Franz42

Professeur agrégé de géographie en CPGE littéraire (ENS Lyon)

  • Le petit business du "#paysan" Pierre #Rabhi
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-15-septembre-2018


    Zones d’ombre dans son parcours, paradoxes entre son discours de sobriété et la manière dont il vit, conservateur qui ne s’assume pas : derrière les paroles de Pierre Rabhi se cacheraient des contradictions et un #business florissant.
    Derrière « les belles paroles » de Pierre Rabhi se cache en fait « un petit business ».
    Auteur de nombreux livres, dont La sobriété heureuse, Pierre Rabhi a touché en dix ans plus d’un demi-million d’euros en droits d’auteur. Il dispose ainsi d’énormes ressources, entre 7 000 et 10 000 euros par mois. Il explique pourtant lors de ses prises de parole qu’il se contente de très peu ; il touche en réalité beaucoup d’argent.

    Le petit business du « paysan » Pierre Rab


  • Le système Pierre #Rabhi, par Jean-Baptiste Malet (Le Monde diplomatique, août 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    Frugalité et marketing
    Le système Pierre Rabhi


    La panne des grandes espérances politiques remet au goût du jour une vieille idée : pour changer le monde, il suffirait de se changer soi-même et de renouer avec la #nature des liens détruits par la modernité. Portée par des personnalités charismatiques, comme le paysan ardéchois Pierre Rabhi, cette « insurrection des consciences » qui appelle chacun à « faire sa part » connaît un succès grandissant.
    En se répétant presque mot pour mot d’une apparition à une autre, Rabhi cisèle depuis plus d’un demi-siècle le récit autobiographique qui tient lieu à la fois de produit de consommation de masse et de manifeste articulé autour d’un choix personnel effectué en 1960, celui d’un « retour à la #terre » dans le respect des valeurs de simplicité, d’humilité, de sincérité et de vertu. Ses ouvrages centrés sur sa personne, ses centaines de discours et d’entretiens qui, tous, racontent sa vie ont abouti à ce résultat singulier : cet homme qui parle continuellement de lui-même incarne aux yeux de ses admirateurs et des journalistes la modestie et le sens des limites. Rues, parcs, centres sociaux, hameaux portent le nom de ce saint laïque, promu en 2017 chevalier de la Légion d’honneur. Dans les médias, l’auteur de Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010) jouit d’une popularité telle que France Inter peut transformer sa matinale en édition spéciale en direct de son domicile (13 mars 2014) et France 2 consacrer trente-cinq minutes, à l’heure du déjeuner, le 7 octobre 2017, à louanger ce « paysan, penseur, écrivain, philosophe et poète » qui « propose une révolution ».

    par Jean-Baptiste Malet

    • Rabhi aime les gens de pouvoir et c’est réciproque.

      Le succès du personnage et de son discours reflète et révèle une tendance de fond des sociétés occidentales : désabusée par un capitalisme destructeur et sans âme, mais tout autant rétive à la modernité politique et au rationalisme qui structura le mouvement ouvrier au siècle passé, une partie de la population place ses espoirs dans une troisième voie faite de tradition, d’authenticité, de quête spirituelle et de rapport vrai à la nature.

      Quand on lui cite l’œuvre du philosophe André Gorz, auteur des textes fondateurs Écologie et politique (1975) et Écologie et liberté (1977), il s’agace : « J’ai toujours détesté les philosophes existentialistes, nous dit-il. Dans les années 1960, il y en avait énormément, des gens qui ne pensaient qu’à partir des mécanismes sociaux, en évacuant le “pourquoi nous sommes sur Terre”. Mais moi, je sentais que la réalité n’était pas faite que de matière tangible et qu’il y avait autre chose. »

      Sur les rapports entre les hommes et les femmes, son opinion est celle-ci : « Il ne faudrait pas exalter l’égalité. Je plaide plutôt pour une complémentarité : que la femme soit la femme, que l’homme soit l’homme et que l’amour les réunisse (11). »

      Quelques mois plus tard, fin 1986, l’association Point Mulhouse, fondée par Freund, demande à l’agronome René Dumont, bon connaisseur des questions agricoles de la région du Sahel (15), d’expertiser le centre dirigé par Rabhi. Le candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1974 est épouvanté par ce qu’il découvre. S’il approuve la pratique du compost, il dénonce un manque de connaissances scientifiques et condamne l’approche d’ensemble : « Pierre Rabhi a présenté le compost comme une sorte de “potion magique” et jeté l’anathème sur les engrais chimiques, et même sur les fumiers et purins. Il enseignait encore que les vibrations des astres et les phases de la Lune jouaient un rôle essentiel en agriculture et propageait les thèses antiscientifiques de Steiner, tout en condamnant [Louis] Pasteur. »

      Pour Dumont, ces postulats ésotériques comportent une forme de mépris pour les paysans. « Comme, de surcroît, il avait adopté une attitude discutable à l’égard des Africains, nous avons été amenés à dire ce que nous en pensions, tant à la direction du Point Mulhouse qu’aux autorités du Burkina Faso » (16). Deux conceptions s’opposent ici, car Dumont ne dissocie pas combat internationaliste, écologie politique et application de la science agronomique. Rabhi s’en amuse aujourd’hui : « René Dumont est allé dire au président Thomas Sankara que j’étais un sorcier. » Dumont conseillera même d’interrompre au plus vite ces formations. En pure perte, car Rabhi bénéficie de l’appui de Freund, lui-même proche du président burkinabé. Mais l’assassinat de Sankara, le 15 octobre 1987, prive Freund de ses appuis politiques. Rabhi et lui quittent précipitamment le Burkina Faso.

      Cet épisode éclaire une facette importante d’un personnage parfois présenté comme un « expert international » des questions agricoles, préfacier du Manuel des jardins agroécologiques (Actes Sud, 2012), mais qui n’a jamais publié d’ouvrage d’agronomie ni d’article scientifique.

      « Beaucoup de gens bénéficient du secourisme social, nous explique Rabhi. Mais, pour pouvoir secourir de plus en plus de gens, il faut produire des richesses. Va-t-on pouvoir l’assumer longtemps ? » Pareille conception des rapports sociaux explique peut-être le fonctionnement des organisations inspirées ou fondées par le sobre barbichu, ainsi que son indulgence envers les entreprises multinationales et leurs patrons.

      À partir de 2009, année marquée par la participation de Rabhi à l’université d’été du Mouvement des entreprises de France (Medef), le fondateur des Colibris rencontre des dirigeants de grandes entreprises, comme Veolia, HSBC, General Electric, Clarins, Yves Rocher ou Weleda, afin de les « sensibiliser ». Les rapports d’activité de l’association Colibris évoquent à cette époque la création d’un « laboratoire des entrepreneurs Colibris » chargé « de mobiliser et de relier les entrepreneurs en recherche de sens et de cohérence ».

      Rabhi a également déjeuné avec M. Emmanuel Macron durant sa campagne pour l’élection présidentielle. « Macron, le pauvre, il fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas simple, nous déclare-t-il. Il est de bonne volonté, mais la complexité du système fait qu’il n’a pas les mains libres. »

    • Un écran plat gigantesque trône dans le salon : « Je regarde des westerns et des séries pour me vider la tête, précise-t-il. Je ne lis pas les journaux, je n’écoute pas la radio, je ne sais pas me servir d’Internet. Je me tiens hors du monde. » Derrière le rideau de perles, l’épouse aux yeux limpides, Michèle, s’affaire en silence. Il la présente du bout des lèvres puis grimpe à l’étage. Son repaire est là : des murs ocre, un bureau minuscule, une vierge sculptée, un bol tibétain en cuivre et, par terre, une natte – « C’est ici que je dors. »

      Lol et merci, @ninachani. Écran plat et bobonne, ben ouais !

    • Le passage que je préfère et de loin :

      Les colibris, tous ses fidèles qui forment aujourd’hui quelque quatre-vingts groupes en France, s’activent pour promouvoir ici des cantines bio, là un écovillage, ailleurs une plate-forme de covoiturage ou de recyclage textile. « Soutenez la révolution », rappelle le site du mouvement, en suggérant au passage l’achat des œuvres du maître, livres, CD, DVD... « Mais il faut monter en puissance », répète inlassablement Rabhi qui rêve encore de peser sur la présidentielle de 2017, d’organiser un forum citoyen peut-être, de semer partout des écoles d’agroécologie. Il lui faut, pour survivre, toujours plus de projets, de moyens. La princesse de Polignac se désole : « Des sous, des sous, c’est tout ce qui intéresse Pierre aujourd’hui. »


  • #Géographie et #santé publique, une alliance vitale
    https://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2018/08/20/geographie-et-sante-publique-une-alliance-vitale_5344285_1650684.htm?

    Le géographe et géopolitoloque français Yves Lacoste avait intitulé l’un de ses ouvrages resté célèbre La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre (La Découverte, 1976). Elle sert aussi à améliorer la santé des populations. Au cours des trente dernières années, les noces de la géographie – et ses nouveaux outils informatiques – et de la santé publique ont donné lieu à une production scientifique florissante qui ne se contente pas d’aligner chiffres et statistiques. Elle les intègre dans un contexte #géospatial afin de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans les maladies et causes de décès. La finalité est de permettre aux décideurs politiques de prendre des décisions informées au service de la santé de la population et de cibler les ­interventions. « Derrière les chiffres, il y a des gens », résume Simon Hay, directeur des sciences géospatiales au sein de l’Institut de statistiques et d’évaluation en santé (IHME), rattaché à l’université de Washington à Seattle.

    Lire aussi : Santé publique et géographie : la France comble son retard

    Tee-shirt, jeans et basket, Simon Hay sera notre guide lors du séjour à l’IHME. Il travaille dans un petit bureau au bout de l’un des deux étages qu’occupe actuellement l’institut dans un immeuble au 2301 Ve Avenue, à Seattle. Soit à quinze minutes à pied de la Fondation Gates qui a financièrement porté l’organisme sur les fonts baptismaux, en 2007. A priori, rien ne prédisposait ce Britannique, né en Allemagne en 1971, à occuper ce poste. Zoologiste de formation, il s’intéresse particulièrement aux insectes. Ce n’est qu’ensuite qu’il est ­devenu épidémiologiste.


  • #Tourisme : la tectonique des masses

    Par Valérie Sasportas le 15/08/2018
    Dans un essai sans concession, Du #voyage rêvé au tourisme de masse, deux professeurs de #géographie et voyageurs interrogent la tension humaine, culturelle et spatiale que créent l’imaginaire et les fantasmes du touriste mondialisé dans sa quête d’exotisme et d’authenticité.

    « Huit cents millions de #touristes mondiaux/ Et moi, et moi, et moi », songe-t-on façon Dutronc, en refermant l’essai de Thomas Daum et Eudes Girard, Du Voyage rêvé au tourisme de masse*, publié à l’aube des grandes transhumances estivales. Ce livre, paru en juin dernier, a précédé de peu les chiffres vertigineux du tourisme étranger en France, 90 millions attendus cette année selon Atout France. À l’échelle mondiale, les arrivées touristiques internationales dans les aéroports se chiffrent à 1,2 milliard selon le rapport de l’Organisation du Tourisme mondial de 2016. Et c’est compter sans les touristes dans leur propre pays, dont le nombre est estimé entre 3 et 4 milliards.

    Oser le pas de côté. « Quand on ne cherche pas quelque chose en particulier, des moments authentiques peuvent venir à nous. Il suffit de quitter les destinations référencées. Se décaler des hypercentres touristiques vers la périphérie », affirme l’écrivain passionné de géographie. Laisser tomber les balisages, les guides. Et se laisser surprendre. « On peut trouver des espaces non mis en tourisme. Mais il faut alors accepter la différence entre le beau et l’authentique. »

    *Thomas Daum et Eudes Girard, Du voyage rêvé au tourisme de masse, CNRS éditions, 277 pages, 22 euros.

     »LIRE AUSSI - L’industrie du tourisme est-elle en train de détruire le voyage ?
    « Du voyage rêvé ou tourisme de masse », un essai cinglant sur le tourisme 2.0, signé Thomas Daum et Eudes Girard.

    Nous n’avons jamais autant voyagé. Mais que sont devenus les voyages ? Le communiqué de presse présente ainsi l’ouvrage : « Us et coutumes du tourisme 2.0 : l’impossible soif d’authentique, la vaine quête d’exotisme ». Fatalisme ou provocation ?❞


  • Un « risque d’#accaparement des terres agricoles » en France
    https://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/05/31/un-risque-d-accaparement-des-terres-agricoles-en-france_5307597_3234

    Un « risque d’accaparement des terres agricoles » en France

    Le dernier bilan des marchés fonciers ruraux de la FNSafer dénonce une « tendance à l’agglomération de grandes surfaces au sein d’un nombre limité d’exploitations ».

    LE MONDE ECONOMIE | 31.05.2018 à 14h00 | Par Laurence Girard


    Un champ de colza près de Lyon (Rhône), le 18 avril 2018.

    Les #terres #agricoles françaises sont très convoitées. Les récents exemples illustrant la pression sur ce patrimoine nourricier ont marqué les esprits. Que ce soit la bataille autour du projet Europacity, prévoyant la transformation 280 hectares de terres agricoles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise) en un complexe commercial et touristique. Ou la prise de contrôle de 1 700 hectares de terres céréalières berrichonnes par une société chinoise. Suivie par l’achat de deux sociétés agricoles dans l’Allier par un entrepreneur pékinois. Ou encore le grappillage de plus de 140 châteaux dans le vignoble bordelais par des investisseurs de l’ancien empire du Milieu.

    Le bilan 2017 des marchés fonciers ruraux, publié jeudi 31 mai par la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer), le prouve. Sur l’année écoulée, les ventes de surfaces ont atteint un niveau record. Le nombre de transactions progresse de 7,6 %, à 86 260, pour un montant qui bondit, lui, de 15,5 %, à 4,6 milliards d’euros. Au total, 381 000 hectares ont changé de mains.

    Mais dans quelles mains sont-ils passés ? Depuis l’entrée en vigueur de la loi d’avenir pour l’#agriculture, en 2016, les projets de vente de parts sociales ou d’actions de sociétés agricoles doivent être portés à la connaissance des #Safer. Des transactions qui échappaient jusqu’alors à ses radars, alors même que les formes sociétaires ne cessent de se développer. Que ce soient des sociétés de portage du foncier (GFA, SCI agricoles, etc.), d’exploitation agricole (GAEC, EARL, SCEA, SA ou SARL) ou de groupement forestier.

    @odilon


  • Comment #Israël a remporté la bataille du territoire.
    « Personne ne doute vraiment que l’annexion de Jérusalem soit définitive »
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/05/15/personne-ne-doute-vraiment-que-l-annexion-de-jerusalem-soit-definiti

    Soixante-dix ans après la création de l’Etat juif, Israël a remporté la bataille du territoire, estiment les universitaires Julieta Fuentes et Philippe Subra dans une tribune au « Monde ».

    LE MONDE | 15.05.2018 à 06h37 • Par Philippe Subra (professeur à l’Institut français de #géopolitique de l’université Paris-VIII)
    Réagir

    Tribune. Le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est certes contraire au droit international et ne va pas dans le sens de la paix. Mais il est surtout la reconnaissance d’un état de fait : cent vingt ans après l’arrivée des premiers immigrants et la parution du livre de Theodor #Herzl, L’Etat des #Juifs, Israël contrôle, d’une manière ou d’une autre, 90 % du territoire de l’ancienne #Palestine, et personne ne doute vraiment que l’annexion de Jérusalem-Est soit définitive.❞

    Un paysage homogène

    C’est grâce à ces actions d’aménagement que les quelques milliers d’immigrants juifs arrivés en Palestine dans les années 1890 et les 600 000 habitants juifs présents à la fin du mandat britannique, en 1948, sont aujourd’hui 6,6 millions. Chaque fois que les armes se sont tues, l’aménagement a pris le relais de l’action militaire, les bulldozers celui des tanks et des avions de chasse. Avec les mêmes objectifs : prendre, sans retour en arrière possible, le #contrôle du maximum de territoire, accueillir et assimiler les nouveaux immigrants, affaiblir la présence arabe et compenser les faiblesses géostratégiques du pays. Rétrospectivement, on ne peut qu’être frappé par l’intelligence et l’efficacité de cette #stratégie, mise en œuvre sur plus d’un siècle, et par la capacité de ses promoteurs à l’adapter à des conditions géopolitiques n’ayant cessé d’évoluer.

    • L’emprisonnement de civils par milliers, la torture, les assassinats, l’emprisonnement d’adolescents et les tirs à balles réelles sur des enfants ... cela explique cette merveilleuse réussite du suprémacisme juif que votre article illustre quel que peu.


  • Lutte des classes, lutte des places
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-mardi-08-mai-2018

    Le géographe Michel Lussault développe une analyse des "places", considérées non seulement dans leur dimension spatiale, mais aussi sociale et qui permettent de comprendre les nouvelles luttes politiques et économiques à l’oeuvre dans la mondialisation.


    Illustration du Capital par Hugo Gellert• Crédits : VITALIY KARPOV / RIA NOVOSTI / SPUTNIK - AFP - AFP

    Le géographe Michel #Lussault développe une analyse des "places", qui renvoie à une conception de l’#espace, non comme un simple contenant, un cadre extérieur dans lequel se déroulerait la vie économique, mais bien un objet particulier à considérer en soi. Par “place”, il ne faut donc pas entendre de simples localisations géographiques, ni même une situation dans un espace social, mais une tentative de conciliation entre les deux.

    Cette analyse originale est intéressante, car elle permet d’avoir un regard neuf sur les relations de pouvoir et de cohabitation entre les populations populaires et ce que Lussault appelle l’élite “#cinétique” ou circulante, du fait de son usage et de sa voracité de lieux. Au paroxysme de la #mondialisation, qui achève de réduire les distances, cette élite internationale jouit d’une puissance et d’une liberté spatiale sans précédent.

    Dans un article du journal l’Humanité, le philosophe Grégoire Chamayou explique que le système capitaliste, pétri de contradiction, parvient à retarder ses crises grâce à des “ruses géographiques”.

    Reprenant l’analyse du géographe David #Harvey, il explique que c’est grâce à son incroyable plasticité, sa capacité de transformation et d’adaptation, que le capitalisme parvient à se perdurer. Pour David Harvey, il faut également considérer l’#espace comme un objet d’étude à part entière et non pas un simple environnement où se déploient des réalités économiques.


  • #Paysage japonais
    Retour à Tohoku - TRACES - espazium.ch
    https://www.espazium.ch/retour--tohoku

    En 2012, Tadashi Ono, photographe paysagiste et enseignant à l’Ecole nationale supérieure de la #photographie d’Arles, publiait dans Tracés no 5-6/2012 une série d’images documentant les dégâts causés par le tsunami qui venait de frapper les côtes japonaises. Le #raz-de-marée s’était alors engouffré par endroits plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. 600 km de côtes avaient été frappés, causant la destruction partielle ou totale d’un nombre considérable d’agglomérations et de zones portuaires. Le #tsunami a surtout causé la disparition de plus de 18 000 personnes, ainsi que la destruction du système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima avec les conséquences que l’on connaît.


    La gravité du bilan humain est amplifiée si l’on considère que la #catastrophe a frappé une société organisée pour y faire face, parée de systèmes d’alertes opérationnels, et d’un niveau de préparation de la protection civile inégalé dans le monde.

    Aujourd’hui, Tadashi Ono revient sur les lieux de la catastrophe et rend compte des travaux en cours qui ont été réalisés pour protéger les régions côtières les plus exposées. Des #murs impressionnants ont été érigés pour palier une éventuelle nouvelle vague meurtrière.

    L’apparence dystopique, quasi irréelle de ces ouvrages doit être, elle aussi, contextualisée. S’ils paraissent sortis d’un film de science-fiction, ils ne sont pas pour autant superflus, compte tenu de l’ampleur et de la fréquence des séismes qui frappent l’archipel. S’inscrivant dans une stratégie existante de digues et de murs contre les raz-de-marée dans certaines régions côtières, ils témoignent d’une approche techniciste et interventionniste, complémentaire d’une conception d’aménagement préventive, reposant sur le déplacement des habitations exposées vers des zones plus en hauteur.


    Au lieu d’appliquer la seule prudence millénaire qui déconseillait l’occupation durable de certaines zones côtières, le #Japon moderne opte pour une opposition frontale aux éléments, appuyée par des moyens techniques conséquents : des gigantesques murs, toujours plus élevés, qui protègent la côte en supprimant littéralement la mer de la vie des habitants.

    La différence entre les deux approches, vivre en harmonie avec le danger ou s’y opposer en espérant l’abolir par un ouvrage de génie civil, pourrait passer pour une opposition archétypale entre l’ancienne sagesse et la foi illusoire dans le pouvoir de la technique du monde moderne.

    Aux dires de Tadashi Ono, l’une des raisons pour lesquelles les habitants des côtes ont péri en grand nombre serait précisément d’avoir trop fait confiance au système de digues et de murs érigés pour les protéger. Quand l’alerte a été donnée pour évacuer les #côtes et gagner les hauteurs, une grande partie de la population ne s’est pas déplacée, persuadée que les digues allaient la protéger.

    Cette réalité confère aux images de Tadashi Ono la dimension tragique d’une leçon non assimilée et d’une erreur qui, fatalement, sera un jour reconduite. Les murs toujours plus élevés n’attendent que la vague qui sera assez grande pour les submerger.


  • Le Grand-Bornand | Il y a 30 ans tout juste, la #catastrophe du #Grand-Bornand avait fait 23 morts
    https://www.ledauphine.com/haute-savoie/2017/07/20/il-y-a-30-ans-tout-juste-la-catastrophe-du-grand-bornand-avait-fait-23-m

    #risque #géographie

    Si la préfecture a choisi cet été 2017 pour remettre en lumière les règles de sécurité dans les campings, ce n’est pas un hasard. Ce mois de juillet se trouve être celui du 30e anniversaire de la terrible catastrophe du Grand-Bornand.


    Ce mardi 14 juillet 1987, alors qu’à quelques kilomètres à peine on ne perçoit que des éclaboussures de pluie, des orages épouvantables explosent littéralement au-dessus de la station des #Aravis. L’un d’entre eux notamment, avec son front de 3 à 4 kilomètres, frappe directement le village. Les trombes d’eau qui s’abattent alors sur l’entonnoir de la vallée viennent faire démesurément gonfler les cours d’eau déjà chargés par les pluies de l’après-midi. Le torrent du Chinaillon et plus encore celui du #Borne deviennent des monstres. Mortels.❞

    Mon avis personnel :
    gnangna, etc...

    Attention ce ci est un test !


  • Journées d’études sur la cartographie avec Philippe #Rekacewicz (Preview) · #arnalgeo · #Storify

    https://storify.com/arnalgeo/journees-d-etudes-sur-la-cartographie/preview

    Le Storify des 2 journées consacrées à la #cartographie au lycée Claude Fauriel de #Saint-Etienne.


    Mardi 24 Avril 2018 :

    8 h – 10 h : « La carte, un univers entre réel et imaginaire »
    (conférence de Philippe Rekacewicz cartographe.
    LS1 et ECS1).

    14 h – 16 h : « Atelier carto : cartographie émotionnelle et sensible, cartographie personnelle » par P Rekacewicz.
    (Réservé LS1 option carto)

    19 h – 20 h 30 : « Café géographique : Géographie libertaire, cartographie radicale, peut-on voir le monde autrement ? »
    avec Philippe Pelletier Professeur de Géographie à l’Université
    Lyon – Lumière (spécialiste d’ Elisée Reclus) et Philippe Rekacewicz cartographe.

    Mercredi 25 Avril :

    8 h – 10 h : « Cartographie géopolitique : Les vrais pouvoirs de la carte » (conférence de Philippe Rekacewicz. ECS1 et LS1)

    10 h – 12 h : « Atelier carto : développement, mondialisation, géopolitique »
    (par P Rekacewicz. Réservé ECS1)

    Les compte-rendus détaillés vont suivre.


  • L’esprit de Mai (1/2) : Filles de Mai
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/lesprit-de-mai-12-filles-de-mai

    « Je me suis faite humilier mais j’étais têtue, je voulais cette pilule. »

    En 1968, elles sont lycéennes ou étudiantes, et elles s’éveillent au monde et à la révolte qui les entourent. Ces « filles de mai » tentent de briser les contraintes qui pèsent sur elles : interdits sociaux, vestimentaires, qui leur disent qui aimer et comment, jusqu’au mariage.

    « Pour moi c’est le début d’un mouvement dont je veux être : des jeunes qui se mettent ensemble pour faire de grandes choses ».


    #mai68 #féminisme #pilule #pantalon #classe_ouvrière #les_Pieds_sur_terre


  • Exposition A venir : Vues #urbaines
    http://www.mam-st-etienne.fr/index.php?rubrique=32&exposition_id=10015

    Vues urbaines
    Collection de photographies du #Musée
    Du 19 mai 2018 au 16 septembre 2018


    Ito Josué, « #Saint-Etienne : La Marandinière, rue Marcel Féguide, deux fillettes regardant un immeuble », 1967. Négatif couleur. 9 x 12 cm . © ADAGP, Paris 2018.

    Explorez la riche collection de photographies du Musée à travers un accrochage inédit en connivence avec l’exposition « Formes de vies » de Valérie Jouve. L’exposition, centrée sur les vues urbaines, propose un regard sur un pan de cette collection à l’occasion du 30ème anniversaire du Musée.

    « Vues urbaines » présente des œuvres peu montrées, offrant une perspective sur la #Ville et ses habitants, à travers les époques et les lieux, de Londres à #Chicago, en passant par Saint-Étienne et sa région.


    Louis Caterin, « L’esplanade de Montreynaud », 1970. Papier RC au gélatino-argentique. 16,5 x 23,5 cm. Y. Bresson/MAMC+. © ADAGP, Paris 2018.

    L’accrochage permet de saisir à travers une sélection de vintages, les préoccupations anthropologiques et politiques des photographes, telles les vues de #New York de Helen Lewitt à la fin des années 1930 ou encore Nigel Henderson qui s’intéresse au milieu populaire de l’East End londonien dans les années 1950.

    L’exposition montre également les montages et travaux plus politiques de Wolf Vostell, ou encore la série des « Viola Tricolor » d’Eric Dietman, maniant habilement détournement et humour.

    Les symboles et réalisations architecturales cristallisent aussi les préoccupations des photographes. « Vues urbaines » présente, entre autres, les travaux de Gunter Forg, de passage à Saint-Étienne dans les années 1980, ou encore Louis Caterin, qui saisit le nouveau quartier de #Montreynaud dans les années 1970. Sans oublier Ito Josué, Rajak Ohanian, ou encore Laurent Gueneau.

    La dernière section de l’exposition met en avant le travail de Rajak Ohanian dans la ville de Chicago. Après deux ans sur place, l’artiste fan de musique développe un protocole inspiré du jazz. Il en résulte de grands tirages saisissant l’esprit de la ville tout autant que la singularité du passant.

    ARTISTES
    Louis Caterin, Erik Dietman, Günther Förg, Jochen Gerz, Laurent Gueneau, Nigel Henderson, Ito Josué, Valérie Jouve, Helen Levitt, Rajak Ohanian et Wolf Vostell.

    VERNISSAGE : JEAN-MICHEL OTHONIEL ; VALÉRIE JOUVE ; VUES URBAINES ; L’ART CONCEPTUEL
    25-05-2018 | 18 h 30 (entrée libre et gratuite)


  • #Emploi : le soleil et la mer plus forts que les #métropoles ? | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr//emploi-soleil-mer-plus-forts-metropoles/00084116

    à la carte Emploi : le soleil et la mer plus forts que les métropoles ?
    Vincent Grimault 10/04/2018

    Quels sont les #territoires qui créent le plus d’emplois ? La question agite les économistes et les #géographes. La théorie dominante est claire : ce sont les métropoles. En moyenne plus créatrices d’emplois que les espaces peu denses depuis des décennies, les principales aires urbaines s’en sont également mieux sorties pendant la crise que les campagnes qui les entourent. Entre 2009 et 2014, les douze principales métropoles françaises hors Paris ont connu une croissance de l’emploi de 1,4 %, contre 0,8 % pour le reste du territoire. Mais cette moyenne est trompeuse. Elle cache des métropoles qui sous-performent (notamment Nice et Rouen), et d’autres qui tirent la moyenne vers le haut (Nantes, Montpellier, Bordeaux). Dans le même temps, certains bassins d’emploi ruraux ou de villes moyennes s’en sortent bien, en affichant des taux de chômage très faibles, ou des créations d’emplois industriels.

    Un effet région ?

    Comme tout travail géographique, la question de l’échelle retenue est décisive pour tenter de comprendre les causes de la santé économique du territoire. Souvent trop globalisante, l’échelle régionale offre cette fois un cadre d’analyse intéressant. #Montpellier va bien, mais c’est aussi vrai de l’ensemble de la région Occitanie, et il n’est pas certain que Montpellier y soit pour grand-chose, au vu du ruissellement très incertain des métropoles. En grossissant le trait, les territoires au sud de la diagonale Cherbourg-Lyon s’en sortent plutôt bien, ceux au nord plutôt moins bien, rendant l’image de la « #diagonale du vide » – cette ligne courant du Pays basque à la Moselle – de plus en plus obsolète.


  • Le dernier numéro de la Revue Confins (revue franco brésilienne dirigée par H Théry et son épouse) vient de sortir.
    Editorial du numéro 34
    http://journals.openedition.org/confins/12748

    « Que d’eau, que d’eau ! ». C’est ce que Patrice de Mac Mahon (1808-1893), alors Président de la République aurait dit, à la vue des inondations catastrophiques de Toulouse, le 26 juin 1875. Ce à quoi le Préfet aurait répondu « Et encore, vous ne voyez que le dessus ! ». Anecdote probablement apocryphe, mais qui pourrait s’appliquer à ce numéro 34 de Confins, où le thème de l’#eau, douce ou salée, est très présent dans toutes les sections. Principalement, bien sûr, dans le dossier central sur les cartographies environnementales du Rio Grande do Norte, mais aussi dans les autres articles, depuis les champs de dunes de Jericoacoara jusqu’aux comptes-rendus de livres sur l’eau au Moyen-Orient et sur la navigation sur le Rio Grajaú, en passant par la deuxième partie de l’article de synthèse « L’embouchure de l’#Amazone, macro-frontière géomorphologique » qui tire les « enseignements de 30 années de recherches franco-brésiliennes sur les systèmes côtiers amazoniens ».

    Le thème de l’inondation, qui atterrait Mac Mahon pourrait s’appliquer à l’’arrivée de propositions d’articles à notre revue, mais cette fois non pas un flux catastrophique mais bénéfique, bien qu’il nous pose quelques problèmes. À ce jour la liste des textes en cours d’évaluation, de réécriture après évaluation et en attente de publication compte 107 titres. Si bien que nous avons décidé, pour que les délais de publication ne s’allongent pas trop, de publier cette année un cinquième numéro, qui devrait paraître en avril ou mai, avant le numéro de juin. Nous ne plaindrons évidemment pas d’être – pour reprendre une autre formule cliché – « victimes de notre succès » et au contraire remercions les candidats-auteurs de la confiance qu’il nous font.

    La première partie de ce numéro 34 s’ouvre sur deux articles qui vont de l’histoire à l’actualité de São Paulo avec les « Aspects de la représentation du territoire de #São-Paulo dans sa cartographie imprimée : une analyse carto-bibliographique (1833-1932) » de José Rogério Beier et Daniel Marhtin et « Utilisation et occupation du sol à São Paulo, changements climatiques et risques environnementaux contemporains », de Jane Zilda dos Santos Ramires et Neli Aparecida de Mello-Théry. Elle se poursuit – en espagnol – par un texte de deux collègues argentins, Silvina Carrizo et Guillermina Jacinto, qui nous ont confié leur article sur « Co-construcciones de redes energéticas. Acciones colectivas territoriales en Argentina, siglo XXI (Co-constructions de réseaux d’énergie » (Actions collectives territoriales en Argentine, au 21ème siècle).


    Les « Images commentées » associent cette fois un exercice scolaire, « Lyon, ville brésilienne ? » ,


    coordonné par Catherine Didier-Fèvre dans la #Khâgne Sainte-Marie-Lyon 2017-2018, qui se demande, en analysant plusieurs villes brésiliennes, si Lyon en fait désormais partie.


    Et un remarquable ensemble de cartes est rassemblé par Bruno de Oliveira Lemos, Antonio Paulo Cargnin, Suzana Beatriz de Oliveira et Ana Maria de Aveline Bertê dans leur « Analyse cartographique #transfrontalière de la démographie à la #frontière sud du Brésil » .


  • Les archéologues découvrent de vieilles ruines dans la forêt #amazonienne - International - LeVif.be
    http://www.levif.be/actualite/international/les-archeologues-decouvrent-de-vieilles-ruines-dans-la-foret-amazonienne/article-normal-820049.html

    La #forêt tropicale brésilienne, un enfer vert ou personne n’a jamais pu survivre ? Surement pas. Des archéologues britanniques ont découvert de vieux bâtiments dans lesquels des centaines de milliers de personnes vivaient il y a des centaines d’années.


    Une des traces de civilisation © Université d’exeter

    Des chercheurs de l’Université d’Exeter, en Angleterre, ont étudié le bassin de Tapajos, dans la province brésilienne de Mato Grosso, l’une des provinces les plus faiblement peuplées d’Amérique du Sud.

    À leur grande surprise, les scientifiques ont découvert que la forêt tropicale n’était pas qu’une étendue sauvage et impénétrable. Il y avait des traces d’activité humaine. Pour trouver d’anciennes traces d’habitation, ils ont utilisé des images satellites. Sur les images, 81 sites ont été identifiés où des gens vivaient il y a déjà des centaines d’années. Cela va d’un hameau de 30 mètres de large à une ville de dix-neuf hectares. Au total, ils ont identifié pas moins de 81 sites archéologiques grâce au satellite et ont pu en visiter 24 in situ. \"Sur l’un des sites, on a trouvé des morceaux de charbon de bois et des céramiques datant de 1410 à 1460. La plupart des sites de cette région semblent avoir été actifs entre les années 1250 et 1500.\" dit encore Jonas Gregorio de Souza, de l’Université d’Exeter, au Guardian.
    On ne sait par contre qui étaient les constructeurs ou s’ils sont liés aux communautés autochtones d’aujourd’hui. Ce qui est certain par contre c’est que ces sociétés étaient assez complexes. « La plupart des zones où se trouvent ces terrassements ne sont plus habitées par des groupes indigènes », a déclaré Gregorio de Souza. « Les groupes qui habitent encore les zones environnantes appartiennent à toutes les grandes familles linguistiques de l’Amazonie, mais il est difficile de relier les terrassements entre eux. » dit de Souza à Arstechnica".
    #Brésil
    #Amazonie


  • Les disparités économiques se creusent aussi entre les #villes européennes
    http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/04/09/les-disparites-economiques-se-creusent-aussi-entre-les-villes-europe

    Les disparités économiques se creusent aussi entre les villes européennes

    Ces prochaines années, les #capitales d’Europe de l’Est devraient enregistrer une croissance plus rapide que les autres villes du Vieux continent, selon une étude d’Oxford Economics.

    LE MONDE ECONOMIE | 09.04.2018 à 12h34 • Mis à jour le 09.04.2018 à 12h36 | Par Marie Charrel


    Un centre commercial du centre de Varsovie, en Pologne, en novembre 2017.

    La croissance est de retour en #Europe, mais la répartition de ses fruits est inégale. Si le phénomène n’est pas nouveau, il inquiète particulièrement depuis la reprise. Les disparités entre les régions recommencent à se creuser au sein des pays, notamment entre les #métropoles et les zones rurales : les premières concentrent de plus en plus d’activités au détriment des secondes. C’est particulièrement le cas en Europe centrale et de l’Est, où les campagnes continuent de se dépeupler.


  • Earth’s Wonders Like You’ve Never Seen Them Before – Planet Stories – Medium
    https://medium.com/planet-stories/earths-wonders-like-you-ve-never-seen-them-before-ac9e2f39aa56

    Earth’s Wonders Like You’ve Never Seen Them Before

    Once a matter of debate, we know today the Earth is not flat. But the satellite #imagery we’re most familiar with — taken straight down––flattens and obscures the visual cues we get from perspective, making the imagery appear like maps, not photos.


    Take for example this nadir view of Monte Fitz Roy. You might not appreciate that these are mountains unless you spot the clue in the jagged shadows coming off the mountain’s serrated summits.


    With a population nearing 12 million, #São Paulo is not only #Brazil ’s largest city, but also the largest city in the Americas. Clusters of apartment blocks and expansive villas surround Ibirapuera Park near the center of the image, while the Pinheiros River winds by a horse racetrack in the upper left.

    #Satellite #télédétection


  • Nuits de la Géographie – CNFG
    http://www.cnfg.fr/actualites/nuits-de-la-geographie

    Nuit de la Géographie : vendredi 6 avril 2018
    Liste indicative de villes participantes, programmes en préparation :

    Carte réalisée par Géomactif (Association des étudiants du master GAEUR, Université de Cergy) Voir en plein écran

    Le Comité National Français de #Géographie a lancé le projet « La #Nuit de la Géographie », dont la première édition s’est tenue le vendredi 31 mars 2017 à Paris et dans de nombreuses autres villes, sur tout le territoire français. La seconde édition se tiendra le vendredi 6 avril 2018 et aura une échelle européenne.
    Objectifs généraux
    L’objectif de cette manifestation est de mieux faire connaître et de mettre en valeur la géographie et les #géographes, et de rendre accessible la recherche en faisant découvrir le monde au travers des regards du géographe. Dans ce but, les diverses manifestations proposées sont, dans la mesure du possible, gratuites et ouvertes au grand public, et animées dans un esprit d’ouverture et de convivialité.
    Les événements s’adressent aux géographes de l’enseignement supérieur et du secondaire, aux étudiant.e.s et élèves et à leur famille, aux associations, aux acteurs institutionnels et professionnels, et plus généralement à toutes les personnes intéressées par la géographie !
    Documents en Français :

    CNFG Nuit de la Géographie présentation
    CNFG Nuit Géo 2018 coordination

    Documents en Anglais :

    CNFG Night of #Geography presentation
    CNFG #NightofGeography coordination


  • Forest View plutôt que #Street-View : #Google permet de se balader sur les rives de la #forêt #amazonienne #Brésil
    Google’s #Amazon Rainforest Street View Is Ready For You To Explore | TechCrunch
    https://techcrunch.com/2012/03/21/googles-amazon-rainforest-street-view-ready-for-you-to-explore

    Back in August, Google announced that it was teaming up with nonprofit Foundation for a Sustainable Amazon to map a small section of the massive Rio Negro river (tributary of the Amazon) near Manaus. As expected, it took quite a while, but the results are now available for you to play with.


    The area they covered is a sort of inlet west of Manaus and the coastline northwards from there. The idea is apparently just to provide a way for people to see what it’s like there without hopping on a plane and chartering a boat. The project resulted in 50,000 still pictures, which have been stitched into 50km of shore, forest, and village for your Street Viewing pleasure.


  • Brésil : Petrobras, un scandale tentaculaire
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/24/01003-20180124ARTFIG00012-petrobras-un-scandale-tentaculaire.php

    Par Journaliste Figaro Julien Licourt Publié le 24/01/2018 à 06:00

    #Brésil : #Petrobras, un scandale tentaculaire


    • Qu’est-ce que l’affaire Petrobras ?

    L’affaire Petrobras, du nom de l’entreprise pétrolière d’État brésilienne, désigne un gigantesque système de corruption impliquant de nombreuses entreprises du secteur du BTP et des hommes politiques de premier plan du pays. Ce gigantesque scandale est parti d’une banale affaire locale de blanchiment d’argent, en 2014. À la suite d’une perquisition d’une station-service, les enquêteurs découvrent que le système crapuleux est bien plus important que ce qu’ils imaginaient. Très vite, les noms d’importantes personnalités ressortent.

    Les investigations menées mettent à jour un vaste système de corruption tournant autour de Petrobras. Plusieurs entreprises se sont organisées pour se partager les appels d’offre de l’entreprise d’État, en appliquant une surfacturation de leurs prestations allant de 1% à 5%. L’argent récupéré retombait ensuite dans les caisses de partis politiques ou directement dans les poches de certaines personnalités.
    • Quelles sont les entreprises mises en cause ?

    Elles sont nombreuses. Dans le monde des affaires, ce sont surtout les firmes du BTP qui sont impliquées. En mars 2014 a lieu le premier coup de filet de l’opération « Lava Jato » (lavage express), menée par le juge Sergio Moro. Nombre de dirigeants d’entreprises sont arrêtés. En juin 2015, l’un des plus en vue, Marcelo Odebrecht, ex-patron de l’entreprise éponyme, plus grand groupe de BTP d’Amérique latine, tombe à son tour. Les enquêteurs découvrent que celui qui est surnommé « le prince » est l’un des piliers du système. Odebrecht a été jusqu’à créer un service spécial, baptisé « opérations structurées », au sein de son entreprise. Il est condamné à 19 ans de prison. Pendant ses dix mois passés derrière les barreaux, il collabore avec la justice. Grâce à cela, sa peine a été ramenée à 10 ans. Il la purge à domicile, dans sa luxueuse villa de 3000 m2 de Sao Paulo.❞

    Les trois juges de la cour d’appel ont confirmé la condamnation de l’ancien président pour corruption et blanchiment d’argent et ont alourdi sa peine.

    Luiz Inácio #Lula da Silva vient d’essuyer un sérieux revers. Alors que le procès était déjà en cours, il affirmait avoir « la conscience tranquille » et prévoyait une victoire au tribunal sur un score de 3 à 0 en sa faveur. Quelques heures plus tard, les trois magistrats de la cour d’appel de Porto Alegre lui ont pourtant infligé une sévère défaite sur ce score cinglant de 3 à 0.

    Pire encore, la peine de Lula a été alourdie : au lieu des 9 ans et demi infligés en première instance , le héraut de la gauche latino-américaine est désormais condamné à 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Lula est accusé d’avoir reçu des avantages en nature (un appartement en bord de mer) dans le cadre du scandale Petrobras , l’entreprise pétrolière publique.


  • Parution de « La Ville végétale - une histoire de la #nature en milieu #urbain (France, XVIIe-XXIe siècle) » - Biodiv’ille
    http://www.biodiville.org/a/826/-parution-de-la-ville-vegetale-une-histoire-de-la-nature-en-milieu-urbai

    Parution de "La Ville végétale - une histoire de la nature en milieu urbain (France, XVIIe-XXIe siècle)"
    La #Ville végétale. Une histoire de la nature en milieu urbain (France, XVIIe-XXIe siècle)
    Un ouvrage de Charles-François Mathis et Emilie-Anne Pépy paru aux éditions Champ Vallon

    Cette vaste synthèse étudie l’occupation urbaine depuis le XVIIe siècle par les plantes, #parcs et #jardins, mais aussi plantes « hors-sol » qui circulent dans l’espace urbain (fruits et légumes, fleurs coupées, déchets végétaux, etc.). Il s’agit de montrer que loin d’être un espace absolument artificialisé, non « naturel », la ville a constamment été imprégnée de #végétaux, mais que cette présence a fluctué au fil des siècles. Sont interrogés les raisons, les acteurs et les défis de la végétalisation urbaine qui repose sur des motivations nombreuses, esthétiques, sanitaires, écologiques. De même, la végétalisation a sans cesse été soutenue par ceux que nous appelons les mains vertes, qui sont tout aussi bien des particuliers, des professionnels que les pouvoirs publics. Mais étendre ou maintenir la présence végétale en ville impose de relever de multiples défis (fonciers, financiers, esthétiques, biologiques…) qui ont pu varier au cours des siècles.

    Ce livre propose aussi une réflexion neuve sur les usages qui ont été faits de la nature en ville, paradoxalement instrument d’#urbanité, de sociabilité et donc d’affirmation sociale, mais aussi inversement jungle, ferment de discorde et d’ensauvagement, objet d’affrontements politiques. On peut également faire usage du végétal pour bien être et bien vivre, accompagner les plaisirs, exercer les corps ou cultiver les esprits. Plus prosaïquement, la ville est aussi, tout au long de ces quatre siècles, un lieu de production et de consommation important de végétal. Enfin, c’est aussi en ville qu’une science botaniste et un savoir sur les plantes se développent.

    Ce tableau général, inédit, permet ainsi de voir la ville autrement et d’offrir des pistes de réflexion sur la nature en milieu urbain aujourd’hui.


  • Eight Ways to Build a #Border #Wall - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2017/11/08/upshot/eight-ways-to-build-a-border-wall-prototypes-mexico.html


    Ils sont tous parfaitement alignés : huit grands panneaux posés sur une parcelle de terre aride à quelques centaines de mètres de la #frontière entre San Diego et le #Mexique. Dévoilés fin octobre, ce sont les prototypes du #mur frontalier que le Président Trump a promis d’ériger à la frontière sud. Plus tard cette année, le gouvernement fédéral testera la solidité et l’efficacité des panels.

    Ces prototypes montrent clairement qu’un mur de bordure n’est pas simple : le matériau, la forme et le coût peuvent varier considérablement. Et même s’il est loin d’être certain que le Congrès paiera pour un mur ou que l’un ou l’autre de ces projets sera construit à plus grande échelle, il s’agit d’une promesse concrète qui a alimenté une bonne partie de la campagne de M. Trump.
    #frontière

    SAN DIEGO — They all stand neatly in a row: eight large panels on a barren dirt patch just a few hundred yards from the San Diego border with Mexico. Unveiled in late October, these are the prototypes for the border wall President Trump has vowed to erect on the southern border. Later this year, the federal government will test the panels for strength and effectiveness.

    These prototypes make clear that a border wall is not simple: It can vary considerably in material, shape and cost. And while it is far from clear that Congress will pay for a wall or that any of these designs will be built at wider scale, they are real-life renderings of a promise that fueled much of Mr. Trump’s campaign.

    Here are the eight prototypes under consideration:

    • Ce sont les fameux prototypes de Trump... tu trouves plus d’info sur seenthis avec le tag #prototype (#prototypes).

      Un artiste suisse a aussi proposé d’en faire un monument... il y a de l’info sur seenthis.

      On sent que tu es en train de préparer le sujet pour une conf !
       :-)

      sur seenthis, utilises le pluriels :
      #murs #frontières


  • #Israël lève un coin de voile sur sa #barrière souterraine autour de Gaza | Courrier international


    https://www.courrierinternational.com/depeche/israel-leve-un-coin-de-voile-sur-sa-barriere-souterraine-auto

    Israël a donné jeudi pour la première fois accès à la barrière souterraine massive qu’il compte avoir achevée d’ici à mi-2019 autour de Gaza pour contrer la menace d’incursions palestiniennes à partir de tunnels.

    Censé s’étendre sur 65 km quand il sera terminé, ce #mur de béton sera équipé de senseurs pour détecter les éventuelles activités de terrassement sous le sol.

    Les responsables israéliens ne faisaient plus mystère de cette vaste entreprise commencée dans le secret et évoquée par la presse dès septembre 2016. L’armée a levé jeudi pour la première fois un coin du voile sur le chantier.

    Contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, la bande de Gaza est déjà ceinturée en surface par une barrière de métal et de béton érigée sur ses frontières par #Israël. Les deux parties se sont livré trois guerres depuis 2008 et observent un cessez-le-feu tendu.

    La seule autre #frontière, avec l’Egypte au sud, est fermée par une zone tampon.


  • Ces si (extra)ordinaires alchimistes du sol

    #micro-organismes #bactéries #sols #champignons #plantes #insectes #vers_de_terre #biodiversité #agriculture #pédologie #AgnesStienne #cartographie

    14 novembre 2017

    Petite visite en terre inconnue, dans ce repaire où, bien à l’abri des regards, un microcosme souterrain s’active à l’accomplissement du grand œuvre : fabriquer du sol et faire pousser des plantes... éternellement.
    par Agnès Stienne (@odilon)
    Artiste, cartographe


    Agnes Stienne est une artiste cartographe, c’est aussi une cartographe en colère qui défend la biodiversité et les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

    Si la pédologie est une science obscure à vos yeux lisez son article et contemplez ses belles cartes et illustrations à la découverte des inconnus qui assurent l’équilibre et la fertilité de nos sols mis à mal par les pratiques de l’agriculture productiviste.
    Le site VisionsCarto nous propose un bel article sur le sujet à découvrir.
    https://visionscarto.net/ces-si-extra-ordinaires


  • Archéologie de la question #agraire au #Brésil : du labor grabbing au land grabbing #landgrabbing #laborgrabbing
    https://echogeo.revues.org/15112

    Auteurs Cássio Arruda Boechat, Ana Carolina Gonçalves Leite et Carlos de Almeida Toledo

    Résumé

    Cet article cherche à repenser la trajectoire historique de constitution des régions du Brésil par une double conceptualisation des procédures d’expropriation, centrées soit sur l’esclavage (labor grabbing), soit sur l’appropriation privée de la terre (land grabbing). De cette façon sont repris des auteurs classiques qui ont travaillé sur la formation nationale, tout en proposant alternativement d’aborder la modernisation par la notion d’autonomisation du capital. Nous souhaitons ainsi produire une approche théorique sur la constitution de la question agraire au Brésil comme découlant du processus qui, par l’intégration nationale, aborde la région comme un problème à régler.
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    Entrées d’index
    Mots-clés :région, colonisation systématique, labor grabbing, land grabbing, autonomisation du capital

    Plan

    Introduction
    Question régionale et question agraire
    Labor grabbing en tant que fondement de la colonisation dans l’Ancien Régime
    La région entre le labor grabbing et le land grabbing
    Planification d’État et émergence de la question régionale
    Conclusion❞