• I., 22 ans, dealeur sur Snapchat et WhatsApp : « Aujourd’hui, je gagne comme un fonctionnaire, autour de 2 000-2 500 euros, des fois moins »

    « Je travaille comme Uber Eats. J’envoie mes prestations à mon carnet d’adresses sur #Snapchat et #WhatsApp et les gens intéressés me répondent. Je note leur adresse et l’heure de livraison souhaitée, je récupère l’argent et je donne la came.

    J’aime dire que je suis chef d’entreprise, #autoentrepreneur. Je me suis lancé sur Snap après le deuxième confinement, fin 2020. Je vends des tata [ecstasy], de la C [cocaïne], un peu de speed [amphétamine] et aussi, bien sûr, de la 3M [3-MMC, drogue de synthèse]. Le plus gros, c’est la fume [cannabis]. Quand j’ai un nouveau client, j’essaye d’être généreux et d’avoir de l’humour, pour qu’il voie que je suis un bon gars en qui il peut avoir confiance. »

    Souvent, je propose des parrainages en échange d’une promotion : si le client donne mon contact à des potos [copains] qui font appel à mes services grâce à lui, je vais le mettre bien, lui faire le gramme moins cher. Et ses potes partageront le bon plan à leur tour. C’est infini. Tes clients se mettent à travailler pour toi , en quelque sorte.

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/08/16/i-22-ans-dealeur-sur-snapchat-et-whatsapp-j-aime-dire-que-je-suis-chef-d-ent

    "géographie sociale" du deal confirmée, des suburbiens grattent du revenu dans une relation avec les habitants d’un centre friqué, plate forme à l’appui. les premiers de cordée prétendent sauver du deal et du crime les zonards et jeunes cassos relégués qui font taxi pour Uber. mais nul ôta plus de monde sur ce créneau de la marchandise prohibée, avec moins de risques d’accidents du travail (prison compris, je le parierais) qu’en travaillant pour une plate forme plutôt qu’avec, comme ici), de meilleures conditions et salaires. si la prohibition dure, c’est aussi pour éviter d’avoir à organiser/encadrer une restructuration de l’emploi dans le secteur (avec une masse de pertes de revenu), ici elle est laissée à sa spontanéité, une spontanéité forgée par la (les) loi(s).
    et à ce compte là, on dépasse le #revenu médian national et plus encore celui du Val d’Oise

    #travail #marché #emploi_informel #garantir_son_revenu #commerce #drogues #Val_d'Oise #Paris #zone_de_chalandise #struggle_for_life #RSA_interdit_aux_moins_de_25_ans #clients_travailleurs

  • DOCUMENT. « C’était un peu gonflé de solliciter le ministre Macron, mais on l’a fait » : le lanceur d’alerte des Uber Files s’explique sur ses révélations
    https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/uber-files/document-c-etait-un-peu-gonfle-de-solliciter-le-ministre-macron-mais-on
    https://www.francetvinfo.fr/pictures/Cde56C6WsHC_zw2RoFbL2qSUSDk/0x556:3024x2258/944x531/filters:format(webp)/2022/07/14/phpdBezsr.jpg

    15.7.2022 par Elodie Guéguen (Radio France) et Damien Leloup (Le Monde) - Mark MacGann a travaillé pour Uber entre 2014 et 2016. C’est lui qui est à l’origine de la fuite de documents qui a déclenché l’enquête Uber Files. Il se dit aujourd’hui prêt à répondre à une éventuelle commission d’enquête, même s’il estime n’avoir « aucune légitimité pour s’immiscer dans le contexte politique franco-français ».

    Le lanceur d’alerte des Uber Files, Mark MacGann, a accordé une interview exclusive aux partenaires français de l’ICIJ, dont fait partie la cellule investigation de Radio France. Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mené entre 2014 et 2016 les efforts de lobbying de la plateforme de VTC en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Après les révélations des Uber Files, l’ancien lobbyiste revient sur la relation qu’entretenait Uber avec Emmanuel Macron lorsque celui-ci était au ministère de l’Economie. Mark MacGann évoque aussi ses regrets et son avenir.

    Elodie Guéguen (Radio France) et Damien Leloup (Le Monde) : Comment jugez-vous l’impact des révélations des Uber Files ?

    Mark MacGann : Je sais qu’il y a un peu de controverse dans différents pays. Je suis bluffé par la qualité du travail d’investigation de la part de Radio France, du Monde, du Washington Post, du Guardian et j’ai l’espoir que les gens vont prendre le temps de lire pour comprendre quel est mon raisonnement, pourquoi j’ai pris le risque de faire ce que j’ai fait.

    Justement, beaucoup de personnes se demandent ce qui vous a poussé à nous confier ces 124 000 documents… Qu’avez-vous voulu dénoncer précisément ?

    J’ai voulu dénoncer la fragilisation de notre modèle social. Selon moi, le pouvoir démesuré de certaines entreprises de technologie pose un problème. J’ai cru dur comme fer qu’on allait pouvoir donner des opportunités économiques à des centaines de milliers, à des millions de personnes qui, jusque-là, étaient invisibles. Je voyais en Uber une opportunité pour beaucoup de gens de pouvoir mettre le pied à l’étrier dans le monde professionnel. Mais, il y a un décalage entre la réalité vécue aujourd’hui par les chauffeurs et le rêve qu’on leur a vendu à l’époque. On ne leur a pas dit toute la vérité.

    Les Uber Files montrent que vous aviez des échanges très réguliers avec Emmanuel Macron lorsqu’il était à Bercy. Une des informations importantes concerne un « deal », comme Emmanuel Macron l’appelait lui-même. Pouvez-vous nous expliquer précisément en quoi il consistait ?

    Le mot « deal » peut laisser supposer des choses pas très catholiques, mais ceux qui veulent aller sur ce terrain se trompent. Il n’y a pas eu d’arrangement. Il ne peut pas y avoir d’arrangement entre une start-up et un gouvernement souverain. C’était plutôt une forme d’entente. Le gouvernement de l’époque, représenté par son ministre de l’économie, nous disait : « Vous arrêtez cette activité illégale » [le service UberPop]. On ne l’a pas fait tout de suite, mais on a fini par le faire. En parallèle, il y a eu un engagement politique. Monsieur Macron était en train de réformer plusieurs secteurs de l’économie. Uber était une petite partie d’un secteur qui avait besoin d’être ouvert à la concurrence.

    Emmanuel Macron était votre interlocuteur privilégié au sein de gouvernement alors même qu’il n’était pas en charge du dossier des VTC ?

    C’est celui qui a pris le temps de nous écouter. Beaucoup d’autres ne le souhaitaient pas. On sentait trop le soufre. En plus, on était des Américains. Le ministre de tutelle des VTC est le ministère des Transports, certes, mais Uber est une plateforme numérique. Donc il était tout à fait légitime qu’on sollicite Bercy pour essayer de nous faire entendre.

    Vous communiquez aussi directement avec Emmanuel Macron lorsque vous étiez confrontés à des problèmes administratifs ou judiciaires – comme des perquisitions. Avec le recul, vous trouvez ça normal d’avoir fait appel au ministre de l’économie dans ces moments-là ?

    Quand votre maison est en feu et que vous n’avez qu’un numéro de téléphone qui répond, vous appelez ce numéro de téléphone. Chaque fois qu’il y avait un couac – et Dieu sait qu’il y en a eu beaucoup en France –, chaque fois qu’on avait un problème sérieux, on sollicitait les ministres. D’ailleurs, je pense que c’était un peu gonflé de notre part de solliciter le ministre Macron, mais on l’a fait. A ma connaissance, il n’y a pas eu d’intervention directe de sa part. Maintenant, je reconnais qu’on a fait les malins chez Uber en « préparant » une descente de police afin de ne pas coopérer, une fois de plus. Avec le recul, je me dis qu’on aurait dû faire les choses autrement.

    Vous voulez parlez du « kill switch », ce coupe-circuit utilisé lors des perquisitions pour empêcher l’accès aux serveurs de l’entreprise ?

    Oui.

    Vous aviez parfaitement connaissance de la mise en place de ce procédé ?

    C’est un procédé qui existait quand je suis arrivé dans l’entreprise. J’ai compris que ces pratiques ont été abandonnées depuis. Je n’ai jamais donné l’ordre directement d’opérer le « kill switch ». Je n’avais pas d’autorité à ce sujet mais j’étais là quand on l’utilisait à Paris, Amsterdam ou Bruxelles.

    Le président Macron a indiqué qu’il était fier de ce qu’il avait fait dans le dossier Uber, qu’il n’avait pas de regret, que ça avait permis de créer des emplois. Vous partagez son sentiment ?

    D’abord, pour moi, c’est compliqué d’utiliser le mot « emploi »… Le modèle d’Uber est : nous n’avons pas de voitures, nous n’avons pas de salariés. Je suis déçu de voir qu’Uber continue à vouloir s’opposer devant les tribunaux lorsqu’il y a des initiatives législatives afin de donner un cadre minimum aux chauffeurs qui travaillent énormément et qui sont mal payés.

    Il y a beaucoup de réactions politiques visant le président français depuis la publication des Uber Files. Vous le regrettez ?

    Ce n’était pas le but de l’opération. Je n’ai aucune légitimité pour m’immiscer dans le contexte politique franco-français.

    S’il y a une commission d’enquête parlementaire, comme le réclament certains partis d’opposition en France, vous accepterez d’y participer ?

    Si on me pose des questions sur ce qui s’est passé chez Uber à l’époque, dans des réunions, lorsque j’étais physiquement présent, oui, il est de mon devoir de répondre. Si c’est pour me parler du comportement de telle ou telle personnalité politique, ce n’est pas mon rôle.

    Si vous ne condamnez pas les pratiques d’Uber, avez-vous tout de des regrets sur les méthodes utilisées ?

    Il y avait beaucoup de violence. Je comprends parfaitement les chauffeurs de taxi qui avaient un certain droit sur le marché. Quand une entreprise arrive et dit : "Nous, on peut mieux faire pour moins cher", ça crée un contexte de violence qui est inacceptable, et j’en avais ma part de responsabilité.

    La violence était entretenue par les dirigeants d’Uber à l’époque ?

    Non, à l’époque, ce n’était pas notre volonté. J’étais favorable à une déréglementation dans le secteur des transports. Il y avait le même nombre de licences de taxi à Paris en 2014 que dans les années 1950, ça n’avait aucun sens ! Maintenant, c’est vrai, ce n’est pas à une entreprise étrangère – ou même française – de dicter à la République comment elle doit réformer les choses. En clair : Uber avait raison de vouloir introduire de la concurrence dans les transports de ville mais, parfois, les méthodes n’étaient pas acceptables.

    Lorsqu’on a vu que les chauffeurs Uber étaient en danger, même en danger de mort dans certains pays du monde, on aurait dû calmer le jeu beaucoup plus vite. Il y a aussi des consommateurs et des clients qui ont été tabassés, en France et ailleurs. Il y a des gens qui ont perdu la vie au Brésil, au Mexique, en Afrique du Sud. Et même si on croyait que notre projet était quelque chose de positif, je pense qu’on aurait dû être plus patient. 

    « Nous, on était speed, on voulait tout, tout de suite. On voulait une valorisation boursière sans précédent et je pense qu’on aurait dû être plus adulte et qu’on aurait dû respecter la démocratie. On ne l’a pas fait. »

    Mark MacGann aux partenaires français de l’ICIJ
    Vous avez en quelque sorte forcé la porte pour entrer sur le marché français du VTC ?

    Je pense qu’on a défoncé la porte… On n’a pas eu la maturité ou la clarté de voir qu’on n’était pas seuls au monde et qu’il fallait prendre en compte les intérêts des autres.

    Appelez-vous à un changement en matière d’encadrement des pratiques du lobbying auprès des pouvoirs publics ?

    Chez Uber, on avait un accès inespéré, démesuré aux pouvoirs publics. C’était incroyable de pouvoir atteindre des ministres, des premiers ministres, des présidents partout dans le monde, parce qu’on était innovant. Les portes étaient grandes ouvertes ! C’est enivrant quand vous pouvez envoyer un texto, un message WhatsApp, à un dirigeant. C’est encore plus enivrant quand cette personne vous répond. Avec le recul, je perçois qu’on a eu des privilèges, des accès qui ne sont pas donnés à toutes les start-up et que, quelque part, c’était déloyal.

    Quel est l’avenir de Mark MacGann, le lobbyiste devenu lanceur d’alerte ?

    Ce sera aux autres de me dire si je peux être utile. J’ai fait ce que j’ai fait les yeux grand ouverts. Je n’ai pas été un observateur innocent. J’étais en plein dedans. Maintenant, j’ai mis au grand jour les erreurs que j’ai commises. Donc si les pouvoirs publics veulent un coup de main de quelqu’un qui a été au sein de l’entreprise pour essayer d’améliorer les lois, les réglementations, je serai là. Si je peux être utile, je souhaite l’être. Et si ce n’est pas le cas, j’espère qu’on me jugera sur mes actes.

    #Frankreich #Uber #Whistlblower #Uber-Files

    • Ce lobbyiste lanceur d’alerte me semble super louche. Il ne se comporte pas du tout comme un lanceur d’alerte. Normalement, les lanceurs d’alerte vivent dans l’angoisse de se prendre des poursuites judiciaires, d’être arrêté, interrogé. Que leur famille soit arrêtée. Que leur parole soit dénigrée. Dans le secret, que tout cela s’accompagne de tortures (mais ici, belle démocratie, donc non).
      Ce lobbyiste, il s’affiche, il parle comme dans une dissertation de philo, il se culpabilise mais sans embarras. C’est super louche, et je ne suis sûrement pas le seul à le penser.
      Et si c’était orchestrée par Uber ? Car je ne les vois pas trop critiqués, en vrai, même après cela.
      Pas de vindicte populaire : tout le mon désinstallant l’application Uber, pas de critique contre la compagnie, juste un peu contre les politiques collaborateurs, et encore.
      C’est un coup dans l’eau, et c’est pas normal.

  • Sur les traces de Lapsus$, un groupe de pirates informatiques entre extorsion de fonds et vantardise
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/03/25/sur-les-traces-de-lapsus-un-groupe-de-pirates-informatiques-entre-extorsion-

    Sept adolescents ont été arrêtés, jeudi 24 mars, au Royaume-Uni, dans le cadre de l’enquête sur Lapsus$, un groupe de pirates informatiques qui a revendiqué ces dernières semaines plusieurs attaques très médiatisées contre des entreprises célèbres, comme Microsoft, Nvidia ou Samsung. Ces interpellations tombent alors que l’étau se resserrait autour d’un jeune britannique, mineur, soupçonné d’être un membre important de ce groupe.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #piratage #sécurité_informatique #royaume_uni #lapsus #microsoft #nvidia #samsung #ubisoft #police #justice #telegram #genesis #fuite_de_données #narimane_lavay #sekoia #sim_swap #sim_swapping #livia_tibirna #dev-0537 #4c3 #ea #electronic_arts #doxbin #white #doxbinwh1te #brian_krebs #cybersécurité #cybercriminalité

  • Au Texas, la plus grande usine à #bitcoins des Etats-Unis consommera l’équivalent d’un demi-réacteur nucléaire

    Avec ses 38 300 ordinateurs tournant à plein régime, l’usine de Whinstone, sortie de terre début 2020, « bat » la cybermonnaie.

    Enfin, il a été possible de pénétrer dans le Saint des Saints : sur vingt rangées, et près de 300 mètres de long, dans un bruit assourdissant, 23 000 ordinateurs tournent à plein régime. Tous les mêmes, tous avec le même programme, branchés les uns aux autres, avec deux ventilateurs chacun. L’effet masse est tel que les ordinateurs provoquent un courant d’air, qui arrive frais de l’extérieur à travers des alvéoles et est expulsé chaud dans une salle de refroidissement et s’échappe par le toit.

    Nous voici chez Whinstone, dans la plus grande usine de minage de bitcoins des Etats-Unis, à Rockdale, petite cité rurale au cœur du Texas, entre Houston et Austin. Le minage, c’est le travail qui consiste à faire tourner l’immense système de transaction décentralisé des bitcoins. En rémunération, les mineurs obtiennent des bitcoins gratuits, ce qui fait leur fortune : 16 bitcoins par jour au mois de février, avec un total de 38 300 ordinateurs. Au total, l’entreprise a accumulé 5 783 jetons, soit un pactole d’environ 230 millions de dollars (208 millions d’euros), avec un cours du bitcoin de 40 000 dollars.

    L’artisan de cette usine sortie de terre début 2020, c’est Chad Harris, le PDG de Whinstone, qui fait faire le tour du propriétaire. Il y a sept hangars comme celui que nous visitons, dont trois en construction. Dans l’un d’entre eux, un système expérimental : les ordinateurs ont été plongés par milliers dans une huile spéciale, ce qui réduit leur réchauffement et augmente leur efficacité. Curieux contraste que de voir ces ordinateurs plongés dans du liquide tourner silencieusement. Cela ne les empêche pas de consommer de l’énergie. A terme, Whinstone va passer d’une capacité électrique de 300 mégawatts à 700 mégawatts, presque autant qu’un demi-réacteur atomique. « Ce n’est pas une centrale nucléaire, mais c’est beaucoup d’énergie », concède Chad Harris. En cette période de réchauffement climatique, tout le monde s’en moque au Texas. Le gaz est là, abondant, qui sert à produire l’électricité, et Chad Harris transforme l’énergie en bitcoins.

    Son parcours ressemble à celui des entrepreneurs aventuriers américains, où la vérité semble plus belle que toute légende. Chad Harris vendait des sapins de Noël prédécorés à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, mais, dans ses affaires, il s’est fâché avec sa banque, qui lui a gelé ses comptes en 2014. « Je n’ai jamais manqué un paiement. Je n’ai pas aimé qu’on me bloque mes comptes », nous explique-t-il dans un préfabriqué surnommé « la Maison Banche », qui lui sert de bureau. Il appelle son fils, un adolescent fan de bitcoins, et les voilà qui se lancent dans l’aventure du minage de bitcoins, des cryptodevises censées échapper à l’emprise de toute autorité. Ils commencent leur entreprise à La Nouvelle-Orléans, mais l’affaire ne décolle pas. Pas assez d’énergie, trop d’impôts, trop de bureaucratie en Louisiane. Il lorgne alors le Texas voisin et découvre, mi-2019, dans la presse, la mésaventure d’un concurrent.

    Il s’agit du chinois Bitdeer, qui a cherché à s’installer à Rockdale sur une ancienne usine d’aluminium d’Alcoa. Celle-ci a longtemps été la plus grande usine au monde, alimentée en bauxite par une voie de chemin de fer privée venant du golfe du Mexique et qui tournait grâce à une centrale électrique au lignite, du charbon ultra-polluant présent dans la région. Tout cela s’est arrêté, mais le site a un avantage majeur : un échangeur d’électricité, qui servait naguère à exporter le surplus de la centrale au lignite. Il suffit de l’utiliser dans l’autre sens pour pomper l’électricité produite à profusion au Texas par le gaz, le solaire et l’éolien.

    « Ils prennent le surplus d’électricité, sinon personne ne l’utilise et elle disparaît. Cela ne dégrade rien du tout. » John King, maire de Rockdale
    Las, à cette époque, Bitdeer a dû reporter ses projets en raison de la chute du bitcoin, et les autorités locales, qui espéraient un investissement, sont fort marries. Cette mésaventure donne l’idée à Chad Harris de s’installer sur le site pour y faire la même chose. En six mois, une première tranche de minage de bitcoins est mise en place, qui entre en fonction en mai 2020. Aujourd’hui, Whinstone et Bitdeer, deux géants des bitcoins, font tourner leurs ordinateurs à 500 mètres de distance

    On se trouve dans une situation paradoxale : Alcoa avait fermé son usine, car l’électricité était trop chère. Whinstone et Bitdeer ont ouvert les leurs, car elle était bon marché. L’avantage de Whinstone, c’est qu’il a pu sécuriser des contrats en raison de sa capacité à éteindre en une minute ses ordinateurs. Prudemment, il avait coupé les siens quand la grande vague de froid de février 2021 est arrivée et a fait s’effondrer tout le réseau électrique texan. Cette précaution a permis aux mineurs de bitcoins de ne pas être montrés du doigt.

    « Les mineurs sont une pression sur le réseau, pas une aide »

    Au contraire, ils sont vantés pour leur rôle dans l’équilibrage du réseau texan. Ils absorbent l’énergie lorsqu’elle a des prix négatifs, en période de surproduction. « Ils prennent le surplus d’électricité, sinon personne ne l’utilise et elle disparaît. Cela ne dégrade rien du tout », assure le maire de Rockdale, John King, qui fait tourner dans son garage deux ordinateurs pour miner lui aussi des bitcoins. « D’ici cinq ans, je m’attends à voir un paysage radicalement différent, et l’exploitation de bitcoins jouera un rôle important dans l’équilibrage et le renforcement du réseau », a déclaré le sénateur républicain du Texas Ted Cruz.

    La réalité est que les bitcoins augmentent la consommation d’énergie. « Les mineurs sont une pression sur le réseau, pas une aide », a répliqué sur CNBC Ben Hertz-Shargel, consultant de Wood Mackenzie, spécialiste de la transition énergétique. Mais les Etats-Unis sont devenus le nouvel eldorado des mineurs de bitcoins depuis que la Chine les a chassés de l’empire du Milieu, en mai 2021, en raison des centrales à charbon polluantes qu’ils faisaient tourner. En septembre 2019, la Chine représentait les trois quarts du minage de bitcoins dans le monde, selon l’université britannique de Cambridge ; la part des Américains était, elle, de 4 %. Celle-ci s’était envolée à 35 % dès l’été 2021, devant le Kazakhstan (18 %), la Russie (11 %) et le Canada (10 %).

    L’installation de Whinstone fonctionne à l’aide de l’électricité fournie par la centrale électrique Oncor, située à proximité. Près de Rockdale, au Texas, le 9 mars 2022. MATTHEW BUSCH POUR « LE MONDE »
    Toutefois, la guerre en Ukraine pourrait saper la rentabilité de l’industrie si elle provoque une envolée durable des coûts de l’électricité. « Cela finira par toucher le plus durement les mineurs les moins efficaces, a déclaré à l’agence Bloomberg Josh Olszewicz, responsable de la recherche chez Valkyrie Funds, une société d’investissement dans les actifs numériques. Si le coût de l’électricité continue d’augmenter, cela les empêcherait d’exploiter avec autant de rentabilité. »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/22/au-texas-la-plus-grande-usine-a-bitcoins-des-etats-unis-consommera-l-equival

  • #conjoncture_covid, lundi 14 février 2022 : j’ai peut-être été un peu optimiste hier, si les décès sont conformes à l’analyse (-1,2%/j.), hospitalisations et réanimations sont au-dessus de l’extrapolation (de l’ordre de -4,0%/j. pour les deux)

    • observés _vs extrapolés


    hospitalisations : 2215, au lieu des 2019 extrapolés (+9,7%)
    réanimations : 311, au lieu de 239 (+30,0%, tout de même)
    décès : 385, au lieu de … 385

    • cvh


    les 3 cvh sont en hausse… voire nette hausse (décès)

    décès en ESMS, toujours à 0 ; on est revenu à la « normale » en attente donc de la mise-à-jour hebdomadaire du mardi

    • en tout cas, il semble confirmer la stabilité des décalages temporels entre les différents flux en alignant les courbes ; au début j’ai cru avec le « prédictor » que ça marchait, et puis comme ça avait plus l’air de marcher - le nombre de jours de décalage variait trop - j’ai laissé tomber ; j’aurais ptet dû persévérer ; @simplicissimus a donné dans l’alignement à un moment aussi ;

      on aurait donc, selon ses alignements à lui :
      – flux hospi et réa à J+4
      – flux dc à J+13

      soit un décalage de 9 jours entre les flux réa et dc ; on devrait donc pouvoir « prédire » en gros le flux dc à partir du flux réa avec 9 jours d’avance ;

      le truc marrant c’est que ses alignements marchent même avec les données « contaminations » (son J-7) et « positivité détectée » (son J+0) i.e. j’imagine le nombre de tests positifs ; et ce malgré les variations importantes du nombre de tests effectués.

      la rupture sur le flux réa métropole était, disons, le 4 février ; ça devrait faire une rupture sur dc le 13, dimanche dernier ; avec les 3 jours de lag dûs à la moyenne mobile centrée, on devrait voir dc chuter à partir de demain mercredi ; et constater mieux vendredi.

    • Mais je suis comme @colporteur : j’aimerais comprendre pourquoi il écrit « Une nouvelle phase de contamination se profile.. La rapide chute des flux net ne se produit pas. Un retournement se dessine deux semaines plus tot que prévu. », parce que je ne sais pas comment se lisent ses graphes.

    • son phasage a l’air basé sur son premier graphique, essentiellement sur la courbe bleue (la dérivée du flux net)
      donc, en gros, phase de contamination quand ce dernier monte

      mais, justement, pour la fin de période (maintenant !) on ne voit pas trop, si ce n’est que la dérivée semblerait s’infléchir (sa pente (négative) remonte un peu sur les deux derniers points)
      j’ai l’impression que c’est comme ça qu’il estime ses deux semaines : un creux (bleu) se dessine, comme sur la fin de sa deuxième vague de contamination ; s’il le complète par symétrie, on devient positif (donc flux nets croissants) à l’échéance qu’il indique

      (sous toutes réserves, hein ;-)
      (ses graphiques sont intéressants – c’est toujours intéressant de voir comment d’autres font…)

  • Les Danois sont des lavettes - SpF 14.02.22

    BA.2 progresse plus lentement qu’attendu à l’échelle nationale

    [TAC | lun. 14 févr. 2022 | 08:00]

    Le sous-variant d’Omicron ne progresse pas aussi rapidement en France qu’il l’a fait au Danemark.

    Selon les données de Santé publique France (SpF), BA.2 était toujours minoritaire lors de la première semaine de février, même si sa proportion a augmenté à l’échelle nationale. Il était présent dans 5,4 % des tests positifs au Covid-19 de la dernière semaine de janvier (contre 1,9 % pour la semaine précédente). Les données préliminaires de début février confirment cette tendance à la hausse, avec 6,5 % de BA.2.

    Cette augmentation valide la transmissibilité plus élevée de ce sous-variant comparé à d’autres, déjà suggérée par des études danoises et anglaises. “Cependant, BA.2 ne semble pas progresser aussi rapidement en France que ce qui a été observé au Danemark”, souligne SpF. Cette différence est constatée dans d’autres pays d’Europe dont le Royaume-Uni.

    (Source : Santé publique France)

    #sure
    #who's_BA2
    #la_voix_de_son_maître

  • South African scientists copy Moderna’s COVID vaccine [3 fév. 2022]
    https://www.nature.com/articles/d41586-022-00293-2

    When the #WHO launched its mRNA tech-transfer hub in #South_Africa last June, it asked #Moderna, Pfizer and BioNTech to help teach researchers in low- and middle-income countries how to make their #COVID-19 #vaccines. But the companies did not respond, and the WHO decided to go ahead without their help. Friede says the WHO chose to replicate Moderna’s shot because more information on its development is available publicly, compared with Pfizer–BioNTech’s vaccine, and because Moderna has vowed not to enforce its patents during the pandemic. Moderna did not respond to requests from Nature to comment on the WHO’s decision to copy its vaccine.

    With funds from countries including France, Germany and Belgium, South African researchers began chipping away at the project in late September. A team at the University of the Witwatersrand in Johannesburg took the lead on the first step: making a DNA molecule that would serve as a template to synthesize the mRNA. Although Moderna has controversially patented this sequence, researchers at Stanford University in California deposited it in the online database Virological.org in March last year.

    Patrick Arbuthnot, director of gene-therapy research at the University of the Witwatersrand, says, “We were not intimidated, because mRNA synthesis is a fairly generic procedure.” Despite delays in the shipment of raw materials, the team completed this process in ten weeks and sent vials of mRNA to Afrigen in early December.

    During this period, having heard about plans to mimic Moderna’s shot, scientists from around the world e-mailed Afrigen researchers to offer assistance. Some of them were at the US National Institutes of Health, and had conducted foundational work on mRNA vaccines. “It was extraordinary,” says Petro Terblanche, Afrigen’s managing director. “I think a lot of scientists were disillusioned with what had happened with vaccine distribution, and they wanted to help get the world out of this dilemma.”

    [...] The next set of challenges will be to make a lot more of the vaccine. Jason McLellan, a structural biologist at the University of Texas at Austin whose work was foundational to the development of several COVID-19 vaccines, says he is not surprised that South African researchers seem to have copied Moderna’s vaccine, but he adds that scaling up production of that original shot required a lot of extra innovation by manufacturers.

    For the next phase of the project, several companies in the global south will learn from Afrigen and attempt to create batches of vaccine themselves, in preparation for testing the shots in rodents. The WHO expects a Moderna mimic to be ready for phase I trials in people by the end of November.

    #brevets

  • Hypermarchés, la chute de l’empire

    Le modèle de l’hypermarché a-t-il fait son temps ? Ce concept révolutionnaire du « tout sous le même toit », popularisé en 1963 par Carrefour, a conquis le monde entier. Aujourd’hui pourtant, le pionnier français, comme ses concurrents, a un genou à terre. En cause notamment, la crise du gigantisme, associé à une déshumanisation du commerce et à la surconsommation, pointée du doigt à l’heure des grands défis écologiques, mais aussi la concurrence du e-commerce. Désormais, tout le secteur cherche à sauver ce qui peut l’être, quitte à verser dans des pratiques à la limite de la légalité. Pour obtenir des prix toujours plus bas, sans lesquels elles seraient désertées, les grandes enseignes mettent les fournisseurs de plus en plus sous pression.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/19158_1

    #film #film_documentaire #documentaire
    #consommation #grande_distribution #Amazon #hypermarchés #hypermarché #Marcel_Fournier #Carrefour #consommation_de_masse #prix #crise #guerre_des_prix #fournisseurs #omerta #RCD #rétorsions #justice #distributeurs #coopernic #CWT #AgeCore #Horizon_International #Suisse #accords_internationaux #Genève #Nestlé #pratiques_commerciales_abusives #Carrefour_Franchising #franchising #illégalité #Whole_Foods #secteur_alimentaire #Amazon_Fresh #JD.com #robotisation #Agriculture_Brain #industrie_agro-alimentaire #intelligence_artificielle #AI #IA #Slovaquie #Amazon_Prime #concurrence #e-commerce #automatisation #centre-ville #Carrefour_City #technologie

  • Campagne de dissuasion de passer la frontière de la part des autorités polonaises aux migrant·es présent·es en #Biélorussie :

    Message from Polish authorities in #Poland/#Belarus border region: “Poland won’t let migrants pass to Germany. It will protect its borders. Don’t get fooled, don’t try to take any action.”

    https://twitter.com/_PMolnar/status/1459558212634566658

    –-> sur le message whatsapp, un lien qui renvoie à une page officielle du ministère de l’intérieur polonais :

    Information for migrants


    https://www.gov.pl/web/mswia-en/information-for-migrants
    https://www.gov.pl/web/mswia-en/information-for-migrants

    –-> message écrit en anglais, arabe, russe, français, polonais

    #sms #message #whatsapp #propagande #migrations #asile #réfugiés #campagne #dissuasion

    –—

    ça rappelle la campagne #No_way de l’#Australie :

    ... et plein d’autres, voir sur cette métaliste :
    https://seenthis.net/messages/763551

    ping @isskein @karine4

  • English schools must not teach ‘#white_privilege’ as fact, government warns

    Comments ahead of new guidance ‘simplistic and unhelpful’, say teaching unions

    English schools should not teach “contested theories and opinions … such as white privilege” as fact, the government has said prior to the publication of new guidance outlining how teaching certain political issues could break the law.

    Schools should avoid promoting “partisan political views” and must instead teach racial and social justice topics in a “balanced and factual manner”, according to the government’s official response to a report on the educational disadvantages faced by white working-class pupils published by the education committee in June.

    The Department for Education is working with schools to develop new guidance on how “to teach about complex political issues, in line with [schools’] legal duties on political impartiality, covering factors including age-appropriateness and the use of external agencies”, the response said.

    Kim Johnson, the Labour MP for Liverpool Riverside and a member of the education committee that produced the report, said the response failed to provide a serious plan to tackle widening educational inequality in England. “Instead of manufacturing a culture war focusing on the use of terms such as ‘white privilege’, this government needs to wake up to the harsh realities facing the lives of people every day. The education sector is facing a crisis of funding, and regional inequalities are widening despite this government’s talk of levelling up,” she said.

    At the time of publication she had disowned the education committee report on the grounds it had “cherrypicked data”, and had submitted her alternative version calling for “an end to the divisive framing” and for the government to focus on the root cause of widening educational inequalities, chiefly cuts to education and welfare services.

    Halima Begum, chief executive of the Runnymede Trust, said that teaching race discrimination was “not a political matter”. She said: “Preoccupying teachers and school administrators with politically charged discussions about ‘white privilege’ would appear to have very little to do with the primary issue of addressing socio-economic disparities.”

    Natalie Arnett, senior equalities officer at the National Association of Head Teachers said schools should be trusted to have conversations with pupils “that are right for their contexts and communities”, adding that “simplistic diktats like this from central government are unhelpful”.

    Julie McCulloch, director of policy at the Association of School and College Leaders, said schools were “very experienced at teaching controversial and challenging subject matter and helping young people to understand complex issues”, including by exploring topics from different viewpoints. She said the legal requirement for teachers to remain politically impartial was already well understood. “We are not convinced that further government guidance in this area is either necessary or helpful,” she said.

    The report from the Conservative-dominated education committee argued that terms such as “white privilege”, defined as white people benefiting from particular advantages in society, may have contributed towards systemic neglect of white disadvantaged communities. It also stated that schools teaching the concept could be in breach of the Equality Act 2010.

    Last year Kemi Badenoch, the equalities minister, warned that schools teaching pupils that white privilege was an uncontested fact were breaking the law.

    The government’s report, titled The Forgotten: How White Working-class Pupils Have Been Let Down, and How to Change It, looked at the poor educational outcomes for white British pupils eligible for free school meals because of persistent multigenerational disadvantage, regional underinvestment and disengagement from the curriculum.

    The document included findings that just 53% of disadvantaged white British pupils met development expectation at the end of the early years foundation stage, while only 17.7% achieved grade 5 or above in English and maths, among the lowest proportions of any ethnic group. White working-class pupils were also the least likely group to go on to higher education.

    The government said it planned to consider including additional funding in the comprehensive spending review for free schools to be established in parts of England with the greatest need, as well as longer-term funding for early years, two areas the committee highlighted as needing additional investment.

    Sir Peter Lampl, founder of the social mobility charity the Sutton Trust, said the government should also consider increasing the pupil premium for disadvantaged pupils and extending it to those aged over 16 in the spending review, which he said would be a “landmark moment for the government to show their commitment to disadvantaged children and young people”.

    https://www.theguardian.com/education/2021/oct/21/english-schools-must-not-teach-white-privilege-as-fact-government-warns
    #école #éducation #censure #privilège_blanc #UK #Angleterre #racisme #justice_sociale #impartialité

    ping @karine4 @isskein @cede

  • L’architecture du Whole Earth Catalog - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-10998-larchitecture-du-whole-earth-catalog.htm

    En dépit de ces indices concordants, il manquait encore des clés pour comprendre le phénomène. La première clé est venue de la formidable biographie extensive que le journaliste et universitaire Fred Turner a consacrée à Stewart Brand
    . En suivant son parcours dans une société américaine en pleine mutation durant la seconde moitié du XXe siècle, le spécialiste des médias a mis au jour les liens forts existants entre des mondes intellectuels qu’on aurait pu croire séparés. Brand circule ainsi des communautés hippies à la cybernétique de Norbert Wiener et à la théorie des médias de Marshall McLuhan, des Trips Festivals à la systémique postculturaliste de Gregory Bateson, et surtout, de Drop City à la pensée architecturale globale de Richard Buckminster Fuller, et inversement – des liens qui s’avèrent inextricablement entrecroisés, comme le réseau internet et le cyberspace qu’ils annoncent.

    Ainsi, le livre de Fred Turner nous oblige à décloisonner la culture (populaire) et les sciences américaines. Il montre aussi qu’un architecte aussi atypique que Fuller a pu devenir un des grands maîtres à penser d’une génération contre-culturelle. Il nous parle des communautés sans oublier leurs architectes, mais l’architecture n’est pas au centre de son livre. Pour la trouver, et surtout, en comprendre le rôle, il nous faut une seconde clé. C’est l’enquête de Caroline Maniaque sur la conception et le contenu architectural du Whole Earth Catalog qui nous l’offre.

    #Fred_Turner #Stewart_Brand #Whole_Earth_Catalog #Architecture

  • Les employés de Facebook ne peuvent pas entrer dans les bureaux – les badges ne fonctionnent pas non plus Sénégal direct - Moussa Gaye
    https://senegaldirect.com/les-employes-de-facebook-ne-peuvent-pas-entrer-dans-les-bureaux-les-b

    Certains des employés qui se sont précipités dans les bureaux pour évaluer personnellement l’étendue des dégâts n’ont pas pu accéder aux bâtiments car leurs badges numériques ont cessé de fonctionner, ce qui les a empêchés d’accéder aux zones de serveurs et d’agir personnellement sur les machines des bâtiments.


    Il n’y a pas que les réseaux sociaux qui ne fonctionnent pas : toute l’entreprise de Mark Zuckerberg est hors ligne. Le pépin qui empêche des millions d’utilisateurs dans le monde d’accéder à Facebook, Instagram et WhatsApp empêche également les travailleurs du géant de Menlo Park de résoudre la situation et même d’entrer dans leurs bureaux. Le New York Times rapporte cela, citant des sources internes de Facebook selon lesquelles l’ampleur de l’accroc technique serait si grande qu’elle impliquait également des systèmes internes. Y compris les lecteurs de badges qui, ne reconnaissant pas les employés, n’ouvrent pas les portes. Ainsi, les premiers ingénieurs qui se sont précipités sur le site n’ont pas pu entrer car les systèmes physiques ne fonctionnaient pas.

    La plupart des systèmes internes ont cessé de fonctionner, y compris les services de messagerie et de partage d’informations. Les calendriers, les outils de liste de tâches et d’autres services utilisés par les employés ont cessé de répondre, tout comme certains appareils liés aux systèmes informatiques de l’entreprise, notamment les lecteurs de badges. Les travailleurs ont expliqué qu’ils avaient des difficultés à passer des appels depuis les téléphones de l’entreprise et à recevoir des courriels de personnes extérieures à l’entreprise. La plateforme de collaboration interne, Workplace, a également cessé de fonctionner. Beaucoup se sont donc tournés vers la concurrence, utilisant LinkedIn, Zoom et Discord pour continuer à travailler.

    Certains des employés qui se sont précipités dans les bureaux pour évaluer personnellement l’étendue des dégâts n’ont pas pu accéder aux bâtiments car leurs badges numériques ont cessé de fonctionner, ce qui les a empêchés d’accéder aux zones de serveurs et d’agir personnellement sur les machines des bâtiments. Selon le responsable des opérations de sécurité de Facebook, le problème actuel est un risque élevé pour les personnes, un risque modéré pour les actifs de l’entreprise et un risque élevé pour la réputation de Facebook. Une petite équipe d’employés a été envoyée au centre de données de Santa Clara pour réinitialiser manuellement les serveurs de l’entreprise.

     #facebook #Messenger #Instagram #WhatsApp #data_centers #algorithme #surveillance #bigdata #publicité #données #instagram #marketing #gafam #sécurité #serveurs

    • Vidéo : voici ce qui a provoqué la panne de Facebook (et Instagram, et WhatsApp) zdnet.fr
      https://www.zdnet.fr/actualites/voici-ce-qui-a-provoque-la-panne-de-facebook-et-instagram-et-whatsapp-39930251

      Technologie : Ne vous attendez pas à une solution immédiatement, ça risque de durer un bon moment. On vous explique, tout ceci est lié à un mystérieux protocole nommé BGP.

      Maj 05/10/2021 à 06h38  : Les différents services de Facebook touché par la panne sont désormais rétablis, la panne aura duré 6 heures. L’entreprise a commencé à communiquer sur la panne. Il s’agit d’un changement de configuration des routeurs principaux" qui a provoqué un effet en cascade de paralysie des datacenters de l’entreprise.

      Le vieux dicton du dépannage de réseau dit que si quelque chose ne va pas, "c’est le DNS". Et bien cette fois, le serveur de noms de domaine (DNS) semble être un simple symptôme de la cause fondamentale de la panne globale de Facebook. La véritable cause est qu’il n’y a pas de routes Border Gateway Protocol (BGP) fonctionnelles vers les sites de Facebook.
      https://www.youtube.com/watch?v=rnlGuMtGEtQ


      BGP est le protocole de passerelle extérieure standardisé utilisé pour échanger des informations de routage et d’accessibilité entre les systèmes autonomes (SA) de premier niveau d’Internet. La plupart des gens, et même la plupart des administrateurs réseau, n’ont jamais besoin d’utiliser BGP.

      Beaucoup de gens ont remarqué que Facebook n’était plus répertorié dans le DNS. En effet, il y a même eu des messages humoristiques proposant de vous vendre le domaine Facebook.com.

      Le vice-président de Cloudflare, Dane Knecht, a été le premier à signaler le problème BGP qui est sous-jacent à cette panne géante. Cela signifie, comme l’a tweeté Kevin Beaumont, responsable du centre des opérations de sécurité de Microsoft, qu’en l’absence d’annonces BGP pour vos serveurs de noms DNS, le DNS s’effondre. Et donc personne ne peut vous trouver sur Internet. Même chose pour WhatsApp. Facebook s’est en quelque sorte déplateformisé de sa propre plateforme."

      Oups.

      Aussi ennuyeux que cela puisse l’être pour vous, cela peut être encore plus ennuyeux pour les employés de Facebook. Selon certaines informations, les employés de Facebook ne peuvent pas entrer dans leurs bâtiments parce que leurs badges et portes "intelligentes" ( ahah, peut-être est il temps de remplacer enfin intelligent par connecté ) ont également été désactivés par cette panne de réseau. Si cela est vrai, les employés de Facebook ne peuvent littéralement pas entrer dans le bâtiment pour tenter de réparer la ou les pannes.

      Facebook a depuis précisé que ces difficultés techniques ont également affecté ses outils internes, rendant d’autant plus difficile son travail pour résoudre la situation.

      Plus tard dans la nuit, Facebook a communiqué sur les origines de panne. “Nos équipes d’ingénierie ont appris qu’un changement de configuration des routeurs principaux qui coordonnent le trafic entre nos centres de données a entraîné des difficultés techniques aboutissant à l’arrêt de toute communication. Cette interruption des échanges du réseau a eu des effets en cascade sur la façon dont nos centres de données communiquent, provoquant la panne de nos services” expliquait l’entreprise.

      Quelques heures avant, l’utilisateur de Reddit u/ramenporn, qui prétendait être un employé de Facebook travaillant à ramener le réseau social d’entre les morts, avait signalé, avant de supprimer son compte et ses messages, que "le DNS pour les services de FB a été affecté et c’est probablement un symptôme du problème réel, à savoir que l’échange de trafic BGP avec les #routeurs d’échange de trafic de Facebook a été interrompu, très probablement en raison d’un changement de #configuration entré en vigueur peu de temps avant que les pannes ne surviennent)". 


      Un changement de configuration erroné effectué via une interface web
      Il poursuit : "Des personnes essaient maintenant d’accéder aux routeurs d’échange de trafic pour mettre en œuvre des correctifs, mais les personnes ayant un accès physique sont distinctes de celles qui savent comment s’authentifier auprès des systèmes et de celles qui savent ce qu’il faut faire, de sorte qu’il y a maintenant un défi logistique pour unifier toutes ces connaissances. Une partie de cette situation est également due à la diminution des effectifs dans les centres de données en raison des mesures de lutte contre la pandémie."

      Ramenporn a également déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une attaque, mais d’un changement de configuration erroné effectué via une interface web. Ce qui est vraiment dégoûtant — et pourquoi Facebook est toujours hors service quelques heures plus tard — c’est que, puisque BGP et DNS sont hors service, "la connexion au monde extérieur est hors service, l’accès à distance à ces outils n’existe plus, donc la procédure d’urgence est d’obtenir un accès physique aux routeurs d’échange de trafic et de faire toute la configuration localement". Bien sûr, les techniciens sur place ne savent pas comment faire et les administrateurs réseau principaux ne sont pas sur place. En bref, c’est un grand gâchis.

      Conséquence de cette panne, le cours de Facebook a perdu plus de 6 % à la bourse de New York. Selon l’entreprise, il n’y a aucun signe montrant que les données des utilisateurs aient pu être compromises.
      Pour rappel, le réseau social le plus populaire du monde s’est effondré lundi 4 octobre 2021 vers 8h45, heure californienne (soit 17h45, heure française). Mais il n’y a pas que Facebook : Instagram, WhatsApp et Facebook Messenger ont également été touchés par la panne.

      Les services de statut de sites web comme DownForEveryoneOrJustMe et DownDetector signalaient alors que Facebook était hors service. Le problème touchait l’intégralité des services de l’entreprise dans le monde entier. En France également, les différents sites avaient cessé de fonctionner, tout comme les applications du groupe.

      #BGP #DNS

  • #instagram harms teenage girls” - #Facebook #Whistleblower: What You Need to Know | Time
    https://time.com/6103645/facebook-whistleblower-frances-haugen

    Frances Haugen, a data scientist who worked at Facebook as a product manager on the Civic Integrity team, said the social media platform has lied to the public about resolving hate and violence to increase traffic and engagement—and in turn, profit.

    #SEC

  • How to add user to a group on command line ? - Ask Different
    https://apple.stackexchange.com/questions/13132/how-to-add-user-to-a-group-on-command-line

    Utilisation de l’utilitaire en ligne de commande dseditgroup pour ajouter/supprimer un utilisateur à un groupe sur MacOS (l’équivalent de useradd / usermod sous Linux)
    Pour mémoire : ajouter l’utilisateur toto dans le groupe wheel :

    dseditgroup -o edit -a toto -t user wheel

    Voir aussi la man page de dseditgroup : https://ss64.com/osx/dseditgroup.html

    #dseditgroup #macos #groupe #useradd #usermod #wheel

  • ‘white charity’
    Blackness & whiteness on charity and posters

    Billboards of charitable organisations such as ‘Brot für die Welt’, ‘Welthungerhilfe’, ‘Kindernothilfe’ or ‘Care’ are omnipresent in streets, on squares, in train and metro stations in Germany.

    They have a large impact on how Black and white identities in Germany are constructed. The documentary analyses the charity aid posters from a postcolonial perspective.

    ‘white charity’ presents different perspectives: based on the charity ad posters, representatives of charities and scientists discuss about development cooperation, colonial fantasies, racism and power structures.

    ‘white charity’ is an exemplary analysis of racism in images which has relevance far beyond the horizon of development. It supports a sharper analysis of images in commercials, print and TV.

    A film by Carolin Philipp and Timo Kiesel

    With:

    · PD Dr. Aram Ziai, political scientist, Zentrum für Entwicklungsforschung, Bonn

    · Danuta Sacher, former head of the department of politics and campaigns, Brot für die Welt

    · Dr. Grada Kilomba, psychoanalysist and author, Humboldt Universität, Berlin

    · Prof. em. Dr. Klaus-Peter Köpping, anthropologist, Universität Heidelberg

    · Peggy Piesche, literary scholar and cultural scientist, Hamilton College New York

    · Philipp Khabo Köpsell, poet and spoken word artist, Berlin

    · Sascha Decker, press spokesman, Kindernothilfe

    Animations: Jana Döll

    Technical details:
    duration: 48 minutes
    picture: 16:9

    https://www.youtube.com/watch?v=kUSMh8kV-xw

    https://whitecharity.de/film

    #white_charity #charity #charity_aid #blackness #whiteness #Germany #documentary #Brot_für_die_Welt #Welthungerhilfe #Kindernothilfe #Care #posters #images #TV #print #racism #power_structures #postcolonialism #development #development_cooperation

    ping @cdb_77 @deka

    • Africa For Norway - New charity single out now!
      https://www.youtube.com/watch?v=oJLqyuxm96k

      produced by Radi-Aid:

      About

      Radi-Aid is a former awareness campaign created by the Norwegian Students’ and Academics’ Assistance Fund (SAIH). Although we will no longer develop this campaign, we will keep all the resources available. Visit the SAIH webpage for information about our current campaigning.

      Emerging from the satirical campaign and music video ‘Radi-Aid: Africa for Norway’, the campaign has focused on arranging the Radi-Aid Awards (2013-2017), celebrating the best - and the worst - of development fundraising videos. Along with this, we have produced several satirical, awareness-raising videos. In 2017, we also developed the Social Media Guide for Volunteers and Travelers.

      The goal with Radi-Aid is to challenge the perceptions around issues of poverty and development, to change the way fundraising campaigns communicate, and to break down dominating stereotypical representations.

      Since 2012, our videos have been selected as one of the best practices on development communication by OECD (2012), one of the best “Ads worth spreading” by TED (2014), and joined The Guardian’s list of the best aid parodies (2014). In addition to wide international media attention, we have been invited to speak about our work at TedX talks, workshops and a numerous of conferences around the world. Our campaign also been exhibited at various exhibitions, including the German Colonial Museum in Berlin (2016).
      Main objectives

      Radi-Aid aims at addressing the following issues:

      Charity campaigns risk being counterproductive to their own goals if they obscure the actual causes of poverty. We need more nuanced information about development and poverty, not oversimplified half-truths.

      In many charity ads, poor people are portrayed as passive recipients of help, without the ability or desire to make their country a better place to live. This kind of portrayal creates a significant distinction between us and them.

      The last years have shown increasing examples of creative and engaging portrayals in charity ads, demonstrating the many various ways a charity campaign can succeed without traditional and stereotypical representations.

      Stereotypes and oversimplifications lead to poor debates and poor policies. NGO communicators play a crucial role in people’s understanding of development in the world today, and therefore also a crucial role in fighting these representations.

      How we can do it better

      Previous nominees for the Golden Radiator in the Radi-Aid Awards have shown how powerful you can communicate in a nuanced, creative and engaging way, without using stereotypes – and still manage to raise money for your campaign. What characterize these campaigns, is that:

      They avoid one-sided representation and the single story

      The target group is presented with ownership and has an active role in providing solutions, they speak for themselves and no “white hero” is speaking on behalf of them

      Although the goal is to raise money, they avoid exploiting the suffering of people. People are portrayed with dignity – with potential, talents, strengths.

      Some take use of humour and positivity, which helps to not focus on people’s guilt or create apathy among potential donors/supporters, and highlights instead people’s strengths and common humanity. It is okay, and even good to create feelings, but not feelings like pity/feeling sorry for.

      They portray people in a way that resonate with the audience – situations, emotions etc. You feel solidarity and connected with them, instead of feeling sorry and disconnected from their reality

      The potential donors/supporters are inspired to take action beyond donating

      They respect their audience, by not exaggerating the story or suggesting that “with your donation, you have changed a life/saved the world”

      They are clear and transparent about their role in the project

      They provide context and manage to explain the underlying causes of problems, not presenting merely cheap and easy solutions to global issues.

      About SAIH
      The Norwegian Students’ and Academics’ International Assistance Fund (SAIH) is the solidarity organization of students and academics in Norway. In addition to long-term development work, SAIH works with advocacy activities in Norway and internationally, in order to improve the conditions for education and development globally. SAIH runs annual campaigns on topics related to academic freedom and access to higher education. Read more about SAIH.

      https://www.radiaid.com/about

      #radi-aid #song

  • WHO recommends life-saving #interleukin-6 receptor blockers for #COVID-19 and urges producers to join efforts to rapidly increase access https://www.who.int/news/item/06-07-2021-who-recommends-life-saving-interleukin-6-receptor-blockers-for-covid

    The prospective and living network meta-analyses showed that in severely or critically ill patients, administering these drugs [Interleukin-6 blocking drugs – #tocilizumab and #sarilumab –] reduce the odds of death by 13%, compared to standard care. This means that there will be 15 fewer deaths per thousand patients, and as many as 28 fewer deaths for every thousand critically ill patients. The odds of mechanical ventilation among severe and critical patients are reduced by 28%, compared with standard care. This translates to 23 fewer patients out of a thousand needing mechanical ventilation.

    Source :
    Association Between Administration of #IL-6 Antagonists and Mortality Among Patients Hospitalized for COVID-19: A Meta-analysis
    #WHO Rapid Evidence Appraisal for COVID-19 Therapies (#REACT) Working Group et al. JAMA. 2021. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34228774

    #traitement

  • White “working-class” boys aren’t failing because they’re White - Make It Plain
    https://make-it-plain.org/2021/06/22/white-working-class-boys-arent-failing-because-theyre-white


    Author: Kehinde Andrews
    22nd June 2021

    The UK government continued its culture war with the latest so-called ‘report’, The Forgotten: How White Working-class Pupils Have Been Let Down, and How to Change It; complaining about those poor so-called White working-class boys being left behind by multicultural Britain. We are warned that terminology like ‘White privilege’ is alienating the poor souls and that the usage of such terminology may even be breaking equality law. Sadly, yet not surprisingly there is nothing new about any of these backwards ideas. The spectre of the failing “White working-class” has become the new racial science, misrepresenting statistical evidence to support deeply racist agendas.

    In what has become the new normal, the latest report has abused the data to present its twisted conclusions. I have a PhD in sociology but must have misread Marx’s division of society into two classes. I thought it was the owners and the workers, not those who qualify for free school meals and those who don’t. Let us be clear, there is no measure of class in the school system and anyone who tells you otherwise is lying. The other stat often contorted in this literature is neighbourhood data, where we are told that it is poor White people from deprived areas who are doing worse, particularly in terms of university access. The only flaw with this is that it is completely useless because it does not work for London. Considering that half of the minoritised groups live in the capital it seems pretty impossible to draw any conclusions. Not to mention that residential segregation in the inner city means that minoritised groups are more likely to live in deprived areas even if they have greater levels of income The actual data that we can use, that on free school meals, is in fact a lesson in White privilege.

    “The irony is that one of the most expensive class-related interventions, free school meals, is being used to make the argument that the White poor are being excluded”

    Even the Sewage Sewell report recognises that White students are the least likely to qualify for free school meals, with African Caribbean students being twice as likely to be eligible for food assistance. It should hopefully be obvious that you cannot compare the bottom 14% of White students with 28% of Black students. One of the key factors is school success is parental level of of education, or what is called ‘educational capital’. Due to racism in employment, it is likely that the Black Caribbean families includes a proportion who have high levels of educational attainment but cannot secure a decent well paying job. So comparing the 14% of White students to the 28% of Black Caribbean is a misuse of the evidence and defintiely the term ‘class’. If we had a measure for the bottom 14% of Black Caribbean students I am certain the differences in GCSE attainment would dissolve, but we don’t have this data so it not a claim I can make (my first lesson in responsible uses of data).

    But if we look at the overall picture (which shows a range of performances for minoritised groups) the GCSE figure is a mirage. So much attention and focus have been put on it that communities have rallied resources to address it. The so-called ‘industry’ that has produced the illusory gains is actually communities mobilising to improve their conditions. The state’s only response has been to try to get us to “aim higher” and imagine ourselves out of educational racism. I say illusory gains because the table in the Sewage Sewell Report that praises all the progress in GCSE attainment for some minoritised groups also contains the results for A-Levels where almost all of the gains magically disappear.

    “Let’s make it plain: the truth is the Tories have cut taxes, cut provision and made off with the money, and are now looking to shift the blame onto the Darkies”

    Progress into university is another one of the mirages, where we celebrate the overrepresentation of Black students in higher education. In doing so we fail to recognise our concentration in less prestigious universities, or the yawning achievement gap between those who are White and those who are not. This is not even to mention that a Black graduate is significantly less likely to get any job, let alone a graduate career. In fact, if we look honestly then, the school system (I won’t dignify any part of it by calling it education) remains one of the central sites of racist exclusion (and actual exclusions).

    Except, for those pedalling the myth of the disposed White working-class–an honest assessment of the evidence is not the goal. The data will be distorted to suit their delirious political agenda and this government has drawn its popularity by playing the race card (they invented). There is no doubt that poor White people are suffering, inequality has always been the basis of capitalism (this is a correct use of Marx and class analysis). However, most meaningful attempts to deal with inequality have always been class-related (and yes Black and Brown people are in the working-class).

    “Dubois argued, one of the ways White privilege works is the ‘psychological wage’ of Whiteness that maintains the feeling of superiority, of being truly British and belonging, even when you are being exploited”

    The irony is that one of the most expensive class-related interventions, free school meals, is being used to make the argument that the White poor are being excluded. Universal schooling is one of the best examples of a programme meant to support all those who are disadvantaged. In addition, we have seen things like Educational Maintenance Allowance (axed by the Tories) and the Pupil Premium (made redundant by Tory cuts). Let’s make it plain: the truth is the Tories have cut taxes, cut provision and made off with the money, and are now looking to shift the blame onto the Darkies. We are not the problem, the elite is. Yet as Dubois argued, one of the ways White privilege works is the ‘psychological wage’ of Whiteness that maintains the feeling of superiority, of being truly British and belonging, even when you are being exploited.

    So don’t believe the hype or the snake-oil salesmen posing as academics who are selling you the new racial science. There is no crisis of the White working-class in the school system separate from the issues facing all children from a deprived background. The only difference is that White children are neither poor nor struggling in schools because of the colour of their skin, and in a racist society that is a privilege.❞

    #white_privilege #privilège_blanc #école #school #racisme #discrimination

  • How Frontex Helps Haul Migrants Back To Libyan Torture Camps

    Refugees are being detained, tortured and killed at camps in Libya. Investigative reporting by DER SPIEGEL and its partners has uncovered how close the European Union’s border agency Frontex works together with the Libyan coast guard.

    At sunrise, Alek Musa was still in good spirits. On the morning of June 25, 2020, he crowded onto an inflatable boat with 69 other people seeking asylum. Most of the refugees were Sudanese like him. They had left the Libyan coastal city of Garabulli the night before. Their destination: the island of Lampedusa in Italy. Musa wanted to escape the horrors of Libya, where migrants like him are captured, tortured and killed by militias.

    The route across the central Mediterranean is one of the world’s most dangerous for migrants. Just last week, another 100 people died as they tried to reach Europe from Libya. Musa was confident, nonetheless. The sea was calm and there was plenty of fuel in the boat’s tank.

    But then, between 9 a.m. and 10 a.m., Musa saw a small white plane in the sky. He shared his story by phone. There is much to suggest that the aircraft was a patrol of the European border protection agency Frontex. Flight data shows that a Frontex pilot had been circling in the immediate vicinity of the boat at the time.

    However, it appears that Frontex officials didn’t instruct any of the nearby cargo ships to help the refugees – and neither did the sea rescue coordination centers. Instead, hours later, Musa spotted the Ras Al Jadar on the horizon, a Libyan coast guard vessel.

    With none of them wanting to be hauled back to Libya, the migrants panicked. "We tried to leave as quickly as possible,” says Musa, who won’t give his real name out of fear of retaliation.

    Musa claims the Libyans rammed the dinghy with their ship. And that four men had gone overboard. Images from an aircraft belonging to the private rescue organization Sea-Watch show people fighting for their lives in the water. At least two refugees are believed to have died in the operation. All the others were taken back to Libya.
    Frontex Has Turned the Libyans into Europe’s Interceptors

    The June 25 incident is emblematic of the Europeans’ policy in the Mediterranean: The EU member states ceased sea rescue operations entirely in 2019. Instead, they are harnessing the Libyan coast guard to keep people seeking protection out of Europe.

    The European Court of Human Rights ruled back in 2012 that refugees may not be brought back to Libya because they are threatened with torture and death there. But that’s exactly what Libyan border guards are doing. With the help of the Europeans, they are intercepting refugees and hauling them back to Libya. According to an internal EU document, 11,891 were intercepted and taken back ashore last year.

    The EU provides financing for the Libyan coast guard and has trained its members. To this day, though, it claims not to control their operations. “Frontex has never directly cooperated with the Libyan coast guard,” Fabrice Leggeri, the head of the border agency, told the European Parliament in March. He claimed that the Libyans alone were responsible for the controversial interceptions. Is that really the truth, though?

    Together with the media organization “Lighthouse Reports”, German public broadcaster ARD’s investigative magazine “Monitor” and the French daily “Libération”, DER SPIEGEL has investigated incidents in the central Mediterranean Sea over a period of months. The reporters collected position data from Frontex aircraft and cross-checked it with ship data and information from migrants and civilian rescue organizations. They examined confidential documents and spoke to survivors as well as nearly a dozen Libyan officers and Frontex staff.

    This research has exposed for the first time the extent of the cooperation between Frontex and the Libyan coast guard. Europe’s border protection agency is playing an active role in the interceptions conducted by the Libyans. The reporting showed that Frontex flew over migrant boats on at least 20 occasions since January 2020 before the Libyan coast guard hauled them back. At times, the Libyans drove deep in the Maltese Search and Rescue Zone, an area over which the Europeans have jurisdiction.

    Some 91 refugees died in the interceptions or are considered missing – in part because the system the Europeans have established causes significant delays in the interceptions. In most cases, merchant ships or even those of aid organizations were in the vicinity. They would have reached the migrant boats more quickly, but they apparently weren’t alerted. Civilian sea rescue organizations have complained for years that they are hardly ever provided with alerts from Frontex.

    The revelations present a problem for Frontex head Leggeri. He is already having to answer for his agency’s involvement in the illegal repatriation of migrants in the Aegean Sea that are referred to as pushbacks. Now it appears that Frontex is also bending the law in operations in the central Mediterranean.

    An operation in March cast light on how the Libyans operate on the high seas. The captain of the Libyan vessel Fezzan, a coast guard officer, agreed to allow a reporter with DER SPIEGEL to conduct a ride-along on the ship. During the trip, he held a crumpled piece of paper with the coordinates of the boats he was to intercept. He didn’t have any internet access on the ship – indeed, the private sea rescuers are better equipped.

    The morning of the trip, the crew of the Fezzan had already pulled around 200 migrants from the water. The Libyans decided to leave an unpowered wooden boat with another 200 people at sea because the Fezzan was already too full. The rescued people huddled on deck, their clothes soaked and their eyes filled with fear. "Stay seated!” the Libyan officers yelled.

    Sheik Omar, a 16-year-old boy from Gambia squatted at the bow. He explained how, after the death of his father, he struggled as a worker in Libya. Then he just wanted to get away from there. He had already attempted to reach Europe five times. "I’m afraid,” he said. "I don’t know where they’re taking me. It probably won’t be a good place.”

    The conditions in the Libyan detention camps are catastrophic. Some are officially under the control of the authorities, but various militias are actually calling the shots. Migrants are a good business for the groups, and refugees from sub-Saharan countries, especially, are imprisoned and extorted by the thousands.

    Mohammad Salim was aware of what awaited him in jail. He’s originally from Somalia and didn’t want to give his real name. Last June, he and around 90 other migrants tried to flee Libya by boat, but a Frontex airplane did a flyover above them early in the morning. Several merchant ships that could have taken them to Europe passed by. But then the Libyan coast guard arrived several hours later.

    Once back on land, the Somali was sent to the Abu Issa detention center, which is controlled by a notorious militia. “There was hardly anything to eat,” Salim reported by phone. On good days, he ate 18 pieces of maccaroni pasta. On other days, he sucked on toothpaste. The women had been forced by the guards to strip naked. Salim was only able to buy his freedom a month later, when his family had paid $1,200.

    The EU is well aware of the conditions in the Libyan refugee prisons. German diplomats reported "concentration camp-like conditions” in 2017. A February report from the EU’s External Action described widespread "sexual violence, abduction for ransom, forced labor and unlawful killings.” The report states that the perpetrators include "government officials, members of armed groups, smugglers, traffickers and members of criminal gangs.”

    Supplies for the business are provided by the Libyan coast guard, which is itself partly made up of militiamen.

    In response to a request for comment from DER SPIEGEL, Frontex asserted that it is the agency’s duty to inform all internationally recognized sea rescue coordination centers in the region about refugee boats, including the Joint Rescue Coordination Center (JRCC). The sea rescue coordination center reports to the Libyan Defense Ministry and is financed by the EU.

    According to official documents, the JRCC is located at the Tripoli airport. But members of the Libyan coast guard claim that the control center is only a small room at the Abu Sitta military base in Tripoli, with just two computers. They claim that it is actually officers with the Libyan coast guard who are on duty there. That the men there have no ability to monitor their stretch of coastline, meaning they would virtually be flying blind without the EU’s aerial surveillance. In the event of a shipping accident, they almost only notify their own colleagues, even though they currently only have two ships at their disposal. Even when their ships are closer, there are no efforts to inform NGOs or private shipping companies. Massoud Abdalsamad, the head of the JRCC and the commander of the coast guard even admits that, "The JRCC and the coast guard are one and the same, there is no difference.”

    WhatsApp Messages to the Coast Guard

    As such, experts are convinced that even the mere transfer of coordinates by Frontex to the JRCC is in violation of European law. "Frontex officials know that the Libyan coast guard is hauling refugees back to Libya and that people there face torture and inhumane treatment,” says Nora Markard, professor for international public law and international human rights at the University of Münster.

    In fact, it appears that Frontex employees are going one step further and sending the coordinates of the refugee boats directly to Libyan officers via WhatsApp. That claim has been made independently by three different members of the Libyan coast guard. DER SPIEGEL is in possession of screenshots indicating that the coast guard is regularly informed – and directly. One captain was sent a photo of a refugee boat taken by a Frontex plane. “This form of direct contact is a clear violation of European law,” says legal expert Markard.

    When confronted, Frontex no longer explicitly denied direct contact with the Libyan coast guard. The agency says it contacts everyone involved in emergency operations in order to save lives. And that form of emergency communication cannot be considered formal contact, a spokesman said.

    But officials at Frontex in Warsaw are conscious of the fact that their main objective is to help keep refugees from reaching Europe’s shores. They often watch on their screens in the situation center how boats capsize in the Mediterranean. It has already proven to be too much for some – they suffer from sleep disorders and psychological problems.

    https://www.spiegel.de/international/europe/libya-how-frontex-helps-haul-migrants-back-to-libyan-torture-camps-a-d62c396

    #Libye #push-backs #refoulements #Frontex #complicité #milices #gardes-côtes_libyens #asile #migrations #réfugiés #externalisation #Ras_Al_Jadar #interception #Fezzan #Joint_Rescue_Coordination_Center (#JRCC) #WhatsApp #coordonnées_géographiques

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    • Frontex : l’agence européenne de garde-frontières au centre d’une nouvelle polémique

      Un consortium de médias européens, dont le magazine Der Spiegel et le journal Libération, a livré une nouvelle enquête accablante sur l’agence européenne des gardes-frontières. Frontex est accusée de refouler des bateaux de migrants en mer Méditerranée.

      Frontex, c’est quoi ?

      L’agence européenne des gardes-frontières et gardes-côtes a été créée en 2004 pour répondre à la demande d’aides des pays membres pour protéger les frontières extérieures de l’espace Schengen. Frontex a trois objectifs : réduire la vulnérabilité des frontières extérieures, garantir le bon fonctionnement et la sécurité aux frontières et maintenir les capacités du corps européen, recrutant chaque année près de 700 gardes-frontières et garde-côtes. Depuis la crise migratoire de 2015, le budget de l’agence, subventionné par l’Union Européen a explosé passant 142 à 460 millions d’euros en 2020.

      Nouvelles accusations

      Frontex est de nouveau au centre d’une polémique au sein de l’UE. En novembre 2020, et en janvier 2021 déjà, Der Spiegel avait fait part de plusieurs refoulements en mer de bateaux de demandeurs d’asile naviguant entre la Turquie et la Grèce et en Hongrie. Dans cette enquête le magazine allemand avait averti que les responsables de Frontex étaient"conscients des pratiques illégales des gardes-frontières grecs et impliqués dans les refoulements eux-mêmes" (https://www.spiegel.de/international/europe/eu-border-agency-frontex-complicit-in-greek-refugee-pushback-campaign-a-4b6c).

      A la fin de ce mois d’avril, de nouveaux éléments incriminants Frontex révélés par un consortium de médias vont dans le même sens : des agents de Frontex auraient donné aux gardes-côtes libyens les coordonnées de bateaux de réfugiés naviguant en mer Méditerranée pour qu’ils soient interceptés avant leurs arrivées sur le sol européen. C’est ce que l’on appelle un « pushback » : refouler illégalement des migrants après les avoir interceptés, violant le droit international et humanitaire. L’enquête des médias européens cite un responsable d’Amnesty International, Mateo de Bellis qui précise que « sans les informations de Frontex, les gardes-côtes libyens ne pourraient jamais intercepter autant de migrants ».

      Cet arrangement entre les autorités européennes et libyennes « constitue une violation manifeste du droit européen », a déclaré Nora Markard, experte en droit international de l’université de Münster, citée par Der Spiegel.

      Une politique migratoire trop stricte de l’UE ?

      En toile de fond, les détracteurs de Frontex visent également la ligne politique de l’UE en matière d’immigration, jugée trop stricte. Est-ce cela qui aurait généré le refoulement de ces bateaux ? La Commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, s’en défendait en janvier dernier, alors que Frontex était déjà accusé d’avoir violé le droit international et le droit humanitaire en refoulant six migrants en mer Egée. « Ce que nous protégeons, lorsque nous protégeons nos frontières, c’est l’Union européenne basée sur des valeurs et nous devons respecter nos engagements à ces valeurs tout en protégeant nos frontières (...) Et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons besoin de Frontex », expliquait la Commissaire à euronews.

      Pour Martin Martiniello, spécialiste migration à l’université de Liège, « l’idée de départ de l’Agence Frontex était de contrôler les frontières européennes avec l’espoir que cela soit accompagné d’une politique plus positive, plus proactive de l’immigration. Cet aspect-là ne s’est pas développé au cours des dernières années, mais on a construit cette notion de crise migratoire. Et cela renvoie une image d’une Europe assiégée, qui doit se débarrasser des migrants non souhaités. Ce genre de politique ne permet pas de rencontrer les défis globaux des déplacements de population à long terme ».

      Seulement trois jours avant la parution de l’enquête des médias européens incriminant Frontex, L’Union européenne avait avancé sa volonté d’accroître et de mieux encadrer les retours volontaires des personnes migrantes, tout en reconnaissant que cet axe politique migratoire était, depuis 2019, un échec. L’institution avait alors proposé à Frontex un nouveau mandat pour prendre en charge ces retours. Selon Martin Martiniello, « des montants de plus en plus élevés ont été proposés, pour financer Frontex. Même si le Parlement européen a refusé de voter ce budget, celui-ci comporte de la militarisation encore plus importante de l’espace méditerranéen, avec des drones et tout ce qui s’en suit. Et cela fait partie d’une politique européenne ».

      Les accusations de novembre et janvier derniers ont généré l’ouverture d’une enquête interne chez Frontex, mais aussi à l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). Pour Catherine Woolard, directrice du Conseil européen des Réfugiés et Exilés (ECRE), « On voit tout le problème des structures de gouvernance de Frontex : ce sont les États membres qui font partie du conseil d’administration et de gestion de Frontex, et ces États membres ont fait une enquête préliminaire. Mais cette enquête ne peut pas être profonde et transparente, puisque ces États membres sont parties prenantes dans ce cas de figure ».

      Pour la directrice de l’ECRE, une enquête indépendante serait une solution pour comprendre et réparer les torts causés, et suggère une réforme du conseil d’administration de Frontex. « La décision du Parlement concernant le budget est importante. En plus des enquêtes internes, le Parlement a créé un groupe de travail pour reformer le scrutin au sein du conseil administratif de l’agence, ce qui est essentiel. Nous attendons le rapport de ce groupe de travail, qui permettra de rendre compte de la situation chez Frontex ».

      Certains députés européens ont demandé la démission du directeur exécutif de Frontex. « C’est un sujet sensible » souligne Catherine Woolard. « Dans le contexte de l’augmentation des ressources de Frontex, le recrutement d’agents de droits fondamentaux, ainsi que les mesures et mécanismes mentionnés, sont essentiels. Le Parlement européen insiste sur la création de ces postes et n’a toujours pas eu de réponse de la part du directeur de Frontex. Entretemps, l’agence a toujours l’obligation de faire un rapport sur les incidents où il y a une suspicion de violation du droit international et humanitaire ».

      https://www.levif.be/actualite/europe/frontex-l-agence-europeenne-de-garde-frontieres-au-centre-d-une-nouvelle-polemique/article-normal-1422403.html?cookie_check=1620307471

  • « L’image dégradée de Facebook n’a pas arrêté sa course au sommet »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/04/29/facebook-et-google-ont-connu-une-soudaine-explosion-de-leurs-profits-durant-

    L’augmentation du prix de leurs annonces publicitaires en période de très forte demande a offert à Google et Facebook une croissance inespérée. Mais ce modèle économique, à son apogée, est remis en cause par les attaques d’Apple, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

    Ce pourrait être le chiffre de 2021. Près d’un quart des humains, 1,9 milliard, se sont connectés sur Facebook en mars. Au total, 3,45 milliards de personnes sont utilisateurs réguliers du réseau et de ses satellites Messenger, WhatsApp et Instagram. Vive la crise ! Le chiffre d’affaires du groupe a bondi de 48 % au premier trimestre de cette année par rapport à la même période de 2020, avant que la pandémie de Covid-19 ne touche l’Amérique. Et ses profits ont bondi de 94 %.

    Créée en 2004, la société engrange désormais 26 milliards de dollars chaque trimestre pour plus de 9 milliards de profits. Et Google fait mieux encore, avec un profit net en hausse 162 % à 18 milliards de dollars sur les seuls trois premiers mois de cette année. La raison de cette explosion soudaine, que même les plus enthousiastes des analystes n’avaient pas anticipée, tient en un seul mot, la publicité.

    Les deux entreprises dégagent l’essentiel de leurs revenus de cette activité. Or, face à la demande d’entreprises en mal de notoriété dans un monde confiné, les deux sociétés ont augmenté le prix de leurs annonces publicitaires – de 30 % pour Facebook. De quoi renforcer la suprématie du duo qui contrôle entre la moitié et les deux tiers du marché mondial de la publicité numérique.

    Monstre plus puissant encore

    De quoi faire oublier les tracas quotidiens de Mark Zuckerberg, désormais habitué à fréquenter les salles d’audition du Congrès de Washington ou celles des instances antitrust du monde entier. Son image dégradée de prédateur de la vie privée de ses milliards d’« amis » n’a manifestement pas handicapé la course au sommet de son entreprise.

    Un nouveau souci à l’horizon va pourtant le contraindre à infléchir sa route. Face à lui, un monstre plus puissant encore a décidé de lui faire payer son succès, bâti entièrement sur la qualité des informations sur ses membres qu’il monnaye à ses clients annonceurs. Apple a décidé de demander aux utilisateurs de ses iPhone s’ils voulaient continuer à être pistés par les publicitaires.

    On imagine leur réponse. Une menace majeure, la fin annoncée de la publicité ciblée, qui pousse aujourd’hui Facebook et Google à accélérer d’urgence la diversification de leurs ressources. Vers le commerce pour Facebook, vers le cloud pour Google. Deux domaines déjà bien occupés par Amazon ou Microsoft. L’apogée de 2021 ouvre des temps qui promettent d’être plus difficiles.

    #Apple #Google #Facebook #Instagram #Messenger #WhatsApp #domination #bénéfices (...)

    ##publicité

  • Le pied de nez de Signal à Cellebrite, l’entreprise qui exploite les téléphones pour les forces de l’ordre
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/04/22/le-pied-de-nez-de-signal-a-cellebrite-l-entreprise-qui-exploite-les-telephon

    L’un des principaux développeurs de Signal, Moxie Marlinspike, a découvert une vulnérabilité dans des outils utilisés par l’entreprise israélienne. Le jeu du chat et de la souris entre les forces de l’ordre et les entreprises fournissant des services chiffrant les données de leurs utilisateurs se poursuit. La dernière manche vient d’être jouée par Signal : une messagerie sécurisée, considérée par beaucoup comme l’application la plus sûre pour y tenir des discussions, et vers laquelle beaucoup d’utilisateurs (...)

    #Cellebrite #Signal #WhatsApp #cryptage #smartphone #police #écoutes #hacking (...)

    ##surveillance

  • I Thought My Job Was To Report On Tech In India. Instead, I’ve Watched Democracy Decline.
    https://www.buzzfeednews.com/article/pranavdixit/indian-government-using-tech-destroy-democracy

    I love writing about tech. But covering how a Hindu nationalist government is using it to destroy a secular democracy isn’t what I signed up for. I was in a cavernous college auditorium on the frigid winter afternoon in New Delhi in 2015 when Sundar Pichai, the CEO of Google, was selling the promise of India, his home country and the company’s largest market, to 2,000 high school and college students. “Part of the reason we’re all very interested in India is that it’s an amazingly young (...)

    #Google #Facebook #Netflix #Twitter #WhatsApp #censure #manipulation #technologisme (...)

    ##religion

    • https://www.youtube.com/watch?v=K3odScka55A

      ... “efficacy rates,” of around 95%. But the third vaccine introduced in the US, from Johnson & Johnson, has a considerably lower efficacy rate: just 66%. Look at those numbers next to each other, and it’s natural to conclude that one of them is considerably worse. Why settle for 66% when you can have 95%? But that isn’t the right way to understand a vaccine’s efficacy rate, or even to understand what a vaccine does. And public health experts say that if you really want to know which vaccine is the best one, efficacy isn’t actually the most important number at all.

      #covid-19 #sars-cov2 #statistique #vaccine

    • https://en.wikipedia.org/wiki/Vaccine_efficacy

      [...]

      Vaccine efficacy formula

      The outcome data (vaccine efficacy) generally are expressed as a proportionate reduction in disease attack rate (AR) between the unvaccinated (ARU) and vaccinated (ARV), or can be calculated from the relative risk (RR) of disease among the vaccinated group.[3][4][5]

      The basic formula[6] is written as:
      VE= (ARU-ARV): ARU x 100%

      VE = Vaccine efficacy,
      ARU = Attack rate of unvaccinated people,
      ARV = Attack rate of vaccinated people.

      An alternative, equivalent formulation of vaccine efficacy
      VE=(1-RR) x 100%
      where RR is the relative risk of developing the disease for vaccinated people compared to unvaccinated people.

      Testing for efficacy

      Vaccine efficacy differs from vaccine effectiveness in the same way that an explanatory clinical trial differs from an intention to treat trial[clarification needed]: vaccine efficacy shows how effective the vaccine could be given ideal circumstances and 100% vaccine uptake; vaccine effectiveness measures how well a vaccine performs when it is used in routine circumstances in the community.[7] What makes the vaccine efficacy applicable is that it shows the disease attack rates as well as a tracking of vaccination status.[jargon][7] Vaccine effectiveness is more easily tracked than the vaccine efficacy considering the difference in environment;[vague] however, the vaccine efficacy is more expensive and difficult to conduct. Because the trial is based on people who are taking the vaccination and those not vaccinated, there is a risk for disease, and optimal treatment is needed for those who become infected.

      The advantages of a vaccine efficacy have control for all biases that would be found with randomization, as well as prospective, active monitoring for disease attack rates, and careful tracking of vaccination status for a study population there is normally a subset as well, laboratory confirmation of the infectious outcome of interest and a sampling of vaccine immunogenicity.[7][failed verification] The major disadvantages of vaccine efficacy trials are the complexity and expense of performing them, especially for relatively uncommon infectious outcomes of diseases for which the sample size required is driven up to achieve clinically useful statistical power.[7]

      It has been proposed that standardized statements of efficacy be parametrically expanded to include multiple categories of efficacy in a table format. While conventional efficacy / effectiveness data typically shows ability to prevent a symptomatic infection, this expanded approach could include prevention of outcomes categorized to include symptom class, viral damage minor/serious, hospital admission, ICU admission, death, various viral shedding levels, etc. Capturing effectiveness at preventing each of these “outcome categories” is typically part of any study and could be provided in a table with clear definitions instead of being inconsistently presented in study discussion as is typically done in past practice. Some 2021 era COVID-19 studies appear to be implementing similar methods and presentation. Improved methods and presentation remain desirable.[8][9]

      [...]

    • #efficacité_clinique vs.
      #efficacité_sérologique

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccin#Efficacité

      [...]

      L’efficacité clinique d’un vaccin se mesure par la réduction de la fréquence de la maladie chez les sujets vaccinés (taux de protection effectif de la population vaccinée). Elle est parfois estimée par des marqueurs de substitution (taux d’anticorps connus protecteurs)2, mais l’efficacité sérologique (mesurée en laboratoire) ne concorde pas toujours avec l’efficacité clinique (mesurée en épidémiologie de terrain).

      [...]

    • La vidéo est très claire ; elle indique pourquoi on ne peut pas comparer des résultats d’essais conduits dans des contextes différents (en termes d’incidence du virus et des variants présents), et en conclusion rappeller que les 6 vaccins évalués offrent 100% de protection contre un covid qui conduirait à une hospitalisation.