#yuka

  • L’appli Yuka condamnée à payer 20.000 euros aux industriels de la charcuterie
    https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/l-appli-yuka-condamnee-a-payer-20-000-euros-aux-industriels-de-la-charcuterie-79

    Yuka est menacée de disparaitre car la justice vient de donner raison aux industriels de la charcuterie, et les amendes pourraient mettre l’application mobile à terre. L’#E250, ce code indéchiffrable dans la liste des ingrédients de votre jambon emballé ou de votre pot de rillette est le #nitrite_de_sodium. L’#E252 est du #nitrate_de_potassium.

    Ce sont des additifs qui ont été classés comme cancérogènes par l’OMS et le Centre International de Recherche Contre le #Cancer. #Yuka, de son côté, est une application que vous avez sur votre portable et avec laquelle vous scannez le code-barres de votre produit. Yuka analyse les ingrédients et donne une note pour savoir si la nourriture est plus ou moins bonne pour la santé. Évidemment, les aliments avec des ingrédients reconnus comme cancérogènes obtiennent une très mauvaise note. C’est le cas de beaucoup de produits de charcuterie industrielle.

    Mais ce n’est pas ça que la justice a condamné, et c’est là que c’est subtil. Les industriels attaquent Yuka car l’application a incité ses membres à signer une pétition de l’ONG Foodwatch contre les nitrates et les nitrites. Les industriels ont ainsi expliqué que c’était du dénigrement, que cela nuisait à leur image alors qu’ils respectent les normes sanitaires internationales et que cela réduisait leur chiffre d’affaires.
    Erreur de stratégie

    Résultat : le tribunal de Paris a validé l’argument et Yuka a été condamnée à verser 20.000 euros de dommages et intérêts. Des actions du même ordre ont lieu un peu partout en France. Le souci, c’est que l’application dégage un bénéfice de 20.000 euros. Le groupe va faire appel mais sinon, le lobby de la charcuterie industrielle pourrait avoir la peau de Yuka.

    Les fondateurs de Yuka (3 jeunes français brillants) ont peut-être fait une erreur de stratégie.
    Il s’agit d’une application, un outil, un thermomètre : Yuka donne une note scientifique en fonction des ingrédients qui composent un aliment. Ainsi, l’application est donc crédible si elle est neutre. En incitant à soutenir une action contre les nitrites et les nitrates, Yuka devient militant et sort de son rôle.

    C’est là que l’application prête le flanc à ses détracteurs. Alors que tous les industriels ont commencé à proposer des produits « sans nitrite », à grand renfort de communication sur l’emballage car la nocivité est avérée.

  • La grande #malbouffe

    Que mangeons-nous réellement en avalant un cordon bleu industriel ? Ce documentaire met la main à la pâte pour déconstruire les pratiques souvent douteuses de l’industrie agroalimentaire.

    Toujours plus abondante et moins chère, la nourriture industrielle a envahi nos assiettes, avec des incidences sur la santé de plus en plus fortes : jamais l’obésité et le diabète n’ont été aussi répandus. Et jamais les étiquettes n’ont été aussi compliquées à déchiffrer. Pour percer les secrets du secteur agroalimentaire, Maud Gangler et Martin Blanchard sont eux-mêmes devenus… des industriels. Avec l’aide d’un laboratoire alimentaire spécialisé en recherche et développement, ils se lancent dans la production d’un plat populaire : le cordon bleu. Un projet offensif qui leur permet de comprendre de l’intérieur les rouages de l’ultratransformé, où la fabrication d’un produit en apparence simple tient de l’assemblage complexe. Pourquoi, alors que l’escalope panée cuisinée à la maison ne nécessite que cinq ingrédients, en faut-il ici une trentaine ? La viande du cordon bleu mérite-t-elle encore son nom ? Peut-on appeler fromage cette pâte fondante obtenue à grand renfort d’additifs ? L’emballage lui-même est-il nocif pour la santé ?

    Riche et digeste
    En partant d’un produit emblématique comme le mal nommé cordon bleu, puis en élargissant l’enquête, ce documentaire détricote les fils cachés d’un système ultraconcurrentiel. Se jouant des frontières, l’industrie agroalimentaire se révèle diaboliquement novatrice, usant de technologies toujours en avance sur les réglementations et d’astuces marketing rodées, ou s’aidant de puissants lobbies pour servir ses intérêts. Les autorités nationales et européennes s’avouent techniquement débordées et peinent à contrôler les substances toxiques qu’elles ont commencé par autoriser. Pourtant, l’espoir d’un changement qualitatif est impulsé par la société civile : sous la pression des consommateurs et d’applications de notation alimentaire comme Yuka, certains industriels cherchent à mieux faire pour bénéficier d’un « clean label » auquel s’attache le grand public. Réduction du nombre d’ingrédients, abandon d’additifs, choix de protéines végétales : une démarche vertueuse qui tourne parfois au casse-tête, quand elle n’aboutit pas à un effet inverse, avec des plats végans à la qualité sanitaire douteuse. Au menu de cette enquête riche mais remarquablement digeste, experts, nutritionnistes, docteurs en sciences des aliments ou consultants en « transformation positive » éclairent une question devenue cruciale : que mange-t-on aujourd’hui ?

    https://www.arte.tv/fr/videos/091150-000-A/la-grande-malbouffe

    #film #documentaire #film_documentaire

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  • Yuka : quels sont les profils des utilisateurs de l’application ?
    https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/etude-marketing/qui-sont-yukaphiles

    Lancée en 2016, l’application Yuka a envahi nos smartphones et les rayons de nos supermarchés. Entre les ultra-convaincus qui suivent les recommandations à la lettre et ceux qui refusent la dictature du scan, qui sont vraiment les adeptes de Yuka ?

    « Attends, je vais regarder sur Yuka. » Cette petite phrase est devenue un classique des rayons du supermarché. Créée en 2016, Yuka n’est pas la seule application du genre mais est bien loin devant ses concurrents. Une étude réalisée par Ogury indique que près de 18% de la population française (adultes de plus de 18 ans) a téléchargé l’application. En comparaison, l’application OpenFoodFacts – dont Yuka utilise d’ailleurs la base pour noter les aliments – n’est utilisée que par 1% de la population française.

    Yuka fait donc partie de ces applications que « tout le monde a sur son smartphone » - dans ce domaine elle est même comparable à Tinder, Deliveroo, Uber, Spotify ou même LinkedIn. Bref, Yuka joue dans la cour des grands.

    Yuka est rentrée dans nos smartphones et dans nos mœurs mais la folie des débuts et le scan à tout va s’essouffle. Aujourd’hui, les utilisateurs quotidiens représentent 2,4% des possesseurs de l’appli. Et 29% d’utilisateurs mensuels actifs. Le jour d’utilisation le plus fréquent ? Le samedi. Soit le jour où on a le temps de faire ses courses tranquillement en scannant les chips de l’apéro pour en avoir le cœur net : oui, les chips c’est gras.

    #Alimentation #Application #Yuka #Consomation