Il est vrai que, logiquement, l’heure du fuseau horaire nous « resynchroniserait » par rapport à la course du Soleil. Logiquement car avec une heure légale étendue à un territoire large de presque 1 000 km, à l’Est de ce territoire, le ressenti solaire ne serait pas le même qu’à l’Ouest.
Exemples des journées de solstices d’hiver et d’été si on utilise l’heure du méridien de Greenwich (GMT) pour deux villes comme Strasbourg et Brest et en tenant compte des éphémérides astronomiques :
Strasbourg, le 21/12
Lever du Soleil : 7h19 ; coucher : 15h36
(rajouter 1 h pour obtenir l’heure d’hiver)
Strasbourg, le 21/06
Lever du Soleil : 3h27 ; coucher : 19h35
(rajouter 2 h pour obtenir l’heure d’été)
Brest, le 21/12
Lever du Soleil : 8h05 ; coucher : 16h25
(rajouter 1 h pour obtenir l’heure d’hiver)
Brest, le 21/06
Lever du Soleil : 4h16 ; coucher : 20h21
(rajouter 2 h pour obtenir l’heure d’été)
Ce qui induit pour chaque ville une différence de presque 1 heure pour chaque évènement. Je me suis laissé dire que l’introduction d’une heure légale était dû à l’apparition d’un mode de transport « révolutionnaire » au XIXe siècle : le chemin de fer. Avant cela, on se contentait de suivre la course du Soleil dans le ciel ou alors on se calait sur l’horloge de l’église qui elle-même était synchronisée sur des cadrans solaires dont l’utilisation n’était pas si évidente et nécessitait quelques corrections par des calculs astronomiques (justement). Les montres ou horloges individuelles étaient rares et plutôt réservées à quelques nantis.
Le compromis GMT+1 (ou UTC+1) me semble acceptable pour tout le territoire métropolitain.
Quelques compléments d’infos sur l’heure légale en France et son évolution historique :
▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Heure_en_France#Histoire
Et cela m’amène à me dire que les « maîtres des horloges » sont toujours situés du même côté de la console, ceux-là qui depuis, la révolution industrielle, nous jouent la même musique productiviste pour nous faire danser sur l’air (du temps) qui leur convient le mieux.