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  • Continuer à combattre les fascismes

    « Personne ne doit mourir de ses idées. […] Personne. Jamais. » À l’instar de Sandrine Rousseau, qui s’exprimait en début de semaine sur le plateau de Franceinfo, la classe politique a été unanime à condamner le meurtre de Quentin Deranque. L’étudiant de 23 ans, membre de plusieurs organisations d’extrême droite lyonnaises a succombé à ses blessures samedi 14 février. Il avait été pris dans un affrontement de rue, deux jours auparavant, dans des circonstances que l’enquête de police en cours devra élucider.

    Dans les jours qui ont suivi, une offensive politique de grande ampleur s’est abattue sur La France insoumise (LFI). Accusée d’abriter dans ses rangs des proches des meurtriers du jeune homme, la formation est désormais désignée par la droite, l’extrême droite et une partie de la gauche comme la seule responsable du climat de violence politique actuel. Mercredi 18 février, ses locaux parisiens ont été évacués à la suite d’une alerte à la bombe.

    La veille, l’Assemblée nationale observait une minute de silence en hommage à l’étudiant proche des milieux néofascistes. Les victimes tuées par des militants d’extrême droite, ces dernières années, n’ont pas reçu les mêmes honneurs. Pourtant, « si on fait un bilan sinistre des décès causés par les radicaux depuis 1986, affirme l’historien Nicolas Lebourg, la gauche a tué 6 personnes, la droite 59. »

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