• Mayer, Sandberg, Slaughter : Driving Change, at a Cost - Whitney Johnson and Lisa Joy Rosner - Harvard Business Review
    http://blogs.hbr.org/cs/2013/04/mayer_sandberg_slaughter_drivi.html

    Slaughter [Département d’Etat], Sandberg [Facebook] and Mayer [ex-Google; Yahoo] are at different stages of their careers and lives, and have very different ideas around a woman’s relationship to work and home. It’s not despite, but because of, these different stances that they are moving the conversation forward. And so often when someone is talking about one of the three on social media, at least one or both of the other are mentioned.

    #femmes #féminisme ? A propos du débat « Have it all » aux Etats-unis autour des « executive women », lancé par Slaughter, et évoqué me disait @mona dans un épisode de « The good wife ».

    Why Women Still Can’t Have It All http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2012/07/why-women-still-cant-have-it-all/309020/?single_page=true

    The Rise of Executive Feminism
    http://blogs.hbr.org/cs/2013/03/the_rise_of_executive_feminism.html


  • Reportage

    « Tronçonneuse à la main et slogans provocateurs peints sur le corps, gros plan sur ces Amazones prêtes à en découdre avec les dictateurs, la prostitution et les religions. [...] Les Femen s’inscrivent-elles dans l’action féministe et politique, ou sont-elles que de simples jeunes filles intrépides et révoltées ? »

    http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/magazines/r160/grand_reportage_20130522_0437.mp3

    @Mona Chollet de conclure :
    « Un enjeu essentiel du féminisme est de faire exister socialement des femmes qui ne correspondent pas aux critères du désir masculin »

    #Femen #MonaChollet #Feminisme #Patriarcat #Industrie_du_sexe #Ukraine #France #Nudité_agressive #Islamophobie #Néocolonialisme



  • Comment accompagner une victime de viol ou d’agression sexuelle ? [Outils et ressources] | Ma vie privée est toujours politique.
    http://mavieestpolitique.wordpress.com/2013/05/12/comment-accompagner-une-victime-de-viol-ou-dagression-s

    Ce que je vais vous donner, ce sont avant tout des outils et des ressources et vont se diviser en 4 points :
    I. Chiffres et préjugés courants.
    II. Les définitions légales des viols et agressions sexuelles + Délai de prescription
    III. Comment accueillir une personne victime de viol ou d’agression sexuelle ?
    IV. Les liens et numéros utiles

    #viol #feminisme


  • De la nécessité d’articuler #Féminisme et anti-racisme - intersectionnalité
    http://www.alsacelibertaire.net/spip/spip.php?article108

    Ce sont les militantes du courant Black Feminism, puis du féminisme chicano, qui ont fait émerger cette problématique en remettant en cause la domination blanche sur le mouvement des femmes. En effet, les années 60 aux Etats-Unis ont été le théâtre de mouvements de femmes chicanas et noires, qui ont dénoncé les tendances racistes dans le mouvement féministe et l’invisibilisation de revendications spécifiques des femmes non-blanches. Elles ont mis en avant des différences entre le vécu des femmes (...) (...)

    #Analyses #Intersectionnalité #Antifa #Autocritique #islamophobie
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_feminism
    http://en.wikipedia.org/wiki/Kimberl%C3%A9_Williams_Crenshaw
    http://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2005-2-page-51.htm
    http://lmsi.net/Antisexisme-ou-antiracisme-Un-faux
    http://www.cairn.info/de-la-question-sociale-a-la-question-raciale--9782707158512-page-230.htm
    http://remi.revues.org/2359
    http://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2005-2-page-83.htm


  • Egyptian Men: The New Savages? - Al Akhbar English
    http://english.al-akhbar.com/blogs/subaltern/egyptian-men-new-savages

    The US has one of the highest rates of rape. Actually, up to 20 percent of American women have been raped. This is in a country that has laws against sexual violence and many campaigns to push women to report sexual violence. However, we do not hear about American men being a “disgrace” for their nation, and surely, the US is never listed in any of those silly indexes on “the most dangerous places for women.” If a Western woman is a victim of sexual violence in an Arab country that does not legitimize a statement against Egyptian men that hyper-sexualizes and portrays them as sexually violent.

    #Egypte #féminisme #racisme


  • Grâce à la Brique, les rues de Rennes se féminisent
    http://www.lesinrocks.com/2013/05/16/actualite/grace-a-la-brique-les-rues-de-rennes-se-feminise-11395021

    A Rennes, moins de 10% des lieux publics portent des noms de femmes. Depuis un mois, une campagne d’affichage sauvage dénonce ce constat. A la tête de l’initiative, un collectif : la Brique.

    Accrochées au même niveau que les yeux des passants, les pancartes sont toutes accompagnées d’une petite biographie de “la personnalité féminine choisie”. Elles ont puisé dans l’histoire locale, repéré les parcours de femmes remarquables. “Elles ont vécu, pour la plupart, entre le XIXe et le XXe siècle.” Comme Odette du Puigaudeau, journaliste et ethnologue, Louise Bodin, femme politique, ou Clotilde Vautier, artiste peintre.

    #féminisme



  • Le risque de passer pour une mauvaise féministe | jesuisféministe.com
    http://www.jesuisfeministe.com/?p=4985

    En théorie, tout est cool. En théorie, y’a aucun problème à être une féministe à talons hauts. Une féministe qui écoute de la porno. Une féministe qui aime le rose. Une féministe qui se montre la craque de seins. Une féministe qui a le goût de se marier. On est rendu teellleeeeement 3e vague…

    Mais la pratique, c’est autre chose.

    #feminisme


  • Olympe de Gouges 2.0
    http://olympedegouges-museum.com

    Figure méconnue de la Révolution Française, humaniste et féministe avant l’heure, Olympe de Gouges, dont les combats pour la justice sociale ou le droit des femmes résonnent encore avec force dans notre société contemporaine, méritait bien qu’on lui consacre un musée… Mais pas n’importe quel musée. Pour celle qui fut si en avance sur son temps et aimait tant partager ses idées, quoi de mieux qu’un musée virtuel ? Fidèle à celle qui l’a inspiré, « Olympe de Gouges 2.0 » se veut un espace multiforme, transmédia et participatif, ouvert à tous et pour tous.

    Un musee qui ne ferme jamais ses portes

    Plus qu’un site internet, plus qu’un web doc, Olympe de Gouges 2.0
    est le projet d’un musée virtuel multiforme et transmédia, qui utilisera
    toutes les ressources du Web participatif et les nouvelles technologies
    qui lui sont associées pour rendre compte de la vie, de l’œuvre et des
    idées d’Olympe de Gouges.

    Un musee ouvert a tous
    L’objectif du projet Olympe de Gouges est double :

    – Faire connaître au grand public une personnalité historique en leur
    proposant une muséographie dématérialisée et innovante axée sur une
    mise en scène interactive et utilisant toutes les formes médiatiques
    (vidéos, écrits, animations, captations, BD…)

    #féminisme #historicisation #web_museum #Olympe_de_Gouges


  • Ça date d’il y a 5 ans, chouette, c’est du passé alors ! (…)

    L’image des femmes dans les médias - Rapports publics
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000614/index.shtml

    Que ce soit en effet sur les magazines enfants ou dans les suppléments pour les parents, le constat fait pas Sylvie Cromer est identique : sous des apparences neutres et équilibrées dans le traitement de l’information, le message délivré est le même, celui de la légitimité du garçon comme acteur majeur de la société.

    #féminisme #REISER_Michèle #GRESY_Brigitte


  • An Epidemic of Body Hatred
    http://www.rehabs.com/explore/dying-to-be-barbie

    These girls have been taught that they need to diet, before they can even spell the word. When these weight-conscious little girls grow up, they become eating-disordered women with unhealthy body images, obsessed with maintaining a weight that is often low enough to be physically dangerous...even deadly.

    http://i.imgur.com/oatvRDa.png
    (bon, site commercial mais l’illustration est intéressante)
    via ufunk.net
    #dictature_du_poids #modèles



  • Les casseroles et le sport féminin dans les médias

    http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/03/28/les-casseroles-et-le-sport-feminin-dans-les-medias_3149880_3242.html

    « ÉVÉNEMENTS D’INTÉRÊT MAJEUR »

    Le sport est donc une structure sociale qui sert à reproduire et à reconstruire la domination masculine en (sur)valorisant des « compétences » comme la force, la puissance ou l’agressivité. Il contribue à l’acceptation de la masculinité comme une caractéristique déterminante des sociétés occidentales. Dans ce contexte, les femmes sont considérées comme exclues de certaines activités, le sport en étant une des plus proéminentes.

    Ainsi, en tant qu’institution sociale hégémonique, le sport naturalise la puissance et les privilèges des hommes sur les femmes, épaulé par les médias qui au travers de leur représentation de la femme sportive participent au maintien de cette vision hégémonique. En ignorant ou en dévaluant le sport féminin, ils envoient le message que celui-ci n’est pas digne d’intérêt et, ce faisant, ils contribuent à renforcer l’hégémonie du modèle patriarcal du sport « masculin ». Plusieurs études récentes montrent que les médias inhibent la participation des femmes, qui se sentent illégitimes dans le domaine sportif, que ce soit dans la pratique sportive organisée ou dans la prise de responsabilités institutionnelles.

    #feminisme #genre #foot #sport

    • Les femmes peuvent faire du sport si leur entraîneur est masculin. Par contre elle ne peuvent pas faire entraineur si leur équipe est masculine. Amélie Mauresmo le sait bien.

      Petit HS mais dans le sujet quand même : amateur de foot, je me suis rendu compte que je préférais les matches de foot féminin : les séquences de jeu sont plus longues et plus fluides, moins hachées par les fautes (ah le fameux jeu viril cher à Thierry Roland..). Et si les performances techniques et athlétiques individuelles sont effectivement inférieures aux mecs pour le moment (moins de pratiquants, moins de dopage) ça reste plus esthétique à voir pour moi car le jeu collectif a plus d’importance.

      Et dernier petit HS dans le sujet quand même :
      http://www.cafebabel.fr/article/44008/mariage-pour-tous-droit-ringardise-pour-tous.html

      Le foot féminin : le sexe vend… s’il est hétéro !

      L’homophobie et le racisme dans le milieu du sport, et en particulier dans celui du sport préféré des Allemands - le football - est l’un de ses sujets de recherche de prédilection. Le constat de Nina Degele ôte toute illusion : « le football est tellement associé à la virilité et à une norme hétérosexuelle que les homosexuels n’y ont aucune place. » C’est pour cette même raison que les femmes rencontrent des difficultés dans ce sport : « Les femmes qui jouent au foot, d’avance, ne sont pas considérées comme de “vraies femmes” et elles sont toujours confrontées au préjugé selon lequel elles sont lesbiennes. » C’est de cette image que le football féminin essaie de se débarrasser. Le sexe vend, mais l’homosexualité va tout de même un peu trop loin, et pourrait éventuellement dissuader les sponsors potentiels et les acheteurs de produits dérivés. D’après le professeur, « pendant la Coupe du monde de football féminin en Allemagne, les organisateurs ont essayé de donner à l’évènement une image très hétérosexuelle pour ne pas compromettre les possibilités de commercialisation ni l’acceptation dans l’opinion publique. »

    • Ce qui me rappelle qu’il y a quelques années, j’avais fait la mise en page et la couverture d’un bouquin de chez Vuibert : Alice Milliat, par André Drevon :
      http://www.vuibert.fr/ouvrage-9782711771349-alice-milliat.html

      Au fil des événements sportifs de l’athlétisme et des sports collectifs féminins, entre 1917 et 1938, l’auteur raconte comment furent créées les deux fédérations (nationale et internationale) qui réuniront jusqu’à 32 fédérations nationales, organiseront des jeux féminins et obtiendront leur participation aux Jeux olympiques « officiels » à partir de 1928 (Jeux d’Amsterdam). L’accueil que les femmes réservèrent à ce mouvement fut une telle réussite qu’en 1933 on estimait à plus de 50 000 le nombre d’adhérentes de la fédération française de sport féminin (la FFSF). Un ordre de grandeur : la FF de Football revendiquait 300 000 licenciés en 1939. Par contre, après-guerre en 1946, les sportives licenciées ne seront plus que 6 000 car, entre-temps, les deux fédérations avaient été attaquées au point de disparaître.

      André Drevon raconte cette bataille acharnée des opposants au sport féminin. Notamment celle de Coubertin et de son successeur Baillet-Latour, dirigeants du Comité Olympique (le CIO) ; celle de la fédération internationale d’athlétisme (ou IAAF) et de son président, le Suédois Siegfried Edström ; celle du président de la FF d’Athlétisme et de son homologue allemand, zélateur et proche d’Hitler... Tous viendront à bout de l’aventure des fédérations internationales féminines, une œuvre portée par Alice Milliat mais plongée dans l’oubli.


  • Injonctions genrées : le carcan du #mâle puissant, paradoxale soumission à la norme | A contrario
    http://www.acontrario.net/2013/04/23/injonctions-genrees-carcan-male-puissant-soumission-norme

    Tous les poncifs du « vrai homme » y passent, en deux temps : d’abord l’annonce énonce tout ce qu’un « vrai homme » n’est pas censé être, ensuite sont listées les qualités supposées du « vrai homme ».

    Ainsi donc, pour commencer, un-homme-un-vrai n’est pas physiquement rabougri, il n’est pas psychologiquement fragile (« pas des complexés, des inhibés, des anxieux, des bilieux dévorés d’inquiétude, des timorés »), ce n’est pas un poids pour les autres (« surnuméraires, « amateurs », bénévoles », « fil-à-la-patte »), ni un indécis ou un faux brave (« velléitaires », « tranches-montagnes », « braves à trois poils », « matamores »), pas non plus un excité que l’on ne tient pas (« hyperexcités ») ni un gars trop « cool » (« débraillés sympathiques »).

    Dit autrement, ce n’est pas une « gonzesse » ni un « pédé », et pas non plus un fainéant ni un emmerdeur. Et pour les candidats qui n’auraient pas compris, l’annonce en rajoute sur ce que n’est pas le vrai homme que Levrat recrute : un « jambes molles » (fragilité, indécision ?), un « délicat » (typiquement féminin ou homosexuel ?), un « fin de carrière » (qui va se tourner les pouces en attendant que le temps passe ou trop usé pour être énergique ?), un « soupçonneux » (qui n’obéira pas sans broncher ?), un « désincarné », « télépathe de l’action commerciale » (qui ne sera pas assez impliqué, prêt à tout sacrifier pour les objectifs de son boulot ?).


  • Françoise Héritier explique le principe de la marmite - Olympe et le plafond de verre
    http://blog.plafonddeverre.fr/post/Fran%C3%A7oise-H%C3%A9ritier-explique-le-principe-de-la-marmite

    La domination masculine remonte à la nuit des temps, et plus précisément à l’époque paléolithique, celle des chasseurs-collecteurs. Quand les humains, peu nombreux (de l’ordre de 100 000) vivaient en groupes consanguins de 15/20 personnes.

    L’analyse génétique de groupes décimés par une maladie ou une catastrophe, et dont les membres sont donc morts en même temps, permet de constater que les hommes et les enfants partagent le même ADN, mais que celui des femmes est différent.

    Concrètement, cela signifie que les femmes venaient d’autres groupes. Elles constituaient une monnaie d’échanges ou faisaient l’objet de razzias.

    Françoise Héritier rappelle que ce sont ces humains qui ont crée les premiers systèmes de pensée. Rien avant eux n’existait.

    Or, l’un des mystères auxquels ils se trouvent confrontés et celui de l’impossibilité pour les hommes de se reproduire, alors que les femmes peuvent concevoir des filles mais aussi concevoir des garçons.

    Ils ont remarqué qu’un coït était obligatoire pour qu’une grossesse ait lieu. Conclusion : ce sont les hommes qui mettent les enfants dans les femmes et les femmes sont, avec cette logique, conçues comme des marmites (des vases sacrées nous dit la Bible).

    Il devient donc important pour les hommes de les posséder et les garder.

    En fin de propos Françoise Héritier a suscité les applaudissements de la salle en estimant qu’aujourd’hui nous ne faisons pas des réformettes en essayant d’établir l’égalité hommes/femmes, nous faisons « un recommencement du monde ».

    #recommencement_du_monde #feminisme #paleontologie

    • Le mâle est-il à ce point préoccupé par sa descendance ? Je ne suis pas sûr. Bien sûr des hommes peuvent voir dans leur enfant leur prolongement, leur oeuvre, palliatif pour faire le deuil de notre immortalité. Mais cela me semble trop marginal pour corroborer l’idée de .
      La polygamie me semble être à la base une pratique masculine pour disposer de plusieurs amantes, pas de plusieurs génitrices.
      Pour moi, la pensée à long terme, je la vois plutôt introduite par les femmes. Ce sont elles qui prévoient, qui anticipent. Les mecs chassent, l’immédiateté est leur horizon favori. La descendance je la vois plutôt comme une préoccupation féminine. Filtre sexiste ? Peut-être...

      En fait je vois 3 grandes catégories de mâles alors : les chasseurs, les éleveurs et les curés-empereurs.
      Les chasseurs (violeurs ?) inconsciemment dominés par leur instinct sexuel de reproduction et animés par la pulsion prédatrice du corps des femmes.
      Les éleveurs (dominateurs) conscientisant leur instinct sexuel, et s’organisant pour disposer du corps des femmes, comme on organise un élevage alimentaire, et prêts à prendre les armes en cas de rivalité entre congénères, entretenant pour ça leur virilité comme arme de dissuasion.
      Enfin les curés-empereurs, vivant mal la compétitition intra-masculine entre dominateurs, rêvant d’unifier et organiser le monde selon leur propre vision, prêts à faire la guerre pour cela. Pour moi ce sont eux qui ont commencé à se préoccuper de leur descendance. Ce sont eux qui, en quête de pouvoir et d’ordre public, et identifiant la faiblesse masculine d’être l’esclave de leur instinct sexuel, n’assumant pas cette culpabilité, ont projeté leur aigreur sur les femmes, les accusant d’être source d’impureté, de tentation. Ce sont eux qui ont ont sacralisé la sexualité reproductrice pour mieux diaboliser la sexualité source de plaisir. Ce sont eux qui ont préféré faire des femmes des marmites d’enfantage plutôt que des marmites de plaisir débauchant.
      Oui j’ai une vision très animale de l’humanité, ce n’est pas pour ça que je serais fataliste et patriarcal. Au contraire, je veux favoriser la prise de conscience pour sortir de notre animalité, et le féminisme est une des clés principales pour y parvenir..

      Voilà ma vision, elle peut sans doute choquer, mais je veux bien la confronter à d’autres :-)

    • @reka : c’est une caricature, une énorme simplification pour évoquer un sujet complexe, je ne dis pas qu’il n’y a que 3 catégories.
      D’ailleurs j’aurais pu en évoquer une quatrième, apparue plus récemment. C’est le « conciliant », celui qui commence à entendre la cause féministe, qui fait des concessions en comprenant qu’il n’a pas intérêt à trop sous-estimer la femme, car elles sont bien utiles et ne disent pas que des conneries, qui leur donne le droit de vote, etc, mais ne se remet pas en cause (ou faiblement : il participe plus aux tâches ménagères à la maison que ne le faisait son père).
      Il est à peu près d’accord pour considérer que la femme est un mec comme les autres, qu’elle peut donc aussi participer à la compétition, et que si elle n’est pas contente malgré tout elle ne peut s’en prendre qu’à elle même (genre la cause des femmes, c’est comme l’environnement ou les accès handicapés, ça commence à bien faire..)
      On essaie, dans notre génération, de sortir de cette quatrième catégorie, mais on n’a pas forcément les idées claires apparemment...

    • J’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui, mais il y a ce texte qui pourrait vous intéresser @petit_ecran et @reka
      http://seenthis.net/messages/132556
      et pour vos questions il y a une féministe qui a beaucoup travailler sur la sexualité c’est Andréa Dworkin, la compagne de John Stoltenberg justement. Je la connait encore très mal, elle est très peu traduite en français. Il semble qu’elle analyse le fait que la sexualité patriarcale est toujours du domaine du viol. Idée qui me choque aussi et dont je ne sais pas quoi pensé tant que je ne me serait pas pencher sur les textes de Dworkin.

      j’essaye de réunir tout ce que je trouve sur la #condition_masculine avec ce tag, c’est à mettre en parallèle avec le texte de Ms. Dreydful rapporter ici
      http://seenthis.net/messages/132482
      C’est aussi difficile de penser la condition de blanc que celle d’homme, et pour les deux, il y a tout à faire.

      @petit_ecran, quant tu dit que les préoccupation de descendances ne sont pas si fortes chez les hommes, je tousse un peu, les questions d’héritage, la loi Salique, les accusations de bâtardise... c’est pas une invention soixante-huitarde à mon avis.

    • @mad_meg : je me trompe peut-être, mais ces questions là (héritage, batardisme...) touchent à l’identité sociale du mâle lorsque la société est déjà très structurée (mais bien avant mai 68 je suis d’accord :-)

      Cela touche à la perpétuation de son pouvoir et de son « rang » : les héritiers de mon patrimoine, la pureté de mon sang...
      ça arrive dans les sociétés à une époque, le moyen-âge où les curés-empereurs sont justement en train de sévir..
      Il ne s’agit pas d’un intérêt porté à la descendance, mais de s’assurer que ma descendance est bien conforme à mon pouvoir, compatible avec mon rang. En aucun cas une préoccupation positive envers ma descendance qui me fera voir la femme comme une précieuse marmite à enfanter, bref qui me fera considérer la femme comme un objet stratégique que je dois posséder. Si je la possède, c’est pour mon plaisir, et son rang, sa beauté, doit faire image à ma valeur, ma virilité.
      Le mâle commence à s’intéresser à sa descendance pour s’assurer qu’elle est conforme à l’image qu’il en attend, et contrôler que la maman lui a toujours été parfaitement dévouée et fidèle.
      C’est horrible ce que j’écris, mais sincèrement, je doute que dans l’histoire, les mâles aient toujours accordé une grande importance à la capacité d’enfantement des femmes.

    • oh bah y a un vieux bouquin qu’on appel la bible et qui comporte des généalogies presque exclusivement masculine, il me semble que l’evengile de Matthieu commence par la longue enumeration des poseurs de petites graines...

      Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham.
      1.2
      Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ;
      1.3
      Juda engendra de Thamar Pharès et Zara ; Pharès engendra Esrom ; Esrom engendra Aram ;
      1.4
      Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ;
      1.5
      Salmon engendra Boaz de Rahab ; Boaz engendra Obed de Ruth ;
      1.6
      Obed engendra Isaï ; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d’Urie ;
      1.7
      Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asa ;
      1.8
      Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ;
      1.9
      Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ;
      1.10
      Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amon ; Amon engendra Josias ;
      1.11
      Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone.
      1.12
      Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ; Salathiel engendra Zorobabel ;
      1.13
      Zorobabel engendra Abiud ; Abiud engendra Éliakim ; Éliakim engendra Azor ;
      1.14
      Azor engendra Sadok ; Sadok engendra Achim ; Achim engendra Éliud ;
      1.15
      Éliud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ;
      1.16
      Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

      C’est vrai qu’il y a Marie à la fin et Ruth est cité, mais sinon le patriarche Matthieu a fait l’économie des femmes, et c’était bien avant le moyen age...

      L’expression « petite graine » est assez parlante, c’est dans la terre qu’on plante les graines et la terre n’est pas connu pour être un élément actif.

      Je doit partir, on continuera peut être ce soir, mais là je suis désolé de répondre un peu à la va vite.

    • @mad_meg, pas de souci, vaque à tes occupations :-)
      Tu as raison pour la bible, ce bouquin dont on se demande s’il n’a pas été écrit par Hergé, tant les femmes sont aussi visibles que dans un épisode de Tintin.
      Désolé pour les anachronismes de mon modèle alors, disons que le patriarche Mathieu correspond pour moi à un curé-empereur qui va organiser la vie de ses pairs en leur montrer le droit chemin (sur lequel il traîneront leur femme, de gré ou de force). Et surtout ici il est question d’ascendance, pas de descendance. D’où vient Jesus ?

      Je ne veux pas te donner l’impression que je joue sur les mots. Mais très franchement j’ai la conviction que ce qui caractérise l’orientation comportementale du mâle, c’est : « après moi le déluge »


  • Nous sommes toutes et tous des êtres humains | Entre les lignes entre les mots
    http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/04/22/nous-sommes-toutes-et-tous-des-etres-humains

    John Stoltenberg analyse, entre autres, l’érotisme et la violence dans l

    Si les hommes ont un désavantage épistémologique, ils ne peuvent connaître de l’intérieur l’oppression subie par les femmes, « ils sont en revanche les seuls à connaître les stratégies de domination qu’ils forgent consciemment, comme l’a mis en évidence Léo Thiers-Vidal ».

    Si aujourd’hui les hommes « d’extrême-gauche » acceptent l’existence du féminisme, cette acceptation n’en reste pas moins à la fois très « abstraite » et bien peu présente dans l’ensemble des problématiques sociopolitiques. D’autant qu’ils mettent sous le tapis, « la question de ce qui se passe »dans le privé » – euphémisme pour tout ce qui concerne la sexualité des hommes ».

    #condition_masculine #genre #feminisme



  • Le #féminisme pour changer la société | Fondation Copernic
    http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article897

    Le féminisme est un outil puissant pour changer la société. Ce n’est ni un nouveau dogme, ni une utopie. C’est notre conviction et nous avons souhaité la faire partager à travers ce livre.

    C’est une caractéristique des courants féministes que d’avoir participé à l’émergence des luttes d’émancipation et de continuer à porter un questionnement salutaire sur le pouvoir, la démocratie et la représentation en politique.


  • Delphine Beauvois : « Le #féminisme est indissociable de la lutte des classes »
    http://ragemag.fr/delphine-beauvois-le-feminisme-est-indissociable-de-la-lutte-des-classes

    Ce qui est plus étonnant, c’est la façon dont Hollande a laissé traîner ce débat depuis huit mois, laissant les forces droitières s’organiser. Bien entendu, personne n’est dupe de sa stratégie : il préfère mettre en scène une question qu’il pense sociétale – alors que le mariage pour tous est une question beaucoup plus importante – et ainsi éviter qu’on se penche sur les problématiques sociales qui semblent pour beaucoup de Français plus urgentes : emploi, chômage etc. Au final les électeurs et électrices de François Hollande ne s’y retrouvent pas. Mais c’est à double-tranchant, car il laisse ainsi une porte ouverte à la radicalisation du mouvement, à la résurgence de courants dangereux comme le GUD, au maillage de passerelles dans les droites. Il donne du grain à moudre à ses adversaires de droite plutôt que d’entendre les propositions de l’autre gauche.

    • J’y suis fortement opposée : tout le monde sait que c’est un cheval de Troie pour normaliser l’idée de « travailleurs du sexe ». Cette idée est instrumentalisée par le STRASS, qui est en fait un lobby du proxénétisme. Il n’y a qu’à lire l’interview récente de Morgane Merteuil, la porte-parole du STRASS, donnée dans L’Express : elle dit texto qu’elle est contre les poursuites engagées à l’encontre des proxénètes.

      Héhé.

      La lutte sociale contre l’austérité et contre le système prostitueur vont de pair : la prostitution est un problème économique .

    • L’invention de ce nouveau délit consistait à criminaliser les prostituées plutôt qu’à remettre en cause le système réel de la traite sexuelle des femmes, dont le proxénétisme est la clé de voûte. Et puis cela revenait à rendre la vie encore plus compliquée pour les prostituées. C’est au proxénétisme qu’il faut s’attaquer. On a mis une semaine à remonter le réseau de la viande chevaline dans les lasagnes, mais bizarrement, dès qu’il s’agit de démanteler un réseau de prostitution, on a beaucoup plus de mal.

      Voilà pourquoi je suis aussi contre la pénalisation des clients de prostitution. Non pas parce que je considère que ceux qui vont aux putes seraient de braves gens honnêtes auxquels on devrait garantir l’usage de corps féminins pour assouvir leurs besoins sexuels, mais parce que c’est un transfert de responsabilité du marchand vers le consommateur, et ça dit en filigrane que c’est à cause de la demande que l’offre existe, que les marchands n’y sont pour rien, ils ont bien raison de faire ce qu’ils font puisqu’il y a de l’argent à faire.
      C’est l’approche libérale : c’est le marché qui décide, les marchands ne sont responsables de rien. Les constructeurs de voiture ont raison de faire des 4x4 car c’est ce que veulent leurs clients, les industriels ont raison de vendre des trucs qui pourrissent le monde et les gens, car c’est ce que veulent ces gens.
      Le libéralisme tolère et encourage le proxénétisme dans toutes les activités humaines, ils veut des marchands sans vergogne qui peuvent tout vendre pourvu qu’ils s’enrichissent. Et comme l’Etat n’ose s’attaquer à cette idéologie, il tente de colmater en aval, en essayant de moraliser le marché plutôt que le marchand... Bien entendu dans un monde idéal, le consommateur deviendra aussi responsable. Mais pour l’instant, entre le marchand spécialisé dans son commerce et le consommateur baigné par les pubs infantilisantes qui lui disent qu’il peut prétendre à tout, le plus compétent des deux pour assumer une quelconque responsabilité, c’est celui qui écrit ce qu’il y a sur l’étiquette, pas celui qui est censé la lire, c’est le marchand, pas le consommateur frustré en manque de tout. C’est le proxénète rusé, pas le client puéril...

    • @petit_ecran, sauf que pour le consommateur de 4X4, il a quant même sa part de responsabilité, tout comme l’acheteur de fraises hors saison et tout autant que les fabricants de 4x4 et les industriels de la fraise hors saison à bas prix.
      Pour le cas de la prostitution, comme on sait qu’un nombre x de femmes sont sous la contrainte, il faut bien garder à l’esprit que les « clients » prennent le risque de violer x femmes, et x enfants puisque l’age moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans. Pourquoi tant de clémence et de compréhension pour ces « consommateurs », ils sont tout autant responsables que les proxénètes et qui sont parfois (souvent) rien d’autre que des violeurs. Pour moi le client n’est pas puéril, il est criminel, criminel puisque le viol est un crime et que les clients ne peuvent pas avoir la certitude que la prostitué qu’ils consomme ne soit pas une esclave.

      Si on veut suivre ta comparaison avec le 4X4. Nous avons l’industriel qui serait l’équivalent du proxénète, l’ouvrier non qualifié et mal payé qui est l’équivalent de la prostituée et le client, qui est l’équivalent du client. Il n’est pas question de faire des reproches à l’ouvrier ni de le blâmer. Les responsable de l’oppression de l’ouvrier sont l’industriel ET le client.

      Après ca se complique vu que si on s’en prend a l’industriel et au client on met l’ouvrier au chômage. Mais là je pense qu’il faut se demander quel est le cout social de ces emplois. Est-ce qu’il faut garder des emplois aliénants à tout prix ? Personnellement je préfère qu’on finance des formation pour ces ouvriers pour leur donner la possibilité de ne plus faire de 4X4, mais plutôt des vélos.

      Pour revenir à la prostitution, dans la balance on a des viols réels ou/et potentiels, commis par les clients et des proxénètes en toute tranquillité sans que ca n’émeuve grand monde (et cela même dans les pays ou la prostitution est légale), et en face on a des emplois aliénants et dangereux qu’il faudrait préservés à tout prix (l’espérance de vie des prostituées est très parlante a ce sujet). Je ne croie pas à une AOC de la prostitution, pour moi c’est techniquement impossible de commercer de la sexualité de manière éthique ou équitable.

      Je pense que la prostitution est comparable à la vente d’organe ou la GPA. On peut donner des organes, prêter son utérus en toute liberté et aussi offrir du sexe, mais dès que l’argent entre dans l’échange, on est obligatoirement dans l’aliénation. On est dans l’aliénation car la liberté n’est plus possible puisque c’est forcement les plus pauvres qui seront contraint à vendre leurs organes, louer leurs utérus, donner accès a leurs orifices. On ne vend pas son rein, son vagin ou son utérus si on a pas de grave difficulté économique. Et je ne blame pas les personnes qui mettent leurs reins, leurs vagins ou leurs utérus en vente, mais je refuse que la société tolère et organise ce type de commerce. En France la vente d’organes est interdite, la GPA aussi pour l’instant. Ca ne veut pas dire que la vente d’organe ou la GPA n’existe plus, ca veut dire que collectivement on désapprouve ce type d’échanges commerciaux, ce qui n’est pas le cas d’autres pays qui autorisent par exemple la vente d’organes. Pour la GPA par exemple, depuis que c’est autorisé dans certains pays, des « fermes » à grossesse ont vu le jour, et des femmes sont encore mise en esclavage pour servir ce commerce. Ces interdictions sont probablement un problème pour les français très pauvre qui voudraient vendre un de leur rein (ou porter l’enfant d’unE autre) dans l’espoir de sortir de la misère, mais serait tu pour la légalisation de la vente d’organes pour autant ? Moi non en tout cas et c’est pareil pour la prostitution et la GPA.

    • @mad_meg : je te rassure sur le fond je suis d’accord avec toi(à la fin de mon commentaire j’ai réalisé que ma posture était un peu trop excessive), une transaction se fait à deux, et la responsabilité est entièrement partagée. cf http://seenthis.net/messages/131570#message131721

      Le point délicat concerne la frontière floue entre l’échange et le commerce, entre le libre-arbitre et l’abus de pouvoir. Un mec qui entretient « matériellement » sa maitresse, sans pour autant jamais payer directement, pour obtenir des faveurs sexuelles me semble être plus répréhensible que la famille qui va remercier financièrement le donneur d’organe qui a sauvé leur enfant...

    • Ces interdictions sont probablement un problème pour les français très pauvre qui voudraient vendre un de leur rein (ou porter l’enfant d’unE autre) dans l’espoir de sortir de la misère, mais serait tu pour la légalisation de la vente d’organes pour autant ? Moi non en tout cas et c’est pareil pour la prostitution et la GPA.

      Moi non plus, je suis contre cette légalisation de la vente, on est d’accord.
      Quoiqu’il arrive, cela met bien en évidence la perversion morale qu’opère le capitalisme sur les échanges humains. Le commerce est immoral, non pas dans sa dimension d’échange technique entre deux humains (après tout ce n’est que du troc en plus pratique, l’utilisation de la monnaie constituant juste une meilleur souplesse de fonctionnement) , mais parce que dans la plupart des cas, en permettant l’échange entre dominants et dominés, il maintient et renforce ce déséquilibre. Le commerce a une part saine (l’échange) et une part malsaine (l’acte de prédation qu’opère celui des deux qui est en position de force, et légitimé par l’idéologie capitaliste du « profit »)
      Bon sang que les choses seraient plus simple s’il n’y avait pas cette perversion généralisée...

    • J’ai mis du temps à répondre et j’ai pas vu les autres messages. Je répond donc juste ici à ta prmière réponse @petit_ecran.

      Sauf que là tu parle de don d’organe alors que moi je parle de vente d’organes et de trafique d’organe, c’est là toute la différence à mon avis. On peut donner un rein, donner du sexe ou donner l’enfant qu’on a gester pour autrui, mais pas vendre son rein, son sexe ou vendre « le fruit » de sa gestation.
      En fait c’est pas tout à fait ca. On peut vendre SON rein, mais on ne peut pas ACHETER le rein de quelqu’un sans être une ordure, ni vendre le rein de quelqu’unE d’autre sans être une personne immorale.

      L’exemple de cette famille qui remercierait un donneur n’est pas comparable à celle d’une famille qui rémunèrerait un intermédiaire qui revend des organes prélevé on ne sait comment, sur des enfants pauvres d’on ne sait où, dont on est pas certain qu’ils aient survécu au prélèvement et dont on est pas certain non plus du consentement. Le fait que les organes ne soient pas autorisé à la vente est le seul moyen pour empêcher ces dérives. Si on autorise la vente d’organe on aura à coup sur du « boeuf » Findus-Comigel-Spangero en masse dans nos organes.

      Pour ton exemple de la maitresse entretenu, j’ai quant même un peu de mal. Si un mec dédommage sa maitresse pour les relations sexuelles, c’est quant même que le mec pense que sa maitresse se fait gravement chier au plumard (dans le meilleur des cas) ou que ses pratiques sexuelles sont quelque part un dommage pour la « maitresse ». Faudait qu’on arrive un jour a accepter que le sexe libre n’est pas une salissure pour les femmes ou un dommage qu’on leur causerait et qu’il faudrait réparer ou compenser par de l’argent ou n’importe quel récompense. On ne donne pas de dédommagement si on a pas commis de dommages. Je ne dit pas cela pour toi en particulier @petit_ecran, mais collectivement on est encore très loin d’en avoir fini avec ces dichotomies morbides de maman-putain, de vierge-salopes et ces chaines d’association symboliques (femme-passif-lunaire... vs homme-actif-solaire...) qui nous pourrissent la vie depuis plusieurs millénaires et qui font croire encore aujourd’hui que les femmes hétéros font des faveurs sexuelles aux hommes hétéros et n’ont pas de libido sans apport financier.

    • Si un mec dédommage sa maitresse pour les relations sexuelles, c’est quant même que le mec pense que sa maitresse se fait gravement chier au plumard (dans le meilleur des cas) ou que ses pratiques sexuelles sont quelque part un dommage pour la « maitresse ».

      Je pensais plus basiquement à un mec qui compense grâce à son portefeuille le fait qu’il n’est sans doute pas assez séduisant pour se faire désirer par celle que lui même désire. Bien entendu c’est un cliché, ce n’est sans doute pas le cas de toutes les relations que vivent les mâles riches et puissants. Mais j’ai du mal à penser que ce cliché n’est pas une réalité dans de nombreux cas. Tiens au hasard, DSK était un séducteur, admettons, mais séduisait-il réellement toutes les maitresses qu’il a connues, sur la base de relation d’amour et d’eau fraiche, ou d’irrépressible attirance charnelle ?
      Je ne voulais pas évoquer la sexualité des femmes ici, mais juste le problème résumé par le dicton selon lequel « Tout se vend, tout s’achète.. »

    • la (le) prostitué(e) ne vend pas son corps. la « transaction » est d’un autre ordre. Il s’agit d’une prestation de service. Je dis cela non pas pour approuver ou légitimer la prostitution, mais juste pour dire que cela ne tombe pas sur la prohibition posée par le code civil (indisponibilité du corps), contrairement à la vente d’organe, la GPA...

    • @Sylvain_Maynach, tu as raison j’ai fait un raccourcie maladroit et l’expression « vendre » ou « louer » n’est pas approprié. En fait je pense qu’il y a d’un coté une « prestation de service » mais le mot ne me conviens pas tout à fait, je trouve qu’il euphémise et camoufle la violence de la prostitution. On pourrait dire pareil pour la GPA alors, ce n’est qu’un « service » de gestation, or je pense que c’est plus que cela. Je ne sais pas du tout quelle expression serait la plus appropriée. Il faut que j’y réfléchisse encore. Je ferait signe si je trouve quelquechose.

      @petit_ecran, je sais que c’est un stéréotype qui correspond aussi a une réalité (comme tous les stéréotypes qui sont des cas existants posé en norme). C’est pour ca que je parlait de culture millénaire, de chaine d’association symbolique. Le fait de comparé le couple à la prostitution est un poncif classique du patriarcat, qui renvient au précepte « toutes des putes (ou salopes) sauf ma mère » et c’est par rapport à cela que équivoquait la dichotomie « maman-putain et vierge-salope ». Et c’est une vision qui est partagé par des femmes comme par des hommes.

      Pour DSK c’est absolument pas un « séducteur » vu qu’il a recours à des prostituées (qui se sont plaintes de viol cf l’affaire avec son pote Dodo) et est un agresseur sexuel ( Banon, Diallo, Nagy et peut être d’autres qui n’ont pas osé parlé). Il n’a rien de séducteur, c’est au contraire un prostitueur typique. Quant je parlait du rapport entre prostitution et viol, on est avec lui en plein dedant. J’en profite pour ajouter que les violeurs rémunèrent très souvent leurs victimes pour se dédouané de leur responsabilité et ajouter l’accusation de prostitution à leur victime, jetter de l’argent au visage de la victime est une humiliation supplémentaire. Sous entendant par là qu’on ne peut pas violer une prostituées, classique de la culture du viol. DSK est extrêmement représentatif de ces liens entre viol et prostitution.
      La prostitution est en elle même du ressort du viol, la prostituée n’aurait pas eu de prestation sexuelle avec le client sans l’agent, ce qu’elle désir c’est l’argent, pas le sexe sinon elle ne serait pas rémunéré. Elle ne consent pas pour le sexe, elle consent pour l’argent. Le consentement est détourné, indirecte, il est obtenu par le client par le fait de la pression de la misère sur la prostituée, c’est une forme de chantage.
      C’est bien parce que la prostitution est un des fondement de la culture du viol et n’existe que par elle, qu’il faut chercher à l’abolir.

      Ca me fait pensé aussi à la #thanatocratie, ^^ j’y pense beaucoup en ce moment. DSK est un pure thanatocrate. Ex-patron du FMI, gros pourvoyeur de thanatos, patriarche dominateur qui baise les femmes et les peuples, sans se préoccuper de consentement. Un n"o)liberal de l’ecolde de Chicago, membre du diner du siècle, il semblerait qu’il était un grand organisateur de « partouze du siècle ». Il est représentatif du fait que les oppressions sont liées, c’est un oppresseur qui s’adonne a plusieurs oppressions, comme c’est souvent le cas. Le libéralisme prédateur s’accorde très bien avec la sexualité prédatrice. Ca me fait pensé aussi que j’ai un dessin de DSK dans mes cahiers, qui donne une bonne idée de toute l’horreur que m’inspire DSK. C’est pour un projet de monument à la gloire de Nafissatou Diallo qui nous a sauvé de cet hydre phallocrate (sans malheureusement nous sauvé du PS). Je vais voire si j’ai scanner cette page.

      ah lala je flood ^^ sorry les amishes

    • « après tout ce n’est que du troc en plus pratique, l’utilisation de la monnaie constituant juste une meilleur souplesse de fonctionnement »

      Ce n’est pas ce que dit la #critique_de_la_valeur ! :)

      @Rastapopoulos : justement je découvre un peu ce courant de pensée, mais pour le moment je ne vois pas ce qu’il dit sur le sujet. Il faudrait s’affranchir de toute monnaie dans nos échanges ? Même celles qu’on trouve dans les SEL ? Je veux bien des éclaircissements si tu peux STP..

    • @sylvain et @mad_meg : on touche sans doute au noeud du problème avec cette idée de prestation de service distincte d’un notion de cession de biens. Cette distinction prêt/don, réversibilité/irréversibilité et location/vente semble impossible à trancher juridiquement de façon unanime. Penser qu’on « loue » son corps, que ce soit pour la prostitution ou pour la GPA, c’est beaucoup plus indolore que l’idée d’une perte irréversible, un sentiment de sentir son corps consommé par un prédateur (le client prostituteur) ou de sentir son corps dépouillé par le commanditaire géniteur qui m’utilise comme une machine et deviendra propriétaire du fruit de mes entrailles dans le cas de la GPA.
      Je crois globalement qu’il y a un rapport intime à son corps qui fera pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Sans vouloir relayer un cliché réducteur, mon observation personnelle me fait penser que la plupart des femmes considère l’acte sexuel comme un don de soi irréversible, même si consenti, et non comme une activité sociale comme une autre. Mais il semble qu’il existe une minorité de femmes qui ont au contraire la deuxième approche.

      Ce que je vis le plus mal dans le débat sur la prostitution, c’est de constater qu’une majorité de personne explique que si la minorité de femmes qui ont ce rapport à la sexualité sont ainsi, c’est parce qu’elle sont victimes inconscientes de la domination, que leur libre-arbitre est corrompu par leur soumission non conscientisée. Et que le jour on leur ouvrira les yeux, elles se rendront compte qu’une femme « normale » et libre ne peut pas sereinement fournir un service sexuel contre rémunération, sauf à être adepte de l’automutilation, comme un donneur d’organe.
      Cela m’effraie, car j’accepte cette hypothèse, mais j’espère qu’on ne se plante pas, car les procès en anormalité d’une majorité sur une minorité peuvent être d’une cruauté très forte, surtout si ça s’appuie sur un postulat erroné.

      Je précise pour ne pas être soupçonné de compromission intellectuelle masculine sur ce sujet sensible que personnellement, n’ayant pas la réponse à ces questions, j’applique le principe de précaution. Je me suis toujours abstenu de toute relation tarifée, mais également de toute relation dans laquelle mon statut professionnel, mon âge ou ma position aurait pu constituer la moindre pression sur le libre-arbitre de la personne impliquée. C’est ce que je préconise à mes enfants, ainsi qu’à tous mes pairs masculins dès que je peux (mais c’est un sujet plutôt tabou)

    • Hier j’ai partagé un papier qui me semble important comme apport au débat : http://seenthis.net/messages/131764

      La question de l’#empathie du #client me semble assez centrale.
      c’est un peu la question de l’empathie du #consommateur, aussi, qui achète des fraises pas chères en plein hiver et qui ne se pose surtout pas la question de la manière dont c’est possible et à quel prix réel... pour d’autres. Qu’importe si l’industrie de la fraise hors saison est gravement esclavagiste, du moment que je peux satisfaire mon envie, mon plaisir ! http://seenthis.net/messages/131570

      Tant qu’on lui dit : « tout va bien, t’es dans ton bon droit, c’est pas ton problème ce qui arrive aux autres pour satisfaire ta gueule », effectivement, je ne vois pas pourquoi le client se poserait des questions.

    • @petit_ecran_de_fumee, juste sur les SEL, tu peux lire un article de #Claude-Guillon dans le numéro 2 de la revue #Sortir-de-l'économie. :)
      http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/sde-n2.pdf

      Après pour la critique de la valeur, on va pas continuer à détourner ce post. Il y a déjà un bon aperçu avec le tag donné précédemment, qui donne accès à moult textes mais aussi à des vidéos et sons peut-être plus « facile » dans un premier temps.

    • @rastapopoulos : merci, je commence à mieux comprendre le truc, je coucherai ailleurs les réflexions que ça m’inspire. Désolé pour le flood, c’est une question que je me pose souvent mais je ne sais pas où trouver la réponse : les concepteurs de seenthis ont volontairement choisi de ne pas permettre les messages privés, pour ce genre de question technique ou périphérique, ou bien on peut le suggérer ?


  • En 1970, le magazine « Elle » organise des Etats Généraux de La Femme. Les militantes du Mouvement de Libération des Femmes décident d’y assister aussi... - Les Poupées en Pantalon
    http://lespoupeesenpantalon.blogspot.fr/2010/04/1970-les-militantes-du-mlf-aux-etats.html

    http://3.bp.blogspot.com/_0yJUum9eFxY/S8F8RBfz-OI/AAAAAAAAAIc/srdu7STA2fE/s320/mlf_40_ans_et_tant_a_faire_mode_une.jpg

    ... et reformulent le questionnaire donné aux participantes. Petit extrait…

    ELLE demande : Estimez-vous qu’en amour les hommes et les femmes ont aujourd’hui réellement les mêmes droits et les mêmes devoirs ?
    Le MLF traduit : Est-ce que ces droits et ces devoirs sont une invention :
    – Du journal ELLE
    – De Marcel Dassault
    – De Pinocchio
    – Ou de Dieu ?

    #presse_féminine #féminisme #femmes


  • La Chine contemporaine par le genre - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/La-Chine-contemporaine-par-le.html

    En quoi la politique de réforme lancée en Chine au cours de ces trente dernières années a –t-elle modifié la place des femmes dans la société ? L’ouvrage collectif, Chinoises au XXIe siècle illustre le statut paradoxal des femmes dans une Chine contemporaine où discrimination aggravée coexiste avec indépendance et liberté croissantes.

    http://www.laviedesidees.fr/local/cache-vignettes/L308xH500/arton2242-c07f5.png
    #féminisme #genre #travail #Chine


  • Un Firefox add-on que je n’installerai pas. C’est marrant quand même.
    http://softwarelivre.net/wp-content/uploads/20110927_firefox.png
    Binnen-I be gone :: Add-ons for Firefox

    https://addons.mozilla.org/en-us/firefox/addon/binnen-i-be-gone

    About this Add-on
    This extension is intended for better readability of German webpages which make overextended use of the so called “Binnen-I”. Binnen-Is are a phenomenon in German language, intended to show gender-parity in written texts - however in the eyes of many it is cluttering written language in an unnecessary way & it’s not part of common spelling rules.

    Il y des utilisateurs (et utilisatrices ?) de FF qui disent qu’ils ( qu’elles ?) n’installeront pas cet add-on parce que les Binnen-I leur permettent de facilement identifier des textes écrites pas des fanatiques du #gender_mainstreaming afin de ne pas perdre du temps avec leur lecture.

    J’ai l’impression que je suis en train de perdre du temps en écrivant ce billet ...


  • Quand l’UNI observe la « théorie du genre | « Genre !
    http://cafaitgenre.org/2013/04/12/quand-luni-observe-la-theorie-du-genre

    Alors que les opposants au mariage pour tous et à l’égalité des droits ont choisi de faire du genre, au plutôt de ce qu’ils appellent « la théorie du genre » la cible de leur combat, les bons petits soldats du syndicat étudiant de droite UNI, devant lequel Claude Guéant avait affirmé que toutes les civilisations ne se valaient pas, leur emboîtent le pas. Pour cela, ils font circuler une « pétition contre la théorie du genre dans l’école élémentaire » (qui revendique 90 000 signataires) et viennent de créer, avec un « collectif contre le mariage et l’adoption homo », un site au nom accrocheur et trompeur puisqu’il se présente comme l’« Observatoire de la théorie de genre ». Il s’agit d’un « site internet d’information » apparemment neutre, bien que l’emploi de l’expression « théorie du genre » indique immédiatement qu’il s’agit plutôt d’un site réquisitoire contre les études de genre ; le site se donne pour objectif d’« offrir aux Français les informations et les outils conceptuels nécessaires pour ouvrir les yeux sur les dangers que représente cette théorie ».

    #genre #feminisme # homophobie


  • Ne pas confondre galanterie, politesse et civilité.
    La galanterie, pour moi, c’est être gentil avec une femme pour avoir son cul.
    La politesse, c’est le RSA de la vie en société, le minimum vital pour qu’on ne passe pas notre temps à se sauter à la gueule.
    La civilité, c’est vouloir être prévenant envers autrui, sans rien attendre en échange, si ce n’est un meilleur vivre-ensemble.

    • ça me va bien...

      La galanterie selon wiki
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Galanterie

      Pour l’universitaire Claude Habib, qui propose une lecture anthropologique de la galanterie, elle serait un juste milieu développé à l’origine dans la civilisation française entre les deux extrêmes que représenteraient le machisme méditerranéen, qui se caractérise par une hyper-érotisation de l’espace public (la drague), et l’apparente indifférence nordique, qui se caractérise par l’absence totale d’érotisation de l’espace public et le refoulement puritain de l’érotisme dans la pornographie. Érotisme léger et diffus, la galanterie serait donc une séduction douce des hommes envers les femmes consistant à témoigner à ces dernières un respect, des attentions et des égards particuliers.

    • La finalité de la galanterie, c’est quand même le cul de la crémière.

      Après, effectivement, il faut bien s’envoyer des signaux intelligibles si on veut se faire comprendre sur notre envie de s’envoyer en l’air avec l’autre.

      La truc, c’est que je ne vois pas de pendant féminin à la galanterie. Autrement dit, comment se fait « la séduction douce des femmes envers les hommes » ? Parce que même si c’est sympa, la galanterie, c’est dans un seul sens et ça laisse les femmes passives...

    • M’enfin, lorsqu’une femme prend les devant, c’est une salope !
      Donc, je vérifie dans le Robert pour voir si je suis dans le vrai.
      Homme galant : poli, délicat, attentionné notamment avec les femmes, bla bla.
      Femme galante : de mœurs légères.
       :)

    • même sans visée sexuelle, la galanterie signifie à la femme qu’elle est une petite chose fragile dont le chemin doit être pavé de roses et qui a besoin de protection : une sorte de vérification toute en amabilités et en douceur du pacte social

      un pote m’avait dit qu’il avait compris qu’il ne fallait jamais tenir la porte à une féministe, c’est un bon début :P - je me suis rendue compte qu’en effet j’avais horreur de ça, et que quand on renversait la vapeur pour tenir la porte à un gars, généralement, il n’aimait pas ça du tout

    • par contre entre galanterie, politesse et civilité, il manque effectivement un terme pour désigner le fait de tenir la porte aux femmes qui sont ni vieilles, ni faiblardes, ni séduisantes, et qui désigne en effet cette convention toute en amabilités et en douceur du pacte social dont tu parles et qui est évoqué par crepe georgette relayé par @SammyFisherJR.
      http://seenthis.net/messages/129435
      J’ose un terme : charité condescendante ?

    • Ah ben moi je tiens la porte à n’importe qui, mais je dois être un peu pédé peut-être.

      Bon après, comme le dit @monolecte, il faut forcément, que ce soit avec une porte ou autre chose, trouver des moyens d’être « gentil » au-delà de la politesse pour montrer qu’on aimerait bien le cul (ou la bite, ou le pied, ou autre) de la crémière. Le problème c’est effectivement la réciprocité. Mais il y a des filles qui savent très bien montrer qu’elles aussi elles aimeraient... ci ou ça.

      Donc le problème ce n’est pas la réciprocité du geste mais la réciprocité du jugement que les autres portent une fois qu’on a fait ce geste. Toujours le même truc quoi, Don Juan d’un côté, salope de l’autre.

      Il faudrait peut-être que les filles elles-mêmes revendiquent l’insulte. Je crois que c’est @beautefatale qui avait émis une sorte d’idée comme ça une fois. Oui (presque) toutes des salopes ! Puisque les femmes aussi veulent tout autant baiser que les autres. Et pour des raisons non lucratives bien sûr. Donc toutes des salopes oui, mais pas toutes des putes (c’était ça le sens, je crois, pour contrer celles qui se revendiquent « toutes des putes »).

      Bref je dérive un peu, mais c’est lié quand même, c’est à cause de se problème de base qu’il y a cette asymétrie du regard.

    • Je distingue en plus de la politesse, de la civilité et de la galanterie, le savoir - vivre qui est un signe d’appartenance à une classe social. Une sorte de reconnaissance de caste qui prend l’apparence de la civilité, mais sert à distingué celleux de sa caste, par exemple reconnaître les « nouveaux riches » par rapport aux « vieilles familles bourgeoise ». La galanterie et le savoir-vivre sont discriminants, leur fonction est de rappeler à chacunE quel est son rang social selon son sexe ou sa caste. Ça permet de reconnaître et d’exclure les féministes et les personnes qui « ne sont pas du même monde ».

    • @rastapopulos : quoi, tu tiens la porte à des hommes ? Vieux dégoutant, va !!!

      Pour le reste, je suis d’accord avec toi. Toute manoeuvre de séduction implique une part de manipulation, et ce n’est pas réservé aux hommes. Une stratégie de séduction courante pour les femmes qui intègre les schémas sexistes consiste à jouer les divas. C’est un peu comme ça que je vois la galanterie au féminin, s’il faut en trouver une.

      @intempestive : je vois mieux. Domination feutrée ?

    • @rastapopoulos Tiens, oui c’est vrai, j’avais écrit ça en réaction à une article de Cosmopolitan, je crois que c’était « dix positions sexuelles à essayer », dont la chute était : « Vous verrez, après ça, il la réparera, l’étagère de l’entrée. » On n’arrive pas à sortir de l’idée qu’une femme ne peut jamais baiser pour le plaisir, mais toujours pour obtenir autre chose. Même alors qu’on vit à une époque où beaucoup de femmes ont conquis leur autonomie financière.

      Il y avait aussi eu un article de Libé sur des prostituées brésiliennes qui avaient lancé une marque de prêt-à-porter, et le discours c’était : « parce qu’après tout on est toutes des putes ». Sauf que non, désolée. C’est une chose de refuser la stigmatisation des putes, c’en est une autre d’en faire un idéal pour le genre féminin.

      Il y a eu un retournement de l’analyse féministe qui compare le mariage à la prostitution. Au lieu d’en déduire qu’il faut combattre toutes les formes de prostitution, et donner à toutes les femmes les moyens d’être autonomes, on en déduit que la prostitution c’est super parce que de toute façon les femmes mariées aussi se prostituent. Encore une façon de faire passer du fatalisme pour du militantisme (mon obsession du moment, je vois ça partout, avec les Femen qui disent « on montre nos seins parce que sinon personne ne nous écoutera jamais »).

      Je suis complètement hors sujet, là ?

      Sinon, sur la galanterie, @monolecte, il me semble que ce n’est pas toujours pour avoir le cul d’une femme. Parfois il me semble que c’est simplement une marque de condescendance (bon, comme avait dit @intempestive). Mais cela dit je n’aime pas qu’on me balance les portes dans la gueule non plus, je suis définitivement pour la civilité.

    • Perso, je viens d’écrire ça pour me résumer ma réflexion et des questions que j’ai encore sur le sujet. Tout n’est pas très clair, y’a des trucs qui m’échappent. Notamment la distinction entre l’idée de la séduction drague, et l’aspect « faire plus » ou en fait « faire différement », car l’accès a l’intime, n’est pas forcément à considéré comme un approffondissement d’un chemin, par certains, mais comme un plan différent ce qui rend la question moins aisé.
      Je précise que de mon point de vue vis a vis des distinctions originellement proposé par Agnès, la civilité et la politesse sont inversée.

      Ne pas confondre galanterie, politesse et civilité. La question du don, de la réciprocité, du partage. L’analyse des raisons psychologique personnelle d’un comportement est difficile a faire sans l’expression directe de celui qui l’accomplit. Les interprétations pour un même gestes sont nombreuses. Du coup, exigé tel ou tel comportement paraît vain, car il peut-être accompli aussi bien par bienveillance que par perversion. La seule chose qui peu fonctionné c’est la mise en avant d’un comportement idéal pour des raisons politique attendues.
      La galanterie serait sexiste, mais facilement prise en confusion avec une volonté de politesse. Toutefois il semble peu vivable de n’avoir aucun comportement commun ou conventionnel quand on vit ensemble, c’est semblerai ce qu’il soit attendu de la civilité.
      Une des difficulté qui apparaît alors, c’est que les signes qui permettrai d’indiquer que l’on veux pousser une relation vers l’intimité sont confondu avec la perspective qui faudrait faire « plus plaisir », alors qu’il serait plus clair d’agir surtout « différemment ». Afin de séparé clairement la civilité, de « l’invitation ». Reste la distinction entre la galanterie, péjorative, et la séduction, ou drague. Mais dans quelle mesure, finallement considère t’on que la séduction et/ou la drague sont l’idée qu’il faille faire « mieux » ou « plus », et non pas simplement montrer autre chose de nous même qui serait le fait d’un intérêt partagé. Et au final dans quel mesure un « intérêt partagé » peu entrainé soit de l’amitié, soit de « l’amour » ?
      Un aspect politique supplémentaire qui peut apparaître, c’est qu’au final, les personnes associés aux genre hommes on plus de jeux, de liberté dans leur comportements, voir son félicité y compris pour des comportements qui aurait raison d’être réprimé moralement par d’autres groupes. Alors que les personnes associés aux genres femmes ont moins d’espace, de possibilité de jeux de liberté dans leur comportement qui est jugé rapidement dans une oscillation binaire : froide/chaude.