• Bruno Latour, le virus et la vérité

    (…)

    « Ce qu’un bon philosophe des sciences doit donc prioritairement expliquer, c’est la prépondérance des convergences scientifiques. La question fondamentale est bien, comme l’écrit Pierre Jacob, « de comprendre comment les scientifiques finissent par s’accorder pour décider quelles observations sont susceptibles de départager des théories scientifiques rivales et pour déterminer quelles théories doivent être éliminées »[5]. La sociologie empirique des sciences, à l’opposé, soutient que nos raisons d’adopter une théorie scientifique ne sont pas ipso facto des raisons de la croire ou de la tenir pour vraie. Il est, au contraire, nécessaire de défendre l’idée que la vérité est une norme. Ainsi que l’affirme Pascal Engel, il est impossible de fournir une théorie de la justification de nos croyances sans faire appel au concept de vérité.

    « Une telle position a des conséquences politiques fort dommageables : « Si les puissants ne peuvent plus critiquer les opprimés parce que les catégories épistémiques fondamentales sont inévitablement liées à des perspectives particulières, il s’ensuit également que les opprimés ne peuvent plus critiquer les puissants.

    Voilà qui menace d’avoir des conséquences profondément conservatrices »[6]. Il est certainement plus aisé de défendre les valeurs de solidarité, de tolérance ou de liberté si l’on attribue à la vérité, plutôt qu’une valeur instrumentale, une valeur substantielle. On pourrait même craindre que l’abandon de la distinction entre justification et vérité conduise inéluctablement à la disparition de cette dernière. On voit mal ce que la démocratie aurait à y gagner. La vérité est bien l’ultime protection dont disposent les plus faibles contre l’arbitraire des plus forts. »

    https://www.telos-eu.com/fr/bruno-latour-le-virus-et-la-verite.html

  • État d’urgence sanitaire : « La figure du danger était celle du terroriste, demain, ce sera le malade »
    https://www.bastamag.net/Etat-d-urgence-quarantaine-mise-en-isolement-attestation-amendes-libertes-

    L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’en juillet. Il permet au gouvernement de limiter les déplacements autorisés et d’imposer des mesures d’isolement et de quarantaine. Ce nouvel état d’urgence rappelle celui de 2015, contre le terrorisme. Ces dispositions d’exception risquent de devenir permanentes, alerte Sarah Massoud, du Syndicat de la magistrature. Entretien. Basta ! : La loi de prolongation de l’état d’urgence sanitaire telle qu’elle a finalement été adoptée le 11 mai semble-t-elle (...) #Décrypter

    / #Atteintes_aux_libertés, #Services_publics, #Justice, #Entretiens, A la une

  • [Fiesta Panik] MadMagus
    http://www.radiopanik.org/emissions/fiesta-panik/madmagus

    Salut les blaireaux, Ce samedi 23.05 à 21h30 plus ou moins précise, nous revenons au direct après ces mois de confinement !! L’équipe se réunit a nouveau derrière de vrais micros... Et ça va faire mal !! Surtout qu’on ne sera pas seul puisque le groupe MadMagus nous accompagnera pour parler de leur phobie du popcorn. Mais aussi et surtout pour présenter leur dernier album : « Mirage » sorti en janvier. RDV sur Radio Panik 105.4 FM ou sur www.radiopanik.org (où vous pouvez trouver tous les podcasts de nos émissions). A demain les coquins

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/fiesta-panik/madmagus_09113__1.mp3

  • Immunité croisée entre les coronavirus des rhumes et SARS-CoV-2 : la fin de la pandémie ? - VIDAL - Actualités
    https://www.vidal.fr/actualites/25004/immunite_croisee_entre_les_coronavirus_des_rhumes_et_sars_cov_2_la_fin_de_la_p

    Récemment, deux articles ont été publiés en préprint, portant sur la réaction immunitaire cellulaire chez des patients souffrant de COVID-19. Ces deux études ont également exploré une éventuelle réaction immunitaire de ce type chez des personnes n’ayant pas été exposées à SARS-CoV-2.

    Chez 34 à 60 % de ces sujets, les immunologistes ont pu mettre en évidence une réaction des lymphocytes CD4 et CD8 envers des épitopes issus de SARS-CoV-2. Les auteurs émettent l’hypothèse d’une réaction immunitaire croisée entre un ou plusieurs coronavirus responsables des rhumes et SARS-CoV-2. En effet, l’ensemble des personnes non exposées étudiées présentaient également des anticorps dirigés contre ces coronavirus.

    Néanmoins, les personnes non exposées qui ne réagissaient pas aux épitopes de SARS-CoV-2 présentaient, elles aussi, des anticorps contre les coronavirus des rhumes. Ainsi, une immunité humorale contre ces coronavirus ne garantit pas une immunité cellulaire croisée contre SARS-CoV-2.

    Cette immunité croisée protège-t-elle contre les formes symptomatiques de la COVID-19 ? Rien ne permet de l’affirmer aujourd’hui et la découverte de cette immunité croisée ne suffit pas à justifier les prédictions que font certains sur la fin imminente de la pandémie.

    De plus, parce qu’il existe divers éléments pointant vers une moins bonne immunité envers les coronavirus des rhumes chez les personnes âgées, la question se pose, à la fois du lien entre cette moindre immunité et la plus grande vulnérabilité des personnes âgées vis-à-vis de la COVID-19, et aussi du risque d’une deuxième vague dans cette population particulière.

    #immunité #imunité_croisée

  • Le prolongement de la CRDS, premier « impôt coronavirus »
    http://www.francesoir.fr/societe-economie/le-prolongement-de-la-crds-premier-impot-coronavirus

    La Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) sera prolongée jusqu’en 2033, alors qu’elle devait s’éteindre en 2024.  
    Le projet de loi est dans les tuyaux du gouvernement, selon le quotidien Les Echos. La CRDS a été créé en 1996 pour aider au remboursement des dettes de la sécurité sociale, et alimenter la Cades, la caisse d’amortissement de la dette sociale. Cet impôt initialement prévu pour durer 13 ans a déjà été prolongé à deux reprises, et les espoirs de le voir disparaître dans deux ans sont donc en train de s’effondrer. 
     

    0,5 % sur tous les revenus  
    Si le taux de prélèvement de la CRDS, de 0,5%, n’a pas évolué depuis sa création, cette contribution a la particularité de concerner tous les revenus : activité, patrimoine, capital, retraite, mais aussi allocations chômage, prestations familiales, aides au logement, ou encore vente de métaux précieux et d’objets d’art. Elle n’est en outre pas déductible de l’impôt sur le revenu. 
     
    La CRDS rapporte 6,8 milliards d’euros par an (chiffre de 2016) pour éponger le fameux trou de la sécurité sociale. Le déficit de la « sécu » a été lourdement creusé par la crise du coronavirus. 
     
    « Du jamais vu », avait estimé dès la fin du mois d’avril Gérald Darmanin devant le Sénat. Le ministre de l’Action et des comptes publics évoquait alors un déficit à 41 milliards d’euros en 2020, contre une prévision initiale de 5,4 milliards d’euros. En 2019, le régime général et le fonds de solidarité vieillesse totalisaient un déficit de « seulement » 1,9 milliard d’euros.

    #CRDS #guerre_aux_pauvres #impôts #fiscalité #coronavirus #covid #dette #argent #économie #france #capitalisme #finance #santé #corruption #crise #réformes_antisociales #emmanuel_macron #macron #darmanin #gerald_darmanin Compenser les #cadeaux_fiscaux pour quelques unes ou quelques uns.

  • États-Unis : avec l’explosion du chômage, les écoles peinent à nourrir leurs élèves – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/etats-unis-explosion-chomage-ecoles-cantines

    Sans surprise, cette situation a vu augmenter la faim dans des proportions qui ont pu être mesurées. Selon le Hamilton Project du Brookings Institute, près de 20% des enfants de 12 ans et moins ne mangent pas suffisamment parce que leurs familles n’ont pas les moyens de les nourrir. Tout aussi alarmant, près de 41% des mères d’enfants en âge de fréquenter l’école élémentaire ont déclaré qu’elles se considéraient comme « en situation d’insécurité alimentaire » en raison des circonstances qu’a imposées le virus.

    Une partie du problème est due à la réglementation de l’USDA qui n’oblige pas à fournir des repas aux élèves lorsque l’école est fermée – comme durant les mois d’été, mais aussi pendant les urgences sanitaires comme la pandémie actuelle – plongeant certains enfants, et en particulier les enfants pauvres des zones rurales, dans la détresse alimentaire.

  • Covid-19 : Stratégies écologistes en temps de pandémie – ACTA
    https://acta.zone/covid-19-strategies-ecologistes-en-temps-de-pandemie

    Nous sommes en effet entrés dans un âge de catastrophes globales. Un monde de sécheresses et d’incendies, d’ouragans et d’inondations, de tsunamis et d’accidents nucléaires, de zoonose et de pandémie. Le virus Sars-CoV-2 est une intrusion non humaine dans nos existences sociales ; elle a mis au jour un nouveau gouvernement de la catastrophe dans lequel les États se coordonnent pour limiter la pandémie par le sacrifice des libertés politiques et l’exposition différenciée à la misère, à la maladie et à la mort. Le gouvernement de la catastrophe globale est le confinement planétaire. Évidemment, tou·te·s n’y ont pas droit, pas dans les mêmes conditions. Face au retranchement national sécuritaire, on a cependant vu apparaître le sens de solidarités qui ne se situent pas seulement en dehors des États, mais contre eux.

    Un peu partout des Brigades ont vu le jour, des réseaux de solidarité se sont constitués, des soutiens ont été apportés. En tant qu’écologistes, il est nécessaire de se joindre à ces expériences, de les poursuivre et de contribuer à les étendre. À cet égard, Écologies en Lutte entend initier un travail de coopération entre les réseaux de solidarité nés pendant la pandémie et les expériences agraires, rurales et territoriales qui devront permettre d’assurer l’autonomie alimentaire et la résilience des villes. Les luttes des habitant·e·s de la métropole passent par l’autonomie environnementale et la solidarité avec les travailleur·se·s agricoles, saisonniers ou permanents, d’ici ou d’ailleurs. La constitution d’un nouveau régime de solidarités écosystémiques impose des manières plus collectives d’habiter la terre qui préservent l’écologie du vivant.

    #écologies_en_lutte #covid_19

    • Contre les bullshit jobs, les écologistes doivent défendre les travaux nécessaires à la reproduction sociale. Cette perspective implique la transformation radicale de l’organisation du travail. Dans l’immédiat, et au regard des formes que prend le gouvernement capitaliste de la crise, elle passe par une revalorisation des activités reproductives, en termes de salaires, de conditions et de réduction du temps de travail.

      #salaire #travail

  • La mobilisation reprend à l’hôpital psychiatrique du Rouvray
    https://www.intempestive.net/La-mobilisation-reprend-a-l-hopital-psychiatrique-du-Rouvray

    Deux ans après une grève de la faim visant à obtenir des moyens pour du soin, la mobilisation reprend à l’hôpital psychiatrique du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen. D’une part pour s’opposer aux sanctions disciplinaires pesant sur des agents qui ont alerté sur les consignes dangereuses de la direction en début d’épidémie de Covid-19. D’autre part pour défendre l’hôpital public et mobiliser en vue d’une manifestation nationale le 16 juin 2020. Captation des prises de parole et de l’ambiance du rassemblement. (...) #impromptus

    / #son

    https://a-louest.info/Soutien-aux-lanceurs-d-alerte-de-l-HP-du-Rouvray-994
    https://twitter.com/InterUrg/status/1262705328375975938

  • Coronavirus Bracelets Are Ready to Snitch on Workers
    https://theintercept.com/2020/05/25/coronavirus-tracking-bracelets-monitors-surveillance-supercom

    Surveillance firms around the world are licking their lips at a once-in-a-lifetime opportunity to cash in on the coronavirus by repositioning one of their most invasive products : the tracking bracelet. Body monitors are associated with criminality and guilt in the popular imagination, the accessories of Wall Street crooks under house arrest and menace-to-society parolees. Unlike smartphones, de facto tracking devices in their own right, strapped-on trackers are expressly designed to be (...)

    #bracelet #Bluetooth #WiFi #contactTracing #criminalité #géolocalisation #COVID-19 #frontières #prison #santé #surveillance #travail (...)

    ##criminalité ##santé ##ACLU

  • Condamné pour harcèlement sexuel, le député Stéphane Trompille n’est pas exclu du groupe LREM
    Par Etienne Baldit — 26 mai 2020 - Libération
    https://www.liberation.fr/politiques/2020/05/26/condamne-pour-harcelement-sexuel-le-depute-stephane-trompille-n-est-pas-e

    Dans un premier temps, le président des députés LREM, Gilles Le Gendre, n’envisageait pas de sanction contre l’élu de l’Ain, qui a fait appel du jugement. Des cadres du groupe exigeaient pourtant son exclusion. Le Gendre lui a finalement demandé de se mettre en retrait. (...)

  • IN CORPORE VILI

    « Le but de la terreur, et de sa mise en œuvre, est d’extorquer aux êtres humains l’adaptation totale à son principe même, afin qu’eux et elles aussi ne reconnaissent en toute fin qu’un seul but : l’auto-préservation. Plus les humains ont en tête, et sans scrupule, leur survie, plus ils et elles deviennent des marionnettes psychologiques d’un système dont l’unique objectif est de se maintenir au pouvoir » Leo Löwenthal, 1945

    Voilà, on y est. Il y a quelques heures, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré sur tout le territoire national. Verrouillage quasi total. Rues et places semi-désertes. Interdit de quitter la maison sans motif valable (pour qui ? Mais pour les autorités, bien sûr). Interdit de se rencontrer et de s’embrasser. Interdit d’organiser toute initiative avec même un minimum de présence humaine (des fêtes aux rassemblements). Interdit de rester trop près. Suspension de toute vie sociale. L’avertissement est lancé, de rester à la maison autant que possible, scotché à n’importe quel appareil électronique en l’attente de nouvelles. Obligation de suivre les directives. Obligation d’avoir sur soi en permanence un formulaire « d’auto-certification » qui justifie ses déplacements, même ceux à pied. Et pour celui ou celle qui ne se plierait pas à ces mesures, une sanction prévoit l’arrestation et la détention.
    Et tout ça pour quoi ? Pour un virus qui divise encore les experts institutionnels eux- mêmes sur son danger réel, comme en témoignent les polémiques entre les virologues d’avis opposés (sans parler de l’indifférence manifeste de nombreux pays européens) ? Et si au lieu du coronavirus, avec son taux de mortalité de 2 ou 3 % partout dans le monde sauf au nord de l’Italie (qui sait si c’est l’acide nucléique du virus qui devient méchant au contact de la polenta, ou si c’est la crève de la vallée du Po qui a reculé ?), le virus Ebola était arrivé dans ce pays (lui qui peut décimer entre 80 à 90 % de la population) ? Que se serait-il passé dans ce cas ? Une neutralisation directe des foyers infectieux par bombardement ?
    Bon, vu les liens entre la dynamique des sociétés industrielles et la conception moderne de la liberté en Occident, il n’est pas étonnant qu’une politique d’assignation à résidence et de couvre-feu soit appliquée pour endiguer l’épidémie. Ce qui peut surprendre, par contre, c’est la façon dont ces mesures sont reprises sans résistance, tolérées, mais aussi intégrées et justifiées par presque tout le monde. Par les ménestrels de la cour qui invitent tout le monde à rester à la maison, par les braves citoyens qui s’encouragent (et se contrôlent) mutuellement, persuadés que « tout ira bien », mais aussi par ceux qui aujourd’hui (face au spectre infectieux) ne veulent plus rien entendre des refrains contre « l’état d’exception » (applaudis il y a peu encore…) et choisissent le parti de la matérialité fantomatique des faits. Dans la panique (avec l’éclipse de la rai- son qu’elle entraîne), chaque mot porte un sens : alors pour ce que ça vaut, revenons au psychodrame populaire qui se déroule dans notre beau pays, sur ses effets sociaux plus que sur ses causes biologiques.
    Que ce virus vienne des chauves-souris ou d’un laboratoire militaire secret, qu’est- ce que ça change là tout de suite ? Rien : une hypothèse en vaut une autre. Au-delà du manque d’informations et de compétences plus précises à ce sujet, on peut déjà faire cette observation : certaines espèces animales peuvent transmettre des virus de la sorte aux êtres humains. Tout comme il peut y avoir, parmi les nombreux apprentis-sorciers des « armes non-conventionnelles », quelqu’un de plus cynique ou imprudent que d’autres. Et donc ?
    Ceci dit, il devrait paraître évident à tout le monde que dans le monde actuel, ce sont les informations qui décrètent ce qui existe. Littéralement, n’existent que les choses dont parlent les médias. Et tout ce qu’ils taisent n’existe pas. De ce point de vue, celui qui soutient que pour arrêter l’épidémie, il suffirait d’éteindre la télé, a raison. Sans l’alarmisme médiatique que le virus a suscité, seulement ici en Italie dans un premier temps, personne n’aurait prêté beaucoup d’attention à cette forme de grippe imprévue. Seules les proches et certaines statistiques auraient visibilisé les victimes. Il existe d’ailleurs un cas précédent en Italie : la grippe de Hong Kong, dite « la grippe spatiale », a fait 20.000 victimes à partir de l’automne 1969. À l’époque, les médias en parlaient beaucoup, et l’année d’avant cette maladie a semé la mort à travers le monde. Mais alors, elle était considérée comme une forme de grippe plus virulente que d’habitude. Tout simplement. D’ailleurs, vous imaginez un peu ce qu’aurait provoqué la proclamation de l’état d’urgence en Italie en décembre 1969 ? Pratique sans doute pour les autorités, mais elles savaient qu’elles ne pouvaient pas se le permettre. Ça aurait été l’insurrection. Alors, elles se sont contentées de semer la terreur avec des massacres d’État.
    À présent, est-il logique de croire seulement ici en Italie qu’une épidémie d’Extrême-Orient aurait éclaté dans le monde avec une telle virulence ? Plus probablement, ce n’est qu’en Italie que les médias ont décidé de focaliser l’attention sur l’arrivée de l’épidémie. Qu’il s’agisse d’un choix précis ou d’une erreur de communication, le débat sur la question serait long. La panique que les infos ont déclenchée, par contre, est par trop évidente. Et à qui, à quoi, celle-ci profite-t-elle ?
    Car oui, en effet, rien n’est plus apte à semer la terreur qu’un virus. Il est l’ennemi parfait : invisible et potentiellement omniprésent. À la différence des djihadistes du Moyen-Orient, sa menace s’étend et légitime la nécessité du contrôle à l’infini ou presque. La surveillance ne s’applique pas à quelques bourreaux de temps à autre, mais aux victimes éventuelles (tout le monde, donc). Ce qui est suspect, ce n’est pas d’être « Arabe » et d’errer dans des endroits dits « sensibles », c’est le simple fait de respirer. Quand un problème de santé devient un problème d’ordre public, quand la meilleure façon de guérir devient la répression, alors un fait s’éclaircit : parmi les candidats au rôle de super-commissaire dans la lutte contre le virus, on compte l’ancien chef de police au moment du G8 à Gênes en 2001 et actuel président de la première industrie de guerre italienne. Mais comme les affaires sont les affaires, le candidat retenu est finalement un manager de formation militaire : le directeur général de l’agence nationale pour l’investissement et le développement commercial. Est-ce une réponse aux exigences d’un politicien notoire, martelant au Sénat : « il s’agit de la troisième guerre mondiale mobilisant notre génération, et celle-ci va changer nos habitudes davantage que le 11 septembre » ? Après Al-Qaïda, voici le Covid-19. Et voici aussi les bulletins d’informations sur cette guerre à la fois virtuelle et virale, son nombre de morts et de blessées, l’actualité du champ de bataille, le récit des actes de sacrifice et d’héroïsme. Mais au cours de l’Histoire, à quoi n’a jamais servi d’autre la propagande de guerre, si- non à mettre de côté toute divergence et faire front commun autour des institutions ? Au moment du danger, ni divisions, ni critiques, seulement une adhésion unanime derrière le drapeau de la patrie. Ainsi, en ce moment depuis l’intérieur des bâtiments institutionnels, l’hypothèse grandit de donner vie à un gouvernement de santé pu- blique. Sans oublier un effet collatéral propice à la situation : quiconque sort du rang ne peut être qu’un défaitiste, une candidate au lynchage pour haute trahison.
    Comme cela a déjà été dit, nous ne savons pas si cet état d’urgence est le résultat d’un projet stratégique prémédité, ou de mesures prises après une erreur commise. Cependant, nous savons que cette situation, en plus d’écraser toute résistance à la domination de Big Pharma sur nos vies, servira à propager et à consolider la servitude volontaire, à faire intégrer l’obéissance, à s’habituer à accepter l’inacceptable. Et quoi de mieux pour un gouvernement qui a depuis longtemps perdu tout semblant de crédibilité, et par extension, pour une civilisation en état de putréfaction manifeste ? Le défi lancé par le gouvernement italien est énorme : établir une zone rouge de 300 000 kilomètres carrés en réaction à rien. Une population de 60 millions d’habitants peut- elle se mettre au garde-à-vous et se prosterner aux pieds des mêmes qui promettent de la sauver d’une menace inexistante, comme un chien de l’expérience de Pavlov bavait au simple son d’une cloche ? Il s’agit d’une expérience sociale dont l’intérêt des résultats dépasse les frontières italiennes. La fin des ressources naturelles, les effets de la dévastation environnementale et le surpeuplement permanent annoncent le déclenchement de conflits partout dans le monde. Et la prévention et la gestion de cette conflictualité forceront le pouvoir à prendre des mesures draconiennes. Par le passé certains ont qualifié ce genre de régime « d’écofasciste », et ses premières mesures ne seront pas très différentes de celles prises aujourd’hui par le gouvernement italien (qui de fait raviraient tout État policier). Pour tester des mesures pareilles à grande échelle, l’Italie est un bon catalyseur et le virus est un prétexte parfait de domination horizontale.
    Jusqu’ici, les résultats obtenus par les ingénieurs des âmes nous semblent enthousiasmants. À de rares exceptions près, chacun, chacune est prêt à renoncer à toute liberté, à toute dignité, en échange de l’illusion du salut. Et si le vent tourne, ils peuvent toujours annoncer que le dangereux virus a été éradiqué pour éviter l’effet boomerang. En attendant, les détenus en font les frais, eux qui se sont fait massacrer pendant les révoltes qu’ils ont portées dans une trentaine de prisons, après l’annonce de la suspension des parloirs. Mais visiblement, on ne parle pas d’une « boucherie mexicaine » gênante, mais plutôt d’une louable désinfection à l’italienne. L’urgence offre aux détenteurs de l’autorité la possibilité d’adopter publiquement des comportements qui jusqu’alors étaient tenus secrets, comme en témoignent certains faits divers. Ain- si, à Monza, une femme de 78 ans s’est rendue dans une polyclinique parce qu’elle souffrait de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. Après avoir refusé d’être hospitalisée pour le coronavirus, elle a subi un TSO [traitement sanitaire obligatoire, en service psychiatrique]. Et depuis que le TSO, créé en 1978 avec la fameuse loi 180, ne peut être appliqué qu’aux prétendus malades mentaux, cette hospitalisation forcée était donc un « abus de pouvoir » (comme se plaisent à dire les belles âmes démocratiques). Un abus parmi tant d’autres du quotidien, sauf que dans cette situation il n’était pas nécessaire de le minimiser ou de le cacher : il a donc été rendu public sans soulever la moindre critique. De même, sept sans-papiers coupables de… jouer aux cartes dans un parc ont été arrêtés à Rome. C’est le moins qui puisse arriver à d’éventuels pestiférés dépourvus du « sens des responsabilités ».
    Oui, la responsabilité. Un mot sur toutes les lèvres aujourd’hui. Nous devons être responsables, une sollicitation martelée en continu qui, traduite de la novlangue du pouvoir, signifie : nous devons obéir aux directives. Pourtant, on comprend facilement que c’est précisément en obéissant que toute responsabilité est évacuée. La responsabilité a à voir avec la conscience, c’est-à-dire la rencontre heureuse entre la sensibilité et l’intelligence. Porter un masque ou être connectée chez soi simplement parce qu’un fonctionnaire du gouvernement l’a dicté ne dénote pas d’une responsabilité active, mais d’une obéissance passive. Ce n’est pas le fruit de l’intelligence et de la sensibilité, mais de la crédulité et de la naïveté, saupoudrée d’une bonne dose de peur. Pour être un acte de responsabilité, il doit émaner du cœur et de la tête de chaque individu, ne pas être ordonné d’en haut ni imposé sous peine de punition. Toutefois on comprend facilement que la conscience est la chose que le pouvoir craint plus que tout. Car c’est de la conscience que naissent la contestation et la révolte. Et c’est précisément pour stériliser chaque conscience que nous sommes bombardés 24 heures sur 24 par les programmes télévisés les plus futiles, les divertissements numériques, les bavardages à la radio, le chahut téléphonique… Une gigantesque entreprise de formatage social dont le but est la production de l’idiotie de masse.
    À présent, si on considère les raisons avancées pour déclarer cette urgence avec un minimum de sensibilité et d’intelligence, qu’en ressort-il ? Qu’un état d’urgence inacceptable a été déclaré pour des raisons farfelues par un gouvernement non fiable. Dans les faits, cet État ignore les 83000 victimes causées chaque année par un marché dont il détient le monopole et qu’il rémunère à hauteur de 7,5 milliards d’euros net. Alors comment l’État peut-il être crédible un instant lorsqu’il prétend établir une zone rouge dans tout le pays pour endiguer la propagation d’un virus qui – selon de nombreux virologues eux-mêmes – contribuera indirectement à la mort de quelques centaines de personnes déjà malades, et peut-être directement à la mort de quelques-unes ? Et pour empêcher 80 000 personnes de crever de la pollution atmosphérique, ces seigneurs ont-ils déjà envisagé de bloquer les usines, les centrales électriques et les voitures à travers tout le pays ? Aujourd’hui, n’est-ce pas ce même État qui a fermé plus de 150 hôpitaux au cours des dix dernières années qui appelle à une plus grande responsabilité ?
    Quant à la matérialité des faits, qu’on nous permette de douter de la volonté d’y faire face réellement. En tout cas les sombres idiots qui, face au massacre perpétré par cette société dans tous les domaines, ne sont même pas capables d’encourager la vengeance du bon État social (avec sa santé publique et ses grands projets utiles) sur le méchant État libéral (radin avec les pauvres et généreux avec les riches, dépassé par la « crise »), eux ne le veulent pas, c’est sûr. Et encore moins les braves citoyennes qui préfèrent rester en rade de liberté pour quelques miettes de sécurité.
    Parce qu’affronter la matérialité des faits signifie aussi et surtout considérer ce qu’on veut faire de son corps et de sa vie. Cela signifie aussi accepter que la mort met fin à la vie, même à cause d’une pandémie. Cela signifie également respecter la mort, et ne pas penser à pouvoir l’éviter en s’appuyant sur la médecine. Nous mourrons tous : personne n’y échappe. Cela fait partie de la condition humaine : nous souffrons, nous tombons malades, nous mourons. Avec plus ou moins de douleur. La médicalisation forcenée, avec son objectif délirant de vaincre la mort, ne fait que nourrir l’idée que la vie doit être préservée et non vécue. Ce n’est pas la même chose.
    Si la santé – comme l’OMS prétend le soutenir depuis 1948 – n’est pas simplement l’absence de maladie, mais le bien-être physique, mental et social complet, il est évident que l’humanité entière est un malade chronique, et certainement pas à cause d’un virus. Et comment obtenir ce bien-être total ? Avec un vaccin et un antibiotique à prendre en milieu aseptisé ou bien avec une vie pleinement vécue au nom de la liberté et de l’autonomie ? Si dans les hôpitaux, ils arrivent à faire passer la « présence de paramètres vitaux » pour une « forme de vie », n’est-ce pas parce que la différence entre la vie et la survie a été oubliée ?
    Le « roi des animaux », le lion, symbole de force et de beauté, vit en moyenne 10-12 ans en liberté dans la savane. En toute sécurité dans un zoo, sa durée de vie peut doubler. Enfermé dans une cage, il perd en beauté et en force – il devient maussade et obèse. On lui retire le risque de la liberté en échange de la certitude de la sécurité. Mais de cette façon, il ne vit plus : au mieux, il survit. L’être humain est le seul animal qui préfère passer ses journées en captivité plutôt que dans la nature. Il n’a pas besoin du fusil d’un chasseur braqué sur lui : il se met de lui-même derrière les barreaux. Cerné et abruti par les prothèses technologiques, il ne sait même plus ce que c’est, la nature. Et il est heureux, voire fier, de la supériorité de son intelligence. Comme il sait compter, il sait que huit jours en tant qu’être humain comptent davantage qu’un seul pour un lion. Ses paramètres vitaux sont bien présents, et par-dessus tout celui qui est considéré comme fondamental dans notre société : la consommation de biens.
    Paradoxalement, les habitants de notre civilisation titanesque, d’habitude si passion- nés par les superlatifs, sont en train d’angoisser pour un des plus petits micro-organismes vivants. Mais comment quelques dizaines de millionièmes de centimètres de matériel génétique osent-ils menacer notre existence pacifique ? C’est la nature. Pour le dire brutalement, considérant ce que nous lui avons fait, il serait aussi juste qu’elle nous anéantisse. Et tous les vaccins, tous les soins intensifs et les hôpitaux du monde entier ne pourront jamais rien y faire. Au lieu de faire semblant de l’apprivoiser, nous devrions (ré)apprendre à vivre avec la nature. Et cette fois dans des sociétés sauvages, c’est-à-dire sans relations de pouvoir, et non dans des États civilisés.
    Mais cela impliquerait un « changement de comportement » très malvenu pour ceux qui nous gouvernent ou le souhaiteraient, comme pour ceux qui veulent être gouvernés.

    Finimondo, Italie le 12 mars 2020.
    --
    Tutto bene ?! Réflexions anarchistes en temps de coronavirus (extrait)
    https://nantes.indymedia.org/system/zine/2020/05/23/49935/tutto_bene_web.pdf

  • what an excellent day for an exorcism
    https://www.arte.tv/fr/videos/090585-000-A/friedkin-uncut-william-friedkin-cineaste-sans-filtre

    Dans ce portrait de Francesco Zippel présenté à la Mostra de Venise en 2018, le cinéaste risque-tout, grand amateur d’art et d’opéra – qu’il met en scène –, passe en revue sa clivante filmographie avec une verve pleine d’humour et le renfort d’une foule d’admirateurs : Quentin Tarantino, Wes Anderson, Francis Ford Coppola, Willem Dafoe, Matthew McConaughey, Juno Temple... De son minutieux travail d’immersion à ses dévotions (pour Fellini, Buster Keaton, Clouzot ou encore Fritz Lang, auquel il a consacré un documentaire) en passant par sa direction d’acteur fondée sur la spontanéité, une plongée fascinante dans une œuvre habitée par l’excès et l’ambiguïté.

    https://www.arte.tv/fr/videos/018110-000-A/french-connection


    #William_Friedkin #cinéma

  • Noch’n Ortsteil, aus der Kutscherperspektive
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/12-000-einwohner-auf-vier-quadratkilometern-schlachtensee-berlins-ortsteil-nr-97/25844458.html


    Sie haben die Bürgerinitiative mitgegründet: Joachim Elsholz, Dirk Jordan und Manfred Bergmann (v.l.) vor der Johanneskirche in Schlachtensee

    Auf den ersten Blick ist das politische Projekt Schlachtensee nur kurios und reichlich fragwürdig.

    Der Regen peitscht die Wellen, / die lachende Schar wird stumm,
    Am Schlachtensee die Geister / der alten Wenden gehen um.

    Ludovica Hesekiel (1847–1889) schrieb über Mord und Totschlag bei der Christianisierung durch Markgraf Albrecht der Bär . Der kannte nur eine Alternative für die heidnischen Bewohner seiner neu eroberten Gebiete: Christ werden oder Kopf runter. S

    So war das bei den Askaniern. Wie ist das nun bei den Schlachtenseern ?

    Tradition ?

    Schon die Marinesiedlung lässt nichts Gutes ahnen. Mal Das Boot gesehen? Film oder Serie, egal, das sind eigentlich Hütten für fiese Massenmörder, die nicht einmal zögerten, ihre eigenen Leute umzulegen, wenn es angelegen war.

    Wieviel nationalsozialistisches Kulturerbe braucht Berlin? Abreissen sollte man die Buden nicht, in Anbetracht der knappen Wohnungslage, aber schön ist die reaktionäre Offiziersarchitektur der Siedlung nicht wirklich.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Marinesiedlung_(Berlin)
    Wieviel nationalsozialistisches Kulturerbe braucht Berlin? Abreissen sollte man sie in Anbetracht der knappen Wohnungslage nicht, aber schön ist die reaktionäre Offiziersarchitektur der Siedlung nicht wirklich.

    Die Wohnbauten für gehobene Marineoffiziere war notwendig geworden, nachdem die Nationalsozialisten vor dem Zweiten Weltkrieg die Kriegsmarine enorm vergrößerten. Die Siedlungsstraße erhielt am 29. März 1939 den naheliegenden Namen Marinesteig. Bis zum Kriegsende war die Siedlung fast ausschließlich Kapitänen und Stabsbeamten vorbehalten.

    Nach dem Zweiten Weltkrieg entwickelte sich die Siedlung, die oberhalb des Schlachtensee-Südufers liegt, zu einer beliebten Wohngegend.

    Laut Tagesspiegel soll die Gegend jetzt verwaltungstechnisch aufgewertet werden. Das macht BVV und Bezirksamt Arbeit, kostet also Steuergeld und bringt, naja, man weiss es nicht.

    Die Zukunft, echt ?

    Ein ordentliches Stück zentrales Zehlendorf soll dem neuen Schlachtensee zugeschlagen werden, obwohl es weder funktional noch geographisch noch gefühlt etwas mit dem Schlachtensee zu tun hat.

    Das echte Schlachtensee würde gerade einmal die Seeufer und Straßen zwischen Spanischer Allee und Elvirasteig umfassen. Die Marinesiedlung, geschenkt. Schon der Mexikoplatz hat nichts mehr mit dem Schlachtensee zu tun. Jetzt wollen ein paar Seeanrainer das Gebiet vom Wald an der Avus, wo er nicht zu Grunewald und Wilmersdorf gehört, bis nach Kleinmachnow und bis kurz vor dem Bahnhof Zehlendorf Mitte übernehmen.

    Status Quo

    Noch informiert uns die deutschsprachige Wikipedia so:

    Schlachtensee – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Schlachtensee

    Der Schlachtensee ist ein See im Südwesten Berlins im Bezirk Steglitz-Zehlendorf am Rande des Grunewaldes. Der östliche Teil des Sees gehört zum Ortsteil Zehlendorf, der westliche zum Ortsteil Nikolassee.

    Die Ortslage Schlachtensee ist – entgegen einer weitverbreiteten Meinung – kein eigenständiger Ortsteil, sondern wie der See aufgeteilt.[1] Die Breisgauer Straße ist das Zentrum der Ortslage und zugleich die Grenze der beiden Ortsteile Zehlendorf und Nikolassee. Seit 1920 gehören See und Ortslage zu Berlin, bis 2001 zum Bezirk Zehlendorf.

    Nach dem See benannt wurden

    – der S-Bahnhof Schlachtensee, der bei seiner Eröffnung 1874 noch in einem Waldgebiet lag,
    – die Ortslage Schlachtensee, entstanden als Villenkolonie südlich des Bahnhofs,
    – das Studentendorf Schlachtensee.

    Und das Bezirksamt Steglitz-Zehlendorf informiert auf berlin.de

    Die Ortsteile - Berlin.de
    https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/ueber-den-bezirk/ortsteile

    Die Ortsteile

    Dahlem
    Lankwitz
    Lichterfelde
    Nikolassee
    Steglitz
    Wannsee
    Zehlendorf

    Jetzt titelt also der Tagesspiegel:

    12.000 Einwohner auf vier Quadratkilometern: Schlachtensee, Berlins Ortsteil Nr. 97

    19.05.2020 von Andreas Conrad - 12.000 Einwohner auf vier Quadratkilometern

    Am Mittwoch stimmt die BVV Steglitz-Zehlendorf über Schlachtensee als neuen Ortsteil ab. Unser Autor würdigt schon einmal die kleinteilige Berliner Identität.

    Zwei Seelen, ach… Der gute Herr von Goethe! Lieferte mit seinem Doktor Faust das Idealbild eines innerlich zerrissenen Menschen und hat damit, ohne es zu wollen oder gar zu wissen, die perfekte Charakterisierung des Berliners geliefert. Dem kann alles, besonders wenn es um ihn selbst geht, gar nicht groß genug sein – einerseits.

    Andererseits neigt er zur Miniaturisierung seiner Lebenswelt, vereint in sich also den Drang zum Riesenhaften mit der Sehnsucht nach überschaubarer Heimat. Denn mal ehrlich: So richtig wohl fühlt sich der stolze Hauptstädter doch nur in seinem Kiez.

    Überdeutlich zeigt sich dieses ambivalente Gemüt an diesem Mittwoch: Bekanntlich ist es 100 Jahre her, das aus dem ziemlich überschaubaren Städtchen an der Spree die Metropole Groß-Berlin wurde. Eine Weltstadt, die sich aktuell aus zwölf Bezirken und 96 Ortsteilen zusammensetzt – noch!

    Das könnte, nein – nach allem, was man aus Steglitz-Zehlendorf hört, wird das nach diesem 20. Mai 2020 historische Makulatur sein. Denn die Initiative, die seit einigen Jahren um die Herauslösung eines neu zu schaffenden Ortsteils Schlachtensee aus Zehlendorf und Nikolassee kämpft, hat in diesem lokalpolitischen Scharmützel offenbar obsiegt, sodass an dem heute zu erwartenden Schlachtensee-Votum der BVV kaum mehr zu rütteln ist.

    Die rund 12.000 Einwohner auf dem vier Quadratkilometer umfassenden Flecken im Südwesten dürfen sich in ihrem lokalpatriotischen Stolz aufgewertet fühlen, für Spaziergänger und Badegäste ist der idyllische See immer schon ein beliebtes Ziel. Was man von Borsigwalde, dem leicht rostigen Industriestandort im Norden, der 2012 zum eigenständigen Ortsteil erklärt wurde, nicht behaupten kann.

    Berlin wächst weiter – wo bilden kleinteilige Identitäten die Umrisse kommender Ortsteile? Heimisch zu werden geht schneller als Wurzeln zu schlagen. Im 100. Jahr von Groß-Berlin werden es wohl keine 100 Ortsteile mehr.

    Und wem schadet die witzige Profilneurose der elitären Nobelviertelfuzzis? Na den Kutschern. Unser armer Nachwuchs muss jetzt nicht 96 sonder 97 Ortsteile auswendig lernen inklusive Lage mit Himmelsrichtungen, angrenzenden Ortsteilen und den Straßen und Wegmarken, mit denen die Schlachtenseer Kopfgeburtshelfer ihre Politphantasterei ausstatten. Zum Schreien.
    Kann man was dagegen machen?

    Vielleicht gibt es in der Steglitz-Zehlendorfer BVV doch Amateurpolitiker, die etwas für ihren Ruf als vernunftbegabte Menschen tun wollen und nicht wie ihre Profikollegen immer dem größten Schreihals zu willen sind, vorausgesetzt der stammt aus der richtigen Gegend. Die Profis sagen sich „ist der Ruf erst ruiniert, regiert’s sich völlig ungeniert.“ Die Amateure hingegen, mal sehen.

    Warten wir’s ab, vielleicht ist BVV parteiübergreifend vernünftig. Man wird ja wohl noch hoffen dürfen.

    Und hinter der #Paywall : https://www.morgenpost.de/bezirke/steglitz-zehlendorf/article229139306/Schlachtensee-wird-achter-Ortsteil-von-Steglitz-Zehlendorf.html

    #Berlin #Ortsteile #Schlachtensee

    • So ist das ausgegangen:
      https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/politik-und-verwaltung/bezirksverordnetenversammlung/online/___tmp/tmp/45081036585210710/585210710/00242259/59-Anlagen/01/1_Version_vom_22_05_2020.pdf
      #WTF, ist das ein Kompromiss geworden. Den Schlachtenseern wurden ihre ausufernden Vorstellungen beschnitten, weil sie machen Echt-Zehlendorfern wohl zu weit gingen. Ganz verweigern wollte sich die BVV-Mehrheit dem Begeheren ihrer Artgenossen jedoch nicht, und so haben wir ein neues Problem, das nicht so schlimm ist, weil es nur den weniger Priilegierten weh tut.

      Scheiß auf die Kutscher, die kriegen sowieso alles zu spät mit. Außerdem machen die bei Wahlen in Steglitz-Zehlendorf den Kohl nicht fett.

      Beschluss Nr. 1040/V
      der 38. Sitzung der Bezirksverordnetenversammlung vom 20.05.2020

      Die BVV hat beschlossen:Das Bezirksamt wird ersucht, unter Bezug auf den „Ortsteil Schlachtensee“, den es bis 1920 gab, wieder einen Ortsteil Schlachtensee aus Teilen der bisherigen Ortsteile Nikolassee und Zehlendorf zu bilden. Der Ortsteil Schlachtensee soll durch folgende Straßenzüge u.a. begrenzt werden: Potsdamer Chaussee, Wasgenstraße, Spanische Allee, Straße am Schlachtensee, Waldrand oberhalb des Schlachtensees, Avus, Fischerhüttenweg, Elvirasteig, Limastraße, Bahndamm (bis Potsdamer Chaussee).

  • Coup d’arrêt pour l’hydroxychloroquine en France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/26/coup-d-arret-pour-l-hydroxychloroquine-en-france_6040812_3244.html

    Coup d’arrêt pour l’hydroxychloroquine en France

    Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et l’Agence du médicament (ANSM) se sont dits défavorables, mardi, à l’utilisation de ce traitement contre le Covid-19.

    • Maires, Député.e.s, Sénateurs, Sénatrices, grands Bourgeois, Grandes Bourgeoises, ayant été soigné.e.s à hydroxychloroquine à leur demande seront arrêtés le 1 er Juin.
      Leurs identités seront rendues publiques et communiquées aux GAFA.

    • L’#hydroxychloroquine largement prescrite en #Suisse jusqu’à maintenant
      https://www.rts.ch/info/sciences-tech/11353756-l-hydroxychloroquine-largement-prescrite-en-suisse-jusqu-a-maintenant.h

      L’hydroxychloroquine, jugée à présent inefficace par les experts, a été largement prescrite en Suisse à des patients atteints de symptômes sévères. Pourquoi ? Parce que l’on n’avait rien d’autre pour lutter contre ce nouveau virus.
      A Genève, sur plus de mille patients hospitalisés à la mi-mai aux HUG, environs 400 ont reçu de l’hydroxychloroquine ces dernières semaines. La pratique est la même au CHUV où la proportion des patients traités avec ce médicament a atteint environs 40% depuis le début de la crise.

      Il n’y a pas encore de chiffres au niveau national, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) tente actuellement de compiler les différentes données publiées par les centres hospitaliers pour savoir combien de patients ont été traités avec ce médicament.

      Beaucoup d’incertitudes
      Mais une chose est sûre, l’hydroxychloroquine a été largement prescrite auprès de patients atteints de symptômes sévères. Mais toujours avec un suivi très strict de la part du personnel médical qui connaissait depuis le début les effets secondaires de ce médicament.

      Pourquoi a-t-il été massivement administré ? Parce que l’on n’avait rien d’autre pour lutter contre ce virus. Dans l’attente d’étude venues confirmer ou infirmer les effets thérapeutiques de cette molécule, les médecins ont pris le risque de l’administrer aux personnes très malades, d’autant plus qu’ils connaissent cette molécule utilisée depuis plusieurs dizaines d’année et qu’ils maîtrisent ses effets secondaires.

      Depuis l’apparition de ce nouveau virus, les hôpitaux ont dû composer avec un très grand nombre d’incertitudes. Aujourd’hui, les experts en savent un peu plus sur ce médicament et sa balance bénéfices/risques face au Covid-19, et ont décidé à la lumière des connaissances actuelles d’arrêter de le prescrire, en tout cas jusqu’à nouvel avis.

      Quelle autre molécule ?
      Après l’espoir déçu autour de l’hydroxychloroquine, quelle molécule pourra lutter contre le SARS-CoV-2 ?
      On a beaucoup parlé du #Remdesivir, du #Lopinavir et #Ritonavir qui font l’objet d’études cliniques, y compris dans les hôpitaux suisses. L’idée est de faire avancer la science et les connaissances autour de ce nouveau virus, toujours avec le risque de se tromper et surtout de ne pas trouver. Mais pour ces autres traitements, les résultats sont aussi mitigés pour l’instant.

      En fait, en l’absence de vaccin, il n’existe pas pour l’instant de molécule miracle pour lutter contre ce virus.

    • Coronavirus. L’#Algérie ne compte pas renoncer à la chloroquine
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-l-algerie-ne-compte-pas-renoncer-la-chloroquine-6847007

      Plus de 15 000 personnes contaminées ou suspectées de l’être ont reçu un traitement à base d’#hydroxychloroquine, selon le docteur Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en Algérie.

      L’Algérie ne renoncera pas à l’utilisation controversée de la #chloroquine dans le traitement contre le coronavirus, malgré la décision de l’Organisation mondiale de la santé (#OMS) de suspendre les essais cliniques, a indiqué ce mardi un membre du Comité de suivi de la pandémie.

      “Nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables”, a déclaré à l’AFP le docteur Mohamed Bekkat, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19 en Algérie.

      Aucun décès lié au médicament, selon l’Algérie
      “Nous n’avons enregistré aucun décès lié à l’utilisation de la chloroquine”, a précisé le Dr Bekkat, également président du Conseil de l’ordre des médecins algériens. L’Algérie a décidé fin mars de soigner les patients atteints du nouveau coronavirus avec un double traitement de chloroquine et d’azithromycine, un antibiotique.

      Depuis, plus de 15 000 personnes contaminées ou suspectées de l’être ont reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine, selon le docteur Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie.

      La fameuse étude publiée par The #Lancet
      L’OMS a annoncé lundi avoir suspendu “« temporairement »” les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

      Cette décision fait suite à la publication d’une étude dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace, voire néfaste, le recours à la chloroquine ou à ses dérivés, comme l’hydroxychloroquine, contre le nouveau coronavirus.

      Pour le docteur Bekkat, cette étude “prête à confusion” car elle “semble concerner des cas graves pour lesquels l’hydroxychloroquine n’est d’aucun secours”.

      “Il y a lieu de constater que l’utilisation de la chloroquine par des pays arabes et africains s’est révélé efficace quand elle est utilisé précocement”, a-t-il expliqué.

      L’Algérie est l’un des pays les plus touchés en Afrique par le virus. Au total, 8 503 cas et 609 décès y ont été officiellement recensés depuis le 25 février.