• Nantes : un rapport de police soulève la responsabilité de la préfecture et de la mairie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280719/nantes-un-rapport-de-police-souleve-la-responsabilite-de-la-prefecture-et-

    Un compte rendu d’opérations de police du 22 juin 2017 rapporte les dangers encourus par les jeunes célébrant, à Nantes, la fête de la musique le long des berges de la Loire, quai Wilson. Là-même où deux ans plus tard, Steve Maia Caniço a disparu, des policiers avaient en 2017 refusé d’employer la force pour évacuer les lieux, deux jeunes étant tombés dans la Loire. Au regard des dangers encourus, « un repli tactique » sans usage de la force avait alors été décidé.

    #Enquête #violences_policières,_Nantes,_Steve_Maia_Caniço

  • Malgré l’affaire Benalla, des collaborateurs fantômes hantent encore les cabinets
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270619/malgre-l-affaire-benalla-des-collaborateurs-fantomes-hantent-encore-les-ca

    Parmi les collaborateurs de l’Élysée ayant fini par « régulariser » leur situation en remplissant leur déclaration d’intérêts et de patrimoine, seul Alexandre Benalla est aujourd’hui poursuivi par la justice pour « non accomplissement d’obligations déclaratives ». Dans les cabinets ministériels, contraints à des effectifs réduits, certains contournent encore les règles de transparence. Et passent sous les radars.

    #EXÉCUTIF #cabinets_ministériels,_chargés_de_mission,_Administration,_Alexandre_Benalla,_Justice,_HATVP

  • « On n’échappera pas à une réflexion sur l’usage du LBD », réagit la patronne de l’IGPN - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/on-n-echappera-pas-a-une-reflexion-sur-l-usage-du-lbd-reagit-la-patronne-de

    Brigitte Jullien dresse le bilan 2018 des activités de la « police des polices ». Le nombre d’enquêtes a explosé depuis la crise des gilets jaunes. Interview.

    Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le nombre d’enquêtes judiciaires de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) visant des policiers a explosé. On en recense 265 depuis le 17 novembre, dont 40 % ont été transmises à la justice (huit informations judiciaires ont été ouvertes), a annoncé ce jeudi la « police des polices », lors d’un point presse.

    On note également une hausse de plus de 200 % de l’usage des décriés LBD et grenades de désencerclement en 2018 par les policiers. Des tirs largement concentrés sur les deux derniers mois de l’année, qui ont vu se massifier les mouvements de gilets jaunes.

    A ce jour, l’IGPN n’a effectué aucune proposition de sanction administrative contre des policiers visés par des enquêtes en lien avec ces manifestations, indique à L’Express Brigitte Jullien, directrice de l’Inspection générale de la police, qui dit attendre la fin des enquêtes. Cette nouvelle arrivée dans l’institution -elle a pris ses fonctions en janvier- dresse le bilan d’une année 2018 marquée par des manifestations hors normes.

    L’Express : Comment votre activité d’enquêteurs a-t-elle été modifiée par le mouvement des gilets jaunes ?

    Brigitte Jullien : L’IGPN n’avait jamais vécu une telle situation, mais nous n’avons pas renforcé nos effectifs (l’institution comprend 292 agents, dont 110 enquêteurs). Nous avons su nous mobiliser face à cet afflux de travail.

    LIRE AUSSI >> « À l’IGPN, je n’ai jamais eu de pressions politiques »

    Il n’y a pas que la situation des gilets jaunes. Dans tous les cas, 2018 a été une année importante en termes de manifestations sociales sur la voie publique et de violences urbaines. On a aussi vécu la Coupe du monde, le Printemps de Bourges, les manifestations contre l’enfouissement de déchets nucléaires, ou encore les débordements à Halloween...

    Pourquoi certaines enquêtes, notamment liées aux violences présumées contre des gilets jaunes, prennent autant de temps ?

    Identifier le policier qui a tiré n’est pas toujours évident. Les victimes se trouvent dans certains cas à 30 m de la personne qui a utilisé son arme, et ne sont pas capables de nous donner son signalement ou son positionnement.

    On a des vidéos, souvent, mais elles ne sont parfois pas très claires. Il faut qu’on fasse toutes les recherches sur l’unité qui était présente, puis il faut auditionner le commissaire qui dirigeait le service et enfin les officiers, afin de voir qui était positionné à tel endroit. Parfois aussi, on n’est pas certain que la blessure soit liée à un LBD.

    Les nombreuses vidéos prises par des manifestants ou témoins et diffusées sur les réseaux sociaux ont-elles modifié votre travail ?

    C’est un élément nouveau dans le cadre de nos enquêtes, qui n’existait pas il y a encore quelques mois et que l’on intègre maintenant. On a des enquêteurs qui se sont spécialisés dans l’étude des réseaux sociaux, qui cherchent avec des occurrences toutes les images qui existent, pour travailler dessus.

    Sur notre plateforme de signalements, on reçoit aussi plein de vidéos qui sont parfois difficiles à identifier, car elles nous sont transmises par des internautes qui les ont eux-mêmes trouvées sur les réseaux sociaux. C’est alors compliqué de les raccrocher à un fait précis. Les réseaux sociaux font désormais partie du travail d’enquêteur et on ne le néglige pas.

    #maintien_de_l'ordre

  • Le cybersquatting par anticipation, une tendance qui s’accroit. | Gandi News
    https://news.gandi.net/fr/2018/07/le-cybersquatting-par-anticipation-une-tendance-qui-saccroit

    Une nouvelle marque ou un nouveau produit en cours de développement ? Avant de déposer votre dossier de marque auprès des autorités compétentes, pensez surtout à sécuriser le(s) nom(s) de domaine correspondant !

    En effet les bases de données de marques sont accessibles à tous et représentent une source d’information inépuisable pour celles et ceux qui ont fait de la revente de domaines une activité très lucrative.

    Ces personnes ne tarderont pas à enregistrer le domaine lié à votre nouvelle marque – avant même sa validation de dépôt – pour ensuite vous le proposer au prix fort.

    N’hésitez donc pas à impliquer votre chargé de compte Gandi Corporate avant tout dépôt de marque : il saura vous guider dans vos choix !

    Eh oui, il y a un marché maffieux dans les noms de domaines... qui s’étend à proportion des extensions disponibles. Bonjour l’argent gagné pour rien, juste pour se protéger des voleurs. Au fait, comment Don Corleone appelle-t-il la protection contre les ennuis ?

    #Voleurs #Voyous #Parrains #Mafia #Noms_domaine

  • No One Knows Who’s Behind The New Anti-#BDS Tactics – The Forward
    https://forward.com/news/407127/a-new-wave-of-hardline-anti-bds-tactics-are-targeting-students-and-no-one-k

    Strange things started happening at George Washington University this April, as their student government prepared to vote on a resolution supported by pro-Palestinian campus activists.

    Anonymous fliers, websites, and social media campaigns appeared out of nowhere to attack the student activists. And, on the day of the vote, two adult men dressed as canaries showed up to do a weird dance in the lobby of the college building where the student government was set to vote.

    It was the canaries that really freaked out Abby Brook, a Jewish GW student active in pro-Palestinian campus groups. “I honestly didn’t believe it at first,” said Brook, who arrived at the building where the canaries were dancing a few minutes after they left. Friends showed her pictures of the two men. One had worn a full-body Tweety Bird costume, his face painted yellow; the other a yellow plague doctor mask with a long, curved beak.

    #intimidation #voyous #impunité #israel #etats-unis

  • Scoop : Derrière l’affaire Benalla, la question des violences policières
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/28/derriere-l-affaire-benalla-la-question-des-violences-policieres_5337080_1653

    Afin de les appuyer dans leur mission, les gardiens de la paix ont été dotés d’armes non létales de plus en plus violentes : Flash Ball, Taser et grenade de désencerclement. Au moment d’évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en avril, dix mille grenades lacrymogènes ont été tirées en dix jours. Une utilisation massive qui pose question.

    « Ironie de l’histoire, relève Christian Mouhanna, ces armes ont été introduites aux Etats-Unis pour limiter le recours à l’arme à feu. En France, où les policiers en faisaient peu usage, cela a créé une incitation indirecte à être plus violent. »

    Après 8 jours de vidéos et scandale Benalla, #police « #armes_non_létales » #violences_policières #sociologues et #réformateurs #Jobard

    • Escuse moi @bce_106_6 je t’ai pas cité comme source. C’est assez interessant, surtout la partie sur le type de contrat qu’a signé Stormy Daniels et dont il faut se méfié.
      Je trouve regrettable qu’a la fin il n’appel que les mâles pas dominants à s’occuper du cas de Trump. Il prend la peine de parler des femmes dominantes mais quant il s’agit de lutter il n’en fait plus qu’une affaire de mâles alphas VS mâles pas alphas alors que c’est quant même les femmes (et en particulier ici Stormy Daniels ), qui depuis le début de son mandat, luttent le plus contre Trump - et se font confisquer leurs actions ( cf par exemple ; https://seenthis.net/messages/562751 ).

    • Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump ou la star du porno ? Merci à Catherine Cappuyns et Pascale Duclaud !
      https://www.pauljorion.com/blog/2018/03/29/les-temps-qui-sont-les-notres-trump-ou-la-star-du-porno-le-26-mars-2018-retranscription/#more-103442
      . . . . . . . je vais vous parler cette fois-ci de ce qui s’est passé hier soir aux États-Unis : l’émission ‘60 Minutes’ où était interviewée la star du porno, Stormy Daniels (de son nom de naissance : Stéphanie Gregory, et au point de vue, je dirais, des autorités : Stéphanie Clifford, du nom de son premier époux).

      Pourquoi était-elle interviewée ? En raison des différends entre elle et le Président Trump depuis un certain temps. Elle a été payée 130.000 dollars, pas par #Trump directement mais par l’avocat de Trump, pour ne pas parler de la relation sexuelle qu’ils ont eue (si j’ai bon souvenir c’est en 2006), et du procès qui lui est intenté pour ce qui apparaît un non-respect de son #NDA – « Non Disclosure Agreement » (je ne sais pas comment on appelle ça en français, un « accord de ne pas en parler »). Ça devient de plus en plus courant dans les entreprises : vous devez jurer sur la tête de votre grand-mère et de vos enfants de ne jamais parler de ce qui s’est passé là où vous étiez. Je ne sais pas si c’est un statut véritablement légal mais comme vous le savez sans doute, ce qui se passe maintenant dans le milieu des affaires, le plus souvent, n’a pas de statut légal véritable et c’est pour ça qu’il vous reste toujours la possibilité de vous tourner vers les #tribunaux, comme le fait Madame Clifford en ce moment : on lui a imposé un #arbitrage_privé sur l’accord qu’elle a passé en échange des 130.000 dollars et son avocat lui a dit qu’il fallait dire que tout ça n’était pas légal.

      Vous vous souvenez des aventures de l’État français avec Monsieur #Tapie ? Où l’État français était passé avec Monsieur Tapie, dans un accord, par un arbitrage, ce qui est quand même assez sinistre de voir qu’alors que l’État dispose quand même de l’exercice de la justice – ça fait partie d’un des trois piliers du fonctionnement de l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire – que l’État accepte aussi de se tourner vers des individus privés qui pourraient décider de la justesse, de la justice, dans une affaire. Et l’illustration dans le cas de Monsieur Tapie, bien entendu a été remarquable : non, l’État, s’il vous plaît, abstenez-vous – au moins vous ! – de faire ce genre de choses. Bien entendu, un des arbitres était de mèche avec Monsieur X et toute l’affaire s’est écroulée.

      D’où est-ce que ça nous vient ça ? Ça nous vient de la #lex_mercatoria. C’est le droit marchand, qui avait souvent lieu entre les marchands qui n’appartenaient pas à de mêmes pays et on se mettait d’accord de se tourner vers des arbitres, des arbitres privés. Alors, avertissement à vous tous : n’acceptez jamais un contrat où on vous dit que le règlement éventuel du conflit passera par un arbitrage privé : ce sont des gens qui sont de mèche avec ceux qui vous font signer le contrat. N’acceptez jamais ça ! Ce sont des gens qui… (il y a des statistiques qui ont été faites par des sociologues et autres) qui donnent raison dans 95% des cas à celui qui vous a fait signer le contrat et donc c’est de l’escroquerie pure et simple. Non, non : il existe des #lois dans nos pays et elles continuent de fonctionner et donc il faut se tourner vers elles – tant que ce système-là n’est toujours pas entièrement vendu d’ailleurs aux marchands, qui disposent déjà du système d’arbitrage !

      Alors, qu’est-ce qui s’était passé ? Donc, effectivement Monsieur Trump a eu un « one night stand » : ils ont dormi une fois ensemble, Madame Clifford et lui. Ça n’a eu lieu qu’une fois apparemment, en 2006, et les circonstances méritent d’être racontées parce qu’elles sont importantes pour la conclusion de ce que je vais dire : Monsieur Trump et Madame Clifford se sont trouvés dans une chambre dans un des golfs qui lui appartient et une fois la porte fermée, il lui a montré la couverture d’un magazine où il y avait une photo de lui et il a dit : « Est-ce que ce n’est pas formidable ? » et elle lui a dit : « Pour avoir dit ça, vous méritez une bonne fessée. Baissez votre pantalon ». Et prenant le magazine pour le fesser, elle l’a fessé avec le magazine ; lui, ayant aimablement accepté de baisser son pantalon.

      Alors, pourquoi est-ce que tout se tourne maintenant vers la télévision, vers l’opinion publique, comme étant un moyen de trancher ? Parce qu’elle explique que tous les accords dans lesquels elle a accepté de signer, ça a été sous la menace. Ça a été dans un climat d’intimidation, et elle a raconté pour la première fois hier – c’est un élément dont le public ne disposait pas – qu’en 2011, en se rendant à un club de fitness avec sa toute petite gamine, au moment où elle sort de sa voiture sur le parking, il y a un gars qui l’attend et qui lui dit comme dans la tradition des #gangsters, qui lui dit en regardant la gamine : « Cette petite fille n’aimerait pas qu’il arrive quelque chose de pas sympathique à sa maman ! ». Et l’avocat actuel de Madame Clifford dit que l’accord – elle a reçu 130.000 dollars pour ne rien dire – et qui la menace par arbitrage privé un million de dollars chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il a affirmé hier : « Tout cela n’est pas très différent finalement de la menace sur le parking. Si on vous dit : « Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose à mon sujet, vous devrez payer un million de dollars », dit-il « ce sont des méthodes de gangsters et c’est de l’intimidation du même ordre. »

      J’en sais quelque chose : je me suis retrouvé dans une affaire – vous avez peut-être entendu parler de ça – où on m’a traité de la pire des manières et en me disant : « Si vous bronchez, ça va vous coûter très très cher. » Et dans ce cas-là, chers amis, faites comme Madame Clifford, faites comme moi : expliquez à ces gens-là que oui ! souvent le vrai monde c’est effectivement le monde des gangsters, que les gangsters l’emportent souvent mais rappelez à la personne qui vous dit ça, dites-lui la chose suivante : « Même Al Capone a fini en prison ». Parce que nous avons heureusement encore – et ça c’est la #solidarité – la solidarité entre les êtres humains qui fait que nous avons encore des systèmes qui permettent à celui qui apparaît en position de faiblesse de se défendre.

      Alors, ce qu’on apprend là de Monsieur Trump, ce n’est pas nouveau si vous regardez un petit peu ce que des biographes ont déjà écrit à son sujet. C’est un monsieur qui est… je dirais, il est né #voyou et il a été voyou toutes les années qui se sont écoulées depuis sa naissance jusque maintenant. Comment est-ce qu’on devient voyou comme ça ? Eh bien, avec un père comme le sien : membre du #Ku_Klux_Klan et qui répète à son gosse d’ être un #tueur  : on s’en sort dans la vie en étant un tueur. Manque de pot pour ce Monsieur #Fred_Trump (il s’est trouvé dans pas mal d’ennuis du point de vue légal), un jour son fils devient vraiment un voyou et il est obligé de l’envoyer dans une espèce de maison de correction de type militaire. L’affaire officielle, c’est qu’il serait allé acheter avec un copain des couteaux à cran d’arrêt en ville. En ville, où il disparaissait souvent. Mais le biographe en question écrit : « La maison de correction, c’était peut-être un peu fort pour un couteau à cran d’arrêt. Il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas ». Alors, voilà : il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas.

      Et à partir de là, ce Monsieur s’est toujours conduit de la même manière, si vous regardez un petit peu ses affaires. Si vous regardez #Trump_University , « l’université Trump », c’est une escroquerie en grand, où simplement des bonimenteurs poussaient les gens à s’endetter pour suivre des pseudo-cours qui en fait étaient des trucs recopiés de bouquins écrits par d’autres que Trump, et des choses assez expédiées. Plusieurs milliers de dollars pour trois jours de cours, un montant – si j’ai bon souvenir – de trente neuf mille dollars pour un cours approfondi et des choses de cet ordre-là, et qui s’adressent bien entendu aux gens qui n’ont que les billets de loterie pour sortir de leur condition. « C’est peut-être ma dernière chance », « Ça vaut peut-être la mise », et ainsi de suite. Et cet argent est entièrement pompé. Trump avait dit qu’il allait donner cet argent-là à des bonnes œuvres et ça s’est retrouvé, vous allez voir, c’est dans les « records », dans les attendus : « Les sommes sont difficiles à tracer » (rires). Pas les bonus bien sûr qui lui ont été donnés ! Et quand on regarde ses affaires, ses affaires immobilières, eh bien en général ce sont des catastrophes. Il commence par… en fait ce sont des pyramides. Il s’attribue à lui des bonus énormes sur le premier argent qui rentre et puis après si ça marche ou si ça ne marche pas, ça c’est une question liée au hasard.

      Alors, pourquoi ça a marché pour lui ? Pourquoi est-ce qu’il se retrouve quand même président des États Unis ? Eh bien c’est parce que voilà : j’ai mis l’autre jour, sans commentaire, un petit truc que j’ai trouvé sur Wikipedia : sur le mâle dominant chez les chimpanzés. Si vous avez lu ça, eh bien vous avez vu cette description du comportement de Monsieur Trump. Je n’ai pas mis la dernière phrase parce que je me suis dit que ça pourrait apparaître comme une incitation au meurtre (rires). J’ai mis simplement une des phrases qui disait : « Quand le mâle dominant exagère, les autres se liguent contre lui et lui font passer un mauvais quart d’heure ». Et la phrase que je n’ai pas mise est : « Parfois il se fait même tuer ».

      C’est comme ça que ça marche. C’est comme ça que ça marche dans certains cas : c’est que ce comportement de mâle dominant – qui, chez nous, est plus ou moins caché par les #institutions, plus ou moins caché par le fait que les gens [aillent] à l’ #école, par le fait que les gens raisonnent et ne réagissent pas purement « à l’instinct » comme on dit (ce que le corps nous dicte dans l’instant immédiat), font des plans à long terme, essayent de s’en tenir à des principes, à prendre de bonnes résolutions et à essayer de – voilà – de s’en tenir à leurs bonnes résolutions, etc. mais il y a aussi l’aspect purement voyou, c’est-à-dire King Kong (rires) : le mâle dominant de la bande de chimpanzés ou de gorilles : ça aussi ça existe.

      Et malheureusement… malheureusement si nous avons permis dans nos institutions – qu’est l’ #État en particulier – que ce comportement soit plus ou moins mis entre parenthèses dans les entreprises – moi j’ai travaillé dans des #entreprises qui étaient des bonnes entreprises, et dans de mauvaises, mais même dans les bonnes, c’est toujours le modèle King Kong qui décide ! C’est toujours un #mâle_dominant qui se trouve au sommet ! Ou alors une #femelle_dominante, ça arrive aussi, mais qui est du même style alors que le mâle dominant : c’est-à-dire un « Moi, Je ! », « Fermez votre gueule ! », « C’est moi qui gagnerai de toute manière : je peux vous foutre à la porte demain si vous répétez ce que vous venez de dire ! », etc. Pourquoi est-ce que j’ai perdu treize de mes emplois : parce que je leur ai à chaque fois dit « Allez vous faire foutre ! », hé hé hé ! (rires) Mais euh… tout le monde n’est pas comme ça ! Alors ça continue.

      De #La_Boétie a parlé de « #servitude_volontaire »… Ce n’est pas de la servitude volontaire. Il faut survivre aussi, hein ! Il faut survivre ! Les mâles non dominants doivent aussi survivre et les femelles doivent survivre quand même, etc. Il faut leur trouver des excuses. Comme les généticiens… il y a un bel article, je ne sais plus si c’est dans le Washington Post ou dans le New York Times que j’ai lu ça hier, un article d’un #généticien disant : « Ecoutez, on trouve quand même des choses ! Il est quand même vrai qu’il y a dix-sept gènes qui sont liés au fait d’être intelligent et si on ne les a pas ou s’ils sont en mauvais état, c’est pour ça qu’on ne réussit pas à l’école », etc. etc.

      Bon, alors : les gens qui ne réussissent pas à l’école, eh bien on le sait, Todd en parle dans son dernier bouquin (il y a d’autres analyses qui sont faites) : qu’est-ce qu’ils ont fait, les gens qui n’ont pas réussi à l’école ? Ils ont voté pour Trump massivement ! C’est surtout eux ! C’est surtout les blancs qui n’ont pas réussi à l’école qui ont voté pour Trump. Ils ont reconnu : « Voilà, après tout ce n’est pas si mal ! Après tout ce n’est pas si mal de réussir comme ça ! ». Et il dit… il dit en fait, ce gars-là qui est mu essentiellement par le ressentiment (alors que lui, il ne devrait pas hein ! avec tous les millions qu’il a), mais il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

      Enfin voilà : ces gens-là ont voté pour ça et ils ont le résultat de leurs actions, d’avoir voté de cette manière-là. Alors qu’est-ce que cela nous donne ? Cela nous donne un Trump qui, vendredi dernier, nomme comme conseiller pour les affaires de sécurité nationale – c’est-à-dire à la défense – il nomme un certain Bolton qui est partisan de frappes préventives sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

      On est véritablement bien embarqués… ! Quand même, le moment est venu… le moment est venu pour les mâles non dominants de se mettre d’accord et d’éliminer le gars-là ! Alors, qui est-ce qui va réussir à le faire ? Est-ce que c’est M. Robert Mueller qui est un héros, un type irréprochable qui s’est conduit comme un héros incroyable dans des situations de batailles… sur un champ de bataille, un monsieur d’une intégrité extraordinaire : est-ce que c’est lui qui va parvenir à faire tomber King Kong ? Ou bien est-ce que c’est Mme #Stormy_Daniels ? Parce que les gens ordinaires et peut-être en particulier ceux qui n’ont pas réussi à l’école parce qu’ils n’ont pas les dix-sept gènes qui permettent d’être intelligents et qui se reconnaissent en Trump ? Avec qui est-ce que maintenant les gens ordinaires vont s’identifier ? Avec King Kong ? Ou avec la jolie blonde kidnappée par King Kong et qui lui dit de baisser son pantalon parce qu’elle va lui donner la fessée ?

      Alors je ne suis pas sûr (sourire) que ce soit avec King Kong dans cette situation-là. Alors bonne chance Madame Daniels ! Madame Daniels nous explique qu’à dix-sept ans, elle a participé volontairement à un #strip-tease, à un concours de strip-tease, et que de fil en aiguille, bon, elle est devenue une star du #porno. Elle dit aussi, quand on lui parle de sa vie, de sa vie à cette époque-là, elle disait : « Je vivais dans un quartier de merde. Ce n’est pas donné de travailler dans des… de vivre dans des conditions comme celles-là ». Alors voilà ! Voilà comment on devient une star du porno, sans être une mauvaise personne, parce qu’on est à des endroits où comme elle le disait : « J’ai gagné à cette soirée-là, la première soirée du strip-tease, j’ai gagné tout ce que je gagnais d’autre part comme serveuse en une seule semaine ». Et voilà comment les choses se décident.

      Alors, le [dilemme] de l’américain moyen à partir de demain : Stormy Daniels (Stephanie Clifford ou encore #Stephanie_Gregory ) ou Monsieur Donald Trump, le King Kong facilement dominé par quelqu’un d’autre (rires) ? À eux de choisir !

      Bon, je ne suis pas Américain… Je prie… « Praise the Lord » [Le Seigneur soit loué !], je prie le Seigneur pour ma famille américaine puisque c’est comme ça qu’on parle là-bas ! Allez, à bientôt !
      #BDSM #féssée

      il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. _ C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

    • Je crois que je n’arriverais jamais à comprendre l’intérêt de ces vidéos de personnes, pourtant pas toutes idiotes, qui nous parlent depuis leur salon à propos d’un truc qu’elles ont relevé dans l’actualité, un livre qu’elles ont lu, d’un film qu’elles vu et donc, face caméra : on y lit tellement le fantasme d’être vu, écouté par des millions, des multitudes, et ce qu’ils ou elles disent, en étant nullement contredit ou renchéri, n’a, en fait, aucune portée, beaucoup moins que si ils ou elles étaient filmées dans leur salon avec des connaissances avec lesquelles ils et elles échangeraient.

      Paul Jorion peut dire, de temps en temps, des choses assez remarquables, ce n’est pas @laurent2 qui me contredirait pour en avoir repris de larges extraits dans son excellent Journal de la crise , en revanche là, quel néant et comment est-ce qu’il s’écoute pisser sur les feuilles !

      Et j’ai naturellement l’esprit très mal tourné (c’est de notoriété publique), parce que chaque fois que je tombe sur de tels extraits, je ne peux m’empêcher de penser que les membres de leur famille doivent les entendre depuis la pièce d’à côté et se dire : « tiens le vieux il est encore en train de parler à sa webcam » avec une comparable suspicion que si le vieux était justement en train de se masturber devant tel ou tel film pornographique en streaming .

      Si j’avais un peu de talent pour le montage et du temps pour cela je crois que je téléchargerais tant et tant de ces extraits vidéo masturbatoires (je ne peux vraiment pas voir les choses autrement) et que je mes monterais entre eux pour recréer, très artifiellement, les conditions du dialogue, de la conversation. (D’ici à ce que j’étoffe ce commentaire pour en faire une chronique de ma nouvelle rubrique de Pendant qu’il est trop tard , façon le vieux il se défoule sur son clavier en espérant être lu par des multitudes !)

    • @philippe_de_jonckheere Même réflexion. « On » a dû leur dire que les vidéos, ça allait supermarcher sur l’internet, et que d’ailleurs les jeunes ils regardent que ça.

      Mais alors, tu la lances, sa vidéo, et tu te rends compte qu’un type va te causer lentement pendant 18 minutes en plan fixe face caméra, et c’est déjà une certaine idée de la mort. L’idée même des youtubeurs me fait généralement chier, essentiellement parce qu’ils disent en 20 minutes ce que je pourrais lire en 2, et comme je l’ai déjà dit pour Le Média, généralement je peux décider de survoler, zapper ou savourer un texte même long, dont on m’aurait par exemple cité ici un extrait pertinent, alors que pour une vidéo, il faut vraiment que j’ai une vie entière à perdre pour regarder des gens qui me font la lecture.

      D’un côté on se plaint qu’avec l’interwebz « les gens ne lisent plus », et dans le même temps on s’empresse d’enterrer l’un des grandes innovations de l’internet : on a accès à tout, trop, tout le temps, et justement on a développé des méthodes de lecture à vitesse variable pour repérer, échanger et recommander les pépites, les passages pertinents, dans tout ce bazar. Et au lieu de ça, on devrait renoncer à cette possibilité, dans notre flux, de choisir notre niveau d’attention. Parce que là, à moins de regarder Jorion me ternir la bavette pendant 20 minutes en attendant de faire bouillir les nouilles, je vois même pas comment on peut tenir jusqu’au bout.

      Et ces monologues sont aussi – et ça c’est quand même génial en 2020 – le meilleur moyen qu’on ait découvert sur le Webz pour définitivement renoncer à la richesse de l’intertextualité, aux liens internes et externes, aux « Do you want to know more ? », et aux constructions collectives en ligne et aux échanges croisés. (Ah, on peut profiter tout de même des « forums » débilitants que ce type de support favorise.)

      C’est un format tellement hostile au Web que les gens se retrouvent à en extraire des GIFS sous-titrés pour partager les moments « significatifs » sur Twitter quand ils veulent pouvoir recommander une vidéo.

      (…et est-ce qu’à la fin, Paul Jorion, comme le premier Mélenchon venu, t’implore de t’abonner à sa chaîne Youtube et de lui mettre des pouces bleus ?)

    • @arno Je ne peux pas répondre à toutes tes questions, je n’arrive jamais à regarder ces trucs-là jusqu’au bout. Et celle-là n’a pas fait exception. D’autant qu’elle n’est vraiment pas brillante.

      Et oui, l’imploration qui est de moins en moins masquée pour un soutien aussi dérisoire d’une étoile, un pouce levé ou un abonnement gratuit (dans tous les sens du terme), cette imploration est absolument obscène et pathétique à la fois.

      De même tu as raison à propos de ce que cela représente de détournement des usages possiblement collectifs, et c’est précisément ce que j’entends habituellement quand je parle de réseaux asociaux .

      Enfin, même en retournant très fort la question dans ma tête, je ne parviens pas à trouver de réponses à la question, pourtant simple : « mais à qui il ou elles parlent ? »

    • Plutôt que de se faire téter les yeux par #youtube et ses #videos_masturbatoires. Le bref thriller de #Frédéric_Ciriez
      illustre bien ce sujet. @philippe_de_jonckheere @arno @bce_106_6
      http://www.editions-verticales.com/fiche_ouvrage.php?id=402&rubrique=3


      J’ai découvert cet auteur dans @cqfd qui faisait l’éloge de son premier bouquin. Depuis F.Ciriez ne m’a jamais déçu.
      #dystopie

    • Si nous sommes tout·e·s sur SeenThis, c’est bien parce que nous préférons l’écrit.
      Je reste de même perplexe face au phénomène des Youtubeur·se·s. Mais illes existent, leur public existe, ... et même Mélenchon, puisque vous en parlez, a été contraint d’adhérer à ce canal, pourtant bien tardivement, lui dont on lui reproche si régulièrement la densité de ses billets de blog, dès 2005.

    • @biggrizzly qui dit :

      Si nous sommes tous sur SeenThis, c’est bien parce que nous préférons l’écrit.

      C’est ça. En fait, les vidéo (et les images télévisuelles en général), je trouve ça de plus en plus chiant. Pour preuve, je suis devenu incapable de regarder quoi que ce soit à la télé ; au bout d’un quart d’heure, c’est la télé qui me regarde. C’est grave, docteur ?

    • @philippe_de_jonckheere , @arno la re transcription de la vidéo, ce qui demande un travail non négligeable.

      Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump ou la star du porno ? Merci à Catherine Cappuyns et Pascale Duclaud !
      https://www.pauljorion.com/blog/2018/03/29/les-temps-qui-sont-les-notres-trump-ou-la-star-du-porno-le-26-mars-2018-retranscription/#more-103442
      . . . . . . . je vais vous parler cette fois-ci de ce qui s’est passé hier soir aux États-Unis : l’émission ‘60 Minutes’ où était interviewée la star du porno, Stormy Daniels (de son nom de naissance : Stéphanie Gregory, et au point de vue, je dirais, des autorités : Stéphanie Clifford, du nom de son premier époux).

      Pourquoi était-elle interviewée ? En raison des différends entre elle et le Président Trump depuis un certain temps. Elle a été payée 130.000 dollars, pas par #Trump directement mais par l’avocat de Trump, pour ne pas parler de la relation sexuelle qu’ils ont eue (si j’ai bon souvenir c’est en 2006), et du procès qui lui est intenté pour ce qui apparaît un non-respect de son #NDA – « Non Disclosure Agreement » (je ne sais pas comment on appelle ça en français, un « accord de ne pas en parler »). Ça devient de plus en plus courant dans les entreprises : vous devez jurer sur la tête de votre grand-mère et de vos enfants de ne jamais parler de ce qui s’est passé là où vous étiez. Je ne sais pas si c’est un statut véritablement légal mais comme vous le savez sans doute, ce qui se passe maintenant dans le milieu des affaires, le plus souvent, n’a pas de statut légal véritable et c’est pour ça qu’il vous reste toujours la possibilité de vous tourner vers les #tribunaux, comme le fait Madame Clifford en ce moment : on lui a imposé un #arbitrage_privé sur l’accord qu’elle a passé en échange des 130.000 dollars et son avocat lui a dit qu’il fallait dire que tout ça n’était pas légal.

      Vous vous souvenez des aventures de l’État français avec Monsieur #Tapie ? Où l’État français était passé avec Monsieur Tapie, dans un accord, par un arbitrage, ce qui est quand même assez sinistre de voir qu’alors que l’État dispose quand même de l’exercice de la justice – ça fait partie d’un des trois piliers du fonctionnement de l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire – que l’État accepte aussi de se tourner vers des individus privés qui pourraient décider de la justesse, de la justice, dans une affaire. Et l’illustration dans le cas de Monsieur Tapie, bien entendu a été remarquable : non, l’État, s’il vous plaît, abstenez-vous – au moins vous ! – de faire ce genre de choses. Bien entendu, un des arbitres était de mèche avec Monsieur X et toute l’affaire s’est écroulée.

      D’où est-ce que ça nous vient ça ? Ça nous vient de la #lex_mercatoria. C’est le droit marchand, qui avait souvent lieu entre les marchands qui n’appartenaient pas à de mêmes pays et on se mettait d’accord de se tourner vers des arbitres, des arbitres privés. Alors, avertissement à vous tous : n’acceptez jamais un contrat où on vous dit que le règlement éventuel du conflit passera par un arbitrage privé : ce sont des gens qui sont de mèche avec ceux qui vous font signer le contrat. N’acceptez jamais ça ! Ce sont des gens qui… (il y a des statistiques qui ont été faites par des sociologues et autres) qui donnent raison dans 95% des cas à celui qui vous a fait signer le contrat et donc c’est de l’escroquerie pure et simple. Non, non : il existe des #lois dans nos pays et elles continuent de fonctionner et donc il faut se tourner vers elles – tant que ce système-là n’est toujours pas entièrement vendu d’ailleurs aux marchands, qui disposent déjà du système d’arbitrage !

      Alors, qu’est-ce qui s’était passé ? Donc, effectivement Monsieur Trump a eu un « one night stand » : ils ont dormi une fois ensemble, Madame Clifford et lui. Ça n’a eu lieu qu’une fois apparemment, en 2006, et les circonstances méritent d’être racontées parce qu’elles sont importantes pour la conclusion de ce que je vais dire : Monsieur Trump et Madame Clifford se sont trouvés dans une chambre dans un des golfs qui lui appartient et une fois la porte fermée, il lui a montré la couverture d’un magazine où il y avait une photo de lui et il a dit : « Est-ce que ce n’est pas formidable ? » et elle lui a dit : « Pour avoir dit ça, vous méritez une bonne fessée. Baissez votre pantalon ». Et prenant le magazine pour le fesser, elle l’a fessé avec le magazine ; lui, ayant aimablement accepté de baisser son pantalon.

      Alors, pourquoi est-ce que tout se tourne maintenant vers la télévision, vers l’opinion publique, comme étant un moyen de trancher ? Parce qu’elle explique que tous les accords dans lesquels elle a accepté de signer, ça a été sous la menace. Ça a été dans un climat d’intimidation, et elle a raconté pour la première fois hier – c’est un élément dont le public ne disposait pas – qu’en 2011, en se rendant à un club de fitness avec sa toute petite gamine, au moment où elle sort de sa voiture sur le parking, il y a un gars qui l’attend et qui lui dit comme dans la tradition des #gangsters, qui lui dit en regardant la gamine : « Cette petite fille n’aimerait pas qu’il arrive quelque chose de pas sympathique à sa maman ! ». Et l’avocat actuel de Madame Clifford dit que l’accord – elle a reçu 130.000 dollars pour ne rien dire – et qui la menace par arbitrage privé un million de dollars chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il a affirmé hier : « Tout cela n’est pas très différent finalement de la menace sur le parking. Si on vous dit : « Chaque fois que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose à mon sujet, vous devrez payer un million de dollars », dit-il « ce sont des méthodes de gangsters et c’est de l’intimidation du même ordre. »

      J’en sais quelque chose : je me suis retrouvé dans une affaire – vous avez peut-être entendu parler de ça – où on m’a traité de la pire des manières et en me disant : « Si vous bronchez, ça va vous coûter très très cher. » Et dans ce cas-là, chers amis, faites comme Madame Clifford, faites comme moi : expliquez à ces gens-là que oui ! souvent le vrai monde c’est effectivement le monde des gangsters, que les gangsters l’emportent souvent mais rappelez à la personne qui vous dit ça, dites-lui la chose suivante : « Même Al Capone a fini en prison ». Parce que nous avons heureusement encore – et ça c’est la #solidarité – la solidarité entre les êtres humains qui fait que nous avons encore des systèmes qui permettent à celui qui apparaît en position de faiblesse de se défendre.

      Alors, ce qu’on apprend là de Monsieur Trump, ce n’est pas nouveau si vous regardez un petit peu ce que des biographes ont déjà écrit à son sujet. C’est un monsieur qui est… je dirais, il est né #voyou et il a été voyou toutes les années qui se sont écoulées depuis sa naissance jusque maintenant. Comment est-ce qu’on devient voyou comme ça ? Eh bien, avec un père comme le sien : membre du #Ku_Klux_Klan et qui répète à son gosse d’ être un #tueur  : on s’en sort dans la vie en étant un tueur. Manque de pot pour ce Monsieur #Fred_Trump (il s’est trouvé dans pas mal d’ennuis du point de vue légal), un jour son fils devient vraiment un voyou et il est obligé de l’envoyer dans une espèce de maison de correction de type militaire. L’affaire officielle, c’est qu’il serait allé acheter avec un copain des couteaux à cran d’arrêt en ville. En ville, où il disparaissait souvent. Mais le biographe en question écrit : « La maison de correction, c’était peut-être un peu fort pour un couteau à cran d’arrêt. Il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas ». Alors, voilà : il y a peut-être encore des choses qu’on ne sait pas.

      Et à partir de là, ce Monsieur s’est toujours conduit de la même manière, si vous regardez un petit peu ses affaires. Si vous regardez #Trump_University , « l’université Trump », c’est une escroquerie en grand, où simplement des bonimenteurs poussaient les gens à s’endetter pour suivre des pseudo-cours qui en fait étaient des trucs recopiés de bouquins écrits par d’autres que Trump, et des choses assez expédiées. Plusieurs milliers de dollars pour trois jours de cours, un montant – si j’ai bon souvenir – de trente neuf mille dollars pour un cours approfondi et des choses de cet ordre-là, et qui s’adressent bien entendu aux gens qui n’ont que les billets de loterie pour sortir de leur condition. « C’est peut-être ma dernière chance », « Ça vaut peut-être la mise », et ainsi de suite. Et cet argent est entièrement pompé. Trump avait dit qu’il allait donner cet argent-là à des bonnes œuvres et ça s’est retrouvé, vous allez voir, c’est dans les « records », dans les attendus : « Les sommes sont difficiles à tracer » (rires). Pas les bonus bien sûr qui lui ont été donnés ! Et quand on regarde ses affaires, ses affaires immobilières, eh bien en général ce sont des catastrophes. Il commence par… en fait ce sont des pyramides. Il s’attribue à lui des bonus énormes sur le premier argent qui rentre et puis après si ça marche ou si ça ne marche pas, ça c’est une question liée au hasard.

      Alors, pourquoi ça a marché pour lui ? Pourquoi est-ce qu’il se retrouve quand même président des États Unis ? Eh bien c’est parce que voilà : j’ai mis l’autre jour, sans commentaire, un petit truc que j’ai trouvé sur Wikipedia : sur le mâle dominant chez les chimpanzés. Si vous avez lu ça, eh bien vous avez vu cette description du comportement de Monsieur Trump. Je n’ai pas mis la dernière phrase parce que je me suis dit que ça pourrait apparaître comme une incitation au meurtre (rires). J’ai mis simplement une des phrases qui disait : « Quand le mâle dominant exagère, les autres se liguent contre lui et lui font passer un mauvais quart d’heure ». Et la phrase que je n’ai pas mise est : « Parfois il se fait même tuer ».

      C’est comme ça que ça marche. C’est comme ça que ça marche dans certains cas : c’est que ce comportement de mâle dominant – qui, chez nous, est plus ou moins caché par les #institutions, plus ou moins caché par le fait que les gens [aillent] à l’ #école, par le fait que les gens raisonnent et ne réagissent pas purement « à l’instinct » comme on dit (ce que le corps nous dicte dans l’instant immédiat), font des plans à long terme, essayent de s’en tenir à des principes, à prendre de bonnes résolutions et à essayer de – voilà – de s’en tenir à leurs bonnes résolutions, etc. mais il y a aussi l’aspect purement voyou, c’est-à-dire King Kong (rires) : le mâle dominant de la bande de chimpanzés ou de gorilles : ça aussi ça existe.

      Et malheureusement… malheureusement si nous avons permis dans nos institutions – qu’est l’ #État en particulier – que ce comportement soit plus ou moins mis entre parenthèses dans les entreprises – moi j’ai travaillé dans des #entreprises qui étaient des bonnes entreprises, et dans de mauvaises, mais même dans les bonnes, c’est toujours le modèle King Kong qui décide ! C’est toujours un #mâle_dominant qui se trouve au sommet ! Ou alors une #femelle_dominante, ça arrive aussi, mais qui est du même style alors que le mâle dominant : c’est-à-dire un « Moi, Je ! », « Fermez votre gueule ! », « C’est moi qui gagnerai de toute manière : je peux vous foutre à la porte demain si vous répétez ce que vous venez de dire ! », etc. Pourquoi est-ce que j’ai perdu treize de mes emplois : parce que je leur ai à chaque fois dit « Allez vous faire foutre ! », hé hé hé ! (rires) Mais euh… tout le monde n’est pas comme ça ! Alors ça continue.

      De #La_Boétie a parlé de « #servitude_volontaire »… Ce n’est pas de la servitude volontaire. Il faut survivre aussi, hein ! Il faut survivre ! Les mâles non dominants doivent aussi survivre et les femelles doivent survivre quand même, etc. Il faut leur trouver des excuses. Comme les généticiens… il y a un bel article, je ne sais plus si c’est dans le Washington Post ou dans le New York Times que j’ai lu ça hier, un article d’un #généticien disant : « Ecoutez, on trouve quand même des choses ! Il est quand même vrai qu’il y a dix-sept gènes qui sont liés au fait d’être intelligent et si on ne les a pas ou s’ils sont en mauvais état, c’est pour ça qu’on ne réussit pas à l’école », etc. etc.

      Bon, alors : les gens qui ne réussissent pas à l’école, eh bien on le sait, Todd en parle dans son dernier bouquin (il y a d’autres analyses qui sont faites) : qu’est-ce qu’ils ont fait, les gens qui n’ont pas réussi à l’école ? Ils ont voté pour Trump massivement ! C’est surtout eux ! C’est surtout les blancs qui n’ont pas réussi à l’école qui ont voté pour Trump. Ils ont reconnu : « Voilà, après tout ce n’est pas si mal ! Après tout ce n’est pas si mal de réussir comme ça ! ». Et il dit… il dit en fait, ce gars-là qui est mu essentiellement par le ressentiment (alors que lui, il ne devrait pas hein ! avec tous les millions qu’il a), mais il sait que les millions qu’il a, il ne les mérite pas. _ C’est ça le problème, c’est ça qui le taraude.

      Enfin voilà : ces gens-là ont voté pour ça et ils ont le résultat de leurs actions, d’avoir voté de cette manière-là. Alors qu’est-ce que cela nous donne ? Cela nous donne un Trump qui, vendredi dernier, nomme comme conseiller pour les affaires de sécurité nationale – c’est-à-dire à la défense – il nomme un certain Bolton qui est partisan de frappes préventives sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

      On est véritablement bien embarqués… ! Quand même, le moment est venu… le moment est venu pour les mâles non dominants de se mettre d’accord et d’éliminer le gars-là ! Alors, qui est-ce qui va réussir à le faire ? Est-ce que c’est M. Robert Mueller qui est un héros, un type irréprochable qui s’est conduit comme un héros incroyable dans des situations de batailles… sur un champ de bataille, un monsieur d’une intégrité extraordinaire : est-ce que c’est lui qui va parvenir à faire tomber King Kong ? Ou bien est-ce que c’est Mme #Stormy_Daniels ? Parce que les gens ordinaires et peut-être en particulier ceux qui n’ont pas réussi à l’école parce qu’ils n’ont pas les dix-sept gènes qui permettent d’être intelligents et qui se reconnaissent en Trump ? Avec qui est-ce que maintenant les gens ordinaires vont s’identifier ? Avec King Kong ? Ou avec la jolie blonde kidnappée par King Kong et qui lui dit de baisser son pantalon parce qu’elle va lui donner la fessée ?

      Alors je ne suis pas sûr (sourire) que ce soit avec King Kong dans cette situation-là. Alors bonne chance Madame Daniels ! Madame Daniels nous explique qu’à dix-sept ans, elle a participé volontairement à un #strip-tease, à un concours de strip-tease, et que de fil en aiguille, bon, elle est devenue une star du #porno. Elle dit aussi, quand on lui parle de sa vie, de sa vie à cette époque-là, elle disait : « Je vivais dans un quartier de merde. Ce n’est pas donné de travailler dans des… de vivre dans des conditions comme celles-là ». Alors voilà ! Voilà comment on devient une star du porno, sans être une mauvaise personne, parce qu’on est à des endroits où comme elle le disait : « J’ai gagné à cette soirée-là, la première soirée du strip-tease, j’ai gagné tout ce que je gagnais d’autre part comme serveuse en une seule semaine ». Et voilà comment les choses se décident.

      Alors, le [dilemme] de l’américain moyen à partir de demain : Stormy Daniels (Stephanie Clifford ou encore #Stephanie_Gregory ) ou Monsieur Donald Trump, le King Kong facilement dominé par quelqu’un d’autre (rires) ? À eux de choisir !

      Bon, je ne suis pas Américain… Je prie… « Praise the Lord » [Le Seigneur soit loué !], je prie le Seigneur pour ma famille américaine puisque c’est comme ça qu’on parle là-bas ! Allez, à bientôt !
      #BDSM #féssée

    • @philippe_de_jonckheere Pourquoi les 1 % n’arrêtent ils pas de nous faire la leçon sur leur courage, leur capacité de travail, leur efficacité, leur tolérance . . . et nous traitent ils de fainéants, d’imbéciles et de sans dents. . . .

      Exemple, la salle de création.

      Les actionnaires, nés avec une cuillère en diamant dans le bouche culpabilisent.

    • @philippe_de_jonckheere

      Je crois que c’est la chose la plus idiote que je n’ai jamais lue à propos de Trump.

      C’était (peut-être) une sorte d’humour ?

      Je sais pas vous, mais dès que j’entends le mot « mérite » aujourd’hui, j’attrape vite la nausée. Quoiqu’il en soit, peut-on parler de mérite lorsqu’il s’agit d’accumulation de biens (capitaux, marchandises, propriétés foncières et immobilières) ? Ce ne serait pas plutôt du vol ?
      Je reconnaîtrais volontiers une société comme pouvant être « civilisée » si elle se dotait d’une constitution dont le préambule dirait : « Nul·le ne s’élèvera ici au dessus-de quiconque ».

    • Un p’tit croquis de Joost Swarte photographié dans l’appendice de son New York Book. (je ne sais pas si Swarte pensait à Trump en réalisant ce dessin).


      quelques liens vers ce talentueux illustrateur et bien plus encore :
      http://www.scratchbooks.nl
      http://www.joostswarte.com/swf/flash.html
      http://www.dargaud.com/bd/New-Yorkers-collected
      #Joost_Swarte

  • En Europe, 20 % des jouets testés contiennent des phtalates interdits
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2018/02/15/en-europe-20-des-jouets-testes-contiennent-des-phtalates-interdits_5

    Plomb, amiante, phtalates, mercure, chrome hexavalent… Environ 18 % des 5 600 produits de consommation courante testés dans les vingt-sept pays de l’Union européenne contenaient des substances de synthèse, des fibres ou des métaux lourds interdits par la réglementation communautaire. C’est le résultat majeur d’un rapport d’inspection rendu public, mardi 13 février, par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), l’instance chargée d’appliquer le règlement Reach (enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques) de 2007.

    L’agence, basée à Helsinki (Finlande), a fait rechercher quatorze substances – considérées comme les plus problématiques pour la santé au regard de la classification européenne – dans une variété d’objets du quotidien : bijoux, vêtements, produits de bricolage, pièces de véhicule automobile, jouets, etc. Les taux de non-conformité les plus élevés concernent cette dernière catégorie. Près de 20 % des 1 202 mesures de phtalates dans les jouets montrent la présence effective de ces plastifiants. Ce taux est « très élevé », estime l’ECHA dans son rapport, d’autant plus que l’interdiction de ces substances dans les jouets a été instaurée « il y a maintenant de nombreuses années ».

    Question : on sait, mais quelles sont les sanctions pour les diffuseurs/importateurs / marques qui vendent des jouets qui ne sont pas aux normes ? Tant que le diffuseur ne sera pas responsable devant la justice de la qualité de ce qu’il diffuse, on n’avancera pas.

    #Perturbateurs_endocriniens #Jouets #Voyoucratie

  • Issa Amro عيسى عمرو on Twitter: “The land allocated by Israel to the US embassy in Jerusalem is a private Palestinian property belonging to 76 original owners of Palestinian refugees, including 90 American citizens from Palestinian origin. Legal case in the USA is a must. https://t.co/CGFHELNrSt
    https://mobile.twitter.com/Issaamro/status/939435144901005312

    #Palestine #Israel #Etats-Unis #vols #sans_vergogne #gangsters #voleurs #voyous

  • Skin Cancers Rise, Along With Questionable Treatments - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/11/20/health/dermatology-skin-cancer.html

    The once sleepy field of dermatology is bustling these days, as baby boomers, who spent their youth largely unaware of the sun’s risk, hit old age. The number of skin cancer diagnoses in people over 65, along with corresponding biopsies and treatment, is soaring. But some in the specialty, as well as other medical experts, are beginning to question the necessity of aggressive screening and treatment, especially in frail, elderly patients, given that the majority of skin cancers are unlikely to be fatal.

    “You can always do things,” said Dr. Charles A. Crecelius, a St. Louis geriatrician who has studied care of medically complex seniors. “But just because you can do it, does that mean you should do it?”

    Ets-ce que médecine et care peuvent dépendre d’entreprises qui sont là pour faire de l’argent, souvent en plus en culpabilisant les patients.La dérive du Capital vers une forme d’anthropo-destruction au nom de l’argent a besoin d’une régulation forte. Très forte.

    Dermatology — a specialty built not on flashy, leading edge medicine but on thousands of small, often banal procedures — has become increasingly lucrative in recent years. The annual dermatology services market in the United States, excluding cosmetic procedures, is nearly $11 billion and growing, according to IBISWorld, a market research firm. The business potential has attracted private equity firms, which are buying up dermatology practices around the country, and installing crews of lesser-trained practitioners — like the physician assistants who saw Mr. Dalman — to perform exams and procedures in even greater volume.

    The vast majority of dermatologists care for patients with integrity and professionalism, and their work has played an essential role in the diagnosis of complex skin-related diseases, including melanoma, the most dangerous form of skin cancer, which is increasingly caught early.

    But while melanoma is on the rise, it remains relatively uncommon. The incidence of basal and squamous cell carcinomas of the skin, which are rarely life-threatening, is 18 to 20 times higher than that of melanoma. Each year in the United States more than 5.4 million such cases are treated in more than 3.3 million people, a 250 percent rise since 1994.

    The New York Times analyzed Medicare billing data for dermatology from 2012 through 2015, as well as a national database of medical services maintained by the American Medical Association that goes back more than a decade. Nearly all dermatologic procedures are performed on an outpatient, fee-for-service basis.

    The Times analysis found a marked increase in the number of skin biopsies per Medicare beneficiary in the past decade; a sharp rise in the number of physician assistants, mostly unsupervised, performing dermatologic procedures; and large numbers of invasive dermatologic procedures performed on elderly patients near the end of life.

    Ce long article d’écrit ensuite méthode et objectif des entreprises de “médecine dermatlogique”, en général au détriment du bien-être des patients. Avec cette remarque terrible :

    Examining the 2015 Medicare billing codes of three physician assistants and one nurse practitioner employed by Bedside Dermatology, The Times found that 75 percent of the patients they treated for various skin problems had been diagnosed with Alzheimer’s disease. Most of the lesions on these patients were very unlikely to be dangerous, experts said, and the patients might not even have been aware of them.

    “Patients with a high level of disease burden still deserve and require treatment,” Dr. Grekin said. “If they are in pain, it should be treated. If they itch, they deserve relief.”

    Dr. Eleni Linos, a dermatologist and epidemiologist at the University of California, San Francisco, who has argued against aggressive treatment of skin cancers other than melanomas in the frail elderly, said that if a lesion was bothering a patient, “of course we would recommend treatment.” However, she added, many such lesions are asymptomatic.

    Dr. Linos added that physicians underestimate the side effects of skin cancer procedures. Complications such as poor wound healing, bleeding and infection are common in the months following treatment, especially among older patients with multiple other problems. About 27 percent report problems, her research has found.

    “A procedure that is simple for a young healthy person may be a lot harder for someone who is very frail,” she said.
    #Médecine #Dermatologie #Capitalisme_sauvage #Voyoucratie

  • Why Should Taxpayers Pay for the Opioid Crisis When Pharma Caused It? | Alternet
    https://www.alternet.org/personal-health/why-should-taxpayers-pay-opioid-crisis-when-pharma-caused-it

    As everyone today knows, opioid narcotics like fentanyl, hydrocodone, hydromorphone, morphine and oxycodone have created a toxic epidemic in the United States with at least 100 daily overdose deaths. This happened because Pharma paid off doctors, medical associations and federal lawmakers to loosen opioid regulations.

    There was a reason narcotics were traditionally limited to severe pain cases, not “everyday” pain—they are addicting and can kill, as we are now seeing. But Pharma—especially the Sackler family’s Purdue which makes OxyContin—banked on the fact that younger doctors and patients did not remember why narcotics were so heavily restricted. They were right.

    As new Pharma-driven prescribing guidelines were drafted and the industry-appeasing FDA waved new pills and patches through despite daily deaths, brazen “pill mills” and “Oxy docs” popped up, as did legions of addicts. Soon “opioid addiction” treatment clinics popped up to play the other side of the street—the addictions caused by the pill mills—further enriching Pharma.

    Not only can narcotics like the popular OxyContin, Vicodin, Percocet and the fentanyl patch lead to coma, respiratory depression, shock, pulmonary edema and death, but studies suggest they can increase a body’s sensitivity to pain and make pain worse—a phenomenon called opioid-induced hyperalgesia. The drugs also cause constipation, hormonal derangement and negative mental changes.

    #Opioides #Big_Pharma #Voyoucratie

  • A surge of sites and apps are exhausting your CPU to mine cryptocurrency | Ars Technica
    https://arstechnica.com/information-technology/2017/10/a-surge-of-sites-and-apps-are-exhausting-your-cpu-to-mine-cryptocurrenc

    The Internet is awash with covert crypto currency miners that bog down computers and even smartphones with computationally intensive math problems called by hacked or ethically questionable sites.

    The latest examples came on Monday with the revelation from antivirus provider Trend Micro that at least two Android apps with as many as 50,000 downloads from Google Play were recently caught putting crypto miners inside a hidden browser window. The miners caused phones running the apps to run JavaScript hosted on Coinhive.com, a site that harnesses the CPUs of millions of PCs to mine the Monero crypto currency. In turn, Coinhive gives participating sites a tiny cut of the relatively small proceeds. Google has since removed the apps, which were known as Recitiamo Santo Rosario Free and SafetyNet Wireless App.

    Last week, researchers from security firm Sucuri warned that at least 500 websites running the WordPress content management system alone had been hacked to run the Coinhive mining scripts. Sucuri said other Web platforms—including Magento, Joomla, and Drupal—are also being hacked in large numbers to run the Coinhive programming interface.

    Earlier this month, political fact-checking site Politifact.com was found hosting Coinhive scripts in a way that exhausted 100 percent of visitors computing resources. A PolitiFact official told Ars the incident occurred when “an unidentified hacker attached a crypto mining script to the PolitiFact code base being stored on a cloud-based server.” The code has since been removed and was active only when people had a politifact.com window open in their browser.
    Don’t look, don’t tell

    Coinhive presents its service as a way end users can support sites without viewing online ads, which are often criticized for containing malware that surreptitiously infects visitors with ransomware, password stealers, and other malicious wares. And in fairness, the service only consumes 100 percent of a visitor’s computing resources when the Coinhive’s interfaces are being abused. Still, Coinhive doesn’t require third-party sites to tell visitors their computers and electricity are being consumed in exchange for visiting the site. Coinhive has also done nothing to prevent sites from abusing its programming interface in a way that completely drains visitors’ resources.

    Ad blocker AdGuard recently reported that 220 sites on the Alexa top 100,000 list serve crypto mining scripts to more than 500 million people. In three weeks, AdGuard estimated, the sites generated a collective $43,000. Both AdGuard, antimalware provider Malwarebytes, and a variety of their peers have recently started blocking or restricting access to Coinhive crypto mining. Both AdGuard and Malwarebytes give end users who want to support a site using Coinhive the option of accessing the mining script.

    #Cryptomonnaie #User_cpu_mining #Voyoucratie

  • Crise des opiacés aux Etats-Unis : un patron poursuivi pour escroquerie
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2017/10/30/crise-des-opiaces-aux-etats-unis-le-patron-d-un-laboratoire-poursuiv

    L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis, où les overdoses ont fait près de 64 000 morts en 2016, selon les chiffres publiés par le Center for Disease Control (CDC) et analysés par le New York Times. Les opiacés sont les substances les plus mortelles avec 20 000 décès attribuables au fentanyl, 15 000 à l’héroïne et 14 000 aux médicaments sur ordonnance, dont le Subsys.

    Selon les autorités, les prescriptions pour ces antalgiques très addictifs ont quadruplé au cours de la décennie, tout comme les overdoses. Cette augmentation spectaculaire s’est répliquée sur toutes les catégories d’opiacés, les consommateurs basculant fréquemment des médicaments aux drogues illégales. Une étude publiée en 2014 révèle ainsi que trois quarts des consommateurs d’héroïne ont d’abord été accros aux médicaments.

    Insys a été l’un des premiers bénéficiaires de cette « épidémie ». Son Subsys, un spray sublingual à base de fentanyl, a été autorisé par la FDA, l’agence de santé américaine, en 2012. Malgré son coût – un mois de traitement coûte jusqu’à 20 000 dollars (17 215 euros) –, le médicament a connu un succès immédiat : selon le rapport annuel de la société, les ventes ont connu un pic à 330 millions dollars en 2015, avec une marge supérieure à 90 %. Le vent a commencé à tourner en 2016, avec les premières révélations sur les conditions de prescription du Subsys : les ventes ont chuté de 26 % et l’année s’est achevée par l’arrestation à Boston de six dirigeants de l’entreprise.

    Mais pas d’inquiétude, le patron est libre après avoir payé une caution ridicule en regard des bénéfices engrangés.

    « Ils ne valent pas mieux que des dealers de rue », a estimé un agent du FBI qui a participé à l’enquête. « Ces accusations représentent une étape importante dans la prise de conscience de la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques dans la crise des opiacés. Le FBI enquêtera sans relâche sur les organisations corrompues dont les pratiques commerciales encouragent la fraude au mépris de la sécurité des patients », a poursuivi le policier. Arrêté à Phoenix et entendu par une cour fédérale, John Kapoor a pu repartir libre moyennant une caution d’un million de dollars. Son passeport a été confisqué.

    #Opioides #Subsys #Big_pharma #Voyoucratie

  • La Sociale - Leur #morale et la nôtre
    http://la-sociale.viabloga.com/news/leur-morale-et-la-notre

    Le « penelope-gate » est un révélateur intéressant. Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le #népotisme légal. Tous se sentent la #conscience en paix. Mais tous ont perdu tout sens de cette « morale publique » que Montesquieu nommait « vertu ». Les leçons de morale sont à destination du petit peuple et ne visent qu’à lui faire accepter sa misérable condition, les « grands », eux, sont dispensés de toute morale. Si le « surmoi » est selon Freud un patrimoine de la civilisation, le surmoi des grands est minimaliste. Mais il faut aller jusqu’au bout de cette affaire qui dépasse de loin la personne de François Fillon et de son éventuel avenir #politique au moment où à droite on ne se prive pas d’envisager l’hypothèse d’un « plan B » pour remplacer au débotté un Fillon devenu incapable de poursuivre sa campagne. La destruction de la morale publique a une source, très bien identifiée par Hannah Arendt, l’invasion du domaine public par les intérêts privés . Dès lors que les politiciens s’identifient aux chefs d’entreprises, ils trouvent normal de se conduire comme eux. Embaucher sa femme comme « collaboratrice », lui faire payer une automobile de fonction (genre BMW ou Mercédès) sur les frais de l’entreprise, etc.. Cela s’appelle « abus de biens sociaux », mais c’est une pratique extrêmement courante. Qu’un mandat électif soit un devoir, une charge qu’on doit assumer avec une certaine décence, et non un bon « job », voilà une idée qui disparaît de notre vie publique. Il y a toujours dans toutes les républiques des politiciens plus ou moins honnêtes, plus ou moins corrompus. Les Cincinnatus et les Caton étaient rares même aux meilleurs moments de la République romaine. Mais notre république a institutionnalisé depuis longtemps ces pratiques et on instillé dans l’opinion publique l’idée que tout cela n’est pas grave, qu’ils « sont tous pareils ». Le pire n’est donc pas la #corruption ou les prébendes d’Untel ou Untel, le pire est dans la corruption du peuple qui ne dispose ni des moyens, ni de la volonté de s’opposer aux « grands » qui peuvent continuer sans vergogne leurs petites affaires. Il semble que la restauration de la vertu républicaine n’intéresse personne et la plupart des candidats – sans doute parce qu’ils ne veulent pas être traités de « populistes » n’en parlent pas ou n’y font que quelques allusions gênées. Le citoyen goguenard en conclut qu’ils se tiennent tous par la barbichette ! Et du coup se trouve lui aussi légitimé dans tous ses petits arrangements avec la morale publique. On attend, en vain, le candidat qui proposera de restaurer cette morale publique, de tailler dans le vif dans ces #privilèges des « grands », ceux des ministres qui se sont agrandir aux frais de Marianne leurs appartements de fonction, utilisent les Falcon officiels pour leurs déplacements privés, prêtent à leur fils, pour ses petites soirées les résidences de la République, sans parler de ses anciens premiers ministres et présidents qui prêchent l’austérité aux pauvres et gardent voitures de fonction, bureaux et protection rapprochée, et émoluments confortables en sus d’une retraite déjà très confortable. Ils peuvent mener la vie privée qui leur convient, avoir des maîtresses ou des amants, mais bas les pattes, pas touche au pot de confiture ! L’#indécence ordinaire de la caste dirigeante a atteint un point où cela devient une question politique de premier plan. Vous ne pouvez pas dire « dehors les voleurs de droite et de gauche » : tout le monde va vous tomber sur le dos et vous accuser de « faire le jeu du FN ». Mais ça brûle les lèvres. Car s’il est bien quelque chose qui fait le plus grand tort à la République, c’est bien cette intempérance généralisée des « grands » qui nourrit la haine du peuple.

    • Ce qui les unit tous, c’est qu’ils veulent sauver la « gauche ». Voilà comment la croyance dans le pouvoir des mots aveugle les meilleurs. La gauche de quoi ? Macron est de gauche, n’en déplaise aux amis de Filoche ou de Mélenchon. Il est un bourgeois de gauche, libéral et « progressiste » sur le plan sociétal. Bien plus à gauche que Fillon, libéral sur le plan économique, mais plus réactionnaire sur le plan sociétal.

      Et bien ça c’est la meilleure ! Macron c’est le candidat des jeunes loups du Medef et du PS de Valls (la deuxième droite) et rien d’autre. D’ailleurs quand on se déclare ni de droite ni de gauche c’est parce que l’on n’est pas de gauche, n’en déplaise à Denis Collin, même s’il a fait partie de la gauche de gourvenement d’Hollande.

      Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le népotisme légal. Tous se sentent la conscience en paix.

      Ils restent tout de même les #voyous de la république.

  • C’est de la racaille ? Eh bien, j’en suis ! A propos de la révolte de l’automne 2005
    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/09/PIERROT/13948

    Dell’Umbria retrace, dans ce pamphlet percutant, l’histoire idéologique des grands ensembles. Il montre comment se sont construits, depuis le XIXe siècle, ces espaces anonymes, volontairement pensés comme des bulles privées « pour salariés domestiqués ». Une série de clivages achèvent le morcellement des solidarités : Français contre étrangers, jeunes contre vieux, salariés contre chômeurs. Le portrait est sévère : banalisation des états d’exception, « tolérance zéro », violences policières et clientélisme. Les associations subventionnées sont devenues les marionnettes de l’ordre municipal. La gauche erre, se présente comme le dernier rempart avant le fascisme et finit par psalmodier des positions de principe. Elle n’offre pourtant comme programme qu’une version particulière de la #criminalisation des #pauvres.

    Revenant sur les récupérations de la « marche des beurs » et des mouvements d’ouvriers immigrés, l’auteur raconte l’échec de la convergence des luttes antiraciste et sociale. Il fustige enfin tous les discours monolithiques, de l’islam aux complaintes républicaines, et analyse l’importance des drogues dans le maintien de la paix sociale.

    ALÈSSI DELL’UMBRIA (PART.I) : « LE DISCOURS IDÉOLOGIQUE RÉPUBLICAIN A ANESTHÉSIÉ TOUTE CULTURE DE LA RÉVOLTE »
    http://www.article11.info/?Alessi-Dell-Umbria-part-I-Le

    POSTFACE À L’ÉDITION CASTILLANE DE "C’EST DE LA RACAILLE ? EH BIEN, J’EN SUIS !"
    https://infokiosques.net/spip.php?article786

    #racaille est ici utilisé le plus souvent de façon antiphrastique pour désigner des dominants, il m’a semblé nécessaire d’en revenir au sens littéral, là où le terme désigne non pas les tenants ou les bénéficiaires de l’ordre social actuel mais bien le populaire et l’ingouvernable.

    • Outre l’intérêt du livre, je réagissais à l’emploi de #racaille par @kassem, emploi qui a le don de m’agacer... Quand la presse cause de patron #voyou, c’est n’est pas seulement la réitération de voyou (des désignés comme tels par la police, les moralistes, les juges, le PCF, la presse) comme insulte, c’est aussi un blanc seing aux entreprises "normales et au Code civil (garantissant la propriété privée). Un travail de #police.

      Pour ce qui est du soulèvement de 2005, on peut lire un autre point de vue que celui défendu par #Alèssi_Dell'Umbria, là aussi sans moraline :

      Entre expérience et expérimentation, une politique qui ne porte toujours pas le nom de politique
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3284

    • Au sens actuel racaille est devenu synonyme de parasite violent, or ceux qui parasitent le plus les ressources communes et ceux qui exercent la plus forte violence ne sont pas les plus souvent montrés du doigt dans le discours ambiant, bien au contraire, c’est pourquoi il convient de les désigner par un terme adéquat pour contribuer humblement à recadrer un peu les représentations associées.

    • M’enfin... qui est le « parasite violent » ? Celui qui dit « la racaille on va la dégager au Karcher » ou celui qui tient les murs de sa téci ? C’est un concours ? Racaille désigne les #classes_dangereuses, je veux bien que l’on tienne les oligarques pour telles mais pour le dire, il faudra d’autres mots que racaille voyou et délinquant. La #loi, c’est eux. Cette manière de saucissonner le #populaire entre les « citoyens » salariés responsables c’est-à-dire respectueux de l’ordre social et les #déviants, c’est eux.

    • pour le dire, il faudra d’autres mots que racaille voyou et délinquant

      je trouve plus judicieux d’utiliser précisément ces termes-là, dans leur acception actuelle, en les orientant vers ceux à qui cette acception actuelle correspond de façon plus réelle qu’imaginaire, pour justement bousculer l’imaginaire en question.

    • C’est une question de grammaire politique, il me semble que le renversement du stigmate soit on se plante (c’est vous les « méchants » comme le bêle le citoyen indigné,ce pseudopode de l’état), soit ça marche comme ça :

      – Le pdt du Tribunal : Quelle est votre profession ?
      Blanqui : prolétaire.

      – Travail, Famille, Patrie ?
      Pédé.

      – Chômeur = victime, indigne.
      Fier d’être précaire.

      #moraline partout #communisme nulle part.

    • pour « Racaille » j’ai vu que c’etait une insulte contre les categories pauvres. Ca veut dire « Péj. Partie du peuple la plus pauvre, considérée comme la plus méprisable »
      Ca viens de « rascer » qui veut dire racler et de « aille » qui est un suffixe pejoratif.
      http://seenthis.net/messages/400764#message400940

      sachant ca, c’est pas un synonyme de voyous ou bandit et je ne l’utiliserais plus. Dire « les politiciens racailles, ou les racailles en col blanc » ca me semble innaproprié.

    • Merci @alaingresh de réparer cet oubli !

      La Canaille, 1863, Paroles : Alexis Bouvier ; Musique : Joseph Darcier ; Editeur : Vieillot. Cette chanson a été rendue célèbre par la Commune de Paris en 1871.
      https://fr.wikisource.org/wiki/La_Canaille

      Dans la vieille cité française
      Existe une race de fer,
      Dont l’âme comme une fournaise
      A de son feu bronzé la chair.
      Tous ses fils naissent sur la paille,
      Pour palais, ils n’ont qu’un taudis.
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      Ce n’est pas le pilier du bagne ;
      C’est l’honnête homme dont la main
      Par la plume ou le marteau gagne,
      En suant, son morceau de pain.
      C’est le père, enfin, qui travaille
      Les jours et quelquefois les nuits.
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      C’est l’artiste, c’est le bohème
      Qui, sans souper, rime rêveur
      Un sonnet à celle qu’il aime,
      Trompant l’estomac par le cœur.
      C’est à crédit qu’il fait ripaille,
      Qu’il loge et qu’il a des habits.
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      C’est l’homme à la face terreuse,
      Au corps maigre, à l’œil de hibou,
      Au bras de fer à main nerveuse
      Qui sortant d’on ne sait pas où,
      Toujours avec esprit vous raille,
      Se riant de votre mépris.
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      C’est l’enfant que la destinée
      Force à rejeter ses haillons,
      Quand sonne sa vingtième année,
      Pour entrer dans nos bataillons.
      Chair à canon de la bataille,
      Toujours il succombe sans cris…
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      Ils fredonnaient la Marseillaise,
      Nos pères, les vieux vagabonds,
      Attaquant en quatre-vingt-treize
      Les bastilles dont les canons
      Défendaient la vieille muraille !
      Que de trembleurs ont dit depuis :
      « C’est la canaille ! »
      Eh bien ! j’en suis !

      Les uns travaillent par la plume,
      Le front dégarni de cheveux.
      Les autres martèlent l’enclume,
      Et se soûlent pour être heureux ;
      Car la misère, en sa tenaille,
      Fait saigner leurs flancs amaigris...
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      Enfin, c’est une armée immense,
      Vêtue en haillons, en sabots.
      Mais qu’aujourd’hui la vieille France
      Les appelle sous ses drapeaux,
      On les verra dans la mitraille,
      Ils feront dire aux ennemis :
      C’est la canaille !
      Eh bien ! j’en suis !

      Une belle version, celle de Marc Ogeret sur le disque Autour de La Commune.

      11 novembre 2005 : Nicolas Sarkozy continue de vilipender "racailles et voyous"
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2005/11/11/nicolas-sarkozy-persiste-et-signe-contre-les-racailles_709112_3224.html#t4LK

      « Ce sont des voyous, des racailles, je persiste et je signe », a déclaré Nicolas Sarkozy, jeudi soir sur France 2, lors d’une émission spéciale « A vous de juger » consacrée à la crise des banlieues, retrouvant le ton très offensif abandonné ces derniers jours. Et le ministre de l’intérieur entend bien en débarrasser le pays au nom des « braves gens qui veulent avoir la paix ».

      comme disait l’autre, les brav’s gens n’aiment pas que
      L’on suive une autre route qu’eux…

      Qui faut-il être pour fait mine de retourner l’insulte à l’envoyeur au lieu de l’endosser ?
      Pour un député socialiste, Nicolas Sarkozy est « une racaille d’Etat »
      http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/03/19/25002-20140319ARTFIG00049-pour-un-depute-socialiste-nicolas-sarkozy-est-une

      Ce terme désigne
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Racaille

      Les individus dont le rôle social se limite à la petite délinquance. La racaille est ainsi un terme utilisé pour souligner la non-adhésion[réf. nécessaire] aux normes en vigueur dans la société. On parle de « la racaille de la société » pour désigner une frange non intégrée, dont les valeurs sociales ne s’accordent pas avec celle de la majorité, ou à laquelle la société refuse d’accorder un statut plein et entier de « partie du tout ».
      Un groupe méprisable, souvent faisant partie des plus pauvres de la population [réf. nécessaire]. Ayant pour certains un sens socio-économique, pour d’autres un sens plus socio-culturel, cette définition se référant à « une masse méprisable » ne reconnaît pas de distinction individuelle, son utilisation est donc invariable au singulier féminin : « La racaille » ; parfois couplée à un partitif : « de la racaille ». (...)
      Dans la « langue des cités », le terme désigne les voyous et membres des bandes criminelles, mais sans connotation d’exclusion ou de mépris . Au contraire, il désigne plutôt ceux dont la réputation inspire la crainte ou le respect. (...) Cependant cet usage ne peut s’appliquer qu’entre personnes issues de ces quartiers, et les mêmes qui en feraient un titre honorifique dans ces quartiers peuvent se sentir insultés s’ils sont qualifiés ainsi par des personnes extérieures.

    • en fait ca veut dire « voyou ou bandit des classes pauvres » même aujourd’hui en fait. Dire que la FNSEA, les politiciens, les flics, les cols blancs, les patrons... sont des racailles ca me semble pas terrible et perso je prefere abandonner l’utilisation du mot racaille comme je prefere abandonner les insultes sexistes et racistes je laisse aussi les classistes qui méprisent les categories pauvres.

    • renversant : celui qui s’plaint : à éliminer ! la commune ? la catastrophe ! dont une perche de secours ne réussit à se dégager qu’en 86 avec les lois sur l’enseignement .

    • @koldobika Je l’ai toujours entendu associé à des « jeunes de banlieu » et pas pour des délinquants de classes sociales moyenne et elevé. Et l’utilisation mediatique qu’en font les politiques est sur le sens originel puisque ils ne disent pas que Keviel est une racaille par exemple. Avant de faire la recherche je croyait que ca venait du rat, et j’aimais pas non plus cette animalisation et j’aimais pas ce mot mais maintenant que je connait l’etymologie et la definition exacte je ne l’aime pas plus. Après pour le fait de ne plus l’utilisé je ne parle que pour moi, par rapport à mon approche de l’utilisation des insultes. Et je trouve un peu dommage de ne pas faire des insultes nouvelles pour cibler les délinquants en col blancs. #bourgeaille, #politicaille par exemple ou j’aime bien #bankster

    • Merci @koldobika je trouve rigolo de faire des nouvelles insultes pour renversé la domination. Les insultes actuel sont faites par le #patriarKKKapitalistoKKKolonialisme et s’attaque aux populations discriminées. Ici les classes sociales pauvres avec racaille. Les insultes sexuels sont misogynes, homophobe, c’est à dire andro et hétérocentrés. Les insultes raciales ne sont pas contre les blancs mais toujours contre les populations racisées. Les insultes attaquent aussi aux personnes atteintes de handicapes et non aux autres etc.

    • " « En politique, le choix des mots est évidemment essentiel. Je l’ai dit, en France, tous les citoyens sont les filles et les fils de la République. Il n’y a pas de catégorie de Français. Il n’y a que des citoyens libres et égaux en droit. Et quand une personne commet un délit ou un crime, c’est un délinquant ou c’est un criminel. C’est la loi qui le dit. Ce sont ces termes qu’il faut employer. C’est cela la République. »

      L’étymologie du terme racaille n’est pas clairement définie.

      Pour Auguste Brachet, dans son dictionnaire étymologique,[1] la terminologie s’appuie sur le diminutif du radical rac qui est d’origine germanique (racker en allemand pour désigner un « équarrisseur ») et dont on trouve une trace dans le vieil anglais rack utilisé pour désigner un « chien“[2]. Racaille serait un mot formé sur le même principe que canaille qui dérive indirectement du latin canis (‘chien’) et que l’on propose souvent en synonyme.

      Pour Albert Dauzat, dans dictionnaire étymologique[3], ce serait une forme normano-picarde qui aurait la même racine que l’ancien français rasche ou rache (‘ teigne ’) du latin vulgarisé rasicare (‘ gratter ’). Ainsi trouverait-on une trace de ce terme dans le provençal rascar (‘ racler ’) ou raca (‘ rosse ’, ‘ chien ’), et même dans la Bible sous la forme raca (Mathieu, 5, 22 : ‘ Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ’) où il tient lieu d’insulte.

      Racaille n’a donc pas une étymologie basée sur l’italien Razza, qui a donné ‘ race ’ en français, bien que certaines utilisations de ce terme entretiennent volontairement ou accidentellement une confusion sur l’identité du groupe qu’il stigmatise.

      L’utilisation du terme pour désigner des individus et non plus des groupes (se caractérisant dans son utilisation par la pluralité du terme) semble avoir suivi un cheminement populaire récent.

      Si on fait abstraction de la similitude phonétique entre race et racaille, le problème de la portée reste entier car les définitions que l’on donne du mot racaille nous renseignent peu, voire pas du tout, sur les groupes d’individus ou les individus qu’il entend qualifier"

      la langue des Gaulois ne manque pas de nuances pour préciser la profondeur de son ressentiment :
      racaille,
      canaille,
      fripouille,
      populace,
      vermine,
      tourbe,
      rebut,
      pègre,
      maraud,
      lie,
      crapule,
      bas-fond,
      raclure,
      plèbe,
      meute,
      gredin,
      filou,
      faquin,
      ramas,
      crevure,
      ordure,

      ... et bien sûr : sauvageons.

  • #EPR de #Flamanville : #Areva était au courant depuis 2006 des #anomalies
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/epr-de-flammanville-areva-etait-au-courant-depuis-2006-des-anomalies-49041

    Areva savait. Dès 2006, le groupe français a été informé, après réalisation d’analyses chimiques sur l’acier qui compose le couvercle du réacteur en construction de Flammanville, que celui-ci présentait des fragilités. C’est ce que révèle dans son édition de mercredi 8 juillet, Le Canard Enchaîné, s’appuyant sur une note de 32 pages rédigée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et transmises il y a neuf ans à Areva.

    « Ce qui nous a surpris, c’est que les gens d’Areva n’aient pas réagi devant une valeur anormale aussi élevée », raconte à l’hebdomadaire satirique, Sylvie Cadet-Mercier, responsable du suivi des nouveaux réacteurs à l’IRSN. Et ce, alors que l’étude montre « une concentration en carbone qui atteint deux fois la norme admise », fragilisant le cœur du réacteur -seule pièce qui ne peut pas être remplacée pendant toute la durée de vie de l’installation-, en réduisant sa résistance aux très fortes pressions et violents chocs thermiques. D’après Areva, la présence d’une telle quantité de de carbone est « inhérent au refroidissement des grands lingots » d’acier, explique-t-elle au journal.

    #nucléaire

  • Entretien avec #Youv. La Vie de #voyou | VICE | France,
    http://www.vice.com/fr/read/la-vie-de-voyou-933

    - J’ai cru comprendre qu’à l’avenir, tu voulais te consacrer à l’#écriture ?

    Oui, parce que j’ai grandi dans la violence, et cette violence m’a amené à faire vingt piges de placard. J’ai compris qu’en écrivant, je pouvais avoir cette même #violence, sauf que là, on m’écoute – et on m’applaudit. Mais je t’ai dit la même chose, hier ! J’ai insulté ta mère, et tu m’as mis au #mitard. Là, je le refais, mais avec des virgules et un point à la fin, et tu m’applaudis ? Alors je vais arrêter de faire le fou et de braquer... Et ils vont aller l’acheter ! Ceux qui me détestent, ils vont me donner de l’#oseille. C’est simple ! (...)

    Et je suis un miraculé. Malgré mes vingt ans de ballon j’ai encore toute ma tête. Mais sur mon affaire, on était six, et les cinq autres sont en #psychiatrie. (...)

    – J’ai l’impression qu’à l’époque de tes braquages, ta motivation première n’était pas l’appât du gain, mais plutôt une volonté de défier l’État et l’autorité.

    C’est tout à fait ça. Un procureur me l’a dit : « vous n’avez pas besoin d’argent, vous prenez 100 000 euros tous les mercredis ! » Et il avait raison, c’était pas une question d’oseille. Je suis d’une génération qui a vu la #hagra qu’ils ont faite à nos parents. Mes parents ne savaient pas lire, et c’est moi qui les accompagnais à la #CAF ou dans les administrations. Je faisais le traducteur, j’étais un peu le tampon entre eux et la société. J’entendais des trucs, style : « ces Noirs, ils sont venus pour les #allocs. » J’avais pas encore l’âge de répondre, mais je comprenais tout. Alors quand j’ai eu l’âge de tout niquer – ça a été avec grand plaisir.

    Quand je montais sur un #braquage, c’était toujours avec des mecs qui étaient là pour l’oseille. Moi, c’était par conviction. C’était une manière de défier la société. C’est pourquoi je m’attendais à une grosse peine. Quand t’es en #guerre_contre_la_société, elle est sans pitié avec toi. J’ai anticipé mes années de placard, voilà pourquoi j’ai tenu le coup. Alors que quand tu fais ça pour t’acheter un Porsche et frimer avec les meufs, tu peux pas tenir onze ans enfermé. T’as pas la mentalité pour !

    D’où vient cette mythologie du braquage, selon toi ?

    Quand tu braques des banques, tu prends l’#État à la gorge. Donc le jour où ils vont te péter, ils vont pas rigoler avec toi. Ils préfèrent que tu violes, que tu tues. Personne ne prend plus de dix ans pour un viol ! En prison, j’ai vu des violeurs de petites filles qui étaient là pour deux fois moins de temps que moi ! Ce système marche sur la tête. À la barre, je risquais 30 ans. J’ai braqué, d’accord, mais je n’ai jamais tué personne ! Braquer, c’est le summum, et moi j’y allais avec cette conscience. Même si ça avait été pour 1 000 euros, j’aurais continué à braquer. Je voulais juste monter au front et les tacler là où ça leur fait le plus mal : au porte-monnaie.

  • #Washington s’oppose à la demande des #Palestiniens d’adhérer à la #CPI
    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201412/31/01-4831902-washington-soppose-a-la-demande-des-palestiniens-dadherer-a-la-c

    Agence France-Presse
    WASHINGTON
    Les #États-Unis ont fulminé mercredi contre la demande d’adhésion des Palestiniens à la #Cour_pénale_internationale (CPI), une « escalade contre-productive » qui « alourdit le climat » avec #Israël.

    « Nous sommes profondément troublés par l’action des Palestiniens aujourd’hui concernant la CPI », a condamné dans un communiqué un porte-parole de la diplomatie américaine, Jeffrey Rathke.

    #voyous #sans_vergogne #Israel

  • Petits arrangements bruxellois entre amis du #bisphénol_A - Terra eco
    http://www.terraeco.net/Petits-arrangements-bruxellois,56628.html

    Qui veut la peau des #perturbateurs_endocriniens ? Certainement pas le #lobby de la #chimie, qui tente par tous les moyens de ralentir les travaux de la #Commission_européenne, chargée de régler leur sort. Plongée dans les coulisses d’un thriller belge, où les héros portent un #costume-cravate et une mallette en cuir.

    Stéphane Horel sur Twitter : « Et sinon, j’ai reçu un email de la conseillère scientifique de Barroso, et elle était un petit peu énervée http://www.terraeco.net/Nos-revelations-face-aux-pressions,56666.html »
    https://twitter.com/stephanehorel/status/515150605741199360

    #Santé #Europe #UE #voyous

  • La dette argentine, un instrument de domination extérieure
    http://www.marianne.net/La-dette-argentine-un-instrument-de-domination-exterieure_a240719.html

    Condamné par la justice américaine à verser 1,3 milliard de dollars à des « fonds vautours », l’Argentine a choisi de reprendre le contrôle de sa dette au grand mécontentement de ces organismes rapaces. L’occasion de revenir sur la genèse de la dette argentine, quand les banquiers britanniques prêtaient à des taux délirants des sommes astronomiques à l’Argentine pour financer les projets inexistants... d’industriels britanniques qui, eux-mêmes, ne remboursaient jamais leurs emprunts ! Une histoire rocambolesque, digne d’un polar, et qui marque le début de la mise sous tutelle économique de l’Argentine.....

    http://www.marianne.net/photo/art/default/984711-1167502.jpg?v=1408717468

    En Argentine, la dette est une institution. Un monument, au sens littéral du terme, qui se rappelle régulièrement au « bon » souvenir des Argentins. Le pays lui a même consacré un musée : le « Museo de la Deuda externa », inauguré en octobre 2003. Pas un grand musée où seraient entreposées par centaines les œuvres des grands créanciers et vautours qui rôdent au-dessus de leur proie, plutôt un centre de recherche historique sur la dette extérieure du pays.

    Car en Argentine, la dette n’est pas seulement un sujet politique majeur, c’est aussi un drame national depuis les années 1970 quand la dictature militaire de Videla a fait exploser la dette extérieure du pays. Et ses origines sont bien plus anciennes encore. En 1822, est créée à Buenos Aires une banque de commerce, une initiative privée bâtie essentiellement avec des capitaux britanniques, dont la mission est surtout d’octroyer des prêts aux investisseurs locaux issus du Royaume-Uni.

    Pour financer ses prêts, la banque manque d’argent frais. Le Conseil des représentants de Buenos Aires, un organisme gouvernemental, a alors une riche idée : voter une loi qui autorise le gouvernement à « négocier à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, un prêt de trois ou quatre millions de pesos ». C’est dans la tête de Bernardino Rivadavia, à l’époque chargé des relations extérieures des Provinces Unies du Rio de la Plata, que germe cette brillante idée. Cet homme politique argentin deviendra deux ans plus tard, en 1826, le premier président de la nation argentine. ....

    #Etats-Unis
    #Argentine
    #Cristina_Kirchner

    #angleterre
    #banques
    #banksters
    #baring
    #dette
    #emprunt
    #fonds_vautour

    #voyoux

  • Des biens de l’Elysée retrouvés... en vente sur eBay ! | Planet
    http://www.planet.fr/politique-des-biens-de-lelysee-retrouves-en-vente-sur-ebay.670038.29334.html

    Courant juillet, un rapport de la Cour des Comptes faisait état de la disparition de 32 oeuvres ainsi que de 625 meubles des murs de l’Elysée. Certains d’entres eux ont cependant été retrouvés il y a quelques jours... en vente sur eBay !
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    Le 15 juillet dernier, la Cour des Comptes avait publié un rapport concernant la gestion de l’Elysée. Dans celui-ci, elle faisait part de son inquiétude face aux étranges disparitions de 32 oeuvres appartenant aux musées nationaux et de 625 meubles de la collection du Mobilier national.

    Mais tous ces objets perdus ne le sont peut-être pas pour tout le monde. Dans l’édition du vendredi 1er août du Figaro, on apprend effectivement que certains d’entre-eux ont été retrouvés. Ils auraient été repérés par le ministère de l’Intérieur... en vente sur Internet !

    A lire aussi : Nicolas Sarkozy : quand ses chiens saccageaient le mobilier de l’Elysée

    « C’est la pagaille »
    "De son côté, le ministère de l’Intérieur a repéré, sur eBay, des objets de la manufacture de Sèvres, issus de l’Élysée : un attaché militaire, en poste dans les années 1950, avait pris l’habitude de les offrir. Cinquante ans plus tard, des assiettes ont donc refait surface", a écrit le journal. La Cour des Comptes espererait donc désormais remettre de l’ordre dans toute cette histoire afin de préserver le patrimoine national. De ce fait, le ministère de la Culture pousse les locataires de l’Elysée à porter plainte pour ces disparitions afin de les répertorier dans un catalogue de recherches en ligne appelé « Sherlock ».....

    #Élysée
    #Cour_des_Comptes
    #mobiliers
    #disparitions
    #vente
    #eBay ( vente )
    #voyous

  • Italie : lourde amende pour les pharmaceutiques Roche et Novartis - RTBF Societe
    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_italie-lourde-amende-pour-les-pharmaceutiques-roche-et-novartis?id=82154

    L’autorité italienne de la concurrence a infligé mercredi une amende d’un total de 182,5 millions d’euros aux géants pharmaceutiques suisses Roche et Novartis pour accord illicite sur un médicament destiné à traiter la vue.

    « Les deux groupes ont conclu un accord illicite pour empêcher l’utilisation d’un médicament très bon marché, l’Avastin, qui traite la maladie de la vue la plus répandue parmi les personnes âgées ainsi que d’autres sérieux problèmes oculaires », selon un communiqué.

    Les sociétés pharmaceutiques cherchaient à exploiter « un produit beaucoup plus onéreux, Lucentis, en se basant sur des différences artificielles entre les deux produits », y compris en décrivant l’Avastin comme un produit plus dangereux auprès des services de santé et des médecins.

    Le résultat a été « une plus grande difficulté à traiter de nombreux patients et a coûté aux services publics de santé environ 45 millions d’euros en 2012 », poursuit la commission selon laquelle les coûts à venir auraient pu excéder 600 millions par an.

    Selon le quotidien La Repubblica, l’Avastin coûte « entre 15 et 80 euros, alors que Lucentis coûte plus de 900 euros la dose ».

    Le montant de l’amende est dérisoire.

    #bigpharma #voyous