• Gaël Giraud : Tsunami financier, désastre humanitaire ? (Thinkerview)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15817-gael-giraud-tsunami-financier-desastre-humanitaire-thinkerview

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Création monétaire : Bernard Maris dévoile le pot aux roses...

    Crashdebug.fr : Les Origines de la Monnaie - Lisandru - Gérard Foucher - Ici & Maintenant !

    Crashdebug.fr : La drôle d’histoire des banques françaises...

    Crashdebug.fr : Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?

    Crashdebug.fr : Argent virtuel & Argent physique

    Crashdebug.fr : L’argent dette de Paul Grignon

    Crashdebug.fr : L’argent Dette II - Paul Grignon

    Crashdebug.fr : Le jeu de l’argent

    Crashdebug.fr : L’argent cette GRANDE arnaque…

    Crashdebug.fr : Mammon ou la religion de l’argent (Arte)

    Crashdebug.fr : Séductions et Hérésies de la fin des temps : Dieu ou Mammon ?

    Crashdebug.fr : Le bal des vautours (Arte, 2 octobre 2012) (...)


  • How to spend your #bitcoin and crypto on eBay items
    https://hackernoon.com/how-to-spend-your-bitcoin-and-crypto-on-ebay-items-dd6347b532ec?source=r

    How To Spend Your Bitcoin And Crypto On Ebay ItemsBuying something on eBay is normal to most people. Now, there are ways to purchase eBay items using bitcoin and other #cryptocurrency. Forra has tied eBay listings into its native platform. Allowing anyone to purchase something from eBay using bitcoin other cryptocurrency.You Can View Our Marketplace Here: https://market.forra.ioHow Is It Possible To Buy Something On eBay Using Bitcoin Or Other CryptocurrencyForra is responsible for allowing users to buy eBay items with bitcoin and other cryptocurrency. We want to develop the tools that allow people to use their cryptocurrency as a currency. We think that by building these tools we will increase the adoption of cryptocurrency.Having businesses like eBay accept bitcoin or other (...)

    #ethereum #blockchain #ecommerce


  • UM exhibit to showcase human toll of U.S.-Mexico border crossings

    University of Michigan anthropologist #Jason_De_León and a few students were doing field work in Arizona’s Sonoran Desert seven years ago when the group stumbled upon the corpse of a woman.

    For years, De León had been studying undocumented migrants crossing the Mexico border into the U.S. through the desert, so he was aware of the thousands of people who died in the desert because of the perilous terrain.


    https://eu.detroitnews.com/story/news/local/michigan/2019/03/22/university-of-michigan-popup-exhibit-showcase-human-toll-us-mexico-border-debate/3202996002
    #visualisation #cartographie #morts #mourir_aux_frontières #décès #migrations #asile #réfugiés #USA #Etats-Unis #cartoexperiment #frontières #violent_borders #Mexique

    via @isskein
    ping @reka @karine4



  • LBD, Chamallows, banlieues et Dominique Rizet : juste une mise au point | Samuel Gontier
    https://www.telerama.fr/television/lbd,-chamallows,-banlieues-et-dominique-rizet-juste-une-mise-au-point,n6182

    Sur BFMTV, Bruce Toussaint et Christophe Barbier s’assurent que les forces de l’ordre disposeront ce samedi d’un arsenal suffisant à la mutilation des manifestants. Pendant ce temps, sur Twitter, leur patronne m’accuse de “propos gravement diffamatoires”. Je ne comprends pas. Source : Ma vie au poste


  • Ukraine : Odessa, ville gangster
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/22/ukraine-odessa-ville-gangster_5439776_3210.html


    pas de crédit, l’image n’est pas dans la page…

    Dans cette ville ukrainienne gangrenée par la violence et la corruption, le maire et son clan représentent pourtant tout ce que la révolution de 2014 voulait liquider.

    Se pourrait-il que ces rangées de babouchkas permanentées constituent le dernier rempart contre la chute du maire d’Odessa, le redoutable Guennadi Troukhanov ? A chacune de ses convocations au tribunal du district de Malinovski, les vieilles femmes surgissent en essaim pour occuper les bancs de la petite salle d’audience, empêchant ainsi l’accès aux journalistes et activistes locaux identifiés comme leurs ennemis.

    « Odessa n’a jamais eu de meilleur maire, sussure Marina Ivanovna, 71 ans, lors d’une interruption de séance. Lorsque ma sœur est tombée malade, la mairie a même envoyé un taxi pour récupérer les documents dont elle avait besoin. » Une autre interrompt la conversation : « C’est maintenant ! », glisse-t-elle, entraînant les grands-mères dans son sillage.

    « On ne les a jamais prises la main dans le sac, mais c’est le moment où elles reçoivent leur paye pour la journée, assure alors Tatiana Guerassimova, une activiste locale qui assiste vaillamment à l’intégralité des audiences. Il y a quelques semaines, c’était pire : on devait faire face à des jeunes gars musclés. Avec les vieilles, on arrive au moins à jouer des coudes pour s’asseoir. Sinon c’est long, huit heures debout ! »

    #paywall


  • The Mueller Report Is In. They Were Wrong. We Were Right.
    https://medium.com/@caityjohnstone/the-mueller-report-is-in-they-were-wrong-we-were-right-a915d23a6d82

    The results are in and the debate is over: those advancing the conspiracy theory that the Kremlin has infiltrated the highest levels of the US government were wrong, and those of us voicing skepticism of this were right.

    #complotisme (autorisé) #états-unis #Russie


  • Appel à conférences : mini-DebConf à Marseille les 25/26 mai 2019
    https://linuxfr.org/news/appel-a-conferences-mini-debconf-a-marseille-les-25-26-mai-2019

    L’association Debian France organise une mini-DebConf à Marseille le week-end du 25 et 26 mai 2019. lien n°1 : Site mini-DebConf Marseille 2019lien n°2 : Annonce et recherche de speakers sur debian-devel-announcelien n°3 : Page wiki pour inscriptions et renseignements informelsUne « mini-DebConf » est un évènement communautaire ayant pour but de rassembler les développeurs, mainteneurs, contributeurs, utilisateurs et personnes intéressées par le projet Debian. Cela ressemble aux réunions annuelles DebConf mais en version plus courte et plus simple.

    L’événement se tiendra le samedi 25 et le dimanche 26 mai 2019 dans les locaux de « la Maison du Chant » au 49 rue Chape, dans le 4ème arrondissement de Marseille. Au programme, des conférences de 20 ou 40 minutes, des ateliers, une session de « Lightning Talks (...)


  • Jupiter et le “règne de la quantité”
    http://www.dedefensa.org/article/jupiter-et-le-regne-de-la-quantite

    Jupiter et le “règne de la quantité”

    Reprenons l’expression adoptée dans le titre et suggérée dans notre chapeau de présentation, en réaffirmant la fameuse formule guénonienne : le règne de la quantité. Tout effectivement est à l’aune de la quantité dans le comportement de Macron, et particulièrement son “Grand-Débat” qui a épuisé la communication ces dernières semaines, et tout autant l’“hyper-Grand-Débat” que le Jupiter élyséen accordait à 65 intellectuels français, le 18 mars 2019 en soirée, au long d’interminables heures où l’hôte de ces lieux élyséens put à loisir épancher sa logorrhée... Le règne de la quantité dans la parole, évoquant en général des banalités fort intelligentes dans un torrent inépuisable, semble de plus en plus la marque du gouvernement du personnage pour affronter les crises (logorrhée crisique) (...)


  • Vienna museum cancels Palestine event with leader of South African anti-apartheid struggle
    March 21, 2019 / By Palestinian BDS National Committee (BNC)
    https://bdsmovement.net/news/vienna-museum-cancels-palestine-event-leader-south-african-anti-aparthe

    March 21, 2019 — A Vienna museum, Volkskundemuseum, has cancelled an event on Palestinian rights where former minister in Nelson Mandela’s government Ronnie Kasrils was scheduled to speak (Video by Ronnie Kasrils). Kasrils is a renowned South African anti-apartheid activist of Jewish descent, and his address was scheduled for the March 29 event as part of the annual Israeli Apartheid Week (IAW). Human rights advocates immediately condemned the cancellation, and called for the event to be reinstated.

    The museum caved to pressure from Austria’s Israel lobby. The cancellation comes amid Israel’s ongoing repression of the peaceful Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) movement for Palestinian rights. Two IAW events scheduled in France this week were also canceled.

    More than 80 IAW events in 40 cities across Europe, North America and Palestine have been scheduled to date. With events still to be finalized in Asia, Africa and Latin America, IAW is expected to be held in more than 200 cities worldwide this year. (...)

    #BDS #censure #Ronnie_Kasrils


  • Des appartements de 2,6 mètres carrés vont-ils bientôt pulluler à Paris ? - Insolite | LaVieImmo.com
    https://www.lavieimmo.com/insolite/des-appartements-de-26-metres-carres-vont-ils-bientot-pulluler-a-paris-45

    Une entreprise espagnole a lancé à Barcelone un concept de mini-appartements où la cuisine et la salle de bain sont partagées. Et elle compte bien développer ces « appartements ruches » à Paris.
    (LaVieImmo.com) - Initiative sociale ou logement indigne ? Haibu, une entreprise espagnole dont le siège est au Pays-Bas, loue depuis le mois d’octobre à Barcelone des mini-chambres. Dans la ville espagnole, une chambre doit faire au minimum 5 mètres carrés. Pourtant Haibu loue des chambres de 3 mètres carrés au mieux pour des loyers mensuels compris entre 125 et 325 euros. La cuisine, la salle de bain et une pièce à vivre sont partagées. Dans les plus petits de ces habitacles en aggloméré, qui font 2 mètres de long, 1,2 mètre de large et 1,2 mètre de haut, et qui peuvent être empilés, il est impossible de se tenir debout. En tout, la maison mesure 100 mètres carrés et peut accueillir jusqu’à 20 personnes.
    Haibu présente de son côté son projet comme une initiative sociale et assure que sa marge ne dépasse pas 5%. « Notre but est que les gens ne viennent que pour une brève période, se redressent financièrement et repartent de l’avant », argumente l’un de ses fondateurs, Marc Oliver. Interrogé, le service de presse enfonce le clou : « Il s’agit d’un projet temporaire, qui vise à apporter une solution immédiate aux personnes qui n’ont pas accès à une maison ».

    #logement #marché_de_la_pauvreté


  • [BFMTV] 30 ans du Web : HTTP, URL… ce que signifient ces acronymes qui nous connectent
    https://www.laquadrature.net/2019/03/23/bfmtv-30-ans-du-web-http-url-ce-que-signifient-ces-acronymes-qui-nous-

    Créées à la fin des années 80, ces technologies constituent encore aujourd’hui les bases du Web, tel qu’il est utilisé par la plupart des internautes dans le monde. “Vague, mais prometteur”. C’est ainsi que le projet…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #liberté_d'expression #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • Little things – Forthright Magazine
    http://forthright.net/2019/03/23/little-things

    I was standing recently under the shade of a mango tree in an Asian country and noticed several flies swarming around. When I looked more closely I saw many large flies sitting on the leaves and fruit. Other insects were also flying about, but the flies were especially numerous. Almost without thinking I moved back several feet to get away from them.

    #problems #prayer


  • #Turin (Italie): bloquons la ville le samedi 30 mars 2019 !
    https://fr.squat.net/2019/03/23/turin-italie-bloquons-la-ville-le-samedi-30-mars-2019

    SAMEDI 30 MARS #manifestation A TURIN ! CORTÈGE INTERNATIONAL CONTRE LES FRONTIÈRES / CONTRE LES EXPULSIONS ET LA RÉPRESSION Vous vous êtes réjouis de l’expulsion de l’Asilo Occupato que vous voulez donner aux spéculateurs de la guerre contre les pauvres des périphéries. Vous nous avez arraché.es six compagnon.nes, en les accusant d’avoir lutté contre la détention […]

    #Asilo_occupato #Italie #Opération_Étincelle #prison #sans-papiers


  • L’appel aux troupes ou le retour de la guerre sociale
    21 MARS 2019 PAR ROMARIC GODIN

    En replaçant l’armée dans les stratégies de maintien de l’ordre, le gouvernement renoue avec la logique de l’État du XIXe siècle. Une évolution logique compte tenu de sa politique économique et sociale, qui détricote l’État social issu de la Libération et du Conseil national de la résistance.

    L’utilisation massive de l’#armée dans des opérations de maintien de l’#ordre est une première en #France depuis 1948 lorsque le ministre de l’intérieur socialiste Jules Moch utilisa l’armée pour contraindre les mineurs à reprendre le travail. Ce fut la dernière fois, à l’exception notable (et qu’il ne faut évidemment pas oublier) des guerres coloniales où l’armée française fut mobilisée contre des #manifestants et même contre des émeutiers. Et ce n’est pas un hasard. C’est donc une longue tradition qui, ce week-end, va se fermer. Et cette tradition n’est pas étrangère au système économique et social qui a prévalu jusqu’ici en France.

    L’immédiat après-guerre est en effet marqué par un changement majeur en France. Avec l’application partielle du programme du Conseil national de la résistance (CNR), le pays cherche à apaiser la #lutte_de_classes par la construction d’un système de protection sociale fort et paritaire. Patronat et syndicats sont contraints à discuter et à gérer ensemble cette protection à laquelle contribuent salariés et employeurs. La lutte n’a certes pas disparu, notamment dans le domaine salarial. Mais l’enjeu salarial est relativisé par l’existence de « coussins de protection » auxquels chacun participe.

    En termes de maintien de l’ordre, ce système social a une conséquence directe : l’ordre qu’il faut défendre n’est plus celui d’un clan, d’une caste ou d’une classe. C’est celui de tous. Et dès lors, il ne saurait plus exister « d’ennemi de l’intérieur » dans le domaine social. Logiquement, l’armée, dont la fonction est de combattre un ennemi, ne peut être mobilisée pour maintenir l’ordre social. C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire de la République crée en 1944 les « compagnies républicaines de sécurité » (CRS), excluant de fait l’armée du maintien de l’ordre.

    Certes, le recours à la troupe en 1947 et 1948 se fait après la création de la sécurité sociale et des CRS. Mais c’est un fait alors exceptionnel à plus d’un titre. Ces grèves sont politiques et s’inscrivent dans la logique de la guerre froide. Alors que le président étasunien Harry Truman vient d’appeler, en mars 1947, au « containment » (« endiguement ») de l’influence soviétique, les grévistes peuvent alors apparaître, pour un Jules Moch, comme des « ennemis de l’intérieur ». De fait, une situation du même type a lieu, au même moment, en Italie. L’enjeu du maintien de l’ordre a été compris par le gouvernement français de l’époque comme un enjeu géopolitique, celui du maintien de la France dans le bloc occidental. Et ce fait pouvait justifier, sinon excuser, le recours à l’armée dans un cadre social qui, du reste, était naissant.

    Mais le caractère exceptionnel de ce recours se montre par le fait qu’à aucun moment, depuis, il n’a été de nouveau, jusqu’à ces derniers jours, question de la troupe pour assurer l’ordre social. En mai 1968, Charles de Gaulle, rencontrant le général Massu à Baden-Baden, a pu songer à briser ce tabou. Mais il s’en est bien gardé, choisissant, pour sortir de la crise, la voie politique, par la dissolution, et la voie sociale, par les accords de Grenelle. Il a préféré resserrer l’idée que l’ordre républicain devait avant tout s’appuyer sur la démocratie et la collaboration des classes sociales.

    Il n’en avait pas toujours été ainsi, loin de là. La France a longtemps été le pays de la bourgeoisie triomphante et dominante. En 1944, la France, malgré les avancées du Front populaire, est encore un pays extrêmement en retard sur le plan de la protection sociale. Jusqu’en 1864, la grève est interdite, de même que les syndicats jusqu’en 1884. À l’exception de l’épisode des deux restaurations (1814-1830), l’ordre, c’est alors l’ordre bourgeois. Et pour assurer cet ordre, on n’hésite pas à avoir recours à l’armée.

    C’est, du reste, la convention thermidorienne, formée de ceux qui ont fait tomber Robespierre, qui inaugure ce recours. La révolution de 1789 avait voulu également démilitariser le maintien de l’ordre, jusqu’ici assuré par les mercenaires du roi, avec la création de la garde nationale (qui n’hésita pas cependant à tirer sur le peuple au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791). Les Thermidoriens en appellent à l’armée nationale pour réduire les émeutes venant de la gauche comme de la droite. L’armée sauve la convention lors de l’insurrection populaire (de gauche) du 1er prairial an III (20 mai 1795), puis lors de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an III (5 octobre 1795), où se distingua le jeune Napoléon Bonaparte. Les « centristes » d’alors, défenseurs des nouvelles classes dirigeantes acheteuses de biens nationaux, se maintiennent grâce à la troupe et le Directoire, avant de succomber au coup d’État de Brumaire, n’aura survécu que par la grâce de l’armée.

    Lorsque la bourgeoisie revient au pouvoir en 1830, elle a un recours massif – et sanglant – à l’armée pour le maintien de l’ordre. Les #émeutes parisiennes de 1832 (contées dans Les Misérables de Victor Hugo), de 1833 et de 1834, engagent la « ligne » (nom alors donné à l’infanterie). C’est aussi la troupe qui mate la #révolte des #Canuts en 1834. Un épisode rappelle alors le danger de la militarisation du maintien de l’ordre. Le 14 avril 1834, une patrouille de la ligne descend la rue Transnonain, actuelle rue Beaubourg. Au passage devant le numéro 12, un coup de feu claque et tue un soldat. Ses camarades, fous de rage, investissent le bâtiment et massacrent ses occupants, souvent encore dans leur sommeil. Il y aura douze victimes et l’épisode sera immortalisé par une gravure de Daumier. Mais la monarchie de Juillet n’a pas le monopole de ces recours à la troupe.

    Au début de la deuxième république, en juin 1848, les ouvriers révoltés dans l’est parisien contre la fin des ateliers nationaux qui les condamnent à la faim, sont écrasés par l’armée dirigée par le terrible général Cavaignac. L’intérêt défendu ici est clair : c’est la rente, l’obligation d’État dans laquelle la bourgeoisie investit sa fortune et qui était menacée par les dépenses sociales. Il y aura plusieurs milliers de morts. En #1871, c’est également l’armée qui mène la guerre contre la Commune. Il y aura plusieurs milliers de morts dans un épisode où se déchaînera la classe dominante qui n’aura de cesse d’appeler à la force militaire.

    La IIIe République entend changer de doctrine, en dépolitisant l’armée. Mais le régime d’alors est encore largement un centrisme bourgeois pour qui toute remise en cause de l’ordre social est un enjeu qui relève de l’armée. Cette dernière intervient encore régulièrement pour défendre les biens et le fonctionnement de l’économie. C’est le cas le 1er mai 1891 à Fourmies où les ouvriers du textile manifestent pour la journée de huit heures. La situation dégénère et le 145e de ligne tire à balles réelles, faisant 9 morts et 35 blessés.

    En 1906 et 1907, #Clémenceau recourt massivement à l’armée pour briser les #grèves et les #manifestations de viticulteurs du Sud-Ouest (qui s’étendent au reste de la population du Languedoc). La mutinerie du 17e de ligne en juin 1907 à Perpignan est une exception, mais elle deviendra un symbole de la lutte sociale grâce à une célèbre chanson « Gloire au 17e » ! où claquaient ces mots : « Vous auriez, en tirant sur nous, assassiné la République ! » Pour le reste, l’armée est utilisée – et avec des morts, là encore – en réponse à une demande profonde de la société. À cette dureté du pouvoir, qui refuse d’instaurer un système social à l’allemande et même un impôt sur le revenu (il faudra attendre 1914 et dans les faits les années 1920 pour qu’il soit instauré en France), répond un syndicalisme de combat frontal, celui de la CGT du congrès d’Amiens (1906). Les classes sont alors face-à-face et l’armée est au service d’un des deux combattants.

    Avec le drame de la Première Guerre mondiale et la conscription universelle, le recours à l’armée pour le maintien de l’ordre est plus délicat et accroît le risque de fraternisation. Les préoccupations des soldats et celles des ouvriers sont parfois les mêmes. Avec toute sa naïveté, « Gloire au 17e » annonçait un changement majeur. La lutte du « peuple » contre la « multitude » devient impossible. Elle est donc progressivement mise en retrait avec, en 1926, la création de la gendarmerie mobile. Parallèlement, l’État social français s’étoffe dans les années 1920, avec les premières assurances sociales et, dans les années 1930, avec le Front populaire. Le conflit social se démilitarise donc progressivement pour aboutir finalement à l’évolution de l’après-guerre.

    Le retour de la guerre sociale

    L’avènement d’un État social ne signifie certes pas la fin de la violence sociale et de la répression policière, loin de là. Mais il se traduit par l’idée que la lutte de classes n’est pas une lutte qui peut être militarisée. Elle ne peut plus l’être, parce que les classes sociales participent, en théorie, ensemble à la gestion de la société. Il n’est alors plus possible de voir dans le maintien de l’ordre une question de vie ou de mort pour l’État. Or, l’armée est une force de destruction au service de la défense de l’État. Si l’État appartient à tous, alors l’armée aussi appartient à tous et, dès lors, elle ne peut être l’arbitre des luttes entre intérêts sociaux parce qu’elle ne peut détruire ce qui la constitue. C’est alors la police, dont la fonction théorique n’est pas destructrice, qui est garante de l’ordre intérieur.

    À l’inverse, lorsque l’État est mis au service des intérêts d’une classe, il n’existe pas d’intérêt pour les oppositions à maintenir cet État et la défense de l’ordre devient existentielle. Elle implique donc que l’armée soit capable de détruire l’adversaire qui n’est pas perçu comme une partie de l’État. Il faut se souvenir de ce discours célèbre à l’Assemblée nationale d’Adolphe Thiers, en 1850, bien avant qu’il soit l’instrument de l’écrasement de la Commune. Pour justifier la nouvelle loi électorale, plus restrictive, il affirmait que « les amis de la vraie liberté, je dirais les vrais républicains, redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ». Et le futur président de la République de préciser : « La France nous juge, elle sait la langue française, quoiqu’on la défigure bien indignement, elle sait ce que veut dire le peuple et ce que veut dire la multitude, elle comprendra mes paroles. Tant pis pour ceux qui veulent défendre la multitude, je leur laisse cet honneur, quelque nom qu’ils portent. Je leur laisse ce triste honneur ; ce n’est pas le peuple, le vrai peuple qui incendie les palais, les statues, égorge à Paris, qui verse le sang… »

    Ce propos est clair et il traversera tout le XIXe siècle français : le « peuple », soutien de l’État et de la liberté, s’oppose frontalement à une masse violente qu’il faut réduire et qui est hors de lui. Cet ennemi est un barbare, qui ne respecte pas les fondements de l’ordre social, donc de l’État qui le garantit. Il faut le contenir, comme il faut contenir un ennemi extérieur. L’armée s’impose donc dans cet exercice. C’est la traduction de la haine de classe.

    Mais, alors, que se passe-t-il aujourd’hui ? Les mots de Thiers prennent ici une actualité brûlante. On pourrait croire, style mis à part, les propos d’un membre de la majorité. Et ce n’est pas un hasard. Que fait en effet le gouvernement Philippe ? Il détricote l’État social issu du compromis de 1944, finalement largement accepté après l’échec des grèves de 1947-48 : l’État gère directement l’assurance-chômage et l’assurance-maladie et s’apprête à réduire les garanties de la retraite ; il privatise des activités d’intérêt général comme la Française des jeux et Aéroports de Paris ; en dépit du bon sens, il mène une politique fiscale largement favorable aux plus fortunés, sans contrepartie ; il promet des réductions de dépenses et un redimensionnement des services publics, de la santé au ferroviaire. Bref, il dynamite les fondements de la société de 1944. L’État redevient celui d’un groupe social, celui qui a intérêt aux « réformes structurelles ».

    Lundi 18 mars, lors du « grand débat des idées », Emmanuel Macron a mis en garde contre la confusion entre « l’extrême violence politique » et « ce que peuvent être les mouvements sociaux dans toute démocratie ». Mais cette distinction fait deux économies majeures. D’abord, elle identifie la violence politique à la dégradation de bâtiment à vocation commerciale et elle identifie donc la politique à un système économique. Ensuite, elle oublie que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social prenant acte de l’impasse des mouvements sociaux dans un contexte de réformes. Or, qui a dit qu’il ignorerait, quoi qu’il arrive, le mouvement social, sinon ce même chef de l’État ? La réalité est bien différente : en cherchant à détruire l’État social, Emmanuel Macron crée un rapport de force en faveur d’une partie de la société. Et cette privatisation conduit naturellement à une guerre sociale et à l’appel à la troupe. Comme en 1795, 1834 ou 1871. Bienvenue au XIXe siècle.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/l-appel-aux-troupes-ou-le-retour-de-la-guerre-sociale?onglet=full


  • #Montpellier : quelles sont les raisons qui poussent Cabiron à quitter Odysseum
    https://www.midilibre.fr/2019/03/22/montpellier-quelles-sont-les-raisons-qui-poussent-cabiron-a-quitter-odysse

    Il est l’un des commerçants historiques d’Odysseum. Le 30 avril prochain, il fermera pourtant boutique. Gérard Cabiron explique les raisons de son départ.

    Pourquoi, dix après votre installation, quittez-vous Odysseum ?

    Parce que je ne peux pas m’aligner sur les loyers demandés. On est passé de 592€ du m² à 1700€ du m². Ce n’est plus possible. Je n’ai pas les moyens des grandes enseignes. Je n’ai pas leurs marges.

    Bon, je sais, ça n’a pas l’air passionnant, mais c’est assez symptomatique des évolutions paradoxales de la ville.


  • [Tribune] Appel contre une islamophobie grandissante

    https://lemuslimpost.com/tribune-appel-contre-islamophobie-grandissante.html

    Ce vendredi 22 mars, à 13h40 — une semaine après l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande qui a eu lieu à 13h40 heure locale —, les sites Al-Kanz, Islam&Info, LeMuslimPost, Mizane Info et Des Dômes et des Minarets s’associent et co-signent une tribune dans laquelle plus de 250 personnalités — intellectuels, institutions musulmanes, médias musulmans, militants associatifs, élus, artistes et sportifs — appellent à mettre fin à la surenchère islamophobe dans les discours politiques et médiatiques. Ils demandent « des paroles et des actes forts de la part du président de la République. »


  • Le Parlement adopte l’accord UE-Singapour comportant une clause d’arbitrage - CNCD-11.11.11
    https://www.cncd.be/Le-Parlement-adopte-l-accord-UE

    C’était le premier vote de ce type après le vote sur le #CETA en 2017. Le Parlement a choisi de ne pas attendre l’avis final de la Cour de justice sur les tribunaux d’#arbitrage dans le CETA. Heureusement il reste maintenant à voter dans les Parlements nationaux et, en Belgique, dans les Parlements des entités fédérées. Parmi les eurodéputés belges francophones et germanophones, une majorité a voté contre ce traité. Dans cette logique, les Parlements en Belgique et en particulier les Parlements fédéral, wallon, bruxellois et germanophone doivent voter contre ce traité et, in fine, mettre les traités internationaux de ce type au service d’un commerce juste et durable.


  • «Gilets jaunes»: Des hôpitaux fichent-ils les manifestants blessés venus aux urgences?
    https://www.20minutes.fr/societe/2479227-20190322-gilets-jaunes-hopitaux-fichent-manifestants-blesses-venus

    Ce médecin urgentiste cite notamment un antécédent remarqué, mis en place un mois après le début de la mobilisation des « gilets jaunes » : « Lors de la manifestation du 8 décembre, du fait des risques potentiels, le SIVIC a été activé. C’est une procédure prévue en cas d’attentat ou d’évènement grave comme un accident d’avion, qui permet de répondre aux proches demandant des nouvelles des victimes. Le milieu urgentiste s’en était ému puisque ces données sont accessibles par le ministère de l’Intérieur, et il avait obtenu un recul [de la Direction générale de la santé] : depuis, il n’a plus été utilisé. »
    « Je ne demanderai jamais aux soignants de ficher les malades qui arrivent »

    Début février, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’était défendue de toute dérive sur Europe 1 : « Je ne demanderai jamais aux soignants de ficher les malades qui arrivent. Un médecin qui soigne un malade, et notamment un urgentiste, y va pour une blessure. Il va connaître sa blessure mais ne va pas identifier si c’est un membre des forces de l’ordre, un “gilet jaune”, ou même un passant qui a couru et s’est blessé. Et heureusement ! »


  • La clause de conscience des médecins relative à l’IVG fait débat à l’Assemblée
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2019/03/23/la-clause-de-conscience-des-medecins-relative-a-l-ivg-fait-debat-a-l-assembl

    La clause de conscience, dont les médecins peuvent se prévaloir pour refuser de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG), a fait débat dans la soirée du vendredi 22 mars à l’Assemblée nationale.

    Des députées du Parti socialiste (PS) et de La France insoumise (LFI) ont défendu, avec le soutien du Parti communiste (PCF) plaidant pour « envoyer un signal fort », des amendements au projet de loi santé pour supprimer la clause spécifique à l’IVG, qui s’ajoute à la clause de conscience pour l’ensemble des actes médicaux.

    Sylvie Tolmont (PS) a fait valoir que cette clause était « superfétatoire » et confortait l’idée que l’IVG était « un acte à part ». Pour Caroline Fiat (LFI), « cette double clause de conscience » mise « à l’époque pour faire passer la loi » Veil de 1975, qui encadre la dépénalisation de l’avortement, n’a « plus lieu d’exister ». La supprimer, « c’est une belle occasion 44 ans après de prolonger la belle œuvre de Mme Veil », a-t-elle ajouté.

    La ministre de la santé, Agnès Buzyn, leur a rétorqué que la mesure était « une fausse bonne idée ». Elle a jugé que cela allait « compliquer le parcours des femmes », et que cela « n’améliorera pas l’accès à l’IVG ».

    « Ce n’est pas génial, je suis d’accord »

    « La clause de conscience permet d’afficher quelque part clairement les intentions », a-t-elle fait valoir :

    « Donc ça va éviter aux femmes de prendre rendez-vous avec des médecins qui éventuellement peuvent leur faire perdre du temps s’ils sont contre l’IVG et qu’ils ne sont pas dans la clause de conscience avec l’obligation de trouver un médecin [prêt à la pratiquer]. »

    « Ils peuvent dire : “je réfléchis, revenez la semaine prochaine…” Tout cela va ajouter des parcours erratiques pour les femmes », a argumenté Mme Buzyn.

    « La clause de conscience, elle affiche la couleur. Ce n’est pas génial, je suis d’accord, mais je pense que pour les femmes en situation de détresse, ça apporte beaucoup plus de garanties d’un parcours simple », a-t-elle insisté, se disant « fondamentalement contre la suppression ».

    Les médecins qui ne veulent pas pratiquer une IVG doivent « informer, sans délai » l’intéressée de leur refus et « communiquer immédiatement le nom de praticiens ou de sages-femmes susceptibles de réaliser cette intervention ». Le nombre d’IVG est stable depuis 15 ans en France. En 2017, 216 700 interruptions volontaires de grossesse ont été réalisées dans l’Hexagone, quasiment le même nombre qu’en 2001.

    Faudrait surtout les forcer à inscrir en gros que c’est de gynecos pro-grossesses forcées. Qu’illes fassent proctologue ou urologues et arrêtent de violer les femmes par des accouchements imposées de force. Les gynécos misogynes ca suffit et il est urgent aussi de dissoudre le SNYGOF - syndicat des gynécos cæcotrophes.



  • La Belgique déconseille à ses ressortissants de se rendre à Paris ce samedi RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-belgique-deconseille-a-ses-ressortissants-de-se-rendre-a-paris-ce-sam

    A la veille de l’acte 19 des gilets jaunes qui se rassembleront à Paris ce samedi pour une nouvelle journée de mobilisation, le service public fédéral Affaires étrangères publie un communiqué déconseillant fortement à ses ressortissants de se rendre à Paris. . . . .


  • Liverpool (UK) : 3e Anarchist BookFair, samedi 13 avril 2019
    https://infokiosques.net/spip.php?article1641

    Liverpool Anarchist BookFair Samedi 13 avril 2019, de 11h à 17h. Livres, zines, ateliers et surprises... Au Black-e, 1 Great George Street, Liverpool L1 5EW Y aura pas mal de collectifs, éditions, etc.

    #ailleurs

    https://liverpoolanarchistbookfair.wordpress.com
    http://www.theblack-e.co.uk
    http://www.liverpoolanarchistbookfair.org.uk/2019stalls.html