• L’effet K, ou « effet Koulechov »
    http://www.franceculture.fr/blog-grand-ecart-2013-11-01-qu-est-ce-que-l%E2%80%99effet-k-ou-%C2%AB-

    L’effet K, ou « effet Koulechov » du nom de son théoricien, ou encore « expérience Mosjoukine », met en lumière la fonction créatrice du #montage au #cinéma et s’interroge sur le travail de l’acteur. En 1921, le réalisateur russe Lev Koulechov fait une expérience fascinante et novatrice : il choisit un plan de l’acteur vedette de l’époque Ivan Mosjoukine, plan sur lequel le visage de l’acteur est neutre et ne laisse paraître aucun sentiment particulier. Ce plan, il le décline à l’identique trois fois. La première fois, il le fait suivre d’une autre image, celle d’une assiette de soupe. La deuxième fois, le plan est suivi de l’image d’un cercueil dans lequel repose un enfant ; enfin, une femme lascive allongée sur un canapé succède au dernier plan neutre d’Ivan Mosjoukine. La faim, l’affliction et le désir : trois émotions suscitées par les plans en contrechamp de celui de l’acteur.

    https://www.youtube.com/watch?v=grCPqoFwp5k

    Si le film est parvenu jusqu’à nous, la mise en pratique de l’expérience manque de clarté. Comment les trois séquences ont-elles été présentées au public, on ne le sait pas précisément ; ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois, les spectateurs ont loué le jeu parfait de la star russe, alors même que cette dernière a participé involontairement à l’expérience. Avec cette petite manipulation inoffensive, Lev Koulechov démontre la force des images et le pouvoir du montage. Il renvoie au spectateur son propre regard, que celui-ci semble également « réimprimer » sur l’acteur, le chargeant de sentiments qui ne sont pas les siens. Test peu flatteur pour l’acteur, l’histoire ne dit pas si celui-ci en a voulu au réalisateur.

    • Dans les commentaires de la vidéo, Kommond détaille le procédé qui, selon lui, consistait à montrer un seul film à un groupe de spectateur, chacun des groupe interrogé ensuite qualifiant le jeu de l’acteur en fonction de l’image associée.

      el experimento de Kuleshov no era ponerle a alguien los tres seguidos y ver si les veía distintas caras. Lo que pasaba es que a un grupo (A) le pasaba una, a un grupo (B) le pasaba otra y a otro grupo (C) le pasaba la restante, por separado a todos. Y al preguntar a cada grupo cada uno decía un emoción relacionada con el contexto, ninguno decía «serio» o «de nada». El efecto desaparece si lo ves tan seguido ;)

      Effectivement si on regarde les trois films à la suite l’effet est anéanti.

    • and thus the holistic power of editing : what we see in each shot is less significant than the meanings and emotions which arise out of the editing together of the shots.

      now, could there be any relevance between kuleshov, and the ways our media landscapes are shaped today ?

      think about it next time you watch some news coverage.