• Wiki Workers United | We are #Wiki #Workers United, a global union for the staff of the #Wikimedia_Foundation. We are the people who do the work to provide a #platform, services, and funds to support the #Wikimedia movement.
    https://wikiworkersunited.org

    We are a global solidarity union for the staff of the Wikimedia #Foundation.

    We are the people who do the work
    to provide a platform, services, and support
    that enable the Wikimedia #communities
    to create and share #Wikipedia and other Wikimedia projects
    with the world.

    We believe in the principle of nothing about us without us.

  • Wikipedia bans AI-generated articles | The Verge
    https://www.theverge.com/tech/901461/wikipedia-ai-generated-article-ban

    Wikipedia editors can only use AI for basic copy editing or translations.

    #Wikipedia will no longer allow editors to write or rewrite articles using #AI. The update, which was added to Wikipedia’s #guidelines late last week, cites the tendency for #AI-written articles to violate “several of Wikipedia’s core content policies” as the reason for the ban.

    The change applies to the #English version of Wikipedia and will still allow editors to use AI in certain scenarios. That includes using large language models to “suggest basic copyedits” to their writing, but only if it “does not introduce content of its own.” Editors can also use AI to translate articles from another language’s Wikipedia into English. However, they still must follow the site’s rules on #LLM-assisted #translations, which require editors to have enough knowledge of the original language to confirm the accuracy of the translation.

  • London PR firm rewrites #Wikipedia for governments and billionaires
    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2026-01-14/london-pr-firm-rewrites-wikipedia-for-governments-and-billion

    Twenty-five years after it was founded, Wikipedia stands as an unrivalled achievement. Not only is it the single largest collection of information in human history, it has also built a stellar reputation for reliability in a digital world awash with lies and deception.

    For this reason, new AI tools have begun to carry the site’s contents far and wide. Chatbots and AI-generated search summaries – which are rapidly transforming the way people get their information – both use Wikipedia as a key source.

    Now, we can reveal Wikipedia has been subject to shady, paid-for edits ordered by partners at an elite London PR firm with links to Downing Street. And the clients who benefitted from this “wikilaundering” are some of the world’s richest and most powerful people.

    The firm in question is Portland Communications, whose founder Tim Allan is now the director of communications for Keir Starmer. And it has been busted once already for this practice, which is in breach of the British PR professionals’ code of conduct.

    #savoir

  • #Une_femme

    Une femme est une journaliste, dirigeante d’entreprise, chimiste, diplomate, économiste, évêque, rabbin, imam, physicienne, sportive de haut niveau, directrice sportive, pilote de chasse, brasseuse, bouchère, ouvrière, autrice de bande dessinée, footballeuse, handballeuse, cheffe d’orchestre, DJ, directrice de musée, spationaute, dirigeante syndicale et femme politique possédant au moins une vingtaine de nationalités. Son activité scientifique lui a valu d’être récompensée par plusieurs prix Nobel et deux médailles Fields. Elle est également meilleur ouvrier de France.

    En politique, elle est notamment Premier ministre Première ministre Premier ministre Première ministre Premier ministre Première ministre (ces termes que j’ai mis en italique, sont en réalité barrés sur la page wiki) de la France, puis présidente des États-Unis mexicains.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Pastiches/Une_femme
    #femmes #invisibilisation #citations #wikipédia #historicisation

  • Sortir de la matrice : Le combat pour un numérique libre et humain
    https://framablog.org/2026/02/03/sortir-de-la-matrice-le-combat-pour-un-numerique-libre-et-humain

    Il est impossible de vivre dans une société orchestrée par les GAFAM ! Les multinationales comme Alphabet (Google), Amazon, Méta (Facebook), Apple et Microsoft sont des entreprises qui s’imposent de plus en plus par leurs pouvoirs économique, politique et technologique. Elles … Lire la suite­­

    #CHATONS #Dégooglisons_Internet_2014-2017_ #Enjeux_du_numérique #Fediverse #Framasoft #G.A.F.A.M. #Libertés_numériques #Logiciel_libre #Militantisme #Mouvement_libriste #Peer.tube #PeerTube #Services_en_ligne #Veille #Wikipédia #Claviers_invités #Communaute #communautés #Degooglisons

  • Wikipédia a 25 ans et doit plus que jamais faire face aux IA et aux attaques trumpistes
    https://www.nouvelobs.com/economie/20260115.OBS111540/wikipedia-a-25-ans-et-doit-plus-que-jamais-faire-face-aux-ia-et-aux-attaq

    Appel aux géants de l’IA : payez au lieu de piller

    L’autre menace qui plane sur l’encyclopédie est moins incarnée mais pas moins réelle. Parmi les milliards de pages vues dans Wikipédia, une forte part, croissante, émane de robots logiciels et non d’humains : les IA génératives (ce qui nourrit ChatGPT et ses pareils, ou encore les résumés en tête de page que montre Google avant des liens) s’appuient sur une moisson continue de l’encyclopédie. Un rapport de la fondation Wikimedia en avril 2025 précisait ainsi qu’« au moins 65 % du trafic gourmand en ressources de notre site web provient de robots ». Marshall Miller, chef de produit de la fondation, constate : « Les moteurs de recherche utilisent de plus en plus l’IA générative pour fournir directement des réponses aux internautes, plutôt que de les rediriger vers des sites comme le nôtre. »

    A l’automne dernier, la fondation relevait qu’en un an, le nombre de ses pages réellement regardées par des humains a chuté de 8 %. Or, moins de visites risque à terme de signifier moins de réponses aux campagnes d’appels aux dons et moins de contributions. La fondation a mis en place un service payant pour les très grandes entreprises pour un accès spécifique à ses contenus et elle leur demande de passer par ce canal.

    La mise à jour continue de Wikipédia, à terme, sera une nécessité pour la qualité des réponses des IA elles-mêmes. En 2023, le vulgarisateur scientifique Hank Green soulignait : « L’IA générative ne peut exister sans une mise à jour constante des connaissances créées par l’humain ; sans cela, les systèmes d’IA s’effondreraient sous l’effet de la modélisation. La force de Wikipédia réside dans ses communautés de contributeurs bénévoles, fortes de plusieurs centaines de milliers de personnes, qui améliorent sans cesse les informations du site. »

    L’appel de la fondation Wikimedia a été entendu par « plusieurs entreprises, dont Ecosia, Microsoft, [le français] Mistral AI, Perplexity, [le français] Pleias et ProRata », devenus au cours de l’année écoulée partenaires de Wikimedia Enterprise, « une solution commerciale destinée aux grands utilisateurs et distributeurs de contenu issus des projets Wikimedia ». C’est ce qu’annonce la fondation ce 15 janvier, en indiquant que ces entreprises rejoignent « ainsi des partenaires existants tels qu’Amazon, Google et Meta. Elles peuvent accéder au contenu des projets Wikimedia à un volume et une vitesse adaptés à leurs besoins, tout en soutenant directement notre mission à but non lucratif. »
    Pas d’IA pour contribuer

    A contrario, l’emploi d’IA pour contribuer à Wikipédia est fortement déconseillé, sauf extrêmes précautions. La recommandation francophone en la matière explique : « Concrètement, l’utilisation d’une intelligence artificielle générative, sans compréhension fine de son fonctionnement, conduit quasi systématiquement à l’insertion d’informations hallucinées (y compris des références à des sources qui n’existent pas) ou à des travaux inédits, à l’emploi d’un style non encyclopédique, voire à du plagiat. »

    Autre point à surveiller, la prolifération des sites de news générés par intelligence artificielle : il y a un an, une enquête de Next et de « Libération » permettait d’établir que des dizaines de ces sites figuraient parmi des sources d’articles dans Wikipédia en français, qui, une fois repérés, ont été expurgés.

    L’usage de l’automatisation n’est pas pour autant prohibé dans l’encyclopédie. La lutte contre le vandalisme et la maintenance, notamment, reposent en partie sur des robots logiciels, ou bots, faisant gagner un temps énorme aux humains. Ce qui leur laisse de précieuses heures pour améliorer le contenu ou nettoyer le site des tentatives de biais (des militants zemmouristes jusqu’en 2022 par exemple) ou des innombrables incursions publicitaires, un travail de Sisyphe. Les wikipédiens ont du pain sur la planche pour les vingt-cinq prochaines années…

    #Wikipédia #IA

  • Florencia Claes appointed president of Wikimedia Spain - King Juan Carlos University
    https://en.urjc.es/todas-las-noticias-de-actualidad/6313-florencia-claes-nombrada-presidenta-de-wikimedia-espana

    20.5.2021 by Xavier Pinilla Bermejo - The URJC teacher thus becomes the first woman to hold the position of the Wikimedia Spain association that promotes free knowledge and various projects, including the famous Wikipedia.

    On April 10, URJC communication faculty professor Florencia Claes was appointed president of the Wikimedia Spain association. Born in Buenos Aires, Florencia has lived in Spain since 2003. She studied Audiovisual Communication at the Complutense University of Madrid and has had a contractual relationship with the URJC since 2017, in which she currently holds the position of assistant professor .

    Wikimedia Spain is a non-profit association that promotes free knowledge and Wikimedia projects. The most famous is the collaborative encyclopedia Wikipedia, but Wikimedia Commons, a free audiovisual repository, Wikidata, a structured database, Wikivoyages, Wikinews and several other tools also stand out.

    More than 12 years collaborating in Wikimedia

    His relationship with Wikipedia dates back to his time at university. In fourth grade, their film history teacher told students that they could get an extra grade point if they completed a Wikipedia article. “I taught myself to edit the articles and I created the article of a German film director named Doris Dörrie and that’s how I started 12 years ago.”

    She also highlights that over more than a decade participating in the project she feels very proud of "establishing relationships with institutions such as the Prado Museum or the National Library and having them join publishing meetings, bearing in mind that they are institutions very entrenched. That all of a sudden we can participate with them, make use of their facilities and that they turn to a new way of sharing knowledge is a very important achievement for Wikimedia Spain”. Finally, she also highlights how proud she is to introduce her students to the world of Wikipedia editing.

    Her functions as current president of the entity deal, above all, with defining the strategic lines of work and, in particular, promoting free content. For Florencia, it is very important “that institutions, especially public ones, release their materials, such as the Prado Museum archive or the National Library archive, and that they be accessible to citizens.”

    One of its main objectives for this year is “to encourage the participation in Wikipedia of the largest number of people and from various parts of the world.” This diversity is considered a “transversal axis” of its policy and will help make the encyclopedia articles more complete.

    Celebration of its 20th anniversary

    Wikimedia Spain also celebrates this May 20 the twentieth anniversary of the launch of Wikipedia in Spanish. For this they have organized a series of virtual events to commemorate this event. To start with, several local Wikimedia chapters and groups of people will launch on the same day a platform in which a series of virtual celebrations will be found.

    On the other hand, on May 20 at 19:00 p.m. Wikimedia Spain organizes an online session on Wikipedia in the educational field. This conference will feature the participation of Florencia Claes, president of Wikimedia Spain, and Rubén Ojeda, María Calzada and Carla Fonte Sánchez. A retrospective will be held to commemorate the possibilities of Wikipedia in the classroom and case studies on the use of the free encyclopedia in the educational field will be presented. It will be broadcast live from YouTube Channel of the association.

    Finally, the association organizes the Global Editathon on Saturday May 22, a meeting to collectively edit Wikipedia. It will be held online and throughout the day people from different countries will connect to create essential articles that are not yet included in Wikipedia in Spanish. It will start at 17:00 p.m. in Spain and the relay will be passed to several Latin American countries.

    #Wikipedia

  • Bernadette Meehan, une nouvelle directrice générale de Wikimedia au profil politique et diplomatique
    https://www.nouvelobs.com/monde/20251212.OBS110604/bernadette-meehan-une-nouvelle-directrice-generale-de-wikimedia-au-profil

    Portrait Bernadette Meehan, à partir de 2026 à la tête de la fondation américaine qui soutient Wikipédia, devra faire face tant aux attaques des trumpistes qu’à l’impact de l’IA sur l’audience et les ressources de l’encyclopédie.

    Par Thierry Noisette

    Publié le 12 décembre 2025 à 18h30
    Lecture : 3 min.

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    Bernadette Meehan, Chief Executive Officer (CEO, ou directrice générale) de la fondation Wikimedia à partir de janvier 2026, à Washington le 3 décembre 2025

    Bernadette Meehan, Chief Executive Officer (CEO, ou directrice générale) de la fondation Wikimedia à partir de janvier 2026, à Washington le 3 décembre 2025 CHUCK KENNEDY/WIKIMEDIA COMMONS/CC0 - DOMAINE PUBLIC

    Après quatre ans comme CEO (directrice générale) de la fondation Wikimedia, l’organisation américaine à but non lucratif qui soutient Wikipédia, Maryana Iskander avait annoncé en mai qu’elle quitterait ses fonctions en 2026 et que la fondation allait rechercher une personne pour lui succéder. Sa remplaçante a été choisie : Bernadette Meehan deviendra le 20 janvier la sixième DG (et la cinquième femme) à la tête de la fondation.

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    Critique Wikipédia : les dessous d’un miracle

    Abonné

    Alors que Maryana Iskander avait auparavant dirigé pendant près d’une décennie une ONG sud-africaine, la nouvelle CEO a un profil plus politique. Cette Américaine née en 1975 a été ambassadrice des Etats-Unis au Chili de 2022 à 2025 – elle a démissionné après l’arrivée de Trump, conformément au système américain des « dépouilles ». Auparavant, rappelle sa page dans Wikipédia – les wikipédiens lui consacrent des articles dans 23 langues – « elle a travaillé comme vice-présidente exécutive des programmes mondiaux pour la Fondation Obama. Elle a également été porte-parole du Conseil de Sécurité nationale des Etats-Unis pendant l’administration Obama, et a travaillé au Service extérieur au Département d’Etat pendant plus d’une décennie. »

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    Une encyclopédie haïe par Musk et attaquée par les trumpistes

    Son parcours dans la Fondation Obama ne devrait guère être apprécié par les trumpistes, tant est marquée la détestation de Donald Trump pour Barak Obama, dont il jalouse ce prix Nobel de la paix que lui n’a pas obtenu malgré ses réclamations incessantes. Avant les Affaires étrangères, Bernadette Meehan a commencé sa carrière dans le secteur privé, dans la finance, chez J.P. Morgan Chase puis Lehman Brothers.

    Avec son cursus de diplomate (en poste notamment de 2004 à 2007 en Colombie et en Irak), la nouvelle dirigeante de Wikimedia aura en tout cas fort à faire face à l’offensive de l’extrême droite américaine contre Wikipédia, qui contrairement aux médias et aux institutions, échappe jusqu’à présent aux attaques multiples de l’administration Trump.

    Elon Musk, qui depuis plusieurs années poursuit de sa vindicte le site qu’il surnomme « Wokipedia », a lancé en octobre Grokipedia, une encyclopédie qui s’appuie sur son IA Grok. Elle-même manifestement créée à partir d’une forte dose de Wikipédia, Grokipedia est constellé de biais idéologiques (voir ses articles sur l’apartheid, le « grand remplacement » ou… Elon Musk lui-même).

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    Sur un smartphone, le web de Grokipedia, avec en arrière-fond les principales versions linguistiques de Wikipédia, le 28 octobre 2025.

    Avec Grokipedia, Elon Musk accélère sa croisade contre Wikipédia

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    Sur le front politique, deux élus républicains de la Chambre des Représentants ont ouvert en août une enquête sur des « manœuvres organisées […] pour influencer l’opinion américaine […] en manipulant des articles Wikipédia ». Ces menaces judiciaires contre la fondation et les dizaines de milliers de bénévoles dans le monde qui contribuent à l’encyclopédie mettent en œuvre les projets de l’Heritage Foundation. Ce très droitier think tank, dont Trump applique le programme, souhaite identifier les wikipédiens dont les contributions lui déplaisent.
    « L’exemple de tout ce que l’extrême droite déteste »

    Dans un grand article en février sur son blog, Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information, notait :

    « Wikipédia est aujourd’hui l’exemple de tout ce que Musk abhorre. Elle est surtout devenue l’exemple de tout ce que l’extrême droite et les mouvements conservateurs détestent : une agora réelle, transparente, publique, indépendante financièrement sans avoir à passer par la publicité, et peut-être surtout, surtout, l’un des derniers espaces collectifs internationaux dans lequel la liberté d’expression est correctement encadrée et définie. »

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    Elon Musk vient de lancer un site concurrent nommé Grokipedia.

    Chronique Pourquoi Wikipédia dérange tant Musk et ses amis

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    Alors que Wikipédia fêtera en janvier ses 25 ans, Bernadette Meehan va aussi arriver à la direction de la fondation dans une période troublée par l’irruption de l’IA, qui contribue selon la fondation à faire baisser sa fréquentation. Si les IA génératives écument largement les 66 millions d’articles en plus de 300 langues de l’encyclopédie, elles produisent des synthèses, bonnes ou mauvaises, qui incitent les internautes à moins consulter d’autres sources, ce qui réduit l’audience de Wikipédia et à terme menace de réduire ses financements, en rendant moins visibles les campagnes régulières d’appels aux dons.
    Deux tiers du trafic occupés par des robots logiciels

    En novembre, la fondation a lancé un appel aux géants de l’IA, en leur demandant de cesser de saturer ses serveurs par leurs robots logiciels, ce qui a un coût, et de passer par une plateforme payante dédiée aux entreprises.

    En avril, la Wikimedia Foundation avait en effet précisé que « au moins 65 % du trafic gourmand en ressources de notre site web provient de robots, une proportion disproportionnée sachant que les pages vues par ces robots représentent environ 35 % du total. Cette forte utilisation perturbe constamment le travail de notre équipe dédiée à la fiabilité du site, qui doit bloquer le trafic excessif de ces robots d’exploration avant qu’il n’affecte l’expérience utilisateur. »

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    Une réflexion sur l’impact sociétal des intelligences artificielles (IA) génératives, comme ChatGPT.

    Critique IA, intelligence ou bêtise artificielle ?

    Abonné

    « Le contenu de Wikipédia est au cœur de l’IA générative, mais il manque souvent une attribution claire aux sites de Wikimedia… Un enjeu central des discussions que j’espère mener sera donc de remédier à cette situation », a déclaré la nouvelle CEO à Reuters. Le cofondateur de Wikipédia, Jimmy Wales, a indiqué à l’agence de presse que la fondation travaille avec les géants de la tech à des accords similaires à celui passé avec Google, qui rémunère Wikipédia pour l’accès à ses contenus à des fins d’entraînement de ses outils.

    Par Thierry Noisette

    #Wikipédia

  • Vous pensez que votre loyer est trop cher ...
    https://www.openstreetmap.org/node/11263095915#map=16/22.28243/114.15707
    https://www.28hse.com/en/rent/apartment


    ... on est en train de chercher un studio ou deux pièces à Hongkong.

    Le moins cher
    https://www.28hse.com/en/rent/apartment/property-3246480
    Central 154 Des Voeux Road Central [Landlord Ads] Lower Floor
    https://www.28hse.com/en/rent/apartment/property-3246480


    Un charmant sous sol à ca. € 1100 / mois

    puis ca. € 1500 / mois
    Central 26 Gage Street, Room 1C, Whole Block, Fully Furnished One Bedroom Suite

    Un peu de standing s.v.p. ...
    https://hongkonghomes.com/hong-kong-property/for-rent?bedroom=2-&keyword=Central&page=1
    https://hongkonghomes.com/property/for-rent/central/one-central-place/204014?navigation=search&back=%2Fhong-kong-property%2Ffor-rent%3Fbedr


    La même rue à ca. € 16.000 / mois
    33 Gage Street, Central, Hong Kong, 2-bedroom (1-ensuite) 2-bathroom, SA 1,028 sf
    https://www.openstreetmap.org/way/26305195

    Le pire

    Bedspace apartment
    https://en.wikipedia.org/wiki/Bedspace_apartment
    A #HK si tu ne réussis pas on (l’auteur de #Wikipedia) te dénonce comme irresponsable et incompétent.

    Because residents rarely clean the open areas, cage homes are often found to have flies, mosquitoes, mice, and cockroaches. As such, the environment becomes a breeding ground for bacteria, viruses, and diseases.[citation needed] Metal cages are typically made of iron, which rusts easily in the damp climate. Bedbugs are also a problem.

    Ces derniers 40 ans rien n’a changé à la crise de logement permanente malgré la reprise de la ville par le gouvernement communiste en 1997.

    On y trouve un lit dans une cage individuelle pour ca. € 250 par mois.

    In Wealthy Hong Kong, The Poor Are Living In Wire Cages
    https://allthatsinteresting.com/cage-homes-hong-kong

    Published May 22, 2016, Updated May 13, 2020, by Erin Kelly, edited By Savannah Cox - Thousands of poor people in Hong Kong are living in tiny, wire cage homes — and they’re actually paying quite dearly for the privilege.

    Hong Kong is one of the wealthiest cities in Asia, yet you’ll find hundreds of thousands of people living in what the government calls “inadequate housing” — which for some means tiny wire cages.

    An extended housing crisis has put the possibility of purchasing a home out of the reach of many — and has made the cage home a reality for Hong Kong’s poorest. Incredibly, the 16-square-foot cages rent for around $170-$190 USD, which if calculated by cost per square foot makes them more expensive than the most posh apartments in Hong Kong.

    Building after building, floor after floor – rooms with up to 30 cages each populate the poorest areas of the city. The United Nations calls the squalid conditions of cage homes “an insult to human dignity,” and as these photos show, it’s easy to see why:

    The infamous ‘coffin homes’ that Hong Kong’s new housing reforms won’t touch
    https://hongkongfp.com/2024/10/20/the-infamous-coffin-homes-that-hong-kongs-new-housing-reforms-wont-touch

    20.10.2024 updated 112.2025 by James Lee - Whilst Hong Kong has begun to heed Beijing’s call to rid the city of inadequate housing, the city’s most notorious “coffin homes” will remain untouched. HKFP examines whether the Policy Address initiatives are enough.

    60-year-old cleaner Kei pays HK$2,200 for a bedbug-infested partition measuring some 20 square feet in a Mong Kok flat shared with 14 other tenants. He makes about HK$500 a day as a janitor, about the same amount he spends monthly on his cross-harbour commute.
    ...

    Hong Kong struggles to improve conditions in tiny, crowded homes
    https://www.reuters.com/investigates/special-report/hongkong-property

    Handover of Hong Kong
    https://en.wikipedia.org/wiki/Handover_of_Hong_Kong

    #Hongkong #logement #pauvreté

  • Comment rédiger une #biographie de #scientifique sur #Wikipédia ?

    Après avoir écrit une centaine de biographies de scientifiques, des réflexes s’instaurent, on trouve des raccourcis et on note des #astuces. Suite à plusieurs demande de collègues universitaires, je vous propose dans ce billet un retour d’expérience sur ma méthode, imparfaite et qui évoluera certainement au cours du temps, afin d’y piocher des idées et des pratiques qui pourraient faciliter votre travail de rédaction sur Wikipédia.

    Vous connaissez le concept d’#admissibilité de Wikipédia ?

    Avant de vous lancer tête baissée dans la rédaction d’une biographie sur Wikipédia en français, vérifiez que votre scientifique est suffisamment notable pour avoir droit à sa biographie et listez les sources secondaires qui attestent de ladite admissibilité. En effet, une scientifique doit respecter un critère parmi la liste ci-dessous pour avoir sa biographie sur l’encyclopédie francophone :

    - Avoir été le sujet principal d’un ouvrage publié à compte d’éditeur ;
    – Être mentionnée dans une encyclopédie de référence (Dictionnaire universel des créatrices, Encyclopædia Universalis, Encyclopædia Britannica, etc.) ;
    - Avoir reçu un prix scientifique reconnu nationalement ou internationalement (prix Nobel, médaille d’or ou d’argent du CNRS, médaille Fields, prix Acfas ou une autre distinction bénéficiant d’une reconnaissance similaire) ;
    - Avoir été le sujet principal d’au moins deux articles ou émissions espacés d’au moins 24 mois dans des médias d’envergure nationale ou internationale (à vérifier via Europresse ou Google Actualités) ;
    – Être considérée comme étant à l’origine d’une théorie largement diffusée ;
    - Être considérée comme un autrice de référence dans le domaine concerné ;

    Une fois ce critère coché, il faut qu’il soit étayé par une source secondaire ou tertiaire (la source parle de la personne, au contraire d’une interview) de qualité. Elles sont listées dans l’observatoire des sources de Wikipédia si vous avez un doute.

    A noter que la page du laboratoire de la chercheuse est donc une source primaire insuffisante pour prouver l’admissibilité.

    Vous ne trouvez rien alors que pour vous cette scientifique est une sommité du domaine ? Félicitations ! Vous venez de dénicher une future publication à rédiger. Suivez les conseils ci-dessous et proposez à une revue scientifique votre article. Pour limiter le travail à réaliser, l’astuce est de publier en licence Creative Commons (CC-BY-SA) , pour pouvoir vous appuyer dessus lors de la rédaction de ce futur article Wikipédia.
    Créer le squelette de la biographie

    Le critère d’admissibilité est trouvé, accompagné de ses sources ? Il est temps de passer à la rédaction. Toutes les biographies de scientifiques ont une structure plus ou moins similaire. On peut trouver ce squelette sur Wikipédia et le résumer à deux grandes parties : la biographie et les travaux. Entre les deux on trouve un résumé qui introduit l’article et à la fin les publications, les sources, des liens externes pour aller plus loin et ce qui indexe la page, à savoir les portails et les catégories. Bien sûr, cette structure est à adapter au parcours de la personne et aux sources disponibles.

    Pour ma part, je pars d’un squelette que je reprend pour chaque nouvelle page de géographe. Ci-dessous ce vilain petit wiki-code est à copier-coller dans votre future page (ou sur ce bac à sable qui n’attend que vous) où il se transforme en de magnifiques cygnes qui composeront votre future biographie :

    –---

    {{Infobox Biographie2}}

    == Biographie ==

    == Travaux ==

    == Publications ==

    === Ouvrages ===

    === Articles ===

    == Références ==
    <references />

    == Liens externes ==
    {{Liens}}

    {{Portail|Géographie}}

    {{CLEDETRI :}}
    [[Catégorie:Géographe français]]
    [[Catégorie:Géographe du XXIe siècle]]

    –----

    La rédaction de l’article en pratique

    A côté de ma page Wikipédia en cours d’écriture, j’ai généralement Wikidata pas très loin pour y ajouter les informations rencontrées. Ensuite, j’ai toutes mes sources affichées dans différents onglets de mon navigateur web (s’il y a beaucoup d’onglets, c’est bon signe pour la notoriété). Ces sources, je vais les éplucher minutieusement, une par une, de la plus générale à la plus spécialisée. Je commence donc par un source courte, comme un petit In memoriam ou un article de journal grand public pour peu à peu aller vers des recensions d’ouvrages ou des portails spécialisés de la recherche.

    Pour chaque phrase, je source l’origine de l’information. Après le décorticage de la première source, j’ai donc généralement 42 renvois uniquement vers celle-ci. Quand une deuxième source de même qualité dit la même chose, je supprime une de ces mentions pour la remplacer par cette nouvelle source afin de diversifier l’origine des d’informations. Quand deux sources se complètent, je les cite à la suite. Et peu à peu, source après source, l’article prend forme : des sous-parties apparaissent, je déplace des sections, j’en ajoute d’autres, je reformule et je synthétise.
    Le résumé introductif : un début en attente

    Un article Wikipédia commence par un résumé introductif qui synthétise tout l’article. Il est donc logiquement difficile à rédiger au commencement de la page. Les sources étant dans l’article, par convention c’est donc le seule endroit de la biographie où il n’y a pas d’obligation de mentionner ses sources. Au tout début de la rédaction, je me contente d’une phrase, dont la structure très précise (rappelée ici) permet de ne pas laisser une section vide :

    La section biographie : retracer le parcours

    Les sources généralistes me permettent de retracer la formation et le cursus professionnel de la chercheuse. J’essaye de montrer comment la personne est devenue géographe : le milieu social de départ, d’où lui vient sa vocation et depuis quand, s’il y a eu des personnes clés ou des moments charnières, puis quelles ont été les grandes étapes qui l’ont conduites à son poste actuel. Au besoin, et uniquement quand cela permet de resituer l’environnement familial, je mentionne dans une sous-partie “vie privée” les conjoints et conjointes ainsi que les enfants qui travaillent dans le monde de la recherche. Cette section est plus présente dans les biographies de femmes que chez celles des hommes : lors de cet ajout je vais donc aussi indiquer cette information chez les hommes. Sauf s’il y a un apport d’enseignement important, par exemple l’ajout de cours de géographie de l’environnement pour la première fois dans le pays, je ne mentionne pas les TD, TP et les cours magistraux (encore moins le nombre d’heures et les dates, le CV HAL est idéal pour ça et il apparaît déjà dans les liens externes). Par contre je cite les différentes universités où elles sont passées, toujours avec des sources.

    A travers cette section, je cherche à montrer la construction disciplinaire et personnelle de la scientifique… En fonction de ce que m’offrent les sources (en France par exemple : deces.match.id, ID REF, Theses.fr, BNF etc). Une fois la biographie complétée, la section sur les travaux en est la transition logique.
    Expliciter les apports à la science : la partie travaux

    Dans cette partie, je choisis généralement un plan chronologique : je pars du sujet de thèse (trouvable sur Theses.fr en France), puis je poursuis sur l’évolution thématique, sans oublier la potentielle Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), étape facile à identifier. En plus de la date des sources, l’évolution des titres des ouvrages ou des articles scientifiques est généralement une bonne aide. Je lis ensuite les recensions desdits ouvrages et je regarde les livres spécialisés qui mentionnent les travaux, via Isidore, Cairn (accessible via la bibliothèque de Wikipédia) ou Google books.

    C’est pour moi la partie clé d’une biographie de scientifique et j’y accorde le plus d’attention. Je cherche à comprendre l’apport à la discipline et les méthodes utilisées, en m’appuyant au besoin par des ouvrages d’épistémologie de la discipline pour faire comprendre le contexte et les enjeux. Je me relis régulièrement en vérifiant qu’il n’y a pas (trop) de mots techniques ou qu’ils renvoient bien vers une page Wikipédia les définissant. L’article doit être accessible et compréhensible pour un jeune public, en étant progressif : du plus simple au début, au plus technique à la fin. L’avalanche de termes techniques empruntant au grec ET au latin est parfait pour une thèse, on peut les vulgariser sans perdre en qualité de discours sur Wikipédia. Le formalisme mathématique est sans doute très élégant mais le sera tout autant avec une phrase expliquant la signification de la formule.

    Quand j’estime la section complète, je finis en rédigeant l’introduction de la section. Elle se compose d’une phrase générale qui permet de situer la spécialité, la problématique et le contexte des recherches avant d’annoncer de potentielles sous-parties.
    Les autres sections possibles

    Si la chercheuse a eu une prise de position sur la société, sur la politique ou syndicale, toujours appuyée par des sources on le rappelle, elle trouve sa place dans une partie “Engagement”. Je glisse la participation dans des revues soit en sous-partie des travaux ou dans une section “Activités éditoriales”. Les prix trouvent leur place dans une partie “Hommage et distinction” et la visibilité des travaux à travers le temps dans “Postérité”.
    Publications, catégories et clé de tri et autre wikification

    Je finis l’article avec une liste de ses ouvrages, lorsqu’il y en a (avec mention de la traduction en français des titres), et 5 publications parmi les plus importantes. En même temps, je vais rajouter lesdites publications en tant que sources dans d’autres pages de l’encyclopédie. Cela prépare la découvrabilité de la future biographie dans Wikipédia tout en améliorant la fiabilité des autres pages.

    Il me reste à ajouter les catégories, la clé de tri pour que le classement par ordre alphabétique soit effectif, les portails, une potentielle bibliographie et un “Voir aussi” vers des biographies de scientifiques de thématiques proches. Ici encore, le squelette proposé ci-dessus par Wikipédia est un bon guide.

    Je finis par une synthèse de la page dans le résumé introductif, que nous avions laissé de côté au début de l’article. Je publie mon brouillon dans l’espace principal de Wikipédia et je vais rajouter cette page dans une “déclaration” de Wikidata.
    Après publication : mise en valeur de la page

    Une fois la biographie publiée, je laisse reposer la page une nuit avant de la relire, l’illustrer (voire rajouter la description de l’image, souvent oubliée), reformuler des phrases et chasser les coquilles. Il arrive souvent que mon moteur de recherche fasse entre temps remonter des sites mal référencées et qui sortent à présent dans les dix premiers résultats ou dans son onglet photos. Je complète l’article avec ces nouvelles sources.

    Si je tombe sur une anecdote amusante ou originale, je vais la proposer pour “Le saviez-vous” afin d’offrir une visibilité à la biographie via la page d’accueil et de bénéficier de la relecture de la communauté sur le travail réalisé.

    Je rajoute ensuite des liens internes dans les autres pages de l’encyclopédie (généralement à partir des articles de la section “Publications”). J’ajoute les portails sur la page de discussion et je vais indexer l’article sur des outils qui en font la communication au delà de l’encyclopédie.
    Bilan

    Ce billet vise à offrir des pistes et non à imposer une norme de travail : j’ai notamment mentionné des sources pertinentes pour le public français mais qui sont à adapter pour d’autres pays.

    Rédiger une biographie de scientifique avec cette méthode me prend entre 6 à 8h de travail. Je fractionne généralement les différentes étapes : le recherche des sources, la biographie, les publications/catégories et les travaux. Il arrive même que plusieurs mois passent entre chaque section. La moyenne basse est réservée aux personnes dont je connais la thématique (cartographie par exemple). Pour les biographies où je créé moi-même des illustrations, il faut rajouter entre 1 à 3h de travail par illustration.

    Enfin, Wikipédia fonctionne de manière collective : des personnes peuvent reprendre et compléter certains manques de la biographie après sa publication. L’article parfait n’existe pas !

    https://wikif.hypotheses.org/1377
    #aide #conseils #rédaction #page_wikipédia #ESR #université

  • #Internet_Archive : la bibliothèque qui a survécu, mais à quel prix

    L’Internet Archive vient de franchir une étape symbolique : sa #Wayback_Machine, l’immense outil d’#archivage du Web, a enregistré sa milliardième page. San Francisco a même déclaré le 22 octobre « Internet Archive Day » pour célébrer trois décennies consacrées à la #sauvegarde du #patrimoine_numérique mondial. Pourtant, derrière cette reconnaissance se cache une réalité plus amère. Après plusieurs années de batailles juridiques épuisantes, l’organisation fondée par #Brewster_Kahle a certes survécu, mais elle a perdu une partie essentielle de son âme.

    « Nous avons survécu, mais cela a anéanti la bibliothèque », confie Kahle, fondateur du projet, à Ars Technica. L’Archive n’a plus de poursuites en cours, mais elle sort exsangue d’un #conflit qui lui a fait retirer plus d’un demi-million de #livres de sa plateforme #Open_Library. Ces pertes marquent la fin d’un chapitre fondateur de la #numérisation libre des savoirs.

    Fondé en 1996, l’Internet Archive voulait être une Bibliothèque d’Alexandrie du numérique – mais « avec un meilleur plan contre les incendies », plaisante l’avocat et bibliothécaire Kyle Courtney. Dès 2001, la Wayback Machine avait pour ambition d’offrir un accès libre et permanent à l’histoire du Web. Son créateur, #Lawrence_Lessig, y voyait un outil de #transparence_démocratique : la preuve concrète que la #mémoire d’Internet méritait d’être protégée au même titre que les livres.

    Tout a basculé durant la pandémie de 2020. Pour pallier la fermeture des bibliothèques, l’Internet Archive a levé temporairement les restrictions d’emprunt de son Open Library, permettant à tous d’accéder aux #livres_numériques pendant le confinement. Ce geste solidaire a été perçu par les éditeurs comme une violation massive du #droit_d’auteur. Après quatre ans de procédures, la #justice américaine a tranché : le modèle de prêt contrôlé utilisé par l’Archive n’était pas conforme. Les dommages réclamés auraient pu atteindre 400 millions $ US, mais un accord confidentiel a permis d’éviter la faillite.

    La tempête ne s’est pas arrêtée là. En 2025, un autre procès a visé le « #Great_78_Project », un programme de numérisation de vieux #disques 78 tours, menacé par des amendes allant jusqu’à 700 millions $. Là encore, un règlement à l’amiable a sauvé l’organisation, mais au prix d’un recul majeur pour les projets de conservation sonore.

    Pour Kahle, ces batailles ont affaibli la mission même des bibliothèques. « Les grands conglomérats médiatiques ne se contentent plus du droit d’auteur : ils veulent le #contrôle total de l’accès à l’information », déplore-t-il. L’un des objectifs de l’Open Library était d’offrir à #Wikipédia la possibilité de lier directement ses articles à des livres numérisés, rendant ainsi la recherche en ligne plus rigoureuse. Les procès ont mis fin à cette ambition.

    Les juristes s’accordent à dire que ces décisions ne remettent pas en cause le principe du « #fair_use », mais elles marquent la limite de ce que la loi permet. Brandon Butler, directeur de Re:Create, estime que l’Archive a « testé les frontières du #droit_d’usage_équitable » et que les tribunaux ont répondu : « On ne va pas plus loin. » Pour les bibliothèques, la conséquence est claire : chaque projet de #numérisation comportera désormais un #risque_juridique dissuasif.

    Les inquiétudes vont bien au-delà du droit. Kahle s’inquiète d’une société où les bibliothèques rétrécissent, où l’éducation recule, et où le contrôle de la connaissance passe entre les mains des grandes plateformes technologiques. « Quand une société grandit, elle construit des bibliothèques. Quand elle décline, elle les détruit », résume-t-il. Pour lui, la concentration du pouvoir entre les gouvernements et les entreprises menace directement la #mémoire_collective.

    Malgré tout, Kahle refuse de baisser les bras. L’Internet Archive mise désormais sur « #Democracy’s_Library », une base de données ouverte réunissant les publications et recherches gouvernementales du monde entier, liées à Wikipédia pour renforcer la transparence scientifique. Le fondateur veut aussi faire de l’organisation un #refuge pour les collections menacées et continuer à numériser tout ce qui peut encore l’être.

    « Nous voulons que tout le monde soit lecteur, » affirme Kahle. « Cela suppose des éditeurs, des libraires, des bibliothèques. Mais allons-nous dans cette direction ? Non. » Pour lui, il est urgent de repenser le droit d’auteur pour que « le jeu ait plusieurs gagnants » – auteurs, éditeurs, bibliothécaires et citoyens. Alors, dit-il, il sera encore temps de réfléchir à la place de l’intelligence artificielle dans ce fragile équilibre entre mémoire, accès et créativité humaine.

    https://moncarnet.com/2025/11/10/internet-archive-la-bibliotheque-qui-a-survecu-mais-a-quel-prix

    –-

    L’article original en anglais:
    Internet Archive’s legal fights are over, but its founder mourns what was lost
    https://arstechnica.com/tech-policy/2025/11/the-internet-archive-survived-major-copyright-losses-whats-next

    #bibliothèque #archive #web #internet

  • L’IA générative, un nouveau Wikipédia ?
    https://laviedesidees.fr/L-IA-generative-un-nouveau-Wikipedia

    Les intelligences artificielles génératives, comme #wikipédia avant elles, prétendent ouvrir un accès élargi et immédiat au savoir. Mais au débat collectif et transparent de l’encyclopédie participative s’oppose l’opacité de production de textes plausibles mais peu précis, voire erronés.

    #Société #encyclopédie #intelligence_artificielle
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250916_ia.pdf

  • L’intelligence artificielle au cœur d’une guerre des sources : un administrateur Wikipédia des Pyrénées-Orientales témoigne
    https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales-coulisses-wikipedia-intelligence-artificielle-g

    La fiabilité est en effet une question centrale de l’intelligence artificielle. Un nouveau type de site internet vient d’arriver dans la sphère de la désinformation. Il s’agit de sites intégralement produits par IA qui fabriquent des articles à la chaîne sans intervention humaine. Leur seul but : monétiser la fréquentation. On trouve des sites pour amateurs de voitures qui inventent littéralement des véhicules. Presque tous les loisirs sont concernés.
    Un site d’information catalan avec des villages qui n’existent pas

    Les Pyrénées-Orientales sont également touchées. Depuis son rachat il y a quelques mois, le site d’information « Le Journal Catalan » piège par exemple les touristes avec de faux articles générés automatiquement. On y présente des villages imaginaires, des lacs qui n’existent pas, une histoire locale fictive, à l’image de ces fausses « gravures préhistoriques interdites » dans une grotte de Tautavel… Le tout illustré par des visuels générés par IA sans rapport avec la réalité. Chat GPT lui-même se fait avoir à l’occasion, puisqu’il pioche dans ce média pour certaines réponses. L’IA qui se source dans l’IA aboutit à une consanguinité de la désinformation.

    Notre regard change, et puisque tout peut être faux, nous passons de l’art du doute à la mécanique du soupçon. Comme l’explique l’essayiste canadienne Naomi Klein, il est tentant d’utiliser la notion de fake news à la manière d’un Trump, en qualifiant de « fait par IA » ce qui dérange nos convictions, au lieu de chercher la vérité.

  • Wikipedia is currently in a legal battle with the UK government
    https://threadreaderapp.com/thread/1949092733026496841.html

    #Wikipedia is currently in a legal battle with the #UK government to try and stop the platform being censored in the UK - or even completely blocked - thanks to the #Online_Safety_Act.

    Under the new law, the UK media regulator #Ofcom is poised to label Wikipedia as a “Category 1” platform.

    This would impose the strictest content rules possible - such as:

    – age verification for users
    – identity verification for contributors
    – censorship of ‘harmful’ topics.

    Wikipedia has already stated they will not implement any of these rules, arguing they would be forced to censor crucial facts, and potentially expose their volunteer contributors to real-world harm - such as political harassment, or worse - purely for documenting the truth.

    In addition, Wikipedia says that bad actors could easily abuse the new laws - by filing fake complaints or exploiting vague “harm” rules to force them into entirely removing articles that people - or the UK government/corporations - simply disagree with.

    Wikipedia’s legal case was heard at the Royal Court of Justice on July 22-23, and a ruling is expected within a month or so.

    However, if their legal arguments are rejected and they refuse to implement Category 1 rules, the UK government could block access to Wikipedia entirely.

    Aaaah ! La Gauche ! à la Biden... à la Obama, à la Hollande. La gauche qui s’en prend à tous les garde-fous, pour mieux léguer le pays à l’extrême droite.

    Keir Starmer n’en loupe pas une. Droit dans ses bottes. Une sorte de Valls avec le charisme de Cazeneuve. Autant dire une huître malfaisante. Et je suis méchant avec les huîtres, qui n’ont pas mérité ça.

    (Poutine, Poutine, Poutine, qu’il faudrait plutôt clamer sous tous les tons, parce que la censure, c’est les Russes)

  • Wikipédia:Lettre ouverte : non à l’intimidation des contributeurs bénévoles — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Lettre_ouverte_:_non_%C3%A0_l%27intimidation_des_contri

    La lettre ouverte/pétition de Wikipédia en réaction à l’attaque d’un journaliste du Point menaçant de divulguer l’identité et la profession d’un contributeur (février 2025)

    #wikipédia #lettre_ouverte #intimidation #anonymat

  • #Wikipédia « place les humains au premier plan » de sa nouvelle stratégie en matière d’#IA

    Aux termes de plusieurs mois de discussions, la fondation Wikimedia est arrivé à la conclusion que ses contributeurs bénévoles étant son principal actif, elle ne voudrait surtout pas les noyer de contenus générés par IA. D’autant que ces derniers posent plus de problèmes qu’ils n’apportent de solutions. Wikipédia leur proposera cela dit des outils d’aide et assistance, de sorte de les décharger de tâches répétitives, mais également d’accompagner les nouveaux arrivants.

    La nouvelle stratégie de Wikipédia en matière d’IA « place les humains au premier plan », explique la fondation Wikimedia : « Il n’y a pas si longtemps, on nous a demandé quand nous allions remplacer par l’IA les connaissances de Wikipédia élaborées par des humains. La réponse ? Nous ne le ferons pas. »

    Chris Albon et Leila Zia, respectivement directeur du Machine Learning et cheffe de la recherche à la Wikimedia Foundation (WMF), expliquent en effet que la communauté des contributeurs bénévoles de Wikipédia est la clef de son succès, et son « élément le plus important ».

    Or, soulignent-ils, « l’attention et l’engagement qu’ils portent à la fiabilité des connaissances encyclopédiques est quelque chose que l’IA ne peut pas remplacer ». Ce pourquoi « notre nouvelle stratégie en matière d’IA s’appuie sur les bénévoles de Wikipédia ».

    La fondation compte dès lors utiliser l’IA pour créer des fonctionnalités levant des obstacles techniques afin de permettre aux contributeurs de Wikipédia de « consacrer leur temps précieux à ce qu’ils veulent accomplir, et non à la manière d’y parvenir techniquement ».

    Ses investissements se concentreront ainsi « sur des domaines spécifiques où l’IA générative excelle », afin de stimuler les bénévoles de l’encyclopédie :

    - assister les modérateurs et patrouilleurs de Wikipédia avec des flux assistés par l’IA et automatisant les tâches fastidieuses ;
    - leur redonner plus de temps pour la délibération et la recherche de consensus en « améliorant la découvrabilité de l’information » sur Wikipédia ;
    - aider les éditeurs à partager des perspectives ou des contextes locaux en automatisant la traduction et l’adaptation de sujets communs ;
    - augmenter l’intégration des nouveaux volontaires de Wikipédia avec un mentorat guidé.

    « Nos efforts s’appuieront sur nos valeurs, principes et politiques de longue date (comme la protection de la vie privée et les droits de l’homme) », précise la fondation : « nous adopterons une approche centrée sur l’humain et donnerons la priorité à l’action humaine ; nous privilégierons l’utilisation d’IA open source ou à pondération ouverte [open-weight, ndlr] ; nous privilégierons la transparence ; et nous adopterons une approche nuancée du multilinguisme, un élément fondamental de Wikipédia. »

    https://next.ink/183009/wikipedia-place-les-humains-au-premier-plan-de-sa-nouvelle-strategie-en-matier
    #AI #intelligence_artificielle

  • Après la chasse aux universitaires et aux chercheurs, l’administration Trump accuse Wikipedia de désinformation. Elon Musk l’avait déjà qualifié de "Wokopedia". Le procureur qui mène cette charge a été fraîchement nommé par Trump. Novice sans expérience juridique, il a par contre une belle présence dans les media pro-russes.

    [EN] :
    – article du Washington Post https://archive.is/JozhY
    – article du HuffPost https://www.huffpost.com/entry/ed-martin-trump-threathens-wikipedia_n_680d17bbe4b06b5c9fc8d713

    [FR]
    – traduction de la lettre : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:RAW/2025-05-01/Focus/Lettre_d%27Ed_Martin
    – « L’administration Trump s’attaque maintenant à Wikipédia » https://surchauffe.info/laministration-trump-sattaque-maintenant-a-wikipedia

  • Liste von Anhängern der NSDAP, die zwischen 1923 und 1933 bei tatsächlich oder angeblich politisch motivierten Gewalttaten zu Tode kamen – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_von_Anh%C3%A4ngern_der_NSDAP,_die_zwischen_1923_und_1933_bei_tat


    Wikipedia Allemagne soigne une liste de martyrs nazis. Quoi faire?

    La tombe de Horst Wessel a été nivelée en 2013.
    https://de.wikipedia.org/wiki/Horst_Wessel#Grab

    Zu Wessels Todestag am 23. Januar 1933 sprachen Adolf Hitler und Hanns Heinz Ewers am Grab.
    ...
    Im Jahr 2000 wollten Neonazis zum 70. Todestag Horst Wessels eine Demonstration samt Kranzniederlegung mit 500 Teilnehmern zum Friedhof durchführen; die Polizei untersagte dies.

    Comment neutralisier les autres ?

    Diese Liste von Anhängern der NSDAP, die zwischen 1923 und 1933 bei tatsächlich oder angeblich politisch motivierten Gewalttaten zu Tode kamen, verzeichnet Angehörige der NSDAP, die in dem genannten Zeitraum bei Auseinandersetzungen mit politischen Gegnern oder der Obrigkeit oder bei politisch motivierten Anschlägen tödlich verletzt wurden. Außerdem nennt sie Mitglieder der angegliederten Verbände (SA, SS, HJ usw.) und Angehörige von Ersatzformationen der NSDAP während ihrer Verbotszeit in den Jahren 1923 bis 1925, wie dem Wehrverband Frontbann.

    #nazis #histoire #culte #wikipedia

  • Wikipédia:Lettre ouverte : non à l’intimidation des contributeurs bénévoles — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Lettre_ouverte_:_non_%C3%A0_l%27intimidation_des_contri

    Samedi 15 février, après avoir contribué à l’article de #Wikipédia consacré au journal #Le_Point, FredD, #contributeur bénévole de Wikipédia depuis 18 ans, auteur de plus de 30 000 modifications, a eu la très désagréable surprise de recevoir un courriel envoyé depuis l’adresse professionnelle d’#Erwan_Seznec, journaliste au #Point, qui comportait notamment les propos suivants : « Nous allons faire un article sur vous, sur notre site, en donnant votre identité, votre fonction, en sollicitant une réaction officielle de [l’employeur supposé de FredD]. » Le même #journaliste a également obtenu le numéro de téléphone personnel de FredD et l’a contacté par ce biais.

  • #Elon_Musk Wants What He Can’t Have: #Wikipedia

    Musk and other right-wing tech figures have been on a campaign to delegitimize the digital encyclopedia. What happens if they succeed?

    A recent target in Elon Musk’s long and eminently tweetable list of grievances: the existence of the world’s most famous encyclopedia. Musk’s latest attack—“Defund Wikipedia until balance is restored!” he posted on X last month—coincided with an update to his own Wikipedia page, one that described the Sieg heil–ish arm movement he’d made during an Inauguration Day speech. “Musk twice extended his right arm towards the crowd in an upward angle,” the entry read at one point. “The gesture was compared to a Nazi salute or fascist salute. Musk denied any meaning behind the gesture.” There was little to be upset about; the Wikipedia page didn’t accuse Musk of making a Sieg heil salute. But that didn’t seem to matter to Musk. Wikipedia is “an extension of legacy media propaganda!” he posted.
    Musk’s outburst was part of an ongoing crusade against the digital encyclopedia. In recent months, he has repeatedly attempted to delegitimize Wikipedia, suggesting on X that it is “controlled by far-left activists” and calling for his followers to “stop donating to Wokepedia.” Other prominent figures who share his politics have also set their sights on the platform. “Wikipedia has been ideologically captured for years,” Shaun Maguire, a partner at Sequoia Capital, posted after Musk’s gesture last month. “Wikipedia lies,” Chamath Palihapitiya, another tech investor, wrote. Pirate Wires, a publication popular among the tech right, has published at least eight stories blasting Wikipedia since August.
    Wikipedia is certainly not immune to bad information, disagreement, or political warfare, but its openness and transparency rules have made it a remarkably reliable platform in a decidedly unreliable age. Evidence that it’s an outright propaganda arm of the left, or of any political party, is thin. In fact, one of the most notable things about the site is how it has steered relatively clear of the profit-driven algorithmic mayhem that has flooded search engines and social-media platforms with bad or politically fraught information. If anything, the site, which is operated by a nonprofit and maintained by volunteers, has become more of a refuge in a fractured online landscape than an ideological prison—a “last bastion of shared reality,” as the writer Alexis Madrigal once called it. And that seems to be precisely why it’s under attack.
    The extent to which Wikipedia’s entries could be politically slanted has been a subject of inquiry for a long time. (Accusations of liberal bias have persisted just as long: In 2006, the son of the famed conservative activist Phyllis Schlafly launched “Conservapedia” to combat it.) Sock puppets and deceptive editing practices have been problems on the site, as with the rest of the internet. And demographically speaking, it’s true that Wikipedia entries are written and edited by a skewed sliver of humanity: A 2020 survey by the Wikimedia Foundation, the nonprofit that runs Wikipedia, found that roughly 87 percent of the site’s contributors were male; more than half lived in Europe. In recent years, the foundation has put an increased emphasis on identifying and filling in these so-called knowledge gaps. Research has shown that diversity among Wikipedia’s editors makes information on the site less biased, a spokesperson pointed out to me. For the anti-Wikipedia contingent, however, such efforts are evidence that the site has been taken over by the left. As Pirate Wires has put it, Wikipedia has become a “top-down social activism and advocacy machine.”
    In 2016, two researchers at Harvard Business School examined more than 70,000 Wikipedia articles related to U.S. politics and found that overall they were “mildly more slanted towards the Democratic ‘view’” than analogous Encyclopedia Britannica articles. Still, the finding was nuanced. Entries on civil rights had more of a Democratic slant; articles on immigration had more of a Republican slant. Any charge of “extreme left-leaning bias,” Shane Greenstein, an economist who co-authored the study, told me, “could not be supported by the data.” Things could have changed since then, Greenstein said, but he’s “very skeptical” that they have.
    Attacks will continue regardless. In June, the Manhattan Institute, a conservative think tank, published a report suggesting that Wikipedia articles about certain organizations and public figures aligned with the right tend to be associated with greater amounts of negative sentiment than similar groups and figures on the left. When asked about bias on the site, the Wikimedia spokesperson told me that “Wikipedia is not influenced by any one person or group” and that the site’s editors “don’t write to convince but to explain and inform.” (They certainly like to write: A debate over the spelling yogurt versus yoghurt was similar in length to The Odyssey. In the end, yogurt won, but three other spellings are listed in the article’s first sentence.)
    The fact that Musk, in his most recent tirade against Wikipedia, didn’t point to any specific errors in the entry about his inauguration gesture is telling. As he gripes about injustice, the fundamental issue he and others in his circle have with Wikipedia seems to be more about control. With his acquisitional approach to global technology and platforms, Musk has gained influence over an astonishing portion of online life. He has turned X into his own personal megaphone, which he uses to spout his far-right political views. Through Starlink, his satellite-internet company, Musk quite literally governs some people’s access to the web. Even other tech platforms that Musk doesn’t own have aligned themselves with him. In early January, Mark Zuckerberg announced that Meta would back away from third-party fact-checking on its platforms, explicitly citing X as an inspiration. (Zuckerberg also announced that the company’s trust and safety teams would move from California to Texas, again borrowing from Musk.)
    One thing Musk does not control is Wikipedia. Although the site is far from perfect, it remains a place where, unlike much of the internet, facts still matter. That the people who are constantly writing and rewriting Wikipedia entries are disaggregated volunteers—rather than bendable to one man’s ideological views—seems to be in the public interest. The site’s structure is a nuisance for anyone invested in controlling how information is disseminated. With that in mind, the campaign against Wikipedia may best be understood as the apotheosis of a view fashionable among the anti-“woke” tech milieu: Free speech, which the group claims to passionately defend, counts only so long as they like what you have to say. Attempts to increase the diversity of perspectives represented on the site—that is, attempts to bring about more speech—have been construed as “censorship.” This group is less interested in representing multiple truths, as Wikipedia attempts to do, than it is in a singular truth: its own. (Musk, Maguire, and Palihapitiya did not respond to requests for comment.)
    Ironically, Wikipedia resembles the version of the internet that Musk and his peers speak most reverently of. Musk often touts X’s Community Notes feature, which encourages users to correct and contextualize misleading posts. That sounds a lot like the philosophy behind … Wikipedia. Indeed, in a recent interview, X’s vice president of product explained that Community Notes took direct inspiration from Wikipedia.
    Strike hard enough and often enough, the Wikipedia-haters seem to believe, and the website might just fracture into digital smithereens. Just as Twitter’s user base splintered into X and Bluesky and Mastodon and Threads, one can imagine a sad swarm of rival Wikipedias, each proclaiming its own ideological supremacy. (Musk and others in his orbit have similarly accused Reddit of being “hard-captured by the far left.”) Musk can’t just buy Wikipedia like he did Twitter. In December 2022, months after he purchased the social platform, a New York Post reporter suggested that he do just that. “Not for sale,” Jimmy Wales, one of the site’s co-founders, responded. The following year, Musk mockingly offered to give the site $1 billion to change its name to “Dickipedia.”

    Even if he can’t buy Wikipedia, by blasting his more than 215 million followers with screeds against the site and calls for its defunding, Musk may be able to slowly undermine its credibility. (The Wikimedia Foundation has an annual budget of $189 million. Meanwhile, Musk spent some $288 million backing Trump and other Republican candidates this election cycle.) Anyone who defends free speech and democracy should wish for Wikipedia to survive and remain independent. Against the backdrop of a degraded web, the improbable success of a volunteer-run website attempting to gather all the world’s knowledge is something to celebrate, not destroy. And it’s especially valuable when so many prominent tech figures are joining Musk in using their deep pockets to make their own political agendas clear. At Donald Trump’s inauguration, the CEOs of the companies who run the world’s six most popular websites sat alongside Trump’s family on the dais. There was no such representative for the next-most-popular site: Wikipedia.

    https://archive.is/1mjMq#selection-723.0-723.134

    via @freakonometrics

  • Développeur full stack — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppeur_full_stack

    Un développeur full stack est un développeur web capable de réaliser la programmation d’un site ou d’une application web à la fois en front-end et back-end. Il dispose ainsi de compétences variées lui permettant de travailler sur chaque étape d’un projet de création allant du développement à la production.

    De façon plus précise, il est capable de

    #wikipedia_saucisse (admire le jeu de mots) #mes_couilles #encore_mes_couilles #toujours_mes_couilles
    #incapables #ma_vie_de_merde_de_développeuse

    Va falloir faire campagne pour couper les couilles des contributeurs cis de WP, y’a que ça qui les fera bouger.
    https://seenthis.net/messages/1094799#message1095021

    la page sororité a été initialement créée par une personne qui déclare sur son compte être résolument hostile à la féminisation des titres

    • Nouvelle dénomination du golfe du Mexique : « La toponymie est à l’avant-garde d’un projet impérialiste aux conséquences incommensurables », Frédéric Giraut, Géographe
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/11/nouvelle-nomination-du-golfe-du-mexique-la-toponymie-est-a-l-avant-garde-d-u

      Avant même d’être à la Maison Blanche, Donald Trump multiplie les annonces impérialistes agressives relatives aux voisins, et en principe alliés, des Etats-Unis.

      A côté des revendications territoriales vis-à-vis du Canada, du Groenland et du Panama, l’annonce d’une volonté de redénommer le golfe du Mexique en golfe de l’Amérique constitue une déclaration de guerre toponymique au voisin mexicain, et plus généralement aux Etats d’Amérique centrale.
      Bien sûr, l’annonce joue sur la référence, potentiellement inclusive, à l’Amérique comme continent et non comme Etat, puisque l’habitude d’appeler les Etats-Unis « America » ne correspond pas à un toponyme officiel. Mais le contexte dans lequel s’inscrit cette déclaration – le slogan « Make America Great Again » [« Rendons sa grandeur à l’Amérique »] ayant été largement utilisé par Trump lors de ses campagnes électorales – ne laisse pas de doute sur les intentions impérialistes qu’elle charrie.

      Une autre dimension, également très grave politiquement et culturellement, de cette annonce relève de sa posture néocoloniale. En effet, il s’agit ni plus ni moins de substituer une référence européenne – Amérique – à une référence aux sociétés préhispaniques, le Mexique. America est un nom donné par des chroniqueurs européens au XVIe siècle, en référence à l’explorateur florentin Amerigo Vespucci (1454-1512), qui avait entrepris plusieurs voyages sur le continent, et notamment au Mexique, pour le compte de l’Espagne puis du Portugal ; tandis que « Mexique » désigne l’Etat nommé d’après la capitale au nom autochtone Mexihko en langue nahuatl.

      Volonté suprémaciste

      La violence symbolique de cette volonté suprémaciste de retour à une toponymie d’origine européenne s’exprime aussi dans l’annonce faite par le nouveau président de vouloir revenir sur la dénomination du mont Denali. Plus haut sommet des Etats-Unis situé en Alaska, son nom d’origine autochtone a été officiellement attribué par Barak Obama en 2015, en lieu et place du nom de Mont McKinley, d’après un président des Etats-Unis du début du XXe siècle [William McKinley (1843-1901), vingt-cinquième président, assassiné par un anarchiste].

      C’est ce nom exogène qui serait redonné au mont par l’administration Trump. Cette volonté est à rapprocher de l’initiative récente de « nettoyage toponymique » du nouveau président argentin, Javier Milei, qui a induit la suppression du #nom_autochtone mapuche du lac Acigami pour un retour au nom colonial de lac Roca, d’après la figure d’un militaire et ex-président impliqué dans la conquête coloniale violente des terres dites « désertiques » du Sud.

      Reste la faisabilité de la mise en œuvre de cette offensive toponymique néocoloniale et impérialiste de Donald Trump. S’agissant d’objets géographiques relevant de la souveraineté toponymique états-unienne (le mont Denali et les eaux territoriales états-uniennes du golfe du Mexique), les Etats-Unis peuvent effectuer des changements officiels, qui s’imposent dès lors dans leur propre nomenclature et leur cartographie officielle.
      S’agissant d’objets géographiques relevant d’autres souverainetés nationales, les décisions états-uniennes sont inopérantes.

      Une offensive d’Elon Musk

      S’agissant, enfin, des espaces à statut international tels que les eaux internationales du golfe du Mexique, les velléités de Trump engageront certainement une bataille toponymique semblable à celles qui ont cours actuellement en Asie pour la mer du Japon/mer de l’Est, et la mer de Chine méridionale/mer de l’Est/mer des Philippines occidentales.

      L’arbitrage ne relèverait pas de l’instance internationale en la matière, le Groupe d’experts des Nations unies pour les noms géographiques (UNGEGN), sans réel pouvoir. Celui-ci prône de manière générale la stabilité dans la toponymie officielle et dans les exonymes (noms de lieux géographiques dans des langues autres que celle d’un pays où se trouvent ces lieux), tout en respectant le principe de souveraineté.

      L’arbitrage s’effectuera en revanche plus probablement sur les plateformes d’information géographique et de cartographie en ligne. Or, celles-ci sont soit privées – Google Maps, notamment –, soit collaboratives – OpenStreetMap, Wikimapia par exemple. Il n’aura échappé à personne que les revendications territoriales de Donald Trump, qui passent notamment par la toponymie, s’accompagnent justement d’une offensive de son allié Elon Musk contre les plateformes collaboratives, notamment Wikipédia, susceptibles de contrer les visées du président élu sur le plan du savoir et de la connaissance partagée.
      Dès lors, la toponymie apparaît à l’avant-garde d’un projet impérialiste tous azimuts aux conséquences incommensurables, et peut jouer, si on la prend au sérieux, un rôle essentiel de signal d’alerte. A moins que le processus enclenché soit encore plus rapide que la stupéfaction qu’il provoque.

      Frédéric Giraut est professeur de géographie politique, titulaire de la chaire de l’Unesco en toponymie inclusive « Dénommer le monde » de l’université de Genève.

      #suprémacisme

    • Can Trump just order new names for Denali and the Gulf of Mexico? A geographer explains who decides what goes on the map

      President Donald Trump’s executive order to rename the Gulf of Mexico and Alaska’s Denali, the tallest peak in the country, has resulted in lots of discussion. While for some, such renaming might seem less important than the big problems the country faces, there is a formal process in the United States for renaming places, and that process is taken seriously.

      Usually, so people don’t get confused, official, agreed-upon names are used by the government. In the U.S., place names are standardized by the U.S. Board on Geographic Names, which is part of the U.S. Geological Survey, the agency in charge of making maps.

      In his executive order, Trump asks the Board on Geographic Names “to honor the contributions of visionary and patriotic Americans” and change its policies and procedures to reflect that.

      Usually, renaming a place starts locally. The people in the state or county propose a name change and gather support. The process in each state is different.

      How to change a place name

      Minnesota recently changed the name of a large lake in Minneapolis to Bde Maka Ska, which the Minneapolis Park Board described as “a Dakota name for the lake that has been passed down in oral history for many years.”

      The board voted to change the name and took its request to the county commissioners. When the county agreed, the request was then sent to the Minnesota Department of Natural Resources, which made it official for Minnesota. Then, the state of Minnesota sent the request to the Board on Geographic Names, which made it official for the entire U.S.

      It’s a lot of paperwork for something so seemingly minor, but people get passionate about place names. It took 40 years to rename Denali from the name established in the late 19th century, Mount McKinley.

      The state of Alaska requested the name change in 1975, but the Board on Geographic Names didn’t take action. Members of the Ohio congressional delegation – President William McKinley was from Ohio – objected over many years to requests to rename the mountain, and the board did not act on those requests.

      The president appoints the secretary of the Interior Department. The secretary works with the heads of related agencies to appoint the Board on Geographic Names. Current committee policy states, “Input from State geographic names authorities, land
      management agencies, local governments, and Tribal Governments are actively pursued.”

      In 2015, President Barack Obama named a new leader for the Department of the Interior, Sally Jewell. Just as Obama made a trip to Alaska in late August 2015, Jewell declared the name change official under a law that allows the secretary of the Interior to change a name if the board doesn’t act on the proposal in a “reasonable” amount of time.

      “This name change recognizes the sacred status of Denali to many Alaska Natives,” Jewell said. “The name Denali has been official for use by the State of Alaska since 1975, but even more importantly, the mountain has been known as Denali for generations. With our own sense of reverence for this place, we are officially renaming the mountain Denali in recognition of the traditions of Alaska Natives and the strong support of the people of Alaska.”

      If someone objects to a name change, they could ask the courts to rule on whether the name change was made legally. Going back to Bde Maka Ska, some people objected to changing the name from Lake Calhoun, so they took the state natural resources agency to court. Eventually, the Minnesota Supreme Court ruled that the name change was done correctly.

      Alaska’s two U.S. senators and prominent state figures have strongly objected to Trump’s renaming attempt.
      How not to change a place name

      Renaming the Gulf of Mexico is a different kind of case, however, from renaming a geographic place within U.S. borders.

      The gulf is not within the territorial U.S. On the coast, the first 12 miles from shore are considered part of that country, but outside of that is international waters.

      The Board on Geographic Names could change the name to Gulf of America on official U.S. maps, but there is no international board in charge of place names. Each country decides what to call places. And there is no official way for the U.S. to make other countries change the name.

      It’s possible that the U.S. could formally ask other countries to change the name, or even impose sanctions against countries that don’t comply.

      If the names were officially changed in the U.S., the government would use the new names in official documents, signage and maps. As for all the people and companies in the world that make maps, they usually use the official names. But there is nothing that would force them to, if they believed that a certain name is more widely recognized.

      On Jan. 24, 2025, the U.S. Department of the Interior issued a statement on the name changes:

      “In accordance with President Donald J. Trump’s recent executive order, the Department of the Interior is proud to announce the implementation of name restorations that honor the legacy of American greatness, with efforts already underway.

      "As directed by the President, the Gulf of Mexico will now officially be known as the Gulf of America and North America’s highest peak will once again bear the name Mount McKinley….The U.S. Board on Geographic Names, under the purview of the Department of the Interior, is working expeditiously to update the official federal nomenclature in the Geographic Names Information System to reflect these changes, effective immediately for federal use.”

      https://theconversation.com/can-trump-just-order-new-names-for-denali-and-the-gulf-of-mexico-a-

    • Du Denali au McKinley : les enjeux politiques d’un changement de nom

      En décidant de renommer le mont Denali, point culminant de l’Amérique du Nord (6190 m) en « mont McKinley », le président américain, Donald Trump, méprise les cultures autochtones et renoue avec un imaginaire colonial qui, depuis longtemps, influence le choix des noms que l’on donne aux montagnes que l’on gravit. Une histoire aussi vieille que celle de l’exploration.

      Nommer un territoire, c’est déjà se l’approprier. Et, qu’on le veuille ou non, les toponymes sont souvent profondément politiques. Les États coloniaux, les puissances impérialistes ont toujours su les convoquer pour marquer symboliquement leurs conquêtes territoriales. Et les montagnes n’y échappent pas… encore moins celles qui constituent le point culminant d’un territoire, la charge symbolique y étant encore plus importante.

      L’actualité vient nous le rappeler, avec la décision de Donald Trump de rebaptiser le mont Denali, en Alaska, point culminant de l’Amérique du Nord (6 190 mètres), en « mont McKinley », du nom du 25e président des Etats-Unis, mort assassiné par un militant anarchiste, en 1901. Imaginée pendant le premier mandat du républicain puis à nouveau évoquée peu avant son investiture, la décision a fait l’objet d’un décret, signé le 20 janvier 2025, et ce, malgré la forte opposition des deux sénateurs républicains d’Alaska, Lisa Murkowski et Dan Sullivan.

      (#paywall)

      https://alpinemag.fr/denali-mckinley-enjeux-politiques-changement-nom-trump-alaska

    • #Google_Maps to rename ’Gulf of Mexico’ to ’Gulf of America’ for US users

      Google Maps will change the name of “Gulf of Mexico” to “Gulf of America” once it is officially updated in the U.S. Geographic Names System, it said in an X post on Monday.

      The change will be visible in the U.S., but it will remain “Gulf of Mexico” in Mexico. Outside of the two countries, users will see both names.

      The Trump administration’s Interior Department said on Friday it had officially changed the name of the Gulf of Mexico to the Gulf of America, and the Alaskan peak Denali to Mount McKinley.

      Google Maps, which is owned by Alphabet’s Google, will make a similar change with Mount McKinley.

      President Donald Trump ordered the name changes as part of a flurry of executive actions hours after taking office last Monday, making good on a campaign promise.

      “As directed by the President, the Gulf of Mexico will now officially be known as the Gulf of America and North America’s highest peak will once again bear the name Mount McKinley,” the Interior Department said in a statement last week.

      https://www.voanews.com/a/google-maps-to-rename-gulf-of-mexico-to-gulf-of-america-for-us-users/7952630.html

    • Donald Trump profite de son vol pour le #Super_Bowl pour s’attaquer de nouveau au Mexique

      En survolant le Golfe du Mexique, le président des États-Unis a signé un #décret proclamant le #9_février le jour du « Golfe de l’Amérique ».

      Une #mise_en_scène digne du personnage. Assis à bord d’un avion Air Force One en direction du #Super_Bowl en Louisiane, Donald Trump a signé ce dimanche 9 février un décret proclamant le 9 février le jour du « Golfe de l’Amérique », le Golfe du Mexique qu’il a récemment décidé unilatéralement de rebaptiser.

      Le président républicain a fait cette annonce en survolant l’étendue d’eau que le reste du monde appelle encore le Golfe du Mexique, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, publiée sur compte X (ex-Twitter).

      « Nous le survolons en ce moment même », a déclaré Donald Trump, un stylo à la main et devant une foule de journalistes. « Nous avons donc pensé que ce serait approprié [de signer ce décret] ».
      Un décret pris dès son arrivée à la Maison Blanche

      Dans un décret pris quelques heures après son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Donald Trump avait qualifié le Golfe du Mexique de « partie indélébile de l’Amérique », essentielle à la production pétrolière et à la pêche aux États-Unis, et de « destination préférée des Américains pour le tourisme et les activités de loisirs ».

      L’expression « Golfe d’Amérique » a rapidement été utilisée par les gardes-côtes américains dans un communiqué de presse et par le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis.

      Ce décret avait suscité le courroux du Mexique et la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum avait ironisé en proposant de renommer les États-Unis l’« Amérique mexicaine », devant une carte du monde datant du XVIIe siècle et sur laquelle une bonne partie de la région nord-américaine apparaît sous le nom d’Amérique mexicaine. « Pour nous, il s’agit toujours du golfe du Mexique et pour le monde entier, il s’agit toujours du golfe du Mexique », avait-elle insisté.

      https://www.huffingtonpost.fr/international/article/donald-trump-profite-de-son-vol-pour-le-super-bowl-pour-s-attaquer-de

      #annonce

    • Le Mexique lance des #poursuites contre Google pour avoir changé le nom du golfe du Mexique en golfe d’Amérique

      Donald Trump avait signé un décret après son retour à la Maison Blanche visant à rebaptiser la mer. La modification est visible sur Google Maps aux Etats-Unis. Au Mexique, le golfe a conservé son nom, et ailleurs, les deux noms apparaissent.

      Le Mexique a lancé des poursuites contre Google pour avoir changé le nom du golfe du Mexique en golfe d’Amérique pour les utilisateurs de l’application Google Maps aux Etats-Unis, a annoncé vendredi 9 mai la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum.

      « La plainte a déjà été déposée », a déclaré Mme Sheinbaum lors de sa conférence de presse matinale, sans préciser la date ni la juridiction. Dès le 20 janvier, premier jour de son retour à la Maison Blanche, le président Donald Trump avait signé un décret changeant le nom du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique ».

      Depuis février, Google Maps, service de cartographie ultradominant, affiche désormais « golfe d’Amérique » au sud-est des Etats-Unis, sur la mer encadrée par la Floride, la Louisiane, le Texas, le Mexique et Cuba, pour les usagers situés aux Etats-Unis.

      Les utilisateurs basés au Mexique ont, eux, conservé « Golfo de Mexico », conformément à la volonté du gouvernement mexicain. Et les personnes situées dans d’autres pays, en Colombie par exemple, voient les deux noms – « golfe du Mexique (golfe d’Amérique) » – comme c’est le cas pour les lieux contestés.
      Un changement de nom officialisé

      La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi un texte pour officialiser ce changement de nom et donner ainsi force de loi à ce décret.

      Mme Sheinbaum avait averti Google, filiale d’Alphabet, en février, qu’elle envisageait une action en justice à moins que le géant technologique ne revienne sur sa décision. Le gouvernement mexicain de gauche nationaliste soutient que le décret de Donald Trump ne s’applique qu’à la partie du plateau continental appartenant aux Etats-Unis.

      « Tout ce que nous voulons, c’est que le décret émis par le gouvernement américain soit respecté », a déclaré Mme Sheinbaum. « Le gouvernement américain n’appelle que la portion du plateau continental américain le golfe d’Amérique, pas l’ensemble du golfe, car il n’aurait pas l’autorité de nommer l’ensemble du golfe », a-t-elle ajouté.

      Mme Sheinbaum avait en retour suggéré de renommer les Etats-Unis « l’Amérique mexicaine », se référant à une carte géographique datant d’avant 1848, lorsque le tiers du Mexique avait été cédé aux Etats-Unis par le traité de Guadalupe Hidalgo.
      Le golfe Persique bientôt rebaptisé ?

      Google avait expliqué à la fin de janvier que les changements de nom étaient appliqués suivant les sources gouvernementales officielles, en l’occurrence le Geographic Names Information System (GNIS) aux Etats-Unis. Sur l’application concurrente d’Apple, Maps, le nom est toujours « golfe du Mexique ».

      Après le golfe du Mexique, plusieurs médias américains, dont Associated Press, ont prêté au président américain l’intention de renommer également le golfe Persique lors de son voyage dans trois pays de la région, prévu du lundi 12 au jeudi 15 mai, en utilisant plutôt l’expression « golfe d’Arabie ». Si Donald Trump a précisé qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise concernant un éventuel changement d’appellation dans les documents officiels américains, cette éventualité a entraîné la colère des Iraniens, qui y voient une question de fierté nationale.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/09/le-mexique-lance-des-poursuites-contre-google-pour-avoir-change-le-nom-du-go
      #plainte #justice

    • Donald Trump fâche les Iraniens de tous bords en envisageant de rebaptiser le golfe Persique
      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/09/donald-trump-fache-les-iraniens-de-tous-bords-en-envisageant-de-rebaptiser-l

      Le président américain, qui se rendra en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis du lundi 12 au jeudi 15 mai, envisagerait de parler du « golfe d’Arabie ».

      https://archive.ph/https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/09/donald-trump-fache-les-iraniens-de-tous-bords-en-envisageant-de-rebaptiser-l
      #golfe_d'Arabie