• Jennifer Bates : « Nous sommes les milliardaires d’Amazon » Jonathan Lefèvre

    « Dès le troisième jour, je souffrais, j’ai regardé autour de moi et j’ai réalisé que je n’étais pas la seule à souffrir. » Arrivée en mai dernier à l’entrepôt de Bessemer (Alabama), Jennifer Bates décide quelques semaines plus tard de tenter l’inimaginable : créer un syndicat chez Amazon. Portrait.


    Jennifer Bates, une ouvrière qui a fait bouger le président des États-Unis. (Photo AFP)

    En commençant à travailler chez Amazon, l’ancienne ouvrière de l’automobile pensait avoir trouvé un « bon job » : 15 dollars de l’heure, une assurance-maladie. Mais elle déchante vite. « Ce n’est pas seulement physique. C’est une tension mentale. » Jennifer Bates parle du contrôle du temps – « time off task » – en vigueur chez Amazon : chaque seconde où le travailleur ne fait pas la tâche qui lui est assignée est comptée. Si ce quota est dépassé, les travailleurs sont pénalisés (jusqu’au licenciement). Problème : c’est totalement arbitraire car les travailleurs ne connaissent pas leur quota. Pour Jennifer et ses collègues, aller aux toilettes devient donc un dilemme : si on n’arrive pas à se retenir jusqu’à sa pause, aller aux WC pendant son shift compte dans son « time off task ».

    Un jour a eu lieu un contrôle aléatoire pour vérifier si les travailleurs ne volent pas de marchandises. « J’ai dû enlever ma veste, passer au scanner, enlever mes chaussures. Alors j’ai demandé si ce temps passé au contrôle, j’allais le récupérer pour mon temps de pause. L’agent de sécurité a dit non. J’étais furieuse. » C’est le déclic : après une discussion avec des collègues, des travailleuses et travailleurs d’Amazon font appel au syndicat. Dans le plus grand secret. Car Amazon déteste les organisations de travailleurs.

    L’ouvrière qui fait bouger le président des États-Unis
    Elle et ses collègues forcent la tenue d’un referendum sur le droit à créer son syndicat dans l’entrepôt de Bessemer. Ils reçoivent le soutien d’élus de gauche (comme Bernie Sanders qui invitera Jennifer à un débat au Sénat), de stars d’Hollywood, de joueurs de football américain et même de... Joe Biden. Le président, poussé dans le dos par l’énorme mouvement de soutien, est obligé de se prononcer en faveur de la syndicalisation. Pour le journaliste du New York Times Michael Corkery, c’est historique : « Les historiens du travail n’avaient jamais vu un président en exercice faire une déclaration aussi forte en faveur de la syndicalisation. »

    Le vote qui pouvait permettre, pour la première fois de l’histoire d’Amazon aux USA, à un syndicat de s’implanter sur un de ses sites a été remporté par la direction. Grâce à des consultants « anti-syndicat » payés 3 000 dollars la journée, de harcèlement, et de pratiques sans doute illégales.

    Amazon gagne un vote, mais perd l’opinion
    La lutte de Jennifer Bates et ses collègues a mis en lumière les conditions de travail chez Amazon et surtout la violence que la direction utilise pour empêcher un vote favorable au syndicat. Comme une onde de choc, plus de 1 000 salariés d’Amazon ont contacté le syndicat pour mener le combat sur leur lieu de travail. Soit exactement ce que la direction voulait éviter.

    Comme l’explique celle qui a commencé à travailler à 16 ans dans un fast-food : « Nous ne sommes pas des robots conçus uniquement pour travailler. Nous travaillons pour vivre. Nous méritons de vivre, de rire, d’aimer et d’avoir une vie pleine et saine. Nous, les travailleurs, gagnons des milliards pour Amazon. Je dis souvent : “Nous sommes les milliardaires, mais nous n’avons pas le droit de dépenser un seul centime de cette fortune.” »

    Avant de passer du temps avec ses sept petits-enfants, Jennifer Bates entend bien poursuivre la lutte. Finalement, tout est une question de temps...

    Source : https://www.solidaire.org/articles/jennifer-bates-nous-sommes-les-milliardaires-d-amazon
     #ouvrière #amazon #wc #toilettes #algorithme #surveillance #travail #domination #santé #bigdata #gafam #bénéfices #gigeconomy #femmes #sexisme #féminisme #travail #violence #inégalités #exploitation #travail #capitalisme #surveillance #économie #esclavage #exploitation #Syndicat #vie

  • « Mélanger les filles et les garçons a facilité l’accès aux toilettes »
    https://usbeketrica.com/fr/melanger-les-filles-et-les-garcons-a-facilite-l-acces-aux-toilettes

    Angoisses, humiliations, dégradations… La non-mixité ne semble pas être bénéfique, voire aggrave certaines problématiques. Au contraire, le mélange des genres permet « d’être vu et de voir », c’est-à-dire de rendre visible ce qu’il se passe aux toilettes, qui ne sont alors plus des zones de non-droit. « Pourquoi continuer à les séparer si cela ne règle aucun des problèmes évoqués par les enfants  ?, interroge Edith Maruéjouls-Benoit. La mixité permettrait notamment de déconfidentialiser certains sujets féminins qui sont aujourd’hui tabou, par exemple les règles. La mixité est une manière de s’auto-éduquer. On construit son égalité au contact de l’autre. Je pense qu’il faut apprendre aux enfants à vivre ensemble, même aux #toilettes. »

    #WC #chiottes

    • Inversement d’autres femmes indiquent que c’est un des rares lieux où elles peuvent s’asseoir et prendre soin de leur corps sans risque (en tout cas beaucoup moins de risque) d’avoir une personne mâle proche

      Autre problème aussi : l’attention à l’hygiène. Est-ce qu’il y a eu un « audit » de la propreté différenciée (ou pas, c’est un questionnement) entre les toilettes des filles et des garçons ?
      Car si jamais il y a une différence importante : alors ça veut dire que les filles vont pâtir de la dégueulasserie des garçons. Notamment parce qu’ils pissent à 99,9% debout en mettant des gouttes partout, alors qu’elles s’assoient et salissent mécaniquement moins. Donc est-ce que ça ne va pas produire du encore plus sale pour les filles et encore plus galère d’y aller ?

      Tout ça sont des questionnements, c’est bien sûr des tests à faire et il faut y répondre sérieusement, je ne préjuge de rien, et je fais plutôt confiance à Edith Maruéjouls-Benoit qui a produit plusieurs études sur le genre dans la ville et en particulier dans l’école.

      Mais je me pose ces questions quand même. :)

  • Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Reprise des écoles : A #Grenoble, message d’une enseignante de maternelle à une amie...
    07.05.2020

    Bonjour,

    Nous sommes en train d’organiser le retour en #classe prévu le 25 mai.
    Les conditions de #reprise vont être très contraignantes pour nous comme pour les enfants et il est important que vous soyez au courant de certains #impératifs.

    En effet, vos enfants ne vont pas être regroupés par classe, donc pas forcément avec leur enseignante respective et leurs camarades. Les enfants des soignants et du personnel de gestion de la crise seront accueillis de droit tous les jours. En raison des limitations des #effectifs, les autres enfants se verront ou pas (nous espérons pouvoir répondre à toutes les demandes) proposer 1 ou 2 jours d’accueil par semaine.

    La répartition se fera en fonction de critères bien précis afin de répondre au #protocole_sanitaire imposé par le Gouvernement.

    Les activités des enfants vont être individuelles, sans #aucun_contact les uns avec les autres, les adultes compris. Il leur sera interdit de circuler dans la classe et de #toucher au matériel qui ne leur est pas attribué. Aucun adulte, ni aucun enfant n’a le droit de toucher le matériel des autres ou d’utiliser un #matériel_collectif (pas de correction, pas de #jeux de ballons, pas de jeux de société, etc).

    Les groupes ne se rencontreront pas dans l’école (les entrées et sorties différentes, les #récréations_décalées, les #repas dans les classes, ni les #siestes).
    Afin que le matériel reste individuel, nous allons créer des #barquettes au nom de votre enfant. Les adultes eux-mêmes, n’auront pas le droit d’y toucher après les avoir mises en place et laisser plusieurs jours sans y toucher.
    Tous les #jouets des classes seront supprimés.

    Votre rôle pour les enfants qui pourront revenir en classe (pour le
    moment nous n’avons pas suffisamment d’informations pour vous dire si votre enfant pourra revenir en classe) :
    – Expliquer à vos enfants les conditions d’ouverture de l’école (ils ne doivent pas s’approcher de leurs camarades et des adultes) ;
    – Respecter les #gestes_barrières ;
    – Ne pas toucher le matériel qui n’est pas dans sa #barquette_individuelle ;
    – Prendre tous les matins la #température de votre enfant et le garder à la maison en cas de symptôme (toux, éternuement, essoufflement, mal de gorge, fatigue, troubles digestifs, sensation de fièvre, etc) .
    – Interdiction d’envoyer son enfant à l’école si l’élève ou un membre de sa famille présente les mêmes #symptômes cités ci-dessus.

    En toute transparence, nous nous devons de vous informer de ces conditions de reprise très particulières.

    L’#enseignement_à_distance sera le même que celui dispensé en classe.

    Bien cordialement,

    L’équipe enseignante

    #déconfinement #le_monde_d'après #école #réouverture_des_écoles #organisation

    L’école de demain, cette #prison pour #enfants...

    • Petite géographie de l’#espace_carcéral... euh je veux dire de l’#espace_scolaire.

      Alors que nous allons réouvrir les établissements scolaires, je m’interroge, en « bonne » géographe que je suis, sur l’espace scolaire tel qu’il va être donné à pratiquer par les élèves ces prochains jours.

      J’ai lu, relu, lu une dizaine de fois le protocole sanitaire. #Rubalise. Je n’avais jamais lu autant de fois en si peu de pages un mot que je n’avais jamais employé jusque-là.

      Mise à l’écart du mobilier scolaire + rubalise. Nous ne pourrons plus accéder aux #manuels, nous ne pouvons faire de #photocopies, les #salles_informatiques et les #tablettes sont interdites. Pour faire cours dans les disciplines où les élèves n’ont pas leur propre #manuel_scolaire, nous allons nous amuser.

      Pas grave, j’ai de l’imagination. On va utiliser les #jeux_de_société que j’ai et qui portent sur l’histoire. Ces derniers jours, j’avais repris les règles de « Bruges », parfait pour réviser la ville au Moyen Âge. Ah non, je n’ai pas le droit de prêter du matériel. Faire un plateau fabriqué à coup de photocopies ? Ah non, pas de photocopies. Bon, je range Bruges, Carcassonne, Notre Dame, Agricola, et les Mystères de l’Abbaye. 5 idées sympas pour réviser le Moyen Âge. Rubalise.

      Pas grave, j’ai de l’imagination. Si j’utilisais Plickers, c’est top ça, un quizz projeté au tableau, les élèves n’ont qu’à lever le code dans le sens de leur réponse, je photographie de loin leurs réponses, et... ah non, pas de prêt de matériel, mes codes plastifiés ne pourront servir. Rubalise.

      Pas grave, j’ai de l’imagination. Oui, mais voilà, pas d’îlot, chaque élève doit disposer de 4 m2 mais ne peut être positionné face à un autre élève. En langues vivantes, ils doivent pourtant leur faire travailler « la #coopération ». Les nouveaux #protocoles_pédagogiques prévoient aussi qu’en français, les élèves doivent maîtriser la tape sur un clavier. Sans clavier. Sans ordinateur. Sans... tout, sauf des rubans autour d’eux. Rubalise.

      Bon, passons, regardons plus loin, on réfléchira aux « activités » plus tard. C’est la consigne de l’établissement. On ne fait plus cours, on ne fait plus de séquences qui prennent du sens en tant qu’apprentissages, on devra « plus tard » prévoir des « #activités ». L’école est bien moins qu’un centre de loisirs, les activités sont seules maîtres, certes, mais elles seront prévues en dernier. On va les occuper dans leurs 4 m2 entourés de rubans. Rubalise.

      Mais bon, admettons, il y a des circonstances. L’important est certainement de permettre aux élèves de retrouver un lien avec l’école, avec le lieu même qu’est l’école. C’est tout à fait justifié. Mais quel #lien ? Qu’est devenu ce #lieu ?

      Aménagement de la salle de classe :
      mise à l’écart du #mobilier + rubalise
      4 m2 par élève, pas de #face_à_face, pas d’#îlot.
      #sens_de_circulation dans la salle indiqué au moyen de #scotch_au_sol
      interdire la #circulation dans la classe

      Aménagement des couloirs et escaliers :
      rubalise, #marques_au_sol pour #distanciation
      un sens pour l’entrée, un sens pour la sortie
      pas d’accès au #gymnase, pas d’accès aux #vestiaires

      Récréation :
      pas de descente dans la #cour
      #pause en classe (où les élèves n’ont pas le droit de bouger de leur table)
      pas d’#objets, pas de #livres, pas de jeux, rien dans les mains
      rubalise sur les bancs pour en interdire l’accès le matin
      #WC : entrée un à un, sur les 6 points WC de l’établissement, pour un effectif de 1065 élèves
      rubalise dans les #toilettes + affichages consignes de #lavage_des_mains
      pas le droit au repas

      Qu’est-ce donc que ce lieu où tout est mis sous ruban, où il existe des sens circulatoires marqués au sol, où les heures de promenade dans la cour sont limitées dans le temps et dans l’espace, où ces heures doivent se faire sans contact avec les autres prisonniers, euh, je veux dire élèves ?

      Qu’est-ce donc que ce lieu où quelques minutes par jour sont consacrés à un « enseignement » qui n’a que pour but de faire croire aux enfermés qu’ils ont quelques minutes loin de leur routine dans l’espace punitif les privant de leurs mobilités ?

      Rubalise.

      Chaque ligne de plus du protocole m’a glacée. J’ai eu l’impression de relire les travaux d’Olivier Milhaud lorsque, jeunes géographes, nous travaillions et échangions sur nos thèses. Les travaux sur... la #prison.

      « #Surveiller_et_punir », écrivait Michel Foucault.
      « #Séparer_pour_punir », ont écrit les géographes.

      « La prison est une peine géographique : elle punit par l’#espace. Elle tient des populations détenues à distance de leurs proches et les confine dans des #lieux_clos. »

      L’école est en train de devenir une #peine_géographique. On n’y enseignera pas, on y contrôlera des élèves qui, heureux de revenir à l’école pour y retrouver un lieu de savoirs et de #socialisation, vont faire l’expérience brutale de cet #enfermement_par_l'espace. Rubalise.

      #SansMoi

      PS : Je vous recommande fortement la lecture de :
      Olivier Milhaud, 2017, Séparer et punir. Une géographie des prisons françaises, CNRS Editions.
      Marie Morelle, 2019, Yaoundé carcérale : géographie d’une ville et de sa prison, ENS Éditions, disponible en ligne : https://books.openedition.org/enseditions/11445

      https://www.facebook.com/benedicte.tratnjek/posts/10156922338365059

      Texte de #Bénédicte_Tratnjek (@ville_en)

    • Alors, j’essaie de comprendre, pour la reprise...

      Injonction du ministère : finir le programme en retirant un chapitre ou deux
      Injonction du rectorat depuis le 16 mars : interdiction de voir de nouvelles connaissances et notions, ne faire que des approfondissements de ce qui a été vu avant fermeture
      => Donc, on finit le programme sans faire de nouveaux chapitres... 🤔

      Injonction du ministère : faire les compétences de type « pratiquer différents langages » avec des croquis de synthèse à produire en géographie
      Injonction de l’établissement : interdiction des manuels, interdiction des photocopies, interdiction de toucher les cahiers pour les corriger, interdiction d’aller en salle informatique ou d’utiliser les tablettes, interdiction d’utiliser les téléphones personnels, interdiction de fournir le moindre fond de cartes en gros
      => Donc, on fait des croquis de synthèse sans documents, sans fonds de cartes, tout en faisant des connaissances déjà vues en réussissant à finir le programme sans avoir le droit de le faire... 🤔

      Je veux bien plein de choses, mais là je ne suis pas sûre de comprendre ce qu’on attend de moi...

      https://www.facebook.com/benedicte.tratnjek.2/posts/261127465252876

      Toujours @ville_en

  • Les gares SNCF en guerre contre l’urine MASCULINE
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/14/les-gares-sncf-en-guerre-contre-l-urine_1739487

    Pour que le dispositif soit efficace, Nicolas Fieulaine, enseignant-chercheur en psychologie sociale sollicité pour le projet, s’est retroussé les manches. Décidé à récolter des statistiques scientifiques, il est allé à la rencontre des hors-la-loi des Mureaux pour leur demander ce qu’il leur passe par la tête quand ils jettent leur dévolu sur les murs de la gare plutôt que sur les toilettes publiques, dix mètres plus loin. « Je suis donc allé poser des questions aux gens qui venaient de faire pipi », s’amuse le chercheur. Etre scientifique est un boulot parfois ingrat.

    A l’aide de capteurs, les concepteurs du dispositif ont ensuite comparé le nombre de fois où l’on a uriné sur les murs de la gare avant et après la mise en place du nudge. « On observe une réduction du nombre d’actes de 88% », se réjouit Nicolas Fieulaine. Sur les quatre semaines d’étude précédant l’expérimentation, les capteurs ont relevé près de 150 actes, contre moins de 20 dégradations le mois suivant. Enthousiasmée par les résultats, la SNCF prévoit d’étendre le dispositif aux gares de Grigny, Corbeil-Essonnes et Melun, puis « à terme à toutes les gares qui le demandent », assure Catherine Delisle, responsable de la nudge unit SNCF Transilien.

    Nouveaux dispositifs. Photo SNCF
    Manque de toilettes publiques

    Chez les Muriautins, le nudge est accueilli chaleureusement. « C’est bien fait et ils mettent en avant le sport, tant mieux », encourage Mamoudou, jeune homme de 14 ans habitué des lieux. « C’est vrai que c’est une bonne idée mais bon, je ne suis pas certaine que ce soit très utile, tempère Sylvie, 62 ans. Au lieu de pisser aux mêmes endroits qu’avant, ils pissent sur le mur d’à côté ! » pointant du doigt le trottoir où l’on devine une tache d’urine, à quelques mètres seulement du nouvel espace redécoré par le nudge.

    De fait, l’initiative certes efficace n’a pas réussi à éradiquer le phénomène. « Les derniers cas observés se situaient surtout autour d’1 heure et 5 heures du matin, observe Benoît de Fleurian. Il s’agit surtout de gens qui rentrent en ayant bu quelques verres, il n’y a pas de monde autour, alors ils se lâchent. » Que celui qui n’a jamais erré à la recherche de toilettes publiques leur jette la première pierre.

    « Si l’on voulait vraiment faire disparaître le problème, il faudrait proposer une offre supplémentaire de WC gratuits, reconnaît le directeur général d’Ogilvy Paris. Il y a un manque dans l’offre actuelle. » Les chiffres sont parlants : si les 394 gares du réseau Transilien accueillent chaque jour plus de trois millions de passagers, moins de 200 d’entre elles sont équipées de toilettes. Malgré des annonces faites l’année dernière par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, l’objectif d’équiper 80 gares en 2019 n’est toujours pas atteint. Sans WC pour uriner dans les règles, impossible de garantir la propreté des lieux publics.

    Ce n’est pas « des gens » qui pissent partout contrairement à ce que dit cet article, c’est les hommes. Savoir que sur les 394 gares du réseau transilien, la moitié n’ont aucun sanitaire, me fait mal à la vessie pour toutes les femmes qui osent encore sortir dans l’espace public.

    • Le nombre de lieux publics dépourvus de toilettes est un étonnement permanent quand tu as de jeunes enfants, lesquels comme tu sais ne peuvent pas se retenir plus de une minute et trente seconde.

      Les magasins n’ont jamais de toilettes pour la clientèle. Les petits supermarchés de ville n’ont pratiquement jamais de toilettes. Si c’est pour les enfants, je demandais, on appelait parfois un manutentionnaire qui nous accompagnait au fond de la réserve pour accéder aux toilettes du personnel, mais c’était généralement pas facile. Les petits lieux de restauration qui pullulent en ville n’en ont pas non plus. Les parcs et les aires de jeu n’ont pas toujours de chiottes.

      C’était devenu tellement pénible à gérer que j’avais sur mon smartphone une app avec la géolocalisation de toutes les toilettes accessibles à proximité. Si on prévoyais de rester un moment, j’y jetais préventivement un coup d’œil pour pouvoir réagir au quart de tour.

      (Et comme @aofobb, je pense qu’il s’agit largement d’un problème d’incivilité masculine : tu peux aussi mettre des chiottes, il se trouvera toujours des types pour chier par terre à côté de la cuvette – sur le mode « après moi personne ne chiera dans ces toilettes » –, et c’est tellement pénible d’entretenir des toilettes accessibles au public – aux hommes –, que les petites entreprises vont éviter d’en installer.)

    • La librairie que je fréquente au Mans a des toilettes, ce qui me la rend encore plus sympathique. Pareil dans chaque magasin Biocoop et magasin de bricolage. Il y a des toilettes publiques et gratuite dans la petite galerie marchande qui se trouve en centre ville et dans les centres commerciaux en périphérie. Aussi des toilettes gratuites et propres à l’Arche de la Nature (une aire de nature avec sentiers pédestres, vtt, ferme avec animaux et potager, prairies et bois).
      Les toilettes de la gare sont payantes.
      Il y a eu, centre ville, des toilettes publiques payantes avec une dame pour nettoyer et faire la caisse mais elles ont été refaites et remplacées par des toilettes gratuites et donc sans dame pipi pour l’entretien. La seule fois où j’ai voulu y aller, c’était impraticable.

    • Sur (enfin sur la voie d’accès à) la plage que je fréquente, il y a des toilettes publiques. Il est néanmoins très courant de voir des messieurs uriner sur un mur à moins de 50 mètres des toilettes.

      Le soir, la nuit en fait, il y a un point de réunion de la jeunesse, avec force bières. Et, bonus, les déjections sérieuses se pratiquent dans un petit espace entre une haie dense et un mur, à 120 mètres des toilettes.

    • Ce que je préfère, ce sont les mecs qui pissent dans les ascenseurs ou face à la rue et qui t’engueulent (au minimum) si tu leur fait une remarque. Les rues de "Bruxelles sentent la pisse, malgré la réfection de pissotières. La gare du Midi a des toilettes, mais avec un dispositif payant dont le système de tickets, est souvent en panne. Il semblerait que la question de « se retenir » soit aussi culturelle que d’autres. On invite les filles à se retenir, ce qui leur cause avec l’âge et les grossesses des problèmes de périnée et d’incontinence. Les associations de malades intestinaux etc. ont du faire des cartes pour leurs affiliés afin qu’ils puissent accéder à des toilettes en tout lieu, sans avoir à se battre.

      Perle :

      « Maintenant, les espaces sont dédiés au jeu, ça n’a plus du tout l’air d’un urinoir, se félicite Benoît de Fleurian. En incitant les enfants à venir s’y amuser, on rétablit une forme de contrôle social. C’est dissuasif, car personne n’a envie d’uriner devant des enfants, ça ne se fait pas ! »

      Aux enfants de faire la police !

  • ‘It’s horrifically painful’: the disabled women forced into unnecessary surgery | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2018/aug/06/disabled-women-surgery-catheter-accessible-toilets

    Anderson’s doctors term her situation “social incontinence”. She has full control of her bladder – no physical incontinence – but simply lacks the ability to urinate because there aren’t toilets suitable for her in public. And she is far from alone. There are 250,000 disabled people in the UK who cannot use standard accessible toilets. The solution for Anderson and other disabled people should be simple: what is known as a “changing places” toilet, a facility fully accessible for all disabled people that features an adult-sized changing bench and a hoist. But there is a chronic shortage of these in public spaces. With just over 1,000 across the country, it is common for the nearest accessible loo to be two or more hours away.

    Campaigners want fully accessible toilets to be installed in public places such as large railway stations, airports and motorway services. Last month, the government announced £2m for changing places facilities at motorway services. But there is still a long way to go. Recently, Marks & Spencer came under fire for launching a range of clothes for disabled children but not having adequate disabled toilets in any of its stores.

    It is easy to dismiss such facilities as too costly or relatively unimportant, but Lorna Fillingham, a campaigner who handed in a petition to Downing Street in February, calling on the government to do more to address the problem, says this is a critical issue. “Disabled people and their carers are being put at risk of both physical and emotional harm all day, every day, throughout the UK, as many towns and cities don’t have a single registered changing places toilet facility,” she says.

    #toilettes #WC #handicap #exclusion

    • Reportage de france 2 (l’autre nuit) sur les camps de migrants, à Grand Synthe les femmes mettent des couches car elles ont trop peur de sortir pisser la nuit, il n’y a pas de toilettes dans les cabanes.

  • Un nouveau rapport expose les abus financés par de grandes organisations de protection de la nature - Survival International
    https://www.survivalinternational.fr/actu/11829

    Un nouveau rapport de Survival International expose en détail les #violations des droits de l’homme systématiques et généralisées perpétrées dans le bassin du #Congo. Ces violations sont perpétrées par des gardes forestiers financés par le Fonds mondial pour la Nature (WWF) et d’autres grandes organisations de conservation.

    Ce rapport documente de graves abus qui ont lieu depuis 1989 jusqu’à aujourd’hui au #Cameroun, en République du Congo et en #République_centrafricaine par ces gardes financés et équipés par le #WWF et la #Wildlife_Conservation_Society (#WCS), la société mère du zoo de New York.

    Plus de 200 violations sont listées, incluant des atrocités telles que l’application de cire brûlante à même la peau, des passages à tabac et des mutilations réalisées avec des machettes chauffées à blanc. Il est pourtant probable que cette liste ne représente qu’une fraction infime de la réelle situation d’une violence systématique et permanente, d’arrestations, de torture et même d’#assassinats.

    En plus de ces incidents d’une grande #cruauté, le rapport met également en lumière d’autres formes de harcèlements devenus quotidiens pour beaucoup d’autochtones, telles que des menaces et la destruction de nourriture, d’outils et d’effets personnels.

    #peuples_autochtones #conservation

  • Le tiers monde en Allemagne : les écoles et les routes s’effondrent L’express.live - Audrey Duperron - 18 septembre 2017
    https://fr.express.live/2017/09/18/allemagne-infrastructure-ruine

    Aucun autre grand pays de l’UE ne peut se targuer d’avoir un plus grand excédent budgétaire que l’Allemagne. Mais les Allemands ont payé un lourd tribut pour réaliser ce prodige : leurs écoles et leurs routes sont souvent dignes de celles des pays du tiers-monde.
    https://i1.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/09/gesamtschule-dabendorf-ma%CC%88rz-2017-d_web2.jpg?w=640&ssl=1
    L’Allemagne dispose d’un excédent budgétaire de 23,7 milliards d’euros, ce qui représente près de 1 % du PIB. Mais selon les experts de la KfW, la Banque allemande de développement, 126 milliards d’euros sont nécessaires pour restaurer l’infrastructure. Il faudrait débourser 33 milliards d’euros pour restaurer les écoles, et 34 autres, pour les routes.

    « Nos ponts, nos installations ferroviaires, nous écoles… Tout est cruellement obsolète et a désespérément besoin de renouvellement ou de remplacement », explique Achim Truger, de l’école berlinoise d’Economie et de Droit.

    « Le gouvernement considère le respect du “schwarze Null” [un budget équilibré sans chiffres dans le rouge] plus important que d’investir les infrastructures. L’aversion pour la dette est devenue partie intégrante du système politique allemand. C’est aussi le résultat des politiques d’austérité qui ont été menées pour corriger notre situation financière après la réunification allemande, lorsque l’on surnommait notre pays “l’homme malade de l’Europe”. »

    Pourtant, selon Truger, il existe de grandes différences entre la situation de l’État, celle des Länders, et celle des municipalités, dont certaines sont extrêmement endettées.

    N’aller aux toilettes que quand on peut pas faire autrement
    L’état déplorable de nombreuses écoles est devenu un fer de lance de la campagne législative. « Il est impossible que les toilettes de nos écoles ne fonctionnent pas, et qu’il n’y ait pas d’argent pour les réparer », a récemment déclaré Martin Schultz, la figure de proue du SPD, lors d’un meeting électoral à Hambourg.
    Une enquête officieuse de l’Organisation de la German Toilet Organization (GTO), une O.N.G. qui travaille à l’amélioration des systèmes de santé en Afrique, dresse un constat sans concession de l’état des toilettes en Allemagne. GTO a interrogé 800 étudiants dans 22 écoles de Berlin. Il en est ressorti que 53 % d’entre eux ont déclaré n’utiliser les toilettes qu’en cas d’urgence absolue. (Les photos que l’on peut voir sur cette page sont éloquentes.) Dans la ville de Berlin, un WC public sur 4 est défectueux.

    Merkel : Le problème n’est pas l’argent, mais la bureaucratie
    Schulz veut former une alliance nationale qui investirait 12 milliards d’euros dans les écoles, en obligeant le gouvernement à réinvestir une partie de l’excédent budgétaire dans l’infrastructure. Pour Angela Merkel, le problème n’est pas de trouver de l’argent, mais de développer une vision à long terme, ce qui, selon elle, est entravé par les divers niveaux de pouvoir et de bureaucratie au niveau local et au niveau des Länders.

    Selon Kai Eicker-Wolff du syndicat des enseignants GEW, c’est un problème général en Allemagne. Ceux qui voyagent en voiture de Berlin à Francfort (547 km) mettront souvent plus de 7 heures à effectuer ce trajet, bien que la vitesse ne soit pas limitée sur les autoroutes allemandes, en raison des travaux en cours sur presque tous les tronçons de la wegendek.

    Un autre exemple est fourni par le tunnel de Rastatt, qui relie l’Allemagne à l’Europe du Sud. Une partie du tunnel s’est effondrée cet été, et la circulation des trains entre les 2 pays a été suspendue en conséquence. Le transport de marchandises sur l’un des itinéraires de transport les plus importants vers l’Europe du Sud est maintenant sérieusement entravé. Des travaux routiers sont en cours sur des itinéraires alternatifs, ce qui n’a fait qu’aggraver le chaos logistique dans la région.

    #Allemagne #écoles #routes #installations_ferroviaires #WC #Berlin #Francfort #voiture #Rastatt #Angela_Merkel

  • L’outil en ligne #Asqatasun est un logiciel libre pour commencer rapidement un audit d’accessibilité (#wcag, #rgaa) d’un site web ou d’une webapp.

    La démo pour auditer vos pages web
    https://app.asqatasun.org

    Présentation de l’instance de démo
    https://forum.asqatasun.org/t/la-demo-asqatasun-accessibilite-tester-facilement-vos-sites-web/311

    pour contribuer c’est par ici :
    https://github.com/Asqatasun/Asqatasun

    pour l’histoire du projet #Asqatasun, c’est par là :
    http://asqatasun.org/#asqatasun-history

    #a11y #accessibilité

    • Questions :
      – Est-ce que c’est un outil de « checklists » où on peut cocher à la main en vérifiant humainement ?
      – Est-ce qu’il y a des tests automatisés, à ce que je comprends oui ? (comme vérifier « alt » sur les images ou plus complexe)
      – Est-ce qu’on peut ajouter des checklists personnalisées ?
      – Est-ce qu’on peut ajouter des nouveaux tests automatisés ?

      Du coup, vu que les ckecklists Opquast (qui ne sont pas que pour l’accessibilité) sont en licence libre, si la communauté peut ajouter des nouvelles checklists dans cet outil logiciel libre, alors on peut se passer d’Opquast, en ajouter ici la checklist des bonnes pratiques, celle de webperf, etc, etc ?

      #audit

    • @rastapopoulos, «  cocher à la main en vérifiant humainement  », c’est bien sûr disponible : en gros tu lances un audit de la page, Asqatasun réalise les nombreux tests automatisés et ensuite tu lance un audit manuel déjà pré-remplie. L’interface pourrait être améliorée, mais cela fait le job.
      https://doc.asqatasun.org/en/20_User_doc/userdoc-06-assisted-audit.html

      La 2ᵉ solution, est d’exporter l’audit automatique (.csv ou .ods) et finir l’audit manuellement directement dans un tableur.
      https://doc.asqatasun.org/en/20_User_doc/userdoc-09-export.html

    • @rastapopoulos, pour «  ajouter des checklists personnalisées […] des nouveaux tests automatisés ?  », c’est possible mais pas pour l’utilisateur via un simple formulaire. Il faut sortir les outils de compilation et ajouter une nouvelle classe java (et les tests unitaires qui vont bien) pour chaque test de la checklist. C’est plutôt bien fait, et les briques utilisables sont nombreuses, mais cela reste du code java.

      Une proposition, pour avoir des checklists personnalisés pour l’utilisateur à partir d’une checklist déjà existant dans Asqatasun, a été évoquée mais pour le moment aucun développement n’est en cours sur ce point.

      Pour les check-lists Opquast, c’est bien sûr possible de l’intégrer. Il faut vérifier si les licences sont compatibles et surtout si coller pour implémenter chaque item. Donc en résumé, il y a un peu de travail…

    • Super, merci pour ces infos @asqatasun :)

      Toutes les licences des checklists Opquast sont affichées là : CC BY SA (et on peut les récup en PDF et surtout en tableur donc utilisable programmatiquement) :
      https://checklists.opquast.com/fr

      Le principe d’Opquast c’est que les checklists sont un travail communautaire publié en libre, et qu’ensuite la boite gère un logiciel pour faire des audits avec.

      Tu parles d’ajouter en classe Java et d’implémenter chaque entrée, mais peut-être est-il possible de faire par étape. Par exemple, peut-on imaginer ajouter toutes les checklists Opquast, déjà en insérant tous les critères de toutes les listes (en masse puisqu’on a les listes en tableur déjà). Ce qui permet déjà de les utiliser manuellement mais par l’interface d’@asqatasun. Et ensuite dans un deuxième temps, petit à petit, implémenter les tests qui sont faisables par la machine (et parfois réutiliser des tests déjà existants, puisque dans certains critères ce sont des tests que vous avez déjà, qui sont déjà codés).

    • La licence CC BY SA impose un partage en utilisant la même licence (CC BY SA). Du coup, l’intégrer dans un logiciel qui n’a pas la même licence, ne doit pas être possible. C’est à vérifier…

      Il existe certainement des solutions en distribuant séparément le logiciel et le référentiel implémenté pour le logiciel. Mais ce n’est pas simple, car aucun mécanisme de plugin / module n’est actuellement implémenté.

      un exemple d’ajout d’un référentiel est décrit ici :
      https://forum.asqatasun.org/t/sommaire-coulisse-processus-dajout-dun-nouveau-referentiel-a-asqatasun/189

    • Il y a une FAQ et même ensuite une page entière dédiée à la compatibilité (dans un seul sens, mais justement celui dont on parle) entre la BY SA et la GPL (en espérant que vous êtes en GPL) :
      https://creativecommons.org/faq/fr/#puis-je-appliquer-une-licence-creative-commons-%C3%A0-un-logiciel

      La version 4.0 de la licence Attribution-ShareAlike (BY-SA) est compatible d’une seule manière avec la version GNU General Public License 3.0 (GPLv3). Ce mécanisme de compatibilité est conçu pour les situations dans lesquelles le contenu est intégré dans le code de logiciel d’une manière qui rend difficile ou impossible de distinguer les deux. Il ya des considérations spéciales nécessaires avant d’utiliser ce mécanisme de compatibilité. En savoir plus à ce sujet ici.

      Et donc là page dédiée :
      https://wiki.creativecommons.org/wiki/ShareAlike_compatibility:_GPLv3

      Ça a été fait explicitement pour le cas exact dont on parle ici :

      It was designed to help solve a specific problem for those working in niche areas where content is adapted and melded with code. Please take advantage of it only when you are adapting BY-SA 4.0 works and incorporating the adaptation into GPLv3 software in ways that make it difficult or impossible for downstream users to distinguish the content from code.

      Donc c’est bien prévu par les deux communautés CC et FSF !
      Et donc même si ce n’est pas en plugin distribué séparément, c’est tout bon. :)

  • Contrast-Finder, c’est un outil en ligne pour trouver les bonnes combinaisons de couleurs (entre le texte et l’arrière plan) afin d’avoir un contraste suffisant pour respecter les critères d’accessibilité (#RGAA, #WCAG).

    la nouvelle version (par les concepteurs de Contrast Finder),
    avec une nouvelle URL :
    https://app.contrast-finder.org/?lang=fr

    pour contribuer c’est par ici :
    https://github.com/Asqatasun/Contrast-Finder

    pour l’histoire du projet #ContrastFinder, c’est par là :
    https://contrast-finder.org/#contrast-finder-history

    #a11y #couleur #contraste #accessibilité

  • Warning: for Windows systems: important spread of #WannaCry (#Wcry) ransomware

    http://thehackernews.com/2017/05/wannacry-ransomware-unlock.html?m=1
    https://arstechnica.com/security/2017/05/an-nsa-derived-ransomware-worm-is-shutting-down-computers-worldwide

    The malware/worm is causing disruptions at banks, hospitals, telecommunications services, train stations, and other mission-critical organisations in multiple countries, including the UK, Spain, Germany, and Turkey. Telefonica, FedEx, and the UK government’s National Health Service (NHS) have been hit. Operations were cancelled, x-rays, test results and patient records became unavailable and phones did not work.

    The ransomware completely encrypts all your files and render them unusable. They ask you to pay some money to get the decryption key. ($300 to $600 worth in bitcoins). Paying does not guarantee you will get a decryption key though.

    The malware spreads through social engineering e-mails.
    Be careful with any attachments you receive from unknown sources (and even known sources). Make sure the files are sent intentionally.
    Watch out for .pdf or .hta files, or links received via e-mail that point to .pdf or .hta files.

    More than 45.000 computers worldwide have already been infected, but there appears to be a kill switch, i.e. a way to stop its spreading.
    As one of the first operations, the malware tries to connect to the website www.iuqerfsodp9ifjaposdfjhgosurijfaewrwergwea.com. It doesn’t actually download anything there, just tries to connect. If the connection succeeds, the program terminates.

    This can be seen as a kind of kill switch provision, or perhaps it had some particular reason. Whichever it is, the domain has now been sinkholed and the host in question now resolves to an IP address that hosts a website. Therefore, nothing will happen on any new systems that runs the malware. This will of course not help anyone already infected.

    Microsoft has released a patch to block the malware on Windows machines:

    MS17-010
    https://technet.microsoft.com/en-us/library/security/ms17-010.aspx

    It is important to apply the patch because other variants of the malware can exploit the same vulnerability and/or use a different domain name check.

    Nice technical analysis of the worm:

    https://blog.malwarebytes.com/threat-analysis/2017/05/the-worm-that-spreads-wanacrypt0r

    And more technical info about the worm itself: (careful)

    https://gist.github.com/rain-1/989428fa5504f378b993ee6efbc0b168

    typedef struct _wc_file_t {
    char     sig[WC_SIG_LEN]     // 64 bit signature WANACRY!
    uint32_t keylen;             // length of encrypted key
    uint8_t  key[WC_ENCKEY_LEN]; // AES key encrypted with RSA
    uint32_t unknown;            // usually 3 or 4, unknown
    uint64_t datalen;            // length of file before encryption, obtained from GetFileSizeEx
    uint8_t *data;               // Ciphertext Encrypted data using AES-128 in CBC mode
    } wc_file_t;
    

    #malware #worm #ransomware #NSA #Shadow_Broker #EternalBlue

  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Pause pipi, mais uniquement pour les garçons
    http://hypathie.blogspot.fr/2017/04/pause-pipi-mais-uniquement-pour-les.html

    Dans la continuité de la ville au masculin, conçue et faite pour les hommes avec l’argent de toustes les contribuables, j’ai trouvé cette invention qui prouve tout de même qu’on est en plein désespoir : les édiles s’arrachent les cheveux qui leur restent. C’est quoi ? C’est un uritrottoir ! Je serais tombée dessus un premier avril, j’aurais cru à un poisson. Mais non, c’est LA solution qu’auraient trouvée Rennes (Le Mensuel de Rennes en kiosques), Nantes, la Gare de Lyon (deux à 9 000 euros pièce installés) pour éviter les « pipis sauvages ». A Rennes, à partir des jeudis soirs durant tout le week-end, les riverains des rues à fêtards du centre historique (à touristes donc, ce qui la fiche mal) se plaignent tellement des odeurs d’urine, que la Mairie planche sur le sujet. Alors, les filles, on pisse contre les murs en sortant de bars ou de boîtes ? Ah mais non, zut, encore un truc pour les mecs, ces incontrôlables asociaux, mais c’est passé sous silence une fois de plus. Donc, là où ils se dézippaient la braguette contre leurs murs favoris, on va mettre des pots de fleurs où ils pourront se soulager : ils pourront donc sortir leur appareil uro-génital en plein jour ou nuit et surtout, en pleine rue. Encore une prime au délinquant, on dirait bien. Vous, Mesdames, pourrez attendre qu’ils aient fini, ou contourner le spectacle (ou vous rincer l’œil éventuellement en faisant des commentaires) et surtout en serrant les fesses pour stopper une envie pressante. Car RIEN n’a été prévu pour vous. C’est vrai que vous, vous feriez plutôt une dilatation de la vessie ou une cystite, et sans vous plaindre en plus : pas de pipi rooms dans les parages ou alors tellement sales que vous préférez généralement attendre d’être à la maison pour vous soulager. Et c’est nous qu’on traite de pisseuses ?

    #ville #urbain #patriarcat #toilettes #WC

  • New Indiana Bill Aims To Fine Trans People For Using The ’Wrong’ Bathroom

    http://www.huffingtonpost.com/entry/trans-bathroom-bill-indiana_568acaf3e4b06fa68883138d?ncid=tweetlnkus

    A new bill introduced in Indiana late last year would fine and imprison transgender people who use public restrooms and locker rooms that don’t match the gender listed on their birth certificate.

    Chris Paulsen, the campaign manager for Freedom Indiana, explained to HuffPost Live’s Alyona Minkovski on Monday that the bill would force trans people to prove their chromosomes before being allowed access to a bathroom.

  • En Inde, des #toilettes écolos comme ascenseur social | Univers Nature – Actualité, environnement, habitat et santé
    http://www.univers-nature.com/actualite/en-inde-des-toilettes-ecolos-comme-ascenseur-social-66905.html

    Le principe de ses toilettes tient en quelques lignes : une cabine, où l’utilisateur fait ce qu’il a à y faire. Ses déjections partent dans une petite rigole qui, à un endroit, est séparée en deux par une petite fourche. De chaque côté de cette fourche, deux fosses, indépendantes l’une de l’autre. Alors que l’une reste fermée, toutes les déjections s’en vont remplir celle dont la rigole est ouverte. Une fois la cuve pleine, il suffit de fermer la rigole d’un côté et de l’ouvrir de l’autre pour donner accès à la seconde fosse. Dans la première, le travail commence : les eaux s’évaporent, la décomposition démarre. Tous les 2 ans, une fosse peut être vidée par n’importe qui, sans recourir aux Intouchables.

    #WC

  • Hygiène des WC : les élèves ne veulent plus aller aux toilettes de leur établissement
    http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/12/hygiene-wc-les-eleves-ne-veulent-plus-aller-aux-toilettes_n_4946807.h

    Selon ce rapport, 28% des établissements, surtout des collèges, ont signalé au moins un cas d’élève ayant renoncé à utiliser les toilettes scolaires, 42% des élèves se plaignant du manque de papier, 32% des odeurs, 23% de la propreté, et 12% du manque d’intimité des installations.
    […]
    En 2008, l’ONS avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur la situation dans les écoles, la moitié des écoliers se plaignant de maux de ventre parce qu’ils ne voulaient pas fréquenter les toilettes de leur établissement.

    #éducation #école #collège #hygiène #toilettes

  • #eZ_Publish 5 #architecture - Introduction & Overview
    https://confluence.ez.no/pages/viewpage.action?pageId=11403666

    “With the 5.0 release eZ Publish is making an important leap forwards in terms of technology. This document will explain why we are renewing our technology platform, and to some degree explain what this evolution in architecture means to eZ Publish developers and users, and last but not least how eZ Systems is affected by these changes” Tags: eZ Publish #eZ_Publish_5 architecture #Symfony #Twig compatibilité (...)

    #compatibilité #WCM

    • Je note au passage que Mark Boulton a décrit exactement le même découpage des CMS que ce que j’ai écrit il y a quelques semaines : en trois espaces. Et qui plus est, dans le même ordre.

      1) A space for writing. For writing and structuring.
      2) A space for management. For adding meta data, workflow, configuration and managing roles and people.
      3)The website space. Basically your website. A place where you begin the access user journey. Or preview your content. Generally the starting points for lots of little administration tasks.

      Réflexions sur #SPIP, CMS, gestion de contenu
      http://rastapopoulos.artizanal.info/notes/reflexions-sur-spip-cms-gestion-de-contenu

      Dans un logiciel comme SPIP, il y a plein de fonctionnalités différentes, mais si on prend un peu de recul, je pense que l’on peut découper en trois grandes zones :
      – Édition de contenu : créer et modifier des objets éditoriaux
      – Gestion de contenu : stocker, classer, versionner et gérer les droits d’accès
      – Publication du contenu : rendre visible aux autres du contenu, que ce soit celui provenant de l’édition OU d’autre part (boucle DATA, etc)

      Bon, il m’a grillé de 14 jours : il a publié ça le 3 septembre, et moi le 17 septembre. :)

      et cc @tetue je pense que ça peut l’intéresser.

    • Et 4) une zone d’échange, ou comment répondre à la publication, la commenter — ce qui invoque les réflexions en cours sur les commentaires décentralisés (ou pas).

      D’accord avec le reste, oui. Je pense aussi que ces « espaces » doivent être des briques modulaires indépendantes : qu’on puisse rédiger avec un outil A et publier via l’outil B. Ce qui signifie que nos/mes contributions ne doivent plus se faire au sein de tel ou tel CMS, mais être autonomes pour être plugables sur l’un ou l’autre.