Après avoir retoqué avec raison la proposition budgétaire de la Commission européenne, le Parlement européen fait une bêtise :
Alors qu’il faut seulement 69.352 citoyens pour élire un #député européen maltais, il faut en réunir 883.756 pour élire son homologue français. Autrement dit, on est très loin, dans l’Union, du principe de base de toute démocratie : un homme égale une voix. En l’occurrence, une voix maltaise vaut quasiment 13 voix françaises. Les juges constitutionnels allemands, en juin 2009, ont d’ailleurs jugé que le #Parlement européen n’était que très partiellement démocratique, ce qui faisait obstacle à tout nouveau transfert de souveraineté au niveau communautaire. Or, les eurodéputés, au lieu d’essayer d’améliorer le système, s’apprêtent, ce mercredi, à voter une modification de la répartition des sièges, destinée en théorie à tenir compte des évolutions démographiques et de l’arrivée de 12 députés croates, qui va aggraver ce déficit démocratique afin de sauvegarder les intérêts des États moyens et petits, les plus nombreux en Europe, et ceux de l’#Allemagne. Les dindons de cette farce parlementaire risquent d’être la #France, le #Royaume-Uni, l’#Italie et l’#Espagne, soit la moitié de la population européenne, excusez du peu.




