• Galère des titres de séjour : une précarité entretenue par la France - Amnesty International
    https://www.youtube.com/watch?v=kZjSkjezOco

    Leur vie dépend d’un bout de papier. En France, des personnes peuvent tout perdre du jour au lendemain : leur travail, leur logement, leurs droits. À cause de la perte de leur #titre_de_séjour.

    Ces personnes, ce sont nos collègues, nos voisines, les aides à domicile des aînées, les nounous des nouveaux nés, les agents d’entretien. Elles travaillent parfois toute leur vie en France avant de se retrouver subitement en situation irrégulière. À cause d’un titre de séjour qui n’a pas été renouvelé.

    Les équipes d’Amnesty International ont enquêté sur cette précarité organisée. Cette bascule n’a rien d’un accident : elle est le produit d’un système dysfonctionnel orchestré par l’Etat.

    Les étrangers saisissent de plus en plus la justice française
    https://seenthis.net/messages/1161340

    #étrangers #préfectures #xénophobie_d'État

  • nopasaran.ch : le registre suisse des #dérapages de l’#extrême_droite institutionnelle
    https://www.infolibertaire.net/wp-content/uploads/2026/02/nopasaranch-le-registre-suisse-des-derapages-de-lextreme-droite-inst

    nopasaran.ch (https://www.nopasaran.ch), c’est quoi ?

    Plusieurs journalistes et militant·es suisses tiennent des listes personnelles, parfois partagées, des condamnations des membres de l’#UDC, des discours racistes ou homophobes de politicien·nes ou d’autres méfaits plus ou moins graves de la scène d’extrême droite en Suisse.

    Ces listes sont souvent incomplètes, ne concernent qu’une région du pays ou ne sont tout simplement plus mises à jour. De plus, ces informations ne sont pas stockées dans une base de données, ce qui rend difficile une recherche quand la liste devient très grande.

    C’est pour toutes ces raisons que nopasaran.ch a été créé : un registre le plus exhaustif possible, couvrant toute la Suisse et dont les informations sont organisées dans une base de données.

    Le but est de démontrer, par le nombre très élevé des entrées dans la base, que l’extrême droite est bel et bien présente dans le monde politique suisse.

    Il ne s’agit pas de dénoncer les actes de petits groupuscules néo-nazis, mais d’élargir l’action antifasciste au niveau institutionnel. J’en reparle plus loin dans le manifeste.
    Les fonctionnalités du site

    La page d’accueil du site comporte un carrousel des dix derniers signalements, afin de vous tenir au courant des dernières “dingueries”. Vous y trouverez aussi un bouton pour naviguer au hasard dans les enregistrements de la base de données. Un autre bouton permet de signaler un dérapage dont vous êtes témoin.

    Tout en haut à droite, vous pouvez changer de langue : sont disponibles le français, l’allemand, l’italien et l’anglais.

    https://www.infolibertaire.net/wp-content/uploads/2026/02/homepage.png

    Tout en haut encore, vous pouvez cliquer sur la loupe pour accéder à la page qui est certainement la plus utile, celle qui permet de rechercher des incidents selon plusieurs critères.

    Car c’est évidemment là que réside tout l’intérêt d’une base de données : toutes les informations sont stockées avec une date, une catégorie, la personne responsable du dérapage, des sources… En cliquant sur un résultat, vous accédez ensuite au détail de l’incident. De là, vous pouvez partager le lien vers l’article.
    Comment s’en servir ?

    Vous en avez marre d’entendre que l’UDC n’est pas un parti d’extrême droite ? Ou vous n’en pouvez plus d’entendre l’excuse “c’est un cas isolé” ? Eh bien, montrez-le site nopasaran.ch à votre interlocuteurice, iel sera peut-être surpris·e de voir les centaines de dérapages racistes, homophobes, les dizaines de condamnations et même parfois la violence physique dont font preuve les membres de l’UDC. Et ce ne sont pas que des commentaires sur Facebook ou des petites piques ici et là !
    Quelques exemples pour illustrer le degré de fascisation présent en Suisse

    Il y a d’abord cet amour inconsidéré pour le salut hitlérien, comme chez Benjamin Kalbermatter, Thierry Cerutti, Benjamin Fischer ou encore Liliane Jessica Tami.

    Il y a aussi les très nombreux discours homophobes et transphobes, comme avec Toni Bortoluzzi qui pense que les homosexuels ont un lobe du cerveau qui tourne à l’envers, ou avec Jérémy Gardiol pour qui être homo est une maladie, ou encore Marc Falquet qui dit que si on change de sexe, ça sera des malades à vie.

    L’UDC n’hésite pas non plus à faire les pires récupérations politiques, comme dernièrement avec le drame de Crans-Montana où l’on a entendu Christoph Mörgeli et Roger Köppel faire un lien entre l’incendie du Constellation et la libre circulation des personnes dans l’UE.

    Mais que serait l’extrême droite sans la déshumanisation des étranger·es ? Ces dernier·es sont régulièrement assimilé·es à des parasites, que ce soit sur le site de l’UDC, dans les médias ou même au Parlement. Et quand iels sont noir·es, Oskar Freysinger parle de macaques, Henry Rappaz trouve amusant de comparer Christiane Taubira à un singe et on va jusqu’à souhaiter la mort aux singes et aux porcs musulmans ! La xénophobie est tellement présente à l’extrême droite qu’iels demandent des bus séparés pour les demandeurs d’asile. Et pourquoi pas un retour du Ku Klux Klan ?

    https://www.infolibertaire.net/wp-content/uploads/2026/02/kkk.png

    Un autre marqueur du fascisme, c’est l’autoritarisme. Les réactions suite aux manifestations de soutien à la Palestine n’ont pas tardé, la droite demande des mesures sécuritaires complètement disproportionnées. C’est le cas de l’Alliance Sécurité Suisse et de Jacqueline de Quattro. Les Jeunes UDC estiment même que la police aurait pu tirer à balles réelles sur les manifestants. Andreas Glarner souhaite interdire le mouvement antifa. Et Jean-Luc Addor veut rétablir la peine de mort.

    La violence peut atteindre des niveaux intolérables. Lionel Dugerdil en a fait la démonstration plusieurs fois, comme ci-dessous à l’aide d’une fourche :

    Et que dire d’Alexander Müller qui voudrait vraiment mettre certaines personnes contre le mur et les fusiller ?
    Manifeste

    La rhétorique des partis d’extrême droite, dont l’UDC est la figure de proue en Suisse, n’est pas sans conséquence. Elle contribue directement à la montée du fascisme, légitime les agressions et empoisonne le débat public.

    Les membres de l’UDC confondent délibérément liberté d’opinion et liberté d’expression pour justifier l’inacceptable.

    Rappelons un principe fondamental : la liberté d’opinion, qui est et doit rester un pilier de notre démocratie, protège le droit de penser.

    Mais la liberté d’expression s’arrête là où commencent l’incitation à la haine, les insultes, les mensonges et la violence :

    - Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.
    - La négation du nettoyage ethnique des Palestiniens, ce n’est pas une opinion, c’est du déni.
    - Douter du réchauffement climatique n’est pas une opinion, c’est renier la science.
    - Dire que toutes les personnes bénéficiant d’aides financières étatiques sont des profiteurs ce n’est pas une opinion, c’est un mensonge.
    - La discrimination des personnes LGBT+ n’est pas une opinion, c’est un délit.
    - Considérer les femmes comme inférieures aux hommes cis ou justifier les inégalités n’est pas une opinion, c’est du sexisme.

    "C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des forces politiques, des organisations de la société civile, des médias et des citoyen·nes à former un cordon sanitaire autour de l’UDC et de tous les mouvements d’extrême droite."

    Cela signifie refuser toute alliance politique, ne plus considérer leurs propositions comme une base de discussion acceptable, refuser les campagnes d’affichage ouvertement racistes et dénoncer systématiquement leurs discours haineux. C’est le strict minimum pour protéger notre démocratie de la montée du fascisme.

    Chaque micro tendu sans contradiction, chaque plateau de télévision offert sans esprit critique, est une tribune offerte à la haine et une participation active à la propagation du fascisme. Nous appelons les journalistes et les médias à prendre leurs responsabilités.

    Informer sur l’extrême droite ne doit plus jamais signifier lui offrir une plateforme de propagande.
    Contribuez !

    Pour que la base de données soit la plus exhaustive possible, nous avons besoin d’yeux et d’oreilles dans toute la Suisse. Alors n’hésite pas à signaler tout commentaire haineux, tout discours raciste, tout dérapage homophobe ! Nous avons vraiment besoin de toi pour alimenter nopasaran.ch, alors merci de faire connaître le site autour de toi.
    Open source

    Le code source du site web est librement accessible sur GitHub.

    La base de données des incidents (textes, descriptions, compilations) est protégée par la licence Creative Commons BY–NC–SA 4.0. Vous êtes libres de partager et d’adapter ces données à condition de ne pas en faire d’usage commercial et de partager vos travaux dérivés sous la même licence. Merci de citer l’auteur (Rebel Suisse) et d’ajouter un lien vers le site nopasaran.ch.
    Remerciements

    L’extrême droite dérape de manière quasi-quotidienne.

    La compilation de toutes ces données représente un travail conséquent (plusieurs centaines d’heures !). Celui-ci n’est rendu possible que grâce à l’engagement de plusieurs militantes et militants qui consacrent généreusement une partie de leur temps.

    Merci à toutes les personnes ayant contribué.

    https://www.infolibertaire.net/nopasaran-ch-le-registre-suisse-des-derapages-de-lextreme-droite-ins
    #Suisse #liste #base_de_données #racisme #homophobie #registre #condamnation #fascisation #Benjamin_Kalbermatter #Thierry_Cerutti #Benjamin_Fischer #Liliane_Jessica_Tami #salut_hitlérien #Toni_Bortoluzzi #Jérémy_Gardiol #Christoph_Mörgeli #Roger_Köppel #Oskar_Freysinger #déshumanisation #Henry_Rappaz #xénophobie #autoritarisme #fascisme #Alliance_Sécurité_Suisse #Jacqueline_de_Quattro #Andreas_Glarner #Jean-Luc_Addor #violence #Lionel_Dugerdil #Alexander_Müller

  • ICE Is Using a Terrifying Palantir App to Determine Where to Raid
    https://newrepublic.com/post/205333/ice-palantir-app-raid-deportation

    15.1.2026 by Edith Olmsted - The app shows potential deportation targets on a map.

    How are ICE agents picking where to commit their next act of wanton violence? Well, Palantir has an app for that!

    According to a user guide obtained by 404 Media, the app provides ICE agents with a digital map populated by potential deportation targets, each of which has their own detailed dossier, including information such as their name, date of birth, Alien Registration Number (a unique identifier assigned by the U.S. government), and a photograph of the target. The dossier also includes a “confidence score” out of 100 as to how certain the app is of the target’s address.

    “Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement (ELITE) is a targeting tool designed to improve capabilities for identifying and prioritizing high-value targets through advanced analytics,” the user guide states.

    The information comes from a number of sources, including the Department of Health and Human Services, U.S. Citizenship and Immigration Services, and something called CLEAR, which could be an investigation software from Thomson Reuters, according to 404Media.

    The app’s “Geospatial Lead Sourcing Tab” allows ICE agents to select targets based on a number of criteria, including “Bios & IDs,” “Criminality,” “Location,” and “Operations,” the user guide shows. Using the app, ICE agents can select individual targets or multiple targets at once by drawing a shape around a selected area. During a sworn deposition earlier this month about a “dragnet” raid in Woodburn, Oregon, an officer with ICE’s Fugitive Operations Unit said that agents used the app to find target-rich areas.

    “You’re going to go to a more dense population rather than … like, if there’s one pin at a house and the likelihood of them actually living there is like 10 percent … you’re not going to go there,” said the agent, who was identified as “JB” in the court documents obtained by 404 Media.

    While the user guide does not explicitly state what company created the app, the app’s full name appears in a $29.9 million supplemental agreement with Palantir that started in September and is planned to continue for at least a year, 404Media reported.

    ICE previously signed an agreement with Palantir in July to develop an ImmigrationOS platform, which would use artificial intelligence to identify and track potential targets. ICE has also assembled a team to monitor social media 24/7, surveying platforms including Instagram, X, TikTok, Facebook, YouTube, and Reddit.

    #USA #ICE #surveillance #itelligence_artificielle #vie_privée #xénophobie #racisme #expulsion #immigration

  • What is ELITE app? ICE using Palantir’s ’mapping tool’ to track immigrants for deportation with IDs, locations, and photos
    https://timesofindia.indiatimes.com/world/us/what-is-elite-app-ice-using-palantirs-mapping-tool-to-track-immigrants-for-deportation-with-ids-locations-and-photos/articleshow/126571455.cms

    16.1.2026 - Federal immigration officers appear to be using a high‑tech mapping tool developed with data from Palantir to identify deportation targets across US. The tool is known as the ’Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement’, or simply ’ELITE’.

    According to a report cited by 404 Media, the app creates digital maps that show potential deportees with all their details. The maps include names, photos, dates of birth, and US government Alien Registration Numbers, along with an “address confidence score” indicating how certain the system is that individuals reside at a given address.The ELITE tool draws on information from multiple government sources, including the Department of Health and Human Services (HHS) and US Citizenship and Immigration Services (USCIS).
    What are the factors that ELITE tracks?
    For convenience, ICE agents can filter targets by factors according to the user guide:

    Bios & IDs
    Criminality
    Location
    Operations

    and can select individuals or multiple people at once by drawing a shape on the map.Federal court testimony from an ICE officer confirms that ELITE has been used in real enforcement actions, carrying out multiple arrests. The tool has been described by one agent as “basically a map of the United States” similar to common consumer mapping apps.
    Once a person is selected on the interface, ELITE brings up a dossier on that individual.

    Palantir contract worth $30 million

    Internal documents show the ELITE name appears in a supplemental agreement with Palantir worth nearly $30 million, which began in September 2025 and is expected to continue for at least a year. Palantir previously worked with ICE on related projects and contracts, including ImmigrationOS, an artificial intelligence platform to assist deportation efforts.The revelation stirred a row about the use of surveillance tools in immigration enforcement. Advocates and civil liberties lawyers say the system could enable real-time targeting of individuals in communities, raising questions about privacy, profiling, and due process. The technology could be used to focus on densely populated areas with many immigrants without sufficient safeguards for civil rights, resulting in innocent people getting caught in the crossfire.

    #USA #ICE #surveillance #itelligence_artificielle #vie_privée #xénophobie #racisme #expulsion #immigration

  • Report : ICE Using Palantir Tool That Feeds On Medicaid Data
    https://www.eff.org/deeplinks/2026/01/report-ice-using-palantir-tool-feeds-medicaid-data

    Dans sa chasse aux immigrés le gouvernement Trump cible surtout les pauvres. Au premier regard on n’y découvre rien de nouveau mais avec l’entrée en jeux des données médicales les administrations états-uniennes n’ont plus rien à envier aux praticiens de la rampe d’Auschwitz. On se rappelle que les SS n’y furent que les sbires des médecins rois incontestés de l’univers d’extermination de races et d’individus impurs.

    A la différence avec les nazis antisemites les trumpistes visent les pauvres superflus sans égard de leurs « race » mais selon les critères de leur apôtre ultra-libérale Ayn Rand. La « race » ne jouant pas de rôle particulier dans cette idéologie les tradictions racistes du pays de la liberté y entrent d’une manère assez convenable par l’arrière-porte.

    Vu que le racisme des États Unis a toujours été une idéologie de l’extermination on peut qualifier le pouvoir actuel du pays comme hyper-génocidaire. C’est un Leviathan qui dévore toute vie hors des forteresses de la Terre Promise. Le projet national-socialiste de la génération de mes grand-parents n’a été que celui d’apprentis sorciers en comparaison avec ce qui est en train d’être déployé par les mégalomanes d’outre -Atlantique.

    Rappellez-vous du monument idéal du libéralisme exterminateur Georgia Guidestones .
    https://en.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones#Inscriptions

    Maintain humanity under 500,000,000 in perpetual balance with nature.

    On nous y annonce un avenir glorieux.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones#Inscriptions

    15.1.2026 by Josh Richman - EFF last summer asked a federal judge to block the federal government from using Medicaid data to identify and deport immigrants.

    We also warned about the danger of the Trump administration consolidating all of the government’s information into a single searchable, AI-driven interface with help from Palantir, a company that has a shaky-at-best record on privacy and human rights.

    Now we have the first evidence that our concerns have become reality.

    “Palantir is working on a tool for Immigration and Customs Enforcement (ICE) that populates a map with potential deportation targets, brings up a dossier on each person, and provides a “confidence score” on the person’s current address,” 404 Media reports today. “ICE is using it to find locations where lots of people it might detain could be based.”

    The tool – dubbed Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement (ELITE) – receives peoples’ addresses from the Department of Health and Human Services (which includes Medicaid) and other sources, 404 Media reports based on court testimony in Oregon by law enforcement agents, among other sources.

    This revelation comes as ICE – which has gone on a surveillance technology shopping spree – floods Minneapolis with agents, violently running roughshod over the civil rights of immigrants and U.S. citizens alike; President Trump has threatened to use the Insurrection Act of 1807 to deploy military troops against protestors there. Other localities are preparing for the possibility of similar surges.

    Different government agencies necessarily collect information to provide essential services or collect taxes, but the danger comes when the government begins pooling that data and using it for reasons unrelated to the purpose it was collected.

    This kind of consolidation of government records provides enormous government power that can be abused. Different government agencies necessarily collect information to provide essential services or collect taxes, but the danger comes when the government begins pooling that data and using it for reasons unrelated to the purpose it was collected.

    As EFF Executive Director Cindy Cohn wrote in a Mercury News op-ed last August, “While couched in the benign language of eliminating government ‘data silos,’ this plan runs roughshod over your privacy and security. It’s a throwback to the rightly mocked ‘Total Information Awareness’ plans of the early 2000s that were, at least publicly, stopped after massive outcry from the public and from key members of Congress. It’s time to cry out again.”

    In addition to the amicus brief we co-authored challenging ICE’s grab for Medicaid data, EFF has successfully sued over DOGE agents grabbing personal data from the U.S. Office of Personnel Management, filed an amicus brief in a suit challenging ICE’s grab for taxpayer data, and sued the departments of State and Homeland Security to halt a mass surveillance program to monitor constitutionally protected speech by noncitizens lawfully present in the U.S.

    But litigation isn’t enough. People need to keep raising concerns via public discourse and Congress should act immediately to put brakes on this runaway train that threatens to crush the privacy and security of each and every person in America.

    hyper- | Dictionnaire de l’Académie française | 9e édition
    https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9H1280

    #USA #ICE #intelligence_artificielle #génocide #iatrocratie #surveillance #vie_privée #xénophobie #racisme #objectivisme #expulsion #immigration

  • Le Japon s’enfonce dans la crise démographique
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/15/le-japon-s-enfonce-dans-la-crise-demographique_6662411_3234.html

    Le Japon s’enfonce dans la crise démographique
    L’archipel nippon devrait enregistrer le plus faible niveau du nombre de naissances depuis 1899. Le déclin démographique s’accélère, lourd de conséquences pour l’économie. Le gouvernement reste hostile à toute ouverture à l’immigration.
    Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)
    Les années passent et se ressemblent pour la démographie japonaise. En 2025, le nombre de naissances ne devrait pas dépasser 667 542, selon les estimations de plusieurs démographes du pays se basant sur les dix premiers mois de 2025, notamment publiées par le quotidien Asahi du 23 décembre. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis la création de l’appareil statistique, en 1899, et il est nettement inférieur aux 749 000 naissances que l’Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale (IPSS) attendait pour 2025 dans ses prévisions de 2023. Pour la dixième année de suite, l’Archipel enregistre un record à la baisse du nombre de naissances.
    Selon le ministère de la gestion publique, le Japon comptait 124,3 millions d’habitants au 1er janvier 2025, étrangers compris. Ce chiffre ne devrait pas dépasser 87 millions en 2070. Avec des conséquences sur la structure démographique : 29,4 % de la population a plus de 65 ans. Cette part devrait atteindre 34,8 % en 2040. « Le plus grand défi du Japon est le déclin de la population », a reconnu la première ministre nationaliste, Sanae Takaichi, lors de sa prise de fonctions, fin octobre 2025. « Nous prendrons des mesures pour créer une société où chacun pourra continuer à vivre dans la région de son choix », a-t-elle promis.
    En novembre, son gouvernement a créé un « quartier général » chargé de la stratégie démographique, placé directement sous son autorité. Il réunira plusieurs ministres et veillera à harmoniser les politiques liées à la baisse des naissances, au soutien aux familles et à la revitalisation des régions, dans le but de stabiliser la population à 80 millions d’habitants en 2100.
    En 2023, le gouvernement avait déjà lancé le programme « Stratégie pour l’avenir des enfants » doté de 3 600 milliards de yens (19,6 milliards d’euros) par an pour lutter contre la baisse du taux de natalité, en accordant un soutien financier à l’éducation des enfants et en augmentant les allocations familiales, les prestations pour le congé parental, ou encore en accordant la gratuité de l’école jusqu’au lycée.
    Mais ces mesures ne s’attaquent en rien à l’un des freins à la natalité : la précarité du travail. « Beaucoup de ceux qui sont en emploi précaire hésitent à se marier ou à avoir des enfants, souligne ainsi le quotidien conservateur Yomiuri, dans son éditorial du 3 novembre 2025. Il faut aussi garantir aux travailleurs des perspectives de revenus stables, car les emplois à durée indéterminée ne concernent qu’à peine plus de 60 % de la main-d’œuvre. Les entreprises doivent faire des efforts pour sécuriser les emplois. »
    Pour les entreprises, la baisse de la population se traduit déjà par une pénurie de main-d’œuvre criante, particulièrement dans les services et l’industrie. En novembre, les statistiques indiquaient qu’il y avait, dans le pays, 120 postes disponibles pour 100 demandeurs d’emploi. Pour remédier à ce manque, le gouvernement mène une politique de visas spécifiques depuis les années 1990, pour attirer des travailleurs étrangers. En juin 2025, ces derniers étaient 3,95 millions dans l’Archipel, soit 3 % de la population. Ce chiffre pourrait dépasser les 10 % d’ici à 2070, si la tendance se poursuit.Mais rien n’est moins sûr, au regard de la montée du sentiment xénophobe dans le pays. L’administration Takaichi, ultraconservatrice, est déterminée à durcir les conditions d’immigration. Fin décembre, elle a ainsi annoncé un resserrement des conditions d’accès aux visas de résidents permanents.
    Obtenir la nationalité japonaise sera aussi plus difficile : il faudra désormais faire preuve de « dix ans ou plus » de résidence au Japon, contre « cinq ans ou plus » auparavant. Le visa d’ingénieur/spécialiste en sciences humaines/services internationaux sera, entre autres, révisé pour empêcher les titulaires de ce visa d’exercer des emplois qui ne nécessitent pas de compétences particulières. La lutte contre les étrangers en situation irrégulière – environ 70 000 – sera également intensifiée.Pour le reste, tout porte à croire que la tendance au déclin démographique va se poursuivre en 2026. Les experts s’inquiètent même du fait que 2026 est l’année du Cheval de feu, selon l’astrologie chinoise. Pendant la période Edo (1603-1868), une croyance disait que les femmes nées durant une année du Cheval de feu – celles-ci reviennent tous les soixante ans – avaient un tempérament « colérique », « têtu » et « rebelle ». Historiquement, cette superstition s’est traduite par une baisse des naissances ces années-là. La dernière fois, en 1966, le nombre de nouveau-nés avait ainsi plongé de 25 %. « Cette croyance ancrée dans la pensée patriarcale d’il y a plus d’un siècle ne devrait toutefois pas avoir d’incidence cette fois », veut toutefois croire Toru Kikkawa, de l’université d’Osaka et auteur de Hinoeuma, 2026, dou naru ? (« année du cheval de feu, que va-t-il se passer en 2026 ? », 2025, Kobunsha, non traduit).

    #Covid-19#migrant#migration#japon#natalite#immigration#economie#vieillissement#politiquemigratoire#xenophobie#sante

  • Immigration : un an après la circulaire Retailleau, les régularisations en chute libre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/22/immigration-un-an-apres-la-circulaire-retailleau-les-regularisations-en-chut

    Immigration : un an après la circulaire Retailleau, les régularisations en chute libre
    Par Julia Pascual
    Sékou (toutes les personnes citées par un prénom ont requis l’anonymat) pensait cocher toutes les cases. Cela fait sept ans que cet Ivoirien de 43 ans est en France, en CDI à temps plein dans le nettoyage, présente une bonne maîtrise du français et a un patron décidé à le soutenir dans ses démarches administratives. Quand il a déposé sa demande de régularisation à la Préfecture de police de Paris, il avait bon espoir d’obtenir un titre de séjour. Las, en août, il a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
    Un an s’est écoulé depuis que Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur entre septembre 2024 et octobre 2025, a impulsé un durcissement de la politique de régularisation, notamment à travers une circulaire de janvier. Ce texte, sorte de vade-mecum à l’attention des préfets, conditionne l’admission exceptionnelle au séjour à sept ans de présence sur le territoire, la certification d’une maîtrise du français, l’absence de tout élément tendant à constituer une menace à l’ordre public, ou encore l’absence d’une OQTF préalable. Il abroge la circulaire de 2012, dite Valls, et les critères de régularisation, plus ouverts et précis, qui prévalaient jusque-là. La régularisation « doit demeurer une voie exceptionnelle », rappelait le patron du parti Les Républicains dans sa circulaire. Le message a été parfaitement reçu par le corps préfectoral.
    D’après des éléments communiqués au Monde par le ministère de l’intérieur, le volume des régularisations est en chute de 42 % sur les neuf premiers mois de l’année, avec 11 012 titres délivrés contre 19 001 sur la même période de 2024. Cette baisse concerne presque toutes les catégories : les régularisations au titre du travail qui, avec 2 653 délivrances, baissent de 54 %, tout comme les régularisations en raison de la vie privée et familiale, qui chutent de 58 %, à moins de 4 000. « Seule la régularisation des anciens mineurs non accompagnés [devenus majeurs et en formation professionnalisante] connaît une tendance haussière (+ 12 %) passant de 3 081 à 3 454 titres délivrés », précise le ministère de l’intérieur.
    Quant à la voie spécifique de la régularisation dans certains « métiers en tension », ouverte par la loi « immigration » de 2024, celle-ci est embryonnaire. Poussé par Gérald Darmanin, lorsqu’il était Place Beauvau, ce titre de séjour à destination des travailleurs sans papiers dans des secteurs spécifiques n’avait pas été officiellement désavoué par son successeur. Bruno Retailleau avait néanmoins pesé de tout son poids pour limiter l’ampleur de la révision de la liste desdits métiers en tension.
    Finalement publiée par arrêté en mai, déclinée par régions, elle est jugée peu en phase avec la réalité de l’économie. A titre d’exemple, le secteur du nettoyage, notoirement connu pour recourir à une main-d’œuvre irrégulière, ne figure pas dans la liste pour l’Ile-de-France. Résultat : à peine 702 titres de séjour « métiers en tension » ont été octroyés sur les dix premiers mois de l’année (sachant que le dispositif doit s’éteindre au 31 décembre 2026).
    Même quand les étrangers semblent correspondre aux critères en vigueur, comme Sékou, ils s’exposent à un refus, la régularisation demeurant un pouvoir discrétionnaire à la main des préfets. « La circulaire Retailleau a eu peu d’effets en droit mais elle a eu un effet d’ambiance en envoyant un signal de fermeture très clair aux préfets comme aux demandeurs qui ont été dissuadés de déposer une demande », résume un préfet sous le couvert de l’anonymat. « C’est la roulette russe », dénonce Catherine Alif, du collectif nettoyage de la CGT parisienne, qui a accompagné l’Ivoirien dans ses démarches.
    Dans le département des Hauts-de-Seine, l’actuel préfet et ancien directeur de cabinet de Gérald Darmanin, Alexandre Brugère, s’est, par exemple, enorgueilli d’une baisse de 62 % des régularisations, passées de 395 en 2024 à 149 au 1er novembre. Le haut fonctionnaire a expliqué aux élus du département qu’outre la mise en œuvre de la circulaire Retailleau, il assumait une analyse la plus stricte possible des dossiers par ses services. Il n’est pas le seul.
    « Il y a un pourrissement de la situation des travailleurs étrangers, appuie Cécile Boulai, membre du collectif migrants de la CGT de Paris. Les critères de la circulaire Retailleau sont trop flous, on ne peut même pas conseiller aux gens de déposer une demande de titre de séjour, ils prennent trop de risque. » « Il vaut mieux rester dans la clandestinité que prendre une OQTF, corrobore l’avocate en droit des étrangers Elsa Ghanassia, à Grenoble. Je ne fais même pas venir les gens à mon cabinet. » Selon la circulaire Retailleau, tout refus de titre de séjour doit automatiquement être assorti d’une OQTF. Et, depuis la loi « immigration » de 2024, une OQTF a désormais une durée de validité de trois ans, contre un an auparavant.
    Diadie n’a pas reçu d’OQTF. Mais sa demande de régularisation a été rejetée en octobre et la Préfecture de police de Paris a signalé son cas comme relevant d’une « fraude » auprès de la justice. Ce Mauritanien de 37 ans, arrivé en France en 2017, se voit reprocher d’avoir fourni à l’appui de sa demande une promesse d’embauche d’une entreprise « connue pour la fourniture de documents de complaisance visant à régulariser ». « Je ne comprends pas, réagit cet homme dont la femme et les trois fils sont restés au pays. Je n’ai jamais volé. Je ne fais que travailler et après je rentre chez moi. En plus, j’ai changé d’employeur. Depuis juillet 2024, je suis en CDI dans une société de nettoyage de bureaux. Mon patron n’arrête pas de me demander mon récépissé. Si je lui dis que ma demande a été rejetée, il va me licencier. » Dans l’Essonne, Bertrand, originaire du Congo-Brazaville a, lui, vu sa demande, déposée en mars 2022, tout simplement clôturée du jour au lendemain, début 2025. En l’instruisant, la préfecture lui a demandé d’actualiser son attestation d’hébergement. Mais le mail était tombé dans ses spams. Bertrand ne l’a pas vu à temps. Sa demande a donc été rejetée. En France depuis dix ans, il vit avec sa femme, détentrice d’une carte de résident et infirmière à l’hôpital, dans un deux-pièces avec trois enfants. « Je suis bloqué, soupire-t-il. Je ne peux pas être déclaré, travailler normalement, passer mon permis, déménager. »
    Le durcissement à l’œuvre s’ajoute à une situation déjà ancienne dans laquelle les services des étrangers des préfectures sont sous-dotés, les prises de rendez-vous compliquées voire impossibles, les délais d’instruction longs parfois de plusieurs années. En Seine-Saint-Denis, département où le taux de population étrangère est le plus élevé, près de 20 000 demandes de premiers titres de séjour sont en attente d’examen. « La préfecture pense terminer cette année le traitement des dossiers déposés en 2022 », souligne Jean-Albert Guidou, de la CGT.
    Au-delà de la régularisation, c’est pour l’ensemble des étrangers que la situation demeure précaire. Dans un département comme les Hauts-de-Seine, ce sont ainsi environ 30 000 demandes de titres, toutes catégories confondues, qui sont en attente d’instruction. « Il y a des gens qui n’arrivent pas à renouveler leur titre de séjour de dix ans, rappelle Koundenecoun Diallo, de la Coordination 75 des sans-papiers. Les patrons ne les font plus travailler et ils deviennent sans papiers. »

    #Covid-19migrant#migration#france#regularisation#politiquemigratoire#sante#economie#droit#titredesejour

  • Réfugiés, résidents permanents ou même citoyens naturalisés : l’administration Trump cible la figure de l’étranger, bien au-delà des sans-papiers
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/02/refugies-residents-permanents-ou-meme-citoyens-naturalises-l-administration-

    Réfugiés, résidents permanents ou même citoyens naturalisés : l’administration Trump cible la figure de l’étranger, bien au-delà des sans-papiers
    Par Piotr Smolar (Washington, correspondant)
    Les mots choisis indiquent la direction empruntée. Dans un long message publié sur son réseau, Truth Social, jeudi 27 novembre, à l’occasion de la fête familiale de Thanksgiving, le président américain, Donald Trump, a lancé une virulente attaque contre les populations d’origine étrangère installées dans le pays.Selon lui, la plupart vivraient « grâce aux aides sociales » et viendraient d’« Etats faillis, ou de prisons, d’asiles psychiatriques, de gangs ou de cartels de la drogue ». Il les a opposés aux « citoyens américains patriotes », une distinction dénuée de sens dans un pays dont le récit national est tissé de fils venus du monde entier. En 2023, aux Etats-Unis, la part des résidents nés à l’étranger – elle est en constante augmentation depuis les années 1970 – s’élevait à 14,3 % de la population, soit 47,8 millions de personnes. Parmi eux, près de 25 millions sont naturalisés.
    A en croire le milliardaire, « seule la migration inversée peut pleinement réparer cette situation ». La migration inversée – ou remigration – est l’un des slogans des extrêmes droites dans les pays occidentaux. « La remigration maintenant », réclamait ainsi le compte X du département de la sécurité intérieure, jeudi 27 novembre. Le 14 septembre 2024 déjà, à moins de deux mois de l’élection présidentielle, Stephen Miller, désormais chef adjoint du cabinet présidentiel, montrait la voie sur X : « Le plan Trump pour arrêter l’invasion des petites villes de l’Amérique : la remigration ! »
    Stephen Miller est l’idéologue de la politique migratoire de l’administration Trump, notamment fondée sur la fermeture complète de la frontière avec le Mexique et l’octroi de moyens sans précédent au service de l’immigration et des douanes des Etats-Unis pour traquer les clandestins. Ils seraient 20 millions, selon les trumpistes, entre 11 millions et 13 millions, selon les experts. Fin mai, la presse américaine avait annoncé la création au département d’Etat d’un bureau de la remigration.
    A la veille de ce message incendiaire de Donald Trump, mercredi 26 novembre, deux soldats de la garde nationale déployée à Washington avaient été victimes d’une attaque par arme à feu au cœur de la capitale. Le suspect, arrêté, Rahmanullah Lakanwal, est un Afghan âgé de 29 ans. Il avait déposé, fin 2024, une demande d’asile validée sous l’administration Trump au printemps. Cet homme avait fait partie d’une unité paramilitaire travaillant pour la CIA, l’agence du contre-espionnage américain, dans la région de Kandahar. Une unité spécialisée dans les opérations sensibles. Après le retour au pouvoir des talibans, en août 2021, il avait été accueilli aux Etats-Unis, parmi les dizaines de milliers de personnes qui avaient travaillé dans le secteur civil ou militaire pour Washington.
    De la même façon que l’assassinat en septembre de Charlie Kirk, figure majeure du monde MAGA (Make America Great Again), avait déclenché une offensive de la Maison Blanche contre la mouvance « antifa » (antifasciste) et ses supposées ramifications, l’attaque dans la capitale a marqué le franchissement d’un autre seuil. Comme dans toute situation de crise, Donald Trump a imposé réactivité et surenchère, annonçant, sur Truth Social, qu’il voulait geler les arrivées en provenance de « tous les pays du tiers monde » et « renvoyer toute personne qui n’est pas un atout pour les Etats-Unis ou est incapable d’aimer notre pays ». Ce dernier critère, difficile à évaluer, s’ajoute à celui de ne pas être « compatible avec la civilisation occidentale ». Les Afghans sont particulièrement visés et toutes les demandes de visas ont été suspendues.
    Donald Trump est allé jusqu’à proposer de « dénaturaliser les migrants qui portent atteinte à la tranquillité intérieure ». Il est peu vraisemblable que cette idée passe l’épreuve du droit, mais elle témoigne de la confrontation organisée entre la population blanche des Etats-Unis et les autres. Une partie du monde MAGA est également foncièrement hostile aux visas de travail H-1B, délivrés aux étrangers hautement qualifiés. Donald Trump, lui, en défend l’intérêt contrairement à son vice-président, J. D. Vance ; un rare désaccord public entre les deux hommes.
    L’administration a multiplié les effets d’annonce en quelques jours. Elle a décidé de revoir tous les dossiers d’asile validés sous la présidence Biden. Le 27 novembre, dans un message sur X, Joseph Edlow, directeur de l’agence chargée des services de l’immigration et de la citoyenneté, annonçait aussi qu’un « réexamen rigoureux à grande échelle » serait conduit au sujet de toutes les Green Cards accordées avant le retour au pouvoir de Donald Trump. Des pays spécifiques sont visés. En juin, la Maison Blanche avait déjà publié une liste de 19 Etats considérés comme défaillants dans le traitement des dossiers d’asile et de visas. Donald Trump avait annoncé une restriction d’entrée pour les ressortissants de 12 d’entre eux, dont l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, Haïti, le Soudan ou encore la Somalie.
    Pour ce dernier pays, le Minnesota a été pris pour cible par Donald Trump. Instrumentalisant un scandale réel d’escroquerie, il a décrit un Etat sous la coupe de gangs somaliens. Le gouverneur est le démocrate Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris à l’élection présidentielle de 2024, accusé de laxisme dans la plus vaste enquête pour escroquerie liée à l’épidémie de Covid-19, en cours depuis 2022. Au total, 78 personnes, quasi exclusivement d’origine somalienne, ont été inculpées pour un détournement faramineux de près de 250 millions de dollars (215 millions d’euros), aux dépens d’un programme d’aide alimentaire infantile. Mais, selon la presse américaine, les schémas d’escroquerie au profit de membres de la communauté somalienne, forte de 80 000 personnes au Minnesota, seraient d’une plus grande ampleur, approchant le milliard de dollars de préjudice. Lundi 1er décembre, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé une enquête sur un possible financement involontaire par le contribuable du Minnesota des Chabab somaliens, un groupe affilié à Al-Qaida.
    Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump n’avait cessé d’évoquer une invasion du pays, organisée par les démocrates : selon le républicain, leur plan, assimilé à un complot, consistait à faire venir des étrangers par millions afin de disposer d’une main-d’œuvre à bas prix, de remplacer les ouvriers américains, et de faire voter les nouveaux arrivants par des moyens douteux.
    L’une des controverses de la campagne concerna la population haïtienne de Springfield, dans l’Ohio, accusée de manger les chiens. Vendredi 28 novembre, le gouvernement a annoncé l’expiration, début février 2026, du statut temporaire protégé de quelque 350 000 Haïtiens vivant aux Etats-Unis ; ils pourraient être expulsés. Les efforts initiaux de l’administration Trump pour supprimer ce statut pour les Haïtiens – et les Vénézuéliens – avaient été bloqués en justice. Mais l’objectif demeure inchangé.
    « Les Américains ne veulent pas de guerres stupides, de boulots américains délocalisés à l’étranger et de frontières grandes ouvertes, expliquait le vice-président, J. D. Vance, le 20 novembre, lors d’une conférence avec le site d’information Breitbart News. Que ce soit intentionnel ou non, c’était l’héritage du Parti républicain avant que Donald Trump n’arrive. » L’ancien sénateur de l’Ohio assurait que le durcissement en cours relevait d’une saine défense des intérêts nationaux. « C’est presque comme si l’Europe et l’Amérique s’étaient mis en tête que le contrôle de leurs frontières était fondamentalement non compassionnel, peut-être même raciste et mauvais. Le président et moi rejetons cette approche. (…) C’est le sens même d’un gouvernement. »
    Tout cela est dit sur le ton de l’évidence. Mais comme l’ont montré les élections partielles, début novembre, le rejet de l’administration actuelle semble croissant au sein de la population. Au Congrès, les élus républicains s’inquiètent, en coulisses, d’élections de mi-mandat potentiellement difficiles, d’ici à onze mois, en novembre 2026. Dans un sondage Gallup publié fin novembre, l’impopularité de Donald Trump se confirmait, avec seulement 36 % d’approbation. Sur la question de l’immigration, ils étaient 37 % à soutenir son action. Une chute de 9 points depuis février.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#etranger#xenophobie#sante#droit

  • „Keine bedauerlichen Einzelfälle“ : Vater von Attentatsopfer klagt Politik an
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/magdeburg-brokstedt-illerkirchberg-wie-die-familien-der-opfer-von-a

    A Berlin la droite récupère une marche de commémoration pour les victimes d’attentats dur le sol allemand.

    16.11.2025 von Carola Tunk - In Berlin-Mitte fand eine Gedenkveranstaltung für die Opfer von Anschlägen und anderen Gewalttaten statt. Die Menschen hier wollen von der Politik gehört werden.

    331 Tage ist es her, dass Lucy ihren Bruder verlor. Der neunjährige André ist eines von sechs Todesopfern des Anschlags auf den Magdeburger Weihnachtsmarkt am 20. Dezember 2024. Andrés Schwester ist mit ihrem Vater, Marco Gleißner, am Samstagnachmittag nach Berlin gekommen, um gemeinsam mit anderen Angehörigen zu trauern.

    Viele der rund 100 Teilnehmer der Trauerwache Unter den Linden haben Familienmitglieder bei Gewalttaten verloren. Gemeinsam mit anderen Anteilnehmenden gedenken sie insbesondere der Menschen, die durch Attentate, Anschläge oder extreme Gewalthandlungen getötet wurden.

    Wie die Veranstalterin gegenüber der Berliner Zeitung im Vorfeld ausführte, habe man mit der Trauerwache explizit und ausschließlich denjenigen Opfern gedenken wollen, „die durch Schutzsuchende getötet wurden“, also Flüchtlinge. Dennoch lege man Wert auf die Feststellung, dass man „nichts Religiöses, Politisches oder Rechtes“ an sich habe. „Wir sind keine Naziveranstaltung.“

    „Kinderleben, die zu schützen sind“

    Vor der Bühne der Veranstaltung steht ein riesiger Schulbus. An ihm hängen Plakate mit den Namen der Kinder: Der Bus steht symbolisch dafür, dass die jungen Menschen ihr Leben noch vor sich hatten, wie die Veranstalterin erklärt. Auf der Bühne und mit Plakaten an den Zäunen wird aber auch an andere Anschlagsopfer erinnert: Ein Mann hält beispielsweise eine Rede auf Łukasz Urban – polnischer Lkw-Fahrer und erstes Opfer des Attentäters Anis Amri. Amri erschoss Urban, um dessen Sattelschlepper zu stehlen. Das rekonstruierten später die Ermittler. Damit tötete Amri dann auf dem Breitscheidplatz weitere elf Menschen, mehr als 70 wurden verletzt.

    Dann werden die Namen der Opfer verlesen: Yannis, Wilhelm, Leo, Rita, Sharam, Susanna … Daran anschließend spricht der Vater von Ann-Marie. Michael Kyrath verlor seine 17-jährige Tochter bei einer Messerattacke in Brokstedt am 25. Januar 2023, bei der auch der Freund von Ann-Marie getötet wurde. Kyrath lässt nicht locker: Er will, dass die Politik endlich handelt. Sie solle sich wieder auf Recht und Ordnung besinnen, wie sie es von ihren Bürgern auch verlangt. „Es geht um unser Kinderleben, die zu schützen sind“ Unter den Linden seien Menschen zusammengekommen, die zeigen, dass es „keine bedauerlichen Einzelfälle sind, wie die Politik behauptet“. Es sei ein sehr emotionaler Tag, sagt Kyrath.

    Trauermarsch verlegt: Veranstaltung darf nicht am Brandenburger Tor beginnen

    Eine Politikerin, die sich für Stimmen der Angehörigen einsetzt, ist Frauke Petry, frühere AfD-Chefin und Neu-Gründerin der Partei Team Freiheit. Sie weist darauf hin, dass viele der Opfer in der Öffentlichkeit keinen Namen und kein Gesicht haben. „Aber Erinnerung braucht immer einen Namen und ein Gesicht“, sagt Petry. Deshalb unterstütze sie die Aktion von Michael Kyrath.

    Auch Marco Gleißner setzt große Hoffnungen in die Versammlung: Vielleicht könne sie helfen, dass ähnliche Taten nicht mehr passieren. Er wünscht sich auch, dass die Opfer nicht vergessen werden. An einigen Prozesstagen gegen den Attentäter Taleb Al Abdulmohsen war Gleißner vor Ort. Al Abdulmohsen, ein Psychiater aus Saudi-Arabien, war mit einem Auto 400 Meter durch die Menschenmenge gerast. Der Vater kann den Tod seines Sohnes André auch ein knappes Jahr später nicht fassen: „Man kann es nicht glauben.“

    Foto
    Die Versammlung zog auch Polit-Prominenz an: Frauke Petry war vor Ort.Thomas Meyer/Ostkreuz

    Magdeburg, Illerkirchberg, Brokstedt und andere Städte haben sich ins Gedächtnis der Deutschen gebrannt, weil hier schreckliche Gewalttaten verübt wurden. Die Angehörigen wollen, dass das so bleibt, und kämpfen gegen das Vergessen. Und sie fordern eine andere Migrationspolitik. Dass nicht alle Flüchtlinge „hierher“ kommen können, das hört man hier oft.

    #Allemagne #attentat #xénophobie #politique #droite

  • Accord franco-algérien : la droite et les macronistes offrent au RN une victoire historique
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/301025/accord-franco-algerien-la-droite-et-les-macronistes-offrent-au-rn-une-vict

    Et soudain, l’extrême droite jubile. Les député·es du Rassemblement national (RN) et leurs alliés se sont levés en hurlant, jeudi 30 octobre, dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, pour célébrer une victoire symbolique et un tournant majeur de l’histoire parlementaire. Grâce aux voix des groupes Horizons et de la droite Les Républicains (LR), mais aussi grâce à l’absence de nombreux députés macronistes, l’Assemblée a adopté à une voix près la proposition de résolution du RN visant à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968.

    Scrutin public n°3260 sur la proposition de résolution visant à dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968 (article 34-1 de la Constitution).
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/3260
    https://seenthis.net/messages/1125419

    L’accord franco-algérien de 1968, un fantasme de la droite
    https://orientxxi.info/magazine/en-finir-avec-l-accord-franco-algerien-de-1968-une-obsession-de-la-droit

    Conçu pour faciliter l’immigration économique et pallier le besoin de main d’œuvre des Trente Glorieuses, l’accord prévoyait la libre circulation entre les deux pays pour les ressortissants algériens. Vidé de son contenu au cours des ans, le texte n’a aucune influence sur les flux migratoires ; pourtant la droite se mobilise pour l’abroger, ce qui lui permet d’agiter ses fantasmes sur l’invasion du pays.

    https://histoirecoloniale.net/tag/traite-franco-algerien-de-1968

    #France_Algérie #Paris #Alger #accord_de_1968

  • Préférence nationale déguisée, préférence nationale assumée ? Antoine Math, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) - La lettre du Comede, Maux d’exil n.78, mars 2024.
    https://ires.fr/publications/ouvrages-et-articles/preference-nationale-deguisee-preference-nationale-assumee

    Le Parlement a adopté dans le cadre de la loi immigration une condition d’ancienneté de séjour régulier de 5 années pour l’accès aux prestations familiales, aux aides personnelles au logement, à l’allocation personnalisée d’autonomie et au droit au logement opposable1. Cette disposition a finalement été censurée par le Conseil constitutionnel, non pas sur le fond mais parce qu’elle n’avait pas sa place dans cette loi. Elle pourrait donc réapparaître prochainement.

    Une telle condition n’est pas de la « préférence nationale » au sens strict, celle qui figurait en tête des tracts du Front national au début des années 1980. Il ne s’agit en effet pas de la « condition de nationalité » consistant à exiger des personnes d’être française ou européenne, mais elle s’en inspire et s’y substitue, d’où la qualification justifiée de « préférence nationale déguisée ». L’extrême droite ne s’y est d’ailleurs pas trompée, parlant de victoire idéologique.

    Expériences puis mise à l’écart de la condition de nationalité

    La condition de nationalité n’est pas inconnue de notre système de protection sociale, même si elle n’a jamais concerné les assurances sociales. Ces dernières ont d’ailleurs longtemps ignoré la nationalité (lois sur les retraites en 2010, les assurances sociales en 1928 et 1930, les prestations familiales en 1932, Sécurité sociale en 1945). La qualité de travailleur ou de cotisant constituait alors le principal, sinon le seul, critère d’accès. Une première rupture intervient en 1993 avec l’exigence de la régularité de séjour pour l’accès aux assurances sociales (maladie, invalidité, vieillesse…). L’ajout d’une nouvelle condition de 5 années de séjour régulier pour les prestations familiales, placées histori­quement au cœur de la Sécurité sociale, constituerait une nouvelle rupture.
    .
    À côté des assurances sociales cependant, l’idée a longtemps prévalu que l’assistance ou l’aide sociale devait reposer sur une « solidarité nationale » réservée aux seuls Français. Durant la IIIe République, l’État social naissant devient un moyen de faire nation. Il s’agit de protéger le citoyen français en lui accordant des « privilèges »3. Au tournant du 20e siècle, les étrangers sont exclus des premières lois d’assistance aux pauvres, dont l’aide médicale (1893). L’exclusion va peu à peu être levée via des conventions passées avec les principaux pays de provenance, ainsi qu’en vertu de la Convention de Genève de 1933 pour les réfugiés apatrides dits « Nansen » (russes, arméniens…) et la Convention issue de la conférence d’Évian de 1938 pour les réfugiés fuyant l’Allemagne nazie.

    Après-guerre, d’autres conventions (réfugiés, apatrides, convention européenne d’assistance sociale et médicale) conduisent en 1954 à l’ouverture de l’aide sociale aux étrangers, sans exception.

    La condition de nationalité a perduré plus longtemps pour des « prestations non contributives » versées par les caisses de sécurité sociale. À l’origine, une loi du 14 mars 1941 stipulant « Nous, Maréchal de France, chef de l’État français, décrétons : (…) il est accordé une allocation aux vieux travailleurs français sans ressources suffisantes, âgés de soixante-cinq ans ou plus (…). Les étrangers ne peuvent s[’en] prévaloir ». Cette exclusion sera reprise en 1956 pour le minimum vieillesse, 1957 pour l’allocation supplémentaire aux invalides et 1975 pour l’allocation aux adultes handicapés. La levée de cette exclusion va être le résultat d’un long combat pour faire prévaloir le principe d’égalité4. D’abord pour les ressortissants communautaires après plusieurs condamnations de la France par la Cour de Justice de Luxembourg dans les années 1970. Pour les étrangers non communautaires, après des censures du Conseil constitutionnel en 1990, de la Cour de justice de Luxembourg et de la Cour de cassation en 1991 pour des anciens travailleurs pouvant se prévaloir d’un accord de leur pays avec la CEE et enfin de la Cour européenne des droits de l’Homme à partir de 1996, la condition est enfin écartée par la loi en 1998.

    Substitut à la condition de nationalité et « préférence nationale déguisée »

    Cette condition, ou préférence nationale, est donc bannie sauf à revoir la Constitution et remettre en cause la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme… D’autres obstacles ont alors été opposés aux étrangers et se sont en partie substitués à la condition de nationalité5. Ce fut d’abord la condition de régularité du séjour, généralisée par la loi « Pasqua » de 1993 à quasiment toute la protection sociale à quelques exceptions près, dont l’aide médicale. Ce tournant majeur va se traduire, par exemple, par l’exclusion des étrangers sans titre de séjour de l’assurance maladie, un choix confirmé ensuite par la loi CMU (1999). Ses effets vont être d’autant plus forts que des restrictions sont apportées aux listes des pièces exigées pour justifier de cette condition et que la précarisation du séjour ne cesse de s’accroitre6.

    Pour qui veut exclure les étrangers toujours davantage, l’exigence de la condition de régularité du séjour est insuffisante. C’est dans ce contexte que la condition d’ancienneté de séjour régulier ou d’antériorité de titres de séjour va se développer [dès 1988, avec la création par la gauche, avec l’assentiment de l’ensemble de l’Assemblée nationale, du RMI, ndc].

    La part des étrangers en situation régulière exclus est d’autant plus élevée qu’il peut être difficile d’apporter la preuve d’une régularité ancienne et qu’il est souvent impossible de justifier de la continuité du séjour régulier durant la période en raison des courtes interruptions causées par les pratiques préfectorales lors des renouvellements de titres de séjour. Et, bien sûr, l’exclusion sera d’autant plus forte que la durée d’ancienneté exigée est longue.

    Or, de réformes en réformes, cette durée s’allonge. Elle passe de 3 à 5 ans en 2004 pour le revenu minimum d’insertion (RMI).
    Elle est étendue en 2006, puis allongée de 5 à 10 ans en 2012, à l’allocation de solidarité aux personnes âgées. Elle est étendue au conjoint du demandeur du revenu de solidarité active (RSA) en 2009, puis à la prime d’activité en 2016. Elle est portée en 2012 à 15 ans pour le RSA à Mayotte, en dépit d’un avis défavorable du Conseil d’État. En 2018, le gouvernement fait adopter une disposition législative pour la porter à 15 ans également en Guyane, mais ce durcissement est annulé par le Conseil constitutionnel.

    Un tel engouement est clairement xénophobe : de fait, cette condition d’ancienneté de séjour régulier joue la fonction d’exclusion qui aurait été dévolue à une condition de nationalité7. Avec l’assentiment d’un spectre de plus en plus large de décideurs politiques, et souvent dans l’indifférence de ceux classés à gauche. L’idée a débordé les partis d’extrême droite, hier les seuls à préconiser une « préférence nationale » et s’est propagée dans d’autres programmes politiques. De ce point de vue, n’a malheureusement pas été une réelle surprise le vote au Parlement par les élus d’extrême droite, désormais ceux de droite et ceux soutenant le gouvernement, d’une telle mesure d’exclusion des prestations aux familles ou aux personnes âgées en perte d’autonomie, ou encore des aides au logement. Restent une certaine sidération et la honte face à ce piétinement du principe d’égalité.

    1. - La durée est ramenée à 30 mois pour les personnes affiliées à un titre professionnel. De plus, par rapport à l’amendement voté au Sénat, d’autres assouplissements ont été apportées par la Commission mixte paritaire, notamment pour les aides au logement.
    2. - Math A., 2021, La protection sociale des personnes étrangères ressortissants d’un pays non-membre de l’Union européenne, Informations sociales, 2021/2, n°203-204, p.158-166
    3. - Slama S., 2012, « Les nouvelles frontières des droits sociaux des étrangers non européens », in Les droits sociaux, entre droits de l’Homme et politiques sociales, LGDJ
    4. - Isidro L., 2017, L’étranger et la protection sociale, Dalloz. Lochak D., 2000, Quand l’administration fait de la résistance. Les prestations non contributives et les étrangers, in Drôle(s) de droit(s). Mélanges en l’honneur de Élie Alfandari, Dalloz, p. 405-416.
    5. - Izambert C., 2018, La régularité du séjour des étrangers en France : frontière du projet d’universalisation de la protection sociale ?, Revue française des affaires sociales, n° 4.
    6. - Math A., 2016, Les conséquences de la précarisation du séjour sur l’accès aux droits économiques et sociaux, in Gisti, Précarisation du séjour, régression des droits, coll.
    « Penser l’immigration autrement », p. 83-91
    7. - Math A., 2014, Le RSA et les étrangers : origine et fortunes de la condition d’antériorité de résidence, Revue de droit sanitaire et social, n° 3, p. 564-576

    #étrangers #xénophobie_d'État #préférence_nationale #protection_sociale #Préférence_nationale_déguisée #droits_sociaux

  • Les APL gelées en 2026 et même supprimées pour [plus de 300 000] étudiants étrangers ?
    https://demarchesadministratives.fr/actualites/budget-2026-le-gouvernement-veut-geler-les-apl-et-les-suppr

    Le projet de #budget 2026 contient le gel des aides personnalisées au logement et la suppression de ces aides pour certains étudiants étrangers non boursiers.
    Alors que le gouvernement cherche à faire des économies, l’exécutif a notamment ciblé les #APL (aides personnalisées au logement). En effet, le projet de budget pour 2026, présenté ce mardi 14 octobre en conseil des ministres prévoit de geler ces aides pour l’année à venir, à l’instar de plusieurs autres prestations sociales. De plus, il prévoit de supprimer les APL pour certains étudiants étrangers.

    Selon le projet de budget, les aides personnalisées au logement ne feront pas l’objet d’une revalorisation en 2026 pour suivre l’inflation, contrairement aux années précédentes. Cette décision, inscrite dans l’#année_blanche budgétaire, vise à stabiliser le montant d’aides versées. Cette mesure devrait permettre à l’État de réaliser une économie globale de 108 millions d’euros, dont 54 millions d’euros générés par le choix de ne pas indexer ces aides sur l’inflation.​

    Le projet prévoit également de supprimer l’accès aux APL pour les étudiants étrangers non ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen (EEE), ou de la Suisse, lorsque ceux-ci ne bénéficient pas d’une bourse. Seuls les étudiants extra-communautaires boursiers (environ 2 à 3 % des 315 000 étudiants concernés) pourraient continuer d’en bénéficier. La suppression des APL pour les étudiants extra-communautaires non boursiers représente une économie potentielle estimée à 400 millions d’euros pour l’État.

    On nous aurait trumpé ?

    #étudiants_étrangers #droits_sociaux #xénophobie_d'État #merci_PS

    • PLF 2026 : Fage, Union étudiante et Unef opposés à la fin des APL pour les étudiants extracommunautaires non boursiers
      https://www.aefinfo.fr/depeche/739341-plf-2026-fage-union-etudiante-et-unef-opposes-a-la-fin-des-apl-pour-l

      Alors que le PLF 2026 prévoit d’exclure les étudiants extracommunautaires non boursiers des bénéficiaires des APL (aides personnelles au logement), la Fage, l’Union étudiante et l’Unef dénoncent, dans des communiqués distincts, une mesure « raciste » qui risque d’aggraver la précarité de ces étudiants, entre le 15 et le 16 octobre 2025. Les trois organisations étudiantes réclament le « retrait immédiat » de cette mesure. « De nombreuses coupes budgétaires sont prévues sur le dos des étudiants », déplore l’Union étudiante, alors que les crédits « vie étudiante » du programme 231 de la Mires,sont en baisse de 25,6 M€.

      « Non à la suppression des APL pour les étudiants extracommunautaires non boursiers. » La Fage, l’Union étudiante et l’Unef expriment leur ferme opposition à cette mesure qui figure dans le PLF 2026, présenté le 14 octobre 2025 en conseil des ministres.

      S’agissant des étudiants hors UE, le texte budgétaire prévoit de restreindre le bénéfice des APL aux seuls étudiants extracommunautaires boursiers. Ainsi, les étudiants hors UE ne bénéficiant pas de bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux ne pourront plus toucher ces aides au logement.

      « UNE MESURE DANGEREUSE ET INACCEPTABLE » (LA FAGE)

      La Fage juge la « mesure raciste, dangereuse et inacceptable ». Dans un message posté sur LinkedIn au lendemain de la présentation du projet de budget, l’organisation étudiante dénonce une « logique de ciblage », « lourde de conséquences et très dangereuse », qui risque de « dégrader plus encore les conditions de vie d’étudiants qui sont déjà dans des situations de #précarité extrême ». La Fage rappelle que 60 % des étudiants bénéficiaires de ses épiceries solidaires Agoraé sont des étudiants étrangers, « dont 63 % sont non-boursiers » .

      Le syndicat étudiant réclame que « les APL restent accessibles à tous les étudiants, sans discrimination de nationalité » et plaide pour le « retrait immédiat » de la mesure, alors que "le logement représente le premier poste de dépense d’un étudiant" (lire sur AEF info).

      L’UNEF LANCE UNE PÉTITION « POUR EXIGER L’ÉGALITÉ DANS L’ACCÈS DES APL »

      Même opposition exprimée par l’Unef, dans un communiqué diffusé le 16 octobre, qui dénonce « une rupture d’égalité manifeste » et « une attaque raciste ». En voulant supprimer les aides au logement pour les étudiants étrangers non-boursiers, « le gouvernement veut appauvrir encore plus 300 000 étudiantes et étudiants qui font déjà partie des étudiantes et étudiants les plus #précaires », fustige l’organisation étudiante.

      L’Unef pointe aussi la proposition du gouvernement « d’ augmenter à 100 euros la taxe que ces étudiantes et étudiants doivent payer pour demander ou pour renouveler leur visa » .

      Dénonçant « une triple précarité », administrative, pédagogique et financière, subit par ces étudiants extracommunautaires non boursiers, l’Unef appelle « au retrait de ces mesures », jugées « injustes et xénophobes ». L’organisation étudiante, qui a calculé que le coût de la vie pour ces étudiants étrangers, en moyenne de +14 % par rapport au niveau de vie des étudiants français, indique lancer une pétition « pour exiger l’égalité dans l’accès des APL ».

      Pour rappel, les étudiants extracommunautaires non boursiers sont en principe soumis aux droits d’inscription différenciés.

      « PRÈS DE 300 000 ÉTUDIANTS SANS APL », SELON L’UNION ÉTUDIANTE

      L’Union étudiante alerte également sur cette proposition jugée « raciste et qui promeut la #préférence_nationale ». « Ce sont près de 300 000 étudiantes et étudiants qui se retrouveront sans APL », estime le syndicat étudiant, dénonçant « une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant ». « Exclus du système de bourses, ces étudiants sont très souvent obligés de se salarier. La suppression des APL pour ces étudiants les empêcherait concrètement de subvenir à leurs besoins et de se loger, accentuant les situations de #sans-abrisme étudiant », alerte l’Union étudiante, dans un communiqué diffusé le 14 octobre.

      DES « COUPES BUDGÉTAIRES SUR LE DOS DES ÉTUDIANTS »

      Au-delà de cette mesure, l’organisation étudiante se dit opposée à ce PLF qui « ne fait que prolonger la logique de restriction des dépenses publiques, au détriment des services essentiels et de la jeunesse », selon l’Union étudiante.

      Pour rappel, s’agissant de la Mires, le PLF 2026 prévoit 31,47 Md€ de crédits de paiement, soit +566 M€ comparé à la loi de finances 2025. Mais les crédits « vie étudiante » du programme 231, qui s’élèvent à 3,2 Md€ en CP, sont en baisse de 25,6 M€.

      « Malgré cette hausse, ce sont de nombreuses coupes budgétaires qui sont prévues sur le dos des étudiants ! », dénonce encore le syndicat. « Les allègements pour les entreprises et les niches fiscales, comme le Crédit Impôt Recherche (CIR), sont reconduits, tandis que les aides sociales stagnent », déplore l’organisation qui y voit « un choix clair : subventionner la recherche privée au détriment de la recherche publique, sans transparence ni contrôle ».

      L’Union étudiante revendique :

      « Un revenu d’autonomie à hauteur du seuil de pauvreté ;
      le maintien des APL pour toutes et tous et l’augmentation de leurs montants ;
      la gratuité réelle de l’enseignement supérieur, pour tous les étudiants sans distinction ni sociale ni géographique ;
      le retrait du crédit impôt recherche et une augmentation et réorientation des dépenses fiscales vers la recherche publique ;
      l’abrogation des réformes des retraites et le financement des services publics par une fiscalité de justice sociale. »

    • L’Agence France Police publie un article qu’il faut regarder. Ils y ont documenté la prolifération commerciale de site et infos qui racontent pour générer de la connexion n’importe quoi sur la protection sociale à ceux qui en dépendent . Ces trucs contribuent au brouillage de tout repère dans le maquis bureaucratique et constamment changeant des droits collectifs.

      Quant à la mesure prise, priver plus de 300 000 étrangers d’APL, elle repose sur une ruse. Puisqu’il ne serait ni constitutionnel ni conforme au droit européen d’exclure les étrangers, et pas même les étrangers non ressortissants de pays hors U.E en général, on vire les non boursiers, sachant qu’il est difficile et rare pour les étrangers d’en obtenir une.

      « Non, la CAF ne va pas cesser de verser des aides aux personnes nées à l’étranger à partir de 2026 ». On subordonne « exceptionellement » l’accès à un droit social (APL) au bénéfice d’un autre droit social (bourse). On étend la préférence nationale réelle à défaut de la rendre à la fois formelle et réelle. L’intention y est. Nul doute qu’on cherchera d’autres moyens de la mettre en oeuvre.

      Non, la CAF ne va pas cesser de verser des aides aux personnes nées à l’étranger à partir de 2026
      https://factuel.afp.com/doc.afp.com.78PH7ZQ#:~:text=Dans%20un%20contexte%20de%20recherche,à%20c.

      edit

      Cette mesure « peut créer des milliers et des milliers de situations dramatiques », alerte Manuel Domergue, rappelant que les systèmes de bourse ne sont pas les mêmes à l’étranger et que seulement « 2% à 3% des 315 000 étudiants étrangers extra-communautaires » sont boursiers.

      [Manuel Domergue, Fondation pour le logement des défavorisés] calcule grossièrement que refuser entre 100 et 150 euros d’aides mensuelles à 300 000 à 310 000 étudiants pourrait induire des économies d’environ 400 millions d’euros.

      Les crédits alloués à l’aide à l’accès au logement, qui comprend les APL, seront de 16,1 milliards d’euros en 2026, en baisse de 600 millions d’euros par rapport à l’année précédente.

      https://perma.cc/B59X-RAYX

      edit sur la « préférence nationale déguisée » un historique https://seenthis.net/messages/1141480

    • Non à la suppression des APL pour les étudiant·es étranger·es ! Pétition
      https://www.change.org/p/non-à-la-suppression-des-apl-pour-les-étudiant-es-étranger-es

      Entre 100 et 250 € de moins par mois pour les étudiant·es étranger·es et des difficultés d’accès au logement démultipliées : voilà ce que contient le projet de budget 2026 présenté par le gouvernement Lecornu.

      L’article 67 du projet de loi de finances propose, sans justification ni étude d’impact, d’exclure des Aides personnalisées au logement (APL) la quasi-totalité des étudiant·es étranger·es extra-européen·nes. Cette nouvelle mesure discriminatoire instaure parmi les étudiant·es une véritable préférence nationale dans l’aide au logement.

    • « Nous partageons cette fierté française d’accueillir les étudiants du monde entier, a rétorqué le ministre de la ville et du logement, Vincent Jeanbrun. En accompagnant les boursiers qui ont de faibles ressources, mais pas nécessairement le riche étudiant texan. » Cet exemple-là n’est toutefois pas le plus parlant. Les quelque 266 000 étudiants extracommunautaires sont en effet originaires pour moitié d’Afrique, à 22 % d’Asie et d’Océanie et seulement à 8 % du continent américain.

      Surtout, très peu d’étudiants hors Union européenne (UE) bénéficient d’une bourse versée par les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Ce qui s’explique par des conditions restrictives : avoir une carte de séjour ou un statut de réfugié reconnu par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, tout en étant domicilié en France depuis au moins deux ans et en attestant d’un foyer fiscal de rattachement. Pour s’inscrire à l’université, ils doivent en outre payer, depuis 2019, des frais d’inscription quinze à seize fois supérieurs.

      « La majorité des étudiants étrangers non communautaires viennent de pays très pauvres. L’étudiant texan, c’est un épouvantail. Et cette restriction des aides au logement n’est rien d’autre qu’une forme de #préférence_nationale  », affirme Manuel Domergue, le directeur des études de la Fondation pour le logement. L’extrême droite s’est pour sa part félicitée de voir le débat se déplacer sur son terrain de prédilection. « Les Français apprennent ainsi que les étudiants étrangers bénéficiaient des APL. Il faut soulever tous les capots », a réagi l’eurodéputée (Reconquête !) Sarah Knafo, sur X.

      [...]

      Ce tour de vis pourrait n’être qu’une première étape. Le député macroniste d’Eure-et-Loire Guillaume Kasbarian, ancien ministre chargé du logement, propose d’aller « un cran plus loin », en supprimant les APL pour tous les étudiants étrangers hors de l’espace européen, boursiers ou non.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/21/budget-avec-l-eventualite-de-la-suppression-de-leurs-apl-un-saut-dans-l-inco

  • Immigration : les vérités qui fâchent les fachos (1/4)
    Nouveau dossier LNP – Politique & Société

    Non, l’immigration n’est pas un « problème moderne ». Elle est la conséquence directe de plusieurs siècles d’esclavage, de colonisation et d’impérialisme économique.

    Dans ce premier volet, on revient sur les racines historiques du « grand déplacement », loin des fantasmes du « grand remplacement ».

    À lire ici :
    https://lenouveauparadigme.fr/immigration-les-verites-qui-fachent-les-fachos-1-4

    📝 Une série en quatre parties, à suivre dans les prochaines semaines :
    → néolibéralisme et migrations
    → multinationales et extraction des richesses
    → avenir de l’Europe face aux exodes

    #immigration #histoire #colonialisme #capitalisme #LNP #xénophobie #réfugiés #société #France #Europe

  • Le Japon confronté à une vague montante de sentiment xénophobe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/17/le-japon-confronte-a-une-vague-montante-de-sentiment-xenophobe_6641532_3210.

    Le Japon confronté à une vague montante de sentiment xénophobe
    Rétif à l’immigration, l’Archipel voit la population d’étrangers augmenter rapidement. La tendance nourrit un sentiment d’insécurité abondamment véhiculé sur les réseaux sociaux et repris par des élus qui profitent du moindre fait divers pour attiser la peur et le rejet de l’autre.
    Par Philippe Mesmer (Kawaguchi, envoyé spécial)
    Drapé dans un drapeau japonais, regard intense et verbe haut, Yusuke Kawai sait théâtraliser ses prises de parole. « Je me bats pour que les femmes puissent de nouveau marcher seules en ville le soir », assène le quadragénaire né à Kyoto, diplômé de sciences humaines et d’économie, mais aussi ancien comédien.
    Debout sur son petit camion électoral orné du slogan « Nihonjin First » (« les Japonais en premier »), le président du petit parti d’extrême droite Yamato débite son discours sécuritaire et anti-immigrés. Sous le regard de nombreux policiers, 200 personnes, surtout des jeunes et des femmes, ont bravé la moiteur de ce soir de septembre pour l’écouter devant la gare de Warabi, à Kawaguchi.
    La ville, située au nord de Tokyo, catalyse les discours hostiles aux étrangers, de plus en plus virulents dans un Japon historiquement rétif à l’immigration, attaché à sa sécurité et à la préservation de sa culture, inquiet au point d’avoir porté au Parlement des partis ouvertement xénophobes et incité le gouvernement à durcir le contrôle de l’immigration.
    Aux côtés de M. Kawai, Chikako Fujiwara, élue de Chiba (à l’est de Tokyo), s’en prend à la quinzaine de militants antiracistes présents pour montrer leur hostilité au rassemblement. « Ici, c’est le Japon. En soutenant les immigrés, vous faites de la discrimination des Japonais », lance-t-elle à une jeune femme qui l’appelle à « arrêter de prétendre que [son] racisme est du patriotisme ». Puis elle s’attaque aux étrangers qui « abusent [de l’équivalent] du RMI, réservé aux Japonais les plus pauvres, avant de faire venir leur famille ».
    Les Kurdes particulièrement ciblés
    A Kawaguchi, ville de tradition métallurgique de 600 000 habitants, la population baisse, comme partout dans l’Archipel. Le nombre d’étrangers atteint 7,32 % du total, contre à peine 3 % à l’échelle nationale, sur une population de 125,8 millions d’habitants. Chinois, Coréens, Vietnamiens, Népalais ou encore Kurdes de Turquie y font leur vie, profitant de loyers modérés et de la proximité de Tokyo, à seulement une demi-heure en train.
    Depuis 2023, un ressentiment cible en particulier les quelque 2 000 Kurdes vivant à Kawaguchi, la plupart travaillant dans le recyclage des matériaux. A l’origine du mécontentement, une émeute que plusieurs d’entre eux ont provoquée en 2023 devant l’hôpital de la ville pour une histoire d’adultère réglée au couteau, ou encore des agressions sexuelles de collégiennes. Autant d’événements qui ont poussé la ville à adopter une « résolution demandant un renforcement de la répression des crimes commis par certains étrangers », largement reprise par la presse nationale, à commencer par le très droitier quotidien Sankei.
    Les attaques contre la communauté ont atteint un tel niveau qu’une plainte a été déposée en février contre les organisateurs d’un rassemblement antikurde, en décembre 2024, à Kawaguchi, où des propos discriminatoires ont été formulés. Vakkas Cikan, président de l’Association culturelle kurde du Japon, a appelé au calme et à « une société dans laquelle les minorités peuvent vivre sans avoir peur ».
    Les médias brodent aussi abondamment sur les crimes des étrangers, comme l’attaque au couteau, le 12 septembre, par un Ethiopien dans un konbini, une supérette de proximité. Les réseaux sociaux bruissent quant à eux des violences commises en Europe ou aux Etats-Unis par des personnes issues des minorités, ainsi que des discours populistes du mouvement MAGA (Make America Great Again) de Donald Trump. La mémoire du militant Charlie Kirk, qui s’était rendu plusieurs fois au Japon et a été assassiné le 10 septembre, a ainsi été saluée par l’extrême droite.
    Le retentissement national des incidents de Kawaguchi a exacerbé l’hostilité à l’égard des étrangers, auparavant surtout tournée contre les Coréens et les Chinois. Elle se nourrit aussi de la hausse rapide du nombre d’immigrés – 3,7 millions en 2024, contre 2,2 millions en 2014. On assiste à une multiplication des visas à vocation professionnelle : recherchés par des entreprises en manque de main-d’œuvre, les immigrés irriguent la restauration, la distribution, la santé, la construction et l’industrie. Si le flux se poursuit au rythme actuel, la population étrangère du Japon dépassera 10 % du total au plus tard en 2067, selon l’Institut sur la population et la sécurité sociale.
    Les chiffres de la police n’indiquent aucune explosion de crimes et délits commis par les étrangers mais, note Shunsuke Tanabe, sociologue à l’université Waseda, à Tokyo, « comme ces derniers sont en plus grand nombre dans leur voisinage, les Japonais pensent que la sécurité se détériore ». La révision de la loi sur l’immigration en 2023, entre autres pour lutter contre les demandes d’asile répétées soupçonnées de masquer des séjours illégaux, a dopé la montée du sentiment discriminatoire, ajoute Megumi Fukushima, élue sans étiquette de Tsurugashima, près de Kawaguchi : « La formule “immigrés clandestins” a été martelée dans les médias et sur les réseaux sociaux, créant un lien avec le discours selon lequel “les clandestins perturbent l’ordre public au Japon”. » Avec des conséquences sur le plan électoral. Au scrutin sénatorial de juillet, le très xénophobe parti Sanseito a décroché 15 sièges, contre un dans l’Assemblée sortante. Le leader, Sohei Kamiya, déplorait l’« invasion silencieuse d’étrangers ».
    A cela s’ajoutent l’explosion du tourisme et le mécontentement qui en découle : 21,5 millions d’étrangers ont visité l’Archipel entre janvier et juin, soit 7,6 % de plus qu’à la même période en 2024. Un record historique qui se traduit par la hausse des prix de la restauration et de l’hôtellerie dans un pays durement touché par l’inflation, et qui alimente la colère contre les meiwaku gaijin, les « étrangers dérangeants », dont les comportements sont jugés irrespectueux par les Japonais. Les Chinois, de leur côté, se voient reprocher de faire monter les loyers et les prix de l’immobilier par leurs achats massifs de logements, souvent utilisés comme locations touristiques.
    Le discours hostile à l’égard des étrangers s’entend partout. Début septembre, la militante d’extrême droite Masako Ganaha déplorait, à Tokyo, un « remplacement des vrais Japonais » avec l’« appui de l’ONU ». La peur de l’islam a provoqué des manifestations dans la capitale contre un projet de formation de jeunes Egyptiens par la ville. Sanjo, cité sélectionnée par l’Agence japonaise de coopération internationale pour des projets avec le Ghana, a annulé, le 9 septembre, la venue d’une délégation de ce pays. La mairie a reçu plus de 7 000 plaintes d’habitants inquiets d’une « déferlante migratoire ».Cette montée de l’inquiétude dans l’Archipel a convaincu le gouvernement de rappeler son refus de faire du Japon un « pays d’immigration » – le gouvernement pousse à l’emploi des femmes et des personnes âgées, mais cela reste un objectif difficile tant la démographie est en berne – et son engagement à lutter contre l’immigration illégale. Il a créé en juillet une agence chargée d’élaborer une « société de coexistence ordonnée et harmonieuse avec les étrangers ». Le contrôle des achats des biens immobiliers et de l’accès aux aides sociales a été renforcé. « Il faut éviter les tensions et les troubles observés dans certains pays d’Europe. L’enjeu est d’ajuster le rythme auquel nous acceptons les étrangers », a souligné le ministre de la justice, Keisuke Suzuki.
    De quoi rappeler, comme le fait Kikuko Nagayoshi, de l’Institut des sciences sociales de Tokyo, que « les Japonais considèrent les étrangers comme des “invités” de passage, rien de plus. Si les choses se passent mal, la situation peut aboutir à des propos comme “les étrangers devraient être exclus des prestations sociales”, voire “ils doivent quitter le pays” », explique la spécialiste de l’immigration.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#immigration#xenophobie#politiquemigratoire#demographie#economie#sante

  • Sommer der Migration 2015 : Liebes Deutschland,
    https://taz.de/Sommer-der-Migration-2015/!6103387

    Ahmad Katlesh auf seinem Balkon   Foto : Jens Gyarmaty

    Contrairement à la plupart des régions allemandes la ville de Berlin a toujours acceuilli des gens du monde entier. Voilà pourquoi on y vit aisément sans avoir peur des racistes et xénophobes.

    Die Stadt unterscheidet sich von allen anderen in diesem Land. Sie vereint alle Fremden. Die sozialen, kulturellen und politischen Kreise hier sind andere. Berlin wird damit zu einem sicheren Raum. Aber ein Teil von mir will dieser Sicherheit nicht völlig trauen: Sie ist an die Stadt gebunden, nicht an die deutsche Gesellschaft insgesamt.

    L’auteur d’origine syrienne décrit son expérience personnelle qui ressemble étrangement à celle de nombreux émigrés allemands aux États-Unis et en Union Soviétique en 1945.

    16.8.2024 Essay von Ahmad Katlesh - Unser Autor musste aus Syrien fliehen und kam schließlich in Deutschland an. Zehn Jahre später will er nicht mehr beweisen müssen, integriert zu sein.

    K aum sind die Syrerinnen und Syrer für einen Moment aus den deutschen Medien verschwunden, da tauchen sie an anderer Stelle schon wieder auf. Sei es, weil Baschar al-Assad gestürzt wurde, sei es, weil sie im Bundestagswahlkampf als Druckmittel herhalten müssen. Ganz gleich, ob es um ein Verbrechen geht oder ob man sich begeistert darüber äußert, dass jemand Deutsche vor einem Anschlag „gerettet“ habe – Syrer sind ein Thema. Wobei sich die Bewunderung des Einzelnen schnell zur pauschalen Abwertung aller wandeln kann. Und wenn gerade wirklich gar kein Vorwand zu finden ist, machen Rechtsextreme eben mit KI-generierten Fotos Stimmung gegen uns.

    Jetzt, zum zehnten Jahrestag der offenen Tür für Syrerinnen und Syrer, bringen alle Medien ihre Artikel, Interviews, Reportagen und Statistiken über uns. So wichtig dieses Datum auch ist – mir als in Deutschland lebendem Syrer macht das Angst. Ich fürchte, dass diese Aufmerksamkeit nicht für mehr Verständnis der deutsch-syrischen Wirklichkeit sorgt.

    Ich fürchte eher, dass ein großer Teil des medialen Rauschs zum blinden Angriff gegen uns wird. Folgen wird ein ebenso blinder Gegenangriff derjenigen, die uns verteidigen wollen. So werden Medien zu Scheidungsanwälten in einer Ehekrise zwischen Syrern und Deutschland. Aber diese Scheidung ist unmöglich. Und ich – erstens syrischer Geflüchteter und zweitens Autor und Journalist – verspüre den Wunsch, über diese Jahre zu sprechen. Nicht um zu verteidigen oder anzugreifen. Es geht mir auch nicht darum, unsere Existenz hier zu verteidigen. Ich will erklären, was zwischen mir und Deutschland passiert ist.

    Liebes Deutschland, als ich Anfang dieses Jahres nach Damaskus zurückkehrte, war die Stadt mir fremd, trotz aller überwältigenden Gefühle, die mich erfüllten. Ich fühlte mich fern von meiner Mutter, die ich nach all den Jahren zum ersten Mal wiedersah, meiner Familie, den Trümmern meines Elternhauses. Nach nur zehn Tagen wollte ich nach Hause zurückzukehren – in mein Zuhause hier in Berlin. Ich wollte vor den Folgen des syrischen Kriegs fliehen. Zum ersten Mal fühlte ich mich diesem Land, Deutschland, und dieser Stadt, Berlin, ­zugehörig.

    Wie so viele bin ich nach der syrischen Revolution gegen ­Baschar al-Assad 2011 geflohen – wegen persönlicher wie politischer Folgen: der Zerstörung unseres Eigentums, des Tods von Familienangehörigen durch Bombardierung oder Haft, der Schikanen der Geheimdienste und einer Verhaftung, die mir keine Wahl ließ, als zu fliehen.

    Zuerst floh ich in den Süden Syriens, zur Familie meines Vaters. Islamistische Milizen verhafteten mich, um mich zu verhören. Ich flüchtete weiter nach Jordanien. Eine zwei Monate währende Odyssee, bei der wir uns in Wäldern vor Scharfschützen versteckten, Gras aßen, um zu überleben, und nasse Äste oder Laternenpfähle verbrannten, um nicht zu erfrieren.

    In Jordanien baute ich mir ein neues Leben als Journalist und Schriftsteller auf, erlebte jedoch erneut Schikanen durch die Behörden, die mich benutzen wollten, um Informationen über Syrien zu bekommen. Ich lebte fast vier Jahre ohne Papiere, bis ich ein Literaturstipendium für das Heinrich-Böll-Haus erhielt. Sechs Monate dauerte es, bis ich das Visum bekam und ausreisen durfte. Am Flughafen in Amman wurde mein Pass mit dem Vermerk „Rückkehr nach Jordanien verboten“ abgestempelt.
    Porträt von Ahmad Katlesh in seiner Wohnung.


    In seinem Podcast „Tiklam“ vertont Ahmad Katleh literarische Werke auf Arabisch   Foto: Jens Gyarmaty

    Liebes Deutschland, ich erzähle das nicht, um wohlige Emotionen zu wecken – wohl wissend, dass die Entscheidung, vielen das Leben zu retten, indem man ihnen die Einreise erlaubte, ihr Menschsein nun auf andere Weise infrage stellt.

    Der Versuch der Rechten, unsere Existenz in diesem Land zu bekämpfen, trifft uns schwer. Millionen Syrerinnen und Syrer haben Ähnliches wie ich erlebt – ob sie nun im Land selbst vertrieben wurden, in die Nachbarländer flohen oder übers Meer nach Europa kamen. Ich erzähle meinen Weg hierher aus einem Grund: Ich habe mir das Bleiben nicht ausgesucht. Das Bleiben war anfangs, über viele Jahre und bis vor Kurzem, reine Überlebensstrategie.

    Meine Freundinnen und Freunde warnen mich stets, kleine Dörfer oder ländliche Gegenden seien für Ausländer nicht sicher. Die Erfahrungen, die ich während meiner ersten zwei Monate in Deutschland als Stipendiat im Heinrich-Böll-Haus in Langenbroich bei Düren machte, waren aber ambivalenter. Weil ich zu Beginn nicht zum Ort gehörte und nur an mein Überleben dachte, kümmerte mich Rassismus einerseits nicht, andererseits begegnete ich den Menschen um mich herum ohne Vorurteile.

    Einmal war ich mit einem irakischen Schriftsteller unterwegs, der mit mir im Heinrich-Böll-Haus am Waldrand wohnte. In einer Kneipe begrüßte uns die Wirtin herzlich. Obwohl wir keine gemeinsame Sprache hatten, fand sie immer einen Weg, uns zum Lachen zu bringen. Mit den anderen Gästen saßen wir um einen Tisch und versuchten uns Geschichten zu erzählen, obwohl uns die Worte fehlten. Am Ende übernahmen sie unsere Rechnung und fuhren uns mit dem Auto nach Hause.

    Ein anderer Tag, eine andere Kneipe: Als ich hineinzugehen versuchte, schrie mich die Besitzerin an und warf mich direkt wieder hinaus.

    Flüchtlingssommer 2015

    Zehn Jahre Flüchtlingssommer 2015: Die großen Fragen von damals sind die großen Fragen von heute – ganz egal, ob es um Grenzkontrollen, Integration oder die AfD geht. Die taz sucht in einem Sonderprojekt Antworten.

    Die Schwierigkeit der vergangenen Jahre bestand darin, aus dem Überlebensmodus auszubrechen. Es ging darum, diese Gesellschaft nicht länger als Zwischenraum zu sehen, zu dem ich nicht gehöre und in dessen Angelegenheiten ich mich nicht einmische. Sondern als Gemeinschaft, deren Teil ich bin.

    Diese Partnerschaft verpflichtet mich, für meine Präsenz einzustehen, politisch mitzuwirken. Nicht als Werkzeug anderer, nicht als Sündenbock für politische Versäumnisse oder als Objekt historischer Schuldkomplexe.

    Aus dem Überlebens­modus ausbrechen, sich einmischen

    Wenn Politiker fortwährend „Inte­gration“ fordern, müssten sie folgerichtig auch fordern, dass Rassismus, Entmenschlichung und Diskriminierung bekämpft werden. Denn kein Geflüchteter kann „integriert“ sein, ohne sich als Teil der Gesellschaft zu fühlen. Ungleichbehandlung verhindert, dass Menschen sich wirklich als Teil dieser Gesellschaft fühlen können. Darum finde ich es noch immer befremdlich, wenn viele derer, die ständig Integration fordern, gleichzeitig jene bekämpfen, die sich gegen Rassismus wenden. Vielleicht ist es an der Zeit für Gegen­integrationskurse. Integration darf keine Einbahnstraße sein.

    Von Nordrhein-Westfalen zog ich nach der Coronapandemie nach Berlin. Die Stadt unterscheidet sich von allen anderen in diesem Land. Sie vereint alle Fremden. Die sozialen, kulturellen und politischen Kreise hier sind andere. Berlin wird damit zu einem sicheren Raum. Aber ein Teil von mir will dieser Sicherheit nicht völlig trauen: Sie ist an die Stadt gebunden, nicht an die deutsche Gesellschaft insgesamt. Berlin bleibt so eher ein Zufluchtsort.

    Bis heute versuche ich, wie damals in der Kneipe, zwischen individuellem und institutionellem Rassismus zu unterscheiden. Vielleicht hilft das, nicht in die Berliner Blase zu fliehen, sondern mich um ein Zusammenleben im ganzen Land zu bemühen. Um einen gemeinsamen Raum, nicht nur einen Zufluchtsort, in dem religiöse, politische und soziale Unterschiede bestehen, aber das Gesetz sie alle schützt. Um ein Land, in dem die Institutionen Rassismus bekämpfen. Ich will eine Beziehung aufbauen zu diesem Land, in das ich nicht freiwillig kam, zu dem ich jetzt aber gehören will.

    Wir stehen hier für unsere Existenz ein

    Meine Ehefrau ist Deutsche und stammt aus Asien. Auf deutschen Straßen erleben wir weniger Rassismus, wenn wir zusammen unterwegs sind. Treffen wir eine rassistische Person, sieht man gleich, wie hilflos sie ist, wen zwei Menschen mit unterschiedlichem Migrationshintergrund vor ihr stehen. Für jede Gruppe gibt es stereotype Sprüche und Beleidigungen. Doch wenn wir zusammen sind, ist unklar, welche rassistischen Sprüche nun die richtigen sind.

    Meine Frau war auch dabei, als ich Anfang des Jahres zum ersten Mal wieder nach Syrien reiste. Als wir durch die Altstadt von Damaskus spazierten, riefen Teenager „Ni hao“, also „Hallo“ auf Mandarin, um unsere Aufmerksamkeit zu erregen, uns in ihre Geschäfte zu locken. Das störte mich mehr als manche rassistischen Sprüche, die ich in Deutschland hörte. Doch meine Frau, die in Deutschland über jede rassistische Bemerkung wütend wird, reagierte in Syrien milde. Rassismus sei etwas anderes, sagte sie. Rassismus erkläre Menschen für höher- oder minderwertig und wirke sich auf das ganze Leben aus – auf private Entscheidungen, Arbeit, Wohnung, Gesundheit. Trotzdem konnte auch meine Frau die Rufe nach einigen Tagen nicht mehr ertragen.

    Mein Zugehörigkeitsgefühl zu Syrien litt darunter. Mein geliebtes Land, in dem ich zwei Drittel meines Lebens verbracht hatte. Plötzlich war da eine Barriere, die mich daran hinderte, wirklich wieder ein Teil der Gesellschaft dort zu sein.

    So kehrten wir nach Deutschland zurück, in ein Land, in dem uns ebenfalls viele ablehnen. Aber wir haben hier ein Zuhause. Wir stehen hier für unsere Existenz ein. Diesen kleinen Ort als meine neue Heimat zu empfinden, bedeutet für mich, dass ich nicht beweisen muss und auch nicht mehr beweisen will, ausreichend integriert zu sein. Ich weigere mich, auf dem politischen Börsenparkett gehandelt zu werden, wo der „Syrerkurs“ nach jedem Vorfall, jeder Nachricht, jeder Veränderung oder jeder Wahl steigt oder fällt. Ich kann so leben wie die anderen und mich auf andere Dinge konzentrieren, die mir wichtig sind.

    Jetzt, nach all diesen Jahren, wähle ich bewusst, hier zu bleiben. Die Verbindung ist unlösbar. Mein Zuhause ist jetzt hier, in Deutschland.

    #Allemagne #Syrie #Berlin #Damas #journalisme #réfugiés #racisme #xénophobie #guerre

  • Rahma A. : War es ein rassistisch motivierter Femizid in Hannover ?
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1192558.getoetete-algerierin-rahma-a-war-es-ein-rassistisch-motivierter-f

    Getötete Algerierin – Rahma A. : War es ein rassistisch motivierter Femizid in Hannover ? Foto : Privat/ X

    Le meurte d’une jeune algérienne pour des raisons apparamment misogynes et xénophobes ne suscite pas l’attention qu’il mérite.

    15.7.2025 von Matthias Monroy - Der Fall der erstochenen Rahma A. löst international Reaktionen aus

    Die Nachricht vom gewaltsamen Tod der 26-jährigen Rahma A. hat über Hannover hinaus Entsetzen ausgelöst. Die junge Algerierin wurde am Morgen des 4. Juli im Treppenhaus ihres Wohnhauses in Arnum südlich von Hannover erstochen – mutmaßlich von einem Nachbarn, einem 31-jährigen Deutschen, der seither in Untersuchungshaft sitzt. Laut Obduktion starb A. durch mehrere Messerstiche, einer davon traf ihr Herz.

    Anwohner*innen berichten, der Tatverdächtige habe bereits zuvor versucht, sich Zutritt zu Rahmas Wohnung zu verschaffen. Der Mann habe sie mehrfach wegen ihres Hidschabs und ihrer Herkunft beleidigt und bedrängt, berichtete ihre Mutter dem Sender Al-Araby TV. Nach Angaben der Staatsanwaltschaft war der mutmaßliche Täter nicht vorbestraft.

    Rahma A. lebte Berichten zufolge seit zwei Jahren in Deutschland, arbeitete in einem hannoverschen Krankenhaus und wollte eine Ausbildung zur Pflegekraft beginnen. Die Belegschaft ihres Arbeitgebers im KRH Klinikum Siloah zeigte sich über die Tat bestürzt und sammelte Spenden für ihre Familie.

    Am Donnerstagabend versammelten sich über 100 Menschen in Hannovers Innenstadt zu einer Mahnwache, organisiert vom Netzwerk gegen Femizide. Zuvor wurde in einer Moschee für Rahma A. gebetet – auch der algerische Botschafter nahm daran teil. In Arnum fand eine weitere Kundgebung statt, bei der Teilnehmende vor zunehmender Islamfeindlichkeit warnten. »Wenn der Täter ein Muslim und das Opfer deutsch gewesen wäre, würden alle Medien darüber berichten«, zitiert das in London ansässige Internetmagazin »The New Arab« eine Demonstrantin.

    In der algerischen Community in Deutschland und im Ausland sorgt der Fall für Wut und politische Forderungen. Wie »The New Arab« berichtet, werfen Aktivist*innen und Angehörige den Behörden vor, die Tat nicht ausreichend als möglicherweise rassistisch motivierten Femizid zu untersuchen. Rahma A. habe sich schon Wochen vor der Tat unsicher gefühlt.

    Auch Vertreterinnen der algerischen Regierung meldeten sich zu Wort: Der algerische Staatssekretär für im Ausland lebende Staatsbürger*innen nannte die Tat ein »abscheuliches Verbrechen« und forderte von Deutschland besseren Schutz. Die algerische Botschaft in Deutschland kündigte an, die Überführung des Leichnams nach Oran zu organisieren, wo Rahma A. beigesetzt werden soll.

    #Allemagne #fémicide #xénophobie #racisme #meurtre

  • #Russie : Poutine contre les #migrants
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/07/11/poutine-contre-les-migrants-comment-la-russie-est-devenue-un-enfer-

    Les similitudes entre les politiques autoritaires et réactionnaires de la Russie de Vladimir Poutine et des États-Unis de Donald Trump s’étendent continûment à de nouveaux domaines. On trouvait déjà dans les deux pays des pratiques similaires de censure — notamment dans les écoles — des ouvrages politiquement indésirables — pour l’essentiel, ceux ayant trait aux personnes LGBT et à d’autres formes de « relations sexuelles non-traditionnelles », comme la législation russe les désigne depuis 2013.

    Plus récemment, et à l’instar des États de la Bible Belt, des mesures tendant à restreindre les possibilités d’avortement ont été adoptées dans plusieurs régions russes, dont celles de Koursk et de Crimée sous occupation, le gouverneur de Vologda, Gueorgui Filimonov, étant allé en février dernier jusqu’à appeler à l’interdiction des avortements dans les hôpitaux publics et les cliniques privées.

    L’actualité récente offre un nouveau terrain de comparaison.

    Les raids contre les immigrés qui se multiplient aux États-Unis ont retenu l’attention médiatique en Europe, surtout au moment où la Garde nationale et les Marines ont été déployés dans les rues de Los Angeles face au mouvement de protestation. De même, le monde s’est légitimement ému des vidéos d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière, menottés aux pieds et aux mains, mises en ligne par la Maison-Blanche au début de l’année. À l’inverse, les dizaines de vidéos des raids de la police russe dans les foyers de travailleurs immigrés semblent confinées dans l’espace des réseaux sociaux de Russie, et peut-être plus encore d’Asie Centrale et du Caucase, où elles font régulièrement scandale. L’exemple le plus récent est une vidéo publiée le 11 juin, sur laquelle on voit les OMON, forces spéciales du ministère de l’Intérieur, vider un foyer de migrants d’origine ouzbèke, travaillant visiblement dans la construction militaire, aux cris de : « putain de macaque » et « tchernožopyj » — une insulte raciste qui signifie littéralement « cul-noir ».

    #immigration #racisme #xénophobie

  • Plus de 4 000 membres des forces de l’ordre mobilisées mercredi et jeudi pour mener des contrôles dans les gares et les bus à la recherche de « clandestins », annonce Bruno Retailleau
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/18/bruno-retailleau-annonce-le-deploiement-de-4-000-membres-des-forces-de-l-ord

    Plus de 4 000 membres des forces de l’ordre mobilisées mercredi et jeudi pour mener des contrôles dans les gares et les bus à la recherche de « clandestins », annonce Bruno Retailleau
    Le Monde avec AFP
    Quelque 4 000 forces de l’ordre seront mobilisées mercredi 18 juin et jeudi 19 juin, lors d’opérations de contrôle nationales dans les gares et les bus contre l’immigration illégale, a annoncé mercredi le ministre de l’intérieur. « Dans ces quarante-huit heures, on va mobiliser 4 000 gendarmes, des policiers, des douaniers, des forces Sentinelle pour interpeller des clandestins », a détaillé Bruno Retailleau sur les médias réactionnaires Cnews et Europe 1. « Depuis le début de l’année, nous en avons interpellé 47 000 », a affirmé le ministre, qui a fait de la lutte contre l’immigration son thème de prédilection.Dans une note adressée notamment aux préfets, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), le ministre de l’intérieur a donné des instructions pour que soit menée une opération nationale de contrôle « des trains à destination des pays voisins et des grandes métropoles françaises, en arrivée comme en départ ».
    Celui qui est aussi le chef de file des Républicains a vanté dans ce document une « augmentation conséquente d’interceptions d’ESI [étrangers en situation irrégulière] ces dernières semaines (+ 28 %) » et une « opération nationale de contrôle des flux », menée les 20 et 21 mai, ayant débouché sur plus de 750 interpellations. Mercredi, le ministre de l’intérieur a déclaré avoir « réintroduit de façon beaucoup plus serrée qu’avant » le contrôle aux frontières, avec une « force frontière » composée de policiers, de gendarmes, de douaniers et de militaires. « Ce que je veux dire, c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France, de la façon la plus ferme et la plus définitive », a-t-il insisté.
    La mesure a été dénoncée à gauche et par les associations de défense des migrants. « Le ministre de l’intérieur lance une grande campagne de discrimination raciale et d’abus de pouvoir. Ce n’est pas écrit comme ça, mais on le sait (et comme il en est très fier, il le dit à tout le monde) », a dénoncé, sur X, l’association Utopia 56. Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) a dénoncé « une opération xénophobe prenant pour bouc émissaire les plus précaires parmi les précaires. »
    Au moment où le premier ministre, François Bayrou, doit célébrer, au mont Valérien, le 85e anniversaire de l’appel du général de Gaulle, la députée communiste des Hauts-de-Seine, Elsa Faucillon, a souligné : « L’appel du 18 juin de Retailleau : organiser une chasse aux étrangers dans les trains ! ». Le député France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a dénoncé « une grande traque aux étrangers dans les gares et les trains de tout le pays », précisant que cela lui « rappel[ait] les heures sombres de notre pays ».
    Plusieurs syndicats (CGT, Solidaires et FSU) ont fustigé ce dispositif. Ces opérations « s’apparentent à des rafles », ajoute leur communiqué, déplorant une « escalade nauséabonde visant des travailleurs et travailleuses qui se rendent sur leur lieu de travail et qui aujourd’hui et demain, un peu plus que d’habitude, le feront la peur au ventre ».Depuis qu’il a été nommé Place Beauvau, M. Retailleau occupe le terrain médiatique pour se positionner en pourfendeur d’une société multiculturelle. Il multiplie les annonces contre les migrants et les associations d’aide à ces derniers. Moins d’un an après la promulgation de la loi Darmanin sur l’immigration, le ministre de l’intérieur a annoncé une nouvelle loi sur le sujet en 2025. Le 23 janvier, M. Retailleau a diffusé une nouvelle circulaire visant à durcir les critères de régularisation, en demandant aux préfets de privilégier les travailleurs dans les métiers en tension et d’exiger sept années de présence en France pour tous les autres. Depuis sa prise de fonction à Matignon, François Bayrou va dans le même sens, exprimant la nécessité de maîtriser l’immigration et réclamant un débat sur le droit du sol.

    #Covid-19#migrant#migration#france#immigration#politiquemigratoire#etranger#frontiere#xenophobie#sante

  • [Rafle nationale] Plus de 4 000 membres des forces de l’ordre mobilisées mercredi et jeudi pour mener des contrôles dans les gares et les bus à la recherche de « clandestins », annonce Bruno Retailleau
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/18/bruno-retailleau-annonce-le-deploiement-de-4-000-membres-des-forces-de-l-ord

    Celui qui est aussi le chef de file des Républicains a vanté dans ce document une « augmentation conséquente d’interceptions d’ESI [étrangers en situation irrégulière] ces dernières semaines (+ 28 %) » et une «  opération nationale de contrôle des flux », menée les 20 et 21 mai, ayant débouché sur plus de 750 interpellations .

    Mercredi, le ministre de l’intérieur a déclaré avoir « réintroduit de façon beaucoup plus serrée qu’avant » le contrôle aux frontières, avec une « force frontière » composée de policiers, de gendarmes, de douaniers et de militaires. « Ce que je veux dire, c’est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France, de la façon la plus ferme et la plus définitive », a-t-il insisté.

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    #étrangers #police #racisme #xénophobie_d'État

    • Racisme : la tolérance des Français « résiste aux discours de haine », selon un rapport
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/18/racisme-la-tolerance-des-francais-resiste-aux-discours-de-haine-selon-un-rap

      « La classe politique au pouvoir ne semble pas avoir mesuré l’urgence d’agir et semble même s’être désengagée de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme », écrit Jean-Marie Burguburu, le président de la #CNCDH, en introduction. Pis, « les thèmes et la rhétorique de l’extrême droite ont été largement repris par d’autres formations politiques dans le débat public, alertent les auteurs du rapport. On a ainsi pu voir surgir des termes aussi clivants et discriminants que “décivilisation”, ou “ensauvagement” et exalter la perspective d’une “guerre culturelle” ».

      « L’exemple vient d’en haut »

      « Or, souligne Nonna Mayer, les fluctuations de l’ILT nous enseignent que l’exemple vient d’en haut. » Même s’ils sont en baisse depuis plusieurs décennies, les préjugés perdurent : 35 % des personnes interrogées continuent ainsi de penser que les juifs « ont un rapport particulier à l’argent », 45 % que l’islam menace l’identité de la France, la moitié que les Roms exploitent les enfants et près de 60 % que la plupart des immigrés viennent en France pour profiter de la protection sociale.

      https://archive.ph/NxGHu

      #stéréotypes #racisme_par_le_haut

    • Opération place nette étrangers de Bruno Retailleau : mobilisons-nous !
      https://www.gisti.org/spip.php?article7530

      A la veille de la journée mondiale des réfugié·es et dans un contexte international marqué notamment par les ordres du président Donald Trump de procéder à de véritables rafles de personnes migrantes sur tout le territoire états-unien, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a adressé le 12 juin dernier un ordre national aux préfets pour mettre en œuvre une « opération nationale de contrôle des flux » dans les gares, les trains et les bus, entre le mercredi 18 juin 8h et le jeudi 19 juin 20h, afin de lutter contre « l’immigration irrégulière et clandestine ».

      L’objectif de l’opération en cours, qui donne actuellement lieu au déploiement de 4.000 membres des forces de l’ordre sur tout le territoire national, est de procéder à des interpellations massives de personnes considérées comme « en situation irrégulière » (en ligne de mire : enfermements en CRA, reconduites à la frontière, poursuites judiciaires…).

      Cette opération repose sur la pratique, prévue par le code de procédure pénale, des contrôles d’identité administratifs, censés être aléatoires. Pour rappel, ceux-ci peuvent concerner n’importe quelle personne, quel que soit son comportement : nul besoin d’être soupçonné d’avoir commis une infraction, ce contrôle n’a pas à être justifié procéduralement par les policier·es.

      Pour mener une traque aussi massive dont l’objectif est la « lutte contre l’immigration clandestine », les membres des forces de l’ordre choisiront-ils de façon réellement aléatoire, dans les gares, les trains, les bus, les personnes à contrôler ? Il est fort probable que le choix de la personne contrôlée se fasse sur des critères arbitraires et soi-disant « instinctifs » au premier rang desquels des stéréotypes de race et de classe, la tenue vestimentaire ou l’origine ethnique réelle ou supposée de la personne.

      La pratique des contrôles d’identité aléatoires est, dans les faits, souvent pleinement discriminatoire. Cette opération « place nette » qui ne dit pas son nom constitue un pas de plus, et non des moindres, sur le chemin nauséabond de la banalisation des contrôles aux faciès, voire de leur institutionnalisation assumée.

      Avec ce qui s’apparente ni plus ni moins à des rafles de personnes perçues comme étrangères, la dérive brune s’intensifie dans notre pays, à bas bruit, dans l’indifférence générale.

      Le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, le Collectif d’action judiciaire, le Gisti et d’autres organisations qui demandent de longue date la suppression de ces contrôles administratifs, ont introduit un recours devant le Conseil d’État en vue de suspendre cette instruction.

      #contrôles_d'identité_adminstratifs #recours #conseil_d'État #contrôles_aux_faciès_ #fascisation

  • Berlin reports rise in attacks on refugees amid surge in far-right crime

    Call for greater protection for asylum seekers and policies targeting rightwing violence as report sounds ‘alarm bell’

    Berlin has reported a marked increase in attacks on asylum seekers and refugee shelters, amid a sharp rise in far-right crime and a hardening of German migration policy.

    Official figures provided at the request of two local Green party lawmakers showed there were 77 assaults on asylum seekers and refugees in 2024 and eight instances of deliberate damage to residences housing them.

    This compares with 32 targeted attacks on people and none on residences in 2023, one of the deputies, Ario Ebrahimpour Mirzaie, told the news agency dpa.

    As a result of the assaults, 34 people needed treatment in hospital, according to the official data. These included 16 women, 14 men, two girls and two males whose age was not reported.

    Thirty-seven suspects in the direct assaults on people were identified, 11 of whom were known to police. Authorities reported no concrete leads in the attacks on refugee shelters.

    Jian Omar, the other Green deputy who sought the publication of the statistics, called the report an “alarm bell”.

    “We demand a clear protection plan for refugees, a visible police presence at endangered residences, comprehensive prevention work and above all policies that clearly recognise rightwing violence and decisively fight it,” he said.

    Berlin has about 35,000 registered refugees in official reception centres and dormitories and a further 10,000 in emergency shelters, for example at the former Tegel and Tempelhof airports, where conditions have been often criticised as substandard and overcrowded.

    Officials from the state office for refugee affairs (LAF) told local media that all of its residences had plans in place to prevent violence, including round-the-clock security personnel at most facilities.

    Earlier this month, LAF reported a steep drop in the number of new arrivals in Berlin to 1,761 people in January and February, down more than 35% on the same period in 2024 amid a decline across the European Union. Most arrivals in the German capital came from Vietnam, Moldova, Afghanistan, Turkey and Syria.

    Ukrainians, who are exempt from German asylum application requirements, also arrived in smaller numbers during the first two months of 2025, at 1,722. In January and February 2024, 2,611 Ukrainian citizens fleeing the Russian invasion sought refuge in Berlin.

    The figures mirror a national trend reported by the interior ministry in February revealing 218 “politically motivated” assaults on refugee shelters last year based on preliminary data, compared with 167 cases in 2023.

    Federal statistics on crimes against individual asylum seekers, however, showed a decline last year to 1,905, down from 2,488 in 2023 – the highest number since the 2016 refugee influx under the then chancellor, Angela Merkel.

    Clara Bünger, an MP for the far-left Linke party, which filed the request for the data, said the government needed to treat the problem urgently.

    “The number of insults, threats and attacks against refugees has been worryingly high for years and it is outrageous that these conditions are accepted with a shrug by many politicians and members of the public,” she said, blaming anti-migrant rhetoric among both far-right and mainstream parties.

    Bünger said those affected had come to Germany seeking protection. “But what they find is racist hostility and violence. We must never simply get used to that.”

    In the town of Stahnsdorf, south-west of Berlin, in March, seven rightwing extremists allegedly tried to violently gain entry to a refugee shelter. When they were confronted by a security guard, they reportedly beat him, leaving him unconscious. Witnesses said that before the assault they heard a group outside the building chanting far-right slogans.

    German authorities recorded a jump in rightwing extremist crimes last year of more than 17%, with 33,963 reported offences until the end of November 2024 including 1,136 violent attacks. Annual figures will be released next month.

    The anti-immigration hard-right Alternative für Deutschland party made strong gains in the February snap election to win more than 20% of the vote. It is now the strongest opposition force in parliament, fuelled by growing voter anxiety over immigration, particularly following a series of violent attacks blamed on asylum seekers.

    The Conservative leader, Friedrich Merz, who is due to be sworn in as chancellor on 6 May, campaigned on dramatically tightening border policy and bringing irregular immigration to a halt, after stricter measures already undertaken by the centre-left-led predecessor government.

    A coalition deal with the centre-left Social Democrats reached this month watered down many of Merz’s stated aims, but laid out a range of tougher proposals including suspending family reunification for many refugees, coordinating with neighbour countries to stop asylum seekers at the frontier, and implementing plans for deportations to previously excluded countries such as Syria and Afghanistan.

    https://www.theguardian.com/world/2025/apr/21/berlin-reports-rise-in-attacks-on-refugees-amid-surge-in-far-right-crim
    #extrême_droite #anti-migrants #attaques_racistes #racisme #xénophobie #Berlin #Allemagne #anti-réfugiés
    ping @karine4

    • Allemagne : à Berlin, les #agressions contre les migrants ont doublé en un an

      Selon les autorités de la capitale allemande, le nombre d’agressions contre les migrants, les demandeurs d’asile, les réfugiés et leurs logements a connu une « nette augmentation » en 2024.

      En 2024, huit attaques visant des foyers hébergeant des demandeurs d’asile ont été signalées à Berlin, alors qu’aucun incident de ce genre n’avait été rapporté en 2023. La capitale allemande a également enregistré 77 agressions directes contre des demandeurs d’asile et des réfugiés, contre 32 l’année précédente.

      Ces chiffres, rapportés par le journal taz, reflètent une tendance confirmée au niveau fédéral par le ministère allemand de l’Intérieur. De premières données listent au moins 218 attaques « motivées politiquement » contre des sites hébergeant des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés en 2024, contre 167 cas en 2023, note le journal britannique The Guardian.

      En revanche, dans l’ensemble du pays, les crimes commis à l’encontre des demandeurs d’asile ont diminué en 2024, passant de 2 488 cas en 2023 à 1 905.

      Les chiffres pour Berlin ont été publiés suite à une demande d’accès à l’information déposée par les députés Ario Ebrahimpour Mirzaie et Jian Omar, tous deux du parti des Verts.

      Par rapport à 2023, le nombre d’attaques signalées à Berlin a « nettement augmenté », constate Ario Ebrahimpour Mirzaie dans la taz. Trente-quatre personnes ont été « blessées » lors des incidents, notent les autorités berlinoises : il s’agit de 14 hommes, 16 femmes, de deux jeunes filles mineures et de deux autres hommes, dont l’âge n’a pas été précisé.

      Dans les cas d’agressions directes contre des migrants, des enquêtes ont été ouvertes à l’encontre de 37 suspects. Par contre, aucune investigation n’a permis d’identifier des coupables dans les attaques contre les logements.

      Selon Jian Omar, porte-parole du parti des Verts en matière de migration et d’intégration, le nombre d’agressions devrait constituer un « signal d’alarme ». « Nous demandons [au gouvernement] une stratégie de protection claire pour les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés », dit-il cité dans la taz.

      « La police doit être plus visible autour des logements qui pourraient être en danger ou qui ont été endommagés ; nous avons besoin de plus de travail de prévention et, surtout, nous avons besoin de politiques qui dénoncent et répriment sévèrement la violence motivée par l’extrême droite. »
      Les mesures de sécurité sont-elles suffisantes ?

      Les autorités allemandes assurent pourtant avoir mis en place des mesures de protection pour les logements collectifs de migrants, avec un personnel de sécurité censé être présent 24 heures sur 24.

      Selon la taz, environ 35 000 réfugiés et demandeurs d’asile occupent un logement à Berlin, alors que près de 10 000 personnes vivent dans des centres d’hébergement d’urgence installés sur les sites des anciens aéroports de Tempelhof et Tegel.

      Ces sites font régulièrement l’objet de critiques de la part d’ONG de défense des droits des migrants.

      L’Office pour les réfugiés de Berlin (LAF) a confirmé qu’au cours des deux premiers mois de 2025, le nombre d’arrivées dans la capitale avait chuté. Seulement 1 761 personnes ont été enregistrées en janvier et février, soit une baisse de 35 % par rapport à la même période l’an dernier.

      Selon le Guardian, la plupart des nouveaux arrivants à Berlin sont originaires du Vietnam, de Moldavie, d’Afghanistan, de Turquie et de Syrie. Environ le même nombre d’Ukrainiens (1 722) est également arrivé à Berlin au cours des deux premiers mois de 2025.

      En mars, à Stahnsdorf, une localité proche de Berlin, sept extrémistes de droite auraient tenté de forcer l’entrée d’un foyer abritant des réfugiés. Selon le Guardian, un agent de sécurité a été retrouvé inconscient après avoir été battu par le groupe.

      Des témoins disent avoir entendu ces hommes chanter des slogans d’extrême droite à l’extérieur du bâtiment avant l’attaque.

      Attaque au couteau fatale à Berlin

      Cette hausse des attaques contre des migrants survient dans un climat de ressentiment croissant contre les demandeurs d’asile en Allemagne. Le thème de l’immigration est de plus en plus associé à l’insécurité, alors que le pays est régulièrement endeuillé par des attaques mortelles perpétrées par des étrangers, dont des demandeurs d’asile déboutés.

      Le 12 avril dernier, un ressortissant syrien de 43 ans a été abattu par la police après avoir poignardé mortellement un Allemand de 29 ans dans une station de métro, a rapporté le journal Bild. Les deux hommes se seraient d’abord disputés dans le métro. Les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur le suspect dans la rue alors qu’il tentait de s’enfuir. L’homme est ensuite décédé à l’hôpital.

      Les motivations de l’altercation et du meurtre restent floues, selon les autorités, qui expliquent que les deux hommes ne se connaissaient pas. Selon un rapport du site d’information regional Heute.de, la police allemande avait déjà qualifié le suspect syrien de « très dangereux » et avait transmis ses alertes aux services sociaux et psychiatriques de Berlin, qui, selon le site, « n’ont rien fait » de ces informations.

      D’après le journal Die Welt, citant des sources sécuritaires de Berlin, les indications selon lesquelles il pourrait s’agir d’un islamiste radical ont apparemment été « examinées mais non confirmées ».

      Le meurtrier présumé avait déjà fait l’objet de plusieurs condamnations, notamment pour blessures corporelles graves, menaces et résistance à la police et aux autorités. En 2022, il avait blessé sa sœur avec un couteau à Chemnitz et attaqué un policier. L’homme a été condamné à une peine avec sursis par le tribunal régional. En décembre dernier, la justice avait finalement tenté de le placer en détention. L’affaire a été portée devant un tribunal de Berlin en mars, quelques semaines avant l’attaque du métro.

      Depuis, les autorités berlinoises ont promulgué une interdiction généralisée des armes et des couteaux dans les transports publics de la ville.
      Durcissement de la réglementation sous le nouveau gouvernement

      Le nouveau gouvernement allemand, dirigé par le leader conservateur Friedrich Merz, doit entrer en fonction le 6 mai. Il sera composé de l’union conservatrice CDU/CSU et des sociaux-démocrates du SPD.

      Dans leur programme figurent de nouvelles restrictions sur le regroupement familial et la volonté de refouler certains demandeurs d’asile aux frontières au nom du règlement de Dublin.

      Le nouveau gouvernement a également promis de poursuivre ses efforts pour accélérer les retours et les expulsions vers des pays comme la Syrie et l’Afghanistan, en particulier s’il s’avère que les personnes expulsées ont commis des crimes ou représentent un danger en Allemagne.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/64185/allemagne--a-berlin-les-agressions-contre-les-migrants-ont-double-en-u

  • Royaume-Uni : la santé mentale des demandeurs d’asile très affectée par les #attaques_racistes de l’été 2024, selon un rapport

    Dans un rapport publié mardi, l’organisation caritative britannique, Fondation pour la Santé Mentale, souligne la grande détérioration de la santé mentale des demandeurs d’asile au Royaume-Uni depuis les émeutes racistes survenues à l’été 2024 (https://www.mentalhealth.org.uk/sites/default/files/2024-10/MHF%20Annual%20Report%202024.pdf).

    Selon un rapport de la Fondation pour la Santé Mentale, une organisation caritative basée au Royaume-Uni, les demandeurs d’asile ont vu leur santé mentale se dégrader fortement lors des troubles violents qui ont secoué le Royaume-Uni durant l’été 2024.

    Des émeutes xénophobes avaient agité l’Angleterre durant plusieurs semaines (https://www.infomigrants.net/fr/post/58908/au-royaumeuni-des-migrants-pris-pour-cible-sur-fond-demeutes-dextreme-). Elles avaient éclaté suite à une attaque au couteau survenue le 29 juillet dans la ville côtière de Southport qui avait causé la mort de trois fillettes et fait dix blessés. Des informations erronées sur l’identité et la nationalité de l’agresseur, un adolescent britannique d’origine rwandaise, avaient alors été largement diffusées par des militants d’extrême-droite, propageant des discours anti-migrants, racistes et islamophobes.

    « Crainte d’être attaqué dans la rue »

    Ce déchainement de #violence a généré chez nombre de demandeurs d’asile la #crainte de sortir dans la rue de peur d’être pris pour cible par des manifestants d’extrême-droite, comme le souligne le rapport publié ce 15 avril. Les hôtels les hébergeant avaient également fait l’objet d’attaques, ce qui a accentué le sentiment de #détresse_psychologique dont nombre de migrants vulnérables souffrent, augmentant les risques de #tentatives_de_suicide ainsi que de développer des #troubles_psychiatriques.

    « Nous avons constaté que les #émeutes_racistes de l’été 2024 ont eu un impact terrible sur la santé mentale de nombreux demandeurs d’asile au Royaume-Uni. Certaines personnes nous ont dit qu’elles avaient peur de quitter leur logement, risquant de s’isoler davantage, et d’autres ont dit qu’elles craignaient d’être attaquées en marchant dans la rue simplement à cause de la couleur de leur peau », a déclaré Mark Rowland, directeur général de la Fondation pour la santé mentale qui soutient les demandeurs d’asile et réfugiés en matière de santé mentale au Royaume-Uni. Par peur du rejet, certains cachent leur statut de demandeur d’asile et considèrent ce vocable comme stigmatisant.

    Les #réseaux_sociaux ont joué « un rôle clé dans l’escalade des tensions », selon le directeur général, en relayant les rumeurs et amplifiant les #appels_à_la_haine, les propos xénophobes et racistes sur diverses plateformes, dont X. Le directeur général de la Fondation pour la santé mentale a appelé le gouvernement britannique à « prendre davantage de mesures pour endiguer l’impact de la #désinformation et de la haine en ligne et hors ligne ».

    https://www.youtube.com/watch?v=yUY5wB0w68k

    Appels pour l’accès à l’emploi des demandeurs d’asile

    L’exclusion des demandeurs d’asile du marché de l’emploi, du fait de conditions très restrictives contribue également à détériorer leur santé mentale en aggravant leur #précarité, selon le même rapport. Actuellement, seuls les demandeurs qualifiés pour des professions en tension peuvent occuper un emploi, et uniquement si leur demande d’asile n’a pas fait l’objet d’une décision au bout d’un an.

    Pourtant dans son dernier rapport, la Fondation démontre qu’en leur octroyant le droit d’occuper tout type d’#emploi, leur santé mentale s’en trouvera meilleure mais aussi améliorera les #recettes_fiscales du Royaume-Uni. L’Institut National de recherches économiques et sociales a ainsi évalué une économie de 4.4 milliards de livres sterling (5.1 milliards d’euro) en dépenses publiques, un gain d’1 milliard de livres sterling (1.2 milliard d’euro) pour la croissance économique ou encore une augmentation de 880 millions de livres sterling (1milliard d’euro) pour les recettes fiscales. En outre, cela favoriserait une meilleure #intégration des personnes étrangères, une réduction de leur dépendance aux aides et une amélioration de leur santé mentale.

    La Fondation réclame à ce que, faute de traitement de leur demande par le ministère de l’intérieur dans un délai de six mois, le demandeur d’asile puisse occuper tout type d’emploi. Cette demande est portée depuis 2020 par la campagne « #Lift_the_ban » (lever l’interdiction), qui regroupe une coalition de plus de 300 organisations, syndicats, entreprises etc. « Donner aux demandeurs d’asile le droit de travailler est une évidence. Tout le monde - qu’il s’agisse des demandeurs d’asile, des entreprises, du gouvernement, du NHS ou de nos communautés - a intérêt à ce que les demandeurs d’asile aient la possibilité de subvenir à leurs besoins. Le système actuel, qui est à la fois nuisible et coûteux, ne peut plus être maintenu en l’état », a souligné Mark Rowland.

    Si le parti travailliste au pouvoir s’est engagé à proposer un plan intergouvernemental sur la santé mentale, le Guardian rapporte que le porte-parole du ministère de l’intérieur a assuré qu’ils n’avaient « certainement pas l’intention de créer une procédure accélérée permettant aux personnes qui viennent au Royaume-Uni en dehors des règles établies en matière de visa de travail d’ignorer ces règles ». Malgré les promesses électorales, la crise du #logement pour migrants se poursuit le parti au pouvoir peinant à trouver des solutions pérennes aux hébergements dans les #hôtels.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64051/royaumeuni--la-sante-mentale-des-demandeurs-dasile-tres-affectee-par-l
    #santé_mentale #UK #Angleterre #asile #migrations #réfugiés #santé #racisme #peur #racisme #xénophobie #attaques_anti-migrants #travail #intégration_professionnelle #hébergement

    ping @karine4

  • Royaume-Uni : la santé mentale des demandeurs d’asile très affectée par les attaques racistes de l’été 2024, selon un rapport - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64051/royaumeuni--la-sante-mentale-des-demandeurs-dasile-tres-affectee-par-l

    Royaume-Uni : la santé mentale des demandeurs d’asile très affectée par les attaques racistes de l’été 2024, selon un rapport
    Par Clémence Cluzel Publié le : 17/04/2025
    Dans un rapport publié mardi, l’organisation caritative britannique, Fondation pour la Santé Mentale, souligne la grande détérioration de la santé mentale des demandeurs d’asile au Royaume-Uni depuis les émeutes racistes survenues à l’été 2024.
    Selon un rapport de la Fondation pour la Santé Mentale, une organisation caritative basée au Royaume-Uni, les demandeurs d’asile ont vu leur santé mentale se dégrader fortement lors des troubles violents qui ont secoué le Royaume-Uni durant l’été 2024.
    Des émeutes xénophobes avaient agité l’Angleterre durant plusieurs semaines. Elles avaient éclaté suite à une attaque au couteau survenue le 29 juillet dans la ville côtière de Southport qui avait causé la mort de trois fillettes et fait dix blessés. Des informations erronées sur l’identité et la nationalité de l’agresseur, un adolescent britannique d’origine rwandaise, avaient alors été largement diffusées par des militants d’extrême-droite, propageant des discours anti-migrants, racistes et islamophobes.
    Ce déchainement de violence a généré chez nombre de demandeurs d’asile la crainte de sortir dans la rue de peur d’être pris pour cible par des manifestants d’extrême-droite, comme le souligne le rapport publié ce 15 avril. Les hôtels les hébergeant avaient également fait l’objet d’attaques, ce qui a accentué le sentiment de détresse psychologique dont nombre de migrants vulnérables souffrent, augmentant les risques de tentatives de suicide ainsi que de développer des troubles psychiatriques.
    « Nous avons constaté que les émeutes racistes de l’été 2024 ont eu un impact terrible sur la santé mentale de nombreux demandeurs d’asile au Royaume-Uni. Certaines personnes nous ont dit qu’elles avaient peur de quitter leur logement, risquant de s’isoler davantage, et d’autres ont dit qu’elles craignaient d’être attaquées en marchant dans la rue simplement à cause de la couleur de leur peau », a déclaré Mark Rowland, directeur général de la Fondation pour la santé mentale qui soutient les demandeurs d’asile et réfugiés en matière de santé mentale au Royaume-Uni. Par peur du rejet, certains cachent leur statut de demandeur d’asile et considèrent ce vocable comme stigmatisant.
    Les réseaux sociaux ont joué « un rôle clé dans l’escalade des tensions », selon le directeur général, en relayant les rumeurs et amplifiant les appels à la haine, les propos xénophobes et racistes sur diverses plateformes, dont X. Le directeur général de la Fondation pour la santé mentale a appelé le gouvernement britannique à « prendre davantage de mesures pour endiguer l’impact de la désinformation et de la haine en ligne et hors ligne ».
    L’exclusion des demandeurs d’asile du marché de l’emploi, du fait de conditions très restrictives contribue également à détériorer leur santé mentale en aggravant leur précarité, selon le même rapport. Actuellement, seuls les demandeurs qualifiés pour des professions en tension peuvent occuper un emploi, et uniquement si leur demande d’asile n’a pas fait l’objet d’une décision au bout d’un an.
    Pourtant dans son dernier rapport, la Fondation démontre qu’en leur octroyant le droit d’occuper tout type d’emploi, leur santé mentale s’en trouvera meilleure mais aussi améliorera les recettes fiscales du Royaume-Uni. L’Institut National de recherches économiques et sociales a ainsi évalué une économie de 4.4 milliards de livres sterling (5.1 milliards d’euro) en dépenses publiques, un gain d’1 milliard de livres sterling (1.2 milliard d’euro) pour la croissance économique ou encore une augmentation de 880 millions de livres sterling (1milliard d’euro) pour les recettes fiscales. En outre, cela favoriserait une meilleure intégration des personnes étrangères, une réduction de leur dépendance aux aides et une amélioration de leur santé mentale.
    La Fondation réclame à ce que, faute de traitement de leur demande par le ministère de l’intérieur dans un délai de six mois, le demandeur d’asile puisse occuper tout type d’emploi. Cette demande est portée depuis 2020 par la campagne « Lift the ban » (lever l’interdiction), qui regroupe une coalition de plus de 300 organisations, syndicats, entreprises etc. « Donner aux demandeurs d’asile le droit de travailler est une évidence. Tout le monde - qu’il s’agisse des demandeurs d’asile, des entreprises, du gouvernement, du NHS ou de nos communautés - a intérêt à ce que les demandeurs d’asile aient la possibilité de subvenir à leurs besoins. Le système actuel, qui est à la fois nuisible et coûteux, ne peut plus être maintenu en l’état », a souligné Mark Rowland.
    Si le parti travailliste au pouvoir s’est engagé à proposer un plan intergouvernemental sur la santé mentale, le Guardian rapporte que le porte-parole du ministère de l’intérieur a assuré qu’ils n’avaient « certainement pas l’intention de créer une procédure accélérée permettant aux personnes qui viennent au Royaume-Uni en dehors des règles établies en matière de visa de travail d’ignorer ces règles ». Malgré les promesses électorales, la crise du logement pour migrants se poursuit le parti au pouvoir peinant à trouver des solutions pérennes aux hébergements dans les hôtels.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#asile#sante#santementale#xenophobie#violence

  • Entre racisme et masculinisme, des liaisons ordinaires

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/27/entre-racisme-et-masculinisme-des-liaisons-ordinaires_6586717_3232.html

    Des discours fascistes de l’entre-deux-guerres à ceux de Donald Trump, les détestations xénophobes, antiféministes et homophobes fonctionnent ensemble et se renforcent mutuellement.

    En quelques semaines, la liste noire a fait le tour des universités et des institutions américaines. Elle associe les mots et les sigles « antiracisme », « discrimination », « féminisme », « genre », « LGBT+ » ou « santé mentale » comme autant de thématiques « à éviter », selon The New York Times, depuis que l’administration Trump a publié, le 21 janvier, son décret supprimant les politiques en faveur de la diversité, de l’égalité et de l’inclusion

    L’inquiétant regain du masculinisme, cette pensée réactionnaire aux origines millénaires

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/04/12/l-inquietant-regain-du-masculinisme-cette-pensee-reactionnaire-aux-origines-

    L’inquiétant regain du masculinisme, cette pensée réactionnaire aux origines millénaires
    Par Claire Legros
    Publié le 12 avril 2024 à 18h00

    Ce contre-mouvement au féminisme s’appuie sur le mythe d’une « crise de la masculinité » pour défendre le modèle inégalitaire des rapports entre les femmes et les hommes.

    C’est un mouvement diffus, mais têtu. Une réalité dérangeante six ans après les débuts de la révolution #metoo. Alors que les jeunes femmes adhèrent de plus en plus aux valeurs progressistes, les hommes du même âge ont tendance à se tourner vers des idées conservatrices. A partir de données de plus d’une vingtaine de pays, un article du Financial Times a mis en évidence la progression, depuis six ans, d’un « fossé idéologique » de 30 points environ entre les filles et les garçons de la génération Z, notamment sur les questions d’égalité.

    #masculinisme
    #racisme
    #xénophobie
    #homophobie

  • La transformation merveilleuse de la #classe_ouvrière en étrangers


    https://www.youtube.com/watch?v=0tzyT30dQ6Q

    Samir utilise des photos de famille privées, des animations, des clips musicaux et des documents d’archives inconnues pour raconter de manière divertissante l’histoire de la migration des pays du Sud voisins vers la Suisse, de l’après-guerre à nos jours.
    Alors que jusque dans les années 1950, le PS et les syndicats ont dirigé la #culture_ouvrière suisse, ces institutions ont petit à petit perdu leur importance et une nouvelle force est apparue, qui a façonné notre société jusqu’à aujourd’hui : la #migration_du_travail. Aujourd’hui, plus personne ne parle de « classe ouvrière ». Et le terme « #ouvrier » est devenu synonyme d’ « #étranger ».

    https://www.dvfilm.ch/fr/movies/documentaries/die-wundersame-verwandlung-der-arbeiterklasse-in-auslaender
    #film #documentaire #Suisse #travailleurs_étrangers #film_documentaire #Samir #immigration #travail #économie #Gastarbeiter #logement #baraquements #saisonniers #immigrés_italiens #xénophobie #racisme #italianité