person:bachar al-assad

  • Syrie, l’entrée en guerre du Hezbollah - Les blogs du Diplo, @alaingresh
    http://blog.mondediplo.net/2013-05-23-Syrie-l-entree-en-guerre-du-Hezbollah

    (...) Plus grave est l’inscription de l’intervention du Hezbollah dans une vision régionale selon laquelle s’affronteraient chiites et sunnites, Arabes et Iraniens. Cette perception, largement diffusée par les médias du Golfe, trouve dans l’intervention du Hezbollah une confirmation. Ce clivage sunnite-chiite n’est pourtant ni aussi profond ni aussi historique qu’on le dit : en juillet 2006, quand le #Hezbollah symbolisait la résistance face à l’agression israélienne, les portraits de Hassan Nasrallah se retrouvaient dans les rues du Caire comme de Jordanie, et personne ne le voyait alors comme « un dirigeant chiite ».

    Conséquence immédiate de l’intervention du Hezbollah, l’inscription probable de son aile militaire sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Dans tous les cas, c’est désormais la position de la France, qui y était jusque-là hostile. (...)

    #Liban #Syrie #Islamisme #Salafisme

    « Pourquoi le Hezbollah participe-t-il aux combats en Syrie ? » (25/03/13)
    http://blog.mondediplo.net/2013-03-25-Pourquoi-le-Hezbollah-participe-t-il-aux-combats

    « La crise syrienne déchire les gauches arabes » (Le Monde diplomatique, #2012/08)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/08/DOT_POUILLARD/48029

    Au contraire des révoltes égyptienne et tunisienne, l’insurrection syrienne de mars 2011 n’a pas fait l’unanimité au sein des gauches arabes. Entre sympathie envers les revendications démocratiques des manifestants et crainte des ingérences politiques et militaires extérieures, les dissensions s’exacerbent.


  • L’Armée Electronique Syrienne (Syrian Electronic Army) dévoile le cybermensonge du journal Libération | Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2013/05/21/larmee-electronique-syrienne-syrian-electronic-army-devoile-le-c

    La bataille pour la Syrie fait rage sur plusieurs fronts – notamment dans le cyberespace. Tim Walker et Richard Hall ont traqué un membre de l’équipe de pirates de l’ombre dans sa mission pour défendre Assad


  • Difficile de trouver des infos en français (ou en anglais), mais ça n’est pas rien : Bagdad dénonce la profanation d’une tombe vénérée par les chiites en Syrie
    http://www.lorientlejour.com/article/812741/bagdad-denonce-la-profanation-dune-tombe-veneree-par-les-chiites-en-s

    Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a dénoncé jeudi un « acte criminel » après des informations diffusées sur internet selon lesquelles la tombe d’un compagnon d’Ali, gendre du prophète Mahomet vénéré par les chiites, aurait été profanée près de Damas.

    Le pire est que les seules informations concernant la profanation, c’est au motif qu’al-Maliki est scandalisé à Bagdad. Genre c’est un truc entre chiites.


  • Israël présent dans la guerre civile syrienne
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1750

    Deux jours de suite des missiles israéliens sont tombés sur des sites militaires de la banlieue de Damas, et c’est le 3ème raid de l’année mené par l’Etat hébreu. Le premier date de janvier. De puissantes explosions ont été entendues jeudi, et ce n’est que ce dimanche matin que les langues commencent à se délayer. Côté syrien : La télévision d’Etat syrien a reconnu cette dernière attaques israélienne. Commentant cette agression caractérisée, le média syrien assure que c’est un centre de recherche (...) (...)

    #Monde,informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #Syrie,_opposition,_commandement,_Turquie,_réunion,_Idriss_Salim,_armée,_Alep,_Damas,_Basar_Al-Assad, #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient,


  • Un article de Jean Aziz dans al-Monitor, traduit par al-Djazaïri, analyse l’affrontement saoudo-iranien au Liban en lien avec la guerre en Syrie. Les rumeurs de rapprochement d’il y a quelques semaines y sont décrites comme des manœuvres visant à endormir la méfiance des iraniens et du hezbollah alors que l’Arabie saoudite espérait une percée majeure sur le front syrien - une victoire dans une 3ème édition de la Bataille de Damas semble-t-il mise en échec par les récentes avancées de l’armée syrienne face aux rebelles :
    http://mounadil.wordpress.com/2013/04/30/jean-aziz-et-le-face-a-face-iran-arabie-saoudite-au-liban-et-en-

    Cette impression optimiste a vite disparu et il est devenu évident que la stratégie de la tension entre les axes saoudien et iranien reste d’actualité jusqu’à nouvel ordre.
    Il semble que les deux parties pratiquent un jeu de dupe pour améliorer leurs positions et leurs capacités en préparation d’une attaque surprise contre l’autre camp.
    Sous couvert d’ouverture en direction du Hezbollah à Beyrouth, l’axe saoudien a l’œil rivé sur une bataille régionale pour renforcer le siège du régime syrien et renverser le président Bachar al-Assad. Au moment où les Saoudiens se préparaient à attaquer la capitale syrienne, ils avaient jugé prudent de ne pas ouvrir plus d’un front à la fois. Ils ont donc fait une trêve avec le Hezbollah et montré de la bonne volonté à l’égard de ce dernier, tandis que le nœud coulant arabo-turco-occidental se resserrait autour du cou d’Assad.

    Un autre article, cette fois de Scarlett Haddad dans l’Orient-le-Jour, évoque également les tensions et menaces régionales et internationales consécutives au fait que l’armée syrienne regagne du terrain :
    http://www.lorientlejour.com/article/812618/les-multiples-messages-de-bogdanov.html

    La stagnation au Liban serait appelée à se prolonger. C’est la conclusion à laquelle ont abouti de nombreux observateurs qui suivent de près les développements au Liban et dans la région. Selon ces observateurs, c’est surtout la situation en Syrie qui détermine la suite des événements. Ainsi, la récente percée de l’armée syrienne sur le terrain, notamment autour de Damas, et dans la région de Qousseir et de Homs, ainsi que la reprise en main par les forces du régime de la ligne frontalière au niveau de Ersal et de son jurd ont constitué une grande déception pour les forces de l’opposition et leurs alliés régionaux et internationaux.

    Selon elle c’est cette avancée qui explique la réémergence de la question des armes chimiques dans la communication américaine sur la Syrie mais aussi, plus directement, des préparatifs de guerre dont le dossier « armes chimiques » deviendrait alors le prétexte :

    Les observateurs estiment donc qu’en voyant que l’opposition est en train de perdre du terrain, les États-Unis ont décidé de réagir en relançant la question de l’utilisation par le régime d’armes chimiques. Alors qu’il avait été évoqué il y a quelque temps avant d’être rapidement refermé car il y avait des possibilités que les gaz chimiques aient été utilisés par des forces de l’opposition, à Khan el-Assal notamment, ce dossier est donc de nouveau sur le tapis. Selon ces mêmes observateurs, l’idée serait d’utiliser ce dossier comme prétexte à une intervention directe en Syrie suivant deux axes, l’un via la Jordanie limitrophe de la province de Deraa, où 200 marines américains entraînent des membres de l’opposition, et l’autre via le Golan et une partie du Sud-Liban, où Israël commence à préparer une action qui, par la même occasion, couperait la voie au Hezbollah.

    A ces menaces, les soutiens à Assad ou à une certaine position géopolitique de la Syrie - c’est-à-dire Russie, Iran et Hezbollah - auraient réagi par une série de messages visant à dissuader de telles options par le camp d’en face :

    Toutefois, le camp qui appuie le régime syrien a aussitôt réagi, multipliant l’envoi de messages dans toutes les directions. Il y a eu d’abord la publication de la photo de l’entretien entre l’ayatollah Khamenei et le secrétaire général du Hezbollah, debout côte à côte, évoluant d’égal à égal. Il y a eu ensuite la déclaration de l’ayatollah Khamenei selon laquelle toute attaque contre la Syrie embrasera la région et englobera Tel-Aviv. Enfin, il y a eu aussi la tournée prolongée de l’émissaire du président russe Mikhaël Bogdanov dans la région, et en particulier au Liban. [...]
    Si l’émissaire du président Poutine a donc eu des entretiens avec toutes les parties, il a quand même marqué une attention particulière au Hezbollah. Ce qui est déjà en soi un message politique. Selon un diplomate qui a suivi de près les entretiens de l’émissaire de Vladimir Poutine au Liban, celui-ci aurait adressé des messages précis à ses interlocuteurs, tout en étant nettement plus bavard avec les représentants du 8 Mars et du CPL. Le diplomate précise ainsi que Bogdanov a affirmé à ses interlocuteurs que la crise syrienne est encore longue et qu’il ne faut pas attacher trop d’espoir sur les résultats du prochain sommet entre les présidents américain et russe, Barack Obama et Vladimir Poutine, prévu en juin. [...]
    Il a aussi affirmé que la Russie fera tout pour favoriser un dialogue entre les parties syriennes et posera son veto à toute intervention militaire étrangère. En même temps, Bogdanov a dit publiquement, dans ses nombreuses déclarations, que son pays n’acceptera pas un scénario à l’irakienne en Syrie au sujet de l’utilisation présumée par le régime d’armes chimiques. Il a ainsi exigé des preuves irréfutables et a déclaré que son pays coopère avec l’Iran au sujet de la Syrie et d’autres questions régionales.
    Toutes ces données montrent ainsi que le bras de fer international et régional se poursuit... en Syrie. Chaque nouveau scénario élaboré par l’opposition et ses alliés ou parrains est aussitôt contré par le camp adverse. Et le Liban dans tout cela ? La sagesse voudrait qu’il reste à l’abri...


  • Les rapports sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ? Un air de déjà vu...
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article13476
    dimanche 28 avril 2013 / Robert Fisk / Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

    Y a-t-il un moyen d’échapper au théâtre des armes chimiques ? Tout d’abord, « les services militaires de renseignement » israéliens affirment que les forces de Bachar al-Assad ont utilisé / ont probablement utilisé / auraient pu utiliser / pourraient utiliser, des armes chimiques. Puis Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense, déboule en Israël, pour promettre encore plus de puissance de feu aux militaires israéliens déjà sur-armés - en évitant toute mention de leur plus de 200 ogives nucléaires - et ensuite imbiber comme une éponge tous les « rapports » israéliens sur l’utilisation avérée/probable /possible, d’armes chimiques par la Syrie.

    Alors le bon vieux Chuck retourne à Washington et dit au monde que « c’est une affaire sérieuse. Nous avons besoin de tous les faits ». La Maison Blanche dit au Congrès que les agences américaines de renseignement, probablement les mêmes que les agences de renseignement israéliennes depuis que les deux côtés fonctionnent habituellement en tandem, ont des « degrés de confiance variables » dans l’information. Mais la sénatrice Dianne Feinstein, présidente de la commission du renseignement au Sénat - qui a réussi à défendre les actions d’Israël en 1996 après que celui-ci ait massacré 105 civils, principalement des enfants, à Qana au Liban - annonce à propos de la Syrie qu’« il est clair que les lignes rouges ont été franchies et que des mesures doivent être prises pour empêcher l’utilisation [d’armes chimiques] à grande échelle ». Et le plus éculé des clichés de la Maison Blanche - utilisé jusqu’à présent exclusivement pour traiter du développement probable/possible d’armes nucléaires par l’Iran - est ensuite mis en service : « Toutes les options sont sur la table. » (...)

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    Syria and sarin gas: US claims have a very familiar ring
    http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-and-sarin-gas-us-claims-have-a-very-familiar-ring-8591214.html
    Reports of the Assad regime’s use of chemical weapons are part of a retold drama riddled with plot-holes
    Robert Fisk Author Biography

    Sunday 28 April 2013


  • Robert Fisk et l’armée syrienne | Mounadil al Djazaïri
    http://mounadil.wordpress.com/2013/04/28/robert-fisk-et-larmee-syrienne

    J’ignore si Robert Fisk est le seul journaliste occidental à avoir été autorisé à être au contact des troupes syriennes, mais ses articles nous donnent une bonne indication sur le moral de l’armée gouvernementale syrienne.

    Et le moral de l’armée syrienne est bon selon ce que rapporte un Robert Fisk qui n’en est pas pour autant tombé en amour avec le régime syrien.

    L’article est très parlant, alors je ne vais pas le commenter, sauf pour dire qu’il est aussi supposé illustrer le thèse selon laquelle la crise syrienne sonnerait le glas de l’omnipotence des services secrets au profit d’une armée en quelque sorte citoyenne, soucieuse d’assurer une transition ordonnée vers un système de gouvernement plus ouvert sous l’égide au moins provisoire de l’actuel chef de l’Etat.

    Ceci bien sûr dans l’hypothèse où le président Bachar al-Assad l’emporterait définitivement sur l’opposition armée.


    • traduction en français de Mounadil al Djazaïri .

      Il se pourrait qu’ils se battent pour la Syrie, pas pour Assad. Ils pourraient aussi être en train de gagner.

      http://mounadil.wordpress.com/2013/04/28/robert-fisk-et-larmee-syrienne

      Reportage de Robert Fisk en Syrie

      La mort guette le régime syrien tout autant que les rebelles. Mais sur la ligne de front de cette guerre, l’armée du régime n’est pas d’humeur à se rendre – et elle affirme qu’elle n’a pas besoin d’armes chimiques.

      Par Robert Fisk, The Independent (UK) 26 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

    • Ce ne serait pas la première fois qu’une armée régulière sortant victorieuse d’un affrontement intérieur refuse de rendre les armes au pouvoir qui aura mené le pays à la guerre civile.

      J’imagine d’ailleurs que, par tradition bien établie, les USA préféreraient subventionner une armée régulière syrienne totalitaire comme autrefois en Egypte que devoir traiter avec un gouvernement syrien démocratiquement élu. Quitte à qualifier d’alliés de l’Iran les plus populaires politiciens syriens.


  • Syrie, gros effort de la France pour rendre la situation plus claire : p’têt’ben’qu’oui, p’têt’ben’qu’non.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20130420.OBS6438/la-livraison-d-armes-au-coeur-de-la-reunion-des-amis-de-la-syri

    Mais Paris a reculé, estimant que les conditions sur le terrain n’étaient « pas réunies » pour la fourniture d’armes. « Il y a toute une série d’argumentations » pour ou contre, a résumé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, « on ne peut pas dire aujourd’hui que ce sera tout oui, ou tout non ».


  • Gros effort du Figaro-avec-AFP pour ne surtout pas écrire en toutes lettres que, cette fois, ce sont les rebelles syriens qui ont bombardé un village libanais et tué deux personnes (dont un adolescent). L’information arrive en tout dernier paragraphe d’un texte qui laisse entièrement planer le doute sur les responsabilités après un titre désignant « des tirs syriens »… et encore ce dernier paragraphe n’est-il pas explicitement lié aux morts évoqués dans l’article (ça sonne un peu comme le rappel d’une actualité différente dont nous aurions déjà entendu parler – alors que cette information est la seule et unique occurence évoquant cet évément).
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/04/15/97001-20130415FILWWW00628-le-liban-proteste-contre-des-tirs-syriens.php

    Des bombardements contre le Liban ont déjà fait des victimes, mais dimanche pour la première fois, les obus tirés par des rebelles syriens sont tombés sur des régions sous contrôle du Hezbollah, puissant allié du régime de Bachar al-Assad.

    Noter également que le Figaro-avec-AFP s’empresse ici de fournir la justification à un bombardement d’un village libanais par les rebelles syriens : ce sont « des régions sous contrôle du Hezbollah ». Allons donc…

    • Le ministère français des affaires étrangères ne précise pas non plus trop précisément qui a tiré sur qui (15/4/2013) :
      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/liban/la-france-et-le-liban/evenements-4386/article/liban-bombardements-syriens-dans

      Nous condamnons fermement les bombardements en provenance de Syrie qui ont fait, le 14 avril, deux morts et plusieurs blessés dans le Hermel en territoire libanais. Cet incident constitue une nouvelle violation inacceptable de la souveraineté du Liban.

      La France, qui est attachée à la préservation de la stabilité du Liban, est préoccupée par la montée des violences aux frontières syro-libanaises. Elle adresse ses condoléances aux familles des victimes et exprime sa solidarité avec le peuple libanais.

      Ces événements démontrent l’importance que le Liban demeure à l’écart de la crise syrienne.

      La France rappelle son soutien aux institutions libanaises, au président Sleimane et aux forces armées libanaises, qui œuvrent pour préserver la stabilité du Liban.

      Ce n’est pourtant pas tellement mystérieux :
      http://www.lorientlejour.com/article/810125/apres-les-deux-morts-de-dimanche-les-obus-syriens-continuent-de-tombe

      L’Armée syrienne libre a reconnu être à l’origine de ces tirs, son commandant en chef adjoint expliquant, dans une déclaration à la chaîne Al-Arabiya, qu’il s’agissait d’une réponse « aux combats menés par le Hezbollah libanais » contre les rebelles en territoire syrien. La région visée par les tirs d’obus est une place forte du Hezbollah et se trouve à proximité de la ville syrienne de Qoussair, où s’affrontent les troupes régulières et les rebelles.

    • Les tirs se sont poursuivis aujourd’hui lundi. D’après Mediarama, les deux victimes libanaises sont un adolescent de 13 ans et un enfant de 7 ans. Sans doute « sous contrôle du Hezbollah ».


  • Libération-avec-AFP a du mal avec les guillemets des « terroristes » :
    http://www.liberation.fr/monde/2013/03/21/attentat-mortel-a-damas_890325

    Dans l’attentat le plus sanglant à Damas depuis février, un kamikaze a détoné ses explosifs lors d’un cours religieux à la mosquée Al-Imane dans le quartier de Mazraa (nord), tuant 42 fidèles dont cheikh Mohammad Saïd al-Bouti et son petit-fils, a précisé le ministère en accusant des « terroristes ».

    Le régime qualifie de « terroristes » les rebelles aidés dans leur combat contre les troupes du régime par des jihadistes ayant revendiqué de nombreux attentats suicide, en particulier à Damas depuis le début du conflit il y a deux ans. L’attentat n’a pas été revendiqué mais son mode opératoire rappelle celui du réseau extrémiste Al-Qaeda.

    Hum, c’est donc « le régime » qui qualifie de terrorisme un attentat-suicide commis contre des fidèles dans une mosquée, en un « mode opératoire » qui rappelle « Al-Qaeda ». Dès à présent, je crois qu’il serait bon d’écrire « “terroristes” » entre doubles guillemets. Deux précautions valent mieux qu’une (le vendredi, moi, c’est ceinture et bretelles), des fois qu’on se mettrait à qualifier de « terroristes » d’Al-Qaeda des gens qui ne sont en réalité des « “terroristes” » d’Al-Qaeda que dans l’acception qu’en donne le régime syrien (qui est, je comprends donc, très différent de notre bon sens à nous).


  • Le Figaro - Flash Actu : Armes/Syrie : pas d’’’obstacle’’ des USA
    AFP Publié le 18/03/2013 à 18:02
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/18/97001-20130318FILWWW00587-armessyrie-pas-d-obstacle-des-usa.php

    Les Etats-Unis « ne font pas obstacle » aux pays européens qui ont déclaré vouloir livrer des armes aux rebelles syriens s’opposant au président Bachar al-Assad, a déclaré aujourd’hui le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

    « Le président Obama a dit clairement que les Etats-Unis ne font pas obstacle aux pays qui ont pris la décision de fournir des armes (aux rebelles), que ce soit la France, le Royaume-Uni, ou d’autres », a-t-il déclaré à des journalistes. La France et le Royaume-Uni réclament la levée de l’embargo de l’UE afin d’être en mesure de livrer des armes aux forces de l’opposition syrienne.

    #litote




  • Il n’y a (évidemment) qu’Angry Arab pour être allé lire les élucubrations de notre nouveau meilleur ami en Syrie publiées sur son site officiel.
    http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/syrie-la-france-appelle-a-reconnaitre-la-nouvelle-opposition-7655473.html

    Laurent Fabius a annoncé mardi que le souhait de la France « est que les différents pays reconnaissent la coalition nationale syrienne comme le représentant légitime du peuple syrien ». Il a notamment rencontré Ahmad Moaz Al-Khatib, le nouveau chef de l’opposition.

    J’espère que Laurent Fabius lui a posé quelques questions pertinentes (et ainsi appris des choses passionnantes)…

    – Alors comme ça, la masturbation cause la turberculose et peut vous faire perdre un membre ? Ah ben dis-donc…
    http://www.darbuna.net/blog/2012/10/26/العادة-السرية

    وهو قدوم حالات إسعافية لبعض الشباب, وقد أصيبوا بآفات خطيرة من بعض أنواع السل أو التهاب الأعصاب الشديد, وحتى تهتِّك الخلايا وتمزق بعض أعضائهم, وغير ذلك مما قد يُحرِجني ذكره..

    – Tu veux dire que Facebook est un complot israélo-américain ? Vraiment ?
    http://www.darbuna.net/blog/2008/02/17/فيس-بوك-هل-هو-موقع-استخبارات-إسرائيلي

    فترة قليلة على انطلاق موقع ‘فيس بوك’ الشهير للتعارف على شبكة الانترنت ، كانت كفيلة لتهافت الملايين من أنحاء العالم على المشاركة في الموقع خصوصا ان من السهل على أي مشترك الوصول للمئات من الجميلات ، ولكن المسألة لا تتوقف على الجميلات فحسب . فثمة شكوك حول أستفادة إسرائيل من الكم الهائل من المعلومات المتاحة عن المشتركين من العالمين العربى والاسلامي وتحليلها وتكوين صورة استخباراتية عن الشباب العربي والمسلم .

    – Tu veux dire que les principaux accomplissements de Saddam Hussein, c’est qu’il avait une armée « formidable », un « excellent système de santé » et le fait qu’il terrorisait les juifs ? Mais c’est très impressionnant, ça, comme accomplissements.
    http://www.darbuna.net/blog/2007/01/03/غفرانك-اللهم-فالحسين-لا-يشرب-الدماء-2007-01-03

    إذا أردنا المقياس النسبي ، ومن باب (ولا تبخسوا الناس أشيائهم) فسنقول أن صدام حسين له إيجابيات فقد بنى جيشاً جباراً ، وأرعب اليهود ، ونظاماً تعليمياً ممتازاً ، ودولة قادرة قوية ، وعاش الناس في أول عهده في رخاء مادي شديد ، كما أنه قد حارب الفساد والرشوة ..

    – Qu’est-ce que tu veux dire exactement, quand tu dis que le sionisme est un mouvement cancéreux et raciste ? Hein, au juste ? Ah ah ah.
    http://www.darbuna.net/blog/2010/08/14/دور-السياسة-الدولية-في-إثارة-النعرات-ا-2

    وهذا البيان يوضح تمييز الجمعية بين الصهيونية كحركة سرطانية عنصرية، واليهود كأتباع دين خصه الإسلام بالاحترام.

    – Le jihad et le martyre, vraiment ? Hum…
    http://www.darbuna.net/blog/2012/10/27/إرادة-الانتصار-في-مواجهة-الوباء

    أيها المسلمون ورغم كل ذلك.. فان عزائمنا أقوى وان عقيدة الإيمان لتبعث فينا من القوة والعزيمة ما لا يعرفه الخبثاء والمتآمرون علينا.. وإنهم ليمكرون بنا ويمكر الله والله خير الماكرين.. وستأتي اللحظات التي يدب فيها نفير الجهاد للأمة كلها عندما تفقه الإسلام عندما تنكس الرايات الدخيلة وترفع راية لا إله إلا الله محمد رسول الله.. ولتكن نيتكم دائما البذل لله والجهاد والاستشهاد.. وإياكم والوهن إياكم حب الدنيا وكراهية الموت..


  • Lebanon’s Hezbollah drawn into Syria conflict
    http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-20085989

    This the first time that Hezbollah has acknowledged that some of its members may have been in Syria, albeit without any formal support. In truth, there is no real border in these areas, and that is part of the conundrum.

    There are Lebanese communities on what is now regarded as the Syrian side, and thousands of Syrians live in “border” villages that are today formally within Lebanon but were not always so.

    Soudayf Hamada is a senior tribal figure among the Shia villages at the northern end of the Bekaa and, crucially, also speaks for Lebanese citizens on the other side of the valley - land that is nowadays inside Syria.

    He defends the role of individuals to protect their communities and their lands.

    “Many of our villages in Syria have been attacked by the rebels,” Mr Soudayf says as he points to the villages in question, no more than a 1km (0.6 miles) away.

    “People have been killed. Hezbollah can’t stop its supporters defending their own land.”

    • Bonjour à tous,

      Je vous insère le lien suivant : http://www.mondialisation.ca/la-syrie-se-renforce-le-liban-saffaiblit/5309675

      Il s’agit d’un article de Sami Kleib, journaliste libanais et ancien présentateur d’Al-Jazeera qui avait démissionné pour protester contre l’orientation politique de cette dernière suite aux révoltes arabes.

      Son article est une bonne synthèse de la situation actuelle qui a abouti à l’assassinat de Wissam Al-Hassan.

      D’autre part, rien ne va plus entre Walid Jumblatt et Saad Hariri. Jumblatt a accordé une interview à Marcel Ghanem sur la chaîne LBC où il a critiqué Hariri d’avoir fait de Wissam Al-Hassan le « martyr des Sunnites » plutôt que le martyr du Liban.

      Ce à quoi Saad Hariri a répondu en direct via son compte Twitter que Jumblatt est un menteur...

      Miqati semble peu à peu s’imposer comme le futur leader de la confession sunnite au Liban.

      Un article consacré à ce propos sur la version arabe d’Al-Akhbar :
      http://www.al-akhbar.com/node/170335

      Les arabophones relèveront des propos de Jumblatt assez désobligeant à l’égard du roi Abdallah d’Arabie.


  • À nouveau, ne surtout pas voir les drapeaux d’Al Qaeda

    Apprends à identifier les drapeaux avec le Monde :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/21/des-milliers-de-libanais-attendus-aux-funerailles-du-general-al-hassan_17786

    Sur cette place emblématique de la capitale flottaient des drapeaux libanais et ceux de la révolution syrienne, des étendards bleus du Courant du Futur du chef de l’opposition Saad Hariri, ou rouges du Parti socialiste progressiste du chef druze Walid Joumblatt, un virulent contempteur du président syrien. La majorité des manifestants sont des sunnites, communauté à laquelle appartenait le défunt, des chrétiens et des druzes.

    Hé bien alors, ami journaliste, c’est tout ce que tu as vu ? Tu fais un blocage sur le noir ? Une perte de vision partielle ? Tu ne l’as pas vu, l’autre drapeau ? Je sais bien qu’en Libye et en Syrie, tu avais déjà beaucoup de mal à le repérer, même quand il était au centre de l’image, mais là il faut faire un effort.

    Regarde, sur la photo numéro six, c’est assez visible :
    http://s1.lemde.fr/image/2012/10/21/534x370/1778700_6_01c7_lebanese-officers-of-internal-security-forces_5a6ada9685bbd3a965c387afa20f6279.jpg
    Tu l’as vu, sur la gauche juste derrière le cercueil ?

    Sur Al Jadeed TV, ils ont d’autres photos.
    http://www.aljadeed.tv/MenuAr/news/DetailNews/DetailNews.html?id=36340

    Si tu veux vérifier les drapeaux, une vue d’ensemble :
    http://www.aljadeed.tv/Modules/MediaGallery/images/Uploads/390720787_Image.jpg
    Tu l’as repéré, sur la gauche ?

    Tu le verras peut-être mieux sur celle-ci, puisque là il y en a trois ou quatre :
    http://www.aljadeed.tv/Modules/MediaGallery/images/Uploads/953720701_Image.jpg

    Chez L’Orient-Le Jour, ils ont une très belle photo avec au premier plan un drapeau qui devrait beaucoup plaire à leurs lecteurs :
    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/783940/Liban_%3A_Entre_tristesse%2C_rage_et_inconscience.html
    http://static.olj.me/images/news/large/783940_128189255986.jpeg

    Non, vraiment, tu ne l’as toujours pas repéré ? Attends, là je crois que tu ne vas pas passer à côté :
    http://www.aljadeed.tv/Modules/MediaGallery/images/Uploads/950520940_Image.jpg

    Je me demande si un seul quotidien mainstream français parlera de la présence des drapeaux d’Al Qaeda hier en plein cœur de Beyrouth ?

    (Tu peux le tourner comme tu veux, mais tu peux être certain qu’« en face », au Liban, ils l’ont bien vu, ce drapeau. Et que ça ne va pas calmer les esprits. Et que la, hum, « myopie » des médias et des chancelleries ne va pas renforcer leur confiance dans la bonne volonté occidentale.)


  • Pour Fabius, l’envoi d’un drone au-dessus d’Israël par le Hezbollah prouve son implication en Syrie. Gros malin.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20121021.AFP2730/liban-probable-implication-de-la-syrie-dans-l-attentat-estime-f

    M. Fabius a également souligné la « présence » du parti chiite libanais Hezbollah dans le conflit syrien.

    « Le Hezbollah est dans le gouvernement libanais, et on ne voyait pas trop sa présence dans le conflit syrien. Mais depuis quelques jours il y a la présence de militants Hezbollah dans le conflit, un drone qui a été envoyé sur Israël », a déclaré le ministre.


  • Fabrice Balanche : « Un dernier baroud d’honneur des rebelles à Alep » (Nouvel Obs)
    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120928.OBS3937/syrie-un-dernier-baroud-d-honneur-des-rebelles-a-alep.html

    Les rebelles syriens annoncent une offensive décisive sur Alep. Mais quelle est la situation sur le terrain, dans la seconde ville du pays et dans le reste de la Syrie ? Fabrice Balanche, maître de conférences à l’université Lyon-2 et directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo), revient en détail sur la stratégie militaire du régime. (...) Source : Nouvel Obs


  • Intéressante interview par le Nouvel Obs de F. Balanche, universitaire spécialiste de la Syrie, sur la guerre en cours et notamment la bataille d’Alep :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20120928.OBS3937/syrie-un-dernier-baroud-d-honneur-des-rebelles-a-alep.html

    Les rebelles affirment avoir lancé une offensive décisive à Alep. Vont-ils vers une conquête de la seconde ville du pays ?
    – Non, bien au contraire. Les rebelles sont sur le départ. « Offensive décisive », c’est un effet d’annonce qui ne traduit pas du tout la réalité sur le terrain. Ils ne sont ni assez bien armés ni assez bien organisés pour conquérir la ville où ils n’avaient réussi à prendre pied que dans les quartiers sunnites. Ils ont bien lancé des offensives sur les quartiers centraux mais sans pouvoir s’y installer. Je pense notamment au quartier arménien, où la population a utilisé les armes fournies par le régime pour empêcher l’insurrection de s’implanter.
    Il y a une stratégie très claire du régime de contre-insurrection, qui prend son temps, et procède comme suit : identification des zones tenues par les rebelles, encerclement puis expulsion des rebelles, et enfin, passage au quartier suivant. C’est une stratégie qui prend du temps mais qui aboutit en ce moment à Alep. On est donc face à un dernier baroud d’honneur des rebelles dans la ville avant, probablement un repli stratégique.

    Et sur la guerre en général et à plus long terme :

    On est donc toujours dans une perspective de règlement du conflit à long terme ?
    – Si on s’en réfère au discours de Laurent Fabius, les pays occidentaux sont beaucoup plus sur la réserve quant à une chute rapide de Bachar al-Assad. De leur côté, les pays du Golfe sont toujours très anti-Bachar, c’est une question stratégique pour eux quant à l’axe pro-iranien, et il n’est pas envisageable de perdre la face en acceptant un maintien au pouvoir d’Assad. Mais s’ils peuvent soutenir longtemps l’opposition syrienne – ils ont suffisamment d’argent – ils ne peuvent les soutenir de manière décisive en leur fournissant du matériel qui puisse venir à bout des avions syriens. Tant que les rebelles n’auront pas l’équivalent des missiles Stinger que les Américains avaient fournis aux moudjahidin afghans, il sera difficile pour eux de libérer la moindre zone, comme ce fut le cas en Libye autour de Benghazi.


  • La crise syrienne au prisme latino-américain | Janaina Herrera (Les carnets de l’Ifpo)
    http://ifpo.hypotheses.org/4144

    De mars 2011 à septembre 2012, les positions des gouvernements latino-américains ont oscillé entre franche hostilité à l’égard des rebelles syriens et attachement à une solution négociée avec le régime. Rares sont ceux, tels le Chili ou le Mexique, qui ont clairement condamné les exactions du régime syrien. Comment expliquer que les nations latino-américaines, qui ont pour la plupart subi des décennies de dictatures militaires, ne montrent pas davantage d’enthousiasme et d’empathie vis-à-vis de la révolution syrienne ? (...) Source : Les carnets de l’Ifpo


  • La crise syrienne au prisme latino-américain (Venezuela, Brésil et Argentine) | Les carnets de l’Ifpo
    http://ifpo.hypotheses.org/4144

    De mars 2011 à septembre 2012, les positions des gouvernements latino-américains ont oscillé entre franche hostilité à l’égard des rebelles syriens et attachement à une solution négociée avec le régime. Rares sont ceux, tels le Chili ou le Mexique, qui ont clairement condamné les exactions du régime syrien.

    Comment expliquer que les nations latino-américaines, qui ont pour la plupart subi des décennies de dictatures militaires, ne montrent pas davantage d’enthousiasme et d’empathie vis-à-vis de la révolution syrienne ?

    Nous proposons d’analyser les positions de la diaspora syro-libanaise au Venezuela, au Brésil et en Argentine et de revenir sur la tournée du président Bachar al-Assad en Amérique latine (juin 2010) comme temps fort du rapprochement latino-syrien

    • Intéressant, mais l’article comporte un biais certain.

      Il analyse les positions des pays d’Amérique latine qui ne sont pas alignés sur Washington sur la crise syrienne, pays dont les positions sont pourtant assez diverses, comme toutes fondées sur de mauvaises raisons et, en tout cas, déterminés par des facteurs extérieurs à la connaissance de la réalité supposée de cette crise par les équipes dirigeantes : poids de la diaspora libano-syrienne, méconnaissance des réalités du régime, liens anciens et alliances avec Damas, anti-impérialisme de gauche excessif, ...

      Cependant que l’article occulte trois faits, ou au moins refuse d’envisager trois hypothèses :
      – l’hypothèse que ces positions peuvent aussi avoir à faire avec le refus de principe du droit d’ingérence (au moins pour le Brésil de Roussef), et ce dans un contexte qui a vu récemment deux gouvernements démocratiques (au Honduras et au Paraguay) renversés par des coups d’Etat constitutionnels manifestement soutenus par Washington.
      – l’explication du fait que les deux seuls pays d’Amérique latine a avoir condamné sans nuance al-Assad et soutenu les initiatives américaines en Syrie - positions qui traduiraient de l’empathie pour la révolution syrienne, selon l’article - sont justement les deux seuls pays d’importance dont les élites politiques sont alignées sur Washington, non seulement sur ce sujet, mais sur la plupart des autres : le Chili et le Mexique - je ne sais qu’elle est la position de la Colombie sur ce sujet, mais je la devine... Du coup que l’article n’évoque pas comme hypothèse explicative des positions du Chili et du Mexique, à côté de l’"empathie", les liens de ces deux pays avec Washington me semble être une sérieuse lacune !
      – l’hypothèse selon laquelle la position assez extrême de Chavez, la plus favorable au régime de Damas, pourrait aussi avoir à voir avec les deux tentatives de renversement qu’il a subies dont la première, en 2002, à la suite d’une sorte de révolution colorée d’inspiration américaine et à habillage idéologique démocratique ; évènements dont on peut supposer qu’ils pourraient avoir logiquement généré une sorte de méfiance chez Chavez contre toute révolte de ce type là quand elle est soutenue et qu’elle semble concorder avec les intérêts américains.


  • Jacques Bérès de MSF, qu’on avait vu défendre avec vigueur l’insurrection syrienne à la suite d’un 1er voyage, dit que la moitié des rebelles qu’il a soignés récemment à Alep, dans un hôpital des insurgés, sont des jihadistes étrangers :
    http://www.20minutes.fr/article/999721/syrie-presence-djihadistes-francais-parmi-rebelles

    Il a précisé que, contrairement à ce qu’il avait vu lors de ses précédentes missions cette année à Homs et à Idlib, la majorité - environ 60% - des blessés qu’il a soignés à Alep étaient des combattants et non des civils, et au moins la moitié d’entre eux n’étaient pas des Syriens.

    « Il y a une assez forte proportion de fondamentalistes et de djihadistes (...) Ce qui les intéresse, c’est surtout l’après-Assad, l’établissement d’un régime islamiste et de la charia, en vue de l’Emirat mondial », a-t-il poursuivi. Parmi ces islamistes étrangers figuraient « quelques djihadistes français », a ajouté le docteur Bérès, pour lesquels Mohamed Merah, qui a tué sept personnes en mars dans le sud-ouest de la France, est « un exemple à suivre ».

    • pourtant JEAN-PHILIPPE RÉMY, ENVOYÉ SPÉCIAL DU « MONDE » EN SYRIE, qui revient d’Alep, ne semble pas en avoir vu si on s’en réfère à son entretien avec des lecteurs du net !!

      http://www.lemonde.fr/proche-orient/chat/2012/09/10/que-se-passe-t-il-vraiment-a-alep_1758183_3218.html

      ...
      SAM : Avez vous vu des djihadistes au sein de l’ASL ?

      A la base, l’ASL s’est constituée avec des cellules organisées dans la clandestinité par des déserteurs de l’armée gouvernementale rejoints par des contestataires. Le rôle de ces déserteurs est important, puisqu’ils amenaient avec eux leur formation militaire. Formation cependant limitée, puisque l’on compte peu d’officiers supérieurs parmi eux. Certains de ces déserteurs, du reste, étaient simplement en train d’effectuer leur service militaire. Parallèlement, d’autres groupes se sont constitués sur la base de combattants de tendance salafiste. Combien étaient-ils à l’origine ? Sans doute relativement peu. On parle parfois de de 10 à 20 %.

      Mais un phénomène nouveau est apparu au cours des dernières semaines dans la région d’Alep. Plus les combats durent avec ces conditions de vie d’une dureté incroyable, et plus certaines unités de l’ASL commencent à virer du côté islamiste. Ce phénomène est difficile à mesurer, mais on le constate dans beaucoup d’unités. Ce que cela signifie ensuite pour l’ASL est impossible à prédire, mais il faut garder en tête que plus le temps passe et plus cette coloration islamiste des combattants risque de s’accentuer. Il y a dans l’ASL des combattants qui ont pris les armes pour changer le régime et vivre dans une Syrie plus libre. Ce serait un autre crime que de les abandonner à ce stade.

      Visiteur : La présence de combattants étrangers dans les rangs de l’Armée syrienne libre ne risque-t-elle pas de rendre plus difficile encore l’après-Assad ?

      Même s’il est évident que des combattants étrangers se trouvent en Syrie actuellement, et même si le secret qui les entoure ne permet pas de cerner avec exactitude leur poids au sein de l’opposition armée, ces combattants semblent demeurer minoritaires. On croise des étrangers, on entend parler d’eux dans certaines unités, mais il ne m’a pas semblé distinguer qu’ils jouaient un rôle capital dans la bataille. Bien sûr, compte tenu de la situation, la plus extrême prudence s’impose. Mais ce phénomène de transformation des combattants syriens me semble, à ce stade, plus préoccupant que la présence de combattants étrangers.

      Par ailleurs, il faut garder à l’esprit que certains Syriens sont allés se battre sur différents terrains djihadistes, notamment en Irak. Il y a bien entendu une galaxie islamiste qui sera l’une des grandes questions dans le futur. Mais on est loin d’être face à une insurrection qui serait totalement contrôlée par cette tendance. Dans l’après-Assad, cela fera partie des problèmes, mais cela sera loin d’être le seul. Du reste, pour l’instant, les questions de l’après-Assad restent encore théoriques. L’incertitude sur le terrain est tellement importante que la guerre civile pourrait durer encore longtemps, si aucun de ces facteurs ne change.
      ...

    • Plus de détails sur ce qu’a dit le Dr Beres notamment sur la présence de français :

      http://www.france24.com/fr/20120910-temoignage-jacques-beres-medecins-alep-combattants-djihadistes-fr

      “J’ai vu des djihadistes avec le bandeau vert ou noir, le sceau du prophète, les versets coraniques....la moustache supprimée, juste le collier de barbe salafiste”, poursuit-il.

      Jacques Bérès l’admet volontiers : il ne parle pas suffisamment bien l’arabe pour identifier les régions d’origine des différents blessés. “Les gens de l’hôpital me disaient juste que c’étaient des étrangers sans préciser s’ils étaient Marocains, Tunisiens, Égyptiens, Jordaniens...”

      En revanche, il a aisément pu reconnaître les Occidentaux...et a fortiori ses compatriotes. “J’ai rencontré deux jeunes Français. Je les ai soignés, puis je leur ai parlé, le Français était leur langue maternelle... Ils étaient convaincus de devoir se battre contre Bachar al-Assad pour instaurer le règne de la charia”, explique-t-il. Le médecin n’a pas pu en savoir tellement plus... “Ils étaient très méfiants, c’était difficile de parler avec eux. Mais le plus troublant, c’est que le plus jeune des deux expliquait que l’exemple à suivre, c’était Mohammed Merah”, raconte-t-il.


  • Où les Russes reparlent du communiqué de Genève, sciemment sabordé par les occidentaux :
    http://fr.news.yahoo.com/syrie-larm%C3%A9e-repousse-attaque-rebelle-%C3%A0-alep-combats-090627

    Sur le front diplomatique, Moscou a annoncé une nouvelle démarche à l’ONU.

    « La Russie plaidera pour que le Conseil de sécurité approuve le communiqué de Genève », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en référence à un accord conclu fin juin fixant des principes pour une transition politique sans appeler au départ du président Bachar al-Assad.

    Pour mémoire, sujet évoqué ici :
    http://seenthis.net/messages/81730


  • Syrie-Opposition : Un paravent Kurde à la tête de l’opposition off-shore 1/2 – René Naba
    http://www.renenaba.com/syrie-opposition-un-paravent-kurde-a-la-tete-de-lopposition-off-shore

    Curieux destin que celui des sunnites syriens, les familles Khaddam et Tlass, qui auront activement participé à la prédation de l’économie syrienne et qui pourraient se voir propulser au rôle de sauveur de la Syrie, du fait de leur appartenance sunnite. Exonérées de leurs turpitudes antérieures de leur seul fait sunnite, exclusivement du fait de cette appartenance sunnite et de leurs connexions saoudiennes, en dépit des nombreux griefs qui pèsent sur eux. Il en est de même du premier ministre fugitif Riad Hijab, dont la défection a valu son pesant d’or au Qatar, le principal financier de ses opérations de détachement des sunnites syriens du régime baasiste.

    Une communautarisation institutionnalisée et instrumentalisée par la France au Liban, reprise par les Occidentaux sur l’ensemble arabe en vue d’entraver l’avènement d’une société démocratique et laïque.