• La surmortalité en France deux fois plus élevée chez les personnes nées à l’étranger - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31611/la-surmortalite-en-france-deux-fois-plus-elevee-chez-les-personnes-nee

    Un rapport de l’Institut national des statistiques, Insee, met en lumière la surmortalité qui a été « 2,1 fois plus forte » chez les personnes nées à l’étranger que celles nées en France en 2020, notamment pendant la première vague de la pandémie de coronavirus. Les Africains et les Asiatiques sont particulièrement concernés.Les personnes nées à l’étranger ont connu en 2020, pendant la première vague de la pandémie de Covid-19, une surmortalité deux fois plus élevée que celles nées en France.
    Les décès sont d’ailleurs plus importants chez les personnes originaires d’Afrique, a révélé une enquête de l’Insee, publiée vendredi 16 avril. Si le nombre des morts a augmenté en moyenne de 9% l’an dernier par rapport à 2019 en France, avec 669 000 morts, celui des personnes étrangères a bondi de 17%, précise l’Institut national des statistiques."Pendant la première vague de la pandémie, la hausse des décès des personnes nées à l’étranger a ainsi été 2,1 fois plus forte en moyenne que celle des personnes nées en France", écrit l’Insee, fournissant un aperçu inédit de l’impact de la crise sanitaire sur cette population.
    Dans le détail, la surmortalité a surtout frappé les Maghrébins avec une hausse de 21% (40 100 décès). Les Africains venus d’autres pays (hors Maghreb) ont vu leur mortalité augmenter de 36 % (7 400 décès).L’Asie n’est pas non plus épargnée. Les patients d’origine asiatique ont aussi connu une forte surmortalité, avec un bond de 29% des décès (6 300), alors que ceux originaires d’Europe, d’Amérique ou d’Océanie ont enregistré une hausse de leur mortalité « proche de celle observée pour les personnes nées en France ».
    Si l’Insee affirme que son étude « ne permet pas d’expliquer la différence de surmortalité » entre ces différentes populations, elle relève toutefois que l’écart s’est surtout creusé aux mois de mars et avril 2020, lorsque la situation épidémique a conduit au premier confinement.Sur ces deux mois précis, « toutes causes confondues, les décès de personnes nées à l’étranger ont augmenté de 49% » par rapport à la même période de 2019, contre 23% chez celles nées en France.En particulier, les données de l’Insee révèlent que pendant ces deux mois, la surmortalité a culminé à 55% chez les Maghrébins, 117% chez le reste des Africains et 92% chez les Asiatiques.
    Le ratio de la surmortalité des étrangers « est plus modéré pour la deuxième vague (1,7 contre 2,1), même s’il demeure élevé », écrit encore l’organe de statistique.
    Ces données factuelles viennent conforter l’idée, appuyées par certaines enquêtes publiées ces derniers mois par des associations, que les migrants les plus précaires ont connu une surexposition au virus.Ainsi, une étude menée par Médecins sans frontières (MSF) à l’été 2020, publiée en octobre, mettait en évidence une prévalence « énorme » chez ces personnes.Selon MSF, le taux de positivité au Covid-19 atteignait 50% dans les centres d’hébergement et 89% dans les foyers de travailleurs migrants en Île-de-France, essentiellement peuplés par des ressortissants africains. L’étude de l’Insee, elle aussi, met en évidence que « la hausse des décès a été particulièrement forte en Île-de-France », avec une augmentation de 93% des décès en mars-avril 2020, comparé à la même période de l’année précédente.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#surmortalite#etranger#minorité#inegalite#systemesante#economie#vulnerabilite#travailleurmigrant#foyer

  • Réfugiés : contourner la #Croatie par le « #triangle » #Serbie - #Roumanie - #Hongrie

    Une nouvelle route migratoire s’est ouverte dans les Balkans : en Serbie, de plus en plus d’exilés tentent de contourner les barbelés barrant la #Hongrie en faisant un crochet par la Roumanie, avant d’espérer rejoindre les pays riches de l’Union européenne. Un chemin plus long et pas moins risqué, conséquence des politiques sécuritaires imposées par les 27.

    Il est 18h30, le jour commence à baisser sur la plaine de #Voïvodine. Un groupe d’une cinquantaine de jeunes hommes, sacs sur le dos et duvets en bandoulière, marche d’un pas décidé le long de la petite route de campagne qui relie les villages serbes de #Majdan et de #Rabe. Deux frontières de l’Union européenne (UE) se trouvent à quelques kilomètres de là : celle de la Hongrie, barrée depuis la fin 2015 d’une immense clôture barbelée, et celle de la Roumanie, moins surveillée pour le moment.

    Tous s’apprêtent à tenter le « #game », ce « jeu » qui consiste à échapper à la police et à pénétrer dans l’UE, en passant par « le triangle ». Le triangle, c’est cette nouvelle route migratoire à trois côtés qui permet de rejoindre la Hongrie, l’entrée de l’espace Schengen, depuis la Serbie, en faisant un crochet par la Roumanie. « Nous avons été contraints de prendre de nouvelles dispositions devant les signes clairs de l’augmentation du nombre de personnes traversant illégalement depuis la Serbie », explique #Frontex, l’Agence européenne de protection des frontières. Aujourd’hui, 87 de ses fonctionnaires patrouillent au côté de la police roumaine.

    Depuis l’automne 2020, le nombre de passages par cet itinéraire, plus long, est en effet en forte hausse. Les #statistiques des passages illégaux étant impossibles à tenir, l’indicateur le plus parlant reste l’analyse des demandes d’asiles, qui ont explosé en Roumanie l’année dernière, passant de 2626 à 6156, soit une hausse de 137%, avec un pic brutal à partir du mois d’octobre. Selon les chiffres de l’Inspectoratul General pentru Imigrări, les services d’immigrations roumains, 92% de ces demandeurs d’asile étaient entrés depuis la Serbie.

    “La Roumanie et la Hongrie, c’est mieux que la Croatie.”

    Beaucoup de ceux qui espèrent passer par le « triangle » ont d’abord tenté leur chance via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie avant de rebrousser chemin. « C’est difficile là-bas », raconte Ahmed, un Algérien d’une trentaine d’années, qui squatte une maison abandonnée de Majdan avec cinq de ses compatriotes. « Il y a des policiers qui patrouillent cagoulés. Ils te frappent et te prennent tout : ton argent, ton téléphone et tes vêtements. Je connais des gens qui ont dû être emmenés à l’hôpital. » Pour lui, pas de doutes, « la Roumanie et la Hongrie, c’est mieux ».

    La route du « triangle » a commencé à devenir plus fréquentée dès la fin de l’été 2020, au moment où la situation virait au chaos dans le canton bosnien d’#Una_Sana et que les violences de la police croate s’exacerbaient encore un peu plus. Quelques semaines plus tard, les multiples alertes des organisations humanitaires ont fini par faire réagir la Commission européenne. Ylva Johansson, la Commissaire suédoise en charge des affaires intérieures a même dénoncé des « traitements inhumains et dégradants » commis contre les exilés à la frontière croato-bosnienne, promettant une « discussion approfondie » avec les autorités de Zagreb. De son côté, le Conseil de l’Europe appelait les autorités croates à mettre fin aux actes de tortures contre les migrants et à punir les policiers responsables. Depuis, sur le terrain, rien n’a changé.

    Pire, l’incendie du camp de #Lipa, près de #Bihać, fin décembre, a encore aggravé la crise. Pendant que les autorités bosniennes se renvoyaient la balle et que des centaines de personnes grelottaient sans toit sous la neige, les arrivées se sont multipliées dans le Nord de la Serbie. « Rien que dans les villages de Majdan et Rabe, il y avait en permanence plus de 300 personnes cet hiver », estime Jeremy Ristord, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Serbie. La plupart squattent les nombreuses maisons abandonnées. Dans cette zone frontalière, beaucoup d’habitants appartiennent aux minorités hongroise et roumaine, et Budapest comme Bucarest leur ont généreusement délivré des passeports après leur intégration dans l’UE. Munis de ces précieux sésames européens, les plus jeunes sont massivement partis chercher fortune ailleurs dès la fin des années 2000.

    Siri, un Palestinien dont la famille était réfugiée dans un camp de Syrie depuis les années 1960, squatte une masure défoncée à l’entrée de Rabe. En tout, ils sont neuf, dont trois filles. Cela fait de longs mois que le jeune homme de 27 ans est coincé en Serbie. Keffieh sur la tête, il tente de garder le sourire en racontant son interminable odyssée entamée voilà bientôt dix ans. Dès les premiers combats en 2011, il a fui avec sa famille vers la Jordanie, puis le Liban avant de se retrouver en Turquie. Finalement, il a pris la route des Balkans l’an dernier, avec l’espoir de rejoindre une partie des siens, installés en Allemagne, près de Stuttgart.

    “La police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien.”

    Il y a quelques jours, Siri à réussi à arriver jusqu’à #Szeged, dans le sud de la Hongrie, via la Roumanie. « La #police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien », souffle-t-il. À côté de lui, un téléphone crachote la mélodie de Get up, Stand up, l’hymne reggae de Bob Marley appelant les opprimés à se battre pour leurs droits. « On a de quoi s’acheter un peu de vivres et des cigarettes. On remplit des bidons d’eau pour nous laver dans ce qui reste de la salle de bains », raconte une des filles, assise sur un des matelas qui recouvrent le sol de la seule petite pièce habitable, chauffée par un poêle à bois décati.

    De rares organisations humanitaires viennent en aide à ces exilés massés aux portes de l’Union européennes. Basé à Belgrade, le petit collectif #Klikaktiv y passe chaque semaine, pour de l’assistance juridique et du soutien psychosocial. « Ils préfèrent être ici, tout près de la #frontière, plutôt que de rester dans les camps officiels du gouvernement serbe », explique Milica Švabić, la juriste de l’organisation. Malgré la précarité et l’#hostilité grandissante des populations locales. « Le discours a changé ces dernières années en Serbie. On ne parle plus de ’réfugiés’, mais de ’migrants’ venus islamiser la Serbie et l’Europe », regrette son collègue Vuk Vučković. Des #milices d’extrême-droite patrouillent même depuis un an pour « nettoyer » le pays de ces « détritus ».

    « La centaine d’habitants qui restent dans les villages de Rabe et de Majdan sont méfiants et plutôt rudes avec les réfugiés », confirme Abraham Rudolf. Ce sexagénaire à la retraite habite une modeste bâtisse à l’entrée de Majdan, adossée à une ruine squattée par des candidats à l’exil. « C’est vrai qu’ils ont fait beaucoup de #dégâts et qu’il n’y a personne pour dédommager. Ils brûlent les charpentes des toits pour se chauffer. Leurs conditions d’hygiène sont terribles. » Tant pis si de temps en temps, ils lui volent quelques légumes dans son potager. « Je me mets à leur place, il fait froid et ils ont faim. Au vrai, ils ne font de mal à personne et ils font même vivre l’épicerie du village. »

    Si le « triangle » reste a priori moins dangereux que l’itinéraire via la Croatie, les #violences_policières contre les sans papiers y sont pourtant monnaie courante. « Plus de 13 000 témoignages de #refoulements irréguliers depuis la Roumanie ont été recueillis durant l’année 2020 », avance l’ONG Save the Children.

    “C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar. S’il rentre, il sera condamné à mort.”

    Ces violences répétées ont d’ailleurs conduit MSF à réévaluer sa mission en Serbie et à la concentrer sur une assistance à ces victimes. « Plus de 30% de nos consultations concernent des #traumatismes physiques », précise Jérémy Ristor. « Une moitié sont liés à des violences intentionnelles, dont l’immense majorité sont perpétrées lors des #push-backs. L’autre moitié sont liés à des #accidents : fractures, entorses ou plaies ouvertes. Ce sont les conséquences directes de la sécurisation des frontières de l’UE. »

    Hanan est tombée sur le dos en sautant de la clôture hongroise et n’a jamais été soignée. Depuis, cette Syrienne de 33 ans souffre dès qu’elle marche. Mais pas question pour elle de renoncer à son objectif : gagner l’Allemagne, avec son mari et leur neveu, dont les parents ont été tués dans les combats à Alep. « On a essayé toutes les routes », raconte l’ancienne étudiante en littérature anglaise, dans un français impeccable. « On a traversé deux fois le Danube vers la Roumanie. Ici, par le triangle, on a tenté douze fois et par les frontières de la Croatie et de la Hongrie, sept fois. » Cette fois encore, la police roumaine les a expulsés vers le poste-frontière de Rabe, officiellement fermé à cause du coronavirus. « C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar avec son arme. S’il rentre, il sera condamné à mort. »

    Qu’importe la hauteur des murs placés sur leur route et la terrible #répression_policière, les exilés du nord de la Serbie finiront tôt ou tard par passer. Comme le déplore les humanitaires, la politique ultra-sécuritaire de l’UE ne fait qu’exacerber leur #vulnérabilité face aux trafiquants et leur précarité, tant pécuniaire que sanitaire. La seule question est celle du prix qu’ils auront à paieront pour réussir le « game ». Ces derniers mois, les prix se sont remis à flamber : entrer dans l’Union européenne via la Serbie se monnaierait jusqu’à 2000 euros.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Refugies-contourner-la-Croatie-par-le-triangle-Serbie-Roumanie-Ho
    #routes_migratoires #migrations #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #contournement #Bihac #frontières #the_game

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  • L’OIM et Harvard lancent une étude sur les flux migratoires en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-et-harvard-lancent-une-etude-sur-les-flux-migratoires-en-afrique-de-louest

    Genève - En collaboration avec le Centre François-Xavier Bagnoud pour la santé et les droits de l’homme de l’Université de Harvard, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance une étude conjointe intitulée « See migration like water : An Analysis of IOM Flow Monitoring Survey Data on Migration Flows in West and Central Africa ». Le rapport analyse les flux migratoires et les vulnérabilités des migrants lors de leurs périples à l’intérieur et au départ de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.
    La région de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale offre de nombreux exemples de schémas migratoires dynamiques, notamment une longue histoire de flux migratoires infrarégionaux et interrégionaux divers. La complexité et l’évolution rapide des caractéristiques de la mobilité dans la région, associées à l’émergence de nouveaux défis et risques, comme la COVID-19, aggravent les risques le long des itinéraires migratoires et laissent de nombreux migrants sans protection.
    Le rapport appelle à une compréhension globale et contextualisée des vulnérabilités des migrants à travers les itinéraires migratoires les plus populaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale - en examinant les facteurs de risque et de protection aux niveaux individuel, familial, communautaire et structurel.L’étude est fondée sur les données du suivi des flux de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM recueillies auprès de plus de 110 000 migrants, à travers 38 points de transit dans 7 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. En outre, des données qualitatives issues d’entretiens avec des experts menés en 2020 éclairent l’impact de la COVID-19 sur les périples des migrants et leur bien-être.
    Cette étude conjointe s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large de l’OIM pour recueillir et diffuser des données empiriques solides sur les dynamiques et les vulnérabilités migratoires afin de soutenir les progrès vers le renforcement de la migration sûre, notamment pour soutenir la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières et réaliser les Objectifs et cibles de développement durable (ODD) liés à la migration.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#harvard#recherche#fluxmigratoire#sante#crisesanitaire#afriquedelouest#afriquecentrale#transit#pactemondial#bienetre#vulnerabilite

  • ‘A system of #global_apartheid’ : author #Harsha_Walia on why the border crisis is a myth

    The Canadian organizer says the actual crises are capitalism, war and the climate emergency, which drive mass migration.

    The rising number of migrant children and families seeking to cross the US border with Mexico is emerging as one of the most serious political challenges for Joe Biden’s new administration.

    That’s exactly what Donald Trump wants: he and other Republicans believe that Americans’ concerns about a supposed “border crisis” will help Republicans win back political power.

    But Harsha Walia, the author of two books about border politics, argues that there is no “border crisis,” in the United States or anywhere else. Instead, there are the “actual crises” that drive mass migration – such as capitalism, war and the climate emergency – and “imagined crises” at political borders, which are used to justify further border securitization and violence.

    Walia, a Canadian organizer who helped found No One Is Illegal, which advocates for migrants, refugees and undocumented people, talked to the Guardian about Border and Rule, her new book on global migration, border politics and the rise of what she calls “racist nationalism.” The conversation has been edited for length and clarity.

    Last month, a young white gunman was charged with murdering eight people, most of them Asian women, at several spas around Atlanta, Georgia. Around the same time, there was increasing political attention to the higher numbers of migrants and refugees showing up at the US-Mexico border. Do you see any connection between these different events?

    I think they are deeply connected. The newest invocation of a “border surge” and a “border crisis” is again creating the spectre of immigrants and refugees “taking over.” This seemingly race neutral language – we are told there’s nothing inherently racist about saying “border surge”– is actually deeply racially coded. It invokes a flood of black and brown people taking over a so-called white man’s country. That is the basis of historic immigrant exclusion, both anti-Asian exclusion in the 19th century, which very explicitly excluded Chinese laborers and especially Chinese women presumed to be sex workers, and anti-Latinx exclusion. If we were to think about one situation as anti-Asian racism and one as anti-Latinx racism, they might seem disconnected. But both forms of racism are fundamentally anti-immigrant. Racial violence is connected to the idea of who belongs and who doesn’t. Whose humanity is questioned in a moment of crisis. Who is scapegoated in a moment of crisis.

    How do you understand the rise of white supremacist violence, particularly anti-immigrant and anti-Muslim violence, that we are seeing around the world?

    The rise in white supremacy is a feedback loop between individual rightwing vigilantes and state rhetoric and state policy. When it comes to the Georgia shootings, we can’t ignore the fact that the criminalization of sex work makes sex workers targets. It’s not sex work itself, it’s the social condition of criminalization that creates that vulnerability. It’s similar to the ways in which border vigilantes have targeted immigrants: the Minutemen who show up at the border and harass migrants, or the kidnapping of migrants by the United Constitutional Patriots at gunpoint. We can’t dissociate that kind of violence from state policies that vilify migrants and refugees, or newspapers that continue to use the word “illegal alien”.

    National borders are often described as protecting citizens, or as protecting workers at home from lower-paid workers in other countries. You argue that borders actually serve a very different purpose.

    Borders maintain a massive system of global apartheid. They are preventing, on a scale we’ve never seen before, the free movement of people who are trying to search for a better life.

    There’s been a lot of emphasis on the ways in which Donald Trump was enacting very exclusionary immigration policies. But border securitization and border controls have been bipartisan practices in the United States. We saw the first policies of militarization at the border with Mexico under Bill Clinton in the late 90s.

    In the European context, the death of [three-year-old Syrian toddler] Alan Kurdi, all of these images of migrants drowning in the Mediterranean, didn’t actually lead to an immigration policy that was more welcoming. Billions of euros are going to drones in the Mediterranean, war ships in the Mediterranean. We’re seeing the EU making trade and aid agreements it has with countries in the Sahel region of Africa and the Middle East contingent on migration control. They are relying on countries in the global south as the frontiers of border militarization. All of this is really a crisis of immobility. The whole world is increasingly becoming fortified.

    What are the root causes of these ‘migration crises’? Why is this happening?

    What we need to understand is that migration is a form of reparations. Migration is an accounting for global violence. It’s not a coincidence that the vast number of people who are migrants and refugees in the world today are black and brown people from poor countries that have been made poor because of centuries of imperialism, of empire, of exploitation and deliberate underdevelopment. It’s those same fault lines of plunder around the world that are the fault lines of migration. More and more people are being forced out of their land because of trade agreements, mining extraction, deforestation, climate change. Iraq and Afghanistan have been for decades on the top of the UN list for displaced people and that has been linked to the US and Nato’s occupations of those countries.

    Why would governments have any interest in violence at borders? Why spend so much money on security and militarization?

    The border does not only serve to exclude immigrants and refugees, but also to create conditions of hyper exploitation, where some immigrants and refugees do enter, but in a situation of extreme precarity. If you’re undocumented, you will work for less than minimum wage. If you attempt to unionize, you will face the threat of deportation. You will not feel you can access public services, or in some cases you will be denied public services. Borders maintain racial citizenship and create a pool of hyper-exploitable cheapened labor. People who are never a full part of the community, always living in fear, constantly on guard.

    Why do you choose to put your focus on governments and their policies, rather than narratives of migrants themselves?

    Border deaths are presented as passive occurrences, as if people just happen to die, as if there’s something inherently dangerous about being on the move, which we know is not the case. Many people move with immense privilege, even luxury. It’s more accurate to call what is happening to migrants and refugees around the world as border killings. People are being killed by policies that are intended to kill. Literally, governments are hoping people will die, are deliberating creating conditions of death, in order to create deterrence.

    It is very important to hold the states accountable, instead of narratives where migrants are blamed for their own deaths: ‘They knew it was going to be dangerous, why did they move?’ Which to me mimics the very horrible tropes of survivors in rape culture.

    You live in Canada. Especially in the United States, many people think of Canada as this inherently nice place. Less racist, less violent, more supportive of refugees and immigrants. Is that the reality?

    It’s totally false. Part of the incentive of writing this second book was being on a book tour in the US and constantly hearing, ‘At least in Canada it can’t be as bad as in the US.’ ‘Your prime minister says refugees are welcome.’ That masks the violence of how unfree the conditions of migration are, with the temporary foreign worker program, which is a form of indentureship. Workers are forced to live in the home of their employer, if you’re a domestic worker, or forced to live in a labor camp, crammed with hundreds of people. When your labor is no longer needed, you’re deported, often with your wages unpaid. There is nothing nice about it. It just means Canada has perfected a model of exploitation. The US and other countries in Europe are increasingly looking to this model, because it works perfectly to serve both the state and capital interests. Capital wants cheapened labor and the state doesn’t want people with full citizenship rights.

    You wrote recently that ‘Escalating white supremacy cannot be dealt with through anti-terror or hate crime laws.’ Why?

    Terrorism is not a colorblind phenomena. The global war on terror for the past 20 years was predicated around deeply Islamophobic rhetoric that has had devastating impact on Black and Brown Muslims and Muslim-majority countries around the world. I think it is implausible and naive to assume that the national security infrastructure, or the criminal legal system, which is also built on racialized logics, especially anti-black racism – that we can somehow subvert these systems to protect racialized communities. It’s not going to work.

    One of the things that happened when the Proud Boys were designated as a terrorist organization in Canada is that it provided cover to expand this terror list that communities have been fighting against for decades. On the day the Proud Boys were listed, a number of other organizations were added which were part of the Muslim community. That was the concern that many of us had: will this just become an excuse to expand the terrorist list rather than dismantle it? In the long run, what’s going to happen? Even if in some miraculous world the Proud Boys and its members are dismantled, what’s going to happen to all the other organizations on the list? They’re still being criminalized, they’re still being terrorized, they’re still being surveilled.

    So if you don’t think the logics of national security or criminal justice will work, what do you think should be done about escalating white supremacist violence?

    I think that’s the question: what do we need to be doing? It’s not about one arm of the state, it’s about all of us. What’s happening in our neighborhoods, in our school systems, in the media? There’s not one simple fix. We need to keep each other safe. We need to make sure we’re intervening whenever we see racial violence, everything from not letting racist jokes off the hook to fighting for systemic change. Anti-war work is racial justice work. Anti-capitalist work is racial justice work.

    You advocate for ending border imperialism, and ending racial capitalism. Those are big goals. How do you break that down into things that one person can actually do?

    I actually found it harder before, because I would try things that I thought were simple and would change the world, and they wouldn’t. For me, understanding how violences are connected, and really understanding the immensity of the problem, was less overwhelming. It motivated me to think in bigger ways, to organize with other people. To understand this is fundamentally about radical, massive collective action. It can’t rely on one person or even one place.

    https://www.theguardian.com/world/2021/apr/07/us-border-immigration-harsha-walia
    #apartheid #inégalités #monde #migrations #frontières #réfugiés #capitalisme #guerres #conflits #climat #changement_climatique #crises #crise #fermeture_des_frontières #crises_frontalières #violence #racisme #discriminations #exclusion #anti-migrants #violence_raciale #suprématisme_blanc #prostitution #criminalisation #vulnérabilité #minutemen #militarisation_des_frontières #USA #Mexique #Etats-Unis #politique_migratoire #politiques_migratoires #Kurdi #Aylan_Kurdi #Alan_Kurdi #impérialisme #colonialisme #colonisation #mourir_aux_frontières #décès #morts

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  • Clarity still needed on effectiveness of COVID-19 vaccine passports, says UN health agency | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/04/1089082

    Clarity still needed on effectiveness of COVID-19 vaccine passports, says UN health agency. Many countries around the world are considering developing a COVID-19
    Being vaccinated against COVID-19 may not prevent transmission and vaccination passports may not be an “effective strategy” for restarting travel, the World Health Organization (WHO) cautioned on Tuesday.
    “At this stage, we would not like to see vaccination passports as a requirement for entry or exit because we are not sure at this stage that the vaccine prevents transmissions,” said WHO spokesperson Dr Margaret Harris, just ahead of World Health Day on 7 April 2021.
    Dr. Harris added that vaccine passports may not be an effective strategy as “not everyone has access to vaccines and there are groups in society who are excluded…We are still waiting on adequate supplies to provide the vaccines to all the countries that need them.”Highlighting how COVID-19 has impacted some people more than others, Dr. Harris said that the virus “has really exposed the stark inequities in access to and coverage of health services…Groups who already faced discrimination, poverty, social exclusion, difficult living and working conditions were the hardest hit by the pandemic”.For this year’s World Health Day, the UN agency has urged countries to build a fairer, healthier world post-COVID-19. Dr. Harris called for action to “put in place policies and allocate resources so the most vulnerable groups can see their condition improve faster”.
    This means “improving living conditions for all”, tackling “poverty and health inequities”, building sustainable societies and strong economies, and promoting “a more equitable sharing of resources, ensuring food security and nutrition” and turning “the tide on climate change”. There is so much work to do”, she said.Latest WHO data from Tuesday 6 March at the time of posting, indicates that there have been 131,309,792 confirmed cases of COVID-19, including 2,854,276 deaths globally, reported to WHO.
    By the end of 5 April, a total of 604,032,357 vaccine doses have been administered. Regionally, infections and deaths remain highest in the Americas, with 56,880,123 million confirmed cases, followed by Europe (46,085,310 million), South-East Asia (15,438,907), Eastern Mediterranean (7,785,717), Africa (3,126,037) and Western Pacific (1,992,953).

    #Covid-19#migrant#migration#sante#passeportvaccinal#OMS#vaccination#inclusion#equite#vulnerabilite

  • L’initiative conjointe UE-OIM célèbre 4 années de soutien à des milliers de migrants dans la Corne de l’Afrique | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/linitiative-conjointe-ue-oim-celebre-4-annees-de-soutien-des-milliers-de-migran

    Un partenariat entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fête ses quatre ans d’aide à plus de 12 000 migrants vulnérables, notamment des enfants, afin qu’ils puissent retourner volontairement dans leur pays et y rétablir leur foyer dans la Corne de l’Afrique. Plus de la moitié de ce total – quelque 6 300 hommes, femmes et enfants – sont des migrants ayant reçu une aide pour rentrer volontairement dans leur pays d’origine en Éthiopie, en Somalie, au Soudan, à Djibouti, au Kenya, en Ouganda et au Soudan du Sud, après avoir été bloqués et détenus dans des pays comme la Libye. Ces migrants de retour font partie des plus de 8 200 personnes qui ont reçu une aide pour se réintégrer dans leur communauté. Le programme, intitulé «  Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants  » (Initiative conjointe UE-OIM), a engagé à ce jour plus de 56 millions d’euros en faveur des migrants dans la Corne de l’Afrique. L’apparition de la pandémie de COVID-19 en 2020 a exacerbé les risques encourus par les migrants. A mesure des fermetures de centaines de frontières aériennes, terrestres et maritimes, les personnes en situation de déplacement dans la région ont commencé à emprunter de nouvelles routes migratoires plus risquées. Les migrants ont également été davantage exploités par les passeurs. Selon le Projet de l’OIM sur les migrants disparus, 58 migrants sont morts dans la région sur terre ou en mer en 2020, bon nombre en choisissant ces itinéraires dangereux. L’initiative conjointe UE-OIM réagit en augmentant son aide pour la réhabilitation des infrastructures de soutien à Djibouti - un lieu de transit clé - notamment l’exploitation de cliniques de santé mobiles pour les migrants en situation de déplacement. «  Le programme a permis d’amener les différentes parties vers l’objectif commun de sauver des vies et de permettre à de nombreuses personnes bloquées de prendre un nouveau départ. Il répond à un besoin critique dans une région où les mouvements migratoires sont importants  », a déclaré Mohammed Abdiker, Directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. L’initiative conjointe UE-OIM est également mise en œuvre en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ainsi qu’en Afrique du Nord. Le programme a été lancé en 2016 et fait suite aux priorités du Sommet de La Valette et au besoin urgent de protéger et de sauver la vie des migrants. L’initiative conjointe UE-OIM a ensuite été élargie géographiquement et à l’échelle d’un partenariat trilatéral avec 26 pays à cheval sur les principales routes migratoires dans les trois régions.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#UE#politique#partenariat#transit#sante#santemobile#routemigratoire#vulnerabilite

  • Le pape François exhorte la communauté internationale à un partage plus équitable des vaccins contre le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/04/le-pape-francois-exhorte-la-communaute-internationale-a-un-partage-plus-equi

    Le pape a jugé « scandaleux » dimanche 4 avril, dans son traditionnel message de Pâques, la poursuite des guerres et de la course à l’armement dans le contexte de la pandémie et exhorté la communauté internationale à partager les vaccins contre le Covid-19 avec les pays les plus pauvres.
    François a consacré son allocution pascale, précédant la bénédiction urbi et orbi (à la ville de Rome et au reste du monde), aux plus vulnérables, les malades souffrant du Covid-19, les migrants, les personnes précipitées dans la précarité par la pandémie et les populations victimes des guerres en Syrie, au Yémen, en Libye et en Afrique.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vatican#eglisecatholique#vaccination#migrant#inclusion#vulnerabilite

  • HCR - Les personnes déracinées sont confrontées à l’insécurité alimentaire à cause de la pandémie
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/3/60644db3a/personnes-deracinees-confrontees-linsecurite-alimentaire-cause-pandemie.html

    Les personnes déracinées sont confrontées à l’insécurité alimentaire à cause de la pandémie. Du fait des confinements dus à la pandémie de Covid-19 qui suppriment des emplois et des revenus, un nombre croissant de réfugiés et de demandeurs d’asile subissent la faim.A cause de la pandémie et des confinements, les personnes déracinées sont particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire.Lorsque Kimberly Virguez a finalement fait le choix déchirant de quitter son pays natal, le Venezuela, elle avait déjà perdu 15 kilos à cause des pénuries alimentaires généralisées. Au Pérou, où elle a déposé une demande d’asile, elle a rapidement repris du poids. Mais la pandémie de Covid-19 est arrivée. Kimberly a perdu son emploi, et elle et son mari ont dû commencer à sauter des repas pour avoir de quoi nourrir leurs jumeaux en pleine croissance. Après des mois lors desquels ces parents ne se nourrissaient qu’une seule fois par jour, Kimberly a de nouveau perdu 15 kg, pour revenir à son poids en quittant le Venezuela en 2018. « C’est effroyable car il n’y a aucune solution. Les placards sont vides mais, à cause des restrictions, vous ne pouvez pas sortir et trouver un emploi pour gagner de l’argent et acheter de la nourriture£ », explique Kimberly, qui a perdu son emploi d’assistante cuisinière lorsque le virus a démarré sa propagation mortelle en Amérique latine en mars 2020. Elle a ensuite été licenciée d’un autre poste qu’elle avait brièvement occupé avant que le Pérou ne soit confiné une seconde fois en janvier dernier. Des situations comme celle de Kimberly se produisent couramment dans le monde entier, les restrictions liées au coronavirus coûtant des centaines de millions d’emplois et précipitant un nombre incalculable de personnes en faillite financière. Dans ce contexte, les personnes déracinées - qui sont parfois contraintes de fuir leur foyer avec tout ce qu’elles peuvent emporter - sont particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Après s’être débrouillées tant bien que mal l’année dernière, beaucoup se retrouvent aujourd’hui dans une situation désespérée, devant sauter des repas, faire la queue à la soupe populaire, mendier ou chercher des restes de nourriture.
    « Aucun pays n’est épargné » par les ravages de la pandémie de coronavirus, peut-on lire dans un récent rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui examine les liens étroits entre la faim dans le monde et les déplacements. Selon ce rapport, la plupart des personnes déracinées vivent en milieu urbain, où l’impact économique du Covid-19 est le plus sévère et où elles sont souvent les premières à perdre leur emploi en temps de crise.
    Selon le PAM, en raison de la pandémie, quelque 270 millions de personnes pourraient se trouver en situation d’insécurité alimentaire aiguë à la fin 2020. Cela représente environ le double des 135 millions de personnes, selon les estimations sur la situation d’insécurité alimentaire en 2019 - une année déjà sans précédent pour la faim. Etant donné qu’on estime que 80% des personnes déracinées à travers le monde se trouvent dans des zones touchées par des niveaux élevés de malnutrition et d’insécurité alimentaire aiguë, la pandémie a aggravé une situation déjà désespérée.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#personnedeplacee#alimentation#pauvrete#vulnerabilite#PAM#OIM#urbain#economie

  • Retours difficiles des migrants en pleine pandémie de COVID-19 | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/retours-difficiles-des-migrants-en-pleine-pandemie-de-covid-19
    https://storyteller.iom.int/sites/default/files/styles/facebook_graph_/public/drag-n-drop/75-Malagasy-women-returnees-Daniel-Silva_0.jpg?itok=FFoHGyQ6

    Bayarmaa* est bloquée au Viet Nam depuis qu’elle a perdu son emploi à cause de la COVID-19. Affamée et confrontée à des problèmes de logement, cette ressortissante mongole n’a pas pu payer le traitement médical dont elle avait besoin pour une maladie chronique récurrente. Profondément inquiète et frustrée de ne pouvoir aider sa fille, la mère de Bayarmaa, restée au pays, est également tombée malade. Jour après jour, la situation de Bayarmaa s’est aggravée jusqu’à ce qu’elle décide de demander l’aide du Ministère mongol des affaires étrangères et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).L’impact généralisé de la pandémie de COVID-19 sur la mobilité humaine mondiale en raison des restrictions de voyage, des fermetures des frontières et des mesures de confinement visant à enrayer la propagation du virus a bloqué des millions de migrants, dont Bayarmaa, à travers le monde. Dans un rapport de septembre 2020 sur l’impact de la COVID-19 sur les migrants, le Groupe de travail de l’OIM sur le retour pendant la COVID-19 a décrit en détail la situation critique de près de trois millions de migrants bloqués dans le monde. De nombreux autres migrants se seraient retrouvés bloqués au cours des mois suivants. Le Groupe de travail a été créé en réponse au défi complexe que représente l’organisation des retours volontaires pendant la pandémie, et pour aider les missions à relever efficacement ce défi. En 2020, l’OIM a facilité le retour volontaire de plus de 50 000 migrants à travers le monde. Plus de 1 000 migrants (53 % de femmes et 47 % d’hommes) ont été soutenus par le Groupe de travail sur le retour pendant la COVID-19 pour rentrer chez eux de manière sûre et digne à l’échelle mondiale.
    Chaque retour a été unique en son genre et a mis en évidence les conditions différentes et extrêmes auxquelles les migrants ont été confrontés dans le contexte de la pandémie de COVID-19 avant leur retour.
    Parmi ceux qui sont rentrés se trouvaient des travailleurs migrants et leur famille, des voyageurs, des étudiants internationaux, des enfants non accompagnés, des femmes enceintes, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, d’autres personnes à la recherche de soins médicaux et des victimes de traite des êtres humains.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#retour#pandemie#travailleurmigrant#famille#sante#vulnerabilite

  • HCR - Des prix pour récompenser le travail des réfugiés face à la pandémie de Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/3/605dfc57a/prix-recompenser-travail-refugies-face-pandemie-covid-19.html

    Des prix pour récompenser le travail des réfugiés face à la pandémie de Covid-19Les Prix d’innovation ONG 2020 du HCR récompensent le travail d’organisations dirigées par des réfugiés pour aider les personnes déracinées et vulnérables à faire face à la pandémie.
    Une station de radio pour les réfugiés luttant contre la désinformation sur le Covid-19 au Kenya et un groupe local distribuant de la nourriture et des médicaments aux réfugiés et demandeurs d’asile LGBTQI+ en Afrique du Sud figurent parmi les lauréats des Prix d’innovation ONG 2020 du HCR, annoncés lors d’une cérémonie virtuelle jeudi.Chaque année, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, célèbre le travail et les réalisations innovantes des organisations non gouvernementales (ONG) pour assurer la protection et fournir des services aux réfugiés, aux déplacés internes et aux apatrides. Cette année, les prix sont dédiés aux organisations dirigées par des réfugiés, en reconnaissance de leur rôle en première ligne dans la prévention et la lutte contre le Covid-19.
    « Par cette récompense, nous voulons signaler que les organisations dirigées par des réfugiés – plus que toute autre - se sont avérées être les plus importantes et les plus efficaces pour trouver des solutions innovantes et locales aux défis rencontrés dans leurs propres communautés en ces temps difficiles », a déclaré Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, lors de la cérémonie virtuelle de remise des prix.
    Sur un total sans précédent de 410 nominations, sept lauréats ont été annoncés, un pour chacune des régions où opère le HCR. Ils recevront chacun une dotation financière de 15 000 dollars. Parmi les lauréats figure Refugee Youth Education Hub, une organisation basée dans l’installation de réfugiés de Dadaab, au Kenya, pour promouvoir la paix et le développement par l’apprentissage. Outre la mise en place d’une bibliothèque de plus de 60 000 livres pour aider les réfugiés à poursuivre leur apprentissage pendant le COVID-19, l’organisation anime également une émission de radio locale pour fournir aux réfugiés et aux communautés d’accueil des informations actualisées pendant la pandémie et combattre la vague de désinformation sur le virus.
    Au Maroc, l’Association Vivre Ensemble œuvre à promouvoir la cohésion sociale parmi les réfugiés et les communautés d’accueil du pays par le biais d’activités pour les jeunes dans les écoles, les camps d’été, les clubs de jeunes et les universités. En plus de fournir une aide alimentaire et locative aux familles réfugiées et marocaines durant la pandémie, elle a également partagé des informations vitales par le biais de campagnes de sensibilisation numériques.
    The Fruit Basket est une ONG sud-africaine qui défend les droits et la sécurité des réfugiés, demandeurs d’asile et migrants LGBTQI+ vivant dans le pays. Par le biais d’appels et de campagnes de cagnottes en ligne, elle a répondu aux besoins les plus pressants de la communauté durant la pandémie, en fournissant des vivres, une aide pour le paiement des loyers et des médicaments, et en maintenant un sentiment de communauté pour les personnes en situation d’isolement social.
    Au Honduras, Jóvenes Contra la Violencia (Jeunesse contre la violence) a été créée par de jeunes représentants de communautés touchées par la violence et les déplacements forcés. Depuis l’arrivée de la pandémie de Covid-19, l’organisation a mis au point une enquête pour identifier les personnes vulnérables au sein de ces communautés et leur fournir un soutien et des informations ciblés.Parmi les autres lauréats, citons l’organisation Hero2B, créée par le réfugié syrien Imad Elabdala en Suède pour aider les enfants à surmonter des expériences traumatisantes par le biais de récits, d’un soutien psychosocial et de la technologie ; Great Step Initiative, une association créée par des réfugiés camerounais dans l’installation d’Adagom au Nigéria. Elle fournit un soutien psychosocial et a mis en place des centres d’appel pour la prévention et la lutte contre le Covid-19 ; et enfin le Roshan Learning Centre en Indonésie, qui a mis en place des outils et des ressources éducatives à distance pour aider les réfugiés à poursuivre leur apprentissage durant la pandémie.

    #Covid-19#migration#migrant#monde#sante#UNHCR#personnedeplacee#refugie#demandeurdasile#psychosocial#communaute#vulnerabilite

  • Un violent incendie dévaste des camps de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/un-violent-incendie-devaste-des-camps-de-refugies-rohingyas-coxs-bazar

    Cox’s Bazar - Un énorme incendie a ravagé hier trois sites gérés par l’OIM, déplaçant environ 45 000 réfugiés rohingyas et causant des dégâts catastrophiques à Cox’s Bazar, au Bangladesh, le plus grand camp de réfugiés au monde.Plus de 10 000 abris ont été endommagés dans l’incendie et le plus grand centre de santé de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le camp a été détruit. La perte du centre de santé ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, qui a desservi plus de 55 000 personnes l’année dernière, complique encore le défi que représente la réponse à la COVID-19. Les flammes qui faisaient rage dans les camps n’ont diminué qu’une fois avoir atteint les routes principales, les pentes, les canaux et les rizières. L’incendie s’est calmé depuis, mais a eu le temps de consumer les installations essentielles, les abris et les biens personnels de dizaines de milliers de personnes.
    La cause de l’incendie est encore inconnue. Selon les agences humanitaires et les autorités locales, 11 personnes ont perdu la vie, plus de 500 personnes ont été blessées et environ 400 sont toujours portées disparues.
    (...) Immédiatement après l’incendie, les services d’intervention du gouvernement, notamment les pompiers, l’armée et les agences humanitaires se sont précipités dans la zone pour maîtriser l’incendie. L’OIM a déployé ses ambulances et ses équipes médicales mobiles pour aider tous ceux qui ont été blessés et pour fournir un soutien en matière de santé mentale et psychosociale.Les volontaires rohingyas sur le terrain ont été les premiers intervenants, aidant les gens à se mettre en sécurité, soutenant les efforts de lutte contre l’incendie et les efforts de secours. Les équipes de l’OIM et ses partenaires ont travaillé toute la nuit pour répondre aux besoins les plus immédiats de ceux qui ont fui le brasier.Aujourd’hui, les familles ont commencé à retourner sur leurs parcelles de terre. L’OIM distribue de l’aide d’urgence à toutes les personnes touchées. Elle comprend des kits pour la construction d’abris et de l’eau ainsi que des articles d’urgence tels que des masques, du savon, des couvertures, des lampes solaires, des moustiquaires et des jerrycans. A l’approche de la mousson, la reconstruction est essentielle. L’OIM continuera à aider les résidents à reconstruire des abris durables, des installations d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) ainsi que son centre de santé, un établissement qui a été crucial pour répondre à la COVID-19 au cours de l’année écoulée.

    #Covid-19#migrant#migration#CoxsBazar#bangladesh#birmanie##sante#vulnerabilite#santementale#OIM

  • Le nombre record de retours de migrants transfrontaliers contribue à assombrir les perspectives humanitaires pour l’Afghanistan en 2021 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/le-nombre-record-de-retours-de-migrants-transfrontaliers-contribue-assombrir-le

    Le nombre record de retours de migrants transfrontaliers contribue à assombrir les perspectives humanitaires pour l’Afghanistan en 2021
    Kaboul - Au cours de l’année écoulée, plus d’un million de migrants afghans sont rentrés ou ont été expulsés vers l’Afghanistan depuis le Pakistan et l’Iran voisins, tandis que la COVID-19 continue de priver nombre d’entre eux d’un emploi et de soins de santé. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que plus de 650 000 migrants sans papiers rentreront en 2021 et que tous auront un besoin urgent d’aide humanitaire à un moment où le financement des donateurs ne représente qu’une petite partie des fonds nécessaires. Au 11 mars, l’OIM rapporte que plus de 200 000 migrants afghans sans papiers sont rentrés depuis le début de l’année. C’est plus du double du nombre de retour sur la même période en 2019 et 2020. Environ la moitié de ces retours étaient des expulsions au cours des dernières semaines. Le nombre élevé de personnes rentrant au pays devrait rester élevé tout au long du mois de mars en raison des fêtes religieuses en Iran, pendant lesquelles de nombreuses personnes rentrent chez elles pour voir leurs proches. « Le désespoir des personnes pauvres en Afghanistan n’a cessé de croître au fil des années, car les possibilités d’emploi sont moins nombreuses dans le pays. De nombreux Afghans n’ont d’autre choix que de migrer vers les zones urbaines ou vers d’autres pays à la recherche d’un lieu de vie plus sûr, de soins de santé et d’une éducation », a déclaré Nicholas Bishop, responsable du programme d’intervention transfrontalière de l’OIM

    #Covid-19#migrant#migration#afghanistan#iran#pakistan#sante#economie#vulnerabilite#retour#OIM#expulsion#pauvrete

  • Le parcours d’Ahmed : après avoir été témoin de la violence, sa santé mentale s’améliore | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/fr/stories/le-parcours-dahmed-apres-avoir-ete-temoin-de-la-violence-sa-sante-m
    https://storyteller.iom.int/sites/default/files/styles/facebook_graph_/public/drag-n-drop/Caption-Ahmed+in%20Millennium%20Park%20camp%20for%20internally%20di

    Depuis mars 2019, l’OIM fournit des services SMSPS dans le camp par le biais d’une équipe mobile psychosociale formée. L’intervention SMSPS dans la région comprend la formation des acteurs gouvernementaux et locaux, les premiers secours psychologiques, la prévention et la sensibilisation à la violence fondée sur le genre, la thérapie individuelle pour les personnes en détresse psychologique, l’orientation vers les centres de santé mentale disponibles et le suivi des cas les plus graves. Febene Tadesse, la conseillère qui travaille sur le site de Millenium Park, a aidé Ahmed à trouver des moyens pour gérer son insomnie et sa peur, et à traiter ce qui semblait être un sentiment de culpabilité d’avoir survécu alors que d’autres étaient morts.Dans le cadre d’un parcours de conseil global, sur plusieurs sessions et plusieurs mois, le conseiller a proposé un exercice connu sous le nom de «  ligne de vie  », dans lequel la personne se rappelle dans l’ordre chronologique les expériences agréables de sa vie, et apprend à surmonter les épisodes les plus difficiles tout en envisageant un futur rôle productif dans la communauté.Le conseiller a identifié les forces mentales d’Ahmed et les a utilisées pour l’aider à surmonter les sentiments négatifs qui l’accablent. Il a également progressivement pu rétablir ses relations et réseaux sociaux. Après trois mois de thérapie, les symptômes d’Ahmed ont diminué de manière significative, avec moins de cauchemars, un meilleur sommeil et une amélioration de ses capacités de communication.
    Ahmed a également rejoint l’équipe de volontaires communautaires de l’OIM et a participé à l’organisation de matchs de football sur le thème de la COVID-19 pour les enfants. Il a expliqué que quelques semaines après avoir rejoint l’équipe, son attitude envers la vie a commencé à changer. Ses interactions avec les autres se sont améliorées et il a retrouvé un sens à sa vie. Depuis la thérapie, Ahmed est également devenu volontaire au sein de l’équipe SMSPS de l’OIM pour créer des sessions de sensibilisation de porte à porte dans le camp afin d’éclairer sa communauté sur les problèmes de santé mentale et l’importance de chercher de l’aide rapidement.

    #Covid-19#migrant#migration#ethiopie#camp#refugie#sante#santementale#violence#vulnerabilite#SSPT#OIM#suivipsychosocial

  • Des migrants bloqués arrivent en Ethiopie depuis le Yémen à bord du premier vol de retour depuis le début de la pandémie de COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-migrants-bloques-arrivent-en-ethiopie-depuis-le-yemen-bord-du-premier-vol-d

    Aden/Addis-Abeba - Aujourd’hui, un vol transportant 140 migrants bloqués a quitté l’aéroport international d’Aden pour Addis-Abeba. Il s’agissait du premier vol à destination de l’Ethiopie depuis le Yémen dans le cadre du programme de retour humanitaire volontaire (RAV) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) depuis la déclaration de la pandémie mondiale de COVID-19. « Ce vol est une bouée de sauvetage pour les migrants qui étaient bloqués depuis des mois dans des conditions dangereuses », a déclaré António Vitorino, Directeur général de l’OIM. « Dans les mois à venir, nous espérons voir davantage de migrants rentrer chez eux en toute sécurité auprès de leurs proches de cette manière. »
    Malgré une diminution du nombre de migrants arrivant au Yémen - passant de 138 000 en 2019 à un peu plus de 37 500 en 2020 -, les dangers auxquels ils sont confrontés ont drastiquement augmenté au cours de l’année écoulée. Incapables de poursuivre leur traversée du Yémen jusqu’au Royaume d’Arabie saoudite, de nombreux migrants bloqués n’ont pas d’abri, d’eau et de nourriture. Les migrants sont également exposés à un risque croissant de xénophobie, d’exploitation et de détention.« J’ai une famille à nourrir en Éthiopie, alors je suis parti pour trouver du travail », a déclaré Mohammed, un jeune homme de 25 ans à bord du vol de retour.
    « Je suis venu au Yémen pour rejoindre l’Arabie saoudite, mais je n’ai pas réussi. Je ne peux pas décrire ma situation ici, car elle a été très difficile. J’étais sans abri et pauvre. Je suis heureux de rentrer chez moi, mais je retourne dans ma famille les mains vides. Je ne repartirai plus jamais », a-t-il ajouté.Le transit par le Yémen était déjà une entreprise périlleuse avant même la COVID-19. Les migrants traversent d’abord les déserts brûlants de la Corne de l’Afrique, puis le golfe d’Aden dans des bateaux tellement surchargés que les passagers meurent souvent d’asphyxie. Au Yémen, ils sont exposés aux enlèvements, à la torture et aux mauvais traitements, tout en affrontant un conflit meurtrier. Si les hommes constituent la majorité des personnes voyageant sur cet itinéraire, les femmes et les enfants restent les plus vulnérables. Depuis le début de la pandémie, la Matrice de suivi des déplacements de l’OIM indique qu’au moins 9 000 personnes ont sombré dans un désespoir tel qu’elles mettent leur vie entre les mains de passeurs afin de retourner vers la Corne de l’Afrique lors de dangereuses traversées par bateau. Les réseaux de trafic illicite qui opèrent le long de cette route à travers le Golfe forcent parfois les migrants à sauter d’embarcations surchargées. Au début du mois, l’OIM a signalé que 20 migrants ont perdu la vie dans ces circonstances. Depuis 2020, les équipes de l’OIM à Aden ont enregistré plus de 6 000 migrants exprimant le souhait de retourner en Éthiopie. En décembre, le gouvernement éthiopien s’est rendu dans la ville antique côtière et a vérifié la nationalité de 1 100 personnes, première étape du processus de retour volontaire. Les migrants restants de ce groupe devraient voyager dans les semaines à venir. En outre, des milliers d’autres migrants restent bloqués ailleurs au Yémen, notamment à Ma’rib, où l’OIM espère étendre ses efforts de retour prochainement.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#arabiesaoudite#cornedelafrique#sante#pandemie#trafic#vulnerabilite#retour#OIM

  • Dans l’ombre du Covid, les Etats-Unis affrontent une crise inédite de la santé mentale | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140321/dans-l-ombre-du-covid-les-etats-unis-affrontent-une-crise-inedite-de-la-sa

    Dans l’ombre du Covid, les Etats-Unis affrontent une crise inédite de la santé mentale. Alors que le nombre de cas de Covid diminue enfin dans le pays, un autre défi prend forme : traiter le traumatisme collectif causé par la pandémie. Selon Mental Health America, les jeunes et les minorités sont les plus vulnérables.

    Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#santementale#minorité#trauma#vulnerabilite#inegalite

  • Intellectuels de tous les pays, dé-trumpez-vous !

    La détestation que tentent de susciter les penseurs conservateurs envers les concepts critiques de #genre, #race ou d’#intersectionnalité est l’écho direct de la politique de Trump dont l’administration a combattu les « #gender_studies ».

    Il est amusant de voir converger le #sensationnalisme des médias et les éructations de leurs « #intellectuels » attitrés, fixés sur une série de mots-clés : #gender, #woke, intersectionnalité, #décolonial, #race… Mais ce sont aujourd’hui des mots vides qu’on agite, les mêmes sur les couvertures des magazines ou tabloïds et dans les chroniques ou tribunes. #Luc_Ferry dénonce « l’#écoféminisme » allié à « l’#islamo-gauchisme » « pour former la ”#cancel-culture-woke” ». #Isabelle_Barbéris accuse les #recherches sur le genre et l’intersectionnalité d’être des « #pseudo-sciences », mais serait bien en peine de donner des arguments scientifiques en ce sens. Les mêmes dénoncent la « #chape_de_plomb » et l’atteinte aux #libertés que constituerait l’existence même de recherches d’universitaires qui, de leur côté, n’ont jamais empêché leurs collègues de mener les leurs.

    Alors pourquoi une certaine génération d’intellectuels, que l’on a beaucoup entendue ces derniers temps, se sent-elle menacée ? Si on écarte la thèse des pathologies mentales engendrées par la pandémie – que révèlent, entre autres, les bagarres autrement plus graves entre bandes de jeunes –, on peut analyser cela en termes de stratégies de #pouvoir_académique. Nous assistons à la #radicalisation d’attitudes que les spécialistes du domaine du genre ont connue de longue date : la volonté politique de #déconsidérer, et si possible de #criminaliser, des recherches qui sont largement développées et légitimes ailleurs, par exemple en accusant ladite « théorie du genre » de ne pas être scientifique – en dépit du fait rappelé dans le journal du CNRS qu’il s’agissait de thématiques de recherche reconnues dans les programmes de l’Union européenne, et développées également dans les sciences « dures ».

    De fait, ces thèmes ont toujours été honnis par l’#extrême_droite, et les chercheurs qui s’y investissent sont régulièrement la cible des sites, médias, militants de cette obédience. Mais l’attaque du gouvernement est une #radicalisation_électoraliste qui permet à des figures opportunistes d’essayer de reprendre pied dans le milieu universitaire resté relativement imperméable aux idées d’extrême droite. La réaction quasi unanime aux déclarations polémiques des ministres #Vidal et #Blanquer (demande de démission de Vidal signée par 24 000 universitaires) est une preuve de plus de cette difficulté que rencontre cette partie ultraréactionnaire du monde intellectuel, qui a une place bien installée dans les médias, et a clairement l’oreille du pouvoir… mais ne domine pas vraiment dans les #universités ni dans les organismes de #recherche. Ce petit milieu s’est senti pousser des ailes lorsque le #pouvoir_politique a repris les idées de l’extrême droite et son agenda classique, la #chasse_aux_intellectuels qui travaillent sur le genre, la race, le #décolonial.

    Mais le mouvement reste limité : les signataires de tribunes dénonçant l’« islamo-gauchisme » qui gangrène les universités en lien bien sûr avec le « gender », sont en réalité éloignés du #monde_académique – retraités, bénéficiaires de positions protégées dans des institutions où ils n’enseignent pas ou peu, au rayonnement très faible dans la recherche. Leur seule chance d’exister dans un monde universitaire internationalisé est donc de déconsidérer leurs collègues pour tenter de les priver de ressources, par exemple en manipulant les outils d’évaluation ; d’où leur nouvel intérêt pour le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), institution dont le gouvernement a récemment pris le contrôle direct.

    Tout cela au nom de la défense du « #pluralisme ».

    Ce croisement fétide entre enjeux intellectuels et politicards n’a pas lieu par hasard. Les concepts de genre, de race et d’intersectionnalité ont été forgés dans et par de nouveaux #mouvements_sociaux et dans l’#activisme (1) qui a permis de mettre en avant de nouvelles catégories d’#oppression. Ce sont des concepts critiques, des outils qui servent à voir et analyser les #inégalités présentes dans les sociétés contemporaines. Ce qui en fait des concepts perturbants pour la pensée ultraconservatrice, qui les a constamment ciblées. Les recherches sur l’intersectionnalité ont fait voir des formes extrêmes de #discrimination et de #vulnérabilité sociales : celles subies par les femmes noires aux Etats-Unis et apparues au grand jour avec la pandémie.

    La détestation « animale » que tentent de susciter les penseurs ultraconservateurs envers les mots même de genre, race… est l’écho direct de la politique de Trump. David Chavalarias, dans un remarquable article synthétisant l’étude quantitative de la diffusion du terme « islamo-gauchisme » sur Internet et les réseaux sociaux, note que ce vocable y a été remobilisé par le gouvernement suivant les méthodes de l’#altright trumpiste (de #Steve_Bannon), de façon à déconsidérer simultanément des recherches… et des #mouvements_émancipateurs. Ce que proposent nos ministres français s’apparente au programme « éducatif » de #Trump dont l’administration a combattu les gender studies et interdit l’usage des mots tels « #fœtus » et « #transgenre » dans les institutions de santé. Trump avait créé une commission pour promouvoir « l’#éducation_patriotique » et revenir sur l’histoire de l’#esclavage, « dangereuse et erronée » selon lui. Il dénonçait, digne précurseur de nos génies nationaux, la « théorie raciale » et les études afro-américaines. Sa secrétaire à l’éducation #Betsy_DeVos avait engagé une réécriture des #manuels_d’histoire pour glorifier le passé esclavagiste et promouvoir une nouvelle version de l’#histoire des Noirs, contre les « #radicalo-gauchistes ».

    Trump voulait ainsi consolider sa politique et son discours sexistes et racistes. Et l’on sait que la mobilisation des minorités a été essentielle dans la récente élection présidentielle. Sans les activistes, Biden ne l’aurait jamais emporté par plus de 7 millions de voix d’écart sur Trump. C’est bien par une prise de conscience – ce qu’on appelle, ici avec dérision, le woke – des injustices, parfois mortelles, que promouvait et créait sa politique que la catastrophe a été évitée. Une majorité des citoyens américains a ainsi su s’appuyer sur une culture minoritaire, dans un contexte de pandémie où beaucoup plus de citoyens ont pu participer au vote.

    L’enjeu désormais en Amérique est de préserver cet acquis, contre les tentatives actuelles des républicains de réduire l’accès au vote, seul moyen qu’ils parviennent à envisager pour accéder au pouvoir. En #France aussi, ce sont les nouvelles générations, d’étudiants et de lycéens, eux-mêmes plus sensibles aux #injustices_sociales et au #racisme déguisés en « #laïcité » (2), qui redonnent espoir, contre tous ceux, intellectuels comme politiques, qui veulent les priver des moyens de connaissance et d’accès aux nouvelles idées qui ont pu aider à la victoire de Biden. Le woke, qu’on veut nous présenter comme une nouvelle dictature, c’est l’éveil de cette force, et la meilleure protection de la #démocratie.

    (1) Voir Albert Ogien, Politiques de l’activisme, sous presse.

    (2) Voir l’enquête sur la laïcité.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/intellectuels-de-tous-les-pays-de-trumpez-vous-20210312_W6BYMYYMSZDIHBAO7

    #Sandra_Laugier

  • Covid-19 Conundrum in Rome: More Homeless on Streets as Shelters Shrink - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/03/08/world/europe/covid-homeless-rome.html

    For years, Pietro, 66, who asked that his last name not be used because he was ashamed of being homeless, eked out a living as an unofficial parking valet at a hospital. But his income dried up last March after the hospital restricted visitors. He spent 10 months sleeping at Termini Station, before finding a spot at the San Calisto church. Sleeping at the station, alongside hundreds of other homeless, “was frightening,” he said.Another guest at San Calisto, Antonino, 61, ran out of money after losing his job last year and ended up on the street. After three months living under a bridge, he found refuge at the St. Egidio shelter, where he feels secure. “They’ll never send us back out on the streets,” he said. Ms. Diodati of the Rome Red Cross said her groups had seen an increase in women on the streets, mainly because of the drop in shelter beds, though the numbers remained considerably lower than those of men. “Normally women tend to find hospitality,” she said.
    On a recent Sunday, Maria, a Ukrainian woman who used to work as a cleaner, picked up a lunch bag offered by St. Egidio after a Mass. “People are afraid to hire me because I have to take public transportation” and risk exposure to the virus, she said.“We’re coming across people who only arrived on the streets a few months ago,” said Massimiliano Signifredi, a volunteer with St. Egidio. Each January and February, St. Egidio celebrates special Masses commemorating the homeless people who have died on the streets, including Modesta Valenti, who became something of an icon when she died in 1983 after an ambulance refused to transport her.
    Over the past year, the number of homeless people has “clearly increased,” Mr. Signifredi said. with a housing crisis adding to the problem, even though the government made evictions illegal during the state of emergency. “We have said that the pandemic unleashed the poverty of the penultimate — those who barely made it to the end of the month and now can’t make it to the 10th, so they come to us or Caritas,” he said.
    St. Egidio has opened several new dormitories and also drafted an agreement with a hotel whose rooms had been empty since the pandemic began. But it’s not enough. “We’ve asked authorities to react more quickly to emergencies,” because the emergency was not going away anytime soon, he said.“The kind of poverty has changed,” said Claudio Campani, a coordinator of the Forum for Street Volunteers, an umbrella group for some 50 associations that assist Rome’s homeless. “Now you have the so-called ‘new poor’ who go to live in their cars before ending up on the street.” And while many homeless people are immigrants, “the number of Italians has increased,” he said.“The thread that binds us to normality is so fine that it can take very little — loss of work, a weakness, a separation — for that thread to break and for us to fall and lose our life story and roots,” he said.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#sante#pauvrete#immigrant#sdf#vulnerabilite#caritas#eglise

  • President Biden Faces Challenge From Surge of Migrants at the Border - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/03/08/us/politics/immigration-mexico-border-biden.html

    WASHINGTON — Thousands of migrant children are backed up in United States detention facilities along the border with Mexico, part of a surge of immigration from Central Americans fleeing poverty and violence that could overwhelm President Biden’s attempt to create a more humane approach to those seeking entry into the country.The number of migrant children in custody along the border has tripled in the past two weeks to more than 3,250, according to federal immigration agency documents obtained by The New York Times, and many of them are being held in jail-like facilities for longer than the three days allowed by law.The problem for the administration is both the number of children crossing the border and what to do with them once they are in custody. Under the law, the children are supposed to be moved to shelters run by the Health and Human Services Department, but because of the pandemic the shelters until last week were limiting how many children they could accommodate.
    The growing number of unaccompanied children is just one element of an escalating problem at the border. Border agents encountered a migrant at the border about 78,000 times in January — more than double the rate at the same time a year ago and higher than in any January in a decade.
    Immigration authorities are expected to announce this week that there were close to 100,000 apprehensions, including encounters at port entries, in February, according to people familiar with the agency’s latest data. An additional 19,000 migrants, including adults and children, have been caught by border agents since March 1.
    “We’re at an inflection point,” said Theresa Cardinal Brown, the director of immigration and cross-border policy at the Bipartisan Policy Center, an independent research group. “How quickly can the government process people safely and humanely?”The situation resembles the huge wave of migrant children that filled detention centers in 2014 that preceded the harsh crackdown imposed by President Donald J. Trump. Seven years ago, Mr. Biden, the vice president at the time, traveled to Guatemala and declared that “the current situation is untenable and unsustainable.”
    Now, Mr. Biden is facing a migration challenge of his own — one that his administration has refused to call a “crisis” but could nevertheless become a potent political weapon for his Republican adversaries and upend his efforts to legalize millions of undocumented immigrants.
    The president has proposed overhauling the nation’s decades-old immigration system by making it easier for asylum seekers and refugees, expanding legal pathways for foreign workers, increasing opportunities for family-based immigration and vastly reducing threats of mass deportations. His State Department announced on Monday that foreigners rejected after Jan. 20, 2020, under Mr. Trump’s travel ban could try to obtain visas without paying additional fees.‘We Wanted to See the Owl, and We Also Wanted to Go for a Run’But his approach — to broadly reopen the nation’s borders to vulnerable children with what he hopes will be a welcoming contrast to Mr. Trump’s erection of legal and physical barriers — is already at risk from the grim realities of migration patterns that have roiled the globe for years. Sensing a change in tone and approach after Mr. Trump’s defeat, migrants are once again fleeing poverty, violence and the devastation left by hurricanes and heading north toward the United States.
    Hundreds of migrant families are also being released into the United States after being apprehended at the border, prompting predictable attacks by conservatives. Liberal politicians are denouncing the expansion of detention facilities and railing against the continued imposition of Trump-era rules intended to prevent the spread of the coronavirus from immigrants. And advocates for families separated at the border during Mr. Trump’s administration are pressuring the president to move faster to reunite them.

    #vulnerabilite
    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#sante#frontiere#politiquemigratoire#regularisation#famille#pandemie

  • La Croix-Rouge alerte sur le manque d’accès aux vaccins pour les migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30725/la-croix-rouge-alerte-sur-le-manque-d-acces-aux-vaccins-pour-les-migra

    La course aux vaccins est-elle une affaire de pays riche ? Sans doute, si on regarde le quantité de doses reçues par les pays occidentaux. Mais les vaccins, c’est aussi une affaire de statut. Des millions de migrants sont aujourd’hui exclus des programmes de vaccination contre le Covid-19. À Genève, la Croix-Rouge rappelle que le virus continuera de circuler si tout le monde n’est pas vacciné. Peu importe qu’il ait des papiers ou non.
    Dans son rapport, la Croix-Rouge parle du « mur invisible » qui se dresse sur la route des migrants qui veulent se protéger de la pandémie. En particulier ceux qui n’ont aucun statut. C’est le cas en Grèce, où 50 000 personnes qui n’ont pas de numéro de sécurité sociale n’ont pas accès à la vaccination. C’est le cas aussi en Pologne et en République Dominicaine où les vaccins sont réservés aux résidents. Mais même dans les pays qui ont ouvert leur programme, d’autres barrières, matérielles, existent. C’est ce que dit Tiziana Bonzon, responsable Migration à la Fédération internationale de la Croix-Rouge.« Nous vivons dans un monde qui est de plus en plus digitalisé et numérique, où même la prise de rendez-vous auprès du médecin se fait maintenant par internet. Eh bien quand vous avez juste l’argent pour vous payer à manger, vous n’avez pas forcément l’accès à internet et pas les moyens de prendre ces prises de rendez-vous. Ça devient compliqué. » L’étude menée par la Croix-Rouge montre qu’aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les migrants qui pourraient prétendre à la vaccination ne le font pas de peur d’être enregistrés par les autorités et expulsés. Mais des contre-exemples existent. La Colombie a, par exemple, décidé d’inclure près de 2 millions de réfugiés vénézuéliens dans son programme de vaccination. Et en Jordanie, les autorités ont déjà livré les premières doses de vaccins dans les camps de réfugiés syriens alors que le pays n’a pas encore sécurisé suffisamment de doses pour couvrir toute sa population.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vaccination#inclusion#refugie#systemesante#vulnerabilite

  • HCR - En RDC, le HCR relocalise des milliers de réfugiés centrafricains vers des lieux plus sûrs
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/3/603e263ca/rdc-hcr-relocalise-milliers-refugies-centrafricains-vers-lieux-rs.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, relocalise des milliers de réfugiés centrafricains vers des lieux plus sûrs et éloignés des régions frontalières reculées et instables en République démocratique du Congo (RDC). Le HCR et la Commission nationale congolaise pour les réfugiés ont signé des accords et construisent un site d’une capacité d’accueil de 10 000 réfugiés à Modale, un village situé près de Yakoma dans la province du Nord-Ubangi. Un second site est actuellement envisagé près de Ndu dans la province du Bas-Uele, en attente de l’approbation du gouvernement. Des travaux sont en cours pour identifier deux sites supplémentaires où un plus grand nombre de réfugiés pourront être transférés. Le HCR et la CNR vont préparer quatre sites de relocalisation pour environ 35 000 réfugiés qui vivront aux côtés des communautés locales et cultiveront leurs propres récoltes, fréquenteront les écoles locales et bénéficieront d’autres services essentiels destinés à leurs hôtes congolais. L’installation des réfugiés dans les communautés locales leur permettra de vivre avec davantage de dignité et une indépendance accrue.
    Dans le site de Modale, le HCR établit de nouvelles installations pour la distribution d’eau et l’assainissement et prévoit d’accroître les infrastructures de santé et d’éducation. Les localités sélectionnées disposent déjà de services administratifs et judiciaires, de neuf écoles primaires, d’une école secondaire et d’un dispensaire. Le HCR renforce les services et les infrastructures existants qui seraient confrontés à des difficultés face à une hausse soudaine du nombre de nouveaux arrivants.
    Selon les autorités de RDC, 92 000 réfugiés sont déjà arrivés depuis la République centrafricaine (RCA) après l’éruption des violences liées aux élections en décembre 2020. La plupart des réfugiés centrafricains vivent actuellement sur les berges de rivières dans des régions frontalières difficiles d’accès, au sein de communautés d’accueil disposant de ressources limitées. Leurs conditions de vie sont désastreuses. De nombreux réfugiés dorment dans des abris de fortune. La plupart d’entre eux n’ont pas ou peu accès à l’eau potable, à des installations sanitaires ou à la nourriture. Certains sont hébergés par des familles d’accueil, avec parfois jusqu’à trois familles de réfugiés vivant dans une seule maison.
    Les besoins en matière de soins de santé sont aigus. Des équipes conjointes des agences des Nations Unies, d’ONG et de la division provinciale de la santé pour l’évaluation sanitaire ont signalé un risque élevé d’épidémie majeure de rougeole dans les zones d’accueil des réfugiés dans le Nord-Ubangi. Des cas suspects ont déjà été signalés dans les communautés d’accueil. L’équipe d’évaluation a recommandé une campagne de vaccination urgente, car moins de 30% des enfants réfugiés sont vaccinés. D’autres mesures pour lutter contre la pandémie de Covid-19 sont également nécessaires.
    Près de 40 000 réfugiés ont déjà été enregistrés au moyen de la biométrie par les équipes du HCR. Nos équipes viennent en aide à plus de 4500 réfugiés particulièrement vulnérables, notamment des enfants non accompagnés et séparés, des femmes vulnérables, des personnes handicapées ou affectées de graves problèmes médicaux. Nous apportons également un soutien à environ 80 victimes de violences sexuelles et sexistes, y compris des cas de mariages d’enfants. Tous ces incidents auraient eu lieu en République centrafricaine. Les besoins de milliers de réfugiés centrafricains continuent d’augmenter, ainsi que les besoins en financements. Les fonds destinés à la réponse humanitaire du HCR sont extrêmement limités et soumis à une forte pression en raison des besoins des réfugiés et des communautés d’accueil. Le HCR lance un appel de 164,7 millions de dollars pour des prestations vitales en matière de protection et d’assistance aux Centrafricains déplacé

    #Covid-19#migrant#migration#republiquedemocratiquecondo#centrafrique#refugie#UNHCR#sante#vulnerabilite#humanitaire#inclusion#zonefrontaliere

  • 20 die after human traffickers force migrants into sea en route to Yemen | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/03/1086392

    20 die after human traffickers force migrants into sea en route to Yemen
    [Migrants rescued from a vessel off the coast of Djibouti are accommodated at a rescue centre. At least 20 people have drowned after smugglers threw dozens of migrants overboard as they sailed from Djibouti to Yemen, UN migration agency IOM said on Thursday.This is the third such incident in the Gulf of Aden in the last six months, according to the International Organization for Migration, which said that survivors are receiving medical treatment in the port town of Obock, Djibouti.“Wednesday’s tragedy is further proof that criminals continue to exploit people desperate to improve their lives for profit regardless of the consequences”, said IOM Djibouti Chief of Mission, Stephanie Daviot. She called for smugglers and human traffickers to be prosecuted, before appealing for the creation of legal migration pathways, “to allow people to pursue work opportunities abroad” without having to risk their lives.
    At least 200 migrants including children were crowded onto the vessel when it departed, according to reports.Thirty minutes into the journey, smugglers forced around 80 people into the sea. Five bodies have already been recovered. Every year, tens of thousands of mainly young east African migrants make the dangerous journey from countries such as Somalia and Ethiopia to Djibouti and on to war-torn Yemen, in search of work in the Gulf countries further north. In 2019, IOM said that roughly 138,000 people made the journey in 2019, compared with 37,500 in 2020 – evidence of the impact of movement restrictions prompted by the COVID-19 pandemic.
    In January this year, more than 2,500 migrants reached Yemen from Djibouti, and the UN agency has expressed concerns that more migrants will cross when coronavirus transmission measures are lifted, raising the prospect of future tragedies.In Yemen, thousands of migrants are believed to be stranded and many face “extreme danger, exploitation and abuse in both Djibouti and Yemen”, according to IOM.It noted that staff continue to provide emergency medical care, food, water and counselling to stranded migrants.In August 2020, IOM launched a $84 million appeal to respond to the needs of migrants on the Horn of Africa and Yemen, including Djibouti.

    #Covid-19#migrant#migration#djibouti#yemen#somalie#ethiopie#cornedelafrique#sante#mortalite#trafic#droit#refugie#vulnerabilite#parcoursmigratoire

  • HCR - Une montée de violence au Nigéria pousse des civils à fuir en exil au Niger
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/3/603e24d2e/montee-violence-nigeria-pousse-civils-fuir-exil-niger.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est alarmé par la montée de la violence dans le nord-ouest du Nigéria, qui génère des déplacements vers la zone frontalière de Maradi au Niger voisin, où l’insécurité s’accroit également. Par crainte des groupes armés et des affrontements communautaires, plus de 7660 réfugiés ont déjà fui le Nigéria vers Maradi cette année et 3500 Nigériens sont également déplacés à l’intérieur de leur pays. La plupart sont des femmes et des enfants, qui ont été déplacés à la suite des récentes attaques dans l’État de Sokoto au Nigéria.La région de Maradi, au sud du Niger, accueille désormais près de 100 000 personnes déracinées, dont 77 000 réfugiés nigérians, qui ont fui les attaques incessantes dans les États de Katsina, Sokoto et Zamfara.
    Le HCR remercie le Niger pour sa générosité. Ce pays continue d’accorder l’accès aux réfugiés, et ce malgré les restrictions frontalières dues à la pandémie de Covid-19.
    Les équipes du HCR au Niger ont enregistré un pic de violence meurtrière également dans la ville de Maradi, avec davantage de victimes et d’incidents graves signalés en janvier et février 2021 par rapport au second semestre 2020. Les réfugiés décrivent des meurtres effroyables, des enlèvements contre rançon et des villages pillés. Beaucoup ont également été pris au piège dans des affrontements entre agriculteurs et éleveurs ainsi que dans des actes d’autodéfense, alors que des groupes d’autodéfense ont été créés dans la plupart des villages.Les personnes qui fuient ont d’urgence besoin d’eau, de nourriture, d’abris et de services de santé. La plupart sont partis en hâte les mains vides pour sauver leur vie. Le HCR fournit une assistance et une protection vitales et a intensifié ses activités de suivi de la situation aux frontières. Les équipes du HCR enregistrent également les nouveaux arrivants afin d’identifier les personnes vulnérables et ayant d’autres besoins spécifiques

    #Covid-19#migrant#migration#niger#nigeria#sante#refugie#vulnerabilite#pandemie#frontiere#violence

  • UN agencies begin registering asylum seekers at US-Mexico border | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/02/1085642

    According to the agencies involved, an initial group could be allowed to enter the US this week, pending approval by authorities there. In a joint news release, the UN agencies said that the US and Mexican governments prioritized the Matamoros camp due to the difficult humanitarian conditions there. Other individuals with active MPP cases living outside the Matamoros camp will also be processed, they added. An estimated 25,000 applicants being processed in the US, were returned to Mexico under the policy known as the Migrant Protection Protocols (MPP). After the policy was terminated, a first group with active MPP cases entered the US on 19 February at the San Ysidro port of entry between Tijuana (Mexico) and San Diego (US).
    The UN agencies involved in the exercise – the Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR), the International Organization for Migration (IOM) and the UN Children’s Fund (UNICEF) – are conducting in-person registrations, ensuring humane treatment of children and their families, and carrying out COVID-19 tests.
    In coordination with US authorities, UNHCR launched a website on 19 February for people with active MPP cases to pre-register. About 12,000 people signed up in the first three days of operation. The website is supplemented by alternative registration channels including email, social media, and telephone. Similarly, in addition to conducting COVID-19 testing, IOM is coordinating transportation to the designated ports of entry. UNICEF is offering support for the most vulnerable child protection cases, and providing information to families and children. Similarly, partner organizations the International Committee of the Red Cross (ICRC) and the Mexican Red Cross are offering free telephone calls to allow asylum-seekers to maintain contact with their families before crossing into the US.
    The UN agencies also noted that according to the new US policy, all persons with active cases under the MPP programme will be able to enter the country to continue their immigration proceedings and lodge asylum claims.
    They clarified that the dates and points of entry to the United States for persons who have already completed registration are determined by the US government. “All individuals who qualify will be processed based upon the order determined by the US and not based on the date when they pre-register with UNHCR using the website or the hotline”, they added.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#sante#asile#politiquemigratoire#depistage#famille#vulnerabilite

  • Fled civil war in Myanmar, lost job to coronavirus and died in Malaysia: young mother’s suicide highlights refugees’ plight | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/politics/article/3122990/fled-civil-war-myanmar-lost-job-coronavirus-and-died-malaysia

    A day before Malaysia deported more than 1,000 people to Myanmar
    in defiance of a court order and protests from human rights groups, a young mother worried about her illegal status killed herself by jumping from the first floor of her apartment building in Kuala Lumpur. The woman, who was not one of those targeted for Tuesday’s mass deportation, had fled civil war in Myanmar’s Kachin state. She is thought to have become depressed after both she and her husband lost their jobs to the coronavirus pandemic.Her death on Monday was the latest in a string of suicides by refugees and migrant workers from Myanmar to have occurred in Malaysia since the pandemic began.“The couple were facing money problems, had debts and she worried over her undocumented status,” said Nang Moon, who works with refugee groups and belongs to the Malaysia branch of the Myanmar political party National League for Democracy.“She is also believed to have been suffering from postpartum depression.”She estimated this was the 24th such suicide since the onset of the Covid-19 pandemic last year, though added, “We don’t know the exact figure.”La Seng, head of the Kachin Refugee Organisation in Malaysia, said the woman had been in Malaysia since 2014, was 28 years old and left behind a 3-month-old daughter. “Her husband is very depressed,” said La Seng.

    #Covid-19#migrant#migration#malaisie#myanmar#sante#santementale#suicide#refugie#pandemie#emploi#vulnerabilite

  • Espagne : un incendie détruit une partie du camp de migrants de Nijar - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30258/espagne-un-incendie-detruit-une-partie-du-camp-de-migrants-de-nijar

    Un incendie a ravagé une grande partie du camp de travailleurs migrants à Nijar, dans le sud de l’Espagne, dans la nuit du samedi 13 février. Le feu, qui s’est déclaré vers 22h, a été particulièrement violent. La plupart des toits du camp de Nijar sont en plastique, ce qui a entraîné une propagation plus rapide des flammes. Dès le départ de l’incendie, plusieurs personnes ont appelé les services d’urgence qui ont déployé d’importants moyens. « Le feu ne s’est éteint qu’à 2h45 du matin car il y avait beaucoup de gens qui tentaient de récupérer leurs biens. Cela a rendu le travail difficile », a déclaré une source espagnole à El Pais. Les autorités espagnoles ont indiqué que l’origine de l’incendie restait pour l’heure inconnue. Deux cents personnes se retrouvent aujourd’hui sans abri. Le camp compte environ 1200 personnes. « Le problème ne concerne pas seulement ceux qui se retrouvent sans logement, mais aussi ceux dont les cabanes sont inutilisables cause de la suie et des ravages de la fumée », a déclaré une employé d’une ONG sur place, interrogée par El Pais.
    Ce n’est pas la première fois qu’un incendie touche ce camp de travailleurs. Au mois de décembre, les flammes avaient déjà détruit une partie du bidonville.La quasi totalité des migrants - marocains et africains subsahariens - du camp de Nijar travaillent dans les champs et les serres d’Almeria, une région d’où provient une grande partie des fruits et légumes en Europe. Leurs conditions de vie sont très précaires. Vivant loin des villes, dans des abris de fortune, ils font face au quotidien sans eau courante, ni électricité. La plupart de ces travailleurs ne gagnent qu’une trentaine d’euros par mois. Pas assez pour louer un logement décent.
    Leurs conditions de vie se sont aggravées depuis le début de l’épidémie de coronavirus en Espagne. Le 16 avril dernier, 27 ONG de défense des migrants avaient lancé un appel à la régularisation de ces travailleurs sans-papiers employés dans l’agriculture. « Des milliers de travailleurs agricoles migrants - ressortissants de l’UE ou non - vivent dans des cabanes et des campements insalubres, où il est impossible d’observer une distance physique et où la pandémie pourrait avoir des effets dévastateurs. Dans les champs et dans de nombreuses usines de transformation des aliments, les ouvriers travaillent à proximité les uns des autres sans aucun équipement de protection », avait alors dénoncé Caritas, l’une des ONG signataires.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#afriquesubsaharinne#maroc#sante#travailleurmigrant#economie#emploi#logement#pandemie#vulnerabilite#droit#agriculture