• Appel à contribution : Colloque “Penser l’émancipation” | Théories, pratiques et conflits autour de l’#émancipation humaine

    Deuxième édition, Paris-Ouest, 19-22 février 2014 |
    http://sophiapol.hypotheses.org/12053

    Le site : http://www.penserlemancipation.net

    cc @shaber33 @prac_6 @pguilli @mona

    Chaque dimension du monde social, et des luttes qui le traversent, fait ainsi l’objet d’analyses renouvelées. A l’asservissement croissant du travail par le #capitalisme répondent des tentatives de réappropriation collective de l’activité et un retour de la #critique du salariat. La généralisation de la précarité, qui conduit au délitement des solidarités « traditionnelles », suppose ainsi de repenser la centralité du #travail, de l’#aliénation qu’il génère, mais aussi la place des acteurs-actrices qui luttent pour s’en émanciper. Face aux politiques racistes et à l’#islamophobie, de nouvelles dynamiques émergent dans les mouvements de l’immigration et des quartiers populaires, ainsi que dans le champ des études postcoloniales et décoloniales. Les transformations de l’exploitation du travail féminin à l’échelle mondiale, les formes renouvelées d’oppressions sexuelles, et toutes les expressions recomposées du #patriarcat, posent la question d’un agenda féministe, queer et LGBT pour le 21e siècle. L’urgence écologique suscite une réflexion globale pour comprendre les désordres systémiques et penser un métabolisme durable entre les sociétés humaines et la nature. La généralisation de politiques inégalitaires et autoritaires appelle la construction d’alliances radicalement démocratiques travaillant ensemble à redessiner les contours d’un horizon post-capitaliste.

    A cette fin, le retour en force de questions liées aux #communs – dans leurs dimensions historiques, environnementales, sociales, économiques, politiques, juridiques, culturelles, etc. – demande une attention particulière.

    Le site de la première édition avec les vidéos des interventions :
    http://www3.unil.ch/wpmu/ple/call-for-paper

    • #livre « Emancipation, les métamorphoses de la critique sociale » (introduction)
      http://www.contretemps.eu/lectures/lire-emancipation-m%C3%A9tamorphoses-critique-sociale-introduction

      Tjs le crew de Nanterre

      L’émancipation demeure au centre des préoccupations des citoyens et des luttes sociales actuelles, que ce soit dans les processus révolutionnaires récents dans le monde arabe, les mouvements Occupy ou Indignés, l’émergence de fronts syndicaux et politiques contre les politiques d’austérité de l’Union européenne, mais aussi dans les résistances locales et expériences alternatives dans l’espace public ou les quartiers. La diversité de ces luttes en multiplie les usages et la signification, ce dont témoigne également son réinvestissement comme référent majeur de la critique sociale. À la fois discours académiques et contestations citoyennes et militantes, les critiques sociales connaissent depuis une quinzaine d’années des transformations décisives et renouvellent leurs approches de l’exploitation, de la précarité, de la domination de genre, de classe, de race. Ces discours et pratiques multiples contribuent à redéfinir le contenu et l’horizon de l’émancipation. Cet ouvrage propose d’interroger ces métamorphoses de la critique sociale contemporaine, et leur portée pour les luttes politiques, les théories de la société et la question de l’émancipation sociale.


  • Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation | Les prairies ordinaires
    http://lesprairiesordinaires.wordpress.com/2013/05/02/sortie-16-mai-2

    Vient de paraître, #livre par @shaber33

    http://lesprairiesordinaires.files.wordpress.com/2013/05/haber.jpg L’univers économique du #capitalisme semble s’organiser, d’une part, autour d’une tendance au toujours plus, débouchant sur un mouvement expansionniste global (il y a toujours plus de capitalisme), et, d’autre part, autour d’habitudes et d’institutions qui, tout à la fois, expriment et stimulent un tel impératif d’accroissement illimité. L’explication de ces deux caractéristiques est transparente : la société capitaliste abrite un certain nombre de « puissances autonomes » (des mondes propres, tels que l’univers de la finance, des organisations, comme les entreprises, des dispositifs techniques…) qui, sur la base de la logique du profit, poursuivent inexorablement une fin qui est celle de leur reproduction élargie. Ces puissances trouvent les moyens de poursuivre cette fin, parfois de la réaliser, en entrant en synergie les unes avec les autres.

    #vie #aliénation #néocapitalisme #théorie_critique


  • L’être et la #marchandise. #Prostitution, maternité de substitution (#GPA) et dissociation de soi
    http://sisyphe.org/spip.php?article4379

    Trouvé à l’intérieur d’un post de @mad_meg qu’elle a supprimé depuis. :)

    Depuis quelques décennies, on assiste à une #marchandisation croissante du corps des #femmes. D’un côté, la #mondialisation capitaliste néolibérale a engendré une industrie prostitutionnelle mondialisée : d’un continent à l’autre prospèrent les réseaux de tourisme sexuel et de traite des femmes à des fins de prostitution. L’industrie du #sexe est l’un des secteurs les plus lucratifs de l’économie mondiale. De l’autre, la maternité de substitution - des femmes portant des enfants pour autrui -, est désormais une activité économique considérable. En Inde seulement, elle rapporte plus de 400 millions de dollars par année.

    Aujourd’hui, plusieurs justifient que le corps des femmes soit transformé en une marchandise sexuelle ou maternelle. D’un côté, on exige la décriminalisation ou la règlementation de la prostitution au nom du « travail du sexe ». Du plus vieux métier du monde, la prostitution est devenue le métier le plus moderne, un métier comme un autre, voire une pratique libératrice. De l’autre, de nombreux États légalisent la maternité de substitution. Pourtant, on nous assure qu’il n’est question ici que de la promotion des droits des femmes. Une femme qui vend son corps à des fins de prostitution ou qui loue son utérus pour donner naissance à un enfant accomplirait une action rationnelle prouvant son « autonomie » voire sa libération postmoderne des stéréotypes patriarcaux. Elle ne serait en aucune façon une victime, mais bien une personne active sachant quels sont ses véritables intérêts. En fait, la prostitution et la maternité de substitution ne seraient que des activités « compensatoires pour du travail féminin non rémunéré ».

    Incarnation de l’#aliénation et de la #réification, l’actuelle marchandisation du corps des femmes est saisie par la journaliste suédoise #Kajsa-Ekis-Ekman non seulement en tant qu’instrumentalisation des unes au profit des autres, mais également dans la dimension dissociative de soi qui la marque.

    Ce livre, qui s’appuie sur une riche documentation et une enquête menée dans plusieurs pays, est une contribution capitale à la compréhension de la dynamique actuelle des formes renouvelées de l’oppression des femmes et déconstruit les discours les légitimant.


  • La technique est-elle responsable de l’accélération du monde ?

    Le sociologue et philosophe allemand Hartmut Rosa a été remarqué en France depuis la traduction en 2010 d’Accélération : une critique sociale du temps, complété depuis par une synthèse et mise à jour de ce livre dans Accélération et aliénation…

    Invité par l’Insa de Lyon, il donnait une conférence jeudi auprès d’une foule d’étudiants à la bibliothèque Marie Curie du Campus de la Doua, sur le thème “la technique est-elle responsable de l’accélération du monde ?”.

    Si l’accélération ne cesse de s’emballer, le temps lui ne peut-être augmenté. On arrive peut-être aux limites de ce que l’homme peut supporter physiquement et psychiquement. Le transhumanisme et le posthumanisme sont des moyens pour tenter de repousser ces limites. Ils nous proposent un monde sans humain, comme l’est déjà le monde financier où échanges à haute fréquence se font désormais dans des temps de réaction qui ne sont plus humains. Si on prolonge cette escalade de vitesse, il nous faudra demain dépasser les limites de l’homme. “Si on la refuse, il nous faut trouver les moyens de réduire la vitesse de l’évolution sociale.”

    http://www.internetactu.net/2013/03/19/la-technique-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde

    À lire : http://www.mediatheque-martigues.fr/opacwebaloes/index.aspx?phrase=RE=Hartmut%20rosa

    #hartmut_rosa #accélération #aliénation #technique #transhumanisme


  • Armer l’esprit – II - De quels droits - Politis
    http://www.politis.fr/Armer-l-esprit-II,20398.html

    Pour cette seconde livraison d’ouvrages utiles et de nourritures nécessaires, trois livres questionnant les usages et l’impact d’Internet et des technologies sur nos vies, et un dernier sur la question du nucléaire.

    Dans Révolutions du Net, Ariel Kyrou, journaliste, enseignant et écrivain, explore la figure de l’anonyme et sa puissance d’action sur le réseau. Il évoque la saga des fameux #Anonymous portant masque de Guy Fawkes, mais aussi l’engagement de blogueurs comme Tarek Amr, Khaled Said ou la « Tunisian Girl » Lisa Ben Mhenni, qui ont marqué les révolutions arabes. Le net pullule aussi d’#anonymes, d’avatars et de clones, se mettant en scène, parodiant jeux et films. Pour l’auteur, avec ces outils 2.0, « ce qui disparaît de nos relations quotidiennes, c’est la présomption d’incompétence de l’autre ». Le net développe le collaboratif et l’auto-organisation. Pour quelles motivations – gloire personnelle ou altruisme –, avec quels dommages collatéraux sur la vie privée que l’anonymat ne suffit pas à protéger, et au final aux bénéfices de qui ? La question reste posée.

    Plus radical, Cédric Biagini dresse avec l’Emprise numérique un réquisitoire sans concession contre Internet et les dites « nouvelles technologies ». Sa position s’apparente à celle du #luddite [1] et il considère essentiellement ces outils comme des moyens d’asservissement et de maintien de la domination capitaliste. Exemple, les technologies à l’école – qu’il s’agisse des fichiers, de l’évaluation par compétence en vue de « l’employabilité », de jeux formatant la pensée ou de la présence de moins en moins discrète de l’entreprise. Ou Facebook, grand ordonnateur de nouvelles relations sociales superficielles et régressives. On ne peut qu’être d’accord. Mais il met dans le même sac le mythe d’un Internet porteur de « révolution numérique » et celui porteur de « démocratie participative », et balance un uppercut aux hackers, aux militants, aux adeptes du crowdsourcing et des forums. Pour se rallier plutôt aux seuls vrais gens libres, ceux capables de se déconnecter.

    La médiation technologique est certes une forme d’opium engourdissant, mais on ne peut occulter qu’elle a, entre autres, réactivé le partage au détriment des échanges purement monétaires. La réalité n’est pas binaire, et ces deux livres en en donnant chacun une vision – plutôt utopique pour l’un, dystopique pour l’autre – appellent à un indispensable débat sur l’aliénation numérique, sur notre propre inclination à la servitude et sur la capacité de l’outil à consolider les résistances.

    #aliénation_numérique #libération_numérique #parlons_en



  • La querelle des modernes et des modernes : réponse aux critiques et développement de l’argumentaire de l’Appel des 451 sur les métiers du livre

    http://les451.noblogs.org/post/2012/11/22/la-querelle-des-modernes-et-des-modernes

    Dans notre société, à l’inverse, il devient peu à peu impossible de choisir d’utiliser internet ou non : c’est à travers lui que se font les démarches administratives, les commandes de marchandise, les recherches d’emploi, les déclarations d’impôt, les recherches de logement, les rencontres amoureuses, l’achat de produits de consommation, etc.

    Se détourner d’internet reviendrait donc à se marginaliser, un peu comme ne pas avoir de téléphone (et que dire du portable ?), ou comme ne pas avoir de vêtement pour sortir dans la rue. Et qui voudrait se marginaliser, s’extraire des relations symboliques et affectives qui font que nous nous sentons appartenir à une communauté humaine ? Ainsi internet est-il devenu une forme d’organisation sociale plutôt qu’un simple outil ; c’est-à-dire une manière d’être au monde et d’être avec les autres. Structurellement, ce n’est donc pas un espace de liberté à l’extérieur de notre société, mais une de ses dimensions instituée, avec, à l’intérieur d’elle-même quelques rares zones où l’on peut se sentir plus à l’aise, moins épié, moins contraint que dans d’autres. (...)

    Aussi, n’en déplaise à ceux qui ont cherché à pointer notre manque de cohérence en recourant à un site en ligne pour présenter notre texte, tout en dénonçant les travers d’internet, nous ne sommes pas des hommes et des femmes habillé.e.s de peaux de bête, massue à la main. Nous faisons partie de ce monde, et nos critiques sont tout autant modernes que l’adhésion généralisée au web. Au même titre que le capitalisme est devenu une forme-de-vie totalisante, et de la même manière que certaines technologies sont devenues hégémoniques au point de définir nos rapports sociaux, comme le nucléaire ou le pétrole, il n’existe pas d’extériorité viable à partir de laquelle on pourrait adopter une critique pure d’internet. C’est notre condition moderne : nous sommes tous dans le même bain et il serait vain d’opposer anciens et modernes. En revanche, si l’on veut trouver des pistes d’émancipation vis-à-vis de ces états de fait étouffants, il faut bien commencer quelque part et ne pas avoir peur de critiquer l’informatique, l’effet de serre ou le CAC 40 au prétexte que c’est comme ça mon petit monsieur et qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse.

    Nous rejetons par conséquent les critiques qui prennent pour seul argument « Le futur c’est mieux que le présent », non seulement parce que le futur n’est pas préétabli et qu’il dépend de notre capacité à critiquer le présent, mais aussi parce que la temporalité n’est pas une valeur, pas plus que ne l’est l’idée de progrès. Nous avons voulu placer notre critique sur une vision du monde que nous partagions, en nous posant la question de ce que deviennent nos corps, nos sens et notre pensée lorsqu’ils sont plongés dans l’océan informatique ; et tout cela n’est pas une question de progressisme ou de passéisme, mais plutôt de manières d’être et de penser la question sociale.

    Or, pour contourner par exemple l’épineuse question du contrôle accéléré par internet, certains spécialistes ont argué qu’il est du ressort de chacun de se munir de connaissances techniques appropriées pour se défendre des mécanismes de pouvoir induits par le web. Qu’avec certains systèmes élaborés de protection informatiques et de bonnes pratiques, on peut échapper aux travers du net en matière de violation de la vie privée, de surveillance policière ou de traçage publicitaire. À quel prix ? Les migrants obligés de passer des contrôles biométriques doivent-ils se réjouir de se cramer les doigts pour effacer leurs empreintes digitales, sous prétexte que le progrès libère l’humanité ? Devons-nous éluder la transparence de nos activités sur internet au prétexte qu’il suffirait de devenir des experts informatiques pour se rendre opaques aux yeux du pouvoir ? Soyons francs : le fait de passer des jours et des jours d’autoformation pour plus d’autonomie face à internet, dans cette position d’individu courbé aspiré par son écran n’est pas quelque chose qui nous fait rêver. Par ailleurs, nous pensons qu’il y a déjà tant de formes plus simples d’autonomie à nous réapproprier avant celle du codage informatique, que nous ne pouvons nous résoudre à investir tout notre désir révolutionnaire dans la vie assistée par ordinateur.

    Les formes de communauté, de rencontres ou d’échanges que propose internet ont coïncidé avec la gueule de bois des révoltes esquissées dans les années 1960-70, autrement dit après l’affaiblissement d’autres manières d’être ensemble et d’avoir un engagement politique qui ne sont pas si vieilles que cela. Nous constatons qu’en même temps qu’il est devenu de plus en plus facile de se parler et de se rencontrer par écrans interposés, il est devenu de plus en plus compliqué de se réunir et de se confronter à l’autre dans l’espace public.

    Pris dans la rapidité des innovations technologiques, au sein de nos métiers comme dans la vie de tous les jours, nous avons l’impression de ne pas avoir le temps de considérer ce qui nous arrive, et de devoir justifier le fait accompli des formes de sociabilité qu’internet et autres plans marketing mettent en place, sans vraiment songer à ce qu’il est possible de faire sans écran. Il est d’autant plus délicat de déjouer le consensus concernant internet que beaucoup de militants de gauche y participent activement, comme l’exploration d’un nouveau territoire d’émancipation, et que nous sommes nous-mêmes attirés par certaines commodités indéniables que la mise en réseau des informations permet.

    Il est de bon ton de voir dans internet la manifestation du virtuel ; un univers immatériel où la pensée et les fantasmes s’ébroueraient innocemment. Il y a là un effet tabou que nous souhaitons briser. Par ailleurs, même si quelques sites indépendants font un travail aussi salutaire qu’admirable, il ne faudrait pas oublier qu’internet facilite avant tout la mise en concurrence mondialisée des productions et des services, accélérant donc les nuisances du capitalisme.

    Internet ne supprime pas les injustices, il ne fait que les déplacer et les invisibiliser.

    Le fil que nous tirons avec le livre nous sert de témoin pour parler des bouleversements anthropologiques en cours. L’automatisme du recours à l’informatique dès le réveil et jusqu’à l’endormissement, les pratiques compulsives sur écran ou plus simplement la transformation de nos manières de penser liée aux modifications de lecture ont des conséquences sur ce que nous devenons, tant en ce qui concerne nos aptitudes physiologiques et neurologiques que notre être social. En analysant cette nouvelle manière d’être au monde imposée par l’informatique et le management, couplée avec celle plus ancienne du libéralisme existentiel, nous sommes parvenus à une autre question qui nous semble envelopper notre réflexion : celle du temps.
    C’est parce que nous voulons prendre le temps d’affiner notre critique, mais aussi le temps de rire et de rêver, que nous avons décidé d’avancer pas à pas, sans céder à la réaction. En même temps que nous écrivons ces lignes, nous continuons à imaginer les prémisses de ce que pourraient être des organisations concrètes comme autant de propositions positives face à la situation actuelle : syndicats, coopératives, mutuelles, espaces transversaux, etc. Pour préciser ces idées vagues, en plus de temps, en plus de nouveaux mots, nous avons besoin de rencontres.

    #appeldes451 #livre #informatique #internet #autonomie #aliénation #émancipation


  • Epilation : c’est une mode ou une dictature ?
    http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2012/09/epilation-cest-une-mode-ou-une-dictature-.html
    Les 400 culs :

    Je considère que la #mode est bien pire qu’une #dictature. Effectivement elle ne vous condamne pas à une mort concrète ou à un internement mais plus perfidement à une mort sociale et à l’isolement en plein cœur de la société. Ma chance, de par mon métier, est de toujours rester au contact des jeunes qui, évidemment, s’intéressent toujours à tout ce qui est tabou et qui touche à la sexualité. Je peux vous dire que je n’aimerais pas avoir 18 ans aujourd’hui. Quand je vois des gamines se faire traiter de guenons dans la rue parce qu’elles ont oublié de se raser les jambes ou les dessous de bras pendant trois jours j’ai l’impression de vivre dans un asile d’aliénés. D’autres ne sont pas digne d’être invitées à des soirées parce qu’elles n’ont pas le dernier Iphone ou le dernier sac Gucci à la mode. Quant aux hommes, hors du caleçon Freegun vous êtes le dernier des loosers.

    #aliénation


  • Le boulot en débat
    http://www.cqfd-journal.org/Le-boulot-en-debat

    Mais, existent-ils, les salariés qui ont un jour rêvé de s’abîmer l’existence en fabriquant des produits destinés à pourrir celle de leurs semblables ? La défense de l’emploi coûte que coûte appartient clairement au discours syndical. Mais l’ennui, voire le dégoût, engendrés par les tâches auxquelles soumet le salariat ne se dit qu’à mots cachés, face au banal effroi de manquer d’argent.

    Selon les camarades de PMO, le choix personnel d’être de « ceux qui depuis des décennies font la grève perpétuelle, refusent de plier, d’entrer en usine ou au bureau, de prendre des crédits, de faire 2,1 enfants, d’acheter un pavillon, une bagnole, une télé, des téléphones portables, de revendiquer du “pouvoir d’achat” [3] » aurait valeur de programme politique auquel tous et toutes doivent se rallier sous peine d’être désignés comme acteurs d’un système mortifère.

    #travail #débat #aliénation


  • Le monolecte m’a demandé un jour pourquoi Clémentine n’était pas ma tasse de thé. Une des explications est qu’elle est capable de commettre, avec d’autres, un papier comme celui-ci.
    Non pas que je sois contre l’idée d’universalisme, de respect de l’autre, d’anti-racisme et autres poncifs que tous les fausse-gauche nous servent régulièrement (d’ailleurs Botul est pour tout cela), mais leur conclusion me laisse pantois : « vous voulez prouver qu’y’a pas d’racisme chez Elle, alors embauchez des noires (sic) et mettez des noires en 1ère page » (re-sic) :-(

    Malcom doit se retourner dans sa tombe. On veut être plus blanc que les blancs.
    La liste des signataires n’est pas surprenante sauf pour un nom : pourquoi BHL n’a-t-il pas signé cette affaire ?
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/31/a-quand-une-femme-noire-en-couverture-de-elle_1636689_3232.html
    #racisme #fausse_reponse #sommeil #alienation_du_peuple_noir #chloroforme #faux_universalisme #fausse_gauche


  • Everyday the same dream
    http://www.barredevie.com/2802/off-bit-21-everyday-the-same-dream
    « Jeu en Flash totalement gratuit développé par les Italiens militants de #Molleindustria, Everyday the same dream raconte, comme son nom l’indique, une situation qui se répète à l’infini. À moins qu’il n’y ait de petites modifications ? Plus subtil que les habituels jeux de Molleindustria (McDonalds The Video Game, Operation Pedopriest, Oligarchy), Everyday the same dream parle de l’#aliénation du #travail. »


  • Tu seras libre ma fille | Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2011/06/28/tu-seras-libre-ma-fille

    Si je me trouve jolie avec tel type de vêtements cela n’est pas par goût personnel. Mon esthétique est façonnée depuis ma naissance. Je serai née au 18eme siècle que je trouverai les vêtements actuels ignobles. Je vivrai chez les Hulis en Papouasie Nouvelle Guinée que je ne me maquillerai pas alors que mon mari le serait.
    Et si je me sens mieux, plus jolie, avec du fond de teint, et une jupe comme ci ou cela, c’est parce que l’esthétique, qui se construit sur des goûts collectifs et une culture commune m’y a poussée.

    Pensez-vous vraiment que vous avez eu seule l’idée hautement saugrenue de vous coller du gras de couleur sur les lèvres en trouvant cela joli ?

    #féminisme #aliénation

    • Nous questionnons ici l’idée du libre choix ; auquel je ne crois pas, pour aucun domaine de la vie. Etre libre signifierait qu’on est affranchi de toute influence extérieure et qu’on agit indépendamment d’elles.

      C’est le niveau zéro du bac philo, là.

    • Le programme de philo de terminale montre plusieurs visions de la liberté. On y voit opposé l’idée du libre arbitre (défendu par Descartes par exemple) -chaque hommes est entièrement libre dans tous ses choix- et l’idée d’une liberté réduite par diverses influences internes -inconscient- et externes -société- (défendu par Spinoza entre autre). Selon la deuxième vision, pour être totalement libre il faudrait connaître toutes les influences aux quelles on est soumis et s’en détacher, ce qui est impossible.

    • Depuis que l’Homme est Homme, il vit entièrement dans les « influences extérieures » (dont une des sources les plus immédiates est : son propre corps). Alors j’imagine assez bien qu’en trois ou quatre mille ans de philosophie, on a assez rapidement dépassé le stade de définir la liberté comme « être affranchi de toute influence extérieure », pour en conclure qu’il n’existe pas de « libre choix ».

      Sinon, la philosophie traitant de la liberté se résumerait à ceci :
      – Ai-je la liberté de voler ? Ai-je la liberté de vivre pour toujours ? Ai-je la liberté de ne jamais avoir froid, ou mal, ou peur ?
      – Réponse : non.
      – Conclusion : la liberté n’existe pas. Donc le libre choix n’existe jamais. Donc tout le monde est aliéné. Donc personne n’est aliéné. Donc Alonso n’insulte pas toutes les femmes.

      C’est pourtant ce que fait cet article, avec un résumé frappant dans le paragraphe que je cite.

    • Sauf que malgré tout, on continue à penser, même en sachant que ce n’est pas le cas, que le goût et le sens esthétique sont relativement indépendants, tout du moins en partie, de ces influences extérieures. Or, ici — par exemple —, graphistes et notamment fans de typographie, on a tous plus ou moins les mêmes goûts, pour des raisons économico-sociales évidentes. Des fois, les portes ouvertes, c’est pas mal aussi.


  • Un laboratoire du « salariat libéral » : les instituts de sondage | Et voilà le travail
    http://voila-le-travail.fr/2011/02/25/un-laboratoire-du-%c2%ab-salariat-liberal-%c2%bb-les-instituts-de-s

    En revanche, on ne connait pas grand-chose de la production des enquêtes et encore moins de la condition de ceux qui les produisent. Ce silence ne révèlerait-il pas le peu de fierté que les sondeurs en retirent ? Il est permis de le croire au regard du principe sur lequel repose le modèle économique de cette industrie : la flexibilité et de la précarité généralisées. Employés le plus souvent sous des contrats de vacation ponctuels et de courte durée, les salariés d’exécution (enquêteurs, superviseurs, codificateurs, opérateurs de saisie…) ne connaissent aucune sécurité de l’emploi. En recherche permanente de missions et en concurrence les uns avec les autres, ils doivent entretenir des relations quasi commerciales avec les cadres chargés de la distribution du travail et accumuler, par eux-mêmes, le capital de compétences qui les rendra « employables ». Cette condition qui les place à la lisière du salariat et de l’activité indépendante tend à les convertir en petits entrepreneurs d’eux

    #travail #aliénation #exploitation #précarité #for:rezo.net #for:emainville #for:luc.serisgmail.com #for:twitter


  • C S P : Ô toi, le miséreux, ô toi, le supporter...
    http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/06/o-toi-le-misereux-o-toi-le-supporter.html

    C’est donc bientôt ce moment où les foules en liesse vont applaudir des grands garçons en culottes courtes qui continuent à courir après une baballe à leur âge, et c’est à toi, un « toi » collectif que je pense en ce moment. Toi le chômeur, toi le précaire, toi le fonctionnaire de catégorie B, toi le smicard, toi le RSiste, toi le maçon, et même toi l’infirmière puisque à présent même les femmes ne sont plus épargnées par la foutebalistique connerie. Je m’adresse à toi parce que je sais que malgré les âpres conditions que te fais vivre ce scélérat capitalisme, tu seras, fidèle et la Kéken à la main, devant ton écran plat acheté à crédit alors que tu n’as pas les moyens pour mondialiser tes braillements avec des millions d’exploités comme toi, tout heureux d’enfin oublier un peu, pour quelques minutes, tes tourments et angoisses en échange d’un peu de rêve donné par des analphabètes en short.

    #sport #spectacle #aliénation #domination #for:twitter