Monolecte 😷🤬

Fauteuse de merde 🐘 @Monolecte@framapiaf.org

  • L’économie US, l’IA et la destruction créatrice - Contretemps
    https://www.contretemps.eu/leconomie-us-lia-et-la-destruction-creatrice

    OpenAI est généralement considéré comme le meneur dans la course à l’IA. Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, la start-up a rassemblé 800 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires, soit plus du double du trafic des IA concurrentes développées par Meta Platforms (propriétaire de Facebook) et Alphabet (la maison mère de Google).

    Mais cette position dominante implique d’énormes coûts. OpenAI prévoit d’augmenter sa puissance de calcul de 1,9 GW à 36 GW au cours des huit prochaines années et a conclu une série d’accords pour construire des centres de données et acquérir des puces de pointe, ce qui a augmenté ses passifs de 1 400 milliards de dollars. Ses plus importants concurrents, comme Alphabet et Meta, disposent d’activités historiques générant des centaines de milliards de dollars par an sur lesquelles ils peuvent s’appuyer. OpenAI, en revanche, ne peut survivre que tant que ses bailleurs sont prêts à la maintenir à flot.

    OpenAI a levé plus de 60 milliards de dollars depuis 2015, dont 41 milliards l’an dernier lors d’une levée de fonds record conduite par SoftBank. Mais l’entreprise s’apprête à épuiser sa trésorerie cette année et, avec une rentabilité qui risque de ne pas être positive avant plusieurs années, la question est de savoir si les investisseurs sont prêts à financer ce géant déficitaire. L’entreprise fait face à un trou de 20 milliards de dollars dans ses comptes cette année, comme plusieurs accords de financement différé conclus avec des fournisseurs tels que Nvidia, Oracle et CoreWeave arrivent à échéance.

    Cette situation met la start-up sous forte pression pour trouver de nouveaux investisseurs aux amples ressources financières afin d’assurer son avenir. Cette année pourrait être décisive pour OpenAI. Avec des recettes ne couvrant qu’une fraction de ses coûts croissants, le trou dans ses finances devrait atteindre environ 130 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.