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  • Blâmer les victimes

    Au cours des dernières décennies, le poids politique des minorités raciales et des autres groupes opprimés ayant quelque peu augmenté, l’ancienne pratique consistant à blâmer les victimes pour les problèmes rencontrés par ces minorités s’était quelque peu estompée. Cela a été particulièrement le cas après 2020 quand le mouvement Black Lives Matter a obtenu des concessions telles que les programmes DEI (Diversité, Équité, Intégration) mis en œuvre par un nombre important d’entreprises. Ces modestes avancées ont bénéficié à certaines couches de la population américaine, tandis que d’autres Américain·nes bouillonnaient de ressentiment envers les minorités raciales et sexuelles prétendument favorisées.

    Cette rancœur a grandement facilité la montée de la réaction de droite et l’annulation sous le règne haineux de Donald Trump des avancées réalisées par les groupes opprimés. Ce dernier a donné le ton à la nouvelle offensive consistant à blâmer les victimes, qu’il s’agisse des travailleurs et travailleuses migrantes, des minorités raciales ou personnes étrangères, que Trump attaque avec un manque total de respect, voire sans un minimum de décence.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/16/blamer-les-victimes

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