Pour la contribution des femmes à la paix civile et aux droits démocratique
Martine BOUDET chercheure en anthropologie culturelle, directrice de Résistances africaines à la domination néo-coloniale (Le Croquant, 2021)1 et de Urgence antiraciste – Pour une démocratie inclusive (Le Croquant, 2017)2
État des lieux : la montée des conflits guerriers et des violences sociétales
La guerre meurtrière menée en Ukraine par l’armée russe cristallise une crise géo-politique : celle-ci se traduit par l’antagonisme de blocs stratégiques (renforcement de l’OTAN…), par la course aux armements et par l’instauration d’une économie de guerre parasite3, dont les grands bénéficiaires sont les lobbies militaro-industriels. En plus d’accumuler des opérations extérieures en Afrique subsaharienne condamnées par les peuples, la France est le deuxième vendeur d’armes au monde, à destination de dictatures en particulier. Dans le même temps, l’armée israëlienne mène une guerre génocidaire sur le territoire de Gaza, qui menace le projet de création d’un État palestinien. Cette vague belliciste traduit une régression inquiétante à l’égard des acquis alimentés depuis la fin de la guerre froide, en matière de diplomatie et de désarmement, et à l’égard du rôle de médiation et de régulation des relations internationales que doivent jouer l’ONU et le TPI (tribunal pénal international).
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