• « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    signalé aussi par @colporteur :
    https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    • Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine. Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne.
    Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#joalfadhiou#routemigratoire#DNLT#trafic#sante#canaries

  • Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/emigration-clandestine-six-personnes-deferees-apres-le-demantelement-dun-re

    Émigration clandestine : Six personnes déférées après le démantèlement d’un réseau
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Six individus ont été déférés au parquet le 29 juillet 2026 par l’antenne régionale de Ziguinchor de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT). Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.
    Le projet de départ clandestin vers les îles Canaries n’aura finalement pas lieu. Alertés par une information confidentielle faisant état de la préparation d’une traversée maritime prévue le 29 juillet, les enquêteurs de la DNLT ont ouvert des investigations qui ont conduit au démantèlement d’un réseau bien structuré.
    Le réseau opérait entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal-Fadiouth et l’Espagne. Le cerveau présumé, assisté de son frère, aurait assuré la coordination de l’opération, son financement ainsi que la collecte des sommes versées par les candidats au voyage.Un réseau organisé autour de plusieurs complicesLes enquêteurs ont également identifié plusieurs personnes qui auraient joué des rôles précis dans l’organisation du voyage clandestin. Certaines étaient chargées du recrutement des candidats et des capitaines, tandis que d’autres s’occupaient de la logistique, de l’hébergement des migrants ou encore de la préparation de la traversée et de la navigation.
    Au total, six principaux collaborateurs ont été interpellés. Deux ressortissants de la sous-région, présentés comme des victimes du réseau, ont confirmé leur enrôlement et pointé le principal suspect. Les cinq autres personnes interrogées séparément ont, elles aussi, corroboré les éléments recueillis par les limiers.Face aux enquêteurs, le suspect principal est finalement passé aux aveux. Il a reconnu avoir organisé le voyage et prévu de répartir les candidats en deux groupes afin de contourner la vigilance des forces de défense et de sécurité.L’itinéraire envisagé devait notamment passer par les eaux gambiennes avant que l’embarcation ne prenne le large en direction des îles Canaries.
    Les investigations ont également permis de mettre la main sur plusieurs éléments susceptibles d’étayer les accusations. Les enquêteurs ont notamment saisi des listes nominatives de candidats de différentes nationalités, faisant apparaître des sommes versées allant de 400 000 F CFA à 700 000 F CFA.Divers documents et supports compromettants ont également été récupérés. La pirogue destinée à la traversée, dont la construction a été financée grâce aux fonds collectés auprès des candidats, a été saisie et placée sous scellés provisoires.L’opération a permis de mettre en échec un projet d’émigration irrégulière qui devait concerner plus d’une centaine de candidats. Les suspects auraient, lors des auditions, évoqué la précarité économique et l’influence de leur environnement social pour expliquer leur implication présumée dans ce projet.
    Déférés au parquet le 29 juillet, les six interpellés devront répondre des faits qui leur sont reprochés. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels autres complices

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#ziguinchor#joalfadhiou#trafic#sante

  • Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/ziguinchor-la-dntl-demantele-un-reseau-de-migrants-trois-suspects-en-fuite_

    Ziguinchor : la DNTL démantèle un réseau de migrants, trois suspects en fuite
    Auteur : Max Euclide KANFANY
    Le 29 juillet 2026, l’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNTL) a déjoué un projet d’émigration irrégulière de grande ampleur vers les îles Canaries. Une opération surprise, menée avec l’appui des forces de l’ordre, a permis de mettre à nu un réseau structuré qui organisait la traversée clandestine.
    Six personnes ont été déférées au tribunal pour association de malfaiteurs et mise en danger de la vie d’autrui. Les enquêteurs ont saisi une pirogue financée par les candidats, destinée à convoyer les migrants vers les côtes espagnoles.Selon les investigations, l’itinéraire prévu passait par les îles de Diogué, puis par Joal-Fadiouth, avant la traversée finale vers l’Espagne. Ce schéma illustre la sophistication des réseaux qui exploitent la détresse des jeunes en quête d’une vie meilleure. La traque n’est pas terminée : trois autres membres du réseau, identifiés mais toujours en fuite, sont activement recherchés. Les autorités locales réaffirment leur détermination à briser les filières clandestines et à protéger des vies face aux dangers de l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#DBLP#ziguinchor

  • Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, plus de 100 candidats au départ vers les Canaries
    https://www.dakaractu.com/Trafic-de-migrants-un-vaste-reseau-demantele-a-Ziguinchor-plus-de-100-can

    Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, plus de 100 candidats au départ vers les Canaries
    Une opération menée par l’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Ziguinchor a permis de mettre en échec une importante tentative d’émigration irrégulière par voie maritime. Six personnes ont été déférées devant le parquet, tandis que plusieurs autres suspects sont toujours recherchés. L’Antenne DNLT de Ziguinchor a annoncé avoir démantelé un réseau présumé spécialisé dans l’organisation de voyages clandestins vers les îles Canaries. Selon les informations communiquées par la DNLT de Ziguinchor, l’enquête a été ouverte après l’exploitation de renseignements faisant état de la préparation d’un départ par voie maritime prévu le 29 juillet 2026. Les investigations auraient permis de mettre au jour un réseau opérant entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal, Fadiouth et l’Espagne.
    D’après la même source, un individu identifié par les initiales D. T. est présenté comme le principal organisateur présumé de l’opération, avec l’appui de plusieurs collaborateurs présumés, identifiés par leurs initiales I. K., O. S., A. A. W., M. T.et S. N. Les enquêteurs indiquent que chacun aurait joué un rôle précis dans le recrutement des candidats, la logistique, l’hébergement, la navigation et la préparation de la traversée.
    Au cours de l’enquête, deux personnes entendues en qualité de victimes, de nationalités malienne et guinéenne, ont déclaré avoir été recrutées comme candidats à la migration irrégulière. Elles auraient décrit le fonctionnement du réseau présumé aux enquêteurs.
    La DNLT affirme également que le principal mis en cause aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son audition, notamment l’organisation du voyage, la répartition des migrants en plusieurs groupes afin d’échapper aux contrôles des forces de défense et de sécurité, ainsi que l’itinéraire envisagé passant par les eaux gambiennes avant de rejoindre les îles Canaries. Les investigations ont conduit à la saisie de listes de candidats de plusieurs nationalités, de documents et de différents supports utilisés dans l’organisation du voyage. Toujours selon la DNLT, les sommes versées par les candidats ; comprises entre 400 000 et 700 000 francs CFA ; auraient notamment servi au financement de la construction de la pirogue destinée à la traversée, laquelle a été placée sous scellés pour les besoins de l’enquête. Cette opération a permis, d’après la source sécuritaire, d’empêcher le départ de plus d’une centaine de candidats à la migration irrégulière et de réunir des éléments ayant conduit au déferrement de six personnes devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor. Elles sont poursuivies pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de tentative de trafic de migrants par voie maritime, de complicité, de mise en danger de la vie d’autrui et d’escroquerie en bande organisée. Les enquêteurs précisent par ailleurs que plusieurs autres suspects, identifiés comme membres présumés du réseau, sont toujours activement recherchés.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#ziguinchor#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#DBLT#sante

  • La fine della Zona Economica Speciale Unica meridionale
    https://informareonline.com/la-fine-della-zona-economica-speciale-unica-meridionale

    Negli ultimi mesi i principali giornali nazionali hanno rilanciato interviste a politici ed imprenditori che invocano l’espansione della Zona Economica Speciale Unica al Nord Italia. Tra piani strampalati ed invocazioni alla fratellanza nazionale si è mascherata un’operazione che potrebbe stroncare definitivamente una delle poche politiche di sviluppo di qualità indirizzate al #Sud Italia. Cos’è la […] L’articolo La fine della Zona Economica Speciale Unica meridionale proviene da Informareonline, scritto da Roberto Giuliano

    #Approfondimenti #Attualità #politica #zes_unica

  • Un tracteur en commun et le Cas du Perroquet Fou. III.- L’Amour et le Désamour selon l’Intelligence Artificielle « Enlace Zapatista
    https://enlacezapatista.ezln.org.mx/2026/07/30/un-tracteur-en-commun-et-le-cas-du-perroquet-fou-iii-lamour

    El capitan contre les robots

    Derrière les « résumés » de l’IA se trouve la défaite d’une des caractéristiques de l’être humain : penser. Et de ses manifestations : lire, écrire, peindre, chanter, jouer, composer, danser, discuter, proposer, etc. C’est-à-dire, créer… et lutter.

    Chaque offre que vous fait le système pour vous épargner du travail, des efforts, de l’implication et de l’engagement cache une tentative de supplantation. Et, bien sûr, aucune économie financière. Au contraire.

    […]

    Pour le reste, avec ou sans IA, l’objectif du système n’est autre que de généraliser la résignation. Si les religions n’y arrivent plus, la technologie s’y essaie. Exactement comme maintenant, lorsqu’elle encourage la résignation face à la manifestation massive du doute, de la crise d’identité, de l’incertitude, du chaos ordonné à partir d’en haut. Non pas pour provoquer le désordre, mais pour que l’ordre soit désiré. Le premier pas pour ensuite en avoir besoin, c’est de se résigner face à la catastrophe.

    Dans la « modernité » dont nous souffrons, il n’y a rien de plus subversif que le fait de penser. Bon, il y a peut-être bien quelque chose d’encore plus irrévérencieux : s’organiser. Et pour s’organiser, amis et ennemis, – comme dans le tango et pour faire l’amour… ou le désamour –, il faut au moins être deux.

    #zapatisme #Marcos #IA

  • « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/07/21/certains-ont-ete-licencies-d-autres-sont-expulses-de-leur-logement-des-dizai

    « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement » : des dizaines de milliers d’étrangers chassés d’Afrique du Sud
    Au moins 67 000 ressortissants africains ont quitté le pays depuis le 27 juin, selon les autorités sud-africaines, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans les townships. Le nombre des départs pourrait être bien plus élevé.
    Par Mathilde Boussion (Johannesburg, correspondance)
    Chaque jour, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants viennent s’entasser devant le consulat du Malawi, à Johannesburg. Poussés par la peur, ils n’ont qu’une idée en tête : fuir l’Afrique du Sud au plus vite. Sur le bitume du parking couvert d’emballages plastiques et de pelures d’orange, les grappes d’enfants échoués au milieu d’un tsunami de bagages trahissent un exode qui refuse de dire son nom. Les étrangers africains ont quitté le pays par dizaines de milliers. Depuis le 27 juin, plus de 67 000 migrants illégaux sont partis précipitamment avec l’aide du gouvernement, selon les chiffres officiels, alors qu’un mouvement de lutte contre l’immigration illégale sème la terreur dans certains townships.
    Ceux qui partent sont originaires en majorité du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique, les communautés les plus importantes en Afrique du Sud, mais aussi du Nigeria, du Ghana, du Kenya, de l’Ouganda… Le nombre réel des départs pourrait être bien plus élevé. A elles seules, les autorités zimbabwéennes estiment que plus de 100 000 de leurs ressortissants seraient rentrés. Officiellement, le gouvernement sud-africain parle de « rapatriements volontaires ». « Les gens se présentent en affirmant qu’ils sont en situation irrégulière et demandent à partir pour cette raison », a précisé, mercredi 15 juillet, la ministre de la justice, Mmamoloko Kubayi, au cours d’une conférence de presse.
    Devant le consulat du Malawi, la détermination à quitter le pays est évidente. Mais le choix n’a rien de volontaire. « Les Sud-Africains ne veulent plus de nous. Ils sont venus tambouriner à nos portes pour nous ordonner de faire nos valises en menaçant de nous frapper. Je les ai vus taper des gens », raconte Violet (un prénom d’emprunt), une mère de 26 ans installée en Afrique du Sud depuis 2021. Selon plusieurs témoins, ce raid aurait eu lieu le 10 juillet aux alentours de 17 heures, dans un quartier populaire de Vereeniging, une ville de la banlieue de Johannesburg. « Il faisait presque nuit, j’ai pris les affaires de ma fille et je suis partie avec des gens qui se regroupaient sur un terrain vague », poursuit-elle.
    Trois jours plus tard, le 13 juillet, plus de 500 personnes sont encore arrivées au consulat depuis Vereeniging. « J’ai reçu un appel et, une demi-heure plus tard, on a vu arriver des centaines de personnes », raconte Rivonia Pillay, la coordinatrice de l’aide apportée par le collectif Siyafana Sonke, créé en réponse à la vague xénophobe qui monte en puissance depuis le mois de mai. Cheffe de file de la mobilisation hostile aux étrangers, l’organisation March and March avait appelé à une large manifestation, le 30 juin, exigeant le départ des migrants illégaux, accusés d’asphyxier les services publics, de nourrir le crime et de « voler le travail » des Sud-Africains. Le chaos redouté par les forces de l’ordre ce jour-là a été évité mais, depuis, des marches plus modestes se poursuivent et les raids antimigrants se multiplient.
    Devant les grilles du consulat du Malawi, où ils espèrent récupérer des laissez-passer pour regagner leur pays, les déplacés de Vereeniging racontent tous la même histoire : des groupes d’hommes s’engouffrant dans les arrière-cours des maisons pour déloger les étrangers, qui louent souvent de petites baraques en retrait des habitations principales. Officiellement, le mouvement ne vise que les migrants illégaux, mais tous les étrangers qui vivent dans des quartiers pauvres se sentent en danger. A Durban, dans l’est du pays, plus de 400 Congolais, Rwandais, Burundais, Ougandais protégés par un statut de réfugié campent sur un trottoir depuis plusieurs semaines. « Certains ont été licenciés, d’autres sont expulsés de leur logement parce que leur propriétaire craint des représailles de March and March », raconte Yeshelen Govender, coordinateur de Siyafana Sonke dans la ville. A ces réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays, le gouvernement sud-africain propose de réintégrer leurs quartiers. L’un d’entre eux s’est retrouvé dans le coma après avoir essayé. Le collectif, qui regroupe plus de 130 organisations issues de la société civile, évoque une « crise humanitaire ». D’autres organisations non gouvernementales sont réticentes à employer le terme.
    « Il n’y a pas de crise humanitaire », rejette Mmamoloko Kubayi, à la tête du comité interministériel assemblé pour « répondre aux préoccupations exprimées par les Sud-Africains en matière d’immigration ». « Nous nous sommes assurés que les gens étaient traités dignement », insiste-t-elle, en évoquant les migrants rapatriés. Les autorités condamnent les milices qui contrôlent les identités, harcèlent les commerçants étrangers et chassent des résidents. Plus de 900 personnes ont été arrêtées, le 30 juin, par les forces de l’ordre. Le 16 juillet, de nouveau, près de 70 personnes ont été interpellées après le pillage de magasins appartenant à des étrangers. Mais la police est régulièrement accusée d’assister à des violences sans réagir.
    Ce n’est pas la première fois que l’Afrique du Sud connaît une vague d’hostilité à l’égard des migrants africains. En 2008, la première avait fait plus de 60 morts. Cette fois, seules quatre personnes ont officiellement perdu la vie dans les violences. Mais jamais autant d’étrangers n’avaient été contraints au départ. Sur les sites qui accueillent des déplacés, les humanitaires contactés par Le Monde recensent peu de victimes de violences physiques. Les blessés refusent d’être conduits à l’hôpital, relève Claire Waterhouse, coordinatrice des urgences de Médecins sans frontières en Afrique du Sud. A la mi-juillet, au consulat du Malawi, un homme s’est présenté avec les avant-bras couverts de brûlures, expliquant avoir été attaqué au lance-flammes.
    « Dans la région de Johannesburg, on observe un flux assez constant de personnes arrivant de toute la province et de plus loin, en bus, à pied, à vélo, en Uber… Certains ont tout perdu, d’autres ont pu emporter quelques affaires. Des sites accueillent jusqu’à 300 ou 400 personnes par jour, c’est très variable », explique la responsable. A Durban, près de 10 000 personnes, en majorité des Malawites, ont fui leur logement, à la fin de juin, pour se regrouper sur différents sites improvisés. Débordées par l’afflux, les autorités ont érigé dans l’urgence un centre temporaire de traitement des rapatriements à Musina, près de la frontière zimbabwéenne.Ouverte le 1er juillet, l’installation a accueilli des dizaines de milliers de personnes les premiers jours. Les autorités, qui ne veulent pas voir se constituer des camps de réfugiés, font tout pour éviter l’engorgement. Sur place, des équipes mobiles des services de l’immigration travaillent jour et nuit et des autobus quittent régulièrement le site pour conduire des étrangers hors du pays. D’après la ministre de la justice, tous les migrants accueillis sont en situation irrégulière. Leurs ambassades leur délivrent des laissez-passer, validés ensuite par les services de l’immigration sud-africains.
    Dans le centre, des associations assurent la coordination humanitaire. Eau, nourriture, couches, médicaments… « Je peux dire sans prendre de risque que le gouvernement n’a pas fourni un seul repas », s’est vanté, mercredi, la ministre de la justice, soucieuse de montrer la fermeté des autorités. Arrestations massives de migrants illégaux, inspections des entreprises, colmatage des frontières… Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé, début juin, un plan de lutte contre l’immigration illégale sans précédent. Ces annonces interviennent à quelques mois des élections municipales de novembre, alors que le parti présidentiel, le Congrès national africain, voit sa popularité chuter. Le gouvernement explique observer une baisse du nombre de dossiers traités à Musina et envisage désormais de réduire ses opérations. Mais Claire Waterhouse alerte : « Beaucoup de Sud-Africains ont le sentiment que la tempête est passée, car la journée du 30 juin a été relativement calme, mais ce n’est pas fini. Au contraire, les déplacements de population s’intensifient. » Devant le consulat du Malawi, une course contre la montre est engagée afin de trouver des bus pour acheminer les déplacés vers le centre de Musina. Le soir, ceux qui n’ont pas pu partir s’enroulent dans des couvertures en consumant des bûches pour tenter de combattre les nuits glacées de l’hiver austral. A 1 700 mètres d’altitude, celles de Johannesburg frôlent régulièrement 0 °C. Certains soirs, le consulat ouvre ses portes aux plus vulnérables. Violet n’a pas eu cette chance. La mère tourne la tête vers sa fille de 1 an, enveloppée sur son dos : « Elle a pleuré toute la nuit à cause du froid. »

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#malawi#zimbabwe#mozambique#nigeria#ghana#kenya#ouganda#politiquemigration#retour#rapatriement#migrationirreguliere#sante

  • Il cerchio non si chiude: una conversazione con #donato_dozzy
    https://scomodo.org/il-cerchio-non-si-chiude-una-conversazione-con-donato-dozzy

    Quando ci vediamo in camerino, Donato Dozzy mi dice che sta bene, che è un po’ stanco perché è appena tornato da Bilbao – «un gran bel festival», lo definirà così poi – ma che comunque non vede l’ora di suonare tra circa mezz’ora. Gli chiedo se è pronto, mi risponde di sì, che è […] L’articolo Il cerchio non si chiude: una conversazione con Donato Dozzy proviene da Scomodo.

    #Avanguardie_Culturali #intervista #musica #musica_elettronica #zen

  • Route des Canaries : démantèlement d’un réseau entre le Sénégal, la Gambie et l’archipel espagnol - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72447/route-des-canaries--demantelement-dun-reseau-entre-le-senegal-la-gambi

    Route des Canaries : démantèlement d’un réseau entre le Sénégal, la Gambie et l’archipel espagnol
    Par La rédaction Publié le : 15/07/2026
    Sept personnes impliquées dans un réseau de trafic de migrants ont été arrêtées par les autorités sénégalaises. Les enquêteurs ont découvert que les trafiquants - basés aussi en Gambie et en Espagne - réclamaient entre 450 et 1 500 euros pour faire passer les migrants des côtes ouest-africaines vers les îles Canaries.
    Les autorités sénégalaises de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) de Ziguinchor ont procédé au démantèlement d’une filière d’émigration clandestine par voie maritime entre la Gambie, le Sénégal et les Îles Canaries, selon le site Dakaractu, dans un article daté du 15 juillet. Sept personnes ont été déférées devant le Pool judiciaire financier (PJF) de Dakar.
    L’enquête avait été ouverte à la suite de renseignements faisant état de la préparation imminente d’un départ irrégulier depuis la zone de Kafountine, dans le sud du Sénégal. Environ 150 candidats, principalement de nationalités sénégalaise, gambienne et guinéenne, étaient regroupés en Gambie dans l’attente de leur embarquement.
    Les sommes réclamées variaient, selon les enquêteurs, entre 300 000 et 500 000 FCFA (environ 450 et 750 euros) pour les Sénégalais et les Gambiens, tandis que les ressortissants guinéens devaient verser un million de FCFA (1 500 euros).D’après les autorités sénégalaises, deux autres personnes, Oumar Sylla, alias « Oustaz », résidant en Gambie, et Mamadou Diakhaté, résidant en Espagne, sont soupçonnés d’être les principaux organisateurs du réseau. Ils sont actuellement recherchés. Parmi les sept prévenus, certains étaient chargés de la logistique, de la préparation matérielle du voyage ou encore de la coordination des opérations. D’autres ont aidé au recrutement des candidats au départ.
    Les exilés ont majoritairement recours aux réseaux criminels faute de moyens financiers pour utiliser les voies légales de migration. D’après une étude récente du Mixed migration center, les migrants pensent que le trajet vers les Canaries serait moins risqué en ayant recours à un passeur - malgré les abus et extorsions de la part des trafiquants.Le 6 juillet, une embarcation a été secourue de justesse alors qu’elle dérivait dans l’océan après avoir été abandonnée par les passeurs - qui avaient emporté tout le matériel de navigation. Les passagers se sont ainsi retrouvés à la dérive avant l’intervention des équipes de secours.Ces derniers mois, le Sénégal a multiplié les opérations contre les passeurs. Vendredi 15 mai, un Sénégalais, Y.Cissé, a été interpellé par la police sénégalaise alors qu’il s’apprêtait à fuir vers la Gambie, selon la presse locale. L’homme était recherché depuis décembre dernier.Il est soupçonné d’avoir organisé le voyage vers les Canaries de près de 200 personnes, réparties dans deux pirogues, en fin d’année dernière. Les deux groupes avaient vu leur tentative de rejoindre l’archipel espagnol avortée après l’échec de leur traversée.Mi-avril aussi, sept personnes, soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafic de migrants, avaient été interpellées à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, en Casamance.
    Ces dernières années, l’itinéraire partant des pays d’Afrique de l’Ouest pour rejoindre les îles Canaries via l’océan Atlantique a été de plus en plus emprunté par les passeurs. En cause, l’augmentation des contrôles et des interceptions au départ des côtes libyennes ou tunisiennes, côté Méditerranée. Les départs via l’Atlantique se font principalement du Sénégal mais aussi de Gambie - même si les distances sont immenses : un peu plus de 800 kilomètres séparent la Gambie des Canaries. Selon un dernier rapport publié par l’Organisation internationale des migrations (OIM) le 23 juin, près de 1 500 personnes sont parties de Gambie sur les seuls mois de mars et avril 2026, durant lesquels au moins huit départs de bateaux ont été comptés. Mais prendre la mer d’aussi loin pour rejoindre les Canaries implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de naufrage. Des personnes sont ainsi régulièrement portées disparues ou retrouvées mortes lors de leur traversée.
    De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. En 2025, l’organisation comptait 1 906 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre néanmoins en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#canaries#gambie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#senegal#kafoutine#ziguinchor

  • Progetto #stoptigre: il decennio #Unesco della #scienza premia Procida
    https://informareonline.com/progetto-stoptigre-il-decennio-unesco-della-scienza-premia-procida

    Dieci anni per celebrare la Scienza. Non un anniversario simbolico, ma un impegno di lungo periodo. Dal 2024 al 2033 l’UNESCO dedica un intero decennio alla promozione della conoscenza scientifica, sostenendo iniziative capaci di coniugare eccellenza della ricerca e impatto sociale. I progetti selezionati provengono da tutto il mondo, dalle grandi istituzioni accademiche alle comunità […] L’articolo Progetto STOPTIGRE: il decennio UNESCO della scienza premia Procida proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #zanzara_tigre

  • Un tracteur en Commun et le Cas du Perroquet Fou II.- Ils ne vont pas y arriver. « Enlace Zapatista
    https://enlacezapatista.ezln.org.mx/2026/07/14/un-tracteur-en-commun-et-le-cas-du-perroquet-fou-ii-ils-ne-

    « Mais la terre, c’est pour produire », a-t-il rétorqué. Un des compas, se rappelant les longues discussions, les débats et les disputes dans les assemblées zapatistes, est intervenu et a dit : « Oui, mais une chose est produire pour le marché et une autre produire pour la vie. La terre du Commun, c’est pour la vie, pas pour faire du profit. »

    « Alors », ont-ils demandé, « si la terre n’est à personne, vous, vous êtes quoi ? »

    « Des Gardiens », avons-nous répondu. Un autre compa a ajouté : « Et des Gardiennes ». Un autre encore : « Et des Gardien·nes ».

    Il ont pris congé. Ils ont dit qu’ils avaient compris mais qu’ils allaient consulter la Bible de leur religion pour voir si cette chose du Commun n’allait pas à l’encontre de la parole de Dieu.

    […]

    Je crois que j’ai dit une fois que les zapatistes, nous ne cherchions pas comment être heureux mais comment être malheureux. Comme c’est notre façon de faire de nous imposer de nouveaux défis, des travaux, des changements inattendus la veille, la critique impitoyable en interne, les insomnies, les douleurs d’estomac (avec ou sans tamale cru), les inquiétudes, les longues discussions, les chutes et les relèvements. Et je comprends alors que le problème, notre problème, c’est que nous essayons de vivre ce dont nous rêvons. Et ça nous va bien ainsi.

    –*-

    Les rêves restent des rêves tant qu’ils ne sont pas semés dans la réalité. Il s’ensuivra alors un long chemin accidenté, plein de faux pas, de déboires, avec plus de descentes que de montées. Et bien sûr la présence immanquable des personnes qui opinent que pas comme ça, pas encore, qu’on ne va pas y arriver, que c’est impossible. Le progressisme de salon a toujours exigé obéissance et subordination dans son renoncement quotidien.

    #EZLN #zapatistes #communs #Cuba

  • #Cala_Finanza ,proteste contro il resort di lusso
    https://radioblackout.org/2026/07/cala-finanza-proteste-contro-il-resort-di-lusso

    Nelle scorse settimane Cala Finanza, un tratto di costa della Gallura di fronte all’isola di Tavolara in #sardegna, è stata al centro della mobilitazione del basso che si è opposta al progetto cosiddetto “Tavolara Bay”. Un progetto promosso dalla società italo-brasiliana Tavolara Bay srl, che prevedeva la realizzazione di un #glamping/mega resort di lusso all’interno […]

    #L'informazione_di_Blackout #manifestazione #Zes
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/INFO-06072026-SARDEGNA.mp3

  • M5S, Aveta: “Castel Volturno, la #ZPS certifica il valore ambientale dell’area. #cpr sempre più incompatibile”
    https://informareonline.com/m5s-aveta-castel-volturno-la-zps-certifica-il-valore-ambientale-del

    “L’istituzione di una Zona di Protezione Speciale a #castel_volturno è un atto di grande rilievo, che certifica in modo formale il valore ambientale e naturalistico di un territorio che il Governo continua, in maniera del tutto incomprensibile, a indicare come sede per la realizzazione di un CPR”. Lo dichiara il consigliere regionale del Movimento […] L’articolo M5S, Aveta: “Castel Volturno, la ZPS certifica il valore ambientale dell’area. CPR sempre più incompatibile” proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Comunicati_Stampa #raffaele_aveta

  • 1700 rivières sous pression : la carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France

    Alors que la France va à nouveau rater en 2027 l’objectif européen de bon état de ses cours d’eau, une enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la pression exercée par les #micropolluants sur le territoire.

    Elles courent tantôt à travers champs, tantôt à travers bois. Sur 16 kilomètres, les eaux tranquilles de la Launette longent un château du XVIIIe siècle, une abbaye royale et même le tombeau de Jean‐Jacques Rousseau. Mais la carte postale ne montre pas tout. Elle masque les nombreuses substances invisibles que charrie la petite rivière de l’Oise. #PFOS, #diflufénicanil et autres #pesticides, et même un médicament : entre 2022 et 2024, la station de surveillance installée sur ce cours d’eau a relevé 16 molécules au‐dessus des seuils de risque européens et français en vigueur. La Launette est un cas d’école, elle arrive en tête de notre classement des rivières subissant la plus forte pression des micropolluants.

    Ce triste palmarès est le fruit de plusieurs mois d’enquête et d’une plongée dans les millions de données des agences de l’eau. Mediacités et le média de l’écologie Reporterre se sont associés aux collectifs We Report et Mémoire Vive pour produire une carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France. Établie à partir des données publiques des stations de surveillance [consulter notre méthodologie], notre carte montre les dépassements annuels des seuils de risque par famille de substance et par micropolluant entre 2022 et 2024.

    Le constat est inquiétant. Pesticides, métaux et autres #produits_chimiques toxiques voyagent allègrement dans nos rivières : 1 691 cours d’eau en France ont enregistré au moins un dépassement pour un polluant sur la période étudiée. Soit les trois quarts des rivières pour lesquelles une mesure est disponible.

    Cette pollution est nationale : près de huit stations sur dix mesurant ces substances sur les cours d’eau en France présentent au moins un dépassement. Elle est aussi multiple : sur les 189 substances retenues dans notre enquête, 79 dépassent la valeur seuil au moins une fois. Notre analyse, qui porte sur les moyennes annuelles, permet de mettre en évidences les pollutions chroniques et le cumul des pressions toxiques exercés sur les cours d’eau. Avec le risque d’un« effet cocktail  » [lire plus bas], qui pèse de plus en plus sur l’avenir de nos rivières.

    Rendez‐vous manqué

    Un bilan «  très mauvais  », lâche la députée écologiste Julie Ozenne, co‐rapporteure d’une mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’état des cours d’eau en France. «  On n’atteindra jamais les objectifs qu’on s’était fixés avec l’Europe  », constate‐t‐elle. Depuis la mise en place de la #directive_cadre_sur_l’eau (#DCE) en 2000, le cadre de référence pour tous les pays de l’Union européenne, Bruxelles a fixé un calendrier à ses États membres pour restaurer le «  bon état  » de leurs cours d’eau. L’objectif, ambitieux, était initialement fixé pour 2015 avant d’être maintes fois repoussé. En 2027, date de la prochaine échéance, le rendez‐vous sera encore raté pour la plupart des pays européens. Contacté, le ministère de la Transition écologique n’a pas répondu à nos questions.

    En France, l’état des cours d’eau a même régressé dans plusieurs bassins depuis 2019. Pour le seul bassin Loire‐Bretagne, 21 % des cours d’eau présentent un bon état écologique, trois fois moins que l’objectif initialement fixé pour 2027. Un tiers de ses rivières ne sont pas en bon état chimique. Certes, l’urbanisation, qui altère fortement la morphologie des cours d’eau, est l’une des principales causes du mauvais état écologique des cours d’eau. Les nitrates, issus principalement des engrais agricoles, contribuent aussi fortement à cette dégradation.

    Mais l’impact de la #pollution_chimique reste très important sur l’état de nos rivières. Surtout pour les petits cours d’eau, dont le faible débit ne permet pas de diluer les polluants. À l’image de la Launette. «  Le problème, c’est que dès sa source, là où ce n’est encore qu’un tout petit petit cours d’eau, il y a déjà le gros de la pollution qui arrive  », explique Clara Morvan, directrice technique du syndicat de rivières local. «  Tout le pluvial va dans la rivière  », et avec ce ruissellement, «  beaucoup de choses arrivent, comme les #hydrocarbures_aromatiques_polycycliques (#HAP) ou les pesticides  ».

    HAP, métaux, #métalloïdes et #minéraux, pesticides, substances industrielles et #médicaments : notre carte de France offre un aperçu des molécules dépassant le plus souvent les seuils applicables, que nous avons classées par grandes familles.

    #Métaux_lourds : des #mines aux #engrais

    #Arsenic, #cuivre, #zinc… Les métaux et métalloïdes arrivent largement en tête de notre classement par substance. Tout sauf une surprise : en 2021, une vaste étude menée par Santé publique France montrait que la quasi‐totalité de la population française est exposée à ces métaux, essentiellement via l’#alimentation. Naturellement présentes dans la nature – on parle alors de fond géochimique – ces substances proviennent aussi largement des activités humaines : activité minière [lire par ailleurs notre enquête sur le retour des mines de cuivre dans le Beaujolais] ou encore utilisation agricole. Elles peuvent avoir des effets néfastes sur la #santé, notamment sur les reins, les os, le système cardiovasculaire ou favoriser certains types de cancer. A l’image de l’arsenic, de loin celle qui affiche le plus de dépassements dans notre jeu de données (3082 dépassements, plus de 60 % des mesures pour ce polluant).

    Très médiatisé ces derniers mois, après la parution en mars 2026 d’une étude de l’Anses mettant en évidence une «  imprégnation forte et croissante  » de la population française, le #cadmium apparaît également dans nos données, avec un taux de dépassement proche de 1 %. Ce métal lourd est cancérogène et augmente les risques d’#ostéoporose. Il est notamment présent dans les #engrais_phosphatés utilisés par les agriculteurs. Début juin, l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi abaissant les teneurs en cadmium dans ces engrais.

    #Hydrocarbures : des cheminées aux rivières

    Notre carte met aussi en évidence l’omniprésence des substances de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés organiques sont des polluants persistants, toxiques pour les humains et s’accumulant dans les tissus vivants. Ils sont issus principalement des opérations de combustion, d’usines ou de particuliers, comme le chauffage au bois.

    Selon Marina Coquery, directrice de recherche en chimie environnementale à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les HAP ont comme particularité d’être émis parfois à une grande distance des cours d’eau. «  Ce sont des apports atmosphériques diffus, souvent urbains, qui vont être redéposés par temps de pluie sur des surfaces imperméabilisées et ruisseler jusqu’aux cours d’eau  », explique la scientifique.

    Parmi la centaine de molécules de cette famille, le benzo(a)pyrène apparaît le plus fréquemment sur notre carte, avec 1181 dépassements (30 % des mesures pour ce polluant). Le #benzo(a)pyrène a été classé comme cancérogène certain pour l’homme par le Centre international de recherche sur le #cancer.

    Pesticides : champ libre pour le #diflufénicanil

    Avec son «  sentier ludique  » parcourant la forêt dans le site naturel sensible des Deux Vallons, à quelques kilomètres au nord de Lyon, le ruisseau des Échets a de quoi séduire les familles en quête de fraîcheur. Ce petit cours d’eau, qui se jette dans la Saône, est pourtant l’un des plus pollués de la région. Métazachlore, nicosulfuron, cyprodinil… Son contenu offre un petit catalogue des #fongicides et #herbicides utilisés par les agriculteurs locaux. Au total, neuf substances ont dépassé les seuils sur au moins une année dans la station de Fleurieu‐sur‐Saône.

    Ces dépassements ne sont que la face visible d’une pollution plus large : entre 2022 et 2024, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée a identifié plus d’une centaine de pesticides dans le ruisseau. «  C’est un petit cours d’eau situé dans une zone agricole où les cultures dominantes sont les céréales et le maraîchage. Pour le #maraîchage en particulier, de nombreux traitements phytosanitaires sont appliqués  », explique Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service données techniques de l’agence. Sollicitée, la métropole de Lyon précise que ce ruisseau peut être asséché les deux tiers du temps certaines années, entraînant une faible dilution et une concentration des polluants.

    Sur les dix molécules les plus souvent au‐dessus des seuils sur notre carte, 4 sont des pesticides. Parmi les produits phytosanitaires à surnager, le #diflufénicanil, aussi connu sous le nom de #Diflufenican, se démarque avec plus de 765 dépassements, soit 16 % des mesures au‐dessus des seuils. Cet herbicide, considéré comme «  très toxique pour les organismes aquatiques  », est utilisé pour le désherbage dans les grandes cultures céréalières, notamment de #colza.

    Le diflufénicanil a la particularité de faire partie également de la famille des #PFAS [lire plus bas], comme une trentaine d’autres produits autorisés en France. Déjà interdit depuis 2018 en République tchèque, le diflufénicanil a été intégré à une liste de substances actives présentes dans 23 pesticides interdits en juillet 2025 par l’Agence de protection de l’environnement du Danemark. La même année, lors de l’examen de la loi Duplomb, des députés écologistes avaient défendu un amendement pour interdire le diflufénicanil à la vente. Sans succès.

    «  Dans notre bassin, le diflufénicanil est la principale cause de déclassement de masses d’eau par des pesticides  », indique Luc Pereira‐Ramos, à l’agence de l’eau Seine‐Normandie. «  On observe une hausse des ventes de diflufénicanil à partir de 2022. Au fur et à mesure des interdictions ou limitations de certains pesticides, les agriculteurs se reportent sur des molécules encore autorisées  », analyse‐t‐il.

    Même en cas de durcissement de la réglementation, l’herbicide se maintiendrait dans les cours d’eau pendant de nombreuses années, rappelle le scientifique. «  Ce n’est pas parce qu’on interdit une molécule qu’elle disparaît rapidement des milieux. L’#atrazine est interdit depuis près de vingt‐cinq ans et on commence seulement à observer une décrue  », souligne‐t‐il.

    Et d’autres molécules prennent la place des anciennes. Après l’interdiction de l’atrazine, les agriculteurs se sont notamment tournés vers le #S‑Métolachlore. Utilisé pour le #désherbage du #maïs, il est devenu en quinze ans l’un des plus prisés en France. Cette substance figure également en bonne place dans notre classement, avec 115 dépassements des seuils (6 % des mesures). Cet herbicide est interdit à la vente depuis 2023, mais son utilisation a été autorisée jusqu’en 2024, le temps d’écouler les stocks.

    Un autre pesticide tient une place importante dans nos données : le #chlordécone. Nous comptons 36 dépassements de cet #insecticide particulièrement utilisé dans les bananeraies jusqu’au début des années 1990, tous situés dans le département de La Martinique. Face à une absence de mesures exploitables, nous n’avons pas pu visualiser les données de la Guadeloupe, de la Guyane et de Mayotte.

    Substances chimiques industrielles : l’invasion du #PFOS

    C’est tout le paradoxe des PFAS : alors que cette famille de milliers de polluants dits «  éternels  » est devenue l’un des sujets d’inquiétude majeur de ces dernières années, seulement 6 de ces composés font l’objet d’une surveillance dans les eaux de surfaces. Un chiffre qui passera à 25 à partir de fin 2027, en application de la révision de la directive cadre sur l’eau décidée par l’Union européenne.

    Parmi les substances chimiques industrielles suivies sur le terrain, le PFOS arrive largement en tête. Dans notre base de données, il dépasse le plafond retenu presque une fois toutes les trois mesures (1 128 dépassements de seuil sur 3 580 mesures, soit 31,5 %). Pour le seul bassin Rhône‐Méditerranée‐Corse, le PFOS est responsable du déclassement de 143 stations, soit 62 % des stations en mauvais état chimique.

    «  Cela ne m’étonne vraiment pas. Le PFOS est un composé emblématique de la famille des PFAS, parce qu’il a été très largement utilisé, plus que d’autres et pendant longtemps. C’est aussi le produit de transformation de plein d’autres PFAS  », détaille Pierre Labadie, chercheur en chimie de l’environnement au CNRS.

    Selon le spécialiste, la présence de cette molécule, «  l’un des PFAS avec le potentiel de bioaccumulation le plus élevé  », est plus marqué à proximité de sources de pollutions industrielles, mais aussi domestiques, par exemple des stations d’assainissement. «  Cela veut dire que dans les produits du quotidien qu’on a utilisés pendant des décennies, il y avait du PFOS  », explique‐t‐il. Depuis 2023, le PFOS est classé comme cancérogène probable pour l’humain.

    Médicaments : une épidémie encore mal mesurée

    Dernière famille de polluants recensée sur notre carte, les résidus de médicaments proviennent très majoritairement des rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines qui ne sont pas conçues pour les traiter. Antidiabétiques, anti‐inflammatoires, analgésiques, anxiolytiques… les médicaments consommés par les Français font partie des substances «  d’intérêt émergent  » mesurés depuis quelques années seulement par les organismes de surveillance.

    Mais bon nombre de ces molécules ne disposent pas de seuil de quantification exploitables. Parmi celles qui en possède un, le Diclofénac, un anti‐inflammatoire, affiche un taux de dépassement de 2,7 % sur notre carte. La toxicité du Diclofénac a été démontrée, notamment sur les reins des truites, mais les effets des résidus médicamenteux sur l’environnement restent mal mesurés.

    «  Les médicaments, on arrive tout doucement dessus, explique Luc Pereira‐Ramos, pour l’agence Seine‐Normandie. On en cherche depuis une dizaine d’années seulement. Il est clair que nous allons augmenter le nombre de substances recherchées au fur et à mesure.  »
    Effet cocktail

    D’autant que les seuils de risque ne concernent aujourd’hui que quelques centaines de molécules, alors que plus de 110 000 substances sont enregistrées au titre de la réglementation chimique européenne. «  C’est la face immergée de l’iceberg  », explique Pierre‐François Staub, chargé de mission Pollution des écosystèmes et métrologie à l’Office français de la biodiversité (OFB).

    L’autre écueil du cadre de surveillance actuel, c’est de ne pas considérer l’impact toxique du cumul de molécules. «  On minimise l’évaluation du risque à travers l’approche substance par substance  », précise Pierre‐François Staub. On parle d’effet de mélange lorsque l’effet de deux molécules s’additionne, et «  d’#effet_cocktail  » lorsqu’elles interagissent entre elles et que leur #toxicité est amplifiée. «  Il y a de gros débats actuellement pour faire entrer cette notion dans la définition des #seuils, explique Arnaud Chaumot, directeur de recherche au laboratoire d’écotoxicologie de l’Inrae. Mais c’est très difficile à modéliser. On a parfois des mélanges très diversifiés et on ne peut pas regarder toutes les interactions entre toutes les molécules, la possibilité de combinaison est folle.  »

    Cette pression toxique cumulée pèse sur tous les écosystèmes, mais aussi sur l’#eau_potable. En France, environ un tiers des volumes d’eau prélevée pour la potabilisation vient des eaux de surface. Et même lorsque le captage se trouve en nappe souterraine, la qualité de l’eau peut être impactée par la pollution des rivières. «  Cela implique des traitements de plus en plus coûteux pour l’eau potable, pointe Marina Coquery. Et cela crée des inégalités, car les grandes villes ont la chance de pouvoir se les payer, mais pour les petites agglomérations, c’est plus difficile.  » En France, des captages d’eau potable ferment chaque année à cause d’une pollution diffuse. «  L’#eau est un bien commun, il faut la gérer comme tel  », estime la chercheuse.

    Sur la Launette, c’est bien la philosophie qui motive tous les travaux lancés par le syndicat mixte qui gère la rivière. «  Il y a encore une trentaine d’années, elle était dans un état encore pire qu’aujourd’hui parce que toutes les stations d’épuration des eaux usées n’étaient pas aux normes et rejetaient directement dans la rivière, mais de gros efforts ont été faits  », positive Clara Morvan.

    Pourtant, une autre épée de Damoclès menace tous les efforts pour la protection des rivières : le réchauffement climatique. La succession des années sèches affaiblit les débits des cours d’eau, et donc leur capacité de dilution, comme l’explique Marina Coquery. «  A l’autre extrême, on va avoir des crues beaucoup plus intenses, irrégulières et fréquentes  » et donc une hausse des polluants amenés par la pluie.

    «  Chaque progrès obtenu sert d’abord à compenser les effets climatiques, démographiques et économiques à l’œuvre  », analyse Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service des données techniques pour l’agence de l’eau Rhône‐Méditerranée‐Corse : «  Nous avançons sur un tapis roulant qui recule  ».

    https://www.mediacites.fr/enquete/national/2026/06/29/1700-rivieres-sous-pression-la-carte-inedite-de-la-pollution-chimique-des
    #rivières #France #pollution #pollution_chimique #cours_d'eau #visualisation #cartographie #changement_climatique

  • Comment la #privatisation de la gestion des #visas a profité à la société #VFS_Global, entre « services optionnels facturés » et soupçons de #corruption

    Pour désengorger les consulats, les démarches pour les visas ont été partiellement déléguées à quelques multinationales, dont le leader VFS Global. Une enquête internationale, à laquelle « Le Monde » a participé, montre que ce marché est devenu une #zone_grise hautement lucrative, au détriment des demandeurs.
    Depuis plus de dix ans, Joséphine (son prénom a été changé) s’occupe des démarches nécessaires pour obtenir un visa français pour sa mère, de nationalité sénégalaise. Elle sait bien que cette procédure relève du parcours du combattant. Au Sénégal, depuis 2014, les demandeurs ne se rendent même plus au consulat, mais dans les bureaux de VFS Global, une #multinationale chargée par les autorités françaises de réceptionner et de transmettre les demandes de visa. Y obtenir un rendez-vous est une véritable gageure et pour espérer en obtenir un, affirme la jeune femme, il faut souvent sortir le portefeuille. « C’était plus simple quand c’était le consulat qui gérait ça, c’était réglementé. Là, c’est celui qui paye le plus qui part », souffle Joséphine par téléphone.

    Depuis plus de vingt ans, la France – comme de nombreux autres pays – a choisi, dans un contexte budgétaire contraint, de sous-traiter la gestion des dossiers de visa et l’accueil des demandeurs. La société #VFS, basée aux #Emirats_arabes_unis et en #Suisse, s’est taillé la part du lion de ce nouveau #marché. Elle revendique des « pratiques éthiques et le développement durable » pour servir 71 gouvernements sous contrat.
    Une investigation menée par l’organisation à but non lucratif Lighthouse Reports, en collaboration avec 14 partenaires dont Le Monde, explore des recoins moins reluisants de cette industrie. Notre enquête montre comment VFS a profité de l’externalisation d’une fonction essentielle de l’Etat, en transformant des familles, des étudiants, des travailleurs ou de simples voyageurs en un marché captif et financièrement exploitable. Appuyée sur de nombreux rapports et documents obtenus auprès des autorités européennes dans le cadre du droit d’accès aux documents administratifs, ainsi que des dizaines d’entretiens et témoignages, elle souligne également d’importantes #défaillances structurelles ainsi que l’existence de pratiques corruptives au sein du groupe.

    « Salon premium »

    VFS est chargé de réceptionner les demandes de visa et d’acheminer les documents au #consulat ou à l’#ambassade, après avoir encaissé les #frais_de_dossier pour le compte de l’Etat. L’entreprise se targue ainsi d’« avoir traité efficacement » près de 145 millions de demandes entre 2017 et 2024. Si le nombre de demandes a crû de façon modérée, les #bénéfices ont explosé. Les comptes déposés au #Luxembourg par la holding financière du groupe montrent que les profits d’exploitation annuels de VFS ont plus que quadruplé, passant de 31 millions à 172 millions d’euros de bénéfices. Les revenus par demande ont bondi de 83 %.
    Une manne financière portée par les demandeurs de visa eux-mêmes. Le modèle d’#externalisation est en effet pensé par les gouvernements pour faire des économies. Le voyageur finance les frais du sous-traitant en plus du #prix du visa, car l’Etat ne rémunère pas le #prestataire. « Nous sommes conscients que cette externalisation rend les visas plus chers pour les demandeurs. Nous condamnons cette sélection par l’argent », s’agace Valérie Jacq, représentante syndicale au ministère des affaires étrangères français.

    Et pour cause, la croissance financière de VFS ne repose pas sur le volume des dossiers traités, mais bien plus sur la capacité de l’entreprise à facturer des « #services_à_valeur_ajoutée », ou « #VAS » dans le jargon du secteur : service de courrier et de numérisation, suivi de la procédure par SMS, horaires étendus d’ouverture des centres, aide pour remplir les demandes, ou encore « salon premium » d’attente, où des rafraîchissements sont servis « par un personnel dédié ».

    Ces « services optionnels » qui, selon la réclame de VFS, « visent à améliorer l’expérience client », lui permettent en effet de générer une très forte marge. Sur la base de reçus et factures communiqués par les autorités suédoises, issus d’un échantillon de plus de 2 100 demandes de visas pour la Suède déposés dans 16 pays, le géant des visas tire un tiers de ses recettes des services à valeur ajoutée. Parmi les options privilégiées, plus d’un demandeur sur deux opte pour les coûteux suivis par SMS. Un ancien employé nigérian de l’entreprise affirme, quant à lui, que les services de photocopie de VFS sont « très onéreux ». Ces tarifs, validés par l’Etat dans le cadre d’un contrat, sont bien plus élevés que ceux pratiqués sur le marché.

    Accélérer le traitement des dossiers

    Des employés de VFS, actuels et anciens, ont confirmé à Lighthouse Reports avoir subi des pressions pour vendre ces produits, depuis 2022 et l’arrivée au capital du fonds américain #Blackstone, qui a fixé des objectifs exigeants. Il est « infondé d’affirmer que l’accent a été davantage mis sur les ventes de VAS après l’investissement de Blackstone », répond VFS. La pratique n’est, en effet, pas nouvelle. Des anciens employés de VFS ont ainsi fait état de formations, dispensées depuis de nombreuses années, pour mieux « présenter les services haut de gamme », afin d’atteindre les objectifs mensuels fixés par la direction.

    Parmi les astuces utilisées, explique un agent de VFS, il suffit d’annoncer au guichet « le montant total, SMS et frais de livraison inclus, et la plupart des clients s’en contenteront » en payant une option sans s’en rendre compte. Ces services ont pourtant « vocation à répondre à un besoin exprimé par le demandeur », selon une source au ministère français des affaires étrangères, qui ajoute que de telles pratiques pourraient « entraîner des sanctions contractuelles ».

    Selon des rapports d’inspection obtenus par le consortium auprès de la Commission européenne, plusieurs Etats membres ont relevé une « pression excessive pour promouvoir [les] services complémentaires » de VFS et s’alarment que leur caractère optionnel ne soit « pas du tout clair ».

    Un agent du ministère des affaires étrangères français a ainsi confirmé à Lighthouse Reports que des prestataires de services tels que VFS laissent parfois entendre aux demandeurs que « payer plus leur permettra d’obtenir un visa », les amenant à choisir l’option « #salon_premium » pour obtenir un possible coupe-file.

    Ce phénomène a été par ailleurs clairement mis en évidence par la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet (Union des démocrates et indépendants). Lors de l’examen d’un rapport de 2025 sur la délivrance des visas, qu’elle a écrit avec le sénateur de Paris Rémi Féraud (Parti socialiste), elle assure que « le service “premium” sert parfois à déguiser d’une élégante façon un service davantage rémunéré pour accélérer le traitement du dossier ». Une pratique en violation claire avec le code des visas de l’Union européenne, qui interdit le « traitement inégal des demandeurs de visa ». Au Quai d’Orsay, une source diplomatique affirme pourtant que « tout est fait afin de ne pas permettre l’utilisation du service premium comme un #coupe-file ».

    « #Bots » et #fraude

    Si les prestations « premium » continuent pourtant de se vendre, c’est que les services de base ont été rendus impraticables par une pénurie organisée des rendez-vous. Le système de réservation de VFS est assiégé par des « bots », des programmes informatiques automatisés conçus par des officines externes, « déployant tous types de modes opératoires, y compris illégaux, pour capter un maximum de rendez-vous et les revendre », comme le déplore le rapport sénatorial. VFS assure « mettre en œuvre des mesures de sécurité rigoureuses » pour offrir « un accès équitable à tous les demandeurs ». De son côté, une source diplomatique a confirmé au Monde que cette problématique faisait « l’objet d’une priorité d’action », même si la « solution miracle n’existe pas ».

    Cette pénurie engendrée depuis l’extérieur crée, pour certains salariés de VFS, des opportunités d’argent facile. Ainsi, selon des employés actuels et anciens de la société, de l’Inde au Sénégal, certains ont été pris la main dans le sac, à vendre des créneaux de rendez-vous. De même, lors d’inspections, plusieurs Etats membres ont fait état de problèmes corruptifs impliquant le personnel de VFS, selon les rapports obtenus par Lighthouse Reports. « Dans certains centres, le taux de rotation du personnel est élevé, car des employés sont suspectés de #corruption ou de fraude », confirme un ancien agent chargé des visas au Quai d’Orsay. Une situation démentie par l’entreprise, qui assure que « les cas de comportements répréhensibles sont extrêmement rares compte tenu de la taille de l’entreprise ».

    Alors que VFS échoue à bloquer les « bots », la multinationale a lancé sa propre filiale de conciergerie de visas, #OneVasco, qui propose un « processus de demande simple et adapté aux voyageurs ». En clair, une alternative maison aux bots. Ses bureaux sont stratégiquement placés à côté des centres officiels de VFS, créant ainsi une confusion délibérée, dénoncée par plusieurs chancelleries européennes.

    La situation fait sourire Marc Esteve, professeur de science politique à l’University College de Londres : « Lorsqu’une même entreprise est responsable de la qualité d’un service de base et tire profit de la vente d’alternatives haut de gamme à ce service, elle est structurellement incitée à sous-investir dans le service basique », souligne-t-il.

    VFS assure que parmi ses clients « figurent des gouvernements soumis à certaines des exigences les plus strictes au monde en matière de conformité, de réglementation et de sécurité ». Des gouvernements captifs, qui ont acté l’impossible retour en arrière. Le sénateur Rémi Féraud confirme qu’« il ne serait pas possible de réinternaliser ce service, car les demandes de visa sont trop nombreuses, de sorte qu’il faudrait des centaines, voire des milliers, de fonctionnaires et d’agents publics supplémentaires ». Face au recours massif à ces entreprises privées, la Commission européenne va prochainement « lancer une étude approfondie », afin de prévenir les #abus du système.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/05/28/comment-la-privatisation-de-la-gestion-des-visas-a-profite-a-la-societe-vfs-
    #business #migrations #sous-traitance 

    via @freakonometrics
    ping @reka @karine4

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    voir aussi :
    EU cashes in on €130m in rejected visa applications
    https://seenthis.net/messages/1061593

    • En Afrique, un juteux business autour des demandes de visas

      Son nom résonne dans une bonne partie de l’Afrique. VFS Global est une entreprise indienne très connue sur le continent : c’est à elle que de nombreuses ambassades à travers le monde ont confié le traitement de leurs demandes de visas. Pour faire simple, si vous êtes candidat au Sénégal pour un visa pour la France, ou en République démocratique du Congo pour la Chine, c’est #VFS qui traite votre demande de rendez-vous auprès des ambassades concernées. VFS Global a su en faire une affaire très lucrative, au point d’attirer dans son sillage des fraudeurs et de faire l’objet d’incompréhensions chez les demandeurs qui se plaignent de la complexité et du coût des procédures. Une enquête coordonnée par l’organisation de journalisme d’investigation Lighthouse Reports, en collaboration avec 14 médias dont RFI.

      Présente dans 168 pays et en contrat avec 71 gouvernements, VFS Global laisse le même goût d’amertume chez nombre de candidats aux visas dans le monde et en Afrique, pour qui l’accès au précieux sésame est devenu un parcours complexe et coûteux. « Je ne comprends pas tout le système », s’exclame Aliou, artiste-graffeur et entrepreneur sénégalais habitué des demandes de visa pour l’Europe. « Mais ce qui se passe avec les visas en Afrique, excusez le terme, c’est du grand n’importe quoi ! Pour moi, c’est de l’arnaque ! » La même colère et les mêmes mots reviennent chez de nombreux Africains interrogés dans le cadre de cette enquête.

      VFS Global (Visa Facilitation Services Global), majoritairement détenue par le fonds d’investissement américain Blackstone, a vu ses bénéfices opérationnels exploser de 31 à 171 millions d’euros entre 2017 et 2024. Un bond considérable alors que, sur la même période, le volume des demandes n’a augmenté que de 15 %, comme l’indiquent ses états financiers déposés au Luxembourg.

      VFS explique cette croissance fulgurante en partie par la vente de services dits à valeur ajoutée – des VAS –, tous payants, tels que l’envoi d’informations par SMS ou l’accès à un salon premium. C’est justement cette vente de services qui est placée au cœur de la stratégie commerciale de la société.
      Le business rémunérateur des services à valeur ajoutée

      L’enquête a permis de collecter des données à partir de reçus de demandes de visa provenant de plusieurs pays. Cet échantillon montre que les VAS pèsent pour 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au niveau mondial. En Afrique du Sud et au Kenya, indiquent ces données, la vente de ces services englobe plus du tiers des revenus du VFS local, et plus du quart au Nigeria.

      En Afrique, du Sénégal au Nigeria en passant par le Kenya, de nombreux employés et ex-employés de l’entreprise ont indiqué avoir été spécialement formés à la vente de ces services. Contraints par les objectifs commerciaux de leur direction et motivés par des primes alléchantes, les agents ont expliqué qu’ils faisaient payer ces services aux demandeurs, sans toujours préciser qu’ils étaient optionnels et, surtout, qu’ils ne garantissaient pas l’obtention du visa.

      Au Sénégal, par exemple, un ex-salarié a déclaré de manière anonyme que le service de notification par SMS était présenté comme quasi-obligatoire. Il a fait part d’une « pression » subie pour vendre des VAS du type salon premium ou espace VIP. D’anciens employés de VFS au Kenya ont confié de leur côté qu’ils devaient systématiquement ajouter les frais de SMS et de courrier à la facture des demandeurs… qui ignoraient que ces VAS étaient facultatifs. Deux anciens membres du personnel ont précisé qu’ils percevaient également des commissions sur les ventes.

      Des rapports d’inspection issus de 22 pays de la zone Schengen et de la Commission européenne elle-même soulignent également une « pression excessive de VFS Global pour promouvoir ses services » et un flou entretenu par l’entreprise sur le caractère optionnel des VAS, comme l’attestent des rapports transmis par la Suède en 2025 et la République tchèque à la Commission en 2024.
      Agences parallèles illégales

      À ce système sont venus se greffer des réseaux parallèles extérieurs à VFS, organisés notamment par des employés ou d’ex-employés de l’entreprise. Par leur maîtrise du système de prise de rendez-vous chez VFS, ils montent des "agences" extérieures, illégales mais laissant croire qu’elles collaborent avec l’entreprise. Souvent représentées par des personnes postées autour des bureaux de VFS, ces agences frauduleuses promettent plein succès aux candidats au visa, désespérés par les rejets répétitifs de leurs demandes.

      Dakar, à quelques pas du centre de visa de VFS Sénégal. Salimata, en pleine démarches pour un visa pour la France, témoigne : « Tu essaies de trouver un rendez-vous à n’importe quel moment et il n’y en a pas. Donc il y a des agences (terme souvent utilisé par les fraudeurs, NDLR) qui s’en chargent pour toi et tu paies entre 75 000 et 200 000 francs CFA (entre 114 et 300 € environ). Et on n’est même pas sûr d’obtenir le visa, c’est juste pour avoir le rendez-vous. » Ce qui fait dire à Salimata qu’il existe « une complicité » entre gérants d’agences et employés de VFS « pour vendre des rendez-vous ».

      Dans le bureau VFS Global qui délivre des visas pour la Chine à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, l’enquête a pu prouver que cette complicité existe. Un journaliste participant à l’enquête s’est fait passer pour un demandeur de visa auprès d’une agence frauduleuse et a été mis en relation avec un employé du bureau VFS Global, qu’il a rencontré sur place. Ce dernier lui a réclamé 650 euros, soit plus du double du prix affiché pour le même visa.

      En juin 2025 au Kenya, face aux plaintes des usagers, VFS Global s’est inquiétée publiquement de l’augmentation du nombre de personnes se faisant frauduleusement passer pour des agents de l’entreprise. « Tous les créneaux de rendez-vous sont disponibles gratuitement sur notre site web officiel et sont attribués en fonction de nos prévisions des demandes de visa », a déclaré Stephen Kubasu, directeur général des opérations de l’entreprise. « Les demandeurs ne doivent en aucun cas payer des tiers pour obtenir un rendez-vous car ces affirmations sont mensongères. »

      Interrogée par écrit, dans le cadre de cette enquête, sur ces réseaux frauduleux qui opèrent à l’extérieur de l’entreprise, VFS Global a répondu mettre « activement en œuvre des mesures de sécurité robustes », tels que le mot de passe à usage unique et le CAPTCHA, pour protéger ses systèmes de prise de rendez-vous. Elle indique également avoir lancé la campagne #DoNotFallForFraud pour sensibiliser les demandeurs sur les escroqueries.

      Concernant les services optionnels, VFS Global rappelle « qu’ils sont élaborés en concertation avec les gouvernements », que ​​​​« les demandeurs sont clairement informés que ces services ne sont pas obligatoires » et qu’« ils n’influencent ni les décisions relatives aux visas ni les délais de traitement. »

      En somme, VFS ne fait rien d’illégal mais bénéficie d’un système restrictif mis en place par les Etats. C’est ce que résume Paul Hermelin, président du conseil d’administration de l’entreprise française CapGemini, spécialisée dans les services numériques. Dans son rapport Propositions pour une amélioration de la délivrance des visas publié en 2023, il qualifie la politique française des visas de « machine à mécontentement » du fait de l’obsession sécuritaire et migratoire de Paris.

      « Au Sénégal par exemple, sur 12 000 à 15 000 demandes, il y a un peu moins de 3 000 visas prévus pour les étudiants vers la France. Donc on fabrique près de 10 000 déçus, ça ne va pas du tout ! Avec un déficit de communication, on a une machine à mécontentement », analyse Paul Hermelin. « En France, on délivre généralement un visa d’un an. Si ça se passe bien, on passe à deux ans, puis trois… donc il fallait un nombre d’années incroyable pour arriver au visa de cinq ans. Il y a des hommes d’affaires qui vont et viennent entre Casablanca, Dakar et Paris, des professeurs d’université qui se déplacent pour des conférences, etc. Ce ne sont pas des migrants potentiels illégaux, donc pourquoi ne pas passer directement au visa de cinq ans ? »

      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260608-en-afrique-un-juteux-business-autour-des-demandes-de-visas

  • JO d’hiver 2030 : les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation

    Défrichements de zones forestières, #terrassements, artificialisations, et des #remontées_mécaniques hors du temps, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 envisage de dégrader durement la #montagne pour le business du #ski.

    « Je ne comprends pas comment on peut sacrifier un site pareil », se désole Anna*, habitante pendant vingt-cinq ans des #Confins, le plateau censé accueillir le « #pôle_nordique » des JO 2030, sur les hauteurs de #La_Clusaz (Haute-Savoie). Ça me dépasse, ça m’atteint profondément. Je suis heurtée par ce qu’ils projettent d’y faire. »

    Sur un plan de masse du futur site, on mesure l’étendue des #travaux projetés. Les #pistes_de_ski courent le long de la zone #Natura_2000 des combes des #Aravis, puis descendent vers le futur #stade, sa tribune de 1 500 places, les différentes « #surfaces_JO » – sport, fédération internationale, famille olympique, médias, organisation, parking. Des triangles et des ronds signalent aussi un peu partout sur ce plan la présence d’oiseaux, de crapauds, d’écureuils roux, de vipères aspics, et l’Azuré du serpolet, un papillon présent dans la zone, comme dans plusieurs #zones_humides.

    Sur ce site, des terrassements colossaux sont prévus notamment pour la « sécurisation du réseau de #neige » – l’approvisionnement en #eau de plusieurs dizaines de #canons_à_neige – par un circuit souterrain possiblement relié à l’une des #retenues_d’eau du #domaine_skiable. La facture des travaux, estimée en décembre 2025 à 13,5 millions d’euros, pourrait encore grimper avec l’ajout récent sur ce site des épreuves paralympiques de ski de fond et de biathlon, le centre nordique existant ne disposant ni de pas de tir ni d’équipements adaptés au #handicap.

    Vendredi 19 juin, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) des #Alpes_françaises 2030 a validé sa carte des sites, et la localisation de ses quatre grands pôles : la glace à #Lyon, le freestyle à #Briançon (Hautes-Alpes), l’alpin à Val-d’Isère et à #Courchevel (Savoie), et le nordique au #Grand-Bornand et à La Clusaz (Haute-Savoie) en vue de sa présentation à la 146e session extraordinaire du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), mercredi 24 et jeudi 25 juin. Mais c’est lors de l’assemblée générale du Cojop que ces décisions doivent être adoptées, le 29 juin.

    Des terrassements considérables

    La première version de la #feuille_de_route_environnementale élaborée par le Cojop et le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le 13 avril 2026, promet de « limiter l’#empreinte_environnementale des jeux » et de « minimiser l’impact des aménagements des pistes sur les espaces naturels ». Mais elle intègre déjà une possible « #compensation_volontaire » de ces dégâts, « via des projets locaux de conservation et restauration d’écosystèmes » à hauteur de 100 hectares.

    Dans un avis récent, le groupe régional d’expertise sur le climat (Grec) Alpes-Auvergne alerte sur les effets des JOP 2030 dans le contexte « d’un environnement montagnard déjà fragilisé par le réchauffement climatique auquel les émissions de gaz à effet de serre liées aux JOP contribuent ». Et sur la faune et flore « déjà sous pression » notamment du fait de la fréquentation humaine accrue.

    Dans sa feuille de route, le Cojop annonce vouloir réutiliser à hauteur de 90 % des #infrastructures existantes « pour les sites de compétition », et aussi limiter à 30 hectares l’artificialisation « sur l’ensemble des projets pérennes ».

    Mais certains « points d’attention » révèlent sa parfaite connaissance des atteintes à l’environnement les plus sévères : « potentiel terrassement à La Clusaz », « parkings éventuels à #Montgenèvre », « nouvelle piste impliquant défrichement à Montgenèvre », « impact pour les prairies permanentes et les #forêts et la #biodiversité de l’aménagement des fronts de neige ».

    À Montgenèvre (Hautes-Alpes), station du Briançonnais, 3,2 hectares de mélèzes de la #forêt du Prairial doivent en effet être défrichés pour y créer des pistes de snowboardcross et de skicross nécessitant un parcours de bosses et de virages relevés. « Il n’y a rien, il faut créer ces pistes de toutes pièces, ça implique des terrassements considérables, après ce déboisement », commente un membre du Collectif citoyen JOP 2030.

    Absence d’enquête environnementale

    L’ajout d’épreuves de ski-alpinisme, plus en altitude, sur le massif du #Chenaillet, à partir du site du rocher de l’Aigle, inquiète aussi les associations qui portent un projet de protection de la zone depuis quarante ans, et poussent à son classement en réserve naturelle régionale (RNR).

    « C’est un site géologique mondialement connu, ce n’est pas une bonne idée de faire du ski-alpinisme sur ce site », déplore Bernadette, habitante de la commune voisine de Cervières.

    « Il y a des laves en coussins dans un état extraordinaire, comparables à ce que l’on peut observer à 2 400 mètres sous l’océan Atlantique, et tout le cortège de roches qui l’accompagne, explique Claude Rémy, de l’association Arnica Montana. Mais vous y trouvez aussi des plantes protégées, endémiques comme l’Aethionema de Thomas, une petite plante extrêmement rare, et des lichens. »

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    Des maires des JO sous l’œil de la justice

    #Xavier_Mattis, le maire de Val-d’Isère, dont la commune accueillera les épreuves techniques de ski alpin, a vu son élection invalidée par le tribunal administratif le 22 mai. Son entreprise, la SARL #L’Avalain, étant chargée du déneigement de Val-d’Isère, par contrat renouvelé depuis 2020, il n’avait pas le droit de se présenter – en vertu de l’article L231 du Code électoral. Il a fait appel, le 23 juin, en annonçant crânement avoir « posé un genou à terre mais pas deux ».

    #Jean-Luc_Boch, le maire de La Plagne-Tarentaise, et président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), lui aussi concerné par d’importants travaux liés aux JO (ascenseur valléen, et piste de bobsleigh), fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « #prise_illégale_d’intérêts » entre les mains d’une juge lyonnaise après une plainte d’Anticor. Son entreprise, #Boch_et_Frères, a aussi déneigé La Plagne jusqu’en 2016, mais le maire a surtout introduit un promoteur, #Pelletier, acheteur de terrains à la mairie, en 2017, pour une opération immobilière, #Lodges_des_Alpages, dont Boch et Frères a effectué le terrassement. Il est présumé innocent.

    #Jean-Yves_Pachod, le maire de Courchevel, haut lieu de la future compétition, s’est vu reprocher par la chambre régionale des comptes la mise à disposition irrégulière d’un véhicule par l’office du tourisme. Plus récemment, des investigations sont en cours à la suite du déclassement du rez-de-chaussée du bâtiment de l’office du tourisme, en cœur de la station, afin de le louer à un bijoutier, représentant exclusif de la marque Rolex. Dans ce dossier, la brigade de recherches de Chambéry a perquisitionné la mairie et l’office du tourisme en décembre.

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    880 espèces de #plantes dites supérieures y ont été inventoriées. Sans être « opposé par principe aux JO », le scientifique demande « la protection urgente » du #Chenaillet. Il s’étonne aussi de l’absence d’enquête environnementale s’agissant du défrichement de la #forêt_du_Prairial qui héberge « une chouette forestière protégée », la #chouette_de_Tengmalm.

    Au nord de Briançon, sur le domaine skiable de #Serre-Chevalier, la future piste de ski à bosses est aussi « à construire entièrement », sur des zones boisées.

    Un « Monopoly » géant

    Le « Monopoly » géant auquel se livre le Cojop sur la montagne ne fait que commencer. Trois maires des stations emblématiques de La Plagne, Courchevel et Briançon poussent des projets d’#ascenseurs_valléens, respectivement chiffrés à 101, 74,8 et 26 millions d’euros.

    À Briançon, le maire a convaincu le Cojop d’installer un #village_olympique au #fort_des_Trois_Têtes, une fortification militaire du XVIIIe siècle à l’abandon – sans eau, ni éclairage ni aucun réseau. Ce fort a été inscrit parmi les réalisations de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

    Initialement évaluée à 295 millions, désormais « réduite » à 133 millions d’euros, cette opération immobilière hors norme vise à réhabiliter puis à commercialiser, en logements, commerces et hôtel, 17 000 mètres carrés de plancher sur un périmètre de 41 hectares entourés par 4,5 kilomètres de remparts à entretenir, en y incluant une usine abandonnée située en contrebas.

    Estimé à 51,84 millions d’euros, le village des athlètes promet de peser lourd aussi en Haute-Savoie, à #Saint-Jean-de-Sixt, à 3 kilomètres de La Clusaz. Mais un bâtiment de 41,67 millions d’euros sera aussi construit au #Grand-Bornand, à 3 kilomètres de là, pour y être mis à disposition du Cojop. Si l’on ajoute un « #pôle_indoor » prévu au village de La Clusaz, pour 21,7 millions, l’addition qui s’élève à 115 millions construits en dur place le département au niveau de ses voisines.

    En Savoie, 78,5 millions d’euros doivent être investis pour le futur village olympique de #Bozel, qui n’accueillera finalement que les athlètes du site de Courchevel, situé à 18 kilomètres – les épreuves techniques de ski alpin ayant échappé à Méribel au profit de #Val-d’Isère. Mais en Savoie, des fonds importants sont aussi prévus pour la remise à niveau de la piste de bobsleigh de La Plagne, soit 43 millions d’euros, et une prolongation du tremplin de saut à ski de Courchevel, pour 43,6 millions d’euros.

    Le fait accompli

    Ce ruissellement de #fonds_publics au prétexte des JO est ouvertement attendu par certains maires pour soutenir la #promotion_immobilière dans leurs stations. Pour la population, c’est encore l’incertitude, notamment sur la réelle contribution des communes. L’information n’a été donnée qu’au compte-goutte, et des consultations débutent, selon des modalités diverses et variées, au moment où les appels d’offres sont déjà passés.

    Constatant les « démarches lancées en parallèle, voire en amont », le Grec Alpes-Auvergne pointe aussi le « risque évident » de voir la feuille de route environnementale « établie pour tenir compte du fait accompli plutôt que pour permettre aux décideurs en charge d’en intégrer les préconisations dans leurs prises de décisions et initiatives ».

    Après avoir été assignée par plusieurs ONG devant les juridictions administratives pour lui enjoindre « d’organiser une mesure de participation du public », la #Société_de_livraison_des_ouvrages_olympiques (#Solideo) a saisi d’elle-même, le 22 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne des garants de plusieurs « concertations préalables » : pour l’aménagement du site de ski de fond de La Clusaz, le projet d’ascenseur valléen de La Grande Plagne et l’aménagement du site de compétition de Montgenèvre.

    Réunions publiques prévues

    Mais l’établissement public a entrepris d’organiser ses propres réunions de concertation, hors CNDP, sur les autres sites à Briançon, à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), au Grand-Bornand et ailleurs.

    Le 9 juin, les deux garants désignés par la CNDP ont demandé au Cojop et à la Solideo d’expliquer cette différence de traitement.

    À La Clusaz, le maire, #Didier_Thévenet, un proche du président du Cojop, #Edgar_Grospiron, a formalisé l’engagement de sa commune en faisant voter, en décembre 2025, le transfert de la maîtrise d’ouvrage des aménagements du site des Confins à la Solideo. « Tout a été décidé en cinq minutes, relève Anna*. On n’a jamais été consultés pour ces JO. » Questionné durant l’automne, le maire prétendait n’avoir « aucune information ». En décembre, il a salué « les nombreuses relations de travail déjà établies » avec la Solideo.

    Sans trop attendre, l’établissement a lancé ses premiers appels d’offres en mars pour l’assistance à maître d’ouvrage de l’aménagement du « pôle nordique » des Confins.

    Dans leur note du 9 juin, les garants de la CNDP ont rappelé que la concertation devait « débattre d’abord de l’opportunité du projet », « des alternatives » et intégrer « l’option zéro », à charge pour la Solideo et le Cojop de préciser « ce que le projet apporte au public et aux territoires ». À ce stade de « la concertation préalable », la décision de faire le projet « n’est pas encore prise » et il importe de laisser « les champs ouverts aux débats ».

    La réunion publique prévue par la commune de La Clusaz, fin septembre, devrait intégrer ces préconisations, et non pas seulement annoncer les gagnants des appels d’offres.

    À Briançon, le même scénario s’est mis en place pour les rénovations du fort des Trois Têtes et de l’usine de la Schappe. L’appel à candidatures ayant été lancé dès juillet 2025, l’annonce du choix des « lauréats » pour le fort – #Linkcity (#Bouygues_Construction), les promoteurs #Edifim et #Elegia ainsi que l’architecte #Philippe_Prost – et l’usine – #Icade_Promotion et les architectes #Jean-Michel_Wilmotte et #Nathalie_d’Artigues – a précédé les réunions de « concertation » de la Solideo et du maire, #Arnaud_Murgia, un ancien secrétaire national de l’UMP élu pour la première fois à Briançon en 2020.

    Ironie de l’histoire, le projet actuel reprend les grandes lignes d’un #aménagement soutenu par l’ancien maire socialiste et vendu par un promoteur depuis mis en examen pour #escroquerie.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250626/jo-d-hiver-2030-les-atteintes-l-environnement-planifiees-par-le-comite-d-o
    #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #environnement #forêt #déforestation #artificialisation_des_sols #coût

  • Il nuovo Patto su migrazione e asilo ci costerà due miliardi in cinque anni

    Dal piano presentato dal governo per implementare la nuova legislazione europea in vigore dal 12 giugno emergono esborsi enormi. Altreconomia l’ha consultato in esclusiva. Dai nuovi Cpr alle “zone di frontiera”, ecco le novità

    Implementare le misure previste dal Patto sulla migrazione e l’asilo costerà all’Italia più di due miliardi di euro nei prossimi cinque anni. Tra le spese più alte figurano quelle per il gratuito patrocinio (507 milioni), l’assunzione di 1.403 tra magistrati e funzionari per esaminare i ricorsi (327 milioni) e la costruzione di cinque nuovi Centri di permanenza per il rimpatrio (210 milioni). È la stima realizzata da Altreconomia, che ha potuto consultare in esclusiva il Piano di attuazione presentato dal Governo Meloni alla Commissione europea nel dicembre 2024 e mai reso pubblico.

    Una mancanza di trasparenza rispetto a cui non è bastata la sentenza del Tribunale amministrativo regionale del Lazio che ha riconosciuto il nostro diritto a visionarlo: quando la rivista va in stampa (il 20 maggio), oltre 70 giorni dopo il termine per l’invio, la copia del Piano aggiornato non è ancora stata inviata. Eppure l’interesse pubblico, come emerge dal documento che siamo comunque riusciti a visionare, non riguarda solo i costi.

    La nuova legislazione europea, in vigore dal 12 giugno, stravolgerà infatti tantissimi aspetti della normativa sull’immigrazione. Quelli più rilevanti riguardano l’accoglienza e la procedura di richiesta d’asilo. Chi arriva irregolarmente sul territorio italiano -e già questa è una forzatura- verrà sottoposto alla cosiddetta procedura di screening, che riguarda un primo controllo sulla salute, l’individuazione di eventuali vulnerabilità e la registrazione nelle banche dati. Tutto dovrebbe avvenire entro sette giorni (tre se la persona viene rintracciata sul territorio). Una volta terminato lo screening, entro cinque giorni la persona dovrà presentare richiesta di protezione internazionale.

    La maggior parte di queste domande verrà sottoposta alla “procedura accelerata alla frontiera”. “Sono più di dieci le ipotesi che permettono allo Stato di applicarla -spiega l’avvocata Eleonora Celoria, socia dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi)-. In tre casi la procedura alla frontiera diventa obbligatoria”. Quali? Se una persona è considerata un pericolo per la sicurezza nazionale, se ha consegnato documenti falsi o se appartiene a una nazionalità che ha un tasso di riconoscimento della protezione internazionale nei Paesi Ue inferiore al 20%.

    L’aspetto critico è che chi rientra in questa procedura, secondo la nuova normativa, deve rimanere nella “disponibilità” delle autorità per i tre mesi necessari all’esame della domanda. Periodo in cui, tra l’altro, non potrà lavorare. “Per giustificare il fatto che la persona non può muoversi liberamente, senza applicare le misure stringenti sulla limitazione della libertà personale, si introduce il concetto di ‘finzione di non ingresso’ -riprende Celoria-. Si fa finta che la persona non sia mai entrata sul territorio italiano anche se magari si trova già in una città del Nord Italia”.

    “Per giustificare il fatto che la persona non può muoversi liberamente, si introduce il concetto di ‘finzione di non ingresso’”-Eleonora Celoria

    Per quanto riguarda il come questo avverrà, con molta probabilità -saranno i decreti a specificare le modalità nel dettaglio- ci sarà un obbligo di dimora nel centro in cui le persone sono accolte o l’impossibilità di superare i confini di una certa area geografica. “Il diritto d’asilo diventa strettamente connesso alla libertà di movimento: evitando una detenzione vera e propria, che ci sarà solo in alcuni casi, si elimina l’intervento giurisdizionale e si lascia ampia discrezionalità alla polizia che potrà decidere i vari gradi di limitazione della libertà”.

    In questo quadro nel Piano di attuazione l’Italia specifica che individuerà 17 zone di frontiera oltre alle 12 già esistenti e sparse in tutto il Paese, da Agrigento a Matera fino a Gorizia. Per ogni sito si stima un costo pari a 17 milioni di euro nel quinquennio, a cui vanno aggiunte le spese per i 12 hotspot già presenti (19 milioni di euro) e quelli che potrebbero essere costruiti (il governo nel Piano usa il condizionale). Non solo. Viene preventivata una spesa di 1,2 milioni di euro all’anno per le postazioni dell’Ufficio di sanità marittima, aerea e di frontiera (Usmaf) competente per la sanità transfrontaliera e 500mila euro per le attività delle Aziende sanitarie, necessarie per “identificare patologie e vulnerabilità meritevoli di essere approfondite ai fini dell’indirizzamento alla procedura e al percorso di accoglienza più adeguati”. I posti nelle strutture in cui svolgere le procedure sono un elemento chiave: il Patto prevede una disponibilità crescente che dipende dagli sbarchi. Per l’Italia -quando il documento è stato presentato nel dicembre 2024- era di 8.016 tra giugno 2025 e giugno 2026, il doppio (16.032) l’anno dopo e il triplo entro il 14 ottobre 2027 (24.048 posti).

    Il governo scrive che per raggiungere la capacità minima di 8.016 posti ne sono necessari duemila nei Centri di prima accoglienza (Cpa), che si aggiungono ai 3.540 già esistenti, e 270 in più nei centri di trattenimento di frontiera (che si aggiungono ai 50 presenti a Porto Empedocle, in provincia di Agrigento, e agli 83 di Modica-Pozzallo, in quella di Ragusa). Il costo per la realizzazione dei Cpa è di 50 milioni di euro in due anni, quello dei centri di trattenimento 8,1 milioni. A questo si aggiunge la realizzazione, stando al Piano, di cinque nuovi Centri di permanenza per il rimpatrio da 120 posti con una stima solo per le risorse umane e materiali di 7,6 milioni di euro, esclusa la gestione della struttura. Inoltre non viene indicato il costo di costruzione complessivo: quello nuovo di Castel Volturno (CE), ad esempio, costerà da solo 41,2 milioni di euro. Moltiplicato per cinque fa 210 milioni di euro.

    Ai costi vivi di gestione e costruzione delle strutture si aggiungono quelli per l’attivazione di 24 nuove sezioni della Commissione territoriale (Ct) centrpoichè il tempo massimo per decidere sulle procedure accelerate di frontiera è di tre mesi. È così prevista per ogni Ct l’assunzione di un presidente, dieci funzionari e tre-quattro unità di supporto. Totale: circa 26,7 milioni di euro all’anno che comprendono i servizi di mediazione (si calcolano appena due ore di audizione per 16.032 persone il primo anno e 24.048 dal secondo).

    Le due voci che hanno maggior impatto sono, come detto, quelle relative alla magistratura e al gratuito patrocinio. Per gestire il contenzioso -nel Piano si legge che tra il 30 giugno 2023 e il 30 giugno 2024 è aumentato del 46%- verranno assunte in totale 1.403 nuove unità, di cui 135 magistrati ordinari. Il costo stimato in dieci anni è di 584 milioni di euro. Anche in questo caso si aggiunge la mediazione, calcolata su quattro ore di media a persona per un totale, sempre nel decennio, di 30,6 milioni. Il totale per il gratuito patrocinio è invece pari a 71,9 milioni di euro per il primo anno e 107,7 dal secondo in poi.

    “Questo sistema crea enormi sacche di irregolarità”, conclude Celoria. Il richiedente asilo sottoposto a una procedura accelerata di frontiera che abbandonerà il centro o non rispetterà la limitazione geografica imposta, se fermato sul territorio, vedrà la sua richiesta automaticamente annullata e potrà essere portato in un Cpr in attesa di essere rimpatriato. Anche con le cinque nuove strutture i posti saranno circa 2.200. Per tutti gli altri ci sarà l’irregolarità e l’invisibilità.

    Un’altra preoccupante novità contenuta nel Patto riguarda i minori. L’età di chi è obbligato a lasciare le impronte e sottoporsi al fotosegnalamento precipita da 14 a sei anni ed è possibile utilizzare metodi “coercitivi” per costringere i minori a farlo. Ma soprattutto si apre alla possibilità di detenzione anche per gli under 18: nel Patto, infatti, non c’è nessun divieto e le procedure di screening sono uguali per tutti a prescindere dall’età.

    L’età di chi è obbligato a lasciare le impronte e sottoporsi al fotosegnalamento precipita da 14 a sei anni ed è possibile utilizzare metodi “coercitivi”

    “Questo creerà una condizione di promiscuità tra minori e adulti nelle strutture di accoglienza”, osserva Celoria. E non è da escludere la detenzione vera e propria. Nel disegno di legge di attuazione delle norme del Patto presentato dal governo il 20 aprile 2026 si specifica che la competenza della convalida di un eventuale trattenimento spetta al Tribunale per i minorenni. “Magari non succederà -conclude l’avvocata- ma non averlo escluso a priori è un segnale preoccupante”.

    https://altreconomia.it/il-nuovo-patto-su-migrazione-e-asilo-ci-costera-due-miliardi-in-cinque-
    #pacte #pacte_migrations_et_asile #migrations #réfugiés #UE #union_européenne #coût #coûts #rétention #détention_administrative #Italie #screening #procédure_accélérée_à_la_frontière #fiction_de_non-entrée #liberté_de_circulation #liberté_de_mouvement #zones-frontière #hotspots #centri_di_prima_accoglienza (#cpa) #Porto_Empedocle #Modica-Pozzallo #Castel_Volturno #mineurs

  • Xénophobie en Afrique du Sud : les opérations de rapatriement volontaire de migrants se poursuivent
    https://www.dakaractu.com/Xenophobie-en-Afrique-du-Sud-les-operations-de-rapatriement-volontaire-de

    Xénophobie en Afrique du Sud : les opérations de rapatriement volontaire de migrants se poursuivent
    En Afrique du Sud, les opérations de rapatriement volontaire se poursuivent, organisées par certains pays dont les ressortissants ont peur des représailles, à l’approche du 30 juin, date à laquelle plusieurs organisations militant contre l’immigration illégale ont annoncé de nouvelles actions. Beaucoup d’immigrés cherchent donc à quitter les lieux.Le Ghana, le Mozambique, le Nigeria ou encore la Zambie ont déjà permis à des centaines de leurs ressortissants de rentrer. Différents incidents liés aux tensions xénophobes ont causé la mort de trois étrangers, tous Africains, cette année, selon les chiffres des autorités sud-africaines.Dans la ville du Cap, des centaines de Zimbabwéens s’étaient récemment rassemblés devant leur consulat pour demander à être rapatriés, ne se sentant plus en sécurité. Ils sont restés plusieurs jours dans le froid de l’hiver austral. Les opérations pour les ramener dans leur pays ont finalement débuté.
    La même situation s’est présentée du côté de Durban, à une plus grande échelle, avec environ 10 000 Malawiens qui ont quitté leurs habitations et campaient dans un espace communautaire surpeuplé de la ville. Cinq mille personnes ont déjà été rapatriées, selon les autorités et un deuxième site a été aménagé afin de mieux accueillir ceux en attente. De nouveaux ressortissants en provenance de la région ont afflué, alors qu’une manifestation a dégénéré le 19 juin dans la ville de Pietermaritzburg, dans l’est du pays, et qu’un Malawien de 29 ans est décédé.À la mi-juin, plus de 2 700 étrangers avaient déjà été volontairement renvoyés dans leur pays d’origine, suite aux annonces du président Cyril Ramaphosa promettant notamment de renforcer les contrôles contre l’emploi de personnes en situation irrégulière.
    L’Afrique du Sud est en proie depuis plusieurs mois à des manifestations dans tout le pays réclamant le départ des immigrés clandestins, certaines fixant la date du 30 juin comme une forme d’ultimatum, en dehors de toute légalité. Plus de trois millions d’étrangers vivent en Afrique du Sud, soit 5,1% de la population, selon l’agence nationale de statistiques et le dernier recensement conduit en 2022.

    #Covid-19#migration#migrant#afriquedusud#nigeria#ghana#mozambique#zambie#racisme#retour#migrationirreguliere#rapatriement#sante

  • Les rappeurs sortent le drapeau français pour mettre les fachos K.O. – Musique Journal
    https://musique-journal.fr/2026/06/22/les-rappeurs-sortent-le-drapeau-francais-pour-mettre-les-fachos-k-o


    https://seenthis.net/messages/1175763

    Il y a les journées banales et les journées où Jordan #Bardella décide de rendre un #rappeur célèbre en portant plainte contre lui. Le 26 mai dernier appartient à la seconde catégorie. En cause : le clip du morceau « Un Facho K.O » du rappeur Soli, jusqu’ici relativement inconnu, où des acteurs portant des masques de Jordan Bardella, Marine Le Pen et Éric #Zemmour se font marrave par Soli et ses copains. La mise en scène est intéressante : au départ, les deux camps se toisent et s’invectivent à distance sur un terre-plein bétonné de ville périphérique comme il y en a des milliers en #France, avant de se jeter l’un sur l’autre dans une séquence au ralenti digne d’un shonen de bagarre. Le pseudo-Zemmour finit scotché au chatterton à un poteau et le pseudo-Bardella se prend un « pénalty » (un coup de pied dans la tête, alors qu’il est allongé au sol) – ce moment est d’ailleurs filmé sur le point de pénalty d’un terrain de foot, pour que personne ne loupe le sens caché.

    Le clip fait le tour d’internet, le blanc-bec du #RN s’égosille. Pour lui, ce clip est une menace de mort, une continuité du climat de « violence politique ». Cela motive donc des poursuites judiciaires, mais déjà l’effet Streisand se met en route et Soli, rappeur dont le précédent morceau plafonnait à quelques milliers d’écoutes, devient en quelques heures le rappeur dont tout le monde parle. Même les médias mainstream, dont certains s’offusquent de la violence représentée à l’image. Dans une brève qui relate cet épisode, Libération rappelle qu’un penalty, c’est le sort qui a été réservé à Quentin Deranque, le nazillon mort à Lyon. À la télé, BFM TV et Pascal Praud reprennent en chœur les éléments de langage de Bardella et ses laquais. Il faut moins d’une matinée pour que les médias bollorisés tombent d’accord pour dire que Soli n’a pas de talent, n’est pas un artiste et mérite de ressentir la puissance de l’arsenal juridique français. À titre personnel, je trouve au contraire que Soli n’aurait pas pu mieux faire. Son titre arrive pile au bon moment, associe astucieusement symboles et positions politiques claires, opte pour un ton radical et teinté d’humour, tout en utilisant les bons éléments sonores pour en faire un succès. Je m’explique.

    #effet_streisand

  • Faux manifeste pour une vraie écologie politique
    https://www.terrestres.org/2026/06/18/faux-manifeste-pour-une-vraie-ecologie-politique

    Comment aborder les enjeux écologiques à la veille de l’élection de 2027 ? L’histoire internationale récente augure-elle une victoire de la gauche ? Dans une nouvelle BD de prospective sérieuse et hilarante, Alessandro Pignocchi esquisse des réponses sous la contradiction de François Mitterrand, d’une outarde présidente ou d’une mésange social-démocrate. L’article Faux manifeste pour une vraie écologie politique est apparu en premier sur Terrestres.

    #Bande_dessinée #Ecologie Politique #Extrême_droite #Luttes #Récits #Vivants #Zads

  • A #nisida il #calcio è #reinserimento_sociale
    https://informareonline.com/a-nisida-il-calcio-e-reinserimento-sociale

    Sull’isola di Nisida, nel golfo flegreo, l’Istituto Penale per Minorenni di Napoli è diventato negli ultimi anni un laboratorio di sperimentazione per la rieducazione sociale. Alcuni esempi sono Nisida Coast to Coast, progetto che integra istruzione e formazione professionale, mirando a creare sbocchi lavorativi nel settore turistico e della valorizzazione dei Campi Flegrei e laboratori […] L’articolo A Nisida il calcio è reinserimento sociale proviene da Informareonline, scritto da Sara Marseglia

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Giugno_2026 #Istituto_Penale_per_Minorenni_di_Napoli #zona_luce

  • La guerra in Ucraina senza fine
    https://radioblackout.org/2026/06/la-guerra-in-ucraina-senza-fine

    La guerra in Ucraina ha superato la durata della Prima guerra mondiale ed è diventata una guerra d’attrito che sta coinvolgendo i paesi della #nato sempre più esposti nel sostegno al governo di Kiev . #zelensky non fa mistero delle sue simpatie revansciste anche a costo di inimicarsi i fedelli alleati polacchi ,come è accaduto […]

    #Blackout_Inside #L'informazione_di_Blackout #Ucraina;_Russia;_crisi;_geopolitica
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/06/INFO-15062026-DALLAGLIO.mp3