• Zombie-walk à la ZAD

    J’y suis allée à reculon... Finalement je ne regrette pas cette lecture.
    Un caillou de plus dans la chaussure de marche forcenée pour se poser, nus-pieds, écouter, entendre, reconnaître et retrouver, peut-être, la multiplicité...

    Après la défaite, comme beaucoup, nous sommes parti.es, emportant avec nous cette drôle de guerre et ses conséquences. Nous avons retrouvé nos villes aux multiples fronts, nous avons dû nous soigner tant physiquement que psychologiquement. Nous avons voulu parler, échanger, mais le ressentiment ou le silence ont peu à peu recouvert de leurs voiles pudiques le récit collectif.

    Pourtant ce vécu « de guerre » intime et collectif existe qu’on le veuille ou non, qu’on le trouve juste ou injuste, utile ou inutile, qu’il fut volontaire ou involontaire… Comme beaucoup, nous ne sommes jamais revenu.es sur zone, jusqu’à aujourd’hui le 6 juillet 2019.

    https://lundi.am/Zombie-walk-a-la-ZAD #zad #nddl

  • une troisième édition de zadibao en format grand journal a été conçue pour le rassemblement d’été zadenvies début juillet. Ce petit mot pour vous dire qu’elle est lisible en pdf ici :

    https://wordpress.com/view/zadibao.net

    et disponible en papier à la Rolandière et aux fosses noires si vous souhaitez l’emmener dans vos balades estivales ou en diffuser par chez vous.

    sommaire de l’edition papier :

    Edito / Pour l’amour de la victoire : lettre ouverte à Extinction Rebellion / Habiter sous le PLUI ? – épisode 1 – Bataille d’illustrations /
    Se rencontrer en forêt / Acte 41 au Pays basque / brèves

    appel à aller faire barrage au G7 de Biarritz et on espère vous y retrouver fin août :

    Depuis Notre-Dame-des-Landes nous irons faire barrage au G7 de Biarritz
    Fin juillet début août, réunion de préparation & construction de cabane
    Du 24 au 26 août, Macron entend organiser la sauterie annuelle des sept grands de ce monde à Biarritz, au Pays basque nord. L’occasion pour lui de clôturer dans la luxure une année d’intense contestation, et de repartir du bon pied pour le reste de son quinquennat. Mais c’est sans compter les habitant.e.s de ce territoire récalcitrant. Car ce.lle.ux-ci lui promettent tout l’inverse, préparant depuis un an une réponse à la hauteur de l’événement : contre sommet dans le centre-ville d’Hendaye-Irun du 19 au 23, puis manifestations, actions directes et blocages durant le week-end du sommet. Ils et elles ont été rejoint.e.s dans ce désir contestataire par différents mouvements et organisations françaises. Parmi lesquels la zad, que des brigades du Pays basque fréquentent depuis de nombreuses années. Ce G7 sera donc pour nous l’occasion d’un retour de solidarité : nous avons délocalisé à Hendaye la troisième semaine intergalaktique et nous tenterons comme tant d’autres de perturber le bon déroulement du sommet. Pour se préparer dans le peu de temps qu’il nous reste à cette mobilisation, s’organiser sur la meilleure façon de s’y rendre, se répartir les tâches pour faire vivre le camp (cantine, logistique, etc.), s’impliquer dans la semaine intergalaktique et les actions du week-end, nous vous proposons deux rendez-vous préparatoires :

    Le dimanche 28 Juillet à midi à l’Ambazada (Notre-Dame-des-Landes), réunion pour se répartir sur différentes tâches qui feront vivre le camp du contre sommet et la semaine intergalaktique, et pour réfléchir à comment s’y rendre. La réunion sera suivie d’un atelier juridique, de conseils en manif et de partage d’informations sur les mobilisations déjà prévues contre le G7. Ce sera aussi l’occasion de discuter des différentes actions possible là-bas : marche du samedi matin et/ou acte 41 des gilets jaunes l’après midi à Bayonne, sur quels points de blocage se concentrer le dimanche. D’autres actions à rejoindre avant le samedi ?

    Du 10 au 15 août un chantier de construction d’une cabane en kit (à l’Ambazada). Dans la lignée du gourbi VIII qui fut transporté jusqu’à Marseille pour renforcer le combat des habitant.e.s de la Plaine contre la restructuration de leur place, cette petite Ambazada (l’Ambazadatxoa) traversera la France pour venir renforcer le contre sommet et les blocages du G7 de Biarritz. Ces cinq jours de chantiers et de vie commune, bien au delà d’une simple édification de charpente, seront l’occasion de partager des films et documents sur le Pays basque, de se projeter ensemble dans ce que nous souhaitons faire là-bas, écrire des chants de voyage et de blocage, pour que ce déplacement à Biarritz soit chargé de toute l’épaisseur des vies et des combats que nous menons ici. Pour des soucis logistiques si vous êtes intéressé.e.s nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire pour ce chantier en envoyant un mail à :

    ambazada.nddl@riseup.net

    #zad

  • Violences policières: des drames devenus inéluctables
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210719/violences-policieres-des-drames-devenus-ineluctables

    Depuis plusieurs mois, le pouvoir exécutif n’a eu de cesse de nier l’existence de violences policières en dépit des centaines de blessés et de la mort de Zineb Redouane. En légitimant les exactions et en faisant disparaître les interdits, il a rendu possible l’effroyable question : « Où est Steve ? »

    #POLICE #Zineb_Redouane,_Police,_Steve_Caniço,_Geneviève_Legay,_Allo_Place_Beauvau,_violences_policières

  • La promotion « gilets jaunes » de Christophe Castaner : les médailles de la honte

    Christophe Castaner vient de médailler, le 16 juin, un certain nombre de ses agents, parmi lesquels au moins cinq sont impliqués dans des enquêtes concernant des #violences_policières. Chargé des opérations le soir où #Steve a disparu à #Nantes, le commissaire Grégoire Chassaing y figure aux côtés de Rabah Souchi, à la tête de la charge de police ayant provoqué les blessures de #Geneviève_Legay à #Nice. Sont aussi concernés des agents impliqués dans le décès de #Zineb_Redouane à #Marseille et dans l’affaire du Burger King à #Paris...

    #paywall : https://www.mediapart.fr/journal/france/170719/la-promotion-gilets-jaunes-de-christophe-castaner-les-medailles-de-la-hont

    Créée en 2012, la médaille de la sécurité intérieure est « destinée à récompenser les services particulièrement honorables notamment un engagement exceptionnel (...), et à récompenser des actions revêtant un éclat particulier » ainsi que le précise le décret du 28 mars 2012. Pour l’année 2018-2019, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a pourtant choisi d’honorer des policiers ayant commis des violences policières.

    Parmi les médaillés de la « promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure « gilets jaunes » », récompensés le 16 juin, figurent Grégoire Chassaing, le commissaire qui a donné l’ordre d’utiliser les gaz lacrymogènes à Nantes le soir de la disparition de Steve Maia Caniço, mais aussi Rabah Souchi et sa compagne Hélène Pedoya, qui se sont distingués lors des opérations de maintien de l’ordre causant les blessures de Geneviève Legay.

    La médaille de la sécurité intérieure récompense le personnel du ministère qui, comme le précise le texte officiel, intervient dans les domaines suivants : « La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes. »

    Cette distinction comporte trois échelons : bronze, argent et or. Un policier nous a expliqué qu’habituellement elle ne concerne que quelques centaines de personnes, les échelons or ou argent étant le plus souvent réservés aux blessés ou aux agents ayant déjà reçu une médaille de bronze.

    Par exemple, ont été récompensés des gendarmes étant intervenus lors du crash de l’avion Germanwings, causant la mort de 149 passagers, dans les Alpes en mars 2015. Ou des policiers ayant secouru un Anglais agressé par des supporters russes à Marseille durant l’euro 2016.
    Le ministère récompense ces actes de bravoure traditionnellement le 1er janvier et le 14 juillet. C’est donc une « promotion exceptionnelle », celle du 16 juin, officiellement nommée « gilets jaunes » qui vient d’être sélectionnée par Christophe Castaner. Mais elle ne l’est pas seulement pour le choix du calendrier.

    Elle l’est dans le procédé même de sélection auquel Mediapart a pu avoir accès. Le 16 avril, un courriel de la direction des ressources humaines des CRS à destination des commandants d’unité lance un premier appel aux candidatures pour la promotion 2018-2019. Le texte est le suivant : « En prévision d’une éventuelle promotion exceptionnelle [MSI] Médaille de la sécurité intérieure « Gilets Jaunes », vous voudrez bien nous transmettre en retour 15 fonctionnaires blessés dans le cadre du mouvement des « Gilets jaunes ». Ils devront avoir fait l’objet d’un arrêt de travail en privilégiant les ITT [incapacité totale de travail]. »
    Faute d’avoir suffisamment de candidats, un deuxième courriel de relance est envoyé, le jour même, élargissant les critères. Il y est noté : « Vu les nombreux retours néants, je vous sollicite de nouveau en élargissant les critères d’attribution ». Peuvent être désormais médaillés : « Des policiers méritants blessés dans le cadre des gilets jaunes », « en second lieu, des policiers blessés non méritants », et « en troisième lieu, ceux qui n’ont pas été blessés, mais qui ont réalisé une action remarquée durant cette période ».

    Lors du mouvement des gilets jaunes, Christophe Castaner a souvent communiqué sur les policiers blessés, sans jamais donner trop de précisions.

    Faute de « blessés » en nombre suffisant, les « non méritants » peuvent donc être promus. Dix jours plus tard, la Direction générale de la police nationale complète de nouveau le recensement, en l’ouvrant désormais à l’ensemble des officiers ayant participé aux opérations de maintien de l’ordre ainsi qu’aux majors des compagnies. Mieux, le tableau de candidature dans lequel doivent figurer les faits justifiant l’attribution de la médaille, est déjà pré-rempli par le ministère et « ne sera pas modifié ». Il est le suivant : « Gilets jaunes : engagement exceptionnel dans le cadre des gilets jaunes. » Les candidats auront d’office le bronze.

    Seuls sont exclus les agents absents durant toute la période des manifestations, et ceux ayant reçu un blâme ou étant passés en conseil de discipline. Mais ne le sont pas : les auteurs de violences policières, poursuivis dans le cadre d’enquêtes administratives menées par l’IGPN ou judiciaires.
    Le palmarès est terrifiant. Grégoire Chassaing, commissaire divisionnaire à Nantes, qui, le 21 juin, lors de la fête de la musique, a ordonné de gazer les jeunes rassemblés près d’une berge de la Loire, parmi lesquels Steve, porté disparu depuis ce jour.

    Le capitaine Bruno Félix reçoit lui aussi les félicitations de Christophe Castaner. Pourtant, il fait partie des policiers auditionnés dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane, survenu à Marseille après avoir été touchée au visage par des éclats de grenades lacrymogènes lancées dans son appartement le 1er décembre. Ce CRS commandait ce jour-là les auteurs des tirs.
    Autre médaillé : le commissaire Rabah Souchi, en charge, le samedi 23 mars, à Nice, des opérations de maintien de l’ordre, ayant causé de graves blessures à la militante pacifiste Geneviève Legay. À cette charge, un capitaine de gendarmerie avait refusé de participer, la jugeant « disproportionnée » (à lire ici).

    Sa compagne, Hélène Pedoya, présente aux côtés de son conjoint le jour des opérations et chargée de l’enquête sur les violences policières commises ce jour-là est elle aussi félicitée par le ministre.

    Et enfin, le commandant divisionnaire Dominique Caffin reçoit une médaille. Il fait partie des CRS qui, le 1er décembre, ont matraqué plusieurs manifestants dans un Burger King, à Paris. De sources policières, il est connu pour être « particulièrement violent ». Le 8 avril, sur un plateau de BFM-TV, un commandant de gendarmerie, le colonel Michaël Di Meo avait lui-même ainsi commenté les images : « C’est de la violence policière. »

    Ils ont tous les cinq reçu la médaille de bronze et font partie de l’« exceptionnelle promotion gilets jaunes » 2018-2019 qui compte près de 9 000 médaillés, majoritairement en bronze.
    Normalement, il n’y a que quelques centaines de promus, nous confie un policier qui estime que cette sélection est affligeante. « Cela ressemble à la prime au résultat exceptionnel. » Quel résultat, celui de mettre en pratique des directives de plus en plus violentes en matière de #maintien_de_l’ordre ?"

  • Sarah Schulman

    Fin 2018 pénible, grosse fatigue en 2019. Je me rends compte que je ne seenthis plus tellement. Par exemple, je n’ai quasi rien posté sur la sortie en français de "Gentrification of the mind la gentrification des esprits", de Sarah Schulman. Bon, l’éditeur, avait déjà commis une version sans #lyber des écrits d’Aaron Swartz, ce qui me le rend assez suspect, avec comme prétexte comme toujours des questions de rentabilité, ce qui est ridicule (voir éditions #zones). Bref. Sarah Schulman a accompagné la sortie française de son livre en donnant pas mal d’interviews et en participants à de nombreuses rencontres dont une ci-dessous dans l’école où j’interviens. Je fais le porte micro, alors qu’il n’y a besoin de rien, elle parle seule et c’est très intéressant. Je vais rassembler ici certaines des articles autour de son bouquin.

    Pour ceusses qui ne connaissent pas son travail, Sarah Schulman est une journaliste, écrivain et militante américaine, qui a initié entre autres choses le projet d’archives orales d’Act-up, le festival MIX et est une membre active du Jewish Voice for Peace une asso pro-BDS. Elle est aussi auteure d’essais (dont le fabuleux Conflict is not abuse) et de romans.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Sarah_Schulman

    Sarah Schulman : "La ville ne voulait pas aider les gens elle voulait les punir"
    https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/claude-leveque
    http://rf.proxycast.org/1494916272826097664/13954-24.10.2018-ITEMA_21865834-0.mp3


    Sarah Schulman Explains How Rent Straightwashed Queer Lives and AIDS Activism
    https://www.them.us/story/sarah-schulman-rent
    Sarah Schulman à L’erg, Bruxelles
    https://vimeo.com/297743653

    Sarah Schulman : « La gentrification est une domination blanche » (La gentrification des esprits)
    https://diacritik.com/2018/10/19/sarah-schulman-la-gentrification-est-une-domination-blanche-la-gentrifica
    https://en.wikipedia.org/wiki/Sarah_Schulman

    Existe-t-il une « gentrification des esprits » ?
    https://www.vice.com/fr/article/kzjvky/existe-t-il-une-gentrification-des-esprits

    « Si tu vis dans un quartier gentrifié, est-ce que tu connais tes voisins ? Est-ce que tu frappes à leur porte pour leur dire bonjour ? Est-ce que tu es bénévole dans une maison de quartier ? »

    En lien donc avec : https://seenthis.net/messages/792946

    #Sarah_Schulman

  • Hugo Blanco : Le futur est indigène

    https://lavoiedujaguar.net/Hugo-Blanco-Le-futur-est-indigene

    Dans une interview accordée au magazine en ligne Guernica, Hugo Blanco, l’une des figures emblématiques des luttes sociales en Amérique latine, parle des mouvements autochtones d’aujourd’hui, du changement climatique et de la protection de la nature.

    Des milliers d’indigènes se gouvernent eux-mêmes démocratiquement avec le principe « diriger en obéissant ». Les gens choisissent un groupe d’hommes et de femmes comme gouverneurs, mais ne choisissent pas de président ni de secrétaire général ; toutes les personnes désignées ont le même rang. Après quelque temps, ils sont tous remplacés, il n’y a pas de réélection, ainsi tout le monde passe aux commandes et personne n’est indispensable. Quand un sujet très important est débattu, ils organisent une assemblée générale qui décide collectivement. Aucune autorité, à aucun niveau, n’est payée. Ce sont comme des fermiers et chacun a sa part. Les drogues et l’alcool sont interdits. Je ne sais pas si l’on doit appeler ça du socialisme, de l’anarchisme ou du communautarisme et cela ne m’intéresse pas. J’ai bien aimé ce que m’a dit une camarade : « Ils m’ont élue. S’ils m’avaient élue comme gestionnaire de communauté, ça n’aurait pas eu d’importance parce que j’aurais encore pu cuisiner pour mon mari et mes enfants. Mais ils m’ont élue pour la commune. Alors qu’est-ce que j’allais faire ? Je devais voyager. Je devais apprendre à mes enfants à cuisiner, et c’était bien, parce que maintenant les épouses de mes fils peuvent accepter un poste éloigné et mes fils savent cuisiner. » Et donc ils avancent. (...)

    #Pérou #peuples_originaires #écosystèmes #Pachamama #paysans #Marx #société #Mexique #zapatistes #autogouvernement #Grèce #États-Unis #Trump #Argentine #femmes #Nouvelle-Zélande #Maori

  • De l’art d’annoncer à quatre euros un journal qui en vaut cinq... minimum
    y’a que @cqfd pour faire des bourdes pareilles et c’est pour ça que je l’aime, aussi
    http://cqfd-journal.org/CQFD-le-journal-qui-fout-le-zbeul

    Que l’équipe du Canard Enchaîné nous pardonne le vol du surtitre de cette chronique de contrition : les vrais rois de la boulette, c’est nous ! Je m’explique.

    D’ordinaire, CQFD est vendu à 4 €, tarif certainement excessif mais qui ne nous permet même pas d’atteindre l’équilibre des comptes. Alors pour chaque numéro d’été, profitant de l’inattention caniculaire de nos fidèles lecteurs, nous augmentons le prix à 5 €. On a un argument, hein : ce numéro, qui reste deux mois en kiosque, fait huit pages de plus que d’habitude (32 au lieu de 24).

    Alors voilà, comme chaque mois, on a commandé le code-barres à notre diffuseur, en précisant bien que ce numéro était à 5 €. Une fois ce code-barres reçu, avec la claire indication « 5,00 € », on l’a collé sur la Une et hop !, pour nous l’affaire était réglée.

    Ce n’est que le lendemain du bouclage, après avoir enfin dormi un peu après des nuits de boulot sans sommeil, qu’on a repéré la bourde : tout en haut de la Une, à droite du grand bandeau « CQFD », il y avait cette maudite mention « 4 € ». Le nez dans le guidon, personne n’avait pensé à la changer.

    Résultat, 4 ou 5 €, le peuple ne sait plus trop. Les chalands qui se saisissent du journal le pensent à 4, mais une fois arrivé à la caisse, le vendeur de journaux les fait déchanter : « 5 € s’iouplaît ! » D’où de multiples scènes d’incompréhension, voire de violence : « CQFD, le journal qui fout le zbeul avec ton kiosquier », a résumé un lecteur sur Twitter.

    À nos lecteurs, à nos lectrices, à nos kiosquiers, à nos kiosquières, aux services d’urgence qui s’occuperont des nez cassés, nous présentons nos plus sincères excuses. Bel été !

    #zbeul

  • Berlin Jewish museum director forced out by Israel lobby | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/blogs/riri-hylton/berlin-jewish-museum-director-forced-out-israel-lobby

    The director of the Jewish Museum Berlin was forced to resign last week following pressure from Israel and its lobby.

    The Central Council of Jews in Germany criticized the museum for tweeting an article on the 240 Jewish and Israeli scholars who signed a petition opposing the German parliament’s recent motion condemning the BDS – boycott, divest and sanctions – movement for Palestinian rights.

    #mustread Der Beschluss der Parlamentarier hilft im Kampf gegen Antisemitismus nicht weiter: @tazgezwitscher über den Vorwurf von 240 jüdischen & israelischen Wissenschaftler*innen an den Bundestag, sich im Kampf gegen BDS instrumentalisieren zu lassen. https://t.co/XTUuAuvHJI
    — jmberlin (@jmberlin) June 6, 2019

    “We reject this motion, which is based on the false allegation that BDS as such equals anti-Semitism,” the petition reads.

    #Allemagne #zionisme #philosemitisme

  • Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
    https://www.bastamag.net/Alain-Damasio-Les-Furtifs-La-Volte-ultra-liberalisme-ZAD-pouvoir-alienatio

    Comment vivre dans des villes privatisées, où notre attention est contrôlée et sollicitée en permanence, et nos corps pistés à chaque instant ? Le dernier roman d’Alain Damasio, dont l’action se déroule en 2040, explore ce monde possible, avec justesse, de manière sensible et réaliste. Il nous invite à sortir d’urgence de nos « techno-cocons », à expérimenter de nouvelles manières d’être au monde et de résister, pour reprendre le contrôle sur nos vies. Attention, entretien décapant. Photo (une) : Alain Damasio (...) #Inventer

    / A la une, #Politique, #Altermondialisme, #ZAD, #Surveillance_et_biométrie


    • Photo (une) : Alain Damasio en visite sur la Zad de à Notre-Dame-des-Landes, dans l’ancienne bibliothèque du Taslu, celle qui était accessible aux handicapés / © ValK

      Cette description peut sembler un détail ou anecdotique, mais, au vu de ce que dit Alain Damasio sur la #zad #NDdL, je ne regrette pas d’avoir demandé de rajouter ceci... Faut que je cherche encore comment je vais articuler ça mais dire que le #CMDO a eut raison est non seulement violent pour pas mal de gens mais surtout, faux. Il n’y avait ni raison ni tord possible a ce moment là, il n’y avait que l’urgence et le chantage et par d’habiles trahisons et autre retournements de vestes, on a voulu nous faire croire que c’était une victoire mais tant que les membres du CMDO et autres « complices » ne tordront pas le cou à cette légende, nous n’avancerons pas et ce sera un gâchis immense de perte de connaissances pour la suite... voir par exemple les différentes versions de réponses au dernier texte critique paru : https://seenthis.net/messages/788890

      #validisme #héroïsme #consentement #dépassement #victoire #histoire

    • Pour expliquer, quand même, la légende de la photo : la bibliothèque de Taslu était initialement dans l’ex Transfu, la petite cabane qui avait servi de point Medic en 2012 puis aussi d’espace communication. Sauf qu’au bout d’un moment, y’avait trop de livres à mettre dedans, les dons affluaient ! Il a été décidé de l’agrandir et le choix s’est porté sur le 1er étage de la « maison en dur » de la Rollandière, pour qu’elle reste « au même endroit ». Des travaux ont été fait pour que cette partie accueil en bas et bibliothèque en haut soient rénovées... dont un magnifique escalier en planches de bois qui semblent sortir du mur de torchis impeccable. Y’a pas à dire c’est très beau, vraiment ... mais ... sans rampe ! Toutes les personnes à mobilité réduite, toutes les personnes sujettes au vertige galèrent. Mais quand t’es visiteur-ice, tu te sens tellement privilégié d’être là que tu dis rien. Moi, au bout de 2 ou 3 visites, alors que j’accompagnais des visiteurices du Mexique, j’en ai quand même parlé, de cet accès difficile aux handicapé-e-s, qui posait sacrément problème pour un lieu comme ça. Spontanément il m’a été répondu que ça allait faire moche une rampe, qu’il n’y avait pas de problème, qu’il y avait même une cage prévue à l’extérieur qui allait servir pour les fauteuils roulants, mais bon, c’était un peu galère donc la mise en place était suspendue. Sur l’instant, choquée, je me suis contentée de signaler que ça me faisait chier d’avoir plus de mal à accéder à la bibliothèque de la zad qu’à Nantes... La personne m’a alors « gentiment » dit qu’il suffisait de demander de l’aide, que même les mômes s’adaptaient en montant et descendant sur leurs fesses... Ouaip, c’était trash... mais c’était pas fini !
      Un peu plus tard, autour du repas partagé avec les visiteureuses du Mexique, quelques anecdotes fusent, les présentations-critiques des différents lieux aussi. Une fois de plus je suis choquée par cette propension à dire des trucs comme ça devant des visiteureuses, mais à vitrioler le moindre reproche qui dépasse sur internet. Vient l’anecdote de Pâques : un sympathisant avait largué quelques paquets d’œufs en chocolat dans différents champs. Ça repart en vannes, sur quel lieu allait gueuler de ne pas en avoir et allait critiquer les lieux qui en avaient pour les taxer de privilégié-e-s. Devant la surprise d’un des visiteurs, une personne lui explique que, absurdité totale, y’avait des gens qui s’étaient mis en tête qu’il y avait une lutte des classes sur la zad. J’avoue, là, j’y tiens plus, les invité-e-s sont censé-e-s faire le lien avec les communautés zapatistes, il est hors de question de nier que oui, y’a des lieux qui galèrent grave et d’autres où c’est, en comparaison, le luxe. Courroux de mes « allié-e-s » de la zad : on ne peut pas laisser dire ça, « on a tout sacrifié pour venir s’installer là » (sauf que s’installer, ça n’est déjà plus se percevoir comme squateureuses) etc. etc. Lorsque je souligne qu’un lieu comme le Taslu est déjà immensément riche de toutes les visites et de tous les dons, même redistribués (comment ?) que c’est un des premiers qui reçoit les sourires et les considérations de celleux qui viennent comme pour un pèlerinage, et que par exemple ne pas pouvoir accéder à la bibliothèque magnifiquement dotée sans souffrance, ça me fout les boules (j’avoue, à ce moment là, j’ai les larmes aux yeux) je récolte des sortes de « allons, allons », la « bienveillance » d’une habitante exténuée (réellement) qui m’explique que ce n’est pas intentionnel et qu’iels croulent sous les charges. Je sais que c’est vrai, je ne dis plus rien, un silence gêné s’installe ... pas longtemps, la bonhommie de l’accueil reprend : il est temps de demander aux visiteureuses où iels souhaitent dormir : description rapide des possibilités « mais ici y’a moyen d’avoir une chambre individuelle en dur avec une couette en plumes ! » ... Je laisse passer à nouveau même si dans un lieu plus « roots » attend un compa qui les connait et a fait son maximum pour les accueillir mais ... sans « chambre individuelle bla bla bla » ... je ronge mon frein. Et c’est là que j’ai sans doute eut tord : j’aurai dû parler plus longuement aux ami-e-s visiteureuses et leur expliquer les dégâts que provoquait déjà ce glissement : on fait visiter la zad en commençant par la « zone Est » et la route des Chicanes, tellement « célèbres » et marquantes et aussitôt sa destruction verbale commence avec l’égrenage de tout ce qui ne va pas sur cette partie. Il en a été de même pour Alain Damasio, son récit transpire ça. Ce qu’il rapporte n’est pas ce qu’il a ressenti mais la construction qui lui en a été faite, et les grandes tablées pantagruéliques de St Jean du Tertre y sont aussi pour beaucoup : comment résister à tant de générosité opulente ?! Lorsqu’il est venu au Taslu, nous n’avons été que 2 à lui poser des questions un peu grattantes. Moi je lui ai justement parlé de l’aspect « viriliste » de ses bouquin, avouant n’avoir lu que quelques extraits que j’avais adoré mais d’autres qui m’avaient gênée, et il avait expliqué ce qu’il dit dans l’interview, que oui il était conscient désormais qu’il avait des lacunes côté féminisme.
      Sauf qu’à Saint-Jean-du-Tertre, il a rencontré Golgoth... et il l’a suivi !

      Ce que je lis ça et là des furtifs est grandement marqué par cette rencontre, entre autres, et j’y vois en filigrane, un #capacitisme qui sera traduit, comme sur la zad, en un #validisme « inconscient », « pas malveillant » ... tu penses bien ! Ce truc qui consiste à dire que si tu vas sur internet plutôt qu’en manif, t’es de la merde « mais je parle pas pour toi hein ! » .. Bah si, justement, et ça fait mal de se prendre et des lacrymos de flics et des lacrymales de censément « allié-e-s ». Sur twitter y’a un hashtag qui déferle depuis quelques jours pour définir ce que ça provoque : #PayeTonBurnOutMilitant
      https://twitter.com/search?q=%23PayeTonBurnOutMilitant&src=tyah
      Ce même capacitisme qui a fait le tri sur la zad et permet de dire désormais que non, y’a pas de problème, la négociation a permis de protéger la plupart des gens et que celleux qui sont parti-e-s n’arrivaient pas à s’adapter !

      Ha, et pour l’anecdote, plusieurs mois plus tard il n’y avait toujours pas de rampe, il a fallu que je suggère l’idée d’une corde, qui pourrait même être esthétique (l’habitant a pigé la pique et s’est excusé)... A ma connaissance et à moins que ça ait changé depuis septembre 2018, il n’y en a toujours pas.

    • La rencontre entre #Beb-deum et #Alain_Damasio produit autre chose qu’un beau livre avec de jolis textes littéraires, ce qui serait déjà beaucoup. C’est un carnet d’anthropologue perdu, comme tombé du futur entre nos mains. Un carnet qui compacte en une seule unité de papier un catalogue de vente d’êtres humains, tel que l’hypercapitalisme va certainement en produire, avec la parole de ces futurs « clownes » – esclaves parfois affranchis, clones fugitifs, rebelles à leur docilité programmée – et qui pensent ! Qui pensent et qui écrivent, créent des slogans, parodient leur condition, racontent leur vie de corps commercialisé qu’ils se réapproprient à leur façon par des autoportraits, leurs propres marques physiques, toute une autre « présentation de soi ».
      https://seenthis.net/messages/601882

  • En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »
    PAR ANDREA FUORI, RAPHAËL GOUMENT // 8 JUILLET 2019 // Bastamag

    Au mur du petit bureau, Dimitris pointe une photo jaunie d’Alexis Tsipras, premier ministre depuis 2015, et qui vient d’être battu aux élections législatives du 7 juillet. Le patron de Syriza avait visité l’usine lors de sa campagne électorale en 2014. « Il nous a promis de légaliser notre statut. Il nous a assuré qu’on était des travailleurs modèles, sur qui ils s’appuieraient pour leur projet économique. Cinq ans plus tard, rien n’a changé. »

    Après huit ans de lutte, les ouvriers de Vio Me sont toujours dans l’illégalité. En 2014, ils ont créé une société coopérative qui s’est dotée d’un compte en banque. Mais elle n’est ni propriétaire ni locataire des actifs. « Sur le papier, on est toujours considérés comme les employés d’une entreprise en faillite. Depuis six ans, notre travail n’est pas reconnu », peste Makis.

    « On voudrait exporter vers l’Amérique Latine, mais c’est impossible sans cadre légal. L’absence de statut freine notre développement. »

    #Zanon #savons #lessives #écologie#BTP #crise #huile_d_olive #organisation_collective #espace_social #distribution_militante #réseau #solidarité #assemblées #centres_sociaux #coopératives #faillite #illégalité #société_coopérative #statut #projet_économique #Syriza #Tsipras #production #autogestion #coopératives_ouvrières #structures_autogérées #Grèce #mouvement_des_places #réappropriation_industrielle #Vio Me #usine #lutte

    https://www.bastamag.net/Grece-Vio-Me-cooperative-usine-autogeree-savons-ecologiques-legislatives-T

  • Espagne-Maroc : « Les migrants morts en mer ne parlent pas, moi je suis leur voix »

    « Croque-mort » de son état, l’Espagnol #Martin_Zamorra se démène depuis des années pour identifier les corps de migrants morts en traversant le détroit de Gibraltar en mer Méditerranée. Il souhaite rapatrier leurs dépouilles vers leur pays d’origine. Portrait.

    On devine que sa vie n’a pas été tout a fait rectiligne. Martin #Zamorra est un homme à la fois affable et singulier. Du bord de l’autoroute A7 qui relie Algésiras à Malaga, dans le sud de l’Espagne, il dirige une petite entreprise de #pompes_funèbres - qui a connu des jours meilleurs.

    Fumeur compulsif (mais il vient d’arrêter), Martin Zamora n’est ni un anonyme ni un discret dans ce coin d’Andalousie puisque ses aventures ont inspiré un film de fiction, « Retour à Hansala » sorti en 2008. Le scénario : un croque mort espagnol peu scrupuleux rapatrie au pays le corps d’un migrant en compagnie de sa sœur, une jeune femme marocaine. Un voyage qui transforme pour toujours les deux personnages…

    L’affaire qui l’occupe principalement en cette matinée de juin, c’est celle des victimes d’un naufrage qui s’est produit en novembre 2018, à Barbate, non loin du détroit de Gibraltar. Vingt-six personnes s’étaient alors noyées à proximité du port andalou. La plupart des victimes étaient marocaines.

    Dans les semaines qui ont suivi, la police judiciaire espagnole est parvenue à identifier 21 victimes qui furent rapatriées. Mais cinq autres n’ont pas quitté l’Espagne, la médecine légale n’étant pas parvenue à mettre un nom sur ces corps sans vie. Ces dépouilles sans identité sont devenues l’affaire de Martin Zamorra.

    Face à des autorités espagnoles impuissantes, il actionne ses contacts au Maroc. Grâce à une méthode bien rôdée, il parvient à identifier les victimes en quelques heures.

    « Tout d’abord, j’ai besoin d’une photo. Puis j’ai besoin de déterminer de quel pays vient la victime. Ensuite, je diffuse l’information, principalement parmi les contacts que j’ai accumulés pendant des années. Ensuite, généralement, on m’appelle. Parfois, cela prend du temps et la justice ordonne l’inhumation d’un corps anonyme. Et c’est à moi que revient la procédure d’exhumation du corps, quand une famille s’est manifesté et que l’on a pu identifier formellement le corps ».

    Mais la plupart du temps, l’identification d’un corps ne prend que quelques heures : les survivants d’un naufrage communiquent à leurs proches les noms des disparus. La nouvelle se répand à la vitesse des échanges sur Whatsapp.
    Parfois encore, Martin Zamorra envoie des photos à ses contacts, et des familles qui reconnaissent les visages sans vie de leurs enfants.

    Les lourdeurs bureaucratiques empêchent un rapatriement rapide des corps

    Reste que pour la justice espagnole, reconnaître un corps n’autorise pas son transfert au Maroc. La justice réclame qu’un lien de parenté soit établi et donc qu’un prélèvement d’ADN soit effectué sur les personnes qui réclament les corps des défunts.

    Sept mois après le drame, les policiers espagnols ne se sont toujours pas rendus au Maroc pour récolter un peu de salive ou quelques cheveux d’une mère, d’un père ou d’un frère.

    Malgré la forte coopération policière entre les deux pays, la bureaucratie des deux côtés du détroit ralentit le processus, peste Martin Zamorra. « Je voudrais que l’on m’explique qui va réclamer le corps d’un noyé et payer pour son rapatriement si il ne s’agit pas d’un membre de sa famille ou l’un de ses proches ! »

    Pour lui, l’impasse bureaucratique s’explique aussi par des conflits politiques. Il doit y avoir des querelles internes entre juges, ce qui rend l’affaire « encore plus lamentable » estime-t-il. « Moi, je ne suis personne, mais c’est à moi que l’on envoie des photos, déplore-t-il. J’en reçois toute la journée sur mon téléphone. Tout le monde a mon numéro : les policiers ou des membres des ONG... » Martin Zamorra voudrait que les choses aillent plus vite.

    Pour se faire comprendre, le croque-mort fait défiler sous nos yeux des dizaines de conversations Whatsapp. On aperçoit alors sur l’écran du smartphone (qui ne semble jamais s’arrêter de sonner) des visages de morts et de vivants, des photocopies de papiers d’identité.

    Effectue-t-il un travail de détective ? À cette question qu’il entend souvent, Martin Zamorra soupire. Il hausse les épaules et répond que son seul domaine, « c’est la thanatologie, je ne suis un expert que dans le domaine funéraire ».

    Quand on lui demande comment il fait payer ses précieux services, il reste flou. Il n’évoque pas de compassion particulière. Mais derrière des airs de misanthrope, ses yeux et sa voix trahissent une grande émotion quand il explique son travail.

    Albert Bitoden Yaka, un travailleur social d’Algésiras venu du Cameroun il y a une vingtaine d’année connaît Martin Zamorra et sa drôle de quête. « Il veut aider les migrants, il fait beaucoup pour eux. Pourquoi et comment… ? Il y a certainement une part de mystère mais c’est comme si il avait une dette morale. Il a une grande sensibilité, il vit avec la douleur des gens ».

    Une ONG s’est créée il y a peu : le Centre International Pour l’Identification des Migrants Disparus (CIPIMD). L’organisation estime que 769 personnes sont mortes - ou portées disparues - pour la seule année 2018, en tentant d’atteindre les côtes espagnoles. Elle réclame des autorités espagnoles un peu plus de coopération mais elle sait qu’il y aura toujours Martin Zamorra pour tenter de résoudre les affaires les plus compliquées.

    #identification #corps #cadavres #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #Méditerranée #Maroc #Espagne

  • • 72 cartes de Berlin pour Zadig
    https://editionsbt.fr/2019/07/05/72-cartes-de-berlin-pour-zadig

    La librairie française de Berlin, Zadig, profitant de son déménagement dans de nouveaux locaux plus spacieux, nous a commandé en exclusivité 72 cartes postales de Berlin.

    #editionsbt #berlin #zadig #photographie #cartes_postales

  • Disparition de Steve Maia Caniço, mort de Zineb Redouane : la police déteste tout le monde ?

    Quand les forces de l’ordre tuent, la légalité et/ou la légitimité de la violence ayant entraîné la mort ne font plus office que d’arguments permettant de lever toute responsabilité. Ceux qui appliquent la loi deviennent alors irresponsables de leurs actes.

    /.../

    Tout comme le préfet de Loire-Atlantique, le ministre de l’Intérieur a depuis longtemps oublié le sens du mot « honte ».

    Très touchée par l’article de Loïc Le Clerc pour Regards : http://www.regards.fr/societe/article/disparition-de-steve-maia-canico-mort-de-zined-redouane-la-police-deteste-to
    #OùEstSteve #QuiAtuéZineb #Steve_Caniço #Zineb_Redouane #Violences_Policieres #maintien_de_l'ordre

  • Zineb Redouane : les CRS à l’origine des tirs ne se souviennent de rien
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020719/zineb-redouane-les-crs-l-origine-des-tirs-ne-se-souviennent-de-rien

    Les cinq policiers CRS armés de lance-grenades, à l’origine des 200 tirs de grenade lacrymogènes sur la Canebière le 1er décembre, ainsi que leur officier, ont affirmé à la police des polices ne pas se souvenir de celui qui a blessé Zineb Redouane. Ils ne reconnaissent pas non plus le tireur sur les images de vidéosurveillance. Trois des agents n’excluent cependant pas qu’il puisse s’agir d’eux.

    #JUSTICE #Police,_Zineb_Redouane,_Marseille

  • À quel prix le Zolgensma®, le #médicament le plus cher du monde, sera-t-il vendu en France ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/178845/sante-medicaments-zolgensma-novartis-avexis-fixation-prix-transparence

    Record mondial battu : ce sera 2,125 millions de dollars l’injection unique, soit environ 1,9 million d’euros. La Food and Drug Administration (FDA) américaine venait à peine, le 24 mai 2019, de donner son autorisation de mise sur le #marché que la #multinationale_pharmaceutique suisse #Novartis annonçait sa revendication de prix pour sa dernière pépite de thérapie génique, le #Zolgensma®.

    Ce prix délirant est fondé sur une avancée biologique majeure réalisée pour partie par une équipe de recherche française dirigée par Martine Barkats chez #Généthon, une structure créée grâce à l’énergie et au fruit des opérations caritatives de l’#AFM-Téléthon.

    […] En France, ces discussions seront menées – dans le plus grand secret– au sein du Comité économique des produits de santé (#CEPS). Le fait que cette avancée thérapeutique majeure trouve son origine dans des travaux menés en France est-il de nature à peser sur les tractations à venir ? C’est fort peu vraisemblable.

    « Certes, les travaux fondamentaux financés depuis trente ans par l’AFM-Téléthon, suivis des recherches novatrices de Martine Barkats, ont été essentiels, mais ils ont aussi été complétés par les travaux d’AveXis et des accords ont été passés quant à l’utilisation des brevets français, souligne Christian Cottet, directeur général de l’AFM-Téléthon. Ces accords de #licence prévoient le versement de 4 millions d’euros à la signature puis des versements échelonnés d’un total de 11 millions d’euros, au fur et à mesure des étapes de développement, le tout associé à un pourcentage sur les ventes du médicament aux États-Unis et en Europe. Ce qui correspond à des sommes de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros sur la durée, que se partageront Généthon et la recherche publique français (#CNRS), co-propriétaires des brevets. Bien entendu, ces sommes seront entièrement réinvesties dans de nouveaux programmes de recherche, notamment pour des maladies rares, dans le respect de la vocation non lucrative de Généthon. »

    […] « Ainsi, le prix réellement perçu in fine par Biogen pour son Spinraza® est inférieur à celui officiellement affiché, confie Christian Cottet. Pour autant, c’est en se comparant aux chiffres officiels de son concurrent que Novartis a fixé le prix de son Zolgensma®, en arguant qu’il permettait, en une seule injection, d’obtenir de bien meilleurs résultats à moitié prix du traitement Spinraza® sur dix ans. Où l’on voit qu’à l’évidence, l’absence entretenue de transparence est une cause majeure d’inflation, même s’il faut cependant reconnaître que les coûts de production du Zolgensma® sont bien supérieurs à ceux du Spinraza®. »

    #industrie_pharmaceutique #sécurité_sociale #thérapie_génique #maladie_orpheline

  • Rasmea Odeh Breaking the Silence in Berlin: #RasmeaSpricht #RasmeaSpeaks
    https://samidoun.net/2019/03/rasmea-odeh-breaking-the-silence-in-berlin-rasmeaspricht-rasmeaspeaks

    29 March 2019 - On Wednesday evening, 27 March, Rasmea Odeh‘s voice and words were heard in Berlin, Germany, despite a harsh, repressive campaign that included yet another ban on her speaking in person issued by Berlin’s Senator for the Interior. The successful event at be’kech in Berlin’s Wedding district brought crowds to the space despite a large police presence; the space was so crowded that many people stayed outside to watch the event through glass windows.

    The evening marked a significant achievement for Rasmea Odeh and all those defending the right to organize and advocate for Palestine in Berlin. Despite all attempts to prevent it from taking place, Rasmea’s voice was heard in Berlin and celebrated by people of conscience.
    Photo: Public-solidarity

    Once again, as was the case on 15 March, when Rasmea was to join Palestinian poet and former prisoner Dareen Tatour for an evening of solidarity and celebration of Palestinian women’s struggle, the venue itself was subject to harassment and threats. Another media smear campaign was launched against Rasmea along with attempts to demand that she once again be prohibited from speaking.

    On Wednesday afternoon, only hours before the event, Berlin Interior Senator Andreas Geisel, an SPD politician who had earlier declared that speaking “against the state of Israel” crossed a “red line” that justified the violation of freedom of speech, once again banned Odeh from delivering a public speech at the event. However, organizers presented a video from Odeh, ensuring that her message and her story would be able to be heard by supporters in person and everyone around the world who supports her and the struggle for justice in Palestine.
    Photo: Salim Salim, Arabi21

    Once again, several vans of police filled the area (although a smaller presence than that surrounding the 15 March event). They searched the crowd for Rasmea, but left partway through the event after it was clear that she was not attending in person. A claimed counter-demonstration by pro-apartheid Zionist organizations was not immediately visible, but there may have been several participants at the corner of the street.

    The moderator of the evening opened the event with a stirring call against the silencing of oppressed and marginalized people, especially Palestinian women. She noted the growing support received by the event and the campaign to defend Odeh by a number of organizations, including the Internationale Liga für Menschenrechte, which sent a statement to the organization. The event was supported by Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network, Berlin Muslim Feminists, Bündnis gegen Rassismus, HIRAK (Palestinian Youth Mobilization, Berlin), The Coalition Berlin, Bloque Latinoamericano Berlin, Brot und Rosen international socialist women’s organiation, Revolutionäre Internationalistische Organisation – Klasse Gegen Klasse, Berlin Against Pinkwashing, Jüdische Stimme für gerechten Frieden in Nahost (Jewish Voice for a Just Peace), RefrACTa Kollektiv Brasilien-Berlin, BDS Berlin and the Kali feminist collective.

    The event also included a speech by a Palestinian student on behalf of HIRAK, emphasizing that this week also marks the one-year anniversary of the Great March of Return in Gaza. Just this week, Israel has been shelling Gaza, causing further destruction after taking hundreds of lives in the past year as Palestinians participated in collective, popular protests for their right to return and break the siege. She urged people to get involved in struggles here in Berlin, including Palestinian community organizing, the solidarity movement and the BDS campaign.

    The organizers next showed a video from 2013 in which Rasmea speaks about her life as a Palestinian woman. The video was made when she received the 2013 Outstanding Community Leader award from the Chicago Cultural Alliance:

    The screening was followed by a 20-minute video presentation – the main speech of the night – in which Rasmea discussed her situation in Berlin as well as presenting more broadly on Palestinian women, Palestinian prisoners and the continuing struggle for liberation. Full video coming shortly!

    As Rasmea spoke, including discussing her personal experience of torture, people in the packed room were silent, watching and listening closely to the Arabic speech and the subtitles in German and English. The conclusion of her speech was met with loud and prolonged applause and cheers as the event’s moderator noted that “this is what they did not want you to hear.”

    The event continued with a cultural evening featuring anti-colonial poetry by Wind Ma, a silent theater sketch by Maher Draidi of Almadina Theater, a musical performance of songs and guitar by Nicolás Miquea and a closing dabkeh performance by the Yafa Dabkeh Troupe. The event concluded with a stirring moment as people chanted together, “Viva, viva Palestina! Free, free Palestine!”

    Rasmea Odeh, born in 1947, is a lifelong struggler for Palestine and a well-known feminist organizer and activist. After surviving torture and sexual assault under interrogation by occupation forces and serving 10 years in Israeli prison, she came to the United States, where she organized over 800 women in Chicago in the Arab Women’s Committee, a project of the Arab American Action Network. In 2013, she was targeted by the FBI and U.S. immigration authorities and accused of lying about her time in Israeli prison, despite the fact that it was publicly known; she even testified before a Special Committee of the United Nations about her experience under torture and imprisonment. After a years-long court battle that won widespread grassroots support, she was deported to Jordan in 2017. She was one of the initial signatories of the call for the International Women’s Strike.
    Photo: Public-solidarity

    After she was invited to speak in Berlin on 15 March, the U.S. ambassador (with ties to the German far right) Richard Grenell, Israeli Minister of Strategic Affairs Gilad Erdan, charged with fighting Palestine solidarity and the BDS movement internationally, and the Israeli ambassador in Germany launched calls to censor her. Media propaganda falsely labeled her an “anti-Semite,” when she is in reality a longtime anti-racist struggler who developed strong connections with other oppressed communities, particularly the Black liberation movement. In the U.S., Angela Davis and Jewish Voice for Peace were among her supporters. In this context, Berlin politicians yielded to the demands of Trump and Netanyahu, and when Rasmea arrived at the event location, she was given a sheaf of papers. Her Schengen visa was ordered cancelled and she was directed to leave the country; she was banned from speaking at the event.

    Most of the allegations in the documents simply restated attacks by pro-apartheid media publications, including labeling the BDS campaign “anti-Semitic”. The German authorities also claimed that allowing Rasmea to speak and retain her visa would “damage the relationship between Germany and Israel.” Thus, Rasmea Odeh’s voice, experience and analysis was ordered suppressed and silenced through the joint complicity of the German, U.S. and Israeli governments.

    Rasmea is committed to fighting back in court. Her lawyer, Nadija Samour, said that “cancelling a visa based on what has happened so far in the past is a completely new concept from a legal point of view.” However, she and her supporters are aware that this is not simply a legal question but a clear political battle that requires support from the broadest number of people in Germany and internationally.

    Supporters of Rasmea in the United States, including the US Palestinian Community Network, Committee to Stop FBI Repression, Rasmea Defense Committee and many other groups have worked to support the growing campaign in Germany, and more organizations have been adding their voices to express support for Rasmea. By cancelling her Schengen visa, German officials are not only attempting to silence Rasmea’s speech in Berlin but to prevent her from traveling elsewhere in Europe to speak about her experiences and her views – thus denying people across the continent the opportunity to hear from a leading transnational feminist and Palestinian organizer.

    Rasmea was ordered silenced based on a desire to stop her from sharing her words and her experience, telling her story and presenting her analysis. The U.S. government is apparently committed to chasing Rasmea around the world in order to persecute her wherever she goes; meanwhile, the Israeli state continues its intensive attack on people’s right to support Palestine everywhere in the world, which has included the promotion of anti-BDS laws and falsely labeling Palestinian human rights defenders and solidarity groups as “terrorists.” The German state and Berlin authorities also chose to join this campaign, issuing two separate bans in less than two weeks against Rasmea Odeh to prevent her from delivering a live speech about her experiences, her involvement in women’s organizing and her view of Palestine.

    In many ways, Rasmea’s case does not stand alone; in Germany, it comes alongside the Humboldt 3 case and the prosecution of activists for speaking up against war crimes, attempts to block Palestine events from taking place in any location and far-right campaigns particularly targeting migrant communities. It also comes alongside the pursuit of anti-BDS laws in the US, the use of “anti-terror” frameworks to criminalize Palestinian community work and the use of visa denial to suppress political and cultural expression, such as in Australia’s recent denial of a visa to Palestinian American poet Remi Kanazi.

    In a particularly disturbing media article containing propaganda against Kanazi, pro-apartheid groups demand that Kanazi is barred for, among other things, supporting Rasmea and other Palestinian political prisoners. They also use the recent far-right, white-supremacist massacre in Christchurch, New Zealand, as a justification for banning him, despite the fact that this was an attack targeting Muslims, linked to racist, anti-Muslim and anti-Arab propaganda, based on white supremacy, and which took the lives of a number of Palestinians specifically. It is clear that there is a global attack, backed by Erdan and the Israeli government, aimed at all Palestinians and supporters of Palestine – and especially aiming to isolate Palestinian prisoners from the international movements that continue to defend their rights.

    The campaign to defend Rasmea Odeh is not ending with this event – instead, it marks a strong beginning of a resurgent movement against the silencing of Palestinian women and for justice in Palestine. It also made it clear that Palestinian women, on the frontlines of struggle from inside Israeli prisons, to the Great Return March in Gaza to organizing for justice in Berlin, will not be silenced. Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network urges people and organizations around the world to get involved and join this campaign by following the Facebook page, Rasmea spricht (Rasmea will speak) and sending statements of solidarity to samidoun@samidoun.net.

    #Palestine #femmes #résistance #zionisme #Allemagne

  • Jüdische Stimme demand the right of free speech for Rasmea Odeh in Berlin | Jüdische Stimme
    https://www.juedische-stimme.de/2019/03/26/juedische-stimme-demands-the-right-of-free-speech-for-rasmea-odeh-i

    26. März 2019 - We demand that the Berlin authorities refrain in future from joining the political persecution of Palestinian human rights defenders, and of individuals and organizations who speak out for human rights for Palestinians.

    Jüdische Stimme rejects the political persecution of Rasmea Odeh, a well-known Palestinian women’s rights and civic liberties activist. On March 15, 2019, Berlin authorities announced that had canceled Rasmea’s Schengen visa and prohibited her from speaking at a public Event and from engaging in any political activity in Berlin. Rasmea was due to speak about the role of Palestinian women political prisoners in the Palestinian struggle for freedom.

    We are incensed at the complicity of the Berlin authorities in the political persecution of Rasmea and believe this should alarm each and every person concerned with civil rights and freedom in Berlin and beyond. This act is to be understood in the context of anti-democratic trends and of closing civic and democratic space in Germany and internationally. The Berlin Senate for Interior Affairs based its decision on the “threat” presented by Rasmea to Germany and/or the people Living in Germany. This is absurd. Rasmeah has dedicated over four decades to public work and human rights activism for women and immigrant communities.

    The Israeli military court, which convicted Odeh in 1970, is not a legitimate court. United Nations human rights experts have determined that the Israeli military court – which has a conviction rate of 99% – does not deliver justice. The Israeli human rights information center B’Tselem explains that “while the courts offer an illusion of proper judicial conduct, they mask one of the most injurious apparatuses of the occupation.”

    We live in dangerous times, when public opinion is easily manipulated. Berlin authorities refer to Rasmea as a “convicted terrorist” solely based on a conviction by an illegitimate court, where prosecutors and judges are all Israeli soldiers in uniform, and defendants are Palestinian civilians under occupation. Rasmea’s “confession” was obtained under torture.

    We reject these manipulative and false accusations of anti-Semitism. There is no evidence of even a single anti-Semitic or anti-Jewish statement or act committed by Rasmea. There is however plenty of evidence that accusations of anti-Semitism are repeatedly used manipulatively to silence critics of Israel and defenders of Palestinian human rights.

    We demand that the Berlin authorities reverse their decision and allow Rasmea Odeh to
    speak in Berlin. Rasmea has the right to speak and Berliners have the right to listen.

    We demand that the Berlin authorities refrain in future from joining the political persecution of Palestinian human rights defenders, and of individuals and organizations who speak out for human rights for Palestinians.

    We stand in solidarity with Palestinian women political prisoners and those who have been held in Israeli prisons, and we wholeheartedly support their right to tell their story, to be heard, and to seek truth and justice.

    #Palestine #femmes #résistance #zionisme #Allemagne

  • Does Being ’Zionist Feminist’ Mean Betraying Women for Israel? - Tikun Olam תיקון עולם
    https://www.richardsilverstein.com/2017/03/16/zionist-feminist-mean-betraying-women-israel


    Rasmea Odeh participates in Detroit Black Lives Matter rally

    March 16, 2017 by Richard Silverstein Leave a Comment

    Yesterday, I wrote a critique of Emily Shire’s diatribe against the Women’s Strike Day USA protest. She especially singled out platform statements supporting Palestinian rights. Shire, a professed Zionist feminist, dismissed the criticisms of Israeli Occupation contained in the event platform as irrelevant to the issue of women’s rights. Then she launched into an attack on one of the conveners of the Strike Day, Rasmea Odeh. Shire alleges that Odeh is a convicted terrorist and former member of the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP), a U.S. designated terror group.

    A comment Deir Yassin published yesterday here got me to thinking further about this issue. I researched Rasmea’s case and the torture she endured. My view is this is precisely the sort of case and individual any women’s movement should embrace. Here is a summary of the facts of the case. In 1969, a cell of the PFLP planted bombs at a Jerusalem Super-Sol. They exploded, killing two Hebrew University students.
    shin bet torture

    Afterward, security forces arrested Odeh and jailed her without charges or access to counsel. She was tortured, by her account, for 45 days. Here is how she described her treatment in testimony to a UN commission on torture in Geneva:

    …”They beat me with sticks, plastic sticks, and with a metal bar. They beat me on the head and I fainted as a result of these beatings. They woke me up several times by throwing cold water in my face and then started all over again.”

    In addition to this physical torture, Odeh also faced sexual torture. Her father, a U.S. citizen, was also arrested and beaten, “and once they brought in my father and tried to force him under blows to take off his clothes and have sexual relations with me.” Later, interrogators “tore my clothes off me while my hands were still tied behind my back. They threw me to the ground completely naked and the room was full of a dozen or so interrogators and soldiers who looked at me and laughed sarcastically as if they were looking at a comedy or a film. Obviously they started touching my body.” In her father’s presence, interrogators threatened to “violate me” and “tried to introduce a stick to break my maidenhead [hymen].” Shackled naked from the ceiling, interrogators “tied my legs, which were spread-eagled, and they started to beat me with their hands and also with cudgels.”

    Every method described in her account is known from previous descriptions of the treatment of Arab terror suspects. We know, for example, that Doron Zahavi, an IDF AMAN officer, raped Mustafa Dirani in Prison 504. The beatings and positions she describes are also previously described in testimony by the Public Committee to Prevent Torture in Israel. Therefore, it’s not just conceivable that Rasmea endured the treatment she claims, it’s almost a certainty. Especially given that two Israelis were killed in the bombing.

    In summary, the Shin Bet tried to force her father to rape her. The interrogators themselves raped her and further degraded her sexually. And her father was tortured as a means of compelling her to confess. If this isn’t a perfect portrait of a cause that all feminists should embrace, I don’t know what is. So when Shire claims that Palestine is the farthest thing from what Women’s Strike Day’s mission should be, she’s engaging in willful blindness to the plight of another woman. A woman who happens to be Palestinian.

    Rasmea was tried and convicted in an Israeli military court, which features military judges and prosecutors using rules that favor the prosecution and shackle the hands of the defense. It can rule any evidence secret and so prevent the defense from seeing it, let alone rebutting it. Such a conviction could never withstand scrutiny under U.S. criminal procedures or even Israeli civilian courts.

    Further, Shire justifies her denunciation of Odeh by noting that Israel denies torturing Rasmea. So you have an Israeli security apparatus which is well-known for lying when evidence against it is damning. And you have Rasmea’s testimony, supported by scores of accounts by other security prisoners as to their treatment under similar circumstances. It reminds me of the story of the husband who returns home to find his wife in bed with another man. The man jumps out of bed and says: “Hey, this isn’t what this looks like. Nothing happened. I swear it. Who are you going to believe? Me, or your lyin’ eyes?” Emily Shire prefers to believe the agency that lies to her with a straight face. In doing so, she shows that she is a Zionist first and foremost; and a feminist second, if at all.

    As for the citizenship application infractions which the Justice Department is exploiting in order to expel her from the U.S.: she had been tortured once by Israel. Her decision to hide her previous conviction was surely founded on a fear that she might be deported once again back to Israel or Jordan (where Israel had sent her after her release from prison). The Jordanian security apparatus collaborates closely with Israeli intelligence. The former is quite handy with torture itself. Further, the U.S. judge in her first trial prohibited her attorney from raising torture as part of her defense. Her second trial will explicitly permit such testimony. Though I’m not privy to the defense strategy, I hope it will demand that a Shabak officer who participated in her interrogation testify at trial. And if his testimony diverges from the truth, I hope there is means to document this and hold him accountable. It would be one of the first times such an agent would be held accountable legally either inside or outside Israel.

    In the attacks against Rasmea, it’s certainly reasonable to bring up her participation in an act of terrorism: as long as you also examine the entire case against her. She admitted participation in the attack. But she denied placing the bomb in the supermarket. Despite her denial, this was the crime for which she was convicted. Further, Rasmea was released after serving ten years as part of a prisoner exchange. If Israel saw fit to release her, what is the point of using her alleged past crime against her today?

    As for her membership in a terror organization, she has long since left the militant movement. Her civic activism is solely non-violent these days. Further, virtually every leader of Israel for the first few decades of its existence either participated directly in, or ordered acts of terror against either British or Palestinian targets. Why do we grant to Israel what we deny to Palestinians?

    It may be no accident that two days before Shire’s broadside against the U.S. feminist movement (and Rasmea) in the NY Times, the Chicago Tribune published another hit-piece against her. The latter was credited to a retired Chicago professor. Her bio neglected to mention that she is also a Breitbart contributor who is the local coördinator for StandWithUs. This sin of omission attests either to editorial slacking or a deliberate attempt to conceal relevant biographical details which would permit readers to judge the content of the op-ed in proper context.

    The Tribune op-ed denounces Jewish Voice for Peace’s invitation to Rasmea to address its annual conference in Chicago later this month. As I wrote in last night’s post, what truly irks the Israel Lobby is the growing sense of solidarity among feminist, Jewish, Palestinian, Black and LGBT human rights organizations. Its response is to divide by sowing fear, doubt and lies in the media. The two op-eds in the Times and Tribute are stellar examples of the genre and indicate a coordinated campaign against what they deride as intersectionality.

    #Palestine #femmes #résistance #zionisme

  • Sikh drivers are transforming U.S. trucking. Take a ride along the Punjabi American highway - Los Angeles Times
    https://www.latimes.com/nation/la-na-col1-sikh-truckers-20190627-htmlstory.html

    By Jaweed Kaleem, Jun 27, 2019 -
    It’s 7:20 p.m. when he rolls into Spicy Bite, one of the newest restaurants here in rural northwest New Mexico. Locals in Milan, a town of 3,321, have barely heard of it.

    https://www.trbimg.com/img-5d12f8d2/turbine/la-1561524431-z6kcx6gnzm-snap-image
    Punjabi-operated truck stops

    The building is small, single-story, built of corrugated metal sheets. There are seats for 20. The only advertising is spray-painted on concrete roadblocks in English and Punjabi. Next door is a diner and gas station; the county jail is across the road.

    Palwinder Singh orders creamy black lentils, chicken curry and roti, finishing it off with chai and cardamom rice pudding. After 13 hours on and off the road in his semi truck, he leans back in a booth as a Bollywood music video plays on TV.

    “This is like home,” says Pal, the name he uses on the road (said like “Paul”).

    There are 3.5 million truckers in the United States. California has 138,000, the second-most after Texas. Nearly half of those in California are immigrants, most from Mexico or Central America. But as drivers age toward retirement — the average American trucker is 55 — and a shortage grows, Sikh immigrants and their kids are increasingly taking up the job.

    Estimates of the number of Sikh truckers vary. In California alone, tens of thousands of truckers trace their heritage to India. The state is home to half of the Sikhs in the U.S. — members of a monotheistic faith with origins in 15th century India whose followers are best recognized by the uncut hair and turbans many men wear. At Sikh temples in Sacramento, Fresno, Bakersfield and Riverside, the majority of worshipers are truck drivers and their families.

    Over the last decade, Indian Americans have launched trucking schools, truck companies, truck washes, trucker temples and no-frills Indian restaurants modeled after truck stops back home, where Sikhs from the state of Punjab dominate the industry.

    “You used to see a guy with a turban and you would get excited,” says Pal, who is in his 15th year of trucking. “Today, you go to some stops and can convince yourself you are in India.”

    Three interstates — the I-5, I-80 and I-10 — are dotted with Indian-American-owned businesses catering to truckers. They start to appear as you drive east from Los Angeles, Reno and Phoenix, and often have the words “Bombay,” “Indian” or “Punjabi” on their storefront signs. But many, with names like Jay Bros (in Overton, Neb.) and Antelope Truck Stop Pronghorn (in Burns, Wyo.) are anonymous dots on a map unless you’re one of the many Sikhs who have memorized them as a road map to America.

    The best-known are along Interstate 40, which stretches from Barstow to North Carolina. The road, much of it alongside Historic Route 66, forms the backbone of the Sikh trucking world.

    It’s a route that Pal, 38, knows well. Three times a month, he makes the seven-day round trip between his Fontana home and Indiana, where he drops off loads and picks up new ones. Over his career, he’s driven 2 million miles and transported items as varied as frozen chickens and paper plates. These days, he mostly hauls chocolate, rice and fruits and vegetables from California farms. Today, it’s 103 containers of mixed produce, with mangoes, bell peppers, watermelons, yellow onions and peeled garlic among them. All are bound for a Kroger warehouse outside Indianapolis.

    Across the street from Spicy Bite, dozens of arriving drivers form a temporary village of 18-wheelers in a vast parking lot by the interstate. Most are white. Nearly all are men. More are older than younger.

    But every now and then there are Sikhs like Pal, with long salt-and-pepper beards, colorful turbans and thick Indian accents. They head straight toward Spicy Bite.

    Lines can form out the door at the restaurant, which opened two years ago outside the Petro Stopping Center, a longtime mainstay for truckers headed east.

    Pal makes a point to stop by the restaurant — even just for a “hello” — when he sleeps next door. The Sikh greeting is “Sat sri akaal.” It means “God is truth.” In trucking, where turnover is high, business uncertain and risk of accidents ever present, each day can feel like a leap of faith and an opportunity to give thanks.

    Punjabi Americans first appeared on the U.S. trucking scene in the 1980s after an anti-Sikh massacre in India left thousands dead around New Delhi, prompting many Sikhs to flee. More recently, Sikhs have migrated to Central America and applied for asylum at the Mexico border, citing persecution for their religion in India; some have also become truckers. Estimates of the overall U.S. Sikh population vary, placing the community’s size between 200,000 and 500,000.

    In recent years, corporations have pleaded for new truckers. Walmart kicked up salaries to attract drivers. Last year, the government announced a pilot program to lower the age for driving trucks from 21 to 18 for those with truck-driving training in the military. According to the American Trucking Assn., the trucker shortage could reach 100,000 within years.

    “Punjabis are filling the gap,” says Raman Dhillon, a former driver who last year founded the North American Punjabi Trucking Assn. The Fresno-based group advises drivers on regulations, offers insurance and tire discounts, and runs a magazine: Punjabi Trucking.

    Like trucking itself, where the threat of automation and the long hours away from home have made it hard to recruit drivers, the Punjabi trucking life isn’t always an easy sell. Three years ago, a group of Sikh truckers in California won a settlement from a national shipping company after saying it discriminated against their faith. The drivers, who followed Sikh traditions by wrapping their uncut hair in turbans, said bosses asked them to remove the turbans before providing hair and urine samples for pre-employment drug tests despite being told of the religious observance. The same year, police charged a man with vandalizing a semi truck at a Sikh temple in Buena Park. He’d scribbled the word “ISIS.”

    Still, Hindi- and Punjabi-language newspapers in the Eastern U.S. regularly run ads promising better wages, a more relaxed lifestyle and warm weather as a trucker out West. Talk to any group of Sikh drivers and you’ll find former cabbies, liquor store workers or convenience store cashiers who made the switch.

    How a rural Oklahoma truck stop became a destination for Sikh Punjabis crossing America »

    “Thirty years ago, it was hard to get into trucking because there were so few people like us in the business who could help you,” says Rashpal Dhindsa, a former trucker who runs Fontana-based Dhindsa Group of Companies, one of the oldest Sikh-owned U.S. trucking companies. When Pal first started, Dhindsa — now a close friend but then an acquaintance — gave him a $1,000 loan to cover training classes.

    It’s 6:36 a.m. the next day when the Petro Stopping Center switches from quiet darkness to rumbling engines. Pal flips on the headlights of his truck, a silver ’16 Volvo with a 500-horsepower engine. Inside the rig, he heats aloo gobi — spiced potatoes and cauliflower — that his wife prepared back home. He checks the thermostat to make sure his trailer isn’t too warm. He takes out a book wrapped in a blue cotton cloth that’s tucked by his driver’s seat, sits on a bed-turned-couch and reads a prayer in Punjabi for safety on the journey: There is only one God. Truth is His name…. You always protect us.

    He pulls east onto the highway as the sun rises.

    Truckers either drive in pairs or solo like Pal. Either way, it’s a quiet, lonely world.

    Still, Pal sees more of America in a week than some people will in their lives. Rolling California hills, spiky desert rock formations, the snow-dusted evergreens of northern Arizona, the fuzzy cacti in New Mexico and, in Albuquerque, hot air balloons rising over an orange sky. There’s also the seemingly endless fast food and Tex-Mex of Amarillo and the 19-story cross of Groom, Texas. There’s the traffic in Missouri. After hours of solitude on the road, it excites him.

    Pal’s not strict on dogma or doctrine, and he’s more spiritual than religious. Trucking has shown him that people are more similar than different no matter where you go. The best of all religions, he says, tend to teach the same thing — kindness to others, accepting whatever comes your way and appreciation for what’s in front of you on the road.

    “When I’m driving,” Pal says, “I see God through his creation.”

    His favorite sights are the farms. You spot them in Central California while picking up pallets of potatoes and berries, or in Illinois and Indiana while driving through the corn and soybean fields.

    They remind him of home, the rural outskirts of Patiala, India.

    Nobody in his family drove trucks. Still, to Pal, he’s continuing tradition. His father farmed potatoes, cauliflower, rice and tomatoes. As a child, Pal would ride tractors for fun with Dad. Today, instead of growing food, Pal transports it.

    He wasn’t always a trucker. After immigrating in 2001 with his younger brother, he settled in Canoga Park and worked nights at 7-Eleven. After he was robbed at gunpoint, a friend suggested trucking. Better pay, flexible hours — and less dangerous.

    Three years later, he started driving a rig he didn’t own while getting paid per mile. Today, he has his own company, two trucks between himself and his brother — also a driver — and bids on shipments directly with suppliers. Nationally, the average pay for a trucker is just above $43,000. Pal makes more than twice that.

    He uses the money to pay for the house he shares with his wife, Harjeet Kaur, 4-year-old son, brother and sister-in-law, nieces and parents. Kaur threads eyebrows at a salon and video chats with him during lunch breaks. Every week before he leaves, she packs a duffel bag of his ironed clothes and stacked containers of food for the road.

    “I love it,” Pal says about driving. “But there are always two sides of the coin, head and tail. If you love it, then you have to sacrifice everything. I have to stay away from home. But the thing is, this job pays me good.”

    The truck is fully equipped. From the road, you can see only driver and passenger seats. But behind them is a sleeper cab with a bed that’s 6-foot-7 by 3-foot-2.

    Pal likes to connect the TV sitting atop a mini-fridge to his phone to stream music videos when he’s alone. His favorite songs are by Sharry Maan, an Indian singer who topped charts two years ago with “Transportiye.” It tells the story of a Sikh American trucker who longs for his wife while on the road. At night, the table folds down to become a bed. Pal is just missing a bathroom and his family.

    The life of a Sikh trucker is one of contrasts. On one hand, you see the diversity of America. You encounter new immigrants from around the world working the same job as people who have been truckers for decades. All transport the food, paper and plastic that make the country run. But you also see the relics of the past and the reminders of how you, as a Sikh in 2019, still don’t entirely fit in.

    It’s 9:40 a.m. on Saturday when Pal pulls into Bowlin’s Flying C Ranch rest center in Encino, N.M., an hour past Albuquerque and two from Texas. Here, you can buy a $19,999 stuffed buffalo, Baja jackets and fake Native American moccasins made in China in a vast tourist stop attached to a Dairy Queen and an Exxon. “God Bless the U.S.A.” by Lee Greenwood plays in the background.

    It reminds Pal of the time he was paying his bill at another gas station. A man suddenly shouted at customers to “get out, he’s going to blow up this place!” “I will not fight you,” Pal calmly replied. The man left. Those kinds of instances are rare, but Pal always senses their danger. Some of the most violent attacks on Sikhs this century have been at the hands of people who mistook them for Muslims or Arabs, including the case of a turban-wearing Sikh man in Arizona who was shot dead by a gunman four days after the Sept. 11 attacks.

    For Pal, suspicious glances are more common. So are the truckers who think he’s new to the business or doesn’t speak English. None of it fazes him.

    “Everybody relates to us through Osama bin Laden because we look the same,” he says, driving across the plains toward the Texas Panhandle. “Or they think because my English sounds different that I am not smart. I know who I am.”

    Every day, he wears a silver bracelet that symbolizes a handcuff. “Remember, you are handcuffed to God. Remind yourself to not do bad things,” Pal says. It reminds him to be kind in the face of ignorance and hatred.

    At a Subway in Amarillo a few hours later, he grabs his go-to lunch when he’s taking a break from Indian food: a chicken sandwich on white bread with pepper jack, lettuce, tomato and onion. At home, the family is vegetarian. Pal relishes chances on the road to indulge in meat. He used to depend solely on his wife’s cooking. Today, he has other options. It’s a luxury to switch from homemade meals to Punjabi restaurants to fast food.

    Trucking has helped Pal find his faith. When he moved to the U.S., he used to shave, drink beer and not care much about religion. But as he got bored on the road, he started listening to religious sermons. Twelve years ago, he began to again grow his hair and quit alcohol; drinking it is against the faith’s traditions. Today, he schedules shipments around the temple calendar so he can attend Sikh celebrations with his family.

    “I don’t mind questions about my religion. But when people say to me, ‘Why do you not cut your hair?’ they are asking the wrong question,” Pal says. “The real question is, why do they cut their hair? God made us this way.”

    It’s 4:59 p.m. when he arrives in Sayre, Okla., at Truck Stop 40. A yellow Punjabi-language billboard advertises it as the I-40 starts to bend north in a rural region two hours from Oklahoma City.

    Among the oldest Sikh truck stops, it has a 24-hour vegetarian restaurant, convenience store, gas station and a housing trailer that functions as a temple — all spread over several acres.

    Pal has been coming here for more than decade, since it was a mechanic shop run by a Sikh former trucker who settled on the plot for its cheap land. When he has time, Pal lingers for a meal. But he’s in a rush to get to Joplin, Mo., for the night so he can make his drop-off the next day.

    He grabs a chai and heads to the temple. Resting on a small pillow upon the altar is the Guru Granth Sahib, the Sikh holy book. An audiotape plays prayers on a loop. A print of Guru Nanak, the faith’s founder, hangs on the wall.

    Pal prostrates and leaves a few dollar bills on the floor as a donation for upkeep. He prays for God to protect the temple, his family and himself on the 891 miles that remain until he hits the Indianapolis suburbs.

    “This feels like a long drive,” Pal says. “But it’s just a small part of the journey of life.”

    #USA #LKW #Transport #Immigration #Zuwanderung

  • Jamila Woods - Legacy ! Legacy ! (2019)

    Avec des morceaux consacrés à... :
    1. « Betty » (Betty Davis)
    2. « Zora » (Zora Neale Hurston)
    https://www.youtube.com/watch?v=NO0_3XwBb5s


    3. « Giovanni » (Nikki Giovanni)
    https://www.youtube.com/watch?v=6utkqG-v9gM

    4. « Sonia » (Sonia Sanchez)
    5. « Frida » (Frida Kahlo)
    6. « Eartha » (Eartha Kitt)
    https://www.youtube.com/watch?v=iimUdEWNZQg

    7. « Miles » (Miles Davis)
    8. « Muddy » (Muddy Waters)
    9. « Basquiat » (Jean-Michel Basquiat)
    10. « Sun Ra » (Sun Ra)
    11. « Octavia » (Octavia Butler)
    12. « Baldwin » (James Baldwin)
    https://www.youtube.com/watch?v=lOylrOyohnU

    13. « Betty (For Boogie) » (Betty Davis)

    Les paroles :
    https://genius.com/albums/Jamila-woods/Legacy-legacy

    #Musique #Musique_et_politique #Femmes #Féminisme #Femmes_Noires #Jamila_Woods #Zora_Neale_Hurston #Nikki_Giovanni #James_Baldwin #USA #Soul

    à rajouter aussi à la playlist de chanteuses féministes de @mad_meg :
    https://seenthis.net/messages/392880

  • Le squat de A à Z : mise à jour 2019
    https://infokiosques.net/spip.php?article1675

    Le squat de A à Z est un guide pratique et juridique (lois françaises) qui donne quelques conseils pour ouvrir un squat et faire en sorte de ne pas se faire expulser trop vite… Une nouvelle version vient d’être publiée, vingt ans après sa première parution (en 1999 !). La précédente mise à jour datait de 2014. La version 2019 fait 44 pages. Elle a été rédigée principalement courant 2018, lors de plusieurs sessions d’écriture par des squatteur.euse.s de la banlieue parisienne, prenant en compte les (...)

    #zanzara

    / Zanzara athée (Paris-banlieue)

    #Zanzara_athée_Paris-banlieue_

  • AMLO à l’œuvre : des mégaprojets à la militarisation

    Caitlin Manning

    https://lavoiedujaguar.net/AMLO-a-l-oeuvre-des-megaprojets-a-la-militarisation

    Caché derrière son masque de progressiste, le président mexicain AMLO fait l’apologie d’un régime néolibéral et la promotion de mégaprojets fort controversés.

    Une bonne part de la gauche, tant au Mexique qu’à l’étranger, saluèrent l’arrivée du nouveau président mexicain dans l’espoir que son discours autour d’une « quatrième transformation » augurait d’une nouvelle ère de changement positif au Mexique. Andrés Manuel López Obrador (AMLO) avait même réussi à convaincre un certain nombre de groupes de résistance indigènes que son gouvernement serait favorable à leurs luttes contre les mégaprojets extractivistes néolibéraux qui ravagent leurs terres.

    Richard Gere, défenseur des droits des peuples indigènes, rencontra AMLO au Palais national et même Noam Chomsky se déclara favorable à AMLO après s’être entretenu avec lui lors de sa campagne l’année dernière. Le « Plan de développement national » dévoilé par Obrador en janvier se lit comme un rêve de gauche devenu réalité : il critique le néolibéralisme et le Consensus de Washington, favorise les énergies renouvelables et l’autonomie agricole et, bien sûr, défend les pauvres et les démunis. Le plan fut mis en avant comme un renouvellement moral et invoquait même une éthique prétendant « commander en obéissant » (mandar obedeciendo), une célèbre formule zapatiste qui résume leur engagement à pratiquer l’autogouvernement à partir de la base. Six mois plus tard, AMLO a démontré qu’il n’en est rien. (...)

    #Mexique #López_Obrador #Trump #peuples_originaires #mégaprojets #zapatistes #résistance #écologie #militarisation

  • Mort de Zineb Redouane à Marseille : « Il y a eu une volonté d’étouffer cette affaire » (avocat) | La Provence
    https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/5559388/mort-de-zineb-redouane-a-marseille-il-y-a-eu-une-volonte-detouffer-cette

    Dès le début, le procureur de la République a communiqué des éléments totalement faux à la presse. Il a affirmé qu’il n’y a aucun lien de cause à effet entre la grenade reçue et le décès. Il faut faire preuve d’une sacrée mauvaise foi... Au regard des éléments qui existent le jour où il s’exprime, il sait pertinemment que ce qu’il dit est mensonger. L’autopsie avait, au contraire, clairement indiqué que madame Redouane était décédée durant une opération rendue obligatoire par la grenade reçue en pleine tête. Cette dame est morte dans des conditions atroces. On a des photos d’elle avant son décès. Elles sont insoutenables. La grenade lui a explosé au visage, au point de le noircir. Et lui a causé une énorme fracture. Quand des journalistes écrivent qu’elle a été touchée par des éclats, c’est de la désinformation. Le problème, c’est que les éléments de langage du procureur ont été repris par tout le monde, à commencer par les politiques. À plusieurs reprises, que ce soit le ministre de l’Intérieur ou le Président, le message a été de dire qu’il n’y a eu aucun mort, de près ou de loin, pendant les manifestations des gilets jaunes. Aucun mort où on pourrait éventuellement mettre en cause les forces de l’ordre.