• Avis du COMETS « Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives » | COMETS
    https://comite-ethique.cnrs.fr/avis-du-comets-communication-scientifique-en-situation-de-crise-

    Le COMETS publie un nouvel Avis « Communication scientifique en situation de crise sanitaire : profusion, richesse et dérives » (n°2021-42), approuvé le 25 juin 2021.

    Accéder à l’avis : https://comite-ethique.cnrs.fr/wp-content/uploads/2021/09/AVIS-2021-42.pdf

    RÉSUMÉ – Le COMETS traite, dans cet avis, des multiples formes prises par la communication scientifique dans le contexte de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, due au SARS-CoV-2. Le recul de près de deux ans de crise permet de dresser un premier bilan des forces et faiblesses de cette communication. Nous examinons tout d’abord de quelle manière la crise a impacté la communication au sein de la communauté scientifique. Puis nous montrons combien la pertinence de la communication offerte au public par l’entremise de diverses sources d’informations a été déterminante dans la perception que les citoyens ont eu de la crise et dans leur adhésion au discours scientifique. Nous abordons la question de l’articulation entre la mission des experts scientifiques et les impératifs des décideurs. Enfin, nous évoquons les difficultés rencontrées par les scientifiques lorsqu’ils sont confrontés à la défiance des citoyens envers la science et à l’émergence d’un « populisme scientifique ». 
    L’avis débute par un constat optimiste : les connaissances sur le SARS-CoV-2 et la COVID-19 ont très rapidement évolué grâce à une mobilisation inédite de la communauté scientifique internationale, au partage des données et à une politique éditoriale d’ouverture des publications, toutes initiatives qui sont les conséquences des récentes avancées permises par la Science Ouverte. Mais, le COMETS porte aussi un regard critique sur certaines dérives éditoriales et notamment sur les écarts à l‘intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique qui ont accompagné la publication de travaux contestables portant sur des traitements de la COVID-19 par l’hydroxychloroquine. D’une manière plus générale, le COMETS déplore le comportement irresponsable de certains chercheurs qui ignorent, ou veulent ignorer, les fondements de la démarche scientifique que sont la rigueur, l’honnêteté, la fiabilité et la transparence des méthodes utilisées et l’évaluation critique des publications par les pairs. Les dérives constatées sont lourdes de conséquences par leur impact sur la santé et parce qu’elles contribuent à la défiance des citoyens vis-à-vis de la science et des scientifiques. Cette défiance est d’autant plus difficile à lever que les connaissances sur le virus et la pandémie étant en constante évolution, toute information, considérée comme vérité un jour, peut se trouver démentie le lendemain. Les diverses sources d’informations — institutionnelles, presse, médias, mais aussi réseaux sociaux — ont été des vecteurs déterminants pour éclairer les citoyens. Le COMETS tient à souligner le souci de partage des connaissances avec le public de l’ensemble de la communauté scientifique et salue le difficile et indispensable travail des journalistes. Cependant, force est de constater que les dérives ont été nombreuses : certains médias de grande écoute ont favorisé une « communication spectacle » volontiers polémique et entretenu la confusion entre vérité scientifique et opinion. Des médias ont également servi de tribune à des scientifiques pour y développer des thèses contestables. Les nouveaux médiateurs de l’information que sont internet et les réseaux sociaux ont aussi contribué à la désinformation du public et à la propagation des croyances complotistes. Le COMETS tente d’analyser les raisons qui ont conduit certains citoyens à adhérer à ces croyances complotistes et comment a pu se propager une vague de « populisme scientifique » dans laquelle l’opinion prime sur le fait scientifique.
    Le COMETS s’est aussi penché sur la délicate question de l’articulation entre expertise scientifique et décision politique dans un contexte de crise et in fine sur la recevabilité du message de l’expert lorsqu’il est communiqué aux citoyens. 
    En conclusion, la communication de crise a mis à jour une crise de la communication scientifique aux multiples facettes et d’une portée générale. L’un des enjeux pour la résoudre est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer.

    • 2. Des écarts à l‘intégrité scientifique, à la déontologie et à l’éthique lourds de conséquences
      Face à l’urgence de trouver des solutions thérapeutiques à la COVID-19, des acteurs de la recherche et du monde médical ont soutenu que l’intuition ou le « bon sens », médical seraient suffisants pour décider de l’efficacité et de la sécurité d’un traitement. Ils ont déclaré être les tenants d’une « éthique du traitement » qui serait opposée à une « éthique de la recherche ». Ce discours a servi la promotion, par Didier Raoult et son équipe de l’IHU de Marseille, du traitement de la COVID-19 par un antipaludéen connu de longue date, l’hydroxychloroquine (HCQ). Largement ouvert au public, dans des conditions peu respectueuses des règles de déontologie médicale, le traitement a fait l’objet d’un emballement médiatique et politique alors même que son efficacité sur la COVID-19 ne reposait que sur une étude clinique contestable. Les dérives qui ont accompagné la publication de cette étude dans la revue International Journal of Antimicrobial Agents ont alerté la communauté scientifique (voir Annexe 1). Elles sont édifiantes : accepté 24 heures après sa soumission, l’article a eu, dès sa parution, un énorme impact international ; il a été critiqué sur sa méthodologie (élimination de cas, biais statistiques, absence de preuves robustes,) et suscité des commentaires sur le processus de validation par les pairs, l’un des signataires, Jean-Marc Rolain, étant aussi l’éditeur en chef de cette revue. Face à la pression de la communauté scientifique, l’article a été ré-évalué postérieurement à sa publication. L’expertise, rendue publique par la revue, a recommandé le retrait de l’article, ce qui n’a pas été fait, son éditeur en chef l’ayant seulement « ouvert à la discussion ». On ne peut que déplorer une décision qui remet en cause le jugement par les pairs et va à l’encontre des critiques unanimes de ces derniers.

      Près de 40 % des articles publiés dans l’International Journal of Antimicrobial Agents depuis sa création en 2013 ont été co-signés par son éditeur en chef, Jean-Marc Rolain, et un, voire plusieurs, membres de l’IHU de Marseille dont Didier Raoult. De tels conflits d’intérêt jettent la suspicion sur la validité de leurs travaux et sont d’autant plus critiquables que cette autopromotion contribue à l’avancement de carrière des auteurs et au financement de leur recherche, tous deux conditionnés par le nombre de leurs publications. 26 L’article de D. Raoult et son équipe oblige à un questionnement sur la responsabilité des auteurs face à l’énorme impact de leurs résultats en termes de soins. On peut s’inquiéter de ce que cette étude si peu probante ait pu susciter une telle adhésion du public. Il a été impossible par la suite d’en corriger les effets. Comme nous le discutons plus loin, cette situation rassemble beaucoup des ingrédients de ce qui s’apparente au « populisme scientifique ».

    • Dans le contexte de la crise sanitaire, le soutien sans partage d’une partie de la population au traitement à l’HCQ préconisé par Didier Raoult revêt certains traits du populisme scientifique : méfiance à l’égard de ceux qui s’expriment mais ne fournissent pas de clefs immédiates aux questions posées ; préférence pour les solutions simples et rassurantes ; défiance vis à vis des élites supposées ignorantes des réalités de terrain ; opposition de communautés régionales éloignées du centre de gravité parisien de prise des décisions ; rejet des affirmations des scientifiques jugés compromis par leur proximité avec l’instance politique qu’ils conseillent ; enfin une forme de fascination exercée par une « personnalité forte » qui s’affirme par ses défis contre la représentativité académique.

      La dérive populiste de la science peut être aussi le fait d’un responsable politique. Ainsi, Philippe Douste-Blazy, ancien ministre et professeur de santé publique, et Christian Perronne, professeur de médecine, lançaient début avril 2020 une pétition en ligne demandant au gouvernement d ’accélérer les procédures de mise à disposition du traitement à l’HCQ et recueillaient près de 600.000 signatures ! Quelques jours plus tard était publié un sondage du Parisien, largement répercuté dans d’autres médias, qui portait sur « la croyance » du public en l’efficacité de l’HCQ 44. On ne peut que s ’inquiéter que le choix d ’un traitement puisse être décidé par l’opinion publique sur la base d’une pétition ou d’un sondage et que des décisions politiques puissent être prises en se fondant sur des croyances ou des arguments irrationnels, faisant uniquement appel à la peur ou l’émotion.

      #CNRS #éthique #science #méthode_scientifique #populisme_scientifique #communication #vulgarisation #médias #Didier_Raoult

    • Bizarrement, alors que la rédaction du rapport est annoncé comme ayant couru jusqu’à août 2021, aucune mention de Mucchielli dans ce rapport, alors que ses conneries durent depuis plus d’un an donc la même période que le rapport. Et alors que lui il est interne au CNRS, donc le comité d’éthique devrait en parler au moins autant que les personnalités extérieures.

    • Lynchage et reprise en main par la propagande du régime...vous avez des places à sauver ? Ou est la « catastrophe évitée de justesse » que vous imputez à la seule l’HCQ ? Elle est là avec son QR-code et ses bruits de bottes...

    • L’un des enjeux pour […] résoudre [la communication de crise] est indubitablement d’élever le niveau de culture scientifique des citoyens mais aussi des décideurs politiques, un devoir éthique auquel les chercheurs doivent contribuer.

      Et de changer de type de décideurs politiques ?

  • « Envie de comprendre le patrimoine qui vous entoure ?

    Le b.a.-ba du patrimoine vous donne les clés pour apprécier l’art et le patrimoine en France. Que ce soit en prenant des pages au hasard par simple curiosité ou pour répondre à des interrogations précises lors de vos visites culturelles, le b.a.-ba vous aidera à consolider vos bases pour ne plus être démuni. »

    https://www.baba-patrimoine.fr

    Très beau site de vulgarisation proposée par une passionnée d’art, de littérature et de patrimoine. C’est vraiment très pédagogique avec une mise en valeur réussie des contenus.

    #Patrimoine #Vulgarisation #Art #Culture #RessourcePédagogique

  • « Que serions-nous sans le mucus ? Allons-nous tous vivre sur l’eau ? Quel est le poids du vivant ? Pour le savoir, rendez-vous dans la nouvelle série documentaire scientifique d’ARTE. Clin d’œil au Guide du voyageur galactique de Douglas Adams dans lequel le nombre 42 apporte la réponse ultime, elle décortique des questions existentielles, et a réponse à tout... ou presque. »

    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-021159/42-la-reponse-a-presque-tout

    Une série documentaire d’Arte qui pourrait inspirer par exemple les lycéens indécis quant au choix de leur sujet pour le grand oral du bac.

    #Vulgarisation #Vidéo #Arte #Documentaire

  • Une intéressante étude très détaillée sur la #vulgarisation_scientifique en français #YouTube. Qui sont les vulgarisateurs, quel est leur public, combien ils gagnent, etc.

    L’étude : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fcomm.2021.612667

    Un bon résumé dans LinuxFr : https://linuxfr.org/news/statistiques-sur-la-vulgarisation-scientifique-en-francais-sur-youtube

    Un fil Twitter d’un des auteurs de l’étude, pour les pressés : https://twitter.com/stdebove/status/1394322550516224003

  • Le blog associé à la chaîne #Youtube Histony

    https://venividisensivvs.wordpress.com

    #Histoire #vulgarisation #gauche

    C’est peut-être ce que vous vous serez dit en arrivant sur ces pages. Il faut dire que l’Histoire séduit et passionne. Que ce soit dans les médias de masse : à la télévision derrière les sourires figés de Stéphane Bern ou en librairie sous la plume pour le moins maladroite de Lorant Deutsch, mais aussi sur Internet avec de plus en plus de chroniques vidéo, souvent de très bonne qualité. À vrai dire, l’Histoire, c’est vaste. Que ce soit dans le temps ou dans l’espace, il y en a, des sujets à exploiter, des faits à rapporter. D’autant que deux personnes se pencheront rarement sur les mêmes faits de la même manière. À vrai dire, multiplier les sources et les points de vue est le travail de base de l’historien, un travail qui est également le fondement de la pratique citoyenne. À l’heure où les médias dominants sont regroupés aux mains de quelques groupes et tiennent des discours souvent interchangeables, quand ils ne copient pas tout simplement l’AFP, multiplier les sources est donc une nécessité.

    Ce sera un petit peu le mot d’ordre de ce blog, mais aussi de la chronique vidéo qui lui est associée. Jamais, cependant, nous ne porterons une parole d’évangile et notre devoir sera accompli si vous, spectateur ou lecteur, décidez, à la fin d’un de nos articles ou d’une de nos vidéos, d’aller vérifier et approfondir les choses par vous-mêmes.

    Notre principal objectif sera de racler la couche de vernis qui, bien souvent, recouvre le passé. Oh, n’attendez pas de complots et de mystères ici. Les « falsifications » et « détournements » de l’Histoire impliquent rarement illuminatis et gens cagoulés se concertant dans une cave sombre. Non : nous essaierons de comprendre comment les faits nous parviennent, par qui, et pourquoi. Notre but sera de voir ce qu’ils nous apprennent de nous, comment ils ont, peu à peu, forgé notre pensée et notre culture.

    Mais il nous arrivera d’évoquer bien d’autres choses : la représentation de l’Histoire dans la culture populaire, par exemple ; mais aussi, peut-être, l’étude un peu plus approfondie de certains domaines peu connus et pourtant très importants. L’Histoire est un formidable terrain de réflexion et de compréhension, et il est toujours plaisant de la partager, alors n’hésitez pas à vous exprimer à son sujet !

  • Une bonne réflexion sur la #vulgarisation (pardon, on dit souvent « médiation scientifique » par préciosité) et notamment sur le difficile compromis entre exactitude et accessibilité, à partir de l’exemple des vaccins à ARN messager.

    « Pour rendre des informations complexes compréhensibles sans les dénaturer, la vulgarisation nécessite souvent de faire des compromis. En fonction du public, du contexte, du temps dont on dispose et de nos objectifs pédagogiques, on peut se permettre de rentrer plus ou moins dans les détails, de simplifier plus ou moins grossièrement. C’est un exercice d’équilibriste et chaque vulgarisateur y trouve sa propre zone de confort, ce qui peut donner lieu à des discussions assez animées. »

    https://tanialouis.fr/2020/12/27/le-compromis-de-la-vulgarisation

  • « Les gens sont mon habitat » : un chercheur se met dans la peau du coronavirus pour mieux l’expliquer
    https://theconversation.com/les-gens-sont-mon-habitat-un-chercheur-se-met-dans-la-peau-du-coron

    Depuis des mois, on ne parle que de lui… sans jamais cependant entendre son point de vue ! Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS et titulaire de la Chaire Axa sur la biologie des invasions (Université Paris-Saclay), s’est glissé le temps d’une interview imaginaire dans la peau de ce coronavirus SARS-CoV-2 qui affole la planète. Au-delà de l’aspect ludique de cette « rencontre », c’est aussi une façon pour le scientifique de nous faire changer de perspective sur les enjeux de la pandémie et des enseignements qu’il serait heureux d’en tirer.

    Qui êtes-vous, coronavirus ?

    Je commencerais par dire, modestement, que je suis le King. Le roi. Après tout, corona en latin signifie « couronne », vous le reconnaissez donc vous-même en me donnant ce nom. Je suis un petit bijou de l’évolution, pourtant, je suis resté assez simple. Paradoxalement, cette simplicité est une source d’incompréhension pour vous. Vous avez déjà du mal à vous décider sur un point aussi basique que de savoir si je suis ou non vivant… À votre décharge, vous vous posez la même question pour tous mes autres confrères virus.

    Personnellement, cela m’importe peu de savoir où vous me classez. Il est vrai que mon fonctionnement diffère sensiblement de celui des êtres vivants. Vous pouvez voir en moi une sorte de machine biologique microscopique. Mon programme est très simple : survivre et me reproduire pour perdurer d’une génération à l’autre. En cela, j’ai exactement le même objectif que toutes les espèces vivantes.

    • La question importante est donc plutôt de savoir comment ne pas attraper le prochain de vos congénères virus ?

      Effectivement, car il ne s’agit pas de savoir « si » un nouveau virus dangereux pour l’être humain émergera à partir d’une autre espèce, mais « quand ».

      Serez-vous prêts ? Mieux vaut être capable répondre rapidement, car les épidémies venant d’animaux sauvages se multiplient depuis quelques années, et vos sociétés ont déjà goûté à mes cousins virus sur plusieurs continents…

      Nous les virus émergents avons tué des millions des vôtres, frappant parfois vos congénères au hasard, ou nous attaquant à des catégories très ciblées (comme ici les plus vulnérables physiquement). Nous avons mis à mal vos systèmes économiques et politiques, nous vous avons enfermés chez vous, terrorisés, fait naître les théories complotistes les plus absurdes… Qu’en avez-vous retenu ?

  • Face au Covid-19, « le confinement est la seule solution » - entretien avec Nathan Peiffer-Smadja, regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/face-au-covid-19-le-confinement-est-la-seule-solution

    On peut critiquer la politique qui est menée sur le long terme. Les gouvernements successifs ont cassé le service public hospitalier au profit de la santé privée. Il y a une américanisation de notre système de santé. On manque aussi de vraies politiques de prévention et de santé publique. Comme on fait de la tarification à l’activité, la prévention ne peut pas être cotée. On n’a ni le temps ni le financement pour ça. Puis, plus précisément concernant le Covid, on peut regretter qu’il y ait eu une série de mesurettes depuis cet été – où l’on savait que le virus circulait massivement –, on a vu que cette stratégie de la riposte graduée ne marche pas. Il faut en tirer les leçons. Il faut des mesures fermes avant que la situation ne soit critique. Mais les gens n’étaient pas prêts à accepter des mesures fermes alors qu’il n’y avait pas d’hospitalisations et pas de décès – c’est une faillite de la mentalité de prévention, extrêmement favorisé par le discours « rassuriste ». Pourtant, dès le début de l’été, le Conseil scientifique a dit qu’en octobre-novembre, il va y avoir un problème, vu la direction que l’on prend. Il aurait fallu investir plus sur le tracing des cas, prioriser la politique de tests sur les cas contact et mettre quelque chose en place pour isoler les gens porteurs du virus. À Taïwan, ils ont utilisé les hôtels pour ça. Demander aux gens de rester chez eux, quand le foyer est de 3, 4, 5 personnes, ce n’est pas comme ça qu’on évite les transmissions. Mais même si certaines choses auraient pu être mieux faites et plus tôt, il y a une incertitude globale concernant le Covid, et une part de fatalité non négligeable. Les Allemands ont mis en place tout ce que je vous dis, et pourtant ils sont dans une situation compliquée actuellement.

    #covid-19 #santé_publique

  • L’anthropologie expliquée, par des anthropologues, à ceux qui n’y connaissent rien... #SHS #anthropologie #vulgarisation

    https://sms.hypotheses.org/24844

    Qu’est-ce qu’un anthropologue ? Une femme ou un homme à la recherche de sauvages ? Un savant en quête d’exotisme ? Ne serait-ce pas plutôt un chercheur qui enquête sur un terrain et qui étudie des populations ? Un court-métrage d’animation corrige les stéréotypes sur le métier et présente les facettes du travail ethnographique : le terrain, mais aussi la recherche documentaire et bibliographique, l’écriture avant, pendant et après l’enquête à proprement parler, la relation avec ceux auprès de qui l’on conduit son travail.

    Le film a été produit dans le cadre du programme de recherche VISA « Vie Savante », programme visant a réunir un collectif de chercheuses et chercheurs qui s’intéressent à l’évolution de leur discipline et à ce qu’elle fait aux individus qui la pratiquent. Il s’agit pour eux de tenir compte de la diversité des façons de faire de l’anthropologie et de couvrir ainsi les différentes facettes de ces vies savantes : l’anthropologue-muséologue présente une configuration assez différente de l’anthropologue-réalisateur (...)

  • Le traçage anonyme, dangereux oxymore
    https://risques-tracage.fr


    L’entreprise RIPOUE souhaite recruter une personne pour un CDD. Elle veut s’assurer que le candidat ne tombe pas malade entre l’entretien d’embauche et la signature du contrat. Elle utilise donc un téléphone dédié qui est allumé seulement pendant l’entretien, et qui recevra une alerte si le candidat est testé positif plus tard.

    Le traçage automatisé des contacts à l’aide d’une application sur smartphone comporte de nombreux risques, indépendamment des détails de fonctionnement de cette application. Nous sommes spécialistes en cryptographie, sécurité ou droit des technologies. Notre expertise réside notamment dans notre capacité à anticiper les multiples abus, détournements et autres comportements malveillants qui pourraient émerger. Nous proposons une analyse des risques d’une telle application, fondée sur l’étude de scénarios concrets, à destination de non-spécialistes.

  • Carnets de Science - La nouvelle revue du #CNRS. Un numéro tous les six mois. Prenez le temps de comprendre.
    https://carnetsdescience-larevue.fr

    En cette période de confinement mis en place pour freiner l’épidémie de Covid-19, le CNRS a décidé de mettre en ligne et en accès libre les sept numéros déjà parus des Carnets de #science, sa revue de #vulgarisation destinée au grand public. Notre volonté est de proposer des informations scientifiques fiables, à un moment où la situation doit nous inciter collectivement à porter plus d’attention à la parole des chercheuses et des chercheurs.

    Editée par CNRS Editions et vendue en librairie et dans les Relay, cette revue semestrielle propose des reportages dans des lieux emblématiques de la recherche, du Cern au jardin du Lautaret, des entretiens avec de grands scientifiques (Edgar Morin, Barbara Cassin, Valérie Masson-Delmotte, Jean-Pierre Sauvage…) , des récits de campagnes de terrain sur tous les continents, et des dossiers sur des sujets majeurs telles que les crises environnementales ou l’intelligence artificielle.

    En ce moment, donc, retrouvez tous les numéros à lire en ligne gratuitement… Avant un retour en librairie, dès que la situation le permettra. Tenez-vous prêt, car le numéro 8 est en préparation, et paraîtra début mai !

    Bonne lecture !

  • Climat, nucléaire, homéopathie… Pourquoi nous maltraitons la science
    ENTRETIEN. Des climatosceptiques aux écologistes, Sylvestre Huet déplore le manque de culture scientifique des politiques, journalistes et citoyens.
    https://www.lepoint.fr/sciences-nature/climat-nucleaire-homeopathie-pourquoi-nous-maltraitons-la-science-09-11-2019

    J’ai pas lu tout ce que dit ce grand homme. Ce qui me frappe dans son discours, c’est que la manière dont il considère le problème fabrique le problème en lui même. C’est à dire que si la science est mal vulgarisé c’est que les scientifiques ne font pas correctement leur travail.

    Ce monsieur illustre parfaitement le problème lorsqu’il dit :

    Malheureusement, on part de très bas . La majorité de la population française, même celle diplômée, méconnaît très souvent les bases de la science moderne . Une amie ingénieure m’explique sans rire que l’homéopathie marche avec les chats, car elle a donné des granules à son chat et qu’il a guéri. Avec un tel raisonnement, on doit jeter toute la science moderne à la poubelle , en particulier la médecine.

    Ici plutot que de traité la population au complet de ne pas connaitre les bases de la science moderne il aurais pu profité de l’occasion pour expliqué ce qu’est l’effet placébo et dire pourquoi il est parfaitement normal et scientifiquement explicable que l’effet placebo fonctionne avec des animaux domestiques. Il aurais pu expliqué que les animaux domestiques sont empathiques et donc susceptibles d’être influencés par le contexte de soin et l’attention que leur porte leurs humain·es et qu’il y a pas besoin de « jeter la science moderne à la poubelle » pour expliqué le phénomène. Du coup c’est lui qui jette la science moderne à la poubelle, en ignorant tout des dernières découvertes en éthologie. Mais non, il préfère injurier le gens, en particulier sa copine ingénieur qui doit être bien contente d’avoir osé posé une question à ce grand savant.

    Sur l’effet placébo voire plutot ceci

    https://www.youtube.com/watch?v=RxjEPKe05as


    #placebo #homéopathie #vulgarisation

  • J’aime beaucoup la série YouTube « Les revues du monde », réalisée et présenté par #Charlie_Danger. De la bonne vulgarisation historique et archéologique, avec notamment des réponses à certaines théories pseudo-scientifiques.

    https://www.youtube.com/channel/UCnf0fDz1vTYW-sl36wbVMbg

    Par exemple, les #règles dans l’histoire :

    https://www.youtube.com/watch?v=3usmGQJFU4U

    Ou les squelettes de diamant (rassurez-vous, il y a aussi les crânes de cristal) :

    https://www.youtube.com/watch?v=qAJ5RoskVB8

    Et de l’historiographie (peut-on faire confiance à l’histoire ? Est-elle objective ?) :

    https://www.youtube.com/watch?v=mBmi5IWuKHg

    Il y a plein de vidéos sensationnalistes sur YouTube, par exemple un nommé Squeezie a fait un truc pipeauteur sur la construction des pyramides (« les égyptologues vont détester cette vidéo ») :

    https://www.youtube.com/watch?v=-8Q2OojFPK0

    auquel « Les revues du monde » répondent :

    https://www.youtube.com/watch?v=mL-6oJC2tcg

    Et ici de l’auto-ironie :

    https://www.youtube.com/watch?v=us2uqn7GYjE

    #histoire #vulgarisation #les_revues_du_monde

  • La #peur
    http://www.radiopanik.org/emissions/dans-une-heure-c-est-termine/la-peur-3

    En cette période anxiogène, le Köllektoef vous propose un décryptage physiologique et scénaristique de cette émotion qu’est la peur. Avec quelques interviews fraichement rapportées du #BIFFF et en présence en studio d’Annie et Jérôme, scénariste et réalisateur.

    Retrouvez également le Journal des News de l’Actualité de la #science en début d’émission.

    En vidéo sur notre page facebook

    Merci pour le soutien technique du GSARA Bruxelles

    #vulgarisation #jaws #angoisse #BIFFF,peur,science,vulgarisation,jaws,angoisse
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/dans-une-heure-c-est-termine/la-peur-3_06663__1.mp3

  • Rapprocher la #science du public
    http://www.radiopanik.org/emissions/dans-une-heure-c-est-termine/rapprocher-la-science-du-public

    Dans cette émission le Köllektoef met en lumière deux initiatives pertinente qui visent à rapprocher la science du public. D’abord le Festival du Film Scientifique de Bruxelles avec deux des organisateurs et ensuite le #podcast québecois 20% qui vise à vous faire connaître les femmes qui oeuvrent dans les milieux scientifiques et technologiques.

    Retrouvez également le Journal des News de l’Actu de la Science en début d’émission et la fiction radiophonique en épisode du Köllektoef « Les Supermanneke ».

    #féminisme #québec #vulgarisation #ffsb #féminisme,québec,podcast,science,vulgarisation,ffsb
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/dans-une-heure-c-est-termine/rapprocher-la-science-du-public_06400__1.mp3

  • #science et médias
    http://www.radiopanik.org/emissions/dans-une-heure-c-est-termine/science-et-medias

    Dasn cette émission le Köllektoef revient sur le chemin parfois tortueux que les chercheurs doivent emprunter pour être édités. L’émission est aussi l’occasion de réfléchir sur les liens qui existent entre #publication scientifique et #vulgarisation. Pour les accompagner dans ces réflexions les membres du Köllektoef ont invité Christian Du Brulle, créateur du journal scientifique en ligne dailyscience.be, et par téléphone Juliette De Maeyer, professeure adjointe au département communication de l’Université de Montreal.

    Retrouvez également le Journal des News de l’Actu de la Science en début d’émission !

    Bonne (...)

    #science,publication,vulgarisation
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/dans-une-heure-c-est-termine/science-et-medias_06141__1.mp3

  • Comment changer le cours de l’#histoire | Eurozine
    https://www.eurozine.com/comment-changer-le-cours-de-lhistoire

    Depuis des siècles, le récit expliquant les origines de l’#inégalité sociale est simple. Pendant la plus grande partie de leur histoire, les hommes vécurent dans des petits groupes égalitaires de #chasseurs-cueilleurs. Puis vint l’#agriculture, accompagnée de la #propriété privée, puis la naissance des #villes signifiant l’émergence de la #civilisation à proprement parler. Si la civilisation eut bien des aspects déplorables (les guerres, les impôts, la bureaucratie, la patriarchie, l’esclavage, etc.), elle rendit également possibles la littérature écrite, la science, la philosophie et la plupart des autres grands accomplissements humains.

    Tout le monde, ou presque, connaît les grandes lignes de cette histoire. Depuis l’époque de Jean-Jacques #Rousseau, au moins, elle a informé notre conception de la forme générale et de la direction de l’histoire humaine. Cela est d’autant plus important que ce #récit définit dans le même temps ce que nous percevons comme nos possibilités #politiques. La plupart d’entre nous considère la civilisation, et donc l’inégalité, comme une triste nécessité. Certains rêvent du retour à un #passé #utopique, de la découverte d’un équivalent industriel au “#communisme primitif” ou même, dans les cas les plus extrêmes, de la destruction complète de la civilisation et du retour à une vie de cueillette. Personne, cependant, ne remet en cause la structure élémentaire de cette histoire.

    Et pourtant, ce récit est fondamentalement problématique.

    Car il n’est pas vrai.

    • Pfiou je viens enfin de finir cet article de vulgarisation de l’actualité des connaissances archéo-anthropologiques (oui ça fait deux semaines que je le lis en plusieurs fois…). Il est vraiment super important, je trouve !

      Le premier pavé dans la mare sur notre liste concerne les origines et l’étendue de l’agriculture. La vision selon laquelle celle-ci a constitué une transition majeure dans les sociétés humaines ne repose plus sur aucun fondement solide. Dans les parties du monde où plantes et animaux furent d’abord domestiqués, il n’y eut en fait aucun “revirement” discernable du Cueilleur du Paléolithique à l’Agriculteur du Néolithique. La “transition” entre une vie reposant essentiellement sur des ressources sauvages à une autre fondée sur la production alimentaire s’étendit spécifiquement sur quelque chose comme trois mille ans. Alors que l’agriculture mit au jour la possibilité de concentrations de la richesse plus inégales, dans la plupart des cas, ceci ne commença que des millénaires après ses débuts. Entre les deux périodes, des individus dans des zones aussi retirées que l’Amazonie et le Croissant fertile du Moyen-Orient s’essayaient à l’agriculture pour voir ce qui leur convenait, une “agriculture ludique” si l’on veut, alternant annuellement entre les modes de production, autant qu’ils allaient et venaient en matière de structures sociales.

      […]

      Selon toute évidence, cela n’a plus aucun sens d’utiliser des expressions comme “la révolution agricole” lorsque l’on traite de processus aussi démesurément longs et complexes. Comme il n’y eut pas d’État semblable à l’Éden, à partir duquel les agriculteurs purent démarrer leur marche vers l’inégalité, il y a encore moins de sens à parler de l’agriculture comme ce qui donna naissance aux rangs et à la propriéte privée. S’il y a une chose à dire, c’est que c’est parmi ces populations – les peuples du “Mésolithique” – qui refusèrent l’agriculture pendant les siècles de réchauffement de l’Holocène précoce, que l’on trouve une stratification s’enracinant progressivement

      […]

      Dans au moins certains cas, comme au Moyen-Orient, les premiers agriculteurs semblent avoir consciemment développé des formes alternatives de communauté, pour accompagner leur mode de vie de plus plus intensif en travail. Ces sociétés néolithiques semblent remarquablement plus égalitaires lorsqu’on les compare à celles de leurs voisins chasseurs-cueilleurs, avec une hausse spectaculaire de l’importance économique et sociale des femmes, clairement reflétée dans leur vie rituelle et leurs arts

      […]

      Ces découvertes récentes montrent combien nos connaissances de la distribution et de l’origine des premières villes sont faibles, et combien aussi ces villes sont beaucoup plus vieilles que les systèmes de gouvernement autoritaire et d’administration par l’écrit que nous supposions jusqu’alors nécessaires à leur fondation. Et dans les centres mieux établis de l’urbanisation – la Mésopotamie, la vallée de l’Indus, le bassin de Mexico – il y a de plus en plus de preuves que les premières villes étaient organisées selon des règles consciemment égalitaires, les conseils municipaux conservant une autonomie significative par rapport au gouvernement central. Dans les deux premiers cas, les villes avec des infrastructures civiques sophistiquées fleurissaient pendant plus d’un demi-millénaire, sans aucune trace de sépultures et monuments royaux, sans grandes armées ou autres moyens de coercition à grande échelle, ni indice d’un contrôle bureaucratique direct sur la vie de la plupart des citoyens.

      […]

      Les cités égalitaires, même les régions confédérées, sont des lieux communs historiques. Ce que ne sont pas les familles et ménages égalitaires. Une fois que le verdict historique sera tombé, nous verrons que la perte la plus douloureuse des libertés humaines commença à petite échelle – au niveau des relations de genre, des groupes d’âge et de la servitude domestique – c’est-à-dire le type de relations où la plus grande intimité s’accompagne simultanément des plus profondes formes de violence structurelle. Si nous voulons vraiment comprendre comment il est devenu un jour acceptable pour les uns de transformer la richesse en pouvoir, et pour les autres de se faire dire que leurs besoins et que leurs vies ne comptaient pas, c’est bien là qu’il faudrait regarder. C’est là aussi, prédisons-nous, que le travail, le plus âpre qui soit, de création d’une société libre, devra se dérouler.

      BAM !!!

      #anthropologie #archéologie #vulgarisation #Histoire #préhistoire #structure_sociale #État #inégalité #David_Graeber #David_Wengrow #Rousseau #chasseurs-cueilleurs #agriculture
      critique de #Jared_Diammond et #Francis_Fukuyama entre autre
      @nicolasm :)

  • 350 ressources culturelles et scientifiques francophones en vidéo - Ministère de la Culture
    http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Ressources/Ressources-pedagogiques-et-sensibilisation/350-ressources-culturelles-et-scientifiques-francophones-en-video

    Le présent document recense quelques 350 chaînes YouTube culturelles et scientifiques francophones potentiellement adaptées à un usage éducatif, sélectionnées pour la qualité de leur contenu. Les chaînes sont rangées ici par disciplines traditionnellement enseignées à l’école en France : littérature, langue, histoire, géographie, éducation civique, philosophie, économie, mathématiques, physique-chimie, biologie, technologie, arts, sport et, pour ne pas laisser de côté les atypiques, culture générale.

    http://www.culture.gouv.fr/content/download/200291/2129558/version/2/file/350%20chaines%20Youtube.pdf

    Ça peut servir.

    #vulgarisation #culture #enseignement