• Remembering The 1989 #Massacre Of Jesuits In El Salvador : NPR
    https://www.npr.org/2019/11/15/779628824/remembering-the-1989-massacre-of-jesuits-in-el-salvador

    HAJEK: The Jesuit murders drew the world’s attention to a crisis in El #Salvador, and Congress faced mounting pressure to end American support of a brutal military regime. A U.N.-sponsored report in 1993 concluded that the Jesuits were killed by a Salvadoran army battalion trained and equipped by the United States. As for Lucia Cerna, sitting in her living room 30 years later, she still wonders if she could have somehow changed the hearts of the soldiers who killed her friends.

    [...]

    HAJEK: During the 1980s, the United States sent over $4 billion to El Salvador’s anti-communist military regime. But El Salvador’s military, supported by the U.S., kidnapped, tortured and killed innocent civilians.

    #etats-unis #terrorisme #civils #victimes_civiles

  • Porn, public transport and other dubious justifications for using facial recognition software
    https://www.theguardian.com/technology/2019/nov/17/porn-public-transport-and-other-dubious-justifications-for-using-facial

    Governments in Australia have come up with some creative reasons to sell the public on the use of facial recognition technology It started with passports. Then it was your phone. Now governments in Australia want you to use facial verification to access government services, take public transport and even for your private viewing. Last month the joint standing committee on intelligence and security told the government it needed to rethink its plans for a national facial verification (...)

    #CCTV #SIM #biométrie #pornographie #vidéo-surveillance #facial #reconnaissance #surveillance (...)

    ##_
    https://i.guim.co.uk/img/media/51f1c62e6ee32c0dca00f78c2729d5d6c269d9d7/0_117_3500_2101/master/3500.jpg

  • De la condescendance

    Emmanuel Macron « bouleversé par la justesse » du film Les Misérables


    Le chef de l’État a récemment pu visionner le long-métrage de Ladj Ly, prix du jury à Cannes et représentant de la France aux Oscars. Selon le JDD, il aurait demandé à son gouvernement d’agir pour « améliorer les conditions de vie en banlieue ».

    J’ai pas lu l’article ni cliqué dessus, ca viens du figaro.

    #banlieues #condescendance #misère #charité #ruissellement #hypocrisie #récupération #sans_vergogne

  • e-inclusion, numérique éthique et économe, pouvoir d’agir : proposions de 3 priorités pour une politique publique aux municipales 2020 - Coopérations
    http://www.cooperations.infini.fr/spip.php?article11273

    Par Michel Briand

    A quelques mois des municipales 2020 voici une contribution sur les axes qui me semblent prioritaires dans une politique publique.
    – L’inclusion parce que des millions de personnes sont mis en difficulté par une dématérialisation qui en supprimant les emplois d’accueil les excluent de l’accès aux droits sociaux.
    – Un usage éthique, responsable et économe parce que dans un monde dominé par les GAFAM qui pillent nos données personnelles, poussent à la consommation. Il nous faut accompagner l’apprentissage d’un autre numérique.
    – Le pouvoir d’agir, parce qu’encourager l’expression, la transparence, la mise en réseau, la coopération, les communs favorise une transition et la transformations de l’implication dans la vie locale.

    Et ceci dans un changement de posture où les élu.e.s et services « font avec », sont « en attention aux initiatives » , « donnent à voir » dans un souci de développer la coopération ouverte et les communs.

    #Michel_Briand #Communs #Municipalisme #Inclusion_numérique

  • « Il faut dire merci aux Gilets jaunes ! »
    https://www.youtube.com/watch?v=mPgLBGnzK7E

    Il a dénoncé la gestion calamiteuse du maintien de l’ordre lors de la manifestation du 16 novembre pour l’acte 53 du mouvement des Gilets jaunes et a indiqué qu’il en tenait pour responsable le préfet Lallement et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Il a expliqué que le gouvernement, par la répression policière et judiciaire, essayait d’effrayer les citoyens et de les empêcher d’entrer dans l’action...

  • De la candidature Obama à la “culture de la haine”
    https://www.dedefensa.org/article/de-la-candidature-obama-a-la-culture-de-la-haine

    De la candidature Obama à la “culture de la haine”

    Tout se passe comme si Barack Obama annonçait sa candidature pour USA-2020, mais à sa façon, c’est-à-dire en n’étant pas candidat comme tout le monde et dans le flot de la politique réelle, en dénonçant les programmes extrémistes un peu, avec une douceur-cool, et en ne prenant aucune position dans la course à la désignation démocrate. Obama est donc candidat à une élection USA-2020 qui n’existe pas sinon pour lui seul, et il conseille aux candidats de la vraie présidentielle-2020, sans “prendre parti”, de faire comme si chacun d’entre eux était lui-même. L’intervention de l’ancien président a donc constitué un événement extraordinaire qui aura pour effet 1) de compliquer extraordinairement les choses, et 2) de mettre en évidence que personne chez les démocrates (...)

  • Sortir du piège de la dette pour garantir la justice climatique et sociale
    https://loveliveminimal.tumblr.com/post/189077888250/sortir-du-pi%C3%A8ge-de-la-dette-pour-garantir-la

    La loi de finances italienne pour 2020, qui est discutée ces semaines-ci, se révèle être dans la continuité totale des précédentes : les gouvernements changent, mais le pilote automatique des marchés continue de déterminer les choix de politique économique et sociale.<br>Pour résumer à l’extrême, la loi de finances à l’étude prévoira 29 milliards d’euros, dont 2 milliards seulement seront disponibles pour des options introduisant d’éventuels changements, étant donné que 23 milliards serviront à « …

  • FFTD E.G.
    http://fftdeg.de

    Die Genossenschaft
    Wir holen unsere Touren zurück!

    Sollen Konzerne und Zentralen Dir auch morgen noch Deine Touren zuteilen? Sollen Andere auch in Zukunft auf Deine Kosten reich werden?

    Die FFTD e.G. entwickelt TAXI, die App von Kollegen für Kollegen. Jeder Kollege wird TAXI nutzen können, egal ob Fahrer oder Unternehmer - aber für jeden, der die Zukunft der App und die Entscheidungen der Genossenschaft mitbestimmen will, gibt es den Anteil.

    Der Anteil
    http://fftdeg.de/anteil

    Die Genossenschaft befindet sich in der finalen Gründungsphase, aber um sich jetzt schon vorab einen Anteil zu sichern, einfach die Absichtserklärung weiter unten auf dieser Seite über den Download-Button herunterladen, ausfüllen und an den FFTD e.V. schicken.

    Bis zur abschliessenden Gründung der Genossenschaft werden die Anteile noch über den Verband, den FFTD e.V. gezeichnet. Dies ist die Gelegenheit für Dich, Dir Deinen Anteil als einer der Ersten zu sichern! Bis zur rechtswirksamen Eintragung der Genossenschaft ins Genossenschaftsregister wird keine Bearbeitungsgebühr erhoben!

    Deine Vorteile
    1.) Du zahlst als Genosse weniger Provision für die Touren. Du zahlst nur 5% anstatt 7% Vermittlungsgebühr an Deine Genossenschaft.
    2.) Du bist Mitbesitzer der App und kannst so die Geschicke der Genossenschaft mitbestimmen. Das gilt für jeden Genossen, egal ob Unternehmer oder angestellter Fahrer!
    3.) Du bist Teil einer starken Gemeinschaft von Kollegen aus ganz Deutschland.
    4.) Du bist unabhänig von Konzernen und bewahrst Dir die Freiheit Deines Taxigewerbes.
    5.) Die Ausschüttung deiner Dividenden ist vorgesehen.

    Satzung : http://fftdeg.de/media/pages/satzung/4027495824-1573668428/satzung_fftd_eg.pdf

    #Taxi #Deutschland

  • Spirale de la violence
    http://romy.tetue.net/spirale-de-la-violence

    Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

    La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

    La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

    Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

    #Vous_moi_nous #violences
    #ViolenceInstitutionnelle
    #ViolenceRévolutionnaire
    #ViolenceRépressive

    • Ah oui les droits de l’homme de la part d’un mec qui bosse et qui est gradé dans une secte misogyne et homophobe et autrice de milliers de viols d’enfants.

      Hélder Pessoa Câmara (1909-1999), plus couramment appelé Helder Camara, est un archevêque catholique brésilien, défenseur des droits humains, proche des mouvements non-violents et se référant à Gandhi et Martin Luther King, connu pour sa lutte contre la pauvreté dans son diocèse et dans le monde.

      Dans Spirale de la violence (1971), il décrit le lien qui unit l’injustice structurelle (violence de niveau 1) à rébellion (violence de niveau 2) et la réaction répressive (violence de niveau 3). Câmara y appelle les jeunes du monde entier à prendre des mesures pour briser cet engrenage, affirmant que leurs aînés sont devenus dépendants de ces escalades.

      Un archeveque complice des viols d’enfants, les femmes et les hommes, couverts par son institution. Institution dont il est et qui persécuté les homosexuels, et regarde crevé les femmes et les filles qui veulent avorté.

      #catholicisme #hommaniste
      #sexisme #homophobie #violophile #féminicide #violence_institutionnelle

      De plus son idée de « violence révolutionnaire » c’est une belle inversion de dominant.
      Par exemple si tu as des archeveques qui violent des enfants, l’institution les déplace afin qu’ils échappent à toute forme de violence institutionnelle d’état jusqu’au délai de prescriptions. Les victimes qui arrivent parfois à demander justice, seraint donc dans la violence révolutionnaire selon son shéma trinitaire. Et après tous ces crimes institutionnels il y a des mecs pour rester archeveque en 2019 et te faire des discours hommaniste sur la violence institutionnels.

  • No one in Israel knew they were committing a massacre, and they didn’t care
    Gideon Levy Nov 17, 2019 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-no-one-in-the-israel-knew-they-were-committing-a-massacre-and-they

    The bomber pilot didn t know. His commanders who gave him the orders also didn t know. The defense minister and the commander in chief didn t know. Nor did the commander of the air force. The intelligence officers who aimed at the target didn’t know. The army spokesman who lied without a qualm also didn’t know.

    None of our heroes knew. The ones who always know everything suddenly didn’t know. The ones who can track down the son of a wanted man in a Damascus suburb didn’t know that sleeping inside their miserable hovel in Dir al-Balah was an impoverished family.

    They, who serve in the most moral army and the most advanced intelligence services in the world, didn’t know that the flimsy tin shack had long since stopped being part of the “Islamic Jihad infrastructure,” and it’s doubtful that it ever was. They didn’t know and they didn’t bother to check — after all, what’s the worst that could happen?

    Reporter Yaniv Kubovich revealed the shocking truth on Friday on the Haaretz website : The target had not been re-examined for at least one year prior to the strike, the individual who was supposedly its target never existed and the intelligence was based on rumors. The bomb was dropped anyway. The result: eight bodies in colorful shrouds, some of them horrifically tiny, all in a row; members of a single extended family, the Asoarkas, five of them children — including two infants.

    Had they been Israeli citizens, the state would have moved heaven and earth to avenge the blood of its famous little boy, and the world would have reeled in shock at the cruelty of Palestinian terror. But Moad Mohamed Asoarka was only a 7-year-old Palestinian boy who lived and died in a tin shack, with no present and no future, whose life was as cheap and as brief as that of a butterfly; his killer was a celebrated pilot.

    It was a massacre. No one will be punished for it. “The target bank had not been updated,” army officials said. (After Yaniv Kubovich’s investigation was published, the IDF Spokesman released another statement, “The building was confirmed as a target several days before the attack.”) But this massacre was worse than the targeted killing of Salah Shehada, and it was greeted by a more-sickening indifference in Israel.

    On July 22, 2002, an Israel Air Force pilot dropped a one-ton bomb on a residential neighborhood that killed 16 people, including an actual wanted man. Before dawn Thursday, a pilot dropped a much smarter bomb, a JDAM, on a tin shack in which no wanted man was hiding.

    It turned out that even the wanted man named by an army spokesman was a figment of his imagination. The only ones there were women, children and innocent men sleeping in the dread of the Gaza night. In both cases, the Israel Defense Forces used the same lie: We thought the building was empty. “The IDF is still trying to understand what the family was doing at the site,” was the brazen, chillingly laconic response, which suggested the family was to blame. Indeed, what were they doing there, Wasim, 13; Mohand, 12 and the two babies whose names have not been announced.

    The day after the killings of Shehada and 15 of his neighbors, and after the IDF continued to claim their homes were “unoccupied shacks,” I went to the site of the bombing, the Daraj neighborhood in Gaza City. Not shacks but apartment buildings, a few stories high, all of them densely populated, like every home in Gaza. Mohammed Matar, who had worked in Israel for 30 years, lay prostrate on the floor, his arm and his eyes bandaged, amid the ruins, next to the enormous crater made by the explosion. His daughter, his daughter-in-law and four of his grandchildren died in the blast; three of his children were injured. “Why did they do this to us?” he asked me, in shock. Back then, 27 of the IAF’s most courageous pilots signed the so-called pilots letter, refusing to take part in operations in the West Bank and Gaza Strip. This time, not a single pilot has refused to participate, and it’s doubtful any will do so in the future.

    “Human beings. They are human beings. There was a battle here – nurses and doctors against death,” wrote the courageous Norwegian physician Dr. Mads Gilbert, who rushes to the aid of residents of the Gaza Strip whenever it is bombed, treating the wounded with infinite dedication. Gilbert attached a photograph of the operating theater in Gaza City’s Shifa Hospital: blood on the table, blood on the floor, blood-soaked bedding everywhere. On Thursday the blood of the Asoarka family was added, crying out now to ears that will not listen.

    https://seenthis.net/messages/811279

  • I read every Sonic comic by Ken Penders, and they’re wilder than you could ever imagine

    https://medium.com/@ponett/i-read-every-sonic-comic-by-ken-penders-and-theyre-wilder-than-you-could-eve

    Sure, everyone vaguely knows the Archie comics are weird, and it’s easy to find goofy out-of-context panels. But that’s only skimming the surface. What’s up with the bizarre recurring themes in his stories? The obsession with asshole dads? The weird attempts at mature themes? Dingo firing squads executing civilians? A cartoon bee dying from eating an LSD-laced chili dog? Distasteful allusions to the Holocaust? Implications that teenage Sonic characters were having sex off-screen? Why did any of this happen?
    Few can answer this, because few want to analyze over 100 issues of mediocre furry soap opera comics with bad politics. I mean, there’s no shortage of good Sonic comics you could read instead. Who would be stupid enough to do that?
    Me. My name is Bobby Schroeder, and I’m stupid enough.

  • « #Habiter le monde, c’est être libre de se déplacer »

    Exister, c’est « sortir de soi et de chez soi ». Pourtant, les hommes sont-ils égaux quand il s’agit de vivre chez l’autre ?, interroge la philosophe ivoirienne #Tanella_Boni dans un récit très personnel.

    Invitée à s’interroger sur le verbe « habiter » pour la collection « Paradisier » des éditions Museo, la philosophe ivoirienne Tanella Boni ne livre pas un essai aride sur ce qu’habiter le monde peut vouloir signifier. Au contraire, elle a opté pour un récit personnel et intime. C’est qu’en plus d’être professeure de philosophie à l’Université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, l’actuelle membre du comité d’organisation de la Fédération internationale des sociétés de philosophie est aussi une romancière (prix Ahmadou-Kourouma 2005 pour Matins couvre-feu) et une poétesse reconnue.

    A partir de son expérience de vie entre Abidjan et Toulouse et de ses souvenirs d’enfance, elle questionne cette « spécificité humaine » qu’est l’habiter, qui s’exprime de diverses manières à travers les âges et les cultures. « En Afrique, explique-t-elle au Monde, on oublie peu à peu comment vivre avec l’ensemble du vivant. Il ne s’agit certes pas de revivre comme avant, mais on peut néanmoins s’interroger sur l’érosion de ce lien avec le vivant qui nous amène à construire des villes sans espaces verts, par exemple, ou à utiliser des matériaux modernes introduits par le colonisateur et qui nous oblige à utiliser la climatisation, alors que l’on n’en avait pas besoin avant. Il est important de revaloriser les savoir-faire locaux pour contrer cette obsession moderniste. »
    Lire aussi La Colonie, quartier général de l’intelligentsia « décoloniale »

    Dans Habiter selon Tanella Boni, elle montre comment en Côte d’Ivoire, dans des temps pas si anciens, « l’eau, la terre, le feu, le vent, l’arbre et l’animal étaient parties prenantes de la société des humains qui vivaient en symbiose avec la nature. Des valeurs fondamentales – comme la solidarité – trouvaient leur ancrage dans cette société hiérarchisée où les inégalités avaient toute leur place. On était solidaire parce qu’il y avait des puissants et des faibles, des hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées. » Il importe aujourd’hui, affirme-t-elle, de revaloriser ces savoir-faire traditionnels qui « ont fait leurs preuves » et permettent d’habiter durablement le monde, de manière écologique, et de renoncer à la standardisation de la mondialisation qui a abouti à l’effacement des mondes locaux.
    « Profondes empreintes »

    Tanella Boni rappelle qu’habiter le monde ne se dit pas uniquement dans des structures matérielles, mais s’exprime également dans les imaginaires et les langues que l’on vit. Or le « grand chambardement » qu’a été la colonisation a profondément bouleversé les manières africaines d’être au monde et frappé les esprits et les psychés. En imposant, par exemple, un droit colonial sur des lois coutumières, la France a introduit de la dissonance dont l’écho retentit encore aujourd’hui contribuant aux délétères – et parfois meurtriers – conflits fonciers. « Le pays dominant laisse toujours de profondes empreintes sur nos manières de penser et d’agir », écrit-elle. La question qui se pose alors est de savoir comment ne pas être habité par l’ancien colon.

    En pillant et en détruisant les œuvres d’art, dont il est question aujourd’hui de les restituer aux Etats africains demandeurs, c’est tout une manière d’habiter les mondes que la colonisation a sapée. Les statuettes que les Baoulé, Wan, Gouro, Mona désignent par ce que l’on pourrait traduire par « humains de bois », analyse Tanella Boni, ne sont jamais des objets mais « l’esprit d’un humain qu’un sculpteur qui a appris les règles de son art “rencontre”. Il sculpte ou incruste cet esprit dans le bois » et ensuite les « humains de bois » « jouent leur propre rôle, de protection des vivants ».

    En procédant de la sorte, la France coloniale a affirmé haut et fort aux colonisés que le monde qu’ils habitaient n’étaient pas le leur, comme l’Europe ou les Etats-Unis peuvent le proclamer aujourd’hui à la face de ceux que l’on qualifie désormais de « migrants ». Or, explique Tanella Boni, « se déplacer dans une autre région de son pays fait partie de l’habiter. Migrer dans un autre pays, c’est aussi habiter. (…) Habiter, ce n’est pas être figé en un lieu », c’est se mouvoir, « être libre de se déplacer », et évoluer, ne pas être fermé sur soi.

    Habiter, c’est se sentir chez soi. Mais il arrive que l’on puisse être étranger chez soi, lorsque l’on est mis au ban de la société, à l’image des enfants microbes, ces enfants des rues d’Abidjan qui volent, agressent et parfois tuent. L’on peut également être étranger chez soi lorsqu’il s’agit d’« habiter un monde hétéronormé et patriarcal dans un corps de femme », explique encore Tanella Boni, qui a été pendant deux décennies la seule femme à enseigner au département de philosophie de l’université Félix Houphouët-Boigny.
    « Strates d’habitation »

    Les appartenances sont mouvantes et relèvent aussi d’un choix. En cela, migrer n’est pas une sinécure. C’est une épreuve existentielle qui renvoie « à une manière d’exister, d’être et de connaître ». Epreuve, car il n’est pas toujours aisé d’endosser différentes « strates d’habitation », de composer sa manière de vivre et d’être au monde à partir des différents legs qui sont les nôtres, qu’il s’agisse d’éléments culturels ou de langues. Comment alors se dire soi dans la langue de l’autre ? En l’apprivoisant et en la faisant sienne sans pour autant oublier sa propre langue, suggère l’écrivaine, qui confie se situer « à la croisée des langues », c’est-à-dire écrire en français « en présence d’autres langues qui [l]’habitent ».

    La migration est épreuve également parce qu’elle « n’en finit pas de durer, puisqu’elle apparaît comme un passage éprouvant pour le corps, la mémoire, l’imagination, et toutes nos facultés ». La schizophrénie guette lorsque l’on éprouve une double absence, celle du pays de départ et celle du pays d’arrivée qui refuse de vous accueillir pleinement. « Vivre entre ici et là-bas, ne pas savoir où l’on habite est une histoire de folie qui peut durer toute une vie. » Et de rappeler qu’exister, c’est littéralement « sortir de soi et de chez soi ». Dès lors, refuser aux migrants le droit de vivre hors de chez eux n’est rien d’autre que nier leur humaine condition. Et rejouer la partition coloniale qui distinguait en l’Occident une zone de l’être et dans les pays colonisés, une zone du non-être.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/10/habiter-le-monde-c-est-etre-libre-de-se-deplacer_6018695_3212.html#xtor=AL-3
    #mobilité #liberté #liberté_de_circulation #être_au_monde #colonisation #Afrique #solidarité #droit_colonial #lois_coutumières #foncier #conflits_fonciers #chez_soi #langue #langues #corps #mémoire #double_absence
    ping @karine4 @cede

  • Image du monde flottant
    http://liminaire.fr/derives/article/image-du-monde-flottant

    Pendant quinze jours, nous avons traversé le Japon, passant par #Osaka, Hiroshima, Miyajima, Okayama, Nara, Himeji, Kobe, pour terminer notre périple à #Tokyo. Ce n’est pas la première que nous nous rendons au Japon, c’est la huitième fois pour Caroline, la quatrième pour moi, mais ce séjour représente un tournant dans notre approche du Japon, avec l’envie d’y passer un temps plus long que ces brefs mais passionnants séjours. C’est aussi la première fois où nous parvenons à créer ensemble un carnet de (...) #Dérives / #Art, #Architecture, #Inventaire, #Photographie, #Voyage, #Écriture, #Numérique, #Regard, #Ville, Osaka, #Cimetière, #Paysage, (...)

    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/Osaka
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/hiroshima
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/miyajima
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/okayama
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/nara
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/himeji
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/kobe
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com/tagged/Tokyo
    https://imagedumondeflottant.tumblr.com

  • Laubbläser und Laubsauger: Was gegen die Geräte spricht
    https://www.t-online.de/heim-garten/garten/id_60698440/laubblaeser-und-laubsauger-was-gegen-die-geraete-spricht.html

    Wenn Herbststürme das Laub von den Bäumen fegen, wird wieder überall zu Laubsaugern und Laubbläsern gegriffen. Was für die einen die bequemste Art ist, Laub zu entfernen, tötet anderen den letzten Nerv. Dabei ist es nicht nur der Lärm, der die Laubbeseitiger im Herbst zum größten Hassobjekt aller geplagten Nachbarn macht.

    Am meisten stören Laubbläser und Laubsauger wegen des durchdringenden Lärms, den sie verursachen. Je nach Modell erzeugen sie über 110 Dezibel und sind damit lauter, als so mancher Presslufthammer und die meisten Kreissägen. Deshalb dürfen die Geräte nach dem Bundes-Immissionsschutzgesetz auch nur an Werktagen zwischen 9 Uhr bis 13 Uhr und von 15 Uhr bis 17 Uhr zum Einsatz kommen. Geräte mit dem EG-Umweltzeichen CE dürfen hingegen werktags zwischen 7 und 20 Uhr eingesetzt werden. Teilweise gibt es allerdings auch regionale Unterschiede.

    Wer sich nicht daran hält, begeht eine Ordnungswidrigkeit. Diese kann sogar mit bis zu 5.000 Euro bestraft werden, laut Bußgeldkatalog.

    Ab 85 Dezibel Lautstärke kann das menschliche Gehör Schaden davontragen – besonders Benutzer der Geräte sollten daher einen ausreichenden Hörschutz trägt.

    Laubsauger vernichten Nützlinge

    Von Umweltverbänden wie dem Naturschutzbund Deutschland (NABU) wird vor allem die tödliche Wirkung der Laubsauger auf nützliche Insekten angeprangert. In einem Informationsblatt des NABU heißt es, dass die Geräte einen Sog von bis zu 160 Stundenkilometern erzeugen. Spätestens die anschließende Häckselfunktion ist für Nützlinge tödlich, die sich im Laub und der mit aufgesaugten bodennahen Krautschicht befanden.

    Zu den zerstückelten Kleintieren gehören neben Käfern, Spinnen und Asseln mitunter auch Frösche und kleine Igel. Laut Bund Naturschutz in Bayern haben viele dieser Tiere wichtige ökologische Funktionen für den Boden. Das Fehlen der Tiere und des Laubs führe zu einer Verarmung des Bodenlebens und unterbreche die Humusbildung. Außerdem wird durch das restlose Beseitigen von Laub und Pflanzenresten nützlichen Insekten, Igeln und Schmetterlingslarven der benötigte Unterschlupf für den Winter entzogen.

    Abgase von Laubbläsern belasten Mensch und Umwelt

    Viele insbesondere ältere Laubsauger und Laubbläser werden mit Zweitaktmotoren betrieben und erzeugen unnötige Abgase. Laut einer – allerdings aus dem Jahr 2002 stammenden – Berechnung des Umweltbundesamtes (UBA) stößt ein Laubbläser mit Zweitaktaktmotor in einer Stunde 270 Gramm unverbrannte Kohlenwasserstoffe aus. Das entspricht der 200-fachen Menge eines PKW mit geregeltem Katalysator. Bei neueren Modellen ist der Schadstoffausstoß zwar mit etwa 60 Gramm deutlich geringer, aber immer noch zu hoch. Neben Kohlenwasserstoffen werden nach Angaben des UBA auch Stickoxide ausgestoßen, die zur Bildung von bodennahem Ozon beitragen.
    Feinstaubbelastung durch Laubbläser

    Problematisch ist nach Ansicht des Bund Naturschutz in Bayern auch der Einsatz von Laubbläsern auf Wegen und Straßen. Mit dem Laub werde der auf der Straße liegende Feinstaub aufgewirbelt. Dieser enthalte mit Dieselruß sowie dem Abrieb von Reifen und Bremsen krebserregende Substanzen, die lungengängig sind.
    Besen und Rechen bei nassem Laub besser

    Die Naturschützer raten deshalb, nach Möglichkeit auf den Einsatz von Laubbläsern und Laubsaugern ganz zu verzichten. Gerade unter Bäumen und Sträuchern störe es nicht, wenn das Laub als Unterschlupf für Kleintiere liegengelassen wird. Der NABU weist außerdem darauf hin, dass zusammengerechte Laubhaufen für viele Tiere wie Igel und die Larven zahlreicher Schmetterlinge eine notwendige Überwinterungshilfe darstellen.

    Wer das Laub unbedingt entfernen will, greift besser zu Besen oder Rechen. Um nicht zu viel Arbeit zu haben, kann man das Laub liegen lassen, bis alle Blätter abgefallen sind und sie dann zusammenkehren. Bei nassem Laub sind die Handgeräte ohnehin die schnellere Wahl. Wir haben die besten Tipps zum Laub entfernen für Sie zusammengestellt.
    Wenn schon Laubsauger, dann leise

    Wer trotzdem einen Laubsauger benötigt, sollte ein elektrisches Modell wählen. Die Geräte mit Stromanschluss sind leiser als Modelle mit Benzinmotor, das schont die Nerven der Nachbarn.

    Der TÜV Süd in München rät, beim Kauf auf die Größe des Auffangsacks zu achten. Der Behälter sollte sich leicht vom Gerät entfernen lassen und seine Öffnung müsse groß genug sein, so dass der Hobbygärtner den Inhalt gut ausschütten kann. Der Auffangsack sollte ein Volumen von 40 bis 45 Litern haben. Ist der Sack zu klein, müsse man ihn häufig leeren, ist er zu groß, schleppe man zu viel Gewicht bei der Gartenarbeit mit sich rum.

    –---

    Tipp
    Wenn Sie sich durch einen Laubbläser oder Laubsauger innerhalb der Ruhezeiten gestört werden, sollten Sie Ihren Nachbarn direkt darauf ansprechen. Reagiert dieser nicht, können Sie sich auch beim Ordnungsamt Ihrer Stadt beschweren.

    Tips zum Laubentfernen
    https://www.t-online.de/heim-garten/garten/id_49930012/laub-entfernen-neun-laub-tipps-mit-denen-sie-viel-muehe-sparen.html

    #bruit #jardinage #écologie #urbanisme

  • Revue de presse du 10.11 au 16.11.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation »

    Après le totalitarisme, la gauche se compromet avec l’islamisme

    « Le 1er décembre, l’Élysée aurait pu tomber » : un CRS raconte le chaos des « gilets jaunes » l’hiver dernier

    Déscolarisation et violences : une étude dresse le portrait de la prostitution des mineures en Seine-Saint-Denis

    Climatotalitarisme

    Études de genre : confessions d’un homme dangereux

    « La blockchain et les cryptomonnaies, des outils pour pallier le système de rente en Tunisie »

    Le jour où l’Islamisme européen menacera l’Afrique du Nord et le monde arabe !

    La technologie au service du pouvoir ?

    L’odeur de la poudre

    France Télévisions : Delphine Ernotte en roue libre

    La dévalorisation du patrimoine des classes moyennes

    Bonus

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    Présentation/Archives/Abonnement

  • RETRAITE : CE SALAIRE QUE NOUS CRÉONS, ET QUI NOUS APPARTIENT ! ... - INITIATIVE COMMUNISTE
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/retraite-ce-salaire-que-nous-creons-et-qui-nous-appartient

    La contre-réforme systémique des retraites se fonde sur le principe selon lequel « je cotise », « j’ai droit à récupérer une prestation différée » d’un montant imprévisible et variable. « Je sais ce que je cotise, mais pas ce que je percevrai ! » Ce projet néolibéral individualise la retraite et appauvrit considérablement les futurs retraités en créant un régime à la merci des critères capitalistes.

    Car l’objectif ultime est celui de la démolition du salaire socialisé, grande conquête des luttes du mouvement ouvrier. Le salaire socialisé c’est cette part de la valeur créée par le Travailleur Collectif (l’ensemble des travailleurs donc) directement affectée à la rémunération des salariés hors emploi pour tout le cycle de la vie : enfants, retraités, chômeurs, salariés en arrêt de travail, en congé maternité… Cette socialisation immédiate par un flux de richesses est garantie par le versement de la cotisation sociale. Oui, la cotisation sociale, notamment patronale, est bien du salaire versé par l’entreprise au pot commun : notre bien commun.

    Le salaire socialisé échappe aux capitalistes.

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/810858

    #retraites #cotisations_sociales #salaire_différé #capitalisation

  • Des pornocrates montréalais vous gâchent votre sexe. Selon des sexologues et conseillères britanniques, le porno en ligne - contrôlé très majoritairement par une entreprise montéalaise, PornHub - a des effets délétères pour les enfants et les jeunes qui en consomment sur leur portable. Leurs appels à l’aide pour difficultés d’ordre sexuel ont triplé en deux ans au Royaume-Uni. Un article du TIMES en rend compte. https://www.thetimes.co.uk/article/phone-porn-is-driving-teens-to-sex-therapy-tx2s28gj6 Voir aussi : https://antipornfeminists.wordpress.com/2019/10/06/qotd-phone-porn-is-driving-teenagers-to-sex-therapy

  • Quartier Libre – Stéphane Lacroix : « Monde arabe : un nouveau moment révolutionnaire »
    https://www.les-crises.fr/quartier-libre-stephane-lacroix-monde-arabe-un-nouveau-moment-revolutionn

    Source : QG TV, Youtube, 07-11-2019  Notre nouveau journaliste Adlène Mohammedi reçoit Stéphane Lacroix, chercheur en science politique, pour un grand entretien sur les insurrections dans le monde arabe. Source : QG TV, Youtube, 07-11-2019 Lire la suite

  • L’espérance de vie, la longévité, quelques transhumanistes et des #grand-mères – Anthropogoniques
    https://anthropogoniques.com/2019/11/16/lesperance-de-vie-la-longevite-quelques-transhumanistes-et-des-gra

    Mais au-delà de la comptabilité des ressources, on constate que les enfants ont des chances de survie fortement améliorées lorsque leur grand-mère, particulièrement leur grand-mère maternelle, est présente à proximité. On le retrouve dans toutes sortes de cultures, d’ailleurs. La grand-mère aide à l’acquisition des ressources, à l’éducation, au soin, et permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants.

    Une étude récente a d’ailleurs montré que si la grand-mère maternelle habite dans un foyer différent de ses petits enfants, le nombre d’enfants survivants diminue en fonction de l’éloignement des deux foyers (6). Plus la grand-mère habite loin, moins on a d’enfants survivants. Une autre montre une limite à l’efficacité des grand-mères. En l’absence de médecine moderne, cette limite semble être de l’ordre de 75 ans. Au-delà, et toujours en moyenne, il semble que les grand-mères ne soient plus capables d’apporter d’aide déterminante (7).

    Il y aurait encore énormément à dire sur cette « hypothèse de la grand-mère »

    • L’hypothèse du grand-père est-t’elle alors la dégradation des chances de survie des enfants ?

      Sinon je me demande comment on peu dire que c’est un bienfait qu’une grand-mère maternelle « permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants ». Avoir plus d’enfants c’est avoir moins de salaire, moins de retraite, plus de vulnérabilité à la violence masculine (au SMIC tu divorce pas) pour les femmes. On sais aussi que plus les femmes ont d’enfants plus elles sont exposées à la pauvreté. Du coup prendre la survie des enfants et le nombre d’enfants par femmes comme critère d’amélioration des conditions de vie c’est très androcentré et aussi nataliste.

      Cette étude me parle plutot de l’exploitation du travail des femmes jusqu’à l’os, même une fois à la retraite elles travaillent encore gratuitement pour leurs filles et ceci afin de palier aux carences des pères qui ne participe pas aux tâches domestiques, ne font que des demi-journées de travail payé le double pendant que leur femmes en font des doubles payé la moitié. Du coup l’hypothèse de la grand-mère profite aux hommes et aux enfants mais pas aux femmes qui sont exploités en tant que mères et en tant que grand-mères.

      #domesticité #exploitation #travail #femmes #natalisme #servitude #sororité