’When You Leave Israel and Enter Gaza, You Are God’ : Inside the Minds of IDF Soldiers Who Commit War Crimes
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►https://www.haaretz.com/opinion/2024-12-23/ty-article-opinion/.premium/when-you-enter-gaza-you-are-god-inside-the-minds-of-idf-soldiers-who-commit-war-crimes/00000193-f2a4-dc18-a3db-fee62b540000
Ce qu’en dit Quentin Rodriguez (Doctorant, à Université Clermont Auvergne, Département d’histoire des sciences et des techniques, Muséum d’histoire naturelle Henri-Lecoq) sur FB
Haaretz, le respecté journal de gauche israélien – l’une des dernières grandes voix publiques en faveur de la paix et contestant la déshumanisation raciste des Palestinien·nes dans la société israélienne – vient de publier une tribune de Yoel Elitzur , professeur émérite de psychologie à l’université hébraïque de Jérusalem, ancien président du conseil des psychologues d’Israël, officier de réserve du service de santé de l’armée israélienne, et ancien directeur général du programme de réhabilitation de l’armée pour les soldats traumatisés par la guerre.
Il rapporte les principaux impacts psychologiques que ses services ont constaté chez les soldats israéliens ayant participé à des crimes de guerre. Ce que raconte cette personne, très bien informée donc, et peu suspecte de partialité anti-israélienne, est glaçant. Peut-être plus que les rapports indépendants qui s’entassent attestant "froidement" des intentions génocidaires du gouvernement israélien, car il rapporte le point de vue subjectif des auteurs ou spectateurs directs des atrocités israéliennes.
Deux extraits :
« Un nombre important de soldats constituaient un groupe de "suiveurs", n’ayant initialement pas d’inclination à la violence. Leur comportement était principalement influencé par l’exemple donné par les sous-officiers et par les normes en vigueur dans la compagnie. Certains de ces suiveurs ayant commis des atrocités présentaient des traumatismes psychologiques : "Je me sentais comme, comme, comme un nazi... On aurait vraiment dit qu’en fait, c’était nous les nazis, et qu’ils étaient les juifs." »
« Un nouveau commandant est arrivé. On est sortis avec lui pour la première patrouille à 6h du matin. Il s’est arrêté. Il n’y avait pas âme qui vive dans les rues, seulement un petit garçon de quatre ans jouant dans le sable devant chez lui. Le commandant s’est mis soudain à courir, a attrapé le garçon, et lui a brisé le bras au niveau du coude, ainsi que la jambe, sur place. Il a marché sur son ventre trois fois de suite, et il est parti. On est tous restés là, bouches bées. Je l’ai regardé, choqué... et je lui ai demandé : "T’as une raison de faire ça ?" Il m’a répondu : Ces gamins devraient être tués dès la naissance. Quand c’est un commandant qui fait ça, ça rend ces comportements légitimes."
