• To Avert Armageddon, Push for a Cease-Fire in Ukraine
    https://foreignpolicy.com/2022/10/12/nuclear-war-ukraine-russia-putin-zelensky-china-india-cease-fire

    Forcing a cornered nuclear-armed state led by a man who sees his misguided war as an existential struggle into a complete and humiliating retreat poses far greater risks than the benefits of trying to recapture every square mile of Ukrainian territory occupied by Russian forces.

    A negotiated cease-fire, with strong enforcement, is the best option.

    [...] Fighting Russian forces until Putin decides to use #nuclear weapons as a last recourse may feel like a pursuit of justice against despots, but once nuclear weapons are unleashed, no one knows how to prevent the destruction from escalating. If the West presses forward, do the Russians quit or do they use more nuclear weapons in the hope that this time, the West concludes #Ukraine should stop? After Russia has used nuclear weapons in two rounds of fighting, the pressure would grow on U.S. and other leaders to hit back with even more nuclear force. Indeed, no one has described a nuclear exchange that would be tolerable for the United States, Europe, and Ukraine as well as destructive enough to drive Russian forces back to Russia’s pre-2022 or pre-2014 borders.

    This is why Biden said on Thursday, “I don’t think there’s any such thing as the ability to easily [use] a tactical nuclear weapon and not end up with Armageddon.” And this is why retired Gen. John Hyten, former commander of U.S. nuclear forces, said in July 2018 that every nuclear war exercise “ends the same way every time. It ends bad. And the bad meaning it ends with global nuclear war.”

    Armageddon, or even a smaller nuclear war, would certainly not serve the interests of the Ukrainian population that NATO is trying to defend—or the world more broadly. A negotiated cease-fire before nuclear use started would be preferable for all parties. Similarly, after nuclear use begins, a decision to negotiate an end to the fighting, or at least the nuclear fighting, would be saner than continuing. But that, too, would leave the whole world worse off than if a cease-fire had been pursued earlier.

    Instead of being accused of rewarding nuclear threats with compromise and a cease-fire, Western leaders would, at that point, be accused of rewarding the actual use of nuclear weapons. The message to other nuclear-armed states would then be that nuclear threats don’t work and they must actually use the weapons.

  • Putin Has a New Opposition—and It’s Furious at Defeat in Ukraine
    https://foreignpolicy.com/2022/09/12/russia-ukraine-war-defeat-opposition-putin-stab-in-the-back-conspirac

    A new Russian protest movement is coalescing, but it’s neither pro-democracy nor anti-war. Instead, it’s the most extreme of Russian President Vladimir Putin’s supporters, who have grown increasingly furious at the unfolding military disaster for Russia in the six-month-long war in #Ukraine.

    [...] by creating a fantasy world in which a supposedly all-powerful Russian army is being defeated by domestic enemies—instead of by superior Ukrainian soldiers fighting for their own land with modern tactics and Western weapons—the movement has potentially disturbing implications for a postwar and possibly post-Putin Russia.

    #Kremlin

  • Will the Kaliningrad Crisis Lead to War?
    https://foreignpolicy.com/2022/06/24/kaliningrad-russia-lithuania-crisis-lead-to-war

    I have to wonder if the Lithuanians consulted with their allies in Western Europe or with the United States before they made this choice? This seems like a potential case of #alliance_entrapment to me. That’s when one alliance member—typically the smaller, weaker party—succeeds in pulling their alliance partner into a fight that isn’t in that partner’s interest.

    There’s been a lively scholarly debate on the question of entrapment and whether it happens frequently, but this seems like an excellent real-world example of a state (Lithuania) that appears to be more risk-tolerant and willing to see conflict than some of its allies (i.e., France, Germany, or the United States).

    European officials scramble to douse Kaliningrad tensions
    https://www.politico.eu/article/europe-official-scramble-de-escalate-tension-kaliningrad-russia-lithuania

    Two officials told POLITICO the new guidance makes clear that Lithuanian customs authorities have to check the goods to avoid sanctions evasion, but can allow onward transport of metals if they are destined for Russia’s internal market — meaning Kaliningrad.

    #Lituanie #Kaliningrad

  • Ukraine : La face cachée des choses (Deuxième partie) Vladimir Caller
    https://www.investigaction.net/fr/ukraine-la-face-cachee-des-choses-deuxieme-partie

    Le traitement de l’information de la guerre entre la Russie et l’Ukraine risque, par son immédiateté, de nous faire perdre de vue l’énormité de son importance, de sa signification politique et de ses conséquences prévisibles. A ce propos, il ne nous semble pas exagéré de dire que le moment historique que nous vivons est comparable à, par exemple, celui de la chute du mur de Berlin ou 11 septembre.


    Dans ce scénario, la diplomatie américaine s’est déployée en trois temps (en attendant un quatrième) : le retrait des forces américaines d’Afghanistan, la trame organisée pour entraîner l’intervention armée russe en Ukraine (voir la première partie de cet article) et le basculement d’alliances au Moyen Orient dont les Accords d’Abraham annoncent la tendance.([1])

    Des objectifs bien précis
    – Reprendre le contrôle hégémonique d’une Europe durablement affaiblie et ce, sur le plan de l’énergie, la défense, la finance internationale ; dans ce cadre faire de l’Allemagne et du germanisme anti slave, la nouvelle référence militaire européenne.

    – Affaiblir la Russie à l’extrême, organiser un « Afghanistan-bis » sur des terres ukrainiennes et, comme voie de conséquence, installer un « Eltsine-bis » au Kremlin

    – Renforcer très lourdement le négoce militaire et son association avec les médias (le nouveau complexe militaro-médiatique). ([2])

    – Tout ceci, en préalable de la cible chinoise (le quatrième temps).

    Si les grandes lignes de cette stratégie étaient dûment programmées, il nous semble que ses mentors ne s’attendaient pas à une riposte russe si brutale ; en tout cas, pas de cette dimension. Cette riposte a changé la donne et précipité le timing des plans américains. Le soutien à l’Ukraine, à son intégrité territoriale, à sa politique d’alliances, est devenu un sujet mineur. Le volet politico-diplomatique de la guerre elle-même est devenu obsolète. Lorsque Biden traite Poutine de « criminel de guerre » ou de « voyou » ce n’est pas une saute d’humeur ; c’est une fin de non-recevoir à toute négociation, à toute discussion. Que la Russie saigne, c’est la (seule) priorité.

    Dans un entretien, passé inaperçu, à la NPR, le principal réseau de radiodiffusion public des États-Unis le 16 Mars, le secrétaire d’état Antony Blinken précisait les objectifs de sa diplomatie. Pour lui, cette guerre était l’occasion de changements, de grands changements. « L’un de ces changements est que les Européens s’intéressent de très près, et non seulement s’intéressent, mais commencent à agir sur la sécurité énergétique et cessent de se nourrir du pétrole et du gaz russes. Ce serait un changement majeur » .([3])

    Ursula von der Leyen, Charles Michel, Emmanuel Macron, semblent avoir bien entendu l’injonction en signant sans tarder un accord avec les États-Unis, lors du sommet européen des 24 et 25 mars, pour la livraison de 15 milliards de mètres cube de gaz naturel liquéfié (GNL) avec la perspective d’arriver à 50 milliards pour la fin de la décennie. A noter que la satisfaction vis-à-vis de cet accord n’est pas venue des marchands du GNL mais des acheteurs : « J’aimerais dire au peuple américain la reconnaissance de l’Europe pour leur soutien indéfectible », a salué Ursula von der Leyen, qui a dit voir en cet accord « une garantie de la sécurité et de l’indépendance énergétique de l’UE ».([4]) De son côté, dans l’élan de cet accord, l’Allemagne a débloqué 1,5 milliards d’euros pour acheter du GNL ; notamment aux Etats-Unis.

    L’acquiescence de l’UE envers les directives de la Maison Blanche ne se limitent pas aux directives sur le gaz. Elle anticipe même les propositions punitives de Washington et, pour y parvenir, n’hésite pas à violer ses propres directives. Ainsi, l’UE sanctionnait la banque centrale russe gelant ses dépôts avant même les États-Unis et décidait l’envoi des armes à l’Ukraine en totale contradiction avec les propres dispositions du Conseil européen qui régissent le contrôle des exportations militaires ; règles dans lesquelles il est bien précisé que « Les États membres refusent l’autorisation d’exportation de technologie ou d’équipements militaires susceptibles de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d’aggraver des tensions ou des conflits existants dans le pays de destination finale. »([5])

    Concernant Moscou, Blinken assure que le changement est déjà en marche : « L’une des choses que nous faisons est de priver la Russie de la technologie dont elle a besoin pour moderniser son pays, pour moderniser les industries clés – défense et aérospatiale, son secteur de haute technologie, l’exploration énergétique. Toutes ces choses vont connaître des effets profonds et pas seulement immédiats. Ils vont augmenter et s’accroître au fil du temps […] Tout ce qui est fait est, en fait, irréversible ». Cette guerre multi-sectorielle a donc vocation à durer. Pour qu’il ne reste pas de doutes, le secrétaire d’État estimait nécessaire d’avouer que « …le simple fait d’arrêter l’invasion de l’Ukraine pourrait ne pas suffire pour annuler les sanctions contre la Russie ».

    Au bonheur des armuriers
    Nous disions ci-dessus que la réaction russe avait surpris les Occidentaux, par sa nature et son envergure, le quotidien Le Figaro rapportait que, soucieux de son budget, Boris Johnson avait prévu, peu avant le déclenchement du conflit, de tailler dans les effectifs et matériels destinés à la défense.([6]) En France, le président de la Cour de comptes Pierre Moscovici prévoyait « réduire la voilure » du budget des armées dans son rapport sur « La loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 et les capacités des armées ». « Il va devoir revoir sa copie car la guerre en Ukraine a balayé certaines convictions des rapporteurs »  ; estimait le journal français La Tribune. ([7]) Aux USA même, au début de l’année, une publication spécialisée dans le domaine de la défense commentait : « Le secteur est confronté à une période de stagnation ou de diminution des budgets du Pentagone, alors même que le ministère de la Défense s’efforce de faire face à des conditions difficiles dues à la montée de la Chine ».([8])

    Le cas le plus marquant fut, pourtant, celui de l’Allemagne. Le 12 février le ministre des Finances, Christian Lidner du Parti libéral démocrate, bien connu pour son attachement à la rigueur budgétaire, s’était adressé au Bundestag insistant sur l’urgence de réduire les dépenses militaires en dépit des pressions de l’OTAN pour qu’elles atteignent, au minimum, le 2 % du PIB du pays. Cela dit, le climat martial autour du dossier ukrainien, poussé par les écolos, était déjà bien animé, pendant que le premier ministre Olaf Scholz semblait résister à ces pressions. C’est alors que le magazine Der Spiegel , incité par l’intervention russe, titrait en une dans son édition du 26.02 : « Ayez honte Monsieur Scholz », l’accusant d’être trop mou et « d’empêcher l’Union européenne d’agir contre le régime de Poutine ».([9]) Le lendemain, Scholz décidait, devant le parlement, d’attribuer un montant de 100 000 milliards d’euros au budget de la défense. Pour le journal français Les Echos « La révolution copernicienne de l’Allemagne ne fait que commencer ».([10])

    Et elle prend de l’envol si l’on en juge par les décisions qui suivirent. Le 27 mars, la présidente de la commission de la défense au Bundestag, Andrea Schwarz, annonçait que son pays se proposait d’acheter le système de missiles israéliens « Arrow », plus connu sous le nom de « Dome de fer » lorsqu’il sert à se protéger des missiles venant du Hezbollah ou du Hamas. « Nous devons mieux nous protéger contre la menace russe. Pour cela, nous avons besoin rapidement d’un bouclier antimissiles à l’échelle de l’Allemagne« , expliqua-t-elle dans le Bild. Et d’ajouter, « Nous pouvons tendre le Dôme de fer au-dessus des pays voisins. Nous jouerions ainsi un rôle clé pour la sécurité de l’Europe » . Selon le journal, le système coûterait 2 milliards d’euros et pourrait être opérationnel dès 2025 depuis trois sites en Allemagne. ([11]) Jean Monnet en rêvait, l’alliance de gaullistes et de communistes l’avait empêché en 1954, le réarmement allemand est à l’ordre du jour. Et ce n’est que le commencement. Des F-35 furtifs sont déjà commandés en masse aux USA ; des drones armés à Israël et des projets, si chers à Emmanuel Macron, de chars et avions de chasse mutualisés sont plus que jamais d’actualité.

    L’autre guerre
    Une autre guerre non moins importante se joue dans la communication où excelle l’ancien comédien Zelinsky élu sur un programme de pacification et devenu faucon parmi les faucons du projet d’éterniser la guerre et, si possible, de l’étendre. Maître dans l’art de l’ambiguïté, un jour il propose, demande, des négociations et lorsqu’elles sont entamés, il exige la fermeture du ciel ukrainien par l’OTAN. Il suggère des concessions, y compris territoriales pour toute de suite accuser la Russie de génocide et son président d’être un criminel de guerre et ce en parfaite concertation avec Biden et les grandes corporations médiatiques mondiales. Sa campagne de communication est particulièrement efficace « Ils sont vraiment excellents en stratcom – médias, info ops, et aussi psy-ops, a déclaré un haut responsable de l’OTAN au  Washington Post. « J’espère que les pays occidentaux prendront exemple sur eux ». ([12]) La production, notamment vers l’extérieur, est assuré par l’agence Internews  financée conjointement par le gouvernement américain et diverses ONG’s dont la fondation Gates, The Open Society de George Soros et The National Endowment for Democracy.

    Nous sommes ainsi face à un climat « d’union sacrée » autour de Zelensky et son équipe. Impensable de toucher un mot à propos de ses nombreux faits de corruption aggravée révélées par les Pandora papers. Si vous osez le faire, vous devenez ipso-facto un « agent de Poutine ». Encore mieux : surtout ne pas parler de « nazification » puisque, c’est le « vox médiatique » qui sanctionne : Zelensky est lui-même juif. Comme si le fait d’être juif vaccinait contre des compromissions. Cette campagne est si efficace que l’idée s’est installée que des formations comme Pravy Sektor, Patriotes d’Ukraine et Azov seraient très marginales car leur dimension serait fort modeste. Concernant Azov, le plus engagé parmi ces groupes sur le plan militaire, les ‘spécialistes’ des moyens de communication avancent le fait qu’ils « ne seraient que 4 000 dans une population militaire de 200 000 membres » ; insignifiants, donc. Or ce chiffre semble tiré de Wikipédia de manière un peu désinvolte, nos commentateurs oubliant que nous sommes déjà en 2020. En effet, ce site précise que « Le bataillon d’Azov était composé d’environ 800 volontaires fin 2014, mais vit ses effectifs rapidement augmenter portant le nombre de combattants potentiels à plus de 4 000 à la fin de 2016 ».([13]) Si en 2 ans, (2014-16) Azov grandit de 500 % on peut estimer que « The International Institute for Strategic Studies », organisme américain spécialisé dans la chose militaire, n’exagère pas lorsqu’il estime que les forces paramilitaires ukrainiennes (dont Azov est, de loin, la plus importante) représentent 102 000 membres pour un effectif total de l’armée nationale ukrainienne de 145 000 membres.([14])

    D’autres commentateurs insistent sur leur prétendue insignifiance en raison du fait qu’ils n’ont pas d’élus au parlement. Or le problème n’est pas qu’ils soient ou non au parlement mais qu’ils sont parfaitement bien installés et dans les forces armées et dans le ministère de l’intérieur. Et là, c’est-à-dire au cœur de la guerre, ils sont en position d’orienter la ligne politique générale et ce, en parfaite concertation avec le Pentagone, l’OTAN (et la caution de l’UE) avec même des projections internationales. Dans une enquête très fouillée, le magazine américain TIME, très peu suspect de « complotisme gauchiste », rapporte les déclarations d’Ali Soufan, un ancien cadre de très haut niveau du FBI, expert en questions de terrorisme, à propos du mouvement Azov. Selon Soufan, « Azov occupe une place centrale dans un réseau de groupes extrémistes qui s’étend de la Californie à la Nouvelle-Zélande en passant par l’Europe ». Et faisant référence aux talents de recrutement de l’organisation, l’expert soutient que « plus de 17 000 combattants étrangers sont venus en Ukraine au cours des six dernières années en provenance de 50 pays. » . Intriguée, la rédaction du magazine est allée sur place à Kiev pour interroger Olena Semenyaka, la responsable de questions internationales du mouvement, à propos des objectifs de son organisation. Cette dernière a répondu : « la mission d’Azov était de former une coalition à travers le monde occidental, dans le but ultime de prendre le pouvoir dans toute l’Europe. » ([15]) TIME précise qu’en octobre 2019, 40 membres du Congrès avaient signé une lettre appelant, sans succès, le Département d’État américain à désigner Azov comme une organisation terroriste étrangère. 

    Plus récemment, le quotidien israélien Jerusalem Post, publiait un rapport de l’Institut d’études européennes, russes et eurasiennes (IERES) de l’Université George Washington qui révélait que « le Canada, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont contribué à la formation de membres des organisations d’extrême droite au sein des académies militaires ukrainiennes » . Le rapport soulignait la tolérance dont ces groupes bénéficiaient des directions de ces académies. Situation qui avait provoqué la colère des Amis du Centre Simon Wiesenthal (FSWC) du Canada qui faisait état de leur mécontentement dans un communiqué. « .. Il est inacceptable que nos forces armées encouragent les groupes néonazis en Ukraine par le biais de la formation de nos forces armées. »([16])

    Cette présence militaire, ce prosélytisme sans limites ni frontières du néofascisme kiévien ne se limite pas aux casernes. Dès le lendemain du coup d’état de 2014 parrainé par Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier (actuel président de l’Allemagne) et Victoria Nuland, le poste du ministre de l’intérieur, le plus sensible et stratégique du nouveau gouvernement « démocratique et européiste » fut attribué à Arsen Avakov, le créateur d’Azov. Question d’urgence ? Pas d’autre choix pour le moment ? Désignation passagère ? Pas du tout ! Avakov resta ministre 8 ans jusqu’au mois de juillet 2021 dûment confirmé d’ailleurs, malgré de vives oppositions y compris du grand rabbin de Kiev, par monsieur Zelensky. Trop visible pour rester à côté du Monsieur propre Zelenzky, il dut quitter ce poste si visible pour devenir conseiller spécial du ministère de la défense.

    Les évidences, les démonstrations de la très large mainmise de l’extrême droite néonazie sur les forces militaires et paramilitaires du pays et sur une très large partie de l’opinion publique ukrainienne, notamment sur sa jeunesse sont incontestables Pourtant, dans un exercice pervers de manipulation de l’opinion, le système fait tout pour l’ignorer, pour le cacher. Ainsi, finalement ce n’est pas Poutine qui ‘dénazifie’ l’Ukraine mais bien l’UE, la Maison Blanche, les médias…

    En attendant le vrai morceau
    Dans cette guerre qui se joue (pour le moment) à trois : USA-Russie-UE (la Chine est, cette fois, en stay behind), on peut estimer que les gagnants seront les deux géants, les USA et la Chine avec comme perdants leurs partenaires mineurs, l’Europe et la Russie. Cela dit, les recompositions en cours avec l’entrain militaire de la Russie, sa disposition à « passer à l’acte » comme nouvelle donne, ajoutées à la fixation sur la Chine, ne peuvent que conforter plus que jamais le négoce militaire. Présentant le nouveau budget de la défense pour 2023 (Budget que l’administration Biden estime à 773 milliards de dollars soit le niveau le plus élevé de l’histoire américaine), la revue Foreign Policy, titrait ce 28 mars, « L’invasion de l’Ukraine par la Russie a obligé le Pentagone à revoir son approche centrée sur la Chine. »([17])

    De con côté, avec ce franc parler si américain, le Pentagone publiait une fiche informative de la NGS (National Defense Strategie) soulignant la permanence de la menace chinoise d’où le fait que ces efforts visent à « agir de toute urgence pour soutenir et renforcer la dissuasion, la République Populaire de Chine (RPC) étant notre concurrent stratégique le plus important et le défi majeur pour le département« . La fiche présente ainsi les priorités du Pentagone « La défense de la patrie, face à la menace multi-domaine croissante que représente la RPC.[…] Dissuader toute agression, en donnant la priorité au défi posé par la RPC dans la région indopacifique, puis au défi posé par la Russie en Europe. »([18])

    Cette agressivité langagière (et budgétaire) n’empêchait pas messieurs Blinken et Sullivan d’entreprendre moult tentatives pour essayer d’aligner la Chine contre la Russie dans le cadre des sanctions en cours. Ce fut une secrétaire d’un programme de TV chinois qui, en manière de réponse, résuma le mieux la démarche étasunienne : « Pourrais-tu m’aider à combattre ton ami pour que je puisse m’occuper de toi plus tard ? »[19]

    Post scriptum 09.04.2022
    Je viens de lire un long article du Wall Street Journal (ici en annexe) informant d’une proposition faite par l’allemand Scholz à Zelensky, « une dernière tentative », le 19 février, quelques jours avant l’entrée de troupes russes en Ukraine. L’Allemand aurait déclaré à Zelensky que l’Ukraine devrait renoncer à ses aspirations envers l’OTAN et déclarer sa neutralité dans le contexte d’une convention sur la sécurité européenne garantie conjointement par les Etats-Unis et la Russie. Demande que Zelensky aurait refusée arguant que l’on « ne peut pas faire confiance à Poutine et que la plupart des Ukrainiens souhaitent adhérer à l’OTAN ».([20])

    Cette révélation me semble précieuse pour évaluer la personnalité du président ukrainien, sa capacité à décider seul (contrairement à l’idée qu’il serait soumis à des influences…) et sa responsabilité dans le drame que vit son pays.
    Source : Le Drapeau Rouge https://www.ledrapeaurouge.be
    Voir la première partie de l’article. https://www.investigaction.net/fr/ukraine-la-face-cachee-des-choses-premiere-partie
    Photo : Manhhai (CC 2.0)

    Notes :
    [1] Accords officialisant la reconnaissance d’Israël par des pays arabes qui jusqu’ici s’y refusaient. Le dossier ukrainien, si riche et complexe, ne nous a laisse le temps de traiter ce sujet. Nous y reviendrons.

    [2]La formule complexe militaro-industriel devenant un peu obsolète ; outre que pour ce qui est des USA l’importance de la composante industrielle n’est plus la même que du temps du Général Eisenhower,
    auteur de la formule, le facteur médiatique est, par contre, devenu incontournable pour la gestion de guerres.

    [3]Blinken, https://www.npr.org/transcripts/1086835380?t=1648549050349 March 16, 2022 

    [4]https://lechiffredaffaires.dz/15-milliards-de-m3-de-gnl-americain-pour-leurope

    [5]Actes pris en application du traité UE ; position commune 2008/944/PESC du 8.12.2008 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32008E0944&from=FR

    [6]https://www.lefigaro.fr/international/royaume-uni-a-l-heure-du-global-britain-boris-johnson-somme-d-en-faire-enco

    [7]https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armees-la-cour-des-comptes-propose-de-reduire-la-voilure-dans-un-contexte-

    [8]National security for insiders by insiders https://warontherocks.com/2021/01/13the-u-s-defense-industry-in-a-new-era

    [9]https://www.spiegel.de/ausland/deutschlands-halbherzige-sanktionspolitik-schaemen-sie-sich-herr-scholz-komm 

    [10]https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/la-revolution-copernicienne-de-lallemagne-ne-fait-que-commencer-1393884

    [11]https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/l-allemagne-envisage-de-se-doter-d-un-bouclier-antimissiles-%C3%A0-2-milliards-d-euros/ar-AAVxQvZ?ocid=winp1taskbar

    [12]https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/03/16/ukraine-zelensky-information-war Les sigles « Ops » et « Psy-ops » correspondent aux opérations de propagande et publicité dans le premier cas et à celles visant à manipuler les informations ; susciter compassion du public, etc. dans le second.

    [13]https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov

    [14]Ukraine’s military strength https://graphics.reuters.com/RUSSIA-UKRAINE/dwpkrkwkgvm 26.1.22

    [15]« Like, Share, Recruit : How a White-Supremacist Militia Uses Facebook to Radicalize and Train New Members” https://time.com/5926750/azov-far-right-movement-facebook January, 7,2021

    [16]By Jerusalem Post staff ; October 19, 2021 https://www.jpost.com/diaspora/western-countries-training-far-right-extremists-in-ukraine-report-682411

    [17]https://foreignpolicy.com/2022/03/28/pentagon-defense-strategy-russia-ukraine-war.

    [18] US Department of Defense Fact Sheet : 2022 National Defense Strategy https://media.defense.gov/2022/Mar/28/2002964702/-1/-1/1/NDS-FACT-SHEET.PDF

    [19] China Global Television Network — CGTN LIU Xin 刘欣 (LiuXininBeijing) March 19, 2022

    [20] https://www.wsj.com/articles/vladimir-putins-20-year-march-to-war-in-ukraineand-how-the-west-mishandled-it-1 

    #otan #usa #etats-unis #ukraine #azov #néonazis #néofascisme #ue #union_européenne #Russie #guerre #crimée #otan #réfugiés #énergie #géopolitique #france #politique #poutine #allemagne

  • White House sends Congress $33B request for Ukraine
    https://www.politico.com/news/2022/04/28/ukraine-funding-request-congress-biden-00028552

    The Biden administration is asking Congress for a massive new $33 billion funding request to bolster #Ukraine’s military as its war with Russia enters its ninth week, ensuring that Washington, and Europe, remain all-in on beating back Russia’s Feb. 24 invasion.

    [...] “The president’s funding request is what we believe is needed to enable Ukraine’s success over the next five months of this war,” an administration official told reporters on a call Wednesday. “And we have every expectation that our partners and allies … will continue to provide comparable levels of assistance going forward.”

    The latest request comes after Congress approved nearly $14 billion in emergency funding to help Ukraine last month, including billions to fund deployments of thousands more U.S. troops in Europe and to replenish depleted U.S. stocks of weapons shipped to Kyiv.

    • Our commitment to Ukraine will be tested. Americans must stay strong.
      https://www.washingtonpost.com/opinions/2022/04/27/america-must-maintain-ukraine-commitment-despite-costs

      We want to see Russia weakened to the degree that it can’t do the kinds of things that it has done in invading Ukraine,” Defense Secretary Lloyd Austin said Monday after he and Secretary of State Antony Blinken met with Ukrainian leaders in Kyiv.

      The next day in Germany, Austin opened a meeting of defense officials from more than 40 countries allied with Ukraine with a statement that would have been astonishing at the outset of the conflict, given conventional perceptions of Russia’s military power and Ukraine’s relative weakness.

      “We’re here to help Ukraine win the fight against Russia’s unjust invasion — and to build up Ukraine’s defenses for tomorrow’s challenges,” Austin said.

      [...] Ukraine will need more than weapons. A senior Biden administration official said that in addition to military aid, Ukraine seeks assistance to finance its government. A nation whose economy has been shattered by war requires help in maintaining the rudiments of public services.

      Ukrainian authorities, the official said, estimate that for Ukraine to keep functioning, outside help might have to run as high as $5 billion a month. Military aid could represent a comparable amount.

      NATO allies will also have to replace weaponry going to Ukraine from their own stockpiles. Austin spoke Tuesday of what the effort to help Ukraine “will take from our defense industrial bases” and the need to meet “our own requirements and those of our allies and partners.”

      The United States will not have to finance all of this alone. European nations are expected to cover roughly a third of the costs, and democratic allies elsewhere another third.

    • The U.S. is expanding its goals in Ukraine. That’s dangerous.
      https://www.washingtonpost.com/outlook/2022/05/11/ukraine-war-expansion-risks-nuclear

      Fortunately, there is an alternative, one that is consistent with continued substantial military support to Ukraine. The West should frame its infusion of aid as a means to help Kyiv achieve an acceptable settlement. These military resources can help Ukraine regain portions of its lost territory in the south and east and better preserve its economic and institutional relationships with Europe in whatever deal Kyiv eventually makes to end the war. Policymakers will have to be flexible as they assess prospective settlements, but President Biden himself recently broached the key idea, arguing that “Congress should quickly provide the requested funding to strengthen Ukraine on the battlefield and at the negotiating table.”

      Effectively shaping a negotiated outcome to the war will also require the West to put diplomatic pressure on Kyiv to come to that deal sooner rather than later. This includes demonstrating a willingness to turn off the spigot of military aid if needed. The present tranche should be given time to work its effect, but its ultimate purpose should be to hasten the conclusion of a war that carries awful risks and tragic humanitarian consequences for all involved.

  • Pourquoi l’Ukraine a-t-elle suspendu 11 partis d’opposition ?
    https://www.contretemps.eu/ukraine-zelensky-interdiction-partis-pro-russes

    Au cours du week-end [du 20-21 mars], le gouvernement du président Volodymyr Zelensky a suspendu 11 partis politiques ukrainiens en invoquant leurs supposés « liens avec la Russie ». Si la majorité des partis suspendus étaient de petite taille, et certains carrément insignifiants, l’un d’entre eux, la « Plateforme d’opposition – Pour la vie » [OPZZh], est arrivé en deuxième position lors des récentes élections et détient actuellement 44 sièges au Parlement ukrainien, qui en compte 450.

    Il est vrai que ces partis sont perçus comme « pro-russes » par beaucoup en #Ukraine. Mais il est important de comprendre ce que signifie « pro-russe » dans le pays aujourd’hui.

    Avant 2014, il y avait un large camp dans la scène politique ukrainienne qui appelait à une intégration plus étroite avec les institutions internationales dirigées par la Russie plutôt qu’avec celles de la sphère euro-atlantique, voire même à l’entrée de l’Ukraine dans un État de l’Union avec la Russie et le Belarus. Après la révolution d’Euromaidan [2014] et les actions hostiles de la Russie en Crimée et dans le Donbass, le camp pro-russe a toutefois été marginalisé dans la politique ukrainienne. Et dans le même temps, l’usage de l’étiquette pro-russe est devenu très exagéré. Cette appellation a commencé à être utilisée pour décrire toute personne réclamant la neutralité de l’Ukraine. Elle a également commencé à être employée pour discréditer et réduire au silence les discours souverainistes, étatiques et développementalistes, anti-occidentaux, illibéraux, populistes, de gauche et bien d’autres encore.

    Is Zelenskyy Cracking Down on the Ukrainian Left ?
    https://novaramedia.com/2022/03/24/is-zelenskyy-cracking-down-on-the-ukrainian-left

    I believe the government is trying to achieve both long-term goals, namely, weakening its competitors, and short-term goals, such as showing its readiness to pacify society at a time of war. While right now, the president is appealing to patriotic sentiments amongst Ukrainians – to those who are ready to fight to the end, or at least support the idea of armed resistance – we mustn’t forget that the political field is dynamic, and that any war ends with negotiations. Zelenskyy may be trying to prepare the ground for these negotiations and the conclusion of some kind of peace agreement with Russia. That is, his rhetoric may at some point need to take on a more peaceful tone, like that of the OPZZh, and he may then need the support of OPZZh’s traditional voters.

    Indeed, the rationale behind this decree is political, based on unspecified accusations of anti-Ukrainianess on the part of these parties. It’s an unreasonable restriction on one of our most fundamental rights. This isn’t Russia, this is Ukraine, and our constitution proclaims a pluralist, multi-party system. We can’t just give up this essential component of our democracy under the pretext that we are at war.

    • L’article repris par Contretemps place les sanctions prises l’an dernier contre #Medvedchuk, du principal parti d’opposition suspendu OPZZh, dans une démarche de consolidation du pouvoir par Zelensky.
      Sur l’importance de ces sanctions dans les relations entre les 2 pays :

      Second, to add insult to injury, in 2021, Ukraine launched a campaign against Russia’s alleged agents in the country. In particular, Ukraine’s National Security and Defense Council announced sanctions against Putin’s close associate and Russia’s main ally in Ukraine, oligarch Viktor Medvedchuk, as well as his wife and several other individuals and entities. Medvedchuk has often stressed his personal relationship with Putin (who is also a godfather of Medvedchuk’s daughter); described him as a personal friend; voiced pro-Russian positions on the Euromaidan protests, Crimea, and Ukraine’s future; and been previously sanctioned by the United States for stoking separatism in Ukraine. Ukraine’s more recent sanctions froze Medvedchuk’s assets for three years and prevented him from doing business in Ukraine. Simultaneously, Ukrainian President Volodymyr Zelensky ordered the closure of the three Medvedchuk-owned television channels accused of spreading pro-Russian propaganda.

      This move came after a phone call between U.S. Secretary of State Antony Blinken and Ukrainian Foreign Minister Dmytro Kuleba, which made the Kremlin suspect U.S. leverage in the media closures. Since May 2021, Medvedchuk has been held under house arrest in Ukraine for allegations of treason. As an illustration of Putin’s anger, Ukraine’s crackdown on Medvedchuk was followed by Russia’s first military buildup at Ukraine’s border in April 2021.

      https://foreignpolicy.com/2022/01/26/russia-ukraine-invasion-timeline

  • Ukraine Maps Don’t Tell the Story on the Ground
    https://foreignpolicy.com/2022/03/07/russia-war-ukraine-maps

    As Russia advances and falters in Ukraine, maps depicting the attack have proliferated online. Such maps feel trustworthy, as maps often do. “Uncharted” means more or less “unknown”—while something that’s mapped out is planned, coordinated, and safe. Because they project a sense of confidence and security, maps assume a kind of cultural authority—and perceived authenticity.

    Yet maps have always been projections of power. When looking at maps, we should focus more on seeing them as narratives, particular versions of a story reflecting a specific interpretation and angle. Maps are more novels than photos and need to be read carefully. In a war like Ukraine, closely tied to misrepresentations of history, in which Russia sends a nationalist historical advisor to head a negotiations team, maps of the past and present play a crucial role. Russian President Vladimir Putin has already made them an inherent part of his propaganda machine.

    #ukraine #cartographie #sémiologie #cartoexperiment