé avec une certaine roublardise que lorsque l’agent demande l’autorisation temporaire de télétravail mentionnée au 2° de l’article 4 — c’est-à-dire l’autorisation de télétravail « demandée et accordée en raison d’une situation exceptionnelle perturbant l’accès au service ou le travail sur site » — alors « l’administration peut autoriser l’utilisation de l’équipement informatique personnel de l’agent ».

    Conclusion : si l’on en croit le décret, ce n’est pas l’administration qui impose le télétravail aux agents – il aurait fallu une loi pour ouvrir cette possibilité, qui n’a pas été prise sur ce point – mais les agents qui le demandent ; et ce n’est pas l’administration qui prend en charge les moyens, notamment informatiques, dont ont besoin les agents pour faire du télétravail, ce sont les agents qui demandent à être autorisés à utiliser leurs équipements informatiques personnels.

    C’est amusant comme on peut tordre le réel avec le droit, non ?

    https://academia.hypotheses.org/23799
    #travail #mots #vocabulaire #terminologie #droits #université #facs #France #équipement

  • Turkish Airlines Extends Flight Suspension, Pegasus Airlines Cancels Domestic Flights - English Bianet
    Turkish Airlines has extended the suspension of domestic flights until June 4 and international flights until June 10. Pegasus Airlines has also announced that all domestic flights have been cancelled between May 28 and June 3.

    #Covid19#Turquie#Aviation#Espace_aérien#vols_internationaux#migration#migrants

    http://bianet.org/english/health/224577-turkish-airlines-extends-flight-suspension-pegasus-airlines-cancels-d

  • Terrible arnaque dont sont victimes les travailleurs éthiopiens au Liban au moment de leur départ dans le contexte de crise économique et de COVD-19

    Thread by ZekuZelalem: Lebanon: Flights carrying the last of the Ethiopian migrants, who managed to pay the $550 US evacuation fee to the Ethiopian consulate, will…
    https://threadreaderapp.com/thread/1262318969970741248.html

    Lebanon: Flights carrying the last of the Ethiopian migrants, who managed to pay the $550 US evacuation fee to the Ethiopian consulate, will lift off from Beirut for Addis Ababa starting Wednesday . They’ll have hundreds more to pay in quarantine fees over two weeks.
    Perhaps the greatest tragedy for those leaving...is that they paid up to 5 months worth of salary to the consulate in US$, a currency that has disappeared from Lebanese banks....just to hear that the Lebanese gov had waved all immigration related fees for undocumented migrants.

    #Liban #migrants #exploitation #vol

  • DeVos Funnels Coronavirus Relief Funds to Favored Private and Religious Schools - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/05/15/us/politics/betsy-devos-coronavirus-religious-schools.html

    Education Secretary #Betsy_DeVos, using discretion written into the coronavirus stabilization law, is using millions of dollars to pursue long-sought policy goals that Congress has blocked.

    WASHINGTON — Education Secretary Betsy DeVos is using the $2 trillion coronavirus stabilization law to throw a lifeline to education sectors she has long championed, directing millions of federal dollars intended primarily for public schools and colleges to private and religious schools.

    #criminels #voleurs de #pauvres #sans_vergogne #etats-unis

  • Lebanese elites flee as banks come under attack - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/04/lebanese-elites-flee-as-banks-come-under-attack

    Lebanon’s central Banque du Liban began using “financial engineering” in 2016 to prop up the country’s longstanding dollar peg, offering steep interest rates for local currency accounts – in exchange for hard foreign currency.

    Some economists compared the practice to a #Ponzi scheme, dependent on a triangle of mutually assured destruction between BdL, the banking sector, and the political and business elite.

    Depuis hier des manifestants caillassent et/ou brûlent des banques, dont le siège sidonien de la BDL.

    #Liban « #élite » #banques #banksters #voleurs #criminels #mafieux

  • [13] Augustin Souchy - Le pays de la Révolution expulse les révolutionnaires
    https://www.partage-noir.fr/13-augustin-souchy-le-pays-de-la-revolution-expulse-les

    Après l’écrasement de la révolte de Kronstadt en mars 1921, une nouvelle vague de terreur déferla sur la Russie. Tous ceux qui refusaient de se soumettre à la dictature de Lénine, de Trotsky et de leurs camarades étaient arrêtés ou devaient s’attendre bien des ennuis. Augustin Souchy 2 - Attention : anarchiste !

    / #Emma_Goldman, #Voline, #Nestor_Makhno, Révolution russe (1917-1921)

    #Augustin_Souchy_2_-_Attention :_anarchiste ! #Révolution_russe_1917-1921_

  • Contenir la pandémie sans confinement ? COVID 2 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=e3WXfTOw7xY

    Dans cette vidéo, on explore les différentes options pour réduire le taux de reproduction effectif Rt. En dehors d’un confinement généralisé, il semble indispensable d’exploiter des solutions comme le contact tracing électronique. Cependant, celui-ci ne sera efficace que si une large proportion de la population l’utilise (l’effet est quadratique). Sa promotion massive semble donc critique.

    NB : Après la mise en ligne de cette vidéo, j’ai découvert ces deux autres publications qui estiment elles aussi que la fraction des contaminations pré-symptomatiques semblent ~50%. Voilà qui confirme l’importance du contact tracing pour réduire le taux de reproduction effectif.
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.05.20031815v1
    https://wellcomeopenresearch.org/articles/5-58

    Lancez vos simulations épidémiologiques à la 3Blue1Brown :
    https://prajwalsouza.github.io/Experiments/Epidemic-Simulation.html

    #COVID19 #coronavirus #simulations

    • Je vais essayer d’être diplomate (même si c’est pas gagné) car je comprends qu’avec l’inquiétude actuelle et l’impuissance dans laquelle nous sommes isolés, certaines personnes soient tentées de trouver dans le contact tracing une solution à étudier attentivement.
      Se consacrer à cela n’est-il pas un moyen efficace de se détourner de la réalité de la maladie et de ses effets de bord sociaux et politiques déjà à l’œuvre ?
      Pouvons nous essayé de prendre un peu de distance au lieu de rêver à un miracle technologique (que certain·es nomment le #bluff_technologique) pour analyser factuellement les proratas médicaux (tests/masques/soins hospitaliers), puis si il le faut vraiment creuser l’application du contact tracing d’un point de vue uniquement technique (comment marche le bluetooth et avec qui).
      Faire cela avant même d’activement se remémorer l’histoire de la mise en place exponentielle des moyens de surveillance globale de la population appuyés sur la peur et la précipitation depuis 25 ans ? avant même de penser qu’un tel basculement ne peut nous mener qu’à la mise en danger de la démocratie ?

      https://seenthis.net/messages/844226

    • De toute manière, sur une bonne partie de la population, ça ne marchera pas plus qu’un numéro vert pour un problème de société.

      1⃣ Il faut des téléphoner compatibles (et beaucoup de gens préfèrent des téléphones qui ne font qui téléphoner).
      2⃣ Il faut savoir les utiliser → on est toujours pas certains d’avoir réussi à expliquer à ma belle-mère comment avoir une téléconsultation avec sa psy.
      3⃣ ceux qui réunissent les 2 premières conditions sont les + susceptibles de savoir aussi contourner le dispositif au besoin.

      Donc, on arrête de perdre du temps sur des doudous stupides et on doit juste repenser toute l’organisation sociale…

    • C’est le problème rencontré en sécurité informatique où sur l’usage d’outils que nous pensons basiques, le dysfonctionnement est d’abord entre la chaise et l’écran.

      Un exemple aussi d’une grand-maman bien connue de mes services bisoux virtuels à qui j’ai envoyé un lien à cliquer pour pouvoir échanger par visio sur jitsi. Une heure au téléphone pour lui demander de cliquer sur le lien qu’elle avait reçu sur sa tablette (oui, la famille lui a offert une tablette second prix l’année dernière pour qu’elle reçoive de leurs nouvelles). Elle a abandonné, on devait se voir depuis Noël, on repoussait notre venue, voila, on ne se verra pas, même pas en visio.

      Cette dame de 83 ans sait toutefois se servir des textos, au grand dam de ses petits enfants qui reçoivent des SMS de trois mots quand ils se sont fendus d’un long texte bien écrit en beau français :)

    • D’autres points à considérer :

      – les outils technologiques de surveillance de masse existent déjà, qu’on le veuille ou non ; si les services de renseignement veulent tracer où tu as été et qui tu as fréquenté, c’est déjà faisable, et sans doute déjà fait dans de nombreux pays, comme l’a montré Snowden ;

      – Facebook, c’est 37 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France. Prétendre que les gens ne sont pas équipés, ne savent faire, ou qu’ils ne veulent pas se faire fliquer, c’est une vue de l’esprit ; il y a de nombreuses difficultés avec les logiciels « privacy first », mais l’aspect diffusion/acceptabilité ne me semble pas le plus complexe ;

      – une question qui se pose de manière extrêmement urgente, c’est de savoir si les États vont utiliser cet épisode pour officialiser les outils les plus intrusifs et répressifs, où si l’on peut refuser l’officialisation des outils tels qu’ils sont ouvertement utilisés dans l’autres pays, et pousser pour aller vers les outils conçus par des spécialistes du « privacy-first » plutôt que par Palantir et avec une absence à peu près totale de contrôle démocratiqu ;

      Dit autrement : les outils de surveillance de masse existent déjà, mais leur valeur répressive est relativement limitée, parce que leur utilisation n’est pas officielle (c’est du domaine du renseignement, qui est certes très problématique, mais qui est plus ou moins limité). Si on officialise ces outils dans le cadre de l’épidémie, on change d’échelle, et leur valeur répressive restera, parce qu’on aura accepté ça cette fois. Une fois qu’on aura officialisé l’idée qu’un outil à la Palantir est utile en étant accessible aux flics « de terrain » et peut être utilisé dans une procédure juridique (démontrer que tu n’as pas respecté le confinement plusieurs fois de suite), ça restera si on invoque le terrorisme, les black blocks, les néonazis, les violeurs pédophiles ou je ne sais quoi. L’alternative envisagée, c’est donc de proposer l’utilisation d’outils conçus pour ne pas pouvoir être utilisés de manière répressive (parce que sans moyens d’identification) mais qui rempliront le même but (limiter la propagation de l’épidémie), retirant ainsi la « justification » de l’utilisation de moyens intrusifs.

      – le grand risque, c’est que le déconfinement soit suivi, moins d’un mois après, par une hausse brutale des contaminations et l’imposition dans l’urgence d’un second confinement ; s’il y a échec du déconfinement (et ça nous semble à tous très probable), la question des libertés publiques deviendra tellement accessoire qu’on va pleurer. Si l’État se retrouve avec un second confinement et absolument tout le monde qui exige de lui de trouver immédiatement une solution (Saint Raoult priez pour nous), je n’ai rigoureusement aucune doute, mais alors aucun, que les méthodes instaurées seront d’une violence que l’on pense aujourd’hui impossible. Croire qu’on échappera alors à Palantir et à la surveillance électronique renforcée (tout ça sera de toute façon réclamé par la population), ça me semble dangereusement naïf. On prendra le logiciel et les méthodes de flicage sud-coréens, au mieux, et on les appliquera à la Lallement, et ce ne sera plus du tout discutable.

      – dans l’immédiat, on n’a pas le droit de sortir de chez nous, si on le fait c’est avec la crainte de tomber sur des flics, on n’a pas le droit de se rencontrer, on n’a pas le droit de manifester, on n’a pas le droit d’aller voter, l’effondrement économique a aussi pour conséquence qu’on a de moins en moins la possibilité de subvenir aux besoins de sa famille (je ne suis pas pour le « tout économique », mais tout de même), ce sont les plus faibles socialement et physiquement qui en prennent plein la gueule les premiers, etc. On n’est pas dans une situation où il y aurait des choix parfaits, et où l’on peut considèrer des absolus quant à nos libertés. Parce que pour l’instant et pour une période dangereusement longue, notre libertés fondamentales sont déjà abolies (aller et venir, rassemblement, démocratie, éducation…).

      – l’autre grosse alternative, et c’est certainement la solution qui se met en place sans le dire explicitement, c’est l’immunité de groupe (malgré les doutes sur l’immunité). Le confinement ne sert dans cette optique qu’à atteindre un niveau d’acceptabilité, dans nos démocraties, au fait qu’on va laisser crever une partie de notre population. Le coût d’un second confinement serait tellement intolérable que la population acceptera ce choix, initialement indéfendable. Depuis une semaine, on a d’ailleurs en France toute une littérature qui fleurit allant dans ce sens.

      Du coup, dans cette logique (et dans un sens donc contraire aux considérations précédentes), on peut suspecter que l’annonce du logiciel soit, justement, une sorte de gri-gri destiné à calmer l’opinion et justifier le déconfinement, et pouvoir dire, s’il y a trop de morts, que vous voyez bien, on avait tout mis en place, mais les gens n’ont pas voulu utiliser l’outil qu’on leur avait proposé. (Donc c’est la faute aux gens.)

    • Tout comme Arno, je pense que la plupart des gens vont installer l’appli sans sourciller, tout comme ils utilisent Facebook et tous les services de Google... Il n’y a qu’à voir aussi comment en ce moment tout le monde se rue sur Zoom malgré tous les articles et avertissements qu’on peut lire partout, alors que des alternatives tout aussi pratiques (voire mieux) et open-source existent, comme jitsi. La question est donc d’exiger une appli qui ne fera que du tracking anonyme et rien d’autre. J’y crois moyen et en même temps j’ai une petite lueur d’espoir depuis que j’ai vu que le code de leur formulaire d’attestation dérogatoire était publié sur Github (même si on peut toujours penser que le code effectivement mis en œuvre n’est pas tout à fait celui qui nous est présenté).

    • – les outils technologiques de surveillance de masse existent déjà, qu’on le veuille ou non ; si les services de renseignement veulent tracer où tu as été et qui tu as fréquenté, c’est déjà faisable, et sans doute déjà fait dans de nombreux pays, comme l’a montré Snowden ;

      Tu fais des suppositions non démontrées et en avançant ainsi tu considères que personne n’y peut rien et tu invites à renoncer à dénoncer les différents procédés de surveillance et de suivi. L’argument du on le sait déjà n’est pas recevable, parce qu’il tient du fantasme paranoïaque, ça ne veut pas dire que c’est faux, mais qu’il y a certaines formes de surveillance. Heureusement qu’il existe encore des moyens d’y échapper.

      – Facebook, c’est 37 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France. Prétendre que les gens ne sont pas équipés, ne savent faire, ou qu’ils ne veulent pas se faire fliquer, c’est une vue de l’esprit ; il y a de nombreuses difficultés avec les logiciels « privacy first », mais l’aspect diffusion/acceptabilité ne me semble pas le plus complexe ;

      Merci de citer tes sources. 37 millions de comptes actifs, ce n’est pas 37 millions de personnes. Ce n’est pas une vue de l’esprit de se rendre compte que les personnes les plus exposées sont des personnes qui ne sont pas équipées en smartphone. On ne parle pas d’un ordinateur à la maison.

      – une question qui se pose de manière extrêmement urgente, c’est de savoir si les États vont utiliser cet épisode pour officialiser les outils les plus intrusifs et répressifs, où si l’on peut refuser l’officialisation des outils tels qu’ils sont ouvertement utilisés dans l’autres pays, et pousser pour aller vers les outils conçus par des spécialistes du « privacy-first » plutôt que par Palantir et avec une absence à peu près totale de contrôle démocratique ;

      Il y a urgence de masques et de tests, de lits d’hopitaux mais certainement pas urgence de la mise en place d’une surveillance sociale de masse électronique telle qu’elle voudrait s’imposer actuellement. N’oublions pas le contexte politique, voir la différence de gestion sanitaire en Allemagne et en France, on parle bien d’un but sanitaire et tout concoure à montrer le contraire. Je continue de dire que nous nous épuisons dans un débat technologique qui ne devrait pas avoir lieu et qui est une façon de nous détourner des réalités catastrophiques.

      Je peux malheureusement répondre oui à la première question, parce que cela se vérifie à chaque crise depuis 25 ans, les libertés se réduisent aux profits d’un Etat sécuritaire, toute occasion est bonne et les tenants de la surveillance électronique, du croisement de fichiers et du traçage sont des lobbyistes très actifs, de type Babinet (video youtube du 1er avril), qui n’ont aucune limite ni scrupule politique à t’exposer que les mails sont une source à prendre en compte dans le dossier médical multidatas qu’ils promeuvent et qui rêvent de fermer la CNIL déjà réduite à rien. Concernant Palentir, c’est une boite américaine qui analyse pour la DGSE et autres services secrets français les résultats des données collectées en france. Ça me laisse toujours pontoise de réaliser que les français sont carrement naïfs ou que nous sommes simplement toujours dans les mains des mêmes industriels du complexe militaro industriel depuis 1941 qui font croire à une guerre économique entre pays alors qu’elle est entre classes dominantes et les 99% qui subissent leurs incompétences délirantes et leurs fantasmes de contrôle total. Mais oui, je pense que ce sera Palantir et Consorts et même pire.

      Pour revenir à la croyance en des alternatives de traçage, à partir du moment où les principes démocratiques sont baffoués parce qu’il y aura violation de la vie privé via une technique de suivi personnalisé (sous des prétextes fallacieux car je répète que l’efficience sanitaire du traçage est loin d’être prouvée), qu’elle soit anonyme ou pas ne change rien (il n’y a pas d’anonymat dans du traçage), ni de garanti par un encadrement de la CNIL qui a appris à aplatir ses prérogatives chaque fois qu’un échelon supplémentaire est franchi.

      Je vois plutôt se profiler une surveillance de multiples sources justifiée par une meilleure efficience et surtout pour notre bien sanitaire. FB+internet+conversations filtrées+Géolocalisation+traçage+biométrie+rfid+ saupoudrage d’un peu d’alternatifs pour faire plaisir aux geeks qui rêvent d’un monde libre informatisé et faire croire que tout est sous contrôle démocratique.

      Nos avis démocratiques ne pèseront pas grand chose face aux milliards de $ que pèsent les données de santé et de profilage, surtout pour sauver des vies dont ils se foutent totalement. Ce qui m’intéresse à regarder actuellement c’est la méthode de persuasion qui va être utilisée. Ça suit son cours et la diversion fonctionne à merveille …

      Dit autrement : les outils de surveillance de masse existent déjà, mais leur valeur répressive est relativement limitée, parce que leur utilisation n’est pas officielle (c’est du domaine du renseignement, qui est certes très problématique, mais qui est plus ou moins limité). Si on officialise ces outils dans le cadre de l’épidémie, on change d’échelle, et leur valeur répressive restera, parce qu’on aura accepté ça cette fois. Une fois qu’on aura officialisé l’idée qu’un outil à la Palantir est utile en étant accessible aux flics « de terrain » et peut être utilisé dans une procédure juridique (démontrer que tu n’as pas respecté le confinement plusieurs fois de suite), ça restera si on invoque le terrorisme, les black blocks, les néonazis, les violeurs pédophiles ou je ne sais quoi. L’alternative envisagée, c’est donc de proposer l’utilisation d’outils conçus pour ne pas pouvoir être utilisés de manière répressive (parce que sans moyens d’identification) mais qui rempliront le même but (limiter la propagation de l’épidémie), retirant ainsi la « justification » de l’utilisation de moyens intrusifs.

      Prends juste l’exemple de Tarnac, avec Coupat qui est soupçonné parce qu’il n’a pas de téléphone portable, la répression est déjà là et n’a pas besoin de notre accord pour se déployer. La technique le permet, la répression suit, l’accompagne. Ce n’est pas de quelle manière cela va se déployer, ni si il y a anonymat ni si les intentions sont louables, mais si nous savons faire bloc contre cette hallucination collective pro technosurveillance. Je préfère me battre contre toutes les prisons car il n’y a pas de prison alternative.

      – le grand risque, c’est que le déconfinement soit suivi, moins d’un mois après, par une hausse brutale des contaminations et l’imposition dans l’urgence d’un second confinement ; s’il y a échec du déconfinement (et ça nous semble à tous très probable), la question des libertés publiques deviendra tellement accessoire qu’on va pleurer. Si l’État se retrouve avec un second confinement et absolument tout le monde qui exige de lui de trouver immédiatement une solution (Saint Raoult priez pour nous), je n’ai rigoureusement aucune doute, mais alors aucun, que les méthodes instaurées seront d’une violence que l’on pense aujourd’hui impossible. Croire qu’on échappera alors à Palantir et à la surveillance électronique renforcée (tout ça sera de toute façon réclamé par la population), ça me semble dangereusement naïf. On prendra le logiciel et les méthodes de flicage sud-coréens, au mieux, et on les appliquera à la Lallement, et ce ne sera plus du tout discutable.

      Depuis le début du covid le gvt nous mène en bateau, je n’ai aucun doute qu’on arrivera à palentir par un chemin ou un autre et en plus avec l’assentiment de la population et le chemin le plus court trouvé pour le moment c’est de laisser travailler les « alternatifs » dessus, histoire que la gauche technophile se foute bien sur la gueule.

      – dans l’immédiat, on n’a pas le droit de sortir de chez nous, si on le fait c’est avec la crainte de tomber sur des flics, on n’a pas le droit de se rencontrer, on n’a pas le droit de manifester, on n’a pas le droit d’aller voter, l’effondrement économique a aussi pour conséquence qu’on a de moins en moins la possibilité de subvenir aux besoins de sa famille (je ne suis pas pour le « tout économique », mais tout de même), ce sont les plus faibles socialement et physiquement qui en prennent plein la gueule les premiers, etc. On n’est pas dans une situation où il y aurait des choix parfaits, et où l’on peut considèrer des absolus quant à nos libertés. Parce que pour l’instant et pour une période dangereusement longue, notre libertés fondamentales sont déjà abolies (aller et venir, rassemblement, démocratie, éducation…).

      C’est assez bien vendu en effet mais je n’achète pas.

      – l’autre grosse alternative, et c’est certainement la solution qui se met en place sans le dire explicitement, c’est l’immunité de groupe (malgré les doutes sur l’immunité). Le confinement ne sert dans cette optique qu’à atteindre un niveau d’acceptabilité, dans nos démocraties, au fait qu’on va laisser crever une partie de notre population. Le coût d’un second confinement serait tellement intolérable que la population acceptera ce choix, initialement indéfendable. Depuis une semaine, on a d’ailleurs en France toute une littérature qui fleurit allant dans ce sens.

      Disons que laisser mourir des personnes et même les euthanasier sans leur accord ni celui de leurs familles sous prétexte qu’ils auraient peut-être le covid et qu’il n’y a pas assez de lits en réanimation c’est aujourd’hui et maintenant en france. Ça me suffit pour voir que ce gouvernement n’en a absolument rien à foutre de sa population et que s’il faut s’allier aux pires des américains pour réaliser le grand panoptique de surveillance cette crise servira comme excellent prétexte et au lieu de tests et de masques et de lits d’hopitaux, tout le monde demandera des drones et du traçage et de la répression bien entendu.

      Du coup, dans cette logique (et dans un sens donc contraire aux considérations précédentes), on peut suspecter que l’annonce du logiciel soit, justement, une sorte de gri-gri destiné à calmer l’opinion et justifier le déconfinement, et pouvoir dire, s’il y a trop de morts, que vous voyez bien, on avait tout mis en place, mais les gens n’ont pas voulu utiliser l’outil qu’on leur avait proposé. (Donc c’est la faute aux gens.)

      Oui, parfaitement d’accord, c’est la méthode de persuasion qui sera probablement utilisée, le #bluff_technologique, one more time.

    • Pour poursuivre mes propos, voila comment avec #stopcovid les bonimenteurs du traçage numérique des #données_personnelles sensibles commes les #données_de_santé peuvent enfin placer leurs discours : ici le babinet national, qui refuse de dire pour quelles entreprises il travaille (YT V4yf3HOEHPk) mais dispose de sa place en tant que #digital-champion (sic) français (groupe des conseillers au numérique européen). Souvenez-vous, c’est lui qui voulait fermer la CNIL et sert ici de conseil au smartank de l’#institut_Montaigne (Bébéar), ne vous méprenez pas sur le style alternatif cool sympa qu’il se donne, ce qu’il propose est bien une #société_de_contrôle totalitaire avec profilage médical de chacun·e basé sur l’aspiration de données provenant de sources diverses comme les données d’alimentation ou la lecture des emails …
      extrait de la vidéo

      1er avril 2020
      https://www.youtube.com/watch?v=Rxt-8Z1dQHg?t=471

      Comment ça, vous ne saviez pas à quoi vous attendre avec la république numérique de Macron ?

      #future-of-innovation-in-europe
      Friday, 20 March
      https://www.iiea.com/event/france-and-the-future-of-innovation-in-europe

      In his address to the IIEA, Gilles Babinet will offer his perspective on the future of innovation in Europe and discuss the French Government’s work on innovation and startups (Visa Tech, Next40). He will comment on the implications of europeanisation as French efforts increasingly focus on French champions. Gilles Babinet will also discuss issues such as 5G, connected objects, the need for an overarching ecosystem and how to prepare for it.

    • De Moreno à #Babinet, vive la France. Merci @touti.
      Des notes partielles et hachetagueuses dont vous pouvez vous passer car elles sont peu utilisables (à l’envers de seenthis, je le crains).
      #biopolitique et #biopouvoir se cuisinent en public sur FB dans une ambiance de coolitude concentrée, Kuhn, Vermer et tant d’autres à la rescousse. Bracelet brésilien, faut voir la tronche du type et entendre son phrasé, dans une micro Station F humanisée par des plantes, il regarde dans sa pensée et l’avenir, et pas la caméra, mais au dessus d’elle, en contre plongée façon Mussolini 2.0 ou Psychose d’Hitchcock, c’est comme à Paris, on ne reconnait plus bien bien les fascisants, et les nombreux bourges qui se la jouent n’importe qui (camouflage social et politique : il y aurait donc une guerre quand même ?).

      #bio-statistique #économie_comportementale #paradigme (changement voire rupture de), des #données_structurées à la #règle_des_trois_V : #volume #vélocité #variété ce qui donne accès et lisibilité à des #données_non_structurées : #compte_rendu_médicaux #dossiers_patients #données_cohorte
      et une foule d’autres (voir capture d’écran dans le seen de Touti) après avoir été limité par une #malédiction_dimensionnelle qui contraignait à des #extractions, celle-ci cède le pas avec l’#IA et le # machine_learning, #_google_flew_ « a été critiqué » mais montrait le chemin #géolocalisation #mels #données_Gafam #données_privées, tout doit y passer car rien de ce qui est humain ne nous est étranger.
      oui, oui, oui, « on conçoit qu’il y a des risques #privacy »
      santé, « il n’y a jamais eu de réduction de l’investissement » (tour de passe-passe quantitativiste qui ne dit rien des usages de l’argent, de leurs implication ou de la qualité de soin), ce qui domine c’est la « dépense hospitalière plus que la médecine de ville dans ce modèle », là on s’approche d’un os, puis d’un autre : « #prévention moins financée qu’ailleurs » (intégration et renversement de la critique).
      La #santé_algorithmique bouleverse l’#épidémiologie. Il s’agit de #détecter_en_amont (ce que fait une partie de « l’Asie ou la concentration de population fait tourner le dos au modèle européen »), de pratiquer une #épidémiologie_prédictive (et avant non ? la rétrospection était pas destinée à prévoir ?)
      « #tranversalisation, plutôt que bureaucratie et ses silos » (là aussi reprise de la critique de la segmentation/séparation, à ses propres fins : des solutions pour #money_makers).
      #épidémiologie_de_masse (pléonasme, l’épidémiologie taffe sur la population) : « regarder comment les gens se déplacent, par grappe ou de façon individuelle »
      #hôpital_de_ville #back_tracking #contrôle_de_la_quarantaine
      #gouvernance_de_la_donnée
      En #Estonie, c’est remarquable (Demain tous estoniens, livre) : « on voit quand un fonctionnaire regarde ses données, si ce n’est pas justifié, on peut gagner son procès », « obtenir des sanctions » (jusqu’à la prison pour un fonctionnaire, on a pas dit un patron de labo ou un ministre mais quand même, c’est beau comme la démocratie), ça nécessite un #parquet_indépendant (...) et la réduction du #pouvoir_administratif.
      #épidémiologues_2.0 « capables de se mettre à la hauteur d’une vison politique » (de politiques qui se foutent de l’épidémiologie, à voir les deux mois qui viennent de passer ? ça risque pas de faire dégringoler encore l’épidémiologie ? Il ya une épidémiologie à détruire pour en imposer une autre ?)
      #États et #plate_forme ? Il faut un #État_plateforme pour une société inclusive ! Un État autonome du privé (...), de l’#empowerment ( sic ) du #citoyen (...), « faire du #réveil_de_la_société_civile un levier ». Fonder la politique menée sur la liberté des sujets pour faire marcher la société de concurrence, adopter un néolibéralisme authentique plutôt que de jouer Clémenceau et autres « pères de la Nation », Macron en tombe par terre.
      Avec la révolution numérique, on a une #technologie_de_l'aplatissement (Stallman avec nous !), avec ses travers, dont les #Gafam (...), faut jouer à plein cette #révolution_numérique contre le pli du #colbertisme, ce mal français qui est une qualité du « communisme » chinois selon nombre des coreligionnaires de Balbinet (nombreuses sont les demeures dans la maison du père, et chez maman cybernétique, c’est pareil, comme dirait Brigitte Fontaine).
      Là, « la collaboration Gafam/États avance grâce à l’urgence, par exemple les fake-news sur les gestes barrière sont retirées. » Reste que les flutes incohérentes de Trump, Bolsonaro, Johnson, Macron, quelques collègues à eux et leurs cliques respectives, et malheureusement les Gafam y peuvent rien, Twitter bloque pas Trump et pis c’est la faute à LCI. Si ces Gafam « c’est pas forcément de l’abus de position dominante mais il faudrait de l’anti-trust... les démanteler, les granulariser pour plus de #darwinisme », le #bien_commun étant représenté par les États (mais oui mais oui).
      L’#Europe, ça pourrait être une chance, « on a le plus grand nombre de publications_scientifiques », on peut jouer un rôle mondial : si #prise_de_température_dans_les-Aéroports et que ça monte au dessus de la moyenne, hop !
      « Dommage qu’il y eu le scandale #Cambridge_Analytica ça a freiné, arrêté ; les opérateurs télécoms ont fermés l’accès aux données de traces. »
      #RGPD préservation des données individuelles, ça a « valeur constitutionnelle, c’est bien. Mais c’est compliqué. Ça empêche l’expérimentation. »
      "Je milite pour un #Numérique_inclusif " (tu m’étonnes !).
      Le #privacy_by_design, ça existe, c’est bien, les infos remontent pas vers un sytème central (exemplairement à Singapour lors de Covid-19) « mais si vous voulez un #governement_by_the_plattform, c’est tout autre chose et il faut des contre pouvoir ».
      « J’ai travaillé sur la carte vitale en 1991, il y avait les fonctionnalités du #DMP dedans, le système c’est enrayé. Là il y un regain volontariste : DMP et #Health_data_hub » pour centraliser tout type de données.
      Les DMP dans le monde ont essuyé des échecs (G-B par exemple). « Forts de ces échecs ont a des garde fous. Il a déjà 5 millions de personnes qui ont ouvert un DMP en France, c’est pas mal. »

      #Afrique, il y a de quoi s’inquiéter, faut espérer que la pandémie arrive plus tard là-bas vu l’absence de système de santé, ça va être dur, très dur, mais « le Nigéria et l’Angola avec leur expérience ébola ont monté des équipes extra, j’espère qu’on va pouvoir leur chiper des méthodes. » "Ce qui compte c’est qu’il y ait le moins de morts possibles."

      Argument sanitaire ? Je dirais zéro, si ce n’est la promesse de prédire (une vraie science de la vie de troupeau).
      C’est la société de contrôle qui mute : il faut trouver d’autres moyen de faire produire les données existantes, toues nos traces de vie, en faite des expressions lisibles pour la gouvernance.
      La Boétie, revient ! ton meilleur pote est ressuscité, il est plus le même du tout, celui que tu as connu se haïrait, il a besoin de toi.

      #solutionnisme_technologique

  • #Coronavirus: Israel’s spy agency Mossad admits to stealing face masks

    https://english.alaraby.co.uk/english/news/2020/4/14/israel-stole-face-masks-amid-global-coronavirus-ppe-shortage

    A Mossad official made the revelation during an interview with Israeli media.

    The intelligence agency has and will use all means to procure necessary equipment during the pandemic, according to Ilana Dayan, host of Channel 12’s “Fact”.

    Mossad is currently involved in efforts to procure supplies ranging from face masks to the mechanical ventilators required to keep some Covid-19 patients alive.

    When asked whether those efforts have included theft, the head of the intelligence agency’s technology division, identified by “Fact” only as H., affirmed: “We stole, but only a little.”

    “The citizens of Israel will have no shortage,” he said according to Haaretz. “In the world in general there will be a great shortage. People are dying because of a lack of equipment. In Israel people won’t go without.”

    H. did not elaborate further on what methods the Mossad has used to procure medical equipment.

    [...]

    Mossad’s role in confronting the coronavirus crisis came to light last month when the agency’s director, Yossi Cohen, quarantined himself following close contact with Israeli Health Minister Yaakov Litzman, who had tested positive for Covid-19.

    [...]

    Six current or former officials with knowledge of Mossad’s counter-coronavirus operations told the NYT it had “used international contacts” to avert possible shortages of equipment and prevent Israel’s healthcare system from being overwhelmed.

    The intelligence agency had been able to procure supplies and equipment Israel’s own health ministry could not, the six people said on condition of anonymity.

    Arab media had earlier reported that Mossad had been involved in procuring thousands of coronavirus tests from countries with which Israel does not have diplomatic relations.

    #vol #voleurs #morgue #masques #impunité

  • Turkish Airlines extends flight cancellations until May 20- Reuters
    Turkish Airlines (THYAO.IS) has extended the cancellation of international flights to May 20 from May 1 over the coronavirus outbreak, the airline said on Tuesday, adding that domestic flights would remain suspended until April 20.
    #Covid19#Turquie#Aviation#Espace_aérien#vols_internationaux#migration#migrants

    https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-turkey-thy/turkish-airlines-extends-flight-cancellations-until-may-20-idUSKCN21W1A3

  • [03] #Augustin_Souchy - 1920 : Russie soviétique, la Révolution dégénérée
    https://www.partage-noir.fr/augustin-souchy-2-attention-anarchiste-03

    Le 31 mai, j’allai à Samara, sur le bord de la Volga. Là, j’appris d’un groupe de socialistes révolutionnaires de gauche, de maximalistes et d’anarcho-syndicalistes que leur soviet avait été dissous car le parti bolchevique n’y avait pas obtenu la majorité. Augustin Souchy 2 - Attention : anarchiste !

    / Augustin Souchy, #Voline, Révolution russe (1917-1921)

    #Augustin_Souchy_2_-_Attention :_anarchiste ! #Révolution_russe_1917-1921_

  • Peuples du monde, encore un effort !

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/Peuples-du-monde-encore-un-effort

    Le monde change de base

    Le choc du coronavirus n’a fait qu’exécuter le jugement que prononçait contre elle-même une économie totalitaire fondée sur l’exploitation de l’homme et de la nature.

    Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.

    Pourtant, celles et ceux qui ont échappé aux mortels tentacules de la marchandise sont debout parmi les décombres. Ils s’éveillent à la réalité d’une existence qui ne sera plus la même. Ils désirent s’affranchir du cauchemar que leur a asséné la dénaturation de la terre et de ses habitants.

    N’est-ce pas la preuve que la vie est indestructible ? N’est-ce pas sur cette évidence que se brisent dans le même ressac les mensonges d’en haut et les dénonciations d’en bas ? (...)

    #effondrement #lutte #vivant #poésie #nature #oppression #peuple #monde #justice #cultures #militarisation #corps #tyrannie #servitude #inhumanité #désastre #autogestion #richesse #volonté

  • Germany to take in 50 refugee children from Greek islands

    Germany will take in fifty unaccompanied minors from the Greek islands next week. Critics say this is too little, too late, given that tens of thousands of migrants and refugees remain in the overcrowded camps.

    The German interior ministry announced on Tuesday that the federal cabinet was set to approve the transfer of 50 unaccompanied minors to Germany on Wednesday.

    The children and teenagers will be brought to Germany “in the following week if possible,” the ministry said. After their arrival, they will be quarantined for two weeks and then send to different states across the country.

    In an interview with German TV stations RTL and n-tv on Wednesday, German Foreign Minister Heiko Maas said that Germany would take in a total of 350 to 500 minors over the next few weeks. He also said that Germany and Luxembourg were currently the only countries within the European Union (EU) willing to take in refugees and migrants from Greece.

    According to Maas, Germany and Luxembourg will try to carry out a charter flight together next week.

    Plans to relocate refugees stalled by coronavirus

    In early March, the three governing parties in Germany had agreed on taking in between 1,000 and 1,500 foreign minors that were particularly vulnerable (i.e. either seriously ill or under the age of 14 and without their families) from Greece.

    Also in early March, several EU states had announced that they would take in a total of 1,600 vulnerable refugees from the Greek island camps. Eight other EU countries had agreed to take in underage refugees and migrants from the Greek islands, according to a recent statement by the German interior ministry. These countries were France, Portugal, Ireland, Finland, Croatia, Lithuania, Belgium and Bulgaria. But due to the ongoing coronavirus pandemic, these countries’ relocation plans seem to have been largely suspended.

    Critics: government not doing enough

    Several opposition politicians and activists in Germany criticized the German government’s handling of the situation in Greece, saying that taking in just 50 minors was far too little.

    Claudia Roth, a prominent member of the Green Party, said the interior ministry’s plans were “long overdue” and only amounted to a drop in the ocean.

    Günter Burkhardt, the head of the Pro Asyl NGO, said that the camps in Greece should be completely evacuated to prevent an outbreak of COVID-19 - the respiratory disease caused by the novel coronavirus.

    Erik Marquardt, a migrants’ rights activist, Green Party politician and member of the European Parliament, tweeted: “Germany wants to evacuate 50 children. On Lesbos alone this will mean that the government coalition will sacrifice 19,950 people … They are bringing 80,000 workers to Germany to harvest asparagus but fail to (help) a few thousand people in mortal danger. What a sad embarrassment.”

    https://twitter.com/ErikMarquardt/status/1247572330575994880?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Marquardt in his statement referred to the fact that an estimated 20,000 people live in the Moria camp on the Greek island of Lesbos. Germany recently announced it would bring in 80,000 foreign farmworkers for the harvest, in spite of various border closures across the EU.

    Camps extremely overcrowded

    Experts and migrant rights activists have long been worried about the situation on several Greek islands, where tens of thousands of migrants are sill living in overcrowded camps. The situation is particularly dire on Lesbos. The Moria camp there was built for no more than 3,000 people – yet around 20,000 migrants and refugees currently live in and around the camp.

    The Greek government has put the migrants camps on partial lockdown to prevent a potential coronavirus outbreak, but many believe that these measures are insufficient to protect the residents.

    In Greece, there have been 1,832 confirmed coronavirus cases and 269 deaths, according to John Hopkins University (as of midday on Wednesday, CEST). There have been no confirmed cases of COVID-19 in camps on the Greek islands thus far. But there has been at least one case on Lesbos among the island’s native population, and there have also been outbreaks at two camps on the Greek mainland.

    https://www.infomigrants.net/en/post/23949/germany-to-take-in-50-refugee-children-from-greek-islands

    #Allemagne #asile #réfugiés #Grèce #relocalisation #transfert #îles #mineurs #enfants #coronavirus #covid-19

    • Migrant children on Greek islands to be flown to Luxembourg

      Luxembourg to take in 11 minors after member states and Switzerland pledge to find homes for 1,600.

      Eleven children trapped on Greek islands will be flown to Luxembourg next week, the first of a European Union migrant relocation scheme that highlights the uncertain fate of thousands.

      The group will leave Chios and Lesbos for Luxembourg as part of an EU voluntary effort to help the most vulnerable quit Greece’s desperately overcrowded refugee and migrant island camps.

      They are expected to be the first to move since eight member states and Switzerland pledged last month to take in 1,600 unaccompanied minors.

      “They are boys and girls all under the age of 12 and will fly out next Wednesday,” said Manos Logothetis, the Greek migration ministry’s general secretary. “This is a crucial first step, the start of a process that we hope can set an example,” he told the Guardian.

      “In an ideal world they would leave tomorrow but there is the issue of getting through bureaucracy that is there to protect the children, meeting the criteria set by the member states and, of course, coronavirus.”

      The pandemic has complicated relocation plans, with flights cancelled and restrictions on the movement of officials working with refugees. One volunteer country, Croatia, lost a building it had planned to house the children in last month’s earthquake.

      The virus has also required extra medical tests being conducted on the children in addition to those needed to help check their age. European commission officials, who are co-ordinating the scheme, have been urging recipient countries to carry out tests on arrival to avoid delays.

      Greece’s centre-right government, which has itself described the Aegean island facilities as “ticking health bombs”, has been pushing for resettlement of the children since September.

      In an interview with the Guardian last month, the prime minister, Kyriakos Mitsotakis, said: “We sent out a letter to all the member states and got zero response. We’ve been pushing very hard for a long time on this issue.”

      On Wednesday, Berlin said it was willing to accept 350-500 children “in the next few weeks”, 50 of whom would be taken as a matter of urgency. But Birgit Sippel, a German Social Democrat MEP, who sits on the European parliament’s home affairs committee, said the delay in Germany fulfilling its pledge was the result of “a political game” and reluctance among Christian Democrats in the governing grand coalition to act. Describing the number of 50 as “ridiculous”, she said it did “not [send] a strong signal regarding solidarity … from one of the biggest countries in Europe”.

      Even if the pandemic had caused problems with organising flights, the German government had, she pointed out, repatriated EU travellers from around the world. While welcoming the decision, Greek officials said the process would probably be further complicated by Berlin’s demand for the unaccompanied children to be exclusively girls below the age of 14.

      “Coming up with the perfect match isn’t easy,” said one official.

      At the end of February, Unicef counted 5,463 unaccompanied migrant children in Greece, including 1,752 living in overcrowded reception centres on the islands. Since that date the number is likely to have increased, as people have continued to arrive either seeking asylum or better prospects. More than three-quarters of the unaccompanied children are from three countries: Afghanistan (44%), Pakistan (21%) and Syria (11%).

      The UN children’s agency is urging volunteer member states not to impose conditions on the children they accept, but instead to follow criteria based on need, such as the child’s age, health and any disabilities.

      Aaron Greenberg, regional adviser for child protection at Unicef, said the organisation was concerned that host countries could apply sub-criteria, such as taking in only girls, under-14s or certain nationalities, which would be a problem as the majority of unaccompanied children are boys aged between 14 and 18.

      “We need collective action in supporting Greece to handle this situation over the medium term,” Greenberg added. “Migration levels have ticked down, but it’s not over. We are still seeing a large number of unaccompanied children coming through. We are relieving stress, but the stress could build back up again. We need a comprehensive European agenda that goes beyond the emergency.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/apr/08/migrant-children-in-greek-island-camps-to-be-relocated-across-eu

    • 47 asylum-seeking minors fly to Germany

      Forty-seven unaccompanied asylum-seeking minors were relocated from Greece to Germany Saturday.

      Germany’s interior minister, Horst Seehofer, said the evacuation was “the result of months of preparation and intense talks with our European partners" and expressed hope that other countries would also begin taking in refugee children soon.

      The children come from Afghanistan, Syria and Eritrea. Four are girls and there are several siblings among the group.

      “The Greek government has been trying to sensitize other EU countries to (the plight) of the young children, which have fled war and persecution, to find new families and start a new life. I’m glad this program is finally being implemented,” Prime Minister Kyriakos Mitsotsakis told reporters at the Athens airport, where he met the departing children, alongside Germany’s Ambassador to Greece, Ernst Reichel.

      Mitsotakis added that he hopes that over 1,500 minors will be relocated over the next months.

      “Greece will continue to treat all persecuted people that arrive in our country with great sensitivity. But, at the same time, it has the obligation to guard and protect its borders. We have proven, as a country, that we can do both,” Mitsotakis said.

      This was the second flight taking unaccompanied minor refugees to another European country. On Wednesday, 12 children travelled to Luxembourg.

      According to the United Nations Secretary-General’s spokesman, Stephane Dujarric, there were over 5,200 unaccompanied asylum-seeking minors in Greece in early April “in urgent need of durable solutions, including expedited registration, family reunification and relocation” Dujarric said earlier this week.

      Eight EU countries have agreed to take up 1,600 of those children, ages 5-16, who now live in migrant camps on the islands of Chios, Lesvos and Samos. Germany pledged last month to take in at least 350 children, but the plan has stalled in some countries due to the coronavirus pandemic.

      https://www.ekathimerini.com/251827/article/ekathimerini/news/47-asylum-seeking-minors-fly-to-germany

    • Aldo Brina | C’est à quel moment qu’il faut applaudir ?

      Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile au CSP Genève, revient sur l’annonce faite par le gouvernement suisse de son soutien à la Grèce, notamment de l’accueil de 22 requérants d’asile mineurs non accompagnés. Alors que la communication officielle et les médias ont salué cet élan de générosité, l’auteur relativise. D’une part, par ce que le nombre est insignifiant face aux multitudes de personnes et d’enfants encore bloqués dans des conditions de vie insalubres et insécures. D’autre part, parce que la Suisse par ce geste ne fait qu’appliquer le règlement Dublin duquel elle est partie prenante. Rien d’héroïque à cela donc. Au contraire, la Suisse pourrait et se doit d’en faire plus.

      C’est à quel moment qu’il faut applaudir ?

      Le Secrétariat d’État aux Migrations a annoncé la semaine dernière que la Suisse renforçait son soutien à la Grèce dans le domaine de l’ « asile » de diverses manières : financer des projets humanitaires, fournir des tentes et des lits pour les camps de réfugiés, envoyer des garde-frontières en renfort, accueillir vingt-deux requérants d’asile mineurs non accompagnés en Suisse. Les médias ont repris l’information : la Suisse offre son « soutien » à la Grèce, « propose » d’accueillir des mineurs…

      Quelle hypocrisie !

      En effet, ces mesures ne sont que le corollaire bas de gamme d’une politique qui n’apparaît qu’en creux dans la communication de Karin Keller-Sutter et des autres dirigeants européens : utiliser la Grèce comme rempart contre les réfugiés. Les îles grecques sont débordées parce que les réfugiés ne peuvent plus circuler plus loin vers la riche Europe ? La situation dégénère ? Elle est catastrophique sur les plans humains et sanitaire ? Qu’à cela ne tienne : nous enverrons des couvertures à croix-blanche et de l’aspirine pour les malades. Et la Direction du Développement et de la Coopération d’être mise à contribution pour pallier quelque peu aux effets de cet endiguement prémédité… quelle faillite morale pour l’aide humanitaire suisse !

      Pire, nous (oui je dis « nous », car Karin Keller-Sutter nous représente) nous tressons des couronnes à annoncer que nous accueillerons généreusement vingt-deux requérants d’asile mineurs non accompagnés. Vingt-deux ? 40’000 personnes en demande d’asile s’entassent dans les îles grecques, plus de 5’000 d’entre elles sont des mineurs non accompagnés.

      Le chiffre annoncé par l’administration fédérale est dérisoire, mais il y a pire encore.

      Les autorités suisses présentent l’accueil de ces vingt-deux mineurs, qui doivent remplir la condition d’avoir de la famille en Suisse, comme un acte de solidarité… sauf qu’envoyer les requérants d’asile mineurs vers un pays où ils ont des proches qui peuvent s’occuper d’eux, c’est justement ce que prévoit le Règlement européen Dublin III à son article 8. Vous ne rêvez pas : sous l’emballage cadeau avec un joli nœud rose, le SEM n’annonce peut-être rien d’autre que la banale application du cadre légal en vigueur. C’est comme si en payant un arriéré d’impôts, vous envoyiez un communiqué de presse pour vous féliciter de votre généreux soutien à l’État. C’est à quel moment qu’il faut applaudir ?

      Sur le terrain, en Suisse, les permanences juridiques font en ce moment-même des pieds et des mains pour obtenir le regroupement familial de proches, coincés en Grèce, des personnes en demande d’asile en Suisse. Quand ces demandes ne sont pas refusées, elles traînent parfois pendant des mois. L’autorité fait donc montre d’un certain culot en annonçant simultanément une généreuse opération d’accueil de vingt-deux mineurs.

      Heureusement qu’il reste la société civile. Le prochain numéro de la revue Vivre Ensemble informe avec précision sur ce qui se passe en Grèce, lisez-le. Un Appel de Pâques, lancé par diverses organisations et personnalités, demande « au Conseil fédéral et au Parlement de faire venir en Suisse le plus grand nombre possible de réfugiés de la mer Égée », signez-le. En Suisse, le nombre de demandes d’asile est au plus bas depuis 2008 ; en mer Egée, la situation est catastrophique. Notre pays sera affecté par une crise économique post-covid-19 ? La Grèce ne le sera pas moins. C’est le moment de se montrer solidaires, et de démasquer les tartufes qui feignent de l’être.

      Aldo Brina, chargé d’information sur l’asile du CSP Genève

      https://asile.ch/2020/04/28/aldo-brina-cest-a-quel-moment-quil-faut-applaudir
      #Suisse

    • Finland preparing to fly 100 unaccompanied migrant children from Greece

      Finland is the latest EU country to announce it is preparing to fly about 100 unaccompanied children from overcrowded camps on the Greek islands to the capital Helsinki.

      On Thursday, Greece’s migration ministry announced it was preparing to fly around 100 unaccompanied children and about 30 adults, with relatives already in Finland, from the overcrowded camps on the Greek islands to the Finnish capital Helsinki.

      According to the Daily Sabah, the announcement came after a call between the Deputy Migration Minister Giorgios Koumoutsakos and Finland’s Interior Ministry Official Olli-Poika Parviainen.

      This was described by a spokesperson at Greece’s migration ministry as a “decision of practical solidarity,” on the part of Finland.

      According to the German press agency dpa, Switzerland has also announced it will fly out 22 unaccompanied children “in the next two weeks.”

      Transfering the vulnerable

      The latest UNHCR data for the week April 20-26 shows that despite efforts by the Greek authorities to transfer some of the most vulnerable from the Greek islands, there are still about 38,700 migrants living in overcrowded conditions on the islands.

      About a third of that population are children and about 13% of those are unaccompanied; the majority of them hail originally from Afghanistan.

      To date no new arrivals were regsitered on the islands, and about 139 of the most vulnerable were transferred out of the camps to hotels providing temporary accommodation in order to shield them during the coronavirus pandemic.

      On April 2, the Finnish interior ministry released a statement showing how it would apply for EU funding to host a total of 175 asylum seekers to be transferred from the Greek islands.

      https://www.infomigrants.net/en/post/24464/finland-preparing-to-fly-100-unaccompanied-migrant-children-from-greec

      #Finlande

    • Les relocalisations d’enfants mineurs non accompagnés sont possibles malgré le COVID-19

      C’est presque inimaginable. Les relocalisations d’enfants mineurs non accompagnés bloqués depuis des mois sur les îles grecques sont enfin possibles et ce malgré la fermeture des frontières dues au COVID-19. Il suffit de volonté politique et de bonne coordination pour permettre à des enfants non accompagnés (3 à 15 ans) bloqués depuis des mois en Grèce de faire le voyage vers le Luxembourg et l’Allemagne. Les images montrant des enfants très jeunes monter dans l’avion qui doit les mener en Allemagne font tellement de bien.

      https://www.youtube.com/watch?v=3UGhTJfbImQ&feature=emb_logo

      Elan de solidarité envers les enfants mineurs non accompagnés en Grèce

      Début mars, de nombreuses organisations humanitaires ont alerté les Etats membres de l’Union européenne sur la situation humanitaire inquiétante dans les centres hotspots en Grèce et demandé à ce que les enfants mineurs non accompagnés soient rapidement relocalisés. Plusieurs Etats ont répondu à cet appel. C’est le cas de l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, la Finlande, la France, l’Irlande, la Lituanie, le Luxembourg et le Portugal, qui se sont mis d’accord sur la relocalisation progressive de 1600 mineurs non accompagnés bloqués sur les îles grecques depuis des mois. Les promesses de relocalisation concernent aussi des mineurs non accompagné sans attaches familiales en Europe.

      Premières opérations de relocalisation

      Le 15 avril, 11 enfants se sont envolés vers le Luxembourg, le 18 avril 49 enfants (entre 3 et 15 ans) sont arrivés en Allemagne, d’autres opérations de relocalisations vont suivre ces prochaines semaines. La Suisse rejoindra l’effort avec le transfert imminent de 22 mineurs non accompagnés qui ont de la famille en Suisse (1).

      En Grèce, l’organisation METAdrasi a participé aux quatres missions d’accompagnement des enfants sélectionnés pour les relocalisations vers le Luxembourg et l’Allemagne et parle des missions les plus complexes et les plus exigeantes jamais réalisées sur les 5 100 missions entreprises au cours de neuf dernières années (2). Selon Lora Pappa, fondatrice de l’organisation “ces transferts représentent une grande réjouissance et montrent que les choses se font rapidement lorsqu’il y a la volonté politique.”

      La détermination de l’intérêt supérieur des enfants et le rôle des tuteurs

      De la récupération des enfants dispersés sur les îles, à leur embarquement en dernière minute sur les ferry en partance pour Athène, à l’entretien, aux examens médicaux, à leur décollage, il n’a fallu qu’une courte semaine pour organiser le départ de plus de 50 enfants entre 3 et 15 ans. Un véritable parcours du combattant.

      A commencer par l’entretien personnalisé appelé “BID” (Best Interest Determination). Cette étape est très importante puisqu’elle doit établir l’intérêt supérieur de l’enfant surtout lorsqu’il est supposé rejoindre non pas un père ou une mère, un frère ou une soeur, mais un cousin adulte, une tante éloignée ou … personne. En amont de cette étape, ce sont les tuteurs responsables de l’accompagnement de l’enfant dès son arrivée en Grèce qui connaissent le mieux le dossier de l’enfant. Leur rôle est donc principal (3).

      “C’est l’intérêt supérieur de l’enfant qui compte. Nos tuteurs sont en contact réguliers avec les enfants non accompagnés sur les îles et aussi sur le continent. Ce sont eux qui connaissent les enfants, leurs dossiers, leurs parcours, leurs liens familiaux en Europe lorsqu’il y en a. C’est pour ça que notre rôle est important dans l’organisation des relocalisations, ce que les autorités grecques et le Haut-commissariat des Nations unies (UNHCR) reconnaissent”, m’explique Lora Pappa.

      Dans quelques jours, l’Agence de droits fondamentaux de l’UE (FRA) publiera un document sur les bonnes pratiques de réinstallations d’enfants non accompagnés depuis la Grèce. Les recommandations se basent sur une recherche et près de 50 entretiens menés entre novembre 2019 et mars 2020 en Belgique, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Malte, aux Pays-Bas et au Portugal. L’une de ses recommandations est la création d’un pôle de tuteurs exclusivement destinés à l’organisation des relocalisations d’enfants mineurs non accompagnés. Le rapport mentionne d’ailleurs l’expertise de METAdrasi et recommande qu’elle puisse continuer de jouer un rôle clé dans cette procédure en collaboration avec le Centre national de la solidarité sociale (EKKA).

      Examens médicaux de rigueur

      L’autre étape importante est l’examen médical surtout avec l’épidémie du Covid-19. Aucun enfant malade n’est admis pour le transfert. Tous les enfants sélectionnés pour les relocalisation sont soumis au test de dépistage du Covid-19 ainsi qu’à d’autres examens médicaux. Pour l’instant les autorités n’ont pas annoncé avoir décelé de cas d’infection au Covid-19 parmi les requérants d’asile sur les îles. Seulement sur le continent dans trois camps différents placés en quarantaine (3).

      Renoncer aux conditions de relocalisations trop restrictives

      Le Luxembourg et l’Allemagne ont d’abord poser des conditions trop restrictives à la relocalisation. En acceptant initialement 12 enfants de Syrie âgés de moins de 14 ans sans perspectives de regroupement familial, le Luxembourg posait des conditions irréalisables car la grande majorité des enfants syriens ont de la famille dans d’autres pays européens et n’auraient pas été éligibles. L’Allemagne quant à elle demandait au départ que les enfants ne soient que des filles de moins de 14 ans ayant de graves problèmes de santé. Puis elle a inclu les garçons de moin de 14 ans sans restriction de pays d’origine et elle a accepté d’accueillir des enfants qui pour la plupart n’ont pas de famille en Allemagne.

      Le règlement Dublin établit les critère de responsabilité dans l’examen de la demande d’asile de mineurs non accompagnés. Il prévoit que ce dernier pourra rejoindre un membre de sa famille (père, mère frère, soeur) ou un proche (oncle, tante, cousin) situé dans un autre Etat Dublin en respectant le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et que si nécessaire les Etats membres peuvent déroger aux critères de responsabilité pour des motifs humanitaires et de compassions (article 8, para. 13, 16, 17). Ainsi la relocalisation d’enfants mineurs non accompagnés sans perspectives de regroupement familial est déjà prévu dans le règlement Dublin. Dans l’application de ce texte, les Etats parties, dont la Suisse, ont pour habitude de “minimiser leurs propres responsabilités et maximiser les responsabilités d’autrui” et ils ont longtemps agit, comme l’explique le Professeur Francesco Maiani, “à la limite de ce qui est permis par le Règlement (…) en imposant des exigences excessives de preuves de liens familiaux.”(5)

      Engagements de la Suisse

      Le 21 avril, la Suisse annonçait renforcer son aide aux mineurs dans les camps de réfugiés en Grèce avec un crédit supplémentaire de 1,1 million de francs pour des projets menés par des organisations d’aide. Cette aide avait déjà été annoncée en février dernier. En plus la Suisse a promis de faire venir 22 enfants non accompagnés qui ont de la famille en Suisse. Leur arrivée est imminente. Cette aide est un bon départ. Mais le gouvernement suisse doit aller plus loin.

      “La Suisse pourrait être un centre de transit pour les enfants mineurs non accompagnés devant rejoindre leur familles dans d’autres pays européens conformément à ce qui est prévu par le Règlement Dublin. La Suisse rendrait un immense service à la Grèce qui serait déchargée du travail administratif lourd impliquant les démarches compliquées de réunification. Cela aiderait surtout beaucoup les enfants concernés, confinés depuis des mois dans des camps invivables, dangereux et malsains. La Suisse devrait aussi envisager, comme d’autres pays européens, accueillir des enfants mineurs non accompagnés sans liens familiaux en Suisse,”suggère Lora Pappa.

      De plus en plus de voix s’élèvent pour que la Suisse fasse encore davantage pour la Grèce. Plus de 100 organisations humanitaires en Suisse, de nombreux commentateurs dans les médias suisses et certains politiciens et partis politiques suisses ont appelé le gouvernement suisse à accueillir une partie des réfugiés pris au piège dans le camp de réfugiés de Moria surpeuplé et insalubre sur l’île de Lesbos en Grèce.

      Peut-être que le vent tourne. Le 23 avril la Commission des institutions politiques du Conseil national s’est penchée sur la situation des réfugiés en Grèce. Elle a décidé de déposer une motion chargeant le Conseil fédéral de “s’engager au niveau européen pour une amélioration substantielle de la situation dans les îles égéennes et de s’investir en faveur d’une réforme des accords de Dublin, afin qu’une répartition plus juste et plus équilibrée des réfugiés soit opérée” (6).

      Comme l’explique Alexandra Dufresne (7) pour Swissinfo.ch “la Suisse est, par habitant, l’un des pays les plus riches du monde avec une forte tradition humanitaire. Elle dispose d’une communauté d’ONG exceptionnelle, bien organisée et solide, désireuse et disposée à aider.”

      Lire aussi :

      METAdrasi fondé par Lora Papa, reçoit le Prix Conrad N. Hilton pour son travail auprès des requérants d’asile en Grèce, Le temps des réfugiés, 15.10.2019
      Des suggestions pour une aide suisse efficace en Grèce, Le temps des réfugiés, 20.2.2020
      65 organisations demandent la relocalisation urgente de 1’800 mineurs non accompagnés bloqués sur les îles grecques, Le temps des réfugiés, 5.3.2020
      Agir pour éviter que le COVID-19 ne tue dans les camps de réfugiés et bien au-delà, Le temps des réfugiés,18.3.2020

      Relocation of unaccompanied children from Greece FRA input on the initiative of the European Commission and a group of Member States to relocate unaccompanied children, 17 mars 2020.
      Covid-19 : Evacuation of squalid greek camps more urgent that ever in light of the coronavirus pandemic, MSF, 3 April 2020.
      Amid Covid-19, Switzerland should heed calls to host trapped refugees, by Alexandra Dufresne, Swissinfo.ch

      https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2020/04/28/les-relocalisations-denfants-mineurs-non-accompagnes-sont-possibles-ma

    • Le Portugal va accueillir 500 mineurs isolés des îles grecques

      Le Portugal a annoncé mardi qu’il allait accueillir 500 mineurs non accompagnés vivant dans les camps surpeuplés des îles grecques. D’autres pays, dont l’Allemagne, l’Irlande, la France et le Luxembourg, sont également impliqués dans cette initiative.

      Ils vont bientôt pouvoir sortir de l’enfer des camps surpeuplés des îles grecques. Cinq cents mineurs non accompagnés vont être accueillis par le Portugal dès que les restrictions de mouvements imposées pour contenir la propagation du coronavirus seront levées, a déclaré mardi 12 mai le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva.

      Cette annonce intervient alors que la députée socialiste Isabel Santos a annoncé samedi que 60 enfants des camps de réfugiés grecs devaient arriver au Portugal dans les prochaines semaines, sans donner de date précise.

      Au moins 5 200 mineurs isolés vivent en Grèce, dont une majorité dans les camps des îles de la mer Égée, dans des conditions déplorables dénoncées à plusieurs reprises par les ONG.

      D’autres pays, dont l’Allemagne, l’Irlande, la France et le Luxembourg, sont également impliqués dans cette initiative. Le premier transfert a eu lieu en avril quand 12 mineurs ont été accueillis au Luxembourg. L’Allemagne avait ensuite pris en charge 50 enfants.

      Lundi 11 mai, c’est le Royaume-Uni qui a accueilli 50 migrants, dont 16 mineurs, qui vivaient en Grèce. Ils ont été transférés en Angleterre dans le cadre de regroupements familiaux.

      Cependant, le chiffre avancé par le Portugal reste supérieur à celui des autres États membres de l’Union européenne. Le pays s’est illustré à plusieurs reprises en se montrant accueillant envers les migrants. Fin mars, en pleine pandémie de coronavirus, le Portugal avait annoncé la régularisation temporaire des immigrés en attente de titre de séjour. C’est le seul pays de l’UE à avoir pris une telle mesure.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/24747/le-portugal-va-accueillir-500-mineurs-isoles-des-iles-grecques?ref=tw
      #Portugal

    • Grèce : 50 premiers réfugiés mineurs relocalisés en #France en juillet

      La relocalisation en France des migrants mineurs non accompagnés de Grèce a pris du retard à cause de la pandémie de coronavirus, et les 50 premiers jeunes réfugiés partiront début juillet, a annoncé lundi le gouvernement grec.

      « Les procédures de relocalisation qui s’étaient arrêtées temporairement en raison de la crise sanitaire vont démarrer de nouveau au plus vite », a souligné le ministre délégué grec à la Politique migratoire et à l’asile, Georges Koumoutsakos, dans un communiqué.

      En janvier dernier, la Grèce et la France s’étaient mis d’accord sur la relocalisation de 400 demandeurs d’asile se trouvant dans les camps surpeuplés des îles grecques face à la Turquie.

      Outre ces 400 demandeurs d’asile, le communiqué du ministère aux migrations grec évoque également la relocalisation de 350 mineurs non accompagnés.

      « La crise du coronavirus a perturbé les relocalisations programmées mais la France reste cependant attachée à ses promesses envers la Grèce », a déclaré l’ambassadeur de France à Athènes, Patrick Maisonnave, après une rencontre lundi avec le ministre grec.

      Le nombre total des enfants non accompagnés en Grèce s’élève à environ 5.200, selon les autorités grecques. Une grande majorité vit dans des conditions insalubres dans des logements non adaptés aux enfants.

      Face à cette situation, plusieurs pays européens, l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, la Finlande, la France, l’Irlande, la Lituanie, la Serbie, la Suisse, ont décidé de participer à un programme européen volontaire de relocalisation de 1.600 enfants non accompagnés depuis la Grèce.

      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/250520/grece-50-premiers-refugies-mineurs-relocalises-en-france-en-juillet
      #volontariat #programme_volontaire

    • Germany takes in another 249 minors from Greece

      Germany has taken in an additional 249 refugee children from Greece, the country’s interior minister Horst Seehofer said Wednesday, noting that most of the minors are sick or the siblings of migrants that are already in Germany.

      “As the rates of coronavirus are currently at this low level, we decided as the Interior Ministry… to take in more children from Greece,” Seehofer said, noting that Germany had already received 47 refugee children in April.

      Seehofer said that some of his associates visited Greece last week to arrange the transfer of the children.

      Six of the youngsters who were too sick to travel last week will be transferred on a subsequent trip, he said.

      “I always said that my migration policy includes order but also humanity,” the German minister said.

      Luxembourg, Switzerland, Portugal and France are among the countries that have also taken in child refugees from Greece.

      Many of the children being relocated belong to the ranks of unaccompanied refugee minors in Greece, who number over 5,000.

      https://www.ekathimerini.com/253542/article/ekathimerini/news/germany-takes-in-another-249-minors-from-greece

    • Dutch government under growing pressure to take in child refugees

      Protests call for coalition to admit 500 unaccompanied minors from Greek islands.

      https://i.guim.co.uk/img/media/6d0d8c19c2b1db47ae947d35dbdff2f8cd33cb40/0_205_5555_3334/master/5555.jpg?width=605&quality=45&auto=format&fit=max&dpr=2&s=e4e80bb650fc57a6

      They have gathered in city squares, parks and on piers with the water lapping at their feet. In silent, physically distanced protests, demonstrators stand 1.5 metres apart, some holding signs saying “WeesWelkom” (be welcome – the word “Wees” also meaning orphan) and “500 Kinderen” (500 children).

      Since April, protests have taken place across the Netherlands to lobby the Dutch government to take in 500 unaccompanied children living in squalid camps on the Greek islands.

      Last October, the Greek government asked EU member states to shelter 2,500 lone children – about half the total on the Greek mainland and islands. After months of inaction, 11 EU member states, plus Norway and Switzerland, have promised a home for at least 1,600 young asylum seekers, who are mostly from Afghanistan, Pakistan and Syria. The Dutch government is not among them.

      Now the fragile, four-party, liberal-centre-right coalition led by Mark Rutte is coming under growing public pressure.

      One third of Dutch municipalities – a total of 119 local authorities representing 9 million people, as of June 5 – have said they are in favour of bringing 500 children to the Netherlands, according to the University of Utrecht. Big cities, such as Amsterdam, Arnhem and Utrecht, have offered to take in some children.

      About 100 prominent figures signed an open letter calling on the Dutch government to answer Greece’s “cry for help”. The campaign has drawn figures from all walks of life, ranging from the two-time Dutch EU commissioner Neelie Kroes to the indie music star Joshua Nolet.

      For several Mondays running, Nolet, who visited Greek island camps in 2016 and 2017, has filmed himself staging a one-man protest and encouraged his 32,000 followers to do the same.

      “There are 20,000 people living in a camp that has space for 3,000 asylum seekers,” he said, referring to the infamous Moria camp on Lesbos, where people queue for hours for food, water and to wash. “This is insane that we are letting this happen and it does not reflect the country that I grew up in.”

      For Rutte, the situation would be easier to dismiss if it didn’t chime with views of coalition partners. Two of four governing parties, the liberal D66 and the Christian Union, support the campaign, while a third, the Christian Democrat Alliance, is under pressure from its grassroots.

      Klaas Valkering, a CDA councillor in Bergen, North Holland, said 80 local CDA chapters supported his campaign to bring children to the Netherlands. “There are 500 children in a Greek refugee camp, all of them without any parents and that is why we need to help them.”

      Some local chapters are motivated by pure compassion, he said, while others also want to take a stand against the perceived rightward drift of the CDA. The debate has also played into what it means to be an EU member during a time of crisis.

      “European solidarity is not only Dutch intensive care patients using German intensive care-units,” Valkering told Trouw last month.

      The government argues there is a better way and last month pledged €3.5m-€4m to help children in Greece.

      Some of the money will help set up a guardianship scheme to represent the legal interests of unaccompanied children in Greece. The government has also promised to fund places in reception centres on the Greek mainland – although Greek officials have raised questions over when shelters would be up and running.

      A Dutch justice ministry spokesperson said a memorandum of understanding signed with the Greek government on 18 June included agreement on sheltering 48 children on the Greek mainland “as soon as possible, with a total capacity of 500 over three years”.

      “It is a more humane solution,” said Bente Becker, an MP and spokesperson on migration for Rutte’s VVD party. She said this “structural solution” would dissuade families from putting their lives in the hands of people smugglers, citing the model of the EU’s 2016 deal with Turkey.

      “It should not be a ticket to the Netherlands when you go to a Greek island,” she said. “What I don’t want to happen is that parents decide their children should be sent in a rubber boat in the Mediterranean sea, perhaps endangering their own lives.”

      Critics say the government is mistaken if it thinks it can fix Greece’s asylum system, riddled by accusations of misspent funds and inadequate processes.

      “The Greeks are ‘not able to solve’ the issue, said Sander Schaap at the Dutch Refugee Council. He described the plan to shelter children in Greece as “naive”. The government plan, Schaap contended, is “mostly an attempt to find a political solution to a political problem in the governing coalition”.

      Dutch politicians have been taking more restrictive positions on migration since the 1990s, said Saskia Bonjour, a political scientist at the University of Amsterdam. That tendency was reinforced by the country’s “strong radical right presence”, from Pim Fortuyn to Geert Wilders and Thierry Baudet. “There is a strong tendency in Dutch politics in general and on the mainstream right in particular to interpret the potential electoral success of the radical right as [meaning] general concerns aren’t being heard.”

      • This article was amended on 21 June 2020. An earlier version correctly translated “WeesWelkom” as “be welcome” but this was expanded to acknowledge the word play with “Wees” also meaning “orphan”.

      https://www.theguardian.com/world/2020/jun/21/dutch-government-under-growing-pressure-to-take-in-child-refugees
      #Pays-Bas

  • Damien : s’engager pour s’intégrer

    Damien a demandé l’asile en #Suisse. Il a rapidement appris le français et il relate ici son expérience d’#engagement_politique au sein du groupe « #Droit_de_rester pour tou-te-s ». Participer à un groupe militant lui aura permis de mieux comprendre le fonctionnement de la société suisse et de son système politique. Il a également reçu un #soutien important, notamment moral, face à ses propres difficultés. Damien est resté sans statut en Suisse pendant plusieurs années, a été renvoyé par #vol_spécial dans son pays d’origine, et a finalement obtenu une #admission_provisoire après une seconde demande d’asile.

    https://www.youtube.com/watch?v=78QkCcVojcw&feature=youtu.be


    #asile #migrations #réfugiés #témoignage #renvois #expulsions #résistance #lutte #audio

    ping @isskein @karine4

  • Christopher Wylie : « #Cambridge_Analytica a fermé, mais ses #tactiques n’ont pas disparu »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/11/christopher-wylie-cambridge-analytica-a-ferme-mais-ses-tactiques-n-ont-pas-d

    ENTRETIEN
    L’ancien salarié de l’entreprise avait révélé le vol massif de données personnelles à des fins politiques par l’ancienne société britannique. Il publie aujourd’hui en français son livre, « Mindfuck ».

    Sa coiffure colorée s’est affichée sur les télévisions du monde entier il y a deux ans. Christopher Wylie, ancien salarié de l’entreprise Cambridge Analytica, est le lanceur d’alerte qui a révélé l’existence du gigantesque #vol_de_données_personnelles issues de #Facebook à des fins politiques mené par cette entreprise britannique, au profit notamment de la campagne de Donald #Trump et du #Brexit.

    Lire : tous nos articles sur l’affaire Cambridge Analytica

    Son livre, Mindfuck, est publié mercredi 11 mars en français aux éditions Grasset (512 pages, 24 euros). Un essai dense, qui parle davantage de politique que de technologie, et un outil précieux pour comprendre les mécanismes de l’ascension au pouvoir de Donald Trump.

    A la fin de votre livre, vous êtes au chômage, et un peu dépassé par votre nouvelle célébrité. Que faites-vous aujourd’hui ?
    Christopher Wylie : Ma vie est redevenue plus ou moins normale. Je travaille pour H&M. J’ai eu mon dernier rendez-vous avec des enquêteurs il y a deux semaines. Je suis encore très occupé, mais ma vie est un peu moins frénétique. Vivre sous la surveillance constante du public, ça devient épuisant au bout d’un moment.

    Que retenez-vous de toutes ces enquêtes dans lesquelles vous avez témoigné ?
    J’ai appris que, parfois, les preuves ne suffisent pas. Ça a été le cas dans l’enquête sur la campagne du Brexit. J’ai fourni aux autorités les preuves que Vote Leave, la campagne officielle, avait consacré 40 % de ses dépenses à une filiale de Cambridge Analytica au Canada. Ces dépenses étaient illégales, comme l’ont reconnu les autorités. Donc nous savons que Vote Leave a triché. C’était la plus importante violation de la loi électorale dans toute l’histoire de l’Angleterre.

    Pourtant, malgré toutes ces preuves, rien ou presque n’a été fait. Personne n’a dit « peut-être que nous devrions mettre tout ce processus en pause, en attendant la fin de l’enquête, parce qu’il est possible que cette triche ait eu un impact sur le vote ».

    Il y a pourtant eu des commissions parlementaires (liées à Cambridge Analytica) dans de nombreux pays, des sanctions, des amendes…
    Oui. Mais les régulateurs et les élus, pour la plupart, ne comprennent pas vraiment ce à quoi ils ont affaire. Ils reprennent à leur compte les éléments de langage de Facebook, qui dit « nous sommes un service, nous sommes gratuits, personne n’est obligé d’utiliser notre plate-forme ». C’est comme dire que l’électricité est un service et que si vous ne voulez pas être électrocuté, vous n’avez qu’à vous passer de courant ! Les données, comme l’électricité, sont partout, et peuvent être dangereuses.

    Beaucoup d’élus m’ont dit : « Vous savez, je suis un député, je n’y connais rien en technologies. » Peut-être, mais ça ne vous empêche pas de réguler les compagnies aériennes, les entreprises pharmaceutiques ou du nucléaire !

    Nous avons aujourd’hui un secteur de la technologie à qui on laisse le droit d’expérimenter en direct sur nos sociétés et nos démocraties, sans conséquences pour lui lorsque ça se passe mal. Or, quand vous laissez une bande d’ingénieurs californiens, majoritairement des hommes blancs, créer un produit et l’appliquer à un pays qui a un passé de violences ethniques et religieuses, il se passe ce qui s’est passé en Birmanie. Même après avoir été alerté que son service était utilisé par l’armée comme un catalyseur de nettoyage ethnique, Facebook n’a quasi rien fait.

    Pensez-vous que Cambridge Analytica a eu un impact sur le résultat final dans le référendum sur le Brexit ?
    C’est probable. Si ça n’avait pas produit de résultats, Vote Leave n’aurait probablement pas dépensé 40 % de son budget dans ces services. Mais si on parlait de dopage, on ne se poserait même pas la question : quand un athlète est pris sur le fait, on ne se demande pas si les produits qu’il ou elle a pris ont vraiment fait une différence.

    Mike Bloomberg a dépensé des centaines de millions de dollars en publicités ciblées et en analyses de données pour remporter l’investiture démocrate. Mais sa campagne pour les primaires a échoué. Est-ce que ça ne montre pas les limites de ce que faisait Cambridge Analytica ?
    Je ne peux pas me prononcer sur la campagne de Mike Bloomberg en particulier, mais il faut garder à l’esprit que le but initial de Steve Bannon [l’ancien conseiller politique de Donald Trump, chargé de sa campagne électorale en 2016] était de changer la perception du public, pas de faire élire un candidat en particulier. Il a su catalyser le mouvement alt-right, ce qui a ensuite permis à Donald Trump de réussir.

    Cambridge Analytica a commencé en travaillant sur la contre-propagande, et notamment sur les jeunes hommes musulmans célibataires et en difficulté, qui pouvaient être tentés de rejoindre l’organisation Etat islamique. Bannon a ciblé des profils semblables aux Etats-Unis, sauf qu’au lieu de viser les jeunes musulmans pour les « déradicaliser », ils ont visé les jeunes blancs pour les radicaliser.

    Steve Bannon a très vite compris qu’il pouvait s’appuyer sur des mouvements comme le GamerGate, trouver des groupes de personnes extrêmement en colère et qui étaient prêtes à devenir des trolls extrémistes dévoués.

    C’est une différence majeure avec la campagne de Mike Bloomberg. Trump, en 2016, a pu exploiter ces cellules, dans tout le pays, qui étaient nourries de propagande et de conneries, jusqu’à ce qu’elles ne soient plus que des boules de rage pure.

    Steve Bannon, l’éminence brune de Donald Trump
    A la lecture de votre livre, on a l’impression que Steve Bannon a créé l’alt-right de toutes pièces, seul. Ne lui accordez-vous pas trop de crédit ?
    Je ne pense pas qu’il a tout créé lui-même. Steve Bannon n’est pas un magicien venu de l’hyperespace qui a lavé le cerveau de millions de personnes juste parce qu’il avait accès à des données Facebook.

    Mais il a été un catalyseur. Il a compris, avant tout le monde, un certain nombre de choses qui se passaient sur Internet en 2013-2014. Vous en connaissez beaucoup des politiques qui lisaient Reddit et 4Chan à l’époque ? Moi, non.

    Les démocrates ont-ils compris ce qui s’était passé ?
    Pour comprendre l’élection de Trump, il faut réfléchir en matière d’insurrection. Une erreur que font beaucoup de démocrates est qu’ils continuent de considérer Donald Trump comme un candidat politique. Ceci alors que l’alt-right fonctionne littéralement comme une secte, avec des milliers d’adeptes complètement cinglés. Personne n’ose le dire, parce que ce sont les Etats-Unis, mais si Trump était président du Zimbabwe, on ne parlerait certainement pas de « l’administration Trump », mais du « régime Trump ».

    D’autres « Cambridge Analytica » sont-ils possibles ?
    Oui. L’entreprise a fermé, mais ses technologies et ses tactiques n’ont pas disparu. Je ne sais pas ce que font les autres anciens employés. Nous savons désormais pour Cambridge Analytica, pour la Russie, mais que se passera-t-il la prochaine fois, quand la Corée du Nord aura créé son propre Cambridge Analytica ? Ou l’Iran, la Chine, ou même un pays « ami » ?

    Si un bombardier russe survole la France pour larguer des tracts à la veille d’une élection, il y a de fortes chances que l’armée française lui tire dessus. Mais si exactement la même chose se produit dans le cyberespace, subitement plus personne ne sait comment réagir.

    Ma grande crainte est que ces opérations d’influence deviennent la norme dans tous les pays. La désinformation, de gauche comme de droite, est toujours la forme la plus aisément accessible d’information. L’information de qualité est en général derrière un paywall, et la propagande est toujours gratuite.

    Finalement, la seule entité qui semble agir très directement pour limiter la désinformation reste Facebook. L’entreprise a démantelé plusieurs réseaux de désinformation ces dernières années…
    C’est vrai. Mais est-ce que vous, Français, vous voulez vraiment déléguer la gestion de votre vie politique en ligne à une entreprise californienne gérée par une bande de mecs de la Silicon Valley ? Je ne leur fais pas confiance.

    Et depuis quand est-ce que ce rôle peut être délégué à une entreprise privée, qui a un point de vue incroyablement américain sur la plupart des choses ?

    Facebook a recruté un Européen, l’ancien leader du Parti des démocrates libéraux Nick Clegg, à l’un de ses principaux postes. Dans votre livre, vous racontez avoir croisé M. Clegg dans ses anciennes fonctions. Est-ce qu’il ne peut pas apporter justement une vision plus « européenne » ?
    Pensez-vous vraiment que Sheryl [Sandberg] et Mark [Zuckerberg] en ont vraiment quelque chose à faire ? Que diraient les Français si, après son mandat, Emmanuel Macron vous disait que le changement climatique est un sujet extrêmement important et qu’il a donc décidé d’aller travailler pour une compagnie pétrolière pour « changer les choses de l’intérieur » ? Tout ça, ce sont des beaux discours, mais le résultat, c’est que vous travaillez pour une entreprise qui pose de gigantesques problèmes.

    Pourquoi avez-vous travaillé aussi longtemps pour Cambridge Analytica ? Vous expliquez dans votre livre à quel point vous étiez politiquement en désaccord avec sa direction…
    Lorsque vous êtes dans une relation toxique, la situation n’est pas toujours aussi simple. Et je reconnais que j’ai été un peu absorbé par le côté « cool » du projet original.

    Avec le recul, je me rends bien compte que ce n’est pas parce qu’un projet est passionnant qu’il ne peut pas être utilisé pour de mauvaises choses. Le couteau que vous fabriquez peut être utilisé par un chef étoilé au Michelin ou pour agresser quelqu’un. J’ai ignoré beaucoup de signaux qui auraient dû m’alerter.

    Très peu de gens se lancent dans une carrière d’ingénieur en se disant qu’ils veulent détruire la société. Il y a des problèmes de sexisme et de racisme dans la Silicon Valley, mais la plupart des gens qui y travaillent ne cherchent pas à faire du mal. C’est juste qu’ils sont dans un secteur qui ne leur impose pas un code de conduite professionnel strict, qui n’a pas assez d’agences de régulation et de règles.

    Quelles devraient, selon vous, être ces règles ?
    Les codes de conduite pour les architectes ne se contentent pas de regarder à quel point un design est brillant : il leur impose de regarder des choses comme les flux d’air en cas d’incendie. C’est pareil quand vous êtes médecin ou avocat. L’une des raisons qui font que la société vous octroie un prestige lié à votre profession, c’est que vous devez vous conformer à des standards éthiques.

    L’ingénierie informatique n’est plus une niche depuis longtemps. La science des données non plus. Il est grand temps que ces professions évoluent, et adoptent des codes de conduite qui les engagent à titre personnel.

    Aujourd’hui, les entreprises sont confrontées aux régulateurs seulement lorsqu’elles ont fait quelque chose de mal. Dans le secteur de l’aérospatiale ou du médicament, lorsque vous avez une idée pour un nouveau produit, vous devez d’abord demander une autorisation en amont, avant de le lancer. Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas s’appliquer aux #réseaux_sociaux.

  • [PBG] Voyage sur la #lune
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/voyage-sur-la-lune

    La lune, astre mystérieux, romantique, mais aussi inquiétant, effrayant.

    L’équipe de PBG enfile ses casques et tenues d’astronautes pour aller visiter notre satellite, si loin, si proche, et vous dit tout sur la nature réelle de la lune (attendez-vous à de terribles révélations), l’évolution des techniques de #vol, et la triste histoire d’un #teckel nain qui avait de la paté pour chien sur le dos.

    Du grand art.

    Tracklist :

    Air - Kelly Watches The Stars Bruce Haack - National Anthem To The #moon The Honeymoon Killers - J4 Moon Duo - Slow Down Low Moontribe - Moontribe The Out-Islanders - Moon Mist The Who - I Can’t Explain Freak Genes – Waxing Moon The Ventures - Moon (...)

    #vérité_vraie #vol,lune,moon,vérité_vraie,teckel
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/voyage-sur-la-lune_08277__1.mp3

  • "Ils m’ont emballé comme un colis" : le cri de détresse d’un Camerounais expulsé de Turquie

    Dans une série de vidéos publiées à la mi-février, un homme est emballé dans du film plastique à bord d’un avion de la #compagnie_aérienne Turkish Airlines. Ces images ont largement circulé au Cameroun, pays d’origine de ce passager, et ont suscité une vague d’indignation. La rédaction des Observateurs de France 24 a pu recueillir le témoignage de cet homme qui dénonce un traitement violent et humiliant de la part de cette entreprise et des autorités turques.

    Notre rédaction a pu identifier une série de quatre #vidéos montrant un incident à bord du vol numéro TK667 reliant Istanbul et Yaoundé la nuit du 27 au 28 janvier 2020.

    https://twitter.com/Ehuzud/status/1229365329727512576?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Cette première vidéo montre le moment où le passager a commencé à protester contre son expulsion. Elle a été filmée par sa compagne qui se trouvait non loin. À la fin de la vidéo, une hôtesse de la compagnie #Turkish_Airlines, reconnaissable à son uniforme, l’empêche de filmer.

    https://twitter.com/abelamundala/status/1229288299216461824?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Cette deuxième #vidéo montre le moment où les trois hommes qui entourent le passager commencent à lui retirer le film plastique qui entoure son torse. Ces images ont également été filmées par sa compagne.

    Ces deux vidéos ont été publiées dès le 28 janvier sur Facebook et ont été transmises à l’influenceur camerounais #David_Eboutou par une passagère de l’avion Istanbul Yaoundé. On y voit le passager libéré de la plupart de son enveloppe de plastique et les hommes qui l’entourent essayer de le libérer du scotch et des menottes qu’il a aux chevilles.

    En observant attentivement la série de vidéos, on voit clairement que l’homme est menotté à l’aide de sangles en plastique noir au niveau des poignets et de menottes aux chevilles. Par-dessus, ses vêtements ont été rajoutées plusieurs couches de #film_plastique, consolidées avec du large #scotch transparent.

    Un des trois hommes qui entoure le passager porte un rouleau de ce type de scotch à la main. On aperçoit également un masque chirurgical qui pend aux oreilles du passager et qu’il portait probablement avant de manifester sa colère à bord.

    « On m’a dit que mon visa était un faux et on m’a arrêté »
    La rédaction des Observateurs de France 24 a pu retrouver cet homme. Emmanuel Fosso Someon Chedjou, 47 ans, est marchand de chaussures à Douala au Cameroun. Il a fourni plusieurs documents à notre rédaction permettant de prouver qu’il a bien effectué ce voyage et qu’il a été expulsé de l’aéroport d’Istanbul. Notre rédaction a également pu discuter avec six passagers qui étaient à ses côtés dans le centre de détention de l’aéroport. Tous ont livré un témoignage concordant avec le sien.


    Je voulais me rendre à Dubaï avec ma compagne pour acheter un stock de chaussures et j’ai fait appel à une agence de voyage pour tout préparer. C’était ma première fois et j’ai compris trop tard que je m’étais fait arnaquer.

    Le vol pour Dubaï passait par Istanbul avec une #escale de 8 heures, c’était le 21 janvier.

    Sur cette photo prise avant le départ, on voit que le voyage entrepris par #Emmanuel_Chedjou et sa compagne vers Dubai devait durer du 21 au 29 janvier.

    Quand nous sommes arrivés ma compagne est restée dans la zone de transit et j’ai voulu sortir de l’aéroport faire une course, vu que notre temps d’attente était très long. Arrivé au contrôle des passeports, on m’a dit que mon visa de transit était un faux et on m’a arrêté. On m’a emmené dans une sorte de centre de détention et j’ai retrouvé là-bas ma compagne qui avait été arrêtée entre temps.

    Ce document, en turc et en anglais, détaille qu’Emmanuel Chedjou est décrété « #passager_non_admissible », ou INAD dans le jargon de l’aviation pour le motif suivant : « Visa ou permis de résidence contrefait ».

    Un selfie pris par Emmanuel Chedjou dans l’aéroport d’Istanbul, reconnaissable à son plafond, peu de temps avant son arrestation.

    On m’a confisqué mon téléphone et on m’a demandé de signer des papiers que je ne pouvais pas lire puisqu’ils étaient en turc. J’ai aussi demandé à parler à un avocat et les officiers qui étaient là ont refusé.

    Je ne savais pas exactement qui étaient ces officiers, si c’étaient des policiers, des gendarmes ou des agents de sécurité. Ils ne portaient pas d’uniformes.

    Deux jours plus tard, ils ont voulu me déporter une première fois, le 23 janvier. J’ai protesté en disant que je voulais poursuivre mon voyage vers Dubaï et les officiers m’ont frappé. Un fois arrivé sur la passerelle de l’avion, j’ai protesté à nouveau et crié. À ce moment-là, l’équipage et le pilote de Turkish Airlines sont sortis et ont refusé de me prendre à bord. Ils ont demandé à ce que je sois pris en charge par le HCR.

    Mais il n’en a rien été.

    « Ils ont pris les rouleaux de film plastique utilisés pour emballer les valises »

    J’ai continué de subir des tabassages et des menaces pour que je rentre dans mon pays. Le 28 janvier vers 13 h ils sont venus me chercher pour me rapatrier sur un vol vers Yaoundé, au Cameroun. J’ai protesté à nouveau et cette fois ils m’ont mis dans une pièce spéciale.

    Il y avait une dizaine d’officiers et ils s’y sont mis à plusieurs pour me maîtriser. Ils ont d’abord mis des sangles en plastique à mes pieds et à mes poignets, puis de véritables menottes en métal. Ensuite ils ont rempli ma bouche de mouchoirs et l’ont fermée avec du scotch.

    Enfin, ils ont pris deux grands rouleaux de film plastique, ceux qui sont utilisés dans les aéroports pour emballer les valises. Ils m’en ont mis des couches et des couches du cou jusqu’aux pieds, si bien que c’était absolument impossible de bouger. À ce moment-là, j’ai vraiment commencé à avoir du mal à respirer.

    Trois d’entre eux m’ont mis dans un fauteuil roulant et m’ont emmené dans un avion qui partait pour Yaoundé. À l’intérieur ils m’ont porté comme un colis jusqu’à mon siège.

    Quand les passagers étaient tous installés et qu’il restait environ 15 minutes avant le décollage, j’ai réussi à cracher les mouchoirs qui étaient coincés dans ma bouche et j’ai pu crier à l’aide.

    Les passagers ont tout de suite réagi quand ils m’ont vu et ont protesté pour qu’on me libère de tout ce plastique. Ma compagne était dans l’avion elle m’a vu ainsi et a pris deux vidéos pour garder des preuves.

    Mes habits s’étaient déchirés quand je me battais avec les policiers et j’ai demandé à récupérer mon bagage à main pour me changer. Dans la poche de mon jean déchiré, que j’avais laissé sur mon siège, il y avait 2 400 euros en liquide que j’avais pris pour commercer à Dubaï. Quand l’officier m’a rendu le pantalon, les poches étaient vides. Il m’a dit : « tu as déjà de la chance, on va te tuer ».

    « Ils m’ont laissé dans un hall pendant deux jours sans rien à manger »

    Après tout ça, une hôtesse de Turkish Airlines m’a accompagné à l’extérieur de l’avion dans lequel était restée ma compagne, qui s’est donc envolée pour Yaoundé. Elle m’a demandé pourquoi j’étais sous escorte et je lui ai dit qu’il était inacceptable de traiter les gens de cette manière, que j’étais malade et que j’avais besoin de soins. Elle m’a laissé dans un hall de l’aéroport, devant un bureau de Turkish Airlines, sans rien. J’étais obligé de mendier pour manger.

    Au bout de deux jours, un homme qui se présentait comme le chef du personnel de Turkish Airlines m’a dit : « on ne peut pas te soigner et tu ne peux pas rester en Turquie, tu restes ici sans te laver, tu vas choisir un pays où on va te déposer et tu vas partir ». Ensuite, des officiers sont venus me chercher pour me ramener au centre de détention.
    Une nuit, un des policiers qui m’avait emballé dans du plastique m’a dit en m’apportant un café qu’ils allaient m’emmener à Abuja, au Nigeria. Je lui ai répondu que ce n’est pas mon pays et que c’est très loin de chez moi. Il m’a dit que c’est à côté [800 kilomètres séparent Abuja de Douala, NDLR].

    À ce moment-là j’étais vraiment épuisé, je n’en pouvais plus et j’ai fini par céder. J’ai pris la carte d’embarquement pour ce vol et ils m’ont mis de simples menottes pour m’emmener dans l’avion. Une fois que j’étais assis ils les ont enlevées et sont sortis de l’appareil.

    La carte d’embarquement d’Emmanuel Chedjou pour le vol d’Istanbul à Abuja.

    Je suis arrivé à #Abuja dans la nuit du 30 au 31 janvier et une dame rencontrée dans l’avion m’a aidé à organiser mon voyage en voiture jusque chez moi. Je suis arrivé à la maison le 4 février [soit deux semaines après son arrivée en Turquie, NDLR].

    Entre l’agence de voyage qui m’a arnaqué et ce qu’il s’est passé à Istanbul, j’ai perdu environ 7 millions de francs CFA, soit 10 590 euros [des chiffres que notre rédaction n’a pas pu vérifier de façon indépendante, NDLR]. Avec cet échec, j’ai donc perdu non seulement mon capital mais j’ai aussi perdu toute crédibilité dans ma communauté. Plus personne ne veut commercer avec moi. Je veux dénoncer la compagnie Turkish Airlines et ces officiers qui m’ont humilié. Je veux aujourd’hui me faire dédommager et, si c’est possible, je porterai plainte.

    « Ils prenaient les téléphones des Noirs mais pas ceux des Blancs »

    Emmanuel Chedjou dénonce par ailleurs un traitement discriminatoire dans le centre de détention où sont mis en attente tous les passagers n’ayant pu passer les frontières de l’aéroport. Selon lui, les personnes noires sont systématiquement privées de leurs téléphones portables et sont détenues dans une pièce séparée.

    Un avis partagé par un autre passager resté détenu pendant 6 jours à la même période que lui, #Johnny_Mabaya, un Congolais de 20 ans.

    Moi, contrairement à Emmanuel, je ne parle pas l’anglais. Il y avait donc un gros problème de communication et ça générait beaucoup de tensions. On nous servait de la nourriture quasi immangeable et on nous frappait régulièrement. Tous les téléphones des Noirs étaient confisqués, mais pas ceux des Blancs. On était aussi tous détenus dans une pièce séparée.

    Le jour où ils ont emballé Emmanuel dans du plastique on a entendu beaucoup de cris, et tout d’un coup, ça s’est arrêté. On a compris qu’ils avaient réussi à lui fermer la bouche. Quelques jours plus tard c’était mon tour, j’ai essayé de protester moi aussi, mais j’ai vite cédé par peur qu’ils me fassent la même chose.

    Deux femmes, l’une Congolaise et l’autre Camerounaise, nous ont confirmé que les ressortissants africains étaient traités différemment. Un passager ukrainien détenu brièvement au même endroit nous a confirmé qu’il avait pu garder son téléphone portable dans le centre de détention.

    Que se passe-t-il à l’aéroport d’Istanbul ?

    Très peu d’associations de défense des réfugiés et d’avocats spécialistes de ce domaine ont accès au centre de détention de l’aéroport d’Istanbul. D’après nos recherches, plusieurs avocats de l’ONG « Refugee Rights Turkey » ont pu le visiter, mais l’organisation a décliné notre demande d’interview.

    L’autorité administrative de l’aéroport est responsable de cet endroit, comme le précise la loi sur les obligations des transporteurs aériens du 7 novembre 2015. Cependant, les responsabilités sont partagées : la compagnie aérienne s’assure du retour au pays le plus rapide possible du passager non admissible sur le sol turc et l’entreprise gestionnaire de l’aéroport veille à ce que le temps d’attente soit passé dans un endroit dédié et dans des conditions dignes et sécurisées.

    Aucun texte de loi turc ne précise quelles unités de police ou de sécurités privées sont chargées d’escorter les passagers à bord des avions, ni de quels moyens ils disposent légalement pour les contrôler s’ils refusent d’obtempérer. Selon un ancien cadre de l’aviation civile turque, les compagnies aériennes font appel à des services de sécurité privée pour ce type de cas. Une affirmation que nous n’avons pas été en mesure de vérifier.

    Selon Piril Erçoban, coordinatrice de l’association turque de défense des réfugiés Mütleci-der, les images de l’expulsion d’Emmanuel Chedjou sont « révoltantes ».

    « Peu importe le statut de la personne, cette pratique est inacceptable. Ça ne peut être légal. Les autorités doivent prendre des mesures administratives et légales contre les personnes responsables et ne plus tolérer ce type de pratiques dans les zones frontalières ou de transit ».

    La Direction générale de la gestion des migrations (DGMM en turc), branche du ministère de l’Intérieur turc, a déclaré le 22 février sur Twitter que « de telles pratiques ne peuvent absolument pas être acceptées » et annoncé que « deux enquêteurs ont été missionnés » pour établir les faits avant que « le nécessaire soit fait concernant les responsables ».

    « Le passager concerné a essayé d’entrer dans notre pays avec un faux document le 21 janvier et son entrée n’était pas autorisée. L’étranger concerné a été soumis à trois tentatives de renvoi les 21, 22 et 27 janvier. Il n’a pas pu être renvoyé en raison de sa résistance et parce qu’il a retiré ses vêtements dans l’avion lors de la dernière tentative. Il a finalement été renvoyé le 30 janvier lors d’une quatrième procédure », détaille l’institution dans son communiqué.

    Notre rédaction a contacté la compagnie aérienne Turkish Airlines pour obtenir des explications sur cet incident. Cette dernière n’a pas répondu à nos questions. Nous publierons sa réponse quand elle nous parviendra.❞

    https://observers.france24.com/fr/20200221-turquie-cameroun-expulsion-avion-turkish-airlines-passa

    #renvois #renvois_forcés #asile #migrations #réfugiés #Turquie #réfugiés_camerounais #Cameroun #déshumanisation #inhumanité #dignité #Emmanuel_Fosso_Someon_Chedjou #expulsion #déportation
    #menottes #sangles

    ping @karine4 @isskein @reka

  • Palestine : la liste des entreprises complices de la colonisation enfin publiée par l’ONU
    Solidaires, le 15 février 2020
    https://solidaires.org/Palestine-la-liste-des-entreprises-complices-de-la-colonisation-enfin-pu

    Établie en 2016, il aura donc fallu attendre quatre ans pour que l’ONU publie la liste des entreprises qui ont « directement ou indirectement, permis la construction et la croissance des colonies de peuplement, les ont facilitées et en ont profité », autrement dit des entreprises complices du « crime de colonisation », un crime reconnu par la justice française et considéré comme un crime de guerre au regard du droit international. Sa publication avait été entravée par l’administration Trump, et ce n’est sans doute pas un hasard qu’elle intervient après que le mal-nommé « deal du siècle » ait définitivement disqualifié ses auteurs sur la question de la colonisation.

    Mieux vaut tard que jamais, et nous nous réjouissons de la publication d’une telle liste qui ne fait que confirmer ce que les Palestinien..nes et les militant.es du monde entier répètent depuis des années. Montrer du doigt ces entreprises ne suffit plus, et il convient désormais de mettre fin à l’impunité, de faire cesser cette complicité, de faire respecter le droit international, et de faire pression sur ces entreprises si elles ne le respectent pas. Cette liste appelle à des mesures légales et coercitives, ainsi qu’au renforcement de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

    Quelles sont ces 112 entreprises israéliennes et internationales prévenues et donc récidivistes ? Plusieurs sont déjà visées par la campagne BDS à travers le monde, en particulier des entreprises de tourisme (Airbnb, Expedia, TripAdvisor, Booking, eDreams et Opodo), la compagnie nationale israélienne d’eau Mekorot, ou Delta, le concessionnaire exclusif de Puma en Israël.

    Les seules entreprises françaises explicitement citées sont Alstom, Egis et Egis Rail, ciblées par Solidaires et de nombreuses autres organisations (citons entre autres la CGT, la CFDT, Al Haq, l’AFPS, la LDH, la FIDH ou la Campagne BDS France), pour leur implication dans le tramway de Jérusalem. Bien qu’elles se soient retirées d’appels d’offres visant l’extension de ce tramway, la présence de ces entreprises dans la liste de l’ONU prouve qu’elles sont toujours impliquées dans la maintenance du tramway et la coordination du projet, et que la campagne dans laquelle Solidaires est impliquée est plus que jamais justifiée pour faire respecter le droit international.

    La liste des Nations Unies comporte certaines imprécisions. Par exemple, si elle montre du doigt cinq banques israéliennes, elle passe sous silence que ce sont celles dans lesquelles la société d’assurance française AXA investit, et pour lesquelles une campagne de dénonciation menée par Solidaires et sensiblement les mêmes organisations se trouve là encore justifiée au plus haut niveau. De même, si elle cite Altice Europe comme une entreprise néerlandaise complice de la colonisation israélienne, elle passe sous silence qu’il s’agit en fait de la maison mère de la française SFR, ou que le groupe General Mills représente entre autres les marques Häagen-Dazs, Géant Vert ou Yoplait...

    Enfin, le comité national palestinien du BDS souligne de nombreux « oublis » de cette base de données, contre lesquelles des campagnes sont en cours, suite à des implications irréfutables dans des activités commerciales dans ou avec les colonies, citant pêle-mêle Hewlett Packard, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Caterpillar, Heidelberg Cement, Cemex, G4S ou Elbit.

    Alors que ces entreprises s’enrichissent impunément aux dépends des Palestinien.nes, il est anormal que ce soient des citoyen.nes qui se voient poursuivi.es pour les avoir dénoncées. Le comité national palestinien du BDS appelle « toutes les institutions publiques, les conseils municipaux, les églises, les syndicats, les organisations culturelles, les universités, les fonds d’investissement et autres, de cesser d’avoir des contrats avec les compagnies sur la liste onusienne de la honte, de faire des achats de ces compagnies ou d’y investir, pour éviter toute complicité avec l’entreprise coloniale d’Israël. »

    Comme dans les années 1980, il convient que la campagne citoyenne de boycott de l’apartheid israélien soit enfin rejointe par les Nations Unies, et le comité national palestinien du BDS voit « la publication de cette base de données comme la première mesure significative et concrète par un organisme onusien pour faire rendre des comptes aux compagnies israéliennes et internationales qui rendent possibles les graves violations des droits palestiniens par Israël et en tirent profit. »

    Nous attendons des entreprises dénoncées, et en particulier françaises, qu’elles respectent la loi et qu’elles cessent immédiatement leur complicité avec le régime d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid israélien. Par la campagne BDS, nous voulons maintenir la pression sur ces entreprises, mais aussi sur le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains pour qu’il complète et actualise la liste publiée. Solidaires, engagée dans le mouvement BDS pour les droits palestiniens, continuera sa lutte pacifique pour la liberté, la justice, l’égalité, et pour mettre fin à toute complicité avec le régime d’oppression israélien.

    Le rapport officiel du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains est ici :
    https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=25542&LangID=E

    La liste des entreprises complices de la colonisation en format word est ici :
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session43/Documents/A_HRC_43_71.docx

    Voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/825418

    #ListeONU

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

    #Airbnb, #Expedia, #TripAdvisor, #Booking, #eDreams, #Opodo, #Altice, #SFR, #Motorola, #Alstom, #Egis

    #Hewlett_Packard, #Hyundai, #Volvo, #Caterpillar, #Heidelberg_Cement, #Cemex, #G4S, #Elbit

  • Israël : la liste noire de l’ONU - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150220/israel-la-liste-noire-de-l-onu

    J’ai vu passer des choses ici à ce sujet

    La publication par les Nations unies d’une liste d’entreprises impliquées dans la colonisation de la Cisjordanie, en violation du droit international, a provoqué en Israël des réactions violentes, de la gauche à la droite. Qui révèlent l’adhésion de la majorité des Israéliens à la colonisation et à l’annexion des territoires occupés palestiniens.

    Base de données
    https://www.documentcloud.org/documents/6777072-A-HRC-43-71.html

  • Les Nations Unies publient la liste des compagnies profitant des crimes de guerre israéliens
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 12 février 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/02/13/les-nations-unies-publient-la-liste-des-compagnies-profitant-de

    Israël a réagi avec colère à la publication de la liste.

    Gilad Erdan, le ministre des affaires stratégiques du pays, a affirmé qu’elle « prouve une fois de plus l’antisémitisme permanent et la haine d’Israël de la part des Nations Unies ».

    Incapable de défendre ses violations du droit international, Israël diffame maintenant régulièrement comme antisémites même les plus modérées de ses critiques.

    Voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/825418

    #ListeONU

    #Palestine #ONU #Territoires_Occupés #Territoires_67 #Colonies #Colonisation #Complicité #Boycott #BDS

    #Airbnb, #Expedia, #TripAdvisor, #Booking, #eDreams, #Opodo, #Altice, #SFR, #Motorola, #Alstom, #Egis

    #AXA, #Puma, #Hewlett_Packard, #Hyundai, #Volvo, #Caterpillar, #Heidelberg_Cement, #Cemex, #G4S, #Elbit

  • » Israel Further Severs Ties with UN over Settlement Blacklist
    February 13, 2020 10:44 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israel-further-severs-ties-with-un-over-blacklist

    Israel has suspended its ties with the United Nations High Commissioner for Human Rights, the Israeli Foreign Ministry (FM) announced on Wednesday, several hours after the UN body published a list of 112 companies that do business in West Bank settlements.

    FM Israel Katz’s office said he ordered the “exceptional and harsh measure” in retaliation for Michelle Bachelet’s office “serving the BDS campaign,” referring to the anti-Israel Boycott, Divestment and Sanctions Movement.

    Katz intends to protect the companies operating in Israel, his office stated.

    He claimed that by publishing the list, the Human Rights Council joined the anti-Israel boycott movement, but stressed that the database is not legally binding.

    Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu also slammed the council and similarly vowed to fight the database, Al Ray Palestinian Media Agency reports. (...)

    #BDS

  • Israel’s rejection of UN list of companies tied to settlements reveals stark truth about annexation
    Israel isn’t interested in the distinction between its right to exist as a country and the dispute over West Bank settlements. Instead, it seeks to blur the borders
    Noa Landau Feb 13, 2020 8:22 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/elections/.premium-israel-s-rebuff-of-un-list-of-firms-tied-to-settlements-shows-trut

    The wall-to-wall support for West Bank settlements voiced in Israel on Wednesday in response to the UN human rights office’s release of a list of businesses operating in the settlements shows that the annexation everyone is talking about these days has actually happened de facto long ago.

    Without any dramatic Knesset votes or referendums, and without the need for any favors from the Trump administration, the entire Israeli establishment stood unambiguously on the side of the settlements.

    Granted, Prime Minister Benjamin Netanyahu surprisingly restrained himself from accusing the Office of the UN High Commissioner for Human Rights of anti-Semitism. But he did announce, as is customary among countries that are becoming increasingly internationally isolated, that “If anyone boycotts us, we’ll boycott them.” Israel is already boycotting the International Criminal Court and numerous other multilateral organizations, so adding one more to the list won’t be a big deal.

    Ministers from Netanyahu’s Likud party, including Yariv Levin and Gilad Erdan, were less restrained. They jumped straight into the standard clichés – exploiting and cheapening the Holocaust by accusing the UN of anti-Semitism.

    The prize, however, goes to President Reuven Rivlin. The very president who tries so hard to project a statesmanlike, tolerant, balanced image said that the list is a “shameful initiative reminiscent of dark periods in our history.”

    In other words, publishing an international database about businesses that operate in the settlements – which is illegal according to international law and UN resolutions – is just as bad in Rivlin’s eyes as the Holocaust. It should be pointed out that this list isn’t even accompanied by any actual sanctions or boycotts, much less gas chambers.

    This is also the same president who just recently hosted an impressive phalanx of dozens of world leaders at a conference against anti-Semitism in Jerusalem, where he urged them to protect democracy. Just as the international community was able to unite after World War II to promote a shared goal, he added, it must continue working together today on the basis of shared values.

    But international law and international institutions evidently aren’t democratic enough for him – or perhaps he’s only selectively protective of democracy, when it’s convenient for him.

    The support for de facto annexation of the settlements was also glaringly apparent among members of Israel’s so-called opposition. Kahol Lavan Chairman Benny Gantz said this was “a black day for human rights. The Office of the UN High Commissioner for Human Rights has lost all connection with reality.”

    His partner in the party’s leadership, Yair Lapid, went even farther, calling the high commissioner for human rights – a woman with a long record of achievement who is internationally admired – the “UN commissioner for terrorists’ rights.” He even threated that “when we form a government, we’ll work against them with all our might, with no qualms.” When you recall how Israel actually deals with terrorists, this quote is even more troubling.

    But the most surprising condemnation came from Amir Peretz, chairman of the ostensibly left-wing Labor-Gesher-Meretz joint ticket. “We oppose boycotts, and outrageous and superfluous UN decisions,” he said – although Meretz, which is part of this ticket, has until now actually supported boycotting settlements products. “We’ll work in every forum to repeal this decision and preserve a strong Israeli economy and Israelis’ jobs,” he added, in a statement that aroused unease, to say the least, among what remains of Meretz’s voters.

    This was an official death certificate for the Zionist left in the face of the annexation that has already happened.

    Behind the scenes, official state agencies, headed by the Foreign Ministry, also gave briefings assailing the list’s publication. During these briefings, the term BDS (referring to the boycott, divestment and sanctions movement) was repeatedly thrown around.

    Anyone who still mistakenly thinks that Israel’s war against BDS is aimed against boycotts of Israel as a whole, including within the 1948 armistice lines, ought to sober up. Israel’s intention, as evident from both its legislation and in actions, is unequivocally to protect the settlements against boycotts. The state isn’t interested in the distinction between Israel’s right to exist as a country and the dispute over the settlements; rather, it seeks to blur the borders.

    This was once again made clear by the Israeli bureaucrats who mobilized on Wednesday to assail international law in the name of annexation. With an uncomfortable giggle, one briefer even recited those same accusations of anti-Semitism in his talking points. In the Israel of 2020, official state bodies use BDS and anti-Semitism as synonyms in their campaign to protect the settlement enterprise.

    In recent weeks, following the release of the Trump administration’s peace plan, there have been stormy campaigns on both the right and the left for or against officially annexing the settlements. But what happened on Wednesday proves that this is a sterile debate over mere symbolism. De facto annexation has already happened and continues to happen every day; it is only de jure annexation that’s still being fought over.

    Israel has been treating the settlements as an inseparable part of the country for a long time already. De jure annexation won’t drastically change anything of importance that isn’t already happening on the ground. Israel has already annexed everything all by itself, and doesn’t need U.S. President Donald Trump and his ambassador to Israel, David Friedman. Official recognition is just icing on the cake.

    #ListeONU