• Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in #Xinjiang

    After recruiting a hundred or more thousand police forces, installing massive surveillance systems, and interning vast numbers of predominantly Turkic minority population members, many have been wondering about Beijing’s next step in its so-called “war on Terror” in Xinjiang. Since the second half of 2018, limited but apparently growing numbers of detainees have been released into different forms of forced labor. In this report it is argued based on government documents that the state’s long-term stability maintenance strategy in Xinjiang is predicated upon a perverse and extremely intrusive combination of forced or at least involuntary training and labor, intergenerational separation and social control over family units. Much of this is being implemented under the heading and guise of “poverty alleviation”.

    Below, the author identifies three distinct flow schemes by which the state seeks to place the vast majority of adult Uyghurs and other minority populations, both men and women, into different forms of coercive or at least involuntary, labor-intensive factory work. This is achieved through a combination of internment camp workshops, large industrial parks, and village-based satellite factories. While the parents are being herded into full-time work, their children are put into full-time (at least full day-time) education and training settings. This includes children below preschool age (infants and toddlers), so that ethnic minority women are being “liberated” and “freed” to engage in full-time wage labor. Notably, both factory and educational settings are essentially state-controlled environments that facilitate ongoing political indoctrination while barring religious practices. As a result, the dissolution of traditional, religious and family life is only a matter of time. The targeted use of village work teams and village-based satellite factories means that these “poverty alleviation” and social re-engineering projects amount to a grand scheme that penetrates every corner of ethnic minority society with unprecedented pervasiveness.

    Consequently, it is argued that Beijing’s grand scheme of forced education, training and labor in Xinjiang simultaneously achieves at least five main goals in this core region of the Belt and Road Initiative (BRI): maintain the minority population in state-controlled environments, inhibit intergenerational cultural transmission, achieve national poverty reduction goals, promote economic growth along the BRI, and bring glory to the Party by achieving all of these four aims in a way that is ideologically consistent with the core tenets of Communist thought – using labor to transform religious minority groups towards a predominantly materialist worldview, akin to the Reform Through Labor (劳改) program. Government documents outline that the transformation of rural populations from farming to wage labor should involve not just the acquisition of new skills, but also a thorough identity and worldview change in line with Party ideology. In this context, labor is hailed as a strategic means to eradicate “extremist” ideologies.

    The domestic and global implications of this grand scheme, where internment camps form only one component of a society-wide coercive social re-engineering strategy, are dramatic. Government documents blatantly boast about the fact that the labor supply from the vast internment camp network has been attracting many Chinese companies to set up production in Xinjiang, supporting the economic growth goals of the BRI.

    Through the mutual pairing assistance program, 19 cities and provinces from the nation’s most developed regions are pouring billions of Chinese Yuan (RMB) into the establishment of factories in minority regions. Some of them directly involve the use of internment camp labor, while others use Uyghur women who must then leave their children in educational or day care facilities in order to engage in full time factory labor. Another aspect of Beijing’s labor schemes in the region involve the essentially mandatory relocation of large numbers of minority workers from Xinjiang to participating companies in eastern China.

    Soon, many or most products made in China that rely at least in part on low-skilled, labor-intensive manufacturing, may contain elements of involuntary ethnic minority labor from Xinjiang.

    The findings presented below call for nothing less than a global investigation of supply chains involving Chinese products or product components, and for a greatly increased scrutiny of trade flows along China’s Belt and Road. They also warrant a strong response from not only the international community in regards to China’s intrusive coerced social re-engineering practices among its northwestern Turkic minorities, but from China’s own civil society that should not want to see such totalitarian labor and family systems extended to all of China.

    https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev
    #contrôle_social #travail_forcé #Chine #camps #minorités #pauvreté #Ouïghours #rééducation #Nouvelle_route_de_la_soie #Reform_Through_Labor (#劳改) #camps_d'internement

    ping @reka @simplicissimus

    • How the world learned of China’s mass internment camps
      A paradox characterizes China’s mass internment camps in Xinjiang.

      Advanced technology has allowed Chinese authorities to construct a total surveillance and mass detention regime, of which other architects of internment camps, such as the Nazis and the Soviets, could only dream.

      But technological advancements are a double-edged sword. Whereas it was years or even decades before the world knew the extent of the Nazi concentration camps and the Soviet gulag, it took only months to learn the scope and scale of what the Chinese Communist Party has been doing in Xinjiang. Why? Satellite images shared on the internet.

      The International Consortium of Investigative Journalists’ China Cables investigation gave us a unique glimpse at how the Chinese government runs this mass detention and “re-education” program and how they’ve deployed surveillance techniques to track an entire ethnic minority population. The leaked documents build substantially – and in the government’s own words – on our understanding of the situation in Xinjiang.

      But a leak from inside the Chinese government is exceedingly rare. So how have journalists used technology, advanced reporting methods, and sheer perseverance to extract information out of this remote and closely-guarded region in China’s northwest? And at what cost?

      The earliest English-language reports mentioning large internment facilities came in September 2017.

      On Sept. 10, Human Rights Watch published a report saying that the Chinese government had detained “thousands” of people in “political education facilities” since April 2017. The report cited interviews with three people whose relatives had been detained, as well as Chinese-language media reports from local Xinjiang outlets that mentioned “counter extremism training centers” and “education and transformation training centers.”

      On Sept. 11, Radio Free Asia became the first major English-language news organization to state that there were “re-education camps” in Xinjiang. The outlet’s team of Uighur-speaking reporters learned details about the camps by calling numerous local officials and police officers in Xinjiang.

      These reports raised awareness of the issue among China watchers already concerned about the situation in Xinjiang, but did not make waves among the wider public. The basic claims made in these initial reports – that many Uighurs were being put into special indoctrination facilities simply for being religious or having relatives abroad – were later corroborated. In late 2017, the number of camps and sheer scale of the detentions were still unknown; the highest estimate of the number of people detained was in the thousands.

      It was the subsequent work of two independent researchers that unveiled the true scope of China’s mass internment drive and brought the issue to the national and international spotlight. Adrian Zenz, a German researcher based at the time in Korntal, Germany, dug through obscure corners of the Chinese internet, using government procurement documents, construction bids, and public recruitment notices to calculate the first rough estimate of the number of people held in the camps. He put it somewhere between several hundred thousand and one million, in an article published in May 2018 for Jamestown Foundation. After further research, he later revised his estimate to around 1.5 million.

      Meanwhile, Shawn Zhang, a graduate student in Canada, used satellite images obtained through Google Maps to locate dozens of facilities, most newly built, that he believed were detention camps; he posted his findings in a May 2018 blog post. Zhang has now assisted many news outlets in the use of satellite imagery to locate and verify camps. The dozens upon dozens of potential sites he unearthed corroborated Zenz’s finding that the camps’ population reached the hundreds of thousands, if not more.

      In late 2017 and early 2018, several journalists from foreign media outlets were able to travel to Xinjiang and observe the expanding security state there firsthand. Megha Rajagapalan’s October 2017 dispatch for Buzzfeed painted a dark picture of the high-tech surveillance, or what she called a “21st century police state,” that had begun to blanket the city of Kashgar, in Xinjiang’s more restive southern region. The Wall Street Journal and the Associated Press both ran a series of dispatches and investigations into the camps, and Agence France-Presse revealed how local governments in Xinjiang had spent a small fortune buying surveillance technology and riot gear as the security state grew.

      There remain many unknowns. Exactly how many people are or have been detained in the camps? How many people have died while interned there? Does China plan to make detention facilities a permanent fixture of life in Xinjiang?

      These questions are not easy to answer. In addition to the sheer logistical challenge of gaining unfettered access to the region, the Chinese government has also sought to silence and punish those who have helped reveal its activities in Xinjiang. Authorities have detained the relatives of Radio Free Asia’s team of Uighur journalists. In 2018, Rajagapalan’s journalist visa was not renewed, effectively expelling her from the country. Chinese authorities have threatened Uighurs abroad who have spoken out about the camps.

      Nevertheless, reporting continues. And there remains a resolute community of journalists and activists working to bring more transparency and international scrutiny to the region.

      https://www.icij.org/investigations/china-cables/how-the-world-learned-of-chinas-mass-internment-camps
      #technologie

  • « #China_Cables » : au #Xinjiang, le #big_data au service d’une surveillance totale des #Ouïgours
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/25/china-cables-au-xinjiang-le-big-data-au-service-d-une-surveillance-totale-de
    #chine

    "Quatre bulletins internes émanant du chef de la sécurité de la région du Xinjiang, Zhu Hailun, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (#ICIJ), mettent en lumière l’utilisation du big data pour ratisser au plus large et envoyer une part importante de la population ouïgoure en détention. Les policiers font remonter les informations détaillées sur chaque individu, puis la plate-forme liste des milliers de noms de personnes à interner chaque semaine, sans que l’on sache si la décision relève de l’évaluation d’officiels ou de l’utilisation d’algorithmes.

    Les directives datent du mois de juin 2017, alors que la campagne « Frapper fort contre le terrorisme violent », lancée quelques mois plus tôt par un nouveau secrétaire du #Parti communiste chinois pour la région du Xinjiang, Chen Quanguo, prend toute son ampleur.

    Sur une semaine seulement, du 19 au 25 juin 2017, la base de données « notifie » aux autorités locales 24 412 noms de « personnes suspectes » dans quatre préfectures du sud du Xinjiang. Conséquence directe, 15 683 sont envoyées dans des centres dits « d’éducation et de formation », tandis que 706 sont « détenues pénalement », c’est-à-dire probablement destinées à la prison. Enfin, 2 096 feront l’objet d’une « surveillance préventive ». Malgré ces chiffres accablants, le chef de la sécurité de la région, Zhu Hailun, fait le constat de défaillances qui expliquent que certaines personnes, dont le nom est sorti, n’ont pas été localisées."

  • Des documents révèlent le fonctionnement des #camps_de_détention chinois au #Xinjiang

    Des documents révélés dimanche par un consortium de journalistes montrent le contrôle absolu exercé par le régime chinois dans ses immenses camps de détention de la région à majorité musulmane du Xinjiang, où sont internées plus d’un million de personnes.

    Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens, de la fréquence des coupes de cheveux aux horaires de verrouillage des portes, régissant ces camps installés dans la région du nord-ouest de la Chine.

    D’après des organisations de défense des droits humains, plus d’un million de #musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont détenus dans des camps de #rééducation politique au Xinjiang. Pékin récuse ce chiffre et évoque des « #centres_de_formation_professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste.

    Ces informations sont publiées une semaine après l’annonce du quotidien américain New York Times qu’il avait réussi à se procurer plus de 400 pages de documents internes au pouvoir chinois, dont des discours secrets du président Xi Jinping appelant dès 2014 à lutter « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme au Xinjiang.

    Les dernières révélations concernent une série de directives de gestion des camps de détention, approuvées en 2017 par le chef des forces de sécurité aux Xinjiang, ainsi que des rapports des services de renseignement montrant comment la police utilise l’intelligence artificielle et la collecte de données pour cibler les personnes à interner.

    Les directives qualifient les détenus d’"étudiants" devant « obtenir leur diplôme ».

    Elles décrivent avec une grande précision comment les gardiens doivent gérer la vie quotidienne des détenus, de l’interdiction d’entrer en contact avec le monde extérieur à la marche à suivre en cas de maladie, selon une traduction en anglais des documents publiée par l’ICIJ. Les directives instaurent notamment un système de points pour évaluer « la transformation idéologique » des détenus, leur « respect de la discipline » et leur ardeur à « l’étude ».

    « Les portes des dortoirs, des couloirs et des étages doivent être fermées à double tour immédiatement après avoir été ouvertes et refermées », détaillent les auteurs. « Une vidéosurveillance complète doit être établie dans les dortoirs et les salles de classe, sans angles morts, de façon à ce que les gardiens puissent exercer leur surveillance en temps réel, enregistrer les choses dans le détail et rapporter immédiatement tout événement suspect ».

    Les directives prévoient que les « étudiants » doivent rester en détention pendant au moins un an, même si cette règle n’est pas toujours appliquée, selon les témoignages d’anciens prisonniers recueillis par l’ICIJ.

    A Londres, l’ambassade de Chine a nié l’authenticité des documents publiés, les qualifiant de « pure falsification » et de « fausses informations ». « Il n’existe aucun document ou ordres pour de soi-disant +camps de détention+. Des centres de formation et d’entraînement professionnels ont été établis à des fins de prévention du terrorisme », a-t-elle affirmé dans un communiqué au quotidien The Guardian, qui fait partie des médias ayant publié les documents.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/des-documents-revelent-le-fonctionnement-des-camps-de-detenti
    #détention #Chine #islamophobie #Ouïghours

  • 5 Takeaways From the Leaked Files on China’s Mass Detention of Muslims - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/16/world/asia/china-muslims-detention.html

    Internal Chinese government documents obtained by The New York Times have revealed new details on the origins and execution of China’s mass detention of as many as one million Uighurs, Kazakhs and other predominantly Muslim minorities in the Xinjiang region.

    The 403 pages reveal how the demands of top officials, including President Xi Jinping, led to the creation of the indoctrination camps, which have long been shrouded in secrecy. The documents also show that the government acknowledged internally that the campaign had torn families apart — even as it explained it as a modest job-training effort — and that the program faced unexpected resistance from officials who feared a backlash and economic damage.

    D’après des organisations de défense des droits de l’Homme, plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont en détention dans la région du Xinjiang.
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-violence-de-la-repression-chinoise-contre-les-ouighours-illustree-
    #Chine #Ouïghours #Xinjiang

  • Did a Muslim Slave Make Your Chinese Shirt? - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/did-a-muslim-slave-make-your-chinese-shirt-11571264293
    https://images.wsj.net/im-117506/social

    Our organization, Citizen Power Initiatives for China, has released a report titled “Cotton: The Fabric Full of Lies,” using direct evidence from data published by the Chinese Communist Party, Chinese companies and witness testimony to prove that prisons and re-education camps in the region are forcing inmates to work in China’s cotton supply chain.

    This report documents the modern slavery that distorts free trade, violates international labor standards and seriously violates human rights. Like the Soviet gulags, this penal system banishes inmates to a remote region and punishes them with hard labor, all while making money for the state.

    #Chine #Ouïghour·es #travail_forcé #Xinjiang #industrie_textile

  • Des femmes ouïghoures « stérilisées » dans des camps de « rééducation » en Chine | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/silk-road/blog/150919/des-femmes-ouighoures-sterilisees-dans-des-camps-de-reeducation-en-c

    La #Chine #stérilise de force les #femmes détenues dans son vaste réseau de camps de « #rééducation » abritant des #prisonniers_politiques et religieux, ont affirmé des survivantes.

    Une #femme, détenue pendant plus d’un an, a déclaré à la télévision française qu’une substance lui avait été injectée à plusieurs reprises par des médecins dans une #prison de l’extrême ouest du #Xinjiang.

    « Nous devions passer la main par une petite ouverture dans la porte », a déclaré à France 24 Gulbahar Jalilova, une survivante âgée de 54 ans.

    "Nous avons vite compris qu’après les injections, les femmes n’avaient plus leurs règles."

    Elle et 50 autres femmes ont été entassées dans une cellule minuscule, « comme si nous étions juste un morceau de viande », a-t-elle déclaré.

    Lors d’une conférence récente à Amnesty International, une autre femme, Mehrigul Tursun, 30 ans, a raconté une histoire similaire, à savoir qu’elle avait été stérilisée à son insu.

    #stérilisation_forcée #ouïghoures #torture #discrimination

  • Obstacles to Excellence: Academic Freedom & China’s Quest for World Class Universities

    Obstacles to Excellence is a new report from Scholars at Risk mapping threats to academic freedom that jeopardize China’s higher education ambitions.

    “For decades now, the Chinese government has invested heavily in academic institutions and programs designed to compete with the world’s finest,” says SAR executive director Robert Quinn. “This positive ambition is undermined, however, by state policies and practices that fail to protect academic freedom. This poses grave personal and professional risks for Chinese scholars and students,” as documented in the report, “and serious academic, reputational, and financial risks for foreign academic institutions with partnerships with Chinese counterparts, in China or abroad.”

    Drawing on academic literature, legislative and regulatory texts, media, human rights reports, interviews with Chinese and foreign experts, and data from SAR’s Academic Freedom Monitoring Project, Obstacles to Excellence identifies pressures and threats to academic freedom in China and where China has extraterritorial academic connections, including:

    Systematic and targeted tactics employed by state and university authorities in mainland China to constrict academic activity and to intimidate, silence, and punish outspoken academics and students;
    Heightened pressures on scholars and students in the Tibet, Inner Mongolia, and Xinjiang Uyghur Autonomous Regions including language policies that limit equitable access to higher education, heightened surveillance, and the imprisonment of a growing number of minority scholars and students at so-called “re-education camps;”
    Erosion of university autonomy in Hong Kong and Macau under Beijing’s growing influence over China’s Special Administrative Regions;
    Academic freedom and autonomy challenges facing foreign higher education institutions operating joint ventures with Chinese universities on the mainland;
    Extra-territorial pressures by the Chinese Party-state and supporters, through Confucius Institutes and other activities, to restrict academic inquiry and expression at universities outside China; and
    Vague, unsubstantiated, and overbroad foreign government rhetoric and policies that impede academic inquiry and risk stigmatizing innocent overseas Chinese academics and students.

    As noted in the report, a small but growing number of international universities have responded to academic freedom concerns by scaling back or terminating partnerships with institutions in mainland China and with China-supported institutes on their own campuses. Others have stayed out of the public dialogue. Obstacles to Excellence urges nuanced, public discussion of the issues, with the goal of identifying practices which recognize China’s legitimate higher education ambitions while fully protecting academic freedom.

    “Pressures on academic freedom in China mirror those we see around the world, as documented in our annual Free to Think reports,” says SAR’s advocacy director Clare Robinson. “But given the size of its higher education sector, and China’s important and growing position on the global academic stage, it is more important than ever to discuss the issues raised publicly and to work together to institutionalize policies and practices that safeguard academic freedom and recognize its central role in world-class universities and scholarship.”

    Obstacles to Excellence, available in English and simplified Chinese versions, invites readers to consider these important issues and to discuss them publicly, including at conferences, annual association meetings, and in international partnerships. It includes recommendations for Chinese state authorities, university leadership, and civil society in China aimed at strengthening understanding of and respect for academic freedom. It also urges state authorities, higher education leaders, and civil society outside of China to demonstrate their commitment to academic freedom by supporting at-risk Chinese scholars and students, wherever they may be, and by ensuring that their international partnerships—with Chinese and non-Chinese partners alike—respect academic freedom and other core university values.

    https://www.scholarsatrisk.org/resources/obstacles-to-excellence-academic-freedom-chinas-quest-for-world-clas
    #liberté_académique #Chine #université #rapport #scholars_at_risk #éducation #Tibet #Mongolie #Xinjiang_Uyghur #Macau #Hong_Kong #Confucius_Institutes

    Ce mot d’#excellence qui me dérange beaucoup...

  • The New York Times and its Uyghur “activist” - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/05/09/uygh-m09.html

    9 May 2019 - The New York Times has furnished a case study of the way in which it functions as the conduit for the utterly hypocritical “human rights” campaigns fashioned by the CIA and the State Department to prosecute the predatory interests of US imperialism.

    While turning a blind eye to the gross abuses of democratic rights by allies such as Saudi Arabia, the US has brazenly used “human rights” for decades as the pretext for wars, diplomatic intrigues and regime-change. The media is completely integrated into these operations.

    Another “human rights” campaign is now underway. The New York Times is part of the mounting chorus of condemnation of China over its treatment of the Turkic-speaking, Muslim Uyghur minority in the western Chinese province of Xinjiang.

    In an article on May 4 entitled “In push for trade deal, Trump administration shelves sanctions over China’s crackdown on Uyghurs,” the New York Times joined in criticism of the White House, particularly by the Democrats, for failing to impose punitive measures on Beijing.

    The strident denunciations of China involve unsubstantiated allegations that it is detaining millions of Uyghurs without charge or trial in what Beijing terms vocational training camps.

    The New York Times reported, without qualification, the lurid claims of US officials, such as Assistant Secretary of Defence Randall Schriver, who last Friday condemned “the mass imprisonment of Chinese Muslims in concentration camps” and boosted the commonly cited figure of up to a million to “up to three million” in detention. No evidence has been presented for either claim.

    The repression of the Uyghurs is completely bound up with the far broader oppression of the working class by the Chinese capitalist elites and the Chinese Communist Party regime that defends their interests. The US campaign on the Uyghurs, however, has nothing to do with securing the democratic rights of workers, but is aimed at stirring up reactionary separatist sentiment.

    The US has longstanding ties to right-wing separatist organisations based on Chinese minorities—Tibetans as well as the Uyghurs—that it helped create, fund and in some cases arm. As the US, first under President Obama and now Trump, has escalated its diplomatic, economic and military confrontation with China, the “human rights” of Uyghurs has been increasingly brought to the fore.

    Washington’s aim, at the very least, is to foment separatist opposition in Xinjiang, which is a crucial source of Chinese energy and raw materials as well as being pivotal to its key Belt and Road Initiative to integrate China more closely with Eurasia. Such unrest would not only weaken China but could lead to a bloody war and the fracturing of the country. Uyghur separatists, who trained in the US network of Islamist terrorist groups in Syria, openly told Radio Free Asia last year of their intention to return to China to wage an armed insurgency.

    The New York Times is completely in tune with the aims behind these intrigues—a fact that is confirmed by its promotion of Uyghur “activist” Rushan Abbas.

    Last weekend’s article highlighted Abbas as the organiser of a tiny demonstration in Washington to “pressure Treasury Department officials to take action against Chinese officials involved in the Xinjiang abuses.” She told the newspaper that the Uyghur issue should be included as part of the current US-China trade talks, and declared: “They are facing indoctrination, brainwashing and the elimination of their values as Muslims.”

    An article “Uyghur Americans speak against China’s internment camps” on October 18 last year cited her remarks at the right-wing think tank, the Hudson Institute, where she “spoke out” about the detention of her aunt and sister. As reported in the article: “I hope the Chinese ambassador here reads this,” she said, wiping away tears. “I will not stop. I will be everywhere and speak on this at every event from now on.”

    Presented with a tearful woman speaking about her family members, very few readers would have the slightest inkling of Abbas’s background, about which the New York Times quite deliberately says nothing. Abbas is a highly connected political operator with long standing ties to the Pentagon, the State Department and US intelligence agencies at the highest level as well as top Republican Party politicians. She is a key figure in the Uyghur organisations that the US has supported and funded.

    Currently, Abbas is Director of Business Development in ISI Consultants, which offers to assist “US companies to grow their businesses in Middle East and African markets.” Her credentials, according to the company website, include “over 15 years of experience in global business development, strategic business analysis, business consultancy and government affairs throughout the Middle East, Africa, CIS regions, Europe, Asia, Australia, North America and Latin America.”

    The website also notes: “She also has extensive experience working with US government agencies, including Homeland Security, Department of Defense, Department of State, Department of Justice, and various US intelligence agencies.” As “an active campaigner for human rights,” she “works closely with members of the US Senate, Congressional Committees, the Congressional Human Rights Caucus, the US Department of State and several other US government departments and agencies.”

    This brief summary makes clear that Abbas is well connected in the highest levels of the state apparatus and in political circles. It also underscores the very close ties between the Uyghur organisations, in which she and her family members are prominent, and the US intelligence and security agencies.

    A more extensive article and interview with Abbas appeared in the May 2019 edition of the magazine Bitter Winter, which is published by the Italian-based Center for Studies on New Religions. The magazine focuses on “religious liberty and human rights in China” and is part of a conservative, right-wing network in Europe and the United States. The journalist who interviewed Abbas, Marco Respinti, is a senior fellow at the Russell Kirk Centre for Cultural Renewal, and a board member of the Centre for European Renewal—both conservative think tanks.

    The article explains that Abbas was a student activist at Xinjiang University during the 1989 protests by students and workers against the oppressive Beijing regime, but left China prior to the brutal June 4 military crackdown that killed thousands in the capital and throughout the country. At the university, she collaborated with Dolkun Isa and “has worked closely with him ever since.”

    Dolkun Isa is currently president of the World Uyghur Congress, established in 2004 as an umbrella group for a plethora of Uyghur organisations. It receives funding from the National Endowment for Democracy—which is one of the fronts used by the CIA and the US State Department for fomenting opposition to Washington’s rivals, including so-called colour revolutions, around the world.

    Isa was the subject of an Interpol red notice after China accused him of having connections to the armed separatist group, the East Turkestan Liberation Organisation, a claim he denied. East Turkestan is the name given to Xinjiang by Uyghur separatists to denote its historic connections to Turkey. None of the Western countries in which he traveled moved to detain him and the red notice was subsequently removed, no doubt under pressure from Washington.

    Bitter Winter explained that after moving to the US, Abbas cofounded the first Uyghur organisation in the United States in 1993—the California-based Tengritagh Overseas Students and Scholars Association. She also played a key role in the formation of the Uyghur American Association in 1998, which receives funding from the National Endowment for Democracy (NED). Last year its Uyghur Human Rights Project was awarded two NED grants totaling $320,000. Her brother Rishat Abbas was the association’s first vice-chairman and is currently the honorary chairman of the Uyghur Academy based in Turkey.

    When the US Congress funded a Uyghur language service for the Washington-based Radio Free Asia, Abbas became its first reporter and news anchor, broadcasting daily to China. Radio Free Asia, like its counterpart Radio Free Europe, began its existence in the 1950s as a CIA conduit for anti-communist propaganda. It was later transferred to the US Information Agency, then the US State Department and before being incorporated as an “independent,” government-funded body. Its essential purpose as a vehicle for US disinformation and lies has not changed, however.

    In a particularly revealing passage, Bitter Winter explained: “From 2002–2003, Ms. Abbas supported Operation Enduring Freedom as a language specialist at Guantanamo Bay, Cuba.” In the course of the interview with the magazine, Abbas attempted to explain away her involvement with the notorious prison camp by saying that she was simply acting on behalf of 22 Uyghurs who were wrongfully detained and ultimately released—after being imprisoned for between four to 11 years!

    Given the denunciations of Chinese detention camps, one might expect that Abbas would have something critical to say about Guantanamo Bay, where inmates are held indefinitely without charge or trial and in many cases tortured. However, she makes no criticism of the prison or its procedures, nor for that matter of Operation Enduring Freedom—the illegal US-led invasion and occupation of Iraq that resulted in the deaths of a million civilians.

    It is clear why. Abbas is plugged into to the very top levels of the US state apparatus and political establishment in Washington. Her stints with Radio Free Asia and at Guantanamo Bay are undoubtedly not the only times that she has been directly on the payroll.

    As Bitter Winter continued: “She has frequently briefed members of the US Congress and officials at the State Department on the human rights situation of the Uyghur people, and their history and culture, and arranged testimonies before Congressional committees and Human Rights Commissions.

    “She provided her expertise to other federal and military agencies as well, and in 2007 she assisted during a meeting between then-President George W. Bush and Rebiya Kadeer, the world-famous moral leader of the Uyghurs, in Prague. Later that year she also briefed then First Lady Laura Bush in the White House on the Human Rights situation in Xinjiang.”

    It should be noted, Rebiya Kadeer is the “the world-famous moral leader of the Uyghurs,” only in the eyes of the CIA and the US State Department who have assiduously promoted her, and of the US-funded Uyghur organisations. She was one of the wealthiest businesswomen in China who attended the National People’s Congress before her husband left for the US and began broadcasting for Radio Free Asia and Voice of America. She subsequently fled China to the US and has served as president both of the World Uyghur Congress and the American Uyghur Association.

    The fact that Russan Abbas is repeatedly being featured in the New York Times is an indication that she is also being groomed to play a leading role in the mounting US propaganda offensive against China over the persecution of the Uyghurs. It is also a telling indictment of the New York Times which opens its pages to her without informing its readers of her background. Like Abbas, the paper of record is also plugged into the state apparatus and its intelligence agencies.

    #Chine #Xinjiang_Weiwuer_zizhiqu #USA #impérialisme #services_secretes

    新疆維吾爾自治區 / 新疆维吾尔自治区, Xīnjiāng Wéiwú’ěr zìzhìqū, englisch Xinjiang Uyghur Autonomous Region

  • Revealed : new evidence of China’s mission to raze the mosques of Xinjiang | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/may/07/revealed-new-evidence-of-chinas-mission-to-raze-the-mosques-of-xinjiang

    Another major community mosque, the Yutian Aitika mosque near Hotan, appears to have been removed in March of last year. As the largest in its district, locals would gather here on Islamic festivals. The mosque’s history dates back to 1200.

    l’effacement de plusieurs siècles de culture musulmane en #Chine, documenté par les images #satellites

    #islam #xinjiang

  • Satellite images expose China’s vast network of secret re-education camps in Xinjiang - ABC News (Australian Broadcasting Corporation)
    https://www.abc.net.au/news/2018-11-01/satellite-images-expose-chinas-network-of-re-education-camps/10432924

    Satellite imagery captured over a remote and highly volatile region of western China lifts the lid on the size and spread of internment camps used to indoctrinate vast numbers of the region’s Muslim population.

    An investigation by ABC News using new research collated by the Australian Strategic Policy Institute (ASPI) think tank, identifies and documents the expansion of 28 detention camps that are part of a massive program of subjugation in the region of Xinjiang.

    #chine #xinjiang

  • Comment Pékin a transformé le #Xinjiang en bunker

    Dans cette province reculée de l’ouest de la Chine, la minorité ouïgoure fait l’objet d’une féroce répression. Le sujet est totalement censuré dans les médias. Les très rares journalistes chinois à oser se rendre sur place travaillent pour la presse hongkongaise, comme le chroniqueur qui signe le reportage que nous vous proposons ici.

    https://www.courrierinternational.com/long-format/long-format-comment-pekin-transforme-le-xinjiang-en-bunker?Ec
    #Chine #minorités #Ouïgours #censure #Urumqi #villes-fantôme #ghost-city

  • China blacklists millions of people from booking flights as ’social credit’ system introduced

    Officials say aim is to make it ‘difficult to move’ for those deemed ‘untrustworthy’.

    Millions of Chinese nationals have been blocked from booking flights or trains as Beijing seeks to implement its controversial “#social_credit” system, which allows the government to closely monitor and judge each of its 1.3 billion citizens based on their behaviour and activity.

    The system, to be rolled out by 2020, aims to make it “difficult to move” for those deemed “untrustworthy”, according to a detailed plan published by the government this week.

    It will be used to reward or punish people and organisations for “trustworthiness” across a range of measures.

    A key part of the plan not only involves blacklisting people with low social credibility scores, but also “publicly disclosing the records of enterprises and individuals’ untrustworthiness on a regular basis”.

    The plan stated: “We will improve the credit blacklist system, publicly disclose the records of enterprises and individuals’ untrustworthiness on a regular basis, and form a pattern of distrust and punishment.”

    For those deemed untrustworthy, “everywhere is limited, and it is difficult to move, so that those who violate the law and lose the trust will pay a heavy price”.

    The credit system is already being rolled out in some areas and in recent months the Chinese state has blocked millions of people from booking flights and high-speed trains.

    According to the state-run news outlet Global Times, as of May this year, the government had blocked 11.14 million people from flights and 4.25 million from taking high-speed train trips.

    The state has also begun to clamp down on luxury options: 3 million people are barred from getting business class train tickets, according to Channel News Asia.

    The aim, according to Hou Yunchun, former deputy director of the development research centre of the State Council, is to make “discredited people become bankrupt”, he said earlier this year.

    The eastern state of Hangzou, southwest of Shanghai, is one area where a social credit system is already in place.

    People are awarded credit points for activities such as undertaking volunteer work and giving blood donations while those who violate traffic laws and charge “under-the-table” fees are punished.

    Other infractions reportedly include smoking in non-smoking zones, buying too many video games and posting fake news online.

    Punishments are not clearly detailed in the government plan, but beyond making travel difficult, are also believed to include slowing internet speeds, reducing access to good schools for individuals or their children, banning people from certain jobs, preventing booking at certain hotels and losing the right to own pets.

    When plans for the social credit scheme were first announced in 2014, the government said the aim was to “broadly shape a thick atmosphere in the entire society that keeping trust is glorious and breaking trust is disgraceful”.

    As well as the introduction in Beijing, the government plans a rapid national rollout. “We will implement a unified system of credit rating codes nationwide,” the country’s latest five-year plan stated.

    The move comes as Beijing also faces international scrutiny over its treatment of a Muslim minority group, who have been told to turn themselves in to authorities if they observe practices such as abstention from alcohol.

    #Hami city government in the far-western #Xinjiang region said people “poisoned by extremism, terrorism and separatism” would be treated leniently if they surrendered within the next 30 days.

    As many as a million Muslim Uighurs are believed to have been rounded up and placed in “re-education” centres, in what China claims is a clampdown on religious extremism.

    https://www.independent.co.uk/news/world/asia/china-social-credit-system-flight-booking-blacklisted-beijing-points-
    #Chine #surveillance #contrôle #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #mobilité #crédit_social #comportement #liste_noire #volontariat #points #don_de_sang #alcool #extrémisme #terrorisme #séparatisme #Ouïghours

    via @isskein

  • China’s #Xinjiang Province: A Surveillance State Unlike Any the World Has Ever Seen - SPIEGEL ONLINE
    http://www.spiegel.de/international/world/china-s-xinjiang-province-a-surveillance-state-unlike-any-the-world-has-ever

    At the same time, Beijing is equipping the far-western province with state-of-the-art #surveillance technology, with cameras illuminating every street all over the region, from the capital Urumqi to the most remote mountain village. Iris scanners and WiFi sniffers are in use in stations, airports and at the ubiquitous checkpoints — tools and programs that allow data traffic from wireless networks to be monitored.

    The data is then collated by an “integrated joint operations platform” that also stores further data on the populace — from consumer habits to banking activity, health status and indeed the DNA profile of every single inhabitant of Xinjiang.

    #Chine

  • China takes surveillance to new heights with flock of robotic Doves, but do they come in peace? | South China Morning Post
    http://www.scmp.com/news/china/society/article/2152027/china-takes-surveillance-new-heights-flock-robotic-doves-do-they

    One experiment in northern China’s Inner Mongolia involved flying the birds over a flock of sheep – animals that are well known for their keen sense of hearing and ability to be easily spooked. The flock paid no attention whatsoever to the drone flying above, the person said.

    Although the technology is still in its early stages of development, its wide range of possible uses – not only for the police and military, but also in the fields of emergency response and disaster relief, environmental protection and urban planning – means the market for the drones could be worth 10 billion yuan (US$1.54 billion) in China alone, the researcher said.

    #chine #drones #surveillance #Xinjiang
    #persécutions

  • Chinese Police Are Demanding Personal Information From Uighurs in France – Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2018/03/02/chinese-police-are-secretly-demanding-personal-information-from-frenc

    Amid a global campaign to monitor and control the Uighur diaspora, Chinese police are demanding that Uighurs living in France hand over personal information, photos, and identity documents — and in some cases, the personal information of their French spouses.

    Police officers from local public security bureaus in China have asked French Uighurs to send their home, school, and work addresses, photos, scans of their French or Chinese ID cards, and, in some cases, the ID cards of their spouses and scans of their marriage certificates if they were married in France.

    Chinese police have contacted French Uighurs directly via phone or WeChat, a Chinese messaging app, or have paid visits to their family members in China, asking relatives to convey these demands, according to screenshots of WeChat conversations and a phone recording obtained by Foreign Policy.

    One Uighur living in Paris who now has French citizenship first refused to comply, then gave in when relatives in China asked the individual to send the information and documents, including home address, school name and address, work name and address, and a scan of the individual’s French passport.

    I was very, very angry. I said, ‘I am not Chinese, I am French, I have nothing to do with China,’” the Uighur living in Paris told FP, requesting anonymity. “My family said very sadly, ‘Yeah, but you are Uighur and we are here.’

    #Ouïghour #Xinjiang

  • En Chine, les musulmans du Xinjiang fichés jusqu’au sang - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/12/14/en-chine-les-musulmans-du-xinjiang-fiches-jusqu-au-sang_1616423

    Selon l’ONG Human Rights Watch, les autorités enregistrent les données biologiques de la totalité des habitants.

    C’est un épisode qui semble sorti tout droit d’un film de science-fiction des années 70. Depuis un an, les autorités chinoises ont mis en place un programme nommé « des examens médicaux pour tous » dans la province reculée du Xinjiang. Mais selon l’ONG Human Rights Watch, qui s’est procuré les « consignes pour l’enregistrement et une vérification précise de la population », des échantillons #ADN et sanguins, le scan de l’iris et les empreintes digitales semblent être enregistrés sans l’accord des patients.

    Région désertique de l’extrême ouest de la Chine, située à 3000 kilomètres de Pékin, le #Xinjiang est habité par 10 millions de #Ouïghours, des #musulmans turcophones, et autant de Chinois Han installés par le pouvoir depuis deux décennies. Au prétexte d’une réelle menace terroriste (plusieurs attentats ont été commis ces dernières années, et des dizaines de Ouïghours avaient rejoint les rangs d’Al-Qaeda ou de l’Etat islamique en Syrie), le Parti communiste chinois a transformé la province en laboratoire sécuritaire et ses habitants, en très grande majorité pacifistes et sans vélléité indépendantiste, en cobayes d’un #néototalitarisme.

    Les documents analysés par Human Rights Watch cette semaine donnent pour consigne de « vérifier le nombre exact de la population du Xinjiang, et de rassembler des informations biométriques multiples sur les personnes âgées de 12 à 65 ans ». Dans le cas des citoyens « personnellement ciblés », ce qui peut signifier n’importe qui accusé d’un comportement « suspect » aux yeux des autorités, l’information doit être collectée sans restriction d’âge. Les autorités demandent à la police et aux comités locaux du Parti communiste de « protéger les droits de la population, de les guider dans la coopération », et de s’assurer que les informations soient collectées « pour tout le monde, dans chaque maison, dans chaque village du Xinjiang, et que nul ne manque ».

    Aucune mention de l’accord des habitants n’apparaît. Selon les témoignages recueillis par l’ONG, les habitants seraient fermement incités à se présenter aux visites médicales, pourtant présentées comme une démarche volontaire. La Chine est donc en train de collecter des informations ultrasensibles sur des millions de citoyens qui n’ont aucun lien avec une entreprise criminelle ou terroriste. Les autorités sont aidées par deux entreprises américaines, Thermo Fisher Scientific, qui procure l’équipement pour le séquençage des ADN, et la sulfureuse société de sécurité privée #Blackwater, qui entraîne les agents de sécurité dans cette région au sous-sol riche en réserves pétrolières.

    Ces dernières consignes ne sont pas limitées aux musulmans, mais elles viennent s’ajouter à une longue liste de limitations des libertés et de persécutions qui les vise directement. La pratique de la religion est désormais considérée comme une « menace pour la sécurité », et de nombreuses mosquées ont été détruites. On peut se faire arrêter parce que l’on porte une « barbe anormale » ou qu’on a écrit « halal » sur sa devanture, que l’on a « refusé de suivre les programmes officiels de radio ou de télévision » ou que l’on a donné à son bébé un prénom musulman interdit, comme Mohamed ou Arafat. Depuis octobre 2016, Chen Quanguo, nouveau secrétaire régional du Parti communiste, perfectionne dans le désert du Taklamakan sa méthode de « gestion sociale par le quadrillage » qu’il a mise au point sur les hauts plateaux du Tibet. Des milliers de postes de police ont été installés dans les villes, des barrages de police équipés de scanners 3D se sont multipliés sur les routes, la 4G a été supprimée, le GPS rendu obligatoire et une vaste campagne de délation rémunérée a été lancée par les autorités.

    Aussi extrêmes qu’elles soient au Xinjiang, ces mesures humiliantes et liberticides s’inscrivent dans la ligne générale du Parti communiste chinois, qui prône depuis toujours le contrôle et la répression sur l’ensemble de la population. Elles rejoignent aussi l’obsession sécuritaire de Xi Jinping, qui vient d’être reconduit pour cinq ans à la tête du pays. A sa prise de fonctions, Chen Quanguo avait confisqué les passeports des 20 millions d’habitants de la province. Pour déposer une nouvelle demande, il fallait accepter de livrer ses données biométriques. Désormais, la collecte est passée au stade industriel.
    Laurence Defranoux

    #chine #islamophobie #Thermo_Fisher_Scientific #contrôle #biométrique

  • Le combat d’une mère ouïgoure pour les disparus d’Urumqi
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/04/08/apres-la-disparition-de-son-fils-une-ouigoure-harcelee-par-les-autorites-chi

    Patigul Ghulam est une petite femme ouïgoure, obstinée comme un roc. Une seule obsession l’habite : connaître la vérité sur la disparition de son fils de 17 ans aux mains de la police chinoise, en 2009. Incarcérée depuis mai 2014, Mme Ghulam aurait été jugée à huis clos jeudi 7 avril à Urumqi, la capitale de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, pour « divulgation de secrets d’Etat à des forces étrangères ».

    Au fil des ans, la sexagénaire est devenue la plus tenace d’une fronde éparse de parents de « disparus d’Urumqi », ces hommes ouïgours, jeunes pour la plupart, saisis lors des rafles policières consécutives aux heurts interethniques du 5 juillet 2009. Les Ouïgours, musulmans et turcophones, sont le peuple autochtone du #Xinjiang, dernière marche de l’empire chinois avant l’Asie centrale. Ballottés d’une administration à l’autre, ces pétitionnaires ont vite subi un harcèlement policier intense. Patigul Ghulam fut détenue à maintes reprises. Sa dernière arrestation eut lieu après l’attentat suicide du marché d’#Urumqi de mai 2014 (39 morts), un crime avec lequel cette veuve, mère de quatre enfants, n’avait évidemment rien à voir. On lui reprochait une interview à la radio américaine Radio Free Asia (RFA), doté d’un service en ouïgour très actif.

    #ouïghours

  • Pourquoi Ursula Gauthier, de l’Obs, a dû quitter la Chine et pourquoi on s’en f...
    Ursula Gauthier, celle qui appelle gentiment « minorité remuante » les auteurs d’attentats aveugles 

    Pour lire sans a priori ce qui va suivre, il faut avoir remarqué que l’auteur d’un article sur les USA (un film, un livre, des inondations, le Grand Canyon du Colorado...) n’a jamais à préciser au préalable qu’il se démarque du génocide des Peaux Rouges ou des massacres de l’armée US au Vietnam (ou en plein d’autres endroits, il n’en manque pas).

    De même, il devrait être possible d’écrire sur l’engagement russe en Syrie sans commencer par une longue dénonciation du goulag. Par conséquent, il devrait être admis d’écrire sur un événement précis survenu en Chine sans être obligé de prendre ses distances avec la Révolution culturelle, Mao, le culte de la personnalité, le système politique, médiatique, policier, judiciaire chinois, sans jurer que l’auteur n’y voit pas un modèle dont il souhaiterait l’importation en France.
    Oui, il devrait être permis d’éviter pareil préambule mais, en vérité, il est préférable d’y faire une halte, faute de quoi les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs attaquent sur une étiquette, sur une supposée allégeance politique, pour ne pas avoir à contre-argumenter sur le fond.

    Parlons maintenant d’Ursula Gauthier.

    Le 18 septembre 2015, des extrémistes #ouïgours (que le ministre sarko-socialiste Kouchner appela les « Yoghourts ») habitants du Xinjiang, République autonome chinoise « géographiquement plus proche de Kaboul que de Pékin » , armés de couperets et autres armes blanches, ont assassiné une cinquantaine de mineurs #Han travaillant dans une mine de charbon. La chasse policière aux terroristes s’est soldée par la mort de 28 d’entre eux.

    Alors que la Chine est sous le choc, Ursula_Gauthier, correspondante de L’ Obs à Pékin, nie le caractère terroriste du pogrom anti-mineurs puisque, à ses yeux, ce qui s’est passé au Xinjiang n’avait rien de commun avec les attentats parisiens de janvier et novembre : il s’agissait d’une réplique à la politique de la Chine qui brime ses minorités ethniques.

    Le monde entier a exprimé son émotion après les attentats du 13 novembre à Paris. La Chine aussi, mais Ursula Gauthier décèle dans ce pays (et dans lui seul) une « arrière-pensée » . Arrière-pensée qui vise ici à créer « un amalgame entre la lutte contre le terrorisme international et la répression contre la minorité ouïgoure, dans le Xinjiang ».

    Ces partis pris de la journaliste ont indisposé les autorités de Pékin et le visa de presse d’Ursula Gauthier ne lui a pas été renouvelé. Elle doit quitter la Chine.

    L’immuable #ONG pro-américaine #Reporters_sans_frontières dénonce le « lynchage médiatique » et la « campagne de diffamation et d’intimidation » visant la #journaliste. Son patron, #Christophe_Deloire (un Ménard-bis, à croire qu’ils en font l’élevage, à #RSF) demande au gouvernement français « une défense ferme » , etc.

    La plupart des médias hexagonaux se déclarent solidaires de la journaliste de l’Obs, mais se gardent de publier l’article qui a ulcéré Pekin.

    Le magazine Challenge s’étonne de l’adhésion du peuple chinois à la réaction chinoise : http://www.challenges.fr/media/20151228.AFP1401/chine-les-medias-et-le-gouvernement-saluent-l-expulsion-d-une-journaliste

    « Chine : 95% des internautes "soutiennent l’expulsion" de la journaliste française Ursula Gauthier, selon la presse officielle.
Selon un pointage réalisé lundi soir, 202.318 votes sont en faveur de la décision d’expulsion, soit 94,4% du total.
La plupart des internautes chinois n’ont cependant pas pu lire l’article de la journaliste, non traduit intégralement en mandarin et désormais inaccessible dans sa version française sur le web en Chine, où les autorités maintiennent une stricte #censure des contenus en ligne. »

    La plupart des citoyens français ne l’ont pas lu non plus. Il n’est même pas sûr que tous les journalistes qui font corps l’ont lu. Probablement des extraits. Pour combler cette lacune, LGS vous invite donc à lire l’article dans son intégralité :http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151117.OBS9681/apres-les-attentats-la-solidarite-de-la-chine-n-est-pas-sans-ar
    A présent, nous allons en examiner quelques détails ensemble.
    Ursula Gauthier  : « Or, aussi sanglante qu’elle ait été, l’attaque de Baicheng [le 18 septembre 2015] ne ressemble en rien aux attentats du 13 novembre [en France]. Il s’agissait en réalité d’une explosion de rage localisée ». En effet, « Poussé à bout, un petit groupe de Ouïgours armés de hachoirs s’en était pris à une mine de charbon et à ses ouvriers chinois han, probablement pour venger un abus, une injustice, une expropriation ... »

    Traduire « s’en était pris » par « ont massacré plusieurs, dizaines de... » . Comprendre dans le « probablement »  que la journaliste n’en sait rien, mais il importe de nous persuader que les tueurs répondaient à une possible agression antérieure sur laquelle les historiens nous en diront plus un de ces quatre, mais dont il semble établi que les ouvriers saignés à l’arme blanche n’étaient pas responsables.

    Et encore : « Mais pour #Pékin qui refuse de reconnaître sa propre responsabilité dans la montée de l’exaspération de ses minorités, la multiplication récente des incidents sanglants au #Xinjiang ne peut être que l’œuvre d’une organisation #djihadiste internationale. »
    Si vous êtes joueur, remplacez dans la phrase ci-dessus, Pékin par Paris, Xinjiang par #Bataclan et calculez à quelle heure le #RAID va débarquer chez vous, vous plaquer à terre et vous déboiter l’épaule devant vos enfants.

    Et encore : « Le hic, c’est que de nombreux experts doutent que l’ETIM [mouvement terroriste ouïgour] soit ce groupe cohérent et dangereux décrit par la Chine. Certains vont même jusqu’à douter de son existence. Après les attentats du 11 septembre, George Bush, désireux par dessus tout de nouer une alliance avec Pékin, avait accepté d’inscrire l’ETIM sur sa liste des organisations terroristes. Aujourd’hui, il ne figure plus sur cette liste ».
    Notez : de « nombreux experts » (Lesquels ?) doutent de l’existence de ce groupe naguère inscrit sur la liste des organisations terroristes par G. W. Bush dont on connaît la faiblesse, la naïveté et le refus de créer une CIA ou une NSA pour lui ouvrir les yeux.
    Ursula Gauthier invoque aussi comme explication « la #radicalisation de jeunes poussés à bout par la répression impitoyable qui écrase tous les aspects de la vie des Ouïgours : culture, langue, religion, accès à l’éducation, au travail, voire à un simple passeport ». 

    Le problème est que ce genre d’affirmations a déjà été avancé pour le #Tibet et que les observateurs pour qui le goût de la vérité journalistique l’emporte sur la #sinophobie ont démontré qu’elles étaient fausses (Voir mon livre : « Le #dalaï_lama pas si zen » , éditions Max Milo, 2011). Elles entrent en contradiction avec d’autres informations. Par exemple, dans son livre publié chez Denoël, « Les Chinois sont des hommes comme les autres » , Zheng Ruolin, grand ami de la France où il a vécu une vingtaine d’années, révèle que dans le Xinjiang, quand l’assemblée des élus se réunit il faut 5 interprètes pour qu’ils se comprennent. Cinq langues pratiquées, donc.
    L’article d’Ursula Gauthier est un article à charge contre le gouvernement chinois. Et pourquoi pas ? C’est son droit. Il n’a jamais été exigé (et c’est heureux) aux correspondants de presse occidentaux d’adhérer au PCC.

    Cette correspondante de l’Obs a même le droit (tenez-vous bien), de trafiquer un peu la réalité, de manipuler le lecteur, de parer des atours de l’information un texte de propagande que des terroristes ne renieraient pas. En France, on est habitué à ça. Le Grand Soir, Acrimed, Investig’action (pour ne citer qu’eux) en font régulièrement la démonstration.

    Mais dans ce cas précis se posent trois problèmes spécifiques  :

    1- Ursula Gauthier escamote la réalité d’un terrorisme ouïgour. Les autorités chinoises, en butte à une minorité de Ouïgours musulmans contaminés par les propagandistes d’#Al_Qaida à travers leurs centaines de kilomètres de frontière poreuse avec le Pakistan (et une autre, plus courte, avec l’Afghanistan) doivent faire face à un terrorisme réel, sanglant, appuyé depuis l’étranger. Les USA déploient (financent), via la National Endowment for Democracy (#NED) plusieurs programmes en direction du Xinjiang (comme en direction du Tibet d’ailleurs, ces deux régions voisines étant chacune un talon d’Achille de la Chine). La plupart des figures historiques de la CIA ont siégé un jour ou l’autre au Conseil d’administration ou à la direction de la NED, dont John Negroponte, nommé ensuite ambassadeur en Irak occupé, puis, de retour aux USA, big chief de tous les services de renseignements US (à ce titre, c’est lui qui avait la charge de nommer le directeur de la CIA).
    • La responsabilité d’un commando ouïgour est établie dans l’attaque d’un poste de police le 4 août 2008 au moment des jeux Olympiques de Pékin dans le Xinjiang : 16 morts.
    •  Le 28 octobre 2013, un commando ouïgour commet un attentat sur la place #Tian’anmen à Pékin : 5 morts et 40 blessés.
    • Le 1er mars 2014, un commando ouïgour commet un attentat à la gare de Kunming, capitale du Yunnan : 29 tués au couteau et 130 blessés.
    • Le 18 septembre 2015 donc, c’est l’assassinat d’une cinquantaine de mineurs.
    Policiers, touristes et promeneurs, voyageurs, travailleurs, telles sont les catégories de victimes dont on serait étonné d’apprendre qu’elles ont commis un abus, une injustice, une expropriation au Xinjiang avant d’être rassemblées par pas-de-chance sur le lieu de leur mort.

    2- Dans une vidéo, Ursula Gauthier se défend http://www.lemonde.fr/actualite-medias/video/2015/12/28/chine-entretien-avec-la-correspondante-de-l-obs-sur-le-point-d-etre-expulsee
    en disant qu’à aucun moment elle n’a approuvé le terrorisme. Certes, mais à aucun moment elle ne l’a dénoncé, à aucun moment elle n’a exprimé de la compassion envers les victimes, à aucun moment elle n’a eu une once de compréhension pour le gouvernement chinois qui prend des mesures (trop nombreuses, trop tatillonnes, trop brutales ?) pour préserver sa population des attentats et massacres aveugles contre des innocents.

    A aucun moment elle n’a des mots d’amitié pour le peuple chinois, sentiment qu’elle revendique un mois après son article militant, à quelques jours de l’expiration de son visa.

    Comment croire en effet à la sincérité de son amour (tardif et brisé) qu’elle clame dans une vidéo (ci-dessus) sous l’avalanche des reproches et dont les mots sont en contradiction avec le ton de son article, lequel est consacré à trouver, sinon des excuses, tout au moins des « justifications » aux actes sanglants ? Comment parier un yuan sur son objectivité quand pas un mot de son article n’est de nature à irriter les tueurs ?

    Si les mots « terroristes » ou « terrorisme » reviennent 17 fois dans son article, c’est toujours, entre guillemets.
    Et qui se douterait, à la lire, que des combattants Ouïgours ont rejoint #Daesh en Syrie ? 
Pour y retrouver leur langue et la maison dont ils ont été expropriés ? Par horreur de l’autorité, poussés à bout par l’impossibilité d’obtenir un passeport ? C’est cela-même ; évitons, avec l’Obs, de les confondre avec les terroristes qui ravagent la Syrie et qui envoient en Europe leurs métastases.

    3- Si Ursula Gauthier avait écrit sur les attentats terroristes de Paris _ (janvier et novembre) ce qu’elle a écrit sur les attentats au Xinjiang, elle aurait eu à en répondre devant la Justice française et elle aurait été licenciée par son journal, avec l’approbation des médias et dans le silence de RSF.

    Car, rappelons-nous Charlie Hebdo, ce n’est pas si vieux

    Des fous du même métal que les fanatiques ouïgours se sont livrés à un massacre odieux à Charlie Hebdo. Et, dans la France saisie d’effroi et de pitié, pas une seule Ursula Gauthier ne s’est avisée d’écrire ce qu’elle écrit des massacres aveugles en Chine. Pas un seul journaliste n’a mis alors des guillemets à terroristes !

    En janvier 2015, le gouvernement français a demandé qu’une minute de silence soit observée dans les écoles. Les cas de non respect ont été signalés. Ecoutons la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, le 14 janvier 2015, à l’Assemblée nationale (Questions au gouvernement) : http://www.dailymotion.com/video/x2eq7hn_najat-vallaud-belkacem-je-mobilise-la-communaute-educative-pour


      « S’agissant de la minute de silence elle-même c’est une centaine d’incidents qui nous ont été remontés. Les jours qui ont suivi nous avons demandé la même vigilance, et c’est une nouvelle centaine d’évènements et d’incidents qui nous ont été remontés. Parmi eux une quarantaine ont d’ailleurs été transmis aux services de police, de gendarmerie, de justice, parce que pour certains il s’agissait même d’apologie du terrorisme. Nous ne pouvons pas laisser passer cela. »

    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a publié une circulaire demandant aux procureurs de la République de faire preuve d’une « extrême réactivité » et de « fermeté ». 
    • Un enfant de 8 ans a été conduit au commissariat pour ne pas avoir voulu « être Charlie » et pour avoir parlé de terroristes, mot dont il s’est avéré qu’il ne connaissait pas la signification.
    • Un basketteur professionnel, Akin Akingbala, pivot nigérian de l’équipe de Rouen, a été mis à la porte de son club sportif le 17 février pour un message privé repris sur le réseau social Twitter. Celui-ci, écrit à l’origine par un journaliste britannique, disait en anglais « Je ne suis pas Charlie, je suis Ahmed, le policier mort.... ».
    • Le mensuel Le Monde Diplomatique de Janvier 2015 signale que la répression va de « l’inculpation de jeunes pour des dessins (oui !) à la condamnation à Grenoble à six mois de prison ferme d’un déficient mental »
    • Un homme de 28 ans qui avait crié à l’adresse de policiers : « Ils ont tué Charlie, moi j’ai bien rigolé » , a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu, en Isère. 
    • Le quotidien Ouest France du 14 janvier 2015 nous apprend que « Plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes en France depuis l’attentat à Charlie Hebdo il y a une semaine, d’après le ministère de la Justice ».

    Les rigolos, les ivrognes, les bravaches, qui se défoulent avec des plaisanteries de mauvais goût sur le sujet sont jugés sans tarder. Une dizaine de condamnations - plutôt lourdes - sont prononcées dans les jours qui suivent.

    C’était la France traumatisée de janvier 2015, celle qui sentait le Patriot act, celle où un message privé, un mot dans la rue, un article pouvaient vous conduire devant un tribunal.
    Pour Ursula Gauthier , si la Chine « une société qui n’éprouve que peu de sympathie pour le reste du monde » (mais qu’elle adôôôre, découvre-t-elle en bouclant ses valises) s’est associée en novembre à la douleur de la France c’est pour obtenir « en retour le soutien de la communauté internationale dans ses propres démêlés avec sa minorité la plus remuante : les Ouïgours du Xinjiang ». 

    D’où le titre de l’article d’Ursula Gauthier dans l’Obs : « Après les attentats, la solidarité de la Chine n’est pas sans arrière-pensées ».

    A croire que le rassemblement des chefs d’Etat pour Charlie Hebdo à Paris était dépourvu d’arrière-pensées.
    Si la presse française traverse une crise grave, si elle est obligée pour subsister de se vendre à des industriels et à des banquiers, de solliciter des aides financières importantes de l’Etat, la conjoncture n’explique pas tout : la profession est largement discréditée et nous venons de mieux comprendre pourquoi, grâce à Ursula Gauthier. Le péché mortel d’un journaliste est de croire qu’il est intellectuellement supérieur à tous ses lecteurs, que ceux-ci n’ont aucun moyen de vérifier ce qu’il écrit ni de sentir, sous la présentation partielle et partiale des faits, un discours engagé et un coeur froid.

    Et ces silences !
    Comment faire comprendre au lecteur la nervosité de Pékin face aux terroristes islamistes et aux séparatistes si l’on ne lui dit pas que le Xinjiang est la seconde région productrice de pétrole du pays, qu’il fournit un tiers de la consommation nationale en gaz naturel, qu’il est le premier producteur de charbon avec 40% des réserves nationales. On y trouve le plus grand gisement d’uranium du pays. Ajoutez à cela les passages de gazoducs et d’oléoducs et vous en saurez plus sur le Xinjiang.

    Ah, vraiment, il n’est pas besoin d’avoir la nostalgie de la Révolution culturelle, du Grand Timonier, Grand Commandant en Chef et Grand Pilote, de vouloir importer en France le système politique, médiatique, policier, judiciaire, culinaire (je fais référence aux insectes grillés et aux brochettes de scorpions, pas à la Tsingtao) chinois pour se démarquer de cette journaliste et pour ne pas rejoindre la meute qui regrette son expulsion alors qu’il urge surtout de dénoncer ce qu’elle écrit et son manque de probité qui est pointé par une grande partie des Internautes... sur le site de l’#Obs.

    Ah, madame Gauthier, comme vous nous dites bien que vous vous en f... des 50 mineurs massacrés à la machette, 50 #prolos qui travaillaient pour nourrir leur famille, mais qui, aux yeux « d’assassins que craignent les panthères et dont tremble un poignard quand leurs mains l’a touché » (Aragon) présentaient les défauts rédhibitoires qui attisent les haines et qui leur ont été signifiés par des cris : « On est chez nous ! » et « Allahou akbar ! ». Probablement, comme vous diriez.

    PS *. Il y a quelque chose de glaçant dans le raisonnement d’#Ursula_Gauthier pour qui des ouvriers chinois qui extraient du charbon au #Xinjiang sans être originaires de cette région chinoise ne méritent pas plus de compassion (ou alors, qu’elle l’exprime enfin !) que celle que manifestait chez nous l’extrême droite dans les #pogroms meurtriers anti-italien de 1893 à Aigues-Mortes, ou dans le racisme anti-polonais dans le Nord ou dans les récentes exactions corses contre les lieux de culte musulmans.

    Malgré une hostilité envers la Chine que ses articles précédents attestent, Ursula Gauthier aurait sans doute obtenu une fois de plus la prolongation de son visa, si elle ne s’était avisée de tracer les frontières de la Chine, de délivrer des droits du sol, d’insinuer qu’il y a des #Chinois moins Chinois que d’autres (les Han) et qui feraient bien de rester chez eux, de déguiser en patriotes (jusqu’à les absoudre) des terroristes vérolés par le #nationalisme, le #racisme, l’#intégrisme_religieux, la #sauvagerie, le mépris de la vie des autres Chinois.

    Mais, puisqu’elle rentre en France, je conseille à l’Obs (par gentillesse) de ne pas lui commander des articles sur le #terrorisme, calqués sur sa vision pékinoise du problème.
    http://www.legrandsoir.info/pourquoi-ursula-gauthier-de-l-obs-a-du-quitter-la-chine-et-pourquoi-on

    Maxime Vivas
    Site Le Grand Soir

  • Début du procès de l’influent dissident Pu Zhiqiang en #Chine
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141215/debut-du-proces-de-linfluent-dissident-pu-zhiqiang-en-chine

    Pu, 50 ans, est détenu depuis mai 2014 après avoir participé à une réunion privée pour commémorer la répression menée par le pouvoir chinois contre les étudiants de la place Tiananmen en 1989. Son procès s’ouvre lundi 14 décembre.

    #International #Fil_d'actualités #Droits_de_l'homme #Justice #Xinjiang

  • La sinisation du #Xinjiang ouïghour
    http://www.larevuedesressources.org/la-sinisation-du-xinjiang-ouighour,2852.html

    L’actualité jette périodiquement un coup de projecteur sur des révoltes meurtrières à #Kashgar, à Urumqi, à Guldja, mais très vite le livre se referme sur ces contrées de la lointaine Asie centrale chinoise. L’annonce des tragédies qui égrènent le nombre des victimes, les rares images volées de ces révoltes qui nous parviennent, relèguent au second plan la destruction des villes qui inexorablement se déroule depuis de longues années. Peu de gens savent qui sont ces Ouïghours qui, périodiquement, secouent le (...)

    #Asies_réelles

    / #Chine, #Architecture, #Occupation_coloniale, Xinjiang, Kashgar, Route de la (...)

    #Route_de_la_soie

  • En Chine, le taux de condamnation atteint 99,93 % en 2014
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/03/12/plus-de-700-condamnations-pour-terrorisme-ou-separatisme-en-2014-en-chine_45

    La Cour suprême chinoise a publié jeudi 12 mars des statistiques confirmant que le système judiciaire de la Chine, soumis à l’autorité du Parti communiste, se résume à une machine à condamner de façon quasi systématique. En 2014, le taux de #condamnation a en effet atteint 99,93 % : 1,184 million de personnes ont été reconnues coupables des faits qui leur étaient reprochés et seulement 825 ont été acquittées.

    Ces données viennent contredire le discours officiel du régime, qui affirme vouloir remédier aux erreurs judiciaires, à l’#arbitraire, aux #aveux extorqués et à la quasi-absence de #droits_de_la_défense. Le Parti communiste chinois s’est efforcé ces derniers mois de redorer le blason de la #justice en révisant quelques verdicts prononcés dans des affaires qui avaient rencontré un large écho. Reste qu’il est rarissime que la justice chinoise accepte de revenir sur une condamnation, en particulier dans le domaine pénal.

    La Cour suprême a en outre présenté devant l’Assemblée nationale populaire (ANP) les chiffres concernant des faits de #terrorisme ou de #séparatisme, révélant qu’en 2014, 712 personnes ont été condamnées pour de tels faits. La quasi-totalité de ces condamnations concernent des personnes d’origine tibétaine ou du #Xinjiang, vaste région notamment peuplée de Ouïgours, musulmans turcophones qui se disent victimes de discriminations.

    Les verdicts concernant des faits de terrorisme ou de séparatisme ont connu une augmentation de 13,3 % en 2014, selon ce document. Il s’agit d’une tendance en hausse correspondant aux #objectifs prioritaires de #répression que la Chine s’est fixés pour 2015, précise le rapport.
    La Cour suprême chinoise a placé en tête de ses priorités cette année le « maintien de la #sécurité nationale et de la #stabilité_sociale ». Pékin est par ailleurs en train d’élaborer sa première #loi_antiterroriste.

    #État_pénal #incarcération_de_masse #peine_de_mort