• Chrono-cartographie du massacre du 17 octobre 1961
    Léopold Lambert (The Funambulist)

    Aux cartes minutieuses des lieux où se sont produites violences et massacres le 17 octobre 61, Léopold Lambert, architecte, essayiste et directeur de la publication de la revue The Funambulist joint une analyse de la temporalité de cette guerre coloniale d’abord dénommée « opération de police ».

    http://www.vacarme.org/article3082.html


  • Migrants : Hongrie : une « clôture intelligente » avec la Serbie - Monde - tdg.ch
    http://www.tdg.ch/monde/hongrie-cloture-intelligente-serbie/story/26819140

    Hongrie : une « clôture intelligente » avec la Serbie
    Dotée de capteurs de chaleur, elle est censée lutter contre l’entrée illégale de migrants.

    La Hongrie a entamé la construction d’une deuxième « clôture intelligente » face à la Serbie, dotée de capteurs de chaleur et de caméras nocturnes, destinée à surveiller d’éventuelles tentatives de migrants d’entrer dans le pays, a annoncé lundi la télévision publique.

    Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait annoncé en août dernier la construction de cette clôture pour renforcer celle déjà existante et achevée l’année dernière, longue de 175 kilomètres.

    Les médias locaux ont qualifié cette deuxième clôture, dont la première partie vient d’être achevée, d’« intelligente » en raison de la technologie de pointe utilisée, telle que des capteurs de chaleur et de mouvements, ou encore de caméras nocturnes. Elle a trois mètres de hauteur et cette première partie s’étend sur 10,3 kilomètres.

    400’000 migrants

    La possibilité que l’accord conclu au début de l’année entre l’Union européenne et la Turquie, visant à réduire le nombre de migrants, vole en éclats contraint la Hongrie à renforcer la protection de ses frontières, a expliqué Viktor Orban.

    Selon M1, la télévision publique, cette clôture permettra de réduire le nombre de soldats et de policiers nécessaires au contrôle de la frontière. Le gouvernement décidera par la suite quand le reste de la clôture sera construit.

    Plus de 400.000 migrants ont traversé en 2015 la Hongrie, pays de l’espace Schengen de libre-circulation des personnes, en route vers l’Europe du nord.

    A la suite de la construction de la première clôture en septembre de l’année dernière et, un mois plus tard, d’une autre face à la frontière croate, le nombre des migrants entrant en Hongrie s’est réduit à un simple filet.

    (afp/nxp)

    #mur #frontières #balkans


  • Renvoi vers le Soudan : le danger s’éloigne (temporairement) pour Baker - Amnesty International France
    https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/renvoi-vers-le-soudan-le-danger-seloigne-temporairement

    RENVOI VERS LE SOUDAN : LE DANGER S’ÉLOIGNE (TEMPORAIREMENT) POUR BAKER
    Publié le 22.11.2016.
    En dépit de la mobilisation de plusieurs milliers de personnes en France et dans le monde pour demander à Bernard Cazeneuve d’empêcher le renvoi de Baker vers le Soudan, aucune décision n’a manifestement été prise par les autorités françaises.

    Hier, à 21h20, Baker, un Soudanais, devait prendre le vol à destination de Doha pour ensuite être acheminé jusqu’à Khartoum où, selon nos informations, le risque était élevé qu’il soit maltraité par les services de sécurité soudanais. Ce scénario n’a pas eu lieu. Baker a refusé d’embarquer à bord de l’avion. Il est donc toujours aujourd’hui en centre de rétention.

    En savoir plus : deux personnes bientôt renvoyées au Soudan par la France ?

    Nous restons mobilisés pour éviter qu’un prochain éloignement n’ait lieu et examinons toutes les possibilités pour qu’il puisse être libéré. Nous continuons également notre travail pour convaincre les autorités françaises de ne pas s’engager dans la voie dangereuse des renvois vers le Soudan.

    De plus en plus, les Etats de l’Union européenne voient dans le Soudan, un partenaire incontournable pour bloquer les réfugiés et les migrants le plus loin possible de leurs frontières. Pourtant, le Soudan détient un triste bilan en matière de respect des droits humains sur son sol. Les personnes renvoyées de force vers le Soudan sont réellement en danger dès leur arrivée à Khartoum.

    PLUS DE 5000 PERSONNES MOBILISÉES POUR BAKER ET IBRAHIM EN UNE JOURNÉE

    Baker, originaire du Kordofan du sud et Ibrahim, du Darfour, ont été interpellés à Calais suite au démantèlement du campement. Ils ont reçu des obligations de quitter le territoire français et ont été mis en détention à cette fin. Or, les soudanais, et particulièrement les personnes originaires du Kordofan du sud et du Darfour ne doivent pas être renvoyés dans leur pays d’origine.

    Plus de 5 000 personnes ont interpellé le ministère de l’intérieur afin qu’il ne mette pas la vie de deux hommes en péril en les renvoyant vers des zones de conflit au Soudan.

    #expulsion #soudan


  • Giulio Regeni est des nôtres
    Un chercheur italien torturé à mort en Égypte
    Zoé Carle, 19 avril 2016
    http://www.vacarme.org/article2883.html

    Que la recherche puisse devenir activité politique à part entière n’a rien de nouveau, mais dans ce champ particulier que sont les études arabo-musulmanes, une mutation est en cours depuis une quinzaine d’années. La figure du chercheur incarnée par Regeni est l’une des formes possibles d’un cosmopolitisme contemporain. La solidarité envers les chercheurs sur place doit aussi être un enjeu pour nous aujourd’hui. Solidarité et non soutien, pour se prémunir des tentations de passivité et de paternalisme. C’est le sens que doivent ainsi prendre des initiatives telles que les Universitaires pour la Paix et la solidarité qui s’exprime envers les universitaires de Turquie réduits au silence par le régime d’Erdoğan. Pour l’heure nous tâtonnons, mais d’ores et déjà, réclamons avec les citoyens égyptiens et italiens « la vérité pour Giulio », car nous ne parviendrons à réinventer le « citoyen du monde » qu’à la condition de lui rendre justice.

    #égypte #répression #cosmopolitisme #italie


  • UE/Turquie : enfermer les migrants, réprimer les mouvements, bombarder le Kurdistan
    migreurop, 1er décembre 2015

    Les ambitions de l’Union européenne sont claires : éviter que les migrants n’arrivent sur le sol européen, et pour cela payer le prix qu’il faudra. Celles de la Turquie également : disposer d’une marge de manœuvre plus large pour mettre en place librement la politique qu’elle entend mener. Au milieu se trouvent des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants.

    https://blogs.mediapart.fr/migreurop/blog/011215/ueturquie-enfermer-les-migrants-reprimer-les-mouvements-bombarder-le

    #Turquie #migrants #externalisation #camps #Gezi #UE #kurdes #répression #hotspots


  • October 10 Solidarity, une initiative civile créée après l’attentat d’Ankara en solidarité avec celles et ceux qui étaient touché.e.s directement et indirectement, a envoyé aujourd’hui un message de solidarité après les attentats du 13 novembre à Paris.
    ce qui me touche le plus depuis hier, et qui me donne du courage pour le mauvais temps, ce sont les messages d’amis étrangers, tout particulièrement les Turcs (de nationalité ou d’ascendance), qui s’inquiètent et nous soutiennent alors même qu’ils connaissent, directement ou via familles et amis, dictature et guerre.
    Together, si se puede !

    Votre douleur est la nôtre
    Dans les cinq derniers mois,
    Nous avons perdu 33 de nos camarades à Suruç
    Nous avons perdu 100 des nôtres à Ankara
    Et aujourd’hui, 128 vies à Paris

    Aujourd’hui nous sommes de tout notre coeur à Paris, à Beyrouth, à Silvan, à Nusaybin, à Cizre.
    Nous savons que, quand bien même nos plaintes seraient dans des langues différentes, la douleur est la même douleur brûlante.

    Des bombes, des balles tombent sur nos vies. En un moment où il est si difficile de se réveiller en un matin clair, nous résistons dans chaque pan de notre vie, nous tirons notre force de notre solidarité et les uns des autres.

    Nous savons que chaque vie que nous perdons, chaque personne touchée par les bombes nous donnent plus de responsabilité pour rester debout et nous battre. Pour la paix, pour la vie, pour continuer à espérer et surtout pour empêcher qu’ils ne soient oubliés et ne se transforment en chiffre.

    C’est ensemble que cela ira mieux, c’est ensemble que nous ferons fleurir de nouveau la paix et l’espoir !
    Contre le mal, contre les massacres, contre la guerre, nous nous tenons là avec obstination. Pour tous les peuples du monde, nous sommes aux côtés de la paix.

    Groupe Solidarité du 10 octobre

    Acınız Acımızdır

    Son 5 ayda,
    Suruç’ta 33 kardeşimizi kaybettik,
    Ankara’da 100 canımızı yitirdik,
    Şimdi ise Paris’te 128 can...

    Bugün kalbimiz Paris’te, Beyrut’ta, Silvan’da, Nusaybin’de, Cizre’de.
    Biliyoruz ki, ağıtlarımız ayrı dillerde olsa da acı aynı yakıcı acı !
    Bombalar yaşamlarımıza düşüyor. Ferah bir sabaha uyanmanın zorluğunda hayatın her alanında direniyoruz gücümüzü dayanışmamızdan ve birbirimizden alıyoruz.

    Biliyoruz ki, her yitirdiğimiz can, patlamadan etkilenen her insan, bize ayakta kalmak ve mücadele etmek için daha fazla sebep ve sorumluluk veriyor. Barış için, yaşam için, umudu sürdürmek için en çok da unutulmalarına, sayıya dönüşmelerine engel olmak için...

    Birlikte iyi olacak, barışı ve umudu birlikte yeşerteceğiz !
    Kötülüğün, katliamın, savaşın karşısında, inatla buradayız. Tüm dünya halkları için barışın yanındayız.

    On Ekim Dayanışması

    #attentats #Paris #Ankara #Turquie #solidarité


  • « Des No Border sans frontière » (Plein droit n°104, mars 2015)
    Alors que le mouvement No Border à Calais est l’objet d’accusations graves...

    Gisti, 14 novembre 2015

    Les militants No Border sont l’objet depuis quelques jours d’un tir groupé d’accusations du ministère de l’intérieur, de la maire de Calais, de la préfète du Pas-de-Calais : ils seraient à l’origine de l’augmentation de la tension à Calais et à l’intérieur du ghetto où ont été assigné.e.s plusieurs milliers d’exilé.e.s. Des accusations qui n’ont d’autre objectif que de faire oublier une autre violence ; celle, massive et multiforme, qu’exerce l’État, à Calais et ailleurs, contre les migrant.e.s en quête de protection.
    Nous avons souhaité, face à ces graves accusations mensongères, mettre à la portée de tous un article publié en mars 2015 dans « Aux frontières de l’Europe, les jungles », n°104 de la revue du Gisti, Plein droit.

    http://www.gisti.org/spip.php?article5091
    #Calais #migration #NoBorder #violence #terrorisme #Gisti


  • pour avoir une idée de ces mouvements turcs en si grand danger (répression, arrestations, assassinats, intervention imminente de la police dans les universités) deux textes incroyables de Cagla Aykac (@reka, c’est une amie de Rutvica Andrijasevic, qui aimerait tellement que tu travailles sur Foxconn)
    je vais traduire le premier pour vacarme, wish me luck

    Strong Bodies, Dirty Shoes : An Ode to the Resistance
    Roar Mag, 8/1/14
    http://roarmag.org/2014/01/gezi-spirit-poetry-art-resistance

    Gezi was a bit of a brain crash: it exposed the wound of not being able to think enough and to know more. It made you see your ignorance and pointed to those who had knowledge of direct action, like women, gays, students, Kurds, Alevis, leftists, Muslims, and other rejects of all sorts. Minorities were present from the start — they already knew how to think, write and talk about all this. The silent and ignorant others had to learn a new language, and many still struggle to declassify their tongue. Thinking is not quite a crime around here yet, but it is strongly discouraged, sabotaged, and sometimes punished. [...] Gezi received much love and solidarity from the world. It might have received more than it gave, like a cute yet somewhat spoiled baby star. It was all play — an experimental art work in politics; it was risky. That was before the big destruction; before they came to crash, burn, and break. Then, the witch-hunt started — public threats, verbal and physical terror, getting fired, lynched in the media, arrested and put in prison, and still keeping up with the smile.

    The language of war snipes at women first. His women, his park, his children, his property, his fake trees, his big bridges, his shopping malls, his cash, and his quantitative nonsense. Numbers do not make sense any more, they are played with, they just circulate around, empty of content, like in all rising authoritarian regimes. Obedience wants to become a norm, freeze the brain, package it in plastic, and sell it in a shopping mall. Six months after Gezi, revenge is on the agenda. It is cold outside, those who have capital, political power, and big rigid norms suck human blood, nature blood, and city blood. We rage, we roar, we fall, we cry, and we laugh. Surprise us again and again love.

    Sing your joy, voice your anger and break the system
    Roar Mag 8/3/15
    http://roarmag.org/2015/03/international-day-women-break-silence

    When you do manage to break your intimate silence, you will feel free to put whatever you want in your feminism, your thoughts and feelings, all your skills, your cunt, your weapons, your river, your laws, your lipstick, all your books, your fat ass, your kitchen stuff, your delicate boobs, your baby, your joint, your little heart. You will need all this stuff of yours because ultimately what we want is to fuck the system so nice and deep that it will burst into a rainbow.

    #Turquie #mouvements #Gezi #féminisme #minorités


  • superbe réponse de Michaël Neuman (MSF) à l’infâme quatremererie (pléonasme ; nan, je vous donnerai pas le lien) parue dans Libé le 6 septembre

    http://blogs.mediapart.fr/blog/mikael/200915/migrants-ou-refugies-lindignation-est-mauvaise-conseillere

    "Migrants" ou "réfugiés" ? L’indignation est mauvaise conseillère

    Le débat terminologique consacré à l’usage des mots « migrants » et « réfugiés » s’anime. Comment qualifier les personnes qui tentent aujourd’hui par tous les moyens, y compris les plus dangereux pour eux-mêmes, de rejoindre l’Europe ? On lit, ici ou là, que parler de « migrants » pour évoquer les Syriens en particulier, et parfois les Irakiens et les Erythréens, serait « nier la souffrance » des personnes qui arrivent aux portes du continent

    #migrants #réfugiés



  • Karen Akoka (Paris X-Nanterre, Gisti) : 3 papiers sur l’imbécile distinction réfugiés/migrants

    La distinction entre réfugiés et migrants économiques ne va pas de soi (AlterEcoPlus 11 sept 2015)
    http://www.alterecoplus.fr/refugies/la-distinction-entre-refugies-et-migrants-economiques-ne-va-pas-de-soi-

    « Réfugiés clandestins » - L’archétype rêvé du réfugié (Plein droit n°90, octobre 2011)
    http://www.gisti.org/spip.php?article2441

    « Le réfugié est une notion fabriquée au gré des priorités politiques »
    itw par Carine Fouteau, 12 juin 2013
    http://www.mediapart.fr/journal/france/120613/le-refugie-est-une-notion-fabriquee-au-gre-des-priorites-politiques


  • Bruxelles 2015 – Evian 1938 : de sinistres résonances

    Bruxelles 2015 – Evian 1938 : de sinistres résonances
    1/5/15 Claire Rodier - Danièle Lochak

    « Décidément l’histoire bégaie », c’est la conclusion de Claire Rodier membre du Gisti et vice-présidente du réseau Migreurop, et Danièle Lochak professeure émérite de droit de l’université Paris Ouest-Nanterre et membre du Gisti qui mettent en parallèle deux dates de l’histoire : Bruxelles 2015 et Evian 1938.

    Bruxelles, avril 2015

    Un sommet européen extraordinaire est consacré aux « pressions migratoires en Méditerranée ». Après avoir observé une minute de silence en hommage aux victimes des naufrages qui, en quelques jours, ont provoqué la mort de plus de 1000 personnes en quête de protection en Europe, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne décident... de ne rien faire pour mettre fin à cette hécatombe. Pire : en renforçant les moyens de l’agence Frontex – dont la mission est de surveiller les frontières et de dissuader l’immigration irrégulière, pas de faire du sauvetage – et en annonçant qu’ils vont s’attaquer à la principale « source » du problème – l’incontrôlable Libye – pour bloquer les tentatives de départ, les 28 Etats membres de l’UE ont choisi de rendre encore plus difficile la traversée, de renchérir le prix du passage et de renvoyer des réfugiés dans les mains de leurs persécuteurs. Et ce, malgré les exhortations venant de toutes parts, notamment du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés qui les invite depuis quatre ans à faire preuve de solidarité en accueillant des réfugiés. Le sommet se conclut sans aucun engagement ferme d’accueil des exilés dans les pays européens.

    Evian, juillet 1938

    L’adoption des lois raciales de Nuremberg en 1935 puis l’annexion de l’Autriche par Hitler précipitent plusieurs centaines de milliers de juifs dans les ambassades pour y demander des visas d’émigration. En vain... malgré les alertes du Haut-Commissaire pour les réfugiés (l’ancêtre du HCR d’aujourd’hui). A l’initiative de Roosevelt, désireux d’éviter un afflux massif de réfugiés aux Etats Unis, une conférence internationale réunit au mois de juillet 1938 les représentants de 31 pays à Evian pour discuter de l’installation dans des pays d’accueil des personnes persécutées en raison de leur race ou de leur religion. Après avoir évoqué avec beaucoup d’émotion le problème des réfugiés, les délégations abordent la question de leur éventuelle répartition dans leurs pays respectifs. À l’issue de neuf jours de discussion, il apparaît que les États ne sont pas prêts à leur ouvrir leurs portes. L’Angleterre n’a accepté de participer à la conférence qu’à la condition que n’y soit pas évoquée la possibilité d’émigrer en Palestine, alors sous mandat britannique. Les Etats Unis n’augmenteront pas leurs quota annuel d’immigrants - une trentaine de milliers toutes nationalités confondues. Quelques pays d’Amérique du Sud consentent à accepter des travailleurs agricoles. L’Australie, qui ne connaît pas de « problème racial réel » chez elle, juge inutile « d’en créer un » en accueillant des juifs (sic). La France n’en prendra pas : elle en est, selon le chef de sa délégation, « au point de saturation qui ne permet plus d’accueillir de nouveaux réfugiés sans une rupture d’équilibre de son corps social ».

    Dans la résolution finale de la conférence d’Evian, où les termes « réfugiés politiques » ont été remplacés par « immigrants involontaires » pour éviter de froisser le troisième Reich, aucun engagement n’est pris. Les centaines de milliers de juifs traqués par la violence nazie en Allemagne et en Autriche devront se contenter de l’annonce de la création d’un comité intergouvernemental « chargé d’entreprendre des négociations en vue d’améliorer l’état des choses actuel et de substituer à un exode une émigration ordonnée, en rapport avec les pays d’asile et d’établissement ».

    Décidément l’histoire bégaie.

    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/010515/bruxelles-2015-evian-1938-de-sinistres-resonances

    #migrations


  • Nouvelle tentative d’immolation dans une agence Pôle emploi - lesirritantsdepoleemploi.net
    http://www.lesirritantsdepoleemploi.net/article-nouvelle-tentative-d-immolation-dans-une-agence-po

    AFP 24 mars 2014

    Un chômeur tente de s’immoler dans une agence Pôle emploi

    Un homme a tenté de s’immoler par le feu lundi à la mi-journée dans les locaux de l’agence Pôle emploi de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), avant d’être maîtrisé par des salariés de l’agence, a-t-on appris de source policière.

    Le chômeur, « en conflit avec un salarié de l’agence », s’est aspergé d’essence peu avant 16h00, avant de tenter de mettre le feu à ses vêtements avec ses briquets, a raconté cette source.

    « Il a été rapidement maîtrisé » par des salariés et n’a pas été blessé, a-t-on ajouté.

    Plusieurs chômeurs ont tenté de s’immoler par le feu ces dernières années dans des agences Pôle emploi. En février 2013, un chômeur en fin de droits avait succombé à ses blessures après s’être fait brûler dans une agence Pôle emploi à Nantes.


  • Lettre ouverte à Madame Anne #Hidalgo et Monsieur Francois #Vauglin | LA GÉNÉRALE
    http://www.lagenerale.fr/?p=4435

    Votre programme de campagne municipale pour le #11ème arrondissement, annonce un projet de cinéma
    « au cœur de l’arrondissement (…) dans le quartier de la Mairie ». D’après le plan, il s’installera au début de l’avenue Parmentier. Cette annonce fait suite à des visites répétées de nos locaux par des cabinets d’architectes privés accompagnés par les services techniques de la ville, ainsi que le Service d’Etude et de #Prospection_Immobilière de la Ville de Paris.

    A cela s’ajoute la visite de Monsieur Carion, souhaitant installer les bureaux de sa société de production cinématographique et à qui Monsieur Bruno #Julliard, Adjoint à la culture, anticipant déjà notre éviction envoie ses vœux 2014 à notre adresse.
    Vous comprendrez aisément notre indignation.

    Nous n’avons jamais eu l’occasion de discuter de ce cinéma, ni avec Monsieur Vauglin, qui refuse explicitement de nous recevoir, ni avec l’actuel adjoint à la #Culture à la Ville.
    L’action culturelle, artistique et associative menée par #La_Générale, sise au 14 avenue Parmentier dans le 11ème arrondissement, reconnue et soutenue par des personnalités importantes du monde de la culture et des associations d’utilité publique, semble avoir peu d’intérêt à vos yeux.
    Malgré notre ouverture sur le quartier, notre travail de terrain, notre programmation de qualité ou notre soutien à la création émergente, nous ne sommes jamais apparus dans le programme culturel de la Mairie d’arrondissement (notre lieu n’est toujours pas référencé parmi les lieux culturels du 11ème sur le site de la Mairie) et Monsieur le Maire sortant Patrick #Bloche n’a toujours pas daigné venir à La Générale, en dépit de nos invitations régulières.
    Cette annonce publique du projet de cinéma de quartier, proposition de votre campagne, sur le site du 14 avenue Parmentier, illustre un #double_discours insupportable. Dans votre programme électoral et tout récemment, dans une lettre que vous avez adressée au réseau Actes-If (dont nous faisons partie), Madame le Maire, vous reconnaissez la nécessité de structures dites intermédiaires, pour « donner à Paris l’élan de la création artistique » et vous souhaitez vous « appuyer sur les lieux novateurs et ouverts à tous pour valoriser les pratiques artistiques… ». Vous promettez de mettre « à disposition des artistes des #lieux dédiés ».
    La Générale est un de ces lieux de création, encore trop rares dans Paris intra-muros, reconnu et soutenu
    par la Région Ile-de-France comme « Fabrique de Culture ». Or nous constatons l’absence de soutien de votre part, et même la défiance dont font preuve la Mairie du 11ème et les services de la Ville envers notre projet. En nous relogeant au 14 avenue Parmentier en Juillet 2009, nous ne pouvions pas imaginer que la Mairie de Paris s’achetait la paix et se payait à peu de frais des arguments de campagne, qui aujourd’hui sonnent creux à nos oreilles.
    Nous tenons à préciser que notre bail dans ce bâtiment a été reconduit, et ce pour 3 ans, fin janvier 2014. Nous ne sommes pas en bail précaire. Nous avons toute légitimité à travailler dans ce lieu, que nous entretenons et dans lequel nous avons investi plus de 80 000 euros depuis notre arrivée. Nous avons créé 2 CDI et un volume important d’emplois intermittents. Nous avons soutenu et accueilli plus de 250 résidences, servi de tremplin à de nombreux artistes émergents, d’outil de travail à des artistes confirmés, de relais pour plusieurs institutions (comme le Théâtre du Rond Point, le Théâtre Paris-Villette, le Centre Georges Pompidou, le Théâtre de l’Aquarium, les Bouffes du Nord, le 104, la Gaité Lyrique, la MPAA, la Maison des métallos, etc.)

    Nous souhaitons vous rappeler qu’au 14 avenue Parmentier, nous soutenons déjà la création cinématographique dans toutes ses étapes : de l’écriture de scenarios à la diffusion publique.
    Nous demandons à la #Mairie_du_11ème arrondissement et à la #Ville_de_Paris de cesser de nous nier, d’entraver notre travail, et de dénigrer notre projet à qui veut bien l’entendre. L’énergie des artistes associés, bénévoles, engagée dans cette aventure, n’a pas besoin de ces dispersions.
    Lassés de ces attaques répétées, de l’absence de dialogue et de concertation, nous attendons que vos beaux discours de campagne se reflètent enfin dans la réalité.
    Dans l’attente, nous retournons au travail !
    Bien à vous,
    Le collectif La Générale.


  • CIP-IDF > Alerte rouge : les conséquences pour les annexes 8/10 du texte signé au Medef
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6922

    Cher(e) collègue,

    Ce n’est pas trop dans mes habitudes de me saisir de mon clavier d’ordinateur pour adresser ce type de mail mais j’estime que cette fois il y a urgence !

    Peut-être, t’es tu senti vaguement réconforté(e) à l’annonce de la signature des accords de l’#UNEDIC en te disant :
    « Ouf, le régime spécifique (Annexe 8 et 10) des #intermittents est maintenu. C’est reparti jusqu’à la prochaine négociation. »
    Quand tu as entendu parlé du fameux « plafond de cumul allocations/salaires établi à 5 400 et quelques euros », tu t’es dit « Oh la la, mais je ne gagne pas ça moi !! Heureusement, qu’il y a un plafond !!! » Nous sommes bien d’accord et le Comité de suivi préconisait même un plafond plus bas, sachant que celui-ci ne concerne que très très peu d’entre nous.

    Tu as eu vent de l’#occupation du Carreau du Temple, de ceux qui protestaient contre la signature de ces accords (je passe sur la manière absolument scandaleuse) desquels il résulte une augmentation des cotisations pour nos employeurs et pour nous-mêmes (+2% environ) et une précarisation extrême des intérimaires... Tu t’es dit « C’est dégueulasse, c’est toujours les mêmes qui trinquent mais fallait s’y attendre ! » ET TU EN ES RESTÉ LA !

    Seulement voilà, il est des aspects dont tu n’as peut-être pas encore connaissance et qui vont te faire frémir ! Je veux te parler notamment du « #différé_d’indemnisation » !

    Projette-toi à cet instant critique, que nous connaissons tous, du renouvellement de tes droits. (…)

    #carence


  • La CFDT veut revoir le #rythme de baisse des #dépenses publiques | À la Une | Reuters
    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0CI02020140327

    Même les syndicats #jaunes peuvent avoir la main qui tremble...
    Pourkidonccettefoilézélectionsontunpièjàcons ?Oùcétydonkaipassélepooooopuuuulaire ?
    La grève des électeurs ferait-elle hésiter nos bons maîtres ?

    #ilfautsauverlepartisocialiste (de notables)

    Pour mémoire : Occupation du siège de la #CFDT par des #précaires :
    Relaxe en appel pour les deux militants poursuivis par la centrale de Chérèque
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5226


  • CIP-IDF > Non à l’agrément d’une convention assurance chômage qui impose une cure d’austérité de 400 millions d’euros aux précaires - Sud emploi
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6923

    Après la loi de sécurisation de l’emploi facilitant les licenciements au printemps 2013, le pacte de responsabilité en ce début d’année 2014 finançant le patronat sans contreparties, l’accord #UNEDIC signée le 22 mars 2014 poursuit la destruction massive des #garanties_sociales et la dégradation des conditions de vie de la majorité de la population.

    Les rares « avancées » sur les droits rechargeables consistant à garder le reliquat de ses droits en cas de nouvelle période de #chômage, et sur les changements annoncés en matière de dispositifs de cumuls entre allocations chômage et salaires, sont loin d’être à la hauteur. Il faudra bien en mesurer la portée et les règles de calcul. En particulier l’incidence des droits rechargeables en cas de reprise d’emploi mieux rémunéré que celui qui a permis la première ouverture de droits. En fait ces mesures (…) ne font qu’entériner une logique pernicieuse d’#individualisation_des_droits chers aux signataires qui veulent créer des comptes individuels pour toute la protection sociale : #retraite, pénibilité, santé, #formation ...au détriment d’un renforcement de la mutualisation et de la #solidarité.


    #précarisation #syndicat #Pôle_emploi


  • CIP-IDF > Non à l’agrément
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6924

    En 2004, lors de la conférence de presse du comité de suivi sur la réforme de l’#intermittence à l’Assemblée Nationale, François Hollande (alors député et premier secrétaire du PS) était au premier rang pour nous apporter son soutien. Tout le groupe #PS réclamait l’abrogation du protocole, demandait à Jean Jacques Aillagon puis à Renaud Donnedieu de Vabres (ministres de la culture successifs) d’imposer un accord sur les bases de nos propositions. Anne Hidalgo, alors responsable de la section culture, était présente au début des #manifestations pour renouveler le soutien du PS et soutenir l’abrogation.

    Avec des budgets en baisse, la situation s’est aggravée en 10 ans. Comment accepter une adhésion du PS à cet accord qui de fait reprend le protocole de 2003 en précarisant davantage les plus pauvres ? Comment ne pas être révolté ?

    En 2013, Michel Sapin à l’Assemblée Nationale lors de son audition à la mission d’information parlementaire a déclaré : « En période de crise, on ne doit pas toucher à l’assurance chômage qui est le meilleur des amortisseur social » . Le 21 mars 2014, exactement un an après, le même homme, au même poste, déclare que l’accord sur l’assurance chômage est bon et qu’il va donner son agrément.

    Pour rappel cet accord fait 400 millions d’euros d’économies sur le dos des pauvres. Michel Sapin a déclaré hier, 26 mars 2014, à propos des intermittents : « Les trois ajustements prévus touchent pour l’essentiel les salariés du secteur les mieux rémunérés ». Pour rappel, le chiffrage (repris par les échos) est clair : sur 165 millions d’euros d’économies, le plafonnement élevé fera maximum 15 millions d’euros sur les plus riches, 150 millions d’euros d’économies sur les tranches basses et moyennes. De deux choses l’une : Soit Michel Sapin est un menteur, soit il n’a pas lu l’accord. Mais dans tous les cas, pourquoi reprend-il la ligne de communication du MEDEF ? Comment ne pas être révolté ?

    Tant que le combat contre la #précarité ne sera pas mené, tant que l’on considèrera les chômeurs, les travailleurs pauvres, les 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté comme quantité négligeable, je serai révolté.


  • Hollande est sommé d’entendre la gauche | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/240314/hollande-est-somme-dentendre-la-gauche?onglet=full

    Très vite après son arrivée à l’Élysée, Hollande a fâché les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et les bataillons syndicaux de la CGT, en faisant ratifier le traité européen TSCG, en annonçant les premières mesures de baisse du coût du travail à l’automne 2012 (c’était le pacte de compétitivité inspiré par le rapport Gallois), en libéralisant le marché du travail avec l’Ani, ou en allongeant la durée de cotisations lors de la réforme des retraites.

    Les jeunes et les quartiers populaires ont mal vécu le renoncement sur le contrôle au faciès ou le droit de vote des étrangers. Certains secteurs du PS engagés dans les associations comme RESF ont aussi vivement protesté contre les propos de Manuel Valls sur les Roms ou le scandale Leonarda. L’électorat de centre-ville, CSP+, a également été échaudé récemment par l’abandon de la loi famille ou le renoncement à la PMA pour les couples de femmes, quand les fonctionnaires ont bondi aux cafouillages sur le gel de leur avancement.

    Plus largement, et plus profondément encore, la majorité des Français n’ont pas vu leur vie quotidienne s’améliorer, faite de précarité, de pauvreté, de salaires moyens affaiblis par les hausses d’impôts, de chômage… La promesse non tenue d’inversion de la courbe n’en a été que l’illustration. La sensation d’une proximité entre la politique économique de la gauche et de la droite a été renforcée par le discours uniquement axé sur le coût du travail de la conférence de presse du 14 janvier.


  • La généreuse retraite chapeau des dirigeants de Pôle emploi
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/22/la-genereuse-retraite-chapeau-des-dirigeants-de-pole-emploi_4387735_823448.h

    Pas de préretraite pour les dirigeants de Pôle emploi, mais une généreuse retraite chapeau. Un accord entré en vigueur le 1er mars entérine l’existence d’une « retraite supplémentaire » pour 136 cadres dirigeants de l’organisme, notamment les directeurs régionaux. Les retraites chapeaux, fréquentes dans les grandes entreprises privées, sont rarissimes dans le public. A Pôle emploi, elles sont un héritage des Assedic, mais ont été maintenues après la fusion avec l’ANPE en 2009.

    En échange d’une surcotisation de 4,5 % du salaire, payée pour moitié-moitié par le cadre dirigeant et par l’organisme, les hauts responsables de l’organisme bénéficient d’une rente pour leur retraite. Pôle emploi refuse de donner les montants moyens des surpensions versées et le coût total du fonds de pension, géré par l’assureur privé Malakoff Médéric.

    L’accord maintient par ailleurs une disposition encore plus généreuse pour les cadres dirigeants entrés aux Assedic avant 2001 et qui justifient d’au moins huit ans d’expérience dans cette fonction. Pôle emploi leur garantit chaque année une rente de 10 % du dernier salaire brut annuel en comptant les primes. Quarante dirigeants toujours en activité sont concernés.

    « ON N’EST PAS NON PLUS AU PSG »

    Là encore, ni le coût ni le montant moyen de la pension ne sont publiés par Pôle emploi. Mais, selon différentes sources, le salaire de base d’un cadre dirigeant est compris entre 90 000 et 130 000 euros brut par an. De quoi garantir, sur le papier, plus de 1 000 euros de « bonus » par mois.

    « Pour eux, c’est le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. C’est hallucinant, estime Emmanuel M’hedbi, représentant du SNU, qui a refusé de signer l’accord. Au même moment, la direction ne concédait qu’une très faible augmentation au reste des salariés de Pôle emploi. Cela fait beaucoup pour certains et très peu pour les autres. »

    « Il s’agit d’une contrepartie aux obligations de mobilité élevées et au forfait horaire maximal appliqués à ces dirigeants. On n’est pas non plus au PSG », rétorque Philippe Berhault, au nom de la CFDT, signataire de l’accord. Cette surretraite serait parfaitement légale en raison du statut hybride de Pôle emploi, mi-public, mi-privé.


  • [LDH-Toulon] mort de Jean-Luc Einaudi, un héros moral
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5817

    Jean Luc Einaudi est mort, son témoignage sur les massacres du 17 octobre 1961 toujours vivant
    par Zineb Maiche, TSA, le 22 mars 2014]]

    Jean Luc Einaudi est mort. L’historien et l’homme politique qu’il était avait témoigné en 1997 au Tribunal de Bordeaux contre Maurice Papon sur le massacre des Algériens le 17 octobre 1961. Pour avoir écrit , dans Le Monde, en 1998, ceci : « En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon », il se fait poursuivre en justice par Maurice Papon pour diffamation.

    Dès lors, il s’agira pour Jean-Luc Einaudi d’entreprendre une bataille pour prouver la véracité de ses propos. Lors d’une demande auprès des Archives de Paris pour se voir communiquer les documents attestant de la responsabilité de la préfecture de Paris dans le massacre des Algériens, Jean Luc Einaudi se voit essuyer un refus. Mais il pourra compter sur des témoins de ces massacres et de deux conservateurs des Archives de Paris. Jean Luc Einaudi aura finalement gain de cause et Maurice Papon sera débouté de sa demande pour diffamation.

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les deux conservateurs qui ont témoigné pour Einaudi vont être poursuivis par les Archives de Paris. Une pétition en date de 2002 est publiée au journal Libération pour dénoncer la mise au placard des deux archivistes qui avaient alors témoigné en faveur de Jean Luc Einaudi. « Une enquête administrative fut ouverte par leur hiérarchie pour « délit d’obligation de secret ». Brigitte Lainé et Philippe Grand risquaient un an de prison ferme, 100 000 francs d’amende et une sanction professionnelle. Mais, pénalement, le fait d’avoir répondu aux questions d’un magistrat les déliait du secret professionnel. Les poursuites furent vaines », lisait-on sur Libération. [1] Dès lors, les deux archivistes sont mis au placard, Maurice Papon est libéré. Aujourd’hui, c’est Jean Luc Einaudi qui s’en est allé.

    #archives #17_octobre #Maurice_Papon #police #guerre_d'Algérie


  • CIP-IDF > Nous sommes tous des inter-mutants du spectacle ! - 1996
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=19

    Un texte de 1996

    Petits rats d’opérette en retraite trop anticipée, formateurs mercenaires de mercenaires formateurs, colleurs d’affiches sauvages, graffitistes de murs aveugles, esclaves compressibles d’ateliers clandestins, figurants en SITuation COMique, Bac+9 sans emploi avouable, buralistes itinérants en rupture de stocks d’opiacés, nègres pour littérateurs en mal d’inspiration, plagistes pour aoûtiens, aides soignantes à domicile non-fixe, vacataires sans Faculté particulière, goals volants, plongeurs éphémères d’arrière-cuisine Mac-Donald, athlètes jetables dès trente ans, malfaiteurs à l’occasion associés, Minie travestie à Marne-la-vallée, ex-TUC à toute heure, standardistes en attendant mieux, pions de l’échec scolaire, vendangeurs à la petite semaine, pupilles de la DDASS sur-employés à demeure, vidéastes d’interludes déprogrammés, déménageurs à fréquence modérée, vigiles fièvreux du samedi soir, sondeurs porte à porte d’opinions, CDD aujourd’hui ou DCD demain, videurs hebdomadaires de greniers, ex-psychiatrisés en rééducation taylorienne, retourneurs de crêpes en plein air


  • CIP-IDF > Préambule de l’accord et Droits Rechargeable - Analyse Recours Radiation N°1
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6903

    CONCILIABULES EN VESTIBULE

    C’est par des rencontres bilatérales que le MEDEF a pu obtenir, des organisations syndicales signataires, un accord. La négociation, la vraie n’aura pas eu lieu. La CGT, seule à cette table a attendu longtemps que les places soient occupées par, ce qu’ils appellent, les partenaires sociaux. Autour de cette table, ils n’auront siéger, en tout, qu’un quart d’heure.

    La CGT et la CGC ne signent pas, cette dernière vient de faire savoir qu’elle retire sa signature du Pacte de responsabilité : « On se moque de nous avec cet accord sur l’assurance chômage. Nous avons donc décidé de revenir sur notre décision de signer l’accord sur le pacte de responsabilité ».

    Sur la forme : les négociations n’ont pas eu lieu, sur le fond : cet accord est inacceptable.

    Nous avons tenté de faire une analyse de cet accord et nous vous livrons la première lettre de Recours Radiation. Elle porte sur le PREAMBULE de l’ACCORD et sur les DROITS RECHARGEABLES.


  • CIP-IDF > Aux intermittents qui s’imagineraient « sauvés »... : la franchise (différé de paiement) dans le projet actuel de convention Unedic
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6904

    La nouvelle franchise est très élevée et entrainera des ruptures de droits pour beaucoup d’entre nous. Certains ne savent pas ce qu’est la franchise. Lors de votre ouverture de droits, la franchise (ou carence) est le nombre de jours à attendre votre 1ère indemnité. La franchise appliquée à l’accord en place est un différé de paiement. Concrètement si votre franchise est de 30 jours et que vous avez une ouverture de droits le 1er mars, vous ne toucherez votre 1ère indemnité qu’au 1er avril. De fait si vous n’êtes pas employé au mois de mars, vos revenus seront de 0 euros pour ce mois là.


  • Le mauvais cocktail social - Journal La Marseillaise
    http://www.lamarseillaise.fr/municipales/marseille/27520-le-mauvais-cocktail-social

    «  on savait. Il y a eu trop de déçus, les gens n’en peuvent plus  », note une habitante du noyau villageois.

    Sanction plus qu’adhésion, donc. «  On a le vote qu’on mérite  » mais «  attention à ce que la sanction ne finisse pas par adhérer  », prévient Bachir, travailleur intérimaire depuis que son entreprise à coulé. Ancien du bidonville de La Lorette, le quarantenaire qui est resté fixé à son poste TV jusqu’à une heure du matin, analyse  : «  à Marseille, en plus la politique est vécue comme un héritage familial et les élus n’habitent pas ici, ils sont loin de nos soucis quotidiens. Ajouter à ça  : une construction européenne qui n’a pas été bénéfique aux classes populaires, la casse de l’école, l’absence de perspectives pour les jeunes et les affaires de clientélisme... on a un très mauvais cocktail et c’est où les gens souffrent le plus que la sanction est tombée le plus fort  ».

    Abstention et vote FN ne seraient que les deux faces de la même pièce. «  Et ça n’a fait que progresser. Les gens doutent maintenant de la capacité du politique à réagir. Il y a urgence à reconstruire la gauche  », estime Bachir. Et chez les jeunes, la déception a grandi au gré des promesses non tenues. «  Si on vote autant FN, c’est parce qu’on est tous dans la même galère. On a des diplômes et pas de travail. Et s’il passe, on n’a pas peur, on est français et en démocratie non  ?  » lâche Youssef, 20 ans, qui n’a pas voté parce que «  ça ne sert à rien. Le seul truc pour s’en sortir quand tu habites la Castellane, c’est de te casser à l’étranger  ». Au milieu du manège habituel des scooters, Mehdi, 21 ans, également diplômé et sans emploi, corrige  : «  tu te trompes sur le FN, c’est pas tous les mêmes les partis. Mais sur la déception, on se retrouve tous. Un ministre est venu et a promis une rénovation... qu’on verra dans 30 ans. C’est comme pour les embauches sur les chantiers, faut se battre pour en avoir. Et les pôles emplois, ce ne sont que des démarches administratives. On en a marre. On n’y croit plus  ».

    A Bassens, l’association Made connaît la musique  : 855 entreprises autour de la cité et pas un habitant employé sur la zone d’activité. Pour Schéérazade Ben Messaoud, sa directrice, «  depuis 1974, on n’a pas arrêté de se battre pour des logements dignes, l’emploi...  ». Le vote frontiste, n’est pas une surprise. «  Les élus se plaignent du clientélisme, mais c’est eux qui l’ont créé. Entre Paris et le terrain, il y a quelque chose qui ne va pas. Hollande n’avait pas le droit de trahir les gens comme ça  ». Elle liste les fausses notes  : «  la loi anti-voile nous a profondément blessées. Nous, mamans, on devenaient hors-la-loi. Les ZSP  : Sarkozy et Le Pen en ont parlé, Hollande l’a fait. Les CRS venus de nuit taper à toutes les portes pour l’Aïd. On a récolté des PV pour être mal garés. Et le volet social on l’attend encore  ». Du coup, cette gauche-là ne passe plus.