• Could too much time between doses drive the coronavirus to outwit vaccines? | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2021/01/could-too-much-time-between-doses-drive-coronavirus-outwit-vaccines

    “Twice as many people with partial immunity has got to be better than full immunity in half of them.” (...) Yet the record case counts also create an exceptional milieu—with untold billions of viral replications occurring every second—for mutations to arise as the virus makes errors in copying its genetic alphabet.

    dilemme scientifique

  • Past SARS-CoV-2 Infection Mostly Protects Survivors | The Scientist Magazine®
    https://www.the-scientist.com/news-opinion/past-sars-cov-2-infection-mostly-protects-survivors-68358

    A large study of UK healthcare workers finds that immunity after coronavirus infection lasts for months, but those with antibodies may still be able to carry and spread the virus upon reexposure.

    Immune responses from a previous SARS-CoV-2 infection reduce survivors’ risk of reinfection by more than 83 percent for at least five months, according to preliminary data from a study of more than 20,000 UK healthcare workers published by Public Health England. The researchers caution that people previously infected may still be able to transmit the virus.

    “Overall I think this is good news,” Imperial College London epidemiologist Susan Hopkins, a senior medical adviser to Public Health England (PHE), tells The Guardian. “It allows people to feel that prior infection will protect them from future infections, but at the same time it is not complete protection, and therefore they still need to be careful when they are out and about.”

    Between June and November last year, the researchers monitored, through monthly serological tests and PCR tests twice a month, the infection rates in those who had been infected with the virus before June and those who had not. They found 44 potential reinfections, including 13 symptomatic cases, among the 6,614 who’d had the virus before, and 318 cases among the 14,173 who had no evidence of past infection. The authors concluded from these results that prior exposure to SARS-CoV-2 provides 94 percent protection against symptomatic reinfection, and 75 percent protection against asymptomatic reinfection.

    See “More SARS-CoV-2 Reinfections Reported, But Still a Rare Event”

    The researchers also found that people who become reinfected can carry a high viral load in their noses and throats, even in asymptomatic cases, which correlates with a higher risk of spreading the virus to others, says Hopkins.

    #porteurs_sains #covid-19 #réinfection

  • « Suspendre le compte Twitter de Donald Trump devrait relever d’une instance indépendante »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/15/suspendre-le-compte-twitter-de-donald-trump-devrait-relever-d-une-instance-i

    La professeure de droit Florence G’sell analyse les régimes juridiques américain et européen encadrant le statut des réseaux sociaux.

    Propos recueillis par Claire Legros

    Après la suspension permanente du compte Twitter de Donald Trump, de nombreux responsables politiques ont exprimé leur malaise face au pouvoir des plates-formes dans le débat démocratique. Cette décision marque-t-elle un tournant ?

    L’idée de laisser une décision aussi radicale entre les mains d’une entreprise privée suscite en effet un vrai malaise, même si les réactions sont plus fortes en Europe qu’aux Etats-Unis. Il existe outre-Atlantique une forme d’ambivalence sur le sujet : d’un côté, on interpelle les plates-formes sur leur responsabilité et on leur demande de lutter contre les fausses informations et le complotisme ; et, de l’autre, on leur reproche de vouloir prendre le pouvoir et de détenir les clés du débat démocratique.
    Lire aussi Vif débat après la fermeture du compte Twitter personnel de Donald Trump

    Ne soyons pas naïfs, si Twitter en est arrivé à cette solution extrême, c’est certes parce que les événements sont gravissimes, surtout pour des Américains attachés à leurs monuments et à leurs symboles, mais aussi parce que Trump est déconsidéré et qu’il est l’objet d’opprobre. Il est plus facile de supprimer son compte aujourd’hui, alors que les démocrates arrivent au pouvoir. Il y a deux ans, la future vice-présidente, Kamala Harris, s’était heurtée à une fin de non-recevoir.

    Juridiquement, Twitter est dans son droit et applique ses conditions générales d’utilisation (CGU), qui précisent qu’en cas d’apologie de la violence il se réserve le droit d’intervenir et de sanctionner, en allant éventuellement jusqu’à la suspension du compte. Néanmoins, dans les faits, on peut reprocher à l’entreprise d’avoir fait preuve d’une certaine inconstance dans la façon dont elle a appliqué ses CGU depuis plusieurs années. Avant de prendre cette mesure radicale, elle a laissé passer de nombreux Tweet choquants, par exemple lorsque Trump appelait au soulèvement contre les gouverneurs des Etats qui avaient adopté des mesures de confinement. Elle n’a commencé à changer de stratégie que très récemment, au moment de l’immense émotion suscitée par la mort de George Floyd, le 25 mai 2020.

    Une chose est sûre : cette situation paradoxale appelle à mon sens une nécessaire clarification sur le statut juridique des réseaux sociaux et sur le régime à leur appliquer lorsqu’ils hébergent les comptes d’élus et de personnalités publiques. La Cour suprême pourrait avoir très prochainement à statuer sur cette question. Si elle admettait que ces comptes relèvent de l’espace public, et sont à ce titre protégés par le premier amendement, alors Twitter n’aurait pas le droit de suspendre de son propre chef le compte du président des Etats-Unis.

    L’Union européenne veut renforcer et mieux encadrer la régulation des contenus sur les plates-formes. Ces dispositions vous semblent-elles suffisantes pour préserver le débat démocratique ?

    La nouvelle proposition de règlement – le Digital Services Act – présentée le 15 décembre 2020, et qui doit encore être adoptée par le Parlement européen et le Conseil, me semble aller dans le bon sens. Sur la lutte contre les fausses informations, le complotisme et l’appel à la violence, le texte va permettre de passer d’un code de bonne conduite auquel les plates-formes peuvent adhérer sur une base volontaire à un dispositif plus contraignant : elles devront coopérer avec les autorités nationales sur le suivi des contenus illicites, et communiquer aux autorités les informations sur les utilisateurs qui posent problème.

    Ce nouveau cadre veut aussi imposer des mécanismes de signalement des contenus illicites, et prévoit que des « trusted flaggers » (« signaleurs de confiance »), des bénévoles de confiance, soient chargés d’alerter sur les contenus problématiques. Les plates-formes seront obligées de traiter en priorité les contenus qui leur seront signalés par ces acteurs. L’objectif est que les contenus les plus graves soient retirés le plus vite possible et que, dans certains cas, les autorités soient alertées.

    Un autre aspect très important de ce nouveau cadre est d’offrir des garanties aux utilisateurs en imposant une procédure de recours : les plates-formes devront communiquer les raisons de leur décision et proposer à leurs utilisateurs, en cas de contestation, de saisir un organisme de règlement des litiges, un tiers neutre chargé de la décision finale. Dans chaque Etat membre, un coordinateur national des services numériques désignera les « signaleurs de confiance » et les organismes de règlement des litiges.

    Le renforcement du dispositif de signalement de même que la possibilité de recours, encadrés par des acteurs indépendants, me semblent apporter des garanties importantes. Ce texte est d’ailleurs suivi de près aux Etats-Unis par tous ceux qui travaillent à la réforme de la fameuse section 230. Il n’est pas impossible que le nouveau règlement leur serve de source d’inspiration, comme le règlement général sur la protection des données (RGPD) l’a été pour la protection des données en Californie.

    #Médias_sociaux #Régulation

  • Négatif | PrototypeKblog
    https://prototypekblog.wordpress.com/2021/01/15/negatif

    Je suis négatif. Je suis du mauvais côté du monde.

    Heureusement, le monde est mené par des gens positifs, du bon côté du monde.

    Le plus bel exemple contemporain est évidemment le produit Macron, alias le bankster Manu. Il est positif, le Manu. Il est jeune, il est beau, il est élégant, il parle bien, et puis surtout il est tellement, tellement positif. Ça dégouline de partout, sa positivité. Il est parfait. Qu’est-ce qu’on a de la chance d’être gouverné par un être aussi parfait. « Le plus beau produit du système » disait Alain Minc, qui s’y connait en système. Certes, ça lui arrive un peu beaucoup d’insulter les gens, ses compatriotes, mais c’est parce ces gens, « ses » gens, ces gueux, ils sont tellement vilains, tellement réfractaires, tellement cons, tellement rien, tellement négatifs.

    Manu, il est positif.

    Et cette semaine, Manu a organisé un énième sommet environnemental bidon, un gentil « One Planet Summit », pour promouvoir la finance verte, l’écologie positive, et in fine rappeler que l’accumulation du capital financier est l’horizon indépassable de notre temps.

    Ce machin a valu à Manu un tweet acerbe de Greta Thunberg :

    Bla bla bla… locking in decades of further destruction

    Bla bla bla… qui garantit encore des décennies de destruction.

    Greta, elle est négative.

    Greta, c’est un repoussoir. Greta, c’est l’écologie négative. Qu’est-ce qui n’a pas été écrit pour dégommer Greta Thunberg ces dernières années ? Greta, la « démoniaque vestale hitléro-maoïste », comme avait résumé Samuel Gontier. Elle est fabriquée, elle est manipulée, elle est malade, elle est dangereuses, elle est mécanique, elle est perverse, elle est athée, elle est intégriste, elle est sataniste, elle est méchante, elle s’énerve, elle est laide, j’en passe et des très orduriers. Et en plus, c’est une femme ! Et en plus, elle est négative !

    Alors que Manu, il est beau, il est fort, il est gentil. Et en plus, c’est un homme ! Et en plus, il est positif !

  • #OLAF raided EU border chief’s office over migrant pushback claims

    The EU’s anti-fraud watchdog, OLAF, raided the offices of #Frontex Executive Director #Fabrice_Leggeri, as well as his head of Cabinet #Thibauld_de_La_Haye_Jousselin, on December 7, 2020, as part of an investigation into allegations of migrant #pushbacks, according on a document obtained by Kathimerini.

    As claimed by the author of the document, who has knowledge of the inner workings of Frontex, Leggeri “actively resisted” the recruitment of the required 40 fundamental rights officers provided for in the regulation of the new European Border and Coast Guard Agency, answering frequent questions from agency staff in early 2020 that “it is not a priority.”

    In addition, the author states that the executive director “repeatedly made it clear to staff” that “Frontex is not an expensive lifeguard service,” and staff in operations had been made to understand that “reporting pushbacks involving Frontex personnel is not a route to popularity or promotion” within the agency.

    At the same time, reporting of incidents is “intentionally centralized to be slow, cumbersome and very discreet,” according to the same document.

    The author also accuses the Frontex chief executive of being in charge of a “comically incompetent” human resources department, which last October told 400 candidates that they had been hired for the agency’s standing corps (Europe’s first uniformed law enforcement service), only to withdraw the job offers the next day.

    At the same time, it is reported that no provision has been made for the new border guards to cary firearms legally over EU borders.

    Asked by Kathimerini on Tuesday if Leggeri continues to enjoy the trust of the European Commission, a spokesperson distanced himself, expressing confidence that the all issues that have risen will be resolved with the cooperation of both the executive director and Frontex’s board of directors of Frontex.

    Both OLAF and Frontex confirmed that the investigation is underway. “OLAF can confirm that it has opened an investigation concerning Frontex. However, as an investigation is on-going, OLAF cannot issue any further comment,” the OLAF press office told Kathimerini.

    On its side, a Frontex spokesperson said: “In keeping with its policy of transparency, Frontex is cooperating fully with OLAF. OLAF visits to EU agencies, institutions and entities are a normal practice of good governance. It’s important to note that such visits do not necessarily imply any malpractice.”

    Speaking at the European Parliament in December 2020, Leggeri had dismissed media reports that Frontex officers had been involved in pushbacks, arguing that “we have not found evidence” of such incidents.

    However, the Party of European Socialists had called for his resignation, while the Greens has called for an investigation by the European Parliament.

    The EU border agency is also investigating pushback allegations.

    https://www.ekathimerini.com/261205/article/ekathimerini/news/olaf-raided-eu-border-chiefs-office-over-migrant-pushback-claims

    #fraude #Office_européen_de_lutte_antifraude #renvois #expulsions

    –—

    ajouté au fil de discussions :
    Migrations : l’agence européenne #Frontex mise en cause pour des #refoulements en mer
    https://seenthis.net/messages/882952

  • Pays-Bas : le gouvernement accuse à tort 26 000 familles d’une fraude aux allocations familiales, il démissionne
    https://www.lavoixdunord.fr/920728/article/2021-01-15/pays-bas-le-gouvernement-accuse-tort-26-000-familles-d-une-fraude-aux

    Des milliers de familles ont été accusées à tort de fraude aux allocations familiales, avant d’être contraintes à les rembourser, ce qui a plongé une partie d’entre elles dans de graves problèmes financiers. Des milliers de familles (26 000 parents) ont été accusées à tort de fraude aux allocations familiales, avant d’être contraintes à les rembourser, ce qui a plongé une partie d’entre elles dans de graves problèmes financiers. Nombre d’entre elles ont en outre fait l’objet d’un profilage ethnique sur la (...)

    #migration #discrimination #pauvreté #profiling #fraude

    ##pauvreté

  • Total Quits American Petroleum Institute Over Climate Policies – gCaptain
    https://gcaptain.com/total-quits-american-petroleum-institute-over-climate-policies

    France’s Total SE on Friday became the first major global energy company to quit the main U.S. oil and gas lobby due to disagreements over its climate policies and support for easing drilling regulations.

    Total said it would not renew its 2021 membership with the American Petroleum Institute (API) following a review of the lobby’s climate positions, describing them as being only “partially aligned” with its own.

    The high-profile departure from the most powerful energy lobby comes ahead of sweeping changes in policy direction in the United States, with incoming President Joe Biden promising to tackle climate change and bring the country to net-zero emissions by 2050.

    As part of our climate ambition made public in May 2020, we are committed to ensuring, in a transparent manner, that the industry associations of which we are a member adopt positions and messages that are aligned with those of the Group in the fight against climate change”, Total Chief Executive Patrick Pouyanné said.

    The withdrawal highlights a widening rift between Europe’s top energy companies, which over the past year accelerated plans to cut emissions and build large renewable energy businesses and their U.S. rivals Exxon Mobil Corp and Chevron Corp that have largely resisted growing investor pressure to diversify.

    Chevron has no plans to leave the API, company spokesman Sean Comey said. Exxon was not immediately available for comment.

    The announcement puts pressure on Total’s European rivals BP and Royal Dutch Shell to follow suit after resisting the move in recent years.

    BP, Shell and Norway’s Equinor on Friday said they are reviewing memberships in trade organizations and how they align on climate-related issues. Shell spokesman Curtis Moore said “API is moving closer to Shell’s own stated views” on climate change.

    European oil companies have in the past pointed to the API’s role in formulating industry safety and operating standards as their rationale for remaining with the group.

    However, in its reasons for leaving the group, Total cited the API’s support for last year’s rollback of U.S. regulation on emissions of methane, its differing views on pricing carbon, as well its lack of support for subsidies for electric vehicles.

  • Loi « séparatisme » : la droite dépose un pot-pourri d’amendements - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160121/loi-separatisme-la-droite-depose-un-pot-pourri-d-amendements

    Le festival des réacs rances :

    À l’Assemblée nationale, l’examen du projet de loi confortant le respect des principes de la République s’annonce aussi fastidieux qu’éclectique. La droite – majorité et opposition confondues – a fait d’un texte censé lutter contre le « séparatisme » le véhicule législatif de nombre de ses marottes : immigration, logement social, écriture inclusive…

    Dans l’ensemble, les quelque 1 682 amendements déposés donnent à voir une surenchère de propositions sécuritaires et répressives qui doivent encore passer le filtre de la commission spéciale, réunie à partir de lundi, pour être débattues dans l’hémicycle. Petit florilège.

    Interdire les signes religieux pour les mineurs (et emprisonner les parents)

    Deux députés de la majorité, Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, veulent proscrire le port de signes religieux ostentatoires dans l’espace public pour les mineurs. Une « continuité » de la loi de 2004 qui le fait déjà à l’école, expliquent-ils dans l’exposé des motifs. Avant 18 ans, le port d’un voile, d’une kippa ou d’une croix serait donc interdit dans la rue. Les parents seraient passibles d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

    Interdire le voile pour les mamans accompagnatrices en sorties scolaires

    La droite ressort une de ses antiennes : l’interdiction du port du voile pour les mamans accompagnatrices lors des sorties scolaires. Sur ce sujet comme sur d’autres, les positions des droites traditionnelle et macroniste convergent : Éric Diard, Éric Ciotti, Annie Genevard (Les Républicains), François Cormier-Bouligeon, Pierre Henriet ou encore Aurore Bergé (La République en marche) soumettent des amendements aux rédactions proches et aux visées similaires.

    Dans un autre amendement, le député LR Éric Pauget fait référence à la polémique autour de Maryam Pougetoux, porte-parole de l’Unef, pointée du doigt en septembre pour s’être présentée voilée à une commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Il souhaite que les « personnes participant à l’exercice ou aux travaux d’une mission de service public à titre rémunéré ou bénévolement » soient tenues de « respecter les exigences de neutralité religieuse ».

    Restreindre le droit du sol

    Éric Ciotti (LR) a de la suite dans les idées. Le député des Alpes-Maritimes souhaite insérer dans la loi contre le séparatisme une disposition qu’il appelle de ses vœux depuis de longues années : la fin de l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers. Seuls les enfants de ressortissants de l’Union européenne conserveraient ce droit séculaire.

    Interdire l’écriture inclusive

    Le député LREM de Vendée, Pierre Henriet, a trouvé une autre façon de conforter les principes républicains : lutter contre l’écriture inclusive, qu’il estime être « une version dévoyée de la langue française ».

    L’élu de la majorité propose donc à l’Assemblée nationale de voter l’obligation pour les communications officielles d’être écrites « conformément aux prescriptions de l’Académie française, à l’exclusion notamment de toutes les marques de ponctuation et syntaxes arbitraires et contraires à la grammaire insérées au milieu des mots – traits d’union, point normal ou point médian par exemple ».

    Assouplir la loi SRU et les contraintes de logement social

    C’est une autre obsession récurrente à droite : la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui oblige les communes de plus de 3 500 habitants à avoir un seuil minimum de 25 % de logements sociaux. Robin Reda, député LR de l’Essonne qui a rejoint le mouvement Libres ! en 2019 , a signé plusieurs amendements pour revenir sur les exigences de cette loi, qui place de nombreux maires (souvent de droite) en situation d’infraction.

    L’objectif est à chaque fois de desserrer l’étau qui contraint ces édiles à construire des logements sociaux. L’élu du groupe LR souhaite ainsi que, pour les communes en infraction avec la loi, le taux de 25 % soit calculé sur les logements bâtis depuis trois ans, et non sur la totalité des logements de la ville. Il propose aussi de sortir de la loi les villes situées en « zone non tendue ».

    Deux autres amendements visent à fixer un seuil maximal de logements sociaux, en plus du seuil minimal qui existe déjà : magnanime, Robin Reda offre deux options à ses collègues (30 % et 40 %).

    Expulser les fidèles étrangers d’une mosquée fermée par l’État

    Signé par une dizaine de députés de droite et également porté par Robin Reda, un amendement vise à permettre l’expulsion de « tout ressortissant étranger qui a fréquenté habituellement un lieu de culte ayant fait l’objet d’une mesure de fermeture » pour provocation à la violence, à la haine, à la discrimination ou au terrorisme.

    Exemple concret : dans le cas de la mosquée de Pantin récemment fermée pour six mois, cela signifie que n’importe quel habitant du quartier de nationalité étrangère pourrait être expulsé au motif qu’il fréquentait le lieu de culte.

    Interdire l’école à la maison... mais pas pour tous

    L’article 21 concernant l’encadrement strict de l’instruction en famille – qui ne pourra être autorisée par dérogation qu’en raison de la situation particulière de l’enfant (état de santé, pratique physique ou artistique intense, itinérance de la famille) a suscité un déluge d’amendements. Comment cibler l’instruction salafiste – si ce n’est, au fond, musulmane – sans se mettre à dos les catholiques traditionnalistes qui font l’école à la maison ?

    Tel semble le défi posé à une partie de la droite. L’amendement 789 déposé par Julien Ravier (LR) propose que les familles remplissent un formulaire justifiant « les raisons du choix de l’instruction en famille, les méthodes pédagogiques employées et le respect des principes de la République, dont la connaissance et la maîtrise de la part des parents doit être démontrée ».

    Avec cette précision : « Les déclarations incomplètes ou non conformes aux principes de la République, ou faisant état d’un manque de maîtrise de la langue française entraînent un contrôle a priori de l’autorité compétente de l’État en matière d’éducation et de la mairie ». Habile.

    Sanctionner de six mois de prison le port du voile intégral

    Interdite depuis 2010, la dissimulation du visage dans l’espace public est sanctionnée d’une amende de 150 euros, à laquelle peut s’ajouter un stage de citoyenneté. Sous l’impulsion d’Éric Ciotti, une vingtaine de députés LR (dont Damien Abad, le président du groupe) proposent de durcir cette peine. Les femmes qui portent le voile intégral seraient passibles de six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. Une sévérité qui s’explique, écrivent les parlementaires LR, par « la gravité de l’atteinte » portée aux « valeurs essentielles » de la société.

    Obliger les fonctionnaires à prêter serment à la République

    L’amendement d’Éric Diard (LR) veut instaurer une prestation de serment solennelle pour chaque fonctionnaire avant sa prise de fonction. Celui-ci y déclarerait « adhérer loyalement et servir avec dignité » la République et ses valeurs. Le texte ne précise pas si, au cours de ce cérémonial, l’agent devra poser sa main droite sur la Constitution de 1958.

    Sur le même sujet, Anne-Laure Blin (LR) propose que nul ne puisse accéder à un poste de fonctionnaire « s’il est radicalisé[e] ». Sans aucune précision sur la réalité juridique que recouvre ce terme, ni sur la manière de le démontrer.

    Armer toutes les polices municipales de France

    Pour conforter le respect des principes républicains, Anne-Laure Blin souhaite utiliser la manière forte. Dans un lien peu évident avec le texte en question, l’élue de Maine-et-Loire veut faire passer un amendement déjà retoqué au moment de la loi « sécurité globale ». Celui-ci prévoit que « la création d’une police municipale » ait « pour conséquence directe » l’armement de ses agents. Actuellement, chaque maire a la possibilité (et non l’obligation) d’armer sa police municipale, sur autorisation du préfet.

    Lier la création d’un compte Twitter à l’envoi d’une pièce d’identité

    Député le plus actif sur le texte avec Robin Reda, Éric Ciotti a déposé un amendement pour mettre fin au pseudonymat sur les réseaux sociaux. Pour créer un compte sur Twitter ou Facebook, chaque utilisateur devrait fournir une pièce d’identité ainsi qu’une déclaration de responsabilité. Une disposition qui semble contrevenir au règlement général sur la protection des données (RGPD), en vigueur dans toute l’Union européenne.

    L’élu des Alpes-Maritimes propose aussi de maintenir enfermées les personnes condamnées pour des actes terroristes à l’issue de leur peine. Une mesure déjà retoquée en juillet 2020 par le Conseil constitutionnel : cette fois, le groupe LR présente cette rétention comme un « placement en centre socio-médico-judiciaire de sûreté », « tant qu’ils constituent une menace pour la société ».

    C’est enfin le même Éric Ciotti qui demande d’ajouter à la loi la création d’un délit d’incitation à la haine de la France, l’expulsion de tous les étrangers fichés S, l’instauration de quotas sur l’immigration ou encore l’introduction d’un système de points pour autoriser un étranger à vivre en France (fondé sur le niveau d’études, l’expérience professionnelle…).

    #droite #racisme #islamophobie #mysoginie #petits_blancs et j’en passe et des meilleures...

  • Être au monde chez les Wayùu | Les voix du crépuscule
    https://www.radiocampusparis.org/wayuu-de-colombie-une-justice-cosmologique-14-01-2021-radio-campus

    À l’extrême nord-est de la Colombie vit le peuple Wayùu. Ce peuple de 300 000 âmes entretient depuis des temps indéterminés un étonnant système de compensation visant à réparer les fautes et préjudices subis qui ne peut être compris qu’en considérant sa dimension cosmologique. Avec Lionel Simon, auteur de « Écouter les résonances du monde, rapports aux humains et non humains chez les Wayùu de Colombie » (Karthala, 2020). Durée : 58 min. Source : Radio Campus Paris

    https://www.radiocampusparis.org/podcasts/lesvoixducrepuscule/LVDC_2021_01_14_Wayuu.mp3

  • fiches_pedagogiques:[Nothing2Hide]
    https://wiki.nothing2hide.org/doku.php?id=fiches_pedagogiques:start

    Nous publions des fiches pédagogiques autour de deux thèmes : Les données à ‘heure d’Internet et S’informer sur Internet. Ces fiches sont publiées sous licence creative commons et sont librement réutilisables.

    #EMI #séance #données #web

  • #COVID-19 reduced US life expectancy, especially among Black and Latino populations
    https://medicalxpress.com/news/2021-01-covid-life-black-latino-populations.html

    The declines in life expectancy are likely even starker among minority populations. For Blacks, the researchers project their life expectancy would shorten by 2.10 years to 72.78 years, and for Latinos, by 3.05 years to 78.77 years.

    Whites are also impacted, but their projected decline is much smaller—0.68 years—to a life expectancy of 77.84 years.

    Overall, the gap in life expectancy between Blacks and whites is projected to widen by 40%, from 3.6 to more than 5 years—further evidence of the disease’s disparate impact on disadvantaged populations.

    “Our study analyzes the effect of this exceptional number of deaths on life expectancy for the entire nation, as well as the consequences for marginalized groups,” said study author Theresa Andrasfay, a postdoctoral fellow at the USC Leonard Davis School of Gerontology. “The COVID-19 pandemic’s disproportionate effect on the life expectancy of Black and Latino Americans likely has to do with their greater exposure through their workplace or extended family contacts, in addition to receiving poorer health care, leading to more infections and worse outcomes.”

    Source:
    Reductions in 2020 US life expectancy due to COVID-19 and the disproportionate impact on the Black and Latino populations | PNAS
    https://www.pnas.org/content/118/5/e2014746118

    #etats-unis #inégalités #santé #espérance_de_vie

  • Scientists Identify Contents of Ancient #Maya Drug Containers - HeritageDaily - Archaeology News
    https://www.heritagedaily.com/2021/01/scientists-identify-contents-of-ancient-maya-drug-containers/136809

    “We are expanding frontiers in archaeological science so that we can better investigate the deep time relationships people have had with a wide range of psychoactive plants, which were (and continue to be) consumed by humans all over the world,” said Shannon Tushingham, a professor of Anthropology at WSU and a co-author of the study. “There are many ingenious ways in which people manage, use, manipulate and prepare native plants and plant mixtures, and archaeologists are only beginning to scratch the surface of how ancient these practices were.”

  • Zwei Rückeroberungen
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1147051.helgoland-zwei-rueckeroberungen.html

    16.01.2021von Michael Herms - Vor 70 Jahren nahm die Kampagne um die Wiederaneignung Helgolands Fahrt auf – und schüttelten Involvierte ihre Nazivergangenheit ab: eine doppelte Nachkriegsgeschichte.

    Westerland, 22. Dezember 1950. Ein Mann hört im NWDR von Verhandlungen zwischen den Westmächten und Bonn über die Wiederbewaffnung. Dem neuen Staat gegenüber hat er kein rechtes Zutrauen, wie er seinem »lieben Freund« Dr. Ernst Neumann schreibt, dem ehemaligen SS-Obersturmbannführer: »Alles, was das Vaterland angeht, muss noch schweigen und ist nicht in einem Stadium, dass man wagen könnte, auch nur etwas Konkretes zu wünschen.« Was sind das für Zeiten, in denen fremde Mächte hier das Sagen haben? Was wird aus dem am Boden liegenden Land, was aus seiner Familie, die immerhin froh darüber ist, statt einer Massenunterkunft wenigstens eine kleine Wohnung gefunden zu haben. Der Mann sucht dringend Arbeit. Er lebt von Arbeitslosenunterstützung. Eine Radiomeldung lässt ihn aufhorchen. Gestern seien zwei deutsche Studenten auf jener Insel gelandet, auf der er jahrelang das politische Sagen hatte.

    Der Fels heißt Helgoland - und Karl Meunier heißt der Mann. Er ist 48 Jahre alt. In seinem Entnazifizierungsfragebogen steht als Beruf »Zoologe«.

    Hamburg, 22. Dezember 1950. Ein Mann wartet in seiner Redaktion auf Nachrichten, Helgoland betreffend. Die Insel ist zu einer Frage der nationalen Souveränität geworden und in den Fokus politischer Debatten gerückt. Die Londoner »Times« hat prognostiziert: »Sobald die deutsche Regierung Partner der westlichen Verteidigung geworden ist, kann die Zukunft Helgolands rationaler diskutiert werden.«

    Drei Tage zuvor hatten zwei Heidelberger Studenten dem Redakteur eine Sensation versprochen: »Wir werden nach Helgoland gehen und so lange dort bleiben, bis alle Welt weiß, dass das Unrecht an der Insel wiedergutgemacht werden muss.« Einen Kollegen konnte er ihnen nicht zur Seite stellen, immerhin aber eine gewisse Geldsumme für das Chartern des Kutters. Würde sich die Investition lohnen? Gestern hatte ihn die Nachricht ereilt, die Studenten seien tatsächlich nach Helgoland übergesetzt.

    Der Mann schreibt für »Die Zeit«, sein Name ist Josef Müller-Marein. Er ist 43 und laut Fragebogen »Kapellmeister«.

    Westerland, 24. Dezember 1950. Meunier hat im Radio gehört, die Studenten seien der Kälte wegen nach Cuxhaven zurückgekehrt. Dort von Helgoländern gefeiert, habe es andernorts Hohn und Spott gehagelt. Für Meunier ist Helgoland Schnee von gestern. Seine Familie um sich, ist er für den Moment zufrieden.

    1945 in »automatischen Arrest« genommen, hatte der Secret Service bald von des Arrestanten früheren politischen Ämtern erfahren: NS-Ortsgruppenleiter auf Helgoland und zudem sehr engagiert bei den »Führerbesuchen« auf der gegen England hochgerüsteten Insel. Der Siegermacht geht es um »Hauptschuldige«, »Schuldige« oder »Minderbelastete«. Zu seinem Schutz verweist Meunier auf die Ehrenamtlichkeit seiner Funktionen und auf seine Dozentur an der Biologischen Anstalt auf Helgoland. Der erhofften Einstufung als Minderbelasteter stand die alliierte Charakterisierung der Politischen NSDAP-Leiter als Exponenten einer verbrecherischen Organisation entgegen. So hatte er gut zwei Jahre in Internierungslagern verbracht, während er auf ein Urteil der Spruchkammer wartete.

    Weihnachten 1947 hielt er vor Mitgefangenen einen Vortrag »Naturwissenschaft und Religion«. Sein Auditorium bestand aus lauter »Minderbelasteten«, darunter der liebe Freund Neumann, einst Träger des Goldenen Parteiabzeichens.

    1948 wurde Meunier als »Minderbelaster« mit Berufssperre entlassen. Seither lebt er in Westerland und wartet auf seine weitere Entnazifizierung. Vom Kreisprüfungsausschuss erhofft er sich eine entlastende Rückstufung. In Schleswig-Holstein ist das seit 1948 möglich und in manchem Fall durchaus schon erfolgt.

    Die Verhältnisse, die sind nicht so, noch nicht, denkt sich Meunier, doch sind die Dinge nicht im Fluss? Manch Kamerad konnte längst wieder Fuß fassen. Neumann praktiziert als Tierarzt in Segeberg, niemand fragt mehr nach seiner Vergangenheit, seinem Goldenen Parteiabzeichen oder dem Dienstrang in der Waffen-SS. Und ist nicht Curt Heinrich, vormals NS-Ortsgruppenleiter im Kreis Rendsburg, maßgeblich an den »Kieler Nachrichten« beteiligt? Werner Stiehr ist, ungeachtet seiner früheren Funktion als NS-Kreisleiter, sogar in einer englischen Dienststelle tätig. Gibt es außer dem Spruch der Kammer nicht auch den Spruch »Die Zeit heilt alle Wunden«? Warum soll das ausgerechnet für ihn, Karl Meunier, nicht zutreffen? Zumal bei den Landtagswahlen 1950 die zuvor allein regierende SPD ihre Stellung als stärkste Kraft an den bürgerlichen Block verloren hat und der stramm antikommunistische Bund der Heimatvertriebenen und Entrechteten (BHE) auf Anhieb ein Viertel der Wähler überzeugte und als drittstärkste Kraft zum Koalitionspartner der neuen CDU-geführten Regierung geworden ist?

    Im Landtag sitzt eine Reihe ehemaliger Kameraden. Gerade werden die labour-sozialistischen Weichenstellungen, die Boden- und die Schulreform, zurückgedreht. Man hört, auch die Entnazifizierung werde bald ein Ende haben. Auch in Westerland bahnen sich Veränderungen an: SPD-Bürgermeister Nielsen hat sein Landtagsmandat verloren und der alte Kämpfer Reinefarth wird ihm auf der BHE-Liste das Bürgermeisteramt streitig machen. Dann ist Schluss mit der Entnazifizierung!

    Hamburg, 3. Januar 1951. Müller-Marein ist jetzt zufrieden. Seine Finanzspritze für die Studenten war nicht umsonst. Morgen findet sich im Blatt sein Helgolandtext - unter Pseudonym: Jan Molitor. Den Namen benutzt er, seit die Briten ihm 1946 nach einigen, dem tausendjährigen Reich geschuldeten, Irrläufen, die Chance gaben, bei der Hamburger Wochenzeitung zu arbeiten, wohl wissend, dass der Autor als Luftwaffenoberstleutnant für den »Völkischen Beobachter« und für die Wochenzeitung »Das Reich« Kriegsberichterstatter gewesen war. 1940 erschien sein Buch »Hölle über Frankreich. Unsere Luftgeschwader im Angriff«, 1941 die Erzählung »Panzer stoßen zum Meer«. 250 Feindflüge und zwei Abschüsse lagen hinter ihm, als er in Gefangenschaft geriet, wo er eine britische Militärkapelle dirigierte und das Vertrauen der Briten gewann. Seitdem schreibt »Jan Molitor« für »Die Zeit«.

    Die Helgoland-Ereignisse spitzen sich zu. Am 27. Dezember 1950 sind dort die beiden Studenten erneut gelandet. Unter den weiteren Inselbesetzern ist der aus dem Exil remigrierte Dozent Prinz zu Löwenstein. Am 3. Januar 1951 von der Insel geholt, erklärten die Besetzer in Cuxhaven der Presse: Bei weiteren Bombardements der Insel würden sie erneut dort landen, ansonsten ihren Kampf für deren Rückgabe auf dem Festland weiterführen.

    Am 4. Januar 1951 schreibt »Molitor«: »Was Politiker nicht verstanden, das Volk verstand es. Die beiden Idealisten glauben an Deutschland und Europa.« Die Anwesenheit auch eines US-Studenten strafe alle Lügen, die von deutschem Nationalismus sprechen.

    In der Redaktion weiß man um die britische Sensibilität in der Helgolandfrage wie um das westliche Interesse an der deutschen Wiederaufrüstung - und dass diese nicht umsonst zu haben sein wird. Das Risiko, es sich mit dem englischen Lizenzgeber des Blattes zu verderben, ist nicht mehr allzu groß. Immerhin hat die britische Seite erklärt, sie werde keine repressiven Maßnahmen gegen die bisherigen Inselbesetzer anwenden und nur gegen weitere Verstöße gerichtlich vorgehen.

    »Molitor« hat den richtigen Riecher für eine medial wirksame Doppelstrategie: Fürs Volksgemüt ein Abdruck aus dem Tagebuch der beiden Studenten, für die politische Ratio Artikel des Prinzen zu Löwenstein. Dieser schreibt am 11. Januar 1951, seiner Meinung nach verlöre die UN-Menschenrechtserklärung nicht dadurch an Gültigkeit, dass es sich nur um eine Insel mit 2500 Einwohnern handele. Vielmehr werde Helgoland »zum Prüfstein des Bekenntnisses zum unabdingbaren Recht aller Menschen auf ihre Heimat sowie für die innere Einheit des europäischen Kulturraumes«. Ein Abgleiten seiner Aktion in nationalistische Ressentiments werde den Sinn der Aktion von Grund auf zerstören. »Helgoland ist ein Teil jenes abendländischen Bodens, den zu verteidigen wir aufgerufen werden und den zu verteidigen wir bereit sind. In einem Augenblick, da Deutschland, England und alle Länder westlich des Eisernen Vorhanges in ihrem geschichtlichen Bestande bedroht werden, ist es ein unerträglicher Widersinn, dass die Zerstörung, die vom Osten droht, schon vom Westen, innerhalb seines eigenen Raumes vorweggenommen wird, und sei es auch nur auf einer Insel von 150 Hektar.«

    Menschenrechte! Abendland! Doch wenn zwei das Gleiche tun, ist es noch lange nicht das Gleiche. Nachdem auch westdeutsche FDJ-Mitglieder mehrfach nach Helgoland geschippert waren, sorgt »Molitor« für einen distanzierenden Beitrag Löwensteins: Es wäre ungut, in die schwebenden Verhandlungen einzugreifen, das sehe nach deutscher Doppelzüngigkeit aus. Die Kommunisten hätten ihre Versuche ohnehin nur unternommen, um Unfrieden zwischen Deutschland und England säen.

    Müller-Marein ist zufrieden. Die Übergabe Helgolands an die BRD ist auf gutem Wege. Es ist nur eine Frage der Zeit, bis sich die Briten auf ein Ausweichbombenziel einlassen werden. Zweifellos haben die Besetzungen der Helgolandfrage eine zunehmende politische und mediale Bedeutung zukommen lassen und »Jan Molitor« hat dazu seinen Beitrag geleistet.

    Westerland, Mai 1951. Meunier hat diese Entwicklung zwar verfolgt. Für ihn kommt aber eine Rückkehr nicht in Frage, er ist vielen Helgoländern verhasst. Was würde man ihm nicht alles vorwerfen: die Verhaftung Unliebsamer verschiedenster Couleur, ehemaliger Logenmitglieder und der Schwulen, die Hitlerbesuche, die Nächte in den Bombenkellern, den Verlust des Heimatbodens?

    1927 hatte Meunier in der Biologischen Anstalt Helgoland als wissenschaftlicher Hilfsassistent für Fragen der Vogelkunde begonnen. Ab 1934 Oberassistent, hat er durch seine NS-Ämter die Arbeit an der BAH stark vernachlässigt. Nach der Internierung verfasste Meunier eine Studie über das »Verhältnis von Gewicht zu Tragfläche beim Vogel«, anders als frühere Arbeiten ein Text rein mathematischer Natur. Neumann schrieb er: Hat ein halbes Jahr Arbeit gekostet. »Ich musste die Zeit aber opfern, weil ich Wert darauf legte, zuerst mit einer neutralen Arbeit herauszukommen, ehe ich mich in den Hexenkessel wage, in den meine Ihnen bekannten Anschauungen wahrscheinlich hineinführen werden. Hoffentlich habe ich mit der Veröffentlichung keine Schwierigkeiten!«

    Wie hat sich die Situation seither geändert! Bei den Kommunalwahlen 1951 wurde der BHE mit 25 Prozent zweitstärkste Kraft, die SPD bekommt nur knapp 14 Prozent und im Kreistag halb so viel Sitze wie der BHE. In Westerland verlor der Sozi Nielsen das Bürgermeisteramt und Kamerad Reinefarth wird nicht müde, seinen Anspruch darauf zu erheben.

    Die Schwierigkeiten für Meuniers Bewerbung im öffentlichen Dienst sind aus dem Weg geräumt, nachdem der Landtag ein Gesetz zur Beendigung der Entnazifizierung verabschiedet hat und somit vielen Kameraden die Rückkehr in den öffentlichen Dienst ermöglichte. Gerade hat die Kieler Universität Dr. Wolf Herre mit einer Professur und mit dem Posten eines Institutsdirektors bestallt sowie zum Dekan der Landwirtschaftlichen Fakultät berufen. Seit 1945 hatte Herre wegen seiner Mitgliedschaft in der SA und in der NSDAP nur als Privatdozent beschäftigt werden können. Das spielt nun keine Rolle mehr, fortan gilt nur noch Fachliches. Warum sollte sich Meunier nicht auf eine wissenschaftliche Stelle bewerben?

    Helgoland, 1. März 1952. Mit einem feierlichen Akt wird die Insel an die BRD übergeben. Vier Jahre später können die Helgoländer zurückkehren. Als 1960 die Biologische Anstalt ihre Arbeit wieder aufnimmt, wohnt Meunier nicht mehr an der Nordsee, sondern nahe der Kieler Förde und ist wissenschaftlicher Referent an der Staatlichen Vogelschutzwarte an der Uni Kiel. Meunier stirbt 1986, Müller-Marein, seit 1957 Chefredakteur der »Zeit«, 1981 in Frankreich.

    Ob Molitor oder Meunier - übersetzt hießen beide Müller. Und waren auch so: ganz normale Deutsche.

    Dr. jur. Heinz Reinefarth war 1944 als Generalleutnant der Waffen-SS und der Polizei Kommandierender General bei der Niederschlagung des Warschauer Aufstandes, was 250 000 Menschenleben forderte. Als Kommandant von Küstrin brach er mit einer Einheit aus, wurde in Abwesenheit zum Tode verurteilt und ergab sich im Mai 1945. Es folgte eine dreijährige US-Gefangenschaft. Polens Auslieferungsverlangen wurde nicht stattgegeben, da er unterdessen Informant des US-Spionageabwehrdienstes CIC war. 1949 sprach ihn ein Spruchgericht frei: Sein Handeln sei durch Befehle gedeckt. Ein Folgeverfahren stufte ihn 1949 als »Entlasteten« ein. Nach der Zulassung als Rechtsanwalt wurde er 1951 Bürgermeister von Westerland. 1957 entlarvte der DEFA-Dokumentarfilm »Urlaub auf Sylt« den Schlächter von Warschau. Trotz weiterer Hinweise behielt er sein Amt bis 1964 inne und war 1958 bis 1962 Mitglied des Kieler Landtags. Dieser verurteilte seine Gräueltaten in Warschau - im Juli 2014.

    #Allemagne #nazi #histoire #dénazification

  • Macron et les nababs : la lutte pour un « Fox News » à la française
    https://www.les-crises.fr/macron-et-les-nababs-la-lutte-pour-un-fox-news-a-la-francaise

    Source : Reuters, Michel Rose, Gwénaëlle Barzic, Mathieu Rosemain Traduit par les lecteurs du site Les-Crises PARIS (Reuters) – Derrière la bataille des entreprises pour la société de médias française Lagardère, il y a un bras de fer politique impliquant l’homme le plus riche du pays, un magnat des médias et le président Emmanuel Macron. PHOTO D’ARCHIVE : Le président français Emmanuel Macron s’entretient avec Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, lors du rassemblement des start-up et des technologies Viva Tech à Paris, France, le 24 mai 2018. Michel Euler/Pool via Reuters/File L’enjeu est le contrôle de l’une des radios privées les plus connues de France et sa capacité à influencer les électeurs avant l’élection présidentielle française de 2022, celle qui pourrait voir un nouvel affrontement entre (...)

  • Fichage et flicage sécuritaire global
    https://archive.org/details/fichage_et_flicage

    Après la loi sécurité globale et la loi séparatisme, le gouvernement poursuit son offensive généralisée visant à museler toute opposition politique. Mercredi 4 décembre 2020, les trois fichiers de « sécurité publique » (PASP, GIPASP et EASP) ont été largement étendus par trois décrets (ici, ici et là). Ils permettront le fichage massif de militantes et militants politiques, de leur entourage (notamment de leurs enfants mineurs), de leur santé ou de leurs activités sur les réseaux sociaux.

    Lectures audio : deux articles de La Quadrature du Net.

    Décrets PASP : fichage massif des militants politiques
    LQDN 8/12/20 : https://www.laquadrature.net/2020/12/08/decrets-pasp-fichage-massif-des-militants-politiques
    &
    Décrets PASP : première bataille perdue contre le fichage massif des militants politiques
    LQDN 7/01/21 : https://www.laquadrature.net/2021/01/07/decrets-pasp-premiere-bataille-perdue-contre-le-fichage-massif-des-mil

    Pour aider la Quadrature à continuer de décortiquer et s’opposer aux attaques contre les libertés individuelles & collectives : https://www.laquadrature.net/donner

    A écouter absolument en complément très très complet :

    La grenouille, la marmite & le drone | Reflets sécuritaires d’un capitalisme ordinaire
    –—> ici : https://open.audio/channels/lagrenouille
    –—> lien pour télécharger les informations, illustrations de l’émission format livret : https://framadrop.org/lufi/r/WEJ3nb33dD#FN+zYbv7SeLoR4IW9CmnEylM+w4ObG/a8gdFqL0cDWA=
    (c’est super bien fait, n’hésitez pas !)

    Appel du 16 janvier 2021 et autres mobilisations à suivre :
    La coordination #StopLoiSecuriteGlobale s’est constituée le 8 novembre 2020
    Des associations de réalisateurs·trices, organisations de défense des droits humains, confédérations syndicales, comités de familles de victimes de violences policières, collectifs de quartiers populaires, d’exilé·es, de blessés et de Gilets jaunes, etc., ont progressivement rejoint la coordination #StopLoiSecuriteGlobale, aujourd’hui constituée d’une soixantaine d’organisations. Construite sur une large base, elle s’est structurée et propose des outils pour lutter contre l’attaque sécuritaire en cours, au delà de la seule loi Sécurité Globale.
    Elle permet aussi d’agréger les différentes initiatives de Marches pour les Libertés sur une carte :
    https://stoploisecuriteglobale.fr & différents réseaux sociaux + vidéos

    ...

    Photo : ValK.
    Sous haute surveillance...
    Nantes, le 14 novembre 2015.
    Après une manifestation de soutien au exilé-e-s & migrant-e-s fortement encadrée, suite à un attentat au cocktail molotov, mardi 10 novembre 2015 contre un squat de migrants (voir http://nantes.indymedia.org/articles/32365 ) et après l’horrible attentat parisien du 13 novembre, le cortège s’est retrouvé à une soirée organisée pour l’occasion, mais toujours sous très haute surveillance...
    Issue de l’ensemble [fil-le-s de luttes] : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/72157632096933304
    .
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