• Crise sanitaire : la nouvelle vie du QR code - Elle
    https://www.elle.fr/Societe/News/Crise-sanitaire-la-nouvelle-vie-du-QR-code-3940665

    Ce n’est pas un hiéroglyphe, mais presque. Un carré fait de carrés, illisible pour l’œil humain. Pour le démystifier, il faut une pierre de Rosette sur batterie : votre smartphone. En terrasse, les nouveaux Champollion n’en mènent parfois pas large, à l’instar de Jihane et d’Oscar, 33 et 34 ans, qui tentent de télécharger le menu d’un resto. « Ah, on peut le faire avec la fonction appareil photo ? » s’étonne la jeune femme. Si, en France, c’est la crise sanitaire qui a imposé l’utilisation du « quick response code », cette technologie est présente en Asie depuis longtemps.

    Imaginé en 1994 par un ingénieur japonais, le QR code sert d’abord à suivre la fabrication des pièces détachées chez Toyota. Il se démocratise à la fin des années 2000 avec l’arrivée des smartphones. En Occident, Snapchat devient, en 2016, la première appli grand public à proposer son lecteur QR. Désormais, il est partout, interface incontournable pour connecter le monde numérique au monde physique. C’est un augmentateur de réalité, en quelque sorte. Un outil marketing pour les marques, une nouvelle expérience culturelle. « Le code-barres représentait la circulation des marchandises et ne nous était pas directement destiné, explique Xavier de La Porte, créateur du podcast « Le Code a changé » sur France Inter. À l’inverse, le QR code permet un transfert d’informations qui nous concerne directement : c’est l’Audioguide au musée, le menu du resto, les notices d’explication… » Reste que ces nouveaux usages ne font que renforcer notre dépendance à la machine. « D’un outil d’augmentation de la réalité superfétatoire, on est passé à un outil incontournable qui ne fait que renforcer la fracture numérique. C’est extrêmement violent », pointe Xavier de La Porte.

    Vue des États-Unis, l’inquiétude française prête à sourire. « Tout le monde ou presque a un smartphone, et le QR code est une technologie sûre et bénigne », s’amuse Fred Turner, professeur de sciences de la communication à Stanford. « La pandémie a accéléré l’adoption de technologies de consommation mais le vrai danger social n’est pas là : c’est le développement du data tracking ou de la reconnaissance faciale, alerte Xavier de La Porte. Et ça, pour le coup, ça se fait sans le concours des citoyens. » La révolution n’aura malheureusement pas lieu en terrasse.

    #Xavier_de_La_Porte #Fred_Turner #QRCode

  • Sommes-nous vraiment en train de fabriquer des “crétins digitaux" ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/le-code-a-change/sommes-nous-vraiment-en-train-de-fabriquer-des-cretins-digitaux

    J’ai l’impression que le discours sur les jeunes et les écrans est en train de changer. Alors qu’il y a quelques années, on vantait les compétences de ces digital natives - certes un peu accro à leurs écrans, mais tellement habiles à les manipuler - aujourd’hui, ce qu’on entend, ce sont le plus souvent des discours très alarmistes.

    Pour ne prendre qu’un exemple, en septembre dernier, un livre a connu un gros succès commercial et médiatique “La fabrique du crétin digital”, d’un neuroscientifique du nom de Michel Desmurget. Sa thèse : les écrans sont un danger pour les jeunes - enfants et ados -, les études neuroscientifiques le prouvent.

    On est en train de fabriquer une génération perdue, qui aura le choix entre l’obésité, l’addiction, et toutes sortes de troubles émotionnels et cognitifs. 
    Evidemment, ce discours me parle. Parce que je regarde le monde autour de moi, je vois bien que les jeunes passent beaucoup de temps devant leurs écrans, dès tout petits parfois. Je me dis que ça ne doit pas être sans conséquence… D’autant qu’on sait bien que les acteurs économiques du numérique créent des outils pour séduire les plus jeunes, pour capter leur attention…

    #Anne_Cordier #Xavier_de_La_Porte #Le_code_a_changé #Podcast

  • Le dialogue comme remède au « crétinisme digital » ? - Compétences numériques - Pédagogie - Académie de Poitiers
    http://ww2.ac-poitiers.fr/competences-numeriques/spip.php?article192

    Réflexions partagées entre une enseignante curieuse et informée, invitée par le journaliste Xavier de la Porte sur France Inter le 10 novembre 2020, sur le thème Sommes-nous vraiment en train de fabriquer des “crétins digitaux" ?

    Anne Cordier, auteure de "grandir connectés", est maîtresse de conférences en sciences de l’Information et de la communication à l’Université de Rouen. Elle a réalisé de nombreuses enquêtes de terrain auprès des publics jeunes, notamment au sein de l’école, sur leurs usages et pratiques numériques.

    L’émission part d’un constat :
    le discours sur les jeunes et les écrans est en train de changer. Alors qu’il y a quelques années, on vantait les compétences de ces digital natives - certes un peu accro à leurs écrans, mais tellement habiles à les manipuler - aujourd’hui, les discours sont souvent très alarmistes.

    Malentendus sur la vraie vie

    Anne Cordier décrit notamment ce que font les jeunes quand ils "scrollent", activité qui s’apparente au fait de "trainer ensemble", dans laquelle se jouent bien des relations et se construisent des compétences sociales.
    Elle explique ce qu’elle observe de leurs manières de s’informer sur l’actualité, et du malentendu à ce sujet entre les générations.
    Elle analyse également la question des transferts de compétence, et celle du plaisir apporté par la flânerie sur internet, qui permet des découvertes sans pression.

    #Anne_Cordier #Xavier_de_La_Porte #Le_code_a_changé #Podcast

    • C’est assez ouf quand même à quel point elle défend le moindre millimètre des pratiques des jeunes, comme si pour chaque pratique une par une, yavait à chaque fois un « malentendu » impossible ou difficile à dépasser et que les plus âgés peuvent rien comprendre… comme s’il était au final impossible d’avoir une critique de ces pratiques. Avec un « c’est comme ça, ça évolue »… (mais bon c’est assez souvent le cas de Xavier de la Porte en général, j’ai remarqué que quasiment à chaque émission de ce genre, depuis des années, il fait mine de poser un interrogation critique, puis ensuite n’interviewe ou ne relaie des articles que des gens qui vont aller dans le sens d’un techno-progressisme) Au lieu d’une critique historique, comparative…

      Par exemple comparer un sport (co ou pas), qu’on peut quasi à coup sûr faire gratuitement ou presque, qu’on peut pratiquer n’importe où, avec un jeu vidéo multijoueur en ligne produit par une entreprise avec un modèle économique, qui fait tout pour créer de l’addiction forte, avec des psys dans les équipes, etc : c’est incroyablement malhonnête il me semble, c’est vraiment tellement différent comme pratiques… Franchement, comparer du foot, basket, parkour, roller-derbie ou danse, avec Fortnite ou Brawl Stars et leur système d’addiction et de micro-paiement ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Free-to-play

      Après ya des morceaux plus intéressants, oui on les laisse moins faire qu’avant, d’autant moins en milieu urbain. Et donc beaucoup moins de temps pour sociabiliser en face à face, et ça c’est triste (et sûrement très mal à long terme pour la société entière). Moi dès CM1 CM2 je partais des heures en vélo avec un copain dans le quartier, et yavait aucun téléphone mobile ni rien pour savoir où on était.

      #techno-béat #techno-progressime

  • Xavier de La Porte : “La littérature porte sur le monde un regard qui permet de comprendre la complexité du numérique” - Radio - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/radio/xavier-de-la-porte-la-litterature-porte-sur-le-monde-un-regard-qui-permet-d

    En quoi les nouvelles technologies changent-elles quelque chose à nos vies ? C’est la question que se posent le journaliste de France Culture et ses invités dans “Le code a changé”, un podcast en vingt épisodes qui analyse l’impact du numérique dans des domaines aussi divers que la mode, le journalisme ou le trading.

    Comprendre en quoi les technologies changent quelque chose à nos vies : telle est l’intention de Xavier de La Porte, aux manettes du nouveau podcast natif de France Inter, série de vingt épisodes intitulée Le code a changé. À chaque nouvel opus, un invité spécialiste ou acteur d’un domaine plus ou moins dynamité par les nouvelles technologies (la mode, le trading, le journalisme…) répond durant trente à quarante minutes aux questions du journaliste, familier des sujets de société liés au numérique sur France Culture (Place de la Toile, Ce qui nous arrive sur la Toile). Au micro, il n’hésite pas à faire part de ses propres questionnements et sentiments, voire au montage à commenter ses propres questions. Il explique à Télérama le pourquoi de sa démarche.

    Ce podcast, vous le détaillez dans le prologue, est né de votre envie de comprendre en quoi les technologies changent quelque chose à nos vies. A priori c’est une mission que vous poursuivez depuis longtemps à travers vos chroniques et vos émissions. En quoi ce format est-il différent ?
    Sur France Inter je ne m’adresse pas exactement au même public que sur Culture. Et puis le podcast est une forme nouvelle qu’il s’agit d’incarner, à la fois à travers des gens qui racontent des histoires, mais aussi par ma parole – j’avais envie de parler, et pas seulement de poser des questions. Je ne suis pas un geek, je ne m’intéresse pas à la technique en elle-même, mais à ce qui est autour : l’approche par d’autres disciplines, les questions numériques vues depuis les sciences humaines, les mathématiques, la littérature.

    Vous optez pour une mise en scène forte de la rencontre avec vos invités, y compris en vous moquant de vos questions après coup. Cette volonté de transparence est-elle juste un style, ou une adaptation à une caractéristique du monde numérique ?
    Pour moi, c’est plus un petit jeu, comme remettre en scène une question foireuse... Ce n’est pas un truc de transparence, mais davantage d’incarnation. Ma référence est moins YouTube que le genre podcast. Ce que je trouve intéressant dans ce médium, c’est qu’il induit une situation d’écoute particulière, assez solitaire. On est dans une adresse à l’auditeur beaucoup plus interpersonnelle que via la radio de flux. Ce qui m’amusait, c’est de jouer là-dessus, et de le faire se refléter dans le rapport avec l’invité. Certains peuvent trouver le sujet numérique très froid, mais je pense qu’il est au contraire très humain.
    “Le podcast est un espace dans lequel on est encore relativement libres, qui permer des formes d’écriture un peu différentes.”

    Dans votre prologue, vous citez Annie Ernaux et son rapport aux nouvelles technologies, tandis que votre choix d’invités se porte beaucoup sur des auteurs et autrices. Réincarner le numérique doit-il passer par l’écriture et la littérature ?
    Le point d’appui d’un invité peut être un livre, mais le livre peut être un prétexte. Ce n’est pas forcément une volonté de mettre en valeur la nécessité d’un passage à l’écriture pour en parler. Je cherche des manières de regarder le numérique qui tranchent avec la philosophie, la sociologie et les sciences de la communication. Mais il y a aussi une croyance, liée à mon tropisme littéraire, que la littérature porte sur le monde un regard permettant de comprendre, de rendre la complexité du mille-feuille de la question numérique. Internet peut être hyper enchanteur et affreux à la fois. On peut en dire des choses très contradictoires, parce que c’est exactement comme ça qu’on les vit. La littérature est ce qui rend au mieux cette simultanéité.

    Pourquoi avoir décidé de traiter ce sujet en podcast, et non via une émission de flux ?L’idée vient de moi, ce n’était pas à défaut d’autre chose. J’ai fait beaucoup d’émissions sur le numérique, beaucoup de chroniques, et j’avais envie d’essayer une autre manière. C’est un espace dans lequel on est encore relativement libres, qui permet des formes d’écriture un peu différentes. Le fait de faire des interviews, de les remonter beaucoup, est plus compliqué en radio d’antenne.

    Votre premier invité a été David Dufresne, le journaliste à l’origine du recensement des violences policières sur Twitter pendant les manifestations. Que dit ce choix sur la coloration, l’orientation du podcast ?
    Avec David Dufresne, il y avait un entremêlement de quelque chose de très évident, la violence policière, son aspect politique, tragique, médiatique, avec une réflexion personnelle et profonde sur ce que sont la technologie et les réseaux sociaux aujourd’hui. Après, l’ordre des épisodes est davantage dicté par l’idée de montrer que la diversité des questions est gigantesque, et celle de ne pas être univoque dans le ton.

    on aime beaucoup Le code a changé, sur franceinter.fr, un épisode tous les quinze jours, 35 mn.

    #Xavier_de_La_Porte #Podcast #Genre_littéraire

  • Le fisc peut-il croire à nos profils Facebook ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-fenetre-de-la-porte/la-fenetre-de-la-porte-13-novembre-2018

    Mais, à mon sens, les vraies questions sont ailleurs.

    Tout ça repose sur l’idée que ce que les gens versent dans les réseaux sociaux, c’est vraiment leur vie. Il suffit de les fréquenter un peu pour s’apercevoir que non. Pas vraiment… C’est la vie mise en scène. Concrètement, ça veut dire quoi : qu’on peut mentir sur la date d’une photo, sur qui y apparaît, et qu’on transforme vite une chaumière en château… C’est assez drôle parce que l’administration fiscale est habituée à débusquer des gens qui essaient de se faire passer pour moins riches qu’ils le sont. Là elle risque de devoir dénouer le problème inverse : être confrontée à des gens qui essaient de se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont. Le risque n’est-il pas de perdre beaucoup de temps ?

    Par ailleurs, je ne suis pas un pro de la fraude, mais je me pose une question : est-ce vraiment chez les gens qui s’affichent dans les réseaux sociaux qu’on va débusquer les gros fraudeurs ? Je dis ça parce qu’après l’affaire Cahuzac, l’administration fiscale a ouvert un guichet pour les fraudeurs qui voulaient régulariser leur situation. 36 000 dossiers ont été traités entre 2013 et fin 2017, 35 milliards d’euros cachés à l’étranger, 7,8 milliards de redressements fiscaux. Savez-vous quel était l’âge moyen du repenti ? 72 ans… Pas sûr qu’on les ait beaucoup vus s’afficher sur Instagram allongés en string sur leurs Porsche ceux-là… Et il me semble que les affaires de fraude ou d’évasion massive - révélées par exemple par les Panama Papers - n’ont rien à voir avec la différence entre un train de vie annoncé au fisc et train de vie réel : le problème est celui de montages financiers hyper complexes, de l’alliance entre banques et sociétés off-shore etc…

    #Médias_sociaux #Xavier_de_La_Porte #Fraude_Fiscale

  • « Le hijab n’est pas une question d’honneur »
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-fenetre-de-la-porte/la-fenetre-de-la-porte-25-septembre-2018

    Par les hasards de la sérendipité, Xavier de la Porte est tombé sur une vidéo iranienne hier, avec deux femmes, l’une voilé et l’autre non. La vidéo dure une minute trente et elle est frappante.

    #Xavier_de_La_Porte #Iran #Vidéo #YouTube

  • Xavier de La Porte sur Nova - Radio Nova renforce sa case d’avant-soirée - Libération
    http://www.liberation.fr/futurs/2017/09/10/radio-nova-renforce-sa-case-d-avant-soiree_1594816
    http://md1.libe.com/photo/1054367-prodlibe-radio-nova.jpg?modified_at=1505040320&picto=fb&ra

    La grande nouveauté de la rentrée de Nova s’écoutera du lundi au vendredi entre 18 heures et 19h30. En créant l’Heure de pointe – une « émission d’actualité avec du retard », rigole le directeur Bernard Zekri – la radio musicale veut muscler son début de soirée. C’est le journaliste Xavier de La Porte, venu de France Culture, où il traitait des questions numériques, qui l’animera à partir de ce lundi.

    Ce talk est construit en deux parties. La première, explique Xavier de La Porte, s’articule autour de « thématiques hebdomadaires bizarroïdes » : « grand air » le lundi (sport, écologie…), « tracasseries » le mardi (maladie, enfants, mort…), « factory » le mercredi (numérique, design…), « les sujets qui nous fatiguent d’avance » le jeudi (politique, économie…) et « nos vies bestiales » le vendredi (sexe, animaux…). Chaque soir, le présentateur sera entouré de trois intervenants récurrents, parmi lesquels la réalisatrice Ovidie ou les journalistes Pascal Riché et Sébastien Fontenelle. « Je veux des petites discussions plutôt que des chroniques », précise la nouvelle tête d’affiche de Nova.

    Quant à la seconde partie, plus classique, elle consistera en une interview d’un ou deux invités. « Il s’agira de comprendre le bordel dans lequel on est, avec des gens ayant des idées plutôt qu’étant dans l’actualité », poursuit le Normalien et agrégé de lettres, âgé de 43 ans.

    #Xavier_de_La_Porte

  • Pourquoi la vérité nous importe si peu
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-numerique/pourquoi-la-verite-nous-importe-si-peu


    Régime de la “post-vérité”, “faits alternatifs”, “fausses nouvelles” (fake news), quel que soit le crédit qu’on accorde à ces notions, force est de constater qu’on est dans un moment historique qui a un petit problème avec les faits et la vérité. On en a parlé mille fois ici, de la fabrication et la diffusion des fausses informations, des algorithmes qui renforcent nos croyances - au détriment de la vérité parfois - etc. Mais demeure quand même une question mystérieuse : pourquoi croit-on à cela ? Pourquoi, même quand les faits nous sont opposés, peut-on continuer à croire et prêcher le faux ? C’est une question fascinante, particulièrement en temps de campagne électorale, et à une époque où les réseaux sociaux nous confrontent sans cesse à une polarisation des avis politiques qui se fait souvent sans aucun souci du fait et où l’expression du doute, ou le désir de complexité, sont battus en brèche. Comment est-ce possible ? Eh bien, il semblerait que la manière dont fonctionne notre cerveau nous pousse à accorder peu d’importance à la vérité, que notre raison ne soit pas développée avec un grand souci du fait. C’est en tout cas ce qu’avancent deux ouvrages de sciences cognitives récemment recensés par le New Yorker.

    #fake_news #post-truth #Xavier_de_La_Porte

  • Xavier de La Porte : « Internet, c’est un peu comme la puberté »
    http://www.lesinrocks.com/2015/08/07/actualite/xavier-de-la-porte-internet-cest-un-peu-comme-la-puberte-11765542

    Sur le même écran, avec deux onglets différents, d’un clic à l’autre on peut voir une Colombienne avec les jambes écartées, et écouter Apollinaire réciter Le Pont Mirabeau. Ça produit quelque chose que certains appellent l’esprit de zapping. Mais en même temps, ça produit ce que d’autres ont appelé la poésie, c’est-à-dire l’entrechoquement de réalités qui n’ont rien à voir les unes avec les autres.

    #Culture #Internet #Numérique #Xavier_de_La_Porte

  • Etre remplacé par des robots ? Le vrai risque serait plutôt de devenir robot
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/29/etre-remplace-robots-devenir-robot-cruel-dilemme-255746

    Si le mouvement d’automatisation est indéniable, il s’accompagne d’un autre mouvement, beaucoup plus invisible et autrement moins documenté : la robotisation de l’homme. Comme ça, ça fait SF, mais c’est très réel et très concret.

    par @xporte

    #Algorithme #Amazon_Mechanical_Turk #Automatisation #Emploi #Humain #Numérique #Précarité #Robot #Turc_mécanique #Xavier_de_La_Porte

  • Captcha ou l’art de faire travailler sans rémunérer, Ce qui nous arrive sur la toile, par #Xavier_de_la_Porte - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-captcha-ou-l-art-de-faire-tra

    Mais le CAPTCHA pose la question du #travail à un autre degré, plus étonnant encore. Quel dommage, se sont dit un jour les chercheurs de l’Université Carnegie-Mellon, quel dommage que tous les jours, des centaines de millions d’internautes transcrivent des signes déformés, et que cela ne serve à rien ? Et ils ont inventé un système qui s’appelle Re-CAPTCHA et qui consiste à utiliser ces millions de transcriptions effectuées par les internautes pour améliorer les logiciels de numérisation des livres. En effet, quand on numérise des livres, bien souvent, des caractères sont déformés (parce que la page est abîmée, froissée, parce que l’encre a coulé etc.) et les logiciels de reconnaissance de caractère peinent alors à déchiffrer et retranscrire. En utilisant la retranscription humaine, plus fine, plus souple, plus intuitive, on améliore les logiciels. Ce qu’a très vite compris…. Google. Et oui, encore Google. Google, qui avec son projet Google Books numérise les livres du monde entier par brassée, s’est empressé d’acheter le système Re-CAPTCHA à l’Université Carnegie-Mellon pour améliorer ses logiciels de reconnaissance textuel. Ce qui signifie une chose toute simple : quand vous transcrivez un CAPTCHA, il y a des chances pour que vous participiez à l’amélioration des logiciels de Google, il y a des chances, donc, que vous travailliez pour Google.

    Beaucoup d’argent parce que je suis nombreux . L’industrie du spectaculaire intégré et du commandement immatériel me doit de l’argent. Je serai intransigeant avec elle jusqu’à ce que j’obtienne ce qui me revient.
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4439

    #general-intellect #exploitation #plus-value_sociale