vraiment

guérir du cancer et de sa politique et transmettre des infos à jour

  • La loi autorise la privatisation de kilomètres de nationales
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/18/la-loi-autorise-la-privatisation-de-kilometres-de-nationales_6052701_3234.ht

    Un décret, publié au « Journal officiel » le 15 août, établit les conditions auxquelles des sections de routes nationales pourront être cédées au privé. Certains y voient un nouveau cadeau aux sociétés concessionnaires.

    #privatisation

    • #Petits_arrangements_entre_amis : les concessionnaires proposent d’acquérir des portions de route pour en assurer l’entretien, en échange, ils négocient de prolonger la durée des concessions mais

      Prolonger la durée des concessions reviendrait à priver l’Etat de nouvelles recettes, estime un fin connaisseur du dossier. « Car plus une concession est vieille, plus elle est rentable », explique-t-il.

  • Thread by MartinWinckler on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1309473811889303553.html

    Petit thread sur la #dépression, afin de préciser ma pensée (qui n’est pas seulement la mienne, mais celle que défend un courant de scientifiques).
    1/n - Les arguments s’accumulent pour dire que la dépression, comme la fatigue ou la douleur, sont des phénomènes produits par

    • On le fait aussi avec le diagnostic : la mammographie systématique avant 50 ans fait plus de mal que de bien.

      Je suis vraiment exaspérée de voir ce discours repris et seriné par des personnes comme Winckler, sauf le respect que je lui dois sur certains plans gynécologiques comme la contraception DIU pour toutes, franchement proférer de telles âneries, c’est purement scandaleux. J’ai posté sur seenthis la preuve par des études publiées qu’avec ce genre de campagne débile anti #mammographie, il y a recrudescence des cancers du sein. Mais purée de petit pois, réfléchi seulement 5 minutes, tu es une femme responsable, tu assumes de faire une mammographie régulièrement, et tu sais qu’il peut y avoir un risque mince qu’on t’annonce une mauvaise nouvelle et que tu te fasses opérer pour rien ? Dans ce cas, il y a d’autres tests possibles et même obligatoires et tu pourras choisir ce que tu vas faire. Et non, non et non, ce n’est pas la peur de l’avoir peut-être qui fait le cancer, c’est plein d’autres choses bien plus tangibles sur lesquelles je ne vais pas m’étendre mais la politique de l’ignorance appliqué à notre santé c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut aux femmes et je ne comprends pas que Winckler en soit encore à ce niveau dangereux. Ou plutôt, si, la culture (ici médicale, la pire) du savoir mais pour seulement certain·es.

    • Quand à la médicalisation en cas de dépression, de mon expérience et de cette culture de sadiques qu’ont les psys et que plusieurs de mes proches, dont moi, ont du se relever seul·es à plusieurs reprises, je préfère encore un bon psychiatre qui donne les médocs qu’il faut temporairement (qui vont parfois te sauver du pire) qu’un psychanalyste qui reçoit des enfants en difficultés pour les drainer vers son réseau et extirper le fric des parents et dont la salle d’attente est affublée de « simples dessins de mode » qui représentent en fait une ôde aux anorexiques de 35kg.

    • Le problème avec les prescriptions de la plupart des psychiatres est qu’ils prescrivent avec des posologies dignes d’un équidé, ce qui a pour effet de te mettre complètement dans le gaz. De plus, bon nombre te font comprrendre que ton traitement c’est pour la vie. Dans mon parcours thérapeutique, je n’en ai trouvé qu’un qui était à l’écoute concernant les effets désagréables et parfois dévastateurs d’une molécule ou d’une posologie mal adaptée. Par contre aucun ne m’a jamais proposé un sevrage digne de ce nom et le dernier en date (de sevrage), j’ai dû le gérer seul et dieu merci, j’en ai ressenti assez rapidement les bénéfices. Mais voilà : une fois qu’on a subi un état dépressif ou tout autre trouble, la guérison n’est jamais acquise définitivement. Et dans le cas de rechute, il ne faut pas hésiter à consulter de nouveau. Souvent une nouvelle molécule est mieux adaptée ou mieux supportée à un instant T ou lors de circonstances particulières liées à la rechute. Et pour cela je trouve que certain·es généralistes sont beaucoup plus à l’écoute que les spécialistes.

    • @alexcorp héhé, tu pointes ce post, mais ça ne veut rien dire en fait, et j’espère que ça ne t’empêche pas de réfléchir par toi même , après un check hier , je voulais le supprimer ou au moins mettre dessous que c’est du bullshit d’info conspi et vu que le lien est maintenant pourri et aboutit à plus rien, j’ai fait des recherches sur le taux de radioactivité qu’on se prend avec une mammo ou une échographie ou une radiographie, (puis j’ai zappé en fermant TOR, erreur de ma part que je vais réparer vite).

      Mais … je cherche la preuve par un schéma simple que les chiffres donnés sont bidons
      (d’autant que la radioactivité se calcule aujourd’hui en mSv et pas en RAD)
      Quant à la nocivité des mammos, je cherche aussi le rapport qualité/prix.

      Bananas are used because they contain potassium-40, a radioactive isotope that naturally occurs in some foods. Some examples in BED include: a dental X-ray is similar to eating 500 bananas; a mammogram is equivalent to eating 4000 bananas; and a fatal dose of radiation is like eating 80 million bananas.

      Mais c’est juste pas possible que Winckler assène dans une petite phrase via un flux complet sur la psychiatrie cette grosse connerie dangereuse et je maintiens que c’est #criminel et je me bats contre beaucoup ici sur @seenthis depuis longtemps apparemment pour que mes sœurs ne se mettent pas à croire ce genre d’assertion débile et aillent se faire dépister et mammographier avant 50 ans si ça leur chante et si par exemple dans leur famille il y a déjà eu des cas ou après être allé dans des zones de guerre ou d’essais nucléaires … Le cancer du sein aujourd’hui c’est une femme sur 8, 1/8em des femmes, donc les femmes filles de femmes qui ont eu un cancer devraient se faire suivre correctement ou dépister sans qu’on vienne les faire chier.

      PS Et aucun flic ne vient encore te chercher pour t’obliger à te soigner, c’est juste des recommandations remboursés pour surveiller sa santé, vraiment ça dérange qui en fait ? La mode est à un retour bio à la nature et donc on fait pas de mammo ?.

      Je le dis aussi, parce que je suis impliquée au premier rang, parce que portée par ce courant anti mammo qui sévissait j’ai moi même refusé de m’y rendre et j’ai fait cette grave erreur et les médecins m’ont alors conforté à ne pas en faire, et à 49 ans j’ai eu une saloperie de merde de cancer qui avait déjà métastasé. Alors chacun·e fait bien comme elle veut, mais qu’on arrête de dire que ça ne sert à rien ou que c’est dangereux !

      Le lien que je n’ai pas donné ici "Cancer du sein : « Les détracteurs du dépistage sont #irresponsables »"
      https://seenthis.net/messages/733908

      En France, moins d’une femme sur deux participe au dépistage organisé.

    • un article (de novembre 2000 de la RMS, n°2320) sur le risque radiologique de la mammographie (après 50 ans). Le tableau présentant les résultats mentionné dans l’extrait ne figure pas en ligne.

      Dépistage du cancer du sein organisé : qu’en est-il de l’irradiation des patients ? - Revue Médicale Suisse
      https://www.revmed.ch/RMS/2000/RMS-2320/20878

      L’exploitation des données actuellement disponibles dans ce domaine montre que le facteur de risque d’induction du cancer du sein à partir de 40 ans est de l’ordre de 5.0 10^-4 par Sv. année. Il est important de noter que ce risque diminue avec l’âge.

      En utilisant ce type d’estimation, une comparaison entre le risque d’induction de cancer lié à la mammographie (en considérant une période latente de dix ans) et l’incidence naturelle du cancer du sein est présentée dans le tableau 1. Ces données concernent les Pays-Bas, mais sont tout à fait transposables à la Suisse.8 Elles ont été adaptées à un dépistage bisannuel débutant à 50 ans, et où la dose délivrée est de 2 mSv par examen.

      Pour cette population, une femme qui entre dans un programme de dépistage à 50 ans, et qui fait une mammographie tous les deux ans avec une dose de 2 mSv, a 520 fois moins de risque de développer un cancer radio-induit qu’un cancer spontané. Ainsi, le risque associé à la mammographie est largement compensé par l’avantage qu’offre le dépistage, puisqu’il permet de réduire le risque de décéder consécutivement à un cancer du sein.

    • Juste pour info, voici ce que dit Winckler sur son site :

      Si vous avez plus de 40 ans sans antécédents familiaux de cancer du sein, faites vous examiner une fois par an.
      Cela peut très bien être fait par votre généraliste. Inutile d’aller voir le gynéco seulement pour ça.

      Si vous avez plus de 40 ans avec des antécédents familiaux (cancer du sein chez une mère, une soeur, une tante ou grand-mère maternelles), faites-vous faire en plus une mammographie tous les 2 ans (mais pas plus).

      http://www.martinwinckler.com/spip.php?article752

      On est loin du « la mammographie ne sert à rien ».

    • C’est déjà pas mal qu’il soit moins bouché sur les mammographies que sur les antidépresseurs, une classe de médicaments sur laquelle il semble tout simplement partager la vision et les habitudes de généralistes aussi peu formés sur les troubles psys que sur les psychotropes, eux qui contribuent à colmater la souffrance psychique à coups d’anxiolytiques. On aboutit à une prescription massive d’anxiolytiques sur une longue durée alors qu’ils ne devraient être utilisés que pour des périodes limitées.
      Et puisque c’est agrémenté d’évidences (non) du genre ça passe avec le temps et en ayant une vie affective et sociale qui vaut le coup sans oublier de pas laisser toute la place à la tête par laquelle tout pourri en s’activant avec son corps, il faut s’efforcer de pas être déçu par le type (estimable) en se souvenant que le droit à la connerie est imprescriptible.

    • Je ne connais pas « toutes les études » :) et veux bien croire que de nombreuses études qui ne parviennent pas à démontrer une efficacité des antidépresseurs ne sont pas publiées. Et, bien sûr, il y a aussi surprescription d’AD (à chaque trouble, et pour chaque joie, son produit), mais M.W. doit lui même concéder, « Au total, il est très possible que certains antidépresseurs soient efficaces, mais sur un petit nombre de personnes, sans qu’on sache lesquelles. »
      Possible ? Petit nombre ? Sans accorder une confiance exagérée aux psychiatres (eux-aussi confrontés à leur impuissance et poussés à prescrire, y compris pour masquer celle-ci), face à des dépressions sévères, à des dépressions mélancoliques, se fier un tant soit peu à l’expérience clinique de praticiens de la psychiatrie me parait inévitable.

  • Cancers : l’incroyable aveuglement sur une hausse vertigineuse
    14 septembre 2020 / Celia Izoard (Revue Z)

    https://reporterre.net/Cancers-l-incroyable-aveuglement-sur-une-hausse-vertigineuse

    De nombreux types de cancers se multiplient très rapidement depuis deux décennies. Pourtant, l’information sur leur chiffre est lacunaire. Mais l’État ferme les yeux, et rejette la responsabilité sur les comportements individuels, plutôt que sur les polluants. (...)

  • Santé | Cancer du sein : le venin des abeilles tuerait les cellules cancéreuses
    https://www.ledauphine.com/insolite/2020/09/04/cancer-du-sein-le-venin-des-abeilles-tuerait-les-cellules-cancereuses

    D’après des chercheurs de l’Institut de recherche médicale Harry Perkins (Australie), le venin des abeilles pourrait détruire les cellules cancéreuses du sein, rapporte Néon. Ils ont publié leur étude dans la revue Nature Precision Oncology. Les scientifiques se sont intéressés à la mélittine, le principal composant du venin, et ses effets sur les cancers agressifs de type triple négatif.

    Et la première idée qui me traverse l’esprit en lisant ça, c’est : ah ben c’est ballot, y’a plus d’abeilles.

    • Publié par Martin Winckler (Marc Zaffran) à 07:10

      J’y ai eu droit pour un traitement du cancer du sein. Après 2 opérations importantes sous anesthésie générale, puis 6 semaines de radiothérapie (la totale : boucherie+charcuterie+rotisserie) tu dois avoir un examen pour voir l’épaisseur de ta muqueuse utérine avant de bouffer des anti hormones.
      Je crois que je l’ai raconté sur mon compte seenthis. Ne continuez pas si vous êtes sensible.

      Je n’ai pas eu le courage de partir, de la repousser avec mes jambes, j’étais trop affaiblit. J’ai cherché partout une gynéco bienveillante, ma dentiste me l’avait conseillé. Au rendez-vous, je lui ai pourtant dit que je n’étais pas à l’aise, que j’avais subi des violences sexuelles de la part de gynécologues (ben fallait porter plainte) oui, j’ai bien témoigné dans le livre de Mélanie Delachaux (ben regardez moi, je suis pas morte et pourtant j’ai eu une épisio) je parle de libertés (on nous fait tout porter). Et puis, sur la table elle a préparé son truc en glissant sa main dessus avec le gel comme si elle le masturbait et elle a dit qu’elle allait me violer à son tour, et c’est ce qu’elle a fait, par surprise, tout en me parlant d’autre chose pour attirer mon attention ailleurs, une sorte de piège desgueulasse. Comme si j’étais rien, une irresponsable, sans parole aucune, la pire des méthodes. Et je n’ai pas protesté parce que c’était la suite de toute cette longue horreur de maltraitances, et que je ne voyais pas d’alternative et voulais tenir le coup pour m’en sortir.
      Je sais, je devrais porter plainte, avertir le syndicat des soit disant soignants gynécos mais qui défendent les pratiques de viols. Je n’y arrive juste pas.
      Donc merci toujours à Winckler et aux femmes qui disent que ce n’est pas normal.

    • Mon grand-père me raconte sa biopsie prostatique.

      L’uro « Vous allez souvent à Paris ? Vous connaissez le bois de Boulogne ? »
      "Non"
      « Ben voilà, je vais vous le faire moi le bois de Boulogne. »
      Et il a rentré sa sonde dans le rectum.

      Je n’ai pas les mots.

      https://twitter.com/OreSeur_K/status/1280559189748834304

      Clairement, le médecin a introduit un contexte sexuel avec son allusion à la prostitution dans le bois de Boulogne. C’est donc un viol qualifié.

  • Bien se faire indemniser quand on est à la MDA

    La Maison des Artistes et ses méandres, cauchemar pour un remboursement efficace ? Voyons voir.

    Les artistes-auteur affiliés à la MDA, bien qu’indépendants, dépendent du régime général comme les salariés. Ils partagent donc les mêmes droits aux remboursements et aux indemnités, qui leur sont versés par la CPAM. Cela inclut notamment les indemnités d’arrêt de travail (par exemple en cas de maladie, d’accident ou de congé maternité/paternité).

    http://kitdesurvie.metiers-graphiques.fr/articles/bien-se-faire-indemniser-quand-on-est-a-la-mda

    La procédure

    La procédure de demande d’indemnités d’arrêt de travail lorsque l’on est auteur MDA est la suivante. Suivez-la à la lettre pour maximiser vos chances d’être rapidement indemnisé.

    Obtenez de votre médecin (traitant ou spécialiste) votre avis d’arrêt de travail. Cet avis peut-être initial (si c’est le premier de la période d’arrêt) ou prolongatoire.

    Complétez-le si nécessaire et envoyez-le sans délai à la CPAM dont vous dépendez2. Attention ceci doit être fait sous 48 heures, sous peine de voir vos indemnités réduites (sauf cas de force majeure, type accident avec hospitalisation)
.

    La CPAM reviendra vers vous par courrier, vous expliquant qu’elle a besoin de vos fiches de paie ou autre attestation patronale pour calculer vos indemnités. Dès lors que vous recevez ce courrier (ou si vous n’avez aucune nouvelle au bout de trois semaines), appelez la CPAM au 36 46 pour leur expliquer que la procédure est différente parce que vous êtes auteur indépendant MDA, et que vous bénéficiez à ce titre du régime général sans avoir pour autant de fiche de paye à produire.

    La CPAM doit alors envoyer un courrier à la MDA, lui demandant d’attester que vous êtes à jour de vos cotisations et à combien s’élèvent vos revenus. Cette demande de renseignements est parfois appelé « courrier navette ».

    Par retour de courrier, la MDA enverra sa réponse à la CPAM sous forme d’une attestation (il peut arriver que la MDA vous envoie ce courrier directement, auquel cas vous devrez le transmettre à la CPAM vous-même).


    Attention, de toute évidence la MDA n’attestera que vous êtes à jour de vos cotisations que si c’est effectivement le cas ! Dans le cas contraire, sa réponse sera négative et la procédure sera à recommencer depuis le début, une fois votre situation régularisée… Avant d’entamer une démarche de demande d’indemnisation, veillez donc à vous assurer que vous n’avez aucun retard de cotisations.
    Une fois la réponse reçue, la CPAM calculera vos indemnités et procédera rapidement au paiement.

    Les démarches et documents que nous évoquons ici représentent l’ensemble exclusif de ce qui vous sera vraiment utile pour un remboursement efficace. Si votre interlocuteur vous demande autre chose, c’est qu’il ne sait pas de quoi il parle (ça arrive plus souvent qu’on ne le croit, les personnels étant parfois recrutés dans l’urgence et formés à la sulfateuse). En conséquence, armez-vous de patience et de pédagogie, vous en aurez besoin.

    Notons également que si l’indemnité d’un salarié sera calculée sur les trois derniers salaires mensuels précédant son arrêt de travail, l’artiste-auteur MDA sera indemnisé selon son dernier avis d’imposition (sur lequel se base le calcul des cotisations), c’est-à-dire sur la base de ses revenus de l’année N-2. À garder en tête au moment de faire ses petites additions car ça peut expliquer des écarts assez conséquents.

    #survie #droits #mda #sécu

    • L’arrêt de travail chez les auteurs, ou Tchoupi à la CPAM...
      https://www.actualitte.com/article/tribunes/l-arret-de-travail-chez-les-auteurs-ou-tchoupi-a-la-cpam/93172

      Vos revenus 2017 : 58 686 € ÷ 365 jours = 160,78 € ÷ 2 (car 50 % d’indemnité prise en charge par la sécurité sociale) = 80,39 € journalier. Vous ne pouvez pas percevoir le montant journalier de 80,39 €, car il y a un plafond maximum à ne pas dépasser défini par la sécurité sociale qui est de 44,34 €. Compte tenu de ce qui précède, votre indemnité calculée est donc bien de 620,76 € (soit 14 jours x 44,34 €).

    • Dans le cas ou votre interlocuteur à la CPAM ne connait pas les particularités du statut « artiste-auteur » (90% des cas) il faut lui préciser que vous dépendez du « régime 170 » .
      Avec ce sésame vous serez orienté vers LA personne qui connait vos droits spécifiques.

    • Merci @vazi j’etais en train de me dire que ca serait encore des droits que je ne pourrais pas faire valoir. Je vais essayé quand même et je mettrais « régime 170 » sur tous mes documents histoire de prévenir les dégâts.

    • Attention à la « période de référence » … même si le pdf date de 2012 c’est toujours valable http://www.caap.asso.fr/IMG/pdf/rru_artistes-auteurs_aout_2012-2.pdf

      la dernière année civile connue de la caisse (ou période de référence) est celle qui permet l’ouverture des droits c’est-à-dire celle qui précède la période s’étendant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante. Ainsi, pour un arrêt de travail situé pendant la période allant du 1er juillet 2011 ou 30 juin 2012, la période de référence est l’année 2010.

      J’ai été en arrêt maladie pour ALD un peu plus de 6 mois à partir d’aout 2017, ce sont donc mes revenus de 2016 qui ont été pris en compte.
      Ouf, j’ai eu du mal à considérer que j’avais droit à l’arrêt maladie avec un cancer déclaré en juin, car si j’avais demandé à ce moment là mes indemnités, elles auraient été calculées sur mes revenus de 2015 qui n’étaient pas mirobolants.
      Mais à l’Agessa, pour n’avoir pas avoir eu assez de revenus en 2017 (ah ben oui dommage, j’étais en arrêt maladie) j’ai été privée de droits aux indemnités journalières en conservant cependant celui d’être affilée et de payer une blinde le forfait de la sécurité sociale …

      #indépendants #auteurs #artistes

      RÉGIME SOCIAL DES ARTISTES-AUTEURS : 2019, L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS ?

      1/ UNE INCURIE COUPABLE DES MINISTÈRES DE TUTELLE
      De l’incurie au mépris, le ministère de la santé porte une très lourde responsabilité dans la mauvaise gestion du régime de protection sociale des artistes-auteurs et dans son évolution. Non seulement son refus du dialogue social est récurrent mais il a sciemment laissé l’Agessa violer le code de la sécurité sociale depuis plus de 40 ans au détriment des artistes-auteurs non affiliés, et ce, alors qu’il est en charge du contrôle de l’égalité des deux organismes sociaux des artistes-auteurs, l’Agessa et Mda-sécurité sociale (voir notre article).

      http://www.caap.asso.fr/spip.php?article597

    • Anecdote : Le « régime 170 » c’est ce qui a permis à @jacotte de faire valoir ses droits alors que sa première interlocutrice lui avait répondu très sûre d’elle : « Non madame avec votre statut vous ne pouvez pas prétendre au congé maternité » !

    • @vazy c’est pas le régime 170, mais le « régime 160 »- celui des artistes à la MDA, m’a dit l’agent de la CPAM que je viens d’avoir au tel.

      2.7. Codification du régime d’affiliation des artistes auteurs
      160 Artistes auteurs avec prestations en nature et en espèces des assurances maladie, maternité, invalidité, décès
      620 Artistes auteurs avec pension d’invalidité
      630 Artistes auteurs avec pension vieillesse

      http://caap.asso.fr/IMG/pdf/rru_artistes-auteurs_aout_2012-2.pdf

  • Top Cancer Researcher Fails to Disclose Corporate Financial Ties in Major Research Journals - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/08/health/jose-baselga-cancer-memorial-sloan-kettering.html

    This article was reported and written in a collaboration with ProPublica, the nonprofit investigative journalism organization.

    One of the world’s top breast cancer doctors failed to disclose millions of dollars in payments from drug and health care companies in recent years, omitting his financial ties from dozens of research articles in prestigious publications like The New England Journal of Medicine and The Lancet.

    The researcher, Dr. José Baselga, a towering figure in the cancer world, is the chief medical officer at Memorial Sloan Kettering Cancer Center in New York. He has held board memberships or advisory roles with Roche and Bristol-Myers Squibb, among other corporations, has had a stake in start-ups testing cancer therapies, and played a key role in the development of breakthrough drugs that have revolutionized treatments for breast cancer.

    According to an analysis by The New York Times and ProPublica, Dr. Baselga did not follow financial disclosure rules set by the American Association for Cancer Research when he was president of the group. He also left out payments he received from companies connected to cancer research in his articles published in the group’s journal, Cancer Discovery. At the same time, he has been one of the journal’s two editors in chief.

    #conflits_d_intérêts #fraude #santé #bigpharma

    • J’entends qu’il faudra encore attendre deux ans en france pour que l’interdiction du glyphosate soit effective. Ce produit va donc continuer à empoisonner terres et rivières, animaux et humains.

      Je reviens sur ces comparatifs des problèmes politiques avec les maladies pour vous soumettre cette petite réflexion.
      Si le nucléaire est un cancer, si la corruption est un cancer, si le glyphosate est un cancer, si la pollution est un cancer, bah, ma pauvre dame faut même pas attendre 15 jours pour opérer, rendez-vous demain à l’hôpital.

      Le seul point commun est celui de l’urgence, mais il se trouve que dans le cas politique ce n’est #jamais_l'heure :/

  • Hier, sur Arte, vu la série « Mytho ».
    Le casting est plutôt bon grâce notamment aux enfants et il y a une façon de filmer et de mettre en scène assez inventive. Bon, ce téléfilm aborde la question du cancer (du sein), sujet d’ordinaire tabou, et je n’ai vu que les 3 premiers épisodes, mais quand même, où ont-ils été se faire conseiller ? Chez Mickey ?

    Tout tourne autour de la comédienne principale qui invente un faux cancer pour qu’on s’occupe d’elle (si si, c’est le pitch spoiler). Et en gros ça marche, son compagnon redevient amoureux et veut l’épouser, il en quitte même sa maitresse, ses enfants refont leur devoir et s’inquiètent de comment elle va, son père lui dit qu’il l’aime… etc
    Comme le cancer ça à l’air vraiment très cool et la vie des cancéreux nettement plus douce que le traintrain du boulot, ça risque de faire des jaloux et des jalouses.

    Le cancer ce grand inconnu (avec la mort) est en fait un super moyen d’être aimé, hop, tout le monde redevient gentil avec toi. Hein oui.

    Bon, désolée, hein mais c’est plutôt l’inverse ce qui se passe en réalité et ce téléfilm fausse complètement la donne sur la vie de milliers de femmes atteintes d’un cancer. Je trouve même que c’est insultant.

    Pour ma part les potesses ou les potos que je connais ou connu, ils ont pas trouvé grand monde pour être là et les soutenir. Vu que cette saloperie plonge tout le monde dans le désarroi. Et qui dit désarroi dit courage fuyons, beaucoup perdent ton numéro de téléphone, tu as plus de taf, plus de contact, même quand tu commences à sortir la tête du gouffre. La grande indifférence s’installe vite, personne n’a envie d’entendre du malheur, tombe vite alors la solitude, le manque de fric, la banque qui refuse les crédits. Et je pleure pas sur mon compte, je viens de poster une étude sur la qualité de vie des femmes atteintes d’un cancer du sein.

    … In addition, endocrine therapy negatively impacted role and social function, pain, insomnia, systemic therapy side-effects, breast symptoms and further limited emotional function and future perspective recovery.

    Tu trouves toujours des personnes pour te dire que c’est une opportunité, elles n’ont jamais eu de cancer mais bon, quand même, elles sont prêtes à te remonter le moral, même à l’envers. Le film s’est un peu ça, ah super un cancer, ma vie de merde va devenir joyeuse.
    Et concernant la réaction des enfants, n’allez pas imaginer que d’un coup ils vont ravaler leur crise d’ado pour vous faire un peu de place. Si vous avez déjà eu une grippe vous pouvez imaginer comment les gamins poussent un peu plus la barrique histoire de savoir si elle casse et quelles sont ses limites. C’est pas vraiment bisounours land d’avoir un cancer.

    Bref, gros malaise devant les mensonges du film sur la vie en général, zéro notion de psychologie, aucun recul sur la réalité que cela induit pour les malades. Et devant cette façon de faire croire qu’un cancer ça arrange la vie, cette forme ce #validisme qui avance masqué sous les traits d’une comédie, ça m’a pas fait rire. J’ai supporté le film en espérant qu’il se sorte de ce fiasco mais ça n’a fait que plonger plus loin.

    Ah oui, parce qu’au deuxième épisode, la comédienne principale annonce qu’elle va finalement bien. Sauf que les problèmes du quotidien refont surface et elle n’a qu’une solution c’est d’inventer une rechute ,(

    #scénario_pourri

  • Differential impact of endocrine therapy and chemotherapy on quality of life of breast cancer survivors: a prospective patient-reported outcomes analysis | Annals of Oncology | Oxford Academic
    https://academic.oup.com/annonc/advance-article-abstract/doi/10.1093/annonc/mdz298/5583691

    Published:08 October 2019

    Background

    In early breast cancer (BC), there has been a trend to escalate endocrine therapy (ET) and to de-escalate chemotherapy (CT). However, the impact of ET versus CT on the quality of life (QoL) of early BC patients is unknown. Here, we characterize the independent contribution of ET and CT on patient-reported outcomes (PROs) at 2 years after diagnosis.
    Patients and methods

    We prospectively collected PROs in 4262 eligible patients using the European Organization for Research and Treatment of Cancer QLQ-C30/BR23 questionnaires inside CANTO trial (NCT01993498). The primary outcome was the C30 summary score (C30-SumSc) at 2 years after diagnosis.
    Results

    From eligible patients, 37.2% were premenopausal and 62.8% postmenopausal; 81.9% received ET and 52.8% CT. In the overall cohort, QoL worsened by 2 years after diagnosis in multiple functions and symptoms; exceptions included emotional function and future perspective, which improved over time. ET (Pint = 0.004), but not CT (Pint = 0.924), had a persistent negative impact on the C30-SumSc. In addition, ET negatively impacted role and social function, pain, insomnia, systemic therapy side-effects, breast symptoms and further limited emotional function and future perspective recovery. Although CT had no impact on the C30-SumSc at 2-years it was associated with deteriorated physical and cognitive function, dyspnea, financial difficulties, body image and breast symptoms. We found a differential effect of treatment by menopausal status; in premenopausal patients, CT, despite only a non-significant trend for deteriorated C30-SumSc (Pint = 0.100), was more frequently associated with QoL domains deterioration than ET, whereas in postmenopausal patients, ET was more frequently associated with QoL deterioration, namely using the C30-SumSc (Pint = 0.004).
    Conclusion(s)

    QoL deterioration persisted at 2 years after diagnosis with different trajectories by treatment received. ET, but not CT, had a major detrimental impact on C30-SumSc, especially in postmenopausal women. These findings highlight the need to properly select patients for adjuvant ET escalation.

    #cancer_du_sein #hormonothérapie #traitement_endocrinien #qualité_de_vie #paywall

    • Un article sur les mauvais effets de l’hormonothérapie, suite à l’étude de L’Hôpital Gustave Roussy

      Cancer et ménopause : l’hormonothérapie dégrade plus la qualité de vie que la chimio
      https://www.ledauphine.com/magazine-sante/2019/10/28/cancer-et-menopause-l-hormonotherapie-degrade-plus-la-qualite-de-vie-que

      Cancer et ménopause : l’hormonothérapie dégrade plus la qualité de vie que la chimio
      Chez les femmes ménopausées, la qualité de vie est plus altérée sur le long terme par l’hormonothérapie que par la chimiothérapie.
      Chez les femmes ménopausées atteintes d’un cancer du sein, l’hormonothérapie provoquerait plus d’effets indésirables que la chimiothérapie. Sur le long terme, le confort de vie au quotidien s’en trouverait altéré.

      L’hormonothérapie prévient efficacement (JE NOTE SIC) le risque de rechute des cancers du sein hormono-dépendants*. Mais cette stratégie thérapeutique impacterait durablement la qualité de vie des femmes ménopausées.

      Pour en savoir plus, l’équipe du Dr Inès Vaz-Luis, oncologue spécialiste du cancer du sein et chercheuse à Gustave-Roussy**, a suivi 4 262 femmes atteintes d’un cancer du sein. Leur qualité de vie a été évaluée lors du diagnostic, puis à 1 et 2 ans. « Le traitement de ces patientes était composé de chirurgie et pour certaines de chimiothérapie et/ou de radiothérapie », détaillent les scientifiques. Environ 75 à 80% d’entre elles étaient ensuite placées sous hormonothérapie pendant un minimum de 5 ans.

      l’hormonothérapie du #cancerdusein sur la qualité de vie des patientes, étudié grâce à une analyse de la cohorte CANTO portant sur plus de 4 200 patientes.

      Deux ans après le diagnostic…
      Globalement, la qualité de vie s’est dégradée chez toutes les patientes.

      Mais les séquelles ont pris plus d’ampleur chez les femmes sous hormonothérapie. Précisément, deux ans après le diagnostic, « l’hormonothérapie (…) a un impact plus long et plus délétère sur la qualité de vie notamment des femmes ménopausées ».

      L’impact de la chimio plus lourd chez les femmes non ménopausées
      A l’inverse, « l’impact de la chimiothérapie est plus important sur la qualité de vie des femmes non ménopausées, particulièrement sur la détérioration des #fonctions_cognitives ».

      La prévention est de mise alors que les recommandations internationales se basent sur une prescription de l’hormonothérapie pendant 5 à 10 ans . Objectif, repérer les profils à risque pour leur « proposer une prise en charge des symptômes les plus impactant, notamment ceux liés à la ménopause, les douleurs musculo-squelettiques, la dépression, la fatigue sévère, ou encore les dysfonctions cognitives, et d’y associer des soins de support comme l’exercice physique et les thérapies cognitivo-comportementales ».

      En fait on va encore te dire que c’est psychologique et qu’il faut jouer du zygomatique plus souvent ?

      *A eux seuls, les cancers hormono-dépendants représentent 75% des cancers du sein
      **Laboratoire « Identification de nouvelles cibles thérapeutiques en cancérologie » (Inserm/Université ParisSud/Gustave Roussy)

  • #Immunothérapie des cancers
    https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/immunotherapie-cancers

    Agir sur le système immunitaire pour lutter contre la maladie

    Alors que les connaissances fondamentales sur l’immunologie des tumeurs ont récemment explosées, une nouvelle approche thérapeutique du cancer prend son essor : l’immunothérapie. Au lieu de s’attaquer directement aux cellules tumorales, l’idée est d’aider le système immunitaire à les reconnaître et les détruire.

    Un traitement complet par Sipuleucel-T coûte environ 89 000 euros. Le coût d’un traitement par cellules CAR-T varie de 328 000 dollars à 420 000 dollars par patient. Avec les immunomodulateurs, on est autour de 75 000 euros par an et par malade.

    #cancer #demain

  • « Avec les traitements, on perd sa féminité »
    https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/avec-les-traitements-on-perd-sa-feminite_1747641

    Quand elle se découvre dans le miroir, Isabelle semble aussi surprise que ravie. Ses mains aux ongles vernis placées près de ses lèvres d’un rouge assorti, la coquette quadragénaire s’amuse à jouer les midinettes en prenant la pose. « Tu fais très pin-up dans ta robe à motifs fraises », la complimente Amélie Cosneau, socioesthéticienne. « Il ne me manque que les cheveux », tranche Isabelle, tout sourire.

    #cancer #misogynie #hétérosexisme #male_gaze #cheveux

    • J’entends qu’il y ait des femmes qui ont besoin de ce genre de lieu. Personnellement (et après un cancer du sein) ça me fait fuir comme tout lieu de standardisation et renforce mon besoin de solitude. J’ai pas non plus envie que ma vulnérabilité soit utilisée pour me faire croire qu’appartenir à un groupe qui se repeint le corps comme le veulent les hommes va m’aider à aller mieux.
      J’ai besoin au contraire qu’on arrête de classer les femmes par leur attrait physique pour leur faire croire que leur identité dépend de leur corps. Que dans tous les espaces s’ouvre la bienveillance aux autres et pas seulement dans les espaces qu’on réserve aux handicapé·es en les maquillant en Valides.
      Accepter ses cicatrices, qu’elles soient de l’âme ou du corps, c’est toute la vie que ça devrait se passer et en tous lieux.

      Hier comme aujourd’hui, jem’en fous de ne pas me conformer à ce qui doit plaire aux autres, du moment que je suis en juste accord avec moi même.
      il me semble qu’une société qui entretient par tous moyens de tels tabous sur les corps non conformes (surtout lorsque cela est pavé de bonnes intentions) en tentant toujours de masquer lorsqu’elle ne les ignore pas les effets de la maladie sur le corps nourrit la ribambelle de déceptions et de violences qui en découlent. Devoir en plus résister à des groupes comme celui-là, merci, non, pas besoin.

    • C’est en te lisant @vraiment que j’ai compris le problème avec ce genre de lieu et l’assignation au #male_gaze
      Je me souviens aussi que tu expliquait qu’il n’existait rien pour aider les femmes à supporter les difficultés liées au cancer aussi bien physiques que sociale, psychologiques, économiques, on s’arrange seulement pour que les femmes restent agréables à regarder pour les autres.
      J’ai pensé à toi en postant ici cet article
      Il existe aussi le même type d’ateliers pour les femmes au chaumage.
      Merci pour le partage de ton expérience et de ta réflexion sur ce sujet tabou.

    • Merci @mad_meg j’en suis très honorée :)
      Je considère qu’avoir traversé cette merde m’a permis de capter un espace inconnu. J’espère en relatant mon expérience aider d’autres personnes, notamment à faire fi des conformismes validistes et de l’assignation à l’#autosexisme des femmes.

  • Une IA capable de détecter le cancer du sein
    https://usbeketrica.com/article/ia-capable-detecter-cancer-sein

    Une équipe de chercheurs du MIT a mis au point une intelligence artificielle capable de détecter un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant sa formation, quelle que soit la couleur de peau de la patiente.

    Chaque année, on compte 54 000 nouvelles personnes touchées par le cancer du sein en France, ce qui en fait le cancer le plus répandu chez les femmes. Malgré des campagnes de dépistage importantes, de nombreux cas sont repérés trop tard pour être soignés efficacement. Face à cet enjeu, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) essaient d’intégrer l’intelligence artificielle à leurs recherches afin de dépister le cancer plus tôt. Les résultats de leurs travaux ont été publiés, mardi 7 mai, dans la revue Radiology.

    L’intelligence artificielle sur laquelle travaille le MIT permettrait de prédire un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant son apparition, à travers l’analyse d’une simple mammographie. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de plus de 60 000 patientes issues de l’Hôpital général du Massachusetts, précise le site du MIT. Comme les images utilisées avaient été prises plusieurs années auparavant, les chercheurs ont été en mesure d’apprendre à la machine quelles mammographies correspondaient à des femmes ayant développé le cancer du sein et lesquelles ne présentaient aucun signe de cancer.
    Une IA (un peu) plus inclusive

    Pour rendre leur intelligence artificielle plus équitable, les scientifiques lui ont montré des données représentatives de différentes couleurs de peau (l’enjeu étant de permettre à l’IA de repérer les signes avant-coureurs d’un cancer aussi bien sur des personnes blanches que non blanches). Verdict des chercheurs : « Cela fonctionne aussi bien sur des patientes noires que sur des personnes blanches ».

    Données issues d’une étude publiée en 2014 sur le site Wiley Online Library

    La diversité des données reste toutefois très faible, puisque seulement 5 % d’entre elles concernent des femmes noires et 4 % des femmes asiatiques, alors que 81 % proviennent de patientes à la peau blanche. Les chercheurs du MIT cherchent à inclure encore davantage les minorités dans leurs recherches, comme ils l’expliquent au site Engadget : « Nous continuons activement les collaborations avec d’autres hôpitaux pour faire en sorte que notre modèle soit équitable et qu’il fonctionne sur des populations diverses. »
    Un enjeu d’avenir

    Ces enjeux deviennent de plus en plus importants à mesure que l’intelligence artificielle fait son entrée dans le domaine de la santé et de la médecine prédictive. Aujourd’hui, aux États-Unis, les femmes noires ont 42% plus de risques de mourir d’un cancer du sein que les femmes blanches, précise le MIT. Parallèlement, les femmes noires, hispaniques et asiatiques développent le cancer du sein plus tôt en moyenne que les femmes blanches. Et avec le recours à l’intelligence artificielle, ces inégalités risquent encore s’amplifier si les données fournies aux IA ne sont pas plus représentatives.

    Pour gommer ces biais, il s’agit donc de renouveler et diversifier les données médicales. Et il y a fort à faire en la matière puisque, depuis vingt ans, les inégalités liées à la couleur de peau face au cancer n’ont pas diminué, comme le montre une étude publiée en 2014. Elles auraient même augmenté dans le cas du cancer du sein.

    #inégalités #cancer_du_sein #MIT #IA #prédictions_médicales

    • L’intelligence artificielle sur laquelle travaille le MIT permettrait de prédire un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant son apparition, à travers l’analyse d’une simple mammographie. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de plus de 60 000 patientes issues de l’Hôpital général du Massachusetts, précise le site du MIT. Comme les images utilisées avaient été prises plusieurs années auparavant, les chercheurs ont été en mesure d’apprendre à la machine quelles mammographies correspondaient à des femmes ayant développé le cancer du sein et lesquelles ne présentaient aucun signe de cancer.

      A noter : utilisation du conditionnel et sauf erreur de ma part on est bien sur des bases de travail statistiques et on détecte donc des corrélations et des probabilités, pas des causalités...

    • oui @suske tout cela est au conditionnel, on est d’accord que ce n’est pas très scientifique. Mais ça signifie aussi qu’un cancer du sein peut débuter 5 ans avant et non pas seulement 2 ans comme les médecins le disent souvent.
      Quand j’ai présenté une mammographie de plus de 20 ans avec des annotations au même endroit de cellules bizarres à Curie on m’a répondu que « la médecine n’est pas une science exacte ». Et il y a 10 ans, consultant en urgence, je me suis fait insulter par une gynéco parce que « madame ce sont vos glandes mammaires, c’est normal vous avez des seins, vous êtes une femme ».
      J’estime que les études techniques ça fait surtout plaisir aux techniciens de la santé et à ceux qui espèrent un retour sur investissement à force de #fichage.
      Et que tant que le corps médical refusera d’écouter les patient·es, les médecin·es continueront d’accumuler les erreurs médicales et les diagnostics d’ignares dangereux.
      Donc, chères sœurs, faites vous confiance, changez de médecin si il ou elle refuse de vous entendre.
      #santé #médecine #ecouter_les_femmes

    • L’étude originale :
      A Deep Learning Mammography-based Model for Improved Breast Cancer Risk Prediction | Radiology
      https://pubs.rsna.org/doi/abs/10.1148/radiol.2019182716

      Abstract
      Background
      Mammographic density improves the accuracy of breast cancer risk models. However, the use of breast density is limited by subjective assessment, variation across radiologists, and restricted data. A mammography-based deep learning (DL) model may provide more accurate risk prediction.

      Purpose
      To develop a mammography-based DL breast cancer risk model that is more accurate than established clinical breast cancer risk models.
      […]
      Conclusion
      Deep learning models that use full-field mammograms yield substantially improved risk discrimination compared with the Tyrer-Cuzick (version 8) model.

      Et, en effet, il s’agit de comparer des méthodes de détection. Le résultat principal se lit sur ce graphique (dit #courbe_ROC)


      Figure 2 : Receiver operating characteristic curve of all models on the test set. All P values are comparisons with Tyrer-Cuzick version 8 (TCv8). DL = deep learning, hybrid DL = DL model that uses both imaging and the traditional risk factors in risk factor logistic regression, RF-LR = risk factor logistic regression.

      Il montre que la courbe (en rouge) correspondant à l’utilisation de l’IA sur l’image et les facteurs de risque classiques produit toujours un plus faible nombre de faux positifs que les méthodes sans IA.

      La courbe verte (IA sur l’image seule) n’est pas aussi performante que la rouge ; elle est moins bonne que la méthode traditionnelle dans le bas de la courbe.

      La « détection parfaite » correspondrait à deux segments de droite longeant les bords gauche et supérieur du carré.

    • Comme tu le soulignes, @vraiment, l’étude ne porte que sur les éléments médicaux. Aucune trace des déclarations des patientes, en effet.

      Mais ça signifie aussi qu’un cancer du sein peut débuter 5 ans avant

      Je reformulerais en précisant que l’étude montre que le cancer était détectable (par ces méthodes) dans les 5 ans qui précèdent sa détection effective. L’étude a porté sur 40000 mammographies effectuées dans un intervalle de 4 ans (2009 à 2012) dans un grand centre médical et en recoupant d’une part avec le registre des tumeurs déclarées dans les 5 ans suivant de 5 hôpitaux, mais aussi avec des mammographies post-traitement.

      Le délai de détection ainsi gagné par l’utilisation de ces techniques n’est pas indiqué. Ni, à mon avis, aisément déterminable.

    • 100% d’accord sur l’écoute.

      Une des difficultés est aussi de s’exprimer face au médecin... Ici on est clairement dans une idée du type : une mammo, une AI et le tour est joué. L’écoute de l’expression des patientes est limite inutile dans ce paradigme. Pour cela je n’ai pas apprécié cet article dont la structure me semble conforter ce défaut :
      1. titre factuel favorable à l’AI
      2. rappel de « l’importance de la détection précoce »
      3. conditionnel : possibilité de prédire jusqu’à 5 ans
      4. le tout sur base de dossiers d’imagerie...

      Il ressort une impression de « on va pouvoir détecter tout à temps » alors que ce que je comprends c’est que l’AI réduit (logiquement) un peu la subjectivité de l’interprétation. C’est déjà bien, pas besoin d’en rajouter en parlant de capacité de l’AI et de prédictibilité...

    • Moi je me questionne du coup sur ce qui change sur une mammographie en fonction de la couleur de peau ; le contraste de l’image résultante n’est pas le même ? (a priori c’est pas ça) Ou c’est que les cancers du sein ne se développent pas forcément de la même façon suivant le milieu social, la couleur ?

      The majority of existing risk models were developed on predominantly white populations (1,3,4) and have known limitations in predicting risk for other racial groups (17–20)

    • Relativement à la mammographie, le facteur #densité_mammaire (#breast_density) est régulièrement mis en avant.

      cf. les explications de la Clinique Mayo où l’on voit clairement l’impact sur la lecture de l’image.

      Après, le lien entre l’ethnicité, la densité mammaire et le niveau de risque relatif est discuté. Deux exemples, après recherche rapide,…

      • ici une étude de 2007, Mammographic breast density and race qui conclut que le lien densité/race existe mais qu’il disparait lorsqu’on prend en compte les facteur âge et IMC (Indice de Masse Corporel) … sauf pour les Asiatiques
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17377060

      • là, en Nouvelle-Zélande en 2013, c’est le contraire…
      Age and Ethnic Differences in Volumetric Breast Density in New Zealand Women : A Cross-Sectional Study
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3729838

      As well as expected age differences, we found differential patterns of breast density by ethnicity consistent with ethnic differences seen in breast cancer risk. Breast density may be a contributing factor to NZ’s well-known, but poorly explained, inequalities in breast cancer incidence.

      Comme l’indique la conclusion de cette dernière étude, on ne sait pas pourquoi…

      Les quatre références citées en note (17 à 20) par l’étude sur l’IA se contentent de constater les différences, comparent la sous-estimation des risques obtenus par différentes méthodes et, éventuellement, proposent des étalonnages (anglais : calibration) différents pour les différentes races.

  • Plainte pour fichage de 35000 patientes atteintes d’un cancer

    Une grande solitude, la CNIL met cinq mois à répondre !
    https://souriez.info/Plainte-pour-fichage-de-35000

    RGPD une illusion de protection ?

    L’association Souriez vous êtes filmé·es s’insurge de tout fichage qui stocke des éléments confidentiels de santé dans une base de données de surcroit non déclarée et accessible à n’importe qui ainsi que du traitement réservé à sa plainte par la CNIL.

    Suite à la découverte de la page internet* sur laquelle le professeur Aubard du CHU de Limoges se vante avec moults détails d’avoir fiché 35000 patientes atteintes d’un cancer l’association Souriez vous êtes filmés a porté plainte auprès de la CNIL en décembre dernier.

    Plainte déposée le 11 décembre 2018

     : L’Association « Souriez vous êtes filmé.es » dépose plainte auprès de la CNIL concernant le fichier constitué par le Pr Aubard, fichier non déclaré à vos services. Nous vous demandons de nous tenir au courant de l’avancée de cette plainte. En effet, le Pr Aubard déclare sur le site de FileMaker (qui en profite pour faire sa publicité) avoir créé le fichage de plus de 35000 patientes avec un accès à 372 utilisateurs et pour chaque patiente ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux https://www.filemaker.com/fr/soluti... voir PDF de la page en Pièce jointe Extrait « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ca commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, ce qui m’a pris beaucoup de temps. Actuellement, il n’y a pas d’équivalent ! Si une nouveauté apparaît dans la spécialité, je l’intègre immédiatement dans mon fichier. »
    Réponse de la CNIL

    La CNIL, après avoir été relancée pour instruire la plainte enregistrée, nous répond par courrier le 7 mai 2019, soit près de 5 mois plus tard :

    « Dans le cadre de l’instruction de votre plainte, nous vous informons que nous adressons ce jour un courrier aux services du CHU de Limoges pour les interroger sur les différents points soulevés par celle-ci au regard du réglement Général sur la protection des Données (RGPD) applicable depuis le 25 mai 2018 »
    Qui est le Pr Aubard

    Le Pr Aubard qui se vante dans l’entretien d’avoir constitué de son propre chef le fichier des 35000 patientes non pas grippée mais atteinte d’un cancer est chef du service gynécologie-obstétrique au sein de l’hôpital de la mère et de l’enfant - CHU de Limoges. Le professeur Aubard apparait également comme signataire du texte qui comparait les femmes à des juments lors du congrès national des gynécologues obstétriciens https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/au-congres-des-gynecologues-une-diapositive-compare-les-femmes-a-des-ju

    La peur des informaticiens du CHU

    En toute ignorance du droit informatique des patientes, le Pr Aubard ajoute dans l’interview où il expose ses méthodes de fichage des données confidentielles de 35000 femmes « Cette flexibilité et cette réactivité font peur aux informaticiens du CHU, qui ont beaucoup de mal à admettre que les médecins aient besoin de cela pour utiliser à plein un dossier informatique médicale. »

    L’association Souriez vous êtes filmés considère tout commentaire comme superflu.

    *Entretien disponible à l’adresse suivante https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

    #plainte_CNIL #RGPD #fichage #médecine #cancer #sexisme_medical #femmes #CNIL #delirium_informatique #épée_dans_l'eau #solitude_du_militant #lanceur_d'alerte

  • Un test de toxicité désormais obligatoire avant une chimiothérapie au #5-FU
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-test-de-toxicite-desormais-obligatoire-avant-une-chimiotherapie-au

    Administrées à environ 80.000 personnes chaque année, ces chimiothérapies peuvent être très toxiques si le patient n’a pas la capacité de les éliminer. Un test préalable est désormais obligatoire.

    Les #chimiothérapies à base de 5-FU, qui peuvent entraîner des effets toxiques très rares mais parfois mortels chez certaines personnes, ne pourront désormais être administrées qu’après la réalisation d’un test de toxicité, a annoncé l’Agence du médicament (ANSM) le 29 avril. Une décision attendue de longue date par l’Association francophone de défense des victimes du 5-FU et analogues présentant un déficit en DPD, qui déplorait que ce test ne soit pas réalisé de façon systématique. Chaque année, environ 80.000 personnes atteintes d’un cancer sont traitées par ce médicament mais toutes ne bénéficiaient pas de ce test jusqu’à maintenant.

    Utilisé depuis plus de soixante ans, le 5-Fluoro-Uracile (5-FU) et ses dérivés comptent parmi les médicaments les plus prescrits dans le traitement des tumeurs cancéreuses (sein, ORL, système digestif). Ces médicaments puissants - ils empêchent la synthèse d’ADN dans les cellules cancéreuses - peuvent être très toxiques pour certains patients. La cause ? Un déficit ou l’absence totale d’une enzyme du foie (la DPD), chargée d’éliminer le 5-FU. Sans DPD, une dose de 5-FU peut être fatale. Administrer du 5-FU à un patient sans savoir s’il possède ou non l’enzyme revient donc à jouer à la roulette russe.

    L’anticancéreux 5-FU a provoqué 133 décès et 1500 intoxications graves en 10 ans
    http://sante.lefigaro.fr/article/un-anticancereux-mortel-pour-certains-malades

    #cancer

  • L’ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques axillaires dans le cancer du sein
    https://www.cochrane.org/fr/CD004561/lablation-chirurgicale-des-ganglions-lymphatiques-axillaires-dans-le-cance

    Question de la revue

    Cette revue visait à comparer les bénéfices de l’ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques des aisselles avec les préjudices potentiels associés à cette procédure chirurgicale. La revue a également cherché à savoir si l’élimination complète de tous les ganglions des aisselles pourrait être remplacée par des procédures dans lesquelles seul un petit nombre de ganglions lymphatiques sont retirés.

    .....

    La #radiothérapie par rapport à la lymphadénectomie axillaire
    Quatre essais portant sur 2585 participants comparaient la RT seule à la lymphadénectomie axillaire (avec ou sans RT). Des preuves de haute qualité indiquaient que la survie globale était réduite chez les femmes traitées avec la radiothérapie seule par rapport à celles traitées par lymphadénectomie axillaire (HR 1,10, IC à 95 % 1,00 à 1,21 ; 2469 participants ; quatre études), et la récidive locale était moins probable chez les femmes traitées par radiothérapie par rapport à celles traitées par lymphadénectomie axillaire (HR 0,80, IC à 95 % 0,64 à 0,99 ; 22 256 personne-années de suivi ; quatre études). Le risque de métastases à distance était similaire pour la radiothérapie seule et pour la lymphadénectomie axillaire (HR 1,07, IC à 95 % 0,93 à 1,25 ; 1313 participants ; une étude), et il n’était pas possible d’établir si le lymphœdème était moins susceptible de survenir après la RT seule par rapport à la lymphadénectomie axillaire (RC 0,47, IC à 95 % 0,16 à 1,44 ; 200 participants ; une étude).

    • Pour ma part, après une mastectomie partielle et le retrait des ganglions sentinelles, deux ganglions se sont avérés métastasés. Les médecins ont donc décidé de faire une #lymphadénectomie sur laquelle l’analyse n’a trouvé aucun ganglion touché. Mais cette deuxième opération m’a rendue handicapée du bras opéré. En six mois, à force d’élongations et de dos crawlé j’ai réussi à éliminer la corde qui se formait à l’aisselle. Après un an et demi et malgré la rééducation et des massages quotidiens, je n’ai pas retrouvé la sensibilité de la face postérieure de mon bras et de mon aisselle, les nerfs ont été sectionnés. J’ai toujours des douleurs de l’épaule à la main, surtout quand je conduis, je n’arrive pas à tenir une bouteille pour verser de l’eau. J’ai appris à me servir de mon bras et de ma main non opéré.
      J’apprends donc par cette étude que les bénéfices semblent équivalents sans lymphadénectomie. Mais comme d’habitude, les douleurs qui pourraient être évitées aux femmes ne sont pas évoquées dans l’étude. Je n’ai pas été prévenue avant par le chirurgien qu’il y avait un risque que les nerfs soient sectionnés et que je ne sente plus mon bras. Après l’opération, comme je m’en plaignais en pleurant il m’a répondu « Mais qu’est-ce que ça aurait été si je vous l’avais dit » comme si sa parole était plus puissante que mon vécu.
      #patriarcat #consentement

  • Cause of #cancer is written into DNA of tumours, scientists find, creating a ’black box’ for origin of disease
    https://www.telegraph.co.uk/science/2019/04/15/cause-cancer-written-dna-tumours-scientists-find-creating-black

    Even with lung cancer, it is not known just how much can be attributed to smoking and how much could be linked to other factors, such as living by a busy road, or inhaling pollutants at work.

    But now scientists at Cambridge University and King’s College London have shown that tumours hold information like a ’black box’ pointing to the cause of disease.

    They exposed stem cells to dozens of known carcinogens and recorded how each alters its DNA code as cancer forms. It provides a ‘fingerprint’ or ‘mutational signature’ of the underlying cause and could even show which was the biggest culprit.

  • Injonction à Doctolib - pratiques
    https://pratiques.fr/Injonction-a-Doctolib

    Aujourd’hui, mon numéro de portable a servi à effectuer des transactions sécurisées sur Internet. Il m’identifie auprès de différents services et peut être facilement recroisé avec ma navigation et mon adresse IP, c’est loin d’être une donnée neutre, c’est devenu un identifiant personnel unique, pivot informatique nécessaire au croisement de fichiers.

    Dans la salle d’attente, le magazine ROSE étale en double page le parcours de combattante pour le droit à l’oubli des personnes ayant eu un cancer.

    Les ex-malades doivent attendre dix ans avant de déposer une demande de crédit. Le cancer du sein touche surtout les femmes autour de 50 ans, ce n’est donc qu’à l’âge de la retraite qu’elles pourront tenter ces démarches auprès de leur banque. Si entre-temps elles souhaitent acquérir un studio, elles seront dans l’obligation de déclarer leur maladie passée à leur banquier, autant dire adieu à son logement.

    #cancer #crédit #fichage #doctolib

  • Quand tu attends le renouvellement de ta CMU arrivée à échéance depuis 3 semaines, alors que tu as déposé ton dossier il y a plus de 2 mois. Tu reçois un courrier qui te dit de prendre rendez-vous à un numéro injoignable, alors tu te déplaces et tu fais la queue debout 1h30 en te disant que tu as de la chance car tu es à la 3eme place et derrière toi, tu as encore 10 personnes qui attendent résignées et debouts.
    Tu as bien amené tout ce qui t’a été signalé comme manquant, parce qu’ils en inventent chaque année des nouveautés manquantes, et c’est gagné, il en manque encore et même elle t’en rajoute des fois que. Tu glisses juste que ce serait bien qu’avec les problèmes de santé que tu as eu et avec un dossier #ATD, ce soit un peu plus simple et là tu te ramasses dans les dents que quand même ne vous plaignez pas, vous êtes prise en charge à 100%.
    T’as beau avoir de l’humour ça te coince d’un seul coup, tu gardes la bouche ouverte, t’y crois pas, t’arrive même pas à articuler que y’a des métastases qui se perdent ça t’empêche pas de le penser très fort.

    #administration_française #violence #sécurité_sociale #protection_sociale (ne riez pas)

  • Le radon, responsable d’environ 15% des cancers du poumon - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-radon-responsable-d-environ-15-des-cancers-du-poumon,961

    Un cas de cancer du poumon sur 7 à travers le monde est lié au radon, révèle une étude publiée dans les Environmental Health Perspectives (EHP). L’Arménie et la Pologne figurent parmi les pays les plus touchés.


    #paywall
    #radon #radioactivité #cancer

  • Santé publique France - Cartographie des cancers : premières estimations régionales et départementales de l’incidence et de la mortalité pour 24 cancers en France

    Étude très exhaustive, tous les tableaux téléchargeables, les dossiers régionnaux contiennent des cartes, mais je me demande : pouvons-nous exploiter ces données et appliquer des traitements statistiques et graphiques qui pourraient potentiellement nous en dire plus ?

    https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Cartographie-des-cancers-premieres-estimations-regionales-et-dep

    http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Donnees-par-territoire

    http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-chroniques-et-traumatismes/2019/Estimations-regionales-et-departementales-d-incidence-et-de

    Cartographie des cancers : premières estimations régionales et départementales de l’incidence et de la mortalité pour 24 cancers en France

    Quelles sont les spécificités régionales et départementales ? Quels sont les principaux cancers par région ? Derrière les grandes tendances nationales se cachent des disparités parfois importantes sur le territoire français. C’est pourquoi, le réseau français des registres des cancers (réseau Francim), le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon, l’Institut national du cancer et Santé publique France publient pour la première fois des estimations d’incidence et de mortalité à une échelle régionale et départementale pour 24 cancers en France.

    Cette nouvelle production d’indicateurs permet de décrire les variations d’incidence et de mortalité par cancer dans les 13 régions métropolitaines et 3 régions Outre-Mer (Guadeloupe, en Guyane et en Martinique) sur la période 2007-2016. Ces données publiées sous forme de 16 synthèses régionales et départementales proposent une description complète des cancers dans l’ensemble des départements de ces régions.
    Ce qu’il faut savoir :

    Ces travaux ont permis de fournir pour la première fois des estimations régionales et départementales d’incidence pour les cancers de l’estomac, du foie, du pancréas, du rein, du système nerveux central, du lymphome de Hodgkin et pour l’entité « tous cancers ».
    Les données d’incidence et de mortalité de 14 localisations cancéreuses, publiées entre 2015 et 2016 à l’échelle départementale ont été mises à jour (Hommes : Lèvres-bouche-pharynx, œsophage, côlon-rectum, larynx, poumon, prostate, testicule, thyroïde, lymphome malin non-hodgkinien ; Femmes : Lèvres-bouche-pharynx, côlon-rectum, poumon, sein, col de l’utérus, corps de l’utérus, ovaire, vessie, thyroïde)
    Chacun des 16 rapports comporte une page de synthèse des principaux résultats du rapport

    Cette étude a été réalisée pour répondre aux besoins des Agences régionales de santé (ARS) en matière de données de surveillance épidémiologique des cancers. Une attention particulière a été portée à l’interprétation des disparités géographiques de chaque indicateur (incidence et mortalité) afin que les ARS disposent d’informations opérationnelles adaptées à leur propre région pour leur permettre de dégager des orientations de santé publique à l’échelle de leurs territoires (préventions, dépistages ou offre de soins). Ces données seront très utiles pour les hôpitaux et cliniciens qui doivent adapter l’offre de soins aux besoins de santé.

    #santé #france #cancer #statistiques #données #cartographie #analyse_spatiale

  • En #France, le décompte des cas de #cancer n’est effectué que pour 22 % de la population
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/01/22/cancers-aucune-donnee-pour-78-de-la-population-francaise_5412764_1650684.htm

    Qu’importe la vague de registres nationaux qui déferle sur l’#Europe, la France, ce territoire présentant l’un des taux de cancers les plus forts du monde, une #agriculture intensive sur 30 % de sa surface et quelque 500 000 sites industriels distincts, la France donc serait pour Philippe-Jean Bousquet « à la pointe » du suivi épidémiologique.

    #pollution #épidémiologie