• Walid Pharès, le John Bolton’s boy par excellence ou les dérives mortifères de l’irrédentisme maronite – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/07/walid-phares-le-john-boltons-boy-par-excellence-ou-les-deriv

    Une grande honorabilité bardée d’expertise. Des postes prestigieux dans la haute administration américaine républicaine : La vitrine d’exposition est parfaite, mais sous le vernis de la respectabilité, une façade lézardée, un personnage gangréné.

    Contrairement à ce que suggère son nom patronymique en arabe, Walid Pharès n’est pas le fils d’un preux chevalier, mais plutôt le parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme. Libanais d’origine, naturalisé américain, il est en fait « UN ISRAELIEN d’ORIGINE LIBANAISE », comme l’a très justement qualifié le quotidien libanais « Al Akhbar ».

    « La propulsion de Walid Pharès au poste de conseiller du président Donald Trump ne constitue pas, loin s’en faut, une reconnaissance du savoir faire libanais encore moins un succès diplomatique pour le Liban, mais plutôt une percée majeure de la stratégie israélienne par la promotion d’un des affidés libanais de l’État Hébreu dans le cercle décisionnaire du pouvoir à Washington.(…) Preuve est faite qu’il est plus aisé pour les Forces Libanaises (milices chrétienens) de décrocher un poste regalien à Washington qu’à Beyrouth », poursuit Al Akhbar dont le portrait de l’ancien milicien se trouve sur ce lien pour le lectorat arabophone.

    http://www.al-akhbar.com/node/268049

    UN ISOLATIONNISTE VINDICATIF
    La biographie en langue française de cet isolationniste vindicatif est lisse.
    Sa biographie en langue anglaise, éditée par le site Mother Jones, est infiniment plus caustique et toxique.
    Sur ce lien : http://www.motherjones.com/politics/2011/10/walid-phares-mitt-romney-lebanese-forces

    Natif de la localité de Ghouma, district de Batroun, dans le Nord Liban, en 1957, Walid Pharès a effectué une scolarité éclectique à l’Université Saint Joseph des Pères Jésuites et à l’Université Libanaise à Beyrouth, avant de décrocher, en 1981, à 24 ans un Master en Droit International à l’Université Jean Moulin LYON III, une structure où a longtemps professé une figure de proue de l’extrême droite française Bruno Gollnisch, passé à la postérité pour avoir matraqué des journalistes avec son parapluie.

    Précoce, il publie à 22 ans, en 1979, son premier ouvrage « At Taadoudiya Fi Loubnane », « le pluralisme au Liban ». Edité par l’Université du Saint Esprit de Kaslick, le fief du militantisme des moines maronites lors la guerre civile libanaise sous le magistère du Père Charbel Kassis, ce livre paru quatre ans après le déclenchement de la guerre civile, reprend en les popularisant les thèmes des milices chrétiennes sur la spécificité chrétienne, particulièrement maronite, dans le Monde arabe.

    Considérant qu’il existe au Liban deux cultures distinctes, la culture chrétienne par essence démocratique et la culture islamo-arabe qui l’est moins ou pas du tout, l’idéologue en herbe reprend à son compte en l’amplifiant le thème « du choc des civilisations », théorisé par l’universitaire américain Samuel Huttington. Il préconise en conséquence la ségrégation entre groupes libanais et prône le développement séparé, s’inspirant de thèses de la « white supremacy », si courantes dans certains milieux du Sud des États-Unis.

    LE CORPUS IDÉOLOGIQUE DE CE SOLDAT DE LA GUERRE FROIDE
    En 1981, l’année qui précède l’invasion israélienne du Liban, il fonde une publication « La voix de l’Orient » pour poulariser ses idées et adhère au « Comité des Chrétiens du Moyen Orient » (MECHRIC), et trois ans plus tard, à l’ Union Sociale Démocratique Chrétienne (USDC). Une démarche destinée à se doter, via ce gropuscule, d’ un vernis social démocrate chrétien, afin d’atténuer quelque peu les aspérités de son personnage belliqueux animé de surcroît d’une volonté de croisade.

    Prolixe, il récidive en 1981 en publiant Hiwar Dimucrati (Le dialogue démocratique), dans une maison d’édition libanaise Dar Al Mashreq Press, conviant ses compatriotes de confession musulmane au dialogue. Une proposition de pure forme, destinée à la galerie en vue de bonifier l’image des milices chrétiennes, discréditées par leurs massacres successifs. Son idole, Bachir Gemayel dont il fut un proche collaborateur, ayant décrété qu’il existait « un peuple de trop » au Moyen orient, en pointant du doigt les Palestiniens, avait initié la première guerre d’épuration ethnique de l’époque contemporaine en ordonnant les massacres de la Quarantaine, janvier 1976, Tall El Zatar, en juillet 1976, enfin Sabra Chatila, septembre 1982 que son assassinat suscita par réflexe pavlovien.

    Sous l’effet du matraquage idéologique, ses frères d’armes miliciens chrétiens ignoreront d’ailleurs allégrement, l’année suivante, cette invitaiton au dialogue envers les musulmans, s’en donnant à cœur joie, au mépris de la tradition chrétienne de commisération, aux massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra Chatila, dans la banlieue est de Beyrouth, en 1982, sous la supervision israélienne.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    http://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    Celui qui avait gouverné par l’épée périra par l’épée, dynamité dans son fief d’Achrafieh, le secteur chrétien de Beyrouth Est, à la veille de son entrée en fonction. Farouchement islamophobe et araphobe, épris d’Occident, son idéologie xénophobe et populiste irriguera naturellement la pensée de ses disciples qui en seront les apôtres sur la scène internationale :

    « Le Liban ne fait partie du Monde arabe. Le Liban est une civilisation et n’a aucun apport avec le tiers monde. Veuillez bien marquer dans vos démarches que nous n’appartenons pas au Tiers monde. Sortons de ce monde d’arriérés. Rallions le monde européen et le Monde libre de l’Amérique », lancera-t-il à ses subordonnés à peine élu président.

    Sur la pensée de Bachir Gemayel et ses méfaits :
    http://www.madaniya.info/2017/09/05/sabra-chatila-operation-salami-1-2

    http://www.madaniya.info/2017/09/10/sabra-chatila-operation-salami-2-2

    Walid Pharès appliquera à la lettre ses enseignements. C’est ainsi qu’en 1986, l’année où le Liban vivait une spirale infernale de prise d’otages occidentaux, le graphomane publie, dans le droit fil de la pensée de son idole, un opus révélant l’objet de sa fixation. Non son oeuvre majeure mais le sujet de sa vindicte publique : Al Thawra al Islamiya al Khumaynia (La Révolution de Khomeiny – Dar Al Machreq Press).

    Pour ce milicien chrétien, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny avait eu le triple tort d’évincer le Chah d’Iran, gendarme du Golfe pour le compte de l’OTAN, grand bailleur de fonds des formations paramilitaires chrétiennes libanaises, et surtout grand allié d’Israël, parrain de ses camarades de combat.

    Thème gratifiant s’il en est en ce qu’il diabolisait la République Islamique d’Iran et exonérait de leurs turpitudes les pays occidentaux : la France de son satut de « co belligérant de l’Irak » contre l’Iran (1979-1989) et le double jeu américain à l’égard des deux belligérants, illustré par le scandale de l’Irangate et les promesses d’assistance faites simultanément à Saddam Hussein par Donald Rumsefd en personne, à l’époque secrétaire général de la Mlaison Blanche, sous la présidence Ronald Reagan et futur ministre de la défense sous présidence George Bush jr, artisan de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

    Putchiste dans l’âme, nulllement légaliste, il trempera dans la conjuration visant à évincer de la présidence des Forces Libanaises, les deux successeurs de Bachir Gemayel : son Frère et successeur Amine ainsi que son ancien lieutement Elie Hobeika. Il en sera gratifié en retour d’un siège au commandement de la formation milicienne sous la présidence de Samir Geagea.

    Inconsolable de la perte de Bachir Gemayel, il quitte les milices chrétiennes en 1989 pour rallier le général Michel Aoun lors de la guerre fratricide inter chrétienne. Il demeurera fidèle jusqu’à la chute du chef du gouvernement intérimaire libanais, le 13 octobre 1990. Placé sur une liste des opposants les plus recherchés du Liban, il s’exile en même temps que son deuxième mentor. Il fuit le Liban, via Israël et s’établit aux États-Unis, obtenant sans retard la nationalité américaine.

    Des mésaventures des milices chrétiennes libanaises, il en tirera deux ouvrages relatant les avatars de la guerre inter-factionnelle inter-chrétienne libanaise : « Lebanese Christian Nationalism : The rise and fall of an ethnic resistance (L. Rienner Published 1995) et « The Nationalist claim and the Lebanese Christian resistance : an ethnic case study ».

    À l’heure de la mondialisation, ce chrétien issu d’une société libanaise pluriconfessionnelle prônera, non le brassage culturel et le métissage humain, mais la ségrégation, la séparation, la grande muraille de démarcation, à l’exemple du Mur d’Apartheid dressé par ses amis israéliens en Cisjordanie. Le ghetto en somme.

    Mais, faille capitale de son argumentaire, ce fervent admirateur de l’Occident occultera le fait majeur de l’histoire contemporaine, le fait que ses idoles, -l’Amérique suprématiste et puritaine et l’Europe chrétienne,- auront été les principaux fossoyeurs de la cause des chrétiens arabes, maronites ou non : De la création d’Israël, en 1948, provoquant l’exode des Palestiniens chrétiens vers la Californie, à l’expédition franco anglo israélienne contre l’Egypte, en 1956, entraînant l’exode des chrétiens égyptiens vers l’Europe et l’Amérique du Nord, à la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’invasion américaine de l’Irak, à la guerre de Syrie, 2011, vidant quasiment le Moyen Orient de sa population chrétienne.

    Pour aller plus loin sur ce thème :
    https://www.renenaba.com/france-vatican-les-deux-francois-et-la-chretiente-d-orient

    LE PARCOURS AMÉRICAIN
    Mariée à une américaine, il atterit en Floride, le fief des anticastristes cubains, où il enseignera à l’Université Atlantique de Floride (1993-2004), qu’il quittera au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak pour présider the « Global Policy Institute ».
    Collaborateur du « Centre Ariel de Recherches Politiques » de Jerusalem, il se livrera, en tandem avec le lobby juif américain, à un actif lobbying anti syrien en vue de faire adopter par le Congrès américain la « Syrian Accountability Act » et de criminaliser le Hezbollah libanais, via une disposition législative similaire le « Hezbollah accountabilty Act ». Via son réseau israélien, il fait parvenir aux dirigeants israéliens un vade mecum pour une nouvelle gouvernance du sud Liban à la suite de la déconfiture de leurs supplétifs libanais dans la zone frontalière libano-israélienne ; une zone à forte majorité chiite, qui deviendra par la suite le fief du Hezbollah.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    https://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah

    Taiseux pendant pendant les cinq premières années de l’occupation américaine de l’Irak, alors que l’armée américaine était en butte à la guerilla anti américaine tant djihadiste que baasiste, Walid Pharès retrouvera l’inspiration en 2007, -l’année qui a suivi la riposte balistique victorieuse du Hezbollah contre Israël de 2006-, pour commettre un ouvrage intitulé « The War of Ideas : Djihadisme against Democracy » (Palgrave Mac Millan).

    Mais, en bon soldat de la guerre froide, il s’attaquera aux combattants islamistes, les terroristes islamiques, ses semblables musulmans du temps où il était milicien chrétien, de surcroit « idiots utiles » de la stratégie atlantiste dans la fragmentation du Monde arabe. Amnésique, il s’abstiendra de dénoncer la connivence des pétromonarchies dans le financement du terrrorisme islamique, de même que la complaisance des États-Unis à l’égard de l’islamisme politique et de son instrumentalisation en Afghanistan et ailleurs dans une guerre de détournement du champ de bataille de la Palestine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :
    https://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Sa qualité de correspondant du Centre israélien Ariel renforce sa crédibilité dans les milieux néo conservateurs américains et le propulse au sein du cercle dirigeant du parti conservateur. Il sera ainsi tour à tour conseiller du candidat Mitt Romney pour les présidentielles américaines de 2008, puis conseiller du président Donald Trump pour le Moyen Orient et le terrorisme en 2016.
    À l’accession de Donald Trump à la présidence américaine, Walid Pharès, dévient Secrétaire général du Groupe parlementaire transatlantique sur le contre-terrorisme (TAG), une tribune destinée à asseoir son rôle prescripteur, dans un domaine de prédilection des Etats Unis, à détourner en fait l’attention de l’opinion internationale sur le rôle trouble des administrations successives américaines avec le terrorisme islamique.

    La promotion simultanée de l’ultra faucon John Bolton président de l’ultra conservateur « Gatestone Institute » au poste de conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche et de Mike Pompeo, l’homme des ténèbres de la CIA, à la tête du Département d’état, a placé Walid Pharès dans un état de lévitation comparable à celui qu’il a vécu à l’élection de son mentor Bachir à la présidence libanaise, avant son trépassement violent. En synchronisation avec Joseph Jibeily, le dirigeant du « Centre des Renseignements du Liban », une officine des Forces Libanaises de Samir Geagea basée à Washington, il mulitiplie ses actions de lobbying au sein du Congrès américain en vue d’obtenir l’exclusion du gouvernement libanais, le Hezbollah, pourtant grand vainqueur des élections législatives libanaises de Mai 2018, et disposant de surcroït, d’une majorité relative à la chambre des députés.

    La propulsion de John Bolton à l’épicentre du pouvoir américain a renforcé la capacité de nuisance de son correspondant libanais, Samir Geagea, dont le discours souverainniste masque en fait une servilité à l’égard des Saoudiens en substitution à sa soumission aux Israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), consacrant le chef des « Forces Libanaises », l’un des plus grands criminels de la guerre comme l’un des plus grands mercenaires du personnel politique libanais.

    Sur l’équipée des milices chrétiennes particulièrement Samir Geagea, ce lien :
    https://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    GATESTONE, JOHN BOLTON, ANNE ELIZABETH MOUTET, ET L’ÉMISSION 28 MINUTES SUR ARTE
    Présidée par le monarchiste iranien Amir Tahiri, ancien directeur du journal Keyhan sous le règne de la dynastie Pahlevi, dans la décennie 1970, la structure européenne de Gatestone est composée de Marc D’anna, aka Alexandre Del Valle, le théoricien du « patriotisme intégrateur », ainsi que de l’universitaire Guy Millière et d’Anne Elizabeth Moutet, deux « dinstinguished senior fellow » de cette instance.

    La liste des auteurs de Gatestone sur ce lien :
    https://www.gatestoneinstitute.org/authors

    En dissonance toutefois avec Bernard Henry Lévy, Amir Tahéri, une fois n’est pas coutume, brisera net le délire fabulatoire du philo mondain sur les origines hitlériennes du terme Iran, lancée par le fer de lance médiatique du lobby pro israélien en Europe dans une campagne d’intoxication de l’opinion occidentale préludant à sa préparation à une intervention militaire de l’Otan contre la République Islamique d’Iran. Monarchiste revanchard, Amir Taheri ciblera dans son argumentaire de refutation les « Gardiens de la Révolution et le régime islamique, ces deux bêtes noires, mais non le fondement même de la démarche du théoricien du Botul.
    https://www.gatestoneinstitute.org/12333/hitler-reza-shah

    Intervenante régulière de la chaîne franco allemande ARTE dans l’émission d’Elizabeth Quinn « 28 Minutes », la chroniqueuse du Daily Telegraph justifiera le carnage israélien des Palestiniens de Gaza (57 morts et 2.400 blessés), -le jour du transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem, le 14 Mai 2018-, en reprenant textuellement les « éléments de langage » de la propagande israélienne.
    Cette séquence a plongé dans la stupeur les autres participants à l’émission par la virulence de sa défense de la politique israélienne, faisant volet en éclat l’apparente objectivité qu’elle s’evertuait à afficher pour la défense de la politique atlantiste.
    L’émission a été diffusée le vendredi 17 mai sur Arte en présence des deux présentatrices du programme Elizabeth Quin et Nadia Daam, ainsi que de l’historien Pascal Blanchard et Alexis Poutin, journaliste au Monde Moderne. Elle demeurera dans les mémoires comme un morceau d’anthologie de la duplicité professionnelle, lorsqu’elle se pare de la qualité journalistique pour propager des thèses d’un think tank néo conservateur, sous l’apparence de la neutralité.

    Sur ce lien, la séquence :
    https://sites.arte.tv/28minutes/fr/le-club-28-revisite-lactualite-de-la-semaine-28minutes-75

    LE JOURNALISME MILICIEN EN FRANCE
    La reconversion des journalistes miliciens dans l’expertise contre terroriste est une pratique courante. Une forme de recyclage dans la respectabilité, qui s’est développée tant aux Etats Unis qu’en France.
    Walid Pharès a ainsi fait son apparition dans les lucarnes françaises notamment sur France 24, sous la direction de Christine Ockrent, auditrice assidue du groupe de Bilderbeg, réputé pour son atlantisme.

    Sur ce lien le portrait de Christine Ockrent : https://www.renenaba.com/christine-ockrent-le-passe-droit-permanent

    Le journalisme milicien qu’il incarne si parfaitement a trouvé son illustration en France, sous couvert d’expertise anti terroriste, en la personne de deux libanais maronites habitués des plateaux français : Antoine Basbous, Directeur de « l’Observatoire des Pays arabes », auparavant ancien porte-parole des Forces Libanaises, l’organisation dirigée par Samir Geagea, un des plus grands criminels de la guerre libanaise et fossoyeur du leadership chrétien, et, Antoine Sfeir, Directeur des « Cahiers de l’Orient et des Pays arabes », auparavant cheville ouvrière sur le plan médiatique de la campagne pour l’élection à la présidence de la République Libanaise du chef milicien phalangiste Bachir Gemayel, en 1982, puis de son frère Amine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien : https://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien

    Et pour le recyclage des membres de l’« État Profond américain » dans les médias américains, sur ce lien : https://www.mondialisation.ca/des-anciens-de-letat-profond-sont-embauches-par-les-medias-grand-public/5623065

    Walid Pharès a vécu 33 ans au Liban de 1957 à 1990. Mais ses nuisances continuent à se faire encore sentir de nos jours contre sa patrie d’origine. Son retour au pays natal, il l’a accompli muni d’un passeport diplomatique américain. Doté d’une immunité et d’une impunité pour revisiter ses méfaits, comme étranger à ses forfaits comme étranger au pays qu’il a tant contribué à sinistrer.

    Le tropisme pro israélien des dirigeants maronites libanais, auquel il a grandement contribué, a conduit le président phalangiste Amine Gémayel à conclure un Traité de Paix entre le Liban et Israël, en 1983, mais la mise en œuvre de ce document a été entravée par un soulèvement de la population de Beyrouth, cas unique dans les annales diplomatiques internationales d’un traité mort-né, abrogé par la volonté populaire.

    Parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme, Walid Pharès appartient à la cohorte des soldats perdus d’une cause perdue, sécrétée par la guerre interfactionnelle libanaise ; À l’exemple du commandant Saad Haddad, l’officier félon libanais, garde frontière d’Israël au sein de l’Armée du Sud Liban (ASL), de son successeur, le général Antoine Lahad, dont la famille a eu l’outrecuidance de vouloir enterrer au Liban mais que la vox populi l’en dissuada ; Tous vivant sans le savoir une pathologie passée dans l’histoire comme étant « le complexe des exilés de Coblence », du nom de ses exilés monarchistes français qui ont rallié les ennemis de la France pour abattre la révolution.

    Autant de manifestations des pulsions mortifères de l’irredentisme maronite qui débouchèrent sur la relégation politique du leadership maronite, désormais réduit à un rôle d’appoint ou de nuisance, non à un rôle constructif de proposition, mais à un rôle destructeur d’obstruction, au terme de quinze ans de bruits et de fureurs, de dérives et de délires.

    EPILOGUE : LE SYNDROME MARONITE
    Cadeau empoisonné de la France, le confessionnalisme constitue une négation de la démocratie en ce que la citoyenneté libanaise est conditionnée et handicapée par la naissance.

    Mur de verre invisible et infranchissable, il contribue à ce titre à la nécrose de la vie poilitique libanaise. Sur un point nommé, dans des domaines précis, la naissance confère un primat à une communauté au détriment des autres communautés par le Fait du Prince, l’arbitraire du pouvoir colonial.

    Elle prédétermine les membres d’une communauté à des fonctions indépendamment de leur compétence. Elle conforte une communauté dans un sentiment de supériorité ou de frustration.

    Les exemples sont nombreux des dérives du confessionnalisme. Le leadership maronite a ainsi assumé, par une sorte de Hold up, la direction des combats du camp chrétien lors de la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’exclusion des autres composantes de la chrétienté libanaise, quand bien même elles en subissaient les conséquences.

    Le primat conféré par la France à la communauté maronite dans l’exercice des responsabilités suprêmes au Liban aurait dû se vivre comme une délégation de pouvoir au bénéfice de l’ensemble des communautés chrétiennes du Monde arabe et non comme la marque d’une supériorité immanente d’une communauté spécifique au détriment des autres, en ce que les Maronites constituaient la plus importante minorité des minorités chrétiennes du Liban et non la communauté chrétienne majoritaire d’un Monde arabe, majoritairement musulman.

    Pour n’avoir pas observé cette règle non écrite de la prudence politique, elle en paiera le prix par le déclassement de ses prérogatives constitutionnelles, entraînant dans sa relégation les autres composantes chrétiennes innocentes de cet emballement.
    Victimes innocentes souvent, bourreaux parfois plus que de besoin, les camps palestiniens de la quarantaine (est de Beyrouth), en 1976, et de Sabra Chatila (sud de Beyrouth), en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations pathologiques de la déraison humaine, au passif du leadership maronite, particulièrement les milices chrétiennes des Forces Libanaises.

    Par une sorte d’abus de position dominante conféré par la France en sa qualité de puissance mandataire sur le Liban et la Syrie, les Maronites ont procédé à une sorte de captation d’héritage se présentant comme les dépositaires des intérêts supérieurs de la chrétienté d’Orient, réduisant la chrétienté aux seuls intérêts de l’Eglise maronite, confondant en somme maronitisme et chrétienté, se vivant en maître incontesté du Liban.

    L’extravagante position de Camille Chamoun, président du Liban (1952-1958), se refusant seul contre l’ensemble arabe, à rompre ses relations diplomatiques avec la France, dans la foulée de l’expédition de Suez, alors que l’Egypte faisait l’objet d’une agression concertée entre la France, Israël et la Grande Bretagne (1956) et que l’Algérie ployait sous le joug des ratonnades coloniales, constituait déjà un indice prémonitoire de la psychorigidité maronite, de la cécité politique de ses dirigeants et de la serviabilité extrême dont témoignent des membres de cette communauté à l’égard des puissances occidentales particulièrement de la France et des États-Unis, se plaçant paradoxalement en situation de « dhimitude » par rapport à leurs protecteurs occidentaux, une servitude qu’il dénonçait du temps de l’époque ottomane. Le discours souverainiste des Libanais masque mal une logique de vassalité à l’ordre atlantiste.

    L’inculpation en juillet 2010 de plusieurs officiers supérieurs chrétiens de même que des cadres supérieurs exerçant des responsabilités sensibles à un poste stratégique de leur entreprise de communications pour « intelligence avec l’ennemi », au même titre que la formation d’une armée de supplétif sous commandement chrétien au service des israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), ont alimenté la suspicion sur la loyauté des chrétiens arabes à leur environnement avec ses conséquences corrosives sur le sort des chrétiens dans le monde arabe.

    L’alliance du leadership maronite avec Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, constituera l’un des points noirs de l’histoire de la chrétienté arabe, et les chefs de cette équipée suicidaire, Bachir Gemayel, président éphémère du Liban, et ses successeurs, Elie Hobeika et Samir Geagea, comme les plus sinistres personnages de l’histoire du Liban en termes de bilan pour la chrétienté, en ce qu’ils ont substitué la lutte pour la réalisation des droits nationaux des Palestiniens, par la recherche de l’éradication d’un peuple déjà spolié de sa patrie, les Palestiniens, en compensation des turpitudes occidentales à l’égard des Juifs européens.

    Les miliciens chrétiens ont intériorisé, ce faisant, la perversité de la logique occidentale dans un tragique dévoiement de la pensée, ne s’imaginant pas un seul instant que « le peuple de trop au Moyen orient », selon l’expression du chef phalangiste Bachir Gémayel, pourrait être un jour « le peuple chrétien arabe ».

    Pour aller plus loin sur les Maronites, ce lien :

    www.renenaba.com/france-liban-a-propos-des-maronites/

    ILLUSTRATION
    Walid Phares lecturing in front of a Lebanese Forces banner in 1986Photo courtesy of An-Nahar                                                                                                                                                           By René Naba , in Actualités Liban Moyen-Orient Portrait on 6 novembre 2018 .

  • SyrieLeaks : Un câble diplomatique britannique dévoile la « stratégie occidentale » … – Proche&Moyen-Orient.ch
    https://prochetmoyen-orient.ch/syrieleaks-un-cable-diplomatique-britannique-devoile-la-strategi

    En définitive, le TD britannique reflète parfaitement la stratégie occidentale en Syrie : saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais. « Les Américains n’ont jamais admis leur défaite militaire en Syrie et ne veulent pas lâcher le morceau et surtout leur objectif stratégique principal », commente un haut diplomate français, « celui d’un démantèlement de la Syrie, du type de celui qui a été conduit en Irak et en Libye. Leur volonté est d’armer les Kurdes pour contrôler les régions pétrolières de l’Est syrien afin de pouvoir peser sur la reconstruction politique et économique du pays ». La paix n’est donc pas pour demain.

    C’est encore un complot si on a des documents officiels qui évoquent le sujet ?

    (via le Yéti : https://yetiblog.org/leak-la-strategie-criminelle-de-la-coalition-occidentale-revelee-par-un-te)

    • واشنطن لحلفائها : فلنقسّم سوريا | الأخبار
      http://www.al-akhbar.com/node/291239

      تغيّرت السياسة الأميركية في سوريا. بعد طول مراوحة في تحديد ما سيفعلونه بعد هزيمة «داعش»، قرر الأميركيون إطالة أمد الحرب بالبقاء خلف الضفة الشرقية للفرات، والعمل وفق خطة تفصيلية لتقسيم البلاد. وخلال الشهرين الماضيين، كانت الدبلوماسية الأميركية تعمل على اطلاع الحلفاء على تلك الخطة تمهيداً لإطلاقها ووضعها قيد التنفيذ. وفي هذا الإطار، حصلت «الأخبار» على برقية دبلوماسية صادرة عن سفارة بريطانيا في واشنطن، توجز الاستراتيجية الأميركية للوصول إلى تقسيم سوريا كما عرضها ديفيد ساترفيلد خلال اجتماع عقده في واشنطن في الحادي عشر من الشهر الماضي ممثلون عن مجموعة «سوريا» الأميركية

      Pour activer la traduction :-)

  • بعد « التسويات المليارية »... السعودية تزيد رواتب الأمراء ! | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/290268

    بعدما أعلنت السلطات السعودية أن الأموال التي جنتها مما تسمى «حملة مكافحة الفساد» ستُستخدم في تمويل الأوامر الملكية المتصلة بدعم المواطنين، كشفت وكالة «بلومبيرغ» أمس أن السلطات زادت المخصصات المالية لبعض أفراد العائلة المالكة. ونقلت الوكالة عن مصدرين اثنين أن السلطات زادت، أخيراً، الراتب الشهري لأعضاء الأسرة الحاكمة بنسبة 50%، في «مكافأة» لم يُعلم إن كانت لمرة واحدة أو أنها ستُدفع شهرياً. وقال أحد المصادر الثلاثة، الذين نسبت «بلومبيرغ» معلوماتها إليهم، إن هذه العلاوة لم تقتصر فقط على أحفاد الملك المؤسس، عبد العزيز آل سعود، بل امتدت لتشمل فروعاً أبعد من العائلة.

    Selon Bloomberg, une partie des princes de la famille royale saoudienne a bénéficié d’une augmentation de 50% de son "salaire". On ne sait pas encore si c’est une prime exceptionnelle ou si c’est appelé à durer.

    #arabie_saoudite

  • UAE says Qatar fighter jets intercept flight ; Doha denies it - ABC News
    http://abcnews.go.com/International/wireStory/uae-claims-qatar-fighter-jet-intercepts-commercial-flight-52351549

    aujourd’hui

    The United Arab Emirates on Monday claimed that Qatari fighter jets intercepted one of its commercial airliners in international airspace on the way to Bahrain, an allegation promptly denied by a Doha official.

    hier
    Qatar says Emirati plane violated airspace, UAE denies
    https://www.reuters.com/article/us-gulf-qatar-emirates/qatar-says-emirati-plane-violated-airspace-uae-denies-idUSKBN1F035W

    Je précise à ceux qui ne suivent pas l’actualité du monde arabe qu’il ne s’agit pas de foot !

    Je pense qu’on est toujours dans #nuit_torride

    • Deux (?) incidents avec des avions militaires émiratis,

      Recently, Qatar accused Emirati military jets of violating its air space in December and January in two incidents, filing a complaint to the United Nations.

      Celui de décembre est décrit, mais je ne trouve pas trace de celui de janvier. Peut-être s’agit-il du dépôt de plainte ?

    • Mais il y a aussi l’info sur le prince qatari dont MbS a pu, un temps, penser qu’il pouvait l’utiliser comme pion …

      On Sunday night, an exiled Qatari ruling family member once promoted by Saudi Arabia amid its ongoing dispute with Doha appeared in an online video, claiming he’s being held against his will in the United Arab Emirates, an allegation denied by Abu Dhabi.

      The video of Sheikh Abdullah bin Ali Al Thani, a little-known ruling family member until the Qatar crisis, also offered new fuel to the stalemated dispute. It also recalled the bizarre, now-reversed resignation of Lebanese Prime Minister Saad Hariri while on a trip Riyadh, a Nov. 4 decision that was widely perceived as Saudi-orchestrated at the time.

      (info bien détaillée dans la légende de la photo dans ton billet)

      Exiled Sheikh Abdullah, once promoted by Saudi Arabia amid its ongoing dispute with Doha, appeared in an online video posted Sunday, Jan. 14, 2018, and aired by Doha-based satellite news network Al-Jazeera, claiming he’s being held against his will in the United Arab Emirates, an allegation denied by an Abu Dhabi official.

    • ويوم أمس، انتشر مقطع مصور يظهر آل ثاني وهو يتهم ولي عهد أبو ظبي، محمد بن زايد، باحتجازه، محملاً الأخير المسؤولية عن أي أذى يلحق به. وقال آل ثاني، في التسجيل، «(إنني) كنت ضيفاً عند الشيخ محمد، (إلا أنني) الآن لم أعد في وضع ضيافة وإنما في وضعية احتجاز»، مضيفاً أن الإماراتيين أوعزوا إليه بعدم مغادرة المكان الذي يقيم فيه. وأعرب عن خشيته من أن «يحصل لي مكروه، ويقوموا بإلقاء اللوم على قطر»، مشدداً على أنه «إذا حدث لي شيء، فأهل قطر بريئون منه، والشيخ محمد هو من يتحمل المسؤولية».

  • أول مسلسل رقمي من إخراج أمين درة : الدراما السورية تنهض « بدون قيد » ! | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/288827

    Une mini-série syrienne intitulée "Sans lien" (Bidoun qayd, je ne trouve pas de meilleure traduction) et qui a la bonne idée d’être sous-titrée en français. A comparer avec "le bureau des légendes" !!! Ci-dessous la promo (bien faite)

    https://www.youtube.com/watch?v=3C0av5Xk6Ng

    #syrie #feuilleton

  • الفصل الإعلامي في محاولة الانقلاب على الحريري | الأخبار
    http://www.al-akhbar.com/node/287016

    Beaucoup de choses dans cet article (que je reprendrai sans doute dans CPA) à propos de ce qui se passe en Arabie saoudite autour de MbS, avec les répercussions, tout à fait passionnantes, sur l’empire de la pub, Choueiri Group. La trame d’un polar passionnant (Al-Akhbar lache pas mal d’infos, certainement distillées par des gens qui y ont intérêt), notamment sur la médiation de Samir Geagea, « ancien chef de milice et homme politique libanais » comme on dit dans Wikipedia, désormais grand copain avec le régent saoudien.

    #prison_dorée

  • الخطوات الأولى لإيمانويل ماكرون في الشرق الأوسط | الأخبار

    Les premiers pas d’Emmanuel Macron au Proche-Orient
    par Alain Gresh, pour le quotidien Al-Akhbar, Liban

    http://www.al-akhbar.com/node/286971

    الخطوات الأولى لإيمانويل ماكرون في الشرق الأوسط
    
    آلان غريش
    «إعادة فرنسا الى الميدان من دون انحيازات أيديولوجية في صلب عقيدة رئيس الجمهورية» بالنسبة إلى السياسة الدولية، حسب جان دومينيك مرشيه، محرر الرأي في صحيفة L›Opinion. كان الرئيس إيمانويل ماكرون قد استقبل للتوّ دونالد ترامب بمناسبة احتفالات 14 تموز، ومن ثم فلاديمير بوتين في قصر فرساي.

    من المبكر جداً تعريف المحاور الأساسية للسياسة الخارجية الفرنسية، وخصوصاً بعدما أوصل الانتصار الانتخابي المفاجئ لماكرون، في هذا المجال كما في مجالات أخرى، جيلاً جديداً من الكوادر الى مواقع القرار، باستثناء جان إيف لودريان الذي أصبح وزيراً للخارجية بعدما كان وزيراً للدفاع في عهد فرنسوا هولاند. من جهة أخرى، يعطي ماكرون الأولوية للإصلاحات الاقتصادية الداخلية التي ستسمح بإعطاء المزيد من الوزن لفرنسا وبالسعي بفعالية أكبر لإصلاح الاتحاد الأوروبي، وهي أيضاً من أولويات ماكرون الأوروبي المتحمس.

  • Agence Nationale de l’Information - Sécurité de l’Etat : Ziad Itani arrêté pour collaboration avec l’ennemi israélien, il passe aux aveux
    http://nna-leb.gov.lb/fr/show-news/84809

    #Liban

    ANI - La Direction générale de la Sécurité de l’Etat - département d’orientation et de relations publiques a signalé que ses éléments ont arrêté l’acteur et dramaturge libanais Ziad Itani, né à Beyrouth en 1975 pour le crime d’intelligence et de #collaboration avec l’ennemi israélien.

    Après des poursuites et des investigations qui ont duré plusieurs mois à l’intérieur et hors du territoire libanais, une unité spéciale a réussi, conformément aux directives claires et consignes directes du directeur général du département, le général Tony Saliba, à réunir suffisamment de preuves pour incriminer le suspect Ziad Itani.

    Au cours de l’enquête et lors de la divulgation d’éléments de preuve, il a reconnu les faits et les missions pour le compte de l’ennemi au Liban.

    Il a avoué qu’il a surveillé un groupe de personnalités politiques de haut rang en se rapprochant de certains de leurs proches, afin de récolter le plus d’informations possibles, notamment sur leurs déplacements.

    Il a admis avoir fourni de nombreuses informations, plus particulièrement sur deux personnalités politiques importantes, dont le service de sécurité révélera l’identité plus tard.

    Le détenu a oeuvré pour la création d’un groupe libanais pour diffuser le principe de normalisation avec Israël et pour la promotion de la pensée sioniste parmi les intellectuels.

    Il aurait rédigé des rapports sur la réaction des Libanais après les événements survenus ces deux dernières semaines au Liban.

    Le département suit le dossier sous la supervision des instances judiciaires compétentes et fournira ultérieurement plus de détails.

    ==========N.A.

    • Arrestation du dramaturge libanais Ziad Itani accusé d’avoir surveillé des hommes politiques pour le compte d’Israël - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1085887/arrestation-du-dramaturge-libanais-ziad-itani-qui-surveillait-des-hom

      Le comédien, metteur en scène et auteur de pièces de théâtre libanais, Ziad Itani, arrêté jeudi, a avoué avoir activement surveillé des personnalités politiques pour le compte d’Israël, a annoncé vendredi le département de la Sécurité de l’État.

      Dans un communiqué publié dans la soirée, la Sécurité de l’État a indiqué que M. Itani, 42 ans, a admis avoir « surveillé un groupe de personnalités politiques de haut rang » en se rapprochant de certains de leurs proches, afin de récolter le plus d’informations possibles, notamment sur leurs déplacements".

      Le dramaturge a également admis avoir fourni de « nombreuses » informations, plus particulièrement sur « deux personnalités politiques importantes », dont le service de sécurité révélera l’identité « plus tard ». Dans la journée, des informations circulaient sur le fait que les personnalités en question seraient le ministre de l’Intérieur, Nohad Machnouk, et l’ancien ministre Abdel Rahim Mrad.

    • Couverture minimale en France, j’ai trouvé trace de cette dépêche AFP :

      Un acteur libanais arrêté pour avoir « communiqué avec Israël »
      http://www.lepoint.fr/culture/un-acteur-libanais-arrete-pour-avoir-communique-avec-israel-24-11-2017-21749

      « Après des mois d’enquête, au Liban et à l’étranger, une unité spécialisée a réussi à confirmer les faits reprochés à Ziad Itani », a indiqué la Sûreté générale dans un communiqué en affirmant que l’acteur « a avoué les faits » durant son interrogatoire.

      « Il a reconnu qu’il avait eu pour mission de surveiller un groupe d’hommes politiques de haut niveau (...) et d’obtenir des détails sur leur vie et leur travail », ajoute l’organe de sécurité.

    • Satirist Ziad Itani Held on Charges of ’Collaborating with Israel’
      http://www.naharnet.com/stories/en/238656

      A security source meanwhile told al-Jadeed television that Itani has “confessed to contacting a female Israeli officer in Turkey who asked for information related to a plot to assassinate Interior Minister Nouhad al-Mashnouq and ex-minister Abdul Rahim Mrad.”

      “Itani confessed to receiving money transfers from the Israeli officer, who was supposed to meet him in Lebanon after entering the country using a foreign passport,” the source added.

    • Article nettement plus détaillé dans le Akhbar, qui raconte comment Itani a été approché sur Facebook :
      http://www.al-akhbar.com/node/286983

      Le Akhbar est le seul média qui cite une autre source de sécurité contredisant l’annonce selon laquelle Itani aurait reconnu explicitement participer à des préparations d’assassinat.

      ونفت مصادر أمنية ما جرى تداوله أمس عن كون عيتاني أقرّ بأن الاستخبارات الإسرائيلية كانت تُعدّ لاغتيال المشنوق ومراد، وأنه شارك في الإعداد لعمليتي الاغتيال. وأكّدت لـ«الأخبار» أن «المشغّلة» طلبت من عيتاني جمع معلومات عنهما، ومحاولة التقرّب منهما، لا أكثر.

      Il faut noter que le professionnalisme du Akhbar (une fois de plus), qui est le seul à citer une source qui réfute une information qui va pourtant dans le sens de ses orientations politiques.

    • Al Manar n’a pas ces scrupules, et titre explicitement sur l’aspect que les autres se contentent de suggérer de manière assez transparente : Arrestation d’un dramaturge sunnite qui surveillait des personnalités sunnites pour le compte d’Israël
      https://french.almanar.com.lb/668182

      Dans la journée, des informations circulaient sur le fait que les personnalités en question seraient le ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, , et l’ancien ministre Abdel Rahim Mrad, également appartenant à la communauté sunnite originaire de Tripoli, selon le quotidien libanais l’Orient le jour.

      Le premier est un dirigeant sunnite du courant du Futur, connu pour ses positions modérées, alors que le second est un homme politique sunnite indépendant, proche de l’axe de la résistance.

      Sachant que Itani aussi appartient à une grande famille beyrouthine sunnite.

    • Un acteur libanais arrêté pour avoir « communiqué avec Israël »
      afp , le 24/11/2017 à 20h35
      https://www.la-croix.com/acteur-libanais-arrete-avoir-communique-Israel-2017-11-24-1300894667

      Le dramaturge et acteur libanais Ziad Itani a été arrêté et inculpé d’avoir « collaboré et communiqué » avec Israël, pays considéré comme ennemi par le Liban, a annoncé vendredi la Sûreté générale libanaise.

      Officiellement, le Liban est toujours en état de guerre avec Israël, même si les combats ont cessé entre ces deux pays voisins du Proche-Orient. Beyrouth applique un strict boycott des produits israéliens et interdit à ses citoyens d’avoir des contacts avec des Israéliens.

      Ziad Itani, connu pour une série de pièces comiques sur la vie beyrouthine et âgé d’une quarantaine d’années, a été arrêté jeudi.

      « Après des mois d’enquête, au Liban et à l’étranger, une unité spécialisée a réussi à confirmer les faits reprochés à Ziad Itani », a indiqué la Sûreté générale dans un communiqué en affirmant que l’acteur « a avoué les faits » durant son interrogatoire.

      « Il a reconnu qu’il avait eu pour mission de surveiller un groupe d’hommes politiques de haut niveau (...) et d’obtenir des détails sur leur vie et leur travail », ajoute l’organe de sécurité.

      Avant de devenir acteur et auteur, Ziad Itani travaillait comme reporter pour la chaîne de télévision pro-Hezbollah Al-Mayadeen et collaborait avec différents journaux.

      Depuis des années, plusieurs pays arabes boycottent Israël en raison de l’occupation par l’Etat hébreu des Territoires palestiniens.

      La dernière guerre entre le Liban et Israël remonte à 2006. Elle avait fait près de 1.400 morts dont 1.200 côté libanais. En 1982, Israël avait envahi une partie du Liban qui était alors plongé dans une guerre civile meurtrière (1975-1990).

  • Hariri est arrivé à Paris. Il serait accompagné de sa femme et de son fils aîné (Houssam, né en 1999). Le détail qui va passionner les Libanais (mais pas les autres) : ses deux autres enfants (mineurs) seraient restés en Arabie séoudite (Loulwa née en 2001 et Abdel Aziz né en 2005).

    Selon le Akhbar, c’était une des conditions pour que Saad Hariri soit autorisé à quitter le royaume :
    http://www.al-akhbar.com/node/286673

    بقاء ابنَي الحريري في الرياض بدا أشبه بالشروط التي تُفرَض على الموقوف بعد صدور قرار بإطلاق سراحه. وهذا الأمر (عدم مغادرة جميع أفراد عائلة الحريري معه)، أبلغه «الوسيط» الفرنسي إلى الرئيس ميشال عون أمس، ما سبّب انزعاجه. فعون، الذي سبق أن أعلن أن الحريري موقوف ومحتجز في السعودية، كان قد طالب بخروجه مع عائلته من الرياض، وعودتهم إلى لبنان، لضمان حرية قرار رئيس الحكومة بعد كل ما تعرّض له في الأسبوعين الماضيين. ورئيس الجمهورية بات يملك تصوراً تفصيلياً لكل ما جرى للحريري، منذ صباح يوم 4 تشرين الأول، تاريخ إجباره على إعلان استقالته.

    (Note : j’écris au conditionnel au sujet des 2 enfants, je manque de sources à cette heure.)

  • Sabra-Chatila – Opération Salami 1/2- Liban : « Opération Salami », non de code des massacres des camps palestiniens de Sabra-Chatila, en 1982, planifiés bien avant l’assassinat de Bachir Gemayel.
    http://www.renenaba.com/sabra-chatila-operation-salami-1-2

    Deux poncifs ont volé en éclat à la lecture des mémoires de l’universitaire libanais Georges Freyha, proche parent de Bachir Gemayel et l’un de ses plus proches collaborateurs durant la guerre civile libanaise (1975-1990).

    1 – L’invasion israélienne du Liban n’a pas été décidée en représailles à l’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, le 3 juin 1982, comme le proclame la fable israélienne. Bachir Gemayel, le chef militaire des milices chrétiennes, en avait fait l’annonce au président libanais Elias Sarkis, six mois auparavant, en janvier 1982, soit six mois avant le déclenchement de l’opération « Paix en Galilée ».

    2 -Les massacres des camps palestiniens de Sabra-Chatila ne sont pas intervenus en représailles à l’assassinat du président élu Bachir Gemayel, comme le soutient la légende phalangiste. Ils avaient été planifiés auparavant et discutés lors d’un entretien Bachir Gemayel-Ariel Sharon, à Bickfaya, la résidence estivale du clan Gemayel, le 12 septembre 1982, soit trois jours avant l’assassinat du président élu.

    3 – « L’Opération Salami », non du code choisi par Bachir Gemayel pour désigner l’éradication des camps palestiniens du Liban, fait référence au saucisson italien que l’on découpe habituellement en rondelles pour agrémenter les pizzas et autres mets exotiques. Outre leurs desseins, le choix de ce code révèle la grandeur d’âme des conjurés, de même que la rigueur morale des nombreux soutiens de ces deux criminels de guerre à titre posthume.

    Telle est du moins la substance de l’ouvrage de Georges Freyha « Souvenirs et mémoires avec Bachir » relatant le compagnonnage de cet universitaire libanais avec Bachir Gemayel, le chef militaire des milices chrétiennes, dont il a épousé la cousine.

    Une recension exhaustive de cet ouvrage a été réalisée par le politologue Assaad Abou Khalil dans le journal libanais sur ce lien pour le locuteur arabophone :
    http://www.al-akhbar.com/node/280955

    • le long billet de R. Nabaa a un statut peu clair : cite-t-il (en traduction ?) le texte de Freyha ? Est ce de la paraphrase ? En tout cas certains détails me paraissent tirés par les cheveux ou d’une expression très maladroite :

      Révélateur de l’état de servilité du clan Gemayel à l’égard du gargantuesque général israélien, le comportement de Solange Gemayel : En parfaite maîtresse de maison, la propre épouse de Bachir Gemayel s’est mise aux fourneaux pour mijoter les plats destinés à satisfaire la voracité du Général Sharon : le fameux mezzé libanais, en sus de plusieurs plats du terroir : Mouton farçi, Kibbé grillé, Kibbé au plat, et kneffé, la célèbre pâtisserie libanaise.

      Un spectacle ahurissant : L’épouse du président libanais faisant la cuisine à l’envahisseur de son pays, une séquence comparable dans son abjection aux collaborateurs français du nazisme, indice indiscutable d’une déliquescence morale, d’une défragmentation mentale et d’une dégénérescence civique.

      Il faut ne pas connaître le type de bourgeoisie que constitue la famille Gemayel pour penser que Solange Gemayel fait elle même la cuisine chez elle. Qu’elle dirige ses domestiques oui, mais qu’elle se mette aux fourneaux, prépare le mezzé, ou le mouton farçi... mish maoul, je n’y crois pas un instant. Ce n’est pas Mme Maigret...

    • @rumor : :-))

      En même temps, si Madame se contente de dire au maître d’hôtel : « vous nous préparerez le mouton comme d’habitude », tu as raison personne ne dirait qu’elle a « fait la cuisine ». Si elle est allée voir dans la cuisine comment ça se passe, alors « elle a fait la cuisine ». Si elle a micro-managé ses domestiques, dans ce milieu, je ne doute pas qu’elle puisse en suite considérer s’être « mise aux fourneaux » (de la même façon que, dans un restaurant, on n’ira pas vérifier si le grand chef a réellement touché l’assiette).

      Sur le statut du texte, je suis d’accord ce n’est pas clair. Ce n’est pas non plus une traduction du texte d’Abukhalil dans le Akhbar. À vue de nez, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une recension, avec les commentaires typiques de Naba (par exemple les considérations sur la déchéance morale des phalangistes, ça me semble être très caractéristique de son cru).

  • Abadi, Sadr, Hakim and Allawi said to be forming electoral alliance in major challenge to #Iran | The Mideastwire Blog
    https://mideastwire.wordpress.com/2017/09/07/abadi-sadr-hakim-and-allawi-said-to-be-forming-electoral-alli

    Al-Akbar Liban cite al-arabiya Saoud

    On September 7, the Al-Akhbar daily carried the following report: “The Al-Arabiya channel recently aired a piece of news about an “electoral alliance” that has been reached in Baghdad between PM Haidar al-Abadi, the head of the Sadrist movement, Moqtada al-Sadr, the head of the Al-Hekma movement, Ammar al-Hakim, and politician Ayad Allawi, in addition to “a number of politicians from the Sunni and Kurdish components.”

    http://www.al-akhbar.com/node/282868

    #Irak

  • Une carte à la Une de Al-Akhbar ce matin sous le titre « la voie de la libération ». Le fil rouge relie Téhéran à Beyrouth. Les zones grises correspondent en gros aux « takfiristes » selon la terminologie de ce journal. Le jaune, les Kurdes. Rose par conséquent, les zones sous contrôle des régimes syrien et irakien.

    الأخبار
    http://al-akhbar.com

    #new_middle_east

  • Trump : une “offre” nouvelle pour la destitution ?
    http://www.dedefensa.org/article/trump-une-offre-nouvelle-pour-la-destitution-1

    Trump : une “offre” nouvelle pour la destitution ?

    C’est un imbroglio considérable qu’Eric Zuesse décrit dans une longue analyse conduisant, selon lui, à une réelle possibilité que Trump soit l’objet d’une procédure de destitution. Il s’agit d’une affaire des “affaires” de Trump, avec implication de son gendre Jared Kushner, mais aussi du Qatar et de l’actuelle crise entre l’Arabie et le Qatar... Jusqu’à l’affirmation que l’ultimatum de l’Arable contre le Qatar a pour source principale cette “affaire”, au sens de business, du président.

    D’intuition, on serait porté pourtant à penser qu’il y a plus de risques pour Trump de ce côté (business) que du côté du rocambolesque Russiagate qu’on continue à maintenir en survie artificielle. D’excellente réputation dans les milieux dissidents, Zuesse est un (...)

    • C’est ce qu’on pressent de l’editorial de Ibrahim al Amin du 7 juin :

      انتَظروا واشنطن... فهي الخصم والحكم ! | الأخبار
      http://www.al-akhbar.com/node/278352

      في هذا السياق، ليس صدفة أو نوعاً من التسلية أن يسود اعتقاد واسع لدى الجمهور العربي، بأن الحملة تهدف إلى إجبار قطر على دفع حصتها من الأموال الواجب توفيرها للخزينة الاميركية مقابل الحماية والدعم. وحتى الذين يعتقدون أن دفع الاموال بدأ فقط في «قمة النذالة» المنعقدة أخيراً في الرياض، يرون أن قطر لم تقدم على ما فعلته الرياض وأبو ظبي. وبالتالي، فإن واشنطن معنية بتحريك النار من حول الجميع، والتأهب لإطفاء أيّ حريق، شرط الحصول مسبقاً على ثمن كبير.

  • TRANSLATED: “Emirati document: #Qatar is in Tunisia and we are chasing it” | The Mideastwire Blog
    https://mideastwire.wordpress.com/2017/06/09/translated-emirati-document-qatar-is-in-tunisia-and-we-are-ch

    An important piece, translated today by our mideastwire.com, by what one could call the anti-UAE daily Al-Akhbar (it is fair to say the paper is overwhelmingly critical of the UAE and KSA…).

    Lots of important nuggets here on Tunisia and the GCC split. And a key issue: how does the far way, tiny UAE expect to fight off Algerian policy in Tunisia which is characterized here as supporting partnership between Nahdha and Nidaa?

    http://www.al-akhbar.com/node/278449

    #emirats_arabes_unis #Tunisie #Algérie

  • Déclaration de Ryad : Comment l’Arabie a leurré la délégation libanaise… et les autres ?
    http://french.almanar.com.lb/413686

    Selon le journal libanais al-Akhbar, le ministre libanais des AE, Joubrane Bassil s’était informé bien avant le départ de la délégation libanaise vers la capitale saoudienne s’il y aurait un communiqué final, pour décider d’avancer s’il allait y participer. La réponse des responsables saoudiens qui lui a été donnée est qu’ils s’en tiendraient exclusivement au communiqué publié au terme de la rencontre qui a réuni les pays du Golfe aux Etats-Unis.

    Le Premier ministre Libanais Saad Hariri lui aussi donnait la même réponse à ceux qui le lui demandaient à Beyrouth.

    Toujours est-il, indique al-Akhbar, dès son arrivée à Ryad, M. Bassil a de nouveau interrogé son homologue saoudien Adel al-Jubeir et obtenu la même réponse.

    Ce n’est qu’au terme du sommet et après le départ de la délégation libanaise que des flashs d’information ont commencé à rendre compte d’une Déclaration de Ryad.

    « Il s’avère aussi que les responsables saoudiens ne l’ont publié qu’après le départ de toutes les délégations qui étaient conviées », au sommet, estime un membre de la délégation libanaise. Selon lui certains pays arabes ou islamiques n’auraient pu admettre laisser passer un texte pareil qui s’en prend nommément contre la République islamique d’Iran et en appelle à l’isoler, à l’instar de l’Algérie, du Pakistan, du Sénégal, et de l’Irak lesquels entretiennent de bonnes relations avec l’Iran.

    Si quelqu’un veut trouver la référence exacte du Akhbar…

  • Vu du monde arabe . Une frappe américaine diversement appréciée | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/vu-du-monde-arabe-une-frappe-americaine-diversement-appreciee

    Les félicitations sont loin d’être à l’ordre du jour dans le quotidien de la gauche arabe de Londres Al-Arabi-Al-Jadeed. Sur un ton amer, Maan Al-Bayari titre son éditorial “Cet éloge de l’agression américaine ». Il constate que “les ‘réalisations’ [meurtrières] d’Assad père et fils permettent aujourd’hui à un criminel de guerre comme le Premier ministre Benyamin Netanyahou de montrer au monde sa compassion pour les enfants syriens… et poussent les Syriens à se féliciter et à couvrir d’éloges l’agression américaine contre leur régime.”

    #fake_news ?
    Al-Arabi al-Jadeed, le quotidien de la gauche arabe de Londres : hahaha ! Trop drôle Courrier international ! Je cite un extrait de la notice Wiki : It was first launched in March 2014 as an online news website by Qatari company Fadaat Media. It went on to establish a daily newspaper in September 2014.[1][2] In January 2015, Fadaat launched Al Araby TV Network as a counterweight to Al Jazeera, which is widely viewed to hold a pro-Muslim Brotherhood bias. Fortunée au Qatar la gauche arabe !

    En arabe, un article de septembre 14 sur les financements qataris de l’organe de la gauche arabe ! http://www.al-akhbar.com/node/214829

  • Les violences policières, une stratégie de contrôle et de terreur – Interview de Françoise Vergès
    Comité Action Palestine | 25 mars 2017
    Propos recueillis par Lina Kennouche l Traduction de : http://www.al-akhbar.com/node/274702
    http://www.comiteactionpalestine.org/word/les-violences-policieres-une-strategie-de-controle-et-de-terr

    Photo : REUTERS/Gonzalo Fuentes

    A l’occasion du 21 mars, journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, Françoise Vergès, politologue, historienne, ex-présidente du comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CPMHE), aujourd’hui titulaire de la chaire global south(s) au Collège d’études mondiales à Paris (Fondation Maison des sciences de l’homme), revient dans cet entretien pour al Akhbar sur les pratiques coloniales perpétuées par la démocratie française.

    Cette journée commémore la répression féroce par la police sud-africaine d’une manifestation pacifique. Pensez-vous que l’apartheid est en place aujourd’hui en France ?

    On peut effectivement parler d’un apartheid en France dès lors que l’on examine les processus et pratiques qui certes ne sont pas légiférées mais qui ont des conséquences concrètes sur la vie de milliers de personnes. Il faut pour les examiner adopter une méthodologie qui déjà élargit notre cartographie de la république française – Mayotte, la Réunion, la Nouvelle Calédonie, les terres du Pacifique, les Antilles, la Guyane qui, avec les quartiers populaires de la France européenne sont des territoires régis de manière racisée. Ensuite, il faut renouveler notre approche des discriminations, examiner la manière dont l’Etat décide quelles vies comptent. Les meurtres impunis d’hommes noirs et d’origine maghrébine par des policiers montrent quelles vies comptent. Manuel Valls lui-même, alors premier ministre de la France, parle en 2015 d’un « apartheid territorial, social et ethnique », mais non seulement ses paroles resteront sans conséquences concrètes, ce sera lui qui mettra en œuvre les propositions de déchéance de la nationalité et autres.(...)

  • À propos de Walid Phares, « membre de l’équipe de politique étrangère de Trump », et son passé (passif) au sein des Forces libanaises

    Février 2007 : Walid Phares and the Lebanese Forces
    http://angryarab.blogspot.fr/2007/02/walid-phares-and-lebanese-forces.html

    I am aware that Phares now likes to deny his past role with the Lebanese Forces (the right-wing, sectarian Christian militia that—among other war crimes—perpetrated the Sabra and Shatila massacres). Somebody yesterday posted a comment challenging my statement about Phares and his association with the Lebanese Forces. These are only two of many newspaper clips that I have in which his affiliation is clearly noted. In the top one, (As-Safir, 12/6/1987), it said that "Member of the Command Council of the Lebanese Forces, [and] head of the Lebanese Immigration Apparatus in the Lebanese Forces, Walid Phares, lectured on “the Role of Free Christianity in Lebanon and the Middle East.” In the lecture, he also “criticized the mechanism of the development of Lebanse Christian resistance over 12 years.” In the second one above, (As-Safir, 27/8/1991), Phares was identified as the “vice-chair” of the Extraordinary Emergency Committee for the Lebanese Front (the political leadership committee of the Lebanese Forces) (the chairperson was Etienne Saqr (who founded the Guardians of the Cedar, which during the civil war raised the slogan “Kill a Palestinian and you Shall enter heaven,” and he now resides in Israel). And it has to be said that his rise in the Lebanese Forces took place at a time when it was aligned with the regime of... Saddam Husayn.

    Octobre 2014 : Walid Phares : his true story and role in the Lebanese Forces militia
    http://angryarab.blogspot.fr/2014/10/walid-phares-his-true-story-and-role-in.html

    American right-wing Lebanese, Walid Phares, was a Middle East adviser to Mitt Romney. At that time, some media pointed out to his past role in the leadership of the Lebanese militia, Lebanese Forces. He has been maintaining that the person with that name in the Lebanese Forces is not his, and that the name are similar. Of course, I have said repeatedly that this claim of his is a flat-out lie. I was looking into my archives yesterday, and stumbled upon this Zionist publication from 1992, in which he tells his life story. By the way, not the notion that he was kidnapped by the Lebanese Phalanges militia because he called openly for an alliance with Israel is another flat-out lie because the Phalanges were also aligned with Israel. But I guess that in speaking to the Zionist publication he felt the need to appear as a brave Zionist in Lebanon.

    Walid Pharès : « Trump va s’asseoir avec Poutine, mais il ne se laissera pas faire »
    http://www.lefigaro.fr/elections-americaines/2016/11/07/01040-20161107ARTFIG00348-trump-va-s-asseoir-avec-poutine-mais-il-ne-se-lai

    La première fois que le professeur Walid Pharès a rencontré Donald Trump, c’était au quartier général du milliardaire sur la 5e Avenue, au sommet de sa fameuse tour. « Il m’avait vu sur Fox News », raconte ce politologue d’origine libanaise, chrétien maronite et spécialiste du Moyen-Orient. « Je le vois assis à son bureau. Je lance des idées et il me bombarde de questions. Il va droit au but, dans un style très business, très concret. » Pharès découvre un homme passionné par les cartes et la géopolitique. « Cela lui vient sans doute de sa carrière de magnat de l’immobilier, dit-il. Il est sensible à la géographie du terrain comme élément du rapport de force. »

    Signalé par Sean Lee sur Twitter :
    https://twitter.com/humanprovince/status/796322025967063040


    I give you Trump’s Middle East advisor.

    • Octobre 2011: Top Romney Adviser Tied to Militia That Massacred
      http://www.motherjones.com/politics/2011/10/walid-phares-mitt-romney-lebanese-forces

      In 1978, the Lebanese Forces emerged as the umbrella group of the assorted Christian militias. According to former colleagues, Phares became one of the group’s chief ideologists, working closely with the Lebanese Forces’ Fifth Bureau, a unit that specialized in psychological warfare.

      Régina Sneifer, who served in the Fifth Bureau in 1981 at the age of 18, remembers attending lectures where Phares told Christian militiamen that they were the vanguard of a war between the West and Islam. She says Phares believed that the civil war was the latest in a series of civilizational conflicts between Muslims and Christians. It was his view that because Christians were eternally the victims of Muslim persecution, the only solution was to create a national home for Christians in Lebanon modeled after Israel. Like many Maronites at that time, Phares believed that Lebanese Christians were ethnically distinct from Arabs. (This has since proven to be without scientific basis.)

      Sneifer, now an author in France who wrote a 1995 book detailing her experiences in Lebanon’s civil war, recalls that in his speeches, Phares “justified our fighting against the Muslims by saying we should have our own country, our own state, our own entity, and we have to be separate.”

    • Et dans le Akhbar:

      وليد فارس مستشاراً لترامب: إسرائيلي من أصل لبناني! | الأخبار
      http://www.al-akhbar.com/node/268049

      لا يهمّ من هو اللبنانيّ وكيف وصل إلى ما وصل إليه؛ المهم أن وليد فارس صار واحداً من مستشاري الرئيس الأميركي الجديد دونالد ترامب. هو “يرفع اسم لبنان عالياً”، ويشرّف وسائل إعلام عاملة على تحريض اللبنانيين بعضهم على بعض، وفقاً لتقسيم مذهبي بشّر به فارس منذ ثمانينيات القرن الماضي. يريد البعض أن يحتفل بوصول ابن بلاد الأرز إلى عتبة البيت الأبيض، وتجاهل تاريخه. وليد فارس مستشارٌ للرئيس الأميركي؟ هذا ليس انتصاراً للبنان، بل أحد إنجازات العدو الإسرائيلي