• #Police attitude, 60 ans de #maintien_de_l'ordre - Documentaire

    Ce film part d´un moment historique : en 2018-2019, après des affrontements violents entre forces de l´ordre et manifestants, pour la première fois la conception du maintien de l´ordre a fait l´objet de très fortes critiques et d´interrogations insistantes : quelle conception du maintien de l´ordre entraîne des blessures aussi mutilante ? N´y a t-il pas d´autres manières de faire ? Est-ce digne d´un État démocratique ? Et comment font les autres ? Pour répondre à ces questions, nous sommes revenus en arrière, traversant la question du maintien de l´ordre en contexte de manifestation depuis les années 60. Pas seulement en France, mais aussi chez nos voisins allemands et britanniques, qui depuis les années 2000 ont sérieusement repensé leur doctrine du maintien de l´ordre. Pendant ce temps, dans notre pays les autorités politiques et les forces de l´ordre, partageant la même confiance dans l´excellence d´un maintien de l´ordre « à la française » et dans le bien-fondé de l´armement qui lui est lié, ne jugeaient pas nécessaire de repenser la doctrine. Pire, ce faisant c´est la prétendue « doctrine » elle-même qui se voyait de plus en plus contredite par la réalité d´un maintien de l´ordre musclé qui devenait la seule réponse française aux nouveaux contestataires - lesquels certes ne rechignent pas devant la violence, et c´est le défi nouveau qui se pose au maintien de l´ordre. Que nous apprend in fine cette traversée de l´Histoire ? Les approches alternatives du maintien de l´ordre préférées chez nos voisins anglo-saxons ne sont sans doute pas infaillibles, mais elles ont le mérite de dessiner un horizon du maintien de l´ordre centré sur un rapport pacifié aux citoyens quand nous continuons, nous, à privilégier l´ordre et la Loi, quitte à admettre une quantité non négligeable de #violence.

    https://www.dailymotion.com/video/x7xhmcw


    #France #violences_policières
    #film #film_documentaire #Stéphane_Roché #histoire #morts_de_Charonne #Charonne #répression #mai_68 #matraque #contact #blessures #fractures #armes #CRS #haie_d'honneur #sang #fonction_républicaine #Maurice_Grimaud #déontologie #équilibre #fermeté #affrontements #surenchère #désescalade_de_la_violence #retenue #force #ajustement_de_la_force #guerilla_urbaine #CNEFG #Saint-Astier #professionnalisation #contact_direct #doctrine #maintien_de_l'ordre_à_la_française #unités_spécialisées #gendarmes_mobiles #proportionnalité #maintien_à_distance #distance #Allemagne #Royaume-Uni #policing_by_consent #UK #Angleterre #Allemagne #police_militarisée #Irlande_du_Nord #Baton_rounds #armes #armes_à_feu #brigades_anti-émeutes #morts #décès #manifestations #contestation #voltigeurs_motoportés #rapidité #23_mars_1979 #escalade #usage_proportionné_de_la_force #Brokdorf #liberté_de_manifester #innovations_techniques #voltigeurs #soulèvement_de_la_jeunesse #Malik_Oussekine #acharnement #communication #premier_mai_révolutionnaire #Berlin #1er_mai_révolutionnaire #confrontation_violente #doctrine_de_la_désescalade #émeutes #G8 #Gênes #Good_practice_for_dialogue_and_communication (#godiac) #projet_Godiac #renseignement #état_d'urgence #BAC #brigades_anti-criminalité #2005 #émeutes_urbaines #régime_de_l'émeute #banlieue #LBD #flashball #lanceur_de_balles_à_distance #LBD_40 #neutralisation #mutilations #grenades #grenade_offensive #barrage_de_Sivens #Sivens #Rémi_Fraisse #grenade_lacrymogène_instantanée #cortège_de_tête #black_bloc #black_blocs #gilets_jaunes #insurrection #détachement_d'action_rapide (#DAR) #réactivité #mobilité #gestion_de_foule #glissement #Brigades_de_répression_des_actions_violentes_motorisées (#BRAV-M) #foule #contrôle_de_la_foule #respect_de_la_loi #hantise_de_l'insurrection #adaptation #doctrine #guerre_civile #défiance #démocratie #forces_de_l'ordre #crise_politique

  • Reportage : à #Calais, des associations rendent leur identité aux migrants décédés

    Depuis janvier 2020, alors que les traversées par la mer se multiplient, onze migrants sont morts ou portés disparus dans le nord de la France en voulant rejoindre l’Angleterre. À Calais et Grande-Synthe, une équipe de bénévoles œuvre pour identifier les exilés décédés et organiser leurs obsèques.

    Il y a, au milieu du cimetière nord de Calais, un carré de tombes nues. Ce sont de tristes monticules de terre sablonneuse avec en guise de stèles de simples écriteaux en bois où sont inscrits les nom, prénom et dates du défunt. Certains ne comportent qu’un nom et une date, d’autres seulement un nom. D’autres encore, rien qu’un numéro.

    C’est ici que repose Behzad Bagheri-Parvin, né en 1988 en Iran et retrouvé mort le 18 octobre 2020 sur la plage de Sangatte (Pas-de-Calais) après avoir tenté de rejoindre l’Angleterre en canot.

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    Mais ce dimanche 18 octobre, lorsque la presse locale titre sur son décès, il n’est encore qu’un migrant « d’apparence iranienne âgé d’entre 20 et 40 ans ». Son identité exacte demeure inconnue. Ceux qui tentent la traversée ont rarement des papiers sur eux.

    À Calais, le « groupe décès », comme il s’est baptisé lui-même, se réunit en urgence. Formellement constitué en 2017, il regroupe des bénévoles de plusieurs associations : le Secours catholique, Utopia 56, l’Auberge des migrants, la Croix-Rouge, Médecins du monde et Refugee Women’s Centre ; ainsi que des citoyens militants. En tout, une vingtaine de personnes. Sa mission : identifier les exilés morts à Calais, contacter leur famille afin de permettre leur rapatriement ou, s’il est impossible, leur offrir des funérailles dans le respect de leurs traditions. Soit redonner une identité à des personnes que des conditions de vie indignes avaient rendues invisibles. « Face aux décès qui se multiplient, cela représente un travail très complexe et délicat, observe Juliette Delaplace, coordinatrice au Secours catholique. Il fallait donc s’organiser avec plusieurs associations. » Mais aussi gagner en efficacité en centralisant les démarches.
    « Inspecteur Columbo »

    Deux équipes sont formées. Une militante calaisienne se charge de prendre contact avec les autorités, tandis qu’un binôme s’occupe des proches à Calais et de la famille. Encore faut-il les trouver. Car pour identifier l’homme découvert sur la plage de Sangatte, le « groupe décès » ne dispose que d’une photo publiée dans la presse où l’on ne distingue que ses cheveux et un bref descriptif fourni par la police : grand, brun, typé. Maigres indices. Et il y a environ 800 migrants éparpillés dans la ville. « L’errance, l’invisibilisation des exilés compliquent notre travail », déplore Mariam Guerey, volontaire au Secours catholique et membre historique du « groupe décès ». « C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin (...) J’avais l’impression d’être l’inspecteur Columbo ».

    Le temps presse. L’officier de police en charge de l’affaire s’apprête à partir en vacances. Il aimerait bien que l’enquête soit bouclée avant. Dans le cas contraire, le « groupe décès » redoute un enterrement sous X. « C’est ce qu’on veut empêcher, pour ne pas qu’ils meurent dans l’oubli », s’émeut Siloé Medriane, coordinatrice à Utopia 56. Il faut aussi agir avant que de fausses informations ne se propagent sur les réseaux sociaux, quant à l’identité de la victime notamment. Les nouvelles vont vite et des familles pourraient s’inquiéter inutilement. Deux mois plus tôt, après le décès d’un migrant soudanais, lui aussi mort noyé en voulant gagner l’Angleterre, la ministre déléguée à l’Intérieur Marlène Schiappa avait évoqué sur Twitter « un mineur de 16 ans » et promis de redoubler les efforts contre les passeurs. « Mais Abdulfatah n’était pas mineur. Et son ami et lui étaient partis sans l’aide de passeurs », proteste Juliette Delaplace.

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    Accompagnée d’un bénévole afghan et d’un persanophone, Mariam Guerey fait le tour des campements. Chez les Égyptiens, personne ne manque à l’appel. Chez les Syriens non plus. Les Iraniens, en revanche, se souviennent que l’un d’eux avait annoncé le matin du 17 octobre vouloir tenter la traversée le soir même. La coiffure qu’on devine sur la photo du journal pourrait correspondre. Un nouvel indice consenti par la police – l’homme décédé porte une fine barbe – confirme cette piste. Une photo est présentée à l’enquêteur : c’est bien lui.
    Honorer les morts

    La famille de Behzad Bagheri-Parvin est contactée. Mais le prix communiqué par l’ambassade d’Iran pour faire rapatrier sa dépouille est trop élevé. Il sera donc inhumé à Calais selon le rite chiite et les vœux de ses parents. « On se positionne en soutien. Jamais on ne prendrait une décision à la place des proches », insiste Juliette Delaplace. Deux mois plus tôt, environ 200 personnes avaient assisté à l’enterrement d’Abdulfatah Hamdallah. Ce mercredi 4 novembre, restrictions sanitaires obligent, ils ne sont qu’une petite vingtaine à pouvoir rendre un dernier hommage à Behzad Bagheri-Parvin. Une étoffe noire est dépliée sur la sépulture. On y dépose des fleurs et des gâteaux. Une vidéo est tournée, conformément aux souhaits du père. « À chaque fois, on essaie de rassembler des petits objets pour les donner à la famille. On a récupéré un peu de terre, une photo, l’étoffe qui avait été étendue sur la tombe, un bonnet », raconte Mariam Guerey. Son regard s’absente, comme perdu dans ces souvenirs.

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    « Nous pallions une absence totale de prise en charge qu’on considère comme indigne de la part des autorités, déplore Juliette Delaplace. Si nous ne nous étions pas mobilisés, l’affaire aurait été classée sans qu’on ait pu identifier Monsieur Bagheri-Parvin, contacter sa famille, s’assurer que son inhumation soit conforme à ses croyances. S’il n’y avait pas eu cette mobilisation, il aurait été enterré sous X au carré des indigents. »
    Sensibiliser les vivants

    Les associations actives au sein du « groupe décès » œuvrent aussi pour les vivants. Médecins du monde oriente les proches des personnes décédées ou les rescapés de naufrages vers des structures médico-psychologiques quand ils en expriment le besoin. En plus de sa mission de recherche des personnes disparues, la Croix-Rouge mène quant à elle un important travail de prévention auprès des exilés. Tout est fait pour éviter la rupture familiale. « Nous leur demandons comment ils conservent leurs numéros, quand ils ont échangé avec leurs parents pour la dernière fois », énumère Vittoria Logrippo, coordinatrice du dispositif de soutien aux exilés à Lille.

    L’organisation met à leur disposition des lignes d’appel à l’international, une connexion wifi ou des prises pour recharger leurs portables. « Mais à Calais, ce maintien du lien est très difficile parce que les personnes sont encore en mouvement », remarque Marion Huot, officier de recherche au service de rétablissement des liens familiaux de la Croix-Rouge pour la région des Hauts-de-France. « Certaines n’ont aucun contact avec leur famille depuis leur départ il y a quatre ou cinq ans. » Pour celles-ci, pas question de donner de nouvelles avant d’avoir atteint leur but. Cela pourrait sonner comme un aveu d’échec.

    En discutant avec son voisin, prêtre à la retraite et bénévole au Secours catholique lui aussi, Mariam Guerey a songé à un porte-clé étanche dans lequel les migrants pourraient glisser une photo et le numéro d’un proche avant de tenter la traversée. N’importe quoi pour empêcher qu’ils ne meurent dans l’oubli.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/28657/reportage-a-calais-des-associations-rendent-leur-identite-aux-migrants

    #France #morts #décès #migrations #réfugiés #cimetière #obsèques #identification

  • COVID, la mort en FaceTime | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-l-homme-2020-2-page-33.htm

    Ce récit documente comment des malades sont morts en FaceTime pendant l’épidémie de Covid. À partir d’une enquête de terrain que j’ai commencée en janvier 2020 dans le service de réanimation d’un hôpital de la côte Ouest des États-Unis, je raconte l’apparition de la Covid-19, la séparation des malades de leurs familles, la #mort vécue sur l’#écran des téléphones mobiles, ainsi que les différentes façons d’agir des soignants face à cette situation que, tous, s’accordèrent à trouver « horrible ».

    via @hubertguillaud

  • Du jour au lendemain
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/du-jour-au-lendemain

    La bibliothèque de Bourges m’invite pour animer deux ateliers d’écriture numérique à destination d’un public non initié, afin de lui faire découvrir l’étendue et la richesse des possibilités offertes par les nouvelles technologies. J’arrive la veille en fin d’après-midi. Le premier atelier est annulé faute de participants. La directrice m’accompagne à l’hôtel Le Christina. Nous dinerons ensemble. En attendant l’heure du repas, je me promène dans les rues autour de la cathédrale Saint-Étienne et prends des (...) #Palimpseste / #Violence, #Art, #Photographie, #Écriture, #Regard, #Temps, #Mémoire, #Mort, #Absence, #Politique, Société, #Paris, (...)

    #Société #Nuit
    https://mediatheque.ville-bourges.fr
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_13_novembre_2015_en_France
    https://www.instagram.com/p/-EeFX3HG8X
    https://lesheurescreuses.net/2020/11/13/dans-lombre-vacillante
    http://13onze15.org/exposition-5ans
    http://13onze15.org
    http://13onze15.org/journal-du-13

  • –-> Les autorités grecques arrêtent et poursuivent un réfugié afghan, le père d’un enfant mort noyé pendant la traversée depuis la Turquie, pour « #mise_en_danger de l’enfant. »
    https://twitter.com/EricFassin/status/1326088902839504903

    Greek authorities arrest father of dead migrant child

    Greek authorities have arrested a migrant whose son died while attempting to reach a Greek island from the nearby Turkish coast on suspicion of endangering a life, a crime that could carry a penalty of up to 10 years in prison.

    The 25-year-old man and his 6-year-old son, both Afghans, were among a total of 25 people who were found on the shores of the eastern Aegean island of Samos early Sunday. The coast guard said the body of the 6-year-old boy was found with one woman on a part of the coast that was particularly difficult to access, while the others were found in small groups elsewhere.

    According to the coast guard, the migrants said they had come across from the Turkish coast in a dinghy. Authorities said it was unclear what had happened to the boat, and exactly how the child had died.

    The coast guard said Monday a 23-year-old who had been identified as having driven the boat was arrested on suspicion of migrant smuggling, while the boy’s 25-year-old father was arrested on suspicion of violating endangerment laws. The endangerment of a person which leads to death can result in a prison sentence of up to 10 years.

    Greece is one of the most popular routes for people fleeing conflict and poverty in the Middle East, Asia and Africa and hoping to enter the European Union. The vast majority make their way to eastern Greek islands from the nearby Turkish coast.

    Although the distance is small, the journey is often perilous, with smugglers frequently using unseaworthy and vastly overcrowded boats and dinghies that sometimes capsize or sink.

    Although it is common for Greek authorities to arrest whoever is identified as having steered a migrant vessel to Greece, in the cases of shipwrecks it is rare for the surviving parents of children who die to be charged with criminal offences.

    “These charges are a direct attack on the right to seek asylum and it is outrageous that a grieving father is being punished for seeking safety for him and his child,” said Josie Naughton, founder of the aid organization Help Refugees/Choose Love.

    “Criminalizing people that are seeking safety and protection shows the failure of the European Union to find a solution to unsafe migration routes that forced thousands to risk their lives to seek protection,” Naughton said.

    Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed without permission.

    https://www.washingtonpost.com/politics/courts_law/greek-authorities-arrest-father-of-dead-migrant-child/2020/11/09/1b9ff304-229d-11eb-9c4a-0dc6242c4814_story.html

    #Grèce #réfugiés #asile #migrations #fermeture_des_frontières #décès #mort #responsabilité #honte #réfugiés_afghans #justice (sic)

    Je ne sais pas quels tags utilisé pour cette nouvelle... on touche tellement le fonds...

    ping @kaparia

    • Grèce : le père de l’enfant mort en mer arrêté pour « #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui »

      Les autorités grecques ont arrêté le père de l’enfant mort lors de la traversée de la mer Égée sur une embarcation de fortune. Cet Afghan de 25 ans est accusé de « mise en danger de la vie d’autrui » et risque jusqu’à 10 ans de prison.

      Un Afghan de 25 ans, père de l’enfant de six ans dont le corps a été retrouvé dimanche en mer Égée, a été arrêté par les autorités grecques. Le père et son fils avaient embarqué sur une embarcation de fortune, composée de 23 autres personnes, depuis les côtes turques dans le but de rejoindre les îles grecques.

      Il risque jusqu’à 10 ans de prison. C’est à notre connaissance la première fois que le parent d’un enfant mort lors d’une traversée de la mer est inculpé. Cette arrestation, inédite, inquiètent les ONG.
      « Attaque directe contre le droit de demander l’asile »

      « Cette accusation est une attaque directe contre le droit de demander l’asile. Il est scandaleux qu’un père en deuil soit puni pour avoir cherché la sécurité pour lui et son enfant », a réagi à l’AFP Josie Naughton, fondatrice de l’organisation humanitaire Help Refugees / Choose love.

      « La criminalisation des personnes qui recherchent une protection montre l’échec de l’Union européenne à trouver une solution aux routes migratoires dangereuses », a ajouté la militante.

      Le Conseil européen pour les réfugiés et exilés a pour sa part estimé que « cette nouvelle tragédie montre la nécessité urgente de trouver des voies sûres et légales » permettant aux demandeurs d’asile de rejoindre l’Europe en toute sécurité.
      Un autre passager arrêté pour trafic de migrants

      Selon les autorités, le corps du petit garçon a été découvert sur une partie de la côte difficile d’accès, avec une femme rescapée à ses côtés.

      Les raisons de ce naufrage sont pour l’heure encore floues, ont affirmé les garde-côtes grecs, tout comme les circonstances ayant entraînées la mort de l’enfant de six ans.

      Les passagers de ce canot avaient dans un premier temps été portés disparus. Une partie d’entre eux ont été retrouvés dimanche sur les rives de l’île de Samos, Dix personnes ont été secourues non loin de l’île grecque et six autres ont réussi à rejoindre les côtes à la nage.

      Un jeune de 23 ans, identifié comme le capitaine du bateau, a quant à lui été arrêté pour trafic de migrants.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/28411/grece-le-pere-de-l-enfant-mort-en-mer-arrete-pour-mise-en-danger-de-la

  • La #prison tue. Idir est #mort au mitard de Lyon-Corbas : sa famille exige la vérité. - IAATA
    https://iaata.info/La-prison-tue-Idir-est-mort-au-mitard-de-Lyon-Corbas-sa-famille-exige-la-ver

    « Pour vous expliquer l’histoire d’Idir : il a fini au mitard. Il s’est embrouillé avec les hessess et la brigadière et à la fin ils lui ont fait une clef de bras, ils l’ont frappé, ils lui ont mis le genou sur le cou, il l’a pas supporté et il est mort. Et ils l’ont pendu à la fin pour cacher la vérité. Et voilà personne dit rien, tout le monde s’en bat.

    Je suis en direct de Corbas là, on est le 6 Octobre 2020. Et voilà ce qui s’est passé pour le petit Idir ça s’est passé au mitard. Il était avec Y., il est témoin lui. Il a voulu en parler à tout le monde. Tout le monde essaie de le cacher. Et là il est au mitard, il a pris plusieurs peines pour une brigadière. En fait ils étaient là-bas, ils faisaient un peu de bordel. Voilà ils criaient à la fenêtre, ils tapaient dans les portes. Et ils sont venus. Ils s’en sont pris d’abord à Y. Ils ont coupé l’eau et l’électricité aux deux. Ba voilà au bout d’un moment quand on a soif et qu’on est enfermé quelque part et qu’on a plus d’électricité et plus d’eau, bah ils ont été obligés de boire dans les toilettes. Et ils les ont insultés tout ça et tout.

    Et ils sont rentrés dans la cellote de Y. et ils l’ont défoncé. Ils ont fait leur truc de genou là. Et bah juste après le petit jeune là Idir, il l’appelait pour lui demander l’heure de la prière, de la salat. C’est pour dire c’était pas quelqu’un de suicidaire, c’est sûr à 100%. Et bah juste après il les a entendus aller dans leur cellote et ils l’ont frappé. Sauf qu’il a plus rien entendu après. Il l’a appelé, appelé. Il répondait plus. Ils l’ont tué et là ils sont en train de cacher les choses à tout le monde. Personne dit rien ici. Là quand il est sorti du mitard il en a parlé à tout le monde ici.

    Là faut faire passer le message. Inch allah comme nous on est puni, bah eux aussi ils paient ces –bip-. »

    « Trouvez-vous qu’être interdit d’eau et d’électricité pendant
    plusieurs jours est une manière de traiter un homme ? »

  • Réactivation des anciennes routes migratoires en Méditerranée occidentale

    « Les anciennes routes migratoires sont de nouveau activées en Méditerranée occidentale », c’est ce qui ressort du dernier rapport d’Alarm Phone, assistance téléphonique pour les personnes en situation de détresse en mer Méditerranée. Selon ce document, les candidats à la migration irrégulière vers l’Espagne arrivent désormais en très grande majorité du Sud du Maroc ou d’Algérie. Selon le HCR, 1.460 candidats sont arrivés entre juin et août 2020 (en plus des 2.555 arrivées de janvier à mai). Le mois de septembre a vu une nouvelle augmentation importante des arrivées avec plus de 2.000 personnes, ce qui porte le nombre total d’arrivées aux îles Canaries en 2020 à 6.116 personnes (au 27 septembre). Ce chiffre est six fois supérieur à celui de la même période en 2019. Un cinquième de ces personnes sont des femmes. Parfois, il y a eu des centaines d’arrivées dans une même journée, comme le 6 septembre qui a vu 140 arrivées en six bateaux, le 8 septembre avec 160 arrivées en sept bateaux et le 15 septembre avec 130 arrivées en dix bateaux. Toutefois, le rapport précise que le nombre d’arrivées aux îles Canaries reste loin de celui de la ”crise de los cayucos” de 2006, lorsque plus de 30.000 personnes étaient arrivées à bord de bateaux de pêche en bois, en provenance de Mauritanie et du Sénégal. Aujourd’hui, les candidats marocains et algériens représentent 60% de l’ensemble des arrivées. Pourtant, les départs du Sud du Maroc ne sont pas la règle puisqu’il y a d’autres départs de plus en plus nombreux de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie. Ces candidats doivent passer des jours, parfois même une semaine, en mer, presque toujours confrontés à des vents et à des conditions météorologiques défavorables. Leur seul espoir est d’être secourus par le Salvamento Maritimo, mais la zone de patrouille la SAR espagnole s’étend sur un million de kilomètres carrés. Ce territoire est terriblement vaste au cas où un bateau s’y perd, ou encore si un de ses moteurs tombe en panne ou si les personnes à bord n’ont aucun moyen de communication. A rappeler que la route des Canaries est depuis longtemps connue comme la plus meurtrière de la Méditerranée. Cependant, et même en cas de débarquement aux îles Canaries, les difficultés sont loin d’être terminées. Ces derniers mois ont considérablement aggravé la situation. En l’absence de transferts de personnes vers l’Espagne, les capacités sont déjà au-delà du point de rupture. Depuis deux mois en particulier, les nouveaux arrivants sont contraints de camper sur l’asphalte du port à leur arrivée, de dormir sur des terrains de sport, dans des entrepôts portuaires ou même dans des complexes touristiques. Depuis que les tests de la Covid-19 ont été rendus obligatoires pour les candidats à la migration en juin, il y a de longues journées d’attente sous des tentes de fortune et dans des conditions déplorables, sous un soleil de plomb avec des températures supérieures à 40°C. Le port d’Arguineguín a accueilli entre 300 et 450 personnes ces dernières semaines et les mouillages sont bondés de bateaux en bois utilisés pour le voyage. La deuxième grande évolution constatée par le rapport d’Alarm Phone concerne la forte augmentation des arrivées en provenance d’Algérie. Du mois de janvier à août, 41% des candidats à la migration à destination de l’Espagne étaient des ressortissants algériens (contre 8% pour la période équivalente en 2019). Comme toujours, les raisons en sont multiples. « Le système politique de l’ancien président Bouteflika et la crise socioéconomique apparemment insoluble conduisent souvent à la décision de quitter le pays. La crise déclenchée par la Covid-19 et les contre-mesures prises pour empêcher sa propagation ont rendu la vie quotidienne de nombreux migrants encore plus difficile. Comme un passeport algérien n’offre pratiquement aucune chance d’obtention d’un visa pour l’UE, les Algériens sont contraints de s’embarquer sur la dangereuse route maritime. Tout comme leurs voisins marocains, ils ou elles sont immédiatement séparés des autres arrivants et font l’objet d’une procédure d’expulsion accélérée. Les Algériens sont renvoyés rapidement et de force dans leur pays d’origine », explique le document. Concernant cette réactivation des anciennes routes migratoires, Mohammed Charef, directeur de l’Observatoire régional des migrations, espaces et sociétés (ORMES) (Faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir) nous avait indiqué dans une récente édition que cette réactivation est tout à fait normale dans un contexte de contrôle forcé des frontières. « Vous fermez les portes devant un migrant, il passe par la fenêtre. Et c’est connu que dès qu’un lieu de passage est surveillé, il devient plus dangereux et plus cher et, du coup, on cherche de nouvelles routes ou on revient aux anciennes qui ont tendance à être oubliées mais pas totalement. Prenez le cas du Maroc, Gibraltar a constitué, durant le début des années 2000, le point de passage essentiel pour les migrants, mais dès l’installation d’un système européen de surveillance, la situation a complètement changé avec l’émergence d’autres routes comme celle des Iles Canaries (qui ont constitué pendant les années 2007, 2008 et 2009 un point de passage important vers l’Espagne), l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Turquie par la suite », a-t-il précisé. Et d’observer que la question migratoire demeurera d’actualité tant qu’il y aura un déséquilibre mondial sur tous les plans (économique, social, juridique…) et tant qu’il y aura un besoin européen de migrants. « Il y a tout un pan de l’économie européenne qui dépend de la main-d’œuvre irrégulière. Même dans les forums internationaux, le patronat défend cette main-d’œuvre considérée comme moins coûteuse, maniable à volonté et corvéable à merci… », avait-il conclu.

    https://www.libe.ma/Reactivation-des-anciennes-routes-migratoires-en-Mediterranee-occidentale_a1212
    #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires #nouvelles_routes #routes_migratoires #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #Méditerranée_occidentale #Canaries #îles_Canaries #Mauritanie #Sénégal

    • Arriban 1.100 inmigrantes en un día, la cifra más alta desde ‘la crisis de los cayucos’ de 2006

      Segunda manifestación en Arguineguín para reclamar la clausura del campamento de acogida del muelle

      Casi 1.100 inmigrantes, uno de ellos muerto, llegaron a Canarias a lo largo de ayer sábado a bordo de 20 embarcaciones, la cifra más alta en una sola jornada desde la “crisis de los cayucos” de 2006-2007, según las cifras que facilita el 112 una vez completados los recuentos en tierra. En concreto, los servicios de emergencia de las islas atendieron a 1.096 personas llegadas a las costas o rescatadas por Salvamento Marítimo en el Atlántico: 643 en 16 barcas en Gran Canaria, 271 en dos cayucos en Tenerife, 159 en un cayuco y una patera en El Hierro y 23 en una barquilla en La Gomera.

      Se trata de la afluencia de inmigrantes más alta del año en un solo día, con 363 personas más de las que se registraron el pasado 9 de octubre, cuando fueron rescatadas 733 personas en Canarias coincidiendo con la visita al campamento de Arguineguín del ministro de Inclusión Social y Migraciones, José Luis Escrivá.

      La Ruta Canaria se ha cobrado además este sábado una nueva vida, la de uno de los ocupantes de un cayuco localizado a 61 kilómetros de El Hierro, cuando se encontraba a la deriva. Media docena de buques de Salvamento Marítimo han participado en los diferentes rescates del día desde las cuatro de la madrugada, cuando se detectaron varias pateras a 18 millas al sur de Gran Canaria los radares del Servicio Integral de Vigilancia Exterior.

      También ayer, por segundo sábado consecutivo, vecinos de Mogán recorrieron ayer en manifestación en las calles de Arguineguín para reclamar medidas inmediatas al Estado para la gestión de la crisis migratoria que afecta a Canarias, y concretamente al municipio, donde se mantiene el campamento de emergencia que acoge a las personas migrantes que llegan a las costas del Archipiélago.

      El Ayuntamiento de Mogán informó que la manifestación fue convocada por la Cofradía de Pescadores de Arguineguín, que reivindica el traslado de las personas migrantes del puerto hacia instalaciones acondicionadas.

      https://www.laprovincia.es/canarias/2020/11/08/arriban-1-100-inmigrantes-dia-22571928.html

    • Llegan 600 migrantes durante la noche a Canarias en veinte pateras, que se suman al más de un millar de este sábado

      Todas las pateras fueron rescatadas por Salvamento Marítimo y trasladadas hasta el Muelle de Arguineguín, en Gran Canaria

      Unos 600 migrantes han llegado a Canarias durante la pasada noche a bordo de un total de 20 embarcaciones irregulares, según ha informado el Centro Coordinador de Emergencias y Seguridad (Cecoes) 112.

      Todas las pateras fueron rescatadas por Salvamento Marítimo y trasladadas hasta el Muelle de Arguineguín (Gran Canaria) para ser asistidos por Servicio de Urgencias Canario (SUC), Cruz Roja y personal del centro de salud de la zona.

      Esta veintena de embarcaciones irregulares se suman al goteo de constante de pateras durante el fin de semana, ya que durante la jornada del sábado fueron un total de 18 con más de 1.000 personas.

      https://www.laprovincia.es/canarias/2020/11/08/canarias-migrantes-22652765.html

    • 500 migrantes han muerto intentando llegar a Canarias en una semana

      Según la ONG Caminando Fronteras, 480 senegaleses han perdido la vida cuando intentaban llegar a Canarias en pateras o cayucos durante la última semana de octubre. «Es una tragedia terrible que en sólo unos días se hayan perdido tantas vidas, este año la ruta de Canarias está dejando una cifra de muertos vergonzosa», explica Helena Maleno, portavoz de la ONG

      El récord de llegadas de pateras y cayucos hasta Canarias también ha disparado otra cifra: la de los fallecidos en naufragios. Según la ONG Caminando Fronteras, durante la última semana de octubre, unos 480 migrantes fallecían en su intento por llegar al Archipiélago. Todos eran senegaleses que morían en el Atlántico cuando viajaban en pateras o cayucos. «Es una tragedia terrible que en sólo una semana haya tantas víctimas. Estamos recabando todas las informaciones que podemos sobre los naufragios de la ruta del Atlántico y estamos comprobando que las cifras de 2020 son vergonzosas», asegura Helena Maleno, portavoz de la ONG.

      Según Maleno, hace unos días recibieron llamadas de jóvenes internautas senegaleses alertándoles de estas muertes. «Teníamos constancia de dos de los naufragios y estos jóvenes nos han aportado informaciones de la Marina senegalesa y de otras organizaciones con la que hemos sumado estas 480 víctimas», cuenta la portavoz.

      Estos jóvenes internautas han organizado una jornada de duelo nacional para el próximo 13 de noviembre para recordar a las víctimas del fenómeno migratorio.

      https://cadenaser.com/emisora/2020/11/11/ser_las_palmas/1605095452_244277.html?ssm=fb

      #décès #morts #mourir_en_mer

    • Tiendas de campaña y camastros: así es el campamento para migrantes que reemplaza al de #Arguineguín

      Un año después de que se reactivara la ruta migratoria canaria en noviembre de 2019, los esperados espacios cedidos por el Ministerio de Defensa para albergar migrantes comienzan a habilitarse. La Brigada Canarias XVI del Mando de Canarias del Ejército de Tierra empezó este miércoles a levantar el campamento que gestionará el Ministerio del Interior en el antiguo polvorín de Barranco Seco, en Gran Canaria, a solo tres kilómetros del Centro de Internamiento de Extranjeros.

      El campamento está integrado por tiendas de campaña y 200 literas militares y tiene una capacidad total para 800 personas."En Arguineguín no todos dormían en camas o en literas", justifican desde Defensa en declaraciones recogidas por Desalambre.

      Según ha confirmado el departamento que dirige Fernando Grande-Marlaska, la finalidad de este espacio es que los agentes de la Policía Nacional procedan a la filiación de las personas llegadas por vía marítima a la Isla. Esta misma mañana, los propios militares procedieron a desinfectar la zona. Otro de los espacios cedidos por Defensa es el antiguo cuartel del Regimiento Canarias 50 en el barrio de La Isleta

      El antiguo polvorín de Barranco Seco sustituirá al campamento de emergencia levantado por Cruz Roja en el muelle de Arguineguín, cuyo desmantelamiento ya fue anunciado por Grande-Marlaska durante su visita a Gran Canaria en compañía de la comisaria europea Ylva Johansson. En la actualidad, unas 2.000 personas permanecen hacinadas en el puerto a la espera de los resultados de la PCR obligatoria a la que se someten al llegar al Archipiélago. La Comisión Española de Ayuda al Refugiado (CEAR) y Humans Right Watch ya advirtieron de que en el muelle no había carpas para todos, haciendo que cientos de migrantes se vieran obligados a dormir en el suelo y a la intemperie entre ratas, tal y como denunció el presidente del Cabildo de Gran Canaria, Antonio Morales, en un vídeo.

      https://www.eldiario.es/canariasahora/migraciones/tiendas-campana-camastros-campamento-migrantes-reemplaza-arguineguin_3_6408

    • ACNUR y la OIM ayudarán a Canarias a gestionar la crisis migratoria

      Las organizaciones darán su apoyo con tres efectivos destacados en Gran Canaria desde el próximo mes de enero. Quieren dar «una respuesta digna y humana» a esta «situación de emergencia».

      El Alto Comisionado de Naciones Unidas para los Refugiados (ACNUR) y la Organización Internacional para las Migraciones (OIM) ayudarán, con tres efectivos destacados en Gran Canaria desde el próximo mes de enero, a gestionar la crisis migratoria que afecta a Canarias. Así se han comprometido este lunes con el presidente canario, Ángel Víctor Torres, las representantes en España de ambas entidades Sophie Muller (ACNUR) y María Jesús Herrera (OIM), en el inicio de una visita institucional de tres días a Gran Canaria y Tenerife donde conocerán de primera mano la asistencia que se presta a las personas rescatadas de pateras y cayucos procedentes de África.

      Ambas representantes han mostrado a Torres la predisposición de las dos entidades dependientes de la ONU a ayudar a esta comunidad autónoma a dar «una respuesta digna y humana» a esta «situación de emergencia» en lo referido a la acogida, a la protección internacional que asista a estas personas, al respeto de los derechos humanos y al cumplimiento de las medidas anticovid-19.

      Después de que a Canarias hayan llegado este año 17.411 migrantes africanos, la mitad de ellos en el último mes, y de que el Gobierno español anunciara el pasado viernes un plan de choque para afrontar esta emergencia migratoria, ACNUR y la OIM quieren ver cómo pueden colaborar con las medidas propuestas, si bien advierten «cierto retraso» a la hora de habilitar los recursos necesarios para ello.

      Para responder a la solicitud de ayuda que les ha hecho el Gobierno canario, Muller y Herrera visitarán en estos tres días los «puntos calientes» de la ruta en Tenerife y Gran Canaria, donde 1.955 personas pernoctaron este domingo en el muelle de Arguineguín, tras un fin de semana con 1.347 rescatados, y elevarán un «plan de trabajo» a las direcciones de las entidades que representan. Por parte de ACNUR, Muller ha estimado que el plan de choque presentado por el Gobierno de España «incluye medidas para proporcionar una acogida más digna y humana a un volumen de llegadas muy importante».

      «El tiempo ha pasado, la situación ha empeorado y ahora hay un plan anunciado que estamos estudiando. Nos ponemos a disposición para ver cómo se puede implementar con los recursos necesarios, que vemos que están llegando, lo que consideramos una muy buena noticia. Vamos a ver cómo se implementan», ha afirmado la representante de ACNUR para España.

      Muller ha confiado en que la puesta en marcha de estas medidas de emergencia por parte del Gobierno español «sea muy humana» y ha informado de que en su visita a Gran Canaria y Tenerife pretende «ver muy en detalle la situación para poder analizarla de manera transversal, tanto respecto a las llegadas como al acceso de estas personas a servicios y derechos».

      «No pedimos promesas, estamos aquí para compartir con las autoridades nuestro análisis y previsiones y llamar la atención respecto de sus obligaciones internacionales», ha aseverado al ser preguntada por la confianza que ACNUR tiene en el plan de choque anunciado por España.

      «Desde hace meses, hemos visto que no ha sido nada fácil» absorber los flujos migratorios que registra la ruta atlántica, ha admitido Muller, quien ha estimado que, aunque «ha habido muchos intentos de poner en marcha recursos, no ha sido posible concretarlos» hasta ahora, que se «está a punto de hacerlo», por lo que ha recalcado que desde ACNUR no se quiere «criticar antes de ver si esto es así y hay esperanza de que esta vez sí va a ser posible».

      La jefa de misión para España de la OIM, María Jesús Herrera, ha asegurado que las dos organizaciones dependientes de la ONU están «preparadas para poder asistir al Gobierno». Por ello, vienen para ver en qué pueden ser útiles para que se respeten todas las medidas de seguridad ante la covid-19, los derechos de las personas que llegan, «como se está haciendo», y apostar también «por la solidaridad de las poblaciones locales españolas ante una situación internacional tan complicada».

      Herrera ha avanzado que la OIM hará «algunas propuestas para que la situación pueda mejorar» en Canarias y, como no tiene competencia en acogida, esta entidad «está dispuesta a lo que haga falta» para ayudar, como ya ha hecho en otros lugares, en «ofrecer información de primera llegada, asistencia sanitaria o retorno voluntario asistido», unas medidas que puede coordinar desde Gran Canaria, con personal propio, desde el próximo mes de enero.

      Herrera ha advertido que la OIM «no puede intervenir» en las decisiones del Gobierno español «sobre si hay o no movilidad», en referencia a los reparos que muestran tanto la Administración estatal como la propia Comisión Europea a la hora de promover derivaciones de migrantes rescatados en esta frontera sur de Europa a otras comunidades autónomas o países miembros de la UE. «Lo que queremos es que haya una política de coordinación mayor y vemos un cambio importante de coordinación en las últimas medidas anunciadas, que consideramos fundamental», ha aseverado.

      https://www.publico.es/sociedad/migracion-acnur-oim-ayudaran-canarias-gestionar-crisis-migratoria.html
      #OIM #IOM #HCR

    • El Gobierno despliega campamentos para la crisis migratoria en Canarias

      El plan de acogida para casi 7.000 personas mantiene el tapón en las islas

      El ministro de Inclusión, Seguridad Social y Migraciones, José Luis Escrivá, anunció este viernes que de aquí a finales de año Canarias contará con 7.000 plazas de acogida provisionales en carpas para vaciar el puerto de Arguineguín y los establecimientos hoteleros. El ministro aseguró en Las Palmas que esta medida aspira a “reconducir la crisis migratoria” de las islas. También se iniciarán obras para habilitar cuarteles cedidos por Defensa y consolidar una red fija de acogida en el archipiélago. El plan supone asumir que la presión migratoria en Canarias continuará. La acogida se centrará en las islas.

      “Está claro que podríamos haber llegado antes y que podríamos haber tenido mayor capacidad de anticipación, pero lo importante es mirar hacia delante”, aseguró José Luis Escrivá durante su visita del viernes. El ministro de Migraciones compareció ante los medios acompañado por el presidente de Canarias, Ángel Víctor Torres (PSOE), la secretaria de Estado de Migraciones, Hana Jalloul, y el ministro de Transportes, Movilidad y Agenda Urbana, José Luis Ábalos, tras visitar el centro de Salvamento Marítimo de Las Palmas de Gran Canaria. Junto a ellos, Escrivá presentó un plan de acogida de urgencia.

      En lo que va de año, han llegado a las costas canarias alrededor de 18.300 personas; el 65% de ellas, a Gran Canaria; el 20%, a Tenerife; y el 10%, a Fuerteventura. Del total, Escrivá calcula que apenas el 10% se puede considerar vulnerable o podrá acceder al estatus de refugiado. El epicentro de este fenómeno migratorio ha sido el puerto de Arguineguín, que aloja en la actualidad a poco más de 1.300 personas, si bien ha llegado a registrar picos de 2.300 en un dique de apenas 3.600 metros cuadrados. Además, 17 hoteles y edificios de apartamentos alojan a 5.500 migrantes, según los datos del Ministerio.

      Está previsto que las personas acogidas en los hoteles sean realojadas en las carpas provisionales de media docena de instalaciones. El ministro ha explicado que este plan de actuación constará de dos fases: una primera con soluciones de emergencia y otra, en la que se tratarán de crear redes estables.

      En Gran Canaria, el Colegio León contará con 300 plazas en carpas, si bien en un futuro se habilitarán 400 plazas en interior. Además, se está trabajando en el cuartel militar Canarias 50, que contará con 650 plazas provisionales y estará disponible a partir de diciembre. Actualmente, dicho acuartelamiento ha pasado a ser propiedad del Ministerio de Inclusión, si bien se traspasará al Ayuntamiento de Las Palmas de Gran Canaria en cuanto acabe la fase de emergencia. Más adelante, este cuartel contará con 1.150 plazas en módulos prefabricados. Además, Bankia ha cedido una nave de 7.000 metros cuadrados en un polígono industrial de la capital en cuyo interior hay capacidad para 500 personas.

      Tenerife, por su parte, cuenta ya con el cuartel de Las Canteras, que tiene capacidad para 1.800 plazas en 10 edificios. En el futuro, llegará a 2.000 plazas. Migraciones, además, está acondicionando el terreno en Las Raíces, en El Rosario. Esta es una cesión temporal del Ministerio de Defensa, donde hasta diciembre instalarán 1.500 plazas en carpas. En Fuerteventura, por último, está el acuartelamiento el Matorral, que contará con 700 plazas. Una vez que acabe esta primera fase, Gran Canaria dispondrá de 1.950 nuevas plazas de acogida; Tenerife, de 3.250 plazas, y Fuerteventura, de 700. A estas hay que añadir las 1.100 plazas en centros que dependen del ministerio que ya están en uso.

      Los recursos estables, que se irán desarrollando progresivamente a lo largo de 2021, llegarán a un total de 6.450 plazas y se financiarán con 43 millones del Fondo de Recuperación de la UE.

      La Secretaría de Estado de Migraciones tendrá en Canarias un centro de coordinación con personal estable que permita organizar las situaciones de emergencia de forma rápida, en la que también estará representada la Delegación del Gobierno en Canarias. Este centro estará en marcha en 15 días.

      No a las derivaciones

      Este plan de acogida de Migraciones supone que las islas Canarias van a seguir siendo una suerte de tapón migratorio. El ministro del Interior, Fernando Grande-Marlaska, ha descartado de hecho este viernes el traslado masivo o regular de inmigrantes desde Canarias hacia la Península, una decisión que ha vinculado con “las políticas migratorias, que son del conjunto de la UE, y no solo de España”, informa Efe. El ministro se encontraba de viaje en Rabat (Marruecos), donde se reunió con su homólogo, Abdeluafi Laftit, para tratar de contener el fenómeno migratorio. “Cuando se habla de traslado a la Península [digo]: hay que luchar contra la emigración irregular y evitar que se establezcan vías de entrada irregular a Europa”.

      Este anuncio choca con las palabras pronunciadas este viernes por el presidente canario, quien reiteró la voluntad de aceptar “solidariamente un porcentaje de migrantes” y se mostró tajante: “Me niego rotundamente a que Canarias reciba el 100% de los migrantes. No podemos solos. No podemos con eso”, aseguró tras recordar que en lo que va de año han perdido la vida entre 500 y 1.000 personas intentando alcanzar las islas.

      Diversas comunidades autónomas, entre ellas la de Castilla y León, se han mostrado dispuestas a recibir migrantes. El ministro de Migraciones, José Luis Escrivá, puntualizó sin embargo que las derivaciones se ceñirán a personas vulnerables.

      https://elpais.com/espana/2020-11-20/el-gobierno-habilitara-7000-plazas-hasta-diciembre-en-carpas-para-vaciar-arg

    • Sur les îles Canaries, les arrivées massives de migrants africains font craindre l’apparition d’une « nouvelle Lesbos »

      L’archipel espagnol connaît une brusque accélération de l’immigration provoquée par la crise liée au Covid-19 et par une surveillance accrue des entrées en Europe par la Méditerranée.

      Un port transformé en campement de fortune, des migrants transférés de manière précipitée dans des hôtels ou d’anciennes installations militaires : depuis le début de l’année, plus de 16 700 migrants africains sont arrivés illégalement sur les côtes des îles Canaries.

      Débordée par ces arrivées, l’Espagne a activé sa diplomatie : vendredi 20 novembre, le ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, doit se rendre à Rabat, au Maroc, avant une visite au Sénégal de la ministre des affaires étrangères, Arancha Gonzales, samedi.

      L’archipel de l’océan Atlantique, situé au large des côtes nord-ouest du continent africain, connaît en 2020 une immigration onze fois supérieure aux niveaux atteints en 2019. Selon le gouvernement régional des Canaries, au moins cinq cents personnes ont péri durant ces tentatives de traversée extrêmement dangereuses, les côtes africaines les plus proches se trouvant à plus d’une centaine de kilomètres.

      La crise est centrée actuellement sur Arguineguin, un petit port de l’île de Grande Canarie, l’une des sept îles de l’archipel. Depuis plusieurs jours, ce port abrite environ deux mille migrants, dans des tentes de campagne, où ils sont testés contre le Covid-19. Et si de l’eau et de la nourriture leur sont fournies, les conditions de vie sur place sont dénoncées par plusieurs organisations humanitaires.

      Quelles sont les causes de cette nouvelle crise migratoire ?

      La brusque accélération du nombre de traversées est « plus ou moins » équivalente à celle de l’année 2006, quand 30 000 migrants étaient arrivés aux Canaries en quelques mois, selon l’estimation d’un porte-parole de la Croix-Rouge à l’Agence France-Presse (AFP).

      « Beaucoup fuient les persécutions et la violence dans la région du Sahel ou en Côte-d’Ivoire, tandis que d’autres partent en raison de l’extrême pauvreté, ont estimé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) dans un communiqué commun, le 16 novembre. Les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’insécurité alimentaire et le changement climatique sont parmi les autres facteurs à l’origine de cet exode. »

      Depuis plusieurs mois, les migrants africains ont aussi préféré la route des Canaries à celles de la Méditerranée, à la suite du renforcement des contrôles frontaliers permis par les accords conclus entre l’Union européenne (UE) avec la Libye, ainsi que la Turquie. La coopération entre l’Espagne et le Maroc sur la surveillance du détroit de Gibraltar a aussi été renforcée en 2019, poussant les réseaux de passeurs à proposer des traversées depuis le littoral du sud du pays, directement orienté vers l’archipel des îles Canaries. « Quand vous fermez une route [migratoire], une autre s’ouvre, plus chère et plus dangereuse », a commenté Judith Sunderland, vice-directrice pour l’Europe de l’organisation Human Rights Watch (HRW).

      Quels sont les dangers de la traversée vers les Canaries ?

      La route des Canaries « est la plus dangereuse, c’est celle où [les migrants] prennent le plus de risques, et il y a donc plus de morts », a déclaré à l’AFP le préfet de l’archipel, Anselmo Pestana. « Ils peuvent mettre quarante-huit heures ou plus d’une semaine, avec une mer traîtresse, des vents qui tournent et peuvent transformer les nuits en un véritable enfer », précise à l’agence Txema Santana, membre de la Commission espagnole d’aide aux réfugiés, une organisation non gouvernementale (ONG) locale.

      Les moyens de transports gérés par les réseaux de passeurs consistent en de longues pirogues en bois, fragiles et surchargées pour de tels trajets : une vingtaine d’opérations de secours menées en seulement vingt-quatre heures, entre le 18 et 19 novembre, ont permis de sauver 630 migrants, selon les chiffres de Salvamento Maritimo, une organisation de secours en mer.

      Depuis la fin de l’été, les naufrages se multiplient : deux embarcations transportant près de trois cents migrants ont notamment été secourues de justesse, le 26 octobre, après une panne de moteur au large de la Mauritanie. Quelques jours plus tôt, un incendie s’était déclaré à bord d’une pirogue au large de Mbour, à plus de 80 kilomètres au sud-est de Dakar, provoqué par « une explosion du moteur et des fûts de carburant à bord ». L’estimation officielle du nombre de morts est depuis contestée par les familles de disparus dont les corps n’ont pas été retrouvés.

      Quelle est la réponse des autorités ?

      « Nous n’allons pas transformer les Canaries en une nouvelle Lesbos », a assuré lundi le ministre de l’intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, en référence à l’emblématique île grecque, porte de l’Union européenne (UE) dont les camps sont submergés et avec des conditions de vie dénoncées par de nombreuses organisations internationales. Vendredi, celui-ci doit se rendre en visite à Rabat et rencontrer les autorités « pour renforcer la collaboration et travailler de manière conjointe (…) pour éviter ces départs » de migrants, a détaillé la ministre de la politique territoriale espagnole, Carolina Darias.

      Pour Madrid, empêcher une saturation des capacités d’accueil de l’archipel passe par l’accentuation d’une « politique de retour » déjà engagée depuis plusieurs années : à peine arrivés sur l’île, les migrants auxquels il est adressé un ordre d’expulsion sont le plus rapidement raccompagnés en avion vers leur pays d’origine. Une stratégie soutenue par la Commission européenne, qui plaide pour « augmenter les retours » des migrants « qui n’ont pas besoin de protection internationale », a expliqué sa commissaire aux affaires intérieures, la Suédoise Ylva Johansson, en visite la semaine dernière dans les Canaries.

      L’une des responsables de l’ONG Amnesty International en Espagne, Virginia Alvarez, a déploré, mercredi 18 novembre, des mesures prises trop tardivement alors que les premières alertes avaient été lancées « dès septembre ». L’organisation humanitaire a également demandé que le droit d’asile soit garanti aux migrants remplissant les conditions et qu’une aide juridique soit proposée à ceux risquant l’expulsion. Mme Carolina Darias a, de son côté, annoncé vouloir renforcer les moyens de surveillance maritimes et aériens, en détachant plusieurs navires, un sous-marin, un avion et un hélicoptère entre les Canaries et l’Afrique.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/20/les-arrivees-massives-de-migrants-africains-font-craindre-l-apparition-d-une

    • Immigration.Les Canaries espagnoles deviennent-elles des “#îles-prisons” pour les migrants ?

      Le ministère de l’Intérieur espagnol refuse de transférer les clandestins dans des centres d’accueil de la péninsule, donc de l’Union européenne. Plus de 18 000 personnes ont été recueillies en mer depuis le début l’année avant d’être transférées vers l’archipel, raconte El País.

      La crise migratoire que vit l’archipel espagnol des Canaries, avec plus de 18 000 personnes secourues cette année, est devenue une véritable poudrière sociale et politique.

      Les transferts des migrants vers le nouveau centre de prise en charge temporaire des étrangers (CATE) de Barranco Seco (Grande Canarie) [dans des installations militaires] a commencé le mercredi 18 novembre.

      Il s’agit de soulager le quai d’Arguineguín, dans la ville de Mogán, dans le sud de l’île de Grande Canarie. Le quai est saturé par l’afflux constant de pateras, ces embarcations de fortune sur lesquelles les migrants tentent d’atteindre les Canaries.
      Une incitation ?

      Entre-temps, le gouvernement ne parvient pas à s’entendre sur la façon de résoudre cette crise. L’équipe du ministre de l’Inclusion, des Migrations et de la Sécurité sociale, José Luis Escrivá, mise sur les transferts vers la péninsule pour soulager la pression sur les Canaries. Mais le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, rejette en bloc l’idée de laisser entrer des migrants en grand nombre dans la péninsule. D’autres ministères compétents en matière migratoire soutiennent la thèse de l’Intérieur et estiment que faciliter le transit vers le continent constituerait une incitation et pourrait provoquer davantage d’arrivées.

      Depuis le début de l’année, moins de 1 800 migrants ont été autorisés à débarquer sur la péninsule, selon des sources proches du dossier. “Cela se fait de façon ponctuelle, en accordant la priorité à des profils bénéficiant d’une protection internationale ainsi qu’à des collectifs vulnérables”, affirment des sources officielles. Ces migrants ne sont pas les seuls à avoir quitté l’archipel.
      Une pression maximale

      Outre les quelque 200 expulsions qui ont pu être effectuées depuis le début de l’année, il y a un nombre indéterminé de migrants, surtout marocains, qui sont parvenus à se rendre d’eux-mêmes sur la péninsule, munis de leurs passeports, mais le dispositif reste soumis à une pression maximale.

      Pour la direction générale des migrations, qui héberge environ 1 200 personnes dans des centres d’accueil, et 5 000 autres dans des hôtels et des appartements évacués en raison de la pandémie, faute d’autres lieux d’accueil dans les îles, ces transferts sont essentiels. Le réseau d’accueil ne peut tenir le choc qu’à condition qu’il y ait une rotation des usagers.
      La solution provisoire des hôtels

      Dans la péninsule, la rotation est possible, car les migrants arrivés en pateras [par le détroit de Gibraltar] ne restent pas indéfiniment dans les centres d’accueil et finissent par partir chercher du travail, à moins qu’ils ne se regroupent avec des proches ou des connaissances en Espagne et dans d’autres pays de l’UE, lorsqu’ils en ont la possibilité.

      Dans les îles, avec le volume d’arrivées actuel et le nombre limité de départs, la saturation menace. De plus, les hôtels représentent une solution provisoire et coûteuse, sans compter que cela suscite un rejet de la part d’une partie des hôteliers et de la population canariens.

      José Luis Escrivá, selon des sources impliquées dans la gestion de la crise, a voulu affréter un bateau pour transporter 800 personnes, mais le ministère de l’Intérieur s’y est opposé catégoriquement.

      Les seuls transferts autorisés sont par groupes de 30 ou 40 personnes qui voyagent hebdomadairement par bateau ou par avion, si l’on en croit certains des migrants ainsi transférés ainsi que des responsables de la prise en charge de ceux qui viennent d’arriver.
      Opacité quasi totale

      Les tensions avec le ministère de Grande-Marlaska sur cette question durent depuis l’année dernière, quand les arrivées sur l’archipel ont commencé à grimper.

      L’opacité avec laquelle sont gérés ces transferts est quasi totale. Il y a un mois, la Croix-Rouge a confirmé à El País qu’environ 1 200 personnes avaient été transférées des centres de l’archipel vers des structures d’autres provinces, entre septembre 2019 et octobre 2020.

      Les migrants en question ont été répartis sur plusieurs vols ou ont traversé par bateau, la priorité ayant été accordée aux femmes et aux enfants, mais d’autres profils ont été privilégiés, notamment ceux qui avaient des proches dans différents pays de l’UE, qu’ils souhaitaient retrouver. Un mois après que les derniers chiffres ont été publiés, période pendant laquelle près de 9 000 personnes supplémentaires ont débarqué, les porte-parole de l’Intérieur, de la direction des migrations et de la Delegación del Gobierno [équivalent de la préfecture] se refusent à actualiser les données.

      Le problème dépasse les frontières de la péninsule. L’Union européenne et des partenaires comme la France, qui absorbe un volume important des migrants entrés illégalement sur le territoire espagnol, font pression sur l’Espagne pour qu’elle freine le transit vers le continent des migrants ayant débarqué aux Canaries.

      La commissaire de l’Intérieur de l’UE, la Suédoise Ylva Johansson, l’a fait savoir clairement lors de sa visite sur l’archipel en compagnie de Grande-Marlaska, le 6 novembre. “Les personnes qui n’ont pas besoin d’une protection internationale, les migrants économiques doivent être renvoyés dans leurs pays”, a souligné la commissaire.

      La difficulté à laquelle est confrontée l’Espagne – comme d’ailleurs tous ses partenaires européens – est qu’elle ne parvient pas à renvoyer dans leurs pays tous les migrants en situation irrégulière qu’elle reçoit. Les expulsions, qui viennent de reprendre en direction de la Mauritanie et du Maroc, et qui devraient redémarrer vers le Sénégal, ne se traduisent que par un nombre limité de retours.
      Des “réponses évasives”

      Entre-temps, les autorités canariennes vivent la crise dans une profonde anxiété et réclament des solutions au gouvernement de Madrid. Le chef du gouvernement autonome canarien, le socialiste Ángel Víctor Torres, assurait il y a peu :

      L’une des mesures essentielles et urgentes est que les personnes qui sont aux Canaries, dans un esprit de solidarité et en tenant compte de la situation dans notre pays, soient transférées vers d’autres régions autonomes, et bien entendu vers l’UE, qui doit définir le modèle dont elle veut se doter pour le présent et pour l’avenir.”

      Le président du Cabildo de Grande-Canarie [l’administration locale de l’île], Antonio Morales, assure avoir posé la question des transferts lors d’une réunion avec la commissaire Ylva Johansson et le ministre Grande-Marlarska, à l’occasion de sa visite du 6 novembre dernier :

      J’ai dit clairement à la commissaire que nous n’allions pas accepter de devenir une île-prison, mais je n’ai eu droit qu’à des réponses évasives. Le problème des transferts a été un sujet tabou pendant cette réunion, l’Europe ne veut pas qu’on en parle”.

      Ce dossier est déjà devenu un grave problème politique. La grande inquiétude est que Vox, le parti d’extrême droite, n’instrumentalise cette crise pour alimenter son discours xénophobe. La pression s’accroît. Et les transferts massifs vers la péninsule ne sont toujours pas une vraie solution pour le gouvernement.

      https://www.courrierinternational.com/article/immigration-les-canaries-espagnoles-deviennent-elles-des-iles

  • Sur Le Monde.fr Dans le Grand Paris, les personnes âgées défavorisées premières victimes du Covid-1

    http://www.pierremansat.com/2020/11/sur-le-monde.fr-dans-le-grand-paris-les-personnes-agees-defavorisees-p

    3 Novembre 2020

    Par Béatrice Jérôme

    Au printemps en Ile-de-France, le virus a d’abord fauché les plus de 65 ans dans les communes où les revenus sont les plus bas et les logements les plus exigus, selon la première étude universitaire sur ce phénomène qu’a pu se procurer « Le Monde ».

    En Ile-de-France, la deuxième vague sera-t-elle aussi meurtrière que la première au sein des quartiers populaires ? Dans la région la plus touchée par l’épidémie de Covid-19, le virus a fauché au printemps d’abord les personnes âgées, dans les communes les plus défavorisées. Le Monde s’est procuré la première étude universitaire qui analyse ce phénomène. Menée par Guy Burgel, professeur de géographie urbaine à l’université Paris-Nanterre, elle met en évidence le tribut bien plus lourd payé par cette catégorie de la population au sein de la Métropole du Grand Paris – qui englobe la capitale, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, et sept communes de l’Essonne et du Val-d’Oise. L’enquête porte sur la mortalité de janvier à juin, soit une période qui va au-delà du pic de l’épidémie, en mars-avril. Un choix assumé : « Prendre une échelle d’observation longue lisse les phénomènes aléatoires (suicides, accidents), susceptibles d’introduire des variations soudaines des statistiques de mortalité, notamment dans les toutes petites communes », fait valoir Guy Burgel.

    Revenus les plus bas

    L’étude cartographie, à l’échelle de 130 communes, les zones où la mortalité a le plus progressé : la moitié nord et le sud-est de la Métropole. A l’inverse, la banlieue et les arrondissements parisiens de l’ouest et du centre de la capitale ont connu une surmortalité beaucoup plus faible pendant l’épidémie. « Le Covid-19 est-elle une maladie de pauvres qui, comme toute lutte de classes, fait peur aux riches ? », interroge M. Burgel. Ce spécialiste de l’urbanisme s’est associé, pour ce travail, à un autre géographe et urbaniste, Maxime Schirrer, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, au cartographe Raymond Ghirardi et à un pneumologue, Pierre-Régis Burgel, professeur de médecine à l’hôpital Cochin (AP-HP), à Paris. Les auteurs ont ainsi recensé les quelque 26 000 décès des six premiers mois de 2020 sur le territoire, rapportés aux premiers semestres 2018 et 2019. En comparant avec la moyenne des décès ces deux années, la progression de la mortalité dans la Métropole a été de 132 (indice 100) en 2020. Une hausse de 32 % donc, qui correspond à quelque 6 386 décès supplémentaires. L’enquête, qui se fonde sur les données de l’Insee, prend en compte le lieu de résidence des personnes décédées et leur âge. Sur la plus grande partie de la Seine-Saint-Denis, les taux de surmortalité s’envolent souvent au-delà de 150 – la moyenne dans le département est de 139. « A l’inverse, la banlieue ouest et les arrondissements centraux et occidentaux de Paris connaissent une surmortalité beaucoup plus basse », souvent inférieure « à 125 et même à 116 », indique l’étude. Les zones les plus touchées ont une double caractéristique : leurs habitants ont les niveaux de revenus les plus bas et vivent dans les logements les plus exigus de la métropole. La carte du taux de HLM dans le parc de résidences principales et celle de la faiblesse du revenu disponible coïncident presque parfaitement avec les zones géographiques des plus fortes surmortalités, observent les auteurs. C’est aussi le cas de la carte du nombre de pièces par habitant. Dans la Métropole, les logements comptent en moyenne 1,4 pièce par personne. En Seine-Saint-Denis, cette moyenne tombe à 1,1 pièce par habitant contre 1,7 et 1,6 dans le 7e et le 16e arrondissement de Paris.

    Disparités

    Les auteurs de l’étude en profitent pour tordre le cou à une « idée en vogue depuis le début de l’épidémie mais non moins fausse », à leurs yeux. « La ville dense n’est pas mortifère en soi, elle n’est pas facteur direct de contagiosité », affirme Guy Burgel. Preuve en est, « la Seine-Saint-Denis a une densité deux fois moindre mais est beaucoup plus affectée que la ville de Paris ». Pierre-Régis Burgel insiste : « On ne peut pas dire qu’on a plus de risque de mourir du Covid à Paris qu’en Creuse ! Le risque de la grande ville existe pour les précaires. Il n’existe pas pour ceux qui ont les moyens de respecter la distanciation sociale. » Les disparités se font jour à l’intérieur des départements. Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, la surmortalité a explosé. Elle a crû de près de 56 % à Saint-Denis, de 72 % à Epinay-sur-Seine et de plus de 79 % à Stains. A l’inverse, elle a augmenté de moins de 30 % dans la commune résidentielle du Raincy, elle aussi située dans le 93. Dans les Hauts-de-Seine, Genevilliers, ville pauvre, compte 63 % de décès en plus contre plus de 12 % à Sceaux et près de 17 % à Saint-Cloud. Dans le Val-de-Marne, Le Kremlin-Bicêtre, Créteil et Arcueil sont nettement plus touchées que Joinville-le-Pont ou que Maison-Alfort. Paris, quant à elle, dénombre davantage de décès dans le 19e (+ 57 %) et le 20e (+ 41 %) et beaucoup moins dans le 7e, le 8e, le 9e où le 1er. Le Covid-19 n’a pas, pour autant, inversé la tendance de la mortalité structurelle. « Globalement, on meurt plus dans les quartiers riches et vieillissants que dans les zones urbaines jeunes et défavorisées, remarque Guy Burgel. L’épidémie a néanmoins réduit l’écart des taux, par une surmortalité relativement plus importante dans les quartiers pauvres. »

    « Croiser les études »

    Si la population est plus jeune dans les zones les plus touchées, ce sont majoritairement les personnes les plus âgées qui sont décédées. Les plus de 65 ans représentent entre 75 % et 90 % des décès, avec un indice moyen de surmortalité de 134. L’épidémie « ne paraît pas avoir entraîné une mortalité particulière chez les “premiers de corvée” (logistique, services banals, personnels soignants, etc.) » qui ont pourtant maintenu leur activité « dans des conditions de transports collectifs et de travail souvent difficiles », note les chercheurs.

    L’étude offre une photographie plus détaillée de la pandémie que celle de l’Insee sur « le surcroît de mortalité pendant le confinement » en Ile-de-France, parue en juin. Elle enrichit le constat dressé en avril et en juillet par l’Observatoire régional de santé Ile-de-France sur la surmortalité différenciée. Mais si ces travaux – qui prennent en compte les décès toutes causes confondues – constatent la coïncidence entre la hausse de la mortalité et les conditions de vie, voire l’état de santé des habitants, aucun, en revanche, n’en déduit une corrélation. « Ce n’est parce que deux phénomènes ont la même répartition spatiale qu’ils sont liés, rappelle Guy Burgel. On a des hypothèses de processus explicatifs. On aurait besoin de croiser les études sociodémographiques avec les analyses épidémiologiques pour comprendre », indique le géographe. M. Burgel n’en formule pas moins des suppositions : « Je suis pratiquement sûr que, dans les quartiers défavorisés, les chaînes de contagion passent par les actifs qui rapportent le virus dans la cellule familiale et contaminent, dans des logements exigus, leurs aînés en raison d’une forte “cohabitation intergénérationnelle”. » Le pneumologue Pierre-Régis Burgel évoque, lui, la difficulté de l’accès aux soins dans un système de santé débordé : « Combien de temps prennent les transferts des malades venant de Seine-Saint-Denis dans les hôpitaux parisiens ? Quelle est la perte de chance liée au retard de prise en charge en réanimation ? » Faute de mesurer l’importance respective des facteurs de surmortalité, ajoute-t-il, « on ne saura pas quelles mesures prendre au-delà de l’urgence qui requiert une offre de lits d’hospitalisation supplémentaires ».

    Pour autant, poursuit le médecin de l’AP-HP, « rien ne dit que ce qu’on observe dans notre étude va se reproduire avec la deuxième vague », dans les même quartiers déshérités du Grand Paris.

    #ile_de_france #précarité #logement #covid-19 #mortalité

  • « Vivre à la rue tue » : 659 morts recensés par un collectif pour l’année #2019

    Depuis 2002, le Collectif des morts de la rue tente de recenser le nombre de personnes sans domicile décédées, de connaître les causes de leur mort, leur âge... Des données très compliquées à rassembler.

    https://www.liberation.fr/france/2020/11/02/vivre-a-la-rue-tue-659-morts-recenses-par-un-collectif-pour-l-annee-2019_
    #décès #morts #SDF #sans-abri #sans-abrisme #statistiques #chiffres #France

  • Michael Lang, 18 ans, étudiant en première année à l’Université de Dayton, #mort du #COVID-19 - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/29/mlan-o29.html
    https://www.wsws.org/asset/1d4215ca-dac7-4b9b-8bd3-aa0327a04764?rendition=image1280

    Lang a commencé à montrer des symptômes de COVID-19 avant le Labor Day (fête nationale du Travail). Il aurait dit à ses parents qu’il avait perdu son sens du goût et de l’odorat, un symptôme courant du virus.

    Il est rentré chez lui en quarantaine à La Grange, dans l’Illinois, le 13 septembre, une semaine après avoir présenté des symptômes. Cette chronologie des événements suggère que Michael a attrapé le virus sur le campus. Cependant, la direction de l’#université continue d’insister sur le fait qu’il n’est pas « établi » où il se trouvait lorsqu’il a été infecté.

    Depuis sa réouverture, l’université a signalé plus de 1400 nouveaux cas de COVID-19. Les nouveaux cas quotidiens ont culminé à 167 le 28 août. Malgré une forte augmentation des cas sur le campus, dans tout l’État, la région et en fait dans tout le pays, l’université a poursuivi ses projets de retour aux cours en présentiel.

    Suite à la mort de Lang, l’école n’a annoncé aucun changement dans son fonctionnement ni aucune mesure de sécurité supplémentaire. Chose étonnante, l’université a depuis assoupli encore plus les restrictions existantes, permettant aux étudiants de retourner dans les réfectoires et reprendre d’autres activités intérieures, selon les informations d’étudiants inscrits à l’université qui ont parlé au WSWS, sous couvert d’anonymat.

    Quand Michael est rentré chez lui, il a reçu un premier test COVID-19, qui s’est révélé négatif. Ce n’est qu’après avoir subi un arrêt cardiaque vers la fin du mois de septembre qu’un deuxième test a montré qu’il était effectivement porteur du virus.

    « Il n’avait aucun problème de santé préexistant. Il n’était même jamais allé à l’hôpital. Il avait eu ses examens physiques annuels pour le sport », a déclaré sa mère à ABC Chicago. « C’était un jeune en très bonne santé. »

    Michael a été transporté d’urgence à l’hôpital lors de son arrêt cardiaque. Il est resté hospitalisé jusqu’à sa mort jeudi.

  • Après un naufrage, le Sénégal s’inquiète de la « recrudescence » des tentatives d’émigration
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/28/apres-un-naufrage-le-senegal-s-inquiete-de-la-recrudescence-des-tentatives-d

    Le Sénégal s’inquiète de la « recrudescence » des tentatives d’émigration clandestine vers l’Europe, après un nouveau naufrage qui a fait au moins dix morts et suscité une vive émotion dans le pays. Entre le 7 et le 25 octobre, la marine sénégalaise, appuyée par la Guardia Civil espagnole, a intercepté cinq pirogues en partance pour l’Europe, secourant au total 388 personnes, selon le gouvernement. (...)Les causes de cette « recrudescence » des départs n’ont pas été précisées, mais le Sénégal subit les conséquences de la pandémie de coronavirus, qui a entraîné la fermeture des frontières alors que le tourisme est l’un des principaux revenus du pays. Le secteur de la pêche a lui aussi vu ses débouchés se tarir. « Il ne restait qu’un seul choix à mon grand frère, émigrer pour gagner sa vie, d’autant que certains (de ses amis) arrivés en Espagne lui avaient envoyé des photos et vidéos affichant leur mieux-être », a déclaré à Saint-Louis Ousmane Djigo, sans nouvelle de son frère de 35 ans. Un ancien premier ministre, Abdoul Mbaye, a mis en cause Macky Sall. « De grâce, ne les laissez pas partir vers le mirage et souvent la mort. De grâce, retenez-les par l’emploi et l’espoir. De grâce, cessez de désespérer nos jeunesses (par) la mal-gouvernance, la corruption et l’injustice », a-t-il écrit sur Twitter.
    Plus de 60 migrants africains étaient morts noyés au large de la Mauritanie en décembre 2019, dans le pire naufrage que cette année a connu sur la route des migrations longeant la côte Atlantique, et 27 autres en août.
    Parmi les voies de migration pour gagner l’Europe, la route de l’Afrique de l’Ouest, par mer ou par terre, fut l’un des itinéraires privilégiés, emprunté par des dizaines de milliers de migrants au milieu des années 2000.
    Les Canaries (Espagne), à une centaine de kilomètres des côtes marocaines, offraient l’une des principales portes d’entrée à l’Union européenne.
    Les mesures prises par Madrid ont réduit le flux, alors qu’au même moment les migrants empruntaient en nombre les trajets méditerranéens vers l’Espagne, la Grèce ou l’Italie. Mais la route occidentale connaît ces dernières années un relatif regain en raison des mesures prises contre la migration transitant par la Libye, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#emigration#sante#economie#crise#oim#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Grèce : quarantaine prolongée dans le camp de migrants de Vial, à Chios - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/28104/grece-quarantaine-prolongee-dans-le-camp-de-migrants-de-vial-a-chios

    La quarantaine a été prolongée dans le camp de migrants de Vial, sur l’île grecque de Chios, a annoncé jeudi le ministre grec des Migrations. Instaurée depuis le 14 octobre, elle durera au moins jusqu’au 4 novembre.
    Le camp de migrants de Vial, sur l’île grecque de Chios, va rester en quarantaine au moins jusqu’au 4 novembre, a annoncé jeudi 23 octobre le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachis.
    Le camp de Vial avait été placé en quarantaine le 14 octobre après que « plusieurs » cas de coronavirus ont été détectés par les autorités de santé. Notis Mitarachis n’a pas précisé combien de personnes étaient infectées dans le camp à ce jour. Comme les autres pays européens, la Grèce a du mal à stabiliser l’épidémie de coronavirus. Les camps de migrants surpeuplés inquiètent particulièrement les autorités sanitaires car la distanciation sociale y est presque impossible à respecter.
    A Lesbos, plus de 240 cas de coronavirus ont été détectés dans le nouveau camp provisoire construit après les incendies de Moria. Les personnes infectées ont été placées à l’isolement. Fin septembre, les autorités grecques avaient annoncé la mort d’une première personne migrante du coronavirus. Il s’agit d’un homme de 61 ans d’origine afghane qui vivait avec sa famille dans le camp de Malakasa, près d’Athènes. Il a avait été hospitalisé et est mort à l’hôpital.
    Alors que la population grecque est sortie de son confinement depuis le 4 mai, les centres d’accueil et camps de migrants du pays ont dû rester à l’isolement bien plus longtemps. Durant l’été, une vingtaine d’associations, dont Amnesty International, avaient dénoncé une politique « inefficace » et « discriminatoire » envers des dizaines de milliers d’exilés agglutinés dans des camps insalubres. Début septembre, les camps de Malakassa et de Schisto (dans le nord et l’ouest d’Athènes respectivement) et d’Eleonas ont été placés en « confinement sanitaire total ».

    #Covid-19#migrant#migration#grece#camp#vial#chios#eleonas#malakassa#schisto#confinement#quarantaine#mortalite#refugie#discrimination

  • #COVID-19 Death Rates Are Going Down, And Not Just Among The Young And Healthy : Shots - Health News : NPR
    https://www.npr.org/sections/health-shots/2020/10/20/925441975/studies-point-to-big-drop-in-covid-19-death-rates

    Et pas seulement parce que la population atteinte est plus jeune en moyenne,

    Two new peer-reviewed studies are showing a sharp drop in mortality among hospitalized COVID-19 patients. The drop is seen in all groups, including older patients and those with underlying conditions , suggesting that physicians are getting better at helping patients survive their illness.

    “We find that the death rate has gone down substantially,” says Leora Horwitz, a doctor who studies population health at New York University’s Grossman School of Medicine and an author on one of the studies, which looked at thousands of patients from March to August.

    The study, which was of a single health system, finds that mortality has dropped among hospitalized patients by 18 percentage points since the pandemic began. Patients in the study had a 25.6% chance of dying at the start of the pandemic; they now have a 7.6% chance.

    That’s a big improvement, but 7.6% is still a high risk compared with other diseases, and Horwitz and other researchers caution that COVID-19 remains dangerous.

    The death rate “is still higher than many infectious diseases, including the flu,” Horwitz says. And those who recover can suffer complications for months or even longer. “It still has the potential to be very harmful in terms of long-term consequences for many people.”

    #mortalité

    • La comparaison grippe covid-19, fin de partie (pris à Drosten)
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/10/faux-positifs-ecoles-mortalite-cellules.html

      [...] Les auteurs donnent également un exemple que j’ai trouvé très vivant. On a également évalué, à partir de nombreux ensembles de données, en particulier des USA, [la mortalité] de la grippe durant ces dernières années. […] Depuis le début de la pandémie, il y a des gens qui ont dit : « C’est aussi inoffensif que la grippe ». Et depuis, des chiffres fantaisistes circulent en public. Mais parfois ils ne se réfèrent qu’à un seul pays et parfois à une seule année […] Mais si vous analysez à partir de données aux États-Unis, qui ont un très bon système de déclaration, vous pouvez dire : La grippe a une mortalité par infection de 0,05% sur une période de plusieurs années. Chez nous, c’est un peu moins. Et d’après cette méta-analyse très bien faite, la Covid-19, c’est-à-dire l’infection par le SRAS-2, a une mortalité par infection de 0,8%. C’est 16 fois plus que la grippe. Pour chaque décès de grippe, il y a 16 décès de Covid-19 aux États-Unis . Mais maintenant, la population américaine est plus jeune que l’allemande. En d’autres termes, il faudrait compter avec un taux de mortalité par infection en Allemagne qui, selon cette analyse, approche le 1 %, voire un peu plus […]

      Mais je pense que nous devrions peut-être visualiser cela d’une manière différente, en regardant les taux de mortalité par infection [par âge] [...] dans la tranche d’âge entre 35 et 44 ans, c’est à peu près la même chose qu’avec la grippe. [...] Entre 45 et 54 ans, la mortalité par infection est de 0,2%. Entre 55 et 64 ans, soit les dix dernières années de vie active, 0,7%. Donc, selon la situation de comparaison, je dirais dix fois plus que la grippe. Ou même plus. Dans d’autres pays, ce serait 15 fois plus que la grippe. Les auteurs ont ici fait une comparaison intéressante, ils ont comparé avec les accidents de la route. Et ils disent que c’est un risque environ 200 fois plus élevé que de conduire une voiture pendant un an pour cette tranche d’âge. Donc, si quelqu’un est dans les dix dernières années de sa carrière, il peut conduire pendant un an et la probabilité qu’il ait un accident n’est que d’un deux centième [que celle de mourir de la] Covid-19.

      [...] Dans la tranche d’âge de 65 à 74 ans , où l’on vient de prendre sa retraite et qu’on peut vraiment profiter de la vie, la mortalité par infection est de 2,2 %, soit 30 fois plus qu’avec la grippe. Donc, dans ce groupe d’âge, nous avons 30 décès de Covid-19 pour chaque décès de la grippe. Et les chiffres dans les groupes plus âgés, sont terribles. Pour les 75 à 84 ans, 7,3% et les plus de 85 ans, près d’un sur trois. C’est autant que la variole au Moyen Âge ou certaines flambées d’Ebola en Afrique.

      […] Je pense qu’il est important de garder cela à l’esprit. C’est pourquoi de telles méta-analyses sont faites. Il ne s’agit pas de compter les morts. Il s’agit simplement d’évaluer la situation. Et ce n’est plus une science pure et froide, mais plutôt un message social qui l’accompagne. Une évaluation de la dangerosité du problème que nous avons devant nous avec l’arrivée de l’hiver.

    • A l’issue de cette journée du 22/10, il y a 41 622 nouveaux cas de COVID-19 en France (3e rang dans le classement mondial après les États-Unis et l’Inde qui ont respectivement 57 079 et 54 482 nouveaux cas ce jour).

      1,53 % de la population en France a été contaminé par #SARSCoV2.
      Depuis le début de l’épidémie, 3,4 % des personnes atteintes par la maladie sont décédées.
      Le nombre de cas total atteint désormais le nombre de 999 043.

      Le pays est en train de vivre une catastrophe sanitaire. Mais tant que la presse mainstream parlera en terme de « record », les lignes ne bougeront pas.

      (toujours la même source ; voir plus haut)

    • Notre « Douce France » bat des « records » quotidiennement. D’après LCI (ou un autre organe officiel de propagande), ce serait à cause des autres pays européens qui font rien qu’à sous estimer leurs propres résultats ... Étonnant, non ?

      La France arrive donc au 5e rang mondial pour le nombre total de cas (juste après les États-Unis, l’Inde, le Brésil et la Russie)
      https://www.worldometers.info/coronavirus

      Pour le nombre de cas toujours actifs, nous sommes au 2e rang (juste après les États-Unis). C’est ça l’effet « start-up nation ». We are one ! (Yessss !!!)

      Et en fait, si on réfléchit bien, ce doit être une volonté politique locale qui fait que l’on s’accroche encore au dogme de la « croissance exponentielle ».
      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france

      #cojonesvirus (2e vague)

    • Ils font, au plus haut niveau, ce qui était demandé, dans les coins où on ne leur la fait pas. En effet, c’est le confinement qui a fait des morts, lors du premier round. Oui, le confinement, parce que du fait du confinement, pleins de soins n’ont pas pu être donnés. Et ça a fait pleins de morts. Alors on ne fait plus de confinement. Comme ça, on ne fait plus de soins non plus, mais ça, leur second neurone ne va le comprendre que dans 3 ou 4 semaines, devant le mur de cercueil, pour reprendre une expression passée par ici récemment.

    • Les chiffres d’hier pour la catastrophe sanitaire : la France en deuxième position au niveau mondial pour le nombre de cas de Covid toujours actifs (1 495 659) juste derrière les ... États-Unis (3 437 218).
      Source : https://www.worldometers.info/coronavirus

      Ratios cas toujours actifs/population totale :

      États-Unis : 1,04 %
      France : 2,29 %
      Italie : 0,88 %
      Allemagne : 0,27 %
      Belgique : 3,85 %
      Suisse : 1,40 %

      Ratios à ce jour (20201107) en % du nombre total de cas / population pour les pays d’Europe (moins la Russie) :

      Belgique : 4,20
      République Tchèque : 3,77
      Luxembourg : 3,57
      Monténégro : 3,56
      Vatican : 3,36
      République de Saint Marin : 3,07
      Espagne : 2,96
      France : 2,54
      Suisse : 2,44
      Pays-Bas : 2,36
      Gibraltar : 2,33
      Slovénie : 2,13
      Moldavie : 2,03
      Liechtenstein : 2,00
      Bosnie-Herzégovine : 1,87
      Macédoine du Nord : 1,80
      Royaume Uni : 1,72
      Portugal : 1,70
      Autriche : 1,63
      Malte : 1,59
      Croatie : 1,58
      Roumanie : 1,55
      Italie : 1,49
      Islande : 1,48
      Suède : 1,45
      Pologne : 1,38
      Slovaquie : 1,35
      Irlande : 1,30
      Monaco : 1,15
      Biélorussie : 1,11
      Hongrie : 1,09
      Bulgarie : 1,04
      Ukraine : 1,03
      Iles Féroé : 1,01
      Danemark : 0,93
      Lithuanie : 0,84
      Albanie : 0,82
      Allemagne : 0,77
      Serbie : 0,70
      Grèce : 0,50
      Chypre : 0,46
      Estonie : 0,45
      Norvège : 0,44
      Lettonie : 0,42
      Finlande : 0,31

    • Oui, j’espère au moins que ce n’est pas aux cabanes à frites qu’elles ou ils se contaminent ... (Bon, ok) ...
      Par contre, les Italien·nes (celles ou ceux-là même qu’on accusait de tous les maux pendant la 1ère vague) n’ont plus de leçon à recevoir des universalistes franchouillards.

  • L’animal le plus mortel pour l’homme
    http://carfree.fr/index.php/2020/10/19/lanimal-le-plus-mortel-pour-lhomme

    L’animal le plus mortel pour l’homme n’est pas le serpent, le requin ou le loup. Ce n’est pas non plus le moustique qui tue pourtant environ 725.000 personnes chaque année. Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Pollution_automobile #accident #faune #humour #mort #risque #sécurité_routière

  • Le Livre noir de la #Mondialisation – Entretien Les-Crises avec Thomas Guénolé
    https://www.les-crises.fr/le-livre-noir-de-la-mondialisation-entretien-les-crises-avec-thomas-gueno

    L’essayiste et politologue Thomas Guénolé publie Le Livre noir de la mondialisation (Plon), un ouvrage dans lequel il analyse les effets néfastes d’un système économique dont la crise sanitaire a récemment illustré les limites, et qui, du début des années 1990 à aujourd’hui, porte la responsabilité d’un coût humain considérable. Entretien. Que devons-nous entendre par […]

    #Interviews #Morts #Thomas_Guénolé #Interviews,_Mondialisation,_Morts,_Thomas_Guénolé

  • Assessing the Age Specificity of Infection Fatality Rates for COVID-19: Meta-Analysis & Public Policy Implications
    https://www.nber.org/papers/w27597

    To assess age-specific infection fatality rates (IFRs) for COVID-19, we have conducted a systematic review of #seroprevalence studies as well as countries with comprehensive tracing programs.

    Age-specific IFRs were computed using the prevalence data in conjunction with reported fatalities four weeks after the midpoint date of each study, reflecting typical lags in fatalities and reporting.

    Using metaregression procedures, we find a highly significant log-linear relationship between age and IFR for COVID-19. The estimated age-specific IFRs are very low for children and younger adults but increase progressively to 0.4% at age 55, 1.3% at age 65, 4.2% at age 75, and 14% at age 85.

    About 90% of the geographical variation in population IFR is explained by differences in age composition of the population and age-specific prevalence.

    These results indicate that COVID-19 is hazardous not only for the elderly but also for middle-aged adults. Moreover, the population IFR for #COVID-19 should not be viewed as a fixed parameter but as intrinsically linked to the age-specific pattern of infections. Consequently, public health measures to protect vulnerable age groups could substantially decrease total deaths.

    #IFR #mortalité

  • La déclaration de Great Barrington : Un manifeste de la mort - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/17/pers-o17.html
    https://www.wsws.org/asset/300fce5a-27d2-4f87-b249-801616bad713?rendition=image1280

    Cette semaine, la Maison-Blanche a officiellement adopté une politique d’#immunité_collective dans le cadre de la #pandémie de #COVID-19, déclarant en substance que l’#infection massive de la population est un bien positif.

    Cela a pris la forme d’une approbation publique de la Déclaration de Great Barrington, un manifeste de l’Institut américain de recherche économique pour le marché libre, qui appelle à l’abandon de toutes les mesures qui visent à contenir la pandémie. La déclaration a été élaborée en étroite coordination avec Scott Atlas, conseiller de Trump.

    La déclaration de huit paragraphes ne cite aucune donnée scientifique. Elle ne tente pas sérieusement de défendre son point de vue. Il s’agit plutôt d’une série d’affirmations construites rétroactivement selon les exigences de la grande entreprise américaine pour l’abandon des mesures de santé publique visant à contenir la pandémie : « Les écoles et les universités devraient être ouvertes à l’enseignement en personne. Les activités extrascolaires, telles que le sport, devraient être reprises. Les jeunes adultes à faible risque devraient travailler normalement, plutôt que de chez eux. Les restaurants et d’autres entreprises devraient ouvrir. Les arts, la musique, le sport et les autres activités culturelles devraient reprendre ».

    Le document ne mentionne aucune mesure de #santé publique pour contenir la maladie, que ce soit le dépistage, la recherche des contacts ou la mise en quarantaine des malades. Ce n’est pas une omission, c’est #délibéré. En effet, du point de vue des auteurs de l’article, l’infection massive, avec la #mort massive qui s’ensuit, est un bénéfice à rechercher.

    Avant-hier soir, à la télévision, on a demandé à Trump si la politique du gouvernement était en fait l’« immunité collective ». Il a répondu en précisant que c’était le cas, répétant à nouveau le refrain proposé pour la première fois par Thomas Friedman du New York Times selon lequel « le remède ne peut pas être pire que le problème lui-même » – c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de retour aux restrictions de l’activité économique qui visent à ralentir la #propagation du virus.

    L’adoption officielle de l’immunité collective est un aveu que le sabotage des efforts de dépistage par la Maison-Blanche, son refus de fournir des équipements de protection et sa campagne de #désinformation visaient délibérément à sacrifier des vies humaines au nom de « l’économie ».

    Plus important encore, l’adoption de la déclaration par la Maison Blanche est une déclaration d’intention pour le #meurtre de masse. Elle va laisser des centaines de milliers de personnes supplémentaires mourir en pleine résurgence mondiale de la pandémie suite à l’abandon prématuré des fermetures d’entreprises et d’autres efforts pour contenir la pandémie.

    La stratégie d’immunité collective a suscité à juste titre des condamnations cinglantes de la part des principales organisations de santé publique du monde. Le 15 octobre, le journal médical britannique The Lancet a publié une déclaration condamnant cette politique comme « une dangereuse erreur non étayée par des preuves scientifiques ».

    Le journal a affirmé qu’« aucune preuve n’existe d’une immunité protectrice durable contre le SRAS-CoV-2 à la suite d’une infection naturelle ». Par conséquent, « une telle stratégie ne mettrait pas fin à la pandémie de COVID-19, mais entraînerait des épidémies récurrentes, comme ce fut le cas pour de nombreuses maladies infectieuses avant l’avènement de la vaccination ».

    The Lancet a conclu de manière décisive : « Les preuves sont très claires : le contrôle de la propagation communautaire de COVID-19 est le meilleur moyen de protéger nos sociétés et nos économies jusqu’à ce que des vaccins et des thérapeutiques sûrs et efficaces arrivent dans les prochains mois ».

  • Comment #oslo a réussi à atteindre un taux de mortalité de zéro pour les #piétons et les #cyclistes
    http://carfree.fr/index.php/2020/10/16/comment-oslo-a-reussi-a-atteindre-un-taux-de-mortalite-de-zero-pour-les-piet

    En 2015, la ville d’Oslo, en #norvège, s’est engagée, après des années de hausse des accidents de la route, à réduire la circulation automobile et à donner la priorité à Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Marche_à_pied #Vélo #accident #marche #mortalité #sécurité #sécurité_routière

  • Par rapport aux autres pays de l’#OCDE, les #états-unis sont ceux qui ont le moins amélioré leur taux de #mortalité #COVID-19 au fil des mois, au point de dépasser celui des pays qui était supérieur au leur au départ.

    COVID-19 and Excess All-Cause Mortality in the US and 18 Comparison Countries | Global Health | JAMA | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2771841

    While the US had a lower COVID-19 mortality rate than high-mortality countries during the early spring, after May 10, all 6 high-mortality countries had fewer deaths per 100 000 than the US. For instance, between May 10 and September 19, 2020, Italy’s death rate was 9.1/100 000 while the US’s rate was 36.9/100 000. If the US had comparable death rates with most high-mortality countries beginning May 10, it would have had 44 210 to 104 177 fewer deaths (22%-52%) (Table 1). If the US had comparable death rates beginning June 7, it would have had 28% to 43% fewer reported deaths (as a percentage overall).

    In the 14 countries with all-cause mortality data, the patterns found for COVID-19–specific deaths were similar for excess all-cause mortality (Table 2). In countries with moderate COVID-19 mortality, excess all-cause mortality remained negligible throughout the pandemic. In countries with high COVID-19 mortality, excess all-cause mortality reached as high as 102.1/100 000 in Spain, while in the US it was 71.6/100 000. However, since May 10 and June 7, excess all-cause mortality was higher in the US than in all high-mortality countries (Table 2).

    #milliers_de_milliards

    • COVID -19 : Un excès de mortalité de 20% oui mais | santé log
      https://www.santelog.com/actualites/covid-19-un-exces-de-mortalite-de-20-oui-mais

      « Déconfiner » au bon moment est le premier enseignement de l’étude qui suggère que les politiques de déconfinement dès début avril dans certains États sont peut-être responsables des pics constatés en juin et juillet dans ces mêmes états : « Un signal d’alarme qui doit nous inciter à ne pas répéter cette erreur à l’avenir ». Ici, si les auteurs ne peuvent prouver la relation de cause à effet entre les déconfinements précoces et ces « poussées épidémiques estivales ». Mais cela semble tout à fait probable et la plupart des modèles sont en faveur de mesures plus affirmées, écrivent les chercheurs.

      [...]

      « Certaines personnes qui n’ont jamais été infectées sont décédées à cause des dysfonctionnements causés par la pandémie ». Ainsi de nombreuses urgences aiguës, suites de maladies chroniques comme le diabète ou troubles émotionnels ayant conduit à des overdoses ou des suicides n’ont pas pu être normalement pris en charge. L’analyse montre notamment :
      une augmentation significative des décès liés à la démence et aux maladies cardiaques : les décès liés à la maladie d’Alzheimer et à la démence ont ainsi fortement augmenté non seulement en mars et en avril, au début de la pandémie mais à nouveau en juin et en juillet au début de la seconde vague de COVID-19.

      Les données et analyses à plus long terme pourraient révéler un impact plus large de la pandémie sur les taux de mortalité. Les patients cancéreux dont la chimiothérapie a été interrompue, les femmes dont la mammographie a été retardée - les décès évitables et précoces pourraient augmenter dans les années à venir...

      Les décès ne sont qu’une mesure possible de la santé

      Comme récemment leurs collègues de l’Université de Floride du Sud (USF), les chercheurs de Virginie soulignent que le nombre d’années de vie en bonne santé perdues, en raison de la pandémie est une mesure probablement plus légitime des conséquences sanitaires de COVID-19. Car de nombreuses personnes qui survivent à la pandémie, faute de traitement à temps, vont vivre avec des complications à vie. C’est notamment le cas de victimes d’AVC non prises en charge, de patients diabétiques ayant développé des complications durant le confinement, ou encore des personnes souffrant de détresse émotionnelle ou de syndrome de stress post-traumatique….
       
      « Ce n’est donc pas une pandémie impliquant un virus unique », indiquent les chercheurs, mais une crise de santé publique avec des effets systémiques et durables, dont l’équipe va poursuivre la surveillance à long terme.

      En fait ce compte-rendu est celui d’une autre publication de JAMA, qui se trouve https://seenthis.net/messages/881251

  • Nuit fidèle et vertueuse, de Louise Glück
    http://liminaire.fr/livre-lecture/article/nuit-fidele-et-vertueuse-de-louise-gluck

    Le prix Nobel de littérature 2020 a été décerné jeudi à la poète américaine Louise Glück, l’une des grandes figures de la #Poésie contemporaine, dont l’œuvre n’a jamais été traduite et publiée en français si ce n’est dans quelques revues. Son dernier ouvrage paru aux éditions Farrar, Straus and Giroux en 2014, Faithful and Virtuous Night (Nuit fidèle et vertueuse) fait suite à la publication en 2012 de l’intégralité de ses poèmes (Poems 1962-2012). Le texte s’inspire d’une part des souvenirs d’enfance de la (...) #Livre & #Lecture / Poésie, Livre, #Écriture, #Vidéo, Lecture, #Langage, #États-Unis, #Absence, #Mémoire, #Fantôme, #Enfance, #Mort, (...)

    #Livre_&_lecture #Rêve
    https://us.macmillan.com/fsg
    https://us.macmillan.com/books/9780374534097
    https://www.newyorker.com/magazine/2014/10/20/view-mountain
    https://write.as/liminaire/poemes-nocturnes-fideles-et-vertueux