• Learn basic #html
    https://hackernoon.com/learn-basic-html-be230361457?source=rss----3a8144eabfe3---4

    HTML is the language for creating Web pages and the HTML elements are actually blocks that are used to build a page. Learn the basics to become a front-end professional.(This article was initially posted on https://www.developermate.com)HTML stands for HyperText Markup Language. The first web pages was released in 1990 and the pages were only used for presentation. Today the web is a very important piece in our daily lives. You may use many different web browsers to look at web-pages, like: Google Chrome, Opera, Internet Explorer and Firefox.HTML Page StructureIt is important to understand the HTML page structure.The <head> is used for the title and meta-tags. Only content inside the <body> section (the white area) is displayed by the web browser.HTML TagsHTML tags are (...)

    #startup #web-development #rest


  • Invisible Women
    https://www.penguin.co.uk/books/111/1113605/invisible-women/9781784741723.html

    Imagine a world where your phone is too big for your hand, where your doctor prescribes a drug that is wrong for your body, where in a car accident you are 47% more likely to be seriously injured, where every week the countless hours of work you do are not recognised or valued. If any of this sounds familiar, chances are that you’re a woman. Invisible Women shows us how, in a world largely built for and by men, we are systematically ignoring half the population. It exposes the gender data (...)

    #algorithme #discrimination



  • Un jury américain fait de nouveau le lien entre le Roundup de Monsanto et le cancer
    https://www.crashdebug.fr/international/15814-un-jury-americain-fait-de-nouveau-le-lien-entre-le-roundup-de-monsa

    Rappellez vous que Bayer finance LREM aux Européennes...

    Le désherbant Roundup, à base de glyphosate, est le produit phare du groupe Bayer (qui a racheté Monsanto).

    Charles Platiau, Reuters

    Les jurés du tribunal fédéral de San Francisco ont déclaré mardi que le Roundup, l’herbicide à base de glyphosate de Bayer-Monsanto, était un "facteur significatif" dans le déclenchement du cancer d’un plaignant californien.

    Nouveau revers judiciaire de taille pour le géant agrochimique Bayer (qui a racheté Monsanto l’an dernier) : son produit phare, le désherbant Roundup, à base de glyphosate, a été jugé cancérogène pour la seconde fois, par un jury californien mardi 19 mars lors d’un procès considéré comme "test". Alors que le Roundup fait l’objet de milliers d’actions en justice aux (...)


  • Macron, l’État terroriste
    https://reporterre.net/Macron-l-Etat-terroriste

    Il importe de qualifier le régime politique dans lequel nous sommes, et qui n’est plus une démocratie, malgré ce que serinent jour après jour les chiens de garde. « Quelque chose glisse », observe Daniel Schneidermann, « que les médias peinent à nommer ». Il s’agit bien d’une oligarchie, mais la violence qu’elle exerce pour maintenir sa domination exprime une qualité particulière que le terme de « dérive autoritaire » ne suffit plus à qualifier. Régime autoritaire, sans doute. Mais ce qui se joue en ce moment est plus dangereux encore. Le mot d’État terroriste m’est venu. Il s’agit bien de terroriser la révolte sociale qui s’est levée depuis quatre mois. Dans une émission de radio en mars 2018, le philosophe Geoffroy de Lagasnerie disait que « Macron essaye d’instaurer un gouvernement de la terreur » : en affaiblissant les dispositifs de protection des personnes (ce que fait la politique néolibérale), expliquait M.de Lagasnerie, Emmanuel Macron rend les travailleurs soumis aux patrons, par terreur du licenciement, les chômeurs soumis aux contrôleurs, les migrants à la police, etc. Une observation comparable a été faite par l’avocate Judith Krivine : « Les gouvernements qui se succèdent privent les salariés de leurs droits et leur rendent l’accès au juge plus difficile, ce qui rend les recours de plus en plus décourageants. »

    Ainsi, la violence blessante voire meurtrière des forces d’État est le volet le plus apparent d’une politique généralisée de la peur dans tous les rapports sociaux au profit des puissants. L’État terroriste de M. Macron et de la classe dont il est l’instrument n’annonce pas seulement qu’il est prêt à tuer les Gilets jaunes. Il leur refuse toute concession, et entend poursuivre sans fléchir sa politique nous entraînant dans le chaos climatique et social.

    Mais quand on règne par la peur, on n’a plus d’autorité, on ne suscite plus aucune adhésion. Il ne reste que le pouvoir, dans la froide férocité du rapport de force. La bêtise criminelle des possédants dont la macronie est aujourd’hui l’expression ne doit cependant pas générer la peur par laquelle ils veulent nous paralyser, mais le simple et âpre sentiment qu’aujourd’hui, il n’est d’autre attitude digne que la résistance.


  • Villsvinjeger tiltalt for drapsforsøk – NRK Buskerud – Lokale nyheter, TV og radio

    Scène de chasse en Suède. Formidable chasseur. Il se filme en train de viser - et tirer - sur une ombre noire qu’il pense être un animal sauvage. Mais manque de chance, c’est un jogger qui s’écroule. On remarquera sur le film qu’il tire en direction d’une habitation

    https://www.nrk.no/buskerud/villsvinjeger-tiltalt-for-drapsforsok-1.14453421

    #chasse


  • Le dérèglement climatique, ce non-événement :
    http://www.lagazettedemontpellier.fr/53802/montpellier-la-pluie-nest-pas-pres-de-revenir.html

    La station de Montpellier-aéroport enregistre ainsi des cumuls de 36 mm cette année. Il s’agit de la « 5ème valeur la plus basse en 73 années de mesures, le record restant les 6 mm de l’hiver 2011-12 ».

    Avec 19,4 mm de cumuls en 3 mois, la station de Perpignan-Rivesaltes a connu, depuis le début de son existence en 1925, son hiver le plus sec.


  • When They Don’t Ignore, US Media Often Disparage Palestinians’ Right of Return | FAIR
    https://fair.org/home/when-they-dont-ignore-us-media-often-disparage-palestinians-right-of-return

    When news outlets ignore or deny the Palestinian right of return, they are saying that Palestinians matter less than a supposed right to dispossess and oppress them. This leaves Palestinians with no right to live in their homeland as anything other than second-class citizens or, most often, disenfranchised subjects of military occupation in a Middle Eastern bantustan.


  • Draw On Your Screen with this Neat GNOME Shell Extension
    https://www.omgubuntu.co.uk/2019/03/draw-on-your-screen-ubuntu-linux

    Draw on your Screen with the aptly named ’Draw on Your Screen’ extension for GNOME Shell. It lets you write text and draw over the Ubuntu Linux desktop. This post, Draw On Your Screen with this Neat GNOME Shell Extension, was written by Joey Sneddon and first appeared on OMG! Ubuntu!.


  • Mauvais genre
    http://www.radiopanik.org/emissions/tire-ton-plan/mauvais-genre-

    Avec Bénedicte, Lucas, Marie, Marine et Soraya on se confie sur les plus grandes choses qu’on s’est fait accroire ! On explore nos goûts ou dégoûts pour le tatouage qui signifie pour chacun quelque chose de différent.

    La différence justement on continue de la questionner en s’interrogeant sur les préjugés liés aux identités de genre.

    S’accepter et être accepté tel que l’on est, c’est le message de cette émission qui redonne confiance en soi.

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/tire-ton-plan/mauvais-genre-_06420__1.mp3


  • Libredi : Réunion trimestrielle des contributeurs LinuxFr.org
    https://linuxfr.org/news/libredi-reunion-trimestrielle-des-contributeurs-linuxfr-org

    LinuxFr.org a 20 ans ! Oui, on commence à le savoir… Avec le temps, des foultitudes de lecteurs ont fait leur chemin dans la communauté, en commençant par lire, puis commenter, puis… créer des journaux ou des dépêches… voire plus.

    Les contributeurs sont très divers : les commenteurs, rédacteurs, modérateurs, administrateurs, développeurs, designers, membres de l’association. Ne pas oublier les « pertinenteurs » et « inutileurs », autrement appelés les « plusseurs » et les « moinsseurs », qui participent activement à la vie du système d’auto-modération (« crowd-modération » ?). Pour tout ce beau monde, être un actif de LinuxFr.org est souvent un grand plaisir, du partage, moments de découverte et d’échange.

    Mais en étant contributeur, on se sent parfois isolé ou débordé, et cela nécessite du temps et de (...)


  • #Didier_Porte fête la Sainte-Léa
    https://la-bas.org/5493

    Ami abonné, j’ai l’impression que tu ne réalises pas la portée planétaire de l’événement considérable qui s’est déroulé à la Maison de la radio. Un truc énormissime. À marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de l’humanité. Figure-toi qu’une journaliste de la station France Inter va prendre deux mois de congés parce qu’elle vit en concubinage avec un candidat aux européennes ! Je t’avais prévenu que ça allait être monumental. L’exploit est tel que les Nations unies devraient se réunir en assemblée générale incessamment et publier un communiqué de félicitations adressé à l’héroïne de ce formidable sacrifice, Léa Salamé ! Bon visionnage.Continuer la (...)

    #Vidéo #Médias #Répression


  • Qui est l’ennemi ? - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/22/qui-est-l-ennemi_1716759

    Les militaires redoutent tous d’être confrontés à une foule de civils hostiles et violents. Ils le reconnaissent, et avec eux leurs chefs, ils n’ont ni la formation ni l’équipement appropriés pour répondre de manière adaptée. On imagine tous l’effet désastreux de l’image renvoyée par la France au monde d’un militaire faisant face, arme à la main au cœur de Paris, à des manifestants, fussent-ils des Black Bloc.


  • Le Venezuela dans le brouillard de la guerre de l’information
    https://lemediapresse.fr/international/le-venezuela-dans-le-brouillard-de-la-guerre-de-linformation

    « Il y a pourtant un troisième terme dans cette opposition duelle : un grand nombre d’intellectuels de gauche ont pris des positions critiques de Maduro et de ses dérives tout en s’opposant aux tentatives de putsch fomentées aux États-Unis, qui utilisent Guaidó comme figure de proue ». Pour comprendre le moment politique vénézuélien et […]

    #International



  • #Ivry-sur-Seine (94) : mercredi 27 mars, #rassemblement en soutien aux habitant.e.s du Vaydom
    https://fr.squat.net/2019/03/22/ivry-sur-seine-94-mercredi-27-mars-rassemblement-en-soutien-au-vaydom

    RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU VAYDOM mercredi 27 mars à 16h sur le parvis de la mairie d’Ivry (métro Mairie d’Ivry) Le Vaydom est un immeuble occupé depuis 2017 où vivent aujourd’hui plus de cinquante personnes dont une vingtaine d’enfants scolarisés à Ivry et Vitry, qui à partir du 1er avril risquent d’être à la rue. […]

    #perquisition #Val_de_Marne #Vaydom_Centre_Social_Autogéré_d’Ivry_



  • En Egypte, les approvisionnements de gaz en provenance d’Israël commenceront au second semestre
    lundi, 18 mars 2019
    https://www.agenceecofin.com/trade/1803-64723-en-egypte-les-approvisionnements-de-gaz-en-provenance-d-isr

    (Agence Ecofin) - Tarek El-Molla, le ministre égyptien du Pétrole, vient d’annoncer que son pays commencera à recevoir du gaz d’Israël à partir du milieu de l’année. Cette information survient après que des problèmes inattendus ont surgi avec le gazoduc reliant les deux pays et qui acheminera le combustible.

    Le gazoduc qui est dénommé EMG permettra de transporter 64 milliards de mètres cubes de gaz naturel, pour un montant de 15 milliards de dollars, pendant 10 ans, depuis les champs Tamar et Leviathan. Ceci conformément à un accord signé le 19 février 2018 entre la société Dolphinus Holdings qui opèrera un agrégat des volumes achetés et les partenaires des deux champs. (...)

    #IsraelEgypte


  • Sherpa contre la corruption - ~ le mouvement
    https://lemouvement.ong/sherpacontrelacorruption

    Depuis 2001, Sherpa lutte contre les flux financiers illicites, l’évasion fiscale et la corruption.

    En 2015, Sherpa a obtenu l’agrément corruption, prévu à l’article 2 – 23 du Code de procédure pénale, nécessaire à toute association qui entend exercer les droits reconnus à la partie civile en matière de #corruption, pour une période de trois ans.

    À ce jour, le ministère de la Justice n’a pas répondu à la nouvelle demande d’agrément de Sherpa alors que le délai d’instruction a pris fin le 11 janvier 2019.

    L’absence de décision du ministère équivaut à un refus.

    Sherpa a déposé un recours contre ce refus implicite devant la Garde des Sceaux le 11 mars 2019. L’association se trouve à ce jour sans nouvelle du ministère malgré de nombreuses relances.

    La situation devient alarmante. Il est temps d’interpeller publiquement le gouvernement.

    L’action civile associative participe de la garantie de l’État de droit à une époque où les contraintes financières et les enjeux politiques peuvent restreindre l’action du ministère public. Des affaires telles que celles des Biens mal acquis, Vinci au Qatar ou encore Lafarge en Syrie n’auraient sans doute jamais été initiées devant la justice sans l’action de Sherpa.

    C’est un mouvement général et inquiétant qui s’amorce puisque la Cour de cassation, avec une approche de plus en plus restrictive de la recevabilité des associations, semble vouloir entraver l’#action_civile_associative.


  • Un bonne nouvelle qui souligne un énorme problème de compétences en analyse d’images, récurant dans les procès :

    " le procureur a tenté de présenter des « preuves » grossières, allant jusqu’à soutenir que l’un d’entre eux aurait été reconnu... sur une photo qui n’avait même pas été prise sur les lieux !"

    Chute du mur de l’Andra dans le Bois Lejuc : la cour d’appel de Nancy infirme le jugement qui pesait sur deux militants : https://www.sortirdunucleaire.org/Chute-du-mur-de-l-Andra-dans-le-Bois-Lejuc-la #nucléaire #justice #photo


  • L’Ariège, l’anti-Start-Up Nation - Les Echos
    https://weekend.lesechos.fr/business-story/enquetes/0600936642295-lariege-lanti-start-up-nation-2254529.php

    Le paradis pyrénéen des randonneurs est l’enfer des entrepreneurs macronistes. Avec ses deux députés La France insoumise, ses communautés alternatives perchées dans les montagnes, et malgré 12% de chômage, ce département rejette le développement économique au nom du bien vivre. Une enquête sociologique.

    Si la voix de l’Elysée a du mal à porter jusqu’en Ariège, ce n’est pas à cause des quelque 800 km qui séparent Foix, sa préfecture, de Paris. C’est plutôt la doxa sociale libérale d’Emmanuel Macron qui passe mal dans la partie la plus sauvage et certainement la plus belle des Pyrénées. Ici, le ruissellement et les premiers de cordées chers au président de la République évoquent les sources, les rivières et les randonnées en montagne,...

    Ah ... ça consonne avec des impressions ressenties sur place, beaucoup de personnes ordinaires, ni fans de possession de bagneules distinctives, ni affolées par l’esprit de lucre et la concurrence, je l’aurais bien lu. #paywall #Ariège_terre_d'asile

    • Quant à la start-up nation, elle n’a aucun sens : la fibre commence à peine à être installée dans le département. Le discours volontariste présidentiel n’y est pas seulement inaudible, il est même à l’opposé de l’esprit ariégeois. L’Ariège, sobre et rurale, c’est tout simplement l’anti-start-up nation.

      Aux deux-tiers montagnard, le petit département de 150 000 habitants, terre d’élection des ours et des loups au sud, dans les hauteurs du Couserans ; bastion industriel de l’aéronautique au nord, dans la plaine d’Ariège, a été socialiste pendant plus de cent ans, depuis la IIIe République. « Et pas socialiste rose pâle : ici, nous sommes d’un rose vif franc et courageux », précise Alain Duran, l’unique sénateur (PS) qui se situe lui-même « à gauche de la gauche ». En 2017, le département rompt brutalement avec cette tradition : Jean-Luc Mélenchon y réalise son meilleur score au premier tour de l’élection présidentielle, avec plus de 26% des voix - six points devant Emmanuel Macron -, 18,5 points devant Benoît Hamon qui culmine à... 7 300 voix. Un mois plus tard, aux législatives, les deux circonscriptions ariégeoises choisissent de nouveau La France insoumise, faisant de l’Ariège le seul département 100% LFI. « L’Ariège a fait le choix du dégagisme humaniste, s’enorgueillit Michel Larive, le député de la deuxième circonscription, à l’ouest. Nous construisons ici une société qui n’est pas fondée sur la consommation. Comment cela serait-il possible : plus on monte dans les montagnes, moins il y a de magasins... »

      Bordallo, Trigano, deux visions

      Ce jour-là, installé dans la minuscule mairie de Loubaut, 31 habitants, le quinquagénaire est venu faire la connaissance du maire du village, Ramon Bordallo, un libertaire qui s’est battu devant le tribunal administratif pour éteindre la nuit les deux lampadaires de sa commune et a barricadé le compteur électrique de la mairie pour empêcher l’installation de Linky. Les deux hommes s’entendent bien, mais le député ne convainc pas : « La France insoumise est trop productiviste, soupire Ramon Bordallo, je crois en la résilience par la solidarité humaine, pas à la croissance ni à la surexploitation des mers et des terres. » Pourtant, le département vit mal, avec 18,5% de sa population sous le seuil de pauvreté, selon l’Insee. Ne faudrait-il pas créer de l’emploi, attirer des cadres, des entreprises ? « Vous avez envie d’être riche, vous ? » demande Michel Larive à Ramon Bordallo. L’autre rigole franchement. La mairie, située sur une butte face aux Pyrénées enneigées, offre un panorama spectaculaire. Aux alentours, des vallons, des arbres, quelques maisons tranquilles. Le silence total est brisé par ce seul rire.

      À 40 km de là, il y a leur exact opposé, André Trigano, maire de Pamiers, la plus grosse ville du département, 16 000 habitants, 35 000 si l’on compte l’aire urbaine. Frère de Gilbert (Club Med), oncle de Serge (Mama Shelter), fondateur de Campeole (Campings), c’est un entrepreneur, un capitaliste fier de l’être. Ils ne sont pas nombreux dans le département, mais il a réussi à en fédérer bon nombre sur son territoire, de loin le plus dynamique du coin. À 93 ans, le jeune homme en costume trois-pièces affiche « 75 ans de vie professionnelle et 49 ans de vie publique ». Il prévient qu’il ne se représentera pas aux prochaines municipales... « Sauf s’il faut barrer la route au Rassemblement national. » André Trigano a d’abord été élu maire de Mazères en 1971. La petite ville, au nord du département et au sud de Toulouse, n’a alors plus un seul emploi salarié : il ne reste plus que des fonctionnaires et quelques artisans. Tout le reste a disparu, les habitants partent en continu s’installer ailleurs.

      Trigano se fait élire sur une seule promesse : créer 100 emplois salariés. Il va en créer 200 dès son premier mandat, en attirant Ruggieri, l’entreprise marseillaise de feux d’artifice et d’explosifs qui cherche une usine plus grande et a besoin d’un site Seveso gigantesque en raison des dangers d’explosion - l’usine explosera d’ailleurs en partie en 1993, sans faire de victime car c’était un dimanche. « Vingt ans plus tard, j’étais toujours maire, j’avais créé 700 emplois salariés et Mazères comptait 7 000 habitants, contre 1 800 au départ. »

      André Trigano prend goût à la politique. Il est élu député, siège au conseil départemental, à la Région, finit par être élu à Pamiers : « J’y ai créé 5 700 emplois, attiré 220 entreprises, toujours avec la même méthode : des entreprises diversifiées, un bon équipement, des permis de construire rapides, une aide efficace pour monter les dossiers, un financement grâce à nos relations. » Mais Trigano, paisiblement positionné au centre droit, se sent bien isolé au milieu des socialistes ariégeois qui le décrivent comme un libéral endurci. Il sourit avec une bienveillance très bien jouée et assène, faussement désolé : « Ils ne connaissent rien à l’entreprise, les pauvres. Ce sont des fonctionnaires, vous savez. »

      Le fait est que d’entreprise privée, de carrière, on ne parle pas beaucoup ici. L’enrichissement personnel, la réussite professionnelle, tout cela est beaucoup moins valorisé que l’épanouissement de l’humain et l’harmonie avec la nature - le parc naturel couvre 40% de la superficie du département. « Ici, on préfère la qualité de vie au stress des transports en commun bondés, on mange sainement, on respire un air pur », assure Bénédicte Taurine, députée de la première circonscription du département. C’est vrai, la qualité de l’air ariégeois est l’une des meilleures de France et sa densité l’une des plus faibles, avec 31 habitants au kilomètre carré, contre 21 000 à Paris, soit 700 fois plus. Bénédicte Taurine, elle-même, n’avait pas du tout prévu de faire carrière. La syndicaliste de toujours était persuadée de n’avoir aucune chance d’être élue quand, toute jeune quadra, elle a accepté en 2017 d’être tête de liste de La France insoumise... Pour elle, l’entreprise s’apparente plus à un risque qu’à une promesse. Elle a vécu au sortir de l’adolescence la catastrophe de l’arrêt de l’usine Pechiney (1 000 emplois supprimés à Tarascon, qui comptait alors 8 000 habitants) et la disparition progressive de l’industrie textile qui faisait vivre Lavelanet, en pays cathare. Alors le privé et ses incertitudes, elle ne leur fait pas confiance : « Je crois qu’il faut de nouvelles activités, mais pas forcément une industrie de masse. »

      Le public et l’associatif avant tout

      Cette idée - ignorante de toute réalité économique- que le salut ne viendra pas du privé, mais du public et de l’associatif, est partagée par la plupart des cadres politiques locaux. Norbert Meler, maire de Foix, élevé dans un milieu libertaire par des parents anarchistes, donne priorité à la réparation des inégalités du système plutôt qu’au développement économique. Dans une ville où le taux de pauvreté est élevé - 30% des élèves paient la cantine 1,30 euro (soit une réduction de 50%, sous conditions de ressources) -, il mise sur la cohésion sociale par le sport : piscine dernière génération, vélodrome rénové en 2017, stade d’athlétisme, dojo, aires multisports, boulodrome, aire de skate, terrains de volley, espaces de streetball, stade d’eaux vives... Pour une ville de moins de 10 000 habitants. « Nous concentrons l’offre sportive pour tous les environs, défend Norbert Meler. Et puis c’est ainsi que nous pouvons identifier les enfants les plus démunis et les aider. Très peu passent entre les mailles du filet, nous avons un système associatif très performant. »

      Le tourisme, lui, a été un peu négligé. Pourtant, la petite cité est une merveille médiévale, avec des rues entières conservées quasiment intactes depuis l’époque du puissant comté de Foix. Elle est surplombée par un spectaculaire château fort millénaire, orné de deux tours quadrangulaires et d’une tour ronde entourés par une enceinte fortifiée. On le visitait naguère en moins d’une heure. Des travaux pour revaloriser l’endroit se termineront en juin, moyennant quoi « les touristes pourront désormais rester une bonne demi-journée sur les lieux. Nous espérons passer de 80 000 visiteurs par an à 120 000 », assure le maire.
      Solidarité et vaste plan fibre

      À l’hôtel du département, peu après la mairie, le discours est tout aussi ferme quand il s’agit de solidarité et tout aussi étrangement indifférent au développement économique. Henri Nayrou, le président du conseil général, issu d’une grande famille de cadres socialistes locaux, fait partie des 13 présidents de département prêts à expérimenter le revenu universel : « J’avais proposé revenu décent, c’était plus parlant. » Le projet a été bloqué par le Parlement à la fin du mois de janvier. Engagé en politique depuis des décennies, il sait de quoi il parle en matière de solidarité : le département y consacre 67% de son budget, soit 116 millions d’euros. Une bonne partie de l’enveloppe va au RSA, passé de 19 millions en 2006 à 37 millions en 2017. L’Etat ne compense pas tout, contrairement aux promesses faites. Malgré des finances très serrées, un plan colossal a tout de même été lancé pour installer la fibre partout d’ici à 2025 et désenclaver ceux qui vivent dans les coins les plus reculés. En revanche, aucune réflexion n’a véritablement été menée pour identifier les entreprises qui pourraient venir s’installer grâce à la fibre. « On a mis le terreau, tranche Henri Nayrou, ce n’est pas notre rôle de faire du business. »

      Un état d’esprit qui s’exprime de manière encore plus radicale dans les montagnes du Couserans, au sud du département. La nature y est sauvage, les montagnes s’y élèvent jusqu’à 3 000 m. C’est là qu’ont été relâchés les ours slovènes, qui seraient environ 50 aujourd’hui, que des loups ont été aperçus cet hiver. Là que les derniers bergers luttent pour le pastoralisme malgré la présence des deux espèces de prédateurs qui égorgent des dizaines de brebis chaque année. Là encore que se sont fixées des populations qui ont choisi de vivre autrement, dans des yourtes, des cabanes, des granges retapées. Discrets, voire invisibles, il est difficile de les trouver si l’on ne sait pas exactement où les chercher. Ils veulent rester « les pieds dans l’herbe », « à l’air libre », « hors les cadres », « sans pollution, ni sonore ni visuelle », comme ils le disent au hasard des rencontres, toujours sous couvert d’anonymat. Le confort est assuré par des panneaux solaires, des branchements sur des sources, un poêle à bois. On trouve ici le plus grand nombre d’enfants non scolarisés - 300 en Ariège au total -, et les trois seules écoles hors contrat du département. Dans des épiceries solidaires, ouvertes 24h/24, on prend ce dont on a besoin et on place soi-même l’argent dans la caisse.

      Combien sont-ils ces néoruraux qui, tout en travaillant (certains sont même salariés à Paris), ont choisi de créer une société d’« autonomie collective » ? « Nous sommes des centaines », assurent-ils. Dans cette atmosphère à la fois frondeuse et militante, précaire et vulnérable, certains se sentent très seuls. « L’attractivité économique, ici, c’est secondaire », enrage Jérôme Azéma, candidat malheureux pour LREM aux législatives, qui a des idées à la douzaine pour relancer le tourisme avec des hôtels, un parc d’attractions médiéval, un nouveau portail interactif pour proposer séjours à thème et parcours fléchés... « L’autoroute entre Toulouse et Barcelone ? Elle ne se fera jamais », se désole de son côté Paul-Louis Maurat, président de la CCI, qui sait bien que jamais des usines exportatrices ne s’installeront si les infrastructures ne sont pas performantes. Et ne se fait aucune illusion : les associations de protection de la nature ne laisseront pas un seul engin de chantier approcher de la montagne. L’Ariège restera une terre de lutte. Mais après tout, « vous voulez devenir riche, vous ? »

      –—

      Villégiature pour caciques

      Terre socialiste, l’Ariège a longtemps attiré les grands noms du PS, qui s’y sont retrouvés... en toute discrétion. Laurent Fabius a acheté en 2003 dans le village du Carla-Bayle une résidence avec vue panoramique sur les Pyrénées qu’il a évaluée à 680 000 euros dans sa déclaration de patrimoine de 2013, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères. Le ministre a financé, sur sa réserve parlementaire, des rénovations nécessaires dans le petit village dont les ressources financières sont limitées.

      Tony Blair a, pendant près de dix ans, passé tous ses mois d’août dans le village circulaire de Saint-Martin-d’Oydes, où il était devenu une célébrité locale.

      Jean-Pierre Bel, président du Sénat pendant le quinquenat de François Hollande, s’est retiré depuis 2014 vers Lavelanet, dans le pays d’Olmes, pour préparer les élections municipales de 2020 à Toulouse.

      Enfin, non loin de l’Ariège, mais en Haute-Garonne, se trouve Cintegabelle, l’ancien fief rural de Lionel Jospin...

      Allégorique tungstène

      La possible réouverture d’une mine en sommeil depuis trente-deux ans, sur la rivière Salat, divise profondément les Ariégeois. La société australienne Apollo Minerals souhaite exploiter à nouveau son tungstène, un métal extrêmement dur et résistant aux plus hautes températures, utilisé pour fabriquer des pales de turbine ou des foreuses, qui intéresse particulièrement l’industrie spatiale et l’armement. La Chine, qui dans les années 80 a inondé le marché mondial de son tungstène bon marché, a provoqué la fermeture de nombreux sites et assure aujourd’hui 85% de la production mondiale. L’augmentation de la demande et des prix a rendu l’exploitation en France de nouveau intéressante. L’Etat a encore trois ans avant de se prononcer sur la réouverture. Le maire de Couflens est vent debout contre le projet.

    • merci @lyco ! Le brevet décerné par Les Échos enjolive les positions des édiles radsocs et PS quant à leur rapport à l’économie et à la morale du travail (ils n’ont pas hésité à faire la #chasse_aux_pauvres). Leur enquête « sociologique » (attention, expliquer c’est justifier !) néglige une autre histoire tout juste lisible entre les lignes : des néo ruraux il y en a des générations successives depuis le début des années 60 ; de plus l’exode rural des Ariégeois s’est beaucoup fait vers Toulouse et alentour, avec le maintien de liens locaux autour de maisons et terres familiales.


  • Mobilisation générale des tireurs

    La Suisse doit adapter sa législation sur les armes aux prescriptions de l’#UE si elle ne veut pas mettre en péril les accords de Schengen. Le projet essuie les tirs nourris des amateurs d’#armes. Il sera soumis au vote du peuple le 19 mai.

    Quand il est question d’armes, le débat devient rapidement houleux en Suisse, et le premier tireur du pays, Guillaume Tell, n’est jamais très loin… Il reprend du service en ce moment, par exemple sur le site web de #Pro_Tell, la société pour un droit libéral sur les armes, où il dresse sa main droite en signe d’arrêt, flanqué de ce slogan : « La Suisse libre, non au diktat de l’UE qui nous désarme ! » Guillaume Tell ne se bat pas seul. René Schneider est lui aussi prêt à dégainer. Excellent connaisseur du tir, il est président d’honneur de la société Militärschützen Unterseen, membre d’honneur de l’Oberländischer Schützenverband de Berne et membre d’honneur de l’Association sportive bernoise de tir. Voici ce qu’il a dit à la « Revue Suisse » : « Nous sommes un peuple démocratique et décidons nous-mêmes ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas. Nous ne devons en aucun cas tolérer que le tir sportif, cette grande tradition suisse, soit anéanti par la directive de l’UE sur les armes. » Celle-ci est sous le feu des attaques des tireurs suisses.

    L’origine des débats remonte aux attentats terroristes de 2015 à Paris, au cours desquels 130 personnes ont été abattues avec des armes semi-automatiques. Peu après, l’UE a durci sa législation sur les armes. La Suisse faisant partie de l’espace Schengen, et donc du réseau européen de sécurité policière, elle doit intégrer les nouvelles dispositions à sa législation nationale sur les armes. C’est précisément ce contre quoi s’élèvent les sociétés de tireurs, soutenues par l’UDC. Elles ont lancé un référendum.

    Les #armes_semi-automatiques en point de mire

    Seront interdites les armes semi-automatiques ayant des chargeurs de grande capacité. Il s’agit des fusils, revolvers et pistolets avec lesquels on peut tirer plusieurs coups d’affilée : s’il reste nécessaire de déclencher chaque tir, l’arme ne doit pas être rechargée. Problème : les fusils d’assaut 90 et 57, très répandus parmi les tireurs suisses, font justement partie de ces armes semi-automatiques. La Suisse a cependant négocié des #dérogations avec l’UE : l’#arme_d’ordonnance pourra toujours être conservée à la maison et utilisée après la fin du #service_militaire. L’UE a ainsi véritablement fait une fleur à la Suisse, cette dérogation ne s’appliquant qu’à la Confédération. On parle d’ailleurs même parfois, pour cette raison-là, de « Lex Helvetica ».

    Les personnes possédant déjà une telle arme pourront elles aussi la conserver. Elles doivent simplement, si elles ne l’ont pas encore effectué, la faire inscrire dans les trois ans au registre cantonal des armes. De leur côté, les tireurs sportifs pourront toujours acquérir ce type d’armes. Ils devront cependant être membres d’une société de tir ou prouver qu’ils pratiquent régulièrement le tir sportif. Par « régulièrement », les autorités entendent cinq séances de tir en cinq ans.

    Alors, qu’est-ce qui gêne concrètement les tireurs dans ces nouvelles règles ? Réponse de René Schneider : « Nous ne serions plus les propriétaires d’une arme, mais seulement les détenteurs d’armes interdites soumis à des obligations particulières et tolérés par l’État ! Nos pratiquerions notre sport avec des ‹armes interdites›. L’acquisition d’une arme ne serait possible qu’avec une autorisation exceptionnelle. Or, cette autorisation est bien plus stricte que le permis d’acquisition d’armes exigé aujourd’hui, et entraînerait une diminution massive du nombre de tireuses et de tireurs. » René Schneider trouve en outre « absolument illogique » qu’une arme fournie par l’armée ne soit pas considérée comme interdite, alors qu’une arme achetée en privé le soit, « bien qu’il s’agisse de la même arme. Cela engendrerait un système à deux vitesses parmi les tireurs. »

    Cette nouvelle réglementation ne serait-elle pas susceptible de gonfler les rangs des membres des sociétés de tir, puisqu’elle requiert notamment que les tireurs sportifs s’affilient à une telle association ? « Absolument pas », tranche René Schneider, catégorique. « Dans notre association, nous n’acceptons que les nouveaux membres introduits par un membre déjà inscrit. Ainsi, nous nous assurons de n’enrôler que des personnes dont la réputation est intègre. Nous n’accueillons pas n’importe quel quidam qui frappe à notre porte. Les obligations et responsabilités se reporteraient, j’en suis certain, sur les sociétés de tir. Celles-ci pourraient tout à coup avoir à fournir des preuves de tir pour leurs membres. »
    La sortie de Schengen coûterait des milliards

    Dans les sociétés de tir, la méfiance est donc grande. Même si le Parlement s’est donné la peine de réduire autant que possible la charge administrative. Josef Dittli, conseiller d’État libéral uranais, a résumé la situation ainsi : « Nous voulons prendre en compte les particularités suisses et la tradition dans le domaine du tir sans mettre en péril les accords de Schengen. » Toutes les requêtes de la gauche visant à durcir encore la législation sur les armes ont été rejetées, tout comme celle de l’UDC, qui s’opposait à l’application des règles européennes.

    Nicolo Paganini, conseiller national PDC, invite à ne pas sacrifier ces accords « pour en faire un exemple en matière de souveraineté sur un objet inapproprié ». L’Office fédéral de la police (fedpol) rappelle lui aussi les problèmes que cela engendrerait : sans Schengen, « notre police serait aveugle et sourde ». Il souligne qu’il est important que la Suisse continue de faire partie du réseau européen de sécurité. Mettre sur pied un système de sécurité policière national correspondant aux standards actuels de Schengen coûterait entre 400 et 500 millions de francs. De surcroît, la perte du visa Schengen aurait de graves conséquences pour le tourisme suisse et les régions frontalières. D’après la Confédération, la sortie de Schengen équivaudrait à une perte de revenus de l’ordre d’onze milliards de francs par an pour l’économie suisse.

    N’est-ce pas un prix trop cher à payer pour épargner quelques éventuelles tracasseries administratives aux tireurs ? René Schneider demeure quelque peu évasif à ce sujet. Le Conseil fédéral doit d’après lui renégocier la directive sur les armes de l’UE avec celle-ci : « Je suis convaincu qu’une solution peut être trouvée qui soit acceptable pour les deux parties et ne mette pas en péril les accords. »
    La Suisse : un véritable arsenal

    Le tir est une tradition ancestrale en Suisse, et les amateurs d’armes y sont nombreux : en 2013, date de la dernière estimation de la Confédération, les Suisses possédaient près de deux millions d’armes à feu. Des recherches de la « NZZ am Sonntag » montrent que les cantons ont depuis délivré entre 150 000 et 250 000 permis d’acquisition d’armes. Étant donné qu’il est possible d’acheter jusqu’à trois armes par permis, il est raisonnable de penser que 2,5 à 3 millions d’armes à feu se trouvent actuellement dans les foyers suisses.

    https://www.revue.ch/fr/editions/2019/02/detail/news/detail/News/mobilisation-generale-des-tireurs
    #loi #Suisse #Schengen #Euro-compatibilité #votation

    • #PROTELL

      La Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats est restée sourde à l’appel de PROTELL et des organisations alliées. Suivant la voie funeste tracée par le Conseil national, elle propose elle aussi d’apporter à notre loi sur les armes les durcissements exigés par l’UE. Il ne s’est trouvé qu’un unique Sénateur contre 11 et une abstention pour oser dire non et défendre jusqu’au bout les droits et les libertés des centaines de milliers de détenteurs d’armes de ce pays.

      Le Conseil des Etats débattra de cet objet en septembre. Les divergences avec le National seront éliminées au cours de cette même session. Le vote final est prévu pour le 28 septembre. PROTELL mobilisera évidemment tous ses relais pour convaincre les parlementaires fédéraux de rejeter ce texte inique dont les effets se résument ainsi : moins de droits pour pas plus de sécurité (c’est quand même cher payé !).

      PROTELL réaffirme que ses obligations découlant de l’accord de Schengen, la Suisse les a déjà honorées en 2008 et en 2015. Nous disposons ainsi, aujourd’hui, d’une loi adaptée à nos traditions et à notre culture qui, avec d’autres facteurs, fait de notre pays l’un des plus sûrs au monde. Ce que demande PROTELL, c’est qu’au lieu de punir injustement les honnêtes citoyens sans aucun effet ni sur le terrorisme ni en termes de sécurité publique, on s’en tienne au droit en vigueur, tout simplement parce qu’il a fait ses preuves.

      PROTELL invite toutes les organisations qui, avec elle, défendent les droits et les libertés des détenteurs d’armes (tireurs, chasseurs, collectionneurs, citoyens-soldats), à s’unir dans ce but et à ne pas hésiter, si le Parlement fédéral persiste à ignorer leur appel, à lancer un référendum. S’il le faut, nous nous donnerons rendez-vous devant le peuple qui, dans notre pays, a une chance unique : c’est lui qui peut avoir le dernier mot !

      PROTELL appelle en outre tous ses membres et sympathisants à contacter les parlementaires fédéraux qu’ils connaissent pour les sensibiliser à la valeur de nos traditions ancestrales et leur répéter clairement le mot d’ordre décidé par son assemblée générale : pour PROTELL, le droit sur les armes n’est pas négociable !

      https://www.protell.ch/fr
      #référendum


  • After Christchurch, the political class must stop positioning racism as a democratic demand | openDemocracy
    https://www.opendemocracy.net/en/opendemocracyuk/after-christchurch-political-class-must-stop-positioning-racism-democ

    In a political and media landscape which places great emphasis on Islam, immigration and almost always in relation to horror stories, it is not surprising that for example, people report immigration percentages way above reality. When asked “what is the proportion of Muslim people among your country’s population”, the average guess for respondents in the US is 17% (in reality, it’s 1%). The average guess in Great Britain is 15% (in reality it’s about 5%). And the average guess in France is 31% (in reality it’s around 8%). These are incredible numbers, particularly for France where French respondents think that almost one out of every three people in their country is Muslim.

    It is really the chicken or the egg dilemma: Are people concerned about immigration and Islam (which is often used as a proxy) or are they told to be concerned about immigration and Islam? Do our elite (media, politicians etc) talk about immigration because we want them to, or do we think about immigration because our elite talks about it? Who holds power in this situation: the citizen or the people with access to the means to shape public discourse?

    These narratives have two major consequences.

    They have legitimised the far right, made it look stronger than it is and posited racism as a democratic demand. They have wrongly portrayed it as the voice of the voiceless and positioned it and its ideas as the only alternative to the status quo – particularly pushed under the guise of free speech.

    They have delegitimised the people, obscured the contingency of the current political situation and shifted the blame for our systemic racism away from the elite and power.


  • #BALLAST | L’abécédaire d’Élisée #Reclus
    https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-delisee-reclus

    « Ainsi l’homme qui veut se développer en être moral doit prendre exactement le contre-pied de ce que lui recommandent et l’#Église et l’#État : il lui faut #penser, parler, #agir_librement. Ce sont là les conditions indispensables de tout #progrès. » (L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique [1902], Écrits sociaux, éditions Héros-Limite, 2012)


  • La police israélienne fait irruption dans un centre français de Jérusalem-Est Thierry Oberlé - 22 Mars 2019 Le figaro _
    http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/21/01003-20190321ARTFIG00184-la-police-israelienne-fait-irruption-dans-un-cent

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    La police israélienne a surgi jeudi matin dans les locaux de l’Institut Français Chateaubriand à Jérusalem-Est pour empêcher la tenue dans l’après-midi d’une exposition-vente d’objets artisanaux confectionnés par des femmes de la ville. Le centre culturel qui dépend du réseau diplomatique français a été évacué et fermé. Un avis placardé sur la porte d’entrée indiquait que le lieu était clos « jusqu’à nouvel ordre ».

    L’Institut Chateaubriand avait prévu d’inviter, à l’occasion de la fête des Mères qui est célébrée en Palestine le 21 mars, l’association « Jeunes filles de Jérusalem » pour un rendez-vous caritatif. Une initiative jugée intempestive par les autorités israéliennes qui surveillent de près les activités des ONG et des organismes internationaux dans cette partie de la ville occupée depuis 1967 et annexée par l’État hébreu. La police israélienne reproche aux « jeunes filles de Jérusalem » d’être liées à l’Autorité palestinienne (AP). Selon l’association citée par l’AFP, sa directrice et une bénévole venues sur place préparer l’événement ont été brièvement interpellées. Des femmes palestiniennes ont qualifié de « mensonges » les accusations de financement par l’AP jugées illégale par les autorités israéliennes.

    Le consul français, Pierre Cochard, s’est immédiatement rendu à l’Institut. Le consulat de France a élevé une protestation contre ce qu’il considère comme une « intrusion dans une enceinte appartenant au réseau diplomatique et culturel de la France ». Le centre a pu reprendre ses activités dans l’après-midi et il est à nouveau ouvert au public.
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    #Palestiniennes #Femmes #violences_policieres #police_militaire #police_israélienne #génocide en cours


  • http://www.abcdrduson.com/mixtapes/libre-mix-rap-algerien

    « Pourquoi nos soleils sont-ils emprisonnés ? Pourquoi nos soleils sont-ils enterrés ? […] Je suis libre en Algérie, ma patrie, la mère des martyrs. » Ces paroles chantées en juillet 1969 à Alger, en langue arabe par la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba, lors du tout premier festival panafricain, ont un échos tout particulier cinquante ans plus tard. Les paroles du morceau « Ifriqiya » écrites par Mustapha Toumi auraient parfaitement trouvé leur place sur les pancartes brandies par les trois millions d’Algériens présents dans les rues du pays ce 1er mars 2019. À cette époque, Miriam Makeba glorifiait la liberté procurée par ce sol algérien récemment indépendant, elle qui deviendra algérienne en 1972, alors exilée de son pays depuis 1959. Aujourd’hui, les Algériens cherchent à retrouver ce vent de liberté légendaire qui a un temps soufflé sur leur pays.

    Pendant les longues heures de marches selmiya (pacifiques) contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat, le peuple algérien, qui brave l’interdiction de manifester depuis le 22 février, s’accompagne de musiques en tous genres : musiques traditionnelles qui rappellent les luttes pour l’indépendance, chants de supporters de football qui font oublier les velléités des derbies locaux (Ouled El Bahdja – « La Casa del Mouradia ») ou encore morceaux de rap repris en cœur par plusieurs générations de manifestants. Car la révolte est une source importante de création artistique et les dernières productions rap algériennes en sont la preuve.

    Ils s’appellent Raja Meziane, ZEDK, Phobia Issa, Lotfi DK, Zako, Flenn, SEF, L’Algérino ou encore Soolking. Qu’ils vivent sur la terre des fennecs, qu’ils soient issus de la diaspora algérienne et nés à l’étranger ou poussés à l’exil. Qu’ils aient choisi le dialecte algérien, le français ou le tamazight (berbère) pour faire passer leur message – parfois en mélangeant les trois – ils ont tous choisi le rap pour s’exprimer et ajouter leur voix à celle du chaab (peuple) pour crier « Système dégage ! » Entre prods trap et flows auto-tunés résolument modernes, ambiances boom-bap et textes au kilomètre plus classiques, inspirations orientales et voix teintées d’une mélancolie traditionnelle propre, le rap algérien n’entre dans aucune case.

    Il a certes retrouvé son essence protestataire en cette période charnière mais la diversité de cette sélection est à l’image du pays : dynamique, hétérogène et intrinsèquement contestataire.

    #rap #algérie #soolking #musique #rap_algérien #hiphop



  • La pub et les Gilets-Jaunes
    http://www.dedefensa.org/article/la-pub-et-les-gilets-jaunes

    La pub et les Gilets-Jaunes

    22 mars 2019 – Un grand mystère subsiste à propos des Gilets-Jaunes, sur la cause opérationnelle exacte et profonde de leur fureur collective qui s’exprime depuis novembre 2018 ; et d’ailleurs, à mon sens, même mystère pour la vague de populisme général qui déferle sur le monde... Je parle bien ici, de “la cause opérationnelle exacte”, précisément identifiée, et non pas la cause intellectuelle générale qui n’est nullement un mystère, dont tout sens commun conviendra qu’elle se trouve dans l’iniquité, la corruption, la pourriture du Système et de son néo-capitalisme, la financiarisation, les écarts abyssaux entre les plus riches qui ne cessent de devenir plus riches et les pauvres (en général) qui ne cessent de s’appauvrir, etc.

    Je tente donc de percer ce mystère à partir d’une (...)