• Astronomie : des anti-étoiles existent-elles dans l’Univers ?
    https://www.francetvinfo.fr/sciences/astronomie/astronomie-des-anti-etoiles-existent-elles-dans-l-univers_4615215.html

    Luigi Tibaldo est astronome adjoint à l’Université Paul Sabatier et à l’Irap. Il explique le mystère que les scientifiques tentent de comprendre : "Puisque quand la matière et l’antimatière rentrent en contact elles se détruisent, aujourd’hui notre univers devrait être vide. Or, évidemment, il n’est pas vide. Comme les observations nous disent qu’il y a exclusivement de la matière, la piste qui est poursuivie le plus souvent par les physiciens est de chercher à trouver un mécanisme qui nous permet de produire un peu plus de matière par rapport à l’antimatière."

    Comme l’admet Simon Dupourqué, doctorant à l’Irap, rechercher des anti-étoiles est une hypothèse : "On a pu isoler 14 sources qui seraient compatibles avec des anti étoiles. Il est hautement probable que ce soit autre chose, comme des pulsars ou des noyaux actifs de galaxies. Mais en prenant l’hypothèse que ces 14 sources sont des anti-étoiles, alors si on suppose que les anti-étoiles sont dans le disque, on s’attend au final à ce qu’il y en ait très peu une anti-étoile pour 400 000 étoiles normales.”

  • Santé Publique France, 09/05/2021 :
    • décès covid à l’hôpital : 115 (cvh : 203)
    • hospitalisations covid : 25797 (-3)

    décès, décidément, ça ne baisse toujours pas…
    admissions en réanimation, poursuite de la baisse, peut-être avec un petit coup d’accélérateur (-6%/ j. en moyenne sur les 7 derniers jours)

    taux d’incidence et taux de positivité (nationaux) en baisse


    (apparemment, le nombre de tests réaugmente : le taux d’incidence décroit moins vite que le taux de positifs)

    dans les métropoles, l’incidence baisse partout également

    taux d’hospitalisations, là aussi, ça baisse doucement, sauf une petite reprise dans les Hauts-de-France

  • Santé Pudique France - 09.05.21

    – réa : toujours en baisse, /2 en 20 jours
    – dc : on dirait un plat, depuis mardi

    la moyenne hebdo métropole pour dc passe de 275 à 215 morts / jour.

    http://coviiid.free.fr


    – 13 : dc remontent, rebond de réa en début de semaine, ptet plat à venir
    – 67 : dc toujours en hausse, x2 en 9 jours, réa en hausse
    – 59 : dc en légère hausse, réa en baisse
    – petite couronne : dc remontent, réa toujours en baisse à /2 en 22 j

  • Brexit : la France n’exclut pas de couper le courant à l’île de Jersey, selon Attal
    https://www.lefigaro.fr/international/brexit-la-france-n-exclut-pas-de-couper-le-courant-a-jersey-20210509

    Le porte-parole du gouvernement n’exclut pas que la France coupe le courant à Jersey, en réponse aux conditions de pêche imposées aux marins français par les autorités britanniques. « Tout est possible. Des mesures de rétorsion sont possibles », a déclaré Gabriel Attal sur France 3 ce dimanche, précisant que « ce n’est pas la solution que nous envisageons ».

    Le porte-parole du gouvernement a réagi aux propos tenus cette semaine par la ministre de la Mer Annick Girardin qui a menacé implicitement de couper le courant sur l’île anglo-normande si l’accord conclu dans le cadre du Brexit n’était pas respecté.

    C’est juste que couper l’électricité de la population civile comme « mesure de rétorsion », c’est assez généralement considéré comme un acte de guerre mené contre les populations civiles, régulièrement dénoncé par l’ONU, et c’est pas donc pas loin d’être un crime de guerre.

    (C’est tout de même pas possible cette bande de tarés finis à la pisse qui nous sert de gouvernement.)

  • Avec son Algérie du futur, Bab dé-raï complètement – Gonzaï
    http://gonzai.com/avec-son-algerie-du-futur-bab-de-rai-completement

    Le saviez-vous ? En 2013, le startupper Joakim sonnait disruptif avant l’heure avec la création de sa pépinière d’entreprise nommée Crowdspacer, où l’on trouve depuis tous les bras les plus cassés de l’électronique tonique. Dernière signature en date : Bab, membre du collectif 404 et auteur de l’excellent EP “Aïdour”, du nom d’une petite montagne de 430 mètres d’altitude où plane des musiques pas très vivement conseillée à Eric Zemmour.

    Bab est membre des collectifs français 404 et Pardonnez Nous. Il réalise actuellement un documentaire sur la musique raï algérienne , ce qui l’a amené à visiter le pays à de multiples reprises récemment et lui a inspiré cet EP sombre et hanté, réminiscence de Muslimgauze.

    https://crowdspacer.bandcamp.com/album/a-dour

    #musique #electro

  • Joe Biden und die Trickle-Down-Theorie
    https://diasp.eu/p/12870063

    Joe Biden und die Trickle-Down-Theorie

    https://makroskop.eu/podcasts

    https://cdn.podigee.com/media/podcast_13508_wohlstand_fur_alle_episode_443233_ep_91_joe_biden_und_die

    [/]

    Joe Biden ist erst 100 Tage im Amt und hat bereits viel erreicht: Während in Deutschland erst jetzt ein wenig schneller geimpft wird, hat der US-Präsident sich selbst übertroffen. Anfangs versprach er 100 Millionen Impfungen in den ersten 100 Tagen, doch ihm gelang es, dass nun sogar mehr als 200 Millionen Impfdosen verspritzt sind. Außerdem werden 85 Prozent der Haushalte mit Schecks unterstützt. Bei seiner einstündigen Rede im Kongress machte Biden Ende April weitere große Schritte nach vorn: 2,3 Billionen Dollar werden für die Infrastruktur und die Transformation der Wirtschaft versprochen. (...)

  • KDE Connect’s Android App Gets a Mini Makeover
    https://www.omgubuntu.co.uk/2021/05/kde-connect-android-redesign-rolling-out

    A redesigned version of the KDE Connect Android app is rolling out now on the Google Play Store. KDE Connect 1.17, which will likely come to F-Droid shortly, gives the app a bright, clean makeover […] This post, KDE Connect’s Android App Gets a Mini Makeover is from OMG! Ubuntu!. Do not reproduce elsewhere without permission.

  • Sylvia Leigh, la peinture après la fin de la peinture | Annabela Tournon
    https://pantherepremiere.org/texte/la-peinture-apres-la-fin-de-la-peinture

    Il aura fallu attendre la deuxième vague du mouvement féministe dans les années 1960 et 1970 pour qu’un travail de déconstruction du « grand récit » de la peinture et de son histoire soit entrepris, et avec lui, que soient interrogés les soubassements sexistes de la figure de l’artiste, du modèle, du regardeur, du collectionneur, et du monde de l’art en général. Source : Panthère Première

  • Covid long ou comment s’institue le mal-être collectif


    https://blogs.mediapart.fr/dr-bb/blog/290421/covid-long-ou-comment-s-institue-le-mal-etre-collectif
    La persistance de symptômes après un épisode de Sars-Cov2 apparait comme un phénomène mal compris, très hétérogène et aspécifique. Or, il est troublant de constater la rapidité avec laquelle ce « Covid long » a pu être institué, tant par des mouvements associatifs que par les instances politiques. Dès lors, cette situation apparait révélatrice de certains enjeux contemporains autour du diagnostic.

    Étant actuellement très intéressé par la question de « l’anthropologie du diagnostic », je voudrais, dans ce billet, aborder un phénomène très actuel au niveau du champ médico-social, et assez paradigmatique de certaines évolutions contemporaines : les modalités collectives de perception et d’expression du mal-être, leurs façons d’être instituées, et les réponses tant sanitaires que politiques à ces enjeux. Tout un programme...

    Déjà, j’avais été interpelé par le nombre important de personnes qui revendiquaient le fait d’avoir eu le SARS –CoV 2, alors que tous leurs tests avaient systématiquement été négatifs. Bon, pourquoi pas, il y a encore tellement d’éléments que nous ignorons par rapport à cette pathologie virale et à la fiabilité des moyens de dépistage…

    Mais désormais, nous sommes également confrontés à l’émergence d’un nouveau « trouble », le Covid long. N’étant pas suffisamment compétent en infectiologie, immunologie et épidémiologie, je ne discuterai pas de la réalité médicale de cette pathologie émergente – et par ailleurs, je ne m’autoriserais jamais à questionner ou à remettre en cause le vécu de souffrance et de mal-être au niveau individuel. Cependant, il parait très intéressant d’analyser les mouvements sociaux, politiques, institutionnels, communautaires, médiatiques, qui se sont vus mobilisés par cette « émergence syndromique » avec une temporalité extrêmement brève.

    De fait, l’intérêt autour de cet enjeu spécifique s’est vu aiguisé par une conversation avec un collègue médecin interniste sur un hôpital public spécialisé en maladies infectieuses et immunologiques, ainsi que sur certaines pathologies rares. En effet, ce spécialiste me racontait la multiplication des consultations avec des patients revendiquant la reconnaissance médicale de leur Covid long, en dépit d’une série d’examens négatifs (PCR, sérologie, scanner…) et d’une clinique très peu spécifique. Ce confrère décrivait également la dimension très quérulente de ces patients, lesquels évoquaient avec une certaine virulence l’appartenance à une forme de communauté négligée voire maltraitée par l’institution médicale.

    Compte-tenu de mes préoccupations actuelles concernant « le maniement contemporain des catégorisations nosographiques », je me suis dit qu’il y avait là quelque chose à explorer, sur le plan des discours, des revendications, et des dynamiques socio-politiques impliquées.

    De fait, je n’ai pas été déçu du détour….

    Ce syndrome post-Covid consiste donc dans la persistance de symptômes prolongés, au-delà de la 4ème semaine après un épisode de SARS-CoV 2 – et ce que la forme contractée ait été bénigne ou grave.

    Cette définition frappe déjà par son imprécision. De fait, selon une étude chinoise publiée le 8 janvier 2021 dans la revue The Lancet, ce seraient 76% de 1 733 patients hospitalisés pour Covid qui présentaient au moins un symptôme persistant six mois après l’infection. Selon l’OMS, en mars 2021, les Covid longs concerneraient 10 à 15 % (jusqu’à 30% selon les associations de patients) des personnes infectées, soit près de 11,5 millions de personnes dans le monde, et 250 000 à 300 000 en France. Dans son avis en date du 11 mars, le Conseil scientifique estimait de son côté qu’« entre un tiers et deux tiers des patients, quel que soit leur âge, ont encore des symptômes quatre mois après leur contamination par le virus »…

    covid-long

    Par ailleurs, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), « ces symptômes sont polymorphes, et peuvent évoluer de façon fluctuante sur plusieurs semaines ou mois ». Par ailleurs, les atteintes seraient multisystémiques, affectant plusieurs systèmes physiologiques (respiratoire, cardiaque, neurologique, vasculaire, dermatologique, ORL, digestif, etc.), de manière aspécifique et éminemment subjective (comme par exemple la sensation d’asthénie, classiquement décrite dans de nombreux syndromes post-viraux, notamment dans le cas de la mononucléose).

    Selon l’étude Compare, 53 symptômes ont été rapportés par les patients (fatigue, brouillard mental, maux de tête, perte de mémoire, troubles thoraciques, tachycardie, diarrhées, douleurs articulaires, etc.)

    Dans cet inventaire à la Prévert, il parait important de noter la fréquence importante de troubles neurologiques (manifestations sensorielles, céphalées, paresthésies, myoclonies, fasciculations, vertiges...…), cognitifs (déficits attentionnels et mnésiques, obnubilation…) voire psychiques (troubles du sommeil, labilité thymique avec éléments dépressifs, manifestations anxieuses, symptômes post-traumatiques). Selon une autre étude parue dans The Lancet, six mois après le début des symptômes, 63% des patients continuent de souffrir de fatigue ou de faiblesse musculaire, 26% de troubles du sommeil et 23% d’anxiété ou de dépression. Par ailleurs, sur 402 patients italiens, un mois après leur sortie de l’hôpital, 56% s’étaient vu diagnostiquer au moins un problème psychiatrique notamment la dépression, l’anxiété ou encore des troubles du stress post-traumatique.

    Dès lors, pour la HAS "l’exploration de troubles anxieux et dépressifs, de troubles fonctionnels et la proposition d’un soutien psychologique sont à envisager à toutes les étapes du suivi". Et, dans le « Bilan Rehab Covid », il faut systématiquement rechercher un trouble anxieux voire un syndrome de stress post-traumatique.

    Tous ces éléments devraient naturellement orientés vers la prise en compte de facteurs psychiques, réactionnels, et inciter à la considération du contexte tant individuel que collectif dans l’émergence de cette souffrance diffuse.

    Par ailleurs, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce syndrome post-Covid est particulièrement protéiforme, polymorphe, hétérogène et difficile à cerner, ne serait-ce que par rapport à des perspectives de recherche épidémiologique. Ainsi, les différentes études qui y sont consacrées sont à la fois difficiles à appréhender, parfois contestées et surtout limitées par le peu de recul que nous avons sur ce syndrome.

    « Sur le plan épidémiologique, il est difficile d’obtenir des chiffres fiables », selon Olivier Robineau, coordinateur de la stratégie Covid long de l’ANRS-maladies émergentes. En témoigne la variation des chiffres dans les articles scientifiques : de 2,6 à 40 % des patients Covid présentent encore des symptômes après un délai de 3 à 6 mois.

    De la même façon, il parait peu pertinent d’extrapoler de façon systématique des chiffres émanant de suivi de patients ayant été hospitalisés pour des formes graves : ces données ne peuvent s’appliquer à la population générale sans une certaine prudence. De plus, il y a un manque caractérisé de données fiables pour pouvoir mener des études épidémiologiques sérieuses, d’autant plus si l’on prend en compte le caractère très aspécifique des symptômes : « il y a beaucoup de causes possibles à une fatigue extrême » (Olivier Robineau, service des maladies infectieuses de l’hôpital de Tourcoing) – ainsi, mon confère interniste avait par exemple diagnostiqué un trouble thyroïdien chez un patient revendiquant un Covid long, ce qui ne l’avait pas du tout satisfait….

    En conséquence, le Conseil scientifique ne peut que rester prudent dans son avis concernant le Covid long, du fait d’un manque de consensus : "En l’absence de définition claire, la Haute Autorité de Santé a décidé de ne pas utiliser cette dénomination et préfère la notion de symptômes prolongés après un Covid-19."

    Au sein de cette constellation à géométrie variable, certains infectiologues repèrent tout de même des profils particuliers : ainsi cette affection toucherait majoritairement des femmes (âge médian de 45 ans) présentant des terrains allergiques.

    De son côté, la chercheuse et infectiologue Karine Lacombe distingue effectivement trois groupes hétérogènes de patients : "Il s’agit de trois tableaux différents, qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, mais que l’on met, tous trois, dans ce terme de ’Covid long’ ».

    Déjà, il y a "les patients qui ont été hospitalisés - avec un passage en réanimation ou pas - et qui gardent des séquelles objectives de leur Covid, sur le plan clinique, en particulier cardio-respiratoire".

    Puis, "les patients qui ont eu une infection à la Covid-19, prouvée par un test PCR ou une sérologie, mais dont l’état n’a pas nécessité une hospitalisation".

    Enfin, "les patients dont l’infection par la Covid-19 n’a jamais pu être prouvée (parce qu’ils n’ont jamais fait de test PCR, ou parce que leur sérologie était négative, car parfois celle-ci peut ne jamais se positiver)". "Souvent des jeunes et en particulier des femmes, ces patients sont les cas les plus difficiles à prendre en compte et en charge", d’après la Cheffe de Service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris. "Leurs séquelles sont principalement neuropsychiques, avec un retentissement somatique comme un syndrome fibromyalgique. On n’a pas grand-chose à leur proposer, à part de séances de kiné et un suivi psychothérapique, développe-t-elle. Certains anti-dépresseurs fonctionnent aussi. Ils agissent sur la composante anxiogène de cet état-là."

    En ce qui concerne l’étiologie et les mécanismes physiopathologiques impliqués dans ces symptomatologies, il persiste encore beaucoup d’inconnus, et sans doute des déterminismes différenciés en fonction des profils cliniques.

    En France, le centre hospitalier de Tourcoing a lancé l’étude Cocolate (pour Coordination sur le Covid tardif) en 2020, afin d’identifier les causes de la persistance des signes cliniques chez certains patients. Certaines hypothèses sont déjà soulevées, notamment la persistance du virus dans l’organisme, celle d’une réaction inflammatoire, ou encore des causes psychosomatiques.

    D’après une analyse préliminaire du National Institute for Health Research du Royaume-Uni, quatre conditions peuvent possiblement expliquer la persistance des symptômes :

    Dommages importants au niveau des organes vitaux (particulièrement au niveau cardiaque et pulmonaire)
    Syndrome de soins post-intensifs ;
    Syndrome de fatigue post-virale
    Symptômes continus du Covid-19
    Atteinte du nerf vague

    Sur le plan étiopathogénique, voici quelques hypothèses évoquées :

    Persistance du virus dans l’organisme, à l’état latent, du fait d’une réponse immunitaire insuffisante
    Réinfections successives, notamment par des variants
    Conséquences persistances de la réaction inflammatoire en rapport avec l’intensité de la réponse immunitaire
    Déconditionnement physique
    Séquelles post-traumatiques

    Ce qui semble tout de même étonnant, c’est que les enjeux socio-politiques, les effets des confinements successifs et des restrictions relationnelles, le délitement des liens sociaux, l’inquiétude quant aux perspectives d’avenir, le marasme, la précarisation, les souffrances professionnelles, les effets de sidération et d’hébétude, l’angoisse liée à la situation de crise, les affects dépressifs collectifs, etc. ne sont qu’à peine évoqués…

    mal

    De fait, nous assistons même à la constitution d’un mouvement communautaire visant à affirmer la caractère indéniablement « organique » de ce trouble, dépolitisant la question d’un côté, pour la repolitiser paradoxalement de l’autre sur le mode d’une demande de reconnaissance et de validation officielle par les pouvoirs publics.

    Ainsi, voilà ce que peut clamer Pauline Oustric, présidente de l’association « Après J-20 » : « ce n’est pas du tout une maladie psychosomatique ! »,

    Comme si évoquer cette possibilité, parmi d’autres, revenait à dénier la souffrance des patients, leur ressenti de handicap et de perte d’autonomie… comme si l’authenticité d’une affection devait forcément être « validée » par une causalité médicale univoque.

    Le fait est que chaque culture secrète ses propres modalités d’expression du mal-être, avec des formes perçues comme légitimes, instituées, reconnues, pour ne pas dire valorisées – et d’autres désavouées ou décrédibilisées au niveau des représentations collectives - comme par exemple la souffrance psychique ou réactionnelle… Dans certaines conjonctures, il semble qu’un "Signifiant Diagnostic Dominant" puisse s’imposer au niveau collectif, jusqu’à venir agréger tout un spectre de désarrois individuels, en évacuant leurs déterminismes singuliers. Dans des circonstances particulières, cette naturalisation univoque de la détresse peut participer d’un véritable discours idéologique, visant à rabattre toutes la causalité du mal-être sur la physiologie individuelle - ainsi, les suicides à France Telecom étaient appréhendés comme étant imputables à la vulnérabilité individuelle des salariés, plutôt qu’à des méthodes de management intentionnellement destructrices...

    Cependant, dans le Covid Long, il faudrait désavouer a priori toute participation psychique, dans la mesure où cette hypothèse amènerait à considérer des conditions environnementales, existentielles - pour ne pas dire sociales et politiques - à travers lesquelles l’individu pourrait être affecté subjectivement.

    Les relais médiatiques, politiques, militants sont d’ailleurs unanimes pour condamner a priori tout ce qui pourrait relever d’un éventuel trouble affectif témoignant d’un vécu face à des circonstances. Par exemple, voici ce que peut affirmer « Libération » : « déroutés par une maladie mal identifiée, les praticiens de ville sont, eux, prompts à mettre le mal-être de leurs patients sur le compte d’une dépression passagère ». En quoi cette hypothèse devrait-elle être éliminée de façon systématique ? Pourquoi faudrait-il évacuer d’emblée une réaction sur un mode dépressif à une situation évidemment très éprouvante, sur le plan individuel et social ? En tout cas, ce type de formulation tend à sous-tendre que l’éventualité d’une souffrance psychique réactionnelle serait au mieux un pis-aller, au pire un désaveu, alors qu’un trouble organique avéré serait manifestement plus acceptable. L’avantage, c’est qu’ainsi, on jette le bébé et l’eau du bain : il n’y a plus à prendre en considération les conditions d’environnement, les enjeux socio-politiques, les responsabilités collectives…c’est viral, c’est physiologique, point.

    De fait, les patients cherchent manifestement à trouver une réponse qui satisfasse leur désir plus ou moins conscient d’être reconnus à travers une problématique groupale à même de les inclure dans une communauté de vécus, et dans la certitude d’une « inscription » reconnue, instituée, légitime, et acceptable sur le plan narcissique et identitaire.

    « Faute de réponses, les malades sont souvent condamnés à l’errance médicale, note le professeur Salmon-Ceron. J’en ai reçu un qui avait vu dix spécialistes – neuro, cardio, rhumato, pneumo, psy… – sans résultat. Il est difficile de faire comprendre à une personne en souffrance qu’il ne sert à rien de faire des examens qu’on ne sait pas interpréter ! ».

    Mais quelles réponses cherchent ainsi ces patients multipliant les consultations et les examens ? Quel fantasme cet acharnement vient-il traduire ? Faut-il toujours trouver une cause, aussi contestable soit-elle, pour pouvoir prendre soin ?

    A l’évidence, les ressentis des patients doivent toujours être entendus et pris en considération, en les appréhendant dans leur singularité, et en envisageant les facteurs spécifiques qui peuvent contribuer à ce mal-être, afin de proposer un accompagnement personnalisé. Dans cette démarche, il n’y a pas de besoin formel d’étiqueter ou de caractériser le trouble sur un plan formel et officialisé, qui plus est quand le syndrome revendiqué est aussi flou et indéfini que le Covid-long. Cependant, en arrière-plan, peut se jouer la question de la reconnaissance officielle de sa souffrance personnelle par les instances politico-administratives et par la médecine du travail.

    Au cours des années Sida, les associations de malades ont pu jouer un rôle tout à fait déterminant, en luttant contre les discriminations et les préjugés, en faisant entendre la parole des invisibles, en insistant sur la réalité des situations vécues, en exigeant une considération, des investissements réels, une prise en compte du vécu des personnes directement concernées, en imposant un accès véritable aux soins, en orientant les priorités en termes d’intervention et de recherches, en organisant une vulgarisation et une mise à disposition de l’information médicale auprès des usagers, etc.

    De fait, ces mouvements associatifs sont venus mettre à mal l’omnipotence des experts, déconnectés des enjeux concrets du quotidien de la condition de « malade ». Cependant, certaines évolutions progressistes peuvent parfois amener des effets pervers, en dépit de leurs élans initiaux, à travers une forme de « dialectique négative ». Ainsi, du surplomb des spécialistes, d’un pouvoir médical obtus, hors-sol et méprisant, on tend à basculer progressivement vers une tyrannie des individus, ou vers une nouvelle expertise des associations d’usagers et de leurs porte-paroles auto-proclamées, alimentée par une forme de démagogie très clientéliste - et ce au détriment parfois de la prise en compte des faits concrets et du sens commun.

    Or, une organisation authentiquement démocratique supposerait pour le moins de la délibération, des débats contradictoires, mais aussi une prise en compte des enjeux de réalité, au-delà des affirmations militantes et performatives. Certes, il est important de laisser une large place aux effets discursifs, aux différentes paroles, tout en n’oubliant jamais que celles-ci sont inévitablement situées, traduisant ainsi un point de vue particulier qui ne devrait jamais venir recouvrir la diversité des perspectives, ainsi que la dimension très concrète de certaines problématiques. Il faut ainsi se méfier des effets d’hégémonie et d’unanimité.

    Car, si l’enjeu de la démocratie consiste à créer du Commun, par-delà les intérêts spécifiques de telle ou telle communauté, cette démarche suppose toujours de se confronter à la complexité, aux divergences, à la conflictualité, et au rejet des simplifications dogmatiques et idéologiques.

    Or, dans le cas du Covid long, on ne peut qu’être frappé par la rapidité et les certitudes qui ont érigé cette entité clinique très approximative en problème de santé publique évident et caractérisé.

    Comme le souligne Pauline Oustric, « ce n’est pas une maladie rare, mais mondiale et qui touche des millions de patients ».

    Dès lors, les mouvements associatifs, relayés par des politiques, ont contribué à officialiser cet impératif médical, au détriment sans doute d’autres enjeux épidémiologiques invisibilisés, bien que tout à fait caractérisés sur le plan scientifique - par exemple les conséquences médicales de la précarité…

    Dans cette dynamique, les réseaux sociaux jouent évidemment un rôle prépondérant, avec une propagation épidémique de témoignages et de revendications.

    De façon récurrente, un certain discours tend d’ailleurs à se structurer autour de la plainte et du préjudice, du fait notamment de la conviction de ne pas avoir été reconnu dans un diagnostic affirmé comme évident et source manifeste d’invalidité - en dépit de l’absence de la moindre preuve objectivable.

    Ainsi, outre les récits déclinant de façon obsessionnelle tout un inventaire de manifestations cliniques aussi atypiques qu’inflationnistes - "Je me suis retrouvée clouée au lit d’épuisement et tous les symptômes sont venus les uns après les autres, j’en ai listé une cinquantaine en tout »- se sont également multipliées les récriminations venant dénoncer la surdité, l’incompréhension, la méconnaissance, voire la maltraitance des soignants refusant de prendre toute affirmation au pied de la lettre et de valider systématiquement un autodiagnostic sans aucun élément tangible.

    Finalement, à peine un an après l’émergence de la pandémie de Covid-19, des mouvements associatifs ont déjà contribué à agréger tous ces discours, en exerçant un véritable lobbying auprès des instances politiques.

    Voici par exemple ce que peut revendiquer l’association après J20 : « Nous sommes des milliers à partager des informations, à nous soutenir sur les réseaux sociaux, à essayer de comprendre ce qui nous arrive et à imaginer des actions pour que tous les patients "Covid Longs" soient pris en charge ».

    « Le malade Covid Long n’est pas toujours positif aux tests reconnus par les instances médicales (PCR, sérologie et angioscanner). Le Covid Long commence à être reconnu par quelques médias et quelques médecins, mais reste toujours ignoré du système de soin et non pris en compte dans les statistiques ».

    Sans aucune réserve, il faudrait donc exiger la reconnaissance officielle d’un trouble très mal défini, sans aucun recul concernant les recherches en cours, caractérisé par plus d’une cinquantaine de signes cliniques aspécifiques et très hétérogènes, sans l’exigence minimale d’une positivité de certains tests diagnostiques objectifs – comme par exemple la preuve qu’il y a effectivement eu une infection par le coronavirus … ?

    De fait, les associations de malades ont joué un rôle de lobbying et d’alerte auprès des institutions médicales, mais aussi politiques, au niveau tant national qu’international, avec une grande efficacité. Par exemple, une réunion avec l’OMS en vue de présenter les objectifs de la communauté de malades a abouti à la reconnaissance du Covid Long par cette instance officielle en août 2020.

    À la demande du ministère des Solidarités et de la Santé, la Haute Autorité de Santé a également organisé un groupe de travail constitué d’une quinzaine de professionnels de santé et de plusieurs associations de malades, afin d’émettre des recommandations à travers notamment l’élaboration de fiches spécifiques détaillant la prise en charge et les éventuels traitements à prescrire.

    Voilà, par exemple, certaines des conclusions de cette expertise collégiale :

    « La Haute Autorité de Santé précise que 3 critères permettent de repérer les patients souffrant de symptômes prolongés de la Covid-19 : ils ont présenté une forme symptomatique de Covid-19, ils présentent un ou plusieurs symptômes initiaux, 4 semaines après le début de la maladie et aucun de ces symptômes ne peut être expliqué par un autre diagnostic »

    « Il apparaît que l’état de santé s’améliore de façon progressive, en général en quelques mois, grâce à une prise en charge globale personnalisée pouvant inclure des traitements symptomatiques, du repos et une réadaptation respiratoire et/ou un réentraînement progressif à l’effort »

    « Elle invite par conséquent les médecins à faire preuve d’écoute et d’empathie envers leurs patients souffrant de symptômes prolongés, et à les rassurer quant aux possibilités de prise en charge et au caractère temporaire et réversible de leur situation »

    « Il faut inciter les patients à apprendre à s’autogérer, connaitre leurs limites mais continuer avoir des activités physiques même modérées (en l’absence de contre-indications) »

    « L’exploration de troubles anxieux et dépressifs, de troubles fonctionnels et la proposition d’un soutien psychologique sont à envisager à toutes les étapes du suivi »

    On pourrait s’autoriser à être un peu sarcastique et dire : bon globalement, en dehors des formes « graves » sans doute minoritaires, il faut donc de la prévenance, de l’attention, un soutien psychologique, la prise en compte des manifestations anxieuses et des vécus douloureux, une reprise progressive d’activité adaptée au niveau d’asthénie…Est-ce là vraiment une démarche soignante très spécifique, qui justifie la reconnaissance d’un problème de santé publique particulier ?

    En disant cela, il ne s’agit surtout pas de minimiser le mal-être éprouvé, sans pour autant chercher à le médicaliser à outrance. Déjà, il ne faudrait pas négliger la dimension proprement traumatique de cette situation pandémique, tant sur le plan individuel – angoisses de mort, passage en réanimation, quarantaine, etc. – que collectif – métaphores guerrières, confinements et restrictions, effroi et sidération, etc. Or, d’après Matthieu Bellahsen, "il y a toujours deux temps pour qu’une situation se transforme en traumatisme. Il y a un événement qui nous effracte, ici le covid. Mais l’événement en lui-même n’est pas suffisant pour faire traumatisme. C’est l’absence de reprise collective de cette effraction qui traumatise, c’est continuer à faire « comme si de rien n’était »". De surcroit, il ne faudrait surtout pas occulter les circonstances spécifiques, outre l’infection virale, qui peuvent également contribuer à ce vécu éprouvant : souffrances professionnelles, isolement social, climat collectif contraignant et délétère, informations contradictoires voire paradoxales, aveuglements politiques, etc.

    Frédéric Lordon le rappelle légitimement : « on pensait la misère un phénomène tout à fait regrettable mais réservé aux « marges », dont, par conséquent, on pouvait se désintéresser après avoir offert une émotion. Mais la fiction des « marges » se met à souffrir quand des pans entiers de la société s’apprêtent à basculer dans les soupes populaires »

    Et, comme le souligne Gunnar Olsson, : « on ne nous parle que de santé publique en ce moment, mais, pour moi, ce concept n’a de sens que s’il englobe la santé des relations sociales. Et celles-ci, sectionnées par la distanciation, suspendues par le péril viral, risquent de se distendre, favorisant aussi les menées autoritaires comme le fait toujours l’atomisation des sociétés ». Y-aurait-il là aussi de quoi aller mal, sans forcément tout rabattre sur une causalité physiologique univoque ?

    De fait, « la naturalisation des faits sociaux, et spécialement des faits économiques, figure parmi les malversations intellectuelles les plus classiques des idéologues néolibéraux » (Frédéric Lordon). Ainsi, la médicalisation univoque du Covid long contribue à détourner l’indignation collective, à polariser l’attention sur les effets immuno-virologiques au détriment des enjeux proprement politiques – par exemple, en ce qui concerne les responsabilités politiques à l’égard de la casse de l’hôpital public, les défaillances graves dans la gestion sanitaire, mais aussi sur le fait que, par exemple, des entreprises ayant reçu de l’argent public à la faveur de la crise pandémique puissent tranquillement continuer à verser des dividendes à leurs actionnaires…

    Dès lors, l’institution médicale ne se trouve-t-elle pas instrumentalisée par le politique, ou en tout cas coupable de complicité, lorsqu’elle en arrive à valider sans aucun recul un préjudice individuel, naturalisé et dépolitisé ? Là se joue effectivement une forme de pseudo-médicalisation de problématiques politiques, et de pseudo-politisation d’enjeux médicaux - en même temps…- dans un ventre mou qui affadit, détourne, tout en étant paré de sentiments vertueux.

    A ce titre, il est frappant de constater que, le 17 février, l’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité une résolution afin de reconnaitre et prendre en charge le Covid long.

    Première interrogation : est-ce au pouvoir politique de circonscrire et de définir des priorités en termes de santé publique ? D’ailleurs, je dois avouer, qu’à titre personnel, je me méfie toujours de l’unanimité et de l’absence de contradiction. Là s’affirme en général le registre du Bien et de l’émotionnel, avec tous ces déboires potentiels.

    Ma deuxième interpellation porte sur les modalités spécifiques qui ont amené au vote de cette résolution : une audition publique portant sur les complications à long terme du Covid a déjà eu lieu à l’Assemblée, en présence notamment de l’association « AprèsJ20 » qui représentait « la voix des malades ». Puis, la proposition de résolution pour reconnaître le Covid Long a été portée par la députée Patricia Mirallès, elle-même atteinte de cette affection et s’étant entretenue à plusieurs reprises avec les associations pour élaborer cette démarche.

    Voici d’ailleurs comment l’élue LREM de l’Hérault s’exprima à la tribune pour faire voter cette résolution : “J’ai moi-même vécu ces tourments. (...) J’ai vécu ces heures et ces jours interminables où l’on se demande si le soleil se lèvera encore. J’ai vécu ce moment où le souvenir de vos proches semble s’éloigner sans qu’on ait pu leur dire au revoir ou je t’aime”.

    “Comme beaucoup heureusement, j’en suis sortie vivante, mais pas indemne. De mes nuits et de mon corps encore brisé jaillit pourtant cette volonté. Celle de voir ces souffrances enfin reconnues”.

    Voici également les propos de Sylvia Pinel, la député “Libertés et Territoires” du Tarn-et-Garonne : « Ce sujet me touche personnellement, je fais partie de ceux pour qui la maladie a laissé des traces durables, des traces qui rendent le quotidien difficile et épuisant.”

    Le témoignage de ces femmes est certes poignant ; mais est-ce ainsi que l’on peut faire de la politique, en maniant à la fois l’émotion et en ramenant des enjeux collectifs à sa situation singulière ? N’y-a-t-il pas là une forme manifeste de conflits d’intérêt, ou en tout cas de tâche aveugle empêchant le recul nécessaire à une délibération sereine et argumentée par des faits ? De surcroit, envisager ainsi la mission des députés, n’est-ce pas prendre le risque que les invisibles, les laissés-pour compte, soient toujours plus sous-représentés par le pouvoir législatif, au bénéfice de ceux qui réussiront à faire entendre leurs voix ou qui partageront des horizons et des intérêts communs avec leurs représentants politiques ? N’est-ce pas là une forme de népotisme qui risque de s’instituer, dans la définition des problématiques sanitaires légitimes ?

    A l’heure actuelle, les personnes infectées par la Covid-19 dans le cadre de leur activité professionnelle peuvent bénéficier d’une prise en charge spécifique en maladie professionnelle. En revanche, le Covid long n’est, pour le moment, pas reconnu comme affection de longue durée (ALD) avec exonération du ticket modérateur – ce type de revendication pouvant d’ailleurs paraitre paradoxale, dans la mesure où la maladie n’existe que depuis à peine un an, sans recul sur l’évolution à long terme…

    Cependant, dans les pays anglo-saxons, toujours à la pointe, on assiste déjà à une judiciarisation de ce trouble, avec intervention de cabinets d’avocats spécialisés, demandes de reconnaissance, de validation d’invalidité à long terme et d’indemnisation, en l’absence même de tests positif (PCR, antigénique ou sérologique)….

    Désormais, les associations de patients souhaitent également orienter les priorités en termes de recherches et d’investissements publics. Ainsi, l’association "AprèsJ20" s’est dotée d’un conseil scientifique pour « se donner une crédibilité, d’autant qu’il y a eu beaucoup de déni sur le Covid long. Il y avait les patients en réanimation, les asymptomatiques, et entre les deux, sur un palier qui détruit pourtant une vie, ceux souffrant de Covid long, invisibilisés », estime l’une de ses membres, Amélie Guénolé-Perrier, dans Mediapart.

    Cette association "attend aussi beaucoup de la recherche en sciences sociales pour mieux comprendre pourquoi les médecins ont pu sous-estimer leurs symptômes ou se tromper dans leur diagnostic", et non pas pour envisager une compréhension plus élargie et multifactoriel de ce trouble, incluant notamment des dimensions sociologiques...Non, il faut avant tout prouver le préjudice subi par le mauvais positionnement des soignants...

    ‌Mediapart rapporte également les premiers résultats d’études françaises : "la qualité de vie des patients post-Covid est d’environ 40 % inférieure à celle de la population générale, et 77 % considèrent l’impact de leur maladie comme insoutenable". Mais quelle méthodologie peut aboutir à de telles généralisations, sans aucune réserve, ni conditionnel ? Pourquoi n’y-a-t’il aucun regard critique sur la portée de ces études, alors même que "la majorité des malades du Covid long sont suivis en médecine de ville et restent ainsi dans l’angle mort de la recherche" ?

    Enfin, ces mouvements associatifs revendiquent non seulement des fonds publics pour la recherche, mais envisagent également des dons privés, via le mécénat d’entreprise, voire même l’idée d’un "Covidthon" - ce qui peut légitimement questionner quant aux modèles sous-jacents de financement, avec la revendication latente d’une forme de privatisation voire de charité, mobilisés par l’émotion du moment.

    Manifestement, il s’agit de créer une coalition de causes pour définir une priorité sanitaire, à la fois en termes de moyens alloués pour la prise en charge, mais également pour la recherche - avec le risque que cette hypermédiatisation vienne occulter d’autres problématiques sanitaires ou invisibiliser certains enjeux médico-sociaux vecteurs d’affections collectives négligées....

    Pour conclure, je tiens à nouveau à préciser qu’il ne s’agit évidemment pas de contester l’authenticité de la souffrance éprouvée par toutes ces personnes vulnérabilisées : toute parole évoquant un ressenti de mal-être doit toujours être considérée, quand bien même il n’y aurait pas de signes biologiques ou radiologiques d’une lésion physiologique avérée. Cependant, mon questionnement porte davantage sur certaines reconfigurations anthropologiques contemporaines dans l’expression de nos troubles et affections : de façon flagrante dans le cas du Covid long, il s’agit déjà de désavouer toute participation psychologique ou sociale, alors même que ces dimensions paraissent pourtant très prégnantes. De plus, on peut constater à quel point nos dynamiques collectives secrètent des modalités du souffrir perçues comme légitimes – et d’autres désavouées voire stigmatisées ; et comment ces formes valorisées sur le plan discursif et représentationnel se trouvent finalement « validées » par des mouvements communautaires et associatifs, mais aussi par une officialisation institutionnelle et politique. En conséquence, cette reconnaissance réglementaire induit un cadre normatif, et l’octroi de prestations spécifiques, à la mesure des revendications militantes - ce qui contribue alors à entretenir la dynamique inflationniste, voire épidémique, du trouble.

    Enfin, on peut percevoir à quel point ces mouvements viennent paradoxalement dépolitiser les enjeux du mal-être collectif, en rabattant toutes les causalités sur le physiologique, en ne proposant que des interventions individualisées, sans envisager nos interdépendances et nos horizons communs…

  • Le sourire de cette jeune femme symbolise le destin inéluctable de la #Palestine
    (1) تويتر \ ابو فَتْحي 🇵🇸𓂆 على تويتر : « قسماً بالله ضحكتها بآخر الفيديو بتلخِّص كل إشي، كل إشي. #القدس_تنتفض #انقذوا_حي_الشيخ_الجراح https://t.co/5yn5WoA1P8 »
    https://twitter.com/M1998HM/status/1391164223229726723
    https://twitter.com/i/status/1391164223229726723
    #Sheikh_Jarrah

  • Révoltes en Colombie
    « Ils nous ont tellement pris
    qu’ils nous ont même enlevé notre peur »

    Nadège Mazars

    https://lavoiedujaguar.net/Revoltes-en-Colombie-Ils-nous-ont-tellement-pris-qu-ils-nous-ont-mem

    https://www.bastamag.net/Revoltes-en-Colombie-Ils-nous-ont-tellement-pris-qu-ils-nous-ont-meme-enle

    En Colombie, le retrait de la réforme fiscale à l’origine des manifestations n’apaise en rien un peuple révolté par les exactions des forces de l’ordre, qui ont tué au moins 37 personnes.

    Sur la place Bolivar, dans le centre de la capitale colombienne, un groupe de manifestants chante à tue-tête « Duque Ciao », en référence au président Ivan Duque, sur l’air de la célèbre chanson révolutionnaire italienne Bella Ciao. C’est le huitième jour de mobilisation en Colombie. Les marches se sont déroulées dans toutes les grandes villes du pays. Pourtant, le projet de réforme fiscale, qui prévoyait entre autres une hausse de la TVA sur des produits de première nécessité, a été suspendu dimanche dernier par le président Ivan Duque. Alors que se passe-t-il ? Une répression toujours plus grande qui a déjà fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Et un pays au bord de l’explosion depuis plusieurs mois.

    Les situations de mobilisations sont multiples, se déroulant en plusieurs points des villes, avec également des blocages sur les routes. Étudiants, syndicalistes, transporteurs, mouvements autochtones, paysans et afro-descendants se sont unis aux quatre coins du pays. Quand une marche arrive dans le centre de Bogotá, une autre, à son extrême nord, cherche à atteindre la maison du président Duque, située dans les beaux quartiers. Les manifestants sont plutôt jeunes. Aux fenêtres, au passage des cortèges, de moins jeunes se montrent pour entamer des cacerolazos (concert de casseroles) et encourager les marcheurs. Cali, troisième ville du pays, est l’épicentre du mouvement. C’est aussi l’endroit où la répression s’est abattue le plus violemment, notamment la nuit, dans les quartiers populaires, quand la police débute ses rondes. (...)

    #Colombie #révoltes #répression_meurtrière #témoignage #Alvaro_Uribe #Ivan_Duque #Claudia_López #pandémie #inégalités_aggravées

  • Soldiers Attack Palestinians In Sheikh Jarrah, Abduct Five
    May 9, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/soldiers-attack-palestinians-in-sheikh-jarrah-abduct-five

    Israeli soldiers attacked on Sunday night, many Palestinians in the Sheikh Jarrah neighborhood, in occupied Jerusalem, causing injuries, and abducted five.

    Eyewitnesses said the soldiers, including mounted police officers, invaded the neighborhood and assaulted dozens of residents, including children and women, causing injuries.

    They added that the invasion was carried out when the situation was calm, and no protests were taking place.

    The Israeli army was also pushing and dragging the Palestinians from the neighborhood and forced them all away. Locals said the streets are now filled with soldiers and police officers.

    Israel has been trying to remove and evict at least 75 Palestinian families from their homes and neighborhood, to replace them with illegal colonialist settlers.

    It is worth mentioning that the soldiers abducted, Sunday, twenty-five Palestinians; 24 of them are former political prisoners, during ongoing invasions and violent searches of homes and buildings, in Jerusalem.

    In addition, the soldiers injured overnight until morning hours, Sunday, at least 205 Palestinians, including some who were injured in the eyes, during protests that erupted after dozens of soldiers and police officers invaded the Al-Aqsa Mosque; The soldiers also abducted and detained many Palestinians.

    Furthermore, a Palestinian father and his four children were injured, on Sunday at dawn, after the soldiers fired concussion grenades at them near Bab

    #Jerusalem #Sheikh_Jarrah

    • Israeli Soldiers Injure Three Palestinians in Gaza
      May 9, 2021
      https://imemc.org/article/israeli-soldiers-injure-three-palestinians-in-gaza-5

      Israeli soldiers shot and injured, on Saturday at night, at least three Palestinians during protests that took place on their lands near the perimeter fence, east of Gaza city, in the besieged coastal region.

      Media sources said dozens of Palestinians protested the escalating Israeli violations in occupied Jerusalem, especially in the Sheikh Jarrah neighborhood and the Al-Aqsa Mosque.

      They added that the soldiers, stationed across the perimeter fence, especially in the Malka military base, fired many live rounds, gas bombs, and rubber-coated steel bullets at the Palestinians, wounding at least three and causing many to suffer the effects of teargas inhalation.

      The protesters carried Palestinian flags and wore the kufiyahs, and chanted in solidarity with Sheikh Jarrah, and in condemnation of the Israeli attempts to displace the Palestinians to replace them with illegal colonialist settlers, in addition to the escalating violations against the Palestinians in occupied Jerusalem.

      They also chanted against the repeated invasions and violations in Al-Aqsa Mosque, the Palestinian neighborhoods, and towns in the city.

      #GAZA

    • Israeli Army Fires Missiles Into Central Gaza
      May 9, 2021
      https://imemc.org/article/israeli-army-fires-missiles-into-central-gaza

      Israeli soldiers fired on Sunday at dawn, several missiles into two sites in Deir al-Balah city, in central Gaza Strip.

      Media sources said an Israeli F16 fighter jet fired missiles into two sites, believed to be run by the al-Qassam Brigades, the armed wing of the Hamas movement, causing damage.

      They added that the missiles also caused damage to nearby homes but did not lead to casualties.

      The Israeli army claimed it fired the missiles after a homemade shell was fired into settlements across the fence and added that the shell landed in an undeveloped area causing no damage or injuries.

      #GAZA

  • Seeing the Real Faces of Silicon Valley - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/05/08/business/economy/seeing-the-real-faces-of-silicon-valley.html

    The workers of Silicon Valley rarely look like the men idealized in its lore. They are sometimes heavier, sometimes older, often female, often darker skinned. Many migrated from elsewhere. And most earn far less than Mark Zuckerberg or Tim Cook.

    This is a place of divides.

    As the valley’s tech companies have driven the American economy since the Great Recession, the region has remained one of the most unequal in the United States.

    During the depths of the pandemic, four in 10 families in the area with children could not be sure that they would have enough to eat on any given day, according to an analysis by the Silicon Valley Institute for Regional Studies. Just months later, Elon Musk, the chief executive of Tesla, who recently added “Technoking” to his title, briefly became the world’s richest man. The median home price in Santa Clara County — home to Apple and Alphabet — is now $1.4 million, according to the California Association of Realtors.

    For those who have not been fortunate enough to make billionaire lists, for midlevel engineers and food truck workers and longtime residents, the valley has become increasingly inhospitable, testing their resilience and resolve.

    Here are 12 of them, who originally appeared in our book, “Seeing Silicon Valley,” from which this photo essay is excerpted.

    #Fred_Turner #Mary_Beth_Meehan #Visages_Silicon_Valley

  • https://lhistgeobox.blogspot.com/2009/04/156-burning-spear-marcus-garvey.html

    Marcus Garvey, le retour en Afrique et le reggae. Article mis à jour. A lire sur l’histgeobox :
    « C’est dans ce contexte explosif que Marcus Garvey développa un message identitaire et s’imposa comme le plus influent des pionniers de la cause noire. Né en Jamaïque en 1887, le jeune homme fonda en 1914 l’Universal Negro Improvement Association (UNIA) dont l’ambition était d’améliorer les conditions de vie des Noirs de son île. Face à l’hostilité des autorités locales, Garvey émigra aux Etats-Unis en 1916 et y fonda une succursale de l’UNIA. Rhéteur de talent, il développa dans ses discours enflammés un message politique identitaire offensif. Son message se démarquait tant des options assimilationnistes d’un Booker T. Washington que de la solidarité interraciale de classe défendue par Du Bois et les socialistes. "Chantre du nationalisme noir, [Garvey] prônait la fierté des origines, la liberté sociale, économique et politique et l’autodétermination pour les Noirs du monde entier. " »

  • The Infamous Sir Edmund Backhouse | The World of Chinese
    https://www.theworldofchinese.com/2012/07/the-infamous-sir-edmund-backhouse

    If Sir Edmund Backhouse were in Beijing today, he’d be in real trouble. The bad behavior of a few expatriates and tourists and subsequent 100-day crackdown on “illegal” foreigners has created a tense environment, but the activities documented so far pale in comparison to what Backhouse claims to have got up to after coming to China in 1898, according to his posthumously published “Décadence Mandchoue,” edited by Derek Sandhaus.

    Backhouse came to Beijing in 1898, having failed to complete his undergraduate degree at Oxford University. There, his professional life was rather colorful, ranging from working as an interpreter for The Times newspaper in London, to becoming an informant for the British government, to becoming a professor of law and literature, writes Sandhaus.

    Obviously unsatisfied with the myriad careers he had already held down, Backhouse went on to publish two major academic works: “China Under the Empress Dowager” and “Annals & Memoirs of the Court of Peking.” Both texts would vastly shape Western perceptions of China for generations to come.

    But Backhouse was not to be remembered for his academic contributions. Today, his name is associated with smut and deception.

    In the final year of his life, Backhouse authored two outrageously sexual memoirs: “The Dead Past” (his life in England) and “Décadence Mandchoue” (his life in China), wherein he essentially sexed his way through all the notable figures of his time, including the Empress Dowager Cixi (慈禧太后).

    The manuscripts of the books went unpublished in Backhouse’s lifetime, but after his death, they ended up in the hands of Hugh Trevor-Roper, a British historian. He used them to write a biography of Backhouse, which came to be entitled “The Hermit of Peking: The Hidden Life of Sir Edmund Backhouse.” Renowned for his sharp wit and scathing satire, Roper’s biography cast Backhouse in a whole new light.

    The “Hermit of Peking” revealed Backhouse as a fraud: his landmark work, “China under the Empress Dowager,” was a lie.

    And the deception went even further. Roper discovered that Backhouse was a con artist. He had invented connections to important Chinese dignitaries, had arranged the sale of non-existent imperial jewelry and had even conned the Chinese Navy into signing contracts for the creation of several warships – none of which ever appeared.

    Roper concludes that, so delusional was Backhouse, he would have been unable to differentiate between fact and fiction, and as such, his works and contributions should be considered unreliable at best and outright frauds at worst.

    And thus has history remembered Backhouse, until Sandhaus’ “Décadence Mandchoue.”

    In his introduction to the 2011 publication of “Décadence Mandchoue,” Sandhaus criticizes several of Roper’s arguments, such as his accusation that Backhouse was a repressed homosexual. As Sandhaus shows, Backhouse couldn’t have been less repressed. At Oxford, his friends were all openly homosexual writers and poets. He was even closely involved with Oscar Wilde, and would later raise funds for his legal defense.

    And that wasn’t the only detail Roper got wrong, according to Sandhaus, calling into question Roper’s condemnation of Backhouse’s moral integrity. He writes of how Backhouse worked with a group of Manchus to rescue huge quantities of historical artifacts from the Summer Palace, before they were looted by foreign forces sent to quell the Boxer Rebellion. He was apprehended at the scene by Russian troops and arrested, but still managed to ensure that the artifacts were returned to the Forbidden City.

    And is it possible that he really did sleep with the Dowager Empress? Perhaps, says Sandhaus. Part of her recompense for her involvement with the Boxer Rebellion (义和团运动) was to become more actively involved in the foreign community, and at a number of the meetings where she was in attendance, Backhouse acted as interpreter. The empress is rumored to have had a taste for foreign men, reportedly taking French and German lovers. Backhouse might have been gay, but as Sandhaus points out, but one doesn’t refuse the advances of an empress.

    Sandhaus argues that, though Backhouse’s academic works lack historical value, the man himself is still worth remembering. Studying “Décadence Mandchoue,” he says, surely provides a fascinating insight into early 20th Century Beijing – and while some elements might be fictionalized, they are not necessarily outright lies.

    With “Décadence Mandchoue” now available for all to read, it would seem that the time is ripe for us to trust Sandhaus and (re)discover Backhouse for ourselves, because, as Sandhaus points out – while “Décadence” might not be accurate – it does make for an outrageous read.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Sir_Edmund_Backhouse,_2nd_Baronet

    #Chine #histoire

  • dériver vers la « cancel culture » | Boutique Charlie Hebdo
    https://abo.charliehebdo.fr/common/product-article/597

    Au nom du bien, soyez « woke » (« éveillé ») !
    Si le concept brandi derrière ce terme semble louable – combattre les discriminations et les injustices –, les méthodes utilisées posent problème quand elles prennent le prétexte de la justice sociale pour dériver vers la « cancel culture » (« culture de l’effacement »), nouvelle forme de censure. Cette idéologie identitaire se propage en politique, dans les médias, la culture et même l’éducation, déroulant une doxa qui vise à un « reformatage » et met à mal la liberté d’expression.

    Je cherchais des définitions. J’ai trouvé. Merci Charlie :-)

  • #Relations_Internationales
    Les Nations unies face au conservatisme des grandes puissances, par Bertrand Badie (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BADIE/53104

    Le vieux monde de l’ONU - La Vie des idées.
    Nils Andersson, « Le vieux monde de l’ONU », La Vie des idées , 7 septembre 2017. ISSN : 2105-3030.
    http://www.laviedesidees.fr/Le-vieux-monde-de-l-ONU.html

    Dans les coulisses de l’Assemblée générale des Nations unies, par Anne-Cécile Robert & Romuald Sciora (Le Monde diplomatique, septembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/ROBERT/57832

    Comment réformer les casques bleus ?, par Sandra Szurek (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/SZUREK/56983
    #ONU #Organisations_internationales #Relations_Internationales

    À quoi sert un casque bleu ?, par Chloé Maurel (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/MAUREL/57454

    Même la guerre a ses lois, par Olivier Bailly (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/BAILLY/53962

    #Organisations_internationales_CPI #Cour_pénale_internationale
    La Cour pénale internationale en accusation, par Francesca Maria Benvenuto (Le Monde diplomatique, novembre 2013)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/BENVENUTO/49766

    Soupçons sur la Cour pénale internationale, par Francesca Maria Benvenuto (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/BENVENUTO/55185

    L’ordre international piétiné par ses garants, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBERT/58353

    Ventes d’armes, les affaires reprennent (Le Monde diplomatique, avril 2016) #Conflits_d'intérêts #Histoire_Relations_Internationales
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55243
    Armement : deux pas en avant, un pas en arrière (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55235

    #Relations_Internationales_cyberespace
    Penser la cyberpaix, par Camille François (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/FRANCOIS/55211

    "Les conséquences pratiques de ce débat sémantique sont fondamentales pour la démocratie : elles déterminent le cadre juridique applicable, les conséquences et les acteurs impliqués. Dans la « vraie vie » (c’est-à-dire hors ligne), on ne mobilise pas l’armée pour un carreau cassé. Dans le cyberespace, une réaction aussi exagérée est bien plus plausible. En effet, à mesure que les sociétés dépendent de plus en plus étroitement d’Internet, elles doivent adapter leurs lois et leurs mécanismes sociaux pour assurer la paix, la justice et la sécurité, et ce dans un contexte où les complexes militaro-industriels mondiaux développent et imposent des méthodes de contrôle intrusives."

    "Si cette notion de « zone grise » caractérise si souvent la cyberguerre, c’est qu’elle est inhérente à son concept même. Elle apparaît dès les premiers travaux stratégiques sur le déploiement de la puissance de l’Etat dans le cyberespace."

    "Le flou du concept de cyberguerre contribue à sa dangerosité et empêche de replacer les situations qu’il décrit au sein d’un cadre juridique clair. La notion devrait inspirer la méfiance : elle empêche de penser la paix dans le cyberespace, là où nous en aurons besoin demain."

    #Cyberattaque globale : un cas de piratage confirmé en Belgique
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_cyberattaque-globale-un-cas-de-piratage-confirme-en-belgique?id=9605079
    Cyberattaque mondiale par un ransomware : une ampleur "sans précédent" selon Europol
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_les-etats-unis-mettent-en-garde-contre-une-vague-mondiale-de-cyberattaqu

    Quatre confidences d’un ancien espion - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/09/04/quatre-confidences-d-un-ancien-espion_1482774

    #Relations_Internationales_Mers #Mers
    Droits maritimes, un enjeu géopolitique, par Didier Cormorand (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/CORMORAND/55727

    #Relations_Internationales_Soft_Power
    « Diplomatie publique » de la guerre froide à l’invasion de l’Irak, par Maxime Audinet (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/AUDINET/57380

    BHL, lu et approuvé par la CIA - Bibliobs - L’Obs
    http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170428.OBS8716/bhl-lu-et-approuve-par-la-cia.html

    « le Congrès reposait sur l’idée que la défaite culturelle du marxisme passerait par la création d’une nouvelle gauche plutôt que par un soutien à la droite »

    nb : tout parallèle avec le #PS serait hors de propos.

    « L’OMS : dans les griffes des lobbyistes ? » : un documentaire troublant diffusé sur Arte
    https://mrmondialisation.org/loms-dans-les-griffes-des-lobbyistes
    #Conflits_d'intérêts #Documentaires #Organisations_internationales_OMS #Santé #Sciences #Multinationales

    Les réfugiés, une bonne affaire, par Nicolas Autheman (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/AUTHEMAN/57444
    #Organisations_internationales_HCR #Multinationales #ONG

    « En 2016, Ikea n’était pas seulement fournisseur de tentes, mais aussi premier donateur privé du HCR, à hauteur de 32 millions d’euros »

    « comment réagir lorsque des parlementaires européens révèlent, comme cela s’est produit en février 2016, qu’Ikea est impliqué dans un vaste scandale d’évasion fiscale, échappant à l’impôt dans des États qui financent le HCR (La Tribune, 13 février 2016) ? L’agence de l’ONU n’en a jamais entendu parler... »

    « se pose la question du modèle économique et des forces politiques auxquels se soumet aujourd’hui l’agence chargée du sort de millions de personnes déplacées à travers le monde. »

    Les #Cryptomonnaies : une révolution pour la coopération internationale ? - Equal Times María Crespo
    https://www.equaltimes.org/les-cryptomonnaies-une-revolution?lang=en
    #Monnaie #Alternatives

    "« La chaîne de blocs est mondiale et ne connaît pas de frontières physiques ; ce qui la rend très attrayante pour la coopération et le progrès à travers le monde. Ce phénomène commence déjà à se produire, » déclare William Mougayar"

    "Ceci se révèle particulièrement intéressant dans le domaine de la coopération internationale, étant donné qu’elle génère également un enregistrement pour chaque transaction. En d’autres termes, il existe une véritable traçabilité de chaque opération"

  • Revue de presse du 03.05 au 08.05.21
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Racialisme », hégémonie, et manipulation communautaire

    La Russie aurait passé son pic pétrolier en 2019

    « L’audiovisuel public ne nous informe pas, il nous prêche »

    Psychopathie et origines du totalitarisme

    Baromètre du Fait religieux en entreprise 2020-2021

    Le niveau du personnel politique français baisse dramatiquement

    Espagne : des menaces de mort électrisent la campagne des régionales à Madrid

    Comment le Danemark veut renvoyer les demandeurs d’asile syriens

    Certains variants du coronavirus échappent aux anticorps vaccinaux

    La baisse du niveau de la mer Caspienne menace l’exploitation du gisement de pétrole géant de Kachagan

    « On assiste aujourd’hui à un retour en force du salafisme en Algérie »

    L’homme et la nature : l’histoire d’une domination

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Gâteaux de soleil
    https://www.cuisine-libre.org/gateaux-de-soleil

    Préchauffer le #Four à 150°C. Mélanger la farine, le sucre, le sel, la levure et le bicarbonate de soude. Incorporer ensuite le beurre et l’œuf. Verser le jus d’orange et saupoudrer les zestes. Laisser la pâte reposer un moment puis, à l’aide d’une cuillère à soupe, façonner de petites boules. Les aplatir légèrement et les disposer sur une plaque de cuisson, espacées de 3 cm environ. Enfourner et laisser cuire environ 10 … #Orange, #Cookies, Farine de blé / #Sans viande, Four

    #Farine_de blé

  • Vietnam : Les Révoltes de 1968 – Épisode 05 – Arte
    https://www.les-crises.fr/vietnam-les-revoltes-de-1968-episode-05-arte

    Source : Arte  Ken Burns et Lynn Novick (« The War ») font revivre le traumatique Viêtnam de l’intérieur. Une plongée sanglante au cœur de la tragédie qui a façonné la fin du XXe siècle. Cinquième volet : Révoltes (janvier-juillet 1968). À la veille des célébrations du Têt (la fête du Nouvel An vietnamien), les troupes nord-vietnamiennes et les forces viêt-cong lancent une série d’attaques surprises… Les attaques ont lieu sur les grandes villes et les bases militaires à travers tout le Sud. Les combats font rage dans les rues de Saigon, où l’exécution sommaire d’un agent viêt-cong par le chef de la police est filmée en direct, faisant basculer l’opinion publique. À Hué, les assaillants de l’armée du Nord massacrent des civils avant de battre en retraite.Lire la (...)