• Les enfants ne savent pas se servir d’un ordinateur et vous devriez vous en inquiéter.
    http://nicolaslegland.wordpress.com/2013/08/15/les-enfants-ne-savent-pas-se-servir-dun-ordinateur

    La vérité est que les enfants ne savent pas utiliser d’ordinateur polyvalent, ni la plupart des adultes que je connais non-plus. Il y a bien un petit nombre de personnes, à l’école, que je considère techniquement compétents8. Ce sont grosso-modo des gens entre trente et cinquante ans, qui ont possédé un ordinateur personnel durant la majeure partie de leur vie d’adulte. Il y a bien sûr des exceptions parmi les enseignants comme parmi les élèves. Il y a toujours un ou deux enfants dans chaque promotion qui ont déjà commencé la programmation ou le développement Web ou qui peuvent démonter un ordinateur jusqu’à l’os, remplacer une carte mère et réinstaller un système d’exploitation. Il y a généralement quelques enseignants férus de technologie en dehors de cette tranche d’âge, souvent en mathématiques ou en sciences, qui sont seulement pris au dépourvu par les ordinateurs de l’école parce qu’ils n’ont pas les droits d’administrateur, mais ce sont des cas isolés.

    • Tout au long de leur vie, je l’ai fait à leur place.

      Mais le programme n’est pas le seul domaine dans lequel nous nous sommes plantés. Les infrastructures réseau des écoles du Royaume-Uni sont tout autant à blâmer. Nous avons imité les réseaux d’entreprise, en empêchant les enfants et les enseignants d’accéder aux paramètres du système, à la ligne de commande et en exigeant des droits d’administrateur pour faire quoi que ce soit. Ils sont assis devant un ordinateur polyvalent sans la capacité de faire de l’informatique générique. Ils ont accès à quelques applications et c’est tout.

      Nous devrions apprendre aux enfants à ne pas installer des logiciels malveillants, au lieu de verrouiller les machines de sorte que ce soit pratiquement impossible. Nous devrions enseigner aux enfants à rester en sécurité quand ils sont en ligne, plutôt que de filtrer leur Internet. Google et Facebook récompensent les enfants qui parviendraient à trouver et à exploiter des failles de sécurité dans leurs systèmes. À l’école, nous excluons les élèves qui auraient tenté de pirater nos systèmes. Est-ce juste ?

      #pédagogie ?

    • Un enfant lève la main. Il me dit qu’il a un virus sur son ordinateur. Je regarde son écran. Affichée dans son navigateur web, ce qui semble être une boite de dialogue d’avertissement de Windows XP l’averti que son ordinateur est infecté et lui propose un nettoyage gratuit et des outils de suppression. Il est sur un poste Windows 7. Je ferme l’onglet incriminé. Il ne sait pas se servir d’un ordinateur.

      Notre stagiaire, issu d’une école d’informatique (Epitech), fait ce genre de conneries. Il sait écrire des programmes, faire des sites web, mais il lui manque une « culture informatique » de base, comme à 90% de sa génération (- de 25 ans).

      Comme d’hab -> #education

    • Yep, je le reconnais, c’est le Rogue, bien chiant et longuet à nettoyer. C’est un pote (moins de 30 ans) qui m’a appelé l’hiver dernier parce que son ordi ramait à fond et qu’il avait des messages d’alerte de partout. Je me suis retrouvée devant un système Window Vista (arg), le truc pratiquement jamais utilisé pour ma part et c’est parti pour la pédagogie : installer et paramétrer le navigateur qui va bien, expliquer qu’on n’est pas au clicodrome international, qu’on doit lire les messages d’alerte en entier, que quand on ne sait pas, on pose la question à Google, qu’on n’ouvre les pièces jointes des mails qu’avec circonspection (Est-ce que je connais le gus qui me l’envoie ? Est-ce qu’il m’envoie des conneries ? Est-ce que c’est bien raisonnable de penser qu’il a voulu partager « grosnichons.exe » avec moi ? Est-ce que je ne ferais pas mieux de l’appeler pour être bien sûr — et prendre de ses nouvelles en passant — etc.).
      Tout ça en découvrant l’OS à la volée, en cherchant le nom du virus, les outils de nettoyage, etc.
      Bref, quelques bonnes heures quand même.