Les talibans ne peuvent pas vous prendre votre stylo : le message de Margaret Atwood aux femmes afghanes
Les journalistes du Zan Times, un média afghan dirigé par des femmes en exil, m’ont demandé d’écrire une lettre aux femmes afghanes.
J’ai accepté cette invitation parce que la situation critique des femmes en Afghanistan est importante. Il y a quarante ans, j’ai imaginé la République de Gilead dans La Servante écarlate, dans l’espoir de sensibiliser le public sur la facilité avec laquelle les femmes pouvait perdre leur statut social, leurs places et leurs droits humains. J’espérais que l’histoire d’Offred inspirerait les lecteurs et les lectrices du monde entier, non seulement à défendre les droits des femmes dans leur propre pays, mais aussi à prêter attention aux autres pays où les femmes sont intentionnellement et systématiquement rendues vulnérables, impuissantes et soumises à des abus et à la famine.
Je vous adresse cette lettre, à vous, femmes courageuses d’Afghanistan, qui luttez pour préserver quelques lambeaux de dignité humaine. Au cours des quatre dernières années, j’ai beaucoup lu sur les talibans et les restrictions croissantes qui définissent la vie quotidienne des femmes et des filles. Les portes des écoles et des universités leur sont fermées. Les femmes sont contraintes de rester à la maison. Elles sont réduites à leurs organes reproducteurs et à leur rôle de servantes domestiques, comme dans la République de Gilead.
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