• STÉPHANE FRANÇOIS « UN FANTASME HISTORIQUE : L’ÉSOTÉRISME NAZI »
    https://laspirale.org/texte-612-stephane-francois- un-fantasme-historique-l-esoterisme-nazi.html

    STÉPHANE FRANÇOIS « UN FANTASME HISTORIQUE : L’ÉSOTÉRISME NAZI »L’« occultisme nazi », dont les thèses ont rencontré un succès certain dans les années 1960 grâce au livre Le Matin des magiciens de Jacques Bergier et Louis Pauwels, constitue une relecture affabulatrice du nazisme, mais qui, surtout, dérive vers une mythologisation dangereuse du national-socialisme. Fantasme historique très vivace, ces théories exercent un pouvoir de fascination extrême sur la culture populaire.

    Depuis la parution dudit livre en 1960, la question de l’existence d’un occultisme (1) nazi, est devenue une sorte de serpent de mer qui revient de manière récurrente dans des publications sensationnalistes, mais également dans celles touchant le grand public. Malgré un milieu fécond en nombre d’écrits et d’émissions télévisées (...)

  • Opinion | Donald Trump’s Racism: The Definitive List, Updated - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2018/01/15/opinion/leonhardt-trump-racist.html

    Donald Trump has been obsessed with race for the entire time he has been a public figure. He had a history of making racist comments as a New York real-estate developer in the 1970s and ‘80s. More recently, his political rise was built on promulgating the lie that the nation’s first black president was born in Kenya. He then launched his campaign with a speech describing Mexicans as rapists.

    The media often falls back on euphemisms when describing Trump’s comments about race: racially loaded, racially charged, racially tinged, racially sensitive. And Trump himself has claimed that he is “the least racist person.” But here’s the truth: Donald Trump is a racist. He talks about and treats people differently based on their race. He has done so for years, and he is still doing so.

    Here, we have attempted to compile a definitive list of his racist comments – or at least the publicly known ones.

    #racisme #etats-unis

  • More than 1,000 Android apps harvest data even after you deny permissions

    The apps gather information such as location, even after owners explicitly say no. Google says a fix won’t come until Android Q.
    https://www.cnet.com/news/more-than-1000-android-apps-harvest-your-data-even-after-you-deny-permissions

    Fundamentally, consumers have very few tools and cues that they can use to reasonably control their privacy and make decisions about it.

    #privacy #android #security

  • Iran : la France trahie par les USA
    https://www.presstv.com/DetailFr/2019/07/16/601041/LIran-produit-sa-Peugeot-301

    Depuis que Groupe PSA a quitté l’Iran par crainte d’avoir à subir les sanctions extraterritoriales US, il va de déboire en déboire. Abandonné par l’Etat français qui en est désormais à miner autant que faire se peut, l’accord nucléaire de 2015, et ce, de concert avec l’administration Trump, Peugeot a quitté en juin 2018 le juteux marché iranien avec quelques 80 millions de consommateurs. Ce 15 juillet, on brosse un tableau particulièrement noir de ses ventes qui inclut le Moyen Orient, l’Afrique mais aussi la Chien et l’Asie du Sud. Au premier semestre 2019, les ventes du constructeur français ont reculé de 12,76% à 1,9 million d’unités. L’Afrique-Moyen-Orient accuse le plus net repli : -68,35% à 71 565 unités. En Chine et l’Asie du Sud Est, le tableau est presque aussi noir avec une baisse de vente d’ordre de 60,62% à 64 169 unités. Mais de l’autre bout de l’échelle, que se passe-t-il en Iran depuis le départ du PSA et la rupture des contrats signés ?

    Le Constructeur Iran Khodro Company (IKCO) a bien relevé le défi de poursuivre la production des modèles du constructeurs français, sans la présence de ce dernier. Et ce, en dépit des sanctions. IKCO vient ainsi d’inaugurer une ligne de production pour la Peugeot 301, après le retrait du constructeur français d’un partenariat avec la société iranienne pour cause de menaces sanctions américaines.
    PressTV-Iran : Paris se retire de l’accord nucléaire !
    PressTV-Iran : Paris se retire de l’accord nucléaire !
    Le président français, Emmanuel Macron, se retire de l’accord 5+1.

    Le directeur général de l’IKCO, Hashem Yekke Zareh a lancé lundi la ligne de production en essai de la berline, lors d’une cérémonie organisée à l’intérieur du complexe IKCO située à l’ouest de Téhéran. Selon Yekkeh Zareh, la compagnie IKCO envisage de lancer la production de masse de Peugeot 301 fin de l’année iranienne en cours (mars), ajoutant que le plus grand constructeur automobile iranien avait investi environ 60 millions d’euros dans le projet.

    « Quelque 100 000 voitures seront produites dans la première phase et on envisage de faire passer la production annuelle à 250 000 exemplaires au cours des quatre prochaines années et tout cela sans aucune aide ni assistance de la part de la société Peugeot », a-t-il déclaré.

    Yekkeh Zareh a insisté sur le fait que la voiture conserverait le logo et le nom de la marque française Peugeot, la société Peugeot ayant choisi de quitter le marché iranien en juin 2018, bien que le projet en question ait été suspendu dès 2016.

  • Britain’s £50 Note Will Honor Computing Pioneer Alan Turing - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/15/business/alan-turing-50-pound-note.html

    LONDON — Alan Turing, the computing pioneer who became one of the most influential code breakers of World War II, has been chosen by the Bank of England to be the new face of its 50-pound note.

    The decision to put Mr. Turing on the highest-denomination English bank note, worth about $62, adds to growing public recognition of his achievements. His reputation during his lifetime was overshadowed by a conviction under Britain’s Victorian laws against homosexuality, and his war work remained a secret until decades later.

    “Alan Turing was an outstanding mathematician whose work has had an enormous impact on how we live today,” Mark Carney, the governor of the Bank of England, said in a statement. “As the father of computer science and artificial intelligence, as well as a war hero, Alan Turing’s contributions were far-ranging and path breaking.”

    “Turing is a giant on whose shoulders so many now stand,” Mr. Carney added.

    The central bank announced last year that it wanted to honor someone in the field of science on the next version of the bill, which was last redesigned in 2011, and Mr. Turing was chosen from a list of 227,299 nominees that included Charles Babbage, Stephen Hawking, Ada Lovelace and Margaret Thatcher (who worked as a chemical researcher before entering politics).

    “The strength of the shortlist is testament to the U.K.’s incredible scientific contribution,” Sarah John, the Bank of England’s chief cashier, said in a statement.

    The bank plans to put the new note into circulation by the end of 2021.

    Bank of England bills feature Queen Elizabeth’s face on one side, and a notable figure from British history on the other. Scientists previously honored in this way include Newton, Darwin and the electrical pioneer Michael Faraday. The current £50 features James Watt, a key figure in the development of the steam engine, and Matthew Boulton, the industrialist who backed him.

    Mr. Turing’s work provided the theoretical basis for modern computers, and for ideas of artificial intelligence. His work on code-breaking machines during World War II also drove forward the development of computing, and is regarded as having significantly affected the course of the war.

    Mr. Turing died in 1954, two years after being convicted under Victorian laws against homosexuality and forced to endure chemical castration. The British government apologized for his treatment in 2009, and Queen Elizabeth granted him a royal pardon in 2013.

    The note will feature a photograph of Mr. Turing from 1951 that is now on display at the National Portrait Gallery. His work will also be celebrated on the reverse side, which will include a table and mathematical formulas from a paper by Mr. Turing from 1936 that is recognized as foundational for computer science.

    #Histoire_numérique #Alan_Turing

  • Affaire Tapie : le parquet fait appel
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160719/affaire-tapie-le-parquet-fait-appel

    Le parquet de Paris a décidé d’interjeter appel du jugement prononcé le 9 juillet par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire Tapie. Il s’en est failli d’un rien qu’il prenne une décision inverse, mais l’intrusion de Nicole Belloubet dans le dossier et le conflit d’intérêts familial du procureur de Paris ont rendu cette reculade impossible.

    #JUSTICE #Nicole_Belloubet,_Tapie,_Remi_Heitz

    • « Quand j’étais enfant, dans la Hollande et la France d’après-guerre, ma tête était remplie d’histoires sur la montée du #fascisme dans les années 30. Je me suis promis que je ne serais pas de ceux qui restent sans rien faire pendant que leurs voisins sont arrachés à leurs domiciles et emprisonnés parce qu’ils sont perçus comme inférieurs. [...] Les camps de #détention sont une abomination. Je ne peux pas rester sans rien faire. »

      Militant #révolutionnaire, #anticapitaliste, #antifasciste, Will Van Spronsen, 69 ans, est mort en s’attaquant au système #concentrationnaire américain. Avant d’être abattu par la #police de Tacoma, il est parvenu à incendier l’un des bus utilisés pour déporter les #migrants enfermés au sein du Northwest #Detention Center, un camp géré par une entreprise privée.

      #anarchisme #résistance #USA

  • Règlement de compte à TwitterLand
    https://www.dedefensa.org/article/reglement-de-compte-atwitterland

    Règlement de compte à TwitterLand

    Depuis deux-trois jours, – et sans doute la chose se poursuivra-t-elle sous une forme ou l’autre, – le président Trump et quelques représentantes des “minorités” qui occupent une place de très grande influence à la Chambre des Représentants ont échangé directement ou indirectement anathèmes et insultes. La chose n’est pas nouvelle mais elle est plus vigoureuse qu’à l’habitude parce que nous allons versv USA-2020 et que nous sommes dans une phase de montée de tension, pour ce qui concerne notamment sinon principalement la question de l’immigration.

    (Les cibles des tweets de Trump sont connues et regroupées dans une proximité informelle connue sous le surnom de “The-Squad” : Alexandria Ocasio-Cortez [AOC] de New York, Rashida Tlaib du Michigan, Ilhan Omar du Minnesota et (...)

  • Référendum ADP : le nombre de soutiens passe sous la barre fatidique | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/rip-adp-le-nombre-de-soutiens-passe-sous-la-barre-fatidique_fr_5d2d85

    Officiellement, rien n’est perdu et l’objectif reste le même : obtenir avant le printemps prochain le soutien de près de 4,7 millions d’électeurs en vue d’imposer un référendum. Mais pour atteindre ce résultat exceptionnel d’ici le 12 mars 2020, il faudrait, selon les calculs du site adprip.fr, qui comptabilise les signataires sur le site officiel, que 568.000 aient déjà enregistré leur paraphe, contre seulement 521.000 à la date de ce mardi 16 juillet.

    Victoire ! La tendance est inférieure à ce qui est nécessaire pour aboutir, ça ne marchera jamais ! Pouet Pouet font les journaux !

    • Déjà au bout de 2 jours, on pouvait conclure que l’objectif était hors de portée (sauf à ce qu’il y ait une ou plusieurs relances très sérieuses qui toucherai(en)t de nouvelles cibles hors du milieu militant/pétitionnaire).

      Je ne suis pas spécialiste de ce genre de choses, mais, totalement au pif, il aurait fallu quelque chose entre 30% et 50% du total au cours de la première semaine pour espérer arriver au bout du compte.

      La tendance linéaire « nombre nécessaire » est totalement grotesque…

  • Pétition pour un accueil rapide et décentralisé des réfugiés qui arrivent en bateau
    https://asile.ch/2019/07/16/petition-pour-un-accueil-rapide-et-decentralise-des-refugies-qui-arrivent-en-b

    Pétition lancée par de nombreuses associations suisses qui demandent au Conseil fédéral et au Parlement de prendre des mesures afin que des personnes en détresse en mer Méditerranée puissent être sauvées et accueillies de manière décentralisée. La France, l’Allemagne, l’Espagne, Malte, le Portugal, les Pays Bas, la Finlande et le Luxembourg ont fait part de […]

  • When Experts Misinform: Conflicts of Interest, Bad Faith, and Research Blind Spots


    http://www.badlandsphilosophy.com/#/podcasts/35

    In this episode, we discuss the relationship between expert researchers, their funders, the media, and the general public, and the ways that relationship can go bad. In what ways can researchers and funders act wrongly, and what are the consequences for the general public? Should we do more to prevent conflicts of interest, and what are some of the drawbacks of the private funding model we currently employ?

    I usually have little patience for philosophy but I really like this podcast and this episode was particularly great, with lots of examples.

  • Entre opacité des chiffres et indifférence des autorités, les morts au travail encore largement ignorés
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/15/morts-au-travail-un-flou-statistique-qui-revele-un-non-probleme-de-sante-pub

    Il n’existe aucune donnée précise pour rendre compte du nombre global d’accidents mortels du travail en France. Selon l’Assurance-maladie, au moins 530 salariés du secteur privé sont décédés sur leur lieu de travail en 2017.

    C’est en cherchant dans la presse quotidienne régionale qu’on les trouve. Un court article souvent, relatant l’accident mortel. Sous la mention « faits divers », Le Populaire du Centre faisait ainsi part, mardi 9 juillet, de la mort d’un ouvrier agricole de 18 ans, écrasé sous son tracteur à Saint-Jean-Ligoure (Haute-Vienne). Le même jour, L’Ardennais relatait celle, sur un chantier, d’un ouvrier de 45 ans percuté par la chute du contrepoids d’une grue, à Herpy-l’Arlésienne (Ardennes). La veille, Le Parisien informait du décès d’un mécanicien de 43 ans mort à Beautheil-Saints (Seine-et-Marne), coincé dans une arracheuse de lin.

    On pourrait encore évoquer, depuis début juillet, ce manutentionnaire tombé d’un engin de levage en Seine-Maritime, cet ouvrier écrasé par une machine alors qu’il refaisait la chaussée de l’A7, dans les Bouches-du-Rhône, ou cet ascensoriste tué en Haute-Savoie.

    Un « drame » ici, une « terrible tragédie » là. Une somme d’histoires individuelles. Mais que diraient ces accidents mortels de la réalité du monde du travail en France en 2019 si l’on les examinait dans leur ensemble ?

    Un chiffre existe : celui des accidents du travail des salariés du secteur privé, recensés par l’Assurance-maladie. Il nous apprend qu’au moins 530 personnes sont mortes sur leur lieu de travail en 2017. Et cela sans compter les 264 qui se sont tuées sur leur trajet, ou les cas de suicide, qui nécessitent souvent un passage par le tribunal pour être reconnus comme des accidents du travail. Plus de dix personnes meurent donc au travail chaque semaine en France. A bas bruit.

    « Une logique comptable et financière »

    « L’accident du travail est un non sujet de santé publique, confirme Véronique Daubas-Letourneux, sociologue, enseignante-chercheuse à l’Ecole des hautes études en santé publique. On l’envisage sous l’angle de la fatalité, des “risques du métier”. Cela contribue à une naturalisation du risque professionnel, qui n’est pas interrogé en soi. On ne questionne ni le facteur organisationnel ni la précarité au travail. Si chaque histoire est un drame au plan individuel, elle pourrait aussi être un facteur d’alerte au plan collectif sur les conditions de travail. »
    Les statistiques disponibles en France ne sont pas pensées en ce sens. Recensés dans un tableau à la nomenclature complexe, par grandes branches d’activités, les chiffres de l’Assurance-maladie ne rendent compte ni des accidents du travail dans la fonction publique, ni de ceux qui surviennent aux travailleurs indépendants ou ubérisés.
    « Ces données n’ont pas pour fonction de donner l’alerte. Elles sont établies dans une logique assurantielle, d’indemnisation forfaitaire, explique Véronique Daubas-Letourneux. C’est juste une logique comptable et financière, qui permet de calculer le taux de cotisation des employeurs à la branche “accidents du travail-maladies professionnelles” de la Sécurité sociale. Ces statistiques ne sont pas conçues comme des données de santé publique visant à permettre une connaissance globale de la situation. »

    Depuis une dizaine d’années, précise la chercheuse, le service statistique du ministère du travail en produit une analyse « plus contextualisée ». Toujours sur les seuls salariés du privé, la dernière étude publiée en 2016, à partir de chiffres de 2012, soulignait ainsi que les accidents mortels touchaient principalement les ouvriers (dans 66 % des cas).

    Absence de diagnostic initial

    L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) a établi une autre base de données, nommée « Epicea ». Elle rassemble 19 000 cas d’accident du travail de salariés du privé depuis 1990. Mais avant de la consulter, un préambule précise que la base « n’est pas exhaustive. Elle ne peut donc pas être utilisée à des fins statistiques. »
    Il n’existe donc aujourd’hui aucune donnée statistique accessible rendant compte du nombre global d’accidents du travail en France, comme l’a constaté la députée (LRM) Charlotte Lecocq, qui, à la demande du gouvernement, a rendu en 2018 un rapport sur la santé au travail. « Cela m’a surprise quand on m’a confié cette mission : la première chose qu’on a faite, c’est de regarder les données, et on s’est aperçu que pour une partie du monde du travail, et notamment la fonction publique, il n’y avait rien », explique l’élue du Nord.

    Parmi les recommandations de son rapport pour un meilleur système de prévention des risques figure ainsi celle de « permettre l’exploitation collective des données à des fins d’évaluation et de recherche ». « Pourquoi la fonction publique ne serait-elle pas aussi un objet d’études ? Comment anticiper les risques si l’on n’a pas de diagnostic initial ? », souligne-t-elle. C’est l’une des raisons d’être d’un second rapport sur la santé au travail, dans la fonction publique cette fois, qui devrait être rendu public en septembre.

    « Il faudrait mieux exploiter ces données pour notamment mettre en place des études épidémiologiques portant sur des postes les plus à risques », regrette également le député PCF Pierre Dharréville (Bouches-du-Rhône), rapporteur de la commission d’enquête sur les maladies et pathologies professionnelles dans l’industrie menée en 2018 à l’Assemblée nationale, qui insiste sur la responsabilité de l’Etat dans le diagnostic des professions à risques.

    « Du fait divers au fait social »

    Un autre problème posé par les données de l’Assurance-maladie est la déperdition de connaissance dans la façon dont les accidents sont répertoriés. Ainsi, tous les accidents touchant des intérimaires sont regroupés dans une seule et même branche, quel que soit leur métier. « C’est une vraie production d’opacité, pointe encore Véronique Daubas-Letourneux. On sait que l’intérim est plus dangereux de façon générale, mais ce serait intéressant de savoir où. » Avec 80 décès en 2017, c’est l’une des « branches » les plus à risques, derrière les accidents dans les transports routiers (121 décès en 2017) et dans les travaux publics (120 décès).

    C’est à la fois pour lutter contre cette opacité et contre notre indifférence que Matthieu Lépine, professeur d’histoire-géographie en collège, s’est lancé dans un méticuleux travail de chroniqueur. Depuis deux ans, sur une page Facebook intitulée « Accident du travail : silence des ouvriers meurent », il accumule méthodiquement des articles de presse régionale, afin, explique-t-il, de faire passer la foule des morts au travail « du fait divers au fait social ».

    Début janvier, marqué par la mort d’un livreur à vélo de 18 ans à Pessac (Gironde), il a également créé un compte Twitter, afin d’interpeller journalistes et politiques, très présents sur le réseau. La victime travaillait pour la plate-forme Uber Eats. Donc, comme tous les livreurs ubérisés, avec un statut de travailleur indépendant. « Sa mort n’est considérée par la statistique nationale que comme un accident de la route », déplore Matthieu Lépine.

    Alors, à l’image du journaliste David Dufresne, qui s’est mis à interpeller cet hiver le ministère de l’intérieur pour dénoncer chaque violence policière dans les manifestations de « gilets jaunes », chaque Tweet de Matthieu Lépine interpelle la ministre du travail d’un « Allo Muriel Pénicaud, c’est pour signaler un accident du travail ». Avec un souhait : que l’Etat prenne enfin en compte « les livreurs, les autoentrepreneurs, les travailleurs sans papiers ou non déclarés… » parmi la cohorte des travailleurs qui perdent chaque semaine la vie à tenter de la gagner. Pour la seule semaine du 1er au 7 juillet, il a recensé quatorze personnes mortes au travail. Six avaient entre 18 ans et 21 ans.

    Morts au travail : à l’usine Renault de Cléon, « on attend l’accident »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/15/morts-au-travail-a-l-usine-renault-de-cleon-on-attend-l-accident_5489437_322

    Depuis un accident mortel survenu en 2016, sur lequel porte un procès en cours, Renault affirme avoir amélioré la sécurité. Un discours tempéré par les salariés et une expertise indépendante.

    Chaque semaine, environ deux personnes ont un accident du travail nécessitant un arrêt, dans l’usine Renault de Cléon, en Seine-Maritime.
    Chaque semaine, environ deux personnes ont un accident du travail nécessitant un arrêt, dans l’usine Renault de Cléon, en Seine-Maritime.

    Il n’a jamais rejoint ses collègues qui l’attendaient pour dîner. Le 10 mars 2016 à 19 h 05, Jérôme Deschamps, technicien de maintenance à l’usine Renault de Cléon (Seine-Maritime), a été retrouvé le torse coincé sous un caisson de séchage par l’un de ses camarades, un électricien inquiet de ne pas le voir venir au réfectoire.

    Ce jour-là, ce père de 33 ans, employé chez Renault depuis ses 18 ans, a été désigné pour poser un tendeur sur les chaînes trop lâches d’une machine à laver industrielle. Il installe le tendeur sur la machine à l’arrêt, puis effectue des essais en mode manuel. Vers 18 h 40, il décide avec ses collègues de passer la machine en mode automatique, afin de la voir fonctionner en conditions réelles. Les portes de la machine sont grandes ouvertes, bloquées par des « sucettes », de petits morceaux de métal laissant croire au système de sécurité qu’elles sont fermées. Impossible, sinon, de vérifier la qualité de son travail.

    La machine redémarre, mais il faut une dizaine de minutes pour qu’elle tourne à plein régime. Ses collègues partent dîner. Jérôme ne tardera pas, pensent-ils. Qu’a-t-il vu dans la machine qui ait nécessité qu’il s’y penche ? En l’absence de témoin, les circonstances de l’accident restent indéterminées. Mais son geste enclenche un mécanisme fatal dont il ignorait l’existence : en mode automatique, la machine abaisse un lourd caisson dès qu’elle capte une présence sur le convoyeur. Après l’avoir veillé une semaine à l’hôpital, sa famille décidera de mettre fin à son assistance respiratoire.

    Accidents courants

    Depuis, Renault est poursuivi pour « homicide involontaire ». Le 3 avril, le parquet du tribunal de Rouen a requis une amende de 200 000 euros à son encontre. La direction, contactée, n’a pas souhaité commenter l’enquête en cours. « Les événements qui ont amené à la mort de M. Deschamps sont loin d’être rares dans cette usine, estime William Audoux, secrétaire de la CGT de Cléon. Le manque de sécurité et de formation, l’intensification du travail et le manque d’effectifs ont pu donner lieu à d’autres accidents graves ces dernières années. »
    « Il y a 8 000 machines, s’exclame un proche de la direction. Il est impossible de former qui que ce soit sur chacune d’elles ».

    Son syndicat s’est porté partie civile aux côtés de la famille, représentée par Me Karim Berbra. Quatre-vingt-douze salariés ont signé une lettre faisant état du caractère courant de la procédure suivie par M. Deschamps : usage des « sucettes », travail isolé, absence de formation à chaque machine… « Il y a 8 000 machines, s’exclame un proche de la direction. Il est impossible de former qui que ce soit sur chacune d’elles. » Les équipes de maintenance, toutes affectées à des secteurs particuliers, n’interviennent cependant pas sur la totalité de l’immense usine, qui s’étend sur le quart de Cléon.

    Dans cette petite ville normande lovée dans une boucle de la Seine, les accidents sont courants. Chaque semaine, environ deux personnes ont un accident du travail nécessitant un arrêt, selon le bilan social 2018 de l’usine. Chutes de charges lourdes, éclaboussures d’aluminium brûlant, brouillards chimiques irritants jalonnent la vie des 4 000 salariés et intérimaires qui s’affairent pour produire boîtes de vitesses et moteurs. Jusqu’à parfois y mettre brutalement fin, comme ce fut le cas pour M. Deschamps en 2016. Cette année-là, sept salariés de l’industrie automobile française sont morts au travail et plus de 3 400 accidents suivis d’un arrêt ont eu lieu, selon l’Assurance-maladie.

    L’impératif de productivité l’emporte

    La mort de Jérôme Deschamps dans le ventre d’une machine – un événement rare à l’usine – a obligé la direction à repenser les procédures de sécurité. Mais pour la trentaine de salariés interrogés par Le Monde, managers, soignants, syndicalistes, techniciens ou ouvriers, l’impératif de productivité l’emporte encore trop souvent sur la prévention des accidents.

    Depuis 2016, un hublot a bien été ajouté à la machine à laver, pour permettre à la maintenance de la voir fonctionner portes fermées, et l’usage des « sucettes » a été drastiquement limité. Une formation générale est dispensée à chacun dès son embauche. Un carnet rappelant les dix fondamentaux de la sécurité, déclinés en 74 « exigences-clés », a été distribué. Des fiches rappelant les risques ont été collées sur les machines.

    « Plusieurs éléments tendent à décrire une culture de sécurité plus réactive que proactive sur le site de Renault Cléon », note le cabinet Aptéis

    Certains managers, un badge « réflexe sécurité, ma priorité » à la boutonnière, rappellent à l’ordre les opérateurs s’ils ne portent pas leurs équipements de protection. « On nous emmerde sur le port du casque, des bouchons d’oreilles, des lunettes… Mais dès qu’il faut arrêter une machine dangereuse pour la réparer, c’est silence radio, s’agace Corentin (tous les prénoms des témoins ont été modifiés), ouvrier à la fonderie. Parce que ça impacte la production, qui est toujours en flux tendu. En gros, on attend l’accident. » Un avis partagé par le cabinet Aptéis, mandaté pour expertiser les « risques graves » dans l’usine après la mort de M. Deschamps : « Plusieurs éléments tendent à décrire une culture de sécurité plus réactive que proactive sur le site de Renault Cléon », écrit-il en 2018.

    En mars, un ouvrier a été brûlé au troisième degré au cou par une projection d’aluminium. « Cet accident aurait pu être évité, tonne Willliam Audoux, de la CGT. Les équipes avaient signalé ce problème depuis des semaines. » Consulté par Le Monde, le tableau des dysfonctionnements, où les ouvriers indiquent les risques sur leurs machines, fait bien état d’un « danger car trop d’éclaboussures ». « La veille, il avait encore prévenu son chef : “Si on ne fait rien, un accident va se produire” », poursuit M. Audoux.

    Réparer les machines « en une heure »

    D’autres pratiques dangereuses, comme les interventions sur les machines en marche, continuent à avoir lieu. Et ce sans être toujours déclarées, contrairement aux procédures. « C’est l’hypocrisie la plus totale. On ne peut pas faire le diagnostic de la panne rapidement, ni vérifier que la machine a été réparée si elle est à l’arrêt, explique Damien, technicien en maintenance. Les machines prioritaires, il faut qu’elles crachent des pièces non-stop. En une heure, elles doivent être réparées. Sinon, les chefs se mettent derrière toi pour te demander pourquoi ça prend autant de temps. »

    Selon Annabelle Chassagnieux, une experte d’Aptéis, la multiplication des règles de sécurité permet à Renault « de ne pas interroger son mode d’organisation ». « Lorsqu’un accident se produit, ils peuvent dire “Untel n’a pas respecté la procédure” sans se poser la question de la possibilité même de l’appliquer, analyse-t-elle. Trop souvent, les salariés ont à arbitrer entre suivre la procédure et travailler au plus vite pour respecter les contraintes de production. »

    En novembre 2017, Renault s’était opposé devant le tribunal de Rouen à la venue des experts d’Aptéis dans son usine

    Une expertise indépendante dont la marque au losange se serait bien passée. En novembre 2017, Renault s’est opposé devant le tribunal de Rouen à la venue d’Aptéis. Celle-ci avait été demandée par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) après la mort de M. Deschamps, afin d’étudier les « risques graves » à Cléon. Pour justifier cette opposition, un proche de la direction estime que « rien ne permet d’affirmer qu’il y a, à Cléon plus qu’ailleurs, une exposition des opérateurs à un risque grave ». L’argument n’a pas convaincu le tribunal, qui a permis à Aptéis de se rendre dans l’usine début 2018.

    Encouragés à « revenir vite » au travail

    Par le passé, la venue d’observateurs extérieurs à Cléon s’était déjà soldée par une dénonciation des pratiques de la direction. En 2007, l’inspection du travail avait décrit un « système organisé de pressions visant à ce que les salariés victimes d’accident du travail (...) renoncent à prendre tout ou une partie de [leur] arrêt ». Douze ans plus tard, la dizaine d’accidentés du travail interrogés par Le Monde racontent la même histoire. Hugo, arrêté après avoir été blessé à la main, a reçu un appel de son chef le lendemain lui suggérant de « revenir vite ». Deux jours plus tard, le voilà de retour sur un poste aménagé, à remplir des tableurs et effectuer des photocopies. « Le reste du temps, je restais assis sur une chaise à attendre », raconte-t-il. La direction lui envoie un taxi puisqu’il ne peut pas conduire. « Ils ont dû dépenser 80 balles par jour... »

    La somme, qui paraît importante aux salariés, reste inférieure à ce que devrait verser Renault si les blessés étaient restés longtemps en arrêt.

    Les cotisations à la branche « accidents du travail-maladies professionnelles » (AT-MP) de la Sécurité sociale dépendent en effet de la fréquence et de la gravité des accidents du travail, afin de faire payer aux entreprises les plus accidentogènes le coût de leurs pratiques dangereuses. Louis, un manager, justifie ce procédé par la dure concurrence que subit Renault : « Aujourd’hui, on est dans un système de production très contraint. Les cotisations à la Sécu pèsent sur le coût du travail. »

    De son côté, la direction de Renault affirme qu’« il n’existe pas de système organisé de pression sur les salariés » et ajoute que ce qu’elle leur propose, « c’est de garder le lien avec l’entreprise en leur donnant la possibilité de revenir (…) sur des postes aménagés ». L’expertise d’Aptéis a été versée au dossier par les parties civiles. Le tribunal devrait se prononcer sur la responsabilité de Renault lors d’une nouvelle audience, le 21 janvier 2020.

    #travail #accidents-du_travail

  • Deuxième volet. Chronique d’une initiation militante où l’activisme anarchiste de l’auteur prend les couleurs d’un certain "pessimisme combatif"

    BALLAST | Francis Dupuis-Déri : « C’est la rage du désespoir qui me pousse à écrire » 2/2
    https://www.revue-ballast.fr/francis-dupuis-deri-cest-la-rage-du-desespoir-qui-me-pousse-a-ecrire-2

    En 2009, vous écriviez dans un article que l’hypothèse d’un « grand soir », qu’il soit électoral ou insurrectionnel, n’était pas envisageable. 10 ans plus tard, vous écrivez que « l’espérance n’est plus de mise » et qu’il ne nous reste que « le pessimisme combatif ». Nos ennemis ont donc définitivement gagné ?

    Nos ennemis ont perdu depuis longtemps, mais ne le savent pas encore… C’est ce qu’annonçait déjà Herbert Marcuse quand il discutait de l’irrationalité de la rationalité du capitalisme ou de l’État. Ces systèmes semblent rationnels car ils maximisent la capacité humaine d’extorsion, de production, d’accumulation et de destruction organisée lors des guerres, par exemple. Mais cette rationalité est irrationnelle car elle mène l’humanité à sa perte, littéralement. Je ne suis ni météorologue, ni géologue, ni géographe, ni physicien, mais j’ai la certitude depuis les années 1980 que c’est foutu : l’humanité a accumulé bien trop de stock atomique civil et militaire et produit bien trop de déchets toxiques et de pollution pour que cela n’entraîne pas d’épouvantables catastrophes. Bientôt ou dans un avenir rapproché, ou dans quelques centaines d’années… Je n’ose même pas imaginer la situation dans 1 000 ou 2 000 ans, quand vont fissurer les silos dans lesquels les déchets nucléaires sont ensevelis et qu’il n’y aura peut-être même plus d’État ou de gouvernement juridiquement « responsable » de ces stocks. « L’espoir, c’est tout ce qui nous reste », me confient des jeunes des écoles secondaires qui se mobilisent pour le climat, et leur mobilisation m’apparaît évidemment comme un signe positif. J’imagine même que dans les prochaines années, plusieurs de ces jeunes vont se radicaliser autant dans leur position idéologique que dans leurs moyens d’action. Car après tout, c’est bien de l’avenir de la civilisation ou de l’humanité qu’il s’agit, et de la survie de milliers d’espèces animales. Mais je carbure surtout au pessimisme car j’ai l’impression depuis longtemps qu’il est trop tard et que les forces conservatrices et réactionnaires sont beaucoup trop puissantes. Bref, je suis encore punk : No Future !

    #anarchisme_punk

  • L’UE sanctionne la Turquie pour ses activités gazières au large de Chypre
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/16/l-ue-sanctionne-la-turquie-pour-ses-activites-gazieres-au-large-de-chypre_54


    Un hélicoptère vole près d’un bateau de forage turc près de Chypre, le 1er juillet 2019.AP

    Les deux parties de l’île de Chypre se disputent des gisements gaziers en Méditerranée, Ankara poursuivant des activités de forage malgré les avertissements européens.

    La patience des Européens n’est pas sans limite : lundi 15 juillet, les ministres des affaires étrangères ont mis, en partie, les menaces de l’Union européenne (UE) à exécution en adoptant une série de mesures pour réagir aux activités de forage de la Turquie au large de Chypre. Ils évoquent des actions immédiates, comme la réduction des aides financières à la préadhésion d’Ankara, et se disent prêts à envisager des mesures ciblées, à savoir des sanctions contre des individus ou des entités.

    La découverte d’importants gisements gaziers, ces dernières années, a exacerbé les tensions qui opposent la Turquie et Chypre depuis l’intervention militaire turque de 1974, qui a abouti à la division de l’île. La République de Chypre, membre de l’UE, qui a autorité sur les deux tiers sud de l’île, a signé des contrats d’exploration avec des géants des hydrocarbures comme le français Total, l’italien ENI et l’américain ExxonMobil. Elle entend développer huit forages – six d’exploration et deux de confirmation – dès la fin de l’année.

    La Turquie, qui occupe la partie nord, affirme, elle, ne pas être tenue par les accords de délimitation maritime conclus entre le gouvernement chypriote et d’autres pays riverains de la Méditerranée. Elle fait valoir ses droits sur son propre plateau continental et poursuit ses travaux de forage malgré les avertissements qui lui ont été lancés. Ankara a accordé des contrats d’exploration à Turkish Petroleum en 2009 et 2012 et refuse que la République turque de Chypre du Nord (RTCN), non reconnue par la communauté internationale, soit exclue de ses opérations.

    La situation est ainsi dénoncée, depuis plus d’un an, par les dirigeants européens, au nom des autorités chypriotes grecques. Les Vingt-Huit s’inquiètent plus particulièrement de la présence de deux navires de forage dépêchés ces derniers mois par Ankara, à l’ouest et au nord-est de Chypre, afin d’explorer les gisements gaziers dans la zone économique exclusive de la République de Chypre. Ils s’opposent également à la présence de navires militaires turcs dans la zone sud de l’île, là où opèrent actuellement plusieurs entreprises privées, qui voient de ce fait leurs activités ralenties.

  • La presstituée dans toute sa splendeur
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/07/la-presstituee-dans-toute-sa-splendeur.html

    Si certains pensaient qu’après avoir été prise à de multiples reprises la main dans le sac, la journaloperie mettrait le holà à son entreprise de désinformation, ils se fourraient le doigt dans l’œil. Telle une éruption cutanée, les mensonges ont, ces...

  • La santé mentale des #exilés est au plus bas, dans l’indifférence générale
    https://lemediapresse.fr/social/la-sante-mentale-des-exiles-est-au-plus-bas-dans-lindifference-general

    Les mauvaises conditions d’accueil accentuent la #souffrance psychique d’exilés déjà affaiblis par un rude parcours migratoire. Plusieurs ONG alertent pourtant et s’inquiètent de la fermeté de l’État. 

    #Social #Asile #Chapelle #Collomb #Exilés #Immigration #Libye #Migrants #OFPRA #trauma

  • #Rebecca_Solnit : « En patriarchie, personne ne vous entend crier. »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/16/en-patriarchie-personne-ne-vous-entend-crier-rebecca-solnit-10-ju

    L’un de mes livres préférés quand j’étais jeune était « La Quête du roi Arthur » de T. H. White ; et l’un de ses thèmes centraux est la tentative du roi Arthur de remplacer un ethos de « la loi du plus fort » par quelque chose de plus juste.

    La justice signifie que tout le monde est égal devant la loi – et l’égalité signifie à la fois que tout le monde a la même valeur devant la loi et que tout le monde est soumis à la loi. C’est un concept fondamental pour les États-Unis, mais la réalité est que la loi du plus fort n’a jamais cessé d’être la façon dont les choses fonctionnent vraiment, du moins en partie. Dans le roman de White, le « plus fort » renvoie principalement à la capacité de violence physique de la part des guerriers, des armées, des tribus et des royaumes ; mais à l’heure actuelle, ce qui importe réellement est la capacité des individus (et des entreprises et des nations) de commettre cette violence en toute impunité.

    L’immense travail accompli par des journalistes d’investigation ces dernières années nous a permis de voir en pleine lumière le pouvoir de ces « forts », faisant de leurs mieux pour piétiner, faire taire, discréditer les moins puissants et leurs droits, et avec eux l’idée du droit comme une éthique indépendante du pouvoir. Le fait que ces hommes dirigent les médias, le gouvernement et le système financier en dit long sur le genre de systèmes qu’ils composent. Ces systèmes ont travaillé dur pour les protéger, encore et encore. En effet, la puissance des « forts » n’est pas en eux, mais dans l’ensemble des individus et des institutions qui les environnent. Il est donc essentiel d’examiner, au-delà des agresseurs individuels, les systèmes qui leur permettent de commettre des crimes en toute impunité.

    Peut-être que l’une des raisons pour lesquelles le viol a si souvent été dépeint comme « un étranger surgissant des buissons » est pour nous faire imaginer des violeurs agissant seuls. Mais dans une multitude de cas, les violeurs ont de l’aide, au moment des faits et toute le reste de leur vie, et cette aide est généralement puissante, étendue et ancrée. C’est pourquoi nous parlons de culture du viol, et c’est pourquoi pour changer cela il faut changer la culture dans son ensemble.

    Traduction (provisoire) : Errell Hannah
    Version originale : https://lithub.com/in-patriarchy-no-one-can-hear-you-scream-rebecca-solnit-on-jeffrey-epstein-a

  • 5G, la grande enquête
    https://reporterre.net/5G-la-grande-enquete

    La 5e génération de la technologie du réseau sans fil se déploie dans le monde. Vie quotidienne, infrastructures, promesses économiques, libertés publiques, enjeux écologiques, Reporterre a mené une enquête en cinq volets, dont voici la compilation.

    #5G #SmartCity #écologie #smartphone

  • Five #QGIS network analysis toolboxes for #routing and #isochrones | Free and Open Source GIS Ramblings
    https://anitagraser.com/2019/07/07/five-qgis-network-analysis-toolboxes-for-routing-and-isochrones

    Based on local network data
    – Default QGIS Processing network analysis tools
    – QNEAT3 plugin
    Based on web services
    – Hqgis plugin (HERE)
    – ORS Tools plugin (openrouteservice.org)
    – TravelTime platform plugin (TravelTime platform)

    #map

  • 24 jours . 24 nuits . Sans . Steve... Emparez-vous de la question, PARTOUT ! #OùEstSteve ?
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48296530076

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    #OùEstSteve @johanna_rolland ?
    #OùEstSteve @nantesfr ?
    #OùEstSteve @Prefet44 ?
    #OuEstSteve @PoliceNat44 ?
    #OùEstSteve @loireatlantique ?
    #OùEstSteve @nantes_metropole ?
    #OùEstSteve @paysdelaloire ?
    #OùEstSteve @christophe_castaner ?
    #OùEstSteve @policenationale ?
    #OùEstSteve @ministere_interieur ?
    #OùEstSteve @edouardphilippepm ?
    #OùEstSteve @emmanuelmacron ?
    #OùEstSteve @gouvernementfr ? ...

    #où_est_steve #violencespolicieres #maintien_de_l'ordre #morts_de_la_police

  • Why Don’t Police Catch Serial Rapists? - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/08/an-epidemic-of-disbelief/592807

    As Spada wandered through the warehouse, he made another discovery, one that would help uncover a decades-long scandal, not just in Detroit but across the country. He noticed rows of steel shelving lined with white cardboard boxes, 10 inches tall and a foot wide, stacked six feet high. What are those? he asked a Detroit police officer who was accompanying him. Rape kits, the officer said.

    “I’m assuming they’ve been tested?” Spada said.

    “Oh, they’ve all been tested.”

    Spada pulled out a box and peered inside. The containers were still sealed, indicating that the evidence had never been sent to a lab. He opened four more boxes: the same.

    “I tried to do a quick calculation,” he later told me. “I came up with approximately 10,000.”

    Spada’s estimate was conservative. Eventually 11,341 untested rape kits were found, some dating back more than 30 years—each one a hermetically sealed testament to the most terrifying minutes of a woman’s life, each one holding evidence that had been swabbed or plucked from the most private parts of her body. And in all likelihood, some microscopic part of her assailant—his DNA, his identity—sat in that kit as well.

    #culture_du_viol #patriarcat #police #impunité #justice_nulle_part

    • Since then, Detroit and other jurisdictions across the country have shipped tens of thousands of kits to labs for testing. The results have upended assumptions about sexual predators—showing, for example, that serial rapists are far more common than many experts had previously believed.

      But the rape-kit scandal has turned out to be only a visible symptom, a mole on the skin that hints at a pervasive cancer just below the surface. The deeper problem is a criminal-justice system in which police officers continue to reflexively disbelieve women who say they’ve been raped—even in this age of the #MeToo movement, and even when DNA testing can confirm many allegations. From the moment a woman calls 911 (and it is almost always a woman; male victims rarely report sexual assaults), a rape allegation becomes, at every stage, more likely to slide into an investigatory crevice. Police may try to discourage the victim from filing a report. If she insists on pursuing a case, it may not be assigned to a detective. If her case is assigned to a detective, it will likely close with little investigation and no arrest. If an arrest is made, the prosecutor may decline to bring charges: no trial, no conviction, no punishment.

      Each year, roughly 125,000 rapes are reported across the United States. Sometimes the decision to close a case is surely correct; no one wants to smear an innocent man’s reputation or curtail his freedom because of a false report. But in 49 out of every 50 rape cases, the alleged assailant goes free—often, we now know, to assault again. Which means that rape—more than murder, more than robbery or assault—is by far the easiest violent crime to get away with.

      (Ça donne envie de monter des gangs de meufs qui violent des raclures en leur collant dans le cul des objets très désagréables. On pourrait se faire des listes de mecs connus des services qui ont échappé à leurs responsabilités.)

      Lien avec l’affaire #Jeffrey_Epstein et avec la suggestion de @klaus que le manque de zèle de la police dans les cas de viol tenait à la position sociale élevée des criminels. Ça marche aussi quand on ne sait pas qui c’est !

      https://seenthis.net/messages/792709

  • Pour être les maîtres de nos machines,nous devons nous engager dans le logiciel libre
    https://theconversation.com/le-numerique-une-notion-qui-ne-veut-rien-dire-116333

    Nous parlons de plus en plus de « numérique » en substantivant un adjectif qui – initialement – comporte une signification technique précise et qui devient désormais davantage un phénomène culturel qu’une notion liée à des outils technologiques particuliers. Cette universalisation du numérique nous permet de comprendre des changements qui affectent l’ensemble de notre société et notre façon de penser, comme l’a bien expliqué notamment Milad Doueihi par son concept de « culture numérique ».