• RSA, APL, AAH : le compte bancaire des allocataires peut être consulté par un contrôleur CAF lors d’un contrôle à domicile [titre revu pour ce rappel]
    https://www.20minutes.fr/societe/2609227-20190921-rsa-compte-bancaire-beneficiaire-peut-etre-consulte-cadre

    FAKE OFF L’affirmation a été avancée ce week-end. Des contrôles sont bien effectués, « seulement en cas de doute sur le niveau des ressources », précise la Caisse nationale des allocations familiales

    Les #contrôleurs des #CAF peuvent-ils examiner les relevés bancaires des bénéficiaires du #RSA ? L’affirmation a été avancée ce week-end.
    En 2018, le ministère des Solidarités et de la Santé avait confirmé cette pratique.

    Celle-ci est encadrée.
    Le #compte_bancaire d’un bénéficiaire du RSA peut-il être examiné en cas de contrôle ? L’affirmation a été avancée samedi par Marie Wilhelm, une auteure de polars, dans un tweet largement repris. « J’apprends qu’un décret est passé cet été permettant de fouiller les comptes bancaires des gens au RSA afin de le leur retirer s’ils ont touché autre chose, y compris les étrennes envoyées par mamie, écrit cet internaute. Pour la fraude fiscale, les moyens dévolus au fisc ont encore été restreints. »

    L’internaute a ensuite précisé que cela fait déjà « beau temps qu’on dénie toute dignité et vie privée aux gens au RSA ».

    Les CAF et la #MSA, qui versent le RSA pour le compte des départements, « sont en droit de demander aux bénéficiaires de leur communiquer la copie de leurs relevés de compte bancaire afin de contrôler l’exactitude des déclarations concernant les ressources », expliquait en 2018 le ministère de Solidarités et de la Santé, en réponse à une question d’un député.

    Ces deux organismes « sont habilités par la loi à vérifier les déclarations des bénéficiaires du RSA », ajoutait le ministère.

    Un contrôle « seulement en cas de doute sur le niveau des ressources »
    Pourquoi une telle demande ? « Le droit au RSA est calculé pour chaque foyer en prenant en compte toutes les ressources, de quelque nature qu’elles soient, de tous les membres du foyer », répondait le ministère.
    Ces contrôles sont encadrés et ne peuvent pas être effectués par tous les agents des CAF, rappelle la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) auprès de 20 Minutes : « Seuls les contrôleurs des CAF sur place, dans le cadre d’un contrôle au domicile des allocataires, peuvent demander aux banques (…) des relevés du compte. » Cette demande intervient « seulement en cas de doute sur le niveau des ressources suite aux premières investigations réalisées ».

    Une « quinzaine de cas » en Alsace
    La pratique est bien établie : en avril, les délégués du défenseur des droits en Alsace alertaient sur une « quinzaine de cas », où des parents ont versé des « petites sommes régulières à leurs enfants ». Ces sommes « apparaissent sur les relevés bancaires (des enfants) et la CAF les compte comme un #revenu supplémentaire. Cela peut avoir des conséquences assez redoutables comme la suppression du RSA. » Le département du Haut-Rhin avait tempéré auprès de 20 Minutes : « Si les sommes sont modiques, elles ne seront pas prises en compte. »
    En 2016, la Cnil précisait à 20 Minutes que le bénéficiaire, pour des raisons de confidentialité, « pourra occulter toutes les autres informations qui ne sont pas nécessaires à l’appréciation du bénéfice du droit en question – en l’occurrence les dépenses figurant sur les relevés » .

    Des informations croisées avec d’autres organismes
    Les agents des CAF peuvent également accéder au #Ficoba, le fichier national des comptes bancaires et assimilés, qui contient les coordonnées de la personne ayant ouvert le compte (son nom, son prénom, son adresse ainsi que sa date et son lieu de naissance). Il ne donne pas d’informations « sur les opérations effectuées ou sur son solde », précise la Cnil sur son site.
    Le but ? Croiser les informations déclarées par les allocataires avec celles d’autres organismes pour détecter soit les sommes d’argent dues par la CAF aux allocataires, soit les sommes trop perçues par les bénéficiaires.

    Si l’allocataire refuse un contrôle ou refuse de fournir les pièces justificatives qui lui sont demandées, « le paiement de ses prestations pourra être interrompu », explique la Cnaf.
    En 2017, les CAF ont effectué 35,4 millions de contrôles (toutes prestations sociales confondues) dont près de 172.000 à domicile, rappelle la CNAF. Ces contrôles ont permis de régulariser 1,12 milliard d’euros. Sur ce montant, 316 millions ont été versés à des allocataires qui ne percevaient pas assez et 802 millions ont été réclamés aux allocataires qui avaient trop perçu. Les CAF ont détecté la même année pour 291 millions d’euros de fraude : le montant moyen d’une fraude était de 6.455 euros. Ces fraudes représentent 0,36 % des allocataires.

    • préférer des versements en liquide et bien choisir les dates de déclaration des autres versements, lorsque c’est possible...

    #contrôle_au_domicile #relevés_bancaire #suspicion_de fraude #suppression_d'_allocation

  • Vor Gericht und auf hoher See | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Vor-Gericht-und-auf-hoher-See-4511897.html

    Streit und Dissens, genauer: Mord und Totschlag ist in vielen Mythologien das vorgängige Weltverhältnis. Und die rechtlichen Konsequenzen folgen unmittelbar: Eva steht im Paradies unter Rechtfertigungszwang wegen der Verletzung eines göttlichen Verbots, das in der „Parallelwertung des Laien“ schwer nachvollziehbar ist. Die Schlange ist als Anstifterin eine juridische Figur so wie Gott von der Rolle des Schöpfers schnell zu der des Richters wechselt. Die göttliche Entscheidung gegen Gottes Urgeschöpfe ist ein juristisches Drama, die Urgestalt des Prozesses schlechthin, der mit einem folgenreichen, bis heute und darüber hinaus reichenden Bannfluch beendet wird. Genau genommen ist es eine lebenslängliche Strafe mit dem paradoxen Effekt, dass der Mensch in diesem Gefängnis einer widerständigen Welt zur Freiheit und Selbstreflektion verurteilt wird.

    Ist das beschwerdefähig? Der US-Senator Ernie Chambers leitete im Jahr 2007 ein Verfahren gegen Gott ein, um in einem Aufwasch die Theodizee, aber auch die grotesken Seiten der amerikanischen Justiz zu erledigen. Chambers behauptete, um seinen Antrag auf eine einstweilige Verfügung zu substantiieren, Gott sei für zahlreiche Katastrophen verantwortlich, angefangen von göttlichen Terror-Drohungen bis hin zu Naturkatastrophen ("Acts of God"). Gott habe ihn und Abermillionen von Erdbewohnern bedroht. Chambers berief sich auf Hiob und dessen Kinder. Die für Gott kritisch verlaufende Theodizee ist ein altes Motiv, das Voltaire in „Candide“ gegen Leibniz’ Wort der beste aller möglichen Welten wirkungsmächtig pointierte. Prozessual definiert gilt: "Die Auferstandenen klagen plötzlich in allen Sprachen Gott an: Das wahre jüngste Gericht."4 Dieser Prozess wäre die Antwort auf den vorhergehenden Paradiesprozess, der unter rechtsstaatlichen Kriterien revisionsbedürftig ist. Der Senator rechtfertigte sein Rechtsschutzbedürfnis im Übrigen mit dem justizkritischen und säkularen Hinweis auf zahlreiche „sinnlose“ Verfahren. Chambers ist bisher nicht erfolgreich gewesen. Insbesondere lehnte im Oktober 2008 das Gericht den Antrag ab, weil eine Zustellung der Anklage an den Beschuldigten nicht möglich sei. Chambers akzeptierte das nicht. Denn wenn Gott doch alles wisse, kenne er ohnehin die Klageschrift.

    https://www.wired.com/images_blogs/threatlevel/files/chambersversusgod.pdf

    Lawsuits against God - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Lawsuits_against_God

    Actual suits

    1.1 Betty Penrose

    In 1970, Arizonan lawyer Russel T. Tansie filed a suit against God on behalf of his secretary, Betty Penrose, seeking $100,000 in damages. Penrose blamed God for his “negligence”, allowing a lightning bolt to strike her house. When God “failed to turn up in court”, Penrose won the case by default.

    1.2 Ernie Chambers
    1.3 Pavel M
    1.4 Chandan Kumar Singh

    #droit #religion

  • Les clandestins apprennent à résister à la police migratoire américaine
    https://information.tv5monde.com/info/les-clandestins-apprennent-resister-la-police-migratoire-ameri

    Si elle a su comment réagir face à la police migratoire, c’est grâce aux efforts des défenseurs des #droits humains qui trouvent de nouveaux moyens de s’opposer à la politique anti-#immigration du président Donald Trump en informant les clandestins des droits que leur accordent les lois américaines, ou en filmant les arrestations.

    #migrants

  • Quand une agence photo, Gamma-Rapho, s’assoie sur l’#EducPop et provoque la mort d’une asso consacrée à la culture bretonne, En Envor, au prétexte d’avoir illustré son enthousiaste note sur l’expo de Robert Doisneau...
    #Copyright_Madness 😳

    La fin d’une belle aventure
    http://enenvor.fr/eeo_actu/actu/la_fin_d_une_belle_aventure.html

    L’affaire remonte à l’hiver 2018-2019, période pendant laquelle nous avons de notre propre chef, sans avoir sollicité qui que ce soit ni réclamé quoi que ce soit, écrit sur le site tout le bien que nous pensions de l’exposition « #Robert_Doisneau, l’œil malicieux » présentée au Musée des beaux-arts de Quimper. Il s’agissait donc d’une publicité complètement gratuite et sans aucune contrepartie financière – nous avons même payé notre propre billet.

    Afin d’illustrer notre propos et de sensibiliser au mieux nos lecteurs, nous avons accompagné notre texte de deux clichés de Robert Doisneau faisant partie de l’exposition : « Bigoudène place Bienvenüe » et « Le baiser de l’hôtel de ville ». Ce fut, sans le savoir, notre arrêt de mort.

    Se basant sur le code L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle, l’agence de photographie Gamma Rapho, par l’intermédiaire du cabinet d’avocats Harlay, nous a réclamé à l’été 2019 une somme avoisinant les 4 000€ au titre des droits d’exploitation de ces deux clichés.

    L’expo en question : http://www.mbaq.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/robert-doisneau-l-oeil-malicieux-668.html

    #droit_et_photographie #photo #photographie #association #education #education_populaire #transmission

  • Pire que Bolton…
    https://www.dedefensa.org/article/pire-que-bolton

    Pire que Bolton…

    La phrase est joliment faite et la parabole irrésistible : « Un taxi avec personne à bord s’arrête devant la Maison-Blanche et Robert O’Brien, le nouveau conseiller à la sécurité nationale du président, en descend. » C’est ainsi que commence le texte de Martin Sieff, du 22 septembre 2019, sur Strategic-Culture.org. Auteur et commentateur dont on doit apprécier l’expérience et le professionnalisme ainsi que le courage (venu d’un poste important à UPI pour entrer dans la presse antiSystème), Sieff ne nous laisse aucun espoir. Sa description nous dit qu’O’Brien est le stade ultime de la néantisation et de la nullité, et sa médiocrité complète correspondant parfaitement à la situation d’effondrement-en-cours de l’empire.

    « L’histoire des empires en déclin, en particulier ceux qui sont au bord de (...)

  • Les androids rêvent d’une monnaie électrique | www.nouveau-magazine-litteraire.com
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/nouvelles-technologies/les-androids-r%C3%AAvent-dune-monnaie-%C3%A9lectrique

    Pour un groupe de transhumanistes, accéder à la vie éternelle demandait d’abord la création d’une nouvelle monnaie. Finn Brunton raconte cette histoire digne d’un roman de science-fiction dans Digital Cash, paru en juin chez Princeton University Press.

    Par Sandrine Samii.

    Créer une nouvelle monnaie n’est pas qu’un projet technique ou économique, mais une nouvelle proposition sociale, un pari pour l’avenir. « L’histoire de la monnaie numérique [nous montre] un exemple particulièrement vivide de l’utilisation de l’argent et des nouvelles technologies pour raconter des histoires sur le futur », raconte Finn Brunton, professeur au département Médias, Culture et Communication de l’université de New York. Dans Digital Cash, il explore plusieurs projets de cryptomonnaies, des monnaies entièrement numériques, jusqu’à la concrétisation de l’un d’entre eux : Bitcoin.

    Bitcoin et la blockchain sont le résultat de décennies de recherches sur la cryptographie, les réseaux peer-to-peer, la signature et l’horodatage de fichiers numériques. Au début de cette chaîne, on trouve le mouvement cypherpunk – des informaticiens et des mathématiciens intéressés par le développement de mécanismes informatiques de cryptographie. Ses participants forment un groupe hétérogène, aux objectifs variés : protéger leurs informations personnelles, garantir la confidentialité des échanges, échapper au contrôle que de grandes entreprises ou des États voudraient exercer sur le Web.

    À lire : Digital Cash. The Unknown History of the Anarchists, Utopians, and Technologists Who Created Cryptocurrency, Finn Brunton, Princeton University Press, 272p., 26,95 $

    Et l’interview de Finn Brunton
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/entretien-nouvelles-technologies/finn-brunton-%C2%AB-le-libra-est-%C3%A0-la-fois-une-bri

    On parle beaucoup de l’impact d’Ayn Rand dans la Silicon Valley, mais dans Digital Cash vous mentionnez un grand nombre d’histoires et d’auteurs de science-fiction. Quelle influence a eu la sci-fi sur les Extropiens ?

    Finn Brunton : La philosophie et le mouvement des Extropiens sont en partie construits sur une sensibilité pour la science-fiction – et spécifiquement la science-fiction américaine optimiste, couvrant toute la galaxie, très individuelle, axée sur la technologie et les gadgets – du cercle d’auteurs de John W. Campbell : pensez Heilein, Asimov et van Gogt, pas Lem, Ballard, Le Guin ou les frères Strugatsky. C’est l’habilité d’une personne rationnelle, forte, le « competent man » avec les bons outils et le bon équipement, à transcender toutes les limitations humaines, de la mortalité, de la société, du temps et de l’espace. À cela, ils ont ajouté un thème cyberpunk sur les technologies numériques et d’identité – notamment avec le classique de Vernor Vinge, True Name (1), qui a aussi beaucoup influencé les activistes de la cryptographie, ou cypherpunks. Entre True Names et son essai sur le concept de la Singularité, l’importance de l’influence de Vinge a vraiment été très sous-estimée.

    Que pensez-vous du projet de Facebook de créer une forme de cryptomonnaie avec Libra ?

    F. B. : C’est à la fois une brillante stratégie de création de revenus pour l’entreprise, et une initiative terrible – l’aveu que l’objectif à long terme est de contrôler les transactions, les frais, les intérêts, les marges, les données en plus des publicités qui entraînent ces transactions. Cela reflète l’urgence qu’il y a de créer de meilleures banques, particulièrement pour ceux qui n’en ont pas actuellement, puisque l’alternative est maintenant la réapparition des monnaies d’entreprises.

    #Finn_Brunton #Monnaie_numérique #Extropiens #Transhumanisme

  • Blanquer réussit l’exploit de braquer le syndicat historique des profs de droite
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220919/blanquer-reussit-l-exploit-de-braquer-le-syndicat-historique-des-profs-de-

    Depuis plusieurs mois, le Snalc, syndicat aux positions éducatives conservatrices et longtemps classé à droite, fait sa mue. Sous l’impulsion de son nouveau président, l’organisation s’allie volontiers aux organisations de gauche pour lutter contre un adversaire devenu commun : Jean-Michel Blanquer"."

    #éducation #jean-Michel_Blanquer,_syndicalisme_enseignant,_SNALC,_Jean-Rémi_Girard

  • Paris et Rome adoptent « une position commune » sur la répartition des migrants en Europe

    Les pays de l’UE devront participer au « #mécanisme_automatique » de répartition, voulu par MM. Macron et Conte, sous peine de pénalités financières.

    Après des mois de brouille franco-italienne, le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, se sont déclarés d’accord, mercredi 18 septembre, pour mettre en place un « mécanisme automatique » de répartition des migrants.

    Après deux ans de dissensions sur cet épineux dossier, ils défendront désormais au sein de l’Union européenne (UE) « une position commune pour que tous les pays participent d’une façon ou d’une autre » à l’accueil « ou bien soient pénalisés financièrement », a expliqué M. Macron.
    Lors d’une conférence de presse commune, ils ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile. Le dirigeant italien a souligné que l’Italie ne « laisserait pas les trafiquants décider des entrées sur le territoire », mais aussi jugé qu’il fallait « gérer ce phénomène », quand l’ancien ministre de l’intérieur Matteo Salvini, patron de la Ligue, refusait tout débarquement de migrants.
    La France solidaire

    Regrettant de son côté « l’injustice » vécue par les Italiens, Emmanuel Macron a répété que l’UE n’avait pas été suffisamment solidaire envers l’Italie. « La France est prête à évoluer sur ce point dans le cadre de la remise à plat des accords de Dublin », qui confient actuellement aux pays d’arrivée la charge du traitement des demandes d’asile, a-t-il dit. « Je ne mésestime pas ce que le peuple italien a vécu », a expliqué M. Macron, mais « la réponse au sujet migratoire n’est pas dans le repli mais dans une solution de coopération européenne efficace. »

    Plusieurs ministres de l’intérieur de l’UE (dont les ministres français, allemand et italien) doivent se réunir lundi à Malte pour discuter de ce dossier.

    Les deux dirigeants n’ont toutefois pas évoqué devant la presse certaines des demandes de l’Italie venant en complément de la future répartition automatique des migrants en Europe. Parmi ces points qui restent à éclaircir figurent la répartition non seulement des demandeurs d’asile mais aussi des migrants économiques ainsi que la rotation des ports de débarquement, qui devrait intégrer des ports français. Fermés aux ONG secourant les migrants, les ports italiens se sont entrouverts ces derniers jours en laissant notamment débarquer sur l’île de Lampedusa 82 rescapés.
    Un sommet bilatéral programmé

    La visite du président français, la première d’un dirigeant européen depuis l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle coalition en Italie, visait d’abord à rétablir de bonnes relations entre les deux pays, après une année de tensions avec les leaders de la précédente coalition populiste au pouvoir, notamment sur la question migratoire.

    Le chef de l’Etat français n’a passé qu’une soirée dans la capitale italienne, enchaînant un court entretien avec son homologue, Sergio Mattarella, et un dîner de travail avec le premier ministre, Giuseppe Conte, récemment reconduit à la tête d’un nouvel exécutif où le Mouvement cinq étoiles (M5S) est cette fois associé au Parti démocrate (centre gauche) et non à la Ligue (extrême droite).

    Entre l’Italie et la France existe « une amitié indestructible », a assuré le président français dont le déplacement à Rome a permis de programmer, pour 2020 en Italie, un sommet bilatéral, rendez-vous annuel lancé en 1983 mais qui n’avait pas été mis à l’agenda l’an passé pour cause de tensions entre les deux pays.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/19/paris-et-rome-vont-defendre-une-position-commune-sur-la-repartition-des-migr
    #répartition #asile #migrations #réfugiés #France #Italie #solidarité #UE #EU #Europe #Dublin #règlement_dublin #coopération #ports

    L’accent est mis aussi sur les #renvois... évidemment :

    ils ont aussi réclamé une gestion « plus efficace » du renvoi dans leur pays d’origine des migrants qui n’ont pas droit à l’asile.

    #machine_à_expulsion

    Et évidemment... zéro prise en compte des compétences, envies, liens, attachements que les migrants/réfugiés pourraient exprimer et qui pourraient être prises en compte dans le choix du pays de leur installation...
    #paquets_postaux

    ping @isskein @karine4

  • Revue de presse du 15.09 au 21.09.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    La France a des comptes à régler avec la Ligue islamique mondiale

    La production américaine de pétrole a cessé de croître

    Pays-Bas : meurtre d’un avocat, certains s’alarment d’un « narco-Etat »

    En Afrique, les communautés résistent à l’accaparement des terres destinées à la production d’huile de palme

    La France en tête des pays en attente d’un leader « fort » pour « casser les règles »

    Un jour ou l’autre, le monde manquera de sable

    L’explosion du proxénétisme de cité

    Qatar, guerre d’influence sur l’Islam d’Europe

    Rayonnements ionisants : forte hausse de l’exposition des travailleurs du nucléaire

    Des combattants étrangers, terroristes présumés, ont traversé la Méditerranée cet été

    Le pari de Poutine sur les généraux algériens

    « Je ne pense pas qu’on puisse parler librement sur Internet »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Bill Gates : L’incroyable arnaque derrière sa fondation - Le Média –YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Dqzt6yAmdDE

    Le journaliste Lionel Astruc a enquêté sur la fondation de l’ex-patron de Microsoft, Bill Gates, l’un des hommes les plus riches de la planète. Avec un budget annuel de près de 5 milliards de dollars, et sous prétexte de lutter contre les inégalités, la fondation Gates nourrirait un système destructeur. Entretien.

  • TEXTE INTEGRAL DE L’INTERVIEW KAIS SAIED AVEC L’OBS

    Peine de mort, homosexualité, justice sociale, relations avec Paris, liens avec les islamistes… le favori de la présidentielle tunisienne Kais Saied nous accorde son premier long entretien avec la presse française depuis qu’il est arrivé en tête au premier tour de l’élection face à Nabil Karoui, candidat incarcéré en attente de jugement.

    Par Céline Lussato (A Tunis)
    Publié le 20 septembre 2019 à 17h02

    Candidat surprise au second tour de la présidentielle tunisienne, Kais Saied, 61 ans, a accordé à « l’Obs » un long entretien pour revenir sur sa campagne et sur ses positions : grand défenseur des services publics, conservateur sur les sujets de société tels que la peine de mort ou la pénalisation de l’homosexualité, ce spécialiste de droit constitutionnel revient également sur les rapports qu’il souhaiterait nouer avec la France, s’il devient président.

    Votre arrivée au second tour a beaucoup surpris. Comment expliquez-vous ce succès ?

    La campagne que je mène n’est pas une campagne électorale. Elle est atypique à tous les niveaux. C’est plutôt une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain peut avec d’autres instruments juridiques, être le principal acteur en Tunisie. Pas seulement en Tunisie d’ailleurs. Nous sommes entrés, je crois, dans une nouvelle phase de l’histoire et les concepts classiques tels que la société civile, les partis politiques, la démocratie elle-même sont dépassés par les idées nouvelles.

    La Tunisie a connu en décembre 2010 une révolution tout à fait particulière qui n’est toujours pas clairement analysée. Aujourd’hui ce qui se passe est la suite logique de ce qui s’est passé en 2010-2011 : une révolution nouvelle mais dans le cadre de la légalité constitutionnelle. En principe, une révolution se dresse contre la légalité existante. Elle est légitime parce qu’elle incarne la volonté du peuple ; mais légalité et légitimité sont deux concepts tout à fait différents. Aujourd’hui nous vivons la continuité de la révolution dans le cadre constitutionnel. Et c’est tout à fait inédit : « On accepte vos règles, mais avec elles on invente un autre système ».

    En portant un indépendant vers la présidence, ce scrutin signifie-il une révolution contre les partis politiques ?

    Contre tout le système. C’est une période exceptionnelle dans l’histoire de l’humanité, pas seulement en Tunisie. D’ailleurs en 2011, le slogan « le peuple veut » « al chaab yourid » a été scandé dans le monde entier, y compris devant Wall Street, en arabe ! Le monde est entré dans une nouvelle ère mais malheureusement les concepts sont restés intacts devant l’évolution des idées politiques. Le peuple a une autre vision des choses et les professionnels de la politique sont restés sur les mêmes programmes. Ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie exprime un vaste rejet.

    Votre arrivée en tête a surpris et éveillé des inquiétudes. Pourquoi ?

    Je ne vois pas pourquoi les gens seraient inquiets. Tout d’abord mon accession au second tour se fait dans le cadre de la légalité constitutionnelle. « Il y a la constitution, toute la constitution, rien que la constitution », si je peux employer les mots de François Mitterrand lors de la première cohabitation avec Jacques Chirac. Pourquoi les gens seraient-ils inquiets ? Le chef de l’Etat est le garant de la suprématie de la Constitution. Il y a la continuité de l’Etat tunisien, quel que soit le chef de l’Etat, continuité de l’Etat de droit. Les engagements internationaux doivent être respectés, les lois aussi. D’où viendrait cette inquiétude ?

    On ne vous connaît pas. Robocop, Robespierre, ovni… voilà quelques qualificatifs qui vous décrivent. Qui êtes-vous ?

    Je ne suis ni Robocop, ni Robespierre. J’essaye simplement de discuter, d’appréhender les choses d’une autre manière. Je ne comprends pas pourquoi on me qualifie d’énigmatique. Je suis clair dans mes propos, dans les solutions que je propose, dans mes discours.

    On s’inquiète surtout de votre conservatisme…

    Conservatisme et modernisme sont là encore, me semble-t-il, des concepts qui appellent à être révisés. Je crois que ce qui doit primer est la compréhension des peuples et des nations entre eux. Il faut dépasser cette dichotomie.

    Nous pouvons nous attacher à quelques exemples si vous préférez. Vous vous êtes prononcé pour la peine de mort. Dans quelles circonstances ?

    Pour les terroristes. Tout d’abord il faut un procès équitable. J’ai assisté dans les années 1990 à l’occasion de l’ouverture des sessions de l’Académie internationale de Droit constitutionnel au discours de Robert Badinter, porteur du projet d’abolition de la peine de mort en 1981 en France. Mais chacun a son point de vue. J’ai lu et relu le général de Gaulle. Il raconte, après la Libération de la France, qu’il a passé une nuit blanche avant de signer l’acte d’exécution d’un homme. Mais il écrit : « il a joué, il a perdu, il doit payer le prix ». Cette question est toujours l’objet de discussions et toute réponse est discutable. Chacun a ses adhérents, sa manière de voir les choses. Les Américains sont-ils conservateurs parce que la peine de mort perdure ? C’est le choix d’une nation. Ce n’est pas du conservatisme. Je crois qu’il faut dépasser ces appellations. Un homme d’Etat doit chercher à préserver la société. On ne défend pas la peine de mort parce qu’on souhaite la pendaison ou la guillotine pour quelqu’un mais parce qu’il y a eu crime et qu’il faut la paix sociale dans la société.

    Ce n’est pas la seule position qui vous inscrit dans le camp conservateur. Vous n’êtes pas favorable non plus à l’égalité successorale. Pourquoi les femmes devraient-elles continuer d’hériter de la moitié de la part de leurs frères ?

    Il y a une différence fondamentale entre égalité et justice. La devise de la France « Liberté, égalité, fraternité » a prêté en 1789-1791 à des discussions. Egalité ou justice ? L’égalité peut être formelle et un certain nombre d’auteurs français comme Georges Vedel, « le phénomène Vedel », parle de l’égalité comme d’un concept énigmatique. Sommes-nous tous égaux ? Il y a tout un système dans le régime juridique de l’héritage en Tunisie fondé sur la justice et non pas sur l’égalité formelle. Ce n’est pas un problème d’égalité. Le problème fondamental, réel, c’est la justice. Prendre du puzzle un seul élément, l’héritage, revient tout simplement à faire tomber tout un système.

    LIRE AUSSI > « En Tunisie, la réforme pour l’égalité devant l’héritage divise la société »

    Mais la société a déjà commencé à évoluer. Le puzzle tunisien n’est plus le même qu’il y a trente ou quarante ans. C’est pour cela que des Tunisiens appellent à une réforme de cette pièce du puzzle qui, selon eux, est justement à l’origine d’injustices.

    D’injustices non. La loi doit être respectée. Les maris sont juridiquement responsables. Ils peuvent être emprisonnés pour cela. Les petits-fils sont responsables pécuniairement de leurs grands-pères, pas les petites-filles… C’est tout un système fondé sur une répartition équitable. L’équité comme le dit Victor Hugo, est l’essence même de l’égalité : « la première égalité, c’est l’équité ». L’équité est l’objectif et non l’égalité formelle.

    Autre sujet témoin de votre conservatisme : la pénalisation de l’homosexualité qui persiste dans le droit tunisien. Vous ne souhaitez pas revenir sur l’article 230 du code pénal ?

    Chacun est libre dans son intimité. Ce n’est pas à l’Etat ou aux pouvoirs publics d’intervenir dans le cercle privé. Dans la société, en revanche, il y a des valeurs intériorisées par tout le monde. La liberté individuelle dans la sphère privée est une chose, dans la sphère publique c’est autre chose. En France, les choses sont appréhendées d’une autre manière en raison de son histoire, des Lumières qui ont apporté à l’humanité beaucoup de nouvelles idées. Mais le post-modernisme devrait être la synthèse de toutes les civilisations. Il faut prendre en compte aussi les valeurs intériorisées par la majorité.

    Mais aujourd’hui de jeunes hommes soupçonnés de rapports homosexuels croupissent en prison après avoir subi un « test anal » dont les experts s’accordent à dénoncer l’ineptie. Il s’agissait pourtant de leur vie privée…

    La sphère privée c’est la sphère privée.

    Donc, on pourrait faire évoluer les choses pour respecter la vie privée ?

    Oui, je crois que cela peut évoluer pour la sphère privée. L’espace public c’est autre chose car les valeurs de la société doivent être prises en compte. Les choses évolueront peut-être mais aujourd’hui il faut comprendre les valeurs intériorisées par la société tunisienne.

    LIRE AUSSI > « C’est une bataille permanente », comment défendre les libertés individuelles en terre d’islam ?

    Au lendemain des résultats, on vous a qualifié de « salafiste », on vous a montré dans un café avec un leader du parti islamiste Hizb ut-Tahrir… Etes-vous salafiste ?

    Non. Ai-je l’air d’un salafiste ? Si je cite Voltaire et Victor Hugo, puis-je être salafiste ? Discuter avec quelqu’un vous fait-il appartenir à son mouvement politique ? Je n’appartiens à aucun parti. Je suis indépendant et je le resterai.

    Les prérogatives du président tunisien concernent en particulier la politique étrangère. Pourquoi avoir évoqué un premier voyage à Alger ?

    On a parlé longtemps d’une union des pays du Maghreb. Il faut inventer d’autres manières, dépasser ce concept de fédération. Les Algériens sont nos voisins, nos frères, nous avons une histoire commune et un avenir commun. La géographie et l’histoire nous unissent et cela me paraît normal de consacrer mon premier voyage à l’Algérie.

    Quelle que soit la situation sur place ? Les manifestations se poursuivent depuis le mois de février…

    On parle de liens entre Etats. Il y a un Etat algérien. Et puis il y a le régime algérien qui doit être choisi librement et souverainement par les Algériens.

    On vous dit peu francophile, peu francophone – cet entretien se déroule cependant parfaitement en français. Comment voyez-vous les liens de la Tunisie avec la France et l’Europe ?

    J’apprécie la littérature française. Je lis et relis la doctrine française, surtout en droit. Je n’ai pas de complexe particulier, loin de là. Nos rapports avec la France, avec l’Europe d’une manière générale, sont dictés par la géographie et on ne changera pas la géographie. Bien avant le Protectorat, nous avons eu des relations, des « moments tumultueux » comme dit le président Macron. Mais nous sommes des partenaires traditionnels. L’essentiel, c’est la compréhension entre les peuples. La dimension humaine doit être placée au centre. Chaque Etat a ses intérêts mais la compréhension humaine doit primer. Nous avons un destin commun en tant que voisins. Dépassons les moments tumultueux pour écrire une nouvelle histoire ensemble, en collaboration.

    La Tunisie doit-elle s’ouvrir à d’autres Etats ? On pense à la Chine qui multiple les investissements sur le continent ou les Etats du Golfe ?

    Les intérêts du peuple tunisien priment, comme dans n’importe quelle politique étrangère. S’ouvrir sur son environnement proche d’abord. Sur d’autres Etats certainement. Mais nous avons des relations particulières avec nos partenaires traditionnels dans le monde arabe, en Afrique et au nord de la Méditerranée. Cherchons ensemble des solutions.

    La principale revendication des Tunisiens est la justice sociale. Depuis la révolution l’économie du pays ne s’est pas améliorée. Comment remettre la Tunisie sur de bons rails ?

    Cela fait soixante ans que l’on cherche les bons rails et on ne trouve ni les wagons ni la locomotive… l’Etat a réussi après l’indépendance parce qu’il a joué son rôle social : l’éducation, la santé, la sécurité sociale, le logement… Il faut que l’Etat cherche d’autres techniques pour intervenir sur le plan social. Ce ne sont pas les droits des citoyens mais les droits de l’homme fondamentaux : droit à la santé, à l’enseignement, à la dignité. Les services publics doivent être assumés par l’Etat.

    Avec quel argent ? L’Etat des hôpitaux, en particulier dans le centre du pays est catastrophique… on part de loin.

    On est face à l’implosion des services publics. C’est une situation préméditée. Je ne suis pas contre le privé mais le minimum doit être assuré par l’Etat. On doit assurer la santé, comme on assure la sécurité et la Défense. Pourquoi diminue-t-on le nombre de fonctionnaires dans le secteur de la santé ou de l’éducation mais pas dans les forces de l’ordre ? On a le droit à la sécurité mais on a aussi droit à la santé à l’éducation et à un logement. Avec quel argent ? Il faut répartir équitablement les richesses. Il faut que les impôts soient payés. Pourquoi l’Etat tunisien a réussi après l’indépendance alors que les moyens étaient bien plus faibles ? Parce que l’Etat lui-même a investi. L’enseignement a alors métamorphosé la société tunisienne.

    L’Etat a des missions fondamentales. La couverture sociale et l’enseignement ne sont pas des produits commerciaux.

    LIRE AUSSI > « Chômage, corruption, misère… les raisons de la colère »

    On a entendu, en particulier, que vous souhaitiez faire passer le pays d’un Etat de droit à une société de droit. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

    La loi selon Rousseau est l’expression de la volonté générale. Les valeurs des lois sont intériorisées par tout le monde. J’étais en 2014 à Paris à la terrasse d’un café et le serveur me demande de ne pas jeter mon mégot de cigarette dans l’espace public mais de l’écraser dans le cendrier, donc l’espace privé. Pourquoi défend-il l’espace public ? Parce qu’il intériorise la loi. Parce qu’il sent qu’il a une partie indivise de l’espace public. Dans les pays développés, en général, on a dépassé le stade de l’Etat de droit vers la société de droit parce que tout membre de la société intériorise des valeurs, intériorise des règles parce qu’elles expriment sa volonté. C’est une évolution normale de l’Etat de droit vers la société de droit.

    Comment passe-t-on de l’une à l’autre ?

    Par l’éducation mais par les moyens juridiques aussi. C’est pour cela que je souhaite une nouvelle organisation politico-administrative qui parte du bas vers le haut. Donnons les moyens juridiques aux citoyens d’être des acteurs réels afin que la loi soit réellement l’expression de la volonté générale. Le citoyen défendra ce qui sera ses choix. On passera alors de l’Etat de droit nécessaire à un autre palier qui est la société de droit.

    La souveraineté appartient au peuple, tout doit partir de lui. C’est pourquoi je souhaite aussi que les mandats des élus soient révocables. Les élus doivent être responsables devant leurs électeurs.

    Ces réformes devront passer par une réforme constitutionnelle ce qui suppose de réunir les votes des 2/3 de l’Assemblée. Sans parti, dans un paysage politique très fragmenté, cela paraît vain d’espérer… comment comptez-vous faire ?

    La constitution elle-même prévoit ses modalités de révision. Bien sûr il faut la majorité des 2/3 ce qui n’est pas facile, surtout avec l’éparpillement des voix. Malheureusement nous avons choisi un scrutin de liste avec une représentation proportionnelle au plus fort reste, le scrutin que Lamartine a qualifié « de la honte ». C’était en 1848. Les élus ne sont pas élus parce que le peuple les a choisis mais parce que les partis politiques les ont placés en tête de liste.

    Ce sera à la chambre des députés de prendre ses responsabilités devant le peuple.

    Votre concurrent au second tour de la présidentielle, Nabil Karoui, est en prison dans l’attente de son jugement. Pensez-vous que pour une campagne électorale juste, il devrait être libéré ?

    Je ne suis en concurrence avec personne. Je n’ai pas fait une campagne électorale, j’ai fait une campagne explicative. Je ne cherche pas le podium, je cherche autre chose pour le peuple tunisien.

    Cet emprisonnement d’un candidat, qui plus est un candidat porté au second tour de la présidentielle est une situation inédite. Du jamais-vu. C’est à la justice et à elle seule de mettre fin à cette histoire. Une justice réellement indépendante. Car lorsque les hommes politiques s’assoient dans le fauteuil des juges, la justice sort du prétoire.

    Céline Lussato (A Tunis)
    https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10214288884407176&id=1568122014

  • Blocus maritime au Yemen : les preuves de la complicité de la France. Par Disclose
    https://www.les-crises.fr/blocus-maritime-au-yemen-les-preuves-de-la-complicite-de-la-france-par-di

    Source :Disclose, Youtube, 16-09-2019  Des millions de civiles sont frappés par la famine au Yémen. L’une des causes de cette catastrophe humanitaire sans précédent : le blocus maritime mise en place par l’Arabie saoudite et ses alliés, en 2015. Sur la base d’une investigation en “source ouverte”, les journalistes du projet French arms* apportent la preuve que des navires de guerre d’origine française participent à ce blocus meurtrier. *French arms est une enquête collaborative initiée par Lighthouse reports, en coopération avec Disclose et avec le soutien d’Arte, Mediapart, Radio France et Bellingcat. Source :Disclose, Youtube, 16-09-2019Lire la (...)

  • Israel’s war of attrition on a Christian Palestinian town

    Amira Hass | Sep 21, 2019 8:09 PM Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-s-war-of-attrition-on-a-christian-palestinian-town-1.784378

    An Israeli machinery demolishes a Palestinian building housing an apartment and a restaurant in Beit Jala in the Israeli-occupied West Bank on August 26, 2019.\ MUSSA ISSA QAWASMA/ REUTERS

    An Israeli outpost has been established in the middle of a World Heritage site, igniting mutual suspicions among the local people. Small wonder a recent protest did so poorly

    Around 50 people came out to demonstrate a week ago Sunday against the new Israeli outpost on the lands of Beit Jala, a Palestinian Christian town in the Bethlehem Governorate of the West Bank. The outpost is being built a few meters above the site where Israel’s High Court of Justice recently approved the razing of the Qassiyeh family’s restaurant and house.

    The low number of protesters, one of them said, may indicate that the town’s people deem the protest a lost cause: They assume they can’t prevent the destruction of their gem of a landscape in the Al-Makhrour valley, virtually their only refuge from the claustrophobic urban enclave of the Bethlehem area.

    Another possible reason for the low attendance is that more efforts have been invested lately in the attempts to solve the unreported crisis that followed the demolition. This has brought to the surface suspicion and hostility between Muslims and Christians, between original residents and refugees and between residents and the Palestinian Authority. It includes masked men, pepper spray, arson and talk about a “land-buyers’ mafia.” The crisis has revealed an exhausted community keeling under Israel’s looming construction plans.

    In June, when settlers first came to level a plot at the top of a green hill and fence it in, Beit Jalans were astonished to find that one of their own may have sold a Jew seven plots of land in the region about 50 years ago. The seller has long since left the country. His family – undoubtedly patriotic – is shocked by the discovery or the suspicion. After all, when a Jew buys land in the heart of the West Bank, Israel makes sure to make it, sooner or later, a de facto sovereign extension, a springboard to broaden Israeli control in the ever dwindling Palestinian space.

    The new settlement outpost in Beit Jala, this week. Credit Olivier Fitoussi

    At some stage, the Jew who apparently bought the plots sold them to the Jewish National Fund and they were registered as belonging to Himenuta, the JNF subsidiary running the fund’s land. The cautious words “may” and “apparently” are needed here, because land purchases by Jews in the West Bank are not an innocent act, and quite a few forgeries have been discovered over the years. By the time matters are sorted out in Israeli courts, the outpost can turn into a prosperous Jewish neighborhood.

    One could legitimately wonder why the JNF remembered only now to claim the land. When did it buy the land? Was it bought by a front pretending to be a private citizen? All this remains unclear.

    The religious demon

    Some say it was discovered in 2017, or at least suspected, that land had been sold to a Jew. The Qassiyeh family, which has been cultivating one of the seven plots for decades, was waging a legal battle against the Civil Administration’s demolition orders for the restaurant and house. Suddenly, in 2017, Himenuta entered the picture, claiming that the land belongs to it. It’s hard to obtain accurate, full details from everyone involved. But apparently the scope of Himenuta’s claims in the Al-Makhrour valley wasn’t yet clear three years ago.

    On August 26, the Civil Administration razed the restaurant for the third time, as well as the house built by the Qassiyeh family. In his grief, Ramzy Qassiyeh, the head of the family, held a large wooden cross with the Virgin Mary’s picture at the top while the bulldozers demolished the structures. He said in a video that neither the Muslims nor the Jews would drive them away.

    Ramzy Qassiyeh holds a large wooden cross with the Virgin Mary’s picture at the top in a protest against the demolition by Israeli forces of his family’s restaurant and house, on August 26, 2019. AFP

    By “Muslims” one may assume he meant the PA and senior Fatah officials, especially some born in the area’s refugee camps. The video went viral and the anger spread accordingly. Old tensions between the refugees and native Beit Jalans flared up again.

    Then came an apology. But a few days later a pickup truck containing masked, probably armed, people came to the Qassiyeh’s plot, where they insist on staying, despite the demolition. They say the masked men wanted to kill Ramzy and maybe his son. Whether the men really wanted to kill him, they sprayed the family with pepper spray and disappeared after an Israeli army unit showed up. Who called the unit remains unclear.

    At the same time, up the path, Israeli earth-moving equipment was preparing the undisturbed ground in a second plot for the new outpost. Palestinian news sites reported the appearance of the new outpost, but not the attack by the people in the pickup truck. The news of the attack spread gradually.

    “People are angry at the video and the talk against Muslims,” a resident of the Deheisheh refugee camp said. “Whatever the reason, it’s not done,” a Muslim resident of Beit Jala said.

    People in Beit Jala say that some parts of Al-Makhrour are owned by people from out of town; that is, Muslims, mainly from refugee camps. But who said refugees may not buy land and cultivate it? So many Beit Jala residents have left the country, why shouldn’t others look after the land and trees? The problem is that some sales weren’t kosher, apparently. Local residents of Beit Jala indeed say that a “mafia” of people – both Muslim and Christian – with social and political power is involved in the transactions.

    A Palestinian woman argues with an Israeli border policewoman over the Israeli demolition of a building, in Beit Jala in the Israeli-occupied West Bank, August 26, 2019.\ MUSSA ISSA QAWASMA/ REUTERS

    The PA has an orderly land registry to expose forgeries. At least in one case, I was told, a forgery was found, but it did no good – the people holding the land didn’t leave. This may partially explain the Qassiyeh’s complaints.

    In the plot near the Qassiyeh and the new outpost a small stone structure was set on fire at the beginning of last week. The plot’s owner is a resident of a refugee camp. Who wanted to set it on fire? Who was capable of it? The mutual suspicions inflamed the tensions.

    All this happened just when the Palestinian government announced that the local councils would start to expand their master plans without taking into consideration whether the land in question was in area A, B or C. But the events in Al-Makhrour show that Beit Jala, like any other Palestinian village or town, have no control over the land that Israel classifies as in Area C; Israel does whatever it likes there.

    The PA has so little control that the Qassiyehs hired their own attorneys and are replacing them one after the other as if the land problem were the family’s private business rather than a national Palestinian issue that should be handled by PA lawyers.

    In 2001, at the beginning of the second intifada, when Palestinian gunmen shot at Gilo in Jerusalem, the army shelled and destroyed the Qassiyehs’ house in Beit Jala. The PA partially compensated the family for the damage and the Qassiyeh brothers built a new home there.

    The entrance to the new settlement outpost in Beit Jala, September 2019. Credit : Olivier Fitoussi

    Ramzy Qassiyeh has West Bank residency status. His wife Michelle and their children are Israeli citizens with voting rights. Michelle was born in Jerusalem to a refugee mother from the village of Ein Karem who as a child lived in a Jerusalem monastery, and to a French father from Lebanon. A few years ago, her mother moved to live near her daughter in Beit Jala and has Alzheimer’s disease, Michelle Qassiyeh says.

    “When we bring her here, to Al-Makhrour, she thinks she’s in Ein Karem and asks to go to her home there,” Michelle says.

    Ancient terraces and much more

    Al-Makhrour is a farming area of some 3,000 dunams (740 acres), characterized by ancient terraces, olive groves, vineyards, fruit trees, archaeological sites and a traditional irrigation system. It boasts ancient agricultural stone structures, clear air and “the best olive oil in Palestine.”

    In 2014 the region was declared a World Heritage site. “Palestine, land of Olives and Vines – Cultural Landscape of Southern Jerusalem, Battir,” the UNESCO document says. The declaration was seen as a Palestinian

    achievement in the efforts to prevent the construction of the separation barrier, which threatened to destroy the terraces and landscape.

    A demonstrator holding a Palestinian flag gestures in front of Israeli forces during a protest against Jewish settlements near Beit Jala in the Israeli-occupied West Bank September 8, 2019.\ MUSSA ISSA QAWASMA/ REUTERS

    The Al-Makhrour area connects al-Khader, Beit Jala, Husan, Battir and al-Walajeh, most of whose farming lands were torn from it for the settlement of Har Gilo, the separation barrier and the road along it, and a park for Israelis only. The new Route 60 that bypasses Bethlehem, and the tunnels built in the ‘90s obstruct the landscape’s agricultural and historical continuity.

    Recently Israel expropriated more land from Al-Makhrour and Beit Jala in order to widen the road bypassing Bethlehem and the tunnels, which Palestinians are forbidden to travel on. These are meant to shorten the travel time between the Gush Etzion settlement bloc and Jerusalem.

    This is why an agricultural outpost on top of one of Al-Makhrour’s hills is so threatening. On September 5, two Israeli youths with long side curls asked a French journalist and myself to leave the plot. An adult who joined them also asked us to leave, but was ready to talk outside the gate.

    “Three people are here permanently, with a few volunteers,” he said, while his silent wife looked at us from a distance. He said he was from the settlement of Elon Moreh and had leased the land from Himenuta. “I went to the JNF and looked for land,” he said. “They showed me a few places and this is the one I chose.” (Haaretz’s Yotam Berger has reported that the settlement of Neveh Daniel is behind the lease.)

    He said the demolition below had nothing to do with it. “My relations with the neighbors are good. Others, not from here, uprooted the olive trees we planted three months ago.”

    But he added, “We’ll be here for the next 50 years.” Why 50 and not 100? I asked, and he replied: “Because the lease is for 50 years.”

    #colonialisme_de_peuplement
    #Beit_Jala

  • Texte des occupant·e·s de l’Amassada lu pendant la Fête du vent

    https://lavoiedujaguar.net/Texte-des-occupant-e-s-de-l-Amassada-lu-pendant-la-Fete-du-vent

    Lors de la cinquième Fête du vent, première depuis l’occupation permanente du lieu, un texte écrit collectivement par celles et ceux qui y habitent a été lu, ici retranscrit.

    L’Amassada est habitée de manière permanente depuis un an déjà. En effet, en septembre 2018, des membres de la lutte ont lancé un appel à venir s’installer sur le plateau de Saint-Victor. Occuper l’Amassada, ce n’est pas juste dormir sur place, c’est y construire un quotidien, rechercher une autonomie, se réapproprier des savoirs. Malgré la présence hostile de la police et la menace permanente de destruction des lieux, nous avons souhaité nous inscrire sur le territoire et nous projeter dans le temps. Constructions, potagers, événements, assemblées ont rythmé notre vie ici.

    L’occupation ne nous a pas isolé·e·s du reste du monde. Au contraire, le début du printemps a été pour nous l’occasion de nous déplacer, d’aller voir d’autres lieux, de créer des liens avec les gens que nous rencontrions. Au fil des moments partagés, des rires, des craintes, etc., de la confiance se crée, et c’est avec beaucoup de plaisir que l’on recroise, parfois à l’Amassada, parfois ailleurs, des personnes rencontrées dans l’année. Des liens forts, des amitiés, des amours se développent et c’est toute une nouvelle cartographie qui s’ouvre à nous en fonction de potes habitant dans un village à côté ou de lieux de lutte en Allemagne, en Angleterre ou à l’autre bout de la France. (...)

    #Aveyron #méga-transformateur #EDF #RTE #éoliennes_industrielles #occupation #résistance

  • GRAND FORMAT. « On place la vie des #fœtus avant celle des #femmes » : voyage dans le #Missouri, au cœur du combat pour le droit à l’#avortement
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/grand-format-on-est-alle-dans-le-missouri-au-coeur-du-combat-pour-l-avo

    De fins cheveux blonds relevés, le visage rond, Jane* patiente dans la salle d’attente de la clinique Planned Parenthood de #Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis). L’Américaine, mère célibataire de deux enfants, a mis un terme à une nouvelle grossesse début juillet. Son partenaire a refusé de « prendre ses responsabilités ». A 35 ans, Jane, intérimaire précaire dans le nettoyage, ne voulait pas de cet avenir pour un nouvel enfant. « La pauvreté est une réalité trop éprouvante pour un petit. »

    Vivant dans les environs, elle est ici pour un rendez-vous de contrôle après son IVG. Jane aurait voulu avorter dans cette clinique, près de son domicile de Fenton. Mais il a fallu aller plus loin, traverser la frontière entre le Missouri et l’Illinois, puis rouler encore 30 minutes. « Venir à Saint-Louis n’était pas une option », tranche-t-elle. « Je regardais les infos chaque jour, c’était éprouvant pour les nerfs. Et si je venais ici et n’étais finalement pas soignée ? » Car à l’heure de son avortement, l’établissement menaçait de fermer. Et cette clinique, un imposant bâtiment gris, est la dernière de l’État pratiquant encore des interruptions volontaires de grossesse (#IVG).

    Dans ce contexte de lois de plus en plus restrictives sur l’avortement dans plusieurs États américains, nous nous sommes rendus sur place, du 9 au 13 juillet, notamment dans l’État du Missouri, exemple symptomatique de ce durcissement.

    #législation_liberticide #santé #pro-life #Église_catholique #Illinois #pauvreté #féminisme #distance #transport

    Depuis l’Europe, Rebecca Gomperts, médecin basée entre les Pays-Bas et l’Autriche, a elle aussi pris les devants. Engagée pour le droit à l’avortement à travers le monde, elle prescrit désormais des pilules abortives à des femmes américaines privées d’accès à l’IVG. Elles doivent pour cela être enceintes de moins de neuf semaines et remplir un questionnaire en ligne sur le site Aid Access. Une fois leurs réponses passées en revue, Rebecca Gomperts prépare les ordonnances. Une pharmacie basée en Inde les reçoit, puis envoie les médicaments au domicile de ces Américaines, pour un coût modique de 80 euros.

  • #Montpellier : Manif #intersquat contre les expulsions et le mal logement – Soutien au #squat_Buisson_Bertrand devant le TGI
    https://fr.squat.net/2019/09/21/montpellier-manif-intersquat

    Soutien au squat Buisson Bertrand le 23 septembre à 9h devant le TGI Ayant constaté un manque cruel d’accès aux besoins essentiels pour pouvoir mener une vie digne et décente, l’association « Solidarité partagée » a été créée avec pour but de proposer aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, un hébergement, un accompagnement et des […]

    #Collectif_MigrantEs_Bienvenue_34 #manifestation #procès #sans-papiers

  • Des élèves éco-délégués pour agir en faveur du développement durable - Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
    https://www.education.gouv.fr/cid144975/des-eleves-eco-delegues-pour-agir-en-faveur-du-developpement-durable.

    Les classes de collège et de lycée élisent des éco-délégués pour participer activement à la mise en oeuvre du développement durable dans leurs établissements. À travers ces élections et les projets éco-responsables menés toute l’année, les élèves deviennent acteurs à part entière pour faire des établissements des espaces de biodiversité, à la pointe de la lutte contre le réchauffement climatique. 250 000 classes engagées pour le développement durable, ça peut tout changer.

    #EEDD #développementdurable #ecodélégué #parcourscitoyen

  • « Dernière Sommation » (Grasset) : débats, lectures et grandes manoeuvres
    http://www.davduf.net/derniere-sommation-grasset-debats-lectures-et

    En marge de la sortie du roman « #Dernière_Sommation » (Grasset), les réjouissances de visu. Librairies, clubs, rencontres, signatures et contre filatures. 23/9 Paris, Télérama Dialogue 28/9 Paris, Table Ronde Amnesty International 3/10 Paris, Librairie Monte en l’air 4/10 Montreuil, Librairie Libertalia 5/10 Paris, Le Monde Festival 12/10 Paris, Rentrée du NPA 19/10 Bruxelles, Festival des Libertés 23/10 Toulouse,Café librairie ItinéraireBis 24/10 Montpellier, Collectif La Barricade 25/10 Lyon, (...) Dernière Sommation

    / Une

    https://www.telerama.fr/medias/stephane-bern%2C-elisabeth-quin%2C-david-dufresne...-venez-les-rencontrer-a
    https://www.amnesty.fr/agenda/campus-2019
    https://www.facebook.com/events/739805323106521
    https://www.facebook.com/events/2347635522121068
    https://festival.lemonde.fr/programmation/tous-journalistes
    http://www.festivaldeslibertes.be/2019/fase6?event=19029&_Debat__Echec-et-matraque-__#19029
    https://www.facebook.com/pg/itibis/events
    https://www.facebook.com/events/bordeaux-france/rencontre-avec-david-dufresne/2344173975667193

  • Ok, je plie aussi ; le fil sur lequel de nombreux échanges, à la suite d’un post sur Stallman, avaient dérivé sur le tagage de Madmeg a été bel bien effacé, c’est à dire avec lui les traces de cette conflictualité politique nécessaire pour avancer.

    Evidemment, ça s’est barré en sucettes, et la conséquence a été le départ de Philippe De Jonckheere. Cet effaçage, qui va réécrire l’histoire (puisqu’aura disparu également mon mot sur les essentialisations outrancières qu’implique le tagage à la terreur de cette imbécile malfaisante, obsédée par le pouvoir, de MadMeg, lors d’un de ses mémorables décomptes de corps parfaitement hors-sujet et bourré de points aveugles politiques sur un sommaire de revue qu’elle n’a jamais lue) va être la raison de mon propre départ. Je laisse le compte pour le travail fait qui y est encore consultable, et je coupe tout le reste, notifications surtout.
    C’est donc mon dernier mot ici, et je laisse ce message pour qu’il soit au moins inscrit une fois que quelqu’un n’est pas dupe de la brutalité permanente de ces tags à la con et des methodes désastreuses de MadMeg.
    Les tags de MadMeg, les méthodes de MadMeg, l’incarnation désopilante si elle n’était aussi mortifère DU féminisme (en fait de sa version différentialiste étriquée la plus néfaste, impensante, infertile, désespérante, comptable) c’est le point aveugle de Seenthis, sa zone de folie douce, de mortification générale, et d’acceptation de trucs qu’on n’accepterait jamais de personne d’autre.

    j’en ai ma claque de ces conneries, le travail féministe de la MG (dont nous sortons de trois jours de travail passionnant avec de quoi bosser pour longtemps) serait intégralement foutu à feu et à sang avec des positions de pouvoir aussi hostiles et aussi folles, aussi prédatrice et centralisantes ; MadMeg est une foutue plaie au pied qui fait boiter le féminisme à un tel point d’un seul côté qu’il tournerait en rond jusqu’à la mort si elle était représentative de quoique ce soit.
    Voilà ce que ça peut donner, la méthode :
    https://seenthis.net/messages/797268
    se faire traiter de nazi - de « masculiniste », c’est à dire la version nazillonne de la position misogyne incarnée en programme - sous une critique de dessin de presse définitivement non genrée, puisque je traite n’importe quel dessin de presse depuis vingt an de la même façon - ça ne choque PERSONNE. Normal. Tout va bien. J’ai essayé de répondre sur un ton calme et léger avec la cible de Graham - alors que n’importe quand, dans la vraie vie, si on va dans les zones de la calomnie sur fond de fascisme, c’est ma main dans la gueule sans détour ou l’équivalent écrit - ceci par considération pour le cadre seenthis. Au singe, en temps normal, je ne parle que la langue du singe : selon l’humeur, je montre mon cul comme un babouin ou je deviens gorille, c’est selon.
    Son désir d’incarner ici la figure de l’artiste politique tient également du même tragicomique, de la même usurpation, et je ne doute pas que mon parfait mépris pour ses pensums graphiques est pour beaucoup dans sa rage bafouillante continue à mon égard. J’en tirerais une certaine vanité si, dans mon cadre de vie, dans mon monde, elle existait vraiment. Mais j’ai l’orgueil de me choisir des adversaires moins miteux et elle n’existe nulle part ailleurs qu’ici. Tant mieux, je n’aurai plus aucune chance d’entendre parler d’elle de toute ma vie, ce sera un poil chatouillant ma narine bienheureusement arraché. Le seul truc qui me désole est qu’il m’aura fallu, au bout de tant d’années, tout de même, consacré plus de deux lignes à cette nuisible.
    Qu’elle continue donc à gratter laborieusement ses pompières allégories ridicules sur papier, qui seront sans doute les dernières du monde à inscrire sous chaque instance convoquée, sous chaque personnage, sous chaque représentation, son petit nom pour qu’on soit bien sûr de comprendre où penser, de savoir qui est qui, qu’est-ce qui représente quoi, sous les yeux complaisants de tous : comme s’il suffisait d’être du même bord politique (supposé) pour abdiquer toute exigence poétique, intellectuelle, esthétique.

    Je me casse donc aussi, j’en ai plein le cul de ces conneries ;
    qu’elle vive librement son petit régime de terreur local, et qu’aillent se faire foutre tous ceux qui sont aveugles à la volonté de pouvoir de ce phallus casqué (il faudra être le dernier des ennemis de la psychanalyse* - comme tout ce qui ne la lit pas - pour ne pas voir de position masculine dans ce corps qui bégaie à l’infini sa position féminine).

    –--------
    * lire et relire Anne Emmanuelle Berger « le grand théâtre du genre »