• Le système alimentaire mondial menace de s’effondrer

    Aux mains de quelques #multinationales et très liée au secteur financier, l’#industrie_agroalimentaire fonctionne en #flux_tendu. Ce qui rend la #production mondiale très vulnérable aux #chocs politiques et climatiques, met en garde l’éditorialiste britannique George Monbiot.

    Depuis quelques années, les scientifiques s’évertuent à alerter les gouvernements, qui font la sourde oreille : le #système_alimentaire_mondial ressemble de plus en plus au système financier mondial à l’approche de 2008.

    Si l’#effondrement de la finance aurait été catastrophique pour le bien-être humain, les conséquences d’un effondrement du #système_alimentaire sont inimaginables. Or les signes inquiétants se multiplient rapidement. La flambée actuelle des #prix des #aliments a tout l’air du dernier indice en date de l’#instabilité_systémique.

    Une alimentation hors de #prix

    Nombreux sont ceux qui supposent que cette crise est la conséquence de la #pandémie, associée à l’#invasion de l’Ukraine. Ces deux facteurs sont cruciaux, mais ils aggravent un problème sous-jacent. Pendant des années, la #faim dans le monde a semblé en voie de disparition. Le nombre de personnes sous-alimentées a chuté de 811 millions en 2005 à 607 millions en 2014. Mais la tendance s’est inversée à partir de 2015, et depuis [selon l’ONU] la faim progresse : elle concernait 650 millions de personnes en 2019 et elle a de nouveau touché 811 millions de personnes en 2020. L’année 2022 s’annonce pire encore.

    Préparez-vous maintenant à une nouvelle bien plus terrible : ce phénomène s’inscrit dans une période de grande #abondance. La #production_alimentaire mondiale est en hausse régulière depuis plus de cinquante ans, à un rythme nettement plus soutenu que la #croissance_démographique. En 2021, la #récolte mondiale de #blé a battu des records. Contre toute attente, plus d’humains ont souffert de #sous-alimentation à mesure que les prix alimentaires mondiaux ont commencé à baisser. En 2014, quand le nombre de #mal_nourris était à son niveau le plus bas, l’indice des #prix_alimentaires [de la FAO] était à 115 points ; il est tombé à 93 en 2015 et il est resté en deçà de 100 jusqu’en 2021.

    Cet indice n’a connu un pic que ces deux dernières années. La flambée des prix alimentaires est maintenant l’un des principaux facteurs de l’#inflation, qui a atteint 9 % au Royaume-Uni en avril 2022 [5,4 % en France pour l’indice harmonisé]. L’alimentation devient hors de prix pour beaucoup d’habitants dans les pays riches ; l’impact dans les pays pauvres est beaucoup plus grave.

    L’#interdépendance rend le système fragile

    Alors, que se passe-t-il ? À l’échelle mondiale, l’alimentation, tout comme la finance, est un système complexe qui évolue spontanément en fonction de milliards d’interactions. Les systèmes complexes ont des fonctionnements contre-intuitifs. Ils tiennent bon dans certains contextes grâce à des caractéristiques d’auto-organisation qui les stabilisent. Mais à mesure que les pressions s’accentuent, ces mêmes caractéristiques infligent des chocs qui se propagent dans tout le réseau. Au bout d’un moment, une perturbation même modeste peut faire basculer l’ensemble au-delà du point de non-retour, provoquant un effondrement brutal et irrésistible.

    Les scientifiques représentent les #systèmes_complexes sous la forme d’un maillage de noeuds et de liens. Les noeuds ressemblent à ceux des filets de pêche ; les liens sont les fils qui les connectent les uns aux autres. Dans le système alimentaire, les noeuds sont les entreprises qui vendent et achètent des céréales, des semences, des produits chimiques agricoles, mais aussi les grands exportateurs et importateurs, et les ports par lesquels les aliments transitent. Les liens sont leurs relations commerciales et institutionnelles.

    Si certains noeuds deviennent prépondérants, fonctionnent tous pareil et sont étroitement liés, alors il est probable que le système soit fragile. À l’approche de la crise de 2008, les grandes banques concevaient les mêmes stratégies et géraient le risque de la même manière, car elles courraient après les mêmes sources de profit. Elles sont devenues extrêmement interdépendantes et les gendarmes financiers comprenaient mal ces liens. Quand [la banque d’affaires] Lehman Brothers a déposé le bilan, elle a failli entraîner tout le monde dans sa chute.

    Quatre groupes contrôlent 90 % du commerce céréalier

    Voici ce qui donne des sueurs froides aux analystes du système alimentaire mondial. Ces dernières années, tout comme dans la finance au début des années 2000, les principaux noeuds du système alimentaire ont gonflé, leurs liens se sont resserrés, les stratégies commerciales ont convergé et se sont synchronisées, et les facteurs susceptibles d’empêcher un #effondrement_systémique (la #redondance, la #modularité, les #disjoncteurs, les #systèmes_auxiliaires) ont été éliminés, ce qui expose le système à des #chocs pouvant entraîner une contagion mondiale.

    Selon une estimation, quatre grands groupes seulement contrôlent 90 % du #commerce_céréalier mondial [#Archer_Daniels_Midland (#ADM), #Bunge, #Cargill et #Louis_Dreyfus]. Ces mêmes entreprises investissent dans les secteurs des #semences, des #produits_chimiques, de la #transformation, du #conditionnement, de la #distribution et de la #vente au détail. Les pays se divisent maintenant en deux catégories : les #super-importateurs et les #super-exportateurs. L’essentiel de ce #commerce_international transite par des goulets d’étranglement vulnérables, comme les détroits turcs (aujourd’hui bloqués par l’invasion russe de l’Ukraine), les canaux de Suez et de Panama, et les détroits d’Ormuz, de Bab El-Mandeb et de Malacca.

    L’une des transitions culturelles les plus rapides dans l’histoire de l’humanité est la convergence vers un #régime_alimentaire standard mondial. Au niveau local, notre alimentation s’est diversifiée mais on peut faire un constat inverse au niveau mondial. Quatre plantes seulement - le #blé, le #riz, le #maïs et le #soja - correspondent à près de 60 % des calories cultivées sur les exploitations. La production est aujourd’hui extrêmement concentrée dans quelques pays, notamment la #Russie et l’#Ukraine. Ce #régime_alimentaire_standard_mondial est cultivé par la #ferme_mondiale_standard, avec les mêmes #semences, #engrais et #machines fournis par le même petit groupe d’entreprises, l’ensemble étant vulnérable aux mêmes chocs environnementaux.

    Des bouleversements environnementaux et politiques

    L’industrie agroalimentaire est étroitement associée au #secteur_financier, ce qui la rend d’autant plus sensible aux échecs en cascade. Partout dans le monde, les #barrières_commerciales ont été levées, les #routes et #ports modernisés, ce qui a optimisé l’ensemble du réseau mondial. On pourrait croire que ce système fluide améliore la #sécurité_alimentaire, mais il a permis aux entreprises d’éliminer des coûts liés aux #entrepôts et #stocks, et de passer à une logique de flux. Dans l’ensemble, cette stratégie du flux tendu fonctionne, mais si les livraisons sont interrompues ou s’il y a un pic soudain de la demande, les rayons peuvent se vider brusquement.

    Aujourd’hui, le système alimentaire mondial doit survive non seulement à ses fragilités inhérentes, mais aussi aux bouleversements environnementaux et politiques susceptibles de s’influencer les uns les autres. Prenons un exemple récent. À la mi-avril, le gouvernement indien a laissé entendre que son pays pourrait compenser la baisse des exportations alimentaires mondiales provoquée par l’invasion russe de l’Ukraine. Un mois plus tard, il interdisait les exportations de blé, car les récoltes avaient énormément souffert d’une #canicule dévastatrice.

    Nous devons de toute urgence diversifier la production alimentaire mondiale, sur le plan géographique mais aussi en matière de cultures et de #techniques_agricoles. Nous devons briser l’#emprise des #multinationales et des spéculateurs. Nous devons prévoir des plans B et produire notre #nourriture autrement. Nous devons donner de la marge à un système menacé par sa propre #efficacité.

    Si tant d’êtres humains ne mangent pas à leur faim dans une période d’abondance inédite, les conséquences de récoltes catastrophiques que pourrait entraîner l’effondrement environnemental dépassent l’entendement. C’est le système qu’il faut changer.

    https://www.courrierinternational.com/article/crise-le-systeme-alimentaire-mondial-menace-de-s-effondrer

    #alimentation #vulnérabilité #fragilité #diversification #globalisation #mondialisation #spéculation

  • Exils précaires : la santé des migrants selon SPF et la médecine fr | Didier Fassin

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/exils-precaires-la-sante-des-migrants-par-didier-fassin

    Médecin, sociologue et anthropologue, Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l’Institut d’étude avancée de Princeton et directeur d’études à l’EHESS.

    Cet épisode démarre sur une analyse [à charge] du traitement par le corps médical de la question de la “source” de la contamination au plomb (saturnisme) des enfants issus de l’immigration, très majoritairement originaires d’Afrique sub-saharienne. « On » à forcé mère Santé Publique à de multiples contorsions théoriques pour ne pas admettre qu’il s’agissait d’un problème social et donc politique.

    Fassin retrace ensuite un siècle et demi de « traitement différencié » de la santé des immigrants, classé en 4 paradigmes successifs [ou presque, vu qu’aucun n’a définitivement intégralement remplacé le précédent] : hygiéniste, tropicaliste, différencialiste, épidémiologique.

    merci @dowser
    ping @cdb_77

  • Pandémie et (in)égalité, avec Jacque Rancière et Judith Butler, depuis le Site Pouchet du CNRS
    https://www.canal-u.tv/chaines/cnrspouchet/pandemie-et-inegalite

    Avec la pandémie et la globalisation du coronavirus l’affirmation selon laquelle le care s’appliquerait seulement aux êtres dépendants apparaît dépourvue de sens : nous sommes tous vulnérables, et la pandémie montre l’interdépendance entre les êtres humains. Les questions de l’égalité par rapport aux inégalités de classe, raciales et de genre ; de l’interdépendance, par rapport au « principe d’indépendance » sont centrales. Judith Butler et Jacques Rancière interrogent les notions de « pandémie » et d’« interdépendance », d’« égalité » et d’« inégalité » face au coronavirus. #Judith_Butler évoque la pandémie à la lumière de la phénoménologie des sens, et la manière dont elle éclaire l’inégalité, l’interdépendance et les nouvelles violences du monde. Elle met aussi en relation les vies précaires et la crise sanitaire actuelle. #Jacques_Rancière analyse la façon dont la gestion de la pandémie confirme la logique du consensus qui est aussi celle de la présupposition inégalitaire. Le confinement nous fait interroger le sens du travail au sein d’un monde commun. Et une question finale : peut-on penser à l’après la pandémie ?

    edit avec bien des conneries, mais pas que. pas fan de Butler, si ce n’est que cette dernière, malgré ses gargarismes sur le commun et l’éthique, est moins éloignée d’une prise en compte de la pandémie (et du laisser mourir, oublié par tous les autres qui décidément n’ont rien vu) et des pratiques sociales qu’i s’y sont collé. Rancière, un peu insouciant des choses (endémie tient-il à dire...), liquéfie les thèses d’Agamben. parmi les intervenants des délires parfois ("avec la fin de la pandémie") et aussi du bon ("pourquoi parler de pandémie alors que cela ne vise pas tout le monde ?")

    #pandémie #Agamben #égalité #vulnérabilité #VIH #science #biopolitique

  • Le progrès des sciences nous condamne-t-il à l’apocalypse ? ⚛️

    https://www.youtube.com/watch?v=GuTgfnkILGs

    S’il y a des boules noires dans l’urne, ce n’est qu’une question de temps avant qu’on en tire une. Et non je ne parle pas de Motus.

    L’article de Nick Bostrom : https://www.nickbostrom.com/papers/vu...

    Dans le rôle du tireur de boules noires, vous aurez reconnu le joueur de Motus le plus célèbre du YouTube game @Sylvqin qui vient justement de sortir une vidéo ce même jour. Est-ce une coïncidence ? (Oui, totalement.) Merci pour sa participation involontaire.

    Sommaire

    0:00 - Intro
    0:25 - La découverte inattendue de la réaction nucléaire en chaîne
    5:04 - Uchronies : « Easy nukes »
    7:45 - L’hypothèse monde vulnérable : des boules noires dans l’urne de la créativité humaine.
    12:00 - Uchronie : « Pandemy DIY »
    12:59 - L’hypothèse monde vulnérable et la condition par défaut de semi-anarchie
    14:43 - Vulnérabilité de type 1
    15:39 - Vulnérabilité de type 2b
    18:27 - Principe de développement technologique différentiel
    24:31 - Réponse à une vulnérabilité de type 1
    26:33 - Conclusion et outro

    #Nick_Bostrom #vulnérabilité #recherche #risques

    • Monsieur Phi ferait bien de lire Jacques Ellul en regard de cette analogie : en réalité, nous dit Ellul, toute technologie n’est ni blanche, ni noire, ni même grise (au sens "cette grise apporterait un peu de bien et un peu de mal, mais « moyen »), mais bien ambivalente. C’est à dire que toute technologie apporte à la fois des trucs bien et mal, en proportions différentes suivant lesquelles, mais du coup une même technologie peut parfaitement apporter à la fois un truc visiblement qui a l’air très bien (très blanc) ET un truc horrible impossible à se dépétré (très noir). L’informatique, et plus encore l’informatique mobile, en est un bon exemple, mais avant ça la voiture aussi, le moteur à explosion.

  • Hommage à l’historien Marc Vuilleumier
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#vuilleumier

    Deux journées en hommage à l’historien Marc Vuilleumier (1930-2021) se tiendront à Genève les 18 et 19 mars. Rappelons qu’il « a apporté une contribution pionnière à l’histoire sociale et ouvrière par ses travaux sur les réfugiés des révolutions de 1848 et de la Commune de Paris ainsi que sur le développement du mouvement ouvrier en Suisse au XIXe et au début du XXe siècle » ...

    #Vuilleumier #anarchisme #CommuneParis #Suisse #CIRA

  • International Migrants Day Statement, IOM Director General António Vitorino: “Harnessing the Potential of Human Mobility” | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/international-migrants-day-statement-iom-director-general-antonio-vitorino-harn

    International Migrants Day Statement, IOM Director General António Vitorino: “Harnessing the Potential of Human Mobility”
    Geneva – International Migrants Day this year falls almost exactly 70 years after the Brussels conference that led to the establishment of the International Organization for Migration.Over these seven decades we have provided assistance to millions of migrants worldwide and worked tirelessly with our member states to ensure migration is managed in a safe, orderly and dignified manner.As the Organization has evolved, so too has the face of human mobility.Beyond the images of closed borders, separated families and economic instability, the now two-year-old global pandemic has spawned a new wave of anti-migrant sentiment and the increasing instrumentalization of migrants as tools in state policy.
    Both are unacceptable.So too is the relative impunity with which unscrupulous people smugglers operate along migration routes worldwide. The rule of law must be observed and action taken to combat those who exploit people at their most vulnerable. The response to COVID-19 has forcefully underlined the importance of migrant workers in keeping us all safe.The positive social and economic impact in the countries where they reside, and the USD 540 billion remitted last year to communities in lower and middle-income countries are measures of the industry, entrepreneurship and community from which we all benefit. But, in order to realize the full potential of human mobility, two things must happen.
    Governments must move from words to action and include migrants regardless of their legal status, in their social and economic recovery plans.
    And, we must renew our commitment to reinforcing legal channels for migration that balance and respect both national sovereignty and the human rights of people on the move. A comprehensive approach requires that we leave aside the defensive posturing that too often victimizes people along their migratory journeys. It requires our immediate collective efforts and commitment to create policies that maximize the potential of migration for all while ensuring the fundamental human rights of migrants are protected. The International Migration Review Forum in May will provide an opportunity to review progress on the implementation of the Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration, which provides a framework to address the challenges associated with migration, while strengthening the contribution of migrants and migration to human development.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#droit#protection#vulnerabilite#IOM#travailleurmigrant#economie#routemigratoire#inclusion

  • Labour migration: Global labour migration increases by five million
    https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_808884/lang--en/index.htm

    Global labour migration increases by five million
    GENEVA (ILO News) – The number of international migrant workers globally has risen to 169 million, a rise of three per cent since 2017, according to the latest estimates from the International Labour Organization (ILO). The share of youth migrant workers (aged 15-24) has also increased, by almost 2 per cent, or 3.2 million, since 2017. Their number reached 16.8 million in 2019.The new report, ILO Global Estimates on International Migrant Workers: Results and Methodology , shows that in 2019, international migrant workers constituted nearly five per cent of the global labour force, making them an integral part of the world economy.Yet many migrant workers are often in temporary, informal or unprotected jobs, which expose them to a greater risk of insecurity, layoffs and worsening working conditions. The COVID-19 crisis has intensified these vulnerabilities, particularly for women migrant workers, as they are over-represented in low-paid and low-skilled jobs and have limited access to social protection and fewer options for support services.“The pandemic has exposed the precariousness of their situation. Migrant workers are often first to be laid-off, they experience difficulties in accessing treatment and they are often excluded from national COVID-19 policy responses,” said Manuela Tomei, Director of the ILO Conditions of Work and Equality Department.
    High-income countries continue to absorb the majority of migrant workers
    More than two-thirds of international migrant workers are concentrated in high-income countries. Of the 169 million international migrant workers, 63.8 million (37.7 per cent) are in Europe and Central Asia. Another 43.3 million (25.6 per cent) are in the Americas. Hence, collectively, Europe and Central Asia and the Americas host 63.3 per cent of all migrant workers.
    The Arab States, and Asia and the Pacific each host about 24 million migrant workers, which, in total, correspond to 28.5 per cent of all migrant workers. In Africa there are 13.7 million migrant workers, representing 8.1 per cent of the total.The majority of migrant workers – 99 million – are men, while 70 million are women.
    Women face more socio-economic obstacles as migrant workers and are more likely to migrate as accompanying family members for reasons other than finding work. They can experience gender discrimination in employment and may lack networks, making it difficult to reconcile work and family life in a foreign country.The share of youth among international migrant workers has increased, from 8.3 per cent in 2017 to 10.0 per cent in 2019. This increase is likely to be related to high youth unemployment rates in many developing countries. The large majority of migrant workers (86.5 per cent) remain prime-age adults (aged 25–64).
    In many regions international migrant workers account for an important share of the labour force, making vital contributions to their destination countries’ societies and economies, and delivering essential jobs in critical sectors like health care, transportation, services, agriculture and food processing.According to the report, 66.2 per cent of migrant workers are in services, 26.7 per cent in industry and 7.1 per cent in agriculture. However, substantial gender differences exist between the sectors: There is a higher representation of women migrant workers in services, which may be partly explained by a growing labour demand for care workers, including in health and domestic work. Men migrant workers are more present in industry.
    “Labour migration policies will be effective only if they are based on strong statistical evidence. This report offers sound estimations, based on robust methods and reliable data integrating harmonized complementary sources,” said Rafael Diez de Medina, Chief Statistician and Director of the ILO Department of Statistics. “These policies can then help countries respond to shifts in labour supply and demand, stimulate innovation and sustainable development, and transfer and update skills.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#economie#transfert#developpementdurable#vulnerablite#travailleurmigrant#genre

  • À deux pas d’une école « catho », la boutique de gaufres « quéquettes » fait scandale
    https://www.leparisien.fr/societe/a-deux-pas-dune-ecole-catho-la-boutique-de-gaufres-quequettes-fait-scanda
    Ouverte non loin de l’école du Sacré-Cœur à Angers, une boutique de pancakes en forme de « quéquette » et de « foufoune » fait polémique. Une pétition circule au nom de la protection des mineurs contre la « pornographie ». Les jeunes, eux, applaudissent le concept.


    –—
    Venant de la part de personnes qui confient l’éducation de leurs enfants à un réseau international de viol d’enfants c’est assez cocasse. C’est peut etre pas assez BDSM pour elleux qui ont l’habitude de décoré leur églises de femmes qui se font couper les seins ou des mecs en slip cloué au mur. Peut etre que ce pâtissier devrait ajouté certaines références catholiques à sa carte pour apaisé ces braves gens. Je propose la gaufre " Secrets de la confession " avec des paillettes en crucifix, le parfum " Ceci est mon corps " serait orné à sa base de deux hosties bien blanches, " Laissez venir à lui les petits enfants " aurait un glaçage à l’eau bénite, celle nommée " Dieu merci, il y a prescription " arborerait le bout rouge en hommage à monseigneur Barbarin et pour les fêtes une version revisité de la crèche s’impose. Celle là je l’appellerait " Un papa dans maman pour tous "en hommage à la manif éponyme et ca serait un trio de vèrge Marie et Joseph et un petit Jesus dans son berceau foufoune.
    Ces gaufres sont tout de même problématiques car les vulves n’ont pas de clito.
    #catholicisme #penis #vulves #gaufres

  • Le Féminisme ou la mort, Françoise d’Eaubonne
    https://www.youtube.com/watch?v=2UE_WGDosC0

    Avec notamment un commentaire du fils de Françoise d’Eaubonne épinglé en tout premier dessous.

    Et donc cette chaine de vulgarisation de textes uniquement théoriques de philosophie, autour des féminismes et des écologies :
    https://www.youtube.com/c/GameOfHearth/videos

    Comme des recensions mais avec pas mal de schémas didactiques tout au long des explications. Je ne sais pas si je suis toujours d’accord, mais rien que sur le plan de la compréhension c’est bien fichu je trouve, pour comprendre l’essentiel des livres choisis.

    Toutes ses vidéos sont aussi sur Peertube :
    https://skeptikon.fr/c/goh/videos

    Ça a encore niqué ma journée pfff… :(

    #vulgarisation #philosophie #féminisme #écologie #écoféminisme #Françoise_d'Eaubonne #recension #livre

    • Françoise d’Eaubonne fait partie des signataire de la pétition de Madzneff sur l’abolition de la majorité sexuelle. Je dit pas que ca disqualifie ce qu’elle a fait et dit, ni qu’on peu pas s’interessé à son œuvre, simplement c’est un fait que je rappel pour pas faire d’idéalisation hagiographique.

  • Gilles-Éric Séralini ou la transgression des médiations « traditionnelles » du savoir ?
    https://journals.openedition.org/rfsic/9397

    Gilles-Éric Séralini est un biologiste français connu pour ses prises de position radicales contre les OGM et les pesticides, en particulier le glyphosate. En 2012, la publication d’un de ses articles a causé une importante controverse scientifique associée à une très forte polémique médiatique : « l’Affaire Séralini ». Cet article interroge le traitement médiatique de « l’Affaire Séralini », tout comme les stratégies de publicisation et de médiatisation originales adoptées par Gilles-Éric Séralini et critiquées de nombreux chercheurs et journalistes. Au-delà d’une transgression possible des médiations traditionnelles du savoir, nous observons également les stratégies de communication sensible déployées par Monsanto pour faire retirer l’article tout comme les répercussions de l’affaire sur la figure du chercheur dans les médias et la communauté scientifique.

    #OGM #Controverse_scientifique #Médias #Science #Vulgarisation_scientifique #Gilles_Eric_Seralini

  • HCR - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés préconise la création d’un mécanisme régional pour faire face aux déplacements sans précédent au Mexique et en Amérique centrale
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/press/2021/12/61a9e616a/haut-commissaire-nations-unies-refugies-preconise-creation-dun-mecanisme.html

    Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés préconise la création d’un mécanisme régional pour faire face aux déplacements sans précédent au Mexique et en Amérique centrale
    GENÈVE – Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a conclu une visite de dix jours au Mexique, au Salvador et au Guatemala par un appel sans équivoque en faveur de la mise en place d’un mécanisme régional qui permettrait de renforcer, de coordonner et de créer des synergies entre les différents programmes, politiques et initiatives visant à faire face à l’ampleur et à la complexité sans précédent qui caractérisent les mouvements de population au Mexique et en Amérique centrale. « Plutôt que d’ériger des murs pour retenir les gens, nous devrions plutôt aider ceux qui se déplacent à rester chez eux en créant les conditions nécessaires pour qu’ils n’aient pas besoin de partir et que ceux qui doivent s’enfuir trouvent ce dont ils ont besoin plus près de chez eux », a expliqué Filippo Grandi. « Ce dont nous avons besoin, c’est d’un mécanisme régional pour générer des synergies entre les différents programmes, alliances, plateformes et forums existants qui tentent de s’attaquer aux causes structurelles de la mobilité humaine et de trouver des solutions. »
    Le déplacement de près d’un million de personnes au Mexique et en Amérique centrale est dû à un certain nombre de facteurs économiques, sociaux et humanitaires interconnectés, notamment le manque d’opportunités, l’insécurité causée par les gangs et le crime organisé, les ravages de la pandémie de Covid-19 et les effets du changement climatique. En outre, les migrants et les demandeurs d’asile venant de plus loin au sud et des Caraïbes transitent de plus en plus par l’Amérique centrale. Cette année, plus de 100 000 hommes, femmes et enfants ont entrepris la traversée de la jungle du Darien entre la Colombie et le Panama, tandis qu’au cours des six premiers mois de 2021, le Mexique a reçu le troisième plus grand nombre de demandes d’asile au monde. « Le Mexique et le Guatemala ne sont pas seulement des lieux de transit, mais de plus en plus des pays où les réfugiés et les migrants trouvent la sécurité et un accès à des opportunités », a déclaré Filippo Grandi. « Dans ces deux pays, j’ai vu de nombreuses manifestations de générosité, un accueil chaleureux et de véritables efforts pour intégrer les réfugiés dans le tissu social et économique. J’ai également rencontré de nombreux réfugiés qui sont heureux de travailler, d’étudier et de contribuer de différentes manières au bien-être de leurs communautés d’accueil ». Le HCR collabore avec les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires pour renforcer les systèmes d’asile au Mexique, au Guatemala et dans d’autres pays d’Amérique centrale, et plaide pour des alternatives migratoires en faveur de ceux qui en ont besoin. De nombreuses personnes déracinées par la violence dans la région ne franchissent pas de frontières internationales mais restent dans leur propre pays. Au cours de sa visite, le Haut Commissaire a pu constater les efforts déployés par le Salvador pour renforcer sa législation, ses politiques publiques et ses programmes afin de répondre aux besoins de protection, de services et d’assistance pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le mardi 30 novembre, le Haut Commissaire a participé à la 4e réunion annuelle du Cadre régional de protection et de solutions (MIRPS, selon l’acronyme espagnol), qui réunit le Belize, le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et le Panama dans le but de coordonner les réponses régionales et nationales visant à s’attaquer aux causes profondes des déplacements forcés, à apporter des réponses efficaces aux besoins de protection de la population déplacée, des demandeurs d’asile, des réfugiés et des rapatriés ayant besoin de protection, ainsi qu’à la recherche de solutions durables.

    #Covid-19#migrant#migration#ameriquecentrale#mexique#guatemala#salvador#honduras#costarica#belize#panama#sante#pandemie#crise#violence#vulnerablité#deplacementforce#protection#rapatrie#asile#unhcr

  • Rapport de l’OIM : la COVID-19 entraîne une forte augmentation du nombre de migrants vulnérables en transit par les Amériques | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/fr/news/rapport-de-loim-la-covid-19-entraine-une-forte-augmentation-du-nombre-de-migran

    Rapport de l’OIM : la COVID-19 entraîne une forte augmentation du nombre de migrants vulnérables en transit par les Amériques
    Buenos Aires/San José – Selon un rapport sur les mouvements migratoires régionaux dans les Amériques publié aujourd’hui par l’Organisation internationale pour les migrations, au moins 30 000 enfants, la plupart âgés de moins de cinq ans, font partie des plus de 125 000 personnes qui, cette année, ont risqué leur vie en traversant la région du Darien, l’un des itinéraires irréguliers les plus dangereux au monde pour les migrants faisant route vers l’Amérique du Nord.
    Le rapport souligne que le transit de migrants originaires des Caraïbes, d’Asie, d’Afrique et des Amériques depuis l’Amérique du Sud se développe depuis une dizaine d’années, mais qu’il a augmenté de façon spectaculaire en raison de l’impact socioéconomique, sanitaire et politique de la pandémie de COVID-19. Le nombre total de traversées irrégulières du Darien - une dangereuse traversée de la jungle à la frontière entre la Colombie et le Panama, dépourvue de routes et où opèrent des groupes armés, des passeurs de migrants et des trafiquants d’êtres humains - est plus élevé cette année que pour l’ensemble de la période 2010-2020. Quelque 25 pour cent des personnes qui traversent la frontière sont des enfants, dont environ 24 000 ont cinq ans ou moins. Selon le rapport, un grand nombre des migrants vulnérables en transit sont des Haïtiens, mais il y a aussi des ressortissants d’autres pays des Caraïbes, d’Asie, d’Afrique et des Amériques. Un nombre croissant de ressortissants de ces régions ont migré vers l’Amérique du Sud au cours de la dernière décennie. Selon les estimations du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (ONU DAES), les migrants africains en Amérique du Sud sont passés de 22 000 en 2010 à 43 000 en 2020, tandis que les migrants des Caraïbes dans la région ont connu une croissance exponentielle, passant de 79 000 en 2010 à 424 000 en 2020. Les migrants asiatiques dans la région ont également augmenté, passant de 208 000 en 2010 à 302 000 en 2020.
    N’ayant pas la possibilité d’emprunter les itinéraires migratoires réguliers, de nombreux migrants ont recours à des passeurs, ce qui accroît leur vulnérabilité et les problèmes de protection, selon le rapport. Parmi ces flux, on trouve des migrants qui se sont installés régulièrement, principalement dans des pays d’Amérique du Sud, notamment au Brésil et au Chili, ces dernières années. Le rapport souligne que certains migrants en transit vers l’Amérique du Nord en provenance des Caraïbes, d’Afrique et d’Asie ont des enfants qui sont des ressortissants de pays d’Amérique du Sud. Il ne s’agit donc pas exclusivement de migrants originaires des Caraïbes et d’autres régions.D’autres ont été contraints, ou ont décidé, de migrer vers d’autres destinations au nord du continent car ils n’ont pas les documents adéquats ou en raison de l’impact de la pandémie, notamment une augmentation alarmante de la xénophobie, qui a limité leur accès aux services de base. Les catastrophes et l’instabilité politique dans les pays d’origine et de résidence ont également été des moteurs. L’OIM a lancé un appel de 74,7 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires du nombre croissant de migrants vulnérables en transit, ainsi que pour permettre aux pays de destination actuels d’atténuer les effets négatifs de la crise et d’autres facteurs socioéconomiques qui frappent souvent les migrants en premier et le plus durement. L’aide comprend de la nourriture, des vêtements, des services de santé et un soutien psychosocial, des abris sûrs et une protection pour les victimes et les personnes à risque de violence fondée sur le genre et de traite des personnes. La Plateforme mondiale de réponse aux crises de l’OIM donne un aperçu des plans et des besoins de financement de l’OIM pour répondre à l’évolution des besoins et des aspirations des personnes touchées ou menacées par les crises et les déplacements en 2021 et au-delà. La plateforme est régulièrement mise à jour en fonction de l’évolution des crises et de l’apparition de nouvelles situations.

    #Covid-19#migrant#migration#monde#sante#frontiere#circulation#migrationirreguliere#vuulnerabilite#pandemie#psychosocial#protection#crise#transit#droit

  • Les enjeux de l’alimentation en eau potable des villes

    Mathilde Resch et Émilie Lavie
    Les enjeux de l’alimentation en eau potable des villes
    Introduction
    Issues associated with drinking water supply in cities
    Introduction
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    Sandrine Petit, Marie-Hélène Vergote et Emmanuel Dumont
    #Dijon, « ville sur la Saône ». Frontières urbaines, #réseaux_d’eau_potable et territoires de la #ressource en eau

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    Sébastien Hardy et Jérémy Robert
    Entre grand système et #alternatives d’#approvisionnement en eau à #Lima et  #La_Paz
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    Ismaël Maazaz
    Hydraulic bricolages : coexisting water supply and access regimes in #N’Djamena, #Chad
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    Xavier May, Pauline Bacquaert, Jean-Michel Decroly, Léa de Guiran, Chloé Deligne, Pierre Lannoy et Valentina Marziali
    Formes, facteurs et importance de la #vulnérabilité_hydrique dans une métropole européenne. Le cas de #Bruxelles

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    Angela Osorio
    La #gestion_communautaire de l’eau dans les #páramos de #Bogota (#Colombie). Le cas du réseau #Piedra_Parada y #Cerrito_blanco

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    Audrey Vincent et Philippe Fleury
    Reconquérir la #qualité de l’eau potable par le développement de l’#agriculture_biologique et de systèmes alimentaires dédiés. Le cas de la #vallée_de_la_Vanne et de la ville de #Paris

    https://journals.openedition.org/echogeo/22090
    #revue #eau #eau_potable #villes #alimentation #urban_matter #géographie_urbaine #TRUST #master_TRUST

  • Boris Dežulović : irrecuperabile Croazia
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Croazia/Boris-Dezulovic-irrecuperabile-Croazia-213965

    Trent’anni fa terminava l’assedio della città di Vukovar, uno dei simboli della guerra nella ex Jugoslavia. Boris Dežulović, giornalista di punta della Croazia, in un suo recente editoriale che abbiamo tradotto cerca di mettere in luce le profonde contraddizioni in cui vive Vukovar oggi. Per questo però è stato minacciato di morte. Lo abbiamo intervistato

  • Libye : Le premier #vol d’#évacuation vers le #Niger depuis plus d’un an permet de mettre en sécurité 172 demandeurs d’asile

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a évacué 172 demandeurs d’asile vulnérables de Libye vers le Niger dans la soirée du 4 novembre. Il s’agissait du premier vol d’évacuation vers le Niger depuis plus d’un an, suite à la levée par les autorités libyennes d’une interdiction des #vols_humanitaires.

    « Le HCR est soulagé de voir la reprise de ces #vols_d’évacuation vitaux », a déclaré le chef de mission du HCR en Libye, Jean-Paul Cavalieri. « Cependant, compte tenu du nombre limité de places, l’évacuation ne peut être une solution que pour des personnes extrêmement vulnérables, ayant un besoin urgent de #sécurité et de #protection ».

    Nombre des personnes évacuées ont été détenues dans des conditions extrêmement difficiles, ont été victimes de traite ou ont subi des violences en Libye. Le groupe comprend des #familles, des #enfants voyageant seuls et un bébé né il y a seulement quelques semaines. Les personnes évacuées ont déclaré qu’elles étaient soulagées de quitter la Libye.

    Le HCR salue l’intervention du Conseil présidentiel libyen, du bureau du Premier ministre, du ministère des Affaires étrangères et du bureau du procureur général, qui ont œuvré pour mettre fin à la suspension des vols humanitaires destinés à sauver des vies.

    Cette évacuation a eu lieu grâce au #mécanisme_de_transit_d’urgence (#Emergency_Transit_Mechanism, #ETM) mis en place en 2017 grâce au gouvernement du Niger. Ce dernier a généreusement accepté d’accueillir temporairement sur son territoire des réfugiés confrontés à des situations de danger de mort en Libye afin que le HCR puisse travailler à l’identification de solutions durables pour chacun d’entre eux.

    Au Niger, le HCR apporte un soutien en matière de soins de santé mentale à ceux qui ont été confrontés à des traumatismes pendant leur séjour en Libye, ainsi qu’un accès à des possibilités de formation professionnelle. A ce jour, 3361 réfugiés et demandeurs d’asile ont été évacués de Libye vers le Niger. Parmi eux, 3213 ont quitté le Niger vers des pays tiers dans le cadre du mécanisme de #réinstallation et de #voies_complémentaires.

    Des images sont disponibles ci-dessous pour les médias : https://media.unhcr.org/Share/u8w3y0436symfomxvm1r45y0vrgyfw32

    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/11/61854b36a/libye-premier-vol-devacuation-vers-niger-dun-an-permet-mettre-securite.html

    #asile #migrations #réfugiés #Libye #migrerrance #vulnérabilité

    ping @rhoumour @_kg_ @isskein @karine4

  • HCR - Des actions plutôt que des mots : Cinq conditions pour parvenir à l’équité dans la distribution des vaccins
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/10/617b9d36a/actions-plutot-mots-conditions-parvenir-lequite-distribution-vaccins.html

    Des actions plutôt que des mots : Cinq conditions pour parvenir à l’équité dans la distribution des vaccins. Déclaration conjointe des Nations Unies/ Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
    "En juin 2020, quelques mois après le début de la pandémie de COVID-19, les Nations Unies et le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont conjointement appelé les gouvernements, le secteur privé ainsi que les organisations internationales et de la société civile à accélérer les efforts pour développer, tester et produire un “vaccin universel” sûr et abordable afin de protéger tout le monde, partout, et de mettre fin à la crise.Un vaccin pour tous devrait protéger les riches et les pauvres, les personnes âgées comme les jeunes, les personnes déplacées de force, les migrants, quel que soit leur statut migratoire, et plus largement les populations souvent négligées, tant dans les zones urbaines qu’au sein des communautés rurales.Quinze mois plus tard, grâce à des avancées scientifiques et technologiques extraordinaires, à une collaboration au niveau mondial et à une confiance mutuelle dans les aspects réglementaires, de multiples vaccins sûrs et efficaces contre le Covid-19 sont disponibles et administrés dans des pays du monde entier. Pourtant, malgré de grands discours sur une solidarité mondiale, l’objectif de disposer d’un “vaccin universel” est loin d’être atteint. La distribution équitable des vaccins est une priorité politique, morale et économique qui a jusqu’à présent été largement négligée."Profits à court-terme et nationalisme vaccinal continuent de l’emporter sur la solidarité lorsqu’il s’agit d’une distribution équitable des vaccins. Bien que plus de 48% de la population mondiale ait reçu au moins une dose de vaccin, ce pourcentage tombe autour de 3% dans les pays à faible revenu. La situation est particulièrement préoccupante dans les pays en proie à une crise humanitaire qui ont besoin d’environ 700 millions de doses supplémentaires pour atteindre l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé de vacciner 40% de leur population d’ici la fin de l’année.
    Plus de la moitié des pays ayant lancé un appel humanitaire n’ont pas assez de doses pour vacciner ne serait-ce que 10% de leur population. Sept pays parmi les plus pauvres au monde ne peuvent même pas vacciner 2% de leur population (Burundi, Cameroun, Haïti, République démocratique du Congo, Soudan du Sud, Tchad et Yémen). Les pays riches qui disposent de quantités importantes de vaccins se sont généreusement engagés à faire don de leurs doses excédentaires aux pays à revenu faible ou intermédiaire via le dispositif COVAX. Cependant, trop peu de ces promesses de dons ont été honorés. La disponibilité des doses pour les plus vulnérables reste limitée par les restrictions à l’exportation et la réticence des pays à céder leur place dans la chaîne de production au dispositif COVAX, même s’ils ne peuvent pas utiliser ces doses immédiatement.Le « Tampon humanitaire » du mécanisme COVAX est ouvert aux candidatures depuis juin 2021. Ce dernier devrait constituer une solution de dernier recours pour garantir l’accès aux vaccins aux personnes déplacées, ainsi qu’à d’autres populations vulnérables dans le monde. Il s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à réduire les inégalités qui, autrement, compromettraient la reprise sociale et économique dans les zones en proie à une crise humanitaire. Il est donc urgent d’augmenter l’offre, de partager les vaccins et de veiller à leur accessibilité pour tous. Mais la disponibilité des doses de vaccin ne constitue qu’une partie de la solution à cette crise. Nous devons veiller à ce que les vaccins circulent des tarmacs des aéroport aux bras des personnes les plus vulnérables, notamment les réfugiés, les migrants, les demandeurs d’asile, les apatrides et ceux qui vivent dans des régions contrôlées par des groupes armés ou affectés par des conflits armés. Il est indispensable d’investir davantage dans les mécanismes et les capacités de distribution au niveau local, non seulement pour garantir une livraison rapide et équitable des vaccins, mais aussi pour renforcer les systèmes de santé nationaux en vue d’une préparation et d’une réponse plus efficaces aux pandémies. Partout dans le monde, les efforts déployés pour enrayer la pandémie sont sapés par la méfiance qui engendre des réticences à l’égard des vaccins. Plus que jamais, il est important de travailler avec et au sein des communautés, notamment en s’appuyant sur les médias sociaux et des réseaux communautaires, afin de créer un climat de confiance et de renforcer la confiance dans l’efficacité et la sécurité des vaccins. Les activités qui renforcent le soutien aux acteurs locaux et qui s’attaquent à la désinformation sont essentielles pour garantir le succès de la distribution des vaccins aux communautés locales, notamment celles les plus vulnérables.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UNHCR#croissantrouge#croixrouge#vaccination#inclusion#personnedeplacee#refugie#systemesante#vulnerabilite

  • HCR - Le HCR plaide pour un accès équitable aux soins de santé mentale de qualité pour les réfugiés
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/10/6163e0d8a/hcr-plaide-acces-equitable-soins-sante-mentale-qualite-refugies.html

    Le HCR plaide pour un accès équitable aux soins de santé mentale de qualité pour les réfugiés
    À l’approche de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle la communauté internationale à renforcer la qualité du soutien en matière de santé mentale pour les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et les apatrides.« Le Covid-19 a eu un effet dévastateur sur les personnes contraintes de fuir », rappelle Sajjad Malik, directeur de la Division de la résilience et des solutions du HCR. « La durée prolongée de la pandémie et ses impacts sanitaires, économiques et sociaux néfastes exacerbent le stress et l’anxiété ressentis par de nombreuses personnes déplacées. Alors que les moyens de subsistance et les fragiles systèmes de soutien social s’effondrent, ils ont plus que jamais besoin d’aide pour surmonter la crise et reconstruire leur vie. »
    Les équipes du HCR rapportent une augmentation du nombre de personnes sollicitant une aide pour des problèmes d’anxiété et de dépression. Dans la région du Kurdistan irakien, les psychologues qui interviennent dans les camps de réfugiés ont signalé une forte augmentation des séances de conseil tant en personne qu’à distance. Au Pérou, au cours des sept premiers mois de l’année, le nombre d’appels et d’orientations vers des services de santé mentale et de soutien psychosocial a augmenté de 100 % par rapport à la même période l’année dernière.Avant la pandémie, l’accès aux soins de santé mentale était déjà limité. Les mesures de confinement liées au Covid-19 ont mis les services de santé à rude épreuve. Le HCR et ses partenaires ont maintenu les services pour les personnes qui en avaient le plus besoin grâce à un travail de proximité adapté et à la fourniture de médicaments essentiels. En 2021, la fourniture régulière des prestations est progressivement rétablie. Avec l’augmentation des besoins, l’accès à des soins de santé mentale de qualité reste toutefois difficile.
    « Revenir à une configuration équivalente à celle d’avant la pandémie n’est pas suffisant. Des efforts plus importants sont nécessaires pour garantir que les réfugiés, les personnes déplacées et les apatrides puissent accéder aux services de santé mentale et de soutien psychosocial dans les mêmes conditions que les ressortissants nationaux », poursuit Sajjad Malik. « Compte tenu de l’augmentation des besoins, nous réitérons notre appel à la communauté internationale en faveur d’un soutien accru afin de maintenir et de renforcer ces activités qui sauvent des vies. » Le HCR ne cesse de plaider pour une intégration par les États des services de santé mentale dans les soins de santé primaires, qui devraient être rendus accessibles à tous.Depuis le début de la pandémie, le HCR a fourni des services de santé mentale et de soutien psychosocial à plus de 850 000 personnes contraintes de fuir. L’organisation s’est également employée à former des intervenants de première ligne afin qu’ils soient outillés pour intégrer la santé mentale et le bien-être psychosocial dans les programmes d’éducation des réfugiés et aider les personnes souffrant de troubles mentaux graves ou complexes.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#santementale#bienetre#suivipsychosocial#santeprimaire#inclusion#UNHCR#pandemie#vulnerabilite

  • L’équilibre fragile de la santé mentale en Ukraine | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/lequilibre-fragile-de-la-sante-mentale-en-ukraine

    L’équilibre fragile de la santé mentale en Ukraine
    Kiev, 7 octobre 2021 - Alors que la pandémie de COVID-19 progresse, et après huit années de conflit dans l’est de l’Ukraine, les difficultés de la vie quotidienne des Ukrainiens restent flagrantes ; les conséquences sur la santé mentale des plus vulnérables sont, elles, moins visibles. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) aide activement les personnes souffrant de problèmes de santé mentale depuis un certain temps, en mettant en place une ligne téléphonique gratuite de soutien psychologique gérée par quatre opérateurs, sept psychologues et un psychiatre. Plus de 3 400 consultations ont été dispensées au cours de la première année de fonctionnement de la ligne. Les personnes qui appellent sont originaires de toute l’Ukraine, mais la plupart sont des femmes des régions de Donetsk et de Louhansk, touchées par le conflit. Seuls 30 pour cent des appelants durant la première année étaient des hommes.
    « La culture du recours à des professionnels de la santé mentale et du soutien psychosocial commence seulement à se développer en Ukraine. Les hommes sont nettement plus hésitants que les femmes car ils expriment rarement leurs sentiments, essayant plutôt de masquer leur stress », a déclaré Anh Nguyen, chef de mission de l’OIM en Ukraine.
    Les psychologues de la ligne d’assistance téléphonique de l’OIM viennent en aide aux personnes vulnérables vivant dans des endroits éloignés et isolés dans les régions de Donetsk et de Louhansk. Beaucoup d’entre elles, notamment les personnes âgées, n’ont personne à qui parler lorsque leurs enfants et leurs voisins partent pour trouver du travail et se mettre à l’abri.
    Pour encourager davantage d’hommes à solliciter de l’aide, l’OIM a lancé une nouvelle campagne destinée aux hommes et aux garçons, intitulée « Commence à parler, tu te sentiras mieux ».« Nous voulons montrer qu’il est normal de chercher une aide professionnelle quand on ressent de l’anxiété, de la peur ou de la dépression. Il est important de reconnaître à temps les symptômes de problèmes psychologiques et de ne pas tout garder pour soi », a déclaré M. Nguyen.Le récent lancement public à Kiev comprenait un jeu de Jenga géant, composé de tuiles portant des messages tels que « Je m’en sortirai », « Tu dois être fort », « Je suis juste fatigué », « Laissez-moi tranquille ». Au fur et à mesure que les blocs sont retirés et que la tour s’effondre, des messages cachés apparaissent, montrant ce qui se passe réellement : « Je n’arrive pas à dormir », « Cela n’a pas de fin », « J’ai peur », « Je ne peux plus supporter cela ».
    Les psychologues de la ligne d’assistance téléphonique de l’OIM viennent en aide aux personnes vulnérables vivant dans des endroits éloignés et isolés dans les régions de Donetsk et de Louhansk. Beaucoup d’entre elles, notamment les personnes âgées, n’ont personne à qui parler lorsque leurs enfants et leurs voisins partent pour trouver du travail et se mettre à l’abri.
    L’installation de rue fait partie d’une campagne publique financée par le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (PRM) du Département d’État américain.

    #Covid-19#migrant#migration#ukraine#sante#santementale#OIM#vulnerabilite#crise#PRM#conflit#personnedeplacee

  • 2ème Apér-EAU scientifique, 12 octobre 2021, 17h : « La vulnérabilité de l’agriculture méditerranéenne au #changement_climatique et à la diminution de la ressource en eau. Etude de cas comparative en France et en Grèce », par Vassili Kypreos
    https://reseaux.parisnanterre.fr/aper-eau-scientifique-12-octobre-17h-la-vulnerabilite-de-lagri

    L’association Rés-EAUx vous convie à son 2ème Apér-EAU scientifique de la saison 2021-2022, le mardi 12 octobre à 17h. Nous aurons le plaisir d’accueillir Vassili Kypreos, doctorant en géographie à l’Université de Paris et à l’Université de Perpignan Via Domitia. … Lire la suite

    #Apér-EAUx_2021-2022 #Événements #agriculture #méditerranée #vulnérabilité

  • Dans le sud du Mexique, Tapachula, « ville prison » pour les migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/25/dans-le-sud-du-mexique-tapachula-ville-prison-pour-les-migrants_6095986_3210

    Dans le sud du Mexique, Tapachula, « ville prison » pour les migrants. Après un périple dans plusieurs pays latino-américains, les Haïtiens restent souvent bloqués dans cette ville pauvre du Chiapas.
    C’est sur un vieux carton qu’Ernst Cadet, Haïtien de 34 ans, a passé la nuit, juste à côté de la Commission d’aide aux réfugiés (Comar) de Tapachula, ville du Chiapas, dans le sud du Mexique, adossée à la frontière guatémaltèque. « Je suis bloqué ici depuis juin », soupire cet électricien, en débardeur, parti du Brésil dans l’espoir de rejoindre le sol américain. Comme lui, des dizaines de milliers de clandestins voient leur périple stoppé net dans cette petite ville, transformée par les autorités mexicaines en goulot d’étranglement migratoire. Le soleil n’est pas encore levé. Mais une longue file s’est déjà formée devant le grand hangar de la Comar. La plupart sont haïtiens, les autres centraméricains. Tous espèrent un statut de réfugié ou un visa humanitaire leur permettant de traverser le Mexique, sans se faire arrêter par les militaires qui contrôlent les principaux axes routiers, sous peine d’être expulsés au Guatemala. L’anxiété et la frustration se lisent sur les visages. La chaleur est étouffante. « Mon rendez-vous vient d’être déplacé à fin novembre », peste Ernst, qui a dormi sur place dans l’espoir d’accélérer ses démarches. Mais les agents de la Comar sont débordés. « On n’avait jamais vu ça ! », confie Alma Delia Cruz, responsable locale de l’institution gouvernementale. Depuis huit mois, 77 559 demandes d’asile ont été déposées au Mexique, contre 41 223 sur l’ensemble de l’année 2020. Sept sur dix au Chiapas. « Seul un tiers des dossiers a pu être examiné », soupire cette trentenaire épuisée et consternée par « un manque cruel de moyens ». Seuls huit traducteurs de la Comar interrogent les Haïtiens, qui ne parlent pas espagnol.
    Les autorités évaluent entre 30 000 et 40 000 le nombre de migrants à Tapachula. Mais l’organisation de défense des clandestins, Sin Frontera, assure que près du double sont dans cette ville de 350 000 habitants. La moitié serait des Haïtiens. Ils s’agglutinent par centaines autour de la place principale, où la mairie a placé des barrières métalliques pour les empêcher d’y dormir. « Ce cercle infernal d’attente rend fou », soupire Jackner Casimir, à la silhouette longiligne. Ce maçon haïtien de 29 ans est arrivé là en août, avec son épouse, Génésis, et ses deux enfants de 3 et 5 ans. « Personne ne veut nous embaucher. » Le Chiapas est l’Etat le plus pauvre du Mexique, où près d’un habitant sur deux est démuni.La famille Casimir partage avec trois amis un minuscule appartement sans climatisation à la périphérie, loué 4 000 pesos (170 euros) par mois. « Je dors sur le sol », dit Jackner Casimir. Beaucoup d’autres s’entassent dans des hôtels miteux, dont les prix ont décollé. « Sans l’argent que m’envoie mon frère de Floride, on mourrait de faim. » A une rue de là, ils sont plus d’une trentaine à faire la queue devant la succursale de la Banque Azteca, spécialisée dans les transferts de fonds. Tous n’ont qu’une idée en tête : « partir » vers le nord. « Mais pas sans les documents de la Comar », répète Jackner, en rajustant sa casquette rouge effilochée. Il se félicite de ne pas avoir participé, le 28 août, à une caravane de centaines d’Haïtiens qui a été démantelée, quelques kilomètres plus loin, par les agents de l’Institut de la migration (INM), épaulés par l’armée. « Ils les ont chassés comme des bêtes à la matraque, frappant même des hommes avec des enfants dans les bras. » Trois autres caravanes ont subi ensuite le même sort.Pour Irineo Mujica, à la tête de l’ONG Pueblo Sin Fronteras, « le gouvernement a militarisé sa politique migratoire pour faire le sale boulot, d’abord de Trump, puis de Biden ». M. Mujica avait organisé ces caravanes dans l’espoir de les sortir de « cette ville prison ». Aux frontières sud et nord du pays, 28 000 militaires et gardes nationaux ont été déployés ; 147 033 clandestins ont été arrêtés au Mexique, entre le 1er janvier et le 31 août, dont plus de 50 000 au Chiapas, selon l’INM. C’est trois fois plus qu’un an plus tôt.
    Mi-septembre, environ 14 000 migrants, en majorité haïtiens, sont pourtant parvenus à rejoindre Del Rio au Texas, formant cet immense camp improvisé, sous un pont frontalier, qui fait la « une » des journaux américains et mexicains. Comment ont-ils passé les barrages autour de Tapachula ? « Il y a deux types de migrants, répond Brenda Ochoa, directrice de l’organisation de défense des droits de l’homme Fray Matias de Cordova, hébergée dans une maison coloniale du centre-ville. Ceux qui ont les moyens de payer des passeurs de mèche avec les autorités, et les autres qui restent bloqués ici. » Mme Ochoa dénonce « la corruption au sein de l’INM ». Les représentants de l’institution ont refusé de répondre aux questions du Monde.La pression migratoire s’est légèrement relâchée sur Tapachula. Mais des centaines d’Haïtiens et de Centraméricains continuent d’affluer. « On manque de médicaments, s’inquiète Sofia Keller, coordinatrice administrative des services municipaux de santé. Les migrants sont très vulnérables aux maladies intestinales et respiratoires, dont le Covid-19. Sans parler des chocs post-traumatiques après une traversée souvent faite d’extorsions ou de violences sexuelles de la part des mafias. »
    Un peu plus loin, dans un petit parc, l’avocat Luis Villagran aide des clandestins à constituer des recours juridiques. « Nous avons déposé des centaines de plaintes contre le gouvernement, qui retarde illégalement leur procédure et les réprime pour les dissuader d’aller plus loin », dénonce-t-il. Le président de centre gauche, Andres Manuel Lopez Obrador (« AMLO »), préfère le terme « contention », jurant vouloir « protéger les migrants du crime organisé, très présent au nord du pays ». « Des foutaises ! », réagit M. Villagran, qui l’accuse d’« instrumentaliser la vague migratoire pour obtenir des fonds américains ». « AMLO » a appelé Joe Biden à « agir » pour désamorcer la crise. « Rien n’est arrivé ! », insiste le président, en référence aux quatre milliards de dollars promis par son homologue américain pour développer le sud du Mexique et l’Amérique centrale.
    En attendant, les descentes de l’INM ont repris dans des hôtels de Tapachula, selon la presse locale. « Elles finissent par de rapides expulsions au Guatemala sans procédure légale », s’indigne M. Villagran. Sur la place principale, les Haïtiens ne parlent que de ça. Beaucoup sont rivés à leur téléphone portable, qui les relie, sur des groupes WhatsApp et Facebook, à leurs compatriotes bloqués au Texas. Beaucoup s’inquiètent des premières expulsions vers Haïti réalisées par le gouvernement américain. « Pas question pour moi d’être renvoyé là-bas, confie Wisline Merine. La crise a beaucoup empiré avec l’assassinat de notre président, et le tremblement de terre d’août », qui a fait plus de 2 200 morts. Cette couturière quadragénaire avait quitté Port-au-Prince pour le Chili après le séisme ravageur de 2010 (200 000 morts). Mais les autorités chiliennes n’ont pas renouvelé son statut, l’obligeant à partir. « Mon dur voyage, passé par neuf pays, s’arrête ici », confie Wisline, qui espère « vivre légalement au Mexique ». Mais la plupart des autres Haïtiens interviewés veulent continuer. « Rien ne m’empêchera d’aller aux Etats-Unis », assure l’un d’eux, âgé de 26 ans, qui refuse de donner son nom par peur de représailles dans l’obtention, encore hypothétique, de son laissez-passer pour le rêve américain.

    #COvid-19#migrant#migration#sante#mexique#etatsunis#haiti#chili#guatemala#politiquemigratoire#expulsion#migrationirreguliere#pauvrete#vulnerabilite#violence#crise

  • Report: Migration and vulnerability in the pandemic

    The report, which shows significant unmet healthcare needs and deep digital divide in migrant patients during first wave of the pandemic, draws on Doctors of the World’s anonymised service users’ data at the height of the first wave of the pandemic.

    Amongst the key findings of the report:
    The average number of consultations per month dropped drastically from approximately 170 before the pandemic to 50 during the pandemic
    Service Users were much more likely to find themselves in inadequate housing
    Significant barriers to GP registration remained
    Percentage of undocumented service users decreased, while the percentage of asylum seekers increased.
    There was a significant increase in service users reporting ’bad’ or ’very bad’ health.
    The study strongly highlights how vulnerable patients, who should have been amongst the groups receiving enhanced protection and support throughout the pandemic were excluded from or unable to access mainstream healthcare provision.
    In a time when many services (including healthcare) switched to a digital provision due to the pandemic, the research seems to demonstrate that not enough provisions were made to provide an alternative to digital services to people who often experience or suffer from the digital divide.

    The report calls on policy makers and service providers to ensure:

    All migrants, asylum seeker and refugees can access the healthcare services they are entitled to, especially GP registration
    Some face to face provision of services is reinstated and alternatives to accessing online registration are made available
    Providers of initial and contingency (hotel) accommodation for asylum seekers provide information and support to access NHS services
    GP surgeries continue to register new patients throughout the pandemic
    Wifi or data is provided for people living in poverty so that they are not excluded from services as they move online

    Pour télécharger le #rapport:
    https://www.doctorsoftheworld.org.uk/wp-content/uploads/2021/09/Barriers-to-wellbeing-09.21.pdf

    #migrations #pandémie #covid-19 #asile #réfugiés #coronavirus #UK #Angleterre #vulnérabilité