Un compte pour suivre l’actualité des thèmes développés dans « Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine », un essai de Mona Chollet, Zones / La Découverte, Paris, 2012.
« Une beauté d’enfer », rencontre-projection – XXI
http://www.revue21.fr/Une-beaute-d-enfer-rencontre
Il s’était autoproclamé « le plus grand chirurgien esthétique du monde ». Sa clinique achetait des pages de publicité dans la presse. Les prix bas attiraient une clientèle aux revenus modestes, issue des quartiers nord de Marseille. Des centaines de petites gens désireux d’intégrer les canons de la beauté standard... Michel Maure n’était pas chirurgien, mais il savait s’y prendre pour faire payer les clients. Ensuite, c’était l’enfer.
Cette histoire là, Sylvie Caster l’a racontée dans le numéro 5 de XXI, paru en 2009. Trois ans plus tard, elle s’est replongée dans "l’affaire Maure" pour écrire un documentaire aux côtés de Rémi Lainé. La revue XXI vous invite à le découvrir à l’occasion d’une rencontre-projection en présence des deux réalisateurs, le mardi 15 mai 2012, au 27 rue Jacob, dans le 6e arrondissement de Paris.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Réservation indispensable à info@27ruejacob.fr
Rencontre d’une heure, de 19H à 20h
27 rue Jacob, 75 006 Paris
Tel 01 42 17 47 80
27ruejacob.fr
Le teint clair, une preuve de beauté « scientifique » ? – Sociological Images
http://thesocietypages.org/socimages/2012/05/12/colorism-and-the-science-of-beauty
So, it’s science, right? Well, that plus (at least) a little bit of racism. Carmen Lefèvre, a psychologist, was quoted explaining why Florence was so “classically” beautiful:
Florence has all the classic signs of beauty. She has large eyes, high cheekbones, full lips and a fair complexion. Symmetry appears to be a very important cue to attractiveness.
How did “fair complexion” get mixed up in there?
La peau est surtout un caractère sexuel ; entre un frère et une sœur, à vingt ans, le garçon sera toujours plus rouge de peau et la fille plus verte (passé la ménopause, les teints se rejoignent). C’est vrai en Islande comme en Éthiopie. Et au delà de la teinte, les femmes ont tendance à avoir un visage plus contrasté (d’où l’utilisation du maquillage évidemment).
J’ai écrit un article là dessus (qui est plus ou moins clair, sans doute, car tout le monde n’en a pas tiré les mêmes conclusions, il faut dire que ça touche à beaucoup de questions sensibles - sexe et âge, notamment) :
http://hyperbate.fr/voir/2011/11/06/dimorphisme-de-la-peau
Après « Gala », la pétition de La Barbe sur ParisMatch.com :
le Festival de Cannes est-il sexiste ?
http://www.parismatch.com/festival-de-cannes/2012/Actu/Le-Festival-de-Cannes-est-il-sexiste-395835
On peut déjà l’affirmer. La Palme d’or du 65e Festival de Cannes sera remise... à un homme. Sur les 22 films sélectionnés en compétition par Thierry Frémaux et son comité, aucun n’a été mis en scène par une femme, ce qui soulève la question du sexisme de l’industrie cinématographique.
Hillary Clinton Responds to Criticism Over No Make-up Photos
http://blogs.babble.com/strollerderby/2012/05/11/hillary-clintons-response-to-no-make-up-photos-is-right-on-target
via @poulepondeuse sur Twitter
“I feel so relieved to be at the stage I’m at in my life right now. Because you know if I want to wear my glasses, I’m wearing my glasses. If I want to wear my hair back, I’m pulling my hair back. You know at some point it’s just not something that deserves a lot of time and attention. And if others want to worry about it, I let them do the worrying for a change.”
En 2007, quand Hillary Clinton était candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle, le chroniqueur conservateur Rush Limbaugh avait lancé : « Est-ce que ce pays a vraiment envie de voir une femme vieillir sous ses yeux jour après jour ? »
Rush to Judgment (Maureen Dowd)
http://www.nytimes.com/2007/12/19/opinion/19dowd.html
Old Woman, Wise Woman, Powerful Woman : The Beauty of Aging
http://www.huffingtonpost.com/julie-daley/old-woman-wise-woman-powe_b_798942.html
Alors que voir un homme se ratatiner, oui...
Rush Limbaugh n’est pas « conservateur ». Il est d’ultra-droite, même par rapport aux autres commentateurs de droite aux États-Unis.
J’avais envie d’ajouter que Rush Limbaugh est un dingue - mais en fait non... Il est juste représentatif de l’ultra droite des EUA - et à ce sitre il est l’une des personnalités radiophoniques les plus populaires du pays. Il a le même genre de génie de la provocation calculée que Jean-Marie Le Pen à qui, même si on n’y adhère pas, on doit reconnaître une certaine compétence en la matière. Et il a 15 millions d’auditeurs hebdomadaires dans un pays de 300 millions. Imaginez Jean-Marie Le Pen à la radio avec 3 millions et demie d’auditeurs scotchés au poste - voila.
Cosmétiques : Procter & Gamble délocalise à Singapour - tdg.ch
http://www.tdg.ch/economie/entreprises/Procter--Gamble-delocalise-a-Singapour/story/21671995
Le groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble, en butte à l’érosion de ses bénéfices et de ses parts de marché, a annoncé vendredi qu’il allait installer le management de sa division beauté à Singapour afin de profiter de la croissance asiatique.
L’équipe dirigeante de ses produits cosmétiques et soins de toilette quittera dans les deux ans, à compter du 1er août prochain, le siège de la firme à Cincinnati (est des Etats-Unis). « Ce déménagement concernera moins de 20 postes mais il placera ces activités au centre de la plus importante opportunité de croissance dans leur segment », indique un communiqué.
Cette annonce intervient deux semaines après la publication des résultats de P&G pour le troisième trimestre de son exercice décalé au cours duquel le bénéfice net a diminué de 16%, à 2,41 milliards de dollars (2,23 milliards de francs).
Le fabricant des couches Pampers, des piles Duracell, des shampooings Head & Shoulders ou des rasoirs Gillette a notamment imputé ce glissement à une répartition des ventes défavorable en termes de régions et de produits.
Le directeur financier Jon Moeller a expliqué que le groupe essayait de redresser la barre entre autres « par l’expansion de notre portefeuille dans les pays émergents où la croissance est plus forte ».
« Girl Model » : l’abîme du mannequinat
http://cinema.lapresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/17260-igirl-modeli-labime-du-mannequinat.html
Tourné sur une période de plus de trois ans, Girl Model, loin d’être un de ces « documentaires-chocs » qui, sous prétexte de dire et de montrer « les vraies affaires », s’engluent dans le reportage sensationnaliste et le débat-spectacle, aborde son sujet avec délicatesse et retenue. Rien n’y est présenté qui soit sordide ou qui puisse susciter l’aversion indignée ; l’ensemble distille des sentiments troubles de tristesse, de profonde mélancolie et de désarroi.
Et si Girl Model ne fait qu’effleurer certains sujets délicats et déplaisants (la prostitution chez les mannequins mineurs, par exemple), nous devons comprendre que le mannequinat international, qui fait rêver les fillettes et, la plupart du temps, les mamans qui ne leur veulent que du bien, n’a pas grand-chose à voir avec la natation ou le ballet-jazz.
Nadya passe les premières auditions devant jury, avec une pléthore de ravissantes adolescentes russes en maillot de bain. Toutes sont scrutées à la loupe et jugées selon les critères spécifiques des éventuels employeurs, des Japonais en l’occurrence. La jeune blonde est supervisée par sa recruteuse, Ashley Arbaugh, ancien mannequin désabusée et principale intervenante dans le documentaire. Choisie comme « stagiaire », Nadya sera envoyée à Tokyo dans un grand hôtel froid d’un quartier industriel. Ce qu’on lui avait présenté comme un séjour de star sera plutôt une visite au purgatoire.
Chirurgie esthétique pour supporter les chaussures à talons
http://www.lapresse.ca/vivre/mode/201205/03/01-4521547-chirurgie-esthetique-pour-supporter-les-chaussures-a-talons.php
via @supergeante
Pour porter des talons vertigineux, certaines femmes optent pour les injections au talon ou aux orteils - une opération appelée "Loub job" en anglais, en référence à Christian Louboutin - pour rendre le port de la chaussure moins douloureux.
Selon le Daily Mail, les demandes d’injections aux orteils, aux talons et sur la voute plantaire ont augmenté de 21% en un an au Royaume-Uni.
Décrits comme sans douleur, les traitements consistent en une injection de collagène dans le pied pour créer un effet de coussinet et rendre plus agréable le port de hauts talons. Administré par un médecin qualifié, ce traitement, dont le résultat dure 6 mois, coûte £320.
« Ce boom a été révélé par une augmentation des ventes de talons aiguilles, qui ont quadruplé au cours des 12 derniers mois », rapporte le journal The Sun.
Anorexic cover girl model, 19, dies in her sleep | Mail Online
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2137423/Bethaney-Wallace-Anorexic-cover-girl-model-19-dies-sleep-weight-drops-6
Yesterday, her father Clive, 47, said: ’She lost her self-esteem.
’She would say she was fat but she was so beautiful – she didn’t realise how beautiful she was. She had up days and down days. It was like Jekyll and Hyde.
’I tried to warn her that her organs would fail but she just said: “Don’t be silly”. If you mentioned food it would start an argument.’
(...)
Her parents, who also have a 22-year-old daughter, Shari, said her death was all the more tragic because Bethaney had finally started confronting her condition late last year.
She had been given an eating plan by West Suffolk Eating Disorder Service to help her.
Her father, a roof tiler, added: ’She was getting better. She was having counselling and making good progress but the paramedics said her blood sugar level was very low.’
« Vogue » n’emploiera plus que des mannequins en bonne santé et de plus de 16 ans
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/05/04/vogue-n-emploiera-plus-que-des-mannequins-en-bonne-sante-et-de-plus-de-16-an
Les dix-neuf éditions mondiales du magazine de mode Vogue n’utiliseront plus que l’image de mannequins en bonne santé et de plus de 16 ans, ont promis, jeudi 3 mai, leurs rédactrices en chef afin de promouvoir « l’image de corps en bonne santé ».
Anna Wintour, toute-puissante rédactrice en chef de l’édition américaine, et Emmanuelle Alt, de Vogue Paris, qui avait ému en publiant des photos d’une fillette de 10 ans maquillée et habillée de vêtements de haute couture, sont parmi les signataires de cet engagement. « Vogue pense que, la bonne santé, c’est la beauté », dit dans un communiqué de presse Jonathan Newhouse, président de Conde Nast International, propriétaire du magazine. Les « rédactrices en chef de Vogue veulent un magazine qui s’engage à montrer dans ses pages des mannequins en bonne santé, avec des lectrices en bonne santé », dit-il.
Le pacte en six points sera publié dans les éditions de juin, stipulant ainsi que Vogue ne travaillera pas avec des mannequins de moins de 16 ans ou « qui semblent avoir des troubles du comportement alimentaire ». Les rédactrices en chef demanderont aux agences de ne pas leur envoyer des mannequins de moins de 16 ans et aux directeurs de casting de vérifier l’âge des mannequins et d’encourager « des conditions de travail saines », notamment concernant l’alimentation.
Les couturiers sont encouragés à « prendre en compte les répercussions que peuvent avoir la création de modèles de vêtements aux tailles irréellement petites, ce qui encourage l’utilisation de mannequins particulièrement maigres ». « Nous serons les ambassadeurs de l’image d’un corps sain », dit le pacte. Une porte-parole de Conde Nast indique que la mise en œuvre de cet engagement se fera « localement, comme cela est le mieux pour chaque marché et chaque édition ».
ça va être intéressant...
via @SH_lelabo sur Twitter:
Vogue vows to use healthier models: But what’s its definition of ‘healthy’?
http://www.washingtonpost.com/blogs/arts-post/post/vogue-vows-to-use-healthier-models-but-whats-its-definition-of-healthy/2012/05/04/gIQAF8zO1T_blog.html
The pact is awfully vague, and puts a lot of the responsibility on Vogue’s “suppliers” — the casting agents, designers and producers — rather than on the magazine itself. And it says nothing about the advertisements that make up much of the magazine, which could still contain images of underage or underweight models. In addition, there is no mention of the consequences if any of these guidelines are violated. Would the magazine cease to work with producers and designers who do not follow the guidelines? There’s also no mention of BMIs or any other objective measurement of what is considered to be “healthy.”
Are Fashion Magazines More Dangerous Than Drugs? | Strollerderby
http://blogs.babble.com/strollerderby/2012/05/03/are-fashion-magazines-more-dangerous-than-drugs-video
via @poulepondeuse sur Twitter
Women have been railing against the unrealistic images in fashion magazines for decades, worrying, especially, about how these unattainable ideals might affect impressionable young girls. But thanks to the power of technology and one very motivated teenage girl, the issue may be getting more attention than ever. Julia Thuhr’s Change.org petition was inspired by video interviews with her fellow 14 year olds in the school cafeteria. How do these magazines make you feel? When the answers were reliably negative, Julia took to the internets. Two weeks and nearly 50,000 signatures later, she’s poised to make the industry raise a well-groomed eyebrow. Whether or not any actual change will occur from her Change.org petition remains to be seen. But if raising awareness was part of her agenda, Julia is already a success.
Awesome 14-Year-Old Delivers 25,000 Anti-Photoshop Signatures to Seventeen Magazine
http://jezebel.com/5907048/awesome-14+year+old-delivers-25000-anti+photoshop-signatures-to-seventeen-m
Bluhm — an 8th grader from Waterville, Maine, who took the day off from school to come to the New York demonstration with her mother — decided to start the petition because, she says, “We know that Photoshop can be very harmful to girls because they think they have to look like these images. But it’s not even real, it’s Photoshop. So it’s kind of impossible to look like that in real life.” Bluhm coordinated her petition with SPARK, a group she’s active in and which organized today’s protest — on the SPARK Web site, you can see posts Bluhm has written about body image and ballet, her chosen extra-curricular, women athletes she admires, and why it bugs her when her classmates call her “ladylike.”
Et aussi
In Julia Bluhm’s ballet class, girls arrived and often declared that they were having a fat day. Or that their skin was pimply or blemished. Or that they looked disgusting. When she hears complaints in her middle school, where she is in the eighth grade, Julia said, she has one answer: “Are you crazy?”
Périphéries : sur « Reflets dans un œil d’homme » de Nancy Huston
http://peripheries.net/article331.html
En octobre 2010, Séverine Auffret et Nancy Huston avaient organisé au Petit Palais, à Paris, un colloque sur la coquetterie (on peut encore l’écouter sur le site de France Culture, première et deuxième partie). Une journée chaleureuse et passionnante, atypique à la fois sur le fond — où d’autre aurait-on eu la chance d’entendre un exposé sur la symbolique de la boucle d’oreille ? — et sur la forme, musique et théâtre se mêlant aux communications plus classiques. Ma propre participation m’avait décidée à me lancer dans l’écriture de Beauté fatale. Nancy Huston, elle, a prolongé sa réflexion dans un livre qui paraît le 2 mai chez Actes Sud : Reflets dans un œil d’homme. Malheureusement, à la lecture, la perplexité qu’on avait ressentie en l’écoutant ce jour-là se change en consternation.
Au soin obsessionnel apporté par les femmes à leur apparence, elle fournit une explication : la nature. Le livre se présente comme une charge contre la théorie du genre, accusée de nier la part de déterminisme biologique qui façonne les comportements sexuels respectifs des hommes et des femmes : « Grossièrement exprimé, les jeunes femelles humaines tout comme les guenons tiennent à séduire les mâles, car elles veulent devenir mères. Pour atteindre cet objectif, elles se font belles. Aveuglés par nos idées modernes sur l’égalité entre les sexes, que nous refusons de concevoir autrement que comme l’identité entre les sexes, nous pouvons faire abstraction un temps de cette réalité énorme, mais, si l’on n’est pas totalement barricadé derrière nos certitudes théoriques, il y aura toujours un électrochoc pour nous le rappeler. »
(...)
Lazarus et la neurobiologiste Catherine Vidal tirent à boulets rouges sur les idées reçues sur le cerveau et les femmes (via @carolinedehaas sur Twitter) :
Quand les hommes observent les primates, ils véhiculent des préjugés machistes (via @olympeblogueuse sur Twitter) :
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/la-femme-et-l-avenir-du-singe_1108805.html
De leur côté, les hommes n’ont pas hésité pas à nourrir leurs observations sur le terrain de préjugés sexistes. Jusqu’à l’exemple, caricatural et pourtant repris par de nombreux spécialistes, de l’utilisation fréquente des morceaux de bois chez les grands singes : si c’est un mâle, il les manipule forcément pour en faire une arme. Si c’est une femelle, elle s’en sert, évidemment, « pour jouer à la poupée ». Aux premiers, la domination, la capacité à créer des outils et la fonction de protection du groupe ; aux secondes, l’éducation des petits, la sociabilité et la soumission.
Tant pis si, dans la réalité, les choses se révèlent plus subtiles. Chez les bonobos, par exemple, l’agressivité n’est pas, loin s’en faut, le seul fait des mâles. De même, chez les babouins, la hiérarchie fine à l’intérieur de la tribu est dans les faits assurée par les femelles. Ces observations-là, vérifiées à de nombreuses reprises par des primatologues femmes, n’ont pas été mises en avant dans les revues scientifiques, quasiment toutes dirigées par un (et non pas une) responsable. En matière de sciences, la femme n’est toujours pas un homme comme les autres.
Mad about modeling | About-Face
http://www.about-face.org/mad-about-modeling/#more-10300
A new documentary called Girl Model, which follows the path of 13-year-old Nadya, a self-proclaimed Siberian “gray mouse” and “ordinary girl” who gets plucked from a sea of other lithe hopefuls by an American mercenary model scout and sent to Japan to try to make it big, is making the rounds and winning accolades at prestigious festivals worldwide—and totally bumming me out.
Oh, I don’t take issue with the fact that the documentary film exists. Nope. My beef is that it verifies just how much our culture still promulgates the notion that for girls, being a model (or in many cases at least looking like one) is the be-all-and-end-all. The top. The best form of existence a woman could hope for. Of course, it’s an age-old myth, but ever since the heyday of the original supermodels of the ’80s and ’90s (Claudia! Christy! Cindy! Naomi! Linda!), it’s been increasingly intense.
(...)
At this point two generations of women (Gen Xers and Millennials) have been brought up in a world where models are among the most celebrated and most financially well-off women in the world. So is it any wonder that many of them (cue Russian cattle call of skinny, fair teens) want it for themselves?
The first time I came across this passionate desire to model was with, well, myself actually. Growing up in New York City, just blocks from the Ford Models headquarters (which was home to Christie Brinkley, Carol Alt, Kim Alexis, and Cheryl Tiegs, to name a few), I noticed early that if a girl was able to say she was a model—to advertise that she had earned that cultural stamp of approval that meant she was certifiably beautiful—that she seemed more valuable.
Other girls wanted to be like her (even though they might have hated her) and most guys, of course, wanted to date her. So I set out on that path, too (Luckily, I learned early on in my modeling career that I didn’t like “playing a part,” which is, er, pretty much what models do… so I cut bait).
But when I landed as an editor at YM magazine in the late 1990s, I was shocked to learn (via e-mail and letters sent in that included photos of teen readers in their bathing suits, or even school portraits shot in bad lighting) how many other girls nationwide were dreaming the same dream.
One example still sticks with me today: it came from a reader who wrote in that she was quitting volleyball (her passion!) because she was worried that a ball could hit her face and ruin her chances of being discovered at the mall. She knew, she wrote, that Kate Moss had first been scouted at an airport and was hoping for similar good fortune.
Yamamoto : « Il faut lutter aujourd’hui contre le kawaii »
http://www.lexpress.fr/styles/createurs/yamamoto-l-eternel-jeune-createur_1108944.html?p=2
Quel était votre état d’esprit quand vous avez créé Y’s, il y a quarante ans ?
Je ne tolérais pas la façon dont les hommes traitaient les femmes, à savoir comme des poupées. Je les ai donc habillées comme des garçons pour qu’elles puissent vivre comme eux, protégées. Pour moi, c’est quand une femme cache, voire abandonne, les attributs de la féminité que celle-ci émerge véritablement, du plus profond de son existence.
Le combat de Y’s est-il gagné, à l’heure de l’égalité des sexes ?
Non, il faut lutter aujourd’hui contre le kawaii. Cette mode très amateur et faussement sexy règne en maître au Japon. Dans la rue, on voit les filles exhiber leurs jambes sous des jupes très courtes, c’est d’un vulgaire ! J’appelle cela la mode jardin d’enfants. Une vraie régression. Les jeunes créateurs vont devoir se battre contre cela. Donc je veux leur dire que je suis de leur côté, qu’ils ne doivent pas abandonner, car, très bientôt, le vent de la liberté et de la création soufflera à nouveau sur la mode.
son dernier défilé, c’est beau :)
http://www.yohjiyamamoto.co.jp/#/ys
Ça fait très bo-bo, je trouve.
Un magazine turc conjugue islam et glamour
http://www.tdg.ch/vivre/societe/Un-magazine-turc-conjugue-islam-et-glamour/story/30407959
« Avec cette revue, nous changeons les tendances. Nous disons que les femmes voilées peuvent suivre les tendances, qu’il y a de plus en plus de produits sur le marché et que les femmes voilées peuvent y avoir accès », déclare Hülya.
Fini le rigorisme, place aux couleurs chatoyantes ! Pour la spécialiste des sciences de la communication Nilgün Tutal, Âlâ et ses mannequins attestent de la montée en puissance, à la faveur des années Erdogan et d’une croissance économique soutenue, de classes moyennes et supérieures dévotes, mais aussi de leur adaptation aux valeurs de la société de consommation.
« A une époque, l’islam, pour se distinguer de l’Occident, a pris des positions hostiles à la société de consommation. Mais aujourd’hui, ces populations, pour exprimer leur réussite, ne peuvent le faire qu’au travers de la société de consommation », analyse la chercheuse de l’université stambouliote de Galatasaray.
L’obésité, un sujet maltraité à la télé - Télévision - Télérama.fr
http://television.telerama.fr/television/l-obesite-un-sujet-maltraite-a-la-tele,80725.php
Ces visions de corps hors norme immobilisés ou se mouvant dans d’extrêmes souffrances ne sont plus seulement le reflet lointain d’Américains sédentaires et suralimentés. On nous le répète à l’envi en préambule à ces reportages : 31,9 % des Français adultes sont en surpoids, 14,5 % sont obèses. « Il y a dix ans, les obèses étaient totalement absents du discours médiatique, analyse le sociologue Jean-Pierre Poulain (1). Puis la thématique a commencé à monter, comme la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans notre monde. » Jusqu’à devenir une matière inépuisable pour les médias et le docu-réalité, au discours toujours plus anxiogène.
(...)
« Tous au régime ! », « Obésité : assumer ou combattre », « Mon combat contre les kilos »... Ces « docus-réalité » assènent tous le même message : gros, vous devez réagir, et la télé peut vous y aider. Régime, chirurgie, relooking, coaching... La lutte est mise en scène tous azimuts. « Nous sommes toujours plus incités à contrôler nos vies, à avoir plus de volonté, précise Isabelle Queval. La minceur est un signe distinctif : plus on est mince, plus on marque cette emprise de la volonté sur son corps et sur soi-même. Le corps est devenu le jugement ultime de nos comportements. » Le sociologue Thibaut de Saint Pol (5) le confirme : « L’idée qu’on a le corps qu’on mérite s’est imposée dans notre société. Si vous ne correspondez pas aux canons du corps désirable, c’est votre faute. Et de la responsabilisation à la culpabilisation, il n’y a qu’un pas. »
Pas d’accord avec ce thème de « minceur » qui surgit dans cet article : ne pas être obèse, ou ne pas être en surpoids, ça n’est pas non plus être dans le culte de la minceur, ni dans les « canons du corps désirable ». Il y a tout de même largement de la marge entre peser 140 kilos et peser 40 kilos.
L’article survole lui-même son sujet, je trouve, en se contentant d’un assez énigmatique paragraphe :
Pauvreté, facteurs médicaux, contexte familial difficile, choc émotionnel : rarement les causes de cette maladie complexe et multi-factorielle sont éclairées.
Là, Télérama expose (les) quatre (4) causes d’une maladie complexe et multi-factorielle. OK.
Et j’insiste, l’article lui-même dit « maladie ». L’opposé d’une maladie n’est pas un « culte » du corps désirable et de la « minceur ».
Non, évidemment, ne pas être obèse ce n’est pas forcément être dans le culte de la minceur, mais le traitement médiatique de l’obésité, lui, est très orienté par ce culte !
Pas d’accord : l’article décrit des émissions qui mettent en scène des femmes de 140 kilos, tout de même, et l’article lui-même qualifie leur situation de « maladie ». Il ne s’agit pas de femmes de 70 kilos qui, sous les huées de la foule, seraient enjointes à descendre à 45 kilos.
Après, l’autre aspect, c’est de ne pas systématiquement confondre « connaissance des facteurs et réduction des risques » avec « normalité sociale morbide ». La question du surpoids, surtout quand on avance un peu en âge, ça n’est pas un simple rapport esthétique et/ou normatif social, c’est avant tout la connaissance des risques médicaux et la volonté de réduire ces risques. Et là, je trouve pas très sain, dans un article consacré au surpoids et à l’obésité (qui sont des facteurs de risque importants, comme la cigarette, l’alcool, le sucre…), de balancer une dénonciation d’une norme sociale de la minceur.
(Je précise : sinon, ça part ce court passage sur le culte de la minceur, je suis d’accord avec le reste de l’article.)
Techniquement la minceur n’existe pas médicalement @arno : le critère le plus habituel de classement c’est l’IMC et là, il y a la maigreur extrême, la maigreur, la norme, le surpoids, l’obésité (elle même aujourd’hui subdivisée en stade 1, 2 et 3 tellement elle devient la norme).
Donc mince pour certains c’est normal, pour d’autres c’est maigres et pour les maigres, quelqu’un de mince c’est quelqu’un en maigreur extreme.
L’omerta se fissure : une contributrice de L’Express Styles dit (prudemment) du mal de Karl Lagerfeld !
http://www.lexpress.fr/styles/mode/j-admire-karl-lagerfeld-j-execre-le-masque-du-kaiser_1106045.html
Karl Lagerfeld est admirable, cela ne fait aucun doute. Mais il est aussi pathétique. Et même si cela ne fait aucun doute non plus pour beaucoup d’entre nous, l’autocensure est tellement pratiquée qu’il est devenu aujourd’hui plus politiquement incorrect d’exprimer une quelconque critique à son sujet qu’être de gauche en plein Maccarthysme.
(...)
Quand je pensais à écrire cet article, tout le monde a essayé de me faire reculer. « Tu ne pourras plus rien faire dans ton domaine », « tu seras persona non grata partout et pour toujours ».. Les réactions étaient tellement violentes qu’elles ont terminé de me convaincre de la nécessité de ce papier. Mais de quoi parle-t-on ? Nous sommes dans l’univers de la mode, que je sache, pas dans celui du nucléaire et de ses influences dans les relations internationales !
(...)
Ce qui nous emmène à sa grande hantise : la vieillesse.
Nous sommes d’accord, la vieillesse n’est pas facile à vivre, je pense que c’est le cas pour la plupart des gens, mais ce quasi-octogénaire (il devrait avoir 80 ans l’année prochaine même s’il ne veut pas le reconnaitre) y est complètement phobique. Mieux qu’un lifting ? Essayez donc les grandes lunettes noires, les costumes étriqués, le grand col pour un cou qui pend et surtout, coup de génie, dissimulez la partie du corps qui témoigne le mieux de l’âge tout en garantissant une modernité absolue : mettez des mitaines ! Oui, même en été ! Eh non, même en plein été cet accoutrement ne sera pas ridicule car vous êtes le pape de la mode. Voilà.
(...)
Sa peur de la vieillesse et des kilos, il nous la fait payer. Tout le monde doit supporter l’agression esthétique que représente l’omniprésence de son image de maitre du goût, tout en se faisant insulter par celui-ci.
Pourquoi déteste-t-il les gros ? Parce qu’il a une phobie personnelle des formes qu’il impose à la planète entière. On le comprend, il a toujours faim le pauvre, mais c’est quand même le comble qu’aujourd’hui ce soit l’ex-gros caché derrière son éventail qui fasse la pluie et le beau temps quant à la ligne qu’il faudrait avoir. Seules les personnes très, très célèbres font figures d’exception à sa dictature de la maigreur. Dans ces cas-là, son goût pour la célébrité et son besoin de vampiriser l’air du temps prennent le dessus. Ouf, les Adèle et autres Beth Ditto sont sauvées !
Fais-moi mal, Christian Louboutin
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/04/24/plaisirs-meles-fais-moi-mal-christian-louboutin
Souffre et tais-toi. Dans la version anglaise du magazine Grazia, le chausseur Christian Louboutin exprime le peu d’attention qu’il prête aux femmes qui portent ses talons hauts et se plaignent — les ingrates — de souffrir un tantinet des chevilles. Ainsi :
« Vraiment, je n’ai pas beaucoup de sympathie pour elles. Si les musiciens de Tina Turner et Prince peuvent jouer sur scène pendant trois heures dedans, vous ne pouvez pas me dire qu’il est impossible de marcher avec. Les talons hauts, c’est du plaisir mêlé de douleur. »
(Plus réservée sur la référence à Asma Al-Assad. Les familles de dictateur n’ont pas besoin de ces éternels clichés à la Marie-Antoinette pour être détestables)
Une autre contributrice de Muslimah Media Watch s’agace des messages qui l’incitent à s’habiller « modestement »
http://www.patheos.com/blogs/mmw/2012/04/what-men-want
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=fPstjtUTsHE
He references women’s fashion in the West as both objectifying and degrading, which, he claims, is easily remedied with the hijab and or modest clothing. These particular lyrics are examples of how the discourse on modesty particularly in relation to the hijab and how it relates to women’s virtuosity and goodness of character is consistently dictated by men. While it is true that designers create ill-fitting contraptions for women to wear often better suited for 6-foot frames and that advertisers pass off skimpiness as a woman’s strength and confidence, the real source of a woman’s strength and character should not be measured by the clothes she wears but by the manner in which she is able to maneuver through the challenges of life with His guidance and mercy. Clothes, whether a hijab or a body-defining suit, are not the whole story, and politicizing the issue of the hijab only takes away from a women’s right to make choices about her private person.
Et elle raconte un incident qu’elle a elle-même vécu dans une banque à Islamabad :
A recent, personal incident further highlights how the discussion of “what women should wear” is decided by men. At a local bank in Islamabad, I was confronted by an older gentleman who proceeded to praise me for my abaya- and hijab- wearing ways. He compared my state of dress with that of a teenager sitting across from me; someone he felt looked vulgar with her long top and skinny jeans and a head full of gorgeous curly hair. I sat through his diatribe, in part stunned and confused – where does he get off saying this to me? I wear abayas on occasion for reasons that are personal and entirely my own. To have someone (and a man no less) praise me for my supposedly, religiously correct choices is both insulting and condescending. Annoyed at the man’s intrusion and judgment, I quickly left the bank. Here I am, being judged for wearing a hijab; ironically, while my intention is to not draw attention to myself, my attire (black, billowy abaya, no makeup and flats) still triggers unnecessary interest. It only underscores the idea that women garner respect and identity based on the extent to which they hide their physical attributes. The woman as an individual is ignored and like in the video, those around her will judge her (negatively most likely) if she does not (for whatever reason) abide by such terms.
Botox : 10 ans d’excès - L’EXPRESS
http://www.lexpress.fr/styles/diapo-photo/styles/beaute/botox-10-ans-d-exces_1105831.html
En avril, les injections de Botox à des fins esthétiques fêtent leurs 10 ans. Un produit qui suscite régulièrement le débat à la vue des dégâts qu’il entraîne à force d’abus, notamment chez les stars.
Here Is Victoria Beckham’s Birthday Fruit Platter — The Cut
http://nymag.com/daily/fashion/2012/04/victoria-beckhams-birthday-fruit-platter.html
Victoria Beckham celebrated her 38th birthday yesterday with a brand-new Facebook page, where she posted a photo of her large birthday cake fruit platter. If that doesn’t make you feel bad enough about the amount of calories you consume on birthdays (or heck, just a normal meal?), the fruit currently has 3,764 “likes” and counting.
Jean-Victor Meyers intronisé au conseil d’administration de l’Oréal - Challenges.fr
http://www.challenges.fr/entreprise/20120417.CHA5435/jean-victor-meyers-intronise-au-conseil-d-administration-de-l-oreal.html
Les actionnaires de L’Oreal ont approuvé mardi 17 avril l’entrée au conseil d’administration de Jean-Victor Meyers, le petit-fils aîné de Liliane Bettencourt, en remplacement de l’héritière du numéro un mondial des cosmétiques.
Réunis en assemblée générale à Paris, les actionnaires de L’Oréal se sont prononcés à 97,6% pour la nomination de Jean-Victor Meyers, 25 ans, comme administrateur. Environ 2,4% ont voté contre.
Parce que L’Oréal le veut bien
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/04/16/parce-que-l-oreal-le-veut-bien_1686060_3234.html
Jean-Victor a déjà reçu pour consigne de voter comme son père, Jean-Pierre Meyers, et comme sa mère, Françoise Bettencourt Meyers. Leur position commune sera arrêtée au sein du holding familial Téthys. Sa mère affirme que Jean-Victor a été préféré, comme administrateur, à son frère cadet Nicolas, uniquement parce qu’il est l’aîné. En aucun cas parce qu’il exerce, depuis l’automne 2011, la tutelle de sa grand-mère.
Quelle qu’ait été la violence des relations tumultueuses entre Liliane Bettencourt et sa fille, Jean-Victor a toujours continué à voir très régulièrement sa grand-mère. Aujourd’hui, il veille sur sa vie quotidienne et sa santé. Il a, par exemple, limogé et remplacé son ancien médecin, qui émargeait à 40 000 euros par mois.
Ce jeune homme plutôt timide, qui habite dans la vaste demeure de ses parents à Neuilly-sur-Seine, arbore un curriculum vitæ encore succinct. Licencié en économie et gestion de l’entreprise et diplômé de l’Institut supérieur de gestion, il a été assistant de chef de produit chez Yves Saint Laurent Beauté avant d’effectuer l’an dernier un parcours d’immersion, aux quatre coins du globe, dans différentes filiales de L’Oréal.
En février, il a créé, avec l’un de ses amis, Louis Le Boiteux, une entreprise baptisée L’Exemplaire. A quoi peut s’intéresser le petit-fils de la plus fortunée des milliardaires hexagonales ? Au cinéma, à la littérature, à la musique ? Rien de tout cela. C’est plus prosaïque : L’Exemplaire commercialisera du prêt-à-porter et de la maroquinerie chic.
AG L’Oréal : « des marchés durablement porteurs »
http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/infos-conseils-valeurs/infos/ag-l-oreal-des-marches-durablement-porteurs-422774.php
« Le groupe a démarré l’année avec une belle croissance, » a annoncé Jean-Paul Agon à ses actionnaires réunis en assemblée annuelle, mardi matin a Paris.
Revenant sur le chiffre d’affaires du premier trimestre publié le 12 avril, le président de L’Oréal a ajouté qu’un « premier trimestre n’est jamais extrapolable sur l’année. » Toutefois, sa progression de 6,4% à données comparables (+9,4% en publié à 5,64 milliards d’euros) « augure bien d’une nouvelle expansion pour le groupe. »
« Nous pensons que les marchés vont continuer à être durablement porteurs », a poursuivi le patron du premier industriel mondial de la beauté.
D’ici à dix ans, « les pays émergents devraient représenter les deux tiers du marché mondial et 80% de sa croissance, » a pronostiqué Jean-Paul Agon.
Ce dernier a ouvert l’assemblée par un hommage à Liliane Bettencourt, qui a laissé en février son siège au conseil d’administration à son petit-fils Jean-Victor Meyers, grand jeune homme de 25 ans assis au côté de sa mère Françoise aux places d’honneur de l’assemblée.
Cette transition, qui doit être validée par le vote des actionnaires en fin de réunion, « est la confirmation de l’engagement de la famille Bettencourt Meyers envers l’entreprise. »
Pour Jean-Victor Meyers, qui s’est exprimé dans un petit film, « L’Oréal est une entreprise qui fait partie de ma vie. J’y suis très attaché. »
La famille détient 30,79% du capital de L’Oréal et Nestlé, dont le patron Paul Bulcke fait aussi son entrée au conseil, en possède 29,58%.
Tavi Gevinson : Still Figuring it Out - YouTube
http://www.youtube.com/watch?v=6osiBvQ-RRg&feature=youtu.be
Et dire qu’elle a 15 ans... (via @cafemode sur Twitter)
Tavi Gevinson is editor-in-chief and founder of RookieMag.com and writes thestylerookie.com. Rookie, a site for teenage girls, broke 1 million page views within 5 days of launching in September of 2011, and contributors have included Miranda July, Dan Savage, Joss Whedon, JD Samson, Zooey Deschanel, Sady Doyle, Lesley Arfin, and Cindy Gallop. It has received praise from Weekend Edition Sunday on NPR, the New Yorker, and a number of other publications, and, most importantly, the girls who write in to the site. Tavi has also written for publications such as Harper’s Bazaar, Jezebel, Lula, and Pop, and is a contributing editor to GARAGE magazine. She is 15 and a sophomore in high school, and also the author of an embarrassing diary recently found from the 6th grade.
La poilade du jour : “Closer Effect”, « la 1re étude qui démontrer la puissance et l’efficacité de “Closer” en tant que déclencheur d’achats »
http://article.agentcreateurdenvies.com
Le « Closer Effect » mesure :
> Les envies déclenchées à la lecture (je le vois dans Closer, j’ai envie de l’acheter)
> Les envies déclenchées par la publicité
> Tracking des achats effectifs directs et de contagion
« Closer Effect » prouve l’efficacité du 1er magazine féminin people : 34% des achats réalisés sont influencés par la lecture de Closer (éditorial + publicité), et qui monte à 48% sur les achats beauté !
Et surtout, ne pas manquer la vidéo...
« Hey Girl, You Got It Covered » : un chanteur rend hommage aux filles voilées qui refusent d’être victimes de la mode. Bonne analyse sur Muslimah Media Watch
http://www.patheos.com/blogs/mmw/2012/04/hey-girl-you-got-it-covered
Secondly, the song raises a number of serious questions about the representation of women’s bodies that apparently in all of the singer’s good intentions he is trying to counteract. I think it is great that our musical friend wants to elevate the discourse past the Kardashians and tell us that we are “more than just a pretty waist,” but apparently we are not more than our hijab, which is very bad. Why is everything about our Islam-ness tied up into our hijab? Why is someone else’s opinion about our worth as Muslimahs more important than the truths we hold dear to ourselves as human beings?
So “You Got it Covered” is playing it wrong because very little anyone can say at this point will mean anything to anyone about the merits (or lack thereof) of wearing hijab. It is funny, because many of the platitudes spouted about wearing the veil is how it is all about how we are judged for our minds and not our appearances. In other words, the BS we get fed is that hijab is supposed to take us out of the Hollywood culture. I’m not so sure; I think girls in hijab get judged double and triple for their appearances. In fact, our entire worth as members of the ummah is sometimes tied up in our scarves. Let’s ask our musical friend again, who reminds us that we are “more than just beauty on the outside” but at the same time, he wants us to know that “it’s even more beautiful/When you’re covered/In your colors.” So is it or is it not about what we’re wearing? Because for me, while being an ode to the Covered Muslimah, “You’ve Got it Covered” is still all about our clothes.
In fact, the song takes it one step further: because our muse is covered up in her colors, our singer reminds us that “I would never disrespect you/You got it covered.” My problem is that when people talk about the black and white of “hijab=respects herself”/ “no hijab=not on the deen” they ignore that we as women are on a continuum. For every girl who puts on hijab and may think finally people will shut up, there are five more people down the road who will blast her for not wearing jilbab too. I will never get how we decide someone’s deen by their clothing choices.