• #water_europe : il progetto #water4all
    https://informareonline.com/water-europe-il-progetto-water4all

    Il progetto Water4All è cofinanziato dall’Unione Europea nell’ambito del programma Horizon Europe e mira a garantire la sicurezza idrica per tutti i cittadini nell’ambito dell’intera filiera idropotabile. L’iniziativa è nata nel giugno 2022 e riunisce un gruppo di circa 90 partner provenienti da 33 paesi, di cui 23 dell’Unione Europea e altri 10 dal resto […] L’articolo Water Europe: il progetto Water4All proviene da Informareonline, scritto da Angelo Morlando

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Agosto_2026 #acquigrow

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • Waste water to clean energy: Japanese engineers harness the power of osmosis - The Japan Times
    https://www.japantimes.co.jp/news/2026/04/09/japan/japan-waste-water-energy

    FUKUOKA –

    A Japanese #water #plant is harnessing the natural process of #osmosis to generate #renewable #energy that could one day become a common power source.

    The possibility of generating power from osmosis — when water molecules pass from a less salty solution to a more salty one — has long been known.

    But actually generating energy from that has proved more complicated, in part due the difficulty of designing the membrane through which the molecules pass.

    Engineers in #Fukuoka and their private partners think they might have cracked it, and have opened what is only the world’s second #osmotic_power_plant.

    #énergie_osmotique #électricité #énergie

  • Migreurop : Notre histoire

    Le réseau Migreurop trouve son origine au début des années 2000 dans un contexte marqué par le durcissement des politiques migratoires européennes. La frontière franco-britannique en constitue l’un des points de départ emblématiques avec le camp de Sangatte, symbole d’une Europe qui organise l’exclusion des personnes étrangères à grande échelle. C’est dans ce contexte que, lors du Forum social européen de Florence 2002, un séminaire consacré à « l’Europe des camps » réunit militant·e·s et chercheur·se·s désireux de partager analyses et expériences. De cette rencontre naît informellement le réseau Migreurop, officiellement constitué en association en 2005.


    Aujourd’hui, il rassemble une centaine d’associations, des militant·e·s et des chercheur·se·s issus de 18 pays d’Europe, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du Proche-Orient, avec pour objectif de décrypter, documenter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes sur les droits des personnes exilées. Depuis 20 ans, le réseau a permis de tisser des liens entre les sociétés civiles des différents pays situés le long des routes migratoires, luttant ensemble contre les politiques européennes mortifères, pour le respect des droits et la #liberté_de_circulation pour tous et toutes.

    20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines

    En 2025, le réseau Migreurop a fêté ses 20 ans d’existence. A cette occasion, un film documentaire*, réalisé par Romain Kosellek, a été produit retraçant l’histoire de Migreurop.

    https://player.vimeo.com/video/1162221765?h=34e157e0f7
    https://migreurop.org/article3547.html
    #Migreurop #vidéo #histoire #Sangatte #enfermement #camp #encampement #Gisti #ARCI #MRAX #migrations #réfugiés #frontières #recherche #enfermement #politiques_migratoires #rétention #détention_administrative #carte_des_camps #cartographie #externalisation #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #no_camps #AMDH #Maroc #association_malienne_des_expulsés (#AME) #altermondialisme #2005 #société_civile #antiracisme #droits_des_étrangers #européisation_des_politiques_migratoires #Europe_du_rejet #directive_retour #atlas #Frontex #droit_d'asile #frontexit #boats_for_people #watch_the_med #Alarmphone #libre_circulation_des_personnes #boat_4_people #open_access_now #hotspots #moving_beyond_borders #racisme #genre

  • Christine Lemmer-Webber - Mastodon
    https://social.coop/@cwebber/116217477822586442

    “We see a future where intelligence is a utility, like electricity or water, and people buy it from us on a meter...” — Sam Altman

    https://x.com/TheChiefNerd/status/2032012809433723158

    There you go, there it is. Yup.

    #Sam_Altman Says Intelligence Will Be a Utility, and He’s Just the Man to Collect the Bills
    https://gizmodo.com/sam-altman-says-intelligence-will-be-a-utility-and-hes-just-the-man-to-coll

    (...)

    While speaking with Adebayo Ogunlesi (who happens to be a member of OpenAI’s board of directors), #Altman said, “We see a #future where #intelligence is a #utility, like #electricity or #water, and people buy it from us on a #meter,” which conjures up the nightmarish image of someone being unable to pay their intelligence bill. Altman expanded on this idea, stating that his company has a “fundamental belief in abundance of intelligence” and arguing, “One of the most important things in the future is that we make intelligence, to #borrow an old phrase from the energy industry that didn’t quite work: ‘Too cheap to meter.’”

    (...)

  • The Texas AI Boom is Outpacing #Water #Regulations
    https://www.texasobserver.org/texas-ai-data-centers-water-usage-regulation

    The world’s largest #artificial_intelligence #data_center complex is being built in Amarillo, and it’s almost seven times the size of Central Park.

    On June 26, 2025, Fermi America, an #AI development firm cofounded by former Texas Governor Rick Perry, announced that it will partner with the Texas Tech University System to transform 5,800 acres outside of Amarillo into 18 million square feet of data centers, four 1-gigawatt #nuclear power #reactors, and a dedicated #natural_gas plant.

    #IA #intelligence_artificielle #nucléaire #réacteur #datacenter

  • Olimpiadi Milano-Cortina, neve (artificiale) a tutti i costi. Ma c’è il rischio che non sia abbastanza

    Per innevare artificialmente le piste sono state approvate nuove opere sui fiumi, spesso senza valutazioni ambientali e senza pubblicare i piani di risparmio promessi. Alcune però non saranno pronte per l’inizio dei Giochi.

    Tra il dire e il fare c’è di mezzo il mare, si dice. Quella che separa le promesse degli organizzatori delle Olimpiadi di Milano-Cortina e la realtà che si presenta a poco più di un mese dall’inizio dei Giochi, però, è acqua dolce: quella dei fiumi e dei torrenti delle Alpi lombarde, venete e trentine, già sotto stress per effetto del cambiamento climatico, che verrà prelevata al ritmo di centinaia di litri al secondo per innevare artificialmente le piste. Secondo gli organizzatori ne serviranno 836mila metri cubi: rapportato ai 27 giorni di durata dei Giochi olimpici e paralimpici, significa svuotare 12 piscine olimpioniche ogni giorno.

    #Livigno, corsa contro il tempo

    Per soddisfare questo fabbisogno, di molto superiore a quello delle stagioni sciistiche «normali», il dossier di candidatura prevedeva nuove opere di presa e accumulo dell’acqua. A oggi, però, solo due dei quattro bacini previsti sono stati ultimati. Prima di Natale, il presidente della Federazione internazionale di sci Johan Eliasch ha lamentato «ritardi inspiegabili», parlando di una «situazione in cui non avremmo mai dovuto trovarci». Gli occhi sono puntati in particolare su Livigno (Sondrio), comune di meno di 7mila abitanti a un passo dalla Svizzera, che per ospitare le gare di sci acrobatico e snowboard avrà bisogno di circa mezzo milione di metri cubi d’acqua.

    Qui, il dossier di candidatura prevedeva la costruzione di due nuovi bacini di accumulo, uno da 200mila metri cubi nell’area di Mottolino e uno da 120mila in zona Carosello. Il primo, costato quasi 22 milioni di euro, è stato inaugurato solo a inizio dicembre, mentre il secondo sarà pronto per le Olimpiadi, ma quelle giovanili del 2028. Parlando con lavialibera la scorsa estate, il sindaco di Livigno Remo Galli li aveva definiti interventi vantaggiosi, che permetteranno di «gestire le risorse idriche in maniera più attenta all’ambiente» anche dopo le Olimpiadi: «Potremo raccogliere l’acqua nei periodi in cui ce n’è di più, cioè da maggio a luglio, invece che prelevarla in inverno quando ce n’è molta di meno». A causa dei ritardi, però, l’unico bacino realizzato è stato riempito solo nelle scorse settimane.

    L’acqua arriva dal torrente Spöl, conosciuto anche come Aqua Granda, al centro di una controversia decennale: la società A2A, che tra l’altro figura tra i partner dei Giochi, preleva a monte 90 milioni di metri cubi all’anno per produrre energia idroelettrica, acqua che poi viene deviata nell’Adda, tributario del Po. Risultato: «Da vent’anni a questa parte lo Spöl è prosciugato», dice a lavialibera Nicola Faifer, fondatore del comitato L’acqua è tua, che da tempo lotta perché l’azienda rilasci il deflusso ecologico, cioè la quantità d’acqua minima per garantire la salute dell’ecosistema fluviale. «Abbiamo presentato un esposto alla Commissione europea che ci ha dato ragione e presentato una denuncia per disastro ambientale, ma nulla è cambiato». Oltre ai bacini, per i Giochi sono state presentate due domande di attingimento eccezionale da 40 litri al secondo ciascuna, valide per il solo periodo olimpico.

    Anterselva, il nuovo bacino tra ritardi e impatto ambientale

    Gli altri due bacini per l’innevamento artificiale erano previsti a Bormio, in Valtellina, dove si svolgeranno le gare di sci alpino maschile, e ad Anterselva, in Alto Adige, dove gareggeranno gli atleti di biathlon. Il primo, da 88mila metri cubi, è entrato in funzione poco prima di Natale. Per il secondo, invece, dal volume previsto di 31mila metri cubi, il portale della Società infrastrutture Milano-Cortina (Simico) fissa la data di fine lavori al 10 maggio 2026, due mesi dopo la fine dell’evento olimpico. L’iter è stato rallentato dal ricorso di cinque associazioni, respinto dal Tar di Bolzano lo scorso agosto. "Contestiamo i danni all’ambiente e la totale assenza di trasparenza e partecipazione nel processo decisionale», dice a lavialiberaLuigi Casanova, presidente di Mountain Wilderness Italia, tra le realtà dietro l’iniziativa. Il progetto del bacino non è stato sottoposto a una valutazione di impatto ambientale, che è stata ritenuta non necessaria come per il 60 per cento delle opere olimpiche, stando all’ultimo report di Open Olympics. «Riteniamo che l’evento olimpico abbia fallito tanto sul profilo ambientale quanto su quello della trasparenza e della democrazia – continua Casanova –. Tutte le opere sono state imposte, e di tempo per organizzare un confronto con le comunità interessate ce n’è stato».

    A gennaio 2025, su richiesta della Fondazione Milano-Cortina, Simico ha avviato l’iter per la costruzione di un ulteriore invaso, non previsto inizialmente, vicino a quello già esistente in località Po’ Drusciè a Cortina, inserendolo all’interno di un intervento di «aggiornamento degli impianti di alimentazione elettrica e attrezzature». L’opera è stata però bloccata dal parere negativo della Soprintendenza del Veneto, che l’ha giudicata «incompatibile con i valori paesaggistici che qualificano il contesto di riferimento»: si procederà quindi con il «potenziamento dell’approvvigionamento del bacino esistente», aumentando quindi la pressione sulla falda da cui i pozzi attingono per il riempimento.

    Nuovi prelievi in Val di Fiemme

    Servirà acqua, e in abbondanza, anche per innevare artificialmente gli impianti di Tesero e Predazzo, località della Val di Fiemme, in Trentino, che ospiteranno rispettivamente le gare di fondo e salto con gli sci. Qui, il fabbisogno idrico stimato dagli organizzatori è di 72mila metri cubi, più del doppio del consumo medio registrato negli ultimi anni per il mantenimento degli impianti. L’acqua verrà prelevata dal torrente Avisio, come già avviene durante la stagione sciistica, ma in volumi molto maggiori in virtù di una nuova concessione della portata massima di 100 litri al secondo e grazie a un’opera di presa aggiuntiva a Tesero. «Aumentare i prelievi da corsi d’acqua già ampiamente sfruttati significa causare ulteriori squilibri all’ecosistema», dice a lavialibera Tommaso Bonazza, portavoce del comitato Acque trentine, che ha presentato una serie di osservazioni critiche nei confronti del progetto, rimaste inascoltate. Non solo: l’opera ricade parzialmente in un’area protetta dove vige il divieto di costruzione, ma è stata comunque ritenuta «compatibile».

    Nella relazione ambientale della Fondazione Milano Cortina si parla anche dell’utilizzo, per l’innevamento artificiale a Tesero, di «acqua potabile di 54 pozzi». «Non è raro che succeda – prosegue Bonazza –. In passato, alcuni sindaci si sono quasi trovati a scegliere se dare l’acqua ai cittadini o alle piste. Prima che si arrivi allo scontro sociale, che è inevitabile man mano che la coperta si fa più corta, bisognerebbe ripensare questo modello di sfruttamento intensivo dei nostri territori».
    Consumi idrici, trasparenza a secco

    Sulla carta, il tema è al centro dell’attenzione degli organizzatori: già il dossier di candidatura del 2019 prevedeva il calcolo della water footprint (impronta idrica) dei giochi secondo gli standard internazionali, impegno ribadito nel 2024 nel rapporto ambientale insieme alla promessa di sviluppare un «piano di riduzione dei consumi idrici». Di nessuno dei due strumenti, però, si trova traccia. Contattata da lavialibera la scorsa estate, Fondazione Milano Cortina ha assicurato che entrambi «sono oggetto di confronto con il Comitato olimpico internazionale», ma non è detto che vengano resi pubblici perché «sicuramente verrebbero strumentalizzati». Si ipotizza anche che possano essere diffusi dopo la fine dei Giochi in forma consuntiva, il che impedirebbe – come già sta accadendo – qualsiasi forma di collaborazione e monitoraggio da parte delle comunità interessate. «I dati dettagliati su volumi idrici, fonti di approvvigionamento e strategie di gestione non sono stati resi pubblici in modo organico – dice a lavialiberaFabio Tullio, presidente di Legambiente Treviso –. Queste mancanze impediscono una valutazione indipendente e un dibattito pubblico informato sull’effettiva sostenibilità idrica dei Giochi».

    Rischio reflui

    A preoccupare chi abita lungo i torrenti delle valli che ospiteranno i Giochi non è solo quanta acqua ne uscirà, ma anche cosa potrebbe entrare. «C’è un rischio enorme legato alla gestione dei reflui – dice Bonazza –. Già adesso, nelle località maggiormente interessate dal turismo di massa invernale, i depuratori non riescono a far fronte ai picchi di affluenza e spesso permettono alle acque sporche di finire nei fiumi. Immaginiamo cosa potrebbe succedere durante le Olimpiadi». Nella relazione di sintesi di dicembre 2024, gli organizzatori hanno dichiarato che gli scarichi liquidi verranno gestiti attraverso serbatoi, escludendo quindi immissioni nella rete fognaria e nei torrenti, ma «non è ad oggi disponibile il progetto del sistema di gestione (modalità e frequenza di raccolta, siti di destinazione, modalità di smaltimento e di trasporto)». Nello stesso documento, e in apparente contraddizione, si evoca l’eventualità di «scarichi di reflui nei corpi idrici superficiali», che verrà gestita con l’implementazione di un «piano di monitoraggio». Anche di questo, però, non si trova traccia pubblica.

    https://lavialibera.it/it-schede-2353-olimpiadi_milano_cortina_neve_artificiale_impatto_idrico_

    #JO2026 #jeux_olympiques #Alpes #neige #neige_artificielle #eau #Mottolino #Carosello #coût #prix #Spöl #Aqua_Granda #A2A #Anterselva #Bormio #environnement #Po_Drusciè #paysage #Tesero #Predazzo #Val_di_Fiemme #Avisio #eau_potable #water_footprint #Milano-Cortina

    • Genetics became the “800-pound gorilla,” as one scientist put it. “All the research dollars went toward genetics.”
      Over the summer of 1982, Langston found five more “frozen addicts” across the Bay Area. Through gumshoe detective work, he discovered they had all injected a batch of what they believed to be a designer drug called MPPP, cooked in a Morgan Hill basement. But the chemistry had gone awry. Instead of 1-methyl-4-phenyl-4-propionoxypiperidine, a potent opioid with morphine-like effects, the dime-bag chemist had accidentally made 1-methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine, or MPTP, a pharmacological slipup that would rewrite neurology textbooks.
      When Langston and colleagues secured a batch of MPTP and tested it on primates, they knew they had uncorked a revolution. “Any neurologist could see these monkeys and immediately know that’s Parkinson’s,” Langston says—which was especially compelling, since monkeys do not get Parkinson’s in the wild. In a first, Langston showed that MPTP killed the dopamine-producing neurons in monkeys’ substantia nigra. The discovery made him the most famous Parkinson’s researcher in the country and, Langston wrote at the time, promised to “turn the entire field of Parkinson’s disease upside down.” Parkinson’s, it appeared, could be caused by a chemical.

      AMY LINDBERG SETTLED quickly into life at Lejeune. She played tennis and ran on her lunch breaks, flitting through sprinklers in the turgid Carolina summers. But something dark was lurking beneath her feet.
      Sometime before 1953, a massive plume of trichlorethylene, or TCE, had entered the groundwater beneath Camp Lejeune. TCE is a highly effective solvent—one of those midcentury wonder chemicals—that vaporizes quickly and dissolves whatever grease it touches. The spill’s source is debated, but grunts on base used TCE to maintain machinery, and the dry cleaner sprayed it on dress blues. It was ubiquitous at Lejeune and all over America.
      And TCE appeared benign, too—you could rub it on your hands or huff its fumes and feel no immediate effects. It plays a longer game. For approximately 35 years, Marines and sailors who lived at Lejeune unknowingly breathed in vaporized TCE whenever they turned on their tap. The Navy, which oversees the Marine Corps, first denied the toxic plume’s existence, then refused to admit it could affect Marines’ health. But as Lejeune’s vets aged, cancers and unexplained illness began stalking them at staggering rates. Marines stationed on base had a 35 percent higher risk of developing kidney cancer, a 47 percent higher risk of Hodgkin’s lymphoma, a 68 percent higher risk of multiple myeloma. At the local cemetery, the section reserved for infants had to be expanded.
      Meanwhile, Langston had spent the remainder of the 1980s setting up the California Parkinson’s Foundation (later renamed the Parkinson’s Institute), a lab and treatment facility equipped with everything needed to finally reveal the cause of the disease. “We thought we were going to solve it,” Langston told me. Researchers affiliated with the institute created the first animal model for Parkinson’s, identified a pesticide called Paraquat as a near chemical match to MPTP, and proved that farm workers who sprayed Paraquat developed Parkinson’s at exceedingly high rates. Then they showed that identical twins developed Parkinson’s at the same rate as fraternal twins—something that wouldn’t make sense if the disease were purely genetic, since identical twins share DNA and fraternal twins do not. They even noted TCE as a potential cause of the disease, Langston says. Each revelation, the team thought, represented another nail in the coffin of the genetic theory of Parkinson’s.

      When Goldman compared both populations, the results were shocking: Marines exposed to TCE at Lejeune were 70 percent more likely to have Parkinson’s than those stationed at Pendleton.
      But there was a problem. The Human Genome Project had launched in 1990, promising to usher in a new era of personalized medicine. The project’s goal, to identify all of the genes in man, was radical, and by the time it was completed in 2000, frothy comparisons to the moon landing were frequent. Unraveling our genome would “revolutionize the diagnosis, prevention, and treatment of most, if not all, human diseases,” then president Bill Clinton said.
      But for Langston and his colleagues, the Human Genome Project sucked the air out of the environmental health space. Genetics became the “800-pound gorilla,” as one scientist put it. “All the research dollars went toward genetics,” says Sam Goldman, who worked with Langston on the twin study. “It’s just a lot sexier than epidemiology. It’s the latest gadget, the bigger rocket.” A generation of young scientists were being trained to think of genetics and genomics as the default place to look for answers. “I characterize science as a bunch of 5-year-olds playing soccer,” says another researcher. “They all go where the ball is, running around the field in a herd.” And the ball was decidedly not environmental health. “Donors want a cure,” Langston says. “And they want it now.”

      In 1997, researchers found a family in Italy that had passed along Parkinson’s disease for generations. Although the gene in question would later be shown to cause just a fraction of Parkinson’s cases, the damage was done. The Parkinson’s Institute faced stronger economic headwinds and difficulties with administration, and Langston eventually chose to shut it down. The environmental theory of Parkinson’s went back on the shelf.
      NO ONE KNOWS exactly how much of the world’s drinking water is laced with TCE. The US Centers for Disease Control and Prevention reckons that the water supply of between 4 and 18 percent of Americans is contaminated, although not always at dangerous concentrations; the Environmental Working Group figures 17 million Americans drink the stuff. In Silicon Valley, where TCE was integral to the manufacturing of early transistors, a necklace of underground plumes have been identified along Highway 101 from Palo Alto to San Jose. Santa Clara County has more toxic Superfund sites, at 23, than any other county in the country. (Several tech giants have offices near or on top of these sites; in 2013, workers at a Google office were subjected to unhealthy levels of TCE for months after a ventilation system failed.)
      And while TCE’s connection to cancer is well studied, what it does to our brain is more mysterious. That’s because good data on exposure is devilishly hard to come by. The US, with its fractious health care system, has few national databases, and chemical exposures are rarely tracked.
      Sam Goldman at home
      Sam Goldman at his home in San Francisco. His research compared Camp Pendleton in California with Lejeune.
      PHOTOGRAPH: SKYE BATTLES

      In 2017, Sam Goldman realized that Camp Lejeune offered the perfect opportunity to change this. Goldman—an epidemiologist and a doctor—has made a career out of teasing apart data: finding unusual case reports, looking for patterns, interviewing patients in the clinic about what chemicals they handled at old jobs and what exposures they faced in their childhood. In the case of Lejeune, Goldman could examine VA medical records to find Parkinson’s diagnoses and compare them to service records. But Goldman’s genius wasn’t finding this Lejeune cohort—it was realizing he had a control group, too.
      Camp Pendleton, in Southern California, is the Marine Corps’ West Coast equivalent to Lejeune. Thousands of young, healthy Marines shuffle through its barbed-wired gates each year. But Pendleton has one thing Lejeune does not: uncontaminated drinking water.
      When Goldman compared both populations, the results were shocking: Marines exposed to TCE at Lejeune were 70 percent more likely to have Parkinson’s than those stationed at Pendleton. And in a follow-up study last year, he showed that disease progression in Lejeune vets with the highest exposure to TCE was faster than those with low or no exposure, too. In the world of Parkinson’s research, Goldman’s study was a blockbuster.
      But to really prove a link, you need more than just correlation. So, on the third floor of a drab university building in Birmingham, Alabama, Briana De Miranda has re-created Camp Lejeune in her lab, but for mice.

      Building Citivan International Research Center
      University of Alabama at Birmingham, a research center.
      PHOTOGRAPH: LYNSEY WEATHERSPOON
      De Miranda is a toxicologist, not a neurologist, which is an unusual CV for a cutting-edge Parkinson’s researcher. When I visit her in October 2024, she shows me the plexiglass chamber where a few dozen mice doze in a pile. They’ve been spending their days in this chamber for months, inhaling a small amount of TCE almost every day. This experiment is the first to re-create the exposure someone like Lindberg experienced over years at Camp Lejeune.
      De Miranda walks into a dark annex of her lab and asks a tech to pull up some imagery. “These are dopamine neurons in the brain,” De Miranda says, pointing to a scan of the control mice. In unexposed mice the substantia nigra looks like a nighttime satellite image of Manhattan—thousands of neurons sending dopamine across the mice’s brains to orchestrate fluid scurrying and sniffing and munching. Then the tech pulls up the brain scans of mice who have been exposed to TCE. Suddenly we’re in West Virginia. It’s not pitch black, but most of the lights are off and the ones that remain have been dimmed. The dopamine neurons have died, De Miranda explains. And she’s seeing the physical effects in the mice too. “We see minor motion defects; we see it in their gait, and we are seeing cognitive effects,” De Miranda says.

      De Miranda’s studies, the first ever on inhaled TCE toxicity and Parkinson’s, are compelling, her colleagues agree, and well designed. And although there is more work to be done, the results wrap a bow on Goldman’s epidemiological work and the Parkinson’s Institute’s years of research. TCE is a neurotoxin, and generations of Americans have been exposed. In December 2024, the Environmental Protection Agency finally moved to ban TCE in the United States.

      There is a sense of empowerment in knowing that our health is not predetermined.
      “I think TCE is the most important cause of Parkinson’s in the US,” says Ray Dorsey, the Parkinson’s expert at the University of Rochester. In 2021, Dorsey, who frequently collaborates with De Miranda, Goldman, and a core group of like-minded scientists, published Ending Parkinson’s Disease. The book’s central thesis: Parkinson’s is a growing pandemic, and up to 90 percent of cases are caused by chemicals in our environment. Cut exposures like TCE and pesticides, and we can “end Parkinson’s” as we know it. “The full effect of the Parkinson’s pandemic,” Dorsey writes, “is not inevitable but, to a large extent, preventable.”
      SINCE THE 1990S, the number of Americans with chronic disease has ballooned to more than 75 percent of adults, per the CDC. Autism, insulin resistance, and autoimmune diagnoses have reached epidemic proportions. The incidence of cancer in people under the age of 50 has hit an all-time high. If Parkinson’s disease is—as Ray Dorsey believes—a pandemic that’s being caused by our environment, it’s probably not the only one.
      After a century of putting genetics on a pedestal, the geneticists have some surprising news for us: The vast majority of chronic disease isn’t caused by our genes. “The Human Genome Project was a $3 billion investment, and what did we find out?” says Thomas Hartung, a toxicologist at Johns Hopkins. “Five percent of all disease is purely genetic. Less than 40 percent of diseases even have a genetic component.”

      Most of the conditions we worry about, instead, stem from a complex interaction between our genes and our environment. Genetics loads the gun, as former National Institutes of Health head Francis Collins put it, but the environment pulls the trigger. Rather than revealing the genetic origins of disease, genomics has done the opposite. Only 10 percent of breast cancer cases are purely genetic. Chronic obstructive pulmonary disease? Rheumatoid arthritis? Coronary heart disease? All hover around 20 percent. The primary driver of disease is considerably more terrestrial: It’s the environment, stupid.
      Yet only 1 percent of the roughly 350,000 chemicals in use in the United States have ever been tested for safety. In its 55-year history, the EPA has banned or restricted about a dozen (by contrast, the EU has banned more than 2,000). Paraquat, the pesticide that appears to cause Parkinson’s in farmworkers, has been banned in Europe and China but remains available in the US. And in January, a month after the EPA’s ban on TCE was finalized, the Trump administration moved to undo it, even as new evidence emerged of Parkinson’s clusters in the rust belt, where exposure to trichloroethylene is high.
      It’s easy to mock the MAHAs and the TikTok trad moms making their own food coloring, but the chemical regulatory system in America does not inspire confidence. No one really knows what the chemicals we’re interacting with every day are doing to our bodies.

      Water from the New River laps at a rocky shore
      The New River laps at a rocky shore in North Carolina. According to Coastal Carolina Riverwatch, the New River has been plagued with some form of solid waste pollution and agricultural runoff for nearly four decades.
      PHOTOGRAPH: RACHEL JESSEN
      THAT’S WHY, EARLIER this year, slices of brain from Briana De Miranda’s TCE-addled mice ended up with Gary Miller, a professor at Columbia University. Miller is the country’s leading proponent of a brand-new field called exposomics. Your “exposome” is the sum of your own personal environmental exposures, from the womb to the casket. Many exposures, like TCE, disappear from the bloodstream quickly; people who came into contact with a chemical in the past will never be able to prove it. The exposome is a way to potentially answer the question, “Just what the hell have I been exposed to?”
      Miller began his career in the ’90s as a Parkinson’s researcher studying environmental exposures. But he grew tired of the “whack-a-mole approach” of modern toxicology: identifying one of the 350,000 chemicals on the market as a potential toxicant, looking for the exposure in the environment, looking for correlations, looking for toxicity in mice’s brains, rinse, repeat.

      He wanted a shotgun approach, an answer to the way genome sequencing identifies all the genes in the body. What Miller wants is a Human Exposome Project. “We realized that this wasn’t just about Parkinson’s,” he says. “There were so many disease states we could look at.” Quantify our exposomes, Miller hopes, and we can know what ails us.
      “We have the tools to put the big puzzle together,” says Rima Habre, an environmental health and exposomics expert at the University of Southern California. Through blood draws and metabolomic studies, the exposomics advocates want to measure the vast mixture of chemicals and pollutants in the body and figure out how they impact health. Take air pollution, Habre’s specialty. An ever-changing mélange of small molecules, from tailpipe emissions to tire bits to dust, it has been linked to obesity, endocrine disruption, heart attacks, and more. But if we can figure out what specifically in this toxic cloud is doing the damage, Habre says, we can work to quickly reduce it in our environment, the way we removed lead from gasoline.
      Or autism. Autism diagnoses have exploded from 1 in 10,000 in the ’70s to 1 in 36 today, a rate that genetics and screening can’t explain, says Johns Hopkins’ Thomas Hartung. Hartung, another Human Exposome Project proponent, is growing clusters of neurons in the lab and subjecting them to flame-retardant chemicals—which are applied to couches and car seats across America—to see what happens. Already, the associations trouble him. The goal of all this, Hartung says, is a world where toxicologists like Briana De Miranda don’t have to spend money creating a mouse gas chamber, expose mice for three months, then wait several more months for results.
      Miller’s goal with mice brains is to figure out what exactly about TCE is killing dopamine-producing neurons and leading to Parkinson’s—to unravel and define the interaction between our environment and our genetics in a way never before possible.

      The parallels to the Human Genome Project—in both promise and froth—are clear. But there is a sense of empowerment in knowing that our health is not predetermined. Nearly every scientist interviewed for this story does a few simple things. They filter their water, they run an air purifier, they don’t microwave plastic. They don’t freak out about their daily exposures, but they do things like opt for fragrance-free products, avoid eating out of plastic when they can, and buy organic produce. Our exposures, while not always in our control, can be limited.
      About two hours south of Lejeune in Wilmington, North Carolina, Amy Lindberg is having lunch with her husband, Brad, on a pier overlooking the Atlantic. Although Goldman, De Miranda, and Dorsey have unveiled the likely origins of her Parkinson’s, the random nature of it gnaws at her. “When I was diagnosed, it was just like, where’s everyone else?” Lindberg says. “I felt like, if I have it, what about my coworkers?” She nods to Brad, who also spent years drinking Lejeune’s water. “He suffered no ill consequences,” she says. She worries about her kids, one of whom was born on base.

      je colle ça là par fainéantise (disposer du bouton de traduction automate juste au dessous de ces lignes, après la citation)
      Over my head - PèreUbu
      https://www.youtube.com/watch?v=-4vyCsdnCoQ

      #neurologie #neurotoxiques #pesticides #pollution #environnement #air #eau #alimentation #épidémiologie #dopamine #récepteurs_dopaminergique #neurodégénérescence #maladie_chronique

  • Puntata del 09/12/2025@0
    https://radioblackout.org/podcast/puntata-del-09-12-2025

    Il primo approfondimento della serata lo abbiamo fatto in compagnia di Rocco di CO.L.P.O., collettivo che si occupa di auto difesa sui posti di lavoro, con uno sportello di consulenza settimanale aperto a Barriera di Milano a #torino. Ed è proprio dal loro lavoro di raccolta di testimonianze sul territorio che arriva questa storia, come […]

    #AeG_riscossioni #Boicottaggio_Israele #ccnl_metalmeccanici #Colpo_Torino #cottimo #EX_ILVA #Genova #inchiesta #InfoAut #Israele #metalmeccanici #presidio #sfruttamento #smat #Watertech
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/12/F_m_09_12_Rocco-di-Colpo-racconta-vertenza-SMAT-invito-presidio-11-di

  • Nicolas Kayser-Bril - Mastodon
    https://fediscience.org/@nicolaskb/115683677517339198

    This story from Turkey ticks many boxes of our #dystopian present:

    – Farmers steal #energy from high-voltage line to #power #water pumps for their #drought-stricken fields.

    – Power company sends #AI-powered #drones to find their transformers.

    https://www.yenisafak.com/video-galeri/gundem/600-haneye-kacak-elektrik-saglayan-trafolar-yapay-zekali-dronlardan-kacam

  • Monitor Your Linux Laptop Battery Health with #wattage
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/11/wattage-battery-monitoring-app-linux

    Wattage is a modern GTK4/libadwaita app that detailed battery information on Linux, including capacity, health, cycles, and power draw – no terminal required. You’re reading Monitor Your Linux Laptop Battery Health with Wattage, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Battery_&_Power

  • Les dents de la mort : quand les champs de bataille fournissaient les dentiers RTBF

    Le dernier ouvrage édité par l’historien liégeois Bernard Wilkin révèle une pratique méconnue de l’histoire contemporaine. Le livre intitulé « Jusqu’à la moelle » est consacré à l’exploitation industrielle des ossements humains. Un chapitre attire l’attention : celui consacré à l’usage des dents des morts !

    Rappelez-vous le roman de Victor Hugo Les misérables  et la séquence épouvantable où Fantine se fait arracher les dents de devant pour les vendre.

    Des dents de soldats tués
    C’est la réalité que décrit Victor Hugo ! Il existait bel et bien dans notre passé proche un commerce de dents humaines.

    Au XIXᵉ siècle, les os humains sont recyclés à grande échelle pour produire du sucre. Les dents, elles, trouvent une destination évidente : les dentiers. « On va tirer les dents des morts, souvent sur les champs de bataille », explique Bernard Wilkin. Les jeunes soldats tués à la guerre, à la dentition épargnée par les ravages des sucreries, offrent une matière première idéale. Leurs dents sont revendues, parfois en vantant leur provenance supposée : c’est la légende des « dentiers de Waterloo ».


    « À Waterloo même, on a peu de sources » nuance l’historien.  "Mais pour d’autres champs de bataille, on sait que les dents étaient vendues au kilo.

    La pratique, bien réelle, révèle un temps où recycler les corps allait de soi. Faute de moyens, on récupérait tout, jusqu’à la matière humaine. Plus tard, la dentisterie va s’améliorer et on n’aura plus besoin de recourir à ces moyens lugubres".

    Le chapitre consacré à la récupération des dents est écrit par l’historien allemand Arne Homann. Les autres chapitres sont signés Bernard Wilkin, Hosni Kitouni, Robin Schäfer, Andrea Hampel, Dominique Bosquet, Tony Pollard et Fabien Knittel.

    Source : https://www.rtbf.be/article/les-dents-de-la-mort-quand-les-champs-de-bataille-fournissaient-les-dentiers-11
    #os #dents #dentiers #ossements #squelettes #Waterloo #Chimie #industrie #capitalisme #recyclage

  • Face à la mortalité infantile, la France ne peut plus détourner le regard
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/face-a-la-mortalite-infantile-la-france-ne-peut-plus-detourner-le-regard-

    En 2024, 663 000 enfants sont nés en France. Parmi eux, 2 800 bébés ont perdu la vie avant même leur premier anniversaire. Dont 70 % au cours de leurs 28 premiers jours. Avec un taux de mortalité infantile atteignant désormais 4,1 décès pour 1 000 naissances vivantes, notre pays se classe tout en bas de l’échelle européenne : 23e sur 27, entre la Pologne et la Bulgarie.

    Ce triste phénomène n’est pas nouveau. Depuis 2020, année où le taux de mortalité infantile était de 3,5 pour 1 000, la hausse est constante : 3,6 en 2021, 3,9 en 2023 et 4,1 en 2024…

    • Le secteur de la prévention, lui, représenté notamment par les centres de protection maternelle et infantile (#PMI) affiche une déliquescence avancée, ôtant aux publics les plus fragiles des solutions de suivi adaptées, alors que c’était pourtant le cas dans les années 1990 et 2000, et que la précarité multiplie par cinq les risques d’issues malheureuses. En vingt ans, le nombre de mères et d’enfants suivis par ces services a été divisé par deux.

      En lien, le rapport d’une députée macroniste de 2019 :

      - en 1995, près de 900 000 enfants avaient été vus en consultation de PMI, représentant 2,7 millions d’examens ; en 2016, l’activité ne s’élève plus qu’à 550 000 consultants (1,49 million d’examen), soit une baisse de -45 %, et se concentre sur la tranche des 0-2 ans alors que la PMI est compétente jusqu’à 6 ans ;
      – les visites à domicile infantiles par des infirmières puéricultrices ont vu leur nombre presque divisé par 2 en 25 ans (1 million en 1991, 580 000 en 2016) [...]

      Grâce à un questionnaire détaillé adressé aux départements visités, la mission a constaté que 20 % à 30 % des effectifs des PMI étaient consacrés aux missions relatives aux modes de garde (...). De plus, une partie croissante des visites à domicile infantiles de la PMI se fait à la demande de l’aide sociale à l’enfance, dans le cadre d’informations préoccupantes. Ces visites relevant de l’urgence sociale tendent à se substituer aux visites de prévention « prévenante » et fragilisent le lien de confiance entre la PMI et les familles. Cette gestion des informations préoccupantes absorbe environ 10 % du temps des équipes.

      Au total, 30 % à 40 % des moyens humains sont donc « dérivés » du cœur de métier préventif de la PMI, obligeant les équipes à pratiquer un hyper-ciblage sur les publics les plus vulnérables et les enfants les plus jeunes.

      Par ailleurs, le budget général des PMI accuse une baisse significative sur la période récente (–4 % de 2013 à 2017), et le manque de médecins (jusqu’à 50 % de postes vacants dans certaines PMI) va s’aggraver puisque deux-tiers des médecins de PMI atteindront l’âge de la retraite d’ici 2020.

      https://solidarites.gouv.fr/rapport-de-michele-peyron-pour-sauver-la-pmi-agissons-maintenant

      Dans une étude de la DREES, on apprend que le nombre de médecins en PMI a diminué de 25% entre 2010 et 2019...
      https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/protection-maternelle-et-infantile-pmi-un

    • https://www.humanite.fr/societe/bebes/mortalite-infantile-pourquoi-la-france-est-lun-des-pires-eleves-deurope

      Autre différence majeure entre les bons élèves et les plus mauvais, dont nous faisons partie : le nombre de sages-femmes par femmes enceintes. « Chez nous, une patiente en travail peut être suivie par une sage-femme qui s’occupe de deux, trois, quatre femmes en même temps, observe Camille Le Ray, gynécologue-obstétricienne et chercheuse au Cress (Centre de recherche en épidémiologie statistique). Donc l’accompagnement n’est pas du tout le même. Quand on va en Suède, le one-to-one est la règle : une sage-femme par femme enceinte. Bien évidemment cela a un coût. Mais les études démontrent clairement que cet encadrement permet d’améliorer les issues. »
      Par ailleurs, dans ce dernier pays, le secteur de la prévention est un pilier loin d’être sous-estimé. Les futures mamans ont par exemple la chance de voir une sage-femme entre jusqu’à dix fois avant d’accoucher. Des consultations gratuites se tiennent dans un centre très proche du domicile de la future mère. Si en France les 1 300 centres de protection maternelle et infantile (PMI) qui quadrillent le territoire sont censés assurer ce rôle, cela dépend des moyens de chacun d’entre eux. Qui diffèrent largement selon leur localisation…

      https://www.buchetchastel.fr/catalogue/41

      4,1 décès pour 1 000 naissances : c’est le taux de mortalité infantile dans notre pays. Un chiffre en constante augmentation depuis 2020. Méconnu, ce chiffre classe la France tout en bas de l’échelle européenne. Pire, nous faisons face à un paradoxe troublant : alors que notre natalité baisse, notre mortalité infantile augmente ! Que se passe-t-il pour que, chaque année, près de 2 800 bébés ne soufflent pas leur première bougie ? Et que 70 % d’entre eux meurent à la maternité ? Cette enquête, exceptionnelle, révèle et analyse cette catastrophe. Fermeture des petites structures, surcharge et cadences infernales dans les CHU, restriction du recours aux césariennes, dégradation du suivi des prématurés, effondrement de la protection maternelle et infantile... En parallèle, les textes de lois dépassés, la valse des ministres de la Santé et l’opportunisme d’un certain nombre d’acteurs qui profitent de la démission des pouvoirs publics empêchent toute réaction. Cette révoltante réalité est enfin mise au jour. Ce livre édifiant porte la voix de ceux qui n’ont pas eu le temps d’apprendre à parler.

    • La mortalité infantile augmente : leur enquête dévoile « le scandale des accouchements en France » | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/sante/la-mortalite-infantile-augmente-leur-enquete-devoile-le-scandale-des-ac

      En 2024, près de 2 000 enfants sont morts, en France, lors de leur premier mois. Face à un taux de mortalité infantile en hausse, deux journalistes publient un livre enquête qui met en cause le « dysfonctionnement général du système de santé ».

      Votre livre porte, dans son titre, « 4,1 », soit le nombre de décès de bébés avant l’âge d’un an, pour 1 000 naissances vivantes. En quoi est-il si alarmant ?
      Anthony Cortes : Notre enquête est partie de la lecture d’un rapport de l’Insee, à l’été 2023, qui faisait état d’un taux de 3,9, passé à 4,1 en 2024. En Europe, la France figure aujourd’hui au 23e rang des pays sur 27. On s’est posé la question de savoir pourquoi elle était devenue aussi mauvaise élève, alors qu’elle a été longtemps montrée comme un exemple. En 2011, le taux était même descendu à 3,5. Souvent, les responsabilités pointées pour expliquer la récente hausse de mortalité sont en lien avec les comportements individuels : l’âge des femmes qui augmente, le tabagisme, etc. Nous avons voulu nous intéresser aux raisons plus structurelles, comme le démantèlement de l’offre de santé, et mettre en lumière ces destins brisés.

      À partir des années 1970, la fermeture planifiée de petites maternités a pourtant permis de faire chuter le taux de mortalité, et ce, jusqu’à la fin des années 1990…
      Le lancement de ce grand plan a entraîné la fermeture de 75 % des maternités en l’espace de 50 ans. Et c’était plutôt une bonne chose au départ : on est passé d’un taux de mortalité de 18 pour 1 000 à 4,8, en 1998, grâce à un bond en matière de sécurité pour les patientes et les enfants. Notre livre n’est pas un plaidoyer « pro petite maternité ». La question qu’on pose est : n’est-on pas allé trop loin dans cette logique de fermeture, sans penser au maillage territorial ?

      Quels ont été les effets néfastes de la poursuite de cette logique de fermeture de petites maternités dans les années 2000 ?
      La conséquence est la création de déserts médicaux, avec un éloignement des femmes des maternités de plus en plus important : aujourd’hui, 900 000 femmes en âge de procréer habitent à plus de 30 minutes d’une maternité et le taux de celles qui résident à plus de 45 minutes a augmenté de 40 % depuis les années 2000. Cette distance constitue une perte de chance : une étude menée en Bourgogne explique que le taux de mortalité périnatal est doublé quand on habite à plus de 45 minutes d’une maternité.

      Certaines de ces petites maternités ne peuvent pas gérer des situations critiques comme la réanimation. L’Académie de médecine pose même la question de savoir s’il n’est pas plus sécurisant d’accoucher dans un véhicule du Samu…

      En France, ce n’est pas comme en Suède, où les femmes vivent assez loin des maternités et où existe un système de transport médicalisé de haute sécurité. Dans notre pays, ce sont souvent les pompiers qui interviennent mais ils ne sont pas équipés pour procéder à ces accouchements. Dans certains départements, des sages-femmes s’engagent d’ailleurs comme pompiers volontaires, pour prêter main-forte.

      Pour quelles raisons « 91 % des petites maternités seraient en sursis permanent », comme vous l’écrivez ?
      Aujourd’hui, les petites maternités doivent assurer la triple permanence des soins pour fonctionner : il doit y avoir un anesthésiste, un pédiatre et un gynécologue-obstétricien, mais aussi des sages-femmes. Quand un personnel est manquant, la structure est menacée de fermeture temporaire ou définitive. Or, aujourd’hui, on fait face à une pénurie énorme de soignants. Partout en France, des fermetures peuvent donc arriver à tout moment. Tout à coup, on ne peut plus accoucher dans son département et il est nécessaire de faire une heure et demie de route pour aller dans une autre maternité, inconnue, ce qui crée une angoisse absolue chez les parents, et les mères en particulier. Et aussi une désorganisation territoriale à laquelle doivent répondre les ARS et les établissements, en panique.

      Vous pointez aussi, parmi les causes possibles de cette mortalité infantile, l’explosion du nombre de médecins intérimaires, ces « mercenaires » dont les gardes peuvent être payées plusieurs milliers d’euros.
      Ils sont 12 000 aujourd’hui, un nombre qui a doublé en dix ans, avec pour conséquence d’assécher les finances d’hôpitaux déjà en difficulté. Nous avons collecté plusieurs témoignages assez hallucinants : les maternités sont tellement dépendantes de ces intérimaires qu’elles finissent par prendre ce qui vient et pas toujours « le haut du panier ». Souvent, l’apparition de ces intérimaires, en masse, désorganise les équipes en place. Certains d’entre eux ne sont pas assez formés, ne se mêlent pas assez à la dynamique de l’équipe, et peuvent même être sources de maltraitance, d’une certaine façon.

      Votre enquête montre aussi que les très grosses maternités, ces « usines à bébés » qui réalisent plus de 5 000 accouchements par an, connaissent aussi leur lot de problèmes. Quels sont-ils ?
      Nous sommes dans un entre-deux mortifère avec, d’un côté, des petites maternités en grande difficulté dont le maintien pose question, et, de l’autre, des grands services surchargés par la fermeture des petits et handicapés par des cadences infernales. Jusqu’à avoir des difficultés pour prendre en charge les cas les plus critiques, notamment les prématurés, malgré les équipements disponibles. Petites et grandes maternités sont les deux faces d’une même pièce d’un dysfonctionnement général qui cause des incidents dramatiques.

      Vous évoquez aussi les fermetures « financières » de maternités privées, la course à l’activité dans le public, la césarienne qui fait l’objet d’un débat médical, comme d’autres faisceaux d’indices pour expliquer cette hausse de mortalité infantile. Mais pour mieux évaluer toutes ces causes, vous dites qu’il manque un registre de naissances, une base de données suffisamment solide pour sortir du brouillard statistique…
      On pose cette création de registre de naissances comme la première solution à espérer car il va bien falloir, un jour, trancher les différents débats pour enfin agir : pourquoi est-ce qu’on meurt plus en France, à quel endroit, à partir de quelle sociologie, pour quelle raison épidémiologique, etc. Le principe serait de fusionner les données qui existent à droite et à gauche, afin d’avoir des éléments objectifs qui permettent d’évaluer les politiques publiques déjà mises en place et de planifier une réponse à la hauteur, comme cela se fait en Suède et en Finlande. Son coût serait marginal : le député LR Philippe Juvin l’a chiffré entre trois et quatre millions d’euros.

      Des maternités bretonnes, comme celles de Carhaix (29) et Guingamp (22), sont en grande difficulté. Quelles seraient les solutions possibles ?
      On donne l’exemple de Ploërmel (56), qui dispose de tous les labels qualité. Son fonctionnement est plutôt intéressant. Le personnel est « mis en commun », selon les besoins : tel gynécologue va aller dans tel établissement qui appartient au même réseau. À Guingamp, la situation est beaucoup plus compliquée tant l’hôpital a été loin dans le recours aux intérimaires, qui ont totalement sabordé les finances. Les conditions de sécurité y sont très compliquées à réunir.

  • Jeux de dupes en Seine – suite robindesbois.org

    Les épreuves du triathlon paralympique sont programmées dimanche 1er septembre en partie dans une Seine souillée par les bactéries fécales et les polluants chimiques. La World Triathlon qui n’hésite pas à plonger ses affiliés dans un des fleuves les plus pollués de l’Union européenne est une société à but non lucratif basée à Lausanne en Suisse. Elle est aussi turbide et opaque que les eaux de la Seine. Quelques bulles émergent de son bilan financier de 2022 : au titre des dépenses, 200.000 US$ pour la présidente, 211.000 US$ pour les 8 membres du Conseil d’Administration, 2 millions d’US$ pour 20 à 30 salariés, 188.000 US$ de dépenses administratives dont les voyages… Au titre des recettes, 1,4 million d’US$ de la part des sponsors et 1,85 million d’US$ pour les droits de retransmission des réseaux télé. La World Triathlon vit sur un grand pied comme la World Aquatics, l’autre société à but non lucratif basée à Lausanne et organisatrice des épreuves internationales de natation, de waterpolo, de plongeon, de nage artistique et de marathon en eaux libres.
    . . . . .

    Les deux fédérations internationales ont trouvé dans la Directive européenne concernant la gestion des eaux de baignade du 15 février 2006 une aide inespérée. Seules 2 bactéries fécales sont soumises à des seuils. Dans les eaux côtières, pour accéder à une qualité dite “suffisante”, les entérocoques intestinaux ne doivent pas dépasser 185 ufc (unité formant colonie) et les Escherichia coli 500 ufc par 100 ml d’eau tandis que dans les eaux intérieures les seuils sont de 330 et de 900, quasiment le double. Cette discrimination n’a aucune justification sanitaire. Elle témoigne de la capitulation des pays membres de l’Union européenne face aux polluants bactériologiques et pathogènes des fleuves, des rivières, des lacs et des canaux. Dire que les eaux de la Seine à Paris et en aval de Paris sont saines relève de la manipulation. Paris n’est pas la seule à masquer la vérité. A Deauville, en baie de Seine, les baignades ont été interdites les 22 et 23 août à cause des dépassements en entérocoques et en Escherichia coli et la mairie a justifié cette interdiction par la présence inopinée d’une “nappe de sable” mélangée à la colonne d’eau.

    Décidément les athlètes, qu’ils soient olympiques ou paralympiques, et les baigneurs de juillet-août sur les côtes normandes sont bien des “marionnettes” comme l’a dit un triathlète belge début août après un report d’entrainement dans la Seine, des marionnettes du business.

    #fric #argent #business #pollution #bactéries #seine #athlètes #world_triathlon #world_aquatics #waterpolo #JO #jeux_olympiques #santé

    Source : https://robindesbois.org/jeux-de-dupes-en-seine-suite

  • Karneval der Kulturen: Diese Straßen in Kreuzberg sind ab morgen gesperrt
    https://www.berliner-zeitung.de/news/karneval-der-kulturen-diese-strassen-in-kreuzberg-sind-ab-morgen-ge

    15.5.2024 von Charlotte Pfeifer - Wegen des #Karneval_der_Kulturen am Pfingstwochenende werden in #Berlin bereits ab Donnerstag erste Sperrungen eingerichtet. Autofahrer und andere Verkehrsteilnehmer müssen sich rund um den #Blücherplatz in #Kreuzberg auf Einschränkungen einstellen, wie die Verkehrsinformationszentrale (VIZ) mitteilte. Diese Straßen sind betroffen.

    Am Donnerstag, ab 10 Uhr, ist der Blücherplatz nicht mehr befahrbar. Ebenfalls für den Autoverkehr gesperrt werden die #Blücherstraße zwischen #Mehringdamm und #Mittenwalder_Straße, die #Zossener_Straße zwischen #Gitschiner_Straße und #Baruther_Straße sowie die #Johanniterstraße zwischen Zossener Straße und #Brachvogelstraße.
    Sperrungen in Kreuzberg: Diese Straßen sind ab Donnerstagabend dicht

    Am Donnerstagabend werden die #Zossener_Brücke, die #Hallesche-Tor-Brücke sowie das Tempelhofer Ufer, das #Waterloo-Ufer und die #Gitschiner_Straße gesperrt. Ab Samstag kann zudem die südliche Fahrbahn des #Südstern s zwischen #Bergmannstraße und #Lilienthalstraße nicht mehr befahren werden.

    Vom #Mariannenplatz zum #Görlitzer Park_findet am Samstag findet der Umzug des Kinderkarnevals statt. Die Strecke wird zwischen 12.30 Uhr und 14 Uhr gesperrt. Betroffen sind #Mariannenstraße, #Rio-Reiser-Platz, #Oranienstraße und Görlitzer Park.
    Großer Karnevalsumzug am Pfingstsonntag: Anreise mit dem ÖPNV

    Am Pfingstsonntag folgt der große Karnevalsumzug, bei dem Hunderttausende Besucher erwartet werden. Hierfür werden ab 7 Uhr die #Yorckstraße, #Hasenheide, #Karl-Marx-Straße zwischen #Hermannstraße und #Reuterstraße sowie der #Hermannplatz gesperrt.

    Durch die umfangreichen Sperrungen werden auch mehrere Buslinien umgeleitet. Betroffen sind die Linien M41, 248, N1 und N42. Am frühen Montagmorgen sollen die Streckensperrungen wieder aufgehoben werden.
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    Besucher werden gebeten, ihr Auto an den Tagen stehenzulassen und stattdessen mit dem Fahrrad oder den öffentlichen Verkehrsmitteln anzureisen. In und um den abgesperrten Bereich werden kaum Parkmöglichkeiten vorhanden sein.

    #Berlin #Verkehr

  • How a Colombian #City Cooled Dramatically in Just Three Years
    https://reasonstobecheerful.world/green-corridors-medellin-colombia-urban-heat

    #Medellín’s #temperatures fell by 2°C in the first three years of the Green Corridors program.

    (...)

    fforts began in 2016 under Medellín’s then mayor, Federico Gutiérrez (who, after completing one term in 2019, was re-elected at the end of 2023). The city launched a new approach to its urban development — one that focused on people and plants.

    The $16.3 million initiative led to the creation of 30 #Green_Corridors along the city’s #roads and #waterways, improving or producing more than 70 hectares of green space, which includes 20 kilometers of shaded routes with cycle lanes and pedestrian paths.

    These #plant and #tree-filled spaces — which connect all sorts of green areas such as the curb strips, #squares, #parks, vertical #gardens, #sidewalks, and even some of the seven hills that surround the city — produce fresh, cooling air in the face of urban heat. The corridors are also designed to mimic a natural forest with levels of low, medium and high plants, including native and tropical plants, bamboo grasses and palm trees.

    #climat #colombie

  • Il nuovo volto del #water_grabbing e la complicità della finanza

    Fondi pensione e società di private equity investono sulla produzione di colture di pregio, dai piccoli frutti alle mandorle, che necessitano abbondanti risorse idriche. Il ruolo del fondo emiratino #Adq che ha acquisito l’italiana #Unifrutti.

    Per osservare più da vicino il nuovo volto del water grabbing bisogna andare nella regione di Olmos, nel Nord del Perù, dove il Public sector pension investment board (Psp), uno dei maggiori gestori di fondi pensionistici canadesi (con un asset di circa 152 miliardi di dollari) ha acquistato nel 2022 un’azienda agricola di 500 ettari specializzata nella coltivazione di mirtilli. Un investimento finalizzato a sfruttare il boom della produzione di questi piccoli frutti, passata secondo le stime della Banca Mondiale dalle 30 tonnellate del 2010 alle oltre 180mila del 2020: quantità che hanno fatto del Paese latino-americano il secondo produttore mondiale dopo gli Stati Uniti.

    Nella regione di Olmos l’avvio di questa coltivazione intensiva è stato reso possibile grazie a un progetto idrico, costato al governo di Lima oltre 180 milioni di dollari, per deviare l’acqua dal fiume Huancabamba verso la costa e migliorare la produzione agricola locale. “Ma il progetto non ha ottenuto i risultati annunciati”, denuncia il report “Squeezing communities dry” pubblicato a metà settembre 2023 da Grain, una Ong che lavora per sostenere i piccoli agricoltori nella loro lotta per la difesa dei sistemi alimentari controllati dalle comunità e basati sulla biodiversità. Chi ha realmente beneficiato del progetto, infatti, sono state le grandi realtà agroindustriali. “Quasi tutta l’acqua convogliata dalle Ande va alle aziende di recente costituzione che producono avocado, mirtilli e altre colture che vengono vendute a prezzi elevati all’estero -continua Grain-. Il progetto, finanziato con fondi pubblici, ha avuto pochi benefici per la popolazione ma ha creato una fonte di profitti per le aziende che hanno accesso libero e gratuito all’acqua e i loro investitori”.

    I protagonisti di questa nuova forma di water grabbing sono fondi pensione, società di private equity e altri operatori finanziari che si stanno muovendo in modo sempre più aggressivo per garantirsi le abbondanti risorse idriche necessarie alla produzione di colture di pregio. A differenza del passato, però, non cercano più di acquisire enormi superfici di terre coltivabili.

    “L’accesso all’acqua è sempre stato un fattore cruciale -spiega ad Altreconomia Delvin Kuyek, ricercatore di Grain e autore dello studio-. Ma negli ultimi anni abbiamo osservato un nuovo modello: investimenti in colture come mirtilli, avocado o mandorle che richiedono meno terra rispetto al grano o alla soia, ma quantità molto maggiori di acqua. A guidare l’investimento, in questo caso, è proprio la possibilità di accedere ad abbondanti risorse idriche per mettere sul mercato prodotti che permettano di generare un ritorno economico importante”. Una forma di sfruttamento che Grain paragona all’estrazione di petrolio: si pompa acqua da fiumi o falde fino all’esaurimento, senza preoccuparsi degli impatti sull’ambiente o dei bisogni della popolazione locale. Gli operatori finanziari, infatti, non prevedono di sviluppare attività produttive sul lungo periodo ma puntano a ritorno sui loro investimenti entro 10-15 anni. Un’altra caratteristica di questi accordi, è che tendono a realizzarsi in località in cui l’acqua è già scarsa o in via di esaurimento.

    Negli ultimi anni il fondo pensionistico canadese ha acquistato direttamente o investito in società che gestiscono piantagioni di mandorle in California, di noci in Australia e California. Mentre in Spagna, attraverso la controllata Hortifruit, è diventato uno dei principali produttori di mirtilli nella regione di Huelva (nel Sud-Ovest del Paese) dove si concentra anche la quasi totalità della coltivazione di fragole spagnole, destinata per l’80% all’export.

    In Perù nel 2020 sono stati prodotte 180mila tonnellate di mirtilli. Numeri che fanno del Paese latinoamericano il secondo produttore mondiale dopo gli Stati Uniti. Nel 2010 erano solo 30

    Tutto questo sta avendo effetti devastanti sulle falde che alimentavano le zone umide della vicina riserva di Doñana, ricchissimo di biodiversità e patrimonio Unesco: un riconoscimento oggi messo a rischio proprio dall’eccessivo sfruttamento idrico. Lo studio “Thirty-four years of Landsat monitoring reveal long-term effects of groundwater abstractions on a World heritage site wetland” pubblicato ad aprile 2023 sulla rivista Science of the total environment, evidenzia come tra il 1985 e il 2018 il 59,2% della rete di stagni sia andata perduta a causa delle attività umane. “Il problema è collegato anche alla produzione di frutti rossi che ha iniziato a diffondersi a partire dagli anni Ottanta, grazie alla presenza di condizioni climatiche ottimali e a un suolo sabbioso”, spiega ad Altreconomia Felipe Fuentelsaz del Wwf Spagna. Ma la crescita del comparto ha portato a uno sfruttamento eccessivo delle falde, da cui viene prelevata troppa acqua rispetto al tempo che necessitano per rigenerarsi. L’organizzazione stima che nel corso degli anni siano stati scavati più di mille pozzi illegali: “L’80% dei produttori rispetta le norme per l’utilizzo delle risorse idriche, ma il restante 20%, che equivale a circa duemila ettari di terreno, pompa acqua senza averne diritto”, puntualizza Fuentelsaz.

    Questa nuova forma di water grabbing interessa diversi Paesi: dal Marocco (dove il settore agro-industriale pesa per l’85% sul consumo idrico nazionale) al Messico dove è attiva la società di gestione Renewable resources group. Secondo quanto ricostruito da Grain, nel 2018 ha acquisito centomila ettari di terreni agricoli in Messico, Stati Uniti, Cile e Argentina, nonché diritti idrici privati negli Stati Uniti, in Cile e in Australia, generando rendimenti annuali superiori al 20% per i suoi investitori, che comprendono fondi pensione, di private equity e compagnie di assicurazione.

    Tra le società indicate nel report di Grain figura anche Adq, il fondo sovrano degli Emirati Arabi Uniti, che negli ultimi anni ha effettuato importanti investimenti nel comparto agro-alimentare: attraverso la sua controllata Al Dahra ha acquistato terreni in Egitto, Sudan e Romania. Nel 2020 ha acquisito il 45% di Louis Dreyfus Company, una delle quattro principali aziende che controllano il mercato globale del commercio agricolo. E nel 2022 ha comprato la quota di maggioranza di Unifrutti group, società italiana specializzata nella produzione e nella commercializzazione di frutta fresca con oltre 14mila ettari di terreni tra Cile, Turchia, Filippine, Ecuador, Argentina, Sudafrica e Italia.

    Unifrutti group ha sede fiscale a Cipro, uno dei Paesi dell’Unione europea a fiscalità agevolata che garantiscono vantaggi alle società che vi hanno sede. Ma a sfruttare i benefici sono anche oligarchi russi colpiti dalle sanzioni dopo l’annessione russa della Crimea nel 2014 e inasprite a seguito dell’invasione dell’Ucraina nel febbraio 2022. A rivelarlo l’inchiesta “Cyprus confidential” pubblicata a novembre dal Consorzio internazionale di giornalisti investigativi (Icij)

    “Questi investimenti hanno un doppio obiettivo -spiega ad Altreconomia Christian Henderson, esperto di investimenti agricoli nel Golfo e docente presso l’Università di Leiden nei Paesi Bassi- da un lato, sono orientate a trarre profitto dal commercio internazionale e dalle materie prime. In secondo luogo, si preoccupano di garantire la sicurezza alimentare. Queste due logiche in qualche modo sono intrecciate tra loro, in modo da rendere la sicurezza alimentare redditizia per gli Emirati Arabi Uniti. C’è poi un altro elemento: penso che i Paesi del Golfo siano piuttosto preoccupati dal fatto di essere visti come ‘accaparratori’ di terra. In questo modo, invece, possono affermare di aver effettuato un semplice investimento sul mercato”.

    Fondata dall’imprenditore Guido De Nadai nel 1948 ad Asmara come compagnia di import/export di frutta e verdura, oggi Unifrutti group è una realtà globale “che produce in quattro diversi continenti e distribuisce in oltre 50 Paesi” si legge sul sito. Trecento tipologie di prodotti commercializzati, 14mila ettari di terreni (di proprietà o in gestione) e 12mila dipendenti sono solo alcuni numeri di una realtà che ha ancora la propria sede principale a Montecorsaro, in provincia di Macerata, dove si trova il domicilio fiscale di Unifrutti distribution spa. La società è controllata da Unifrutti international holdings limited, con sede fiscale a Cipro, Paese a fiscalità agevolata. Con l’ingresso di Adq come socio di maggioranza sono cambiati anche i vertici societari: il 13 novembre 2023, ha assunto l’incarico di amministratore delegato del gruppo Mohamed Elsarky che ha alle spalle una carriera ventennale come Ceo per società del calibro di Kellog’s Australia e Nuova Zelanda e Godiva chocolatier e come presidente di United biscuits del gruppo Danone. Mentre Gil Adotevi, chief executive officer per il settore “Food and agriculture” del fondo emiratino Adq, ricopre il ruolo di presidente del consiglio di amministrazione: “Mentre il Gruppo si avvia verso un nuovo entusiasmante capitolo di crescita -ha dichiarato- siamo certi che la guida e la leadership di Mohamed porteranno l’azienda a realizzare i suoi ambiziosi piani”.

    Nel 2021 il gruppo ha commercializzato circa 620mila tonnellate di prodotti (in primo luogo banane, uva, mele, pere, limoni e arance) registrando un fatturato complessivo di 720 milioni di dollari (in crescita del 2% rispetto al 2020) e un margine operativo lordo di 78 milioni. Una performance estremamente positiva che “si è verificata nonostante le numerose sfide che hanno caratterizzato il perimetro operativo del gruppo a partire dalle condizioni climatiche avverse senza precedenti in Cile e in Italia”. Il Paese latino-americano -principale sito produttivo del gruppo, con oltre seimila ettari di terreno dove si producono mele, uva, pere e ciliegie- è stato infatti colpito per il quarto anno di fila da una gravissima siccità che alla fine del 2021 ha visto 19 milioni di persone vivere in aree caratterizzate da “grave scarsità d’acqua”. Come ricorda Grain nel report “Squeezing communities dry” tutte le regioni cilene specializzate nella produzione di frutta “stanno affrontando una crisi idrica aggravata dalla siccità causata dal cambiamento climatico”.

    https://altreconomia.it/il-nuovo-volto-del-water-grabbing-e-la-complicita-della-finanza
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  • L’assèchement du Rhône menace les centrales nucléaires : la France fait pression sur la Suisse pour augmenter le débit
    https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/emmanuel-macron-en-deplacement-en-suisse-pour-sauver-le-soldat-rhone-151892

    Eau secours. Emmanuel Macron clôt ce jeudi 16 novembre sa visite d’État de deux jours en Suisse. Parmi les sujets à l’ordre du jour, le président de la République a abordé la question du Rhône dont il souhaite augmenter le débit. Refroidissement des centrales nucléaires, production hydroélectrique, irrigation, industrie, eau potable… les besoins français ne cessent d’augmenter alors que les effets du changement climatique pèsent déjà sur ce puissant fleuve.

    Et avec les EPR à venir sur le Rhône, je te raconte pas comment on va leur mettre la pression aux Suisses !