• Aigreurs administratives : Pornographie, postporn et morale chrétienne 1/6
    http://aigreurs-administratives.blogspot.gr/2014/06/pornographie-postporn-et-morale.html

    ll y a quelques semaines, je partageais sur Twitter un article sur les porn studies, qui faisait mention d’une « pornographie éthique ». S’ensuivait une avalanche de réactions, sceptiques, ironiques, ou franchement horrifiées, de la part de contacts, catholiques pour l’essentiel, mais qui sont loin, pour la plupart, d’être spécialement traditionnalistes ou virulents et sectaires dans leurs engagements politiques. Surpris et quelque peu choqué par le caractère quelque peu épidermique de cette levée de bouclier, et par le blocage sur le mot « pornographie » et les significations qui lui sont habituellement associées qu’elle laisse deviner, je promettais un billet sur le sujet : le voici (ou plutôt les voici, puisqu’il y en aura six en tout, que celui-ci vise simplement à introduire).

    Il semble d’usage, lorsqu’on essaie de réfléchir sur la pornographie, de se situer par rapport à cet objet d’étude (voir cet article, par exemple) : après tout, quelques soient les hauteurs vers lesquelles nous élève notre pensée, nous sommes aussi des corps désirants, avec notre sexualité propre et notre histoire spécifique de celle-ci, et sommes en tant que tels toujours susceptibles d’être soit, ou en même temps, excités, perturbés, révulsés, attirés, étonnés, par tel ou tel texte, ou telle ou telle image, à caractère pornographique.

    #pornographie #genre #sexualité #catholicisme

    • Voilà donc pour ma situation personnelle : peu d’inclination pour le genre, et un corpus de sources primaires très pauvre.

      Pour autant, il m’est difficile de taire, au nom de ma propre expérience, les voix et les discours de celles et ceux, d’une part, qui condamnent absolument la pornographie, mais aussi, d’autre part, qui y voient, repensée, re-représentée et resignifiée, un moyen possible d’émancipation et d’empowerment pour les minorités de genre, d’orientation sexuelle, ou racisées. Au sens où la critique de la pornographie dominante, majoritairement sexiste, hétérosexiste, cissexiste, et porteuse de stéréotypes racistes, et la promotion de pornographies alternatives, seraient des leviers efficaces pour subvertir les représentations hégémoniques d’une sexualité « normale », en fait prioritairement blanche, hétéro, cisgenre et orientée vers des fantasmes masculins, plus efficaces en tout cas que le recours à la censure a priori et au cadre réglementaire comme réponse principale aux difficultés morales et sociétales soulevées par une certaine pornographie.

      Au moins il n’y a pas tromperie sur la marchandise : notre blogueur réitère en externe le discours “post-féministe” « pro-sexe » (qu’il a bien appris, hein, c’est une bonne fiche de lecture et c’est très honnête de ne pas faire comme s’il avait inventé le truc tout seul) et ne nous apprendra rien.

      Puisqu’il paraît que les mots sont importants :
      –"pro-sexe" c’est une notion qui est inopérante en milieu patriarcal gaulois (prière de la garder pour vos séjours aux USA ou elle sera très utile... mais précisez bien aux féministes pro-sexe locales votre contexte politique, le pays de DSK)
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Sexe-pour-ou-contre
      –la pornographie ce n’est pas la sexographie ou représentation de l’acte sexuel, c’est la représentation de la prostitution (les prostituées romaines officiaient dans des niches ou porne), alors il faut reposer la question : est-ce que le spectacle de pauvres limant et se faisant limer par nécessité économique dans le cadre d’une industrie florissante peut-être éthique ? Éthique et rapport de pouvoir, on est loin de montrer le zizi ou pas.

      #proféministe #féminisme #prostitution #morale #éthique #puritanisme #patriarcat #pour_autant

    • a) l’auteur ne mentionne jamais le « pro-sexe », en tous cas pas avec ce vocabulaire, parce qu’il est en général plus subtile que pro/anti
      b) dire que pornographie est nécessairement représentation de la prostitution, c’est confondre la définition d’un mot avec son étymologie. Qu’aurait tu dire si l’auteur avait parlé de « sexographie » ? Sur d’autres sujet tu a su te montrer plus nuancée, ne confondant pas nécessairement certaines activités avec le cadre industriel et capitalistique dans lesquelles elle s’exercent majoritairement.

    • le débat qui oppose depuis les années 1970 les féministes « pro sexe » aux féministes « radicales »

      Que fallait-il comprendre dans les guillemets ? En l’absence de rappel du lieu du debat, a savoir le mouvement feministe americain ?

      Merci Maieul, mais si les mots sont importants et que leur etymologie peut etre utile, c’est ici pour faire une difference d’essence entre le spectacle de la sexualite, de l’erotisme, du cul, etc. et celui de l’exploitation sexuelle. C’est pas la meme chose, le film de cul joyeux que je vais montrer dans un centre feministe, avec des benevoles qui s’amusent devant la camera, et le produit qui montre une femme pauvre se faire prendre dans des positions pas dignes ou traumatisantes. C’est pas la meme chose, Linda Lovelace qui se fait dechirer la glotte en vrai dans l’excitation generale et une pipe cinematographiee entre personnes non contraintes.

      Changer le monde, c’est aussi l’inventer a travers le vocabulaire. Sur un sujet tout aussi controverse, Jocelyne Porcher se refuse a parler d’elevage quand il s’agit de production animale industrielle. Je crois que pour (faire) comprendre la difference, il faut se casser la tete pour trouver un moyen de la nommer. Mais je n’insiste pas sur « sexographie » ;-).

    • « Que fallait-il comprendre dans les guillemets ? En l’absence de rappel du lieu du debat, a savoir le mouvement feministe americain ? »

      Avec MacKinnon et Butler citées juste en dessous (dans la même phrase, d’ailleurs), cela ne me paraissait pas si difficile à comprendre.

      « C’est pas la meme chose, le film de cul joyeux que je vais montrer dans un centre feministe, avec des benevoles qui s’amusent devant la camera, et le produit qui montre une femme pauvre se faire prendre dans des positions pas dignes ou traumatisantes. »

      C’est précisément parce que ce n’est pas la même chose que votre commentaire précédent, qui réduit la pornographie dans son ensemble, à partir d’une lecture étymologique contestable, à l’exploitation sexuelle, est incompréhensible. Ce que vous rappelez ci-dessus, c’est qu’il existe des pornographies, avec des implications différentes, et des degrés de gravité difficilement comparable. Ce qui me parait plutôt ajouter du moulin aux partisanes du postporn et de la resignification du porno : si vous reconnaissez vous même qu’il existe un porno « joyeux », avec des « bénévoles qui s’amusent devant la caméra », comment nier qu’un autre porno que celui « sexploitif » est possible et défendable, et que la voie juridique n’est pas la seule réponse, ni même la plus efficace (par exemple, le durcissement de la réglementation sur la pornographie dans les années 80 en France, et la mise en place du classement X, semblent avoir eu peu d’effet sur l’"industrie" , mais ont par contre fait beaucoup de mal aux tentatives de « films d’auteurs » pornos, du genre « derrière la porte verte »), aux difficultés éthiques soulevées par d’autres productions : qu’une transformation de l’intérieur est possible, et digne d’intérêt ?

      Pour le reste, j’ai répondu à votre précédent commentaire ici : http://aigreurs-administratives.blogspot.com/2014/06/pornographie-postporn-et-morale.html?showComment=

    • oui sur 1) lecture un peu trop rapide. Mea culpa. La question de la subversion du vocabulaire est toujours complexe. Faut-il accepter de prendre le vocabulaire de ceux que l’on combat pour le détourner, ou faut-il le refuser. C’est un choix théorique (qui s’applique à d’autres domaines comme tu le souligne) qui n’a pas vraiment trouvé pour le moment de réponse satisfaisante, dans un sens ou dans l’autre. Ajout d’adjectif, ou changement de nom ? bonne question, mais je pense que l’essentiel, et connaissant les autres articles de l’auteur est ailleurs : quels types de relations entre humaines (et entre humains et animaux) ont accepte, et pourquoi.

    • @darth_manu, oui, j’avais bien compris qu’on parlait de feministes americaines, mais le texte est en francais, s’adresse a un lectorat francophone, et je n’avais lu aucune autre gene que les guillemets a integrer ce debat-la direct dans notre contexte, qui lui est etranger et ou il fait des ravages d’incomprehension.

      Et je ne VEUX pas utiliser le meme mot parce que j’ai deja fait ma queer sympatoche pro-porn dans un texte de 2003 et tout ce que j’ai entendu des mecs de goche conscientises, c’est « cool les filles, continuez comme ca, on se tapera la queue sur des trucs plus varies maintenant ». Approche androcentree, qui m’a laissee demunie. Et enragee. En voila, un truc qui n’arrivera jamais aux spectateurs qui trouvent ca cool, l’empowerment feminin, qu’on puisse jouir de, s’approprier leur position de spectateur. Nous, les femmes qui sommes invitees a faire les benevoles devant la camera en guise d’empowerment, on connait un peu l’impression d’etre appropriees par d’autres...

      La conclusion, c’est que non je ne vais pas voir des films de cul feministes en mixite avec des hommes heteros, non je ne parle pas de films de boules avec eux parce qu’on n’a pas de vocabulaire commun prealable a la conversation.

      Et oui, je trouve cet interet pour le feminisme ultra-malsain... je ne me precipite plus de maniere enamouree devant le moindre pretendu allie.

      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Feminisme-pourquoi-tant-d-interet

    • "mais le texte est en francais, s’adresse a un lectorat francophone, et je n’avais lu aucune autre gene que les guillemets a integrer ce debat-la direct dans notre contexte, qui lui est etranger et ou il fait des ravages d’incomprehension."

      Encore une fois, je cite Butler et Mac Kinnon dans la même phrase que le terme "pro sexe". Par ailleurs, le paragraphe où il est situé consiste en une annonce d’un futur billet, plus approfondi : peut-être n’était-il pas si difficile de se dire que j’allais y expliciter plus avant le cadre du débat et le sens des mots employés.

      "Et je ne VEUX pas utiliser le meme mot parce que j’ai deja fait ma queer sympatoche pro-porn dans un texte de 2003 et tout ce que j’ai entendu des mecs de goche conscientises, c’est « cool les filles, continuez comme ca, on se tapera la queue sur des trucs plus varies maintenant ». Approche androcentree, qui m’a laissee demunie. Et enragee. En voila, un truc qui n’arrivera jamais aux spectateurs qui trouvent ca cool, l’empowerment feminin, qu’on puisse jouir de, s’approprier leur position de spectateur. Nous, les femmes qui sommes invitees a faire les benevoles devant la camera en guise d’empowerment, on connait un peu l’impression d’etre appropriees par d’autres..."

      C’est votre témoignage et j’ai juste à le respecter (et je reconnais qu’il m’incite à plus de prudence dans mon usage et mon interprétation de la notion d’empowerment). Vous avez cependant parlé de "fiche de lecture " à propos de mon billet, et effectivement, j’essaie au maximum d’y taire ma propre expérience, difficile, avec le porno, pour rendre compte de lectures, qui sont certes globalement situées dans un certain courant du féminisme, mais dont des femmes sont les auteures : Butler, Paveau, probablement Bourcier et Preciado. Je le ferai peut-être très maladroitement, ou avec plein de contresens, mais il me semble avoir tenté de mettre en place, autant qu’il m’était possible, des stratégies, pour éviter le point de vue andro-centré, qui est toujours unrisque je le reconnais.

      "La conclusion, c’est que non je ne vais pas voir des films de cul feministes en mixite avec des hommes heteros, non je ne parle pas de films de boules avec eux parce qu’on n’a pas de vocabulaire commun prealable a la conversation."

      La encore, c’est totalement votre droit, et je n’ai pas à faire de commentaire à ce sujet. mais cela me parait loin de ce dont mon billet traite : je ne parle pas de mixité ou de dialogue homme femme ou quoique ce soit du genre : je m’appuie, en essayant autant que possible d’expliciter mes présupposés, mon historique personnel, la situation de mon point de vue ... (vous avez vous-même mentionné mon "honnêteté"), sur des textes écrits majoritairement par des femmes, non pas pour dire : "le cul c’est pas grave", mais pour tenter de trouver un moyen terme entre le discours catho sur le porno, qui en absolutise les méfaits éventuels d’une manière qui contribuent trop souvent à occulter les aspects sexistes de la morale religieuse, et le libertinage pur et dur, ceci sans grande prétention, mais en tant que croyant qui tente de faire la synthèse entre ses lectures (effectivement très orientées queer et poststructuralisme) et sa foi. Vous avez tout à fait le droit de n’en avoir rien à foutre, ou d’être en désaccord. Mais cela ne me semble pas, peut-être à tort, avoir de rapport avec ce que vous dénoncez (même si par ailleurs, mon ambivalence vis à vis du porno a certainement aussi des racines sexistes).

      "Et oui, je trouve cet interet pour le feminisme ultra-malsain... je ne me precipite plus de maniere enamouree devant le moindre pretendu allie""

      Tout à votre honneur. Je cherche à poser sur le papier mes idées, et le cas échéant à échanger intellectuellement. Pas une reconnaissance affective .

    • « Et je ne VEUX pas utiliser le meme mot »

      Sur l’angle lexical de cette revendication, s’il s’agit de substituer au mot « pornographie » celui de « sexographie » (d’une manière peut-être analogue à celle dont certaines féministes préfèrent parler de « womanism » ou d’"antisexisme" pour éviter les dérives d’un certain féminisme blanc, post colonial, transphobe... ), c’est en effet une idée à laquelle je n’avais pas du tout réfléchi, sur laquelle je n’ai pas suffisamment de recul (ni de légitimité d’ailleurs)pour me déterminer, mais que je garde en mémoire.


  • A voir en #Europe : #Bob_Dylan et #fête_de_la_musique à l’honneur
    http://fr.myeurop.info/2014/06/19/a-voir-en-europe-bob-dylan-fete-de-la-musique-14040

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/fête+de+la+musique.jpg

    Delphine Nerbollier Elise Gazengel Effy Tselikas Ariel Dumont Ludovic Clerima

    Que faire cette semaine à #Athènes, #Paris, #Barcelone, #Berlin ou encore #Rome ? Expos, #concerts, ciné, spectacles et inclassables : les coups de cœur de nos correspondants en Europe.

    Semaine spéciale dédiée à la fête de la musique. Venez vibrer partout en Europe aux rythmes des groupes amateurs et professionnels. lire la (...)

    #Musiques #Scènes #CULTURES #Allemagne #Espagne #France #Grèce #Italie #Bizet #Bordeaux #Carmen #Festival #Hambourg #idées_sorties #idées_week-end #porno #Rennes


  • #Harcèlement, menaces, intimidations : ma vie ordinaire d’ancienne actrice #porno
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1213992-harcelement-menaces-intimidations-ma-tristement-banale-vie
    J’aimerais bien avoir l’analyse des autres #féministes de #seenthis sur ce témoignage. Le fait que Le Plus racole avec ne m’intéresse pas, c’est plutôt le discours et le contexte, la superposition de concepts où « les travailleurs du sexe » sont en butte à « la culture du viol ». J’ai tendance à trouver bizarre sans savoir pourquoi la coexistence de ces deux concepts dans le même récit. Ce témoignage me met un peu mal à l’aise dans sa construction : job d’étudiant => porno => réussite sociale => culture du viol.

    En discutant avec Nina Roberts, puis avec Ovidie, j’ai réalisé combien la situation que je vis depuis 5 ans était d’une affligeante banalité.

    Au quotidien, de nombreuses comédiennes de genre sont victimes d’insultes, de chantages, de harcèlements ou d’agressions, qui peuvent mener à la dépression et poussent parfois au #suicide.

    Entendons-nous bien : il n’y a rien de destructeur dans le fait de constituer un support masturbatoire en s’affranchissant de tabous sociaux. Le porno n’est pas la grande machine à broyer des êtres fragiles qu’on nous présente régulièrement.

    Le problème, c’est que la #violence est considérée comme la norme dès qu’il est question de travailleurs du #sexe, parce que dans l’imaginaire collectif, vivre sa sexualité comme on l’entend et le revendiquer revient à ne pas se respecter. Une femme qui pose nue n’est pas en mesure de refuser des avances, parce qu’elle aime le sexe et l’a bien cherché.

    Pour ma part, j’ai décidé de dépasser ces interdits avec velléité, mais je ne m’attendais pas à la virulence de cette situation que j’ai pourtant choisie.

    • Ah oui @monolecte ce qui est curieux et paradoxal, c’est qu’elle semble totalement ignorer que l’image de la femme dans le porno participe de la culture du viol. Elle parle de cette expérience comme d’une expérience sexuelle personnelle, un peu comme s’il s’agissait d’une affaire privée. Sauf que non, un film porno donne à voir des images, et des images humiliantes et dégradantes pour les femmes.

    • J’ai aussi été très surprise par la lecture de cet article et partagée entre plusieurs sentiments, mais je ne suis pas d’accord avec vous je crois.

      Que le #porno contribue à la culture du #viol est indéniable. Mais comme le dit Faustine Karel dans sa tribune très touchante, nul n’est en droit de s’ériger en gardien de sa dignité. Elle ne cherche à convertir personne, elle n’explique même pas les motifs qui l’ont poussée à tourner dans du #porno.

      Pour moi, le fait qu’elle ait pu contribuer à cette « culture du #viol » par le passé ne doit pas l’empêcher de repartir d’un bon pied, de mener sa vie comme elle l’entend sans être victime de harcèlements, d’intimidations et de menaces de #viol, car c’est de ça dont il est question.

      Je comprends tout à fait, le fait d’avoir été travailleur du #sexe ne doit en rien retirer à la gravité des actes qu’elle subit au quotidien. Ce qu’elle qualifie de culture du #viol, ce n’est même pas les harcèlements dont elle est victime, mais c’est la réaction des gens qui lui disent que c’est « normal » et qu’elle aurait du y songer avant.

      Banaliser ce type de harcèlements, d’intimidations et de menaces de #viol, c’est ça, la culture du viol qu’elle dénonce. Dans ce sens, je suis plutôt d’accord avec l’auteur.

      Le passage sur le tatouage social est également intéressant car tout le monde se fiche de savoir si une ancienne actrice #porno regrette ou pas. On se contente de les stigmatiser en raison de ce qu’elles ont fait par le passé (notez que l’article laisse entendre en filigrane que les #hommes ne sont pas victimes de telles discriminations).

      Elever sa voix contre ces #inégalités de traitement, de réactions, c’est un grand pas, après on n’a pas à juger le fait de savoir si elle regrette ou non son expérience passée. Toute expérience, réussie ou ratée, contribue à notre construction en tant qu’être. Nous sommes pour cette raison bien peu nombreux à éprouver des regrets sur les bonnes ou mauvaises décisions que l’on a pu prendre.

      Je le vois plutôt comme ça.


  • #porno stars italiennes : « Internet m’a tuer »
    http://fr.myeurop.info/2014/05/27/porno-stars-italiennes-internet-m-a-tuer-13921

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/0-15-2316-1227-166-88/media/images/4415501866_6f09b3aafa_o.jpg

    Ariel Dumont

    Avec #internet, l’industrie italienne du film porno est en crise. Les producteurs n’investissent plus, les acteurs changent de métier et les réalisateurs s’exilent à l’étranger. Recontre avec les stars du X de la péninsule.

    "Le porno est mort en #Italie. Auparavant, il y avait les #Cinémas, les cassettes vidéo. lire la suite

    #Économie #Social #Cicciolina #Cinéma #Gianfranco_Romagnoli #industrie_pornographique #internet #Italie #Jessica_Rizzo #Mario_Salieri #porno_star #pornographie #prostitution #Rocco_Siffredi #sex #Sexe #web


  • C’est l’histoire d’un tueur misogyne qui n’intéressait personne…
    http://cafaitgenre.org/2014/05/25/cest-lhistoire-dun-tueur-misogyne-qui-ninteressait-personne

    ... à part les féministes (qu’est-ce qu’elles nous emmerdent celles-là). L’histoire se passe en Californie. Elliot Rodger, 22 ans, a tué le 24 mai 6 personnes et blessé au moins treize autres avant de se suicider. Un détail intéresse beaucoup la presse : il est le fils du réalisateur Peter Rodger, qui a participé au film… Source : Genre !

    • Oui, c’est un peu ce que j’avais noté en suivant le fait divers : le fait que le mec ne se pose pas trop de question sur ses propres critères de choix (a priori, il estimait avoir le droit à une fille blonde sexy qui est l’archétype de la fille que tout le monde veut) et sur son manque d’efforts pour intéresser quelqu’un (comme il est parfait intrinsèquement, pourquoi se faire chier à séduire ?). Oui, j’ai pensé à cette culture des #beaufs (j’ai tendance à classer les #masculinistes dans la classe des beaufs qui, à mon sens, les définit bien mieux !) qui passent leur temps à juger que les #femmes ne font pas assez d’efforts pour être parfaites du haut de leur gueule de groin bedonnante qui pue sous les aisselles.
      Ces mecs ne cherchent pas une femme avec laquelle partager quelque chose, ils veulent un #trophée pour se valoriser. Et ensuite, ils haïssent les femmes collectivement de ne pas se jeter sur eux.

      Ce sont bien des #beaufs. Certains tentent d’enrober la merde qu’ils ont entre leurs deux oreilles sous des arguments idéologiques, mais en moyenne, ils ne sont pas assez élaborés pour cela.

    • http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2014/05/portrait-du-tueur-en-mec-normal.html

      Le discours qu’il tient ne présente finalement qu’une forme extrêmement banale de discours tenus par des adolescents et des hommes adultes sur les femmes : c’est le discours du Nice Guy comme disent les anglo-saxons, celui qui est toujours « friendzoné », un « concept » qui se diffuse si vite qu’il a sa propre page wikipédia. Vous en trouverez également une présentation et une déconstruction dans ce billet dont la lecture me semblerait vitale pour bon nombre d’ados... Dans ces discours, les hommes « gentils » sont présentés comme victimes des femmes dont ils deviennent les amis et qui, alors qu’ils sont toujours là pour les consoler, ne veulent toujours pas les récompenser pour leur gentillesse en couchant avec eux. Derrière ce discours, il y a une représentation et surtout des pratiques très particulières de la drague, de la séduction et des relations entre hommes et femmes. Ce type de discours soutient des pratiques de drague violente (car « les femmes aiment ça »), de petites manipulations pour obtenir du sexe de la part des femmes (en les culpabilisant, en les humiliant, etc.), et de mépris et de haine des femmes, perçues à la fois comme des objets qu’il faut conquérir et comme des salopes qui ne savent pas apprécier la vraie gentilesse.

    • @antisexisme a écrit sur FB :

      Encore un autre article sur le #fémicide californien... une analyse de Meghan Murphy, notamment en lien avec la supposée fonction sociale de la #prostitution.

      "Rodger était si furieux qu’il n’ait pas ce que tout homme mérite - un accès sexuel aux femmes - qu’il a tué.

      Dans un monde dans lequel les hommes apprennent que, non seulement, ils méritent, mais ont carrément un droit aux corps des femmes, le comportement de Rodger n’est pas vraiment surprenant. Les corps des femmes sont offerts aux hommes, depuis qu’ils sont jeunes. Ils leur sont offerts via la #pornographie, qui leur affirme pour quoi femmes sont là : pour leurs yeux, leur plaisir, leur bite.

      Les hommes et les garçons apprennent qu’ils devraient obtenir tout ce qu’ils souhaitent. Que chacun de leur #fantasme doit être réalisé. Que l’existence même de la prostitution en est la preuve. Le fait que nous vivons dans une culture du viol et dans une culture de la pornographie en est une preuve supplémentaire. Qu’est-ce qu’au juste avons nous cru qu’il arriverait en disant aux hommes que le sexe est un droit ? Que les femmes leur appartiennent ?

      Ma chère amie, Elizabeth Pickett, a écrit, à propos de Rodger : « Les vraies femmes n’ont pas été à la hauteur de ses attentes créées par la pornographie. Donc, il en a tuées. » Nous offrons aux hommes ce fantasme. Il n’est pas étonnant qu’ils deviennent furieux quand les femmes ne se comportent pas exactement comme prévu.

      Vous pensez que la conclusion logique de tout cela devrait être claire : le droit masculin engendre le droit masculin.

      Bien sûr, les gens ne voient que ce qu’ils veulent voir.

      De nombreuses personnes semblent être venues à la conclusion tout à fait réactionnaire que plus de #prostitution devrait être la solution.

      [Là, Meghan Murphy met plusieurs tweets qui suggèrent que la prostitution ait pu éviter le massacre]

      Super logique, les mecs ! Si on légalise le droit des hommes à accéder aux corps des femmes, alors sans doute le sentiment qu’ils ont droit aux corps des femmes disparaîtra !

      #culture_du_viol

    • il me semble qu’il faille dissocier le passage à l’acte de ce jeune homme et le traitement de l’information faite par les medias. je m’explique :

      Ce jeune homme souffrait d’un syndrome d’autisme asperger qui engendre des troubles pouvant être sévère de la communication (pour plus d’info cf : http://www.autisme-france.fr/577_p_25361/le-syndrome-d-asperger.html)
      Dans les cas les plus graves ces troubles peuvent engendrer d’autres pathologies dont la paranoia qui elle peut etre source de passage à l’acte violent.
      Le discours tenu par ce jeune homme me semble plus à rapprocher d’un discours délirant causé par une décompensation importante que d’une sorte de « plaidoirie » construite.

      Par contre, que les medias n’aient retenus et mis en avant que ce discours est représentatif d’une complète ignorance du SA mais surtout d’une représentation des femmes affligeantes et je suis d’accord d’une culture du viol.



  • CHINE • Une campagne antipornographie pour "purifier le web” | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2014/04/29/une-campagne-antipornographie-pour-purifier-le-web

    Les autorités chinoises viennent de lancer une campagne contre la pornographie sur la Toile. Dans leur ligne de mire, le plus grand portail d’information du pays, Sina, qui est menacé de perdre sa licence de publication. Une mesure qui aurait valeur d’exemple.

    #Chine #pornographie #internet #censure



  • #Allemagne: LA NEO NAZI EX PORN STAR NE TOURNAIT PAS QU’AVEC DES BLANCS …
    http://lahorde.samizdat.net/2014/04/03/la_neonazi_expornstar

    Ancienne actrice de « l’industrie pour adulte », Ina Groll se lassait d’exhiber son derrière, et décida donc de montrer sa haine : « Je suis fatiguée d’exposer mon corps. Désormais, je vais exposer une politique de haine ». Elle intègre donc le #NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands) un parti essentiellement masculin et ouvertement raciste, pour en faire la promotion en [&hellip

    #Actualités #Extrême_droite_radicale #Images #néo-nazis #pornstar


  • L’#innovation passe-t-elle par le #porno ? | InaGlobal
    http://www.inaglobal.fr/economie/article/linnovation-passe-t-elle-par-le-porno-7492

    Une idée largement répandue veut que le porno stimule les avancées technologiques. Il semble en effet que, depuis des décennies, voire depuis des siècles, les contenus pour adultes favorisent l’adoption de nouveaux formats médiatiques et se prêtent très volontiers au jeu des innovations technologiques. Au moment de l’avènement de la presse papier en Europe, alors que la majorité des textes étaient empreints de religieux, des publications d’un genre plus douteux (à l’image des Postures de Pierre l’Arétin, qui datent de 1527) se sont rapidement fait connaître, auprès d’un public plus large, augmentant ainsi la demande pour la presse. Les contenus pour adultes favorisent l’adoption de nouveaux formats médiatiques. (…)
    Enfin, à l’heure d’Internet, les contenus pour adultes ont favorisé l’adoption du haut débit et ont même représenté un terrain précurseur dans des domaines comme le paiement sécurisé en ligne et le visionnage de vidéo en streaming.


  • Alors ça, je ne savais pas que ça existait...

    Le #pornofood

    Sami Coll, sociologue des nouvelles technologies à l’UNIGE. Avant de savourer leurs plats, plusieurs clients de restaurants tiennent à les photographier et à les publier instantanément sur les #réseaux_sociaux, notamment, sous les mots clés « pornofood » ou « #foodporn ».

    http://avisdexperts.ch/videos/view/2340/2

    #pornographie_alimentaire #alimentation #photographie #restaurant


  • Lena Dunham : « On a dit de moi que j’étais grosse et moche… et j’ai survécu »
    - Paris Match
    http://www.parismatch.com/Actu/Medias/Lena-Dunham-l-amuse-girls-548582

    http://cdn-parismatch.ladmedia.fr/var/news/storage/images/paris-match/brouillons/lena-dunham-l-amuse-girls-548582/5058931-1-fre-FR/Lena-Dunham-l-amuse-girls_article_landscape_pm_v8.jpg

    - Votre nudité vous est-elle reprochée ?

    – Oui, par ceux qui n’ont pas envie de voir un corps imparfait. Par les femmes qui me ressemblent et refusent d’être confrontées au reflet de leur propre corps. Certaines se déclarent offusquées et demandent que je reste habillée.

    – Cela vous est facile de vous exposer ?

    – Selon les jours, je passe de la fierté à la honte. Le fait que je sois nue à la télévision ne m’empêche pas d’avoir une relation compliquée avec mon corps. Cela veut juste dire que je ne me sens pas obligée de le cacher. D’ailleurs, on a dit de moi que j’étais grosse et moche… et j’ai survécu.

    (...)

    J’ai grandi dans un univers très artistique et très branché sur le monde de la mode. Les gens pensent à tort que j’ai longtemps porté des sacs-poubelle. Mais ce n’est pas parce que je n’ai pas le physique des filles qui font habituellement la couverture de “Vogue” que je n’aime pas me faire belle !

    #Girls #séries

    • Si quelques scènes de #sexe semblent reproduire des figures de films pornos, c’est parce que les hommes de ma génération construisent leur sexualité en regardant des films X sur Internet. Certains sont dans le déni, d’autres sont mal à l’aise lorsqu’ils se reconnaissent. Aucun homme sensible ne veut savoir que son comportement met sa partenaire mal à l’aise ou l’oblige à cacher sa propre sexualité. Mais la plupart réagissent bien.

      #porno


  • Une théorie sur le « revenge porn », la vengeance pornographique
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-une-theorie-sur-le-revenge-po

    Dates/Horaires de Diffusion : 14 Février, 2014 - 08:45 - 08:50

    J’ai une théorie sur le « revenge porn ».

    Le « #revenge_porn », la « vengeance-porno », c’est un sorte de petit phénomène Internet dont on parle beaucoup depuis quelque temps, parce qu’il fait frémir dans les chaumières connectées. De quoi s’agit-il ? En gros, de rendre publiques, grâce à #Internet, des images cochonnes que vous aurait envoyées un ancien amant ou une ancienne maîtresse, avec qui vous auriez rompu et dont vous voudriez vous venger. Vous êtes dans le dépit amoureux. Vous vous sentez trahi. Vous postez des photos ou des vidéos de l’autre dans des postures indicibles, qu’il ou elle vous a envoyées dans un moment d’abandon. Ce phénomène est vieux comme les réseaux (tout au moins depuis qu’il est facile de mettre et consulter des photos et des vidéos sur Internet), mais il semble qu’elle se soit popularisée récemment, au point qu’il existe aujourd’hui des sites dédiés à cette pratique.

    #Sexualité #Photographie #Pornographie


  • Royaume-Unis. Filtrage Porno, inefficace, abusif et dangereux
    http://neosting.net/royaume-unis-filtrage-porno-inefficace-abusif-dangereux-gac

    Fallait-il avoir des doutes sur l’efficacité du mécanisme de filtrage sur Internet ? Le Royaume-Unis gouverné par David Cameron, a voté et mis en place une loi permettant de pratiquer le filtrage de la pornographie. Celui-ci est toutefois opéré sur l’idée d’un contrôle parental activé par défaut. Les internautes britanniques doivent donc se signaler auprès […] #filtrage #gac #porno #royaume-uni


  • « Fashion or Porn » : vous allez vous tromper à ce jeu, et cela montre que la mode a un problème - Slate.fr
    http://www.slate.fr/culture/81297/fashion-porn-jeu-mode-sexe

    http://www.slate.fr/sites/default/files/photos/miley1(1).jpg

    « La publicité de mode d’aujourd’hui est envahie par les photographes et les réalisateurs du genre du très dénigré photographe millionnaire Terry Richardson, dont l’esthétique entière repose sur l’objectification pornographique de la femme. »

    #mode #porno #Terry_Richardson


  • Qu’est-ce que le post-porn ?
    http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/qu-est-ce-que-le-post-porn/21491

    Le post-porn est le seul art qui représente les pratiques sexuelles telles qu’elles existent : avec des fluides, des odeurs, de la sueur, des bruits. C’est l’art qui se charge de montrer “notre” sexualité dépouillée de tout romantisme et qui nous rapproche de notre animalité. C’est une revendication de notre sexualité, c’est une expérimentation ouverte à toutes les personnes aux corps, tailles, orientations sexuelles, genre, dé-genre différents.

    #pornographie #sexualité #sociologie


  • Pour une autre pornographie - Cairn.info

    http://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2013-3.htm

    http://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2013-3-p-1.htm

    Je reçois ceci dans ma revue de presse, mais je vois que @baroug m’a précédé. Je ne suis qu’à moitié étonné.

    Pour Rue Descartes, c’est la première fois. La première fois que Rue Descartes ouvre ses pages à la question de la pornographie. De façon explicite – si bien qu’il y aura d’ailleurs (que le lecteur en soit prévenu) des mots « explicites » (comme on parle d’explicit lyrics...

    #pornographie_alternative #pornographie_critique ?

    • Quand j’étais en 4e, mon prof de lettres m’a appris avant toute chose à aller chercher le sens des mots de mon sujet, et à ne pas rester sur de vagues définitions. Ici tous les VIP de la théorie queer sont là mais il semble (je n’ai lu que l’intro du recueil, qui a en général cette fonction) que pas un-e, et surtout pas l’éditeur/rice, n’ait pris la peine de définir son objet. De quoi la pornographie est-elle la représentation ?
      Étymologiquement, la pornographie est la représentation de la prostitution.

      PORNOGRAPHIE, subst. fém.
      A. Vx. Traité, étude sur la prostitution. (Dict.XIXe et XXes.).
      Étymol. et Hist.1. 1800 « traité sur la prostitution » (BOISTE)

      Et c’est pas non plus très compliqué de remarquer sans prendre la peine d’interroger l’histoire qu’il y a comme un lien entre les deux activités, assumées toutes deux par ce que ces fièr-e-s théoricien-ne-s embourgeoisé-e-s appellent les « travailleurs/ses du sexe ».

      Ceci pour répondre aux interrogations de @reka sur l’alter-pornographie. C’est un peu aussi compliqué que d’appeler du sexe joyeux entre adultes consentants de l’alter-prostitution. Trouver de quoi nommer les choses est un préalable au fait de les changer.

      Des meufs en galère de thunes qui se font limer les muqueuses, ça ne peut décemment pas imposer son nom à la création de représentations un peu moins androcentrées et violentes de la sexualité. Le film de cul queer qui traîne sur mon ordi en attendant que j’aie l’occasion de le présenter en non-mixité FLT, il peut s’appeler « porn » tant qu’il veut, je lui fais l’honneur d’en parler comme d’un film de cul.

    • Bien vu @aude_v, mon prof de français en 4em nous apprenait à démonter les représentations pédantes de la littérature (et d’ailleurs). #branlette

      Si l’on a largement privilégié ici l’objet pornographique audiovisuel, ce n’est pas seulement parce qu’il s’impose partout. Se disséminant sur toutes sortes d’écrans (cinématographique, télévisuel, informatique ou téléphonique) mais aussi dans des espaces de performance publique, il représente, certes, l’une des techniques contemporaines les plus massives de production des identités – ce que Judith Butler, lisant Michel Foucault, appelle la « production disciplinaire du genre », ou ce que Beatriz Preciado, lisant Butler et Foucault, appelle le régime pharmacopornographique, à savoir cette nouvelle forme du biopouvoir qui, à l’époque capitaliste, procède à une miniaturisation des techniques du contrôle par l’administration hormonale surveillée du corps[3][3] Beatriz Preciado, Testo junkie. Sexe, drogue et biopolitique,...
      suite.

      Certes, oui, mais, j’ai pourtant bien tenté de comprendre le sens de cette phrase…


  • Revue Rue Descartes 2013/3, Pour une autre #pornographie - Cairn.info
    http://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2013-3.htm

    (…) ce numéro de Rue Descartes se veut plutôt un aperçu d’une certaine pornographie #queer en tant que travail de mise en question critique – voire déconstructive – des protocoles discursifs et politiques qui, comme nous le suggère #Judith_Butler, produisent performativement les #corps et leur différence sexuelle, les identités de genre ainsi que leurs représentations



  • Belle toute nue | Entente Féminine
    https://ententefeminine.wordpress.com/2013/06/14/belle-toute-nue

    Entre sanglots, cette belle femme en fleur, m’a parlé de sa crainte devant une relation intime, de sa peur d’être jugée et rejetée. Elle n’avait plus de confiance en elle-même, ni sur le plan relationnel, ni sur le plan sexuel parce que son sexe n’était pas ‘normal’ car les lèvres intérieures dépassaient les lèvres extérieures de deux centimètres. Elle savait par elle-même qu’elles étaient anormales après avoir visionné de la pornographie et son constat avait été confirmé par le dernier homme qui s’y est aventuré et qui avait manifesté sa répugnance pour ses grosses lèvres. Parce que ma cliente est une jeune femme du 21ème siècle, il existe une solution clé en main pour toute différence mal vécue : elle avait pris la décision de se faire opérer sa ‘difformité’. Elle avait déjà épargné 1400€ et il lui manquait 600€ pour pouvoir passer à l’acte.

    De mon côté, la tachycardie, l’impression que mon sang bouillonnait, que ma tension avait explosé mais j’ai fait mon mieux pour maintenir un minimum de professionnalisme et pour ne pas hurler ‘ÇA VA PAS, NON ??!!!’ en pleine séance. Rien que l’idée qu’un jeune homme puisse se trouver devant le Saint des Saints, en parler avec révulsion mais y entrer quand-même me paraissait comme une profanation. De cette expérience ma cliente avait retenu qu’elle était anormale et non pas que son mec était un abruti.

    • Super intéressant, je n’avais pas pris conscience de la question des normes de #beauté qui pesaient sur les lèvres comme sur l’épilation du pubis, à partir du même point : l’infiltration des standards porno (la baise des pros !) au plus profond de notre intimité, avec des relais dans la pub, le cinéma, pour faire apparaître des corps féminins hyper standardisés dans des normes complètement excluantes, misogynes et pathogènes. Société industrielle, on vous dit ! Production en masse des mêmes objets à partir de matériel humain !

      Le billet a apparemment super bien marché, il est très chouette mais pas trop trop pêchu (ouf, soupirent certains commentaires, c’est pas du #féminisme). Si on ne peut plus faire une blague comme celle de la fin sans ajouter trois disclaimers !

      http://seenthis.net/messages/194159
      #pornographie #standardisation #misogynie #femmes

    • Et il y a un commentaire intéressant qui, comme @jean_no à l’époque sur l’absence de poils pubiens, note que les petites lèvres sont un trait puéril (puisqu’elles grossissent à la puberté). On pourrait finir par penser que le jeunisme se nourrit d’une confusion avec l’enfance, et que dans le domaine de la sexualité c’est extrêmement problématique.

    • @Aude_V : oui, ça m’a toujours étonné qu’en cette période d’angoisse obsessionnelle vis à vis de la pédophilie on ne remarque pas qu’un sexe sans poils, c’est avant tout un sexe d’enfant. Mais peut-être justement que l’obsession de la pédophilie vient d’une confusion malsaine, ou, presque aussi malsain peut-être, d’une angoisse de grandir, de vieillir...
      Je remarque par ailleurs qu’un sexe de femme change de morphologie certes avec la puberté, mais aussi avec le désir sexuel (cf. les photos d’illustration de cet article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Excitation_sexuelle - tout le monde est majeur ? C’est pas méchant, mais c’est parlant).
      Voilà qui pose encore d’autres questions : le sexe de femme socialement acceptable chez certains serait donc juvénile mais aussi exempt de désir ?

    • @jean_no : pour l’anecdote, il y a quelques années déjà, des collègues de boulot m’avaient qualifié de « gérontophile » parce que, devant des photos de femmes nues, j’avais fait part de ma préférence pour une photo d’une femme normale, ridée et avec un pubis intact, plutôt que les espèces de barbies glabres et siliconées.
      Je n’avais pas osé les traiter de pédophile en retour (en plus j’étais en minorité :-), mais ce retournement des déviances m’avait fortement choqué à l’époque...
      Sur le fond, je crois que l’on est plus dans le spécisme (rejeter nos points communs avec les animaux, sauf pour ce qui est de la virilité « bestiale » bien entendu) que dans le jeunisme.
      Je crois que tous ceux qui ont grandi avec l’image de Barbie comme symbole de la femme sexuelle ne doivent pas aimer les poils aujourd’hui, mais je ne suis pas sûr qu’il y ait un lien avec les corps juvéniles...

    • C’est vraiment comme tu dis, @monolecte, une façon de mutiler les femmes, de les rendre conformes à des désirs contradictoires, dans des représentations androcentrées, et de refuser qu’elles existent telles qu’elles sont, pour ce qu’elles sont ! Et là-dessus, la seule échappatoire ce serait de trouver des hommes qui ne gobent pas ces conneries ? Sympa, mais un peu triste. J’espère plutôt qu’on arrive à s’imaginer, à se faire des images de nous-mêmes sans ces injonctions.

    • En parallèle à ces injonctions visant à standardiser le corps des femmes, se développe de plus en plus une « séduction » où la femme devient un mélange entre une proie et une marchandise. Le blog « socialisme critique » en a récemment fait une analyse marxiste intéressante http://seenthis.net/messages/194037
      Peut-être qu’une des échappatoires serait de propager une séduction féministe et anticapitaliste.
      Ceci dit on part de loin, car pour réancrer le rapport humain au centre des relations intimes il faut un minimum reprendre contact soi-même avec sa pleine humanité.
      En même temps, fonctionner hors de ces rôles (du « PUA » et de la poupée calibrée, en forçant le trait), les tourner en dérision, mieux respirer en étant soi, seraient peut-être des choses à mettre en avant.
      Je crois qu’au fond la majorité des gens étouffe mais que si aussi peu s’extraient de certains formatages c’est faute d’être en contact avec ce qui en eux étouffe, et surtout faute de pouvoir imaginer fonctionner autrement.

    • notez que pour la pilosité, l’épidémie d’épilation touche aussi les hommes. Enfin j’imagine qu’il n’y en a pas beaucoup qui se fassent opérer pour retrouver leur robinet de petit garçon.

    • @jean-no : de même les filles ne rêvent pas d’un buste de gamine. Je pense donc que l’enfance ne fait pas rêver du point de vue sexuel. Mais des corps d’humains « purs », sans poils, sans ces affreux vestiges d’hommes préhistoriques que nous sommes, ça me semble plus vendeur. Inconsciemment, je pense que l’amour du glabre est en rapport avec le fantasme de l’eugénisme. On a été sélectionné au fil du temps, nous ne sommes plus des animaux. Et n’oublions pas que nous avons franchi le cap de l’an 2000, nous avons basculé dans l’ère de la modernité :-)

    • Merci @koldobika de renvoyer le lien vers les PUA, et merci pour le tag culture_du_viol. Je vais peut-être aller réagir là-bas sur la séduction anti-capitaliste...
      Les odeurs sont aussi présentes dans le propos du texte qu’on commente ici, comme négation de la vérité d’un corps féminin, et possible sujet de honte,mais c’est leur première occurrence dans cette conversation, bravo @monolecte ! C’est en effet pas safe de vouloir les gommer à tout prix, et ça concerne les problèmes sanitaires de l’épilation intégrale (sur lequel je voulais vraiment en rajouter, parce que j’en avais marre des c’est mon choix qui ne disent rien d’autre que l’ignorance de son corps et de comment il marche) comme le brossage de dents qui provoque des micro-lésions buccales pas recommandées trop près d’un rapport sexuel oral non protégé. On se fait du mal pour tenter à tout prix de se faire du bien.
      #odeurs_corporelles

    • Sur les mêmes questions, une chronique au vitriol d’un bouquin jeunesse qui reprend tous ces clichés pour les asséner aux filles.
      http://lesvendredisintellos.com/2013/11/09/dico-des-filles-2014-amis-neurones-nous-avons-du-pain-sur-la-p

      Le corps de la femme est sale

      « Par respect pour le médecin et pour vous même, une toilette intime particulièrement soigneuse et du linge propre sont de rigueur ce jour-là [ndlr : le jour du rendez vous chez le gynécologue]… plus encore que les autres jours ! » p.249

      En réalité, il est déconseillé de trop se récurer, cela fausse les résultats d’analyse des prélèvements qui pourraient être effectués…

      « En France, l’usage veut qu’on s’épile. Les gens seraient choqués de vous voir avec des poils sous les aisselles : c’est supposé être très laid. En fait, cela peut donner l’impression qu’une femme ne prend pas soin d’elle ou pire, qu’elle est sale. » p.356

      A noter, les disclaimers sur le mode relativisme culturel (« l’usage veut »), pour prendre un peu de recul et pas avoir l’air trop nigaud, mais au final ne pas oublier où on est ! La grandeur de la France est sauve.

    • Mais encore...

      « L’acte sexuel commence par des préludes amoureux qui permettent aux deux partenaires de parvenir au comble de l’excitation. Puis a lieu la pénétration du pénis de l’homme dans le vagin de la femme. L’homme éprouve du plaisir par le mouvement de va-et-vient qu’il exerce et qui aboutit naturellement, après un temps plus ou moins long, à l’éjaculation qui termine l’acte sexuel. » p.416

      #androcentrisme ? #hétérocentrisme ?

      « La femme éprouve un plaisir plus ou moins intense, essentiellement par l’excitation du clitoris sur lequel le corps et le sexe de son partenaire exercent une pression, des frottements pendant tout le rapport sexuel » p.416

      #position_du_missionnaire


  • Adèle bleu sec — lesbiennes en mode mineur
    http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1534-adele-bleu-sec-%EF%BF%BD-lesbiennes-en-mode-mineur.html

    Osons d’entrée cette donnée, je n’ai pas vu La vie d’Adèle. Et je n’ai pas l’intention de la voir. Pour des raisons qui me sont très personnelles et n’ont pas grand-chose à voir avec les polémiques. Il se trouve que je suis plutôt adepte d’un cinéma fondé sur l’art de l’ellipse aux antipodes de la méthode Kechiche. Qui plus est, là encore à titre individuel, si un scénario mettant en scène des lesbiennes adultes assumant leur sexualité m’aurait sans doute intriguée, je suis lasse des histoires d’enfants (...)

    • Question de point de vue...

      Nombre de critiques qui se sont élevées exprimaient un sentiment de trahison. Fondé d’une part sur l’écart entre le film et la bande dessinée[1] dont s’est inspiré le cinéaste et d’autre part sur les différences produites par un regard hétérosexuel masculin en lieu et place d’un point de vue homosexuel féminin.

      Ce sentiment me semble-t-il était inévitable. Comment un réalisateur pourrait-il faire autre chose que de s’approprier son sujet et parler de là où il regarde le monde ? Que Kechiche fasse des choix d’homme hétéro, je ne sais comment il pourrait autrement. Pour ce qui est de l’impact de ces choix sur l’objet-film et la qualité de celui-ci, j’en laisse l’analyse à celles et ceux qui l’ont vu.

      En revanche, d’un point plus général, trois éléments viennent à mon sens nourrir la frustration des lesbiennes déçues.

      1. la rareté des images et des représentations des lesbiennes dans les circuits grand public
      2. la quasi-inexistence de représentations produites par des lesbiennes dans ces mêmes circuits. Et comme l’a très bien pointé, Emilie Jouvet, « Ce qui est tabou encore aujourd’hui n’est pas le sexe, mais bien les images, les films et les discours spécifiques créés par les femmes (et les minorités) sur leurs propres sexualités. »[2]
      3. La prétention revendiquée par Kéchiche au réalisme, jusque dans des scènes de cul.


  • Sisyphe.org - La #pornographie et le désespoir
    http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2615

    par #Andrea_Dworkin

    La pornographie existe parce que les hommes méprisent les femmes, et les hommes méprisent les femmes en partie parce que la pornographie existe.

    Quant à moi, la pornographie me détruit comme jamais la vie n’a pu le faire, du moins jusqu’à maintenant. Quelles que soient les luttes et les difficultés que j’aie connues dans ma vie, j’ai toujours eu le désir de trouver un moyen de continuer même si je ne savais pas comment, pour vivre un jour de plus, apprendre une chose de plus, faire encore une promenade, lire encore un livre, écrire un autre paragraphe, voir encore un ami, aimer encore une fois. Quand je lis ou que je vois de la pornographie, je voudrais que tout s’arrête. Pourquoi, me dis-je, pourquoi sont-ils si diaboliquement cruels et si diaboliquement fiers de l’être ? Parfois, c’est un détail qui me rend folle. Je regarde, par exemple, une série de photographies : une femme se tranche les seins au couteau, se barbouille le corps de son propre sang, s’enfonce une épée dans le vagin. Et elle sourit. C’est ce sourire qui me rend folle. Ou bien j’aperçois une immense vitrine entièrement recouverte avec les pochettes d’un disque. L’image sur la pochette représente une vue de profil des cuisses d’une femme. Sa fourche est suggérée parce que nous savons qu’elle est là ; on ne la voit pas. Le titre du disque clame : Plug Me to Death [Enfonce-moi à mort]. Et c’est l’emploi de la première personne qui me rend folle. « Enfonce-moi à mort ». Cette arrogance. Cette impitoyable arrogance. Comment cela peut-il continuer ainsi, ces images, ces idées et ces valeurs dénuées de tout sens, entièrement brutales, ineptes, se répandent jour après jour, année après année, emballées, achetées et vendues, publiées, persistantes ? Personne ne veut arrêter cela, nos chers intellectuels le défendent, d’élégants avocats progressistes plaident en sa faveur et des hommes de tous les milieux ne peuvent et ne veulent vivre sans cela. Et la vie, qui est tout pour moi, perd tout son sens car ces célébrations de la cruauté détruisent ma capacité même de sentir, d’aimer et d’espérer. Je hais les pornographes par-dessus tout parce qu’ils me privent de l’espoir.

    #femmes #féminisme


  • Près de 900 000 esclaves aujourd’hui en #Europe
    http://fr.myeurop.info/2013/10/15/pr-s-de-900-000-esclaves-aujourd-hui-en-europe-12409

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/chiffre_0.jpg

    Ludovic Clerima

    Près d’une personne sur cinq cents vit dans des conditions proches de l’esclavage en Europe d’après une enquête commandée par le Parlement européen. Les femmes sont majoritaires.

    Il semble loin le temps du prix Nobel de la paix pour l’Europe. lire la (...)

    #Société #INFO #esclavage_moderne #exploitation_sexuelle #pornographie #trafic


  • Les #chiffres du #porno : le plus gros #secret d’Internet | Slate.fr
    http://www.slate.fr/monde/72615/chiffres-porno-secret-internet

    Une audience que BuzzFeed estime sous-évaluée, quand une étude de Online MBA estimait en 2010 que 12% de tous les sites Internet de la toile sont pornographiques.

    According to some statistics, 12% of sites on the net are pornographic. 25% of all search engine requests are pornographic. And 35% of all internet downloads are pornographic.
    http://openvideoconference.org/2011/09/cindy-gallop-make-love-not-porn

    cc @xporte

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eWEjvCRPrCo