#xi_jinping

  • Mouvement à Hongkong
    Une discussion avec le Workers Group

    Bad Kids of the World, Workers Group

    https://lavoiedujaguar.net/Mouvement-a-Hongkong-Une-discussion-avec-le-Workers-Group

    L’interview suivante a été réalisée sur Internet au cours du mois d’août. Des camarades de différents pays — quelques « Bad Kids of the World » — ont posé des questions sur le mouvement anti-extradition à un camarade du Workers Group, un collectif prolétarien de Hongkong.

    Beaucoup de gens à Hongkong ne comprennent pas pourquoi le gouvernement chinois a choisi d’adopter ce projet de loi sur l’extradition à cette date précise. Je crois qu’ils ont un calendrier pour cela. Ce que je veux dire, c’est que depuis 2012, lorsque Xi Jinping est devenu président de la Chine, il a décidé de renforcer son contrôle sur le pays. Il a pris beaucoup de mesures. Premièrement, il a réformé la structure du gouvernement pour que le pouvoir soit concentré entre ses seules mains. Deuxièmement, il y a eu beaucoup de répression à l’encontre de la société civile en Chine. Les mouvements — y compris les familles, et les avocats, les militants syndicaux — ont tous été réprimés. Et le gouvernement exerce un contrôle encore plus strict sur les médias qu’auparavant. D’autre part, le Parti communiste exige également que toutes les entreprises, même les entreprises privées, créent une branche du Parti communiste. Ce qui veut dire que le PC se développe et essaie d’être le leader de chaque institution sociale. Voilà ce qui se passe en Chine. (...)

    #Chine #Hongkong #mouvement_anti-extradition #Xi_Jinping #répression #organisation

  • Chine, sur les nouvelles routes de la soie | ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=FuhUo7Tt7Hc

    Comment la nouvelle route de la soie (encore en chantier) risque de bouleverser les relations entre la Chine, l’Asie centrale, la Russie et l’Europe. Un road movie géopolitique captivant.

    Relier l’ouest de la Chine à l’Europe grâce à un axe routier et ferroviaire long de 10 000 kilomètres, telle est l’ambition du projet de développement économique et social lancé par le président chinois Xi Jinping en 2013. À l’heure où les tensions militaires s’accumulent en mer de Chine, où les menaces nord-coréennes entraînent l’envoi d’une armada américaine en mer du Japon, il devient urgent pour Pékin d’ouvrir des voies alternatives. L’Empire du Milieu regarde donc avec insistance vers l’Asie centrale et ses abondantes ressources pétrolières mais aussi vers l’Europe, son principal partenaire économique. Des villes comme Chongquing ou Lanzhou, jusqu’alors oubliées des réformes, profitent des nouvelles infrastructures pour se développer, tout comme certaines localités du Kazakhstan. Mais cette volonté de déploiement jusqu’au bord de l’Oural, aux portes de la Russie, pourrait perturber l’alliance stratégique entre Xi Jinping et Poutine. Face à cette influence grandissante, rien ne garantit que le grand frère d’hier témoigne d’une éternelle bienveillance…

    Nouvel élan
    Étayé d’analyses de politologues, ce documentaire éclairant nous emmène le long de la nouvelle route de la soie encore en chantier. Si le film relaie le discours plein d’espérance des Chinois, enthousiasmés par la perspective d’explorer ce vaste territoire en TGV, il montre également les réactions négatives de certains habitants des steppes du Kazakhstan qui redoutent cet expansionnisme sur leurs terres.

    Documentaire de Laurent Bouit (France, 2016, 54mn)

  • Chine-USA : « Le grand risque est une guerre froide commerciale »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010619/chine-usa-le-grand-risque-est-une-guerre-froide-commerciale

    L’escalade des tensions entre les États-Unis et la Chine semble sans fin. Chaque jour ou presque, les deux pays agitent de nouvelles menaces de rétorsion. Mary-Françoise Renard, responsable de l’Institut de recherche sur l’économie de la Chine, revient sur ce que ces menaces représentent pour la Chine et la façon dont le pouvoir chinois y répond.

    #Entretien #Xi_Jinping,_commerce_mondial,_Etats-Unis,_Donald_Trump,_economie,_guerre_commerciale,_Chine

  • A #Nice, une charge de la police contre les #GiletsJaunes entraine la blessure grave d’une porte parole de ATTAC, à la veille de la visite du président chinois #Xi_Jinping.


    [photo de Eric Gaillard (à confirmer) pour Reuters]

    Les « forces de l’ordre » ont tout fait pour empêcher le rassemblement #Acte19. #Emmanuel_Macron, président, #Christophe_Castaner, ministre, #Georges-François_Leclerc, préfet et #Christian_Estrosi, maire, s’étaient accordés pour transformer la ville en château-fort tout le week-end en prévision de l’appel régional des Gilets Jaunes qui coïncidait avec la rencontre présidentielle :

    Nice sous tension entre la visite ultra sécurisée du président chinois et les interdictions de manifestations
    https://www.20minutes.fr/nice/2479195-20190322-nice-sous-tension-entre-visite-ultra-securisee-president-
    Un important dispositif de sécurité est prévu pour encadrer la visite du président chinois dimanche à Nice.
    La préfecture a également décidé de sanctuariser certains quartiers de la ville, où les « gilets jaunes » ont lancé un appel à manifester samedi.
    Les Niçois s’apprêtent à passer un week-end dans une « ville morte ».

    Le préfet des Alpes-Maritimes détaille l’interdiction de manifester et de circuler à Nice
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/quelle-partie-de-la-ville-sera-bloquee-reponse-en-detail-avec-le-prefet-d
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/03/eb605d4d-120c-401f-a003-134046ac4b57/870x489_plan-page-001_1.webp

    Vers 11h / 11h30, alors que moins d’une centaine de manifestant-e-s signifiaient très calmement leur opposition à cette cette interdiction de manifestation, plusieurs nasses ont été mises en place, dont une exclusivement pour une équipe d’une douzaine de médics présents. Vu que ça ne suffisait visiblement pas pour la hiérarchie, et malgré le ridicule de la disproportion, celle-ci a donné l’ordre de faire évacuer la zone. Les policiers ont alors procédé à leurs sommations, celles qui semblent les transformer immédiatement en machine, et ... ils ont avancé tel un rouleau compresseur. Piétinant toute personne sur leur chemin. Juste devant eux se tenait un groupe de 3 femmes, particulièrement et pacifiquement déterminées dans la démonstration de leur attachement au droit à manifester. L’une d’entre elles brandi un grand drapeau arc-en-ciel orné du mot PAIX.


    [Photo Sébastien Botella / nice matin]

    A plusieurs reprise des policiers avaient tenté de les dégager manu-militari, provoquant les sifflements indignés des gens autour. Lorsque la charge est lancée, les policier foncent dans le petit groupe, bousculant et piétinant tout le monde. Une des femmes tombe, ainsi qu’une caméra-woman. La femme la plus âgée reste au sol, inconsciente pendant un moment : sa tête a heurté un plot, elle est grièvement blessée. Mais un policier refusera sèchement qu’un des médics puisse sortir de la nasse pour lui porter secours. On peut voir l’ensemble de la scène sur cette vidéo de « Live Motard 06 » à partir de la 35è minute : https://www.facebook.com/2041691205878010/videos/2240183109532286 , vidéo libérée et sauvegardée par @BlackDjai là : https://archive.org/details/LiveMotard06LiveMotard06WasLive.SD

    On y voit distinctement et successivement le calme des manifestant-e-s, des médics qui se font contrôler et nasser, les sommations et la charge policière, la femme tombée au sol et le refus du policier de faire passer des médics...

    Ce qui est assez hallucinant c’est les tweets de France 3 Côte d’Azur :

    #GiletsJaunes Une femme a été blessée à #Nice dans le mouvement de foule provoqué par l’évacuation de la Place Garibaldi par les CRS. Elle a été évacuée par les pompiers. Il reste une dizaine de « gilets jaunes » Place Garibaldi. IMAGES
    https://twitter.com/F3cotedazur/status/1109417127512076288

    et leur article https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/19e-samedi-mobilisation-gilets-jaunes-malgre-interdicti
    Ça démontre une fois de plus le décalage incroyable entre le vécu de ce que rapportent les journalistes de terrain et la « neutralisation » de l’information par la production. On voit pourtant très bien sur leurs live :
    – combien c’était calme et que c’est l’intervention des policiers qui fait monter la tension : https://www.facebook.com/watch/?v=321468795179544
    – combien la charge a été violente et sans égards : https://www.facebook.com/watch/?v=309666656390396
    Les deux vidéos ont été libérées et sauvegardées par @ZiggyWorldA ici https://archive.org/details/GiletsJaunesUneFemmeAtBlesseNiceDansLeMouvementDeFouleProvoquParLvac

    Les médecins disent avoir eut très peur pour la vie de la femme blessée en l’examinant. Ils lèvent l’engagement du pronostique vital dans l’après-midi mais la gardent au moins 48h sous surveillance : elle est dans un état « extrêmement grave », souffrant de plusieurs fractures : au crâne, au rocher (oreille interne), et d’hématomes sous-duraux : elle aura surement, comme beaucoup, des séquelles à vie. Pour l’heure « Elle est consciente, sous perfusion de morphine, car elle a de violents maux de tête »
    Un article un peu complet de France Info : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-ce-que-l-on-sait-de-la-septuagenaire-grievement-blessee-a

    Cette femme, âgée de 74 ans, est connue pour ses engagements comme porte-parole de Attac mais aussi dans d’autres associations, elle est très active, très entourée, elle n’était pas seule au moments des faits et de nombreuses vidéos et photos témoignent des violences qui lui ont été faites. Même si elle est sur un espace où la manifestation était interdite, la scène a choqué l’opinion publique. Il y a quelques crétins qui trouvent quand même malin de dire « gnagnagna elle avait qu’à pas être là », mais globalement, ça se tient. Pour l’instant. Peut être aussi que la mort de Zineb Redouane commence à être présente dans quelques esprits... Elle sera le 559ème signalement de @davduf : https://twitter.com/davduf/status/1109561600942501893
    Mais nous savons déjà tou-te-s que pour elle comme pour tous les autres, blessé-e-s, interpelé-e-s, c’est le début d’un long combat pour faire reconnaitre leurs droits.
    //edit : c’est l’avocat Arié Alimi qui la defendra.

    Le reste du week-end, Nice continuera d’être paralysée pour la rencontre entre les chefs Emmanuel Macron et Xi Jinping. Peut-être ce dernier donnera-t-il des conseils sur comment maitriser la communication, lui qui tente depuis 3 jours de contenir les informations sur le drame de l’explosion d’une usine chimique au Jiangsu. A ce jour, il y aurait plus de 60 morts et 90 blessés graves, « les autorités font tout pour dissimuler les informations » allant « jusqu’à recourir à des techniques inédites en perturbant un drone utilisé par un média » : https://seenthis.net/messages/769393

    #violences_policières #communication #mainstream

    • Gilets jaunes : la famille de la septuagénaire blessée à Nice va porter plainte, le parquet ouvre une enquête https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-la-famille-de-la-septuagenaire-blessee-a-nice-et-dans-le-

      La famille de la femme de 73 ans, blessée à Nice samedi, lors d’un rassemblement de « gilets jaunes » va porter plainte va porter plainte pour « violence volontaire en réunion avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et sur personne vulnérable », a déclaré son avocat, Me Arié Alimi, sur franceinfo dimanche 24 mars.

      La septuagénaire est tombée après une charge des forces de l’ordre. Le procureur de Nice confirme à France Bleu Azur qu’une enquête a été ouverte samedi après-midi pour « recherche des causes des blessures subies ». Son pronostic vital était à ce moment-là réservé. Les images de vidéosurveillance de la place Garibaldi ont été saisies et « sont de très bonne qualité » dit le procureur. Un médecin légiste est allé s’entretenir samedi soir au chevet de la militante d’Attac à l’hopital Pasteur.

      La septuagénaire est « aujourd’hui dans un état extrêmement grave », dénonce Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’Homme, sur franceinfo.

      Et aussi, troublant :

      « Ce qui nous inquiète, c’est que le préfet a donné à l’hôpital des instructions extrêmement fermes de ne pas communiquer à l’extérieur, y compris avec la famille qui a beaucoup de mal à obtenir des informations », a précisé l’avocat.

    • Soutien et analyse pertinente de Yannis Youlountas :

      Soutien à notre sœur de lutte, Geneviève, manifestante gravement blessée par la police, samedi à Nice. Mais attention cependant à ne pas tomber dans un piège !

      BLESSURE DE GENEVIÈVE LEGAY : COMMENT LE POUVOIR ET LES MÉDIAS À SA BOTTE CHERCHENT, UNE FOIS DE PLUS, À NOUS DIVISER

      Les photos et vidéos de la charge policière qui a renversé la manifestante niçoise sont actuellement en train de faire le tour du monde et de marquer les esprits. Cela, en raison de la charge symbolique de ces images : une militante septuagénaire immobile, avec un drapeau PAIX pour seul objet dans la main, se voit malgré tout violentée par les Robocops suréquipés du pouvoir.

      Oui, mais... Prenons garde ! Tout est dans ce « malgré tout » et d’autres termes similaires utilisés un peu partout aujourd’hui.

      Autrement dit, si Geneviève avait eu 40 ans de moins, s’était masquée le visage comme le font les émeutiers ou avait hissé un drapeau rouge ou noir, cela aurait-il été acceptable ?

      Non, bien sûr. La violence de l’État n’est jamais acceptable, qu’elle soit économique, sociale, écologique, militaire ou policière. Au prétexte des quelques miettes qu’il redistribue, l’État s’arroge le droit de contrôler totalement nos vies au service de la classe dominante qui, elle-même, contrôle l’État à tous les postes clés. L’État est l’outil par excellence de la classe dominante. Sans lui, les plus riches ne pourraient pas continuer à accumuler les titres de propriété, de créances et le profit tiré du travail des plus pauvres. Sans lui, notamment sa bureaucratie et ses forces du « maintien de l’ordre », cet ordre social totalement injuste s’effondrerait en quelques heures.

      C’est pourquoi, même quand les policiers blessent des émeutiers, il est toujours bon de rappeler quel est notre camp, quelle que soit notre façon personnelle de lutter.

      Nous devrions avoir le même respect et la même peine pour Geneviève qu’elle soit non-violente ou émeutière, et le même dégoût des méfaits de la police en service commandé par le pouvoir qui détruit nos vies et la Terre toute entière — pouvoir économique et politique qui n’en font qu’un puisque c’est le premier qui détermine le second en monopolisant les moyens de fabriquer l’opinion.

      Soutien à notre sœur de lutte Geneviève, non violente, membre des Gilets jaunes, d’Attac et d’Ensemble.

      Soutien également à tou-tes nos autres sœurs et frères de lutte, quelles que soient leurs façons de lutter contre le pouvoir mortifère pour faire advenir l’émancipation sociale.

      Rappelons deux choses, pour finir :
      – être pacifiste ne signifie pas forcément être non-violent, la plus grande partie du mouvement ouvrier à son origine était contre la guerre entre les peuples, mais bien décidée à en découdre avec les possédants et les briseurs de grève ;
      – être anarchiste et anticapitaliste, quelle que soit sa façon personnelle de lutter, c’est par conséquent désirer une société dépourvue de rapport de domination et d’exploitation donc non-violente, alors que ne pas résister, c’est permettre que perdure cette société violente, donc participer à cette violence, même sans rien faire.

      Prenons garde aux pièges que nous tendent ceux qui cherchent à nous diviser et n’oublions pas notre objectif commun : la liberté authentique, l’égalité réelle et la fraternité universelle.

      source : http://blogyy.net/2019/03/24/blessure-de-genevieve-legay-comment-le-pouvoir-et-les-medias-a-sa-botte-cher

  • La Cina e il nuovo ordine euro-asiatico

    Sin dal 2013, quando il Presidente cinese #Xi_Jinping ne delineò gli obiettivi, l’iniziativa ormai nota come “Nuova Via della Seta” o “#One_Belt_One_Road” (OBOR) è rapidamente divenuta fulcro della politica estera della Cina in Eurasia e a livello globale e simbolo dell’inedito attivismo di Pechino sulla scena internazionale. Dopo cinque anni, l’iniziativa mantiene il suo appeal, nonostante i rischi intrinseci ad un così vasto progetto, le difficoltà interne ed esterne alla Cina e lo scetticismo di molti paesi coinvolti.

    L’idea cinese di “riconnessione infrastrutturale e logistica” di uno spazio geografico ma anche politico enorme e variegato com l’Eurasia, in effetti, sembra essere l’unica “grande visione” apparentemente in grado di offrire nuovo slancio all’economia globale in tempi di nazionalismo economico-politico, ripresa incerta e crisi diffuse. Si tratta non soltanto di un ambizioso progetto infrastrutturale, ma in effetti di una strategia transregionale di co-sviluppo industriale ed economico: la regione interessata si estende dalle frontiere continentali della Cina fino alle economie in via di sviluppo della cintura afro-asiatica. Ad oggi, questa macro-area rappresenta (insieme ad alcune regioni interne dell’Africa) l’ultimo grande spazio “disconnesso” dell’economia globale; al contempo, però, è territorialmente contiguo ai grandi poli di crescita economica e demografica dell’Asia costiera.

    L’iniziativa è dichiaratamente non egemonica e aperta a tutti i paesi interessati. Pechino ha finora impegnato intorno ai 500 miliardi di dollari nella OBOR, suddivisi fra isituzioni nazionali come il Silk Road Fund e la China Export-Import Bank, nuove istituzioni multilaterali regionali come la Banca Asiatica di Investimenti nelle Infrastrutture (AIIB) e linee di credito delle banche cinesi.

    La OBOR e le istituzioni ad essa legate non rappresentano, tuttavia, né un nuovo piano Marshall, né tantomeno un coerente disegno di graduale assunzione, da parte della Cina, dei compiti di garante di un ordine economico mondiale liberale. Un ordine aperto – e perciò contrario a chiusure nazionalistiche e protezionistiche – come alcuni teorici dell’ordine liberale sembrano sperare, e altri sembrano temere. Essa si iscrive, a converso, nel vasto piano di “ringiovanimento nazionale” che il Presidente Xi ha posto, come in altri suoi interventi, al centro del suo discorso al 19° Congresso del Partito, in ottobre.

    In effetti, la logica della OBOR appare complessa e si muove su piani molteplici: deve essere essenzialmente definita come una risposta proattiva della leadership cinese a cambiamenti strutturali di breve e di lungo periodo, interni ed esterni al Paese. Vi sono almeno tre dimensioni: domestico/macro-economica, geo-economico/geopolitica continentale, e sistemico/globale. Le tre dimensioni sono legate e si rafforzano reciprocamente.

    In termini domestici e macroeconomici, vengono spesso identificate questi fattori chiave nel lancio della OBOR: la Cina, grazie alle misure di stimolo all’economia approvate dopo il crack di Lehman Brothers (all’inizio della crisi), ha generato sovraccapacità nell’industria pesante, sopratuttto dell´acciaio e del cemento; di conseguenza, le banche hanno accumulato enorme liquidità, mentre a livello interno i consumi interni crescevano d’importanza fino a diventare determinanti nell’economia nazionale. Dunque, l’iniziativa sarebbe strumento funzionale a canalizzare sovraccapacità produttive verso i mercati esteri e l’eccesso di liquidità in un grande progetto infrastrutturale.

    Se questa spiegazione aiuta a cogliere la logica contingente della OBOR non ne spiega, tuttavia, le origini strutturali. Esse sono da ricercarsi nell´impulso dato sin dall´inizio degli anni 2000 ad una graduale ma sostenuta trasformazione nel sistema produttivo del paese. Si è deciso di cambiare la geografia economica cinese per ridurre il gap di sviluppo regionale e per combattere i rischi di destabilizzazione nella regione orientale di confine dello Xijninang. Tale sforzo di trasformazione ha creato poli di crescita e produzione nelle regioni centrali e centro-occidentali, in città come Chengdu, Chongqing e più recentemente Urumqi e Kashgar, ed è stato accompagnato dallo sviluppo massiccio della rete stradale e ferroviaria necessaria a collegare questi centri con le coste e con il resto del Paese.

    Allargando lo sguardo all’intero spazio euro-asiatico, il mutamento nella geografia economica del paese ha anche prodotto conseguenze geopolitiche e geoeconomiche profonde. Pechino è oggi è in grado di pianificare la creazione non solo di vie di trasporto continentali ma di una serie di corridoi multimodali terra-mare alternativi alle sole vie marittime, che finora restano sotto il controllo stringente della marina americana. L’Europa diventa così raggiungibile per nuove rotte che sostituiscono parzialmente o totalmente le vecchie. Inoltre, si allarga il ventaglio dei partner commerciali: Pechino si garantisce non solo una diversificazione delle forniture energetiche ma soprattutto l´accesso ai futuri mercati collocati lungo la cintura meridionale dell´Eurasia, dal Sud-Est asiatico e dall’India a Turchia, Iran e Medio Oriente, sino al Corno d´Africa e al Nordafrica

    Infine, le trasformazioni innescate dalla OBOR all’interno dei confini cinesi e nel continente asiatico, e le nuove opportunità geopolitiche apertesi per Pechino hanno prodotto effetti sistemici: per la dimensione stessa dello spazio interessato e per il peso economico, demografico e geografico della Cina, l’iniziativa è di fatto il primo organico passo verso un ordine globale post-Occidentale. A questo passo, tuttavia, la stessa Cina sembra non ancora pronta.

    In effetti, ciascuna delle tre dimensioni presenta rischi per Pechino, che aumentano proporzionalmente al crescere e al concretizzarsi del progetto OBOR.

    A livello interno, un ulteriore rallentamento della crescita, una crisi del sistema bancario o un crollo dei prezzi dei terreni rappresentato tutti elementi che potrebbero seriamente mettere a rischio la stabilità e la nuova dottirna della “crescita normale” sulla quale si basa la legittimità della leadership cinese. Un simile scenario avrebbe ripercussioni dirette sulla OBOR.

    In termini geopolitici, la Cina è dipendente dalle relazioni con una vasta rete di paesi e aree che hanno, in diversa forma e grado, ragioni di temere o di guardare con sospetto l’iniziativa cinese: tra questi c’è l’Europa, e naturalmente anche gli Stati Uniti – osservatori esterni interessati.

    Inoltre, la riconnessione dell’Eurasia è un processo che precede e trascende i piani cinesi. Essa trova la sua origine nelle trasformazioni che negli ultimi quindici anni hanno visto moltiplicare i legami commeraciali all’interno dell’Asia ed emergere nuovi e autonomi centri di potenza economica. Gli attori principali dell´Eurasia – dalla Russia alle medie potenze turca e iraniana, dagli stati centro-asiatici, abili a bilanciare gli interessi concorrenti delle grandi potenze, all’India, sino all’insulare Giappone – si stanno riposizionando e attrezzando per affrontare la sfida lanciata da Pechino. Questi paesi non negano la validità del concetto di una riconnessione continentale, ma lo concepiscono attraverso proprie strategie, contromisure e nuovi assi, come quello tra Giappone e India o quello all’interno del Sud-Est asiatico (paesi ASEAN).

    Dagli altri player continentali non solo dipende il successo dei programmi infrastrutturali, ma anche l’emergere di un distinto ordine euro-asiatico. Le istituzioni liberali occidentali sono chiaramente insufficienti a “coprire” la portata del cambiamento in corso, ma ad esso manca anche – per il momento – una cornice alternativa definita, politica e di regole condivise.

    In questo quadro, l’iniziativa #OBOR (e le istituzioni create quale suo corollario) colgono la natura diffusa, interconnessa, fluida, non istiuzionalizzata, al contempo competitiva e cooperativa, del nuovo sistema globale. Ne individua e ne coglie correttamente strumenti e palcoscenico d’azione: commercio, sviluppo economico e connettività anche fra aree sino ad ora ai margini del sistema economico globale. In tal modo, la OBOR posiziona la Cina al centro dei nuovi assetti, con i suoi interessi, la sua forza e le sue chiare priorità nazionali. Tuttavia, per questa stessa ragione, non è ancora in grado di offrire la prospettiva di un ordine – concetto ancora più complesso rispetto a un sistema – accettato e condiviso da tutti gli attori co-protagonisti dei processi in atto. E’ questa la sfida più grande per Pechino negli anni a venire.

    https://www.aspeniaonline.it/la-cina-e-il-nuovo-ordine-euro-asiatico

    #Chine #cartographie #visualisation #nouvelle_route_de_la_soie #route_de_la_soie
    ping @simplicissimus @reka

  • Le monde selon #Xi_Jinping

    Depuis 2012, le désormais « président à vie » Xi Jinping a concentré tous les pouvoirs sur sa personne, avec l’obsession de faire de la #Chine la superpuissance du XXIe siècle. Plongée au coeur de son « rêve chinois ».

    Derrière son apparente bonhomie se cache un chef redoutable, prêt à tout pour faire de la Chine la première puissance mondiale, d’ici au centenaire de la République populaire, en 2049. En mars dernier, à l’issue de vastes purges, Xi Jinping modifie la Constitution et s’intronise « président à vie ». Une concentration des pouvoirs sans précédent depuis la fin de l’ère maoïste. Né en 1953, ce fils d’un proche de Mao Zedong révoqué pour « complot antiparti » choisit à l’adolescence, en pleine tourmente de la Révolution culturelle, un exil volontaire à la campagne, comme pour racheter la déchéance paternelle. Revendiquant une fidélité aveugle au Parti, il gravira en apparatchik « plus rouge que rouge » tous les degrés du pouvoir.
    Depuis son accession au secrétariat général du Parti en 2012, puis à la présidence l’année suivante, les autocritiques d’opposants ont réapparu, par le biais de confessions télévisées. Et on met à l’essai un système de surveillance généralisée censé faire le tri entre les bons et les mauvais citoyens. Inflexible sur le plan intérieur, Xi Jinping s’est donné comme objectif de supplanter l’Occident à la tête d’un nouvel ordre mondial. Son projet des « routes de la soie » a ainsi considérablement étendu le réseau des infrastructures chinoises à l’échelle planétaire. Cet expansionnisme stratégique, jusque-là développé en silence, inquiète de plus en plus l’Europe et les États-Unis.

    Impériale revanche
    Dans ce portrait très documenté du leader chinois, Sophie Lepault et Romain Franklin donnent un aperçu inédit de sa politique et montrent que l’itinéraire de Xi Jinping a façonné ses choix. De Pékin à Djibouti – l’ancienne colonie française est depuis 2017 la première base militaire chinoise à l’étranger – en passant par la mer de Chine méridionale et l’Australie, les réalisateurs passent au crible les projets et les stratégies d’influence du nouvel homme fort de la planète. Nourrie d’images d’archives et de témoignages (de nombreux experts et de dissidents, mais aussi d’un haut gradé proche du pouvoir), leur enquête montre comment Xi Jinping a donné à la reconquête nationaliste de la grandeur impériale chinoise, projet nourri dès l’origine par la République populaire, une spectaculaire ampleur.

    https://www.arte.tv/fr/videos/078193-000-A/le-monde-selon-xi-jinping
    #biographie #démocratie #trauma #traumatisme #Mao #révolution_culturelle #Terres_Jaunes #exil #Prince_Rouge #nationalisme #rêve_chinois #renaissance_nationale #histoire_nationale #totalitarisme #stabilité #idéologie #anti-corruption #lutte_contre_la_corruption #purge #dictature #investissements_à_l'étranger #prêts #dette #KUKA #ports #droits_humains #Australie #infiltration_chinoise #Nouvelle-Zélande #David_Cameron #Jean-Pierre_Raffarin #matières_premières #capitalisme_autoritaire #Ouïghours #arrestations #répression #censure #liberté_d'expression #défilés_militaires #armée #puissance_militaire #Mer_de_Chine_méridionale #îles_de_Spratleys #liberté_de_la_presse #prisonniers_politiques #Hong_Kong

    #Djibouti #base_militaire (de Djibouti)

    #Sri_Lanka —> Au Sri Lanka, le #port de #Hambantota est sous contrôle chinois, ceci pour au moins 99 ans (accord signé avec le Sri Lanka qui n’a pas pu rembourser le prêt que la Chine lui a accorder pour construire le port...)
    #dépendance
    v. aussi :
    Comment la Chine a fait main basse sur le Sri Lanka
    https://www.courrierinternational.com/article/comment-la-chine-fait-main-basse-sur-le-sri-lanka

    Histoire semblable pour le #Port_du_Pirée à #Athènes, en #Grèce ou l’#aéroport de #Toulouse, en #France.

    #Organisation_de_coopération_de_Shangaï :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai
    #Grande_unité_mondiale #enrichissement_pour_tous

    Quelques cartes et images tirées du #film #documentaire.

    La #nouvelle_route_de_la_soie et autres investissements chinois dans les infrastructures mondiales de #transport :

    La #Chinafrique :


    #Afrique
    Afrique où la Chine propose la « #solution_chinoise », programme de #développement basé sur le #développement_économique —> « #modèle_chinois de développement »

    Le programme de #surveillance_de_masse :

    Outre la surveillance, mise en place d’un programme appelé « #crédit_social » :

    Le #Système_de_crédit_social est un projet du gouvernement chinois visant à mettre en place d’ici 2020 un système national de #réputation_des_citoyens. Chacun d’entre eux se voit attribuer une note, échelonnée entre 350 et 950 points, dite « crédit social », fondée sur les données dont dispose le gouvernement à propos de leur statut économique et social. Le système repose sur un outil de surveillance de masse et utilise les technologies d’analyse du #big_data. Il est également utilisé pour noter les entreprises opérant sur le marché chinois.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_cr%C3%A9dit_social

    Voici ce que cela donne :


    #surveillance #contrôle_de_la_population #vidéosurveillance #reconnaissance_faciale #contrôle_social
    #cartographie #visualisation
    ping @etraces

    ping @reka

  • Le « double discours » de Xi Jinping
    https://www.latribune.fr/economie/international/le-double-discours-de-xi-jinping-802173.html


    Crédits : Reuters

    texte d’introduction du reportage d’Arte (cf. _infra, à regarde sur YT)

    Depuis 2012, le désormais « président à vie » Xi Jinping a concentré tous les pouvoirs sur sa personne, avec l’obsession de faire de la Chine la superpuissance du XXIe siècle. Plongée au cœur de son « rêve chinois ».

    Derrière son apparente bonhomie se cache un chef redoutable, prêt à tout pour faire de la Chine la première puissance mondiale, d’ici au centenaire de la République populaire, en 2049. En mars dernier, à l’issue de vastes purges, Xi Jinping modifie la Constitution et s’intronise « #président_à_vie ». Une concentration des pouvoirs sans précédent depuis la fin de l’ère maoïste.

    Né en 1953, ce fils d’un proche de Mao Zedong révoqué pour « complot antiparti » choisit à l’adolescence, en pleine tourmente de la Révolution culturelle, un exil volontaire à la campagne, comme pour racheter la déchéance paternelle. Revendiquant une fidélité aveugle au Parti, il gravira en apparatchik « plus rouge que rouge » tous les degrés du pouvoir.

    Depuis son accession au secrétariat général du Parti en 2012, puis à la présidence l’année suivante, les autocritiques d’opposants ont réapparu, par le biais de confessions télévisées. Et on met à l’essai un système de surveillance généralisée censé faire le tri entre les bons et les mauvais citoyens.

    Inflexible sur le plan intérieur, Xi Jinping s’est donné comme objectif de supplanter l’Occident à la tête d’un nouvel ordre mondial. Son projet des « routes de la soie » a ainsi considérablement étendu le réseau des infrastructures chinoises à l’échelle planétaire. Cet expansionnisme stratégique, jusque-là développé en silence, inquiète de plus en plus l’Europe et les États-Unis.

  • #Chine : #Xi_Jinping achève sa contre-réforme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300318/chine-xi-jinping-acheve-sa-contre-reforme

    Xi Jinping est désormais assuré de rester au pouvoir au-delà de 2023. © Reuters À l’issue de la session parlementaire, Xi Jinping a imposé la fin des réformes et de l’ouverture initiées en 1978. Concentration du pouvoir au sommet, interférence du Parti dans le travail de l’État et dictature personnelle : tous les problèmes identifiés à l’époque par Deng Xiaoping sont aujourd’hui présentés comme les solutions.

    #International

  • Ces #autocrates qui organisent leur présidence à vie
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110318/ces-autocrates-qui-organisent-leur-presidence-vie

    Vladimir Poutine et #Xi_Jinping, deux présidents “providentiels” qui jouent la même partition © Reuters Depuis une quinzaine d’années, de l’Afrique à l’Amérique latine, en passant par l’Asie et même l’Europe, des chefs d’État autoritaires font sauter les verrous de la limitation des mandats. Le dernier en date est le Chinois Xi Jinping, qui vient d’obtenir ce dimanche 11 mars l’aval du Parlement chinois. Face à ces « coups constitutionnels », les démocraties affaiblies se taisent.

    #International #Chine #Constitution #coup_constitutionnel #coups_d'Etat #démocratie #dictatures #Paul_Kagamé #Vladimir_Poutine

  • #Xi_Jinping, l’éternité en plus
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280218/xi-jinping-l-eternite-en-plus

    En octobre 2017 à Pékin, à la fin du premier mandat de Xi Jinping, une exposition retrace « cinq ans de progrès » © E. G. Il n’y aura plus de limite au nombre de mandats présidentiels en #Chine, jusque-là plafonné à deux. À 64 ans, le président Xi Jinping détient désormais tous les leviers du pouvoir. Et sur les réseaux sociaux du pays, la censure bat son plein.

    #International

  • #Xi_Jinping se ménage des années de pouvoir
    https://www.mediapart.fr/journal/international/261017/xi-jinping-se-menage-des-annees-de-pouvoir

    Seul aux commandes, sa pensée inscrite dans la charte du parti, le président de la République et secrétaire général du parti assoit sa domination sur un pays qu’il souhaite plus influent à l’international, mais sans plus de libertés à l’intérieur de ses frontières.

    #International #Chine

  • #Chine : le culte de la personnalité selon #Xi_Jinping
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221017/chine-le-culte-de-la-personnalite-selon-xi-jinping

    Une vidéo de Xi Jinping dans l’exposition organisée pour célébrer ses cinq ans de pouvoir. © Reuters Le XIXe congrès du Parti communiste chinois, qui se tient jusqu’au mercredi 25 octobre à #Pékin, est l’occasion de chanter les louanges du président de la République et secrétaire général du parti. À Pékin, une exposition magnifie les réalisations des dernières années.

    #International

  • Le culte de la personnalité selon #Xi_Jinping
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221017/le-culte-de-la-personnalite-selon-xi-jinping

    Le XIXe congrès du Parti communiste chinois, qui se tient jusqu’au mercredi 25 octobre à #Pékin, est l’occasion de chanter les louanges du Une video de Xi Jinping dans l’exposition organisée pour célébrer les cinq ans de pouvoir du président chinois © Reuters président de la République et secrétaire général du parti. À Pékin, une exposition magnifie les réalisations des dernières années.

    #International #Chine

  • Chine : le système #Xi_Jinping
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171017/chine-le-systeme-xi-jinping

    Vidéo accessible dans le corps de l’article Le 19e congrès du Parti communiste chinois s’ouvre le 18 octobre. Il sera l’occasion pour Xi Jinping, secrétaire général du parti et président de la République populaire de Chine, de renforcer encore son pouvoir. Explications du sinologue #Jean-Philippe_Béja.

    #International #19e_congrès_du_PCC #Chines #Pékin

  • Chine : comment fonctionne le système #Xi_Jinping
    https://www.mediapart.fr/journal/international/171017/chine-comment-fonctionne-le-systeme-xi-jinping

    Vidéo accessible dans le corps de l’article. Le 19e congrès du Parti communiste chinois s’ouvre le 18 octobre. Il sera l’occasion pour Xi Jinping, secrétaire général du parti et président de la République populaire de Chine, de renforcer encore son pouvoir. Explications du sinologue #Jean-Philippe_Béja.

    #International #19e_congrès_du_PCC #Chines #Pékin

  • La #Chine face au casse-tête nord-coréen
    https://www.mediapart.fr/journal/international/050817/la-chine-face-au-casse-tete-nord-coreen

    Pressé par la Maison Blanche de contraindre le pouvoir nord-coréen, son allié de longue date, à arrêter ses tirs nucléaires, Pékin se retrouve coincé. Le pouvoir chinois voudrait bien arriver à contrôler Kim Jong-un, devenu imprévisible. Mais #Xi_Jinping voudrait obtenir en contrepartie la fin des exercices militaires américains en Corée du Sud.

    #International #Corée_du_Nord #diplomatie #Donald_Trump #Etats-Unis #Kim_Jong_Un #missiles_balistiques #Pyongyang

  • Face à la Chine, Trump baisse d’un ton
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100417/face-la-chine-trump-baisse-d-un-ton

    Xi Jinping, invité du président des États-Unis dans sa résidence de Floride, a offert une réduction des barrières tarifaires sur les importations de voitures américaines, plus de souplesse pour les prises de participations dans les entreprises chinoises et l’ouverture du marché des produits agricoles.

    #International #Donald_Trump #Xi_Jinping

  • En attendant de devenir Timonier, #Xi_Jinping devient « noyau dur »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/021116/en-attendant-de-devenir-timonier-xi-jinping-devient-noyau-dur

    Xi Jinping © Jorge Silva/Reuters Les membres du parti communiste chinois « doivent s’unir autour du comité central et de son noyau dur, le camarade Xi Jinping ». C’est par cette expression absconse que le parti communiste chinois consacre le pouvoir du secrétaire général.

    #International #Chine #congrès #PCC

  • #Chine : #Xi_Jinping continue de renforcer son pouvoir
    https://www.mediapart.fr/journal/international/231215/chine-xi-jinping-continue-de-renforcer-son-pouvoir

    L’année 2015 a marqué une étape fondamentale dans la révolution silencieuse menée par le nouvel homme fort de la République populaire de Chine. #répression de la société civile, purges, centralisation du pouvoir, sont autant d’éléments clefs du style de gouvernement du secrétaire général du Parti.

    #International #Asie #Droits_de_l'homme #Parti_communiste_chinois

  • Ce qui attire Modi vers la Chine
    Par MK Bhadrakumar. Publié le 16 septembre 2014 dans Asia Times Online : What draws Modi to China (traduction JFG-QuestionsCritiques).
    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-francois-goulon/170914/ce-qui-attire-modi-vers-la-chine

    (...) Le milieu social non-élitiste de Modi, son intime familiarité avec l’horreur et l’humiliation de la pauvreté et de l’ignorance, sa connaissance intuitive du peuple indien et, par-dessus tout, son sens affûté du destin (« Dieu a choisi certaines personnes pour faire le travail difficile. Je pense que dieu m’a choisi pour accomplir ce travail ») – tout ceci entre en jeu ici, le plaçant à part par rapport à ses prédécesseurs de l’élite dirigeante indienne.

    Ce n’est absolument pas un hasard s’il a souligné la dignité humaine comme vecteur de développement dans son fameux discours du 15 août dernier à New Delhi, célébrant l’Indépendance.

    Il ne faut pas non plus oublier qu’il insiste sur le fait d’attirer autant d’investissement étranger que possible pour des projets qui peuvent créer des emplois sur une grande échelle, tandis qu’il a ignoré de façon explicite le projet WalMart en tant que projet pilote de l’Inde pour attirer les investissements étrangers.

    L’une des premières décisions de politique étrangère prises par Modi – prise, faut-il le noter, peu après son retour du sommet des BRICS, qui s’est tenu en juillet au Brésil – a été de tracer une « ligne rouge » sur la façon dont l’Inde agirait pour contenir la poussée désespérée et fracassante de l’Ouest en vue d’un nouveau régime de l’OMC.

    Jusqu’à maintenant, Modi s’est agrippé fermement à la ligne selon laquelle l’Inde ne peut participer à un régime commercial qui ne protège pas de façon appropriée la sécurité alimentaire de l’Inde. Le fait est que la vie de plusieurs centaines de millions d’Indiens est suspendue à ce fil ténu de subventions du gouvernement pour la répartition alimentaire.

    Les Américains ont été stupéfiés, car il était censé être la coqueluche des multinationales et de la grande industrie et non un dirigeant « populiste » se préoccupant des masses. Mais Modi est resté inflexible.

    La violence s’est faite jour dans les attaques virulentes depuis lors contre Modi dans les médias occidentaux. Le Financial Times a écrit le week-end dernier que la « lune de miel » entre les multinationales et Modi est terminée.

    En somme, à ce stade, Modi considère ses partenaires asiatiques comme des interlocuteurs beaucoup plus importants pour satisfaire les besoins de l’Inde. Modi pense ce qu’il a dit récemment à Tokyo, « si le 21ème siècle est un siècle asiatique, alors la future direction que prendra l’Asie façonnera l’avenir du monde »

    (...)

    A n’en pas douter, la conviction de l’Inde qu’elle a un rôle déterminant à jouer dans cette région ne fera l’objet d’aucun marchandage.

    Toutefois, le résultat est que ces modèles de politique étrangère pourraient devenir vraiment pertinents seulement si le pays parvient à se débarrasser du fléau de la pauvreté. L’influence de l’Inde dans cette région et sa réputation en tant qu’acteur mondial dépendrait en fin de compte de sa solidité nationale globale et de l’exemple qu’elle donnerait en tant que puissance émergente attachée à la paix en créant une société juste.

    Donc, à travers un couloir de temps couvrant une ou deux décennies au plus, le programme de développement devrait être d’obtenir une prééminence incontestée. C’est là où Modi à une vision à long terme dans la réorientation de la politique étrangère indienne.

    Subsiste une grande question : laissera-t-on Modi poursuivre sa feuille de route pour l’Inde ? L’histoire du monde moderne est remplie d’exemples, s’il en fallait, de capitalisme prédateur par l’interférence du monde occidental afin de contraindre les pays en développement qui montrent des signes de déviance à corriger leur cap.

    L’Inde, une fois encore, est un très gros poisson et l’on peut difficilement la laisser suivre son propre chemin.

    #chine #Etats-unis #Japon #Narendra_Modi
    #Xi_Jinping

    • Modi says sky’s the limit with Xi
      By M K Bhadrakumar – September 17, 2014

      The transcript of Modi’s media interaction shows three things. First, Modi visualizes the development of India-China relationship as far beyond a bilateral partnership. He wishes it to develop as a major factor in regional and world politics and the emerging world order, augmenting the capacity of the two Asian powers to influence the international system in a profound fashion.
      Second, Modi underscored the urgency and desirability of a border settlement as an imperative need for realizing the optimal potential of the relationship. Third, no doubt, Modi intends to provide an enabling environment in India for Chinese investments.
      Modi came tantalizingly close to expressing India’s willingness to participate in China’s Maritime Silk Road project. Notably, he kept harping on people-to-people relations. Is Home Minister Rajnath Singh listening?
      Indeed, a liberalization of the visa regime by India for Chinese citizens is overdue. Times have changed and it’s silly to look for Chinese spies under every bush.
      Ironically, the ruling party’s senior leaders keep visiting China with such abandon. The BJP-RSS leader Ram Madhav has just been to China on yet another visit. Surprisingly, the Chinese invited Madhav who has a reputation for being a trenchant critic of China and its policies and calls for eternal vigilance over China casting an evil eye at Bharat.
      Yet if the Chinese can show such self-confidence and maturity and large-heartedness, surely, the Indian security establishment too needs to grow up — and grow up fast.
      Modi spoke at length and in a personal way regarding the civilizational bonds of Buddhism. This will become important if the two countries were ever to recapture the flavor of a forgotten memory of what their relationship would have been. From the minutiae that Modi narrated, he has delved deep into the cultural history that binds India and China.
      What struck me, finally, is how little we know our prime minister himself. This was a new face of Modi altogether when he disclosed that he and the ancient Chinese traveller Zuanzang used to live in the same village in Mehsana district in western Gujarat. Did you know it? I didn’t.