• 7 Reasons Why Crypto Project #founders Should Jump Aboard the #ieo Ship Before it’s Too Late!
    https://hackernoon.com/7-reasons-why-crypto-project-founders-should-jump-aboard-the-ieo-ship-be

    Photo Credit: coin girlsA taste that keeps you craving for more with such beautiful craze. The nose catches the sweet and enticing scent from afar, as it touches the mouth, the lips register the taste even before the tongue enjoys it. Such was my experience with my favourite and symbolic ofe-nsala soup, a special delicacy enjoyed in Eastern Nigeria always in popular demand and the first delicacy to finish in any buffet event where its part of a meal course.“Don’t waste any more time and funds configuring your website to have the ICO section, it shows you’re not prudent and have a bad sense of judgment as a Founder/CEO. You should quickly capitalize on the growing IEO interest in the industry before it’s too late”Quoting myself above, I told one of the project founders who recently consulted (...)

    #cryptocurrency #blockchain #binance


  • Comment une nouvelle « loi travail » pourrait bientôt s’attaquer à la santé et à la sécurité des salariés - Basta !
    https://www.bastamag.net/Comment-une-nouvelle-loi-travail-pourrait-bientot-s-attaquer-a-la-sante-et

    Remis au Premier ministre à la fin de l’été, le rapport « Lecocq », du nom de la députée LREM du Nord, Charlotte Lecocq, s’inscrit dans la droite ligne de la loi Travail de 2016 puis des ordonnances du même nom : les entreprises seraient trop contraintes et trop contrôlées. Des chefs d’entreprise y suggèrent de privilégier « une relation bienveillante » avec les employeurs, « dirigée vers le conseil et l’accompagnement avant contrôle et éventuelle sanction ». « Il suffirait en fait d’arrêter les contrôles et d’être bienveillant pour que les entreprises deviennent vertueuses », ironise Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires. Une vision du travail fascinante et qui n’a pas grand chose à voir avec la réalité. « Ce que nous constatons tous les jours dans le cadre de nos activités sur le sujet de la santé et de la sécurité au travail, c’est qu’il n’y a pas assez de contrôles ni de contraintes », poursuit le syndicaliste.

    https://www.nosdeputes.fr/charlotte-lecocq
    #travail


  • Ouverture du local révolutionnaire « Au Chat Noir »
    https://nantes.indymedia.org/articles/44989

    C’est avec une grande joie et une solide détermination que nous vous annonçons et invitons à l’ouverture officielle du local révolutionnaire « Au Chat Noir » ce vendredi 22 mars 2019, au 33 rue Puget à #toulouse. Cette ouverture est le fruit d’un travail politique commun d’Alternative Libertaire, de la Confédération Nationale du Travail, de la Coordination des Groupes Anarchistes, et de l’Union Antifasciste Toulousaine.Quatre organisations animées par une même volonté : la création et l’animation d’un lieu d’organisation pour les luttes sociales et la révolution, durable dans le temps.

    #Resistances #antifascisme #ant-istalinisme #Resistances,antifascisme,ant-istalinisme


  • 3 millions de tonnes par an pour Coca-Cola, 750 000 pour Danone... : quand les multinationales révèlent leur production de plastique Olivier Petitjean - 20 Mars 2019 - L’Oservatoire des mulitinationales
    http://multinationales.org/3-millions-de-tonnes-par-an-pour-Coca-Cola-750-000-pour-Danone-quan

    Certaines multinationales ont accepté pour la première fois de dévoiler la quantité de plastique qu’elles produisaient chaque année - et les chiffres donnent le vertige. Un début de transparence qui ne fait que souligner le besoin urgent de mesures contraignantes, au-delà des promesses vertes et des initiatives volontaires, pour mettre fin aux ravages de la pollution plastique.

    Le débat sur le plastique et son impact environnemental, notamment sur les océans, a pris énormément d’ampleur ces dernières années. Gouvernements et entreprises, de plus en plus interpellés par l’opinion et les consommateurs, ont multiplié les annonces et les engagements sur le sujet. Dans le cadre d’un programme lancé par la fondation Ellen McArthur, créée par la célèbre navigatrice britannique, certaines grandes multinationales ont même accepté de dévoiler la quantité d’emballages plastiques qu’elles produisent chaque année pour écouler leurs produits. Et les chiffres donnent le vertige.

    #Coca-Cola déclare ainsi produire par an au niveau du groupe (incluant la célèbre boisson gazeuse mais aussi ses autres marques comme #Fanta et #Minute_Maid) pas moins de 3 millions de tonnes de plastique. #Nestlé occupe la deuxième place mondiale avec 1,7 millions de tonnes, et #Danone la troisième avec 750 000 tonnes annuelles, principalement liées à ses activités dans l’eau en bouteille.

    Plusieurs #multinationales ont refusé de jouer le jeu de la transparence, à commencer par #PepsiCo dont on peut imaginer que la production de plastique est aussi très importante. Parmi les mauvais élèves, on compte également L’#Oréal, #Pernod_Ricard, et les groupes de la grande distribution (mis à part #Carrefour qui publie une estimation, mais seulement pour les produits sous marque propre).

    La coalition internationale « #Break_Free_from_Plastic », regroupant des associations écologistes, a récemment abordé le problème par l’autre bout, en demandant à des milliers de bénévoles de récolter des déchets plastiques partout dans le monde et d’identifier à quelles marques ces déchets étaient liés. Le résultat est le même : les déchets de marques appartenant à Coca-Cola sont les plus omniprésents, suivis par ceux de PepsiCo, Nestlé et Danone.

    Stratégies de diversion
    Jusqu’à aujourd’hui, les industriels producteurs et utilisateurs de #plastique (de l’industrie chimique à l’agroalimentaire) avaient adopté une stratégie consistant à déplacer totalement l’attention vers la #responsabilité des consommateurs individuels, accusés de ne pas mettre leurs déchets au « bon » endroit. Un message que l’on retrouve par exemple en France avec la campagne « Gestes propres », derrière laquelle on retrouve Coca-Cola, Danone, Nestlé ou Total (lire notre article, ainsi que notre enquête plus large au niveau européen).

    Aujourd’hui, alors que le problème du plastique prend de plus en plus d’ampleur, les industriels tendent à changer leur fusil d’épaule. Ils misent plutôt sur la participation à des initiatives et des programmes de « responsabilité sociale » comme celui de la fondation Ellen McArthur ou encore l’« Alliance pour mettre fin à la pollution plastique » lancée en janvier dernier par des multinationales parmi les principales responsables de cette même #pollution.

    #Environnement


  • Dépasser la notion d’« #alimentation » pour parvenir à « nourrir » le monde - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/21/depasser-la-notion-d-alimentation-pour-parvenir-a-nourrir-le-monde_171633

    Les mots sont importants. Lorsque nous les choisissons, nous révélons de manière inconsciente notre opinion. Ces dernières décennies, nous avons beaucoup parlé d’« alimenter » la planète mais beaucoup moins de « nourrir » les gens. Au fur et à mesure, nous avons constaté l’apparition de nouvelles formes de malnutrition, telles que l’obésité et les maladies liées aux « régimes alimentaires ». C’est pourquoi, nous devons réfléchir à l’utilisation des mots « #nourriture » et « manger » et au sens que nous leur donnons.


  • [COMPTE-RENDU ACTE XIX - NANTES - Samedi 23 Mars 2019]
    https://nantes.indymedia.org/articles/44997

    /.../ Suite aux confiscations importantes de matériel medic, nous avons besoin de votre soutien ! En effet, l’achat de matériel a un coût important, et ce sont plusieurs centaines d’euros de matériel qui dorment maintenant au chaud dans les locaux du comico. /.../
    lien direct : https://www.colleo.fr/cagnotte/14279/street-medics-nantes

    Le rendez-vous était donné à 13h à Nantes, route de Vannes, sur le rond-point en face du McDonald’s. Depuis le début de la matinée déjà, étaient postés des Gendarmes Mobiles en nombre. Des gens commencent à arriver timidement dès midi, n’osant se rendre sur le lieu de rendez-vous car les fouilles y sont systématiques dès lors que l’on possède un sac à dos, et une vingtaine d’arrestations auront lieu à ce moment-là lorsque du matériel de protection (lunettes, masques...) sera trouvé sur les manifestant-es.
    La DAR intimide les manifestant-es dispersé-es autour du rond-point. Contrôles d’identité, confiscation de matériel, petites piques bien senties, bref, rien de différent du niveau de la BAC. Trois medics de SMN se verront confisquer l’intégralité de leur matériel et conseiller « d’aller faire de l’humanitaire en Afrique » par un agent.

    /.../

    Vous pouvez contribuer à la cagnotte ici :
    https://www.colleo.fr/cagnotte/14279/street-medics-nantes
    Mais aussi déposer vos dons en liquide dans les bars suivants :
    Pour les dons en liquide ou en matériel, les bars suivants nous permettent gracieusement d’y récupérer le matériel que vous pourriez y déposer :

    – Shaka Pop Un monde à bar, 9 rue de l’Hôtel de Ville, 44000 Nantes (lundi - samedi de 16h30 à 2h, fermé le dimanche)
    – Le Chat Noir, 13 Allée Duguay Trouin, 44000 Nantes
    – Le 13et3, Place Bouffay, 44000 Nantes
    – Le Live Bar, 7 rue des Etats, 44000 Nantes (à côté du château)

    Le Hophophop ne fait plus partie de la liste des bars où vous pouvez déposer vos dons.

    Amour, Maalox et Serum Phy ! ♥

    Lire aussi le compte-rendu de @Mimas87 sur twitter : https://twitter.com/Mimas87/status/1109458541981696002

    Bonjour, Nous sommes le 23 mars 2018 [2019 !], et la manifestation des #GiletsJaunes à #Nantes n’a pas pu avoir lieu. Avant même le début du rassemblement route de Vannes, une vingtaine d’interpellations et presque tous les #StreetMedic dépouillés de leur matériel.

    Et aussi des bribes de @Nantes_Revoltee :

    La doctrine Castaner à Nantes :
    – Arrestations préventives massives en camions cellulaires
    – Quasi impossibilité de rejoindre le rdv
    – Nasse
    – Attaques ultra-violentes d’un cortège totalement paisible
    – Coups, tirs, humiliations
    – La contestation interdite de fait. Par la force.
    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1109496904558301184

    Nantes, la journée s’achève par un hommage à Georges Courtois à l’endroit même où il avait réalisé son coup d’éclat de 1985. Devant l’ancien tribunal, où il avait organisé une prise d’otage des magistrats et fait le procès de la Justice.
    #ActeXIX #SoyonsCourtois #RIPGeorges
    https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1109524680686403586

    /.../ #gilets_jaunes #manifestation #répression #DAR



  • Introduction à « Chroniques martiennes » par Ray Bradbury
    http://enuncombatdouteux.blogspot.com/2019/03/introduction-chroniques-martiennes-par.html

    « Ne me dites pas ce que je fais ; je ne veux pas le savoir ! »

    Ces paroles ne sont pas de moi. Elles ont été prononcées par mon ami Federico Fellini, le fameux réalisateur italien. Quand il tournait un de ses scénarios, il refusait de voir ce qui avait été mis « dans la boîte » et tiré en laboratoire à la fin de chaque journée. Il voulait que ses scènes restent mystérieusement provocatrices pour lui donner envie de poursuivre.

    Ce qui avait commencé comme un récit occasionnel, ou un « aparté », concernant la planète Rouge est devenu une explosion tous azimuts en juillet et août de cette année-là, lorsque je me précipitais tous les matins sur ma machine à écrire pour découvrir quel nouveau cadeau ma Muse était disposée à m’offrir.

    Avais-je une telle Muse ? Et croyais-je toujours en cet animal mythique ? Non. Plus jeune, au temps où je poursuivais mes études ou vendais des journaux à la criée, je faisais ce que la plupart des écrivains font à leurs débuts : je rivalisais avec mes aînés, imitais mes pairs, m’interdisant du même coup toute possibilité de découvrir des vérités sous ma peau et derrière mes yeux.

    Très bien, alors, les Chroniques c’est quoi ? C’est Toutankhamon extrait de sa tombe quand j’avais trois ans, les Eddas islandais quand j’avais six ans et les dieux gréco-romains qui me faisaient rêver quand j’avais dix ans : de la mythologie à l’état pur. Si c’était de la science-fiction bon teint, rigoureuse sur le plan technologique, elle serait depuis longtemps en train de rouiller au bord de la route. Mais comme il s’agit d’une fable indépendante, même les physiciens les plus endurcis de l’Institut de technologie de Californie acceptent de respirer l’oxygène que j’ai frauduleusement lâché sur Mars. La science et les machines peuvent s’entre-tuer ou être remplacées. Le mythe, reflet dans un miroir, hors d’atteinte, demeure. S’il n’est pas immortel, du moins en a-t-il l’air.




  • #Montpellier : Les détenus se cotisent pour un surveillant après le décès de sa femme
    https://www.20minutes.fr/insolite/2478795-20190322-montpellier-detenus-cotisent-surveillant-apres-deces-femm

    Les détenus de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, dans la métropole de Montpellier, se sont cotisés afin de soutenir un surveillant de prison, révèle France Info. L’homme, surveillant dans cette prison depuis une trentaine d’années, a perdu brutalement sa femme, mère de quatre enfants.


  • #RDC:_L’ELECTION_DES_GOUVERNEURS PROGRAMME AU 10/04...
    http://www.radiopanik.org/emissions/radiografi/rdc-l-election-des-gouverneurs-programme-au-10-04-

    L’ELECTION DES GOUVERNEURS EST PROGRAMME AU 10/04, LA CENI (NANGAA) IGNORE T-ELLE LA DECISION DU PRESIDENT ? SI OUI, QUE CE QUI SE PASSE A KINSHASA ?

    #radio_panik #studio1bis #radiografi #radio_panik,studio1bis,radiografi,RDC:_L’ELECTION_DES_GOUVERNEURS
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/radiografi/rdc-l-election-des-gouverneurs-programme-au-10-04-_06421__1.mp3


  • L’Italie rejoint les « nouvelles routes de la soie » de la Chine
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/03/23/malgre-l-inquietude-de-bruxelles-l-italie-rejoint-les-nouvelles-routes-de-la


    Les gouvernements italien et chinois ont signé samedi 23 mars un protocole d’accord « non contraignant » pour sceller l’entrée de l’Italie dans les nouvelles routes de la soie ».
    ALBERTO PIZZOLI / AFP

    Les gouvernements italien et chinois ont signé samedi 23 mars un protocole d’accord « non contraignant » pour sceller l’entrée de l’Italie dans les « nouvelles routes de la soie », malgré l’inquiétude de Bruxelles et Washington. Au cours d’une cérémonie en présence du président chinois, Xi Jinping, et du chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, l’Italie est devenue le premier pays membre du G7 à intégrer ce projet pharaonique d’infrastructures maritimes et terrestres lancé par Pékin en 2013.

    Au total, 29 contrats ou protocoles d’accord ont été signés, pour les deux tiers institutionnels, portant selon le gouvernement italien sur « 2,5 milliards d’euros et un potentiel total de 20 milliards ». Ils prévoient ainsi des investissements chinois, pour l’instant limités, dans les ports de Gênes et de Trieste, stratégiques pour l’accès maritime au marché européen depuis la Chine.


  • Appel à conférences : mini‐DebConf à Marseille les 25 et 26 mai 2019
    https://linuxfr.org/news/appel-a-conferences-mini-debconf-a-marseille-les-25-et-26-mai-2019

    L’association Debian France organise une mini‐DebConf à Marseille le week‐end du 25 et 26 mai 2019. lien n°1 : Site mini‐DebConf Marseille 2019lien n°2 : Annonce et recherche de speakers sur debian-devel-announcelien n°3 : Page wiki pour les inscriptions et renseignementsUne « mini‐DebConf » est un évènement communautaire ayant pour but de rassembler les développeurs, mainteneurs, contributeurs, utilisateurs et personnes intéressées par le projet Debian. Cela ressemble aux réunions annuelles DebConf mais en version plus courte et plus simple.

    L’événement se tiendra le samedi 25 et le dimanche 26 mai 2019 dans les locaux de « la Maison du Chant » au 49 rue Chape, dans le 4e arrondissement de Marseille. Au programme, des conférences de 20 ou 40 minutes, des ateliers, une session de « Lightning Talks » de 10 minutes et (...)


  • L’État et les violences policières : « Une machine de guerre qui n’a ni remords, ni états d’âme, et où tous les coups sont permis »
    https://reporterre.net/L-Etat-et-les-violences-policieres-Une-machine-de-guerre-qui-n-a-ni-remo

    Documenter les violences policières et juridiques : mercredi 20 mars, témoins, experts, journalistes, juristes ont fait ce travail essentiel dans une réunion publique à Paris. Soulignant la gravité de la rupture autoritaire qui est en train de se produire.
    Paris, reportage

    La grande salle de la Bourse du travail, à Paris, était pleine mercredi 20 mars au soir pour la présentation des premières conclusions de la « commission d’enquête » sur la répression, la violence policière, la loi anti-manifestations, organisée à l’appel d’organisations syndicales [1]. Trois heures durant, les « enquêteurs » — le président et cofondateur de Mediapart Edwy Plenel, l’avocate et membre du syndicat des avocats de France (Saf) Judith Krivine et le journaliste à Radio France Antoine Chao — ont orchestré les prises de parole de nombreux témoins sur trois thèmes : les blessés en manifestation, les politiques répressives et les perspectives.

    Ian B., membre du collectif Désarmons-les !, a ouvert la soirée avec le bilan provisoire établi par le collectif — 170 blessés graves depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, en novembre 2018. Le collectif, qui émane de l’Assemblée des blessé.e.s constituée en novembre 2014 à Montreuil à la suite de la mort de Rémi Fraisse, s’est donné pour mission d’accompagner les personnes blessées et leurs familles dans leur parcours judiciaire et leur reconstruction psychologique, et d’informer sur le maintien de l’ordre en France — notamment les armes utilisées. « C’est une réalité à laquelle on ne s’attendait pas : on a recensé autant de blessés en trois mois que pendant les vingt années précédentes », a souligné Ian B.

    Le bilan du journaliste David Dufresne, diffusé sur son fil Twitter et Mediapart, précise le tableau : un décès — celui de Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène alors qu’elle fermait ses volets, le 2 décembre à Marseille —, 222 blessés à la tête, 22 éborgnés et cinq mains arrachées. Depuis décembre, le journaliste indépendant interpelle le ministère de l’Intérieur sur les blessures causées par les armes de la police et les exactions commises par les forces de l’ordre, par la formule devenue rituelle « allo @Place_Beauvau — c’est pour un signalement ». « Pendant plus d’un mois, j’ai travaillé seul. Au début régnait un grand silence médiatique, qui a contribué au déni politique. Cette semaine, on a encore pu entendre le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, déplorer que les lanceurs de balle de défense [LBD 40] n’avaient pas été suffisamment sortis. C’est faux, un jeune homme a perdu son œil près du Fouquet’s le 16 mars et personne n’en a parlé. »

    Laurent Thines, neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon, a lancé en janvier une pétition demandant « un moratoire sur l’utilisation des armes dites moins létales ». Tout en faisant défiler des images insoutenables de mâchoires déchiquetées, de mains arrachées et d’orbites énucléées, il a alerté sur les dégâts causés par les armes de force intermédiaire — LBD 40, grenades lacrymogènes instantanées GLI-F4, grenades de désencerclement — sur les corps humains. « Un projectile de LBD 40 lancé à plus de 90 mètres par seconde, soit 324 kilomètres par heure, a une force d’impact de 200 joules. C’est comme si on vous lâchait un parpaing de 20 kilos d’une hauteur d’un mètre sur le visage ou la tête ! » Devant la radio d’un Gilet jaune s’étant pris un tir de LBD dans la tempe, il a dénoncé une blessure similaire à celles causées par des accidents de voiture ou des coups de batte de base-ball : « Le crâne est enfoncé et, pire de mon point de vue de neurochirurgien, le cerveau en dessous est abîmé. Or, le cerveau, on n’en a qu’un seul et une fois qu’il est abîmé, on ne s’en remet jamais vraiment. Celles et ceux qui ont un proche qui a fait un accident vasculaire cérébral le savent. »

    « C’est une volonté d’entraver le droit de manifester écrite noir sur blanc »

    Pour protester contre la fabrication et la commercialisation de ces armes, Ian B. a relayé un appel à bloquer les usines de fabrication de ces armes à partir du vendredi 29 mars : le siège social d’Alsetex à Muret (Haute-Garonne) et son usine à Mazères (Ariège), la fabrique de Flash-Balls et de grenades de désencerclement Verney Carron à Saint-Étienne (Loire), la fabrique de grenades lacrymogènes Nobel à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), etc.

    Ces blessures s’inscrivent dans un contexte de politiques répressives, ont observé et analysé les témoins du débat suivant. Globalement, « les gouvernements qui se succèdent privent les salariés de leurs droits et leur rendent l’accès au juge plus difficile, ce qui rend les recours de plus en plus décourageants. Bientôt, ils ne pourront plus recourir qu’à la violence pour se faire entendre, comme le montre très bien le film En guerre de Stéphane Brizé », a alerté Mme Krivine.

    En parallèle, la répression des mouvements sociaux s’intensifie. Christian Mouhanna, sociologue et directeur du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), observe une « fuite en avant répressive », que les gouvernements successifs tentent de justifier en faisant un « amalgame entre populations de banlieues assimilées à des terroristes et manifestants ». Cette stratégie, amorcée par la loi sur la sécurité quotidienne de novembre 2001, s’est poursuivie pendant les manifestations pour le climat de fin 2015 et celles contre la loi Travail de 2016. En outre, « on assiste à une remise en cause du maintien de l’ordre à la française qui consistait à créer des troupes spécialisées pour tendre vers le zéro mort et le moins de blessés possible », signale le sociologue, en pointant la présence récente en manifestation de la brigade anticriminalité (BAC), « la plus bêtement répressive », et sa militarisation.

    Anne-Sophie Wallach, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, dénonce de son côté une instrumentalisation du droit « non plus pour punir les personnes qui ont commis des délits, mais à des fins de maintien de l’ordre ». « Le 8 décembre, pour plus de 900 placements en garde à vue, on a eu plus de 500 classements sans suite, faute d’éléments contre les personnes », a-t-elle dit. Derrière ces interpellations massives, le délit de participation à un groupement ayant l’intention de commettre des violences, introduit dans le droit en 2010 pour lutter contre les « bandes » des quartiers populaires — « une qualification floue, en tout cas extensive, qui permet le placement en garde à vue car ce délit est passible d’emprisonnement ». Autre levier, la réquisition particulière, « qui permet aux forces de l’ordre de relever l’identité dans les gares, au niveau des péages, sans recourir aux critères classiques ». Enfin, la magistrate dénonce les pressions exercées sur la justice notamment par la garde des Sceaux : « Le 8 décembre, la ministre s’est rendue à la permanence du parquet de Paris, où les magistrats reçoivent les appels concernant les gardes à vue, pour annoncer que la fermeté était de mise. Ces pressions ne sont pas acceptables. Pourtant, elles sont confortées par le procureur de Paris, qui a livré comme instruction aux magistrats de permanence les week-ends de mobilisation, ne lever les gardes à vue que le samedi soir ou le dimanche matin, même en cas de classement sans suite. C’est une volonté d’entraver le droit de manifester écrite noir sur blanc ! »

    « Le pouvoir est violent, mutile et continue de tuer. Mais nous pouvons renverser ensemble cette machine de guerre »

    Les militants sont nombreux à avoir fait les frais de ces politiques. Parmi eux, le secrétaire départemental de SUD PTT, Gaël Quirante, qui a dénoncé 13 interventions policières dans son centre postal et quatre convocations au commissariat pour violation de domicile, contre des postiers grévistes en Île-de-France. Dans la salle, un Gilet jaune a raconté la répression policière contre la première « Nuit jaune », le 26 janvier place de la République à Paris : « Jusqu’à 19 h, l’ambiance était très festive. Puis, sans crier gare, la police a inondé la place de lacrymos et a chargé pour nous pousser contre les canons à eau. On n’avait nulle part où aller, on s’est pris des gaz, c’était très violent. »

    Les perspectives pour les mobilisations ont été abordées en troisième partie de soirée. « Le gouvernement s’apprête à interdire la lutte par ce qu’il appelle la “loi anti-casseurs”, mais qu’au syndicat nous appelons la “loi anti-manifestants” », a averti Laurence Roques, présidente du SAF. La proposition de loi, déposée à l’origine par le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau, est d’abord tombée aux oubliettes avant d’être ressuscitée par le gouvernement, qui a manœuvré pour la faire adopter le 12 mars, malgré des réticences jusque dans la majorité. « Toute personne pourra faire l’objet d’une interdiction a priori de manifester, dès lors que son comportement laisse entendre qu’il peut causer un trouble à l’ordre public, a expliqué l’avocate. Seul un juge administratif des référés pourra invalider cette décision, mais la manifestation sera finie avant même qu’il ait le temps de statuer. » Autres mesures liberticides aux yeux de Me Roques, le délit de dissimulation du visage — « la loi ne précise pas si des lunettes de soleil ou un foulard constituent des dissimulations » — et le fichage de personnes qui ont troublé l’ordre public ou « exprimé leur opinion » — « une mesure qui va à l’encontre de la loi de 1978, qui interdit le fichage pour opinion politique ou action syndicale ».

    Sophie Chapelle, journaliste à Bastamag, s’est inquiétée de dix années de régression du droit de manifester, à raison d’une nouvelle loi sécuritaire tous les deux ans : « La loi de programmation militaire de 2013, qui étend la possibilité de surveillance au-delà du contrôle judiciaire, la loi de 2015 sur le renseignement, celle de 2016 contre le crime organisé, qui intègre des mesures de l’état d’urgence, et la loi sur la sécurité intérieure et le terrorisme de 2017, qui autorise la mise en place de périmètres de protection avec fouille systématique. » « La loi anti-manifestants a été adoptée le 12 mars ; de nouvelles mobilisations ont eu lieu le 16, et le 18, le Premier ministre, Édouard Philippe, n’a fait que des déclarations sécuritaires et annoncé un renforcement du maintien de l’ordre », déplore-t-elle.

    Assa Traoré, dont le frère est mort en juillet 2016 sur le sol de la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), a fustigé un « État antidémocratique, répressif, violent, une machine de guerre qui n’a ni ni remords, ni états d’âme, où tous les coups sont permis ». « Le pouvoir est violent, mutile et continue de tuer. Mais nous pouvons renverser ensemble cette machine de guerre », a-t-elle assuré.

    Que faire à présent, au-delà de l’information toujours essentielle sur la brutalité croissante de l’État, et alors que, comme l’a rappelé Edwy Plenel, « le droit de manifester est un droit fondamental » ? L’idée d’une Coordination nationale contre la répression a été avancée.

    Une réunion aura lieu cet après-midi jeudi 21 mars à l’Assemblée nationale, réunissant représentants de partis de gauche et d’organisations préoccupées par les droits de l’Homme, pour répondre collectivement aux « attaques contre les libertés publiques », indique à Reporterre la députée France insoumise Mathilde Panot.

    #violences_policières #répression


  • Profession : Haut Commissaire à la tromperie sociale | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/210319/profession-haut-commissaire-la-tromperie-sociale

    Premièrement, il a confirmé que le futur système à points inciterait à travailler beaucoup plus tard que 62 ans. Le faible nombre de points lorsqu’on aura eu une carrière à trous (temps partiel et maternité pour les femmes, chômage…) et/ou à faibles salaires pourrait être compensé par des points supplémentaires en travaillant jusqu’à extinction des forces. Il s’ensuit que le principe de « la liberté pour chacun de choisir » le moment où il part en retraite, décliné à l’envi par le Haut Commissaire, est un déguisement de l’obligation pour beaucoup de travailleurs et surtout de travailleuses à travailler toujours plus longtemps pour avoir une pension décente, en susurrant que l’âge qui permet d’équilibrer le système de retraite est de 63 ans ou 63 ans et demi.


  • Exclusive: IADB cancels China meeting after Beijing bars Venezuela representative | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-venezuela-politics-china-iadb-exclusi-idUSKCN1R32NU

    The Inter-American Development Bank on Friday called off next week’s meeting of its 48 member countries in China after Beijing refused to allow a representative of Venezuelan opposition leader Juan Guaido to attend, two sources with knowledge of the decision said.

    #venezuela



  • Gaël Giraud : Tsunami financier, désastre humanitaire ? (Thinkerview)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15817-gael-giraud-tsunami-financier-desastre-humanitaire-thinkerview

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

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    Crashdebug.fr : La drôle d’histoire des banques françaises...

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    Crashdebug.fr : L’argent dette de Paul Grignon

    Crashdebug.fr : L’argent Dette II - Paul Grignon

    Crashdebug.fr : Le jeu de l’argent

    Crashdebug.fr : L’argent cette GRANDE arnaque…

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    Crashdebug.fr : Le bal des vautours (Arte, 2 octobre 2012) (...)


  • UM exhibit to showcase human toll of U.S.-Mexico border crossings

    University of Michigan anthropologist #Jason_De_León and a few students were doing field work in Arizona’s Sonoran Desert seven years ago when the group stumbled upon the corpse of a woman.

    For years, De León had been studying undocumented migrants crossing the Mexico border into the U.S. through the desert, so he was aware of the thousands of people who died in the desert because of the perilous terrain.


    https://eu.detroitnews.com/story/news/local/michigan/2019/03/22/university-of-michigan-popup-exhibit-showcase-human-toll-us-mexico-border-debate/3202996002
    #visualisation #cartographie #morts #mourir_aux_frontières #décès #migrations #asile #réfugiés #USA #Etats-Unis #cartoexperiment #frontières #violent_borders #Mexique

    via @isskein
    ping @reka @karine4



  • LBD, Chamallows, banlieues et Dominique Rizet : juste une mise au point | Samuel Gontier
    https://www.telerama.fr/television/lbd,-chamallows,-banlieues-et-dominique-rizet-juste-une-mise-au-point,n6182

    Sur BFMTV, Bruce Toussaint et Christophe Barbier s’assurent que les forces de l’ordre disposeront ce samedi d’un arsenal suffisant à la mutilation des manifestants. Pendant ce temps, sur Twitter, leur patronne m’accuse de “propos gravement diffamatoires”. Je ne comprends pas. Source : Ma vie au poste


  • Jupiter et le “règne de la quantité”
    http://www.dedefensa.org/article/jupiter-et-le-regne-de-la-quantite

    Jupiter et le “règne de la quantité”

    Reprenons l’expression adoptée dans le titre et suggérée dans notre chapeau de présentation, en réaffirmant la fameuse formule guénonienne : le règne de la quantité. Tout effectivement est à l’aune de la quantité dans le comportement de Macron, et particulièrement son “Grand-Débat” qui a épuisé la communication ces dernières semaines, et tout autant l’“hyper-Grand-Débat” que le Jupiter élyséen accordait à 65 intellectuels français, le 18 mars 2019 en soirée, au long d’interminables heures où l’hôte de ces lieux élyséens put à loisir épancher sa logorrhée... Le règne de la quantité dans la parole, évoquant en général des banalités fort intelligentes dans un torrent inépuisable, semble de plus en plus la marque du gouvernement du personnage pour affronter les crises (logorrhée crisique) (...)


  • Vienna museum cancels Palestine event with leader of South African anti-apartheid struggle
    March 21, 2019 / By Palestinian BDS National Committee (BNC)
    https://bdsmovement.net/news/vienna-museum-cancels-palestine-event-leader-south-african-anti-aparthe

    March 21, 2019 — A Vienna museum, Volkskundemuseum, has cancelled an event on Palestinian rights where former minister in Nelson Mandela’s government Ronnie Kasrils was scheduled to speak (Video by Ronnie Kasrils). Kasrils is a renowned South African anti-apartheid activist of Jewish descent, and his address was scheduled for the March 29 event as part of the annual Israeli Apartheid Week (IAW). Human rights advocates immediately condemned the cancellation, and called for the event to be reinstated.

    The museum caved to pressure from Austria’s Israel lobby. The cancellation comes amid Israel’s ongoing repression of the peaceful Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) movement for Palestinian rights. Two IAW events scheduled in France this week were also canceled.

    More than 80 IAW events in 40 cities across Europe, North America and Palestine have been scheduled to date. With events still to be finalized in Asia, Africa and Latin America, IAW is expected to be held in more than 200 cities worldwide this year. (...)

    #BDS #censure #Ronnie_Kasrils


  • Des appartements de 2,6 mètres carrés vont-ils bientôt pulluler à Paris ? - Insolite | LaVieImmo.com
    https://www.lavieimmo.com/insolite/des-appartements-de-26-metres-carres-vont-ils-bientot-pulluler-a-paris-45

    Une entreprise espagnole a lancé à Barcelone un concept de mini-appartements où la cuisine et la salle de bain sont partagées. Et elle compte bien développer ces « appartements ruches » à Paris.
    (LaVieImmo.com) - Initiative sociale ou logement indigne ? Haibu, une entreprise espagnole dont le siège est au Pays-Bas, loue depuis le mois d’octobre à Barcelone des mini-chambres. Dans la ville espagnole, une chambre doit faire au minimum 5 mètres carrés. Pourtant Haibu loue des chambres de 3 mètres carrés au mieux pour des loyers mensuels compris entre 125 et 325 euros. La cuisine, la salle de bain et une pièce à vivre sont partagées. Dans les plus petits de ces habitacles en aggloméré, qui font 2 mètres de long, 1,2 mètre de large et 1,2 mètre de haut, et qui peuvent être empilés, il est impossible de se tenir debout. En tout, la maison mesure 100 mètres carrés et peut accueillir jusqu’à 20 personnes.
    Haibu présente de son côté son projet comme une initiative sociale et assure que sa marge ne dépasse pas 5%. « Notre but est que les gens ne viennent que pour une brève période, se redressent financièrement et repartent de l’avant », argumente l’un de ses fondateurs, Marc Oliver. Interrogé, le service de presse enfonce le clou : « Il s’agit d’un projet temporaire, qui vise à apporter une solution immédiate aux personnes qui n’ont pas accès à une maison ».

    #logement #marché_de_la_pauvreté


  • [BFMTV] 30 ans du Web : HTTP, URL… ce que signifient ces acronymes qui nous connectent
    https://www.laquadrature.net/2019/03/23/bfmtv-30-ans-du-web-http-url-ce-que-signifient-ces-acronymes-qui-nous-

    Créées à la fin des années 80, ces technologies constituent encore aujourd’hui les bases du Web, tel qu’il est utilisé par la plupart des internautes dans le monde. “Vague, mais prometteur”. C’est ainsi que le projet…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #liberté_d'expression #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • Little things – Forthright Magazine
    http://forthright.net/2019/03/23/little-things

    I was standing recently under the shade of a mango tree in an Asian country and noticed several flies swarming around. When I looked more closely I saw many large flies sitting on the leaves and fruit. Other insects were also flying about, but the flies were especially numerous. Almost without thinking I moved back several feet to get away from them.

    #problems #prayer


  • #Turin (Italie): bloquons la ville le samedi 30 mars 2019 !
    https://fr.squat.net/2019/03/23/turin-italie-bloquons-la-ville-le-samedi-30-mars-2019

    SAMEDI 30 MARS #manifestation A TURIN ! CORTÈGE INTERNATIONAL CONTRE LES FRONTIÈRES / CONTRE LES EXPULSIONS ET LA RÉPRESSION Vous vous êtes réjouis de l’expulsion de l’Asilo Occupato que vous voulez donner aux spéculateurs de la guerre contre les pauvres des périphéries. Vous nous avez arraché.es six compagnon.nes, en les accusant d’avoir lutté contre la détention […]

    #Asilo_occupato #Italie #Opération_Étincelle #prison #sans-papiers


  • L’appel aux troupes ou le retour de la guerre sociale
    21 MARS 2019 PAR ROMARIC GODIN

    En replaçant l’armée dans les stratégies de maintien de l’ordre, le gouvernement renoue avec la logique de l’État du XIXe siècle. Une évolution logique compte tenu de sa politique économique et sociale, qui détricote l’État social issu de la Libération et du Conseil national de la résistance.

    L’utilisation massive de l’#armée dans des opérations de maintien de l’#ordre est une première en #France depuis 1948 lorsque le ministre de l’intérieur socialiste Jules Moch utilisa l’armée pour contraindre les mineurs à reprendre le travail. Ce fut la dernière fois, à l’exception notable (et qu’il ne faut évidemment pas oublier) des guerres coloniales où l’armée française fut mobilisée contre des #manifestants et même contre des émeutiers. Et ce n’est pas un hasard. C’est donc une longue tradition qui, ce week-end, va se fermer. Et cette tradition n’est pas étrangère au système économique et social qui a prévalu jusqu’ici en France.

    L’immédiat après-guerre est en effet marqué par un changement majeur en France. Avec l’application partielle du programme du Conseil national de la résistance (CNR), le pays cherche à apaiser la #lutte_de_classes par la construction d’un système de protection sociale fort et paritaire. Patronat et syndicats sont contraints à discuter et à gérer ensemble cette protection à laquelle contribuent salariés et employeurs. La lutte n’a certes pas disparu, notamment dans le domaine salarial. Mais l’enjeu salarial est relativisé par l’existence de « coussins de protection » auxquels chacun participe.

    En termes de maintien de l’ordre, ce système social a une conséquence directe : l’ordre qu’il faut défendre n’est plus celui d’un clan, d’une caste ou d’une classe. C’est celui de tous. Et dès lors, il ne saurait plus exister « d’ennemi de l’intérieur » dans le domaine social. Logiquement, l’armée, dont la fonction est de combattre un ennemi, ne peut être mobilisée pour maintenir l’ordre social. C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire de la République crée en 1944 les « compagnies républicaines de sécurité » (CRS), excluant de fait l’armée du maintien de l’ordre.

    Certes, le recours à la troupe en 1947 et 1948 se fait après la création de la sécurité sociale et des CRS. Mais c’est un fait alors exceptionnel à plus d’un titre. Ces grèves sont politiques et s’inscrivent dans la logique de la guerre froide. Alors que le président étasunien Harry Truman vient d’appeler, en mars 1947, au « containment » (« endiguement ») de l’influence soviétique, les grévistes peuvent alors apparaître, pour un Jules Moch, comme des « ennemis de l’intérieur ». De fait, une situation du même type a lieu, au même moment, en Italie. L’enjeu du maintien de l’ordre a été compris par le gouvernement français de l’époque comme un enjeu géopolitique, celui du maintien de la France dans le bloc occidental. Et ce fait pouvait justifier, sinon excuser, le recours à l’armée dans un cadre social qui, du reste, était naissant.

    Mais le caractère exceptionnel de ce recours se montre par le fait qu’à aucun moment, depuis, il n’a été de nouveau, jusqu’à ces derniers jours, question de la troupe pour assurer l’ordre social. En mai 1968, Charles de Gaulle, rencontrant le général Massu à Baden-Baden, a pu songer à briser ce tabou. Mais il s’en est bien gardé, choisissant, pour sortir de la crise, la voie politique, par la dissolution, et la voie sociale, par les accords de Grenelle. Il a préféré resserrer l’idée que l’ordre républicain devait avant tout s’appuyer sur la démocratie et la collaboration des classes sociales.

    Il n’en avait pas toujours été ainsi, loin de là. La France a longtemps été le pays de la bourgeoisie triomphante et dominante. En 1944, la France, malgré les avancées du Front populaire, est encore un pays extrêmement en retard sur le plan de la protection sociale. Jusqu’en 1864, la grève est interdite, de même que les syndicats jusqu’en 1884. À l’exception de l’épisode des deux restaurations (1814-1830), l’ordre, c’est alors l’ordre bourgeois. Et pour assurer cet ordre, on n’hésite pas à avoir recours à l’armée.

    C’est, du reste, la convention thermidorienne, formée de ceux qui ont fait tomber Robespierre, qui inaugure ce recours. La révolution de 1789 avait voulu également démilitariser le maintien de l’ordre, jusqu’ici assuré par les mercenaires du roi, avec la création de la garde nationale (qui n’hésita pas cependant à tirer sur le peuple au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791). Les Thermidoriens en appellent à l’armée nationale pour réduire les émeutes venant de la gauche comme de la droite. L’armée sauve la convention lors de l’insurrection populaire (de gauche) du 1er prairial an III (20 mai 1795), puis lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an III (5 octobre 1795), où se distingua le jeune Napoléon Bonaparte. Les « centristes » d’alors, défenseurs des nouvelles classes dirigeantes acheteuses de biens nationaux, se maintiennent grâce à la troupe et le Directoire, avant de succomber au coup d’État de Brumaire, n’aura survécu que par la grâce de l’armée.

    Lorsque la bourgeoisie revient au pouvoir en 1830, elle a un recours massif – et sanglant – à l’armée pour le maintien de l’ordre. Les #émeutes parisiennes de 1832 (contées dans Les Misérables de Victor Hugo), de 1833 et de 1834, engagent la « ligne » (nom alors donné à l’infanterie). C’est aussi la troupe qui mate la #révolte des #Canuts en 1834. Un épisode rappelle alors le danger de la militarisation du maintien de l’ordre. Le 14 avril 1834, une patrouille de la ligne descend la rue Transnonain, actuelle rue Beaubourg. Au passage devant le numéro 12, un coup de feu claque et tue un soldat. Ses camarades, fous de rage, investissent le bâtiment et massacrent ses occupants, souvent encore dans leur sommeil. Il y aura douze victimes et l’épisode sera immortalisé par une gravure de Daumier. Mais la monarchie de Juillet n’a pas le monopole de ces recours à la troupe.

    Au début de la deuxième république, en juin 1848, les ouvriers révoltés dans l’est parisien contre la fin des ateliers nationaux qui les condamnent à la faim, sont écrasés par l’armée dirigée par le terrible général Cavaignac. L’intérêt défendu ici est clair : c’est la rente, l’obligation d’État dans laquelle la bourgeoisie investit sa fortune et qui était menacée par les dépenses sociales. Il y aura plusieurs milliers de morts. En #1871, c’est également l’armée qui mène la guerre contre la Commune. Il y aura plusieurs milliers de morts dans un épisode où se déchaînera la classe dominante qui n’aura de cesse d’appeler à la force militaire.

    La IIIe République entend changer de doctrine, en dépolitisant l’armée. Mais le régime d’alors est encore largement un centrisme bourgeois pour qui toute remise en cause de l’ordre social est un enjeu qui relève de l’armée. Cette dernière intervient encore régulièrement pour défendre les biens et le fonctionnement de l’économie. C’est le cas le 1er mai 1891 à Fourmies où les ouvriers du textile manifestent pour la journée de huit heures. La situation dégénère et le 145e de ligne tire à balles réelles, faisant 9 morts et 35 blessés.

    En 1906 et 1907, #Clémenceau recourt massivement à l’armée pour briser les #grèves et les #manifestations de viticulteurs du Sud-Ouest (qui s’étendent au reste de la population du Languedoc). La mutinerie du 17e de ligne en juin 1907 à Perpignan est une exception, mais elle deviendra un symbole de la lutte sociale grâce à une célèbre chanson « Gloire au 17e » ! où claquaient ces mots : « Vous auriez, en tirant sur nous, assassiné la République ! » Pour le reste, l’armée est utilisée – et avec des morts, là encore – en réponse à une demande profonde de la société. À cette dureté du pouvoir, qui refuse d’instaurer un système social à l’allemande et même un impôt sur le revenu (il faudra attendre 1914 et dans les faits les années 1920 pour qu’il soit instauré en France), répond un syndicalisme de combat frontal, celui de la CGT du congrès d’Amiens (1906). Les classes sont alors face-à-face et l’armée est au service d’un des deux combattants.

    Avec le drame de la Première Guerre mondiale et la conscription universelle, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre est plus délicat et accroît le risque de fraternisation. Les préoccupations des soldats et celles des ouvriers sont parfois les mêmes. Avec toute sa naïveté, « Gloire au 17e » annonçait un changement majeur. La lutte du « peuple » contre la « multitude » devient impossible. Elle est donc progressivement mise en retrait avec, en 1926, la création de la gendarmerie mobile. Parallèlement, l’État social français s’étoffe dans les années 1920, avec les premières assurances sociales et, dans les années 1930, avec le Front populaire. Le conflit social se démilitarise donc progressivement pour aboutir finalement à l’évolution de l’après-guerre.

    Le retour de la guerre sociale

    L’avènement d’un État social ne signifie certes pas la fin de la violence sociale et de la répression policière, loin de là. Mais il se traduit par l’idée que la lutte de classes n’est pas une lutte qui peut être militarisée. Elle ne peut plus l’être, parce que les classes sociales participent, en théorie, ensemble à la gestion de la société. Il n’est alors plus possible de voir dans le maintien de l’ordre une question de vie ou de mort pour l’État. Or, l’armée est une force de destruction au service de la défense de l’État. Si l’État appartient à tous, alors l’armée aussi appartient à tous et, dès lors, elle ne peut être l’arbitre des luttes entre intérêts sociaux parce qu’elle ne peut détruire ce qui la constitue. C’est alors la police, dont la fonction théorique n’est pas destructrice, qui est garante de l’ordre intérieur.

    À l’inverse, lorsque l’État est mis au service des intérêts d’une classe, il n’existe pas d’intérêt pour les oppositions à maintenir cet État et la défense de l’ordre devient existentielle. Elle implique donc que l’armée soit capable de détruire l’adversaire qui n’est pas perçu comme une partie de l’État. Il faut se souvenir de ce discours célèbre à l’Assemblée nationale d’Adolphe Thiers, en 1850, bien avant qu’il soit l’instrument de l’écrasement de la Commune. Pour justifier la nouvelle loi électorale, plus restrictive, il affirmait que « les amis de la vraie liberté, je dirais les vrais républicains, redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ». Et le futur président de la République de préciser : « La France nous juge, elle sait la langue française, quoiqu’on la défigure bien indignement, elle sait ce que veut dire le peuple et ce que veut dire la multitude, elle comprendra mes paroles. Tant pis pour ceux qui veulent défendre la multitude, je leur laisse cet honneur, quelque nom qu’ils portent. Je leur laisse ce triste honneur ; ce n’est pas le peuple, le vrai peuple qui incendie les palais, les statues, égorge à Paris, qui verse le sang… »

    Ce propos est clair et il traversera tout le XIXe siècle français : le « peuple », soutien de l’État et de la liberté, s’oppose frontalement à une masse violente qu’il faut réduire et qui est hors de lui. Cet ennemi est un barbare, qui ne respecte pas les fondements de l’ordre social, donc de l’État qui le garantit. Il faut le contenir, comme il faut contenir un ennemi extérieur. L’armée s’impose donc dans cet exercice. C’est la traduction de la haine de classe.

    Mais, alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mots de Thiers prennent ici une actualité brûlante. On pourrait croire, style mis à part, les propos d’un membre de la majorité. Et ce n’est pas un hasard. Que fait en effet le gouvernement Philippe ? Il détricote l’État social issu du compromis de 1944, finalement largement accepté après l’échec des grèves de 1947-48 : l’État gère directement l’assurance-chômage et l’assurance-maladie et s’apprête à réduire les garanties de la retraite ; il privatise des activités d’intérêt général comme la Française des jeux et Aéroports de Paris ; en dépit du bon sens, il mène une politique fiscale largement favorable aux plus fortunés, sans contrepartie ; il promet des réductions de dépenses et un redimensionnement des services publics, de la santé au ferroviaire. Bref, il dynamite les fondements de la société de 1944. L’État redevient celui d’un groupe social, celui qui a intérêt aux « réformes structurelles ».

    Lundi 18 mars, lors du « grand débat des idées », Emmanuel Macron a mis en garde contre la confusion entre « l’extrême violence politique » et « ce que peuvent être les mouvements sociaux dans toute démocratie ». Mais cette distinction fait deux économies majeures. D’abord, elle identifie la violence politique à la dégradation de bâtiment à vocation commerciale et elle identifie donc la politique à un système économique. Ensuite, elle oublie que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social prenant acte de l’impasse des mouvements sociaux dans un contexte de réformes. Or, qui a dit qu’il ignorerait, quoi qu’il arrive, le mouvement social, sinon ce même chef de l’État ? La réalité est bien différente : en cherchant à détruire l’État social, Emmanuel Macron crée un rapport de force en faveur d’une partie de la société. Et cette privatisation conduit naturellement à une guerre sociale et à l’appel à la troupe. Comme en 1795, 1834 ou 1871. Bienvenue au XIXe siècle.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/l-appel-aux-troupes-ou-le-retour-de-la-guerre-sociale?onglet=full