Partir ou rester pour mourir – voix de Palestinien·nes
Depuis la Nakba (catastrophe de 1948), les Palestinien·nes ont compris que désormais leur destin ne sera plus celui de leurs parents ou de leurs grands-parents qui sont partis de Palestine pour ne pas mourir, mais dans l’espoir de revenir. Aujourd’hui, après 470 jours de guerre israélienne meurtrière contre Gaza et dès le début du cessez-le-feu, presque un million de Gazaoui·es, après avoir fui le nord, sont en train de le regagner, même si ils et elles étaient sûr·es de ne trouver que des décombres, même si ils ou elles ne pouvaient même pas espérer avoir des tentes qui les protègeraient d’un climat froid et pluvieux, mais de toute façon plus clément que les bombes, dont l’armée israélienne s’est employée à arroser indistinctement maisons, arbres, récoltes, hôpitaux, écoles, universités, églises, mosquées, personnes âgées, femmes, jeunes et enfants. Il nous était devenu insoutenable de regarder des jeunes gens tirer des cadavres de sous les décombres lorsqu’ils en avaient la possibilité ou le temps, pour les ranger auprès d’autres cadavres, faire une petite prière, puis les enterrer n’importe où, n’importe comment.
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