• Calais : 46 migrants investissent un ferry à destination du Royaume-Uni

    Jamais le port de Calais, très sécurisé, n’a connu une intrusion aussi importante de migrants. Une centaine d’entre eux se sont introduits illégalement dans l’enceinte, samedi soir, entre 21h15 et 21h30. La moitié a réussi à grimper à bord d’un ferry de la compagnie DFDS, qui venait d’accoster en provenance de Douvres, à l’aide d’une échelle et en profitant de la marée haute. La police est intervenue très vite. Au total, 63 migrants ont été interpellés.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/15485/calais-46-migrants-investissent-un-ferry-a-destination-du-royaume-uni

    Jamais le port de Calais, très sécurisé, n’a connu une intrusion aussi importante de migrants.

    –-> #walls_don't_work

    #murs #barrières_frontalières #contrôles_frontaliers #asile #migrations #réfugiés #frontières #UK #Calais #France #Angleterre



  • Quelques extraits de la #BD
    #Humains, #La_Roya est une fleuve , dont il a déjà été question ici :


    https://seenthis.net/messages/693475

    Extraits :


    #ligne #ligne_frontalière #zone_frontalière #frontière_mobile


    #histoire #Giraude #grillage #barrières_frontalières


    #walls_don't_work


    #pas_de_la_mort #campement


    #tunnel #refoulement #push-back #risque


    #légende_de_mamadou #passeurs #vêtements


    #ouverture_des_frontières


    #Roya_citoyenne #délit_de_solidarité #business #armée #militarisation_des_frontières #drones


    #jeu_de_l'oie #migrerrance


    #Bella_ciao #fête


    #Méditerranée #mer_Méditerranée


    #memoria_delle_Alpi


    #20_km #20_kilomètres #Sospel #PAF #police_aux_frontières


    #illégalité #légalité


    #sans-papiers #papiers


    #Francesco_Biamonti


    #Briançon #Hautes-Alpes


    #ouvrir_les_frontières


    #inhumanité


    #mourir_aux_frontières #décès #mort


    #invisibilité #invisibilisation


    #neige #froid

    #bande_dessinée #livre #frontière_sud-alpine #solidarité #frontières #asile #migrations #réfugiés #Cédric_Herrou #Vintimille #Italie #France #Menton #Alpes #montagne

    ping @nepthys @reka

    • Dans la BD on cite le #livre
      "Les Paroles la nuit" de Francesco Biamonti

      Dans l’obscurité de la nuit, sur les sentiers des collines ligures battues par le vent, parmi ces terres arides, de roches et d’argile, de ronces, d’oliviers et de mimosas, erre une humanité inquiète en proie à la violence qui règne sur les côtes : ce sont les laissés-pour-compte de la modernité occidentale, attirés par la frontière française, à la recherche d’une terre d’accueil.

      Des coups de feu, un bruissement dans les arbres, les restes d’un bivouac, des traces de sang, un cadavre retrouvé au petit matin sont les signes du passage de ces hordes de damnés, incarnés par deux personnages poignants, un homme et une petite fille kurdes qu’un implacable destin poursuit.

      Donnant voix aux silences de Leonardo et de ses amis, à leurs remords, à leur perception des événements et des choses, l’auteur nous livre des tranches d’existence qui se détachent sur un paysage à la lumière changeante ; la dérive de notre monde malade revient sans cesse dans une conversation suspendue au-dessus de l’abîme.

      http://www.seuil.com/ouvrage/les-paroles-la-nuit-francesco-biamonti/9782020350105


  • Guide to Digital Currency Wallets
    https://hackernoon.com/guide-to-digital-currency-wallets-85dd1f1d37c8?source=rss----3a8144eabfe

    Dear reader, where do you hold your money? In your #wallet, in a bank, under your bed, or you go for all three options? Well, there are valid reasons for keeping the money in different places — the way we keep them. We want to buy flowers and chocolates for our significant other on Valentine’s day paying cash to a seller right away, we are saving money to buy an apartment — we keep money in a bank. Anyhow, you are the only person that has access to your funds: you know where is your wallet and you know pin code for your banking card. The story is no different in the crypto world, except the wallets are a bit more complicated.It’s hot and it’s coldDigital crypto wallets are of 2 main types. First, there are hardware wallets — physical devices that usually look like flash drives. Second, there are (...)

    #digital-currency-wallet #digital-wallet #bitcoin #cryptocurrency


  • Munther Isaac, Twitter, le 25 janvier 2019
    https://twitter.com/MuntherIsaac/status/1088822481920688133

    Dear @realDonaldTrump We have a wall here in Palestine, and we will be more than happy to offer you this wall as a gift. We will include the graffiti with it. Transportation cost not included in the offer. Actually, you guys already paid for this wall.

    #Palestine #USA #Mur #Wall #Humour #Donald_Trump #graffiti



  • Un reportage radio sur le photographe #Mabeye_Deme
    https://www.rts.ch/play/radio/le-labo/audio/le-labo?id=10104577&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db

    Voici quelques images d’un des travaux de Mabeye
    #Wallbeuti - L’envers du décor


    https://www.regardsud.com/mabeye-deme

    #photographie #Dakar #nuit #Sénégal #voile
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @reka @grommeleur

    ps. Mabeye est en plus une magnifique personne. Je le connais personnellement car il habite à Grenoble...


  • The Future of Crypto Wallets
    https://hackernoon.com/the-future-of-crypto-wallets-dbfe684e01a8?source=rss----3a8144eabfe3---4

    SourceProblemBy the end of year 2018, it is very clear that “Blockchains are here to stay.” There have been many developments in this domain and enterprises are now actively researching on leveraging the benefits of Blockchain for improving their business.Creating a token on a Blockchain Platform is relatively easy now. By abiding to the appropriate token standard we can easily create a token. For example, You can create an ERC20 Token on Ethereum platform.At the time of writing this article, CoinMarketCap lists 2073 Cryptocurrencies. With big enterprises entering this space, this number is surely to increase in future.Imagine having to own and utilize multiple cryptocurrencies/tokens. It is very difficult for a user to remember all these names and their use cases. Due to this, people (...)

    #future-of-crypto-wallet #cryptocurrency #crypto-wallets-future #wallet #crypto-wallet


  • #DeFi vs. #Fintech
    https://hackernoon.com/defi-vs-fintech-6e9346605362?source=rss----3a8144eabfe3---4

    …or Wall St. meets blockchainDespite the ongoing boom in decentralized solutions, the realm of finance is still pretty much centrally governed by banks and other financial institutions that are in full control of people’s assets while making decisions about investment on industrial scale. #DeFi has recently emerged as a viable alternative that leverages a set of more progressive agile tools to the status-quo claiming to hand over the control over to the hands of users. What are these bespoke tools and mechanisms, and how are they more competitive vs. their fintech counterparts?Essentially, #defi is advantageous compared to its fintech predecessor mostly because it provides some extra functionality and fewer operational risks thanks to its decentralized nature of minimizing trust at the (...)

    #defi-vs-fintech #decentralized-finance #wall-st-blockchain #blockchain


  • Belgique : Gilets jaunes : le point sur les blocages 24 Novembre 2018 RTBF _
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_gilets-jaunes-nouveaux-blocages-et-debordements-de-la-nuit?id=10080867

    La mobilisation des gilets jaunes ne semble pas faiblir. Aux ronds-points, devant les dépôts de carburant, sur les nationales voire même les autoroutes, les gilets jaunes poursuivent leur mouvement.

    Depuis une semaine, ils s’opposent au prix des carburants. Initialement, le mouvement était pacifiste, mais depuis plusieurs jours, les débordement se multiplient. 

    À Namur
    Sur la N4 Namur vers Arlon, chaussée bloquée et les automobilistes sont invités à prendre le rond-point en fin de bretelle de sortie.

    Dans le Hainaut
    À Chimay
    Un barrage filtrant a été installé sur la N99 à hauteur de Chimay.

    À Hensies
    Des gilets jaunes ont installé un barrage filtrant sur l’E19 Valenciennes/Mons, au poste-frontière d’Hensies avec barrages filtrants vers la Belgique.

    À Charleroi
    C’est la deuxième nuit de troubles à Charleroi. Des casseurs s’étaient rassemblés au rond-point du Marsupilami. Un barrage qui se remet en place à 17h toujours sur le rond-point du Marsupilami.

    À Feluy
    Les gilets jaunes étaient en train samedi matin de se rassembler dans les environs de Feluy (dans les villages avoisinants). Leur point de chute : l’E19.

    Suite à ce rassemblement, la police a fermé la bretelle de sortie « Feluy  » sur l’E19 dans le sens Mons vers Bruxelles. Suivant qu’il y ait des problèmes d’envergure ou non, cette bretelle pourrait rester fermée jusqu’à demain matin.

    À Pommeroeul
    Sur la N544 à Pommeroeul, blocage de 3 stations-services.
     
    À Liège 
    Ce matin, on comptait des barrages en province de Liège, au rond point de l’aéroport de Bierset, mais ils sont à présent levés.

    Cette nuit, des casseurs ont voulu intégrer les gilets jaunes qui faisaient le piquet. Ces derniers ont contacté la police qui a pu communiquer avec les casseurs et empêcher tout débordement. Une seule arrestation administrative est à signaler.

    Du côté de la zone pétrolière de Wandres et Sclessin, une trentaines de gilets jaunes sont toujours présents, mais ils ne bloquent pas la circulation, simplement l’accès et la sortie des dépôts de carburants. Selon la police, l’ambiance est relativement bonne enfant, tout est calme.

    À Herstal
    D’autres bloquages, à Herstal sur la N671 à hauteur de Herstal, avec des remontées de files sur l’E40 Bruxelles - Aix

    Dans le Luxembourg
    À Libramont 
    Toute la nuit, la circulation a été ralentie à hauteur de la sortie de l’E411 vers Bertrix ainsi que sur la Nationale 89. Un barrage filtrant est toujours en cours ce samedi midi.

    Manon a 18 ans et était sur place en tant que gilet jaune :  "Quand je vois mes parents qui se crèvent pour nous et qui, à la fin du mois, ne s’en sortent pas, je me dis que ce sera pire nous plus tard, les jeunes."

    À Marche en Famenne
    A Marche en Famenne, une dizaine de gilets jaune organisent un barrage filtrant au rond-point situé près du bâtiment du Wex. Un barrage qui produit quelques ralentissements.

    Plusieurs dépôts resteront fermés ce week-end en Wallonie
    Si certains dépôts de carburant ouvriront en journée, tous les dépôts wallons seront fermés la nuit. La Fédération belge des négociants en combustibles et carburants (Brafco) justifie cette mesure par les situations dangereuses provoquées par les « gilets jaunes », qui manifestent contre l’augmentation des prix des carburants.
    Total ne souhaite pour sa part plus communiquer au sujet de la situation autour de son dépôt de Feluy (Hainaut) « pour des raisons de sécurité ».

    #Belgique #Wallonie #GiletsJaunes #Blocages
     


  • Belgique : Gilets jaunes : nouveaux blocages à Libramont et Bierset et débordements à Charleroi RTBF - 24 Novembre 2018
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_gilets-jaunes-nouveaux-blocages-et-debordements-de-la-nuit?id=10080867

    La mobilisation des gilets jaunes ne semble pas faiblir pas. Aux ronds- points, devant les dépôts de carburant, sur les nationales voire même les autoroutes, les gilets jaunes poursuivent leur mouvement.

    Depuis une semaine, ils s’opposent au prix des carburants. Initialement, le mouvement était pacifiste, mais, depuis plusieurs jours, les débordement se multiplient. 

    Trois barrages filtrants installés ce samedi matin (à 8 heures)
    La police a recensé à 08h30 la présence de barrages filtrants en trois endroits :
    – sur la N89 Vielsalm-Bouillon à hauteur de Libramont au rond-point d’accès à la E411 (province de Luxembourg),
    – sur la N5 Philippeville-Couvin à hauteur de Frasnes-lez-Couvin (province de Namur), 
    – et sur la N57 Soignies-Lessines entre Ath et Lessines (Hainaut).

    À Libramont 
    Toute la nuit, la circulation a été ralentie à hauteur de la sortie de l’E411 vers Bertrix ainsi que sur la Nationale 89. Des blocages qui pourraient encore durer un certain temps.
    Manon a 18 ans et était sur place en tant que gilet jaune : "Quand je vois mes parents qui se crèvent pour nous et qui, à la fin du mois, ne s’en sortent pas, je me dis que ce sera pire nous plus tard, les jeunes."

    À Liège 
    Ce matin, on comptait des barrages en province de Liège, au rond point de l’aéroport de Bierset, mais ils sont à présent levés.
    Cette nuit, des casseurs ont voulu intégrer les gilets jaunes qui faisaient le piquet. Ces derniers ont contacté la police qui a pu communiquer avec les casseurs et empêcher tout débordement. Une seule arrestation administrative est à signaler.

    Du côté de la zone pétrolière de Wandres et Sclessin, une trentaines de gilets jaunes sont toujours présents, mais ils ne bloquent pas la circulation, simplement l’accès et la sortie des dépôts de carburants. Selon la police, l’ambiance est relativement bonne enfant, tout est calme.

    À Charleroi
    C’est la deuxième nuit de troubles à Charleroi. Des casseurs s’étaient rassemblés au rond-point du Marsupilami.

    David Quinaux est le porte-parole de la police de Charleroi : « Un peu avant 2 heures du matin, une centaine de personnes ont allumé des feux à des ballots de pailles, endommageant gravement le tarmac. On a aussi des dégradations au niveau du mobilier urbain et des panneaux de signalisation. On a aussi constaté des dégradations à une banque, à une station essence, à un magasin de sport. »

    Le service d’ordre de Feluy a été envoyé à Charleroi pour disperser les émeutiers. Des projectiles ont été envoyés sur les policiers, on parle même de cocktails Molotov.

    Sur plusieurs vidéos amateurs, on peut voir les manifestants jeter des projectiles en direction des policiers, qui ont répliqué avec l’autopompe pour disperser la foule.
    #giletsjaunes #Belgique #Wallonie


  • Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels


  • Walmart’s Veggie-Tracking B.L.T.: Blockchain Lettuce Technology - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/24/business/walmart-blockchain-lettuce.html

    When dozens of people across the country got sick from eating contaminated romaine lettuce this spring, Walmart did what many grocers would do: It cleared every shred off its shelves, just to be safe.

    Walmart says it now has a better system for pinpointing which batches of leafy green vegetables might be contaminated. After a two-year pilot project, the retailer announced on Monday that it would be using a blockchain, the type of database technology behind Bitcoin, to keep track of every bag of spinach and head of lettuce.

    By this time next year, more than 100 farms that supply Walmart with leafy green vegetables will be required to input detailed information about their food into a blockchain database developed by I.B.M. for Walmart and several other retailers exploring similar moves.

    The burgeoning blockchain industry has generated a great deal of buzz, investment and experimentation. Central banks are exploring whether it would be good for tracking money flows. Eastman Kodak has explored a blockchain platform that could help photographers manage their collections and record ownership of their work, while a group of reporters and investors are using the technology to start a series of news publications.

    “I can’t see how doing this in a blockchain data format will make this magical in any way,” said David Gerard, the author of “Attack of the 50 Foot Blockchain.”

    “I think it’s mostly a P.R. move, so these companies can sell themselves as blockchain leaders,” he said.

    Walmart’s embrace of the blockchain highlights how difficult it still is for grocers, including the nation’s largest, to keep track of their food.

    Last year, Walmart conducted an experiment trying to trace the source of sliced mangos.

    It took seven days for Walmart employees to locate the farm in Mexico that grew the fruit. With the blockchain software developed by IBM, the mangos could be tracked in a matter of seconds, according to Walmart.

    “The food chain is not always linear,” said Frank Yiannas, vice president for food safety at Walmart.

    At each stop along the way, people handling produce for Walmart will make an entry on the blockchain, signing off when they receive it and then when they move it onto the next person in the chain. IBM and Walmart say they are already tracking other products like yogurt and poultry on the system.

    Blockchains are supposed to make it possible to keep updated databases without any central authority in charge. But currently, all of the records for the Walmart blockchain are being stored on IBM’s cloud computers, for Walmart’s use. That has led to questions about why a distributed database like a blockchain is even necessary.

    “The idea is right but the execution seems off,” said Simon Taylor, the co-founder of 11:FS, a consulting firm that advises companies on blockchain adoption. “IBM took new tech that doesn’t need a middleman and made themselves the middleman.”

    #Blockchain #IBM #Wallmart #Foutaise


  • « Les crêpes que j’ai mangé » : un nouvel accord pour le participe passé - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/09/02/les-crepes-que-j-ai-mange-un-nouvel-accord-pour-le-participe-passe_167613

    La fédération Wallonie-Bruxelles souhaite modifier les règles du fameux « accord du participe avec l’auxiliaire avoir », jugées complexes et grammaticalement peu pertinentes. Et invite les autres pays francophones à la suivre.

    « Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède (les crêpes que j’ai mangées). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable (j’ai mangé les crêpes). »

    A l’école les enfants se demandent : pourquoi avant et pas après ? Souvent, les enseignants savent expliquer comment on accorde, mais pas pourquoi. L’incohérence des règles traditionnelles les empêche de donner du sens à leur enseignement. Le temps moyen consacré aux règles actuelles est de 80 heures, pour atteindre un niveau dont tout le monde se plaint. Il serait tellement plus riche de le consacrer à développer du vocabulaire, apprendre la #syntaxe, goûter la littérature, comprendre la morphologie ou explorer l’étymologie, bref, à apprendre à nos enfants tout ce qui permet de maîtriser la langue plutôt qu’à faire retenir les parties les plus arbitraires de son code graphique.

    Pourquoi l’esprit critique s’arrête-t-il au seuil de l’orthographe ? Parce tout le monde a appris à ne plus se demander pourquoi. Enfin, pas tout le monde. La fédération Wallonie-Bruxelles, en accord avec ses instances linguistiques, envisage sérieusement d’instaurer l’invariabilité du participe passé avec l’auxiliaire avoir. Elle s’appuie pour cela sur les avis du Conseil de la langue française et de la politique linguistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (#CLFPL) et du Conseil international de la langue française (#Cilf). Elle suit aussi les recommandations d’André #Goosse, successeur de Maurice #Grevisse au Bon Usage, du groupe de recherche #Erofa (Etude pour une rationalisation de l’orthographe française d’aujourd’hui), de la Fédération internationale des professeurs de français et de sa branche belge, de certains membres de l’Académie royale de Belgique et de l’Académie de langue et de littérature françaises de Belgique, ainsi que des responsables des départements de langue, de littérature et de didactique du français de la plupart des universités francophones… Quant à l’Académie française, n’étant pas composée de linguistes, elle n’est jamais parvenue à produire une grammaire décente et ne peut donc servir de référence.

    Pour comprendre les raisons de ce changement, revenons au Moyen Age. Les moines copient alors au fil de la plume. Quand ils écrivent, par exemple : « Les pieds que Jésus a lavés », un simple regard vers la gauche permet d’identifier ce que Jésus a lavé. Il a lavé quoi ? Les pieds. Donc le moine accorde. Par contre, quand il écrit : « Jésus a lavé », il s’interroge. Jésus a lavé quoi ? Je ne sais pas, je vais attendre la suite du texte. Le moine poursuit : « Avant la fête de Pâques, sachant que son heure était venue, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, et patati et patata, … les pieds. » A tous les coups, quand le moine est arrivé à « les pieds », il a oublié qu’il avait un participe à accorder, ou il n’a plus la place pour écrire le « s » parce qu’au Moyen Age, les mots sont souvent attachés les uns aux autres. C’est cet oubli qui est à l’origine de la règle des accords avec l’auxiliaire avoir. Au XVIe siècle, Clément Marot, constatant le même phénomène en italien, en fait la promotion à l’aide d’un joli poème, ce qui fera dire à Voltaire : « Il a ramené deux choses d’Italie : la vérole et l’accord du participe passé. Je pense que c’est le deuxième qui a fait le plus de ravages ». Le Bescherelle désigne cette règle comme « la plus artificielle de la langue française ». Elle entraînera une cohorte de complications, comme les fameux accords des verbes exclusivement, essentiellement ou accidentellement pronominaux qu’on retrouve dans les quatorze pages d’exceptions du Bon Usage de Grevisse.

    Voici donc la nouvelle règle sur laquelle s’appuyer : « Le participe passé, avec l’auxiliaire être, s’accorde comme un adjectif (c’est-à-dire avec le mot auquel il se rapporte). Avec l’auxiliaire avoir, il ne s’accorde pas. » L’invariabilité du participe avec avoir peut heurter certaines personnes, que nous renvoyons à la formulation complète que le Cilf a proposé. Ainsi, dans cette dernière phrase, « la formulation que le Cilf a proposé », rien ne permet de considérer qu’il y a une faute grammaticale car le participe avec avoir n’a plus valeur d’adjectif, contrairement à ce qui se passe quand on utilise l’auxiliaire être.

    L’usage oral s’est fait l’écho de cette logique. L’invariabilité est une tendance en augmentation dans tous les milieux, dans tous les médias et dans tous les pays francophones. Parce que cet accord n’est plus porteur de sens. Il ne s’agit pas de justifier une faute, mais de rappeler que cet usage est légitime et qu’il serait injuste de le sanctionner. Les linguistes vous le diront : l’orthographe n’est pas la langue, mais l’outil graphique qui permet de transmettre, de retranscrire la langue, comme les partitions servent la musique. Puisque les langues évoluent, leur code graphique devrait en faire autant, ce qu’il n’a cessé de faire en français. Il serait absurde de croire que notre orthographe aurait atteint un degré de perfection intangible. Cela reviendrait à la considérer comme morte.

    Evitons les faux dilemmes. Il ne s’agit pas de tout changer, de déstabiliser tout le système ou de supprimer ce qui est porteur de sens dans notre orthographe, mais de maintenir une norme unique, renforcée dans sa cohérence. Il est surprenant de constater le peu de rigueur dont nous faisons preuve envers l’orthographe elle-même. La plupart des formes ou des règles sont justifiables, mais d’autres le sont moins, voire pas du tout. Tout dans l’#orthographe ne peut avoir la même valeur. Osons l’affirmer : les règles d’accord du participe passé actuelles sont obsolètes et compliquées jusqu’à l’absurde. Compte tenu du fait qu’elles ne sont pas fautives, qu’elles suivent l’usage, qu’elles libèrent du temps scolaire, qu’elles sont recommandées par toutes les instances officielles d’avis sur la langue et les universités, on est en droit de se demander pourquoi ces règles ne sont pas appliquées.
    Plus d’informations et liste des soutiens sur www.participepasse.info.
    Arnaud Hoedt et Jérôme Piron Anciens professeurs de français

    Vive les Belges !

    les fameux accords des verbes exclusivement, essentiellement ou accidentellement pronominaux qu’on retrouve dans les quatorze pages d’exceptions du Bon Usage de Grevisse

    ça c’est une règle qui m’a toujours tuée !!!

    #grammaire #linguistique #Belgique #Wallonie #participe_passé

    • Je suis un peu lent : est-ce que ça veut dire que tu aurais dû conclure par « ça c’est une règle qui m’a toujours tué » ?

      Si je me souviens bien, selon la règle classique :
      – « c’est une règle qui a toujours tué ma personne »
      – « c’est une règle qui m’a toujours tuée » (moi qui suis une fille)
      et si je comprends l’article, c’est cette incohérence entre le COD avant et le COD après qu’il s’agit de résoudre.

      Et donc... si je pousse, on se retrouverait à supprimer encore plus d’occasions d’utiliser le féminin ? (Dites-moi que j’ai tort.)

    • Quant à l’Académie française, n’étant pas composée de linguistes, elle n’est jamais parvenue à produire une grammaire décente et ne peut donc servir de référence.

      Ah ah ! Vrai !

      Sur les verbes pronominaux, c’est :
      Je me suis lavée.
      Je me suis lavé les cheveux ?
      C’est une règle qui se comprend très bien au niveau du sens.


  • El Gobierno desempolva un convenio de hace 26 años para expulsar a 116 migrantes

    La operación, de carácter extraordinario, se basa en un pacto que España y Marruecos firmaron en 1992.

    La Policía Nacional ha devuelto a Marruecos a los 116 subsaharianos que este miércoles saltaron la valla de Ceuta. Únicamente permanecen en España los dos menores que participaron en la entrada. El Gobierno ha recurrido para repatriarlos a un convenido firmado en 1992 por los entonces ministros del Interior de ambos países, José Luis Corcuera y Driss Basri, que contemplaba la expulsión en menos de 10 días de los ciudadanos de terceros países que entraran ilegalmente en España desde Marruecos. En sus 26 años, el acuerdo solo se había aplicado de manera excepcional.

    Firmado tras un repunte de la llegada de pateras a las costas andaluzas a comienzo de los noventa, en sus primeros 13 años en vigor el convenio sirvió para expulsar únicamente a 114 migrantes. En 2006, el Gobierno de José Luis Rodríguez Zapatero intentó reactivarlo, pero sin éxito. Tampoco lo logró Jorge Fernández Díaz, ministro del Interior del PP, quien en 2014 llegó a plantear a Marruecos su aplicación solo a aquellos que lograran saltar la valla de “forma violenta”. Desde entonces, se había utilizado en contadas ocasiones y, siempre, con un número de extranjeros muy inferior al de este jueves.

    Fuentes policiales destacan que las reticencias de Rabat a admitir ciudadanos de terceros países por esta vía había convertido su aplicación en excepcional. En los últimos años se aplicaba únicamente a los no marroquíes que arribaban en patera a las Islas Chafarinas, un archipiélago de soberanía española situado a 27 millas náuticas de Melilla y a 1,9 de la costa de Marruecos, en las que solo hay un destacamento militar español.

    La decisión de reactivar el acuerdo de Corcuera más allá de estas pateras la tomó el Ejecutivo de Pedro Sánchez el pasado 26 de julio, después de que más de 600 inmigrantes lograran saltar la valla de Ceuta. Los ministros del Interior y Asuntos Exteriores, Fernando Grande-Marlaska y Josep Borrell, respectivamente, solicitaron entonces a Marruecos que permitiera la entrega de, al menos, una parte de este numeroso grupo, pero Rabat rechazó la propuesta, según detallan fuentes de Interior conocedoras de aquellos contactos. Marruecos sí se comprometió a aplicar el convenio si se volvía a producir un salto masivo, como el que finalmente se produjo este miércoles otra vez en Ceuta. España inició entonces los contactos, pero las autoridades del país magrebí volvieron a mostrar reticencias. Grande-Marlaska entró en contacto esa misma tarde con sus interlocutores magrebíes para desatascar la situación.

    Los responsables de la Comisaría General de Extranjería y Fronteras desplegaron entonces un amplio dispositivo para cumplimentar los trámites en pocas horas. Los migrantes fueron trasladados de 10 en 10 desde el Centro de Estancia Temporal de Inmigrantes (CETI) de Ceuta a dependencias policiales para tramitar el expediente de devolución de forma exprés. Tras tomarles la filiación, se les entregaba la orden de expulsión en presencia de un abogado. De allí, pasaban a los calabozos para su posterior traslado en vehículos a la frontera. Interior ha marcado distancias con las polémicas devoluciones en caliente, en las que no se produce ninguna de estas circunstancias y que ya han costado una condena del Tribunal Europeo de Derechos Humanos de Estrasburgo. Portavoces del ministerio recalcaban que “ninguno” de los 116 inmigrantes ahora devueltos a Marruecos solicitó asilo durante este trámite.
    España pagará los gastos

    Fuentes del equipo de Grande-Marlaska reconocen que el procedimiento habitual es que la devolución se haga directamente con el país de origen. Sin embargo, el acuerdo ahora esgrimido contempla la posibilidad de que regresen al país desde el que han cruzado la frontera, pese a que no sean oriundos de allí. “La clave es que han entrado por Marruecos”, recalcan estas fuentes. El convenio recoge que España se hace cargo tanto de los gastos de transporte a Marruecos como, posteriormente, desde allí a sus países de origen.

    Interior recalca que la entrada de los ahora devueltos se produjo de forma “ilegal y violenta” tras arrojar cal viva, ácido y excrementos a los guardias civiles que custodiaban la frontera. Siete agentes y cinco migrantes resultados heridos. “Legalmente, su situación es muy distinta de los que se les rescata en el mar”, recuerdan desde el ministerio. En el caso del auxilio de las pateras, la normativa internacional establece la obligación de los servicios de salvamento de llevar a los rescatados al puerto seguro más cercano.

    https://elpais.com/politica/2018/08/23/actualidad/1535027599_502354.html

    Je mets ici un autre message pour alimenter le tag #walls_don't_work #efficacité #murs #barrières_frontalières #frontières #les_murs_ne_marchent_pas

    ... même si, une fois passé le mur, les autorités marocaines ont procédé au #renvois #expulsions #push-backs des exilé·es qui avaient réussi à passer le barrage...

    #Ceuta #Melilla #Espagne #Maroc


  • Her First Hackathon
    https://hackernoon.com/her-first-hackathon-2c6cb75aadc4?source=rss----3a8144eabfe3---4

    Wallifornia HackathonHackathons can be a transformative experience for any new developer. Why? Because they provide a tangible real-world opportunity to build something from scratch and then “ship” a minimum viable product (MVP) in less than 24 hours. On the line are cash prizes, industry connections, and the bragging right to say I did this!In fact, it’s a kind of rite of passage most developers put themselves through at least once in their career. Those 24 hours can be both exhilarating and frustrating for new developers as, for the first time, they learn how to work with a team, get acquainted with new APIs, and then make critical choices about what features to include in the final product.Cloudinary recently sponsored the #wallifornia #musictech Hackathon in Liège, Belgium. A group of (...)

    #hackathons #women-in-tech #her-first-hackathon


  • Accident mortel à Obourg : « Le manque de sérieux a tué » (Mons) - Lavenir.net
    https://www.lavenir.net/cnt/dmf20180703_01192664/accident-mortel-a-obourg-le-manque-de-serieux-a-tue

    [La #wallonie] a transformé le réseau routier en un véritable coupe-gorge pour cyclistes. […] Les routes régionales jalonnant notre ville sont une parfaite illustration de cette politique. […] Sur la plupart des grands axes de communication, et même sur les voiries rénovées récemment, les cyclistes courent un danger grave, immédiat, évident, un danger de mort. Aujourd’hui, ce manque de sérieux a tué. — Permalink

    #mobilité #sécurité #vélo



  • Video shows Palestinians from Gaza cut border fence, enter Israeli territory
    Haaretz.com | Palestinians report six wounded, one seriously, by live fire at protests near border. Israeli army says it shot toward Palestinians who tried to damage fence
    Jack Khoury and Yaniv Kubovich May 05, 2018 6:31 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/video-shows-palestinians-from-gaza-cut-fence-enter-israeli-territory-1.6054
    https://youtu.be/X4Z0noNhI2Q

    In the video, several Palestinians are seen approaching the fence and shouting, with one shouting “God is with us, we are crossing the fence.” The young man goes on to encourage the others to damage the fence and cross through it.

    The Israel Defense Forces said Friday that it had thwarted two attempts by protesters to damage the fence and cross into Israeli territory. The protesters turned back after troops arrived, the army said.

    Attempts by Palestinians in Gaza to cross into Israeli territory continued on Saturday, the IDF spokesman said.


  • 2014 :
    #Goldman_Sachs menacé d’un recours collectif pour #discrimination sexuelle
    https://www.lesechos.fr/24/10/2014/lesechos.fr/0203886416662_goldman-sachs-menace-d-un-recours-collectif-pour-discriminati

    Le juge devrait donner sa décision sur la légitimité d’un recours collectif d’ici la fin de l’année. S’il l’autorise, cela sera beaucoup plus dommageable pour Goldman Sachs.

    2018 : la décision du juge est favorable

    Wall Street’s Biggest Gender Lawsuit Is 13 Years in the Making - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/features/2018-05-03/wall-street-s-biggest-gender-lawsuit-is-13-years-in-the-making

    A federal judge in New York had ruled that she and three other women who claim there’s systematic gender discrimination at Goldman can now represent as many as 2,300 other current and former employees.

    #wall_street


  • Greece reinforces land border with Turkey to stem flow of migrants | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2018/apr/29/greece-reinforces-land-border-with-turkey-to-stem-flow-of-migrants

    Greece has rushed to reinforce its land border with Turkey as fears mount over a sharp rise in the number of refugees and migrants crossing the frontier.

    Police patrols were augmented as local authorities said the increase in arrivals had become reminiscent of the influx of migrants on the Aegean islands close to the Turkish coast. About 2,900 people crossed the land border in April, by far surpassing the number who arrived by sea, the UN refugee agency (UNHCR) said. The figure represents half of the total number of crossings during the whole of 2017.

    #migrations #asile #turquie #grèce #réfugiés


  • La science à portée de tous !

    #Jean-Claude_Marcourt poursuit la mise en place du #décret « Open Access » en Fédération #Wallonie-Bruxelles.

    Sur proposition de Jean-Claude MARCOURT, Vice-Président du Gouvernement et Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles adopte, en dernière lecture, le projet de décret « Open Access », un texte fondateur visant l’établissement d’une politique de libre accès aux #publications_scientifiques.

    Le projet de décret vise clairement à intégrer les institutions de recherche et d’enseignement supérieur de la Fédération dans le mouvement de la « #science_ouverte » , c’est-à-dire un ensemble de pratiques de la recherche scientifique basées sur l’utilisation des outils de l’Internet ; archivage numérique, copie déverouillée sur le web, etc. Le décret « Open Access » et, in fine, l’#accès_libre aux résultats de la recherche ayant bénéficié d’un #financement_public, en est le premier pilier.

    Le texte voté par le gouvernement de ce mercredi 28 février 2018 est le fruit d’un dialogue constructif instauré avec l’ensemble des acteurs, que ce soit le milieu scientifique et académique ou encore les éditeurs belges. Des balises ont été adoptées afin de répondre aux préoccupations principales exprimées par ces derniers comme, par exemple, la limitation du champ d’application du décret aux articles scientifiques paraissant dans les périodiques et non aux ouvrages édités.

    Le Ministre MARCOURT tient à préciser : « La Fédération adopte un texte fondateur qui place les institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans le peloton de tête des institutions mondiales actives dans la « science ouverte ». Et d’ajouter : « La Wallonie et Bruxelles s’engagent ainsi aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels que l’Université d’Harvard ou encore les universités Suisse telles que Zurich, Lausanne ou encore Genève . En favorisant le partage des résultats de la recherche ayant fait l’objet d’un financement public, le décret « Open Access » permet la libre circulation du savoir, la promotion de la science et de l’innovation ».

    Concrètement, le décret prévoit que les chercheurs déposent dans une archive numérique institutionnelle leurs publications scientifiques issues de leurs recherches réalisées sur fonds publics et recommande que lors de l’évaluation des publications, de prendre exclusivement en considération, les listes générées à partir de ces archives numériques institutionnelles.

    Pour conclure, le Ministre tient à rappeler que le décret Open Access renforce la visibilité des chercheurs, de leurs travaux et des institutions d’enseignement supérieur. « Le fruit de la recherche émanant de la Fédération Wallonie Bruxelles devient accessible partout dans le monde et, plus spécifiquement, auprès des chercheurs dont les institutions ne pouvaient jusqu’ici se permettre d’acheter ces publications scientifiques. » se réjouit le Ministre. « C’est une avancée sociétale fondamentale ».

    https://marcourt.cfwb.be/la-science-a-portee-de-tous
    #open_access #savoir #université #recherche #Belgique #édition_scientifique #résistance

    • L’Open Access adopté par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

      Ce mercredi 28 février, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en dernière lecture le projet de décret "Open Access" porté par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean-Claude Marcourt.

      Le texte du décret stipule que tous les articles scientifiques subventionnés par des fonds publics devront être déposés dans un répertoire institutionnel (aussi appelé « archive ouverte »). Les insitutions devront également utiliser exclusivement les listes de publications provenant de ces répertoires pour l’évaluation des chercheurs.

      À l’Université de Liège, cette politique existe déjà depuis presque 10 ans et est mise en place via le répertoire ORBi.

      https://lib.uliege.be/en/news/l-open-access-adopte-par-le-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxel

    • Attention :

      « La Wallonie et Bruxelles s’engagent ainsi aux côtés d’acteurs de renommée mondiale tels que l’Université d’Harvard ou encore les universités Suisse telles que Zurich, Lausanne ou encore Genève .

      En #Suisse, c’est le #golden_open_access qui est visé... ce qui n’est pas exactement dans la logique d’un accès gratuit aux résultats de recherche... mais c’est une manière de plus d’enrichir les éditeurs scientifiques prédateurs :
      https://seenthis.net/messages/651822
      #FNS

    • La #voie_verte

      La voie verte ou green open access est la voie de l’auto-archivage ou dépôt par l’auteur dans une #archive_ouverte.

      Une archive ouverte est un réservoir où sont déposées des publications issues de la recherche scientifique et de l’enseignement dont l’accès est libre et gratuit. Elle peut être institutionnelle (ex. OATAO de l’ Université de Toulouse), régionale (ex. OpenAIRE pour l’Europe), nationale (HAL pour la France) ou disciplinaire (ex. arXiv en Physique, RePEC en Economie).


      http://openaccess.couperin.org/la-voie-verte-2
      #green_open_access #archives_ouvertes #post-print #pre-print

    • ‘Big Deal’ Cancellations Gain Momentum

      An increasing number of universities are ending, or threatening to end, bundled journal subscriptions with major publishers.

      Florida State University recently announced plans to cancel its “big deal” with Elsevier, but it is far from the first university to do so.

      In recent years, there has been an uptick in the number of reports of libraries dropping their bundled journal deals with big publishers, which can cost upward of $1 million annually.

      Rather than subscribing to a large volume of journals in a publisher’s collection, often at a substantial discount off the individual list price, some institutions are choosing to pay only for the journals they determine they need the most.

      Rick Anderson, associate dean for collections and scholarly communications at the Marriott Library at the University of Utah, said that more cancellations are likely, but “how big the snowball is going to get” is an unanswered question.

      “Will big-deal cancellations continue to bubble along at a slow but steady pace? Will they peter out altogether as libraries and publishers work out new terms that allow the libraries to renew? Will more and more libraries cancel their big deals until publishers finally abandon them?” asked Anderson. “It’s impossible to say at this point; I think all three of those scenarios are possible, though I think the first two are more likely than the third.”

      Last year, Anderson published an article at The Scholarly Kitchen looking at big-deal cancellations by North American libraries. He identified 24 libraries that had canceled big deals, another four libraries that canceled but later resubscribed, and three libraries that announced cancellations but didn’t follow through.

      Also last year, #SPARC, an advocacy group for open access and open education, launched a resource tracking big-deal cancellations worldwide. Greg Tananbaum, a senior consultant at SPARC, said that there is a “growing momentum” toward cancellations.

      According to data from SPARC (which may not be comprehensive, said Tananbaum), in 2016 five U.S. and Canadian institutions announced cancellations with big publishers such as Springer Nature, Wiley, Taylor & Francis and Elsevier. In 2017, seven more North American institutions said they planned to cancel their big deals, including the University of North Carolina at Chapel Hill and Kansas State University, among others.

      Motivation for Cancellation

      Both Tananbaum and Anderson agree that one factor driving cancellations of big deals is that library budgets are not growing at the same rate as the cost of subscriptions. Given budget restrictions, “there’s just a reality that tough choices have to be made,” said Tananbaum. He added that in each of the cases documented in the SPARC tracking resource, the institutions ran “meticulous assessments” to determine the value of their current arrangements, and found that “the value was not positive.” Typically a bundled deal would allow an institution to subscribe to a couple of thousand titles for the same list price as a few hundred individual subscriptions.

      “What makes the big deal unsustainable isn’t the structure of the model, but the fact that it absorbs so much of a library’s materials budget, and the price rises steadily from year to year,” said Anderson. “That dynamic leads to an inevitable breaking point, at which the library can no longer afford to pay for it — or is forced to cancel other, equally desirable (or more desirable) subscriptions in order to keep paying for it.”

      Another factor driving cancellations is a desire among some librarians to “stick it to the publishers,” said Anderson. “There is a truly remarkable level of anger that many librarians feel towards the publishers who sell subscriptions under the big-deal model,” he said. “This makes the prospect of canceling a big deal very attractive at a political level.”

      Librarians are able to consider canceling big deals because it doesn’t mean going “cold turkey” anymore, said Tananbaum. Interlibrary loan systems can return a journal article in less than 24 hours at relatively low cost to the library, and many articles are available in open-access format for free, with tools like Unpaywall making them easy to find. If a researcher needs a paywalled paper instantly, they can still access that content, without a subscription, for around $30.

      Though it is talked about less, the ease of accessing copyrighted papers though sites such as Sci-Hub and ResearchGate have also emboldened librarians, said Joseph Esposito, senior partner at publishing consultancy Clarke & Esposito.

      Hard-Core Negotiating

      In 2015, the Université de Montréal combined usage and citations data with the results of an extensive survey of faculty and students to determine that 5,893 titles were essential to research needs at the university — accounting for 12 percent of the institution’s total subscriptions, and around a third of all titles included in big deals.

      A similar analysis has since been performed by 28 university libraries in Canada, with some “truly considering unbundling or exiting consortium negotiations to get better deals,” said Stéphanie Gagnon, director of collections at Université de Montréal.

      Gagnon and her colleague Richard Dumont, university librarian at Montréal, said that unbundling big deals was a “last resort” strategy for the institution. The institution will first offer what it considers to be a “fair price” based on the needs of the community and the publishers’ pricing, said Dumont.

      This approach “seems reasonable,” said Dumont, since four major publishers have accepted the institution’s offers — Wiley, SAGE, Elsevier and Cambridge University Press. Currently, the institution has two big deals unbundled: Springer Nature (2,116 titles canceled) and Taylor & Francis (2,231 titles canceled).

      The Taylor & Francis big deal cost Montréal around half a million U.S. dollars per year for over 2,400 titles. Per title, the average cost was around $200. But Montréal calculated that only 253 titles were being used regularly, meaning the “real” cost was closer to $2,000 per title, said Gagnon. By unbundling this deal and the Springer Nature deal, and by renegotiating all big-deal subscriptions, the institution saves over $770,000 annually, said Gagnon.

      Gagnon said she did not think teaching or research has been hindered by the cancellations, since the big deals that were unbundled did not contribute greatly to the needs of the community. Researchers can still access paywalled content they don’t have immediate access to through the interlibrary loan system. “Content is still available, with some hours’ delay,” said Gagnon.

      Value for Money

      Unlike Montréal, some institutions that have canceled big deals have not ended up saving much money, or negotiating a better deal. Brock University in Ontario, for example, canceled its big deal with Wiley in 2015, only to return a year later for the same price.

      Ian Gibson, acting head of collections services at Brock, said the Wiley cancellation was prompted by a “perfect storm” of a weak Canadian dollar and a library budget that was not increasing in line with subscription costs. “The institution had no extra funds to buffer the FX crisis, and the hole in our budget was so big that only canceling Wiley or Elsevier would fill it,” said Gibson.

      The institution looked into purchasing back just the most essential titles from Wiley, and found “there was no way to do it for less than we were paying for the big deal.” Gibson said that the university upped the library budget soon after, “and we jumped back into the Wiley deal through our consortium, and the pricing was as if we had never left.”

      “Although the overall dollar cost for a big deal is typically enormous, the package usually includes so much content that the per-journal cost is quite low and would be dramatically higher on a per-journal basis if the titles were acquired as individual subscriptions,” said Anderson. Limiting titles, of course, also means that not everyone will get immediate access to the content they want. “This is probably the primary reason so many libraries (mine included) have held on to their big deals as long as they have.”

      Getting Faculty on Board

      At Montréal, the library worked hard to get faculty and student support before making any cancellations, said Gagnon. “We put in a lot of energy to explain, convince, answer and demonstrate to our staff and to the community what we were doing,” said Gagnon. The library built a website, published press releases and organized meetings. “It was a really global community project,” she said.

      Perhaps one of the most surprising aspects of Florida State University’s pending cancellation of its big deal with Elsevier is that the Faculty Senate approved it, despite concerns that they would not be able to access journals as freely as they do now.

      “The one question I keep getting asked is, ‘How did you get your faculty to agree to it?’” said Roy Ziegler, associate dean for collections and access at Florida State University. It hasn’t been an easy process, but outreach efforts have helped faculty to understand why this route is necessary. “Our faculty are willing to roll with it for now,” he said. “We don’t think our new model will do harm, but it will force faculty to change their behavior slightly — there’s a re-education piece.”

      FSU will offer unmediated, instant access to content that is not subscribed to for faculty and graduate students at a cost of around $30 to the library, but will encourage them to access materials through the slower interlibrary loan system as much as possible. Undergraduate students will only have the option to go the slower (cheaper) route. Avoiding duplicated instant-access purchases will be a key factor in keeping costs down, said Ziegler.

      By pulling out of its statewide agreement with Elsevier, FSU will lose access to Elsevier’s Freedom Collection — a system by which institutions have access to all nonsubscribed journal content at a significantly reduced rate. Ziegler said that FSU does “have an offer on the table right now” from Elsevier, but it’s not what they wanted. “If that offer gets better, we could stay in,” he said. FSU’s current deal with Elsevier costs around $1.8 million annually — 22 percent of the library’s total materials budget.

      In an emailed statement, Elsevier said that the Freedom Collection is “still preferred by the vast majority of our customers who want the best value we can provide, but some customers want more purchasing options, and for them we’re happy to provide such flexibility.” The statement continued, “We generally see more new Freedom Collection customers than those who move to title by title, but there’s no particular trend over time.”

      Taylor & Francis, Wiley, SAGE and Springer Nature declined to comment for this article.

      A Shortsighted Decision?

      Kent Anderson, CEO of publishing data analytics company RedLink, and former president of the Society for Scholarly Publishing, said that institutions that cancel big deals are making a “selfish” and shortsighted decision, an issue he also wrote about in a recent article for The Scholarly Kitchen. He compared canceling a big deal to canceling a newspaper subscription; journalists lose their jobs, local media collapses and soon no one knows what’s happening inside government.

      Canceling big deals means that down the road, publishers won’t be able to keep up with the volume of research that is being produced, he said. He warned that if libraries and publishers continued to be “at loggerheads against each other,” they would ultimately alienate the researchers they are both trying to serve.

      A loss of diversity in the publishing ecosystem concerns Kent Anderson. The survival of journals from smaller scholarly societies depends on their inclusion in big deals, he said. As the choice of publications to publish in gets “fewer and worse,” time to publication will get longer.

      While many libraries say they are forced to cancel big deals because of budget constraints, Kent Anderson points out that library budgets are often just a tiny fraction of an institution’s total budget, suggesting that the money could be better allocated to prioritize these resources.

      But Rick Anderson, of the University of Utah, said that suggesting the root of the issue is a funding problem, rather than a pricing problem, “feels a little bit like the bully on the playground taking our lunch money and then saying, ‘Hey, I’m not the problem, your mom needs to give you more lunch money.’”

      https://www.insidehighered.com/news/2018/05/08/more-institutions-consider-ending-their-big-deals-publishers

    • Le #business des publications scientifiques
      VRS n° 412 - Printemps 2018

      « Un pays qui exporte sa matière première à bas prix, et réimporte le produit fini au prix le plus fort, est dans une logique de sous-développement. C’est cette logique qui prévaut dans l’édition scientifique internationale. (…) Jusqu’à maintenant, l’édition scientifique électronique reproduit en grande partie les schémas archaïques de production, parce qu’elle émane des éditeurs scientifiques commerciaux… », écrivait Anne Dujol en 1996. « Il y a fort à parier que, dans un très proche avenir, de nombreux auteurs s’affranchiront des contraintes actuelles de la publication d’articles scientifiques et ‘publieront’ électroniquement les résultats de leurs travaux, » poursuivait-elle.

      Hélas, elle sous-estimait la puissance et l’« agilité » des éditeurs mondialisés qui tiennent ce qui est devenu un des business les plus lucratifs au monde. Et elle surestimait la compréhension des enjeux de la part des scientifiques et de leur bureaucratie, dans un monde où, comme à la chasse, la publication est devenue une performance où le/la scientifique exhibe ses trophées.

      L’inflation des publications est telle que les bibliographies, bien souvent stéréotypées, résultent davantage de la collecte de résumés que de discussions scientifiques. On écrit mais on ne lit pas ; et la critique des résultats, les vérifications, le dialogue s’en ressentent.

      Peut-être plus grave encore, les scientifiques leur ayant délégué l’évaluation de leurs travaux en leur décernant le label « d’excellence » (« où publies-tu » plutôt que « que publies-tu »), les revues – et donc les éditeurs qui les possèdent – ont acquis un pouvoir exorbitant sur la politique scientifique des institutions, voire des Etats.

      Mais le vent tourne. Les institutions de recherche et d’enseignement supérieur et leurs bibliothèques croisent le fer avec les éditeurs commerciaux. Et les chercheur·e·s commencent à reprendre en main l’édition de leur travail.


      http://www.snesup.fr/article/le-business-des-publications-scientifiques-vrs-ndeg-412-printemps-2018

    • Offensive contre les géants de l’édition scientifique en Europe

      Les conseils de recherche de onze pays européens, dont la France et le Royaume-Uni, prennent les grands moyens pour endiguer la soif de profits des géants de l’édition scientifique, qui siphonnent les budgets des bibliothèques universitaires.

      Ces onze États viennent de dévoiler un plan qui obligera d’ici deux ans leurs chercheurs subventionnés à publier le fruit de leurs travaux sur des plateformes en libre accès. Le but : mettre fin à la domination commerciale des cinq plus grands éditeurs scientifiques, qui font des profits considérables en publiant des articles fournis par les universitaires.

      « Il ne faut pas enfermer la science derrière des murs payants », indique le manifeste du nom de « Plan S » dévoilé la semaine dernière par Science Europe, un regroupement d’organisations européennes vouées à la promotion et au financement de la recherche.

      « Aucune raison ne justifie un modèle d’affaires établi sur des abonnements à des publications scientifiques. À l’ère numérique, le libre accès augmente la portée et la visibilité de la recherche universitaire », précise le document signé par Marc Schiltz, président de Science Europe.

      Outre Paris et Londres, cette offensive est appuyée par les organismes subventionnaires des pays suivants : Suède, Norvège, Pays-Bas, Autriche, Irlande, Luxembourg, Italie, Pologne et Slovénie. Ces États, comme bien d’autres (dont le Québec et le Canada), en ont assez des coûts astronomiques des abonnements aux publications scientifiques comme Nature ou Science.

      Comme Le Devoir l’a rapporté au cours de l’été, les frais d’abonnement aux magazines scientifiques accaparent désormais 73 % des budgets d’acquisition des bibliothèques universitaires. Les cinq grands éditeurs publient à eux seuls plus de la moitié des articles savants dans le monde. Les abonnements à ces magazines coûtent tellement cher que certaines bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des livres.

      L’offensive des pays européens contre ces tarifs jugés déraisonnables risque de faire mal aux géants de l’édition — notamment les groupes Elsevier, Springer Nature, John Wiley Sons, Taylor Francis et SAGE Publications — qui dominent le marché mondial.

      « Ce ne sera pas la mort demain de ces grands ensembles-là, mais cette campagne s’ajoute aux désabonnements [aux périodiques scientifiques] de beaucoup d’universités en réaction à la hausse des coûts d’abonnement », dit Vincent Larivière, professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal (UdeM). Il dirige la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante.

      Crise mondiale

      Les grandes revues comme Nature sont attrayantes pour les chercheurs. Ces magazines sont prestigieux. Ils sont lus, donc beaucoup cités. Et pour réussir en tant que professeur — être embauché, obtenir une promotion —, il faut être cité par ses pairs. C’est pour ça que les magazines scientifiques peuvent se permettre de facturer une fortune en abonnements aux bibliothèques universitaires.

      Les éditeurs scientifiques obtiennent pourtant leurs articles tout à fait gratuitement : les chercheurs ne sont pas payés par les magazines pour publier leurs travaux. Ça fait partie de leur tâche de professeur. Et les articles sont révisés bénévolement par des pairs. Plus troublant encore, un nombre croissant de revues scientifiques imposent des frais de 3000 $ ou 5000 $, par exemple, aux professeurs qui veulent que leurs articles soient en libre accès.

      Ce modèle d’affaires des revues savantes soulève un tollé partout dans le monde, rappelle Vincent Larivière. Le biologiste Randy Schekman, de l’Université de Californie, a même appelé au boycottage des magazines ayant publié ses travaux qui lui ont valu le prix Nobel. Il a fondé en 2012 son propre journal, eLife, qui publie ses articles en libre accès.

      Aux États-Unis, de puissants organismes comme la Fondation Bill Melinda Gates et les Instituts nationaux de santé (National Institutes of Health) exigent aussi que les recherches scientifiques qu’ils financent soient publiées en libre accès.

      https://www.ledevoir.com/societe/education/536595/offensive-europeenne-contre-les-geants-de-l-edition-scientifique

    • Négociations #SPRINGER : Arrêt de notre abonnement

      La bibliothèque vous avait informé au mois d’avril des négociations difficiles du #consortium_Couperin avec l’éditeur #SpringerNature au sujet des revues #Springer.

      Les #négociations se sont achevées la semaine dernière, et l’ENS de Lyon n’est pas satisfaite des dernières conditions proposées par l’éditeur. La #bibliothèque_Diderot de #Lyon ne renouvèlera donc pas son #abonnement aux revues Springer pour 2018-2020.

      Nous sommes conscients de la difficulté qu’occasionnerait la perte des abonnements aux revues Springer pour 2018.

      Néanmoins, nous conservons sur la plateforme Springer :

      • L’accès jusqu’en 2017 inclus aux 39 titres de notre abonnement historique, selon les termes du contrat précédent, pendant au moins deux ans et sans frais supplémentaires.
      • L’accès aux ressources acquises de manière définitive en Licences Nationales dans le cadre du projet istex : origine à 2014 pour les revues Springer.


      http://www.bibliotheque-diderot.fr/negociations-springer-arret-de-notre-abonnement-365193.kjsp?RH=
      #France


  • Compteurs communicants : un déploiement massif serait inutile, coûteux et dangereux - Le Soir Plus
    http://plus.lesoir.be/149108/article/2018-04-04/compteurs-communicants-un-deploiement-massif-serait-inutile-couteux-et-d

    Le projet de déploiement massif des compteurs communicants a certainement beaucoup d’avantages pour les lobbys sectoriels, mais guère pour les consommateurs. Ce sont pourtant eux qui en subiront pleinement les coûts et les inconvénients. Si certaines situations peuvent justifier l’installation d’un compteur communicant, les priorités tant sociales qu’écologiques, sont ailleurs. — Permalink

    #wallonie #énergie


  • On the edge of the EU, refugee flows flood the Evros River

    A clampdown on Europe’s eastern borders and the Aegean Sea has forced migrants to seek different — and more dangerous — routes to the continent. Hunters and fishermen find their bodies, reports Anthee Carassava.

    http://www.dw.com/en/on-the-edge-of-the-eu-refugee-flows-flood-the-evros-river/a-43068842?maca=en-Twitter-sharing
    #Evros #asile #migrations #réfugiés #Grèce #frontières #Pavlos_Pavlidis #mourir_aux_frontières #morts #décès

    • Si jamais, pour mémoire, j’avais écrit cet article en 2012, paru dans @lacite et repris par @visionscarto :
      Dans la région de l’Evros, un mur inutile sur la frontière greco-turque

      L’Europe se déchire sur la « crise des migrants », et la Hongrie vient d’annoncer la fermeture de la frontière et l’édification d’une clôture de barbelés de 4 mètres de haut sur les 175 kilomètres de tracé frontalier avec la Serbie. Mais que se passe-t-il vraiment le long des frontières européennes ? Voyage en plusieurs étapes avec Alberto Campi et Cristina Del Biaggio, qui arpentent ces marges depuis 2012.

      Aujourd’hui, le mur d’Evros, sur la frontière greco-turque. Considérée comme une passoire, les autorités grecques ont cherché à la « verrouiller » en construisant un « mur » sur un peu plus de 12 kilomètres, symbole du durcissement de la politique de surveillance et de restriction des flux migratoires vers l’Europe.


      https://visionscarto.net/evros-mur-inutile

    • Erdogan crackdown, Syria war seen fueling migrant flows to Greece

      Over the previous week, a record 1,500 migrants and asylum-seekers crossed the Evros River border, most of them Kurds from Syria and Iraq, as well as self-professed critics of the Erdogan regime. Most turn themselves into Greek authorities, waiting to be formally identified and transferred to reception centers.

      Greek officials are concerned that arrivals via Evros will rise as dry weather has resulted in lower water levels in the river.

      Another key factor, military and police sources have told Kathimerini, is that Turkish authorities appear less willing than before to stem inflows. They say that the ease with which traffickers and migrants are able to reach the Turkish side of the border – despite Erdogan’s decision to reinforce Turkey’s land border with thousands of pro-government military border guards – suggests that the authorities have either been ordered to turn a blind eye to widespread trespassing or are susceptible to bribes. Additionally, analysts say that the fact that the vast majority of migrants are Kurds from war-torn Afrin in Syria and from Iraq, whose presence in Turkey would be a headache for Erdogan, amplifies skepticism over the true motives of Turkish authorities.

      “The Turks are doing in Evros what we did in Idomeni in the beginning [of the crisis],” a source said in reference to the now-defunct border camp on Greece’s frontier with the Former Yugoslav Republic of Macedonia. “We simply facilitated the refugee flows so that they could move on to Europe through Skopje.”

      Meanwhile, sources say that the channels of communication between Greek and Turkish border guards, which in the past facilitated the arrest of migrants and smugglers before the attempted crossing, have been clogged amid deteriorating bilateral ties. The arrest of two Greek soldiers in early March after they accidentally crossed into Turkish territory has made Greek patrols more restrained in their operations.

      Greece plans to reinforce its border force with an additional 150 guards as of May 1.

      http://www.ekathimerini.com/227933/article/ekathimerini/news/erdogan-crackdown-syria-war-seen-fueling-migrant-flows-to-greece

      Greece plans to reinforce its border force with an additional 150 guards as of May 1

      –-> #militarisation_des_frontières

    • Concern as rising numbers cross from Turkey to Greece via Evros

      Over a thousand people have crossed the Evros river, marking the land border between Turkey and Greece, since March this year. Last week over one hundred people arrived each day and 340 people arrived on Tuesday alone. This has led to concerns from authorities and NGOs that an emergency situation is unfolding.

      Many of the people crossing the border have ended up sleeping in the parks and squares of the city of Thessaloniki, waiting for a place in a camp. There are also reports of hundreds of people waiting outside police stations, to get arrested in order to gain temporary residence. The municipality has expressed concerns that the city may experience similar circumstance as the events of 2015, where thousands of people slept on the streets across Greece. Local and national migration authorities have scheduled a meeting for Saturday to discuss the situation. The Migration Policy Minister Dimitris Vitsas expressed his concerns about the increase of arrivals and announced his ministry has developed two plans to deal with the situation, which he will share privately with party leaders.

      Arrivals have also been increasing on the Aegean islands, with arrivals on Lesvos almost four times the amount of last year. Minister Vitsas said “I’m not scared about the islands because we know what we have to do. What is really worrisome is the huge increase through Evros.” A concern also raised by the Head of the International Federation of the Red Cross (IFRC) in Greece, Ruben Cano: “This is not the route most people take to reach Greece – it’s a worrying development. The summer will see river levels drop which could also lead to a further rise in people braving the journey.”

      The situation for refugees in Greece has been increasingly tense after incidents on Sunday, where a group of asylum seekers who had been occupying the central square in Mytillene, Lesvos to protest reception conditions and long asylum processing times, were attacked by over a hundred far right extremists. The attackers threw projectiles, including bricks and flares. The Mayor of Lesvos, Spyros Galinos, wrote to Minister Vitsas and the Citizen’s Protection Minister Nikos Toskas, saying, “Lack of action and poor management has resulted in nearly 10,000 asylum seekers being trapped in miserable conditions around a town of 27,000 residents and has created intense fear in the local community; a community that has lost its sense of security and after last night’s events its cohesion too.”

      The state of affairs in Turkey following the failed coup-attempt of 2016, the humanitarian impact of the war in Syria and deteriorating diplomatic ties between Greece and Turkey are cited as reasons for the increase of crossings of mainly people of Kurdish descent from Syria and Iraq and Turkish nationals.


      https://www.ecre.org/concern-as-rising-numbers-cross-from-turkey-to-greece-via-evros

    • Grèce : de plus en plus de réfugiés arrivent par voie terrestre

      La situation devient « intenable » dans la région de l’Evros, au nord-est de la Grèce. Selon le HCR, 2900 personnes ont pénétré dans le pays en avril par la frontière terrestre, 1650 en mars. Les autorités grecques s’inquiètent de cette hausse d’autant que de nombreux camps ont été fermés dans le nord du pays et que les capacités d’accueil y sont restreintes.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/les-refugies-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-arriver-par-voie-ter

    • ’Grieken die migranten terugsturen is duistere, illegale praktijk’

      In de nacht, buiten het zicht, langs de afgelegen rivieroever van de Evros gebeurt het: migranten die voet op Griekse bodem hebben gezet, worden weer in een bootje geladen en teruggevaren naar Turkije. Pushbacks. De grensrivier tussen Turkije en Griekenland is het middelpunt van een goed georganiseerd, illegaal gesleep met migranten.

      https://nos.nl/artikel/2230095-grieken-die-migranten-terugsturen-is-duistere-illegale-praktijk.html
      #refoulement #push-back

    • Le HCR demande à la Grèce d’améliorer la situation à Evros

      Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, demande au gouvernement grec d’améliorer de toute urgence les conditions de vie et les capacités d’accueil des réfugiés dans la région d’Evros, à la suite d’une récente augmentation des arrivées via la frontière terrestre avec la Turquie. Des centaines de personnes sont actuellement maintenues dans des centres de détention de la police.

      Environ 2 900 personnes sont arrivées à Evros ce mois-ci, principalement des familles syriennes ou iraquiennes. Cela représente près de la moitié des arrivées enregistrées pour l’ensemble de l’année 2017. Selon les données recueillies par le HCR, les arrivées par voie terrestre ont dépassé le nombre d’arrivées par la mer au mois d’avril. Au moins huit personnes sont mortes depuis le début de l’année en tentant de traverser le fleuve Evros.

      Cette augmentation des nouvelles arrivées met à rude épreuve l’unique centre d’accueil et d’identification d’Evros, situé à Fylakio. Ce centre a dépassé sa capacité maximale d’accueil de 240 personnes, dont 120 enfants non accompagnés ou séparés de leur famille.

      Etant donné que le centre d’accueil et d’identification est submergé et qu’il peine à procéder à l’enregistrement et à l’identification des réfugiés, à fournir des services d’ordre médicaux, psychosociaux ou d’interprétation, les autorités ont placé des personnes, dont de nombreux enfants, dans des centres de détention de la police éparpillés dans la région et inadaptés à la situation, dans l’attente que des places se libèrent.

      Certaines personnes sont maintenues depuis plus de trois mois dans des centres de détention de la police. Les conditions de vie y sont désastreuses et les services y sont limités au strict minimum. Lors d’une visite sur place, les équipes du HCR ont découvert des familles qui dormaient à même le sol dans les couloirs à côté des cellules. Dans un autre établissement, on comptait à peine un médecin et quatre infirmières pour plus de 500 personnes. Parmi les centaines de personnes maintenues dans ces conditions, on dénombre des femmes enceintes, de très jeunes enfants et des personnes qui ont besoin de soins médicaux ou d’une aide psycho-sociale.

      Nous nous réjouissons de la décision qui a permis de libérer plus de 2 500 personnes détenues par les autorités mais nous sommes préoccupés par les conditions dans lesquelles ces libérations ont été réalisées, à savoir sans vérifier la vulnérabilité des personnes concernées et sans leur fournir suffisamment d’informations au sujet de l’asile ou de leurs autres options. Leur situation doit être examinée de toute urgence afin de leur permettre l’accès à des soins et aux procédures d’asile.

      Nous saluons les efforts menés par la police et par le centre d’accueil et d’identification de Fylakio en vue de relever les défis auxquels ils sont confrontés mais, face à des ressources de plus en plus limitées, la situation est devenue intenable.

      Le HCR suggère plusieurs mesures :

      Accroître d’urgence la capacité d’accueil du centre de réception et d’identification, en y augmentant le nombre de places disponibles et en y améliorant les conditions de vie et les services ;
      Identifier des lieux de transit ouverts, vers lesquels pourront être dirigées les personnes qui arrivent d’Evros et où l’enregistrement et l’identification pourront être réalisés ;
      Mettre en place des équipes mobiles d’enregistrement et d’identification ;
      Transférer immédiatement les familles en détention vers des abris sûrs et les guider vers les services dont elles ont besoin ;
      Améliorer les conditions de vie dans les centres de la police, y compris pour des périodes de courte durée, en y assurant l’accès à des espaces communs et à des services élémentaires, notamment et en priorité des soins de santé ;
      Augmenter les capacités d’enregistrement des autorités grecques compétentes afin de garantir l’accès aux procédures d’asile et l’enregistrement des demandes en temps opportun ;
      Transférer rapidement les enfants non accompagnés vers des lieux sûrs et procéder rapidement à une évaluation de leur situation et des liens familiaux.

      Le HCR continue de fournir son appui en matière de protection au centre d’accueil et d’identification de Fylakio, et reste en contact étroit et régulier avec le gouvernement grec afin de faire face à cette situation exceptionnelle. Le HCR continuera d’aider les autorités grecques en fournissant un soutien technique et matériel, notamment des couvertures, des vêtements, des articles d’hygiène, des lampes à énergie solaire et d’autres articles non alimentaires.


      http://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2018/4/5ae734a4a/hcr-demande-grece-dameliorer-situation-evros.html

    • La rivière Evros, point de passage des clandestins entre la Turquie à la Grèce

      Les migrants multiplient les tentatives pour passer le fleuve qui marque la frontière, en dépit de la pression exercée par les polices turque et grecque.

      Rivière tumultueuse qui marque la frontière entre la Turquie et la Grèce, à 75 kilomètres de la ville d’Edirne, en Thrace orientale, l’Evros est l’une des portes d’entrée des migrants en Europe. Si les candidats au départ prennent moins souvent les bateaux pour rejoindre l’Union européenne via les îles grecques, ils optent toujours pour la traversée de la rivière Evros, réputée – à tort, car il existe des cas de noyades – moins dangereuse que celle de la mer Egée.

      Ces passages de migrants redoublent après la décrue printanière du fleuve, comme en témoignent les sacs plastique, les vêtements abandonnés et les canots pneumatiques dégonflés qui jonchent ses berges. Ces tout derniers mois, le rythme s’est encore accéléré. Les autorités grecques faisaient état d’une moyenne de 44 arrivées par jour dans la zone en 2017. Elles sont passées à 62 en janvier et février 2018, puis à 200 les mois suivants. « En avril, nous avons enregistré 2 700 arrivées pour la région d’Evros », a déploré Dimitris Vitsas, le ministre de la politique migratoire, lors d’un débat parlementaire sur les réfugiés, mardi 24 avril.

      « Chaque jour, je vois des réfugiés. Je les croise quotidiennement dans mes champs ou le long des sentiers qui mènent au village », confirme Erdogan Adali, le chef de l’administration du village d’#Akcadam, situé à 3 kilomètres du fleuve. « Ça me fend le cœur. Ils sont dans un état pitoyable, hagards, pieds nus, affamés. Je leur donnerais volontiers le gîte et le couvert, mais c’est un délit, je ne peux pas. Dès que je les vois, je suis obligé d’alerter les gendarmes qui viennent les chercher pour les ramener au centre de rétention d’Edirne », raconte l’agriculteur au visage buriné, dont les rizières et les champs de blé jouxtent le village.

      Le reste... #paywall
      https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/05/la-riviere-evros-point-de-passage-des-clandestins-entre-la-turquie-a-la-grec

    • Greece: Asylum-Seeking Women Detained with Men. Urgently End Dangerous Detention Conditions

      Greek authorities are routinely confining asylum-seeking women with unrelated men in the northern Evros region, at the land-border with Turkey, putting them at grave risk of sexual violence and harassment. Authorities should immediately stop holding asylum-seeking women and girls in closed facilities with unrelated men.

      Human Rights Watch research in Northern Greece in late May 2018 found women and girls housed with unrelated men in sites for reception and/or detention of asylum seekers. Twelve women and two girls interviewed said they had been locked in cells or enclosures for weeks, and in one case for nearly five months, with men and boys they did not know. Four said they were the sole females confined with dozens of men, in some cases with at least one male partner or relative.

      “Women and girls should not be confined with men who are complete strangers, even for a day,” said Hillary Margolis, women’s rights researcher at Human Rights Watch. “These women and girls came to Greece seeking security and protection, and instead they are living in fear.”

      Five women said they had severe psychological distress as a result, including two who had suicidal thoughts. Other women and girls said they experienced sleeplessness, anxiety, and other emotional and psychological distress, in part due to fear of confinement with unrelated men.

      The Greek government has not provided authorities in northern Greece with sufficient resources to respond to a surge in arrivals over the land border with Turkey in April. Officials who met with Human Rights Watch acknowledged that the increase led to a slowdown in reception and identification procedures, including registration of asylum claims, as well as overcrowding of and lengthier stays in reception and immigration detention facilities.

      Pending completion of reception and identification procedures, newly-arrived irregular migrants and those seeking international protection are held in border police stations in the Evros region, in the Fylakio pre-removal detention center, run by the Hellenic Police, and/or in the Fylakio reception and identification center (RIC), run by the Ministry for Migration Policy. The Ministry and the Hellenic police granted Human Rights Watch access to these sites, and authorities at the pre-removal detention center and RIC helped identify female migrants in the facilities so that Human Rights Watch could approach them for interviews.

      Eight women and one of the girls said they had been held in cells with unrelated men in Fylakio pre-removal detention center, including six women who were held with unrelated men at the time of the interviews. Five women and the two girls were housed with unrelated men in pre-fabricated containers and locked, fenced-off “sections” in the Fylakio RIC at the time of the interviews. Some said they were held with unrelated men in multiple facilities.

      Two of the women said they had been at the pre-removal center in cells with their male partners and many unknown men for at least two weeks. “Maha,” a 38-year-old woman from Iraq, was visibly shaking as she described being the sole woman in a cell with about 60 men for over two weeks. Maha said she avoided drinking water due to fear of using the shared toilet inside the cell. She said that she was living almost exclusively inside an enclosure she and her partner created by hanging blankets around their bunkbed.

      “I haven’t moved my legs for 23 days,” she said in tears, demonstrating how she cowered with her knees hugged to her chest all day. “If I had a way to kill myself, I would have.”

      According to a police registry given to Human Rights Watch researchers, at the time of the interview she and her partner were held in a cell with 32 unrelated men. Maha was released days after her interview, but her partner remained in detention.

      Some women and girls said they were housed with unrelated men at the RIC for weeks or months. “Suraya,” a woman in her twenties (nationality withheld) in the RIC with her four-year-old nephew while awaiting confirmation of their family links, spent nearly five months in a section she said housed only men and unaccompanied boys. She said a fellow asylum seeker sexually assaulted her. “He started touching me while I was sleeping,” Suraya said, adding that he left when she screamed, and she reported it to authorities. “I have asked [them] to take me to a safer place here, or to another camp, but nothing has happened,” she said.

      Authorities at the pre-removal detention center said there is a separate designated cell for women traveling alone, but they also put families in that cell “if necessary,” such as during periods of overcrowding. The facility was under capacity when Human Rights Watch visited, but two single women said they were in a cell with unrelated families. Authorities in both the pre-removal detention center and the RIC acknowledged gaps in response at the facilities, which they attribute largely to a dearth of resources.

      National and European law as well as international standards require that men and women be held separately in detention, including reception and immigration detention facilities, unless they are members of the same family and consent to being held together. They also call for separating unaccompanied children from adults, and separate accommodation for families. A 2016 order issued by the Headquarters of the Hellenic Police instructs police to separate women and children from unrelated men in closed facilities.

      Greek authorities should ensure the safety and security of all asylum seekers, including by providing single women, single men, families, and unaccompanied children with separate accommodation, toilets and bathing facilities in all immigration detention sites and other closed facilities. Authorities should urgently fit all rooms, bathrooms, and containers in RICs with locking doors to facilitate security and privacy.

      When necessary, authorities should urgently transfer single women, unaccompanied and separated children, and families including couples in immigration detention to accommodation or facilities that meet these standards. Authorities should also ensure that asylum seekers have a safe and confidential means to report sexual harassment or assault, and that such reports are promptly investigated, those responsible are appropriately punished, and immediate measures are taken to ensure victims’ safety and well-being.

      “Women and girls in these sites are overcome by fear from being locked up with men who are complete strangers,” Margolis said. “Greek authorities need to put an urgent stop to this, and grant them the security, privacy and dignity they deserve.”

      Accounts from asylum seekers in Fylakio pre-removal detention center and the reception and identification center (RIC) in Fylakio, Greece:

      Fatima (all names have been changed), 24, from Algeria, who had been at the pre-removal center with her husband for 20 days: “For 20 days I have been the only woman [in our cell]. The others are all single men. I had difficulty at the beginning. I sleep at night covered in a blanket. One night a man [in the cell] came and lifted the blanket and was looking at me. When I go to take a bath, the men come and try to look over the wall…. I am very stressed…. I feel like I have reached the bottom. I feel like I am broken.”

      Suha, 20, from Morocco, who had been in the Fylakio pre-removal detention center with her husband for two weeks. At the time of the interview, they were in a cell alone, but they had previously been in the same center for two weeks in a cell with mostly men: “There were two other girls and 60 to 70 men [in the cell] … I was fighting for myself every day … The worst time was when I would go to the toilet. All of them would follow me with their eyes, say things. Some men, when they see a woman they act like animals. They would call out to me, ‘Stand up, stop here, let us look at you, you’re beautiful.’ The toilets are mixed [for men and women.] The bath is the same. There is no lock on the door. If you sit, they can’t see you [over the wall]. But if you stand they can see you from the chest up. Imagine being a woman in those conditions.”

      Samira, 18, from Syria, who had been in the RIC with her 15-year-old sister for three weeks: “Since I’ve been here I’m unable to eat. I’m very stressed. I can’t leave my sister, I have to take care of her…. I’m constantly afraid that someone will enter our container. I don’t sleep at night – I stay awake during the day and sleep in the morning… I only shower once every two weeks because I feel like people are watching me [in the bathroom] … I wake up every morning at 3 a.m. feeling scared and nervous.”

      Nada, 16, from Syria, who had been in the RIC with her older brother and sister for nearly two months: “We’re the only family in our section, it’s all single men. The only women are me and my sister. Everyone is afraid here. There are more than 20 men [or unaccompanied boys] living in our section…. At first, we were 20 people in the [same] container, but they have all left. It was mixed men and women. We didn’t feel safe and couldn’t sleep. We stayed up all night…. We shared the toilet with strangers. I used to take my sister with me and ask her to wait at the door.”

      Nadir, 21, from Syria, who had been in the RIC for 20 days with his 6-year-old niece, Abra, whose mother became separated from them during the crossing from Turkey to Greece: “We are in the same container with two families…. The doors don’t lock…. The families staying with us are Iraqi Kurds. We can’t communicate with them – how can we feel safe? It is not a question of nationality, it is just that they are strangers. I can’t leave [Abra] alone. If she wants to go outside, I go outside; if she wants to go to the toilet, I go with her. There are single men [or unaccompanied boys]. If you come at night around 10 p.m. you will hear the noises they make [yelling] and understand why we don’t feel safe.”

      Abbas, 35, from Iran, who had arrived at the Fylakio pre-removal detention center with his wife, 36 the previous day: “When we reached here, [the police] said, ‘You have to be separated [from your wife].’ I said, ‘No, we can’t be separated, we are a couple.’ Then the police said, ‘If you don’t separate, you’ll both have to go to the room with all the men.’ My wife was shocked and started crying. She was really scared. I said, ‘Okay, let’s separate.’ I kissed her, said goodbye, and they put her in another room and me in the room with all the men.” Eventually, he said, the police brought his wife to a cell opposite his and then put them together in that cell, along with unrelated families.

      Additional Information on Combined Detention of Women and Men

      In interviews with twelve women and two girls from May 19 to 24, eight women and one girl said they had been held in cells with unrelated men in Fylakio pre-removal detention center, including six women who were held with unrelated men at the time of the interviews.

      Women at the pre-removal center said that combined toilet and bathing stalls in cells they shared with men did not have floor-to-ceiling walls, and they were harassed by male cellmates while using them. One 24-year-old woman, in a cell with her husband and 20 single men, said men attempted to watch her over the wall while she used the toilet.

      Six women and two girls told Human Rights Watch they were also housed with unrelated men at the RIC, sometimes for weeks or months, in pre-fabricated containers and “sections,” which are fenced-in, locked enclosures containing a courtyard and multiple containers housing migrants and asylum seekers. Five women and two girls were being held with unrelated men and/or boys at the time of their interviews at the Fylakio RIC.

      Assignment to sections is based primarily on nationality. Awaiting confirmation of age, placement in designated accommodation, or establishment of family links to other asylum seekers can result in lengthy stays for unaccompanied or separated children and their non-immediate family members.

      Two unrelated girls, ages 15 and 16, each said they had been in these sections in the RIC with unrelated adult men and/or boys for over three weeks; one said she and her 30-year-old sister had been the only females in a section with 20 men and/or boys for about 45 days. One 19-year-old pregnant woman who was there with her husband and in-laws said her container housed multiple unrelated families in one shared room.

      Some women and girls, as well as a man with his 6-year-old niece, said they and their family members live in rooms inside containers shared with unrelated families including men or boys. In all cases, they said they share toilets and bathing facilities with men and/or boys, and that no containers or bedrooms have locking doors.

      Detention of Migrants and Asylum Seekers in Greece

      Under Greek law, authorities may restrict the movement of new arrivals for up to 25 days at a reception and identification center (RIC) and up to a total of six months in immigration detention, including at pre-removal centers. Unaccompanied and separated children may be held longer pending resolution of their cases and reunification with family members, particularly when age or family links are in question, or pending available space in designated sites with protected areas or shelters.

      Upon arrival in the Evros region in northern Greece, where the land-border with Turkey is located, irregular migrants and those seeking international protection are held in border police stations, a pre-removal detention center, and/or a RIC, pending completion of reception and identification procedures. Following these procedures, new arrivals may be detained for processing or assessment of their asylum claim, or for deportation.

      While the increase in arrivals in April temporarily strained asylum identification, registration, and accommodation services in Northern Greece and the Evros region, authorities are responsible for ensuring the safety and security of asylum seekers throughout registration and identification processes. Increased arrivals do not justify the Greek government’s failure to protect women and girls, or to allow dangerous conditions to persist even after arrivals have decreased.

      During Human Rights Watch visits to sites in the Thessaloniki area and in Evros, authorities said that arrivals had returned to a normal range over the previous two weeks. On May 19, authorities at Fylakio pre-removal detention center said the site has a capacity of 374 and was housing only 172 people. On May 21, authorities at the RIC, which has a capacity of 240, said it was housing 196. Nevertheless, Human Rights Watch found women and girls being held with unrelated men and boys.

      On June 1, following an April ad hoc visit to Greece, the Council of Europe Committee for the Prevention of Torture and Inhuman or Degrading Treatment or Punishment reported the detention of men, women, and children together in a single cell at the Fylakio pre-removal center, consistent with the Human Rights Watch findings in May.

      Authorities said they give priority to members of “vulnerable” groups for registration, processing, and transfer to appropriate accommodation. Under Greek law this includes unaccompanied or separated children, people with disabilities, pregnant women and new mothers, single parents with minor children, and victims of sexual violence, torture or other severe psychological or physical trauma. The authorities acknowledged that unaccompanied or separated children – and sometimes their family members – may be accommodated for lengthy periods in the RIC due to limited spaces in designated “safe” facilities and lengthy processes for verifying family links.

      The Greek government’s failure to accommodate men, women, and children separately in immigration detention is a longstanding problem, including in Evros. The European Court of Human Rights and multiple other international human rights bodies have criticized inhumane and degrading conditions in Greek immigration detention facilities, including failure to separate women and children from unrelated men. Human Rights Watch has previously documented violence, insecurity, sexual harassment, and unhygienic and unsanitary conditions in facilities for registration, identification, and processing of asylum seekers on the Greek islands, or “hotspots.” Human Rights Watch has also found women traveling alone housed with unrelated men in island hotspots.


      https://www.hrw.org/news/2018/06/07/greece-asylum-seeking-women-detained-men

      #Fylakio #femmes #violences_sexuelles #harcèlement_sexuel

    • Greek Authorities’ Struggle to Identify Dead Evros Migrants

      The worsening humanitarian situation on Greece’s land border with Turkey, is drawing international media attention.

      As the local authorities also face the challenge of identifying the bodies they recover from the frontier river, the UN Refugee Agency (UNHCR) has already called on the Greek government to urgently improve conditions and expand reception capacity in the north east.

      This follows a recent rise in arrivals in the Evros area across the land border with Turkey.

      In one report, Britain’s BBC investigates how people fleeing from Iraq and Syria as well as other countries like Iran and Afghanistan, put themselves at risk while trying to cross the dangerous waters of the Evros.

      The BBC dispatch covers the work of local people like Professor Pavlos Pavlidis of the Alexandroupoli State Hospital. A forensic surgeon, he has built up a huge database of photos, personal items and DNA samples taken from unidentified people who have perished while crossing into Greece.

      Sometimes, his work allows for a victim to be identified: “It gives an answer, even if it is a sad answer,” he says.

      http://greece.greekreporter.com/2018/05/01/greek-authorities-struggle-to-identify-dead-evros-migrants
      #cadavres #morts #identification #corps #décès #mourir_aux_frontières

    • Unprepared and overwhelmed: Greece’s resurgent river border with Turkey. When an old migration route became new again, the Evros region was caught on the back foot.

      Locals in Evros are used to new faces. People have been quietly slipping across the river that forms a natural barrier for all but 12 kilometres of the tense, militarised border between Greece and Turkey since Greece joined the European Union in 1981.

      But everyone on the Evros River was puzzled when a crush of hundreds of migrants and asylum seekers began crossing their sleepy riverine border every day in March. Six months later, arrivals have slowed but worries persist that the region is still poorly prepared for any new influx.

      At the rush’s height in April, more than 3,600 crossed the river in one month, surpassing the total number of people arriving in Greece by sea for the first time since 2012. They came across the Evros on plastic dinghies, and once on Greek soil they were picked up by smugglers in cars or continued the journey by foot. The banks of the river were littered with discarded clothes, water bottles, food and medicine packages, and flotation devices, which remain there today.

      Despite its history of migration, Evros, one of Greece’s poorest regions, was caught off guard. Hundreds of new arrivals were crammed into police stations, waiting for months to lodge their asylum claims. There were no NGOs to help out. Conditions were dismal, and services limited.

      “We are all surprised with the rise in arrivals in Evros, and the lack of Greek preparation,” said Georgia Spyropoulou, an advocacy officer with the Hellenic League for Human Rights, from her office in Athens.

      Greek officials say they were caught unawares too, with a local police commissioner telling the UN’s refugee agency, UNHCR, in June that “it is necessary to be prepared in case there is an increase in arrivals again.” Still, local police insisted they were doing the best they could with the resources available to them.

      No one is quite sure what prompted the flood of people in the first place. And plenty of of people are still making their way to Evros – 9,480 by the end of July, taking a gamble on a border that looks safe but can be deadly – 29 people have died this year during the crossing or shortly after.
      Border police and barn doors

      Before 2012, and before millions of people began landing on Europe’s beaches and drowning in the Mediterranean, Evros (known as the Meriç River in Turkish) was the main crossing point for those hoping to make it into Europe through Greece.

      Amidst mounting pressure from other EU countries to further seal its borders (Austria’s interior minister famously said Greece was “open like a barn door”), Athens launched Operation Aspida (“Shield”) in 2012, deploying 1,800 more police officers and erecting a fence on the land portion of the border, adding to a 175-strong rapid border intervention team known as RABIT – set up in 2010 with the help of Frontex, the EU border agency.

      Those who made it alive to the Greek banks of the Evros this year found a system wholly unprepared for their arrival.

      The new measures worked, and by November 2012 migrant arrivals had dwindled to none – a remarkable decrease from 6,500 in August that year.

      Athens denies reports of pushbacks of asylum seekers, but human rights watchdogs have documented collective expulsions in which people are forced back into Turkey after already crossing the river, and the UN has also raised concerns.

      Despite the crackdown, the numbers began to creep up again slowly this March. And then the spring rush came.
      Understaffed and unprepared

      Those who made it alive to the Greek banks of the Evros this year found a system wholly unprepared for their arrival.

      The procedure is supposed to be simple: new arrivals are brought to “pre-removal detention centres” run by the Hellenic police, where they wait for no more than seven days to be fingerprinted and have their asylum claims registered at the region’s one official Reception and Identification Centre (RIC) in the small village of Fylakio.

      But it proved to be anything but.

      The RIC was understaffed and overwhelmed by the numbers, causing the sorts of major delays in processing that have plagued the reception system on the Greek islands.

      In a scathing review of Evros in the springtime, UNHCR criticised the detention of new arrivals in sub-standard police facilities. Human Rights Watch also found troubling conditions in May: women and girls were being held with unrelated men. One woman told the watchdog she was sexually assaulted by a fellow asylum seeker; her requests to be transferred to another location were ignored.

      After asylum seekers’ claims are processed, they are moved to the RIC itself, which has a 240-person capacity.

      Unlike on the Greek islands and its controversial policy of containment, people in Evros are allowed to move about the country. After applying for asylum, most head to other government- or UN-run camps elsewhere in the country. Still, even the RIC facility quickly became overrun as unaccompanied minors and those likely to have their asylum claims rejected had to stay on.
      Improvements

      When IRIN visited Fylakio in July, it found the RIC camp no longer overcrowded, and newly arrived asylum seekers expressed relief at being out of the pre-removal detention centre. “That was a very bad place,” one Turkish arrival said, declining to elaborate.

      IRIN was not granted access to the nearby pre-removal detention centre. But despite Greek police releasing many migrants from police detention, a HRW report from July said conditions in Fylakio remained “inhumane”, describing “dark, dank cells, with overpowering odours in the corridors”, a lack of toilets and locked doors, and insufficient healthcare.

      There have been some improvements for those out of their first detention, and NGOs have arrived to help: ARISIS, a Greek non-governmental organisation that provides social support for minors, had recently set up a makeshift office, and Médecins Sans Frontières has now established a permanent outpost in Fylakio.

      But one RIC employee said they remain understaffed. “We have the experience and motivation to manage the situation,” but not the manpower, the employee said, asking to remain anonymous because they were not authorised to speak to the media.

      Staff work in two shifts. When IRIN visited, the centre’s director was on sick leave, and there were still no doctors on staff, and only three nurses.

      In one crowded container at the RIC centre, an Iraqi family was living alongside the body of a dog that had died the previous week – its body still hadn’t been removed, and the stench lingered. The mother was concerned for the health of her infant, who was in hospital. Because members of the family, including the mother, are minors, they are currently stuck in limbo, waiting at the RIC.

      Communication remains a constant issue. There are no official, permanent translators and the overwhelming majority of the centre’s staff only speaks English or Greek.

      “There are asylum seekers who are interpreting for other asylum seekers… [which is] completely inappropriate,” Eva Cosse, Western Europe researcher for HRW, told IRIN.
      What’s next?

      Months after the springtime surge at Evros, there is still confusion about what caused it – and if there’s any way to predict if the same thing might happen again. Everyone, it seems, has a theory.

      “The waves of migration increase in populations when there are serious issues in the country of origin,” Nikolaos Menexidis, the barrel-chested police major general of Western Thrace, told IRIN from his headquarters in the town of Kommini. “When Turkey created the latest issues in Afrin, we saw a rise in numbers.”

      It’s true that following Turkey’s assault on the Syrian Kurdish enclave of Afrin – militias supported by Ankara took control in March – the majority of those recorded crossing in the spring were Syrian Kurds and Iraqis.

      But that doesn’t explain the drop in other nationalities who have long used the river crossing, like asylum seekers from Pakistan, countered Dimitros Koros, a lawyer with the Greek Council of Refugees.

      Some people may be driven by politics – Turks who had fled and made it to the RIC in Fylakio said they had been wrongly accused of terrorist activity at home or suspected of ties to the Gulen movement, which President Recep Tayyip Erdogan blames for the 2016 attempted coup in his country. Others may have just heard there was a chance to make it to Europe at the river.

      Whatever the reason for the surge, migrants and asylum seekers people will likely continue to take their chances on the way to Greece. And Koros, the lawyer with the Greek Council for Refugees, worries that new arrivals will continue to struggle, as they move away from the squalid conditions at the border itself and into a wider region unequipped to help.

      “Evros is not just the border,” he said. “Evros is here in Thessaloniki. They are here, homeless, without any provision of service.”

      http://www.irinnews.org/news-feature/2018/09/27/unprepared-and-overwhelmed-greece-s-resurgent-river-border-turkey

    • An open secret: Refugee pushbacks across the Turkey-Greece border

      On an eastern frontier of the European Union, people are whisked back to Turkey before they can claim asylum in Greece.

      Linda, a 19-year-old Syrian and registered refugee, had just crossed from Turkey into Greece at the Evros River when men carrying guns appeared, seemingly out of nowhere. She wasn’t sure if they were police officers or soldiers, but they emerged from behind trees and wore dark uniforms that helped them blend into the night.

      It was mid-May, and several hours earlier Linda had boarded a mini-bus in Istanbul with around 35 other people, including children and a pregnant woman, eager to enter European Union territory. The trip had been organised by smugglers, and the passengers ended up in a remote area close to the northwestern Turkish city of Edirne. At around three in the morning they boarded small boats that ferried them across the river.

      Linda’s plan was to get into Greece, then make her way to Denmark, where her fiancé lives. Her crossing was part of a sharp uptick in traffic into the EU via the Evros (known as the Meriç in Turkish) this spring; 3,600 people are known to have crossed in April alone, compared to just over 1,000 in all of 2013.

      But she didn’t make it more than a few steps into EU territory before she was stopped.

      The men demanded that everyone in the group hand over their mobile phones. “Then they beat the men who were with us, put us in a boat, and sent us back to the Turkish side of the border,” Linda recalled when she spoke to IRIN recently in Istanbul.

      Pushbacks like the one Linda experienced have been going on for years, documented by both human rights watchdogs and the UN’s refugee agency, UNHCR. They are also illegal under European and international law.

      “The right to claim and enjoy asylum is a fundamental human right," Leo Dobbs, a UNHCR spokesman in Greece, told IRIN. Pushbacks at the Evros border, he added, are a “serious issue.”

      According to a report released by the Greek Council for Refugees in February, before the spring rush, pushbacks have increased to the point of being “systematic” as the number of people crossing the Evros has grown slowly in the past two years.

      The Evros River border between Turkey and Greece is one of the easternmost frontiers of the European Union. Until a fence went up on all but 12 kilometres of the Evros in 2012, it was the easiest and safest path for asylum seekers from the Middle East and elsewhere to reach Europe, and nearly 55,000 people crossed the border irregularly in 2011.

      A controversial 2016 EU-Turkey deal that paved the way for asylum seekers to be returned from the Greek Islands to Turkey (which it deems safe under the terms of that agreement), does not apply to the Evros border. Instead, there is a separate, largely ineffective bilateral readmission agreement dating from 2002 that was suspended earlier this year.

      Even under the terms of that agreement, pushbacks like the one Linda experienced violate European and international laws on refugee protection, which require states to allow asylum seekers to file for protection and prohibit sending them back to countries where they may face danger. While countries are allowed to protect their borders, they cannot legally return people who have already crossed without first evaluating their claims.

      Pushbacks may be illegal, but they are an open secret. “It’s something that everybody knows,” said Dimitris Koros, a lawyer with the Greek Council for Refugees. Now, when an asylum seeker enters Greece from the land border, “the first thing you encounter is the possibility of being pushed back,” he added.

      The Greek Ministry for Migration Policy did not respond to IRIN’s requests for comment, but the Greek government has repeatedly denied it is engaged in systematic pushbacks.

      Human rights organisations say they have raised the issue of responsibility with the Greek government multiple times without receiving a response. “It’s a difficult thing… to say that the government instructs or gives orders to the policemen to do it,” Konstantinos Tsitselikis, a human rights law professor and former director of the Hellenic League for Human Rights said, “but they have the knowledge and they tolerate it at least.”

      It’s unclear just how many people have been pushed back or who is responsible, because the area around the border is a closed military zone and there aren’t many NGOs working in the region.

      Meanwhile on the Turkish side of the river, security forces regularly apprehend people attempting to cross and transfer them to government-run detention centres. But amidst a pervasive atmosphere of fear and silence, the treatment of asylum seekers and migrants after they are pushed back and detained largely remains a mystery.
      A longstanding practice

      According to Tsitselikis, pushbacks have been happening for decades.

      “I used to do my military service in 1996-97 in the Evros border area,” he told IRIN. “Even then the Greek authorities were doing pushbacks every day.”

      Although the border is technically a military zone, these days border police patrol the frontier as well as personnel from the EU border control agency, Frontex.

      People who have been pushed back, including Linda, describe being met by security forces wearing different types of uniforms, but it’s tough to assign responsibility.

      “Since it takes place outside of the public eye, we don’t really understand who is responsible,” Koros, from the Greek Council for Refugees, said.

      When asked about the practice by IRIN, Nikolaos Menexidis, police major general of Western Thrace, the Greek region that borders Turkey, said Hellenic police always follow the proper procedures when dealing with migrants.

      Menexidis said his forces have been working with Turkish police for the past six years on what he calls “technical issues.” They primarily exchange information on stopping smugglers on both sides of the border, he said.

      After pushback

      Linda’s ordeal did not end when she was pushed back into Turkey. The smugglers who brought her group to the border were gone and so was the bus. Without phones to call for help, the group was stuck. After waiting several hours, they tried to cross again.

      This time they made it further, walking for five or six hours in Greek territory before they were stopped, taken to a detention centre, and placed in a room with people from many different countries.

      After being held for several more hours, they were driven back to the border, the men were beaten again, and they were all forced back to the Turkish side of the river. By that point, the group was exhausted and thirsty. “For two days we didn’t drink water. When we saw the river we drank from it,” Linda said. “There were people who got sick because the water was dirty.”

      A group of Turkish soldiers found them in the woods and brought them food, water, and milk for the children and pointed them in the direction of Edirne, where they arranged for taxis to bring them back to Istanbul.

      In a way, Linda was lucky. Last December, the Greek Council for Refugees documented the case of a Pakistani man who died of hypothermia after being forcibly returned to Turkey. He had fallen into the cold water on the way back.

      While the Evros is no more than a few metres wide, its current is deceptively strong and, according to records in Greece, at least 29 people this year have died while trying to cross the water or shortly after.

      Some who are forced back to Turkey face serious punishment. Since a failed military coup in 2016, the Turkish government has jailed tens of thousands of opponents, leading to an increase in the number of Turks fleeing to Greece to seek asylum – nearly 2,000 in 2017 compared to just 180 the year before. The Hellenic League for Human Rights has documented two cases of Turks being pushed back from Greece at the Evros and later being imprisoned in Turkey, including journalist Murat Çapan, who is now serving a 22.5 year sentence for “participating in a terrorist organization and attempting to overthrow the constitution”.

      Despite documentation, human rights advocates say they have struggled to bring attention to the issue of pushbacks, as EU and international policymakers focus on stemming Mediterranean crossings. There is little appetite in Europe at the moment for monitoring or changing policies that are keeping asylum seekers and migrants from entering the EU.

      “Both the European Union and the Greek government... prefer not to open this discussion, especially in this political environment,” Tsitselikis said, referring to the rise of right-wing, anti-migration politics in Europe that is shaking the foundations of the EU.
      Fear and silence

      In early June, about a 10-minute drive from Edirne, hundreds of people in the parking lot of what the Turkish government calls a “migrant removal centre” huddled under tin pavilions that offered shade from the afternoon sun. This is where those caught on the Turkish side of the river are brought.

      IRIN visited three times over the course of a week to try to gain access, but never received a response to our requests.

      The centre is surrounded by a low wall topped with a chain-link fence and spools of razor wire. Each time IRIN visited, there were hundreds of people – mostly men, but also women and small children – in the parking lot and white vans passed in and out of the metal gate depositing more people. Two large charter buses idled in the parking lot with their doors open, seemingly waiting for people to board.

      In close to a week spent at the border, there was no concrete evidence of what was happening inside the centre. There were hints and rumours, but no one wanted to speak on record – including Turkish organisations that work with asylum seekers – because of the sensitivity of the issue.

      It is simply not clear how long people are kept in the centre, or what happens to them when they are removed. The Turkish Directorate General of Migration Management responded to IRIN’s requests for comment with links to online statistics and Turkish law on removals.

      Several Syrian and Afghan asylum seekers that IRIN spoke to shared stories of being held in such centres for a period of time before being released inside Turkey and permitted to stay. Most of the people IRIN spoke to reported good treatment while inside.

      But in 2015 and 2016, Amnesty International documented cases of Syrians detained while trying to migrate to Europe and being deported to Syria, according to Anna Shea, an Amnesty researcher working on refugee and migrant rights.

      Amnesty has also recently documented a case of a Syrian asylum seeker stopped in Edirne being deported to Idlib, the rebel-held province in northwestern Syria where a ceasefire is so far holding off a government offensive but humanitarians warn conditions are still dire. It is unclear if the case is part of a larger trend.

      In recent months, Turkey has deported large numbers of Afghans and Syrians, stopped after crossing Turkey’s southern and eastern borders, back to their respective countries.

      But it is difficult to know if this practice has been extended to people who have tried to travel to Greece, given that the organisations working on migrant and refugee rights were unwilling to speak on the record, and the government declined to comment on the issue or allow access to detained migrants.

      “The total stonewalling and lack of information and complete lack of transparency is cause for concern in and of itself,” said Shea, the Amnesty researcher. “I mean, what do they have to hide?”

      Hidden practice

      At a small village outside of Edirne, a man herding goats pointed to places where people crossed the nearby river, but there was no sign of anyone during the day. Crossings happened only at night, he said. And the Turkish army prohibited people from approaching the river after 7 pm.

      The road leading from the village followed the winding course of the Evros, which was often blocked from view by thick stands of trees. The surrounding area was full of corn fields, rice paddies, and thick vegetation. Small dirt roads that shot off in the direction of the river were marked with red signs carrying a stencilled soldier – a warning that entry beyond that point was prohibited.

      Not far away, in the city centre, everyone seemed shocked to learn that so many people had crossed the border this year. It was a problem that most locals assumed was already in the past, given that most of the frontier had been lined with barbed wire and cameras for the past six years.

      But those who have tried and failed to cross the Evros know that the rural quiet harbours dangers the eye can’t see.

      Linda has given up on seeing her fiancé anytime soon – a visa is likely to take years – and she isn’t planning on trying to cross the border again. “I started being afraid because of the things I saw,” she said.


      https://www.irinnews.org/special-report/2018/10/08/refugee-pushbacks-across-turkey-greece-border-Evros
      #push-back #refoulement

    • Grèce : le mystère des trois migrantes retrouvées égorgées

      Les corps des trois femmes avaient été découverts le 10 octobre par un agriculteur dans un champ près du fleuve Evros.

      Trois migrantes retrouvées mortes début octobre près du fleuve Evros à la frontière gréco-turque au nord de la Grèce ont été identifiées. Selon la police, il s’agit d’une mère et ses deux filles. Elles ont été égorgées après avoir été entravées.

      Le mode d’exécution pose questions aux enquêteurs, qui privilégient la piste criminelle depuis la découverte des corps en octobre dernier. « Des femmes contraintes à s’agenouiller avant d’être égorgées, pourrait évoquer une action de type djihadiste, mais dans l’immédiat, la police n’exclut ni ne privilégie aucune piste », explique une source policière.

      L’hypothèse d’une « punition » infligée par un réseau de passeurs a aussi été avancée par les médias grecs. L’affaire « est sans précédent dans les annales du pays, c’est un mystère », a relevé la même source policière.


      http://www.leparisien.fr/faits-divers/grece-le-mystere-des-trois-migrantes-retrouvees-egorgees-26-10-2018-79291

    • Le fleuve Évros, cimetière des migrants anonymes

      Ce fleuve boueux, aux courants dangereux et à la profondeur traîtresse, tue et recrache régulièrement des corps quasi impossibles à identifier.

      Bloqué en Turquie, Mustafa a d’abord tenté d’atteindre la Bulgarie par la voie terrestre avec un groupe de migrants afghans. Mais une fois la frontière passée, la police bulgare les a interceptés avant de les renvoyer en Turquie, où ils ont été emprisonnés dans le centre de détention d’Edirne pendant trois mois. Quelques semaines après sa libération, au milieu de l’été 2014, Mustafa a demandé à sa famille restée en Afghanistan, d’envoyer de l’argent à un passeur qui avait promis de l’emmener en Bulgarie – mais cette fois-ci en passant par la Grèce.

      Les cinq jeunes hommes de son nouveau groupe ont alors dû se cotiser pour financer le bateau gonflable qui leur servirait à franchir à deux reprises l’Évros, un fleuve de 480 kilomètres de long qui marque la frontière greco-turque, mais aussi une partie de la frontière entre la Grèce et la Bulgarie.

      La route migratoire qui consiste à traverser l’Évros, fréquemment empruntée depuis les années 1990, est redevenue populaire après l’accord UE-Turquie signé en 2016 visant à limiter les arrivées de migrants dans les îles Grecques via la mer Méditerranée. Cette route a longtemps semblé préférable à emprunter la Méditerranée pour atteindre la Grèce. Mais ce fleuve boueux, aux courants dangereux et à la profondeur traîtresse, car variable, tue et recrache régulièrement des corps quasi impossibles à identifier.

      C’est dans la région grecque de l’Évros que l’on trouve le plus grand nombre de corps de migrants non identifiés en Grèce. À cela s’ajoutent les corps retrouvés du côté turc de l’Évros, et aussi en Bulgarie. À Évros, les employés de la morgue de l’hôpital d’Alexandroúpoli, aidés par le Comité International de la Croix Rouge, tentent d’identifier les corps pour aider les familles qui recherchent un proche disparu.

      Mais tout ça, Mustafa ne le sait pas. Le passeur a acheté un bateau « pour les petits bébés » et « à peine plus grand qu’un lit », se rappelle aujourd’hui Mustafa. En pleine nuit, le groupe trouve un coin où la végétation est assez dense pour les dissimuler. Puis, le passeur et les six Afghans gonflent et s’entassent sur la petite embarcation.

      « Les courants étaient trop rapides pour nager, » explique Mustafa à VICE News. « On a eu peur de mourir [...], que le bateau coule et que des poissons, comme des piranhas, nous mangent. » Le groupe traverse finalement la frontière entre la Turquie et la Grèce, en 20 minutes. « On a ensuite récupéré le bateau, car le passeur a dit qu’on en aurait encore besoin, » raconte Mustafa, sa voix douce, mais anxieuse en harmonie avec son visage triste et enfantin.

      En effet, après avoir marché environ deux jours, Mustafa se retrouve face à la même rivière, qu’il doit traverser pour atteindre la Bulgarie. Il fait noir et les branches sous l’eau percent l’embarcation de fortune. Rapidement, Mustafa se débarrasse de son sac à dos pour pouvoir nager. Il s’accroche à des branches, parvient à sortir de l’eau et retrouve le passeur et trois autres camarades. Mais deux des migrants, des jeunes qui n’avaient pas plus de 20 ans, ne sont pas là.

      Objets retrouvés avec les corps de migrants et réfugiés à Évros. Morgue de l’hôpital général de l’université d’Alexandroúpolis, Grèce. Juillet 2017. (Photo de Stylianos Papardelas)

      « Le bateau a coulé, on n’a pas vu ce qu’il s’est passé, mais ensuite, ils avaient disparu, » raconte doucement Mustafa. « On ne les a pas retrouvés. » Après trois jours de marche et une semaine passée au camp de Hamanli, Mustafa est emprisonné dans le centre de détention de Busmantsi près de Sofia. Puis, après encore des semaines de voyage, il atteindra Paris, où il n’a toujours pas réussi à obtenir l’asile et espère faire venir sa femme et ses trois enfants.

      Les deux camarades de voyage de Mustafa ont sans doute rejoint les centaines de victimes de l’Évros, dont les corps, retenus au fond du fleuve par la boue et les branches, sont souvent retrouvés des mois, voire des années, après leur disparition.

      Poppi Lazaridou, assistante à la morgue de l’hôpital général de l’université d’Alexandroúpolis, raconte l’histoire tragique d’une famille afghane. Grèce. Juillet 2017. (Vidéo produite par Christopher Nicholas/Fragkiska Megaloudi/CICR)

      Selon les données communiquées par le CICR, 352 corps ont été découverts entre 2000 et 2017 dans la région de l’Évros, qui borde le fleuve du côté grec. Seuls 105 ont été identifiés. Entre janvier et mai 2017, 841 personnes ont été arrêtées à Évros en essayant de traverser la frontière (contre 1 638 pour la même période en 2016).

      « Mais peut-être qu’il y a plus de corps que nous n’avons pas encore trouvés, » dit le docteur Pavlos Pavlidis, médecin légiste à l’hôpital général de l’université d’Alexandroúpoli (Grèce). De plus, ces chiffres n’incluent pas les corps retrouvés en Turquie et en Bulgarie. « Je pense que les chiffres [pour la Turquie] sont à peu près les mêmes que du côté grec, » ajoute-t-il, lors d’une interview réalisée par le CICR.

      D’après Pavlidis, la première cause de décès des migrants dans la région, ce sont les noyades. Jusqu’en 2008, la deuxième cause de décès, c’était les mines, disséminées le long de la frontière et retirées cette année-là. Après les opérations de déminage, l’hypothermie a pris la seconde place sur la liste.

      « Quand tu sors de la rivière et que tu es mouillé, tu t’assois dans tes habits trempés, et tu commences à te sentir endormi, et tu meurs d’hypothermie, » explique Pavlidis. « Ils sombrent en fait dans un sommeil profond, ils ne souffrent pas... Ils ne se réveillent jamais. »

      Les passeurs ne laissent pas les migrants emporter leurs sacs sur les embarcations. Ils portent donc beaucoup de couches de vêtements sur eux, explique Pavlidis. Quand le bateau chavire, le poids attire les personnes vers le fond. « Il est impossible de survivre, mais en plus les corps restent sous l’eau et on ne peut pas les récupérer, » dit-il. « Nous avions un cas où la personne a été retrouvée portant quatre pantalons et sept chemises. »

      Il y a quelques années, la plupart des victimes étaient principalement des hommes seuls fuyant l’Afghanistan, le Pakistan ou le Bangladesh, d’après les observations de Pavlidis. Mais depuis la guerre en Syrie, les familles syriennes ont rejoint le groupe. « Maintenant, on va avoir des enfants, des femmes, des grands-pères. » (Selon le CICR, le nombre de familles a récemment recommencé à diminuer.)

      Les corps sont retrouvés par Frontex, la police, l’armée ou par des chasseurs et des pêcheurs, explique Pavlidis. Ils sont souvent dans un état de décomposition avancée, ou mangés par les poissons. Lorsqu’on lui ramène un corps, le médecin enregistre les habits et effets personnels. Ces objets, qu’il collecte depuis environ 15 ans, sont essentiels à la reconnaissance des corps.

      Le docteur Pavlos Pavlidis, médecin légiste et pathologiste, montre et parle des objets retrouvés avec les corps de migrants et réfugiés, à la morgue de l’hôpital général de l’université d’Alexandroúpolis, Grèce. Juillet 2017. (Vidéo produite par Christopher Nicholas/Fragkiska Megaloudi/CICR)

      Puis son équipe procède à une autopsie. Ils prélèvent ensuite un échantillon ADN et l’envoient au laboratoire de la police à Athènes. Si l’échantillon correspond à un profil existant, ils collaborent avec la Croix Rouge Internationale. Et, si quelqu’un recherche un proche qui a traversé l’Évros à cette période, ils poursuivent le processus d’identification.

      Si aucune recherche n’est entamée, les corps quittent la morgue après trois à quatre mois, et sont enterrés dans l’un des trois cimetières musulmans des alentours. La position et le numéro de leur tombe sont archivés afin qu’ils puissent être retrouvés par des proches dans le futur.

      « Nous avons plusieurs recherches fructueuses, mais pas tant que ça, car c’est un procédé très complexe et long, » explique Jan Bikker à VICE News. En tant que médecin légiste du CICR à Athènes, son travail consiste en partie à tenter de retrouver les familles des défunts si le gouvernement grec n’a pas réussi à le faire.

      « Ce n’est pas toujours aussi simple que ça en a l’air : on retrouve des papiers d’identité, mais nous ne sommes jamais sûrs que ce soit la bonne personne, » dit-il. « En effet, les papiers peuvent être faux ou une personne peut être enregistrée sous différents noms, ou porter les papiers de quelqu’un d’autre.

      L’équipe de Bikker aide aussi les familles ayant contacté le CICR à retrouver le corps de leurs proches et à produire un échantillon d’ADN pour procéder à l’identification. Cet échantillon est nécessaire à identifier un corps en trop mauvais état.

      Ce travail est difficile pour plusieurs raisons : les familles peuvent vivre dans des zones de conflits ; être des personnes déplacées ; résider illégalement dans un pays ; ou risquer l’emprisonnement si leur gouvernent apprend que leur proche a quitté le pays.

      « Normalement, nous collectons les informations descriptives qui pourraient nous donner une première piste. Une fois que nous avons une idée et une correspondance possible avec un corps, nous tentons de travailler avec [les proches des disparus] et les autorités pour obtenir l’ADN. »

      Une fois le corps identifié, les familles décident, en fonction de leurs moyens, si elles souhaitent rapatrier le corps dans leur pays d’origine.

      « Nous espérons qu’un cadre légal sera mis en place en Grèce [...] pour la centralisation des informations descriptives dans une base de données centrale avec toutes les informations sur les personnes disparues et les corps non identifiés, » explique Bikker.

      Comme l’explique Fragkiska Megaloudi, chargée de communication au CICR à Athènes, l’identification des morts est de la responsabilité de l’État grec. Le CICR est la seule association aidant l’État grec pour le médico-légal et prend le relais pour les identifications difficiles.

      L’association se charge aussi d’instruire les gardes côtiers grecs sur la manière de gérer dignement les corps, fournit du matériel à l’équipe du docteur Pavlidis, et améliore les cimetières accueillant les migrants et réfugiés.

      « Nous aidons à améliorer et à marquer les tombes, comme ça, si nous trouvons la famille, ils peuvent revenir et trouver la tombe de la personne. Sinon ils ne peuvent pas tourner la page, » dit-elle.

      « Nous reconstruisons de petites histoires autour de ces personnes, mais nous ne savons jamais qui elles étaient, leurs noms, ce qu’elles pensaient, leurs espoirs, leurs rêves... Et elles sont juste mortes ici » dit Megaloudi, émue. « C’est le côté le plus tragique de la crise migratoire. »

      Des agriculteurs d’Évros racontent leurs rencontres avec des migrants et réfugiés de passage à Évros. Grèce. Juillet 2017.

      https://www.vice.com/fr/article/d3qxbw/le-fleuve-vros-cimetire-des-migrants-anonymes-grece-turquie


  • What I Learnt In Silicon Valley
    https://hackernoon.com/what-i-learnt-in-silicon-valley-3878a05713f2?source=rss----3a8144eabfe3-

    I spent the last week meeting Entrepreneurs and Venture Capitalists in California.I was trying to figure out what makes people in Silicon Valley and LA special.What do they believe here that we don’t ?I’ve lived in Singapore, New York and London….but there is something different about the West Coast.Here’s what I learnt.1. Believe In Change And InnovationMost fortunes across history are built on change.These days we all confuse technology with change, but if you look at entrepreneurs and billionaires like Henry Ford, Warren Buffett, George Soros, Joseph Safra, Jacob Rothschild and Steve Schwarzmann, they aren’t technology investors, they are change investors.Each one of them saw, understood and invested in change, and benefited from it.All of them understood changes in their economies, (...)

    #startup #entrepreneurship #whatilearnt #wall-street #silicon-valley