• HCR - Le HCR plaide pour un accès équitable aux soins de santé mentale de qualité pour les réfugiés
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/10/6163e0d8a/hcr-plaide-acces-equitable-soins-sante-mentale-qualite-refugies.html

    Le HCR plaide pour un accès équitable aux soins de santé mentale de qualité pour les réfugiés
    À l’approche de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle la communauté internationale à renforcer la qualité du soutien en matière de santé mentale pour les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et les apatrides.« Le Covid-19 a eu un effet dévastateur sur les personnes contraintes de fuir », rappelle Sajjad Malik, directeur de la Division de la résilience et des solutions du HCR. « La durée prolongée de la pandémie et ses impacts sanitaires, économiques et sociaux néfastes exacerbent le stress et l’anxiété ressentis par de nombreuses personnes déplacées. Alors que les moyens de subsistance et les fragiles systèmes de soutien social s’effondrent, ils ont plus que jamais besoin d’aide pour surmonter la crise et reconstruire leur vie. »
    Les équipes du HCR rapportent une augmentation du nombre de personnes sollicitant une aide pour des problèmes d’anxiété et de dépression. Dans la région du Kurdistan irakien, les psychologues qui interviennent dans les camps de réfugiés ont signalé une forte augmentation des séances de conseil tant en personne qu’à distance. Au Pérou, au cours des sept premiers mois de l’année, le nombre d’appels et d’orientations vers des services de santé mentale et de soutien psychosocial a augmenté de 100 % par rapport à la même période l’année dernière.Avant la pandémie, l’accès aux soins de santé mentale était déjà limité. Les mesures de confinement liées au Covid-19 ont mis les services de santé à rude épreuve. Le HCR et ses partenaires ont maintenu les services pour les personnes qui en avaient le plus besoin grâce à un travail de proximité adapté et à la fourniture de médicaments essentiels. En 2021, la fourniture régulière des prestations est progressivement rétablie. Avec l’augmentation des besoins, l’accès à des soins de santé mentale de qualité reste toutefois difficile.
    « Revenir à une configuration équivalente à celle d’avant la pandémie n’est pas suffisant. Des efforts plus importants sont nécessaires pour garantir que les réfugiés, les personnes déplacées et les apatrides puissent accéder aux services de santé mentale et de soutien psychosocial dans les mêmes conditions que les ressortissants nationaux », poursuit Sajjad Malik. « Compte tenu de l’augmentation des besoins, nous réitérons notre appel à la communauté internationale en faveur d’un soutien accru afin de maintenir et de renforcer ces activités qui sauvent des vies. » Le HCR ne cesse de plaider pour une intégration par les États des services de santé mentale dans les soins de santé primaires, qui devraient être rendus accessibles à tous.Depuis le début de la pandémie, le HCR a fourni des services de santé mentale et de soutien psychosocial à plus de 850 000 personnes contraintes de fuir. L’organisation s’est également employée à former des intervenants de première ligne afin qu’ils soient outillés pour intégrer la santé mentale et le bien-être psychosocial dans les programmes d’éducation des réfugiés et aider les personnes souffrant de troubles mentaux graves ou complexes.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#santementale#bienetre#suivipsychosocial#santeprimaire#inclusion#UNHCR#pandemie#vulnerabilite

  • L’équilibre fragile de la santé mentale en Ukraine | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/lequilibre-fragile-de-la-sante-mentale-en-ukraine

    L’équilibre fragile de la santé mentale en Ukraine
    Kiev, 7 octobre 2021 - Alors que la pandémie de COVID-19 progresse, et après huit années de conflit dans l’est de l’Ukraine, les difficultés de la vie quotidienne des Ukrainiens restent flagrantes ; les conséquences sur la santé mentale des plus vulnérables sont, elles, moins visibles. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) aide activement les personnes souffrant de problèmes de santé mentale depuis un certain temps, en mettant en place une ligne téléphonique gratuite de soutien psychologique gérée par quatre opérateurs, sept psychologues et un psychiatre. Plus de 3 400 consultations ont été dispensées au cours de la première année de fonctionnement de la ligne. Les personnes qui appellent sont originaires de toute l’Ukraine, mais la plupart sont des femmes des régions de Donetsk et de Louhansk, touchées par le conflit. Seuls 30 pour cent des appelants durant la première année étaient des hommes.
    « La culture du recours à des professionnels de la santé mentale et du soutien psychosocial commence seulement à se développer en Ukraine. Les hommes sont nettement plus hésitants que les femmes car ils expriment rarement leurs sentiments, essayant plutôt de masquer leur stress », a déclaré Anh Nguyen, chef de mission de l’OIM en Ukraine.
    Les psychologues de la ligne d’assistance téléphonique de l’OIM viennent en aide aux personnes vulnérables vivant dans des endroits éloignés et isolés dans les régions de Donetsk et de Louhansk. Beaucoup d’entre elles, notamment les personnes âgées, n’ont personne à qui parler lorsque leurs enfants et leurs voisins partent pour trouver du travail et se mettre à l’abri.
    Pour encourager davantage d’hommes à solliciter de l’aide, l’OIM a lancé une nouvelle campagne destinée aux hommes et aux garçons, intitulée « Commence à parler, tu te sentiras mieux ».« Nous voulons montrer qu’il est normal de chercher une aide professionnelle quand on ressent de l’anxiété, de la peur ou de la dépression. Il est important de reconnaître à temps les symptômes de problèmes psychologiques et de ne pas tout garder pour soi », a déclaré M. Nguyen.Le récent lancement public à Kiev comprenait un jeu de Jenga géant, composé de tuiles portant des messages tels que « Je m’en sortirai », « Tu dois être fort », « Je suis juste fatigué », « Laissez-moi tranquille ». Au fur et à mesure que les blocs sont retirés et que la tour s’effondre, des messages cachés apparaissent, montrant ce qui se passe réellement : « Je n’arrive pas à dormir », « Cela n’a pas de fin », « J’ai peur », « Je ne peux plus supporter cela ».
    Les psychologues de la ligne d’assistance téléphonique de l’OIM viennent en aide aux personnes vulnérables vivant dans des endroits éloignés et isolés dans les régions de Donetsk et de Louhansk. Beaucoup d’entre elles, notamment les personnes âgées, n’ont personne à qui parler lorsque leurs enfants et leurs voisins partent pour trouver du travail et se mettre à l’abri.
    L’installation de rue fait partie d’une campagne publique financée par le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (PRM) du Département d’État américain.

    #Covid-19#migrant#migration#ukraine#sante#santementale#OIM#vulnerabilite#crise#PRM#conflit#personnedeplacee

  • 2ème Apér-EAU scientifique, 12 octobre 2021, 17h : « La vulnérabilité de l’agriculture méditerranéenne au #changement_climatique et à la diminution de la ressource en eau. Etude de cas comparative en France et en Grèce », par Vassili Kypreos
    https://reseaux.parisnanterre.fr/aper-eau-scientifique-12-octobre-17h-la-vulnerabilite-de-lagri

    L’association Rés-EAUx vous convie à son 2ème Apér-EAU scientifique de la saison 2021-2022, le mardi 12 octobre à 17h. Nous aurons le plaisir d’accueillir Vassili Kypreos, doctorant en géographie à l’Université de Paris et à l’Université de Perpignan Via Domitia. … Lire la suite

    #Apér-EAUx_2021-2022 #Événements #agriculture #méditerranée #vulnérabilité

  • Dans le sud du Mexique, Tapachula, « ville prison » pour les migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/25/dans-le-sud-du-mexique-tapachula-ville-prison-pour-les-migrants_6095986_3210

    Dans le sud du Mexique, Tapachula, « ville prison » pour les migrants. Après un périple dans plusieurs pays latino-américains, les Haïtiens restent souvent bloqués dans cette ville pauvre du Chiapas.
    C’est sur un vieux carton qu’Ernst Cadet, Haïtien de 34 ans, a passé la nuit, juste à côté de la Commission d’aide aux réfugiés (Comar) de Tapachula, ville du Chiapas, dans le sud du Mexique, adossée à la frontière guatémaltèque. « Je suis bloqué ici depuis juin », soupire cet électricien, en débardeur, parti du Brésil dans l’espoir de rejoindre le sol américain. Comme lui, des dizaines de milliers de clandestins voient leur périple stoppé net dans cette petite ville, transformée par les autorités mexicaines en goulot d’étranglement migratoire. Le soleil n’est pas encore levé. Mais une longue file s’est déjà formée devant le grand hangar de la Comar. La plupart sont haïtiens, les autres centraméricains. Tous espèrent un statut de réfugié ou un visa humanitaire leur permettant de traverser le Mexique, sans se faire arrêter par les militaires qui contrôlent les principaux axes routiers, sous peine d’être expulsés au Guatemala. L’anxiété et la frustration se lisent sur les visages. La chaleur est étouffante. « Mon rendez-vous vient d’être déplacé à fin novembre », peste Ernst, qui a dormi sur place dans l’espoir d’accélérer ses démarches. Mais les agents de la Comar sont débordés. « On n’avait jamais vu ça ! », confie Alma Delia Cruz, responsable locale de l’institution gouvernementale. Depuis huit mois, 77 559 demandes d’asile ont été déposées au Mexique, contre 41 223 sur l’ensemble de l’année 2020. Sept sur dix au Chiapas. « Seul un tiers des dossiers a pu être examiné », soupire cette trentenaire épuisée et consternée par « un manque cruel de moyens ». Seuls huit traducteurs de la Comar interrogent les Haïtiens, qui ne parlent pas espagnol.
    Les autorités évaluent entre 30 000 et 40 000 le nombre de migrants à Tapachula. Mais l’organisation de défense des clandestins, Sin Frontera, assure que près du double sont dans cette ville de 350 000 habitants. La moitié serait des Haïtiens. Ils s’agglutinent par centaines autour de la place principale, où la mairie a placé des barrières métalliques pour les empêcher d’y dormir. « Ce cercle infernal d’attente rend fou », soupire Jackner Casimir, à la silhouette longiligne. Ce maçon haïtien de 29 ans est arrivé là en août, avec son épouse, Génésis, et ses deux enfants de 3 et 5 ans. « Personne ne veut nous embaucher. » Le Chiapas est l’Etat le plus pauvre du Mexique, où près d’un habitant sur deux est démuni.La famille Casimir partage avec trois amis un minuscule appartement sans climatisation à la périphérie, loué 4 000 pesos (170 euros) par mois. « Je dors sur le sol », dit Jackner Casimir. Beaucoup d’autres s’entassent dans des hôtels miteux, dont les prix ont décollé. « Sans l’argent que m’envoie mon frère de Floride, on mourrait de faim. » A une rue de là, ils sont plus d’une trentaine à faire la queue devant la succursale de la Banque Azteca, spécialisée dans les transferts de fonds. Tous n’ont qu’une idée en tête : « partir » vers le nord. « Mais pas sans les documents de la Comar », répète Jackner, en rajustant sa casquette rouge effilochée. Il se félicite de ne pas avoir participé, le 28 août, à une caravane de centaines d’Haïtiens qui a été démantelée, quelques kilomètres plus loin, par les agents de l’Institut de la migration (INM), épaulés par l’armée. « Ils les ont chassés comme des bêtes à la matraque, frappant même des hommes avec des enfants dans les bras. » Trois autres caravanes ont subi ensuite le même sort.Pour Irineo Mujica, à la tête de l’ONG Pueblo Sin Fronteras, « le gouvernement a militarisé sa politique migratoire pour faire le sale boulot, d’abord de Trump, puis de Biden ». M. Mujica avait organisé ces caravanes dans l’espoir de les sortir de « cette ville prison ». Aux frontières sud et nord du pays, 28 000 militaires et gardes nationaux ont été déployés ; 147 033 clandestins ont été arrêtés au Mexique, entre le 1er janvier et le 31 août, dont plus de 50 000 au Chiapas, selon l’INM. C’est trois fois plus qu’un an plus tôt.
    Mi-septembre, environ 14 000 migrants, en majorité haïtiens, sont pourtant parvenus à rejoindre Del Rio au Texas, formant cet immense camp improvisé, sous un pont frontalier, qui fait la « une » des journaux américains et mexicains. Comment ont-ils passé les barrages autour de Tapachula ? « Il y a deux types de migrants, répond Brenda Ochoa, directrice de l’organisation de défense des droits de l’homme Fray Matias de Cordova, hébergée dans une maison coloniale du centre-ville. Ceux qui ont les moyens de payer des passeurs de mèche avec les autorités, et les autres qui restent bloqués ici. » Mme Ochoa dénonce « la corruption au sein de l’INM ». Les représentants de l’institution ont refusé de répondre aux questions du Monde.La pression migratoire s’est légèrement relâchée sur Tapachula. Mais des centaines d’Haïtiens et de Centraméricains continuent d’affluer. « On manque de médicaments, s’inquiète Sofia Keller, coordinatrice administrative des services municipaux de santé. Les migrants sont très vulnérables aux maladies intestinales et respiratoires, dont le Covid-19. Sans parler des chocs post-traumatiques après une traversée souvent faite d’extorsions ou de violences sexuelles de la part des mafias. »
    Un peu plus loin, dans un petit parc, l’avocat Luis Villagran aide des clandestins à constituer des recours juridiques. « Nous avons déposé des centaines de plaintes contre le gouvernement, qui retarde illégalement leur procédure et les réprime pour les dissuader d’aller plus loin », dénonce-t-il. Le président de centre gauche, Andres Manuel Lopez Obrador (« AMLO »), préfère le terme « contention », jurant vouloir « protéger les migrants du crime organisé, très présent au nord du pays ». « Des foutaises ! », réagit M. Villagran, qui l’accuse d’« instrumentaliser la vague migratoire pour obtenir des fonds américains ». « AMLO » a appelé Joe Biden à « agir » pour désamorcer la crise. « Rien n’est arrivé ! », insiste le président, en référence aux quatre milliards de dollars promis par son homologue américain pour développer le sud du Mexique et l’Amérique centrale.
    En attendant, les descentes de l’INM ont repris dans des hôtels de Tapachula, selon la presse locale. « Elles finissent par de rapides expulsions au Guatemala sans procédure légale », s’indigne M. Villagran. Sur la place principale, les Haïtiens ne parlent que de ça. Beaucoup sont rivés à leur téléphone portable, qui les relie, sur des groupes WhatsApp et Facebook, à leurs compatriotes bloqués au Texas. Beaucoup s’inquiètent des premières expulsions vers Haïti réalisées par le gouvernement américain. « Pas question pour moi d’être renvoyé là-bas, confie Wisline Merine. La crise a beaucoup empiré avec l’assassinat de notre président, et le tremblement de terre d’août », qui a fait plus de 2 200 morts. Cette couturière quadragénaire avait quitté Port-au-Prince pour le Chili après le séisme ravageur de 2010 (200 000 morts). Mais les autorités chiliennes n’ont pas renouvelé son statut, l’obligeant à partir. « Mon dur voyage, passé par neuf pays, s’arrête ici », confie Wisline, qui espère « vivre légalement au Mexique ». Mais la plupart des autres Haïtiens interviewés veulent continuer. « Rien ne m’empêchera d’aller aux Etats-Unis », assure l’un d’eux, âgé de 26 ans, qui refuse de donner son nom par peur de représailles dans l’obtention, encore hypothétique, de son laissez-passer pour le rêve américain.

    #COvid-19#migrant#migration#sante#mexique#etatsunis#haiti#chili#guatemala#politiquemigratoire#expulsion#migrationirreguliere#pauvrete#vulnerabilite#violence#crise

  • Report: Migration and vulnerability in the pandemic

    The report, which shows significant unmet healthcare needs and deep digital divide in migrant patients during first wave of the pandemic, draws on Doctors of the World’s anonymised service users’ data at the height of the first wave of the pandemic.

    Amongst the key findings of the report:
    The average number of consultations per month dropped drastically from approximately 170 before the pandemic to 50 during the pandemic
    Service Users were much more likely to find themselves in inadequate housing
    Significant barriers to GP registration remained
    Percentage of undocumented service users decreased, while the percentage of asylum seekers increased.
    There was a significant increase in service users reporting ’bad’ or ’very bad’ health.
    The study strongly highlights how vulnerable patients, who should have been amongst the groups receiving enhanced protection and support throughout the pandemic were excluded from or unable to access mainstream healthcare provision.
    In a time when many services (including healthcare) switched to a digital provision due to the pandemic, the research seems to demonstrate that not enough provisions were made to provide an alternative to digital services to people who often experience or suffer from the digital divide.

    The report calls on policy makers and service providers to ensure:

    All migrants, asylum seeker and refugees can access the healthcare services they are entitled to, especially GP registration
    Some face to face provision of services is reinstated and alternatives to accessing online registration are made available
    Providers of initial and contingency (hotel) accommodation for asylum seekers provide information and support to access NHS services
    GP surgeries continue to register new patients throughout the pandemic
    Wifi or data is provided for people living in poverty so that they are not excluded from services as they move online

    Pour télécharger le #rapport:
    https://www.doctorsoftheworld.org.uk/wp-content/uploads/2021/09/Barriers-to-wellbeing-09.21.pdf

    #migrations #pandémie #covid-19 #asile #réfugiés #coronavirus #UK #Angleterre #vulnérabilité

  • Dans les hôpitaux d’Idlib, en Syrie, des médecins débordés par la pandémie de Covid-19 et des patients désespérés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/23/syrie-les-hopitaux-d-idlib-sont-debordes-par-la-flambee-des-cas-de-covid-19_

    Dans les hôpitaux d’Idlib, en Syrie, des médecins débordés par la pandémie de Covid-19 et des patients désespérés. La poussée épidémique survient alors que les bombardements de l’armée ont repris. Le système de santé, qui ne tenait déjà plus qu’à un fil, s’effondre.
    Dans l’unité anti-Covid de l’hôpital de campagne de Kafr Takharim, dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le personnel soignant est au bord de l’épuisement. « Parfois, je suis désespéré face au manque de moyens pour faire face à l’épidémie », confie au téléphone, la voix éteinte, le docteur Ahmad Saado, mercredi 22 septembre. Depuis deux mois, le Syrien de 29 ans, huit autres docteurs et vingt infirmiers se relaient jour et nuit pour accueillir et prendre en charge un flux continu de malades du Covid-19. Après avoir été relativement épargnée par les précédentes vagues épidémiques, la poche rebelle d’Idlib connaît depuis l’été une flambée de cas de contamination, alimentée par la forte contagiosité du variant Delta.Le système de santé ne tenait déjà plus qu’à un fil dans l’enclave surpeuplée, théâtre de combats meurtriers entre les forces loyales au président Bachar Al-Assad, soutenues par la Russie, et l’insurrection armée, appuyée par la Turquie. La moitié des hôpitaux et des centres de soins ont été endommagés, systématiquement ciblés par le régime syrien et l’aviation russe. Une grande partie du personnel soignant s’est jointe au flot de réfugiés. En dépit de la trêve décrétée en mars 2020 entre Ankara et Moscou, les 4 millions d’habitants de l’enclave (dont 2,5 millions de déplacés) vivent sous la perfusion de l’aide internationale, qui arrive au compte-gouttes par la frontière turque. Les autorités locales, sous le contrôle du groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), peinent à répondre à la crise économique qui sévit à Idlib, comme dans le reste du pays.
    Les structures anti-Covid mises en place depuis le printemps 2020 par les soignants syriens, avec le soutien à distance d’ONG étrangères et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ne suffisent plus. Le 21 septembre, les provinces d’Idlib et d’Alep ont enregistré 1 312 cas de Covid-19 et 8 morts. Les experts jugent les chiffres officiels sous-estimés. Avec quelque 2 470 tests effectués ce jour-là, le taux de positivité s’établit à plus de 50 %. Les mesures prises par le « gouvernement de salut national » emmené par HTS – report de la rentrée scolaire, fermeture des marchés – sont insuffisantes aux yeux des soignants. Le syndicat des médecins d’Idlib a alerté cette semaine sur la catastrophe sanitaire en cours : à défaut d’une aide d’urgence internationale, il a estimé que le système de santé s’effondrera. A Kafr Takharim, les 10 lits dotés de respirateurs de l’unité de soins intensifs et les 25 lits du centre d’isolement, installés avec le soutien de l’Association médicale des expatriés syriens (SEMA) basée en France, sont déjà tous occupés, en permanence. « Plus de cent malades se présentent chaque jour. On envoie des malades ailleurs dans l’attente qu’un lit se libère. On a reçu une fois un malade de Ariha, une ville à 55 kilomètres d’ici. Du fait du manque d’hôpitaux dans la province, les malades sont pris en charge quand ils sont déjà dans un état très critique. Et on manque de médicaments et d’oxygène pour les prendre en charge », déplore le docteur Saado, qui dénombre entre un à trois morts par jour dans sa structure.« Le taux d’occupation de la plupart des structures de santé dépasse 100 %. Dans la province d’Idlib, il n’y a que six hôpitaux dotés d’unités de soins intensifs et une quinzaine de centres d’isolement. Il y en avait trente-deux en 2020, la moitié a fermé par manque de financement. Les hôpitaux manquent de tout, et surtout d’oxygène. L’OMS a du mal à trouver de nouveaux financements », explique le docteur Nasser Mhawish de l’Assistance coordination unit (ACU), une ONG basée en Turquie.Or, le pic épidémique pourrait ne pas être encore atteint. Du fait de la forte transmissibilité du variant Delta, toutes les classes d’âge sont touchées, dont de nombreux enfants. Le nombre de morts grimpe en flèche – 34 ont été répertoriés dimanche.
    Situation alarmante dans les camps de déplacés. La campagne de vaccination marque le pas. Seuls 2,5 % de la population ont été vaccinés, selon l’OMS. Quelques centaines de milliers de doses de vaccins AstraZeneca et Sinovac ont été livrées dans la province d’Idlib, dans le cadre de l’initiative Covax. « Les équipes de vaccination sont confrontées à l’hésitation de la population et à des antivax actifs. Certains arguent des effets secondaires de l’AstraZeneca, d’autres du manque de recul sur les vaccins ou de leur inefficacité face au variant Delta », indique le docteur Mhawaish. Les mesures de distanciation sociale et le port du masque sont peu respectés par la population. Un confinement est inenvisageable pour une majorité d’entre eux, obligés de travailler pour assurer leur subsistance.
    La situation est encore plus alarmante dans les camps de déplacés, où le nombre de cas commence à exploser. « C’est impossible pour les gens dans les camps de respecter les mesures de distanciation sociale et les gestes d’hygiène, par manque d’eau. Il y a une extrême pauvreté, les gens sont laissés à l’abandon et se fichent pas mal de mourir du Covid-19 ou d’autre chose. Ils sont désespérés », décrit Farid, le photojournaliste. Tous craignent une nouvelle vague de déplacement massif. Les médias du régime de Damas annoncent une nouvelle offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle après la rencontre prévue le 29 septembre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et ses homologues russe et iranien, Vladimir Poutine et Ebrahim Raïssi. Depuis plusieurs semaines, les bombardements de l’artillerie syrienne et de l’aviation russe ont repris le long de la ligne de front, entraînant un nouveau flot de réfugiés du djébel Al-Zawiya vers les camps proches de la frontière turque.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#turquie#sante#personnedeplacee#camp#crise#pauvrete#violence#vulnerabilite

  • Des milliers de migrants haïtiens sont bloqués dans le nord de la Colombie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/20/des-milliers-de-migrants-haitiens-sont-bloques-dans-le-nord-de-la-colombie_6

    Des milliers de migrants haïtiens sont bloqués dans le nord de la Colombie. L’arrivée au pouvoir de Joe Biden et la pandémie de Covid-19 font partie des causes diverses qui peuvent expliquer ce vaste mouvement migratoire.
    Le Covid-19 ne leur cause pas de souci. Les migrants arrivés dans le petit village de Necocli, sur la côte caraïbe colombienne, n’ont qu’une idée en tête : traverser en bateau le golfe d’Uraba pour atteindre le village de Capurgana, puis le Panama, l’Amérique centrale et, enfin – dans combien de temps ? –, les Etats-Unis. Dès avant l’aube, une foule compacte se presse devant le guichet des deux compagnies qui assurent la traversée. Les autorités colombiennes estiment à 12 000 le nombre de ces migrants qui attendent de poursuivre leur périple. Tous, ou presque, sont haïtiens.
    « J’ai quitté Port-au-Prince après le tremblement de terre de 2010. J’ai d’abord vécu en Guyane française, où ma fille est née, puis au Brésil », raconte Michael, qui travaillait comme maçon avant la pandémie. Avec sa famille et des amis, il a fait le voyage en bus depuis Sao Paulo. Il leur a fallu traverser l’Amazonie, la Bolivie, le Pérou, l’Equateur puis la Colombie, du sud au nord. Quinze jours de route non-stop. « C’était long », résume la fillette de 7 ans, à qui les autorités de Guyane ont refusé un passeport français. La plupart des Haïtiens bloqués à Necocli arrivent, comme Michael, du Brésil ou du Chili, les deux pays sud-américains qui ont reçu le plus d’Haïtiens après le séisme de 2010. Ils logent dans les petits hôtels de la modeste station balnéaire, chez l’habitant ou sur la plage.
    Necocli compte en temps normal quelque 22 000 habitants. Le Panama, qui a officiellement rouvert ses frontières il y a huit mois, ne laisse passer les migrants qu’au compte-gouttes. Seuls 500 d’entre eux sont autorisés, chaque jour, à passer la frontière. Or, il en arrive entre 1 200 et 1 500 quotidiennement à Necocli. Le maire du bourg, Jorge Tobon, a exprimé ses craintes à la presse de voir le nombre de migrants atteindre 30 000 d’ici à la fin du mois. « Le phénomène dépasse la capacité institutionnelle de n’importe quelle municipalité, en matière de santé, de logements, d’alimentation », a déclaré l’élu. La Colombie tente de convaincre le Panama d’augmenter ses quotas.
    La route migratoire qui passe par le nord de la Colombie n’est pas nouvelle. Mais jamais Necocli n’avait reçu autant de candidats au rêve américain. Comment expliquer le brusque mouvement migratoire des Haïtiens installés en Amérique du Sud ? Sur place, certains mentionnent la pandémie, d’autres l’arrivée au pouvoir de Joe Biden. L’ombudsman colombien, Carlos Camargo, évoque « des causes diverses ». Il rappelle que « le Chili, qui avait donné aux Haïtiens des visas humanitaires après le tremblement de terre de 2010, n’a pas renouvelé leur statut » et considère que « la dégradation de la situation économique au Brésil et la crise en Haïti depuis le tremblement de terre d’août dernier et l’assassinat du président » Jovenel Moïse ont également poussé les Haïtiens au départ. Personne n’évoque ouvertement l’action de mafias pour inciter les migrants à quitter leur pays.Débordé, l’hôpital de Necocli demande du renfort. « En temps de pandémie, un tel rassemblement humain constitue évidemment un risque sanitaire, affirme Ricardo Arzuza, sous-directeur de l’hôpital. Les migrants représentent aujourd’hui plus du quart des consultations de l’hôpital. Le surpeuplement des logements, les difficultés d’accès à l’eau potable et les défaillances du ramassage des ordures dans la municipalité compliquent encore la situation. Les infections respiratoires et les diarrhées sont les pathologies les plus fréquentes. » Depuis février dernier, date de la première grosse vague de migrants endiguée à Necocli, l’ONU et plusieurs organisations non gouvernementales sont venues constater l’urgence humanitaire. Mais, pour le moment, seule la Croix-Rouge colombienne est sur le terrain. Un poste de santé a été installé, début septembre, sur la plage. Mais, les premiers jours, le conteneur qui tient lieu de cabinet médical est resté vide. « Il a fallu gagner la confiance des Haïtiens, particulièrement méfiants », explique Edwin Montoya, responsable local de la Croix-Rouge. Les migrants en transit, qui savent leur statut fragile, n’aiment ni les questions ni le contact avec les autorités. « Tickets, Tiké » : le panneau coloré qui annonce le prix des billets pour Capurgana est rédigé en anglais pour les touristes et en créole pour les Haïtiens. Le tarif officiel de 160 000 pesos (35 euros) a doublé en un an. Et le marché de la revente se porte bien. Un migrant dit avoir payé 140 dollars pour une traversée en bateau d’une heure et demie. Selon les fonctionnaires de la mairie, les migrants tardent entre une semaine et dix jours avant de pouvoir embarquer.
    Derrière le panneau « Interdit de camper sur la plage », les petites tentes de couleur et de plastique noir dessinent un damier serré dans la lumière du matin. Le linge sèche sur les cordes des bateaux échoués. Les femmes cuisinent sur de petits réchauds de camping. La mer fait office de salle de bains et de WC. Une infirmière de la Croix-Rouge admire que « dans des conditions aussi précaires les Haïtiens maintiennent leurs habitudes d’hygiène : ils sont tous incroyablement propres et soignés ».Sur les étals des vendeurs ambulants, les maillots de bain, les lunettes de soleil et les crèmes solaires ont cédé la place aux bottes, aux lampes de poche, aux sacs de couchage et aux couteaux de survie. Pour atteindre le Panama, les migrants devront franchir à pied une jungle épaisse et inhospitalière. Aucune route, aucun sentier balisé ne traverse, en effet, le « bouchon du Darien », qui sépare l’Amérique du Sud de l’Amérique centrale. Les passeurs y font la loi. Les migrants seront sous leur coupe pendant six jours. « C’est un enfer qui les attend », résume Edwin, en regardant les enfants qui jouent joyeusement sur la plage. « Il y a quelques années, on a vu arriver des Cubains. C’est eux qui ont ouvert la voie. Ensuite, il y a eu des Vénézuéliens, puis des Africains et même, dernièrement, des Asiatiques, détaille Luz Marina, propriétaire d’un modeste hôtel aux chambres sans fenêtre. Eux, là, sont népalais. » Oli King explique, avec ses mains et ses trois mots d’anglais, que lui et ses camarades ont fait le voyage en avion de Katmandou à Sao Paulo et que, de là, ils sont venus, eux aussi, en bus. « Vous parlez d’un voyage, commente Luz Marina. Ce serait quand même plus simple pour eux d’aller en Chine, non ? Il paraît que c’est devenu une puissance. » Les paramilitaires, qui il y a vingt ans faisaient régner la terreur dans toute la région de l’Uraba, sont devenus discrets, mais, à Necocli, ils continuent de défendre leur business. Celui du trafic de drogue est florissant. Le très puissant Clan del Golfo contrôle-t-il également celui des migrants ? « Personne ne vous le dira, raconte un fonctionnaire bavard. Mais vous pouvez constater qu’aucune compagnie maritime extérieure n’est venue profiter du boom des migrants, et que les pêcheurs se gardent bien de proposer leur embarcation aux Haïtiens. C’est dire si le transport maritime est strictement régulé. »Cinq heures du matin. Des dizaines d’Haïtiens descendent, chargés de valises et de paquets, du premier bus de la journée, sous l’œil indifférent des passants matinaux. Dans les rues poussiéreuses et bruyantes de Necocli, l’espagnol et le créole sont désormais au coude à coude, sans que personne ne s’en offusque. « Les migrants ? Moi, je dis que ce sont des clients comme les autres », résume Liliana, propriétaire d’un restaurant sur la plage. « A Necocli, nous n’avons enregistré aucune manifestation de xénophobie contre les migrants », confirme Edwin Montoya. « Ici, nous sommes tous métis, rappelle Luz Marina. Et tous fils de Dieu. Le racisme n’a pas sa place. D’autant moins que l’arrivée des Haïtiens a été une bonne chose pour le commerce local. » Sans touristes, Necocli périclitait depuis le début de la pandémie. Les Haïtiens, qui ont économisé pendant des mois avant d’entreprendre le voyage, ont encore trois sous en poche quand ils arrivent à Necocli. Beaucoup reçoivent de l’argent de leur famille installée aux Etats-Unis. Comparés aux Vénézuéliens et aux Cubains, ils font paradoxalement figure de « nantis ». Des nantis qui dorment sur la plage, avant d’affronter l’enfer de la jungle.

    #Covid-19#migrant#migration#haiti#colombie#etatsunis#sante#vulnerabilite#crise#pandemie#politiquemigratoire#violence

  • HCR - Le Covid-19 en tête de liste des crises les plus sous-financées du HCR en 2021
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2021/9/614898a8a/covid-19-tete-liste-crises-sous-financees-hcr-2021.html

    Le Covid-19 en tête de liste des crises les plus sous-financées du HCR en 2021. Selon un rapport récent, la réponse du HCR à la pandémie n’a reçu qu’un tiers des fonds nécessaires pour cette année, mettant en péril la santé et le bien-être des personnes déracinées dans le monde.Les efforts déployés à l’échelle mondiale pour protéger les personnes déracinées des conséquences sanitaires et économiques du Covid-19 sont menacés par une grave pénurie de fonds, selon un nouveau rapport qui indique que la réponse du HCR à la pandémie arrive en tête de liste des urgences les plus sous-financées en 2021.Parmi les autres situations d’urgence où le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, est confronté à un manque de ressources potentiellement désastreux, il y a notamment l’Irak et la Syrie, où la sécurité et le bien-être de millions de personnes sont menacés alors qu’elles se préparent à l’arrivée de l’hiver.
    Le rapport révèle qu’au 31 août, les besoins liés au Covid-19, estimés à 924 millions de dollars, n’avaient obtenu que 307,3 millions de financement, soit à peine un tiers du total requis. Ce déficit laisse les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et les apatrides exposés au virus et à ses conséquences économiques, notamment la perte de revenus et les menaces d’expulsions.« La pandémie a affecté les personnes déracinées et les apatrides bien au-delà du risque posé par le virus lui-même. Et l’absence de ressources financières suffisantes ne fait qu’aggraver leur situation », a souligné Ann Burton, cheffe de la section du HCR pour la santé publique, lors d’une conférence de presse à Genève. Les réfugiés ont subi de plein fouet les répercussions économiques de la pandémie, a-t-elle ajouté. Ann Burton a également pointé le fait que lorsque les entreprises et les lieux de travail ont été fermés, les moyens de subsistance précaires des personnes déracinées et des apatrides ont souvent été les premiers à disparaître. Le manque d’argent signifie un plus grand risque d’expulsion et plus de difficultés à se procurer de la nourriture et d’autres produits de base. Cela augmente le risque d’exploitation et de violences sexistes pour les enfants comme pour les adultes.
    Les mesures de confinement et les restrictions aux frontières pour faire face à la pandémie ont également exclu et mis en danger les personnes qui tentaient de traverser les frontières pour se mettre en sécurité. En outre, l’accès inéquitable aux vaccins dans de nombreux pays accueillant des réfugiés menace de laisser de côté les personnes déracinées et les apatrides.« Le HCR réitère son appel aux États afin qu’ils partagent les doses excédentaires avec le dispositif COVAX en temps utile, afin de remédier aux inégalités en matière d’accès aux vaccins et d’éviter de prolonger la pandémie », a souligné Ann Burton.En Irak, les opérations du HCR pour cette année n’ont reçu jusqu’à présent que 34% du financement total requis, suivi de près par la situation en Syrie avec 39%.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UNHCR#pandemie#personnedeplacee#vulnerabilite#frontiere#vaccin#expulsion#inclusion#violence#inegalite

  • HCR - Inondations, incendies et Covid : nouveaux défis pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2021/9/6132144da/inondations-incendies-covid-nouveaux-defis-refugies-rohingyas-bangladesh.html

    Inondations, incendies et Covid : nouveaux défis pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh. La pandémie mondiale, les inondations et les incendies ne sont que quelques-unes des difficultés auxquelles ont fait face les réfugiés rohingyas au cours de l’année écoulée. Quatre ans après avoir fui le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh, les réfugiés rohingyas viennent peut-être de passer l’année la plus difficile de leur histoire.
    La vie dans les camps surpeuplés qui abritent plus de 880 000 réfugiés rohingyas était déjà difficile, mais la pandémie de Covid19 a apporté de nouvelles difficultés : limitation des déplacements, fermeture des centres d’apprentissage et réduction de l’assistance fournie par les organisations humanitaires. Puis est survenu en mars un violent incendie qui a réduit en cendres près de 10 000 abris et tué 11 réfugiés. Cet incendie a été suivi d’une mousson particulièrement humide qui a apporté plus de 700 mm de pluie en une seule semaine entre le 27 juillet et le 3 août. Plus de 400 villages ont été inondés et de nombreux abris emportés. Les inondations et glissements de terrain occasionnés ont coûté la vie à vingt personnes, dont 10 réfugiés. Environ 24 000 réfugiés ont été contraints d’abandonner leurs habitations et leurs biens.« Puisque nous vivons dans la promiscuité, nous avons toujours peur des maladies, des incendies et des inondations », déclare Asmida, 33 ans, l’une des plus de 7 000 réfugiés volontaires formés par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés et ses partenaires pour répondre aux urgences telles que les incendies et les inondations.
    Pendant la mousson, elle a aidé des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées de son voisinage à se mettre à l’abri. Elle et d’autres volontaires ont également travaillé sans relâche pour aider à organiser et à coordonner le travail de déblaiement des coulées de boue et de réparation des abris, des routes et des ponts.Les volontaires réfugiés rohingyas comme Asmida, ainsi que les travailleurs bangladais des communautés voisines du district de Cox Bazar, constituent l’épine dorsale dans la fourniture de services humanitaires dans les camps, en particulier au cours des 18 derniers mois, période durant laquelle les restrictions liées au Covid-19 ont réduit la présence des travailleurs humanitaires. Ils savent où se trouvent les personnes les plus vulnérables de leurs communautés, susceptibles d’avoir besoin d’aide en cas d’urgence. Ils gardent également un œil sur les zones les plus exposées aux inondations dans les camps lorsque les pluies sont particulièrement fortes.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#bangladesh#rohingyas#coxbazar#vulnerabilite#maladie#humanitaire#HCR

  • Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/09/1099262

    Yemen: UN agency helping stranded migrants to return home
    Amid intensifying conflict in Yemen, and the COVID-19 pandemic, the International Organization for Migration (IOM) is helping nearly 5,000 Ethiopian migrants stranded in the country to return home, the UN agency reported on Tuesday. Some 300 migrants are set to depart for Addis Ababa this week on two IOM-run Voluntary Humanitarian Return (VHR) flights leaving out of the southern port city of Aden, where the internationally-recognized Government is headquartered. The aim is to operate two flights weekly through the end of the year, and to expand to other places such as Ma’rib, where fighting persists between Government forces and the Ansar Allah movement, also known as the Houthis.“Since the start of the pandemic, migrants in Yemen have been pushed even further into the shadows,” said John McCue, Deputy Chief of Mission with IOM Yemen.
    The country has been divided between Government forces, backed by a Saudi-led military coalition, and the Houthis, who hold most of the north, since 2015. More than 670 migrants have voluntarily returned so far this year, but IOM will need $3 million from the international community, and continued support from the Yemeni and Ethiopian authorities, to facilitate the flights.“We call on donors to make more significant contributions to this crucial lifeline which provides thousands of stranded migrants with their only chance to escape a dangerous situation and make their way home,” Mr. McCue said.
    IOM estimates that some 32,000 migrants are stranded in dire conditions in Yemen due to COVID-19 movement restrictions, preventing them from journeying on to Saudi Arabia.The restrictions have also had a knock-on effect on smuggling networks as this route is no longer as lucrative as in the past, meaning groups are adopting alternative ways to exploit migrants to make up for their financial losses.Some migrants are forced to work on farms to pay off their debts, while others are exposed to gender-based violence and abduction for ransom. The majority lack access to water, food, sanitation and healthcare. Many migrants have become increasingly desperate to return home. IOM reported that since May 2020, some 18,200 people have risked their lives taking the perilous sea route to Djibouti or Somalia. Dozens have drowned when overcrowded vessels capsized.
    Of the migrants who have taken VHR flights this year, 20 were under the age of 18. Unaccompanied minors account for more than 10 per cent of new arrivals to Yemen. IOM said the so-called Eastern Corridor – comprising Djibouti, Somalia, Ethiopia and Yemen – has some of the highest proportions of children using an irregular migration route.
    Besides arranging the flights to Ethiopia, IOM also offers other support to migrants before they leave Yemen, including counselling and helping them to secure travel documents. IOM also liaises with the authorities in both countries to ensure safe passage and transit.
    When they return home, migrants are temporarily housed at the IOM transit centre in Ethiopia where they are provided with food, essential non-food items, counselling services, and a transport allowance to their final destination. The UN agency also arranges medical and psychological care, as well as family tracing and reunification for unaccompanied migrant children.“Facilitating safe voluntary return of migrants from Yemen remains to be an extremely critical programme, and ought to be accompanied by lasting solutions to irregular migration,” said Malambo Moonga, Head of the Migration Management Unit for IOM Ethiopia.“We continue to appeal for investments in sustainable reintegration of returnees and resilience-building in Ethiopian communities with high rates of irregular migration.”

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#somalie#djibouti#sante#frontiere#pandemie#retour#migrationirreguliere#OIM#resilience#psychosocial#reintegration#vulnerabilite

  • De jeunes migrants survivent à une expérience de mort imminente en traversant le Yémen déchiré par la guerre | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/de-jeunes-migrants-survivent-une-experience-de-mort-imminente-en-tr

    De jeunes migrants survivent à une expérience de mort imminente en traversant le Yémen déchiré par la guerre . Sana’a – Épuisement, faim, désorientation et peur. Voilà ce que ressentent la plupart des migrants en arrivant au Yémen. «  Je n’ai bénéficié d’aucune aide. Quand je suis arrivé au Yémen, je dormais sur le trottoir - effrayé, affamé et malade  », se souvient Bilal Muhammad, un migrant éthiopien de 18 ans qui s’est récemment retrouvé bloqué dans le pays. Bilal est l’un des milliers de migrants dont le rêve d’une nouvelle vie dans les pays voisins du Golfe a été brisé par le conflit et les restrictions de mouvement liées à la COVID-19. Il s’est retrouvé, avec 32 000 autres personnes, bloqué au Yémen, dans des conditions de vie extrêmement difficiles. Malgré son jeune âge, Bilal a quitté sa mère et ses trois frères restés en Éthiopie et a décidé de s’engager sur la dangereuse route vers le Yémen, dans l’espoir de trouver une bonne source de revenus au Royaume d’Arabie saoudite qui lui permettrait d’offrir une vie meilleure à sa famille. «  Je suis parti d’’Éthiopie pour rejoindre Djibouti, puis j’ai traversé la mer du Yémen jusqu’à la côte de Shabwah, je me suis rendu dans le gouvernorat d’Aden, puis j’ai voyagé à pied jusqu’au gouvernorat de Sa’dah  », a-t-il déclaré. Avec l’assouplissement récent des restrictions sur les mouvements internationaux, les arrivées de migrants au Yémen ont commencé à augmenter lentement, même si le nombre global reste faible par rapport aux années d’avant la pandémie. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime qu’en 2019, plus de 138 000 migrants sont arrivés au Yémen, tandis qu’un peu plus de 37 500 sont arrivés en 2020. A ce jour, en 2021, l’Organisation a enregistré plus de 11 500 arrivées de migrants dans le pays. Les migrants qui arrivent à se rendre au Yémen continuent de se heurter à des obstacles importants pour accéder aux services humanitaires et aux emplois nécessaires à leur survie. La pandémie et le conflit persistant les ont poussés encore plus dans l’ombre et les ont rendus dépendants des réseaux de trafic illicite pour s’en sortir.
    La plupart des migrants qui viennent de la Corne de l’Afrique arrivent sur la côte ouest du Yémen - quelque part entre Hajjah et Shabwah - avant de tenter de poursuivre leur route. Les passeurs assurent ensuite le transport des migrants qui ont les moyens de faire le voyage, et les emmènent à Aden. Les migrants qui n’ont pas d’argent voyagent généralement pendant des semaines à pied pour atteindre la même destination. Désireux de franchir les frontières vers l’Arabie saoudite, ils entreprennent ensuite un voyage extrêmement dangereux d’Aden à Sa’dah. En chemin, de nombreux migrants se retrouvent pris dans des affrontements armés.

    #Covid-19#migration#migrant#yemen#ethiope#arabiesaoudite#sante#vulnerabilite#conflit#crise#pandemie#humanitaire

  • L’OIM aide les Bangladais vulnérables à rentrer du Liban tandis que davantage de migrants se pressent pour partir | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/fr/news/loim-aide-les-bangladais-vulnerables-rentrer-du-liban-tandis-que-davantage-de-m

    L’OIM aide les Bangladais vulnérables à rentrer du Liban tandis que davantage de migrants se pressent pour partir. Beyrouth/Dhaka - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré aujourd’hui qu’un nombre croissant de travailleurs migrants cherchaient désespérément à fuir les difficultés économiques au Liban. Parmi eux, un groupe de Bangladais en détresse est arrivé aujourd’hui à Dhaka en provenance de Beyrouth avec l’aide de l’OIM, du Processus de Bali et du gouvernement. «  De nombreux migrants font appel à l’OIM. Ils ont perdu leur emploi, ils ont faim, ils ne peuvent pas accéder aux soins médicaux et ne se sentent pas en sécurité  », a déclaré Mathieu Luciano, chef de l’OIM au Liban. «  Beaucoup sont tellement désespérés qu’ils veulent quitter le pays, mais ils n’en ont pas les moyens.  » Une récente étude de l’OIM menée auprès de plus de 1 000 migrants au Liban a montré que près de la moitié d’entre eux souhaitaient rentrer chez eux. Compte tenu de la profonde crise économique et de l’impasse politique après la démission du gouvernement suite à l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth il y a un an, les ambassades ont également constaté une forte augmentation du nombre de migrants demandant à retourner dans leur pays d’origine. L’étude de l’OIM a révélé que de nombreux migrants ont perdu leur emploi et leurs moyens de subsistance, et qu’une augmentation des pratiques d’exploitation telles que le non-paiement des salaires, les licenciements abusifs ou la rupture des contrats par les employeurs, exposent les migrants à de plus grandes difficultés. «  Il y a un besoin évident de renforcer rapidement les programmes d’urgence de l’OIM, y compris le retour humanitaire volontaire  », a déclaré M. Luciano. Les 18 arrivées d’aujourd’hui à Dhaka font suite à un effort coordonné du Processus de Bali, par le biais de son programme de soutien aux retours volontaires et d’aide à la réintégration, et de l’initiative de l’OIM intitulé «  Coopération en matière de migration et de partenariats pour des solutions durables (COMPASS)  », financée par le Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, afin de soutenir et de protéger les migrants bloqués, notamment contre la traite des êtres humains et le trafic illicite. «  La crise économique, associée à la pandémie de COVID-19, accentue les vulnérabilités des migrants bangladais au Liban  », a déclaré Giorgi Gigauri, chef de mission de l’OIM Bangladesh. «  Nous continuerons à travailler avec les gouvernements, les donateurs et les partenaires concernés dont les efforts sont très appréciés pour faciliter le retour volontaire et la réintégration des migrants en situation de vulnérabilité.  » Avant de quitter Beyrouth, les migrants ont subi des examens de santé, notamment des tests de dépistage de la COVID-19, ont été soumis à un examen des vulnérabilités en matière de protection par l’OIM et ont bénéficié d’un transport. Ils ont également bénéficié d’une aide après leur arrivée au Bangladesh et recevront un soutien à la réintégration.

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  • Un soutien urgent est nécessaire tandis que des milliers de membres de la communauté de Cox’s Bazar perdent leurs moyens de subsistance | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/un-soutien-urgent-est-necessaire-tandis-que-des-milliers-de-membres-de-la-commu
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/1_9.jpg?itok=b82Tw7a7

    Un soutien urgent est nécessaire tandis que des milliers de membres de la communauté de Cox’s Bazar perdent leurs moyens de subsistance. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est préoccupée par le sort de plus de 80 000 membres des communautés des sous-districts d’Ukhiya et de Teknaf à Cox’s Bazar qui ont perdu leurs revenus et leurs biens suite aux inondations dévastatrices qui ont balayé la ville depuis le 27 juillet. Près de 2 500 jardins potagers ont été partiellement ou totalement endommagés et 140 arbres ont été anéantis, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’érosion des sols et aux glissements de terrain provoqués par ce que les habitants décrivent comme les précipitations les plus importantes depuis plus de dix ans.
    «  La pandémie de COVID-19 et le confinement en cours ont déjà laissé des millions de personnes à travers le pays sans emploi et ils ont du mal à joindre les deux bouts  », a déclaré Manuel Marques Pereira, chef de mission adjoint de l’OIM au Bangladesh. «  Beaucoup avaient réussi à se relever grâce aux différentes opportunités de moyens de subsistance offertes par la communauté humanitaire, mais sont maintenant obligés de repartir de zéro.  »
    L’urbanisation rapide des deux sous-districts de Teknaf et d’Ukhiya pourrait avoir conduit à l’obstruction du système de drainage naturel, provoquant une accumulation rapide des eaux de pluie et des crues soudaines. Depuis le début des pluies de la mousson, l’OIM aide les volontaires locaux du programme de préparation aux cyclones à diffuser des messages d’alerte rapide sur les glissements de terrain et l’évacuation, touchant plus de 175 000 personnes vivant dans 244 zones vulnérables du district de Cox’s Bazar.

    #Covid-19#migrant#migration#bangladesh#coxbazar#sante#OIM#refugie#vulnerabilite#climat#pandemie#confinement#crise

  • Précarité étudiante : à Paris, les files d’attente pour la distribution alimentaire ne faiblissent pas
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/14/precarite-etudiante-a-paris-les-files-d-attente-pour-la-distribution-aliment

    Précarité étudiante : à Paris, les files d’attente pour la distribution alimentaire ne faiblissent pas
    « Quid des étudiants ? », réagit le syndicat L’Alternative, qui souligne que les 2,8 millions d’étudiants ne sont donc pas concernés par cette annonce. Et quid de la réforme des bourses promise à trois reprises depuis le début du quinquennat ? La Fédération des associations générales étudiantes, première organisation représentative, demande en urgence une allocation de rentrée ainsi qu’une revalorisation et une extension des bourses à un plus grand nombre de bénéficiaires.Quant à l’Union nationale des étudiants de France, qui plaide pour une allocation d’autonomie, elle réclame une hausse de 100 euros par mois des bourses et leur extension aux étudiants étrangers, particulièrement touchés par la pauvreté.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#pauperisation#etudiant#etranger#vulnerabilite

  • Prendre soin de nos vulnérabilités avec Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste - Les Éclaireurs
    https://leseclaireurs.canalplus.com/articles/podcast/prenons-soin-de-nos-vulnerabilites-avec-cynthia-fleury-phil

    À la guerre, connaître ses faiblesses permet d’anticiper les attaques évidentes de l’ennemi. Dans la vie, se connaître soi-même et ses vulnérabilités permet d’être plus en paix avec soi-même. À l’échelle mondiale, étudier les vulnérabilités de la planète pourrait nous amener à prendre soin d’elle, des uns et des autres.

  • En Colombie, les migrantes vénézuéliennes contraintes de se prostituer
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/30/en-colombie-les-migrantes-venezueliennes-contraintes-de-se-prostituer_608640

    En Colombie, les migrantes vénézuéliennes contraintes de se prostituer
    Elles ont fui la misère et le chômage dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais nombre de migrantes vénézueliennes, à leur arrivée en Colombie, se retrouvent à devoir se prostituer pour survivre.« Les Vénézuéliennes ont fait chuter les prix de la passe. Elles se vendent pour trois sous », commente, égrillard, un chauffeur de taxi, avant de s’en prendre « à tous ces migrants qui piquent le travail des Colombiens ». Le tarif pour vingt minutes de sexe commence à 5 000 pesos, un peu plus d’un euro. « Le tarif n’a rien à voir avec la nationalité, s’indigne Emily, une prostituée colombienne. Il n’y a pas de sexe bon marché, il y a des hommes qui profitent du malheur des femmes. »
    Le danger pour les migrantes commence dès le passage de la frontière, que la majorité passe à hauteur de la ville de Cucuta. Depuis le début de la pandémie, les ponts et postes-frontières officiels sont fermés. Des dizaines de sentiers permettent de passer d’un pays à l’autre. Ils sont contrôlés par des groupes armés. « La fermeture de la frontière a aggravé la vulnérabilité des migrantes et des migrants », reconnaît Pilar Sanabria, fonctionnaire à la préfecture départementale. En 2020, les organisations locales ont documenté quinze cas de femmes violées par les passeurs, parfois devant leurs enfants.« Depuis le début de l’année, le nombre de cas a été multiplié par trois », affirme Orfa Mora ; et personne ne doute que ce chiffre est très largement sous-estimé. « Les femmes qui passent la frontière clandestinement ne dénoncent pas les violences dont elles sont victimes. Parce qu’elles sont en situation illégale, elles se sentent responsables de ce qui leur est arrivé, explique une fonctionnaire onusienne. Des deux côtés de la frontière, l’action des militaires et des policiers, qui rançonnent à l’occasion eux aussi les migrants et violentent femmes et les adolescentes, ne pousse pas à la confiance dans les institutions. »
    Les autorités estiment que quatre cents Vénézueliens passent clandestinement la frontière tous les jours depuis le début de l’année, soit 12 000 par mois. Ils fuient un pays ruiné pour venir dans un pays pauvre et inégalitaire, aux institutions fragiles. La ville de Cucuta enregistre en effet un taux record de chômage (20,1 %) et 71 % de la population active travaille dans le secteur informel, sans la moindre protection sociale.
    re.
    La pandémie a en effet précarisé la situation des Vénézueliennes installées à Cucuta et élargi le marché du sexe. Les « maisons webcams » pullulent désormais dans les avenues ombragées de la ville. « Les images filmées ici sont consommées aux Etats-Unis, en Asie ou en Europe », explique Fernando Garlin, doctorant en ethnologie. Selon les témoignages recueillis, il estime qu’il pourrait y avoir aujourd’hui à Cucuta entre huit cents et mille de ces « maisons », dans une ville qui compte 800 000 habitants.
    Les autorités reconnaissent que le phénomène est en plein essor, mais elles ne disposent ni de chiffres ni de diagnostic précis. « Nous allons y procéder cette année, grâce aux fonds de la coopération américaine », confirme Fernando Garlin. Toutes les organisations locales dénoncent l’absence d’une politique publique « genrée », pour protéger les femmes – cisgenre et trans – et faire face au développement de la prostitution sous toutes ses formes. Les filles se chargent aussi de recruter des garçons. « Dans les “maisons webcams” que j’ai pu visiter, il y avait autant de filles que de garçons, et autant de femmes que d’hommes », affirme Fernando. La prostitution n’est pas réservée qu’aux femmes. « Mais les hommes et les adolescents sont encore plus réticents que les femmes à dénoncer les abus et les violences dont ils peuvent être victimes », précise Mme Vera. Fernando a constaté que « les hommes des “maisons webcams” se définissent comme des mannequins ».
    La ville de Cucuta n’a pas l’exclusivité de la prostitution, ni de ses drames. « Ici, l’ONU, la communauté internationale et des dizaines d’organisations locales tentent d’apporter de l’aide aux femmes migrantes, explique Irene Rojas, chercheuse universitaire. Mais dans les régions rurales isolées, notamment celle du Catatumbo, qui produit de la cocaïne, les Vénezueliennes sont complètement livrées à elles-mêmes. Elles sont recrutées – comme les hommes – pour aller travailler dans les champs de coca dans des conditions d’esclavage. Les plus jolies deviennent les maîtresses des guérilleros et des narcotrafiquants qui sévissent dans la région. » Dans la capitale, Bogota, le quartier de tolérance de Santafé est « passé sous contrôle vénézuélien », raconte Emily. « J’ai été travailleuse sexuelle au Chili. Nous étions nombreuses, les Colombiennes, dans les bordels, poursuit la jeune femme. Partout, dans tous les pays, les migrantes sont contraintes de pratiquer le sexe pour survivre. Mon pays ne devrait pas l’oublier. »

    #Covid-19#migrant#migration#venezuela#colombie#sante#pandemie#prostitution#femme#vulnerabilité#violence#genre

  • Selon une nouvelle étude de l’OIM et du PAM, près de 14 millions de déplacés internes, de réfugiés et de migrants sont fortement touchés par la COVID-19 en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/selon-une-nouvelle-etude-de-loim-et-du-pam-pres-de-14-millions-de-deplaces-inte
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/dsc_88113799_0.jpg?itok=EWy8nEn-

    Selon une nouvelle étude de l’OIM et du PAM, près de 14 millions de déplacés internes, de réfugiés et de migrants sont fortement touchés par la COVID-19 en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique
    Nairobi - Selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Programme alimentaire mondial (PAM), près de 9 millions de déplacés internes, 4,7 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile et des centaines de milliers de migrants dans l’est et la corne de l’Afrique subissent les pires conséquences de la pandémie de COVID-19.
    L’étude, intitulée « Life amidst a pandemic : Hunger, migration and displacement in the East and Horn of Africa », se concentre sur les impacts de la pandémie sur la mobilité, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire aux points névralgiques régionaux de la migration et de la famine.
    « Les migrants, les réfugiés et les autres personnes déplacées de force font partie des groupes les plus défavorisés et exclus à travers le monde, et il est essentiel de comprendre leurs besoins, ainsi que les progrès réalisés pour y répondre, pour savoir où nous en sommes par rapport aux engagements pris dans le cadre des ODD (Objectifs de développement durable) », a déclaré Mohammed Abdiker, Directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique.
    La COVID-19 a accru la vulnérabilité des personnes déplacées et des migrants en 2020 et leurs difficultés ont été exacerbées par la réduction du financement des opérations humanitaires, la baisse des envois de fonds cruciaux causée par les interdictions des voyager et les pertes d’emploi pour des centaines de milliers de migrants. Ces groupes dépendent fortement des envois de fonds, qui constituent la source la plus importante d’entrées de capitaux en Afrique et qui sont essentiels pour les communautés et les ménages à faible revenu.À mesure que les possibilités d’emploi et de revenus se sont réduites à l’étranger, un nombre croissant de travailleurs migrants sont rentrés chez eux les mains vides et ont eu besoin d’un soutien important pour se réintégrer, mettant à rude épreuve leurs communautés d’origine.
    L’étude a également révélé que 54 millions de personnes souffraient d’insécurité alimentaire aiguë en Afrique de l’Est et dans la corne de l’Afrique en 2020, notamment les familles dans les zones rurales exposées à l’insécurité alimentaire, ainsi que les populations urbaines pauvres également exposées à l’insécurité alimentaire et particulièrement touchées par la pandémie.Le Soudan, l’Éthiopie et le Soudan du Sud figurent parmi les dix pays qui connaîtront les pires crises alimentaires au niveau mondial en 2020 - avec respectivement 9,6 millions, 8,6 millions et 6,5 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë - tandis que le Burundi présente l’un des niveaux les plus élevés de malnutrition chronique ou de retard de croissance chez les enfants à travers le monde. Selon l’étude, la région du Tigré en Éthiopie est devenue une nouvelle zone sensible touchée par la famine depuis fin 2020, avec plus de 4 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire sévère en raison du conflit.Compte tenu de la persistance de l’impact de la COVID-19 sur l’économie et les moyens de subsistance, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire devrait rester élevé tout au long de l’année 2021. Selon le rapport OIM-PAM, la pandémie de COVID-19 a également perturbé la mobilité, la santé publique et les possibilités socioéconomiques de la plupart des habitants de la région. D’autres défis préexistants, nouveaux et récurrents continueront à déstabiliser la région et à mettre à rude épreuve la capacité des populations touchées à faire face aux chocs, notamment aux conflits, à l’insécurité, à la sécheresse, aux inondations et aux invasions de criquets pèlerins. Cela aura des répercussions sur la migration et la faim, et plus largement, des conséquences sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
    « La COVID-19 n’a fait que s’ajouter aux difficultés auxquelles sont confrontées ces populations déjà vulnérables. Nous devons nous unir pour que les personnes dans le besoin ne soient pas oubliées et reçoivent une aide humanitaire vitale afin de répondre à leurs besoins alimentaires, nutritionnels et autres besoins vitaux », a déclaré Michael Dunford, Directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Est.

    #Covid-19#migrant#migration#personnedeplacee#refgie#afrique#OIM#PAM#sante#vulnerabilite#crise#pandemie#violence#insecurite#humanitaire

  • Aide médicale vitale pour les personnes déplacées du Tigré | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/aide-medicale-vitale-pour-les-personnes-deplacees-du-tigre
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    Aide médicale vitale pour les personnes déplacées du Tigré. Mekele, Tigré - « Je suis enceinte, je suis déplacée, mais je suis toujours en vie », se lamente Lete en caressant son ventre. Elle attend son examen prénatal dans une clinique mobile de l’OIM à Mekele, la capitale de la région du Tigré, en Ethiopie.Lete fait partie des plus de 1,7 million de déplacés internes touchés par la crise dans le nord de l’Éthiopie, qui a débuté après une flambée de violence dans la région du Tigré en novembre 2020. « J’ai marché 90 kilomètres depuis ma ville natale d’Adwa, dans le centre du Tigré, avec mes enfants. Étant enceinte, c’était extrêmement difficile. J’étais seule avec mes enfants, j’ai dû abandonner mon mari et nous ne l’avons pas revu depuis. À mi-chemin de notre voyage, des gens nous ont aidés et nous ont laissés monter dans leur voiture pour aller à Mekele », raconte-t-elle.
    Lete fait partie des centaines de déplacés internes qui reçoivent un soutien médical de l’équipe mobile de santé et de nutrition de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui travaille actuellement dans des sites de déplacement de fortune qui étaient autrefois des écoles. Chaque jour, l’équipe - composée de deux agents de santé, deux infirmiers, deux sages-femmes et deux psychologues - se rend sur différents sites à Mekele. Selon la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM, plus de 1,7 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison du conflit actuel dans le nord de l’Ethiopie. Les établissements de santé sont débordés. De nombreuses personnes déplacées, notamment des femmes, des enfants, des nouveau-nés et des personnes handicapées, ont besoin de produits de première nécessité tels que de la nourriture et un abri. En outre, la menace de la COVID-19 accroît les craintes car de nombreuses personnes vivent dans des sites de fortune surpeuplés où les conditions d’hygiène sont mauvaises. Les pluies actuelles risquent d’aggraver la situation en provoquant davantage de déplacements dus aux inondations et en augmentant les cas de diarrhée aqueuse et de paludisme.

    #Covid-19#migrant#migration#ethiope#tigre#sante#personnedeplacee#santementale#vulnerabilite#urgence#humanitaire#crise

  • Entre le marteau et l’enclume : les migrants vénézuéliens et les Trinidadiens touchés par la pandémie | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/entre-le-marteau-et-lenclume-les-migrants-venezueliens-et-les-trini
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    Entre le marteau et l’enclume : les migrants vénézuéliens et les Trinidadiens touchés par la pandémie. Lucibel Mendoza a quitté le Venezuela avec son fils de trois ans et sa mère de 80 ans pour venir à Trinité-et-Tobago début 2020, tandis que son fils de 19 ans est resté au pays. Elle s’est installée à Moruga, un village situé le long du littoral sud de Trinité, en promettant de gagner de l’argent pour l’envoyer et aider son fils. Son arrivée à Trinité-et-Tobago au moment où la COVID-19 est apparue a rendu cette promesse presque impossible à tenir. Comme Lucibel, les réfugiés et migrants du Venezuela viennent à Trinité-et-Tobago dans l’espoir d’une vie meilleure. En 2019, 16 523 migrants vénézuéliens se sont inscrits auprès du gouvernement et ont reçu un permis du Ministère, qui leur permettait légalement de travailler pendant un an. À cette époque, les migrants pouvaient trouver du travail dans les secteurs de l’hôtellerie, du divertissement, de la restauration et de la construction.
    Cependant, la pandémie a entraîné la fermeture des frontières de Trinité-et-Tobago et de nombreuses entreprises employant des migrants. Le rapport 2020 de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) a montré que 68 pour cent des migrants employés ont perdu leur emploi à cause de la COVID-19. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux luttent aux côtés des ressortissants de Trinité-et-Tobago pour trouver ou conserver un emploi stable. Les mesures prises pour enrayer la propagation du virus ont exacerbé leur vulnérabilité. Sans revenus réguliers, les migrants peuvent à peine se permettre des produits de première nécessité.« Les migrants sont inquiets en ce moment », déclare Natalie Patrice, fondatrice du Centre de réduction de la pauvreté à Moruga. « En l’état actuel des choses, ils sont dans l’incertitude, entre le marteau et l’enclume. Ils veulent survivre et pouvoir travailler » ajoute-t-elle.
    L’augmentation du chômage parmi les habitants et les migrants fait que les organisations communautaires comme le centre de Natalie Patrice sont de plus en plus sollicitées pour apporter une aide. Elle a contacté plusieurs agences, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), pour demander une aide supplémentaire dans sa ville natale.Moruga est l’une des neuf communautés rurales où l’OIM a distribué plus de 4 000 kits d’hygiène - des boîtes d’articles sanitaires essentiels comme du dentifrice, du déodorant et de la lessive, entre autres, qui les aident à prendre soin d’eux pendant la pandémie.L’intervention vise à fournir une aide à court terme aux migrants vulnérables et aux communautés d’accueil, qui bénéficient également de la distribution.La nécessité d’une telle aide est en augmentation car l’OIM à Port d’Espagne reçoit de plus en plus de demandes pour diverses formes de soutien d’urgence de la part de ses partenaires et des migrants. La nourriture et l’accès aux produits de première nécessité, y compris les produits de nettoyage et d’hygiène, figurent en tête de liste des besoins primaires immédiats des personnes vulnérables. Les habitants comme les migrants ont été particulièrement touchés par l’impact économique de la pandémie dans les zones rurales et côtières de Trinité-et-Tobago, comme Moruga, Siparia, Penal, Mayaro, Rio Claro, Cedros et Icacos.
    « Il est important de prendre en considération les besoins des ressortissants de Trinité-et-Tobago qui sont également confrontés à une situation difficile. Les réfugiés et les migrants du Venezuela connaissent des difficultés à leur arrivée. Pourtant, si vous ne subvenez qu’à leurs besoins à eux, vous risquez d’alimenter la xénophobie et de rendre la vie dans leurs communautés d’accueil plus difficile », a déclaré Jewel Ali, responsable du Bureau de l’OIM à Port d’Espagne.« Il y a souvent des migrants qui viennent ici et essaient de vivre en groupes pour couvrir le coût du loyer », souligne Jewel Ali. « Ensuite, vous avez une surpopulation, ce qui crée des problèmes de protection et de santé pendant la pandémie, car il y a une capacité limitée d’auto-isolement si quelqu’un tombe malade. Il est donc nécessaire que nous venions ici et leur fournissions des kits d’hygiène », ajoute-t-elle.
    Les distributions ont également permis de relever un autre défi pour la population migrante : des informations insuffisantes sur l’accès aux services publics. Les études réalisées par l’OIM en 2019 ont identifié le manque de connaissances sur le droit du travail et les services de santé comme une préoccupation majeure parmi eux. L’OIM et ONU Femmes ont profité des opérations de distribution pour remettre de la documentation contenant les coordonnées de refuges contre la violence domestique et des organismes de premiers secours, ainsi que des conseils de prévention de la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#venezuela#trinidadettobago#sante#accessante#inclusion#vulnerabilite#economie#xenophonie#droit#OIM

  • Covid-19 : les mineurs isolés en recours exclus de la campagne de vaccination - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/33124/covid-19-les-mineurs-isoles-en-recours-exclus-de-la-campagne-de-vaccin

    Covid-19 : les mineurs isolés en recours exclus de la campagne de vaccination. Alors que les jeunes âgés de 12 à 17 ans peuvent désormais se faire vacciner contre le Covid-19 en France, les jeunes migrants en attente de la reconnaissance de leur minorité sont, pour le moment, exclus de la campagne de vaccination. L’absence de représentant légal, nécessaire pour vacciner les mineurs, complique leur accès au vaccin.Depuis le 15 juin, en France, la vaccination contre le Covid-19 est ouverte à tous les jeunes âgés de 12 à 17 ans, sur présentation d’une autorisation parentale. Mais pour les mineurs non-accompagnés (MNA) en recours, l’accès à la vaccination fait face à de nombreux obstacles. Ces jeunes non-reconnus mineurs par les départements doivent attendre plusieurs mois la décision d’un juge des enfants qui statuera sur leur âge. Pendant cette période, ils ne sont considérés ni comme mineurs, ni comme majeurs, et ne sont pas pris en charge par les autorités. De fait, ils se retrouvent exclus de la campagne de vaccination. « Pour ceux reconnus comme mineurs, la question ne se pose pas. Ils sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) qui fait office de représentant légal » lors des rendez-vous médicaux, explique à InfoMigrants Camille Boittiaux, référente MNA chez Médecins du monde (MdM). En revanche, « pour les mineurs en recours, c’est plus compliqué », en raison de l’absence d’un référent désigné. « L’autorisation parentale ne doit pas être un obstacle au vaccin. Ce qui doit primer est le consentement libre et éclairé du jeune, notamment via l’accès à l’interprétariat professionnel. Sinon on va exclure tous les MNA », prévient-elle. Une fois cet obstacle dépassé, d’autres vont se dresser pour ces jeunes. En premier lieu, la fracture numérique. Nombre de rendez-vous vaccinaux doivent être réservés sur le web. Or les mineurs isolés étrangers ont un accès fortement limité à interner, rendant difficile la recherche d’un créneau disponible.
    Les ONG vont-elles devoir prendre en charge la vaccination de cette population ? Médecins sans frontières (MSF), qui depuis quelques semaines vaccine les personnes en errance, dont la plupart sont des migrants majeurs, a, d’ores et déjà, mis son veto. Pour Corinne Torre, cheffe de la mission France de l’ONG médicale jointe par InfoMigrants, « c’est aux autorités de se saisir de ce sujet, de prendre leur responsabilité et de vacciner eux-mêmes ces mineurs ».
    Les obstacles à la vaccination des MNA en recours met en lumière les problématiques d’accès aux soins en général auxquelles ces jeunes sont confrontés au quotidien."Du fait de leur âge, de leur statut, de leur situation d’isolement et de précarité, ces jeunes cumulent des facteurs de vulnérabilité faisant obstacle à leur accès à la santé, aux soins et aux droits", écrit dans un communiqué MdM, qui réclame un « égal accès aux soins pour tous ». « Maintenant que les mineurs en France ont accès à la vaccination contre le Covid, les MNA doivent pouvoir en bénéficier, s’ils le souhaitent, au même titre que les autres mineurs », insiste Camille Boittiaux.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#MNA#jeune#vaccination#inclusion#systemesante#accessante#droit#inegalite#vulnerabilite

  • The vulnerability of women migrant workers in agriculture and the EU: the need for a Human Rights and Gender based approach

    This study, commissioned by the European Parliament’s Policy Department for Citizens’ Rights and Constitutional Affairs at the request of the Committee on Women’s Rights and Gender Equality, explores the working conditions of migrant women in agriculture in the EU, focusing on some case studies in Italy and Spain. In particular, it aims to examine the factors that render women vulnerable to exploitation, paying attention to gendered dynamics and power relations. The study contends that to prevent and combat exploitation in agriculture it is necessary to implement concerted actions aimed at tackling, from a human rights and gender perspective, the structural factors of a socio-economic system which fosters and relies on workers’ vulnerability.

    https://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document.html?reference=IPOL_STU(2018)604966
    #vulnérabilité #genre #femmes #femmes_migrantes #agriculture #UE #EU #droits_humains #droits_fondamentaux

    via @isskein

  • HCR - Le HCR, l’OIM et les partenaires humanitaires appellent à aider d’urgence les réfugiés et migrants du Venezuela et leurs hôtes
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/6/60c8c250a/hcr-loim-partenaires-humanitaires-appellent-aider-durgence-refugies-migrants.

    Le HCR, l’OIM et les partenaires humanitaires appellent à aider d’urgence les réfugiés et migrants du Venezuela et leurs hôtes. Plus de 5,6 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays, la plupart pour des pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
    En prévision d’une Conférence internationale des donateurs qui se tiendra le 17 juin, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) appellent à un soutien international renouvelé pour répondre aux besoins urgents des réfugiés et migrants originaires du Venezuela et apporter un appui aux pays qui les accueillent. « Comme l’exode des Vénézuéliens se prolonge, le risque est de voir cette crise sombrer dans l’oubli », a déclaré le Représentant spécial conjoint du HCR et de l’OIM pour les réfugiés et migrants vénézuéliens, Eduardo Stein. « La pandémie de Covid-19 poursuit ses ravages dans la région et l’avenir de millions de réfugiés et migrants et de membres des communautés hôtes est en péril. La solidarité et l’engagement sont plus nécessaires que jamais pour assurer la fourniture continue de l’aide. » Les confinements prolongés, la perte des moyens d’existence et l’augmentation de la pauvreté forcent de nombreux réfugiés et migrants vénézuéliens à compter sur l’aide humanitaire d’urgence pour survivre. Les besoins sont immenses dans les domaines de la santé, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau et l’hygiène de base ainsi que pour l’accès à l’éducation et aux activités rémunératrices. La pandémie a également provoqué une hausse des cas d’expulsion et du nombre de sans-abri, ainsi qu’un dramatique accroissement des signalements de violences sexistes et des besoins en matière de santé mentale.
    Le flux continu de réfugiés et migrants qui quittent le Venezuela est l’une des plus importantes crises de déplacement externe dans le monde. À ce jour, plus de 5,6 millions de personnes ont déjà quitté leur pays. Dans ce contexte, le Plan régional 2021 d’aide pour les réfugiés et les migrants réunit 159 organisations dans le but de répondre aux besoins urgents et de mettre en place des solutions à plus long terme pour la résilience et l’intégration de près de 3,3 millions de Vénézuéliens et de membres des communautés hôtes. Ce plan d’un montant de 1,44 milliard de dollars demeure toutefois largement sous-financé. Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes accueillent 80% des réfugiés et migrants vénézuéliens. Ils ont continué de faire preuve de solidarité à leur égard durant la crise sanitaire mondiale, notamment en instaurant de vastes programmes de régularisation. Toutefois, les capacités de ces pays ont été gravement mises à mal par la pandémie.
    « La charge ne devrait pas reposer uniquement sur les pays de la région. La communauté internationale se doit d’appuyer ces efforts qui favorisent la stabilité régionale », a ajouté Eduardo Stein. « Un déficit de financement priverait de protection des centaines de milliers de personnes qui se retrouveraient avec des options limitées pour reconstruire leur existence dans la dignité. »

    #Covid-19#migrant#migration#venezuela#sante#refugie#economie#vulnerabilite#crise#resilence#integration

  • Taiwan factory forces migrant workers back into dormitories amid Covid outbreak | Taiwan | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/jun/11/taiwan-factory-migrant-workers-dormitories-covid-outbreak
    https://i.guim.co.uk/img/media/122f54e3dcd6c18626fb7f26bf16fdab0fa29489/0_185_3850_2310/master/3850.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Taiwan factory forces migrant workers back into dormitories amid Covid outbreakManufacturer ASE defends imposing rules that do not apply to the broader community in Taiwan, drawing accusations of discrimination
    A major manufacturer in Taiwan is forcing some migrant workers out of private homes and back into shared accommodation at the height of the island’s worst Covid-19 outbreak since the pandemic began, drawing accusations of discrimination and double standards.ASE, a semiconductor manufacturer, told its workers in the Taoyuan district of Chungli, about 50km (30 miles) from capital Taipei, that those who live independently in private rentals, must “move back to their dormitories immediately”, or be given “a major demerit”. Three such demerits are punishable by dismissal, the notice says.It stipulates residents will be banned from leaving the dorms except to go straight to and from work. Those who are late face being locked out and penalised. The workers cannot do their own shopping or have visitors.Such restrictions do not apply to the broader Taiwanese community. The island is currently under a level 3 alert, which allows gatherings and freedom of movement.Taiwan has recorded more than 12,000 local cases and 360 deaths since mid April. Hundreds of cases have been detected at four factories in Miaoli county, mostly among migrant workers and linked to crowded dormitory conditions.
    Central government orders require that the number of people per room in migrant worker accommodation be significantly reduced to cut the threat of infection among residents but offer no further detail, such as a maximum number per room.Footage seen by the Guardian purported to be of one of the ASE workers’ dorm rooms show rows of bunk beds on each side of the narrow room, with sheets hung around the edges to give occupants some privacy. Residents said they share bathroom facilities, sometimes with workers on different shifts or workers from other companies. Many migrant workers opt to live in private homes in which one or two people share a room.When asked about accusations it was discriminating against its migrant workers, she said: “ASE will do our best to follow the regulation. We are working under a lot of pressure and policies which may sound draconian and unfair but we appeal to our colleagues to abide by the regulations until the case numbers have come down. We appeal to their understanding. The rules are tight for a reason.”She said the company was not in breach of any rules, and was pulling people back to dorms “to protect them from further exposure outside, as well as to prevent cross-infections”. She said the company was also arranging other accommodation, including nearby university hostel rooms, aiming to have a maximum of four people per room.Similar restrictions on dorm-living migrant workers have been ordered by the Miaoli county government, prompting the health and welfare minister, Chen Chih-shung, to “remind” local authorities they can only implement measures in line with level 3 restrictions, which permit freedom of movement.
    The Guardian spoke to dozens of workers who fear that speaking out could see them fired or sent home. They stressed they had no issue with the job or the pandemic safety measures on the factory floor but they believed the accommodation order put them all in far greater danger than if they stayed in their own homes and practised social distancing. (...)
    The spokeswoman for ASE said the company had also increased cleaning and disinfection of the dorms, implemented social distancing measures, and was providing in-house counselling for distressed employees and financial incentives to not break rules “as a gesture of support”. Taiwan’s migrant worker population is considered vulnerable and unlikely to speak up against employers, according to rights groups, who also note weak labour laws in Taiwan.The situation is drawing comparisons to Singapore in early 2020, when officials were accused of overlooking migrant dormitories as part of their otherwise lauded pandemic response, leading to massive outbreaks among workers. “We know from Singapore’s situation that migrant workers who are confined to their dorms and not allowed to leave also face psychological adjustment issues, and some of them were known to have taken their lives in Singapore,” said Roy Ngerg, a Taipei-based writer covering human rights and labor issues. He said Taiwan had ample warning of the dangers. Lennon Ying-dah Wong, director of migrant worker policies at Taoyuan labor organisation Serve the People Association, said the decision to send workers back to dorms was “very questionable”. “The Covid-19 virus won’t be controlled merely by locking the migrant workers inside the factory.” Wong said.“It’s totally unfair and unjustifiable to continue this double standard for migrant and Taiwanese workers in the factory.”The ASEspokeswoman said the company was working closely with government to protect all employees “regardless of nationalities”.
    “We have already strengthened precautionary measures to ensure their safety and are following strict directives from the Taiwan health and labor ministry,” she said.“ASE is committed to international standards … that governs employee welfare and safeguards their rights. Our customers conduct audits at our sites on a regular basis, and we have always been transparent with our policies and conduct.”

    #Covid-19#migrant#migration#taiwan#singapour#sante#discrimination#vulnerabilite#travailleurmigrant#dortoir#santepublique

  • HCR - L’hiver dans l’hémisphère sud accroît les défis pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/6/60c21b9ea/lhiver-lhemisphere-sud-accroit-defis-refugies-migrants-venezueliens.html

    L’hiver dans l’hémisphère sud accroît les défis pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens. Dans la région méridionale de l’Amérique du Sud, la chute des températures entraîne des difficultés supplémentaires pour les sans-abris, et s’ajoutent à la pauvreté engendrée par la pandémie de coronavirus.Le froid ne ressemble en rien à ce que Wendy* avait pu expérimenter auparavant. Cette grand-mère de 52 ans et sa famille vivent dans la rue à Santiago, la capitale chilienne, après avoir fui leur pays d’origine, le Venezuela, un pays tropical où la température descend rarement en dessous de 20°C.Mais depuis qu’ils ont fui vers la nation la plus méridionale de l’Amérique du Sud, la famille a dû faire face à des conditions hivernales pour la première fois. L’hiver imminent de l’hémisphère sud entraîne régulièrement des températures inférieures à zéro à Santiago, et Wendy et sa famille s’inquiètent de la manière dont ils vont se protéger des éléments au cours des prochains mois. Wendy et sa famille ne sont pas les seuls dans ce cas. Parmi les plus de cinq millions de Vénézuéliens qui ont fui les pénuries généralisées de nourriture et de médicaments et l’insécurité croissante dans leur pays, beaucoup ont trouvé refuge dans des pays andins comme la Colombie et le Pérou, ainsi qu’en Argentine et au Chili, au sud de l’Amérique du Sud, où le froid peut être mordant. L’arrivée de l’hiver dans l’hémisphère sud menace d’aggraver les effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19, qui a particulièrement touché l’Amérique latine et continue de sévir dans une grande partie de la région. La combinaison de la pandémie de Covid-19 et du climat hivernal constitue une menace directe pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens dans de nombreuses régions d’Amérique du Sud. (...)
    « En Équateur, le froid était vraiment intense. Mon enfant a commencé à faire de l’hypothermie et à vomir à cause du froid », se souvient cette mère de 20 ans, qui a voyagé avec son fils de 2 ans, son frère, sa mère et le compagnon de cette dernière, bravant les fermetures de frontières liées à la pandémie de Covid-19 à certains endroits. La famille a dû faire face à des températures encore plus froides à son arrivée dans la ville frontalière chilienne de Colchane. « La nuit, le froid était extrême au point que les draps étaient couverts de glace. »Après plus de deux semaines à Colchane, où ils ont dormi dans la rue ou dans des stations-service, se serrant les uns contre les autres pour se réchauffer, la famille a réussi à rassembler suffisamment d’argent pour acheter des billets de bus pour le voyage de plus de 2100 kilomètres vers Santiago.Mais le fait d’arriver enfin à destination n’a pas amélioré leur situation. Souvent, ils n’ont pas d’autre choix que de dormir dans la rue. Ils se gagnent un peu d’argent en vendant des bonbons aux passants mais, la plupart du temps, ils ne parviennent pas à en vendre suffisamment pour se payer une chambre d’hôtel pour la nuit. De plus, être sans-abri a des coûts cachés : la famille doit payer pour utiliser une salle de bain et pour que quelqu’un surveille leurs maigres possessions pendant qu’ils vendent leurs produits.Dans toute la région, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, redouble d’efforts pour aider les Vénézuéliens à lutter contre les conditions hivernales. Au Chili, où vivent environ 460 000 réfugiés et migrants vénézuéliens, le HCR distribue des kits d’équipement contre les conditions hivernales et des couvertures thermiques, ainsi qu’une aide en espèces et des bons électroniques pour que les personnes dans le besoin puissent acheter des appareils de chauffage, du carburant et des vêtements d’hiver.Des kits d’équipement contre les conditions hivernales seront également distribués en Argentine, en Bolivie et en Uruguay. Au Pérou, où l’hiver est arrivé plus tôt que prévu cette année, affectant des villes de haute altitude comme Cuzco et Arequipa avec plus de 15 centimètres de neige, le HCR travaille avec des équipes de volontaires vénézuéliens pour venir en aide aux plus vulnérables, y compris les communautés indigènes péruviennes.Alors que la plupart du Brésil est un pays tropical - avec des parties de la région amazonienne récemment touchées par des inondations historiques - le sud du pays peut devenir très froid en hiver. Le HCR fait son possible pour collecter des fonds et distribuer des vêtements chauds aux réfugiés et migrants vénézuéliens dans cette région.

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