• Sur la piste des damnés de #Daech

    Nous sommes partis en Syrie, à la recherche de citoyens suisses qui ont cédé aux sirènes de l’Etat islamique. Tandis que des femmes et des adolescents livrent des témoignages inédits sur la vie à l’intérieur du #Califat, un détenu vaudois dénonce les mauvais traitements dont il est l’objet tandis qu’à Lausanne, pour la première fois, sa famille témoigne. Ils sont parmi les 11’000 combattants, femmes et enfants étrangers de Daech, détenus dans les prisons et camps tenus par les Kurdes au Nord-Est de la Syrie. Alors que leur famille et les autorités locales réclament leur rapatriement, les Etats européens, Suisse comprise, mettent le dos au mur.


    https://pages.rts.ch/emissions/temps-present/international/10646701-sur-la-piste-des-damnes-de-daech.html?anchor=10738842#10738842
    #EI #Etat_islamique #film #film_documentaire
    #Al-Hol #Daesh #femmes #enfants #camps #disparitions #Irak #Kurdistan #Baghouz #Centre_Hori (centre de #déradicalisation) #rapatriement #limbe #Syrie #prisons_kurdes

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    Sur le camp de Hal-Hol, voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/806159
    https://seenthis.net/messages/805681

  • Pompoko
    https://www.nova-cinema.org/prog/2020/176/carnaval-totaal/article/pompoko

    Isao Takahata, 1994, JP, 35mm, VT FR ,119’

    Pour les tanukis, sorte de ratons-laveurs qui aiment faire la fête, pas besoin de trouver des masques et déguisements pour changer d’aspect, ils ont le pouvoir de se métamorphoser à volonté depuis des temps immémoriaux. Mais leurs jours sont comptés, suite à la destruction de leur forêt par les cités de béton des humains. Les clans se réunissent et préparent la lutte, certains imaginent des actions rusées et farfelues, d’autres préfèrent le chemin d’une violence controversée... Malgré tout, la déforestation continue, obligeant les tanukis à organiser la grande parade fantasmagorique, rassemblant des divinités et monstres mythologiques de toutes sortes... Les questions des résistances, compromis et luttes internes pour le pouvoir traversent le film, autant (...)

  • Allemagne : un spectateur raciste expulsé du stade grâce aux autres supporters - Foot - ALL - L’Équipe
    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Allemagne-un-spectateur-raciste-expulse-du-stade-grace-aux-autres-supporters/1110906

    Leroy Kwadwo, qui s’est plaint de cette agression auprès de l’arbitre, a alors reçu le soutien des autres supporters de l’équipe hôte qui ont dénoncé le fan raciste et permis aux stadiers de l’identifier et de l’expulser du stade. Les spectateurs ont par ailleurs apporté leur soutien à Kwadwo en chantant « Nazis dehors », tandis que le joueur, visiblement touché, recevait des accolades de la part de ses adversaires et de l’un des arbitres de touche.

    https://video.twimg.com/amplify_video/1228762631248502786/vid/720x360/s3aAFC3YhGZMNFBf.mp4?tag=13

    #racisme #anti-racisme

  • Les États autocratiques tels que la Chine sont-ils mieux équipés que leurs homologues plus démocratiques pour répondre aux
    épidémies ?
    Est-ce le signe d’un avantage autoritaire dans la lutte contre les épidémies ?

    Authoritarianism, outbreaks, and information politics - The Lancet Public Health
    https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(20)30030-X/fulltext

    For Amartya Sen, authoritarian states face serious challenges in information and accountability.6
    Governments in closed political systems, without open media and opposition parties, struggle to receive accurate information in a timely manner and to convey urgent information to the public. Governments can be the victims of their own propaganda, because the country’s political institutions provide incentives to local officials to avoid sharing bad news with their central bosses and await instructions before acting.
    Information politics in China undermined a rapid response to the 2019-nCoV outbreak. Health-care workers suspected an outbreak in early December, 2019,7
    but information with which the public might have taken preventive measures was suppressed, and communication channels that might have alerted senior officials to the growing threat were shut down.8
    Police detained a clinician and seven other people posting reports on 2019-nCoV, threatening punishment for spreading so-called rumors. Social media was censored; a preliminary analysis of Weibo and WeChat published on China’s biggest online platform9
    showed outbreak discussions were nearly non-existent through much of January, 2020, until the Chinese Government changed its official stance on Jan 20, 2020.
    Through much of January, 2020, the Wuhan Municipal Health Commission reported no evidence of human-to-human transmission, no infection among health workers, that severe cases of disease caused by 2019-nCoV infection were confined to those with underlying conditions and older people, and that the Huanan seafood market was the source.11
    Reports in The Lancet7
    and New England Journal of Medicine,12
    however, show that half of patients admitted to intensive-care units were aged 25–49 years, and two-thirds had no underlying illnesses. Human-to-human transmission and health-worker infection were evident before the Chinese Government made an announcement.12
    This information either did not make it to authorities or the public were misinformed. The Mayor of Wuhan has said publicly that not only was information not revealed in a timely manner but also they did not use information effectively.10
    By the time quarantine went into effect on Jan 23, 2020, five million people had left the city of Wuhan for holiday travel.10
    Outbreaks were subsequently reported throughout China.
    Without open media and an opposition to check on bureaucratic hierarchy, knowledge from the front lines of the 2019-nCoV outbreak did not reach Beijing. Weeks into the outbreak, leaders were forced to publicly threaten that officials withholding information “will be nailed on the pillar of shame for eternity”.4

  • — Enquête —
    Conditions de travail et expériences des discriminations dans la profession d’avocat·e en France
    --Mai 2018

    https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/atoms/files/rapp-enq-avocats-a4-num-02.05.2018.pdf

    Principaux résultats—

    | Jeune et largement féminisée, la profession d’avocat·e se caractérise par des inégalités marquées entre les femmes et les hommes, qu’il s’agisse des statuts d’exercice, des secteurs d’activité et des revenus.

    | Les femmes avocates rapportent plus souvent que leurs confrères, et plus souvent que dans d’autres professions, avoir vu leur travail ou leurs compétences non reconnus, dévalorisés.

    | 72% des femmes et 47% des hommes rapportent avoir été témoins de discriminations à l’encontre de leurs collègues, principalement de discriminations sexistes (rapportées par 52% des femmes et 25% des hommes).

    | Alors que les hommes avocats se déclarent moins discriminés que les hommes actifs occupés et de même niveau d’études en population générale, les femmes avocates rapportent plus de discriminations que leurs confrères et que leurs homologues féminines en population générale.

    | Les expériences de discriminations dans les 5 dernières années concernent 38% des personnes interrogées (53% des femmes et 21% des hommes). Elles varient fortement selon les caractéristiques sociales et notamment le sexe, le fait d’avoir des enfants, l’origine perçue et la religion déclarée. Certains groupes sociaux se trouvent ainsi particulièrement exposés aux discriminations comme par exemple :

    • 25% des hommes de 30-49 ans ayant un enfant
    • 48% des femmes de 40-49 ans perçues comme blanches
    • 66% des hommes de 30-49 ans perçus comme noirs ou arabes
    • 69% des femmes de 30-39 ans ayant un enfant
    • 74% des femmes de 30-49 ans de religion musulmane

    | Les relations de travail entre confrères et consœurs, le bénéfice d’une rémunération ou d’une rétrocession d’honoraires sont les circonstances dans lesquelles les situations de discrimination sont le plus souvent rapportées.

    | Moins de 5% des femmes et des hommes confronté·e·s à une discrimination ont entamé des démarches formelles pour faire valoir leurs droits.

    | L’inutilité d’un recours (29%), l’insuffisance de preuves (23%), la peur des représailles (21%), sont les principaux motifs avancés par les personnes qui n’ont pas cherché à faire reconnaître la discrimination.

    | Sensibiliser les acteurs concernés, mobiliser les ordres et sanctionner les comportements discriminatoires recueillent l’approbation de la très grande majorité de la profession, notamment des femmes

  • BingWall is —Yes, a Bing Wallpaper App for Ubuntu
    https://www.omgubuntu.co.uk/2020/02/bing-wallpaper-app-ubuntu-snap

    A lot of folks love using Bing’s image of the day as their desktop wallpaper — a task that the app featured below makes very easy on Ubuntu. Now, this idea isn’t new; I think […] This post, BingWall is —Yes, a Bing Wallpaper App for Ubuntu, was written by Joey Sneddon and first appeared on OMG! Ubuntu!.

  • « Il faut sortir de l’idée que la #pauvreté est une punition »
    https://usbeketrica.com/article/il-faut-sortir-de-l-idee-que-la-pauvrete-est-une-punition

    Pour combattre la pauvreté, il faut donc sortir de l’idée que c’est une punition, qu’il y a des cas où elle serait « justifiée ». Si on veut vraiment lutter contre, il faut qu’on arrive à se convaincre que la pauvreté ne doit concerner personne. C’est à ce prix-là qu’on pourra en sortir. Ce qui implique une transformation importante du capitalisme puisqu’en l’état actuel des choses, il a besoin de s’appuyer sur une main d’oeuvre bon marché, obligée de participer au marché du travail car « menacée » par le risque de la pauvreté. Ce serait un changement majeur pour nos sociétés.

  • Le gouvernement veut que la chasse commence deux mois plus tôt
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-veut-que-la-chasse-commence-deux-mois-plus-tot

    Chasser le sanglier ou le chevreuil à partir du 1er juin était déjà possible, mais strictement conditionné à l’obtention d’une autorisation individuelle préfectorale de chasse anticipée. « Dans les faits, la majorité des chasseurs attendait la fin des vacances d’été pour ressortir le fusil, indique l’association. Grâce à un nouveau décret en préparation, plus besoin d’autorisation préalable : feu à volonté dès le 1er juin. »

    #grr #chasse #macronie #nos_amies_les_bêtes

  • Authoritarianism, outbreaks, and information politics - The Lancet Public Health
    https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(20)30030-X/abstract

    Are autocratic states such as China better equipped than their more democratic counterparts to respond to disease outbreaks? On Dec 31, 2019, China alerted WHO to an outbreak of pneumonia of unknown cause in the city of Wuhan in Hubei province. The epidemic quickly spread, with cases of a novel coronavirus (2019-nCoV) confirmed throughout China and elsewhere in Asia, Europe, North America, and Australia. The Chinese Government’s forceful response has drawn praise from global health officials. Scholars and health leaders have long debated whether democracy improves, hinders, or is immaterial for public health.
    Does this signal an authoritarian advantage in tackling outbreaks?

    (la réponse est non)

    cf. https://seenthis.net/messages/824479 #cornavirus

    • A Hard Lesson for Migrants Who Give Up: There May Be No Welcome Mat Back Home

      Jessica Kablan, 27, came back to Ivory Coast seven months pregnant by a man she had turned to for protection on the road.Credit...Yagazie Emezi for The New York Times

      THIAROYE-SUR-MER, Senegal — The fishing village has long sent its men to sea, but after foreign trawlers scraped the bottom clean, the men began coming back empty-handed. It has long sent its men abroad for work, too, but their luck is often no better.

      Last November, when El Hadji Macoura Diop, a 37-year-old fisherman, failed to reach Europe by boat, he could not bring himself to call his wife and tell her he was giving up. “I knew it would just destroy her,” he said.

      Hard as it is to leave home for an unknown land and an uncertain future, coming back, migrants say, can be even harder. Often, they feel ashamed to admit defeat, especially to families that may have scrimped to raise money for their trip. And they struggle to reintegrate into the societies they left behind.

      In 2010, when he was 19, Yaya Guindo fled his life herding cattle in a small farming village in Ivory Coast. Last winter, after eight years on the road working in construction and at restaurants, he returned, broken and defeated, from a detention center in Libya.

      He tried to go home, he said, but his friends mocked him. “I didn’t have anything,” he said. “I was embarrassed.”

      The experiences of Mr. Diop and Mr. Guindo are far from unusual. Researchers estimate that one out of four people who migrate in search of opportunity return to their country of birth — some by choice, others not.

      Just since 2017, the International Organization for Migration has helped more than 62,000 migrants return to 13 countries in West and Central Africa, transported on charter flights and buses arranged by the agency. Many said they wanted to go home after being detained in abysmal conditions in Libyan detention centers, like one in Tajoura that was bombed in early July, killing more than 50 people.

      Once back, they are offered help reintegrating, including temporary shelter, pocket money, job training and psychological counseling.

      “These people left for a reason, and if you don’t address that, they will keep dying at sea,” said Florence Kim, a spokeswoman for the International Organization for Migration, which runs the program. “If you give people what they needed in the first place, they don’t need to take the risks.”

      The organization placed Mr. Guindo in a training program as a restaurant worker in a trendy neighborhood of Abidjan, the largest city in Ivory Coast. Other returning migrants have been given training as carpenters, tailors or shopkeepers.

      But after the initial support, the migrants are on their own.

      “We’re trying not to create a parallel system where migrants who are coming back to their country would have better service than Ivorians who chose not to leave,” Lavinia Prati, a reintegration officer for the International Organization for Migration.

      The transition can be rocky.

      Mr. Guindo, for example, has angered his employers by skipping work to play basketball for a local club. He says he needs to maintain good relations with the club because it is giving him housing in exchange for playing.

      Yet as hard as it is to adjust, Mr. Guindo said he was staying put.

      “I saw people dying of hunger, I saw women raped, men beheaded,” he said. “What I saw, what I lived, what I heard — I would not leave again.”

      Another returnee to Ivory Coast, Jessica Kablan, 27, came back seven months pregnant by a man she had turned to for protection on the road. Although the nature of the relationship was intrinsically coercive, it seemed to her the best choice she could make under the circumstances. When her boyfriend back home — who had helped pay for her trip — realized she was pregnant, he ended the relationship.

      She does not blame him.

      “I came back with a child,” she said. “How could he accept that?”

      Meliane Lorng, a psychologist who counsels returning migrants through the International Organization for Migration, says the women with children often don’t tell their families that they are back, “because the infant is the living testimony that they were raped.”

      Uncounted other migrants, like the fisherman, have returned on their own, without the help of humanitarian agencies.

      Thiaroye-sur-Mer has been a major source of migration for more than a decade. Hundreds of men have tried to reach Europe — mainly Spain. Everyone knows the migrant motto, “Barca ou barzakh”: Wolof for “Barcelona or die.”

      Some make it. Some die trying. And some return, said Moustapha Diouf, himself a returned migrant, who created a community center for them.

      To the outsider, Thiaroye-sur-Mer can seem like an idyllic place, not somewhere people would be eager to leave: Men sit on the beach, mending their nets, while children play in the surf. But when they do come back home, migrants often get a stark reminder of why they left in the first place.

      One recent day, Mr. Diop, the fisherman who abandoned his attempt to reach Europe, and his five partners came back to shore with about 100 small silver fish called sardinella in their nets. Once the owner of the boat got his share, they would earn about a dollar each, he said.

      There was a time when some migrants setting off in hopes of a better life left right from the shores of the village by pirogue, the colorfully painted wooden canoes used for fishing. More recently, the grapevine has advised them to go by air to Morocco, where Senegalese do not need visas, and then catch passage across the Mediterranean with a smuggler.

      From the roofs of the village houses, the view of the ocean goes on forever. It is easy to imagine that Europe might be just beyond the horizon. And it is possible to forget, if only for a moment, the many dangers of the journey.

      Often, it is the women who encourage the men to migrate.

      Mr. Diop’s mother, Fatou Ndaw, 55, chose him to go because he was the oldest of three brothers, and a fisherman. “He was the one who knows how to read the signs of the ocean,” she said.

      Mr. Diop tried twice.

      On his first attempt, in 2006, he headed for the Canary Islands. Along the way, he watched as six people from his village died after bouts of vomiting and dehydration, their bodies tossed overboard with a prayer.

      Mr. Diop landed, but he was deported two days before an uncle living in Spain arrived to claim him, he said.

      To pay for his second attempt, last fall, Mr. Diop’s mother sold her jewelry; his wife, Mbayang Hanne, saved the money that she earned frying doughnuts under a tent on the beach and selling them with coffee.

      Mr. Diop bought a round-trip plane ticket to Casablanca, where he did not need a visa and could stay with a childhood friend. From there, he took a bus to Tangier and boarded a boat for Spain.

      This time, his boat was stopped before it reached international waters. Mr. Diop says he was fingerprinted and dropped at the Algerian border. He walked 16 hours with other migrants until a car picked them up and took them to Casablanca.

      In Casablanca, the weather was bad and the boats were not running. He slept on the street in the rain. His round-trip ticket on Royal Air Maroc was expiring in two days. Homesick and miserable, Mr. Diop called his parents. They advised him to use the ticket to return home.

      He spent some sleepless nights agonizing over whether to call his wife, and decided not to.

      At the airport back in Dakar, he did not even have enough money for a taxi. A stranger took pity on him and drove him home.

      To Mr. Diop’s relief, his wife was out when he got there — but all that did was put off the inevitable. When she returned, she was shocked to find him in the house.

      It was hard to explain why he had failed when so many others had succeeded. Some of his neighbors, Mr. Diop felt, were judging him. But others told him it was not his fault.

      “Europe doesn’t belong to anybody,” he recalled their telling him. “If God decides, one day you’ll have breakfast in Europe. Never give up.”

      And he has not. Mr. Diop says he is not discouraged by deaths he has seen on the migrant path. It is simply part of the risk, he says.

      He and his family are saving for him to leave again.

      https://www.nytimes.com/2019/09/15/world/africa/africa-migrants-return-home.html

    • Video: Sent back to Ivory Coast, illegal migrants face stigma, rejection

      https://youtu.be/n3moMpBDD64

      It’s the contradiction of Ivory Coast. While its economy is one of the most dynamic in Africa, more and more of its people are setting out into the desert towards the Mediterranean in a bid to reach Europe. Some succeed, but for others, the journey is cut short and they are sent back to Ivory Coast. Returning home is often difficult as it comes with a sense of failure and rejection from their loved ones. Our Abidjan correspondents report.

      https://www.france24.com/en/20180905-focus-ivory-coast-returnees-illegal-migrants-europe-libya-mediter

    • Ivory Coast: the migration challenge

      Ivory Coast is one of the major departure points for migrants travelling illegally to Europe. Without a job or a tangible future in their country, many risk their lives seeking a better one abroad. To combat this pattern, the European Union is working in conjunction with the International Organization for Migration (IOM). Collective reintegration projects, such as business partnerships between returning migrants and members of their community, aim to discourage risky irregular migration through sustainable work and dialogue at home. To see how it works, Euronews travels to Ivory Coast, which recently hosted the African Union-European Union summit.

      Abidjan, Ivory Coast’s economic capital, is one of West Africa’s most highly urbanised cities. But behind its apparent success story, and despite being among the world’s biggest exporters of cacao, coffee and bananas, Ivory Coast is still plagued by poverty, which affected nearly half the population in 2015. Many young people faced with unemployment try to reach Europe. According to the IOM and the EU, among the 155.000 migrants who reached Europe between January and November 2017, most came from West Africa.

      Europe isn’t the Eldorado

      We meet Jean-Marie in the capital Abidjan. He is one of many who was seduced by the prospect of a better life beyond his country’s borders. A promising football talent, he was lured to Tunisia by a so-called “sports agent” who took his money and disappeared.

      “In the first weeks everything went well, I only understood it was a scam after a while because I never saw that person again, he disappeared with the 2.500 euros I gave him,” Jean-Marie Gbougouri tells us. “So, in the end, I was stuck over there, I had nothing left. So for me, Eldorado is not necessarily Europe. Of course, we all dream of going to Europe, but not in those conditions. I’m in good shape, but taking a boat to Italy isn’t going to change my situation. So I’d rather go home and invest my energy in my own country and see what happens.”

      The IOM helped Jean-Marie return home and set up a business as a chicken farmer. Voluntary return and its follow-up are priorities for the EU, which funds the IOM’s projects. According to the EU’s foreign policy chief, Federica Mogherini, interviewed by Euronews, the EU has helped 14,000 people return home this year.

      Once home, the migrants need assistance says the IOM’s director in Ivory Coast, Marina Schramm: “There is this point of failure which is why it is extremely important for us to work on the psychological and psychosocial support, create an identity again, build self-confidence. And I think therefore training is extremely important, having a diploma makes someone out of you again, not just someone that came back with nothing.”

      Boosting cacao revenue

      To prevent Ivory Coast’s youth from leaving, there need to be jobs for them. The country is the world’s biggest producer of cacao, most of which is consumed as chocolate in Europe and North America. But cocoa farmers in Africa are deeply affected by the fluctuating prices of cocoa. Overproduction this year caused prices to drop.

      Moreover, what Ivory Coast lacks, says Euronews’ Isabel Marques da Silva, is the processing industry.

      “A cooperative working in the fair trade business gets better prices for its cacao. But the added value is in the transformation process, which does not takes place in Ivory Coast. So in the end, the farmers get less than 10 percent of the price of a chocolate bar made and sold in Europe,” she says.

      There are exceptions like the Société Coopérative Equitable du Bandama, in the town of M’Brimbo, northeast of Abidjan. It brings together Ivory Coast’s first certified organic and fair trade cocoa producers.

      Thanks to this certification they have developed their own trade channels and are therefore spared the price fluctuations of the regular market. The next step would be to make the chocolate locally.

      “We’ll need funding, or at least someone to help train us locally so that we can make the chocolate here,” says SCEB president Jean Evariste Salo. “In Europe, people are tired of eating toxic food, they’re starting to ask for organic produce: organic is the future.”

      Boosting digital growth

      Entrepreneurship in Africa is booming as is the digital economy.

      Computer engineer Guiako Obin is the co-founder of Babylab, a Fab Lab where local children in the deprived neighbourhood of Abobo in Abidjan can come and learn about computers, upcycling and coding.

      “What we need is to lobby local authorities in order to copy what’s being done in other parts of Ivory Coast and Africa,” Guiako tells us.

      The development of digital opportunities was at the heart of the recent EU-Africa Business Forum in Abidjan.

      According to Stefano Manservisi, head of International Cooperation and Development at the EU, “(The priority is) interconnectivity, access to basic information, and access to services which are more transparent, more affordable, in terms also of the relationships between people and the administration, but also people and the market.”

      The forum took place ahead of the EU-African summit, where leaders agreed on four key priorities for the coming years including economic opportunities for youth, peace and security, mobility and migration, and cooperation on governance.

      –-> #vidéo on:

      https://www.euronews.com/2017/12/05/ivory-coast-the-migration-challenge

    • Migrants de retour en Côte d’Ivoire (1/6) : Ibrahim raconte l’enfer libyen

      Des migrants dans un centre de détention, en Libye, avant d’être rapatriés dans leur pays, le 2 décembre 2017

      RFI vous propose une série de reportages sur ces Ivoiriens qui ont tenté de migrer vers l’Europe en partant de la grande ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire, Daloa. Si le phénomène a ralenti aujourd’hui, il y a encore deux ans, ce sont des centaines de jeunes hommes, de jeunes femmes et même d’enfants qui tentaient chaque mois de prendre la très dangereuse route de la Libye dans l’espoir d’embarquer sur un radeau en direction de l’Italie. Ibrahim Doumbia, 31 ans, est l’un d’entre eux. Pour lui, l’enfer a duré plus d’un an.
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      Dans son petit atelier de couture en bord de route à Daloa, Ibrahim Doumbia raconte un rêve d’Europe qui a viré au cauchemar, dès le désert nigérien. « Tu sais, les gens parlent beaucoup de la mer, la mer. Mais là où les gens restent beaucoup, c’est dans le désert. Le désert, c’est un cimetière, confie-t-il. S’il y a un problème d’eau qui arrive à un moment, même à ton frère, le peu d’eau qu’il te reste, tu ne peux pas lui donner. Celui qui nous transporte, souvent, il veut même sortir avec une de nos sœurs, mais la fille ne peut pas refuser, parce que si elle refuse, nous restons tous bloqués dans le désert. »

      En Libye, l’enfer continue. A Bani Walid d’abord. La captivité, le travail forcé, les coups, le viol pour les femmes. Puis une évasion. Arrivé à Tripoli, il tente la traversée vers l’Italie avec des dizaines d’autres, sur deux radeaux de fortune. « Il y avait la tempête. Ce n’était pas facile. Il y avait trop de vagues. Et ils ont commencé à couler. Nous, on était obligés de nous éloigner un peu. Parce que, si d’autres essayaient de plonger dans la mer pour les remonter, nous tous risquions de couler. On les a regardés mourir. On ne pouvait pas. »

      Neuf mois dans un camp pour migrants assimilé à une « prison »

      Après cet échec : de nouveau la détention dans un camp pour migrants. « Moi, je suis resté dans cette prison pendant neuf mois. Chaque jour que Dieu fait, on voyait l’un de nos frères qui mourait. Souvent, vers trois heures du matin, ils venaient et frappaient tout le monde. Chacun essayait d’appeler ses parents, pour qu’ils essaient de tout faire pour les libérer de cette prison-là. »

      Rapatrié il y a deux ans, Ibrahim est un survivant. Hanté chaque nuit par les images de cette aventure dramatique, il s’estime chanceux de s’en être sorti. Aujourd’hui, il tente de dissuader les candidats au départ.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190313-migrants-retour-cote-ivoire-16-ibrahim-raconte-conditions-periple-libye

    • Migrants de retour en Côte d’Ivoire (2/6) : une réinsertion incertaine


      Des migrants ivoiriens venus de Libye, de retour au pays, le 20 novembre 2017

      RFI vous propose une série de reportages sur ces Ivoiriens qui ont tenté de migrer vers l’Europe en partant de la grande ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire, Daloa. Chaque mois, des jeunes hommes, des jeunes femmes et même des enfants décident de prendre la très dangereuse route de la Libye dans l’espoir d’embarquer sur un radeau en direction de l’Europe. Des jeunes qui travaillent pour économiser un pécule pour partir, souvent avec l’aide de leur famille. Malheur à ceux qui doivent rentrer au pays où l’emploi stable se fait rare.
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      Jean Martial vient d’obtenir un petit local ou il peut vendre ses fripes. A 35 ans, il a déjà tenté une fois de « partir à l’aventure », mais il s’est cassé les dents en Libye. Pour prendre la route, Jean Martial avait travaillé afin d’économiser 800 000 francs CFA, environ 1 200 euros. Et pour lui permettre de revenir, sa famille lui a envoyé de l’argent.

      Pour autant, cet échec n’a pas fait disparaître son envie d’Europe. « L’Europe, c’est le rêve de chaque personne ici. Si vous voyiez la misère et la souffrance que nous traversons. Aujourd’hui, si tu es en Europe, par la grâce de Dieu tu trouves un petit boulot, tu peux t’occuper de ta famille. Là-bas, au moins, le fonctionnaire est bien payé, le petit débrouillard est bien payé. »

      « Ce qui manque ici, ce sont les opportunités pour les jeunes »

      L’ONG italienne CeVi (Centro di volontariato internazionale) est arrivée en 2006 à Daloa, ville considérée il y a encore deux ou trois ans commela plaque tournante ivoirienne des départs vers l’Europe. CeVi fait notamment de la sensibilisation, auprès des populations et des autorités, et aide ceux qui sont revenus, les « retournés » à se réinsérer.

      « Ce qui manque ici, ce sont les opportunités pour les jeunes et surtout une perspective de stabilité. Parce que, quand on est commerçant, on ne sait jamais combien on va gagner dans le mois, si on va pouvoir envoyer les enfants à l’école, explique Laura Visentin de CeVi. Daloa, c’est vrai, est une grande ville. Mais au final, c’est comme si c’était un village, parce qu’il n’y a pas d’usine. Au-delà de la fonction publique, il n’y a pas d’entreprises. Et le problème c’est que, si un enfant demande un million pour partir, la famille cotise. Mais si un enfant demande un million pour commencer un petit business ici, la famille ne donne pas. »

      Ces dernières années, les stratégies des ONG, des autorités ou des grandes agences semblent porter leurs fruits. Les départs de Daloa ont manifestement baissé, mais le phénomène existe toujours.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190314-migrants-retour-cote-ivoire-26-reinsertion-avenir-cevi

    • Migrants de retour en Côte d’Ivoire (3/6) : le récit de Junior, 9 ans

      Migrants au large des côtes libyennes, le 19 juin 2017.

      RFI vous propose une série de reportages sur ces Ivoiriens qui ont tenté de migrer vers l’Europe en partant de la grande ville de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, Daloa. Si le phénomène a un peu ralenti aujourd’hui, il y a encore deux ans, ce sont des centaines de personnes qui tentaient chaque mois de prendre la très dangereuse route de la Libye dans l’espoir d’embarquer sur un radeau en direction de l’Italie. Des hommes, des femmes, et même des enfants, souvent seuls. Junior avait neuf ans quand il a tenté de rejoindre l’Europe avec le rêve de devenir ingénieur.
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      Junior a désormais onze ans et un regard d’acier. Dans son quartier, tout le monde le considère comme un petit génie de l’électronique. Quand il est parti, il n’avait que neuf ans. L’aventure a duré douze mois. Son âge ne lui a pas épargné la faim, la soif, les coups ou la captivité. Ni même d’assister à des meurtres pour rien ou presque. « Il y a le désert, pour le traverser aussi c’était dur. On peut venir là, prendre une lame, te tuer parce que tu as bu l’eau ou bien parce que tu as payé le pain et mangé. On peut arracher ton argent, prendre une lame, te tuer... »

      Un beau matin, Junior a volé l’argent que cachait son père et est parti sans le dire à personne. Direction l’Europe pour devenir ingénieur. « Si j’avais réussi, j’aurais pu aider ma famille, parce que j’ai des petits frères. Il y a beaucoup de mes amis qui sont partis, c’est pour ça que j’ai pris la route. Je peux partir, si je vois que ça ne va pas encore. Je peux retenter. Ou bien je prends une autre route, si je vois qu’il y a une autre route, je peux prendre ça. Ma famille n’a rien, je peux l’aider. »

      « Tu partais pour aller faire quoi là-bas, à ton âge ? »

      Vendeur de pneus rechapés, M. Amossa, le père de junior, a des yeux pleins d’admiration pour ce petit garçon qui lui a donné des mois d’angoisse. « Quand il est revenu, je lui ai demandé : "Tu partais pour aller faire quoi là-bas, à ton âge ?" Il m’a répondu qu’il partait pour développer sa connaissance. Comme lui-même, il aime faire les fabrications. S’il y a délestage, il y a des trucs qu’il fabrique, il donne à sa grand-mère et puis ça alimente la maison. Je ne sais pas comment il a fabriqué tout ça. Au début, c’est vrai, je lui ai dit de rester tranquille, de continuer son étude… S’il veut aller à l’aventure pour se chercher, ça viendra avec le temps. »

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190315-migrants-retour-cote-ivoire-3-6-junior-9-ans-recit

    • Migrants de retour en Côte d’Ivoire (4/6) : la honte et la gêne après l’échec

      Migrants ivoiriens rapatriés de Libye à leur arrivée à l’aéroport d’Abidjan, lundi 20 novembre 2017.

      Toute la semaine, RFI vous propose une série de reportages sur ces Ivoiriens qui ont tenté de migrer vers l’Europe, en partant de Daloa. Cette ville, la troisième du pays, est la plus grande de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Elle a longtemps été considérée comme un point de départ majeur des Ivoiriens vers l’Europe mais, pour beaucoup, le voyage s’est arrêté avant, souvent en Libye. Pour ces hommes et ces femmes, le retour à Daloa est alors synonyme de honte.
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      Elle souhaite se faire appeler Mimi. Partie pour la Libye afin de gagner l’Europe, elle n’a jamais pu traverser la Méditerranée. Au bout de sept mois de calvaire, elle a été rapatriée à Abidjan par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

      « La manière dont tu rentres au pays, ce n’est pas celle que tu as décidée, ce n’est pas cette manière-là que tu as voulue. On est rentré avec désespoir. On s’est dit qu’on a vraiment perdu du temps, notre argent… On a perdu plein, plein de choses. On n’a vraiment pas le moral. Je me disais que je préférais encore la mort que de revenir comme ça », se confie-t-elle.

      La honte d’avoir menti à sa mère et d’avoir pris son argent. La honte de l’échec, aussi. Les premières semaines, Mimi se cache chez une de ses sœurs, à Abidjan. Puis elle fait un accident vasculaire cérébral (AVC). « Trop de pensées », dit-elle.

      Soignée, elle finira, plusieurs mois après, par retourner à Daloa garder la maison de sa mère qui, à son tour, est partie à Abidjan suivre des soins. A Daloa, le sentiment de honte est encore plus fort et elle ne quitte quasiment pas sa cour.

      « Comme je suis moi-même de Daloa, c’est mon voyage qui m’empêchait de venir m’installer ici à cause de la honte, de la gêne. Le fait de partir et de ne pas avoir réussi le voyage, les gens vont mal l’interpréter. Voilà pourquoi je suis dans mon coin. Je suis là, je ne fais rien pour le moment et tout cela me stresse encore plus. Je suis malade depuis mon retour. Je prends des médicaments pour éviter trop de stress et, par conséquent, je suis renfermée, trop renfermée. Avant, ce n’était pas ça ma vie », témoigne-t-elle.

      Malgré tout, Mimi a un projet, celui d’ouvrir une échoppe de jus de fruits sur la rue qui passe devant sa cour. Plus une thérapie qu’un business.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190316-cote-ivoire-migrants-retour-libye-daloa-mediterranee-oim-europe-echec-h

    • Migrants de retour en Côte d’Ivoire (5/6) : sensibilisation auprès des « mamans »

      Des migrants africains secourus au large de la Libye en août 2018.

      Toute la semaine RFI vous propose une série de reportages sur ces Ivoiriens qui ont tenté de migrer vers l’Europe en partant de Daloa. Cette ville, la troisième du pays, est la plus grande de l’ouest de la Côte d’Ivoire a longtemps été considérée comme un point de départ majeur des Ivoiriens vers l’Europe. Aujourd’hui, du constat de tous, le phénomène a fortement ralenti. La répression de quelques passeurs et la sensibilisation de masse sont passées par là. Sensibilisation mieux ciblée aussi, notamment envers les « mamans ».
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      Dans cette cour du quartier Orly, de Daloa, comme chaque mercredi, une douzaine de mamans du quartier se retrouvent pour discuter, boire le thé et manger des bonbons. Parmi ces femmes, Awa Touré.

      « Il y a beaucoup de mamans dont les enfants sont partis. Toutes les mamans se décarcassent pour avoir l’argent pour donner aux enfants qui s’en vont. Mais, moi, mon enfant n’est pas parti. C’est mon seul garçon. Il est commerçant et vend des pneus. Je lui ai dit : « il ne faut pas partir ». Il est resté. Je veux qu’il reste à côté de moi et puis, je me débrouille. L’argent que je touche, je le lui donne. Je veux qu’il ait un magasin à lui », raconte-t-elle.

      La famille, et les mères en particulier, sont souvent pourvoyeuses de fonds pour les candidats au départ. Du coup, ces mamans sont, depuis quelque temps, la cible de la sensibilisation de la part d’ONG. Laura Visentin de l’organisation italienne CeVi, est présente à Daloa, depuis douze ans.

      « On faisait de la sensibilisation avec les jeunes parce que l’on pensait que c’était nos cibles dans la mesure où ce sont eux qui partent. Mais après, on a compris que souvent, ce sont les mamans elles-mêmes qui poussent les enfants à partir et là, nous avons commencé à faire de la sensibilisation avec elles, à montrer des documentaires sur le désert et sur la traversée de la mer. Il y a beaucoup de mamans qui ont commencé à pleurer. Elles ont dit : « Mais moi, j’ai envoyé mon enfant comme ça. Je ne savais pas que c’était comme ça. Personne ne nous a dit ». Et c’est à partir de là que la pression de la famille a diminué un peu et aujourd’hui, les mamans, au lieu d’encourager, elles découragent », explique Laura Visentin.

      Si ce facteur n’est pas le seul qui explique la baisse du nombre de départs de Daloa depuis deux ans, « c’en est un », estiment les acteurs sur le terrain.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190317-cote-ivoire-migrants-retour-daloa-ong-cevi-laura-visentin-sensibilisati

    • Migrants de retour en Côte d’Ivoire (6/6) : la lutte contre les passeurs

      Une centaine de migrants ivoiriens rapatriés de Libye, le 20 novembre 2017 (photo d’illustration).

      RFI vous propose une série de reportages sur ces Ivoiriens qui ont tenté de migrer vers l’Europe en partant de Daloa. Cette ville, la troisième du pays, est la plus grande de l’ouest de la Cote d’Ivoire a longtemps été considérée comme un point de départ majeur des Ivoiriens vers l’Europe. Aujourd’hui, du constat de tous, le phénomène a fortement ralenti. La sensibilisation est passée par là. Mais la répression aussi. Aujourd’hui selon le gouvernement, une cinquantaine de passeurs dans tout le pays ont été condamnés.
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      Adama est un repenti. Arrivé d’Abidjan il y a environ cinq ans, il a été pendant deux ans et demi un passeur. Lui préfère le terme de « démarcheur », qui aidait les candidats au départ à atteindre l’Europe, en moyenne une quinzaine par mois.

      « A cette époque-là, j’étais à Daloa. Quand je prenais quelqu’un, bien avant qu’il décolle, je discutais avec la famille. Si on finissait par tomber d’accord, on donnait le chemin au niveau des différents correspondants qu’on avait dans les différentes villes. Quand il arrivait à Agadez, la famille payait le restant d’argent. A l’époque, de la Côte d’Ivoire à la Libye, on prenait 600 000 francs CFA. De la Côte d’Ivoire en Italie, on prenait 900-950 000. »

      Adama a passé un an en prison à cause de son activité. Aujourd’hui, il fait de la sensibilisation lorsqu’il n’est pas dans sa petite menuiserie ouverte aux quatre vents. Il y a quelques années encore, Daloa comptait une trentaine de passeurs, selon lui. La plupart se serait volatilisée.

      La migration ralentit. Conséquence de la politique des autorités, estime Yaya Sylla, premier adjoint au maire, à commencer par la lutte contre ces passeurs.

      « Dans un premier temps, il s’agit de récupérer celui qui le fait. C’est plus facile de le repérer s’il n’est pas de Daloa. Ensuite, nous jouons au niveau de la sensibilisation. Et en tant qu’autorité, nous faisons en sorte de pouvoir mettre la jeunesse au travail. Parce que tout part de là. Nous avons mis beaucoup de programmes en place pour l’emploi des jeunes. »

      Depuis des années, ce sont les ONG et les organisations de jeunesse qui sont en première ligne pour dissuader les candidats au départ de prendre la route, et leurs familles de les soutenir.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190318-cote-ivoire-serie-migrants-passeurs-daloa

    • Côte d’Ivoire : retour de Libye de migrants ivoiriens

      Migrants ivoiriens rapatriés de Libye à leur arrivée à l’aéroport d’Abidjan, lundi 20 novembre 2017.

      Quelque 155 migrants ivoiriens en Libye ont été rapatriés lundi soir à Abidjan. Ces candidats à l’émigration en Europe, dont le voyage s’est arrêté en Libye, ont été accueillis par la direction des Ivoiriens de l’étranger et l’Organisation internationale pour les Migrations.
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      Dans la zone charter de l’aéroport d’Abidjan les enfants courent et s’amusent sur les tapis à bagages à l’arrêt. Les parents souvent épuisés par leur périple, parfois gênés de revenir sous les objectifs des appareils photos ou de caméras de télévision, aimeraient que les formalités d’enregistrement soient expédiées pour pouvoir aller se reposer.

      http://www.rfi.fr/fr/afrique/20171121-cote-ivoire-migrants-libye-retour-abidjan-reportage

  • Uber in München: Wieder ein Verbot - wieder zu spät?
    https://www.lto.de/recht/nachrichten/n/lg-muenchen-i-4hko1493516-uber-app-verboten-verstoss-personenbefoerderungsgesetz

    Angesichts eines Urteils, das erneut unter fadenscheinigen Vorwänden von der Beklagten ignoriert wird, fragt man sich, wann die Uber-Verantwortlichen in Deutschland wegen fortgesetzen Ignorierens von Gerichtbeschlüssen in Haft genommen und das Unternehmen zur kriminellen Organisation erklärt wird.

    Alternativ dazu könnte eine entschlossene Politik zur Verteidigung des Rechtsstaats im Sinne seiner Schutzfunktion für die Schwachen Wunder wirken. Die Parteien von SPD bis AfD haben dazu leider nichts im Angebot. Ihnen geht der Schutz des heiligen Privateigentums über alles, auch wenn es offensichtlich und fortgesetzt zum Schaden der Gesellschaft eigesetzt wird.

    2018 hatte der BGH die damalige Version der Uber-App untersagt. Nun hat ein Münchner Taxiunternehmen gegen die neuere Version geklagt und überwiegend Recht bekommen. Nur: Uber hat seine Apps mittlerweile schon wieder überarbeitet.

    Die Apps „Uber Black“, „Uber X“ und „Uber Van“ verstoßen gegen das Personenbeförderungsgesetz und sind deshalb in München verboten. Das entschied das Landgericht München I (LG) in einem am Montag ergangenen Urteil (v. 10.02.2020, Az. 4 HK O 14935/16).

    Seit über fünf Jahren ist das US-amerikanische Unternehmen Uber auch in Deutschland vertreten und bietet über seine Apps verschiedene Dienste an. Immer wieder wurden diese Apps jedoch von deutschen Gerichten untersagt. 2018 verbot der Bundesgerichtshof (BGH) die App „Uber Black“ in ihrer damaligen Version (Urt. v. 13.12.2018, Az. I ZR 3/16) und erst vor Kurzem wurde vom Landgericht Frankfurt am Main die aktuelle Version der Uber-App als wettbewerbswidrig eingestuft und untersagt.

    Nun hatte sich auch das Landgericht München I mit gleich mehreren Apps von Uber zu beschäftigen. Eine Münchner Taxiunternehmerin hatte gegen Uber geklagt. Die Apps des Unternehmens würden gegen das Personenbeförderungsgesetz (PBefG) verstoßen, argumentierte die klagende Unternehmerin.
    Uber hält die gesetzlichen Anforderungen nicht ein

    Die 4. Handelskammer des LG Münchens I gab ihr in weiten Teilen nun Recht. Nach § 49 Abs. 4 S. 2 PBefG dürften mit einem Mietwagen nur Beförderungsaufträge ausgeführt werden, die am Betriebssitz oder in der Wohnung des Unternehmers eingegangen seien, so das Gericht. Dass das auch ordnungsgemäßg erfolgt ist, sei aufzuzeichnen, entsprechende Nachweise seien aufzubewahren. Zudem müssten die Mietwagen unverzüglich zum Betriebssitz zurückzukehren, nachdem sie einen Auftrag ausgeführt hätten, so das Gericht weiter. Einzige Ausnahme von der Pflicht zur Rückkehr sei die Erteilung eines neuen Auftrages vom Betriebssitz.

    Nach Anhörung diverser Zeugen kam das LG nun zu dem Ergebnis, dass Uber die genannten Anforderungen nicht einhalte. Uber nehme mit dem Modell der jetzigen App zumindest billigend in Kauf, dass die Fahrer selbständig über ihre Fahrten entscheiden und nicht der Unternehmer am Betriebssitz. Die App fördere außerdem die wiederkehrenden Verstöße gegen die Pflicht, zum Betriebssitz zurückzukehren, da sie potenzielle Fahrgäste immer sofort anzeige – auch ohne Einschaltung des Mietwagenunternehmers.

    Uber argumentierte, das Vorgehen mit den zuständigen Ordnungsbehörden abgesprochen zu haben. Da der Fahrdienstvermittler allerdings keine ausdrückliche Erlaubnis der Behörde vorlegen konnte, reichte dem LG das nicht aus.

    Das Urteil ist nicht rechtskräftig. Es ist für die klagende Taxiunternehmerin jedoch gegen Sicherheitsleistung in Höhe von 100.000 Euro sofort vollstreckbar.
    Uber hat bereits schon wieder nachgebessert

    Ob Uber in Berufung geht, prüft das Unternehmen nach eigenen Angaben noch. Die Reaktionen auf das Urteil blieben jedoch gelassen. „Wir haben bereits Ende Dezember unser Modell in ganz Deutschland komplett umgestellt“, sagte ein Uber-Sprecher. „Das Urteil betrifft daher einen alten Vermittlungsprozess, der nicht mehr genutzt wird. Daher wird es keine Auswirkungen auf unseren Service haben, wie er aktuell angeboten wird.“

    Die Umstellung der App erfolgte im Anschluss an das bereits genannte Urteil des LG Frankfurt am Main. Uber kündigte bereits kurz nach dem Urteil Neuerungen an, insbesondere solle die Rückkehrpflicht in Zukunft mit einem Mechanismus überprüft und durchgesetzt werden, den Uber nach eigenen Angaben neu in das System einfügt habe.

    #Uber #München #Justiz #Urteil

  • Élus par l’école ou par le peuple ?
    http://www.laviedesidees.fr/Elus-par-l-ecole-ou-par-le-peuple.html

    À propos de : Mark Bovens et Anchrit Wille, Diploma Democracy : The Rise of Political Meritocracy, Oxford. L’influence croissante de l’idéologie méritocratique va de pair avec une diminution de la part des non diplômés dans les instances politiques. Cette tendance amplifie le hiatus sociologique entre représentants et représentés et alimente le ressentiment populiste.

    #Société
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200217_tenret.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200217_tenret.docx

  • Agnès Cerighelli, la troll de Twitter condamnée pour injures homophobes
    https://www.ladn.eu/media-mutants/reseaux-sociaux/agnes-cerighelli-troll-twitter-condamnee-injures-homophobes

    La conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye Agnès Cerighelli, habituée des insultes homophobes et racistes sur les réseaux sociaux, en a fait les frais Bien connue des utilisateurs de Twitter pour ses propos choquants envers la communauté LGBTQ+, Agnès Cerighelli vient d’être condamnée par la justice pour injures homophobes. En plus de devoir payer une amende de 4000 euros (dont 2000 en sursis) et près de 8000 euros d’indemnité en faveur des parties civiles, elle va devoir « nettoyer » son fil (...)

    #Twitter #procès #racisme #haine #harcèlement #LGBT

  • Malgré le réchauffement climatique, c’est encore un peu tôt pour le grand marronnier des plages, « Islam et crustacés » (également titré : « Le gendarme et les burkinis »). Du coup, je me le note : le thème du jour, c’est « séparatisme islamiste ». Et comme c’est de la communication politique de top-niveau, tu peux lire « Emmanuel Macron s’engage contre le séparatisme islamiste », mais aussi « Macron à Mulhouse pour s’engager contre “le séparatisme islamiste” », ou encore « Communauratisme : Macron dévoile son plan contre le “séparatisme” », que tu peux aussi tourner : « Emmanuel Macron va présenter son plan contre le séparatisme », ou plus poétique : « “Reconquête républicaine” : comment Macron veut contrer l’islamisation », ou sobrement : « Séparatisme islamiste : “Oser la reconquête” »…

    À la REM, donc, après la quéquette, la reconquête, et évidemment ça passe par « les vilains muslims qui font rien qu’à se séparer de la République ». Et tu admireras les titres qui, tous, placent « Emmanuel Macron » en « reconquérant » tout empli d’admirable volontarisme, et comment il va te me mâter les narabes à Poitiers (pardon : Mulhouse).

    • Contre le communautarisme, la circulaire Castaner fait feu de tout bois
      https://www.mediapart.fr/journal/france/180220/contre-le-communautarisme-la-circulaire-castaner-fait-feu-de-tout-bois

      Il était déjà possible, depuis la loi SILT du 30 octobre 2017, de fermer des lieux de culte sur décision administrative parce qu’ils auraient diffusé des appels à la haine ou des propos relevant de l’apologie du terrorisme. Sept mosquées ont été fermées dans ce cadre en deux ans, selon le bilan dressé par Christophe Castaner mardi dernier.

      Mais la circulaire Castaner va plus loin. « Dès qu’il existe des doutes » sur le caractère islamiste ou communautariste d’un lieu, explique le ministre dans son discours du 28 novembre, les préfets sont encouragés à multiplier les inspections et autres contrôles sur le respect des normes en matière d’hygiène, de sécurité, de travail dissimulé, de paiement des cotisations sociales (CAF, Urssaf) et autres impôts.

      « Si des manquements sont établis, poursuit Christophe Castaner, je vous demande de décider des fermetures administratives sans hésiter. Je pense aux débits de boisson qui deviennent des lieux de rassemblement islamiste. Je pense à certains lieux de culte, à certaines écoles et certains centres culturels et sportifs qui se transforment en incubateur de haine. »

  • An Explosion in Online Child Sex Abuse: What You Need to Know - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/09/29/us/takeaways-child-sex-abuse.html

    Tech companies are reporting a boom in online photos and videos of children being sexually abused — a record 45 million illegal images were flagged last year alone — exposing a system at a breaking point and unable to keep up with the perpetrators, an investigation by The New York Times found.

    The spiraling activity can be attributed in part to a neglectful federal government, overwhelmed law enforcement agencies and struggling tech companies. And while global in scope, the problem is firmly rooted in the United States because of the role Silicon Valley plays in both the spread and detection of the material. Here are six key takeaways

  • Verschlüsselt : der Fall Hans Bühler : Internet Archive
    https://archive.org/details/verschlusseltder00stre/page/8/mode/2up

    Operation Rubikon: Der Fall Hans Bühler - ZDFheute
    https://www.zdf.de/nachrichten/heute-sendungen/videos/fall-hans-buehler-100.html

    Hans Bühler war Firmenvertreter der Crypto AG, von der Geheimdienstoperation von BND und CIA hatte er keine Ahnung. Trotzdem war er eine Art Schlüsselfigur bei der Beendigung der Operation Rubikon.

    Hans Bühler
    https://cryptomuseum.com/people/hans_buehler.htm

    The Swiss Federal Police – the Bundesanwaltschaft – has investigated the matter and questioned several people, and it is said that no irrefutable evidence against Crypto AG was ever found. The outcome of the investigation however, remains classified to this day and repeated requests from journalists for public disclosure of the results of the investigation have so far been denied.

    Since Hans Bühler went public, some of his former colleagues have decided to come out as well. Former software engineer Jürg Spörndli confirmed that the company was visited frequently by NSA specialists and that on several occasions he was instructed by his manager to swap a crypto­graphic algorithm that he had developed, for an alternative one – supplied by the NSA – that was clearly weaker [2]. This case shows great similarity to the weakening of the Philips PX-1000 [3].

    The story of the deliberate weakening of the algorithms at the request of the NSA, is corroborated by former Crypto AG director Oskar Sturzinger, in an interview with Crypto Museum in November 2008 [4]. Previously classified documents — that were partly released by the NSA in 2014 — have meanwhile produced convincing evidence of a secret deal between Crypto AG and the NSA from 1951 onwards [5]. In January 2018, it was announced that Crypto AG would be split, and that the international part would be taken over by a Swedish company. Hans Bühler died in August 2018.

    Der Spionage-Skandal rund um die Zuger Crypto AG
    https://www.infosperber.ch/FreiheitRecht/NSA-BND

    Frank Garbely / 30. Sep 2015 - Die Nachrichtendienste der USA und von Deutschland haben mit Hilfe der Zuger Firma Crypto AG jahrelang andere Länder ausspioniert.

    Die Verbindung zur «National Security Agency» NSA, dem Auslandgeheimdienst der USA, wäre nichts als ein kreditschädigendes Gerücht, gestreut von Konkurrenten, die so der Crypto AG Kunden abjagen möchten: «Keiner unserer Kunden würde bei uns kaufen, wenn auch nur der leiseste Zweifel an der Integrität unserer Firma bestünde». So oder ähnlich hat die Direktion der Zuger Herstellerin von Chiffriergeräten stets jegliche Nähe zur NSA und anderen Diensten heftig abgestritten. Jetzt wissen wir: Das war gelogen.

    Blindes Vertrauen des Crypto-Gründers

    Bereits im Jahre 1955 hatten die NSA und Crypto-Gründer Boris Hagelin eine Zusammenarbeit ausgehandelt - noch bevor die Crypto AG die eigentliche Produktion von Chiffriergeräten in Zug aufnahm. Das behauptet nicht irgendein schräger Whistelblower, das belegen offizielle NSA-Dokumente, publiziert von der NSA selbst.

    Crypto-Gründer Boris Hagelin

    Ende April gab die NSA über 52’000 Seiten bisher geheimer Dokumente frei und stellte sie ins Netz. Es handelt sich um eine Dokumentensammlung von William F. Friedman (1891–1969), langjähriger NSA-Mitarbeiter, zuletzt Sonder-Assistent der NSA-Direktion. William F. Friedman, auch «Gottvater der US-amerikanischen Kryptologie» betitelt, gilt als der herausragende Pionier der Verschlüsselungstechnik in den USA, ganze Generationen von Geheimagenten bei NSA, CIA und der US-Army wurden nach seinen Anweisungen geschult.

    William F. Friedman war viele Jahre lang eng befreundet mit dem Schweden Boris Hagelin (1892–1983), ebenfalls ein begnadeter Kryptologe. Von 1940 bis 1944 lebte Boris Hagelin in den USA, sein Freund Friedman hatte ihn zur NSA geholt. Nach dem Krieg kehrte er als Pensionist nach Europa zurück und gründete in Zug die Crypto AG.

    Nicht weniger als 350 Dokumente mit weit über 1000 Seiten der Friedman-Papiere betreffen die Crypto AG: Briefe, Notizen, Photos, Memos etc. Diese Schriftsätze dokumentieren ein geradezu blindes Vertrauen des Crypto-Gründers zu William F. Friedman und der NSA.

    Immer wieder kursierten Gerüchte

    Das wichtigste Dokumente der freigegebenen Friedman-Papiere: Ein 22-Seiten langer Report über einen Besuch William F. Friedmans bei der Crypto AG. Der Sonder-Assistent des NSA-Direktors weilte vom 21. bis 28. Februar 1955 in Zug und verhandelte mit Boris Hagelin über eine Zusammenarbeit mit der NSA. Zahlreiche Passagen des Reports sind eingeschwärzt, so dass noch immer geheim bleibt, was genau vereinbart wurde. Soviel aber geht aus dem Friedman-Report hervor: Hagelin stimmte den NSA-Vorschlägen bedenkenlos zu. Und: Hagelin versprach, die Crypto AG werde die NSA regelmässig über neue Entwicklungen informieren und auch darüber, welche Geräte sie an welche Länder liefere.

    Immer wieder kursierten Gerüchte über mögliche Beziehungen der NSA zur Crypto AG. Erstmals im Jahre 1982. Damals beschrieb der NSA-Spezialist James Bamford in seinem ersten Bestseller über die NSA ein «Projekt Boris» und erwähnte bereits die enge Beziehung zwischen dem führenden NSA-Kryptologen William F. Friedman und Crypto AG Gründer Boris Hagelin. (1) In den folgenden Jahren verstärkte sich der Verdacht. Aber erst der Fall Hans Bühler entschlüsselte zumindest einen Teil der Geheimnisse rund um die mysteriöse Zusammenarbeit mit fremden Diensten. (2)

    Crypto-Verkäufer Hans Bühler im Iran verhaftet

    Hans Bühler (74) wurde am 18. März 1992 in Teheran verhaftet und in ein Militärgefängnis eingesperrt. Seit 13 Jahren bereits arbeitete er für die Crypto AG. Sein Job: Verkauf von Verschlüsselungsgeräten. Seine Kunden: Ministerien, Armee, Polizei- und Nachrichtendienste. Hans Bühler war mit Abstand der erfolgreichste Verkäufer der Crypto AG. Und der Iran einer seiner Grosskunden. Eigens für das Iran-Geschäft hatte er Farsi gelernt. Seit zehn Jahren reiste er regelmässig nach Teheran, im Schnitt zweimal pro Jahr. Die Verhaftung hielt er zuerst für ein Missverständnis. Das Missverständnis dauerte geschlagene 9 ½ Monate.

    Am 4. Januar 1993 wurde Hans Bühler endlich freigelassen. Als er ein Tag später in Zürich-Kloten landete, erklärte er: «Es war sehr hart, aber die Iraner haben mich korrekt behandelt.» Dann bedankte er sich mit Nachdruck bei seinem Arbeitgeber. Die Crypto AG hatte für ihn in Teheran eine Kaution in der Höhe von 1 Million Dollar hinterlegt.

    Doch kaum zurück in der Schweiz, wurde er gefeuert: «Das Vertrauensverhältnis ist schwer gestört. Für eine Weiterbeschäftigung besteht kein Bedarf», hiess es im Entlassungsschreiben. Noch schockierender als die Entlassung: die Crypto AG verlangte von Bühler die Rückerstattung der Kaution von 1 Million Dollar, denn seine Verhaftung im Iran hätte nichts mit der Crypto AG zu tun. Hans Bühler bat um eine Aussprache mit der Direktion. Doch die liess ihn abblitzen und verwies ihn an «unseren deutschen Aktionär». Nur: Niemand wollte Bühler diesen Aktionär benennen.

    Siemens und der Bundesnachrichtendienst

    Bisher hatte man angenommen, dass die Crypto AG dem Schweden Boris Hagelin gehörte. Doch bei der Gründung im Jahre 1952 besass Boris Hagelin nur gerade eine einzige von insgesamt 50 Aktien. 48 gehörten einer liechtensteinischen Briefkastenfirma, der Anstalt «Europäische Handelsgesellschaft» in Vaduz. Im Namen dieser Anstalt traten später immer wieder Deutsche, meist ehemalige Siemens-Mitarbeiter auf. Ein früherer Kollege Hans Bühlers, der lange Jahre in der Finanzabteilung der Crypto AG arbeitete, gab ihm einen Tipp: «Der geheime Aktionär heisst Bundesrepublik Deutschland, genauer die Bundesvermögensverwaltung.» Nach Recherchen des deutschen Geheimdienst-Experten Erich Schmidt-Eenboom, handelte es sich bei der Bundesvermögensverwaltung um eine Tarn- oder Scheinfirma des Bundesnachrichtendienstes.

    Siemens und der Bundesnachrichtendienst: Das erinnerte Hans Bühler an die wochenlangen Verhöre im iranischen Militärgefängnis. Immer wieder war er zu Siemens und ausländischen Diensten befragt worden: Was hat Siemens, was haben ausländische Dienste mit der Crypto AG zu tun?

    Über die Verhöre im iranischen Militärgefängnis sprach Hans Bühler erstmals ausführlich in einer Rundschau-Reportage. Bisher hatte Hans Bühler immer erklärt, er wäre im Iran gut behandelt worden, und er wüsste nichts über die Gründe seiner Verhaftung. Doch dem war nicht so. Er war psychisch gefoltert worden, und er hatte sehr wohl gewusst, was ihm die Iraner vorwarfen: Spionage.

    «Wir brennen ihnen die Augen aus»

    «Schon im ersten Verhör haben sie mich beschuldigt: Sie sind ein Spion, sie benutzen die Crypto AG nur als Deckmantel, sie verkaufen die Schlüssel-Codes dieser Firma. Für mich brach eine Welt zusammen», erzählte sich Hans Bühler. Was war mit den Schlüssel-Codes? Warum glauben die Iraner, er, Bühler, hätte die Schlüssel-Codes – also die Geheiminformation der Chiffriergeräte – an Nachrichtendienste verkauft?

    Diese Fragen machten für Bühler keinen Sinn. Er konnte nichts gestehen, weil er nichts wusste. Auch dann nicht, als ihm mit Folter gedroht wurde. Sie setzten ihn vor eine Tür, hinter der angeblich gefoltert wurde; er hörte Schreie, hörte Schläge. Oder er wurde auf ein Folterbett gefesselt. Zuvor hatte er ein ausgepeitschtes Opfer gesehen, blutüberströmt, der ganze Rücken voll Platzwunden.

    Ein Auspeitscher stand schon einsatzbereit am Folterbett. Doch dann wurde Hans Bühler wieder losgebunden, man wolle ihm noch eine Chance geben, aber wenn er bis morgen nicht rede, machten sie ernst. Und selbst als sie ihm eine brennende Zigarette an die Wange hielten und sagten, «wir brennen ihnen die Augen aus», bestritt Bühler Spionage und auch jegliches Wissen über knackbare Chiffriergeräte.

    Bühlers Entlassung löste viele Zungen

    Die Entlassung Bühlers und die Forderung, er müsse die Kaution zurückerstatten, brachten der Crypto AG wenig Sympathie ein. Im Gegenteil dieses schuftige Verhalten löste viele Zungen. Mehrere ehemalige Crypto-Mitarbeiter unterstützten Hans Bühler und gaben ihr Geheimwissen preis. P. F., in den 70er-Jahren Vizedirektor und Chef der Entwicklungsabteilung bei der Crypto AG, stellte alle anderen Quellen in den Schatten. Er hatte Unerhörtes zu berichten: «Amerikanische und deutsche Nachrichtendienste haben Crypto-Geräte manipuliert, damit sie für diese Dienste abhörbar wurden.» Für P. F. schien ausser Zweifel: «Diese Manipulationen waren der wahre Grund für Bühlers Verhaftung im Iran.»

    In einem fast zweistündigen Hintergrundgespräch, das wir im Rahmen der «Rundschau»-Reportage zum Fall Bühler aufzeichneten, schilderte P.F. in allen Einzelheiten diese Manipulationen. Einen TV-Auftritt lehnte er jedoch strikt ab: «Ich bin doch nicht lebensmüde.» Schliesslich durften wir nur ein paar wenige Sätze eines Mr. X. zitieren. Inzwischen sind 21 Jahre verstrichen und die Crypto AG hat längst erfahren, wer sich hinter Mr. X. verbarg.

    «Es kamen Leute aus Bad Godesberg, Deutschland, und brachten die so genannten Chiffrierkonzepte nach denen die Verschlüsselung in den Geräten abläuft. Früher waren es Leute aus Amerika von der Government Electronic Division in Arizona, damals das amerikanische Geheimdienst-Pendant zu Bad-Godesberg», führte P.F. aus.

    P.F. war persönlich mehrmals in Arizona, um die Zusammenarbeit von NSA und Crypto sicherzustellen. Später dann in Deutschland, wo er unter anderem den «Chef-Elektroniker» des Bundesnachrichtendienstes traf. Laut P.F. führten die Chiffrierkonzepte der US-amerikanischen und deutschen Dienste dazu, dass die Crypto-Geräte knackbar wurden. «Sehr vereinfacht formuliert kann man sagen, die Chiffrier-Geräte sendeten praktisch den Schlüssel mit. Sie lieferten Hilfsinformationen, die das Berechnen des Schlüssels erlaubten», so P. F. weiter.

    Schweizer Neutralität als Verkaufsargument

    Die Crypto AG gehörte weltweit zu den renommiertesten Firmen, die Chiffriergeräte herstellten. Zu Bühlers Zeiten beschäftigte sie 250 Mitarbeiter, in den besten Jahren waren es über 400, und sie belieferte rund 120 Länder, darunter Länder wie Iran, Irak und Ägypten. Eines der wichtigsten Verkaufsargumente war immer schon: die Schweizer Neutralität.

    Die Schweizer Neutralität war der entscheidende Grund, warum sich die NSA und deutsche Dienste für die Crypto AG interessierten. Die so genannten blockfreien Länder trauten beim Einkauf von Chiffriergeräten weder den USA und den Nato-Ländern, noch dem kommunistischen Block unter Führung der UdSSR oder Chinas. Gegenüber der Crypto AG aus der harmlosen und neutralen Schweiz dagegen hatten sie keinerlei Bedenken. Und in der Tat, es waren von Beginn an vor allem diese blockfreien Länder, die ihre Ministerien, Armeen und Geheimdienste mit Crypto-Geräten bestückten. Bereits im Treffen von 1955 werden mehrere diese Länder ausdrücklich genannt.

    Boris Hagelin junior wollte aufräumen

    Es war Boris Hagelin junior, der Sohn des Firmengründers, der P. F. als erster auf die «löchrigen» Chiffrierkonzepte hingewiesen hatte: «Zuerst habe ich gedacht, ‹dä spinnt ä chli›, das kann nicht sein, das wäre ja eine ungeheure Gangsterei.»

    Hagelin junior habe P.F. gesagt, wenn er einmal die Firmenleitung übernehme, werde er keine manipulierten Geräte verkaufen. Dazu kam es nicht. Noch bevor er die Firmenleitung übernehmen konnte, starb er im Jahre 1970 – nach einem schweren Autounfall in New York. Die genauen Umstände dieses Unfalls wurden nie abgeklärt. Trotzdem behauptete P. F.: «Das war kein Unfall, das war ein Attentat.»

    Die Hinweise von Hagelin junior hatten P.F., damals bereits Chef der Entwicklungsabteilung, keine Ruhe gelassen: «Ich sagte mir, wenn das wirklich so wäre, müsste ich aussteigen.»

    Mit Wissen von Bundesrat und Bundesanwaltschaft

    1977 hatte P.F. tatsächlich die Crypto AG verlassen. «Die Manipulationen waren für mich eine absolute Tatsache. Bevor ich wegging, habe ich mir Belege erzeugt, zum Teil in Form von Dokumenten. Diese Beweise liegen seither in einem Safe.»

    P. F. liess es nicht bei der Kündigung bleiben. Als erstes informierte er einen befreundeten Offizier der Schweizer Armee: Korpskommandant Kurt Bolliger, damals Chef der Flieger- und Flugabwehrtruppe. Der fiel aus allen Wolken, tat zumindest so, und schaltete sofort die Bundesanwaltschaft ein.

    P. F.: «Ein Mitarbeiter der Bundesanwaltschaft kam zu mir, ziemlich aufgeregt und sehr interessiert. Es gab viele Treffen. Aber plötzlich wurde die Übung abgebrochen. Eines guten Tages erklärt mir der Herr der Bundesanwaltschaft: ‹Mein Chef hat mich zurückgepfiffen; er will nicht, dass man da weiterbohrt›.»

    P. F. fragte nach: Warum? Die Antwort war eisernes Schweigen. P. F.: «Ich kann mir gut vorstellen, dass da entsprechende Leute aus den USA interveniert sind und gesagt haben, Hände weg.»

    Und auch der alte Dienstkamerad Kurt Bolliger bekam plötzlich kalte Füsse und wollte nichts mehr von der Crypto AG wissen. Die Bundesanwaltschaft hat seither mehrmals bescheinigt, dass bei der Crypto AG alles rechtens war.

    Für das Verhalten von Bundesanwaltschaft und Armeespitze gibt es eigentlich nur eine Erklärung: Der Bundesrat hat der NSA und den deutschen Diensten grünes Licht gegeben, entweder durch eine Vereinbarung mit der Nato oder eine Absprache mit den USA und der Bundesrepublik.

    «Bei denen zählt ein Menschenleben wenig»

    Keine zehn Pferde konnten P.F. dazu bewegen, für die «Rundschau»-Reportage vor die Kamera zu stehen oder seinen Safe zu öffnen. Das Gespräch endete mit einem erschütternden Dialog:

    Warum wollen sie nicht vor die Kamera stehen?

    «Das schafft nur Probleme. Meine Existenz ist zu wenig abgesichert.»

    Haben Sie Angst?

    «Ja. Es wäre lebensgefährlich. Nicht nur für die Bundesanwaltschaft wäre eine Publikation höchst unangenehm. Es gibt auch eine ganze Reihe von ähnlichen Organisationen im Ausland, die überhaupt nicht möchten, dass hier Klarheit geschaffen wird. Glauben sie mir, bei denen zählt ein Menschenleben wenig.»

    Auf P. F. wurden, wie er versicherte, zwei Mordanschläge verübt. Bei einem gab es mehrere Tote, P.F. kam mit dem Schrecken davon – und verliess die Crypto AG.

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    Streng geheim

    «Krypto» ist griechisch und heisst «verbergen», «geheim halten». Bei der Crypto AG nimmt man den Namen wörtlich, sehr wörtlich sogar. Laut Angaben ehemaliger Kaderleute beschäftigte die Crypto AG in den besten Jahren über 400 Mitarbeiter, und sie belieferte rund 120 Länder.

    Und heute? Wir riefen am Hauptsitz in Steinhausen an und verlangten den Pressedienst. Eine freundliche Dame nahm den Anruf entgegen und wurde schon bei der ersten Frage stutzig: «Wie bitte? Den was?» Wir hatten den Pressedienst verlangt. Nach zwei, drei weiteren Anrufen hatten wir endlich jemand am Apparat, der, wie wir meinten, autorisiert war zu reden. Wir stellten unsere Fragen: Wie viele Mitarbeiter? Wie viele Abnehmerländer? Wer sind die Aktionäre? Es gab immer nur eine Antwort: Dazu machen wir keine Angaben, keine Auskunft, auch darüber nicht…

    Aber es gibt sie doch – die Crypto AG. Auf einer Karriere Plattform im Internet fanden wir den Erfahrungsbericht eines Mitarbeiters, kurz und typisch Crypto AG: «Streng geheim – aber schön.»

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    Die Crypto AG baut Chiffrier-Maschinen

    Die Crypto AG entwickelt Chiffrier-Verfahren und stellt Chiffrier-Maschinen her. «Chiffre» heisst «Zeichen» oder «Geheimzeichen», und «chiffrieren» bedeutet «in Geheimschrift abfassen». Die Crypto-Maschinen verwandeln Klartext oder Klartöne in Geheimbotschaften und verhindern so, dass unerwünschte Dritte Telefongespräche mithören, dass E-Mails oder ganz allgemein Informationsaustausch via Internet (früher auch via Telex oder Telefax) von Unbefugten abgeschöpft werden können. Nicht nur Militärs, Geheimdienste, Polizei oder Regierungen benutzen Chiffrier- oder Verschlüsselungsgeräte, sondern auch Banken und sehr viele Wirtschaftsunternehmen, immer mehr auch Private.

    Verschlüsselungsverfahren gibt es seit Jahrtausenden, die ersten bestanden ganz simpel darin, dass man Buchstaben durch Zahlen oder Zeichen ersetzte. Schon der römische Feldheer Julius Cäsar (100–44 Jahre vor Christus) entwickelte eine Verschlüsselungsmethode, um Geheimbotschaften an seine Truppen zu übermitteln. Das Cäsar-Verfahren eignet sich bestens, um zu zeigen, wie Verschlüsselung funktioniert. Jeder Buchstabe des Klartextes wird in der Geheimbotschaft durch einen anderen Buchstaben ersetzt, und zwar durch einen Buchstaben x Stellen weiter hinten im Alphabet. Um die Geheimbotschaft zu entschlüsseln muss man wissen, um wie viele Stellen. X ist also der Schlüssel. Wenn der Buchstabe a um drei Stellen verschoben und also durch d ersetzt wird, dann heisst der Schlüssel drei.

    Das Prinzip der Verschlüsselung oder Chiffrierung hat sich bis heute nicht grundsätzlich verändert. Ein Klartext wird durch bestimmte Rechenverfahren (Algorithmen) mit einem Chiffrierschlüssel, auch «Code» genannt, versehen und so für Dritte unentzifferbar gemacht. Allerdings, seit Beginn des Computer-Zeitalters hat sich die Komplexität der Verschlüsselungstechnik (Kryptologie) ins Grenzenlose gesteigert.

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    Fussnoten:

    (1) James Bamford, The Puzzle Palace: A Report on NSA, America’s Most Secret Agency, Boston, 1982.

    (2 ) «Gefangen im Iran – Der Fall Hans Bühler», Schweizer Fernsehen, Die Rundschau vom 23. März 1994. Res Strehle, «Verschlüsselt». Der Fall Hans Bühler. Werd-Verlag. Zürich 1994.

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    #espionnage #Suisse #Iran #USA