• Pire que Bolton…
    https://www.dedefensa.org/article/pire-que-bolton

    Pire que Bolton…

    La phrase est joliment faite et la parabole irrésistible : « Un taxi avec personne à bord s’arrête devant la Maison-Blanche et Robert O’Brien, le nouveau conseiller à la sécurité nationale du président, en descend. » C’est ainsi que commence le texte de Martin Sieff, du 22 septembre 2019, sur Strategic-Culture.org. Auteur et commentateur dont on doit apprécier l’expérience et le professionnalisme ainsi que le courage (venu d’un poste important à UPI pour entrer dans la presse antiSystème), Sieff ne nous laisse aucun espoir. Sa description nous dit qu’O’Brien est le stade ultime de la néantisation et de la nullité, et sa médiocrité complète correspondant parfaitement à la situation d’effondrement-en-cours de l’empire.

    « L’histoire des empires en déclin, en particulier ceux qui sont au bord de (...)

  • Les androids rêvent d’une monnaie électrique | www.nouveau-magazine-litteraire.com
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/nouvelles-technologies/les-androids-r%C3%AAvent-dune-monnaie-%C3%A9lectrique

    Pour un groupe de transhumanistes, accéder à la vie éternelle demandait d’abord la création d’une nouvelle monnaie. Finn Brunton raconte cette histoire digne d’un roman de science-fiction dans Digital Cash, paru en juin chez Princeton University Press.

    Par Sandrine Samii.

    Créer une nouvelle monnaie n’est pas qu’un projet technique ou économique, mais une nouvelle proposition sociale, un pari pour l’avenir. « L’histoire de la monnaie numérique [nous montre] un exemple particulièrement vivide de l’utilisation de l’argent et des nouvelles technologies pour raconter des histoires sur le futur », raconte Finn Brunton, professeur au département Médias, Culture et Communication de l’université de New York. Dans Digital Cash, il explore plusieurs projets de cryptomonnaies, des monnaies entièrement numériques, jusqu’à la concrétisation de l’un d’entre eux : Bitcoin.

    Bitcoin et la blockchain sont le résultat de décennies de recherches sur la cryptographie, les réseaux peer-to-peer, la signature et l’horodatage de fichiers numériques. Au début de cette chaîne, on trouve le mouvement cypherpunk – des informaticiens et des mathématiciens intéressés par le développement de mécanismes informatiques de cryptographie. Ses participants forment un groupe hétérogène, aux objectifs variés : protéger leurs informations personnelles, garantir la confidentialité des échanges, échapper au contrôle que de grandes entreprises ou des États voudraient exercer sur le Web.

    À lire : Digital Cash. The Unknown History of the Anarchists, Utopians, and Technologists Who Created Cryptocurrency, Finn Brunton, Princeton University Press, 272p., 26,95 $

    Et l’interview de Finn Brunton
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/entretien-nouvelles-technologies/finn-brunton-%C2%AB-le-libra-est-%C3%A0-la-fois-une-bri

    On parle beaucoup de l’impact d’Ayn Rand dans la Silicon Valley, mais dans Digital Cash vous mentionnez un grand nombre d’histoires et d’auteurs de science-fiction. Quelle influence a eu la sci-fi sur les Extropiens ?

    Finn Brunton : La philosophie et le mouvement des Extropiens sont en partie construits sur une sensibilité pour la science-fiction – et spécifiquement la science-fiction américaine optimiste, couvrant toute la galaxie, très individuelle, axée sur la technologie et les gadgets – du cercle d’auteurs de John W. Campbell : pensez Heilein, Asimov et van Gogt, pas Lem, Ballard, Le Guin ou les frères Strugatsky. C’est l’habilité d’une personne rationnelle, forte, le « competent man » avec les bons outils et le bon équipement, à transcender toutes les limitations humaines, de la mortalité, de la société, du temps et de l’espace. À cela, ils ont ajouté un thème cyberpunk sur les technologies numériques et d’identité – notamment avec le classique de Vernor Vinge, True Name (1), qui a aussi beaucoup influencé les activistes de la cryptographie, ou cypherpunks. Entre True Names et son essai sur le concept de la Singularité, l’importance de l’influence de Vinge a vraiment été très sous-estimée.

    Que pensez-vous du projet de Facebook de créer une forme de cryptomonnaie avec Libra ?

    F. B. : C’est à la fois une brillante stratégie de création de revenus pour l’entreprise, et une initiative terrible – l’aveu que l’objectif à long terme est de contrôler les transactions, les frais, les intérêts, les marges, les données en plus des publicités qui entraînent ces transactions. Cela reflète l’urgence qu’il y a de créer de meilleures banques, particulièrement pour ceux qui n’en ont pas actuellement, puisque l’alternative est maintenant la réapparition des monnaies d’entreprises.

    #Finn_Brunton #Monnaie_numérique #Extropiens #Transhumanisme

  • Blanquer réussit l’exploit de braquer le syndicat historique des profs de droite
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220919/blanquer-reussit-l-exploit-de-braquer-le-syndicat-historique-des-profs-de-

    Depuis plusieurs mois, le Snalc, syndicat aux positions éducatives conservatrices et longtemps classé à droite, fait sa mue. Sous l’impulsion de son nouveau président, l’organisation s’allie volontiers aux organisations de gauche pour lutter contre un adversaire devenu commun : Jean-Michel Blanquer"."

    #éducation #jean-Michel_Blanquer,_syndicalisme_enseignant,_SNALC,_Jean-Rémi_Girard

  • Paris et Rome adoptent « une position commune » sur la répartition des migrants en Europe

    Les pays de l’UE devront participer au « #mécanisme_automatique » de répartition, voulu par MM. Macron et Conte, sous peine de pénalités financières.

    Après des mois de brouille franco-italienne, le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, se sont déclarés d’accord, mercredi 18 septembre, pour mettre en place un « mécanisme automatique » de répartition des migrants.

    Après deux ans de dissensions sur cet épineux dossier, ils défendront désormais au sein de l’Union européenne (UE) « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron.
    Lors d’une conférence de presse commune, ils ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile. Le dirigeant italien a souligné que l’Italie ne « laisserait pas les trafiquants décider des entrées sur le territoire », mais aussi jugé qu’il fallait « gérer ce phénomène », quand l’ancien ministre de l’intérieur Matteo Salvini, patron de la Ligue, refusait tout débarquement de migrants.
    La France solidaire

    Regrettant de son côté « l’injustice » vécue par les Italiens, Emmanuel Macron a répété que l’UE n’avait pas été suffisamment solidaire envers l’Italie. « La France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin », qui confient actuellement aux pays d’arrivée la charge du traitement des demandes d’asile, a-t-il dit. « Je ne mésestime pas ce que le peuple italien a vécu », a expliqué M. Macron, mais « la réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli mais dans une solution de coopération européenne efficace. »

    Plusieurs ministres de l’intérieur de l’UE (dont les ministres français, allemand et italien) doivent se réunir lundi à Malte pour discuter de ce dossier.

    Les deux dirigeants n’ont toutefois pas évoqué devant la presse certaines des demandes de l’Italie venant en complément de la future répartition automatique des migrants en Europe. Parmi ces points qui restent à éclaircir figurent la répartition non seulement des demandeurs d’asile mais aussi des migrants économiques ainsi que la rotation des ports de débarquement, qui devrait intégrer des ports français. Fermés aux ONG secourant les migrants, les ports italiens se sont entrouverts ces derniers jours en laissant notamment débarquer sur l’île de Lampedusa 82 rescapés.
    Un sommet bilatéral programmé

    La visite du président français, la première d’un dirigeant européen depuis l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle coalition en Italie, visait d’abord à rétablir de bonnes relations entre les deux pays, après une année de tensions avec les leaders de la précédente coalition populiste au pouvoir, notamment sur la question migratoire.

    Le chef de l’Etat français n’a passé qu’une soirée dans la capitale italienne, enchaînant un court entretien avec son homologue, Sergio Mattarella, et un dîner de travail avec le premier ministre, Giuseppe Conte, récemment reconduit à la tête d’un nouvel exécutif où le Mouvement cinq étoiles (M5S) est cette fois associé au Parti démocrate (centre gauche) et non à la Ligue (extrême droite).

    Entre l’Italie et la France existe « une amitié indestructible », a assuré le président français dont le déplacement à Rome a permis de programmer, pour 2020 en Italie, un sommet bilatéral, rendez-vous annuel lancé en 1983 mais qui n’avait pas été mis à l’agenda l’an passé pour cause de tensions entre les deux pays.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/19/paris-et-rome-vont-defendre-une-position-commune-sur-la-repartition-des-migr
    #répartition #asile #migrations #réfugiés #France #Italie #solidarité #UE #EU #Europe #Dublin #règlement_dublin #coopération #ports

    L’accent est mis aussi sur les #renvois... évidemment :

    ils ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile.

    #machine_à_expulsion

    Et évidemment... zéro prise en compte des compétences, envies, liens, attachements que les migrants/réfugiés pourraient exprimer et qui pourraient être prises en compte dans le choix du pays de leur installation...
    #paquets_postaux

    ping @isskein @karine4

  • Revue de presse du 15.09 au 21.09.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    La France a des comptes à régler avec la Ligue islamique mondiale

    La production américaine de pétrole a cessé de croître

    Pays-Bas : meurtre d’un avocat, certains s’alarment d’un « narco-Etat »

    En Afrique, les communautés résistent à l’accaparement des terres destinées à la production d’huile de palme

    La France en tête des pays en attente d’un leader « fort » pour « casser les règles »

    Un jour ou l’autre, le monde manquera de sable

    L’explosion du proxénétisme de cité

    Qatar, guerre d’influence sur l’Islam d’Europe

    Rayonnements ionisants : forte hausse de l’exposition des travailleurs du nucléaire

    Des combattants étrangers, terroristes présumés, ont traversé la Méditerranée cet été

    Le pari de Poutine sur les généraux algériens

    « Je ne pense pas qu’on puisse parler librement sur Internet »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Holocaust versus Nakba ? | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Holocaust-versus-Nakba-4533266.html
    Cet article décrit l’idéologie sioniste et sa justification du nettoyage ethnique de la Paestine depuis 1948. Le texte est remarquable parce qu’il cite les auteurs sionistes d’aujourd’hui qui reconnaissent et justifient chaque crime commis contre les Palestiniens. Leurs arguments ne tiennet pas debout quand on les soumet à une critique systématique. La conclusion s’impose que l’État d’Israël poursuit une politique illégale et meurtrière dont les acteurs méritent une inculpation pour de nombreux crimes dont la définition est le résultat des procès de Nuremberg.

    Les positions sionistes décrites ici constituent une des raisons d’être de la Bundesrepublik Deutschland où on prend souvent des mesures draconiennes contre les personnes qui osent critiquer l’État d’Israël et les crimes commis par ses agents.

    Zur Tiefenstruktur des sogenannten Israel / Palästina - Konflikts

    Es gibt Umstände in der Geschichte, die ethnische Säuberungen rechtfertigen.
    Benny Morris

    Und der Genozid an den Juden ist ein solcher Fall.

    Mit der Staatsgründung Israels im Jahre 1948 ist die Vertreibung von etwa 750.000 Palästinensern untrennbar verbunden. Wie ist diese Vertreibung aus heutiger Sicht zu beurteilen?

    Darüber macht sich bei uns, in Übereinstimmung mit der israelisch/zionistischen Strategie der Ablehnung der Nakba als solcher (d.h. als einer Katastrophe), kaum jemand Gedanken. Dieser Beitrag versucht es zumindest.(1)

    1 Der Palästina-Konflikt

    1.1 Worum geht es im Palästina-Konflikt, dem Nahost-Konflikt? Nicht einmal darüber gibt es Konsens. Außer vielleicht darüber, dass zwei Gruppen von Menschen Anspruch auf ein und dasselbe Land erheben: auf das ehemals britische Mandatsgebiet Palästina.

    1.2 Unter beiden Gruppen gibt es solche, die das Land ausschließlich für die eigene Gruppe beanspruchen (Maximalisten); und solche (die Nicht-Maximalisten), die bereit sind, das Land mit der anderen Gruppe zu teilen, entweder durch Teilung des Landes (Zweistaaten- Lösung) oder in einem gemeinsamen Staat (Einstaaten-Lösung).

    1.3 Die erhobenen Ansprüche auf das Land sind unterschiedlichster Art: religiös (das Land selbst als Geschenk Gottes), historisch, rechtlich, ökonomisch, politisch (global wie lokal) und auch moralisch. Miteinander verbunden sind diese verschiedenartigen Begründungen für den Anspruch auf das Land in Form von so genannten Narrativen (Kollektiv-Geschichten), mit deren Hilfe sich die Identitäten der Gruppen und Untergruppen bilden und festigen.

    1.4 Ein gemeinsames, den bisherigen Konflikt transzendierendes (israelisch-jüdisches / palästinensisch-arabisches) Narrativ ist bislang nicht in Sicht. Im Gegenteil: Ein wesentlicher Effekt der zunehmenden medialen Inszenierung des Konflikts scheint der zu sein, dass sich die einander widersprechenden Narrative weiter verhärten. Fast hat man den Eindruck: an einem diese Widersprüche auflösenden gemeinsamen Narrativ hat so gut wie niemand echtes Interesse.

    1.5 Die Folge ist: Keine Seite ist derzeit imstande, die Welt aus der Sicht der anderen Seite zu sehen. Und so ist sie dazu in der Regel auch nicht willens. Solange dies so bleibt, ist der Konflikt nicht lösbar. Jedenfalls nicht einvernehmlich.

    1.6 Bei der Begründung der Ansprüche auf Palästina spielen quer über die verschiedenen (religiösen, historischen etc.) Kategorien hinweg auf israelischer Seite vor allem die Erinnerung an die Shoa (den Holocaust) und auf palästinensischer Seite die an die Nakba (die ethnischen Säuberungen von 1948/49) eine wichtige Rolle. Diese Erinnerungen (als historische Reminiszenzen wie auch als Imperative) bilden das Herzstück der konkurrierenden Narrative.

    1.7 Diese Erinnerungen begründen auch eine der wenigen Gemeinsamkeiten: Beide Seiten sehen sich primär als Opfer. Und beide Seiten sind das auch. Aber, und vielleicht liegt genau darin die zentrale Tragik des Konfliktes: Beide Seiten sehen - auch in ihrem gegenseitigen Verhältnis - fast ausschließlich nur sich selbst als Opfer.

    2 Die Nakba

    Vor diesem allgemeinen Hintergrund nun zur Nakba selbst.

    2.1 In keinem Punkt divergieren die beiden Narrative stärker als in diesem. Verständlicherweise. Denn bei diesem Thema geht es für beide Seiten (bisher) um alles oder nichts.

    2.2 Der einzige Konsens - ist dieser: Im Kontext des 48er Krieges kam es zu einem erheblichen Bevölkerungs-Transfer, von dem etwa eine ¾ Million Palästinenser betroffen waren. Punkt. Ende des Konsenses.

    2.3 Die israelische Seite wollte diesen Transfer anfangs - und will das unter den letzten Rechts-Regierungen zunehmend wieder - am liebsten so verstanden wissen: Diese Flucht war großteils eine Reaktion auf entsprechende Aufforderungen von Seiten der Führung der angreifenden arabischen Armeen; diese sollten freies Schussfeld haben. Nach dieser Auffassung hätten die Palästinenser demnach ihre Dörfer freiwillig verlassen; ihre Flucht war, von wenigen Ausnahmen abgesehen, nicht die Folge einer Vertreibung.

    2.4 Die Forschungen der sogenannten Neuen Historiker aus den 80er und 90er Jahren widersprechen dieser Darstellung.2 Die Vertreibungen waren von langer Hand - von speziellen Transfer-Kommittees - geplant, fanden zum Teil bereits vor dem Kriegsbeginn statt, waren ersichtlich gut koordiniert, etc.

    2.5 Als die zwei bedeutendsten historischen Pionierarbeiten zur Nakba können gelten: Die 1987 erschienene Arbeit The Birth of the Palestinian Refugee Problem 1947 - 1949 des israelischen Historikers Benny Morris; und das von Walid Khalidi 1992 hrsg. Buch All That Remains: The Palestinian Villages Occupied and Depopulated by Israel in 1948, ein Almanach der zerstörten Dörfer, „unverzichtbar für jeden, der die ungeheuren Ausmaße der Katastrophe von 1948 begreifen möchte“.3

    2.6 Was man wissen könnte, deckt sich, sobald es um Macht geht, freilich selten mit dem, was man (auch öffentlich) wissen will. Im politischen Diskurs zur Nakba wird jedenfalls auch jetzt noch oft weiterhin so gesprochen, als hätte es den durch Khalidi und Morris definierten Erkenntnisstand zur zionistischen Planung und Durchführung der Nakba gar nie gegeben.

    Angesichts dieser Lage empfehle ich Ihnen dringend: Machen Sie, ehe Sie sich auf eine Diskussion mit einem angeblichen Nakba-Experten einlassen, bei diesem unbedingt vorher den Khalidi/Morris-Test: Ignorieren Sie den betreffenden Experten, wenn dieser noch nicht auf deren Erkenntnisstand aus den 80er/90er Jahren ist. Sie werden sehen: Dieser Test erspart Ihnen sehr viele nutzlose Diskussionen.

    2.7 Auch der Morris-Forschungsstand ist nicht mehr der neueste. Wer sich für dieses Thema überhaupt zu interessieren getraut, wird auch das neue, bereits 2010 bei Zweitausendeins auch auf Deutsch erschienene Buch von Ilan Pappe kennen bzw. sollte es kennen. Es hat den geradezu ungeheuer klaren Titel: Die ethnische Säuberung Palästinas.

    Die Differenz zu Morris ist diese: Während sich die ethnischen Säuberungen für Morris primär durch die Notwendigkeiten des 48er Krieges erklären lassen, hebt Pappe in seinem Werk auf den weit über die damaligen Kriegsnotwendigkeiten hinausgehenden eigenständigen Charakter dieser Säuberungen ab.

    Sie können sich vielleicht vorstellen, wie heftig über die Details dieser Differenz zwischen Morris’s Kriegsparadigma einerseits und dem Pappe’schen ethnische Säuberungen-Paradigma andererseits gestritten wird - derzeit und gewiss auch noch lange. Wobei daran zu erinnern ist, dass viele Dokumente auch heute noch nicht zugänglich sind.

    2.8 Wäre es in dieser Lage nicht angezeigt, auch hier das zu tun, was wir in anderen vergleichbaren Kontexten - z.B. gegenüber Türken und Armeniern - doch sonst so gerne tun? Nämlich: zur Klärung der offenen Fragen die Einrichtung gemischter (in diesem Fall also: israelisch/palästinensischer) Forschungskommissionen zu empfehlen?

    2.9 Und natürlich ist auch dieser Streit kein bloß akademischer. Schließlich geht es bei diesem Thema, wie oben schon gesagt, ums Ganze. Wie man die Nakba sieht bzw. wie man die Nakba zu sehen hat, das bleibt schließlich nicht folgenlos. Insbesondere nicht ohne Folgen dafür, wie man mit den direkten Folgen der Nakba umzugehen hat: mit den vertriebenen palästinensischen Flüchtlingen.

    3 Die Nakba und das Rückkehrrecht

    3.1 Aus der Sicht des Völkerrechts ist die Sache klar. Die Vollversammlung der UNO hat in der Resolution 194 vom 11.12.1948 den Palästinensischen Flüchtlingen grundsätzlich das Recht auf Rückkehr in ihre Heimat und/oder auf Entschädigung zugesprochen, wobei sich diese Resolution auf die (einen Tag zuvor verabschiedete) Allgemeine Erklärung der Menschenrechte (insbes. Art 13.2 und 17.2) stützt. Diese Rückkehr-Resolution wird seit 1948 Jahr für Jahr bekräftigt.

    Aber wer kümmert sich im Kontext des Palästina-Konflikts schon wirklich darum, was das Recht sagen würde? Die Umsetzung der Resolution 194 von 1948 wurde bis heute verhindert.

    3.2 An dieses Rückkehr-Recht klammert sich bei den Palästinensern, nachdem sie alles andere verloren hatten, der Rest an Hoffnung. Dieses Recht gehört zum Kern ihrer Identität. Es ist für sie prinzipiell unverhandelbar.

    3.3 Dasselbe gilt exakt für die Negation dieses Rechts durch das zionistische Israel. Eine Rückkehr der vertriebenen Palästinenser würde die Transformation Israels in einen binationalen Staat bedeuten - und damit das Ende des gerade dank der Nakba 1948 zum Erfolg geführten zionistischen Projekts.

    3.4 Genau aus diesem Grund fordert Israel immer wieder die Anerkennung seiner Existenz als jüdischem Staat, womit primär einfach ein Staat gemeint ist, in dem eine (möglichst große) jüdische Mehrheit garantiert ist.

    Wer das Existenzrecht Israels (in diesem Sinne) anerkennt, sollte also wissen, was er damit tut: Er bestreitet damit eo ipso genau das, was die UNO-Rückkehr-Resolution fordert. Woraus folgt: Zur deutschen Staatsraison gehört derzeit auch … genau: auch die Nicht-Umsetzung dieses Rückkehrrechts!4

    3.5 Es ist schlicht die Angst vor dem Ende des zionistischen Projekts, woraus sich im Kontext der palästinensischen Flüchtlingsproblematik das ganze Spektrum der so genannten israelischen Ablehnungs- bzw. Verweigerungs-Politik (The Politics of Denial)5 erklärt. Wie das offizielle Israel anfänglich

    – Das Vorkommen bzw. das Ausmaß bzw. die Intentionalität der Vertreibungen ja sogar (man erinnere sich an Golda Meir’s entsprechendes Diktum „Es gibt keine Palästinenser“)
    – Die Existenz von Palästinensern bestritten hat, so lehnt es über
    Das Recht auf Rückkehr bzw. Entschädigung der vertriebenen Palästinenser hinaus auch
    – Jegliche (moralische) Verantwortung für die Nakba schlechterdings ab.

    3.6 Die Argumente, auf die sich diese zionistische Position der eigenen Unverantwortlichkeit stützt, sind die üblichen. Sie sind ziemlich platt - und eigentlich gar keiner näheren Betrachtung würdig. Aber leider gilt ja nur allzu oft: Je schwächer (oder noch einfacher: je blöder) ein Argument ist, desto wirksamer ist es. Das „selber-schuld“-Argument etwa, das besagt: Es waren die Palästinenser, die, anders als die Yishuv, den UN-Teilungsplan abgelehnt und mit dem Krieg angefangen hatten - und darum seien sie für alles, was in diesem Krieg passiert sei, schließlich selber verantwortlich - einschließlich der Vertreibungen und der mit diesen verbundenen Massaker. Oder dass die jüdischen Massaker nur Vergeltungsreaktionen auf palästinensische Gewalttaten gewesen seien. Oder das sogenannte na und?- bzw. was soll’s?-Argument, nach dem die Vertreibung der Palästinenser im Vergleich zum Holocaust doch nur ein Klacks gewesen sei.

    3.7 Der Politikwissenschaftler Saleh Abdel Jawad von der Birzeit Universität hat Recht, wenn er sagt, dass diese Argumentations- bzw. Ausweich-Strategien nichts anderes als „Versuche“ seien, es "Israel zu ersparen, das an den Palästinensern begangene Unrecht [auch nur] zu thematisieren."6

    3.8 Der Gipfel der zionistischen Verdrängungs-Politik manifestiert sich in dem schon 2011 beschlossenen Gesetz, wonach all jenen Gemeinden Finanzhilfen der Zentralregierung verwehrt werden, die die israelische Staatsgründung von 1948 öffentlich als Nakba (als Katastrophe) bezeichnen. Noch weitaus schärfere Gesetzesvorhaben sehen vor, dass sogar die öffentliche Benennung der israelischen Staatsgründungs-Vorgänge als Nakba generell unter Strafe gestellt wird.

    4 Prolegomena zu einer Ethik der Nakba

    Betrachten wir zum Schluss noch jene Position, die gerade keine Ausweichposition ist, vielmehr eines der härtesten Beispiele für eine aggressive Vorwärts-Strategie. Der Fall mag Sie schockieren; aber vielleicht dient gerade dies der nötigen Klarheit.

    4.1 Die große Figur unter den israelischen Neuen Historikern habe ich oben schon herausgehoben: Benny Morris. Es dürfte niemanden geben, der die aus den bisher zugänglichen israelischen Quellen ermittelbaren Fakten zur Nakba besser kennt. Wenn es um die von den jüdischen Milizen verübten ethnischen Säuberungen um 1948 herum geht, so weiß Morris genau, worum es geht.

    Und ausgerechnet dieser Mann wirft heute Ben Gurion, dem Hauptverantwortlichen für diese Säuberungen, vor, diese ethnischen Säuberungen nicht radikal genug durchgeführt, sie nicht konsequent genug zu Ende gebracht zu haben.

    4.2 Ich zitiere aus dem Interview jetzt etwas ausführlicher.7 (Die fett-Hervorhebungen in diesem Interview stammen von mir. Es sind die zentralen Stellen, auf die ich gleich noch besonders eingehen werde.)

    Ari Shavit: Sie sind ein Experte für die Greueltaten des Jahres 1948. Rechtfertigen Sie letztlich all das? Befürworten Sie den Transfer von 1948?

    Benny Morris: […] unter bestimmten Bedingungen ist Vertreibung kein Kriegsverbrechen. Ich denke nicht, dass die Vertreibungen von 1948 Kriegsverbrechen waren. Du kannst kein Omelett machen, ohne Eier zu zerbrechen.

    Ari Shavit: Wir sprechen über die Ermordung von tausenden Menschen, der Zerstörung einer gesamten Gesellschaft.

    Benny Morris: Eine Gesellschaft, die droht, Dich zu zerstören, zwingt Dich, sie zu zerstören. Wenn die Wahl besteht zwischen Zerstören oder selbst zerstört zu werden, ist es besser zu zerstören. […]

    Ari Shavit: Wenn also die Kommandeure der Operation Dani dastehen und den langen und schrecklichen Flüchtlingsstrom der 50.000 Menschen, die aus Lod vertrieben wurden, auf seinem Weg nach Osten beobachten, stehen sie dann dort gemeinsam mit ihnen? Rechtfertigen Sie sie?

    Benny Morris: Ich kann sie zweifellos verstehen. Ich verstehe ihre Motive. Ich glaube nicht, dass sie irgendwelche Gewissensbisse hatten und an ihrer Stelle hätte ich auch keine gehabt. Ohne diese Tat hätten sie den Krieg nicht gewonnen und kein Staat wäre entstanden. […] Es gibt Umstände in der Geschichte, die ethnische Säuberungen rechtfertigen. Ich weiß, dass dieser Begriff im Diskurs des 21. Jahrhunderts völlig negativ ist, aber wenn die Wahl zwischen ethnischer Säuberung und Genozid - der Vernichtung deines eigenen Volkes - besteht, dann ziehe ich ethnische Säuberung vor. […]

    Ari Shavit: Sie haben eine interessante Wandlung durchgemacht. Sie zogen aus, Ben- Gurion und das zionistische Establishment kritisch zu erforschen, aber letztlich identifizieren sie sich sogar mit ihnen. Ihre Worte sind so hart wie deren Taten.

    Benny Morris: Da mögen Sie Recht haben. Weil ich den Konflikt intensiv erforscht habe, war ich genötigt, mich mit den tiefgehenden Fragen auseinanderzusetzen, mit denen diese Leute fertig werden mußten. Ich verstand die problemat ische Situation, in der sie sich befanden und vielleicht habe ich einen Teil ihrer Weltsicht übernommen. Aber ich identifiziere mich nicht mit Ben-Gurion. Ich glaube, er hat 1948 einen schwerwiegenden historischen Fehler gemacht. Obwohl er das demographische Problem und die Notwendigkeit, einen jüdischen Staat ohne große arabische Minderheit zu errichten, verstand, bekam er im Verlauf des Krieges kalte Füße. Letztlich hat er gezögert.

    Ari Shavit: Ich bin nicht sicher, ob ich richtig verstehe. Sagen Sie, Ben-Gurion hätte zu wenige Araber vertrieben?

    Benny Morris: Wenn er schon die Vertreibung begonnen hat, hätte er sie vielleicht auch zu Ende bringen sollen. Ich weiß, dass das die Araber und die Liberalen und all die politisch Korrekten sprachlos macht. Aber mein Gefühl sagt mir, dass dies hier ein ruhigerer Ort wäre und weniger Leid herrschen würde, wenn die Sache ein für alle Mal zu Ende gebracht worden wäre. Wenn Ben-Gurion eine große Vertreibung durchgeführt und das gesamte Land gesäubert hätte: das ganze Land Israel bis zum Jordan. Es mag sich noch zeigen, dass dies sein fataler Fehler war. Wenn er eine vollständige Vertreibung durchgeführt hätte - und keine teilweise - , hätte er den Staat Israel auf Generationen hinaus stabilisiert.

    Und dann folgt der Absatz:

    Ari Shavit: Ich kann kaum glauben, was ich höre.

    Benny Morris: Wenn sich das Ende der Geschichte als düster für die Juden erweist, wird dies daran liegen, weil Ben-Gurion den Transfer 1948 nicht vollendet hat. Weil er eine große und unberechenbare demographische Reserve in der Westbank und Gaza und in Israel selbst beließ. […].

    4.3 So schockierend dieses Interview für einige von uns auch immer sein mag, so kommt ihm doch das Verdienst zu, genau die Fragen aufzuwerfen, die man sich stellen muss, wenn man sich über die Nakba ein eigenes moralisches Urteil bilden will. Und selbst wenn man, wie ich, diese Position von Morris keineswegs teilt - seine Sichtweise zumindest zu kennen und zu verstehen, ist schon deshalb wichtig, weil er mit seinen Antworten in brutaler Offenheit nur das ausdrückt, was auch viele anderen denken.

    4.4 Wir werden mit diesem Interview auf die härteste aller denkbaren Fragen gestoßen, die es in dem Bereich der so genannten Kriegsethik bzw., allgemeiner, in dem sehr weiten Berich der Ethik der Gewalt überhaupt gibt. Diese Frage, ich bezeichne sie im Folgenden kurz als die Omega-Frage, lautet: Kann es gewisse extreme Ausnahme-Situationen geben, in denen sogar die schlimmsten Kriegsverbrechen bzw. sogar die schlimmsten Verbrechen gegen die Menschlichkeit erlaubt, ja sogar geboten sind?

    4.5 Churchill stand im 2. Weltkrieg genau vor dieser Frage. Seine Antwort kennen wir: Das Terrorbombing deutscher Städte. Seine Begründung war die gleiche wie die von Morris vorgebrachte: Das Terrorbombing war notwendig. Notwendig, um den worstcase zu verhindern: die Weltherrschaft Hitlers.

    4.6 Michael Walzer, der Klassiker der modernen Theorie des gerechten Krieges, hat die Omega-Frage genau anhand dieses Churchill-Beispiels diskutiert - und mit einer differenzierten Antwort versehen. Solange der Omega-Fall, die drohende Weltherrschaft Hitlers, wirklich gegeben war, war auch jenes Terrorbombing vertretbar. (Und dies, obgleich diese Bombardierungen ohne diesen Omega-Kontext ein extremes Kriegsverbrechen darstellen.) Sobald diese Gefahr nicht mehr bestand, nicht mehr. Also nicht mehr nach der deutschen Niederlage von El Alamain, 1942, bzw. nach Stalingrad, 1943. Die Bombardierung Dresdens im Februar 1945 war demnach, da nicht mehr durch die Omega-Regel gedeckt, ein klares Kriegsverbrechen.

    4.7 Das große Problem dieser ganzen Debatte ist natürlich dieses: Wann genau ist eine Situation derart schlimm, dass sie als relevanter extremer Ausnahmefall - als Omega-Fall - gelten kann? Und wer entscheidet darüber? Und lässt sich ein Omega-Fall überhaupt objektiv definieren? Schließlich unterscheidet sich, was jeweils als „schlimm“ gilt, von Person zu Person, von Gruppe zu Gruppe, ja von Kultur zu Kultur.

    Das sind für den engen Rahmen dieses Beitrags freilich viel zu große Fragen. Hier reicht aber die Feststellung, dass ein Genozid, ein laufender oder auch nur mit hinlänglicher Sicherheit bevorstehender, das allgemein anerkannte Paradigma für einen Omega-Fall darstellt.

    4.8 Und das ist genau der Fall, auf den auch Morris abhebt. Seine Kernthese besagt (wörtlich - siehe das oben schon Fettgedruckte): "Es gibt Umstände …, die ethnische Säuberungen rechtfertigen" Und ein Genozid ist (auch für ihn) so ein Fall. In unsere eigene obige Redeweise übersetzt - bzw. präzisiert - besagt diese Kernthese:

    Wenn ein Genozid in Gang ist oder mit hinreichender Sicherheit bevorsteht, dann ist - als ultima ratio, versteht sich - gegen ihn sogar eine ethnische Säuberung erlaubt.

    4.9 So weit, so vielleicht richtig - wie wir im Folgenden der weiteren Argumentation wegen einfach mal annehmen wollen.

    Aber, und das ist ein großes ABER: Reicht diese Wenn-Dann-Basis bereits als Rechtfertigung für die von Morris verteidigten ethnischen Säuberungen im israelischen Teil Palästinas?

    Mit Sicherheit nicht. Aus WENN-A, DANN-B alleine folgt nicht schon B. Es fehlt noch der Nachweis, dass A, das heißt der Nachweis dafür, dass im Kontext der Vertreibungen der Palästinenser tatsächlich ein Genozid vorlag oder bevorstand.

    4.10 Von welchem Genozid ist in diesem Morris-Interview überhaupt die Rede? Von welchem Genozid, zu dessen Beendigung bzw. Verhinderung die Vertreibung der Palästinenser tatsächlich notwendig war?

    4.11 Für Morris reicht freilich, wie das obige Interview zeigt, bereits das Postulat einer solchen genozidalen Omega-Situation, um die Haupt-Akteure der in dem Interview erwähnten Säuberungen, d.h. die Kommandeure der Operation Dani, zu verstehen. Was voraussetzt, dass Morris zumindest glaubt, dass diese Akteure ihrerseits glaubten, dass sie es mit einem Omega-Fall zu tun haben.

    4.12 Frage an die Historiker: War dem wirklich so? Glaubten das die Dani-Kommandeure - und auch deren Befehlsempfänger - tatsächlich?

    4.13 Und falls sie das tatsächlich geglaubt haben sollten - wäre das dann auch schon eine hinreichende Basis nicht nur für ein Verstehen, sondern auch für ein Rechtfertigen ihres Tuns? Wiederum: mit Sicherheit nicht.

    Ihr entsprechender Glaube würde zwar in der Tat erklären, warum sie, was sie taten, „ohne jede Gewissensbisse“ getan hatten. Aber wie gerade wir Deutschen aus unserer eigenen Vergangenheit, genauer: aus den Versuchen einer ‚Bewältigung’ unserer eigenen Vergangenheit her wissen: Fehlende Gewissensbisse sind mit den schrecklichsten Taten verträglich. Und spätestens seit dem Eichmann-Prozess könnte das doch wirklich jederman wissen.

    4.14 Noch einmal: Von welchem Genozid spricht hier Morris eigentlich?

    Ich vermute: Von keinem realen, insbesondere von keinem damals realen in Palästina. Morris „Genozid“-Bezug hebt vielmehr lediglich auf einen fiktiven Genozid ab, auf einen lediglich potentiellen.

    Dafür spricht die weitere Fettdruck-Stelle des Interviews. Dort heißt es, dass sie, die damaligen Akteure, ohne diese Vertreibungen bzw. Säuberungen "den Krieg nicht gewonnen [hätten] und auch kein Staat … entstanden [wäre]."

    4.15 Welche Relevanz hat das für das Morris’sche Genozid-Verhinderung-durch-ethnische Säuberungen-Argument? Die für den schlüssigen Zusammenhang notwendige Prämisse scheint für ihn so selbstverständlich zu sein, dass er sie gar nicht erst aussprechen zu müssen glaubt. Nämlich: Vor einem weiteren Genozid schützt uns nur ein eigener starker Staat.

    4.16 Morris’s Position ist also, aus der 48er Perspektive formuliert, diese:

    1. Um vor einem weiteren Genozid sicher zu sein, brauchen wir Juden einen eigenen möglichst starken jüdischen Staat.
    2. Einen solchen Staat gibt es nur dann, wenn Israel (a) im Unabhängigkeitskrieg als Sieger hervorgeht und (b) auch weiterhin nicht von Palästinensern in seinem Inneren bedroht ist.
    3. Und beides - der Sieg im Krieg wie die innere Sicherheit - erfordert die möglichst vollständige Säuberung Israels von den Palästinensern. Konklusion : Um vor einem weiteren Genozid sicher zu sein, ist eine möglichst vollständige Vertreibung der Palästinenser aus Israel notwendig - und, so glaubt Morris, insofern auch gerechtfertigt.

    4.17 Ich gehe auf diese Argumentation von Morris nicht nur deshalb so ausführlich ein, weil ich generell ein großer Fan von Offenheit bin - selbst dann, wenn diese Offenheit einigen weh tut; sondern vor allem deshalb, weil Morris mit dieser Argumentation radikal- zionistischen Klartext spricht. Mit seiner brutal expliziten Argumentation hat uns Morris so etwas wie einen ersten klaren Einblick in die andernorts meist nur implizit zum Einsatz kommende Software der radikal zionistischen Denkungsart verschafft.

    4.18 Nun ist diese Software zwar, was den Notwendigkeitsaspekt der Vertreibungen angeht, auf der Basis der angeführten Prämissen in sich perfekt logisch schlüssig, hat dafür aber zwei erhebliche Defizite.

    Zum einen sind alle drei Prämissen alles andere als evident, ja sogar höchst zweifelhaft. Und zum anderen hat diese Argumentation jetzt wirklich nichts mehr mit dem obigen Omega-Rechtfertigungsschema zu tun. Denn dieses bezieht sich bisher nur auf bereits vorliegende oder mit großer Wahrscheinlichkeit unmittelbar bevorstehende Omega-Situationen. Durch die von Morris vollzogene Erweiterung dieses Schemas auch auf aus heutiger Sicht bloss potentielle spätere Omega-Fälle verliert dieses Schema aber jegliche Überzeugungskraft.

    4.19 Das tut der weiten Verwendung dieses erweiterten Schemas freilich keinerlei Abbruch. Im Gegenteil: Rechtfertigen lassen sich mit dieser Erweiterung, wenn man diese akzeptiert, schließlich alle möglichen Arten von sogenannten präemptiven Verteidigungen. Und so verwundert es überhaupt nicht, dass Morris unter Rekurs auf dieses erweiterte Omega-Schema auch für einen möglichst baldigen Präemptionsangriff auf den Iran plädiert.

    4.20 Wie Sie sehen: Schon ein kurzer Blick auf Morris’s Versuch einer moralischen Rechtfertigung der jüdischen ethnischen Säuberungen in Palästina eröffnet ein sehr weites Feld. Ein für jetzt zu weites, klar.

    Deshalb jetzt nur noch dies: Ich habe Ihnen eine Reihe von Unterscheidungen und Fragen vorgestellt, die wir beachten müssen, wenn wir uns über das Problem der Rechtfertigungen der Vertreibungen der Palästinenser selber ein klares Urteil bilden wollen. Wie Sie mit diesen Unterscheidungen umgehen, das ist und bleibt jetzt Ihre Sache.

    Georg Meggle ist Analytischer Philosoph. Seit seiner Emeritierung (2009) lehrt er jeweils abwechselnd in Kairo (Winter) und Salzburg (Sommer).
    ––––––––––

    Fussnoten
    1
    Dieser Beitrag geht auf einen Vortrag zurück, den ich bereits 2011 zur Eröffnung der von Ingrid Rumpf betreuten Wanderausstellung Die Nakba. Flucht und Vertreibung der Palästinenser 1948 in der VHS Heidelberg gehalten hatte - und der bis heute nicht veröffentlich war. Der folgende Paragraph 1 entspricht dem Paragraph 2 meines 2010 verfassten Entwurfes für ein neues Grundsatzpapier der Nahostkommission von Pax Christi, unter dem Titel Menschenwürde und der Palästina-Konflikt, abgedruckt als 13. Kapitel in: Georg Meggle, Philosophische Interventionen, mentis Verlag, Paderborn, 2011, S. 197-201, nunmehr auch in dem eBook: Georg Meggle, Über Medien, Krieg und Terror (2019).

    2
    Von israelischer Seite vor allem: Simha Flapan, Benny Morris, Ilan Pappe und Tom Segev. Und von palästinensischer Seite: Whalid Khalidi, Rashid Khalidi, Sharif Kana’ana und Nur Masalha.

    3
    So Ilan Pappe, Die ethnische Säuberung Palästinas, Zweitausendeins, 2010, S. 15.

    4
    Diese Argumentation ist so noch nicht ganz wasserdicht (schreit also, wie diese Reflexionen generell, nach weiteren Differenzierungen): Denn auch wenn das Rückkehrrecht (nach der UNO-Resolution) umgesetzt würde, müsste das nicht auch schon das Ende der jüdischen Mehrheit in Israel bedeuten - denn die Palästinenser könnten sich ja statt für die Rückkehr für eine bloße Entschädigung entscheiden! Um genau dies zu erreichen, müssten die angebotenen Entschädigungen aber wohl entsprechend hoch sein. Was sicher auch ein dickes finanzielles Engagement anderer Länder beinhalten müsste.

    5
    Dazu: Nur Masalha, The Politics of Denial. Israel and the Palestinian Refugee Problem, London (Pluto Press), 2003.

    6
    So in seinem Beitrag in INAMO 54, S. 18.

    7
    Das von Ari Shavit durchgeführte Interview erschien am 09.01.2004 in der Zeitung Ha’aretz; die folgende deutsche Übersetzung findet sich in INAMO 49, 2007, S. 32

    #Israël #Paestine #Nakba #Shoa #Holocaust #idéologie #crimes_de_guerre #crime_de_guerre #génocide #impérialisme

  • Bill Gates : L’incroyable arnaque derrière sa fondation - Le Média –YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Dqzt6yAmdDE

    Le journaliste Lionel Astruc a enquêté sur la fondation de l’ex-patron de Microsoft, Bill Gates, l’un des hommes les plus riches de la planète. Avec un budget annuel de près de 5 milliards de dollars, et sous prétexte de lutter contre les inégalités, la fondation Gates nourrirait un système destructeur. Entretien.

  • TEXTE INTEGRAL DE L’INTERVIEW KAIS SAIED AVEC L’OBS

    Peine de mort, homosexualité, justice sociale, relations avec Paris, liens avec les islamistes… le favori de la présidentielle tunisienne Kais Saied nous accorde son premier long entretien avec la presse française depuis qu’il est arrivé en tête au premier tour de l’élection face à Nabil Karoui, candidat incarcéré en attente de jugement.

    Par Céline Lussato (A Tunis)
    Publié le 20 septembre 2019 à 17h02

    Candidat surprise au second tour de la présidentielle tunisienne, Kais Saied, 61 ans, a accordé à « l’Obs » un long entretien pour revenir sur sa campagne et sur ses positions : grand défenseur des services publics, conservateur sur les sujets de société tels que la peine de mort ou la pénalisation de l’homosexualité, ce spécialiste de droit constitutionnel revient également sur les rapports qu’il souhaiterait nouer avec la France, s’il devient président.

    Votre arrivée au second tour a beaucoup surpris. Comment expliquez-vous ce succès ?

    La campagne que je mène n’est pas une campagne électorale. Elle est atypique à tous les niveaux. C’est plutôt une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain peut avec d’autres instruments juridiques, être le principal acteur en Tunisie. Pas seulement en Tunisie d’ailleurs. Nous sommes entrés, je crois, dans une nouvelle phase de l’histoire et les concepts classiques tels que la société civile, les partis politiques, la démocratie elle-même sont dépassés par les idées nouvelles.

    La Tunisie a connu en décembre 2010 une révolution tout à fait particulière qui n’est toujours pas clairement analysée. Aujourd’hui ce qui se passe est la suite logique de ce qui s’est passé en 2010-2011 : une révolution nouvelle mais dans le cadre de la légalité constitutionnelle. En principe, une révolution se dresse contre la légalité existante. Elle est légitime parce qu’elle incarne la volonté du peuple ; mais légalité et légitimité sont deux concepts tout à fait différents. Aujourd’hui nous vivons la continuité de la révolution dans le cadre constitutionnel. Et c’est tout à fait inédit : « On accepte vos règles, mais avec elles on invente un autre système ».

    En portant un indépendant vers la présidence, ce scrutin signifie-il une révolution contre les partis politiques ?

    Contre tout le système. C’est une période exceptionnelle dans l’histoire de l’humanité, pas seulement en Tunisie. D’ailleurs en 2011, le slogan « le peuple veut » « al chaab yourid » a été scandé dans le monde entier, y compris devant Wall Street, en arabe ! Le monde est entré dans une nouvelle ère mais malheureusement les concepts sont restés intacts devant l’évolution des idées politiques. Le peuple a une autre vision des choses et les professionnels de la politique sont restés sur les mêmes programmes. Ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie exprime un vaste rejet.

    Votre arrivée en tête a surpris et éveillé des inquiétudes. Pourquoi ?

    Je ne vois pas pourquoi les gens seraient inquiets. Tout d’abord mon accession au second tour se fait dans le cadre de la légalité constitutionnelle. « Il y a la constitution, toute la constitution, rien que la constitution », si je peux employer les mots de François Mitterrand lors de la première cohabitation avec Jacques Chirac. Pourquoi les gens seraient-ils inquiets ? Le chef de l’Etat est le garant de la suprématie de la Constitution. Il y a la continuité de l’Etat tunisien, quel que soit le chef de l’Etat, continuité de l’Etat de droit. Les engagements internationaux doivent être respectés, les lois aussi. D’où viendrait cette inquiétude ?

    On ne vous connaît pas. Robocop, Robespierre, ovni… voilà quelques qualificatifs qui vous décrivent. Qui êtes-vous ?

    Je ne suis ni Robocop, ni Robespierre. J’essaye simplement de discuter, d’appréhender les choses d’une autre manière. Je ne comprends pas pourquoi on me qualifie d’énigmatique. Je suis clair dans mes propos, dans les solutions que je propose, dans mes discours.

    On s’inquiète surtout de votre conservatisme…

    Conservatisme et modernisme sont là encore, me semble-t-il, des concepts qui appellent à être révisés. Je crois que ce qui doit primer est la compréhension des peuples et des nations entre eux. Il faut dépasser cette dichotomie.

    Nous pouvons nous attacher à quelques exemples si vous préférez. Vous vous êtes prononcé pour la peine de mort. Dans quelles circonstances ?

    Pour les terroristes. Tout d’abord il faut un procès équitable. J’ai assisté dans les années 1990 à l’occasion de l’ouverture des sessions de l’Académie internationale de Droit constitutionnel au discours de Robert Badinter, porteur du projet d’abolition de la peine de mort en 1981 en France. Mais chacun a son point de vue. J’ai lu et relu le général de Gaulle. Il raconte, après la Libération de la France, qu’il a passé une nuit blanche avant de signer l’acte d’exécution d’un homme. Mais il écrit : « il a joué, il a perdu, il doit payer le prix ». Cette question est toujours l’objet de discussions et toute réponse est discutable. Chacun a ses adhérents, sa manière de voir les choses. Les Américains sont-ils conservateurs parce que la peine de mort perdure ? C’est le choix d’une nation. Ce n’est pas du conservatisme. Je crois qu’il faut dépasser ces appellations. Un homme d’Etat doit chercher à préserver la société. On ne défend pas la peine de mort parce qu’on souhaite la pendaison ou la guillotine pour quelqu’un mais parce qu’il y a eu crime et qu’il faut la paix sociale dans la société.

    Ce n’est pas la seule position qui vous inscrit dans le camp conservateur. Vous n’êtes pas favorable non plus à l’égalité successorale. Pourquoi les femmes devraient-elles continuer d’hériter de la moitié de la part de leurs frères ?

    Il y a une différence fondamentale entre égalité et justice. La devise de la France « Liberté, égalité, fraternité » a prêté en 1789-1791 à des discussions. Egalité ou justice ? L’égalité peut être formelle et un certain nombre d’auteurs français comme Georges Vedel, « le phénomène Vedel », parle de l’égalité comme d’un concept énigmatique. Sommes-nous tous égaux ? Il y a tout un système dans le régime juridique de l’héritage en Tunisie fondé sur la justice et non pas sur l’égalité formelle. Ce n’est pas un problème d’égalité. Le problème fondamental, réel, c’est la justice. Prendre du puzzle un seul élément, l’héritage, revient tout simplement à faire tomber tout un système.

    LIRE AUSSI > « En Tunisie, la réforme pour l’égalité devant l’héritage divise la société »

    Mais la société a déjà commencé à évoluer. Le puzzle tunisien n’est plus le même qu’il y a trente ou quarante ans. C’est pour cela que des Tunisiens appellent à une réforme de cette pièce du puzzle qui, selon eux, est justement à l’origine d’injustices.

    D’injustices non. La loi doit être respectée. Les maris sont juridiquement responsables. Ils peuvent être emprisonnés pour cela. Les petits-fils sont responsables pécuniairement de leurs grands-pères, pas les petites-filles… C’est tout un système fondé sur une répartition équitable. L’équité comme le dit Victor Hugo, est l’essence même de l’égalité : « la première égalité, c’est l’équité ». L’équité est l’objectif et non l’égalité formelle.

    Autre sujet témoin de votre conservatisme : la pénalisation de l’homosexualité qui persiste dans le droit tunisien. Vous ne souhaitez pas revenir sur l’article 230 du code pénal ?

    Chacun est libre dans son intimité. Ce n’est pas à l’Etat ou aux pouvoirs publics d’intervenir dans le cercle privé. Dans la société, en revanche, il y a des valeurs intériorisées par tout le monde. La liberté individuelle dans la sphère privée est une chose, dans la sphère publique c’est autre chose. En France, les choses sont appréhendées d’une autre manière en raison de son histoire, des Lumières qui ont apporté à l’humanité beaucoup de nouvelles idées. Mais le post-modernisme devrait être la synthèse de toutes les civilisations. Il faut prendre en compte aussi les valeurs intériorisées par la majorité.

    Mais aujourd’hui de jeunes hommes soupçonnés de rapports homosexuels croupissent en prison après avoir subi un « test anal » dont les experts s’accordent à dénoncer l’ineptie. Il s’agissait pourtant de leur vie privée…

    La sphère privée c’est la sphère privée.

    Donc, on pourrait faire évoluer les choses pour respecter la vie privée ?

    Oui, je crois que cela peut évoluer pour la sphère privée. L’espace public c’est autre chose car les valeurs de la société doivent être prises en compte. Les choses évolueront peut-être mais aujourd’hui il faut comprendre les valeurs intériorisées par la société tunisienne.

    LIRE AUSSI > « C’est une bataille permanente », comment défendre les libertés individuelles en terre d’islam ?

    Au lendemain des résultats, on vous a qualifié de « salafiste », on vous a montré dans un café avec un leader du parti islamiste Hizb ut-Tahrir… Etes-vous salafiste ?

    Non. Ai-je l’air d’un salafiste ? Si je cite Voltaire et Victor Hugo, puis-je être salafiste ? Discuter avec quelqu’un vous fait-il appartenir à son mouvement politique ? Je n’appartiens à aucun parti. Je suis indépendant et je le resterai.

    Les prérogatives du président tunisien concernent en particulier la politique étrangère. Pourquoi avoir évoqué un premier voyage à Alger ?

    On a parlé longtemps d’une union des pays du Maghreb. Il faut inventer d’autres manières, dépasser ce concept de fédération. Les Algériens sont nos voisins, nos frères, nous avons une histoire commune et un avenir commun. La géographie et l’histoire nous unissent et cela me paraît normal de consacrer mon premier voyage à l’Algérie.

    Quelle que soit la situation sur place ? Les manifestations se poursuivent depuis le mois de février…

    On parle de liens entre Etats. Il y a un Etat algérien. Et puis il y a le régime algérien qui doit être choisi librement et souverainement par les Algériens.

    On vous dit peu francophile, peu francophone – cet entretien se déroule cependant parfaitement en français. Comment voyez-vous les liens de la Tunisie avec la France et l’Europe ?

    J’apprécie la littérature française. Je lis et relis la doctrine française, surtout en droit. Je n’ai pas de complexe particulier, loin de là. Nos rapports avec la France, avec l’Europe d’une manière générale, sont dictés par la géographie et on ne changera pas la géographie. Bien avant le Protectorat, nous avons eu des relations, des « moments tumultueux » comme dit le président Macron. Mais nous sommes des partenaires traditionnels. L’essentiel, c’est la compréhension entre les peuples. La dimension humaine doit être placée au centre. Chaque Etat a ses intérêts mais la compréhension humaine doit primer. Nous avons un destin commun en tant que voisins. Dépassons les moments tumultueux pour écrire une nouvelle histoire ensemble, en collaboration.

    La Tunisie doit-elle s’ouvrir à d’autres Etats ? On pense à la Chine qui multiple les investissements sur le continent ou les Etats du Golfe ?

    Les intérêts du peuple tunisien priment, comme dans n’importe quelle politique étrangère. S’ouvrir sur son environnement proche d’abord. Sur d’autres Etats certainement. Mais nous avons des relations particulières avec nos partenaires traditionnels dans le monde arabe, en Afrique et au nord de la Méditerranée. Cherchons ensemble des solutions.

    La principale revendication des Tunisiens est la justice sociale. Depuis la révolution l’économie du pays ne s’est pas améliorée. Comment remettre la Tunisie sur de bons rails ?

    Cela fait soixante ans que l’on cherche les bons rails et on ne trouve ni les wagons ni la locomotive… l’Etat a réussi après l’indépendance parce qu’il a joué son rôle social : l’éducation, la santé, la sécurité sociale, le logement… Il faut que l’Etat cherche d’autres techniques pour intervenir sur le plan social. Ce ne sont pas les droits des citoyens mais les droits de l’homme fondamentaux : droit à la santé, à l’enseignement, à la dignité. Les services publics doivent être assumés par l’Etat.

    Avec quel argent ? L’Etat des hôpitaux, en particulier dans le centre du pays est catastrophique… on part de loin.

    On est face à l’implosion des services publics. C’est une situation préméditée. Je ne suis pas contre le privé mais le minimum doit être assuré par l’Etat. On doit assurer la santé, comme on assure la sécurité et la Défense. Pourquoi diminue-t-on le nombre de fonctionnaires dans le secteur de la santé ou de l’éducation mais pas dans les forces de l’ordre ? On a le droit à la sécurité mais on a aussi droit à la santé à l’éducation et à un logement. Avec quel argent ? Il faut répartir équitablement les richesses. Il faut que les impôts soient payés. Pourquoi l’Etat tunisien a réussi après l’indépendance alors que les moyens étaient bien plus faibles ? Parce que l’Etat lui-même a investi. L’enseignement a alors métamorphosé la société tunisienne.

    L’Etat a des missions fondamentales. La couverture sociale et l’enseignement ne sont pas des produits commerciaux.

    LIRE AUSSI > « Chômage, corruption, misère… les raisons de la colère »

    On a entendu, en particulier, que vous souhaitiez faire passer le pays d’un Etat de droit à une société de droit. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La loi selon Rousseau est l’expression de la volonté générale. Les valeurs des lois sont intériorisées par tout le monde. J’étais en 2014 à Paris à la terrasse d’un café et le serveur me demande de ne pas jeter mon mégot de cigarette dans l’espace public mais de l’écraser dans le cendrier, donc l’espace privé. Pourquoi défend-il l’espace public ? Parce qu’il intériorise la loi. Parce qu’il sent qu’il a une partie indivise de l’espace public. Dans les pays développés, en général, on a dépassé le stade de l’Etat de droit vers la société de droit parce que tout membre de la société intériorise des valeurs, intériorise des règles parce qu’elles expriment sa volonté. C’est une évolution normale de l’Etat de droit vers la société de droit.

    Comment passe-t-on de l’une à l’autre ?

    Par l’éducation mais par les moyens juridiques aussi. C’est pour cela que je souhaite une nouvelle organisation politico-administrative qui parte du bas vers le haut. Donnons les moyens juridiques aux citoyens d’être des acteurs réels afin que la loi soit réellement l’expression de la volonté générale. Le citoyen défendra ce qui sera ses choix. On passera alors de l’Etat de droit nécessaire à un autre palier qui est la société de droit.

    La souveraineté appartient au peuple, tout doit partir de lui. C’est pourquoi je souhaite aussi que les mandats des élus soient révocables. Les élus doivent être responsables devant leurs électeurs.

    Ces réformes devront passer par une réforme constitutionnelle ce qui suppose de réunir les votes des 2/3 de l’Assemblée. Sans parti, dans un paysage politique très fragmenté, cela paraît vain d’espérer… comment comptez-vous faire ?

    La constitution elle-même prévoit ses modalités de révision. Bien sûr il faut la majorité des 2/3 ce qui n’est pas facile, surtout avec l’éparpillement des voix. Malheureusement nous avons choisi un scrutin de liste avec une représentation proportionnelle au plus fort reste, le scrutin que Lamartine a qualifié « de la honte ». C’était en 1848. Les élus ne sont pas élus parce que le peuple les a choisis mais parce que les partis politiques les ont placés en tête de liste.

    Ce sera à la chambre des députés de prendre ses responsabilités devant le peuple.

    Votre concurrent au second tour de la présidentielle, Nabil Karoui, est en prison dans l’attente de son jugement. Pensez-vous que pour une campagne électorale juste, il devrait être libéré ?

    Je ne suis en concurrence avec personne. Je n’ai pas fait une campagne électorale, j’ai fait une campagne explicative. Je ne cherche pas le podium, je cherche autre chose pour le peuple tunisien.

    Cet emprisonnement d’un candidat, qui plus est un candidat porté au second tour de la présidentielle est une situation inédite. Du jamais-vu. C’est à la justice et à elle seule de mettre fin à cette histoire. Une justice réellement indépendante. Car lorsque les hommes politiques s’assoient dans le fauteuil des juges, la justice sort du prétoire.

    Céline Lussato (A Tunis)
    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10214288884407176&id=1568122014

  • Blocus maritime au Yemen : les preuves de la complicité de la France. Par Disclose
    https://www.les-crises.fr/blocus-maritime-au-yemen-les-preuves-de-la-complicite-de-la-france-par-di

    Source :Disclose, Youtube, 16-09-2019  Des millions de civiles sont frappés par la famine au Yémen. L’une des causes de cette catastrophe humanitaire sans précédent : le blocus maritime mise en place par l’Arabie saoudite et ses alliés, en 2015. Sur la base d’une investigation en “source ouverte”, les journalistes du projet French arms* apportent la preuve que des navires de guerre d’origine française participent à ce blocus meurtrier. *French arms est une enquête collaborative initiée par Lighthouse reports, en coopération avec Disclose et avec le soutien d’Arte, Mediapart, Radio France et Bellingcat. Source :Disclose, Youtube, 16-09-2019Lire la (...)

  • Israel’s war of attrition on a Christian Palestinian town

    Amira Hass | Sep 21, 2019 8:09 PM Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-s-war-of-attrition-on-a-christian-palestinian-town-1.784378

    An Israeli machinery demolishes a Palestinian building housing an apartment and a restaurant in Beit Jala in the Israeli-occupied West Bank on August 26, 2019.\ MUSSA ISSA QAWASMA/ REUTERS

    An Israeli outpost has been established in the middle of a World Heritage site, igniting mutual suspicions among the local people. Small wonder a recent protest did so poorly

    Around 50 people came out to demonstrate a week ago Sunday against the new Israeli outpost on the lands of Beit Jala, a Palestinian Christian town in the Bethlehem Governorate of the West Bank. The outpost is being built a few meters above the site where Israel’s High Court of Justice recently approved the razing of the Qassiyeh family’s restaurant and house.

    The low number of protesters, one of them said, may indicate that the town’s people deem the protest a lost cause: They assume they can’t prevent the destruction of their gem of a landscape in the Al-Makhrour valley, virtually their only refuge from the claustrophobic urban enclave of the Bethlehem area.

    Another possible reason for the low attendance is that more efforts have been invested lately in the attempts to solve the unreported crisis that followed the demolition. This has brought to the surface suspicion and hostility between Muslims and Christians, between original residents and refugees and between residents and the Palestinian Authority. It includes masked men, pepper spray, arson and talk about a “land-buyers’ mafia.” The crisis has revealed an exhausted community keeling under Israel’s looming construction plans.

    In June, when settlers first came to level a plot at the top of a green hill and fence it in, Beit Jalans were astonished to find that one of their own may have sold a Jew seven plots of land in the region about 50 years ago. The seller has long since left the country. His family – undoubtedly patriotic – is shocked by the discovery or the suspicion. After all, when a Jew buys land in the heart of the West Bank, Israel makes sure to make it, sooner or later, a de facto sovereign extension, a springboard to broaden Israeli control in the ever dwindling Palestinian space.

    The new settlement outpost in Beit Jala, this week. Credit Olivier Fitoussi

    At some stage, the Jew who apparently bought the plots sold them to the Jewish National Fund and they were registered as belonging to Himenuta, the JNF subsidiary running the fund’s land. The cautious words “may” and “apparently” are needed here, because land purchases by Jews in the West Bank are not an innocent act, and quite a few forgeries have been discovered over the years. By the time matters are sorted out in Israeli courts, the outpost can turn into a prosperous Jewish neighborhood.

    One could legitimately wonder why the JNF remembered only now to claim the land. When did it buy the land? Was it bought by a front pretending to be a private citizen? All this remains unclear.

    The religious demon

    Some say it was discovered in 2017, or at least suspected, that land had been sold to a Jew. The Qassiyeh family, which has been cultivating one of the seven plots for decades, was waging a legal battle against the Civil Administration’s demolition orders for the restaurant and house. Suddenly, in 2017, Himenuta entered the picture, claiming that the land belongs to it. It’s hard to obtain accurate, full details from everyone involved. But apparently the scope of Himenuta’s claims in the Al-Makhrour valley wasn’t yet clear three years ago.

    On August 26, the Civil Administration razed the restaurant for the third time, as well as the house built by the Qassiyeh family. In his grief, Ramzy Qassiyeh, the head of the family, held a large wooden cross with the Virgin Mary’s picture at the top while the bulldozers demolished the structures. He said in a video that neither the Muslims nor the Jews would drive them away.

    Ramzy Qassiyeh holds a large wooden cross with the Virgin Mary’s picture at the top in a protest against the demolition by Israeli forces of his family’s restaurant and house, on August 26, 2019. AFP

    By “Muslims” one may assume he meant the PA and senior Fatah officials, especially some born in the area’s refugee camps. The video went viral and the anger spread accordingly. Old tensions between the refugees and native Beit Jalans flared up again.

    Then came an apology. But a few days later a pickup truck containing masked, probably armed, people came to the Qassiyeh’s plot, where they insist on staying, despite the demolition. They say the masked men wanted to kill Ramzy and maybe his son. Whether the men really wanted to kill him, they sprayed the family with pepper spray and disappeared after an Israeli army unit showed up. Who called the unit remains unclear.

    At the same time, up the path, Israeli earth-moving equipment was preparing the undisturbed ground in a second plot for the new outpost. Palestinian news sites reported the appearance of the new outpost, but not the attack by the people in the pickup truck. The news of the attack spread gradually.

    “People are angry at the video and the talk against Muslims,” a resident of the Deheisheh refugee camp said. “Whatever the reason, it’s not done,” a Muslim resident of Beit Jala said.

    People in Beit Jala say that some parts of Al-Makhrour are owned by people from out of town; that is, Muslims, mainly from refugee camps. But who said refugees may not buy land and cultivate it? So many Beit Jala residents have left the country, why shouldn’t others look after the land and trees? The problem is that some sales weren’t kosher, apparently. Local residents of Beit Jala indeed say that a “mafia” of people – both Muslim and Christian – with social and political power is involved in the transactions.

    A Palestinian woman argues with an Israeli border policewoman over the Israeli demolition of a building, in Beit Jala in the Israeli-occupied West Bank, August 26, 2019.\ MUSSA ISSA QAWASMA/ REUTERS

    The PA has an orderly land registry to expose forgeries. At least in one case, I was told, a forgery was found, but it did no good – the people holding the land didn’t leave. This may partially explain the Qassiyeh’s complaints.

    In the plot near the Qassiyeh and the new outpost a small stone structure was set on fire at the beginning of last week. The plot’s owner is a resident of a refugee camp. Who wanted to set it on fire? Who was capable of it? The mutual suspicions inflamed the tensions.

    All this happened just when the Palestinian government announced that the local councils would start to expand their master plans without taking into consideration whether the land in question was in area A, B or C. But the events in Al-Makhrour show that Beit Jala, like any other Palestinian village or town, have no control over the land that Israel classifies as in Area C; Israel does whatever it likes there.

    The PA has so little control that the Qassiyehs hired their own attorneys and are replacing them one after the other as if the land problem were the family’s private business rather than a national Palestinian issue that should be handled by PA lawyers.

    In 2001, at the beginning of the second intifada, when Palestinian gunmen shot at Gilo in Jerusalem, the army shelled and destroyed the Qassiyehs’ house in Beit Jala. The PA partially compensated the family for the damage and the Qassiyeh brothers built a new home there.

    The entrance to the new settlement outpost in Beit Jala, September 2019. Credit : Olivier Fitoussi

    Ramzy Qassiyeh has West Bank residency status. His wife Michelle and their children are Israeli citizens with voting rights. Michelle was born in Jerusalem to a refugee mother from the village of Ein Karem who as a child lived in a Jerusalem monastery, and to a French father from Lebanon. A few years ago, her mother moved to live near her daughter in Beit Jala and has Alzheimer’s disease, Michelle Qassiyeh says.

    “When we bring her here, to Al-Makhrour, she thinks she’s in Ein Karem and asks to go to her home there,” Michelle says.

    Ancient terraces and much more

    Al-Makhrour is a farming area of some 3,000 dunams (740 acres), characterized by ancient terraces, olive groves, vineyards, fruit trees, archaeological sites and a traditional irrigation system. It boasts ancient agricultural stone structures, clear air and “the best olive oil in Palestine.”

    In 2014 the region was declared a World Heritage site. “Palestine, land of Olives and Vines – Cultural Landscape of Southern Jerusalem, Battir,” the UNESCO document says. The declaration was seen as a Palestinian

    achievement in the efforts to prevent the construction of the separation barrier, which threatened to destroy the terraces and landscape.

    A demonstrator holding a Palestinian flag gestures in front of Israeli forces during a protest against Jewish settlements near Beit Jala in the Israeli-occupied West Bank September 8, 2019.\ MUSSA ISSA QAWASMA/ REUTERS

    The Al-Makhrour area connects al-Khader, Beit Jala, Husan, Battir and al-Walajeh, most of whose farming lands were torn from it for the settlement of Har Gilo, the separation barrier and the road along it, and a park for Israelis only. The new Route 60 that bypasses Bethlehem, and the tunnels built in the ‘90s obstruct the landscape’s agricultural and historical continuity.

    Recently Israel expropriated more land from Al-Makhrour and Beit Jala in order to widen the road bypassing Bethlehem and the tunnels, which Palestinians are forbidden to travel on. These are meant to shorten the travel time between the Gush Etzion settlement bloc and Jerusalem.

    This is why an agricultural outpost on top of one of Al-Makhrour’s hills is so threatening. On September 5, two Israeli youths with long side curls asked a French journalist and myself to leave the plot. An adult who joined them also asked us to leave, but was ready to talk outside the gate.

    “Three people are here permanently, with a few volunteers,” he said, while his silent wife looked at us from a distance. He said he was from the settlement of Elon Moreh and had leased the land from Himenuta. “I went to the JNF and looked for land,” he said. “They showed me a few places and this is the one I chose.” (Haaretz’s Yotam Berger has reported that the settlement of Neveh Daniel is behind the lease.)

    He said the demolition below had nothing to do with it. “My relations with the neighbors are good. Others, not from here, uprooted the olive trees we planted three months ago.”

    But he added, “We’ll be here for the next 50 years.” Why 50 and not 100? I asked, and he replied: “Because the lease is for 50 years.”

    #colonialisme_de_peuplement
    #Beit_Jala

  • Texte des occupant·e·s de l’Amassada lu pendant la Fête du vent

    https://lavoiedujaguar.net/Texte-des-occupant-e-s-de-l-Amassada-lu-pendant-la-Fete-du-vent

    Lors de la cinquième Fête du vent, première depuis l’occupation permanente du lieu, un texte écrit collectivement par celles et ceux qui y habitent a été lu, ici retranscrit.

    L’Amassada est habitée de manière permanente depuis un an déjà. En effet, en septembre 2018, des membres de la lutte ont lancé un appel à venir s’installer sur le plateau de Saint-Victor. Occuper l’Amassada, ce n’est pas juste dormir sur place, c’est y construire un quotidien, rechercher une autonomie, se réapproprier des savoirs. Malgré la présence hostile de la police et la menace permanente de destruction des lieux, nous avons souhaité nous inscrire sur le territoire et nous projeter dans le temps. Constructions, potagers, événements, assemblées ont rythmé notre vie ici.

    L’occupation ne nous a pas isolé·e·s du reste du monde. Au contraire, le début du printemps a été pour nous l’occasion de nous déplacer, d’aller voir d’autres lieux, de créer des liens avec les gens que nous rencontrions. Au fil des moments partagés, des rires, des craintes, etc., de la confiance se crée, et c’est avec beaucoup de plaisir que l’on recroise, parfois à l’Amassada, parfois ailleurs, des personnes rencontrées dans l’année. Des liens forts, des amitiés, des amours se développent et c’est toute une nouvelle cartographie qui s’ouvre à nous en fonction de potes habitant dans un village à côté ou de lieux de lutte en Allemagne, en Angleterre ou à l’autre bout de la France. (...)

    #Aveyron #méga-transformateur #EDF #RTE #éoliennes_industrielles #occupation #résistance

  • GRAND FORMAT. « On place la vie des #fœtus avant celle des #femmes » : voyage dans le #Missouri, au cœur du combat pour le droit à l’#avortement
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/grand-format-on-est-alle-dans-le-missouri-au-coeur-du-combat-pour-l-avo

    De fins cheveux blonds relevés, le visage rond, Jane* patiente dans la salle d’attente de la clinique Planned Parenthood de #Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis). L’Américaine, mère célibataire de deux enfants, a mis un terme à une nouvelle grossesse début juillet. Son partenaire a refusé de « prendre ses responsabilités ». A 35 ans, Jane, intérimaire précaire dans le nettoyage, ne voulait pas de cet avenir pour un nouvel enfant. « La pauvreté est une réalité trop éprouvante pour un petit. »

    Vivant dans les environs, elle est ici pour un rendez-vous de contrôle après son IVG. Jane aurait voulu avorter dans cette clinique, près de son domicile de Fenton. Mais il a fallu aller plus loin, traverser la frontière entre le Missouri et l’Illinois, puis rouler encore 30 minutes. « Venir à Saint-Louis n’était pas une option », tranche-t-elle. « Je regardais les infos chaque jour, c’était éprouvant pour les nerfs. Et si je venais ici et n’étais finalement pas soignée ? » Car à l’heure de son avortement, l’établissement menaçait de fermer. Et cette clinique, un imposant bâtiment gris, est la dernière de l’État pratiquant encore des interruptions volontaires de grossesse (#IVG).

    Dans ce contexte de lois de plus en plus restrictives sur l’avortement dans plusieurs États américains, nous nous sommes rendus sur place, du 9 au 13 juillet, notamment dans l’État du Missouri, exemple symptomatique de ce durcissement.

    #législation_liberticide #santé #pro-life #Église_catholique #Illinois #pauvreté #féminisme #distance #transport

    Depuis l’Europe, Rebecca Gomperts, médecin basée entre les Pays-Bas et l’Autriche, a elle aussi pris les devants. Engagée pour le droit à l’avortement à travers le monde, elle prescrit désormais des pilules abortives à des femmes américaines privées d’accès à l’IVG. Elles doivent pour cela être enceintes de moins de neuf semaines et remplir un questionnaire en ligne sur le site Aid Access. Une fois leurs réponses passées en revue, Rebecca Gomperts prépare les ordonnances. Une pharmacie basée en Inde les reçoit, puis envoie les médicaments au domicile de ces Américaines, pour un coût modique de 80 euros.

  • #Montpellier : Manif #intersquat contre les expulsions et le mal logement – Soutien au #squat_Buisson_Bertrand devant le TGI
    https://fr.squat.net/2019/09/21/montpellier-manif-intersquat

    Soutien au squat Buisson Bertrand le 23 septembre à 9h devant le TGI Ayant constaté un manque cruel d’accès aux besoins essentiels pour pouvoir mener une vie digne et décente, l’association « Solidarité partagée » a été créée avec pour but de proposer aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, un hébergement, un accompagnement et des […]

    #Collectif_MigrantEs_Bienvenue_34 #manifestation #procès #sans-papiers

  • Des élèves éco-délégués pour agir en faveur du développement durable - Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
    https://www.education.gouv.fr/cid144975/des-eleves-eco-delegues-pour-agir-en-faveur-du-developpement-durable.

    Les classes de collège et de lycée élisent des éco-délégués pour participer activement à la mise en oeuvre du développement durable dans leurs établissements. À travers ces élections et les projets éco-responsables menés toute l’année, les élèves deviennent acteurs à part entière pour faire des établissements des espaces de biodiversité, à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique. 250 000 classes engagées pour le développement durable, ça peut tout changer.

    #EEDD #développementdurable #ecodélégué #parcourscitoyen

  • « Dernière Sommation » (Grasset) : débats, lectures et grandes manoeuvres
    http://www.davduf.net/derniere-sommation-grasset-debats-lectures-et

    En marge de la sortie du roman « #Dernière_Sommation » (Grasset), les réjouissances de visu. Librairies, clubs, rencontres, signatures et contre filatures. 23/9 Paris, Télérama Dialogue 28/9 Paris, Table Ronde Amnesty International 3/10 Paris, Librairie Monte en l’air 4/10 Montreuil, Librairie Libertalia 5/10 Paris, Le Monde Festival 12/10 Paris, Rentrée du NPA 19/10 Bruxelles, Festival des Libertés 23/10 Toulouse,Café librairie ItinéraireBis 24/10 Montpellier, Collectif La Barricade 25/10 Lyon, (...) Dernière Sommation

    / Une

    https://www.telerama.fr/medias/stephane-bern%2C-elisabeth-quin%2C-david-dufresne...-venez-les-rencontrer-a
    https://www.amnesty.fr/agenda/campus-2019
    https://www.facebook.com/events/739805323106521
    https://www.facebook.com/events/2347635522121068
    https://festival.lemonde.fr/programmation/tous-journalistes
    http://www.festivaldeslibertes.be/2019/fase6?event=19029&_Debat__Echec-et-matraque-__#19029
    https://www.facebook.com/pg/itibis/events
    https://www.facebook.com/events/bordeaux-france/rencontre-avec-david-dufresne/2344173975667193

  • Ok, je plie aussi ; le fil sur lequel de nombreux échanges, à la suite d’un post sur Stallman, avaient dérivé sur le tagage de Madmeg a été bel bien effacé, c’est à dire avec lui les traces de cette conflictualité politique nécessaire pour avancer.

    Evidemment, ça s’est barré en sucettes, et la conséquence a été le départ de Philippe De Jonckheere. Cet effaçage, qui va réécrire l’histoire (puisqu’aura disparu également mon mot sur les essentialisations outrancières qu’implique le tagage à la terreur de cette imbécile malfaisante, obsédée par le pouvoir, de MadMeg, lors d’un de ses mémorables décomptes de corps parfaitement hors-sujet et bourré de points aveugles politiques sur un sommaire de revue qu’elle n’a jamais lue) va être la raison de mon propre départ. Je laisse le compte pour le travail fait qui y est encore consultable, et je coupe tout le reste, notifications surtout.
    C’est donc mon dernier mot ici, et je laisse ce message pour qu’il soit au moins inscrit une fois que quelqu’un n’est pas dupe de la brutalité permanente de ces tags à la con et des methodes désastreuses de MadMeg.
    Les tags de MadMeg, les méthodes de MadMeg, l’incarnation désopilante si elle n’était aussi mortifère DU féminisme (en fait de sa version différentialiste étriquée la plus néfaste, impensante, infertile, désespérante, comptable) c’est le point aveugle de Seenthis, sa zone de folie douce, de mortification générale, et d’acceptation de trucs qu’on n’accepterait jamais de personne d’autre.

    j’en ai ma claque de ces conneries, le travail féministe de la MG (dont nous sortons de trois jours de travail passionnant avec de quoi bosser pour longtemps) serait intégralement foutu à feu et à sang avec des positions de pouvoir aussi hostiles et aussi folles, aussi prédatrice et centralisantes ; MadMeg est une foutue plaie au pied qui fait boiter le féminisme à un tel point d’un seul côté qu’il tournerait en rond jusqu’à la mort si elle était représentative de quoique ce soit.
    Voilà ce que ça peut donner, la méthode :
    https://seenthis.net/messages/797268
    se faire traiter de nazi - de « masculiniste », c’est à dire la version nazillonne de la position misogyne incarnée en programme - sous une critique de dessin de presse définitivement non genrée, puisque je traite n’importe quel dessin de presse depuis vingt an de la même façon - ça ne choque PERSONNE. Normal. Tout va bien. J’ai essayé de répondre sur un ton calme et léger avec la cible de Graham - alors que n’importe quand, dans la vraie vie, si on va dans les zones de la calomnie sur fond de fascisme, c’est ma main dans la gueule sans détour ou l’équivalent écrit - ceci par considération pour le cadre seenthis. Au singe, en temps normal, je ne parle que la langue du singe : selon l’humeur, je montre mon cul comme un babouin ou je deviens gorille, c’est selon.
    Son désir d’incarner ici la figure de l’artiste politique tient également du même tragicomique, de la même usurpation, et je ne doute pas que mon parfait mépris pour ses pensums graphiques est pour beaucoup dans sa rage bafouillante continue à mon égard. J’en tirerais une certaine vanité si, dans mon cadre de vie, dans mon monde, elle existait vraiment. Mais j’ai l’orgueil de me choisir des adversaires moins miteux et elle n’existe nulle part ailleurs qu’ici. Tant mieux, je n’aurai plus aucune chance d’entendre parler d’elle de toute ma vie, ce sera un poil chatouillant ma narine bienheureusement arraché. Le seul truc qui me désole est qu’il m’aura fallu, au bout de tant d’années, tout de même, consacré plus de deux lignes à cette nuisible.
    Qu’elle continue donc à gratter laborieusement ses pompières allégories ridicules sur papier, qui seront sans doute les dernières du monde à inscrire sous chaque instance convoquée, sous chaque personnage, sous chaque représentation, son petit nom pour qu’on soit bien sûr de comprendre où penser, de savoir qui est qui, qu’est-ce qui représente quoi, sous les yeux complaisants de tous : comme s’il suffisait d’être du même bord politique (supposé) pour abdiquer toute exigence poétique, intellectuelle, esthétique.

    Je me casse donc aussi, j’en ai plein le cul de ces conneries ;
    qu’elle vive librement son petit régime de terreur local, et qu’aillent se faire foutre tous ceux qui sont aveugles à la volonté de pouvoir de ce phallus casqué (il faudra être le dernier des ennemis de la psychanalyse* - comme tout ce qui ne la lit pas - pour ne pas voir de position masculine dans ce corps qui bégaie à l’infini sa position féminine).

    –--------
    * lire et relire Anne Emmanuelle Berger « le grand théâtre du genre »

  • Spam reçu à l’instant. Attention ce n’est pas comme des mauvaises traductions d’une autre langue, comme avait pu en poster @philippe_de_jonckheere je crois, si je me souviens. Là je ne comprends même pas comment ça a pu être composé…

    Mon fils va bien. Et je suis de retour au taff un peu. Je viens de commander un édriseur a biberon ! C’est un avantage pour le vendeur, pas pour le client. Même l’Inquisition ne peut plus rien pour toi. C’est de l’hérésie dans de l’hérésie ! Mais je pense que Nurgle à plus la main vert que Khorne, mais genre vraiment la main verte. « Le fait de prendre un repas ». Si tu prends un café, le verre d’eau n’est pas obligatoirement acquis. Par contre, s’il veut te faire payer l’eau, ça doit être affiché (on ne peut pas te faire payer une conso qui n’est pas affichée). Il supprime aussi tous les tweets. Mais il y a trop de screens. Oui merci, j’hésitais entre « d’enerver » et « de faire éructer » 45 min de marche *2 par jours + boxe et je vais pê recommencer la plongée. Je suis rodé. C’est quoi la différence avec l’Euro ? Moins de pays du Nord et plus du Moyen-Orient ? Quel est l’intérêt de mettre des économistes partout, selon toi ?

  • « Badaboum et patatras, tout va s’effondrer et on fait quoi ? » avec Corinne Morel Darleux et la philosoophe Emilie Hache | Les oreilles loin du front
    http://www.loldf.org/spip.php?article720

    Cette semaine on a diffusé un entretien avec Corinne Morel Darleux, autrice de « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce » (Ed Libertalia - juin 2019) et la philosophe Émilie Hache sur le refus de parvenir et de nuire, la volonté de vivre dignement le présent, et l’effondrement qui vient plus certainement que l’insurrection. Une émission sur l’éthique jubilatoire, la beautiful loose et les éléphants. Durée : 1h11. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://www.loldf.org/archives/19.09.18.au.festival.allumette.mp3

  • Scattered protests emerge in cities across Egypt Friday night | MadaMasr

    https://madamasr.com/en/2019/09/21/news/politics/small-scale-scattered-protests-emerge-in-cities-across-egypt-friday-evenin

    Three of our journalists saw small-scale protests in Tahrir Square, where dozens were trying to assemble, chanting “The people want to bring down the regime.” During one of their attempts, riot police were seen arresting about 30 people and using tear gas. Riot police have closed some streets to all traffic, while police trucks have been driving frantically on the streets surrounding the square. Another journalist working with us saw a number of people in cars honking their horns in the Azbakeya area of central Cairo, chanting, “Down with Sisi.”

    In Alexandria, an eyewitness saw about 20 to 30 protesters gather in the central Qaed Ibrahim area, chanting “The people want to bring down the regime” and “Leave, Sisi.” Shortly after they gathered, police dispersed the crowd, beating some protesters using sticks. Some were dragged to microbuses belonging to the Ministry of Interior. Another protest took place in Raml Station, another central Alexandria neighborhood, according to a second eyewitness.

    In Suez, an eyewitness told us that a small group gathered in al-Arbaeen Square, and was left to chant against the regime for half an hour. When numbers increased, police intervened to disperse the protesters, and then began chasing after people as they dispersed.