*Le genre et l’expérience de la boîte* Texte enervé (et pessimiste) de Denis Colombi sur la…

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  • L’expérience de la boîte - Une heure de peine...
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/06/lexperience-de-la-boite.html

    Dans le dernier billet, au milieu de mon énervement - pour lequel je ne m’excuserais que lorsque sera reconnue l’indécence des attaques contre le genre - j’ai proposé ma traduction de l’expérience de la boîte qu’utilise Michael Schawble dans son introduction à la sociologie The Sociologically Exmanined Life (j’ai une passion coupable pour les introductions à la sociologie, j’en fais la collection). Je me suis dit qu’elle méritait peut-être deux ou trois explications pour ceux qui voudraient en faire usage auprès de leurs proches. Je complète donc ici l’argumentaire qu’elle recouvre.

    #sociologie #épistémologie

    Voir la discussion là, pour le 1er épisode
    http://seenthis.net/messages/146600

  • J’enseigne le genre. Et je continuerai à le faire. (Une heure de peine...)
    http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html

    De quelque façon qu’on le prenne, « la construction sociale des rôles associés au sexe », c’est le genre. Toute l’idée est là, même si la notion n’est pas mobilisée, sans doute pour éviter aux imbéciles de venir s’exciter à nouveau sur l’enseignement de SES. […]
    J’enseigne le genre parce que c’est un fait. Pas une théorie. Pas une position philosophique. Pas un choix politique. Le genre existe, que cela vous plaise ou non. Si vous pensez qu’il n’existe pas, c’est que vous êtes un crétin. […]
    Enfin, et peut-être surtout, j’enseigne le genre parce que mes élèves en ont besoin. Ils ont un droit à connaître les avancées de la recherche sociologique et plus généralement scientifique. Ils ont un droit à se confronter aux problèmes qu’elle pose. Ils ont besoin de s’interroger sur les modèles qu’on leur propose.
    […]
    Ici, on attaque évidemment la science. Mais attention, on n’attaque pas la science parce que celle-ci serait porteuse de certitudes trop ancrées, on n’attaque pas la dimension prométhéenne de la science. Non : on attaque précisément la science pour ce qu’elle est porteuse de doute. La notion de genre, l’identification d’une dimension relationnelle distincte de l’ordre biologique, impose en effet à chacun de réfléchir : elle ne nous apporte pas de solution, mais elle nous fait problème. Car oui, parler de genre pose problème : cela remet en cause notre allant-de-soi, cela nous oblige à réinterroger notre rapport au monde et aux autres, cela nous oblige à nous poser de nouvelles questions.
    […]
    Comment le ministre peut-il se laisser aller à cette crétinerie de confondre travaux sur le genre et négation des différences biologiques ? Tout le monde s’accorde à dire que certains individus ont un utérus et d’autres des testicules et un pénis. La notion de genre n’a jamais remis cela en question. Elle vient simplement rappeler qu’il n’a jamais été possible d’établir un lien biologique entre cette donnée physique et le reste des différences entre les hommes et les femmes.

    #éducation #genre