person:kofi annan

  • Les #compagnies_minières privent l’#Afrique de 38 milliards de dollars - Afrique / Mines - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20130510-world-economic-forum-compagnies-minieres-privent-afrique-38-milliards-d

    A l’occasion du World Economic Forum qui s’est tenu au Cap, le Groupe de travail sur l’Afrique en progrès dénonce les méfaits des compagnies minières internationales. Celles-ci spolient le continent africain en privant les gouvernements de 38 milliards de dollars par an.

    Après avoir consacré en 2012 leur rapport annuel aux inégalités croissantes en Afrique, les personnalités du Groupe de travail sur l’Afrique en progrès frappent un grand coup dans leur édition 2013. Elles reprennent en effet à leur compte des dénonciations traditionnellement portées par les militants des ONG. Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies, Olegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, Michel Camdesssus, ancien patron du FMI et d’autres dénoncent l’opacité qui entoure la gestion des compagnies minières opérant en Afrique.

    kheu kheu, j’ai peine à croire que ce beau monde ignorait ces pratiques !
    #évasions_fiscales #pillage


  • Top Pentagon thinker bemoans “civilian subjugation to the military.” - War and Peace - Boston.com
    http://www.boston.com/news/local/blogs/war-and-peace/2013/03/26/top-pentagon-thinker-bemoans-civilian-subjugation-the-military/rBJfLdIzNrzqlAJ0EsQyUL/blog.html

    Gregory D. Forster :

    “I think we collectively, the national security community, suffer from what I would characterize as conceptual deficit disorder,” he said, lambasting most defense practitioners for shirking their “moral obligations to be strategic.”

    What is left is an “American way of war” on autopilot that is too expensive, wasteful, and indiscriminately destructive—“killing people and breaking things”—and a growing global reputation of hypocrisy.

    “I want to talk about walking the talk, about practicing what we preach. I want to talk about being able to illicit moral authority,” he said. “When we preach peace but practice war, when we preach self defense but practice aggression we are[not] being consistent in how we exercise power.”


  • La crise syrienne menace désormais les accords de Sykes-Picot et la succession de l’Empire ottoman | À La Une | L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/category/À+La+Une/article/805766/La_crise_syrienne_menace_desormais_les_accords__de_Sykes-Picot_et_la_

    Il faut reconnaître que la Syrie est devenue une sorte de Jeux olympiques du jihadisme international. Plus de 60 pays sont représentés, avec notamment de forts contingents libyens, tunisiens ou jordaniens. Il est à craindre que l’après-guerre soit très difficile, comme en Libye où l’on a aujourd’hui près de 500 milices qui refusent d’être désarmées et cherchent à imposer leurs desiderata économiques ou idéologiques.

    Il est très important de déconstruire les prétentions du régime syrien à la laïcité et à l’anti-impérialisme. Comme la plupart des régimes de la région, le régime syrien n’a qu’une obsession principale, celle de son maintien au pouvoir. Pour cela, il est prêt à toutes les manipulations et à toutes les contorsions idéologiques. Loin de protéger les minorités, ce régime s’en est servi comme d’un bouclier. Les services de sécurité syriens n’ont jamais rechigné à instrumentaliser les salafistes, au Liban comme en Syrie. Si les mosquées sont devenues si influentes, n’est-ce pas parce que le régime interdisait toute activité politique ? Les origines de Jabhat el-Nosra sont connues. Et les filières salafistes qui fournissaient des candidats au jihad durant la guerre d’Irak ont été longtemps dans les bonnes grâces des services de renseignements syriens.


  • XXVI° Congrès du Mouvement fédéraliste mondial (#WFM) - Winnipeg, Canada - Juillet 2012
    http://www.pressefederaliste.eu/XXVIo-Congres-du-Mouvement

    Du 9 au 13 juillet s’est tenu à Winnipeg, caîtale de la province du Manitoba, au Canada, le 26° Congrès du WFM. Les réunions se sont déroulées dans l’austère bâtiment qui est le siège central de l’Université de Winnipeg, fondée il y a 125 ans. Les rencontres ont compris des réunions du Comité exécutif et du Conseil (aussi bien instances sortantes que celles nouvellement élues), sessions plénières du Congrès, réunions de commissions, conférences thématiques et d’autres initiatives. Au Congrès ont participé (...)

    #Numéro_157_—2012/09 #FED'Actualité


  • Les alliés des Américains arment les rebelles syriens, et les Américains les entraînent. (Mais tu vas encore lire beaucoup d’articles au sujet des « hésitations » américaines et européennes à armer les rebelles dans le futur.)
    http://www.nytimes.com/2013/03/01/world/middleeast/us-pledges-60-million-to-syrian-opposition.html?ref=todayspaper&_r=0

    A covert program to train rebel fighters, which State Department officials here were not prepared to discuss, has also been under way. According to an official in Washington, who asked not to be identified, the C.I.A. since last year has been training groups of Syrian rebels in Jordan.

    The official did not provide details about the training or what difference it may have made on the battlefield, but said the C.I.A. had not given weapons or ammunition to the rebels. An agency spokesman declined to comment.


  • A high-level Syrian official has confirmed that the government in Damascus is open to dialogue initiatives to resolve the ongoing crisis, in particular because Moscow continues to advise Syrian authorities that they must respond to international initiatives in order to improve the regime’s image abroad and to provide their allies with something with which to endorse them. The Russians have also been emphasizing that the armed Syrian opposition faces a dilemma regarding whether to engage the regime in dialogue: agreeing to a compromise — thus forfeiting their call for toppling the regime and therefore possibly further dividing their ranks — or refusing to compromise, which could lose them diplomatic clout.

    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/02/obstacles-remain-syria-negotiations.html


  • Signes religieux dans les lycées : L’ONU condamne la France à revoir la loi du 15 mars 2004 : Actualités du droit
    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/01/21/signes-religieux-dans-les-lycees-l-onu-condamne

    Le culte de la Déesse Laïcité a fait perdre la tête à la France. Depuis la loi du n° 2004-228 de 15 mars 2004, votée dans un touchant œcuménisme politique, c’est de pire en pire… Oui, mais problème : le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU a condamné la France pour l’exclusion d’un lycéen sikh, et elle lui demande de réviser cette loi. Cette décision est le signe ostensible d’une défaite annoncée,… car tout cet édifice a été construit sans principe depuis une décennie et il est condamné à s’écrouler. Il va falloir revenir au réel, respecter le droit international, et revenir aux bases de la laïcité. Car le vrai régime de la laïcité respecte la liberté de religion, c’est une évidence.


  • Derrière la raison humanitaire | Philippe Leymarie
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/LEYMARIE/48366

    A-t-on le droit de « s’ingérer » ? Chez qui, pour quelles raisons, et pour faire quoi ? Qu’est-ce précisément que ce « droit » ? La Guerre au nom de l’humanité , du juriste et philosophe Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, analyse précisément cette notion qui a servi de fondement idéologique aux opérations (...) / #Guatemala, #Irak, #Kosovo, #Libye, Action humanitaire, #Conflit, Droit international, #Bosnie-Herzégovine, #Mozambique, Guerre de Bosnie-Herzégovine 1992-1995, Guerre civile - 2012/11

    #Action_humanitaire #Droit_international #Guerre_de_Bosnie-Herzégovine_1992-1995 #Guerre_civile #2012/11


  • Dedefensa.org : Kofi Annan sur la crise syrienne, en toute franchise
    http://www.dedefensa.org/article-kofi_annan_sur_la_crise_syrienne_en_toute_franchise_16_10_2012.ht

    Kofi Annan sur la crise syrienne, en toute franchise

    Le 8 octobre 2012, le journaliste Jon Snow, de la chaîne TV britannique Channel Four , présentait sur son Channel Four Snowblog un compte-rendu de l’interview de Kofi Annan qu’il avait réalisée la veille en public, devant un public très nombreux, au Queen Elizabeth Hall de Londres.

    L’occasion était la sortie du livre de Annan Interventions et le sujet fut en bonne partie d’une brûlante actualité, – la crise syrienne, bien sûr, et les enseignements qu’Annan en a retirés. Kofi Annan laisse de côté toutes les restrictions de langage propres aux missions diplomatiques. Ses remarques et jugements ne laissent aucun doute.

    « I was ostensibly talking to the former UN Secretary General about his aptly titled book, ‘Interventions’. Annan arrived on deck in the senior echelons of the UN as head of UN peace keeping just as Messrs Blair and Bush developed their passion for intervention.

    »Mr Annan is subtle in his observations – but the Iraq war and his opposition to it from the very outset, have left a deep scar on his public life. It is inescapable in the pages of his book, and inescapable when one comes to interview him. He doesn’t go as far as Desmond Tutu in calling for Blair’s prosecution but he is still clear that the War was completely illegal. He adds separately that the UN resolution safeguarding civilians in Libya was illegally stretched to embrace regime change.
    (...)


  • "L’Occident accueille avec un certain soulagement la politique de veto sino-russe en Syrie"
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/11/syrie-l-occident-accueille-avec-un-certain-soulagement-la-politique-de-veto-

    _Dans un chat, mardi 11 septembre, Bertrand Badie , professeur à Sciences Po, analyse les impuissance diplomatique en Syrie et les effets de la guerre civile sur le système international._

    Eli : Que pensez-vous de l’initiative diplomatique du président égyptien Morsi de créer un quartet (Egypte-Turquie-Arabie saoudite- Iran) ? Est-ce une initiative de plus sans lendemain ou a-telle une chance d’aboutir ,

    Bertrand Badie : Je rappelle d’abord ce que je disais plus haut : on n’atteindra une chance sérieuse d’aboutir que si on associe tous les acteurs de la région. Il semblerait que le président égyptien en soit convaincu, comme l’était il y a peu Kofi Annan, et comme le proclame aujourd’hui la diplomatie russe. L’initiative est donc intéressante et mérite d’être suivie. On ne peut pas l’apprécier pleinement sans tenir compte de la volonté égyptienne de revenir sur la scène diplomatique.
    L’affaiblissement du régime de Moubarak, sa soumission aux Etats-Unis, voire à Israël, avaient stérilisél une diplomatie qui s’était pourtant jadis imposée comme leader au sein du monde arabe.
    Morsi dispose incontestablement des moyens d’une restauration : sa filiation aux Frères musulmans le rapproche de l’Arabie saoudite, dont il a l’oreille ; sa légitimité « révolutionnaire » ou post-révolutionnaire, sa distance à l’égard d’Israël, sa volonté d’associer l’Iran, le rapprochent de Téhéran, dont il a été l’hôte il y a une dizaine de jours.
    Sa double face de sympathie à l’égard de l’Occident et des Etats-Unis, principal bailleur de fonds de l’Egypte, et du mouvement des non-alignés dont il s’est rapproché, lui donne une capacité diplomatique plus ample que la plupart des acteurs de la région. On notera que Morsi veut faire aujourd’hui, avec d’autres cartes, ce qu’Erdogan a tenté de faire depuis deux ou trois ans.
    Cette compétition diplomatique doit être surveillée, et pourrait aboutir à des résultats intéressants.
    Notons enfin que la régionalisation de la négociation pourrait constituer un tournant, notamment par rapport au précédent libyen, marginalisant les grandes puissances, et surtout, le monde occidental, redonnant au monde arabe et au monde musulman une pleine propriété sur la diplomatie du Grand Moyen-Orient.
    La tentative a d’autant plus de chances d’aboutir que son succès pourrait, dans l’état actuel des choses, enlever quelques épines du pied occidental. Elle installerait enfin la légitimité du nouveau régime et, comme le fit Erdogan, désamorcerait la grande peur de l’islamisme.


  • Une analyse intéressante de Bertrand Badie, enseignant-chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), sur la diplomatie autour de la situation en Syrie.

    « L’Occident accueille avec un certain soulagement la politique de veto sino-russe en Syrie »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/11/syrie-l-occident-accueille-avec-un-certain-soulagement-la-politique-de-veto-

    Reste enfin, comme troisième facteur, les différents blocages qui proviennent de la « communauté internationale » elle-même. Il s’agit d’abord de blocage explicite, celui de la Russie et de la Chine. Il faut y ajouter des réticences très fortes venant de la plupart des puissances émergentes, notamment l’Inde et le Brésil.
    Il faut enfin prendre en compte les incertitudes et les craintes de la plupart des Etats de la région, même si celles-ci restent parfois inavouées. Sans accord avec la Russie et la Chine, une résolution du Conseil de sécurité n’est pas possible. Or, sans mandat de l’ONU, une intervention internationale viendrait aggraver les erreurs commises par les Etats-Unis lorsqu’en 2003 ils s’en sont dispensés pour débarquer en Irak.
    Moscou et Pékin considèrent que le seuil de l’acceptable a été franchi, notamment dans l’affaire libyenne, par des puissances occidentales qui, à la faveur des « printemps arabes », risqueraient peu à peu de s’imposer comme les uniques tuteurs de la région, ce qui, évidemment, est difficilement acceptable. Mais on peut émettre l’hypothèse que sans le dire, et tout en s’en défendant, les puissances occidentales sont comme soulagées d’utiliser les veto russe et chinois comme prétexte solide pour ne pas intervenir là où elles ne s’en sentent ni capables ni déterminées à le faire.


  • Où les Russes reparlent du communiqué de Genève, sciemment sabordé par les occidentaux :
    http://fr.news.yahoo.com/syrie-larm%C3%A9e-repousse-attaque-rebelle-%C3%A0-alep-combats-090627

    Sur le front diplomatique, Moscou a annoncé une nouvelle démarche à l’ONU.

    « La Russie plaidera pour que le Conseil de sécurité approuve le communiqué de Genève », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en référence à un accord conclu fin juin fixant des principes pour une transition politique sans appeler au départ du président Bachar al-Assad.

    Pour mémoire, sujet évoqué ici :
    http://seenthis.net/messages/81730


  • Déclaration de Lakhdar Brahimi, médiateur de l’ONU pour le conflit en Syrie :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120903.REU5047/lakhdar-brahimi-juge-la-diplomatie-quasi-impossible-en-syrie.ht

    LONDRES (Reuters) - Les tentatives diplomatiques visant à sortir du conflit en Syrie sont « quasi impossibles » et insuffisantes pour mettre un terme aux combats, a reconnu lundi le nouvel émissaire international, l’Algérien Lakhdar Brahimi.

    « Je sais combien cela est difficile, combien cela est quasi impossible - je ne peux pas dire impossible -, quasi impossible. Et nous ne faisons pas grand chose, ce qui en soi pèse d’un poids terrible », a déclaré le médiateur de l’Onu et de la Ligue arabe au micro de la BBC.


  • Dozens dead in Damascus suburb
    http://english.al-akhbar.com/content/dozens-dead-damascus-suburb

    A video claiming to show dozens of bodies laying in a mosque in Daraya near Damascus surfaced on Sunday following what was described as a massive five-day assault by the Syrian army to crush an armed insurgency in the suburb.

    Activists described the scene as a “massacre,” claiming at least 330 corpses had been uncovered in the town of Daraya since yesterday.

    The Syrian state news agency reported that the town was being "purified of terrorist remnants.”

    A video, which could not be verified, posted to Youtube shows the corpses of tens of adult males laying across the floors of dimly-lit rooms. The man shooting the video commented that there were “more than 150 martyrs now.” Activists claim women and children were among the dead.

    Al-Akhbar could not independently verify any of these casualty figures.


  • Proche Orient Guerre Energie

    Refondation énergétique du Moyen-Orient : la plaque tectonique syrienne - notre-planete.info

    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3443_guerre_Syrie_energie.php

    Un conflit qui dure depuis seize mois et qui aurait fait des milliers de morts selon une comptabilité tenue soigneusement par les médias des pays occidentaux qui attribuent insidieusement les morts uniquement au régime de Damas et non aussi aux insurgés armés lourdement par les Occidentaux avec l’argent des roitelets du Golfe. Les chrétiens ont peur de servir de variables d’ajustement d’un conflit qui les dépasse. Ce conflit, un siècle après les accords de Sykes-Picot, met en jeu les mêmes acteurs avec en plus, les Etats-Unis, la Russie et la Chine et... Israël. Les dépouilles sont toujours les mêmes, les dirigeants arabes faibles, lâches qui continuent à s’étriper pour le plus grand bien de l’Empire et de ses vassaux. Avec cette fois-ci, un coup d’arrêt à la tentation d’Empire, de la part de puissances asiatiques qui s’affirment.


  • Brahimi confirmed as new UN Syria envoy
    http://english.al-akhbar.com/content/brahimi-confirmed-new-un-syria-envoy

    The United Nations on Friday confirmed that veteran Algerian diplomat Lakhdar Brahimi will replace former UN Secretary-General Kofi Annan as the international mediator on Syria as the 17-month-old conflict slides deeper into civil war.


  • Abdel Bari Atwan conseille à Lakhdar Brahimi de refuser la charge onusienne de succéder à Kofi Annan :
    http://www.abdelbariatwan.com/ToBrahimiDon%27t%20fallintothetrap.htm

    Personally I hope that Mr Brahimi refuses this serious task and apologises for the sake of his credibility. He must avoid falling into the trap prepared for him to break up Syria as a prelude to the fragmentation of the whole region.

    We should note that Kofi Annan did not fail but the United States and Western countries and other Arab countries deliberately thwarted him because he promoted a dialogue that maintained the territorial integrity Syrian and stopped the bloodshed of the Syrian people, preventing sectarian civil war and interventions of the great powers.

    Kofi Annan wanted to involve all regional powers in a political solution, as he believed that a military solution would be devastating. So, he went to Tehran, Baghdad, Istanbul, Riyadh and Moscow, but the United States and its allies in the region do not want a political solution, they prefer to destroy Syria just like Iraq and the Palestinian resistance were destroyed. They dragged the region into false peace to weaken them in order to serve the ultimate interests of Israel.


  • Une tentative d’explication stimulante de la fissuration de la narrative jusque là uniforme et dominante dans les médias occidentaux quant à la crise syrienne, est proposée par l’animateur du site de defensa :
    http://www.dedefensa.org/article-d_une_narrative_l_autre_10_08_2012.html

    Depuis plusieurs mois, – depuis octobre-novembre 2011, et, résolument, depuis le 4 février 2012 (premier veto russo-chinois à l’ONU), – le bloc BAO a enclenché la vitesse supérieure dans le champ de la communication. Il a créé une narrative d’une puissance énorme, à laquelle, d’ailleurs, il croit pour l’essentiel. Il parle au nom de “la communauté internationale” qu’il croit être à lui tout seul, au nom des droits de l’homme dont il sait tous les secrets, au nom d’un global concept, comme dirait l’ambassadeur McFaul, qui porte dans sa besace la démocratie et toutes les vertus qui vont avec. Rien ne saurait résister à ce torrent de communication ; toutes les supercheries, tous les montages sont utilisés, comme autant d’évidences devant lesquelles il faut s’incliner ; la regime change industry s’impose, notamment grâce à la promotion active du marketing-massacre ; et ainsi de suite… Pendant quelques mois, l’allure du bloc BAO et de sa cavalerie lourde de la presse-Système a été irrésistible. Aucune preuve contraire, aucune dénégation, aucune manifestation de bon sens, aucun conseil d’arrangement ne la faisaient dévier d’un pouce… Puis, subrepticement, la machine s’est enrayée. Il y a deux raisons à cela, qui se sont manifestée avec une rapidité stupéfiante, – car ce qui est subreptice n’implique nullement la lenteur, et l’on dirait même au contraire.

    • Comme l’écrit M K Bhadrakumar, « [t]he ‘regime change’ is supposed to be a quick, in-and-out operation for it to be cost-effective ». A cet égard, certes, le “scénario libyen” fut une réussite, notamment parce que les Russes sont tombés dans le piège en donnant leur feu vert à l’ONU. Le reste est allé de soi, très vite et efficacement. En deux mois, les rebelles libyens étaient implantés, ravitaillés, soutenus, et ils pouvaient commencer à lancer des offensives organisées. Rien de pareil en Syrie, ce qui fait qu’avec le temps la narrative cousue de fil blanc à commencé à se détricoter (on connaît les étapes diverses : mise en évidence des montages, doutes sur les massacres, apparition d’al Qaïda, etc.) ; la “révolution de sable doux” verse dans la “guerre civile” qui fait de plus en plus désordre. La victoire n’est pas facile du tout, Damas a tenu, Alep n’est pas tombée, Assad persiste et signe, etc.

    • L’échec puis la démission d’Annan sont la deuxième raison, – paradoxale, pour ceux qui pensaient qu’Annan et sa mission constituaient un des atouts russes en montrant le sérieux et l’attachement de la Russie à un règlement négocié, – donc que son échec serait un échec de la Russie. Pas sûr, et même considérer le contraire… Tant qu’Annan était là, le bloc BAO, jouant à fond l’obstruction, armant les rebelles, etc., pouvait continuer à clamer, selon la narrative, qu’Assad qui constituait la seule force structurée du pays avec l’État et son armée, était par conséquent, en ne déposant pas les armes, la cause unique de l’absence de règlement pacifique ; puisque la condition sine qua non de négociations sérieuses pouvant aboutir à un règlement pacifique conforme aux normes autoproclamées était que les structures en place et manifestement oppressives s’effacent, donc qu’Assad s’en aille. Mais c’est Annan qui est parti et l’on constate que son départ prive le bloc BAO de cet argument de la responsabilité d’Assad à l’intérieur du cycle faussaire et faussé des négociations, de son accusation favorite contre la Russie “allié félon” d’Assad ; ainsi s’effondre la narrative, en perdant la contradiction extérieure apparente qui dissimulait son absence totale de substance. (Certes, il va y avoir un successeur à Annan, mais la dynamique de la situation ne l’attend pas. On lui souhaite bonne chance.)


  • Syrie : Lakhdar Brahimi pressenti pour diriger la mission de l’ONU
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/08/10/syrie-lakhdar-brahimi-pressenti-pour-diriger-la-mission-de-l-onu_1744667_321

    Un diplomate chevronné, l’Algérien Lakhdar Brahimi, est pressenti pour succéder à Kofi Annan comme émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe sur la Syrie, a-t-on appris jeudi 9 août de source diplomatique. La décision pourrait être annoncée en début de semaine prochaine, précisent ces diplomates souhaitant rester anonymes.

    Le Akhbar rappelle son parcours :
    http://www.al-akhbar.com/node/99875

    وبالرغم من تقدمه في العمر (78 سنة )، فإن الأوساط الدبلوماسية الدولية أجمعت على أن الأخضر الإبراهيمي هو «الشخصية الأمثل لخلافة كوفي أنان»، وذلك لخبرته الواسعة في مساعي الوساطة في العديد من النزاعات والحروب عبر العالم. كما أنه ليس غريباً عن سوريا، فأول مهمة وساطة دولية أُسندت له تمثلت في مصالحة الزعيم الفلسطيني ياسر عرفات والرئيس السوري حافظ الأسد، سنة 1982، بعد الاجتياح الإسرائيلي للبنان، وخروج المقاومة الفلسطينية من بيروت. كان الإبراهيمي آنذاك، مستشاراً دبلوماسياً للرئيس الجزائري الشاذلي بن جديد، وخوّله نجاحه في تلك الوساطة الالتحاق بالجامعة العربية أميناً عاماً مساعداً (1984 ـ 1991). وترأس عام 1989 «اللجنة الثلاثية» التي توّلت نزع فتيل الحرب الأهلية اللبنانية، وتكلّلت جهودها بتوقيع «اتفاق الطائف». وبعدما تولى منصب وزير خارجية الجزائر (1991 ـ 1992)، التحق بمنظمة الأمم المتحدة منسقاً لمؤتمر الأمم المتحدة للبيئة والتنمية، الذي عُقد في ريو دي جانيرو، سنة 1992. وفي السنة التالية، بدأ مشواره الطويل مبعوثاً خاصاً للأمم المتحدة في العديد من الدول التي شهدت نزاعات أو حروباً أهلية. بداية في جنوب أفريقيا الخارجة من «الأبارتهيد» (1993 ـ 1994)، ثم هايتي (1994 ـ 1996). وبعدها عُيِّن مبعوثاً أممياً في أفغانستان مرتين، من 1997 إلى 1999، ثم بعد إطاحة «طالبان» عام 2001، وصولاً إلى العراق التي عُينّ مبعوثاً أممياً فيها بعد الاحتلال الأميركي عام 2003.


  • Très intéressant : comment le plan Annan a été sabordé dès le début. Why Kofi Annan had enough over Syria. L’épisode du Communiqué de Genève est très parlant.
    http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/aug/05/why-kofi-annan-enough-over-syria

    In short, the communique appeared to move the US, Britain and France, as well as Turkey and Qatar, which also attended the Geneva meeting, to an even-handed stance at last. It marked Kofi Annan’s finest hour as the UN and Arab League’s special envoy.

    A few days later, Russia circulated a draft resolution at the UN in New York to endorse the new approach. It urged member-states to work in the co-operative spirit of the Geneva text, extend the UN monitors’ team in Syria and press for a ceasefire. Then came the spanner. Britain, France and the US proposed a rival resolution with the one-sided elements that provoked earlier Russian and Chinese vetoes – punishment of Assad if he did not comply, threats of new sanctions, no word of pressure on the opposition and veiled hints of eventual military force by referring to chapter seven of the UN charter.

    Pour mémoire, le Communiqué de Genève du 30 juin 2012 :
    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/syrie/la-france-et-la-syrie/evenements-4439/article/reunion-du-groupe-d-action-pour-la


  • Etats Unis Révoltes arabes Dictatures

    Le problème, avec l’éviction des dictateurs...

    cc @alaingresh

    http://www.globalpolicy.org/empire/general-analysis-of-empire/51819-the-problem-with-removing-dictators.html?itemid=id#25765

    By Pack and Hodson,
    Al Jazeera,

    August 7, 2012

    The Problem with Removing Dictators...

    The United States and other Western powers often advocate for humanitarian intervention under the guise of being “protectors of universal human rights”. However, Pack and Hodson, the authors of this article, rightly propose that military intervention in Syria would only add to the instability and chaos.“Before embarking on a new course that might culminate in military intervention, Western leaders should review their “success rate” at militarily removing dictators.”Annan’s resignation should not be taken as failure of diplomacy. Instead, it highlights the deep internal fragmentation within Syrian society. What Syria needs is change from within: a sense of national unity and a rise of home-grown leadership.


  • « L’option diplomatique est morte »
    http://www.leparisien.fr/crise-egypte/l-option-diplomatique-est-morte-06-08-2012-2115283.php

    Il y a un vrai danger islamiste. Plusieurs milliers d’activistes ont passé la frontière en provenance d’Irak, du Liban, de Turquie et de Jordanie. On ne peut plus ignorer que, sur les 10000 à 15000 hommes en armes de l’opposition syrienne engagés contre l’armée gouvernementale, de 2000 à 3000 relèvent directement de groupes jihadistes revendiquant l’idéologie d’Al-Qaïda. C’est un réel problème pour l’après-Assad. L’après, ce seront les Frères musulmans dans le meilleur des cas. Ou les salafistes dans le pire des cas, avec ce slogan que j’ai personnellement entendu à la sortie des mosquées de la ceinture sunnite de Damas au printemps dernier : « Les alaouites dans la tombe, les chrétiens à Beyrouth ! »

    via @opironet


  • Traduction de mon cru d’un article du blog de l’ex-diplomate M.K. Bhadrakumar, ancien ambassadeur indien en Turquie notamment, et journaliste à Asia Times commentant et citant un article du Council on Foreign Relations faisant ouvertement la promotion d’une stratégie d’instrumentalisation d’al-Qaïda en Syrie. Comme le poids du CFR dans la définition de la politique étrangère américaine est notoirement important, on peut y voir clairement l’expression des arrière-pensées d’un partie au moins de l’establishment politique US.

    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar

    Al-Qaïda pour remplir le vide de Kofi [Annan] en Syrie

    Pour tous ces experts de notre communauté stratégique qui écoutent religieusement les paroles du Council of Foreign Relations à New York comme s’il s’agissait de la Bhagavad Gita, ce doit être un choc terrible – un argumentaire d’un senior fellow du CFR justifie la logique de l’utilisation de combattants salafistes comme un instrument de la politique des États-Unis pour provoquer un « regime change » en Syrie. L’argument fonctionne comme ceci :
    Malgré tous les sujets du roi et tous les chevaux du roi [référence à une comptine anglaise], les rebelles syriens ne sont pas en mesure de l’abattre. Ils sont démoralisés (comme n’importe quelle armée hétéroclite de mercenaires le serait). Donc les combattants d’Al-Qaïda sont nécessaires. "L’afflux des jihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience du combat de l’Irak, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des résultats en termes de morts."
    "En bref, l’ASL [les rebelles syriens] ont besoin d’Al-Qaïda aujourd’hui". Bien sûr, les combattants d’Al-Qaïda auraient leur propre ordre du jour dans le renversement du régime syrien - la mise en place d’un "quartier général dans la région où les moudjahidines pourraient profiter d’un refuge sécurisé"
    Mais, ne vous inquiétez pas. Parce que, "Le calcul politique tacite entre les décideurs politiques [US] est de se débarrasser d’Assad en premier - affaiblir la position de l’Iran dans la région -. Puis de faire face à Al-Qaïda ensuite."
    C’est compris ? C’est aussi simple que cela. N’était-ce pas l’agenda que Zbigniew Brzezinski avait également épousé - avec la cohorte d’un autre roi d’Arabie saoudite et d’un dictateur militaire pakistanais - pour l’Afghanistan vers 1980 et qui avait été réalisé avec succès ? Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et le Pakistan ayant ainsi obtenu un « regime change » réussi à Kaboul, enfin. Ça n’est qu’un détail mineur qu’Oussama ben Laden et Jalaluddin Haqqani en ait pourvoyé le cadre en acier à cette époque.
    Ce que soutient cet expert du CFR est en fait la politique [réelle] des États-Unis sur la Syrie. Il suffit de lire et méditer la dépêche d’aujourd’hui dans le Washington Post [1] . L’estimation des Etats-Unis est que l’agenda du « regime change » en Syrie est enlisé dans la boue. Le régime syrien est intact [2] .
    Par conséquent, une poussée militaire est nécessaire. Le nom de ce jeu est parvenir à un « atterrissage en douceur » à Damas sans effusion de sang américain - comme Wapo dit. Maintenant que les Etats-Unis et leurs alliés se sont débarrassés de la nuisance de Kofi Annan, le chemin à parcourir est clair. Lire le commentaire du CFR ici :
    http://www.cfr.org/syria/al-qaedas-specter-syria/p28782#

    [1] : http://www.washingtonpost.com/world/middle_east/us-official-says-defection-of-syrian-prime-minister-more-evidence-assad-regime-is-crumbling/2012/08/06/365cafc8-dfcd-11e1-8d48-2b1243f34c85_print.html

    [2] : http://www.csmonitor.com/layout/set/print/content/view/print/555948

    • « faisant ouvertement la promotion d’une stratégie d’instrumentalisation d’al-Qaïda » ne me semble pas aussi évident que ce qu’en dit l’auteur.

      Merci pour la traduction, évidemment, mais à mon avis le billet du CFR, qui n’est pas très long, aurait été plus intéressant que le commentaire du blog.

    • C’est vrai, vous avez raison (pour les deux remarques).
      Le point de vue du type du CFR pourrait n’être effectivement qu’un pis aller qu’il endosse et qu’il prête à certains dirigeants de Washington.
      Reste que ça relativise les inquiétudes exprimées publiquement sur la présence d’al-Qaïda en Syrie par des officiels américains, inquiétudes plus ou moins feintes qui par ailleurs servent paradoxalement de justificatif à un accroissement de l’interventionnisme US dans la crise syrienne.

      http://www.cfr.org/syria/al-qaedas-specter-syria/p28782#
      LE SPECTRE D’Al-QAÏDA EN SYRIE

      Les rebelles syriens seraient infiniment plus faibles aujourd’hui sans al-Qaïda dans leurs rangs. En gros, les bataillons de l’Armée Syrienne Libre (ASL) sont fatigués, divisés, chaotiques et inefficaces. Se sentant abandonnés par l’Occident, les forces rebelles sont de plus en plus démoralisées car ils affrontent l’armement supérieur du régime d’Assad et son armée professionnelle. Les combattants d’al-Qaïda, cependant, peuvent aider à améliorer le moral. L’afflux de jihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience du combat en Irak, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des résultats en termes de morts. En bref, l’ASL a besoin d’al-Qaïda aujourd’hui.
      En Syrie, les soldats d’al-Qaïda s’intitulent Jabhat al-Nusrah li-Ahli Al-Sham (Front pour la protection du peuple du Levant). La puissance du groupe et son acceptation par l’ASL sont mises en évidence par leur activité croissante sur le terrain [1] - de sept attaques en mars à soixante six "opérations" en juin. En particulier, le Jabhat a aidé à porter le combat dans les deux plus grandes villes : dans la capitale Damas, où 54 pourcents de ses activités ont eu lieu, et à Alep. En effet, al-Qaïda pourrait devenir la force de combat la plus efficace en Syrie, si les défections de l’ASL vers le Jabhat persistent et si les rangs des combattants étrangers (cf Guardian [2]) continuent de gonfler.
      Al-Qaïda ne sacrifie pas ses « martyrs » en Syrie simplement pour renverser Assad. La libération du peuple syrien est un bonus, mais l’objectif principal est de créer un état islamiste sur tout ou partie du pays. A défaut, ils espèrent au moins d’établir une base stratégique pour les restes de l’organisation de l’autre côté de la frontière en Irak, et créer un quartier général dans la région où les moudjahidine pourraient profiter d’un refuge sûr. Si Al-Qaïda continue de jouer un rôle de plus en plus important dans la rébellion, alors un gouvernement post-Assad aura une dette envers les tribus et les régions alliées à au Jabhat. Au cas où ne seraient pas honorées les demandes futures du Jabhat, en supposant qu’Assad chute, cela pourrait mener à une continuation du conflit en Syrie.
      Jusqu’à présent, Washington a semblé réticent à peser lourdement sur cette question. En mai 2012, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Leon Panetta, a reconnu publiquement la présence d’Al-Qaïda en Syrie (The Guardian [3]). Et en Juillet, le chef du contre-terrorisme du Département d’Etat, Daniel Benjamin, plutôt incrédule a suggéré que les États-Unis demandent simplement à l’ASL de rejeter Al-Qaïda [4]. Le calcul politique non-dit entre les décideurs politiques est de se débarrasser d’Assad en premier – affaiblissant ainsi la position de l’Iran dans la région - puis de faire face à Al-Qaïda plus tard.
      Mais la planification pour minimiser l’emprise probable d’Al-Qaïda sur les tribus syriennes et les combattants doivent commencer dès maintenant que l’administration Obama élève le niveau de son soutien à des groupes rebelles (Reuters [5]). Bien sûr, ces préparatifs doivent également inclure des efforts pour localiser et contrôler les armes chimiques d’Assad. Les mois à venir ne seront pas faciles.

      [1] : http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-19091400
      [2] : http://www.guardian.co.uk/world/2012/jul/30/al-qaida-rebels-battle-syria
      [3] : http://www.guardian.co.uk/world/video/2012/may/11/al-qaida-syria-leon-panetta-video
      [4] : http://www.state.gov/j/ct/rls/rm/2012/195898.htm
      [5] : http://www.reuters.com/article/2012/08/02/us-usa-syria-obama-order-idUSBRE8701OK20120802


  • Le journaliste et ex-rédac chef de RFI, Richard Labévière, dont le dernier bouquin a été coécrit avec le descendant du leader de la révolution syrienne de 1925-26 et portait justement sur la Syrie, se lâche dans une interview par Le Parisien :
    http://www.leparisien.fr/crise-egypte/l-option-diplomatique-est-morte-06-08-2012-2115283.php

    Quelles sont les raisons de ce blocage ? [le blocage diplomatique en général et la démission d’Annan]

    Il y a d’abord l’intransigeance du régime syrien qui a géré cette crise de manière militaire depuis le début et a refusé d’ouvrir un débat avec son opposition intérieure. L’opposition syrienne est, elle, écartelée entre un Conseil national syrien, qui est le paravent des Frères musulmans financés par le Qatar, et les comités de coordination sur le terrain. Elle est incapable de susciter une plate-forme commune d’alternative crédible et de dialogue avec le régime. Les démocraties occidentales — à commencer par les Etats-Unis et la France — n’ont pas du tout aidé Kofi Annan, mais ont privilégié dès le départ l’option militaire sans l’avouer ouvertement, mais en laissant faire le Qatar et l’Arabie saoudite.

    Comme son bouquin était par ailleurs préfacé par Alain Chouet, ex directeur du renseignement de la DGSE, j’aurai aussi tendance à le croire lorsqu’il dit :

    La France ne pourra pas faire bouger les lignes et les veto russe et chinois qui sont structurels et non pas de simple conjoncture. Avec le « service action » de la DGSE, la France mène en revanche des opérations de formation et de soutien à l’Armée syrienne libre et à d’autres groupes armés. Sur le plan des transmissions et de l’artillerie : mortiers, missiles antichars et canons de 105 mm. Plusieurs dizaines de conseillers militaires participent déjà à un état-major commun turc, américain et français à Charnagh (Turquie), qui bénéficie d’une aide britannique à la frontière syrienne.


  • My departing advice on how to save Syria - FT.com
    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/b00b6ed4-dbc9-11e1-8d78-00144feab49a.html#axzz22PEjOp82

    Dans une tribune du Financial Times, Kofi Annan explique les raisons de sa démission. Et il en rend responsable tous les acteurs internationaux, la Russie et la Chine, mais aussi les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, la Turquie et la France.

    High quality global journalism requires investment. Please share this article with others using the link below, do not cut & paste the article. See our Ts&Cs and Copyright Policy for more detail. Email ftsales.support@ft.com to buy additional rights. http://www.ft.com/cms/s/0/b00b6ed4-dbc9-11e1-8d78-00144feab49a.html#ixzz22T36d9g0

    Sustained international support did not follow, however. The ceasefire quickly unravelled and the government, realising there would be no consequences if it returned to an overt military campaign, reverted to using heavy weapons on towns. In response I sought to re-energise the drive for unity in June by creating the international Action Group for Syria, establishing a framework for a transition to support Syrians’ efforts to move to a transitional governing body with full executive powers. Transition means a managed but full change of government – a change in who leads Syria and how. We left the meeting believing a Security Council resolution endorsing the group’s decision was assured – as the first in a series of measures that would signal a turning point. But since then, there has been no follow-through. Instead, there has been finger-pointing and name-calling in the Security Council.

    (...)

    It takes leadership to compromise to overcome the destructive lure of national rivalries. Joint action requires bilateral and collective efforts by all countries with influence over the actors on the ground in Syria, to press upon the parties that a political solution is essential.

    For Russia, China and Iran this means they must take concerted efforts to persuade Syria’s leadership to change course and embrace a political transition, realising the current government has lost all legitimacy. A first move by the government is vital, as its intransigence and refusal to implement the six-point peace plan has been the greatest obstacle to any peaceful political process, ensuring the distrust of the opposition in proposals for a negotiated transition.

    For the US, UK, France, Turkey Saudi Arabia and Qatar this means pressing the opposition to embrace a fully inclusive political process – that will include communities and institutions currently associated with the government. This also means recognising that the future of Syria rises and falls on more than the fate of just one man.