• Industrialisation, modernisme littéraire et construction de la nation ukrainienne

    Ma conférence [2] traite du modernisme littéraire ukrainien sous l’angle de différentes visions socialistes de la modernité et vise à relier différents cas issus de l’histoire complexe de l’Ukraine de l’entre-deux-guerres à travers la figure du critique littéraire, homme politique et sociologue Mykyta Tchapoval-Sriblians’kyi.

    Je propose de considérer le socialisme, y compris le socialisme bolchevique radical, comme un cadre universaliste distinct pour le développement du projet national ukrainien avant et après la révolution de 1917. Je souhaite examiner plus particulièrement les projets socialistes de construction nationale ukrainienne dans leur relation dialectique avec diverses initiatives de modernisation culturelle et politique, qui avaient déjà commencé au 19e siècle et se sont poursuivies au début de la période soviétique et dans l’émigration ukrainienne.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/07/industrialisation-modernisme-litteraire-et-con

    #international #ukraine

  • Hiroshima, Nagasaki et le génocide

    Alors que le projet sioniste passe de l’apartheid et du nettoyage ethnique à la solution finale de son génocide qui dure depuis des décennies, nous commémorons également les 80 ans des bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août. Réfléchissons aux implications du souvenir du génocide nucléaire en cette période de technogénocide à Gaza.

    Le 24 octobre 2023, Omar El Akkad, journaliste et romancier égypto-américain, a publié sur X : « Un jour, quand la situation sera sûre, quand il n’y aura plus d’inconvénient personnel à appeler les choses par leur nom, quand il sera trop tard pour demander des comptes à qui que ce soit, tout le monde aura toujours été contre cela. » Ce tweet, vu plus de dix millions de fois, a été développé dans un livre, One Day, Everyone Will Have Always Been Against This, publié au début de cette année. Entre les réflexions sur le génocide des Palestinien·nes à Gaza, l’auteur partage des réflexions sur sa propre histoire et celle de sa famille. En tant qu’Arabe et musulman, El Akkad s’interroge sur la réponse qu’il pourrait donner lorsqu’on lui dit : « Retourne d’où tu viens. » Il se dit : « Si tu aimes tant les gouvernements autoritaires, pourquoi ne vas-tu pas là d’où je viens ? »

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/07/hiroshima-nagasaki-et-le-genocide

    #international

  • Narcotrafic et proxénétisme. Convergences criminelles et angles morts institutionnels

    La lutte contre le trafic de stupéfiants mobilise des moyens conséquents et la lutte contre le proxénétisme reste souvent reléguée à l’arrière-plan, bien que les liens entre ces deux univers criminels soient de plus en plus documentés.

    Ce Cahier de la Fondation Scelles dresse un état des lieux approfondi de l’interdépendance croissante entre réseaux de stupéfiants et proxénétisme, à la croisée de logiques économiques, sociétales, technologiques et judiciaires.

    Il met en lumière une criminalité composite, où les mêmes acteurs exploitent les vulnérabilités de leurs victimes pour maximiser les profits et diversifier leurs risques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/07/narcotrafic-et-proxenetisme-convergences-crimi

    #feminisme

  • Le syndrome du pouvoir éternel : une malédiction africaine ?

    Le continent africain, riche de ses ressources, de sa culture et de sa jeunesse, reste l’un des derniers bastions où le pouvoir politique s’apparente à une conquête militaire, une rente viagère ou un héritage dynastique. Alors que, dans d’autres régions, les présidents se succèdent au gré d’élections pluralistes, en Afrique, beaucoup s’installent, s’incrustent et s’éternisent, souvent jusqu’à la mort, le renversement brutal ou la transmission familiale. Le pouvoir devient une religion ; le président, un prophète jaloux de son trône. Il ne gouverne pas, il règne. Il ne dirige pas, il possède.

    Observez l’Afrique sur un globe : des figures fossilisées s’accrochent aux États comme des sangsues à un corps affaibli. Teodoro Obiang Nguema (46 ans au pouvoir en Guinée équatoriale), Paul Biya (43 ans au Cameroun), Yoweri Museveni (39 ans en Ouganda), Isaias Afwerki (31 ans en Érythrée), Denis Sassou Nguesso (41 ans cumulés au Congo). Ces noms ne sont plus ceux de présidents, mais de symboles de la confiscation du pouvoir, des musées ambulants de la répression institutionnalisée.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/07/le-syndrome-du-pouvoir-eternel-une-malediction

    #international #afrique